- il y a 6 semaines
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Faut-il faire payer les salariés pour renflouer le budget de l'État ?
00:03Je voulais vous entendre aussi là-dessus, c'est un des débats de cette présidentielle.
00:06Les salariés qui touchent de la participation, de l'intéressement,
00:09ils sont une dizaine de millions en France.
00:11L'idée, ce serait de taxer ces sommes au-dessus de 3 000 euros.
00:15Il y a 1 milliard à récupérer avec cette taxe.
00:19Je le dis tout de suite, ce soir, non seulement Matignon dément,
00:23sauf que Matignon dément en disant on va attaquer,
00:27on saisit la justice pour savoir qui a fait fuiter ça.
00:29C'est bien que s'il y a quelque chose qui a fuité, c'est que le projet existait,
00:32et je vous vois acquiescer, donc Matignon dément, mais le projet a bel et bien existé visiblement,
00:36à tel point, il a tellement existé que ce matin, et on va enfin l'entendre,
00:40Roland Lescure, le ministre de l'Économie, confirme que parmi les pistes d'économie,
00:44pas d'économie d'ailleurs, de taxes supplémentaires,
00:47il y aurait donc cette taxation de la participation et de l'intéressement.
00:50Écoutez le ministre de l'Économie.
00:52Ça fait partie des pistes qu'on regarde, comme d'autres, il n'y a rien d'acquis aujourd'hui,
00:56mais j'entends bien que, et c'est pour ça que je suis un peu gêné par ces mesures,
00:59ces idées de mesures qui sont égrenées les unes après les autres,
01:02derrière chaque mesure, il y a une bonne raison de ne pas la faire.
01:05Mais la réalité, c'est que si on ne fait rien, on va dans le mur.
01:09– Alors, on verra dans une seconde, on parlera dans une seconde de la chasse à la taupe,
01:13parce que visiblement, c'est ça le cornu, qui dit ce soir qu'il ne vise pas les journalistes,
01:16mais quand même, il veut savoir qui a informé les journalistes,
01:19et il demande à la justice d'enquêter pour savoir d'où vient la fuite à Bercy.
01:23C'est-à-dire, ça va être bonne ambiance du côté de Bercy.
01:26Mais est-ce que d'abord, sur le fond, vous dites, ben oui,
01:29un certain nombre de salariés qui touchent de la participation, de l'intéressement,
01:33vont devoir payer un petit peu pour le but de l'année prochaine ?
01:36– Ben non, en fait, on n'est pas dans un paradis fiscal,
01:40et sauf erreur de ma part, au cours des derniers budgets,
01:42notamment le dernier encore, vous vous souvenez, M. Oudoul,
01:45d'un échange qu'on a eu ensemble, ma famille politique,
01:49avec Gabriel Attal, nous nous sommes battus pour éviter de nouvelles taxes,
01:52pour éviter que des taxes exceptionnelles soient pérennisées,
01:55pour éviter que des impôts cachés ou des cotisations augmentées soient votées.
02:00Donc non, on est contre toute augmentation d'impôts,
02:03ou création de taxes, parce qu'on ne sait jamais,
02:06c'est souvent, franchement, florilège à l'Assemblée nationale.
02:08– Voilà, ce serait une création.
02:09– Et je le dis assez simplement, il faut avoir le courage aujourd'hui,
02:12pas simplement d'essayer de faire des mesures paramécriques,
02:14qui vont aller, franchement, plomber le pouvoir d'achat des Français,
02:17pour essayer de renflouer les classes de l'État par rapport aux réformes
02:20qui ont été abandonnées les dernières,
02:21mais il faut avoir le courage de réformes absolument importantes.
02:25Et ce n'est pas en allant prendre dans la poche gauche d'un Français,
02:29en lui redonnant de la main droite.
02:30À un moment, ça suffit.
02:31Donc non, toute taxe est une mauvaise idée,
02:34et plutôt que d'essayer de savoir ce qui s'est passé,
02:37moi je le dis assez simplement,
02:38le budget va arriver à l'Assemblée nationale et au Sénat début octobre,
02:42et on verra ce qu'il y a réellement dans ce budget,
02:44mais je peux vous garantir qu'on sera...
02:45– Je vous donne la parole, je pose la question autrement,
02:47les yeux dans les yeux, Prisca Thévenot,
02:48vous le dites, il n'y aura pas de hausse d'impôts dans le prochain budget.
02:50– En tout cas, nous serons contre.
02:51– Ah oui.
02:52– Nous serons contre, vous savez, il y a quelque chose...
02:53– Ça ne veut pas dire qu'à la fin du match,
02:54il n'y aura pas un accord avec les socialistes ou je ne sais qui
02:56pour qu'il y ait hausse de taxes.
02:57– Alors là, je vous le dis assez simplement,
02:58on l'a déjà eu cette conversation.
02:59Je vous le dis, moi je suis à l'Assemblée nationale,
03:01je ne suis pas au gouvernement, je suis à l'Assemblée nationale.
03:02Est-ce que j'étais pour l'année dernière,
03:04toutes les taxes qui ont été votées main dans la main
03:07entre la LFI et le Rassemblement national,
03:09qui étaient tellement fiers qu'ils n'ont même pas compris ce qu'ils faisaient ?
03:11Non.
03:12Est-ce que j'étais pour l'augmentation des taxes
03:14et la création de nouvelles taxes
03:15ou le gouvernement de Michel Barnier ?
03:16Non.
03:17Pour autant, est-ce que je vais menacer le gouvernement en permanence
03:24battre dans l'hémicycle pour faire en sorte que ces taxes ne soient pas votées
03:27et ne soient pas prolongées ?
03:28– Attendez, Julien Oudou.
03:30– Il faut regarder ce qui est, depuis 10 ans,
03:34le fardeau de chaque contribuable français
03:36s'est alourdi considérablement.
03:39Considérablement.
03:40– À cause de vous ?
03:40– Non, non, on n'est pas au gouvernement, Priscate-Tévenot.
03:43– Vous êtes à l'Assemblée nationale, vous êtes 122.
03:44– Priscate-Tévenot, c'est vous qui avez dirigé le pays depuis 10 ans,
03:47il faut assumer ce bilan.
03:49Il faut assumer ce bilan.
03:50– Comme vous.
03:51– Et là, tous les ans, vous avez des Français
03:53qui payent toujours plus d'impôts,
03:55qui payent toujours plus de taxes,
03:56à tous les niveaux.
03:57D'ailleurs, la taxe foncière…
03:58– Julien Oudou, vous avez voté contre le dernier budget ?
04:00– Vous avez voté contre le dernier budget ?
04:03– Vous avez voté contre le dernier budget ?
04:05– La taxe foncière, laissez-moi parler.
04:07La taxe foncière vient de tomber,
04:09et elle a encore augmenté.
04:10Alors, le gouvernement va dire,
04:11mais la taxe foncière, ce n'est pas nous.
04:13Bien sûr que c'est l'État.
04:14Bien sûr qu'il y a une part de l'État.
04:16Et bien sûr que ce sont les barèmes de l'État
04:18qui contribuent aussi à l'augmentation.
04:21– On en parlera dans un instant.
04:22– Mais très clairement, de penser un seul instant,
04:24après dix ans de macronisme,
04:26qu'on peut ne serait-ce qu'avoir l'idée
04:28du début du commencement d'une nouvelle taxe,
04:30c'est totalement fou.
04:31– Julien Oudou, est-ce que…
04:33– Répondez à ma question.
04:34Est-ce que vous avez voté contre le dernier budget ?
04:36– Nous avons toujours voté contre
04:38les augmentations d'impôts depuis le début.
04:40– Est-ce que vous avez voté…
04:41– Depuis le début.
04:42– C'est fou quand même.
04:44– Est-ce que vous avez voté contre le dernier budget ?
04:46– Maxime, je connais la réponse.
04:48– Moi aussi je la connais.
04:49– Bah oui, parce que vous n'avez pas voté contre.
04:51– Mais nous n'avons jamais voté un budget de la Macronie.
04:54Donc à un moment donné, il faut…
04:55– Est-ce que vous avez voté contre ?
04:56– Mais on a toujours voté contre les augmentations d'impôts.
04:58– Qu'avez-vous fait l'an dernier au moment du vote du budget ?
05:00– Contre les augmentations d'impôts.
05:01– Julien Oudou, qu'avez-vous fait l'an dernier
05:02au moment du vote du budget ?
05:03Vous vous êtes abstenu.
05:04– Vous n'avez jamais laissé passer ce budget ?
05:05– On n'a jamais laissé passer ce budget.
05:07– Bah vous avez laissé passer ce budget.
05:09– Là où le Rassemblement national est parfaitement prêt,
05:12et je pense à juste titre, de décrier l'espèce de glace vanille,
05:17le langage chat-GPT mielleux du centre-gauche et du centre-droite,
05:21ce de l'orégalien, il en est lui-même coupable sur l'économie.
05:23– Ah !
05:24– Parce que…
05:25– Ça, ça ne veut rien dire.
05:25– Un parti qui souhaite revenir à 62 ans, par exemple, sur la retraite,
05:29et peut-être même à 60 dans certains cas,
05:30qui refuse de parler du nombre de fonctionnaires en France,
05:32et qui refuse d'attaquer le problème de la fiscalité,
05:35et qui même soutient l'attaque sur certains super-coffic,
05:37c'est l'incarnation de cette espèce de socialisme
05:41qui a gouverné la France depuis tant de temps,
05:43et qui nous mène aujourd'hui vers le mur.
05:45Je me permets de citer David Lissnard ici quand même.
05:47On peut l'accuser beaucoup de choses,
05:48mais pas d'être quelqu'un qui ne s'attaque pas au problème,
05:50surtout de la fiscalité.
05:51– Un maire de Cannes, candidat à la présidentielle.
05:53– On lui a demandé future porte-parole de David Lissnard.
05:55– Je ne dirais pas non, s'il me le propose.
05:57– Ah oui, un scoop !
05:59Pour David Lissnard, si vous nous regardez,
06:00nouveau porte-parole, le Sarkozy.
06:02– Le temps de parole décompté, je le sois.
06:03– Il est déjà décompté, malheureusement, je suis divers droite,
06:06mais on lui a posé la question,
06:07est-ce que vous travaillez avec Marine Le Pen avant cette histoire de pénalité,
06:10maintenant ça redevient d'actualité,
06:11puisque Madame est candidata à l'élection présidentielle.
06:13Elle dit oui, bien sûr, je travaille avec elle.
06:15La seconde, elle arrête d'être socialiste.
06:17C'est quand même le sujet principal.
06:18– Je vais dire, qu'est-ce que vous répondez à cette accusation-là ?
06:20– C'est une accusation récurrente quand même, parce qu'elle est vraie.
06:22– Oui, c'est une accusation de la droite.
06:25Donnez-moi une seule mesure concrète,
06:28pas encore une fois, pas des fantasmes, pas des caricatures,
06:31une seule mesure socialiste de notre programme.
06:33– Départ à la retraite à 62 ans, peut-être même 60.
06:35– Alors, premièrement, ce n'est pas ça.
06:36– La montagne d'impôt voté les dernières, pardon.
06:38– Louis Sarkozy,
06:40quelqu'un qui a commencé à travailler à 16 ans,
06:42qui a eu un métier extrêmement difficile,
06:45vous le faites partir à quel âge ?
06:46– Non, donc ce n'est pas la proposition de Mme Le Pen ?
06:48– Non, si, si, si.
06:49Vous le faites partir à quel âge ?
06:51– Donc ce n'est pas la proposition de Mme Le Pen ?
06:52– Si, c'est la proposition.
06:53Je vous donne un exemple.
06:54Quelqu'un qui a commencé à travailler à 16 ans,
06:57métier difficile, charge lourde,
06:59horaire très compliqué,
07:00vous le faites partir à quel âge ?
07:02– Le problème avec votre question, c'est que…
07:04– Non, ce n'est pas un problème, c'est ça.
07:05– On peut raisonner, on peut débattre sur les anecdotes toute la soirée,
07:08il suffit d'avoir un raisonnement qui est macroéconomique plutôt que…
07:11– C'est des vies.
07:11– Oui, mais malheureusement, l'agrégat de vie ici,
07:14je me dois le dire, est plus important que…
07:15– L'agrégat de vie, ça fait un peuple.
07:16– Oui, mais alors, attendez, Louis X.
07:17– La question est quand même assez importante,
07:19parce que le fait est indéniable.
07:22Aujourd'hui, un système par répartition n'est simplement pas soutenable.
07:26– Attendez, je vous rends la parole dans une seconde.
07:28Ce que dit Julien Audoul est intéressant,
07:30et c'est intéressant pour ceux qui nous regardent,
07:32et qui peut-être seraient dans ce cas-là,
07:33d'avoir commencé à travailler très tôt, 16, 17, 18 ans.
07:35Quelqu'un qui a démarré à 16 ans, à quelle heure ?
07:37À quelle heure ? Non, pas à quelle heure.
07:38À quel âge partirait-il à la retraite si vous arrivez au pouvoir ?
07:41– À 18h30.
07:42– À 60 ans, très bien.
07:44– Alors, pardonnez-moi, monsieur le souhaiter,
07:45juste une question, est-ce que c'est uniquement ceux qui ont commencé à 16 ans ?
07:49Est-ce que c'est une promesse de gouvernement,
07:50donc c'est la retraite à 60 ans,
07:51uniquement si vous avez commencé à 16 ans,
07:53ou est-ce que vous allez nous rajouter ?
07:54– C'était ma question.
07:56– Si je n'ai pas le porte-parole à David Lissnard,
07:58vous m'engagez sur le plateau.
07:59– Non, c'est…
08:01– Mais tous les Français qui ont commencé à travailler avant 20 ans
08:05pourront partir avec une retraite à tôt plein
08:06à condition qu'ils aient leur 40 admittés travaillé à 60 ans.
08:09– Très bien.
08:11– Quelqu'un qui aurait démarré sa carrière à 24 ans ?
08:18– À quel âge part-il à la retraite ?
08:20– Il pourra partir à 66 ans.
08:22– À 66 ans ?
08:23– Avec une retraite à tôt plein.
08:24– Donc, ça n'est pas la…
08:25– Attendez, attendez, une retraite à tôt plein.
08:27– Avec 40 admittés à tôt plein.
08:29– Donc, juste une chose,
08:30il faut arrêter d'une certaine manière
08:32de dire que le Rassemblement national
08:34propose la retraite à 60 ans.
08:36– 62 ans, parce que c'est dans des conditions très particulières.
08:39Et quelqu'un qui démarre à 44 ans,
08:41la retraite est à 66.
08:41– Une retraite à tôt plein.
08:42Est-ce que Mme Le Pen, aujourd'hui,
08:44fait campagne sur l'introduction d'un système de capitalisation ?
08:47– Oui, bien sûr, il y a une part de capitalisation.
08:49– Quelle part ?
08:49– Qui sera tout à fait possible
08:50avec la création d'un fonds souverain.
08:52Mais si vous me permettez, je vais aller au bout de la réforme.
08:54Au bout de la réforme, c'est effectivement…
08:56Donc, j'ai parlé avant 20 ans, 40 annuités.
08:59De 20 à 24 ans et demi, 42 annuités
09:01pour avoir une redette à tôt plein.
09:03Et nos concitoyens qui veulent travailler davantage,
09:06qui le peuvent, qui le veulent,
09:08pourront effectivement aller au-delà de l'âge légal
09:11avec une augmentation de salaire de 15%
09:15et baisse de cotisation vieillesse
09:18pour l'entreprise de 15% également.
09:20Donc, c'est du donnant-donnant.
09:21– Est-ce que Louis Sarkozy est convaincu ?
09:24Est-ce que vous êtes convaincu du socialisme ?
09:26– Je vous rajoute une question.
09:27– Attendez, juste, Louis Sarkozy,
09:29ensuite Anne-Saint-Dubois.
09:30– Louis Sarkozy, je suis convaincu ou pas ?
09:32– Malheureusement, je crois que Mme Le Pen
09:33soit plus à gauche que M. O'Doul sur ce plateau.
09:35Je ne suis pas sûr qu'elle ferait les mêmes arguments
09:37si elle-même était invitée premièrement.
09:39Et deuxièmement, même si je reconnais
09:41qu'il y a effectivement un changement
09:43du position du Rassemblement national
09:45qui n'argumentait même pas ça il y a quelques semaines,
09:46sans même parler d'il y a quelques mois,
09:48donc qui est d'une certaine manière obligée
09:49de céder à l'évidence
09:51et que le système par répartition va dans le mur,
09:53que la capitalisation est la seule chose
09:56et beaucoup de souffrance qu'elle va engendrer aussi,
09:57il faut le dire, à sortir de cette impasse
10:00et que finalement, ce qu'on peut espérer,
10:02c'est d'avoir, au lieu d'un centre-gauche,
10:03un centre-droit de la part du Rassemblement national.
10:05Économiquement, ça ne touchera en rien
10:07le problème de la taille de l'État,
10:09l'obésité de l'État.
10:10M. Rochemin avait demandé à Mme Le Pen
10:11s'il y avait trop de fonctionnaires en France.
10:12Elle avait dit, laissez-moi tranquille avec ces trucs de droite.
10:14Le sujet de la capitalisation était beaucoup plus populaire
10:17au Rassemblement national quand M. Bardella
10:19était la tête, ou plutôt était présumé candidat
10:23à l'élection présidentielle.
10:24Ce n'est plus le cas.
10:26Votre conseiller économique qui était considéré
10:28comme la vraie seule influence libérale
10:29à la hauteur de votre...
10:31Ça dépend de qui vous demandez.
10:32À la hauteur de votre pyramide.
10:35Donc non, moi, je pense que les gens de droite
10:37doivent attaquer le Rassemblement national,
10:38non pas sur le régalien.
10:39C'est là où je me différencie avec la gauche.
10:40Oui, tout à l'heure, vous étiez d'accord, globalement.
10:42Absolument. Le régalien est le sujet du Rassemblement national.
10:45Il faut le dire, ils ont grosso modo raison
10:47sur l'immigration depuis les années 80.
10:48Là, ce n'est pas le sujet.
10:49C'est d'ailleurs un peu la même chose avec l'AFD en Allemagne.
10:52Le sujet est des positionnements extrêmement problématiques
10:54sur l'international et une politique économique
10:56qui va du socialisme pur et dur
10:58à une espèce de glace vanille
11:00qui n'a pas vraiment de sens.
11:01Anne saura du voir.
11:03Toute petite question, parce que vous dites
11:04que vous voulez augmenter le salaire
11:07pour ceux qui veulent travailler plus longtemps.
11:10C'est bien ça ?
11:10Oui, qui veulent aller au-delà de l'âge légal.
11:12Comment réglez-vous l'épineuse question
11:15du chômage des seniors ?
11:16C'est-à-dire les entreprises qui ne veulent plus
11:18embaucher les salariés à partir d'un certain âge.
11:20D'ailleurs, qui n'ont été réglées
11:21dans aucune des réformes.
11:22Il a même été question d'ailleurs de faire ensuite
11:24une deuxième réforme pour le chômage des seniors
11:26qui est dans les limbes s'inédiées.
11:28Comment vous faites pour régler ce sujet ?
11:30Vous avez raison, parce que c'est l'un des problèmes de fond.
11:33Et vous n'allez pas le régler en baissant
11:35l'âge de départ à la retraite.
11:36Est-ce qu'au contraire, ce n'est pas pire pour les entreprises
11:39qui vont se dire qu'il coûte encore plus.
11:40Pour répondre à Anne, il y a quand même une chose
11:43qui est très importante, et aucun politique ne le dit
11:46parce qu'ils n'ont pas le courage de le dire,
11:48c'est que toutes les statistiques montrent
11:50que plus on recule l'âge de départ à la retraite...
11:52Plus on va payer des gens au chômage,
11:54des retraites, des clients au chômage.
11:56Plus les entreprises font des ruptures conventionnelles.
12:05Parce que le problème de ce pays,
12:07qui coûte une fortune,
12:08c'est des ruptures conventionnelles
12:10avec des gens qui ont 56, 57, 58 ans
12:13et que les entreprises facilitent leur départ
12:17par des ruptures conventionnelles.
12:19Alors que si vous reculez l'âge de départ à la retraite,
12:23ces ruptures conventionnelles,
12:24eh bien, elles vous coûtent une fortune.
12:27Et donc, c'est prouvé.
12:28Il y a eu l'employabilité des plus anciens
12:31dans notre pays
12:31a augmenté de 5 à 6 points
12:34ces dernières années
12:35depuis les réformes des retraites.
12:37Elle est encore très basse.
12:38Elle est encore extrêmement basse.
12:40Oui, mais ça a fait beaucoup de progrès
12:43par rapport à ce qui existait par le passé.
12:45Et moi, ce que je voulais dire à M. Audoul,
12:47parce que ça, c'est important,
12:49ils veulent manier le référendum,
12:52notamment sur l'immigration.
12:53Est-ce que vous pourriez faire un référendum ?
12:55Attendez, on ne peut pas mettre 1000 sujets sur la table,
12:57je suis désolé.
12:58Sur les retraites !
12:59Sur les retraites !
13:00Il me faut 3 heures pour répondre.
13:01Sur les retraites !
13:03Sur les retraites !
13:04Mais on n'a aucun sujet tabou.
13:05Déjà, il n'y a aucun sujet tabou.
13:11Je m'en tiens, l'emploi des seigneurs, s'il vous plaît.
13:13Je vais répondre sur l'emploi des seigneurs.
13:14Il n'y a aucun sujet tabou sur le référendum.
13:16Tous les sujets pourront être évoqués et abordés.
13:19Et notamment grâce au référendum d'initiative citoyenne,
13:21les Français pourront eux-mêmes déclencher des sujets pour le référendum.
13:27Sur l'employabilité des seigneurs,
13:28effectivement, et malgré l'augmentation qui est évoquée par Israël,
13:32on est dernier d'Europe.
13:34Et on est aussi dernier d'Europe pour l'entrée des jeunes sur le marché du travail.
13:37Donc en fait, on est perdant-perdant.
13:39Donc il y a effectivement un vrai sujet.
13:40Et repousser, comme c'était dit, l'âge de départ indifféniement,
13:44ça ne fait effectivement que faire des chômeurs supplémentaires
13:47contre toute cette situation.
13:48Et aussi des dépenses sociales massives.
13:52Il y a 50% des retraités, des gens qui arrivent à la retraite,
13:55qui sont au chômage.
13:56– Alors, dans une seconde, on parlera de ce qui se passe.
13:59– Oui, oui.
13:59– Dans une seconde, on reparlera de ce qui se passe du côté du Rassemblement national.
14:03Est-ce qu'il y a brouille ou pas entre Marine Le Pen et Jordan Bardella ?
14:06– J'ai une question.
14:07Ah, Priscatano dit oui.
14:08J'ai une question.
14:09Vous nous avez dit sur l'épargne salariale, hors de question de taxer les retraites.
14:14Parce que le Roland Lescure, ce matin, il confirme aussi
14:16que l'autre piste, c'est d'aller taxer les retraités.
14:18– Désindexer.
14:18– Visuellement, désindexer ou supprimer l'abattement, etc. de 10%.
14:23– Vous savez, là, depuis tout à l'heure, j'écoute ce qui est dit
14:25sur le sujet des retraites.
14:26J'ai entendu la proposition du Rassemblement national,
14:29qui visiblement n'est pas complètement en ligne
14:31avec ce que Marine Le Pen propose, mais peu importe.
14:33– Totalement.
14:33– Le sujet qu'on a réellement, c'est comment on sort du psychodrame annuel,
14:37du financement, parce que vous n'avez pas parlé du financement,
14:39du financement de notre système des retraites face à la déprise démographique.
14:42Et le sujet, il est là, parce que vous pouvez proposer 62, 64, 67 ans,
14:47la question se pose toujours, comment on finance ?
14:50Les réformes paramétriques, on l'a vécu ensemble à l'Assemblée nationale,
14:52j'en ai même porté une, ça ne fonctionne pas.
14:54Ça ne fonctionne pas même dans l'opinion publique,
14:56parce que les gens pensent qu'ils sont en train de capitaliser pour leur retraite
14:59et financer leur propre retraite.
15:01Donc aujourd'hui, qu'est-ce qu'il faut faire ?
15:02Est-ce qu'il faut encore promouvoir et parler pendant 10 ans
15:04d'une réforme paramétrique, ou changer complètement le système
15:07par rapport à la déprise démographique ?
15:09– Et nous, une politique nataliste, déjà, serait bien.
15:13– Et la politique nataliste, je l'entends,
15:15on peut parler, vous avez raison, on peut parler comme on le fait à l'Assemblée,
15:17mais vous êtes d'accord que là, on va faire comment, là, pour payer ?
15:20Là, tout de suite ?
15:21– Ah non, mais cet argument de « là, tout de suite »,
15:23on l'avait eu pendant le Covid.
15:25– Mais non, il y a un sujet qui s'appelle,
15:26c'est pas l'argent magique de Mélenchon, en fait.
15:28– Je sais que quand on arrivera au pouvoir, quand Marine Le Pen sera la place de M. Macron,
15:31elle devra assumer les 10 années de macronisme,
15:34et j'allais dire les 40 années de déclin et de mauvais choix.
15:38– Elle devra assumer tous ces mauvais choix,
15:40à savoir d'avoir menacé le gouvernement censure,
15:42parce qu'il devait absolument abroger une réforme
15:45qui permettait au moins d'avoir des marges de manœuvre financières
15:47sur la réforme des retraites.
15:48Elle devra assumer d'avoir voté main dans la main,
15:51les yeux dans les yeux, avec les députés de Jean-Luc Mélenchon,
15:54pas 1 000 impôts supplémentaires,
15:56des milliards d'impôts supplémentaires pour les entreprises.
15:59– Il y en avait 34 milliards.
16:00– Il y en avait pour tout le monde avec vous.
16:02– C'est moins que les infos de M. Barnier, c'est moins que les infos.
16:05– Je vais vous dire quelque chose,
16:06il y a un truc qui va se passer, ça s'appelle le moment de transparence
16:08et de vérité dans l'hémicycle qui va commencer
16:10à partir du 5 octobre sur le débat budgétaire.
16:11– Non, le moment de transparence et de vérité, c'est le 2 mai 2017.
16:14– Soit M. O'Doul, cette fois-ci vous ne serez pas au tribunal,
16:16j'espère que vous serez là,
16:17et on pourra débattre sur tout ce que vous avez voté.
16:20– Et puis le moment de vérité, ce sera aussi quand M. Attal
16:22soutiendra officiellement M. Philippe.
16:24Ça, ça va être le grand moment de vérité où vous deviendrez
16:26officiellement porte-parole Édouard Philippe
16:28avec le porte-parole des visites.
16:30– Le vrai moment de vérité, c'est quand Jordan Bardella
16:32acceptera enfin de faire
16:35la présidentielle de Mme Le Pen
16:36en arrêtant de lui mettre des bâtons dans les roues
16:38toutes les 3 minutes depuis maintenant une semaine.
16:40– Alors on y vient !
16:41Merci pour la transition !
16:43– Merci pour la transition,
16:47Piscatevno !