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  • il y a 5 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Ça, c'est adressé à tous les partis, Victor Hérault, ou certains partis en particulier ?
00:04C'est adressé surtout aux partis qui exigent le blocage des prix.
00:09Ce n'est pas tous les partis.
00:10Il me semble que la France Insoumise est celle qu'il demande avec le plus de virulents.
00:13D'autres partis demandent, et d'ailleurs vous êtes tous les deux d'accord sur ce point,
00:15la baisse des taxes sur le carburant.
00:17Ce n'est pas exactement la même chose.
00:19D'ailleurs, je pense qu'on devrait, je ne sais pas ce que fait Sébastien Lecornu ce soir,
00:23mais il faudrait peut-être l'appeler, parce qu'on a trouvé sa majorité.
00:25La majorité qui cherche à l'Assemblée nationale.
00:27Là, on en a un exemple.
00:28J'exclus la France Insoumise du Nouveau Front Populaire à ce moment-là,
00:30mais Yann Brossat, Alexandre Nicolet, je vous êtes d'accord sur tous les sujets.
00:33On est surtout d'accord avec l'écrasante majorité des Français.
00:36Les réponses que vous avez portées sont globalement les mêmes.
00:40Maintenant, il faut comprendre, concernant la réduction des taxes,
00:46ça ferait perdre quelque chose comme 25 à 50 milliards par an à l'État.
00:52Non, c'est faux.
00:54Ah, pardonnez-moi, mais si, la réduction de la taxe, l'annulation totale de la taxe,
00:58ce que je veux dire, c'est que baisser la taxe sur le carburant,
01:00baisser la taxe sur le carburant,
01:02suivez mon raisonnement,
01:04baisser la taxe sur le carburant,
01:07enlèverait des recettes à l'État.
01:08Oui, oui, oui, ça c'est sûr.
01:09Maintenant, il faut voir ça à l'aune.
01:10Si on sera d'accord, Vécteur Auroreau.
01:12Finalement, vous êtes assez d'accord sur pas mal de sujets.
01:14Sauf qu'il faut voir du coup cela à l'aune,
01:16et mettre en perspective avec le budget que nous sommes en train de payer.
01:18Je vais préciser les chiffres parce qu'on a entendu quelque chose d'halluciné.
01:24Alors, précision et ensuite...
01:26On est au cœur du sujet.
01:26Non, attendez, juste, il faut qu'on soit...
01:28Parce qu'en ce moment, c'est très tendu, cette campagne politique.
01:32Aujourd'hui, avec le prix aujourd'hui, vraiment,
01:35on est à 43 milliards d'euros globales de recettes
01:38de toutes les taxes sur le carburant, M. Hérou.
01:41Global, mais c'est collectivité à l'État.
01:43Donc, si on passe...
01:44Oui, bien sûr.
01:44Mais vous avez parlé de 50 milliards.
01:46Je dis 50 au total, 25 au total.
01:48Donc, je poursuis.
01:50Donc, si on passe, aujourd'hui, il faut être précis sur les chiffres,
01:52de 20 à 5,5 %, comme on le propose en termes de TVA,
01:56et qu'on réduit l'assise,
01:59qui était l'ancienne TICPE que Edouard Philippe avait augmentée,
02:02l'ensemble, ça coûterait 15 milliards.
02:04C'est 12 milliards pour la TVA si elle passe de 20 à 5,5 %,
02:07et c'est 15 milliards aujourd'hui avec...
02:09Je vous parlais du prix total.
02:11Pourquoi vous ne proposez pas, vous, comme le Rassemblement National,
02:13finalement, puisque vous êtes d'accord sur certains points,
02:15la baisse de la TVA ?
02:16Moi, je suis favorable, et Fabien Roussel a toujours dit
02:19qu'il était favorable à la baisse de la TVA.
02:22Non, à la baisse de la TVA.
02:24Aujourd'hui, on a une TVA qui est effectivement trop élevée,
02:27qui est d'ailleurs très injuste,
02:28parce que comme n'importe quelle TVA,
02:30elle pèse sur tout le monde, de la même manière,
02:32quels que soient ses revenus,
02:33de fait, c'est un produit de première nécessité.
02:35On n'achète pas du carburant comme on achète un parfum,
02:37ce n'est pas un achat d'agrément,
02:38c'est un achat contraint pour des tas de gens
02:40qui sont obligés d'utiliser leur voiture pour aller travailler,
02:43et donc, nous sommes favorables à la baisse de la TVA.
02:45Simplement, je voudrais juste ajouter une chose,
02:47c'est qu'on nous dit,
02:48ça va revenir très cher aux caisses de l'État,
02:5112 milliards d'euros de faire passer la TVA
02:53comme produit de première nécessité,
02:55en la mettant à 5,5.
02:56Je voudrais juste mettre en face un autre chiffre,
02:59211 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises,
03:02versées sans contrepartie chaque année.
03:04Moi, je veux bien qu'on nous dise
03:05que c'est beaucoup 12 milliards d'euros.
03:07La réalité, c'est que c'est beaucoup moins
03:09que ces 200, pas uniquement.
03:11Les exonérations de charges sont minoritaires.
03:14Ils sont minoritaires dans les 211 milliards.
03:16Donc, j'en termine.
03:17Ce que je veux dire,
03:18c'est que tout ça, ce sont des choix politiques.
03:20Faire un budget,
03:22faire des choix budgétaires,
03:23c'est choisir qui on défend.
03:24Et de fait, aujourd'hui,
03:29ce sont les classes populaires
03:31et les classes moyennes
03:32qui souffrent le plus
03:33des choix budgétaires.
03:34Mais le président de la République,
03:35il a répondu à cela.
03:36Et il a dit,
03:37on a suffisamment protégé les Français.
03:40Les Français ont été massivement protégés
03:43pendant les Covid.
03:44Aujourd'hui, je suis attentive,
03:46les aides seront prologées.
03:47Mais on a aussi une réalité budgétaire.
03:49Ça, vous ne l'entendez pas.
03:50Oui, mais bien sûr que si.
03:51Mais quand je vous dis,
03:52on a 211 milliards d'euros
03:53d'aides publiques aux entreprises
03:54versées chaque année
03:55sans contrepartie,
03:56y compris à une entreprise
03:59comme Total,
04:00c'est-à-dire que l'État
04:01verse aujourd'hui
04:02des aides publiques à Total
04:03qui pourtant se gavent
04:05sur le dos de la crise
04:06et qui est un profiteur de l'hier.
04:08Et dans le même temps,
04:10Emmanuel Macron dit aux petites gens,
04:12aux gens qui ont des difficultés,
04:14il leur dit,
04:14on vous a bien aidé quand même.
04:15Mais enfin, excusez-moi,
04:16c'est honteux.
04:19C'est honteux.
04:20Olivier Besancenot veut nationaliser Total.
04:23Il a raison.
04:23On l'a proposé avant lui.
04:24Vous savez combien il gagne ?
04:25Ils ont bloqué les prix.
04:27Vous savez combien il gagne,
04:29M. Pouyanné ?
04:3010 millions d'euros par an.
04:33Personne dans ce pays
04:34ne devrait gagner 10 millions d'euros par an
04:35quand on a autant de gens
04:36qui créent la date.
04:37M. Nicolille,
04:38on a une réaction de Marine Le Pen
04:40qui nous est parvenue
04:41il y a quelques minutes
04:43qui revient sur l'Allemagne
04:45qui a annoncé ce soir,
04:46c'est l'une des informations
04:46de la soirée,
04:47baisser les taxes
04:48sur le quart du rang,
04:49l'Italie, la Pologne, l'Espagne, la Magne,
04:50tous nos voisins européens
04:52suivent le même chemin en France.
04:54Nos dirigeants,
04:54partisans acharnés
04:56de l'impossibilisme,
04:57nous expliquent
04:57qu'il faut se résigner
04:58à avoir les prix du carburant
05:00grimper jusqu'à bientôt
05:013 euros du litre.
05:02Mais parce que nous n'avons pas
05:03la même situation
05:05budgétaire, économique
05:06que ces pays.
05:08Oui, bien sûr,
05:10on a beaucoup plus
05:10de déficits publics,
05:11il y a certaines économies
05:13qui n'ont pas été réalisées,
05:14l'économie allemande
05:15se porte au mieux,
05:16la part de l'industrie
05:16dans le PIB
05:17est deux fois plus élevée.
05:18Je vais juste rebondir
05:19sur ce qu'a dit M. Brossard,
05:20là-dessus évidemment
05:21que je suis en désaccord
05:22parce que des entreprises
05:24qui ferment,
05:25c'est justement
05:26des salariés
05:26qui vont être encore plus
05:27en difficulté
05:28et un appauvrissement du pays.
05:29On a besoin justement
05:30de réduire la pression fiscale
05:32sur les entreprises,
05:32notamment les impôts
05:34de production
05:34sur notre industrie.
05:35L'exemple de nationalisation
05:37totale,
05:38on se rappelle
05:38ce qu'a fait Chavez
05:39au Venezuela.
05:40Le Venezuela,
05:40c'est le pays
05:41qui a les plus grands gisements,
05:43qui peut produire
05:44le plus de pétrole.
05:45Ils sont passés
05:4615e pays exportateur,
05:48ça a été une ruine totale
05:49parce qu'ils ont fait fuir
05:50au final tout le monde
05:50en nationalisant
05:52les entreprises
05:53et que c'était la même chose.
05:54Ils disaient
05:54oui, on va nationaliser,
05:55vous verrez,
05:55il y aura moins de profits
05:56et ça a été
05:57une catastrophe nationale.
05:58C'était un pays
05:59qui recevait des gens,
06:00qui attirait des gens.
06:01Il y a eu 7,9 millions
06:02de Vénézuéliens
06:03qui ont dû fuir.
06:03Ce n'est pas drôle,
06:04M. Brossard,
06:04quand on voit l'insécurité
06:05que ça a pu provoquer.
06:06Votre caricature
06:07est assez drôle.
06:07C'est factuel,
06:08ce que je viens de dire.
06:09Ce n'est pas du tout caricature.
06:10Votre caricature est assez drôle.
06:11La chute de l'économie vénézuélienne.
06:14Non, mais M. Brossard,
06:15je ne vous remontre pas.
06:17Ça ne marche jamais.
06:18Vous êtes l'avocat total,
06:19c'est bien.
06:19Je suis l'avocat des entreprises
06:22et je pense qu'il faut
06:24effectivement taxer
06:25des superpropies
06:26quand il y a des profiteurs
06:27de guerre,
06:28M. Brossard,
06:29mais il ne faut pas
06:30tuer nos entreprises.
06:31Aujourd'hui,
06:32vouloir rajouter
06:34de la fiscalité
06:35sur les entreprises
06:35alors qu'on n'a jamais eu
06:36autant de boîtes
06:37qui ferment
06:37et notamment des PME.
06:39Ce serait suicidaire
06:41parce que le problème
06:42qu'on a, M. Brossard,
06:43c'est justement
06:44quand vous voyez
06:45qu'on a un PIB
06:46par habitant aujourd'hui
06:46qui est en dessous
06:47de la zone euro,
06:47c'est comment on va
06:48recréer de la richesse
06:49et produire dans ce pays.
06:50Ça va être ça l'enjeu.
06:51Si vous tuez les entreprises,
06:51il n'y aura plus rien.
06:52C'est d'ailleurs ce qui se passe
06:53dans tous les pays communistes,
06:54M. Brossard.
06:57On ne peut pas dire
06:58que Donald Trump
06:59nous rende beaucoup service
06:59alors que vous l'avez soutenu
07:00lors de la dernière présidentielle américaine.
07:02C'est sûr qu'il ne défend
07:02absolument pas les intérêts européens.
07:03C'est un peu à cause de lui
07:04quand on en est là.
07:07Je vais revenir sur les chiffres,
07:08s'il vous plaît,
07:09parce que là,
07:09c'est intéressant sur la TVR.
07:10Sur Total,
07:11vous ne considérez pas
07:12que Total doit davantage
07:13participer à l'effort ?
07:15On l'a dit
07:16qu'on voulait des impôts spéciaux
07:18pour les profiteurs de crise.
07:19Je croyais qu'il fallait
07:20baisser les impôts des entreprises.
07:21Oui, globalement,
07:22c'est bien,
07:23vous avez changé d'avis en une minute.
07:24C'est formidable.
07:25Je suis très heureux
07:25de me faire que vous avez changé d'avis.
07:28Je pense que vous êtes capable
07:29de m'écouter, M. Brossard.
07:30Je bois vos paroles.
07:31Et donc,
07:32si on revient sur la baisse
07:33justement de la fiscalité,
07:35moi, je ne vais pas parler
07:36d'enlevant.
07:37Aujourd'hui,
07:38si on est précis,
07:39vous savez à combien
07:44les prélèvements,
07:45les taxes, pardon,
07:46représentent sur le sampleon 95 ?
07:48On est à 47,5 %.
07:49Je regarde la Suède,
07:50par exemple,
07:51on est à 29,5 %.
07:52Donc, la Suède arrive
07:53à avoir 29,5 % de taxes.
07:56Sur le gasoil,
07:57on est à 43 %
07:58la part de taxes
08:00sur le carburant.
08:00Parce que vous avez dit 60,
08:01c'était quand le prix
08:01était un peu plus élevé.
08:03Aujourd'hui,
08:03c'est 43 sur le gasoil
08:04et 47 sur le sampleon 95.
08:08Et on voit des pays,
08:09presque tous les autres pays,
08:09qui ont beaucoup moins de taxes.
08:10L'Allemagne, par exemple,
08:11qu'on vient d'évoquer,
08:12qui va encore baisser
08:13justement sa fiscalité
08:15et la TVA.
08:16L'Allemagne
08:16était à 44 % de taxes.
08:19Face à cette urgence,
08:19ils ont décidé justement
08:20de baisser encore plus.
08:22Et nous,
08:22on va maintenir ce taux-là.
08:24Je vais être très concret.
08:25Si vous permettez,
08:26parce que tout à l'heure,
08:27j'ai expliqué le coût
08:27que ça allait représenter.
08:28Mais je vais expliquer
08:28pour les Français
08:29la conséquence demain
08:30si vous baissez la 6
08:31et si vous baissez la TVA
08:33de 20 à 5,5,
08:34comme je l'ai expliqué.
08:34Aujourd'hui,
08:35le gasoil,
08:35il est à 2,39 ce matin.
08:38Avec ce qu'on propose,
08:39le gasoil,
08:40il repasse juste pile
08:41sous les 2 euros.
08:41D'accord ?
08:43Et ça,
08:4440 centimes
08:45sur un plein
08:45de 50 litres,
08:46c'est 20 euros.
08:47J'ai expliqué tout à l'heure
08:48pour ceux qui vivent
08:48dans la ruralité,
08:49s'ils font 3 pleins par mois,
08:52on est en train de parler
08:53d'un regain de pouvoir d'achat
08:54quand même
08:55de 60 euros.
08:56Évidemment,
08:57je ne dis pas
08:58qu'un litre
08:59à 2 euros,
09:00c'est bien.
09:00Évidemment que la crise
09:01est terrible.
09:02Mais aujourd'hui,
09:03il va falloir
09:04qu'on trouve des solutions
09:05pour essayer
09:05d'apaiser la situation.
09:07Parce que sinon,
09:08on parle d'une croissance
09:09qui descend à 0,4%,
09:10on sera en récession,
09:11je vous assure.
09:11Vous parlez de solutions
09:12d'urgence tous les deux,
09:14à très court terme,
09:15ça fonctionnerait,
09:15effectivement,
09:16sauf que si le conflit
09:17dure et dure longtemps
09:19et c'est visiblement
09:20ce qui va se passer,
09:21ces aides,
09:22elles restent indéfiniment,
09:24quel que soit le coût.
09:25Mais ça n'est pas une aide
09:26de baisser la TVA.
09:27C'est simplement
09:28un choix politique
09:29qui compte.
09:30Après ça comme vous voulez,
09:31cette mesure.
09:31C'est pas une aide.
09:32Moi, je ne suis pas favorable
09:33à la politique
09:34des petits chèques
09:34menés par Emmanuel Macron
09:36depuis plusieurs années maintenant.
09:37Une fois de plus,
09:38je dis aujourd'hui,
09:39le carburant,
09:40c'est un produit
09:40de première nécessité
09:41parce que beaucoup de gens
09:42sont obligés d'utiliser
09:43leur voiture pour aller travailler.
09:45Et donc,
09:45il y a une certaine logique
09:46à ce que la TVA qui s'applique
09:48soit la TVA qui s'applique
09:49aux produits
09:50de première nécessité
09:51parce que de fait,
09:52c'est un produit
09:52de première nécessité.
09:53Donc, je ne propose pas une aide,
09:55je propose simplement
09:55qu'on applique une fiscalité
09:57qui correspond à la réalité
09:58de ce qu'est ce produit.
10:00Ça paraît logique.
10:01Simplement.
10:02Oui, c'est ça.
10:03Moi, je veux bien
10:03parler de la vision sur le réseau.
10:04Simplement,
10:05si on ne veut pas faire
10:06de démagogie,
10:08il faut dire aussi
10:10comment on fait face
10:11à cette recette
10:12qui disparaît.
10:13Et donc, moi, je le dis,
10:14je suis favorable
10:15à ce qu'il n'y ait pas
10:15une seule aide publique
10:17aux entreprises
10:17sans contrepartie.
10:18C'est-à-dire qu'on arrête
10:19de verser des aides publiques
10:21à une entreprise
10:21qui licencie.
10:22On arrête de verser
10:23des aides à une entreprise
10:25qui verse des dividendes
10:26astronomiques
10:27à ses actionnaires.
10:28On arrête de verser
10:30des aides à une entreprise
10:31qui délocalise.
10:32C'est parce que parfois
10:33elle n'a pas d'autre choix
10:34parce qu'elle a des difficultés économiques.
10:36Dans ce cas-là,
10:36Mme Darfeuil,
10:36c'est très simple,
10:37elle rembourse les aides.
10:38Je vais vous donner un exemple.
10:39Michelin.
10:40Caricature absolue.
10:41Michelin a touché
10:42des aides publiques considérables
10:43pour acheter des machines
10:45qui ensuite
10:46ont été délocalisées.
10:48Et bien Michelin
10:48finit par rembourser
10:49parce que nous avons mené
10:51une commission d'enquête
10:51sonnatoriale.
10:52Il y a des exemples intermédiaires,
10:53Mme Darfeuil,
10:54ça doit être systématique.
10:56Il ne doit pas y avoir
10:57d'aides sans conditions.
10:58Vous savez,
10:58aujourd'hui,
10:59pour toucher le RSA,
11:00il faut faire quelques heures
11:01de travail.
11:01Vous vous rendez compte
11:02que pour toucher le RSA,
11:03il y a des conditions.
11:04Quand on est une grande entreprise
11:05pour toucher des aides,
11:06il n'y a pas de conditions.
11:06Ce n'est pas normal.
11:08Non mais en fait,
11:09le sujet,
11:10ce n'est pas les aides.
11:10Évidemment que l'idéal,
11:12ce serait surtout
11:12qu'il y ait une baisse
11:13de la fiscalité.
11:14Le modèle,
11:14mais d'ailleurs,
11:15c'est même le modèle macroniste
11:16qui est là
11:17pour les chèques
11:18sur le carburant.
11:19Qu'est-ce qu'ils font ?
11:20Ils disent,
11:20on ne baisse pas les taxes
11:21et on crée des nouveaux bureaux
11:23pour organiser
11:26la distribution des chèques
11:27qui, après,
11:27quand il y a des erreurs,
11:28vont revenir dessus.
11:29Et en fait,
11:30on voit la suradministration française
11:33qui, malheureusement,
11:35nous conduit systématiquement
11:36à payer ça
11:37par un taux de prélèvement
11:38obligatoire dans le PIB
11:39qui est le plus élevé
11:40des pays de l'OCDE.
11:41Et donc,
11:42pour les entreprises,
11:43évidemment qu'il faut supprimer
11:45la quasi-totalité
11:46des impôts de production.
11:47Il faut réduire
11:48cette pression de normes.
11:50Il faut avoir vraiment
11:52une vision
11:53pour nos entreprises
11:54qui va faire
11:55qu'ils auront moins de coûts.
11:57Il faut,
11:57et ça,
11:58je pense que vous êtes d'accord,
11:59soutenir le nucléaire
12:00parce que c'est aujourd'hui
12:01évidemment l'énergie
12:02la moins chère.
12:03On ne le dit pas assez.
12:04Mais vous savez que le nucléaire
12:05par rapport à l'éolien,
12:06par exemple,
12:07c'est 46% moins cher
12:09par mégawatt-heure.
12:11Je ne parle même pas
12:12de l'intermittence
12:12et des coûts de réseau
12:13par rapport à ça.
12:14Désolé d'en parler
12:14parce que ça concerne
12:15les entreprises.
12:16Le prix de l'électricité
12:17a presque doublé
12:17en 15 ans.
12:18On y a une responsabilité
12:20historique d'ailleurs
12:21d'un gouvernement
12:21dont vous avez fait partie
12:23avec la gauche plurielle
12:24au début des années 2000
12:25et la loi de février 2000
12:26qui veut qu'on investisse
12:28par milliards
12:29sur des énergies renouvelables
12:31prolongée par ensuite François.
12:32ce n'est pas les énergies renouvelables.
12:34Le problème,
12:35c'est d'avoir investi
12:36dans le nucléaire.
12:36Exactement.
12:37Sur notre dépendance énergétique.
12:40Oui,
12:40mais ça,
12:40c'est intéressant vite fait.
12:41Sur la dépendance.
12:42Excusez-moi,
12:43on pourrait être souverain.
12:43Le président a beaucoup insisté
12:44sur ce point.
12:45Ah bon, comment ?
12:46Je vais vous dire.
12:47Vous savez qu'on produit
12:48des solutions.
12:51Écoutez,
12:51à un moment,
12:53jamais on veut miser
12:54sur ce qu'on peut produire.
12:55Vous savez qu'il y a
12:56la loi Hulot de 2017,
12:57sous Édouard Philippe,
12:58Emmanuel Macron,
13:00qui interdit d'essayer
13:01par exemple
13:01de trouver du pétrole
13:02en Guyane,
13:03qui nous interdit
13:03de récupérer du coltan.
13:05Vous savez,
13:05sur des matières premières
13:06importantes,
13:06il y a une guerre au Congo
13:07pour le coltan.
13:08par exemple,
13:09sur le gaz de schiste.
13:10Je ne dis pas que c'est
13:11la solution à tout,
13:12mais là,
13:12vous voyez bien
13:13qu'on est en train
13:13d'importer du gaz de schiste.
13:14Pour quelle raison
13:15c'est interdit ?
13:15On importe du gaz de schiste
13:16américain et canadien.
13:17C'est ça la solution ?
13:18C'est-à-dire que ça pollue
13:19non seulement parce que
13:20c'est du gaz de schiste
13:21produit là-bas,
13:21et en plus,
13:22il y a le transport,
13:24qui est évidemment plus coûteux,
13:25mais ensuite,
13:25qui émet beaucoup plus
13:26de gaz à effet de serre.
13:27Vous vous rendez compte
13:27de l'aberration ?
13:28Comment il a justifié
13:29cette interdiction,
13:30selon vous ?
13:31Elle ne sort pas de nulle part,
13:33ce n'est pas une interdiction
13:33gratuite.
13:34De quoi ?
13:35L'interdiction en Guyane.
13:37Pour des normes écologiques.
13:41Environnementales.
13:42Mais oui,
13:42mais Madame Darfeuil,
13:44on fait venir du gaz de schiste
13:45des Etats-Unis.
13:46En quoi c'est plus...
13:48Est-ce que c'est plus écologique ?
13:51Produisons le nouveau.
13:52Vous voyez,
13:52et je finis juste là-dessus.
13:54Parce que par exemple,
13:55moi je veux bien qu'on dise
13:55qu'on veut être souverain,
13:57par exemple,
13:57même sur la voiture électrique.
13:58Est-ce que vous savez
13:59que dans l'Allier,
14:00vous avez du lithium
14:01pour produire 700 000
14:02voitures électriques ?
14:03En Alsace,
14:04vous avez du lithium
14:04pour produire 800 000
14:05voitures électriques ?
14:07Et c'est à peu près...
14:09Vous savez,
14:09il y a 1 600 000 voitures
14:11qui sortent chaque année
14:12en France.
14:12Ça pourrait couvrir
14:13toute la production,
14:15même si demain
14:15on est sur du 100 % électrique,
14:16avec du lithium français
14:18et ensuite du raffinage,
14:19mais des investissements,
14:20des méga-factoristes.
14:21Il faut inventer
14:22un écosystème justement
14:23pour qu'on arrive
14:24à être souverain.
14:25Là-dessus.
14:26Si l'enjeu,
14:27c'est la souveraineté...
14:27On part de très loin.
14:28Oui, bien sûr,
14:29mais l'enjeu,
14:29c'est à la fois un enjeu
14:30de souveraineté
14:31et un enjeu quand même
14:32de préservation du climat
14:34et donc l'objectif
14:35d'arriver à une neutralité carbone
14:36à horizon 2050.
14:38Ça suppose
14:38qu'on se débarrasse
14:39de notre dépendance
14:40aux énergies fossiles,
14:42fondamentales.
14:42Et si on veut
14:43se débarrasser
14:44des énergies fossiles,
14:45il faut à la fois
14:46du nucléaire
14:47et au Parti communiste,
14:48nous n'avons jamais dévié
14:49de cette voie,
14:49nous avons toujours été
14:50des soutiens du nucléaire
14:51et des renouvelables.
14:52Au nom de quoi
14:53on ferait une croix
14:55sur les énergies renouvelables
14:56alors qu'on a justement
14:58besoin de s'appuyer
14:59sur les deux
14:59et sur le nucléaire
15:00et sur les renouvelables
15:01pour se débarrasser
15:03des énergies fossiles.
15:04Et donc, nous n'avons pas vocation
15:06à faire le choix
15:07entre le nucléaire
15:08et les renouvelables.
15:09C'est absurde de dire ça.
15:10Mais M. Brossard,
15:11comment on faisait ?
15:11Ceux qui disent ça,
15:12simplement,
15:12ceux qui disent ça,
15:15la réalité,
15:16c'est qu'ils veulent
15:16qu'on continue
15:17à s'appuyer
15:17sur les énergies fossiles.
15:18Mais ils veulent
15:18raconter n'importe quoi.
15:20Mais M. Brossard,
15:20la réalité,
15:21c'est que ça vous va très bien
15:23qu'on continue
15:23avec les énergies fossiles
15:24puisque vous contestez
15:26le réchauffement climatique.
15:27Regardez les déclarations
15:28de l'ensemble
15:29de vos générations.
15:30La réponse de M. Nico Alitcher,
15:32il y a un pays qui a misé
15:34totalement sur le renouvelable.
15:35C'est l'Allemagne.
15:36Et le Danemark.
15:38Et ils ont renoncé
15:39à 100% sur le nucléaire.
15:40Vous savez que
15:40la production électrique
15:43allemande
15:43émet 8 fois plus
15:44de gaz à effet de serre
15:45que la production électrique française
15:47parce qu'ils sont dépendants
15:48des énergies fossiles.
15:50Ce qui nous permet
15:50et ce qui nous aurait permis
15:52d'être indépendants,
15:52c'est au moment
15:53où justement,
15:54au début des années 2000,
15:55Dominique Voinet,
15:56dans un gouvernement
15:56que vous avez fait partie,
15:58a voulu abandonner le nucléaire
16:00a voulu abandonner le nucléaire
16:02et bien nous mettre
16:03dans une situation
16:04où nous ne sommes plus souverains
16:05alors qu'on avait cette énergie
16:06qui nous permettait...
16:06Vous expliquez que les rapports
16:07du GIEC étaient caricaturaux.
16:09Mais qu'est-ce que vous racontez ?
16:09Ah si, il y a quelques déclarations
16:11qui traînent
16:11de M. Odejul par exemple.
16:13On s'appuie justement
16:14sur les rapports du GIEC.
16:15On a un peu de mémoire.
16:16Vous savez que le GIEC...
16:17Il y a une mémoire de poisson rouge.
16:18Stop, le mot de la fin
16:19pour M. Nicolich.
16:20Ensuite, j'aimerais...
16:21Non, ce sera pour Victor Hérault d'ailleurs.
16:22J'aimerais qu'on suive...
16:24Finissez votre phrase.
16:25J'aimerais qu'on suive tous
16:26les rapports du GIEC
16:26qui disent que par exemple
16:27on aura moins de vent dans l'avenir
16:28et donc ça sera au détriment
16:29des éoliennes.
16:30Vous y croyez, c'est bien.
16:32Et vous savez que
16:32les rapporteurs du GIEC disent
16:35qu'il est ridicule
16:36de ne pas avoir aujourd'hui
16:37de plan clim
16:37pour faire face justement
16:38au réchauffement climatique.
16:39Il faut à la fois...
16:40Après les apports liés,
16:41vous vous y référez, c'est bien.
16:42À la fois émettre moins de gaz
16:43à effet de serre
16:43mais aussi trouver des solutions
16:45par rapport au réchauffement climatique.
16:46Et l'humain a toujours trouvé
16:48et notamment en France
16:48des solutions à inventer plus que les autres.
16:50Dernier mot sur quand même
16:53ces mesures en direction des Français
16:55sur les prix de l'essence.
16:56Il y a quand même quelque chose
16:57qui ressort de cette prise de parole
16:58du Président de la République.
16:59Il dit qu'on suit attentivement
17:01la situation,
17:01les aides seront prolongées.
17:03Le Premier ministre gère ce dossier.
17:05On a quand même le sentiment
17:06que le statu quo n'est pas possible,
17:09qu'il va falloir encore
17:10passer à la vitesse supérieure.
17:11Il faut passer à la vitesse supérieure,
17:13réaliser quand même
17:14ce qu'était déjà le budget
17:15et ce qu'étaient déjà
17:15les perspectives de Sébastien Lecornu
17:17avant cette crise
17:18ou en tous les cas
17:19avant la manifestation de cette crise
17:20parce que le prix à l'essence augmente,
17:21ça fait quand même belle lorette
17:23qu'il est trop haut pour les Français.
17:25Mais avant cette situation,
17:26déjà la situation était critique
17:28pour Sébastien Lecornu.
17:29Il n'avait pas,
17:29et c'est le mot-clé,
17:30de marge de manœuvre.
17:31Aujourd'hui, il se retrouve
17:31dans une situation encore plus délicate
17:33où il doit dégager encore plus,
17:35soit supprimer davantage de recettes
17:37en baissant les taxes,
17:39soit dégager davantage
17:40de sorties d'argent
17:42que ce soit pour des aides ou autres.
17:44Donc Sébastien Lecornu
17:45se trouve pied et point lié.
17:46D'ailleurs, le Président de la République
17:48lui renvoie la balle,
17:49quelque part,
17:50c'est vis-à-vis de ce budget
17:51qu'il l'assigne à ce budget
17:52en lui disant
17:53qu'il va falloir trouver
17:53des économies supplémentaires
17:55puisque tout ce dont nous discutons
17:56depuis tout à l'heure
17:57doit demander des économies.
17:59Le Rassemblement National
18:00ou le Parti Communiste
18:01se mettent d'accord sur le constat
18:02mais ne proposent pas
18:03les mêmes sources d'économies
18:04ou les mêmes sources de recettes.
18:06D'ailleurs,
18:06sur les énergies renouvelables,
18:08ça demande encore plus
18:09également de recettes
18:10puisque ça demande
18:11de l'investissement,
18:12de la subvention, etc.
18:13Donc tout ça demande
18:14une concertation.
18:15Mais si le pays arrivait
18:16à se mettre d'accord
18:17sur le constat
18:17comme nos deux interlocuteurs
18:19arrivent à se mettre d'accord
18:20sur le constat ce soir,
18:21je pense que les débats
18:22à l'Assemblée Nationale
18:22pourraient arriver
18:23beaucoup plus vite
18:24et le budget
18:24pourrait arriver
18:25beaucoup plus vite
18:26à un consensus.
18:27Merci pour cette conclusion.
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