- il y a 19 minutes
Chaque week-end, Sami Sfaxi vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Alors cette image ce soir en direct qui est extrêmement importante, on part du côté du champ de mars, regardez,
00:06ce sont les pompiers qui sont devant la tour Eiffel
00:10et qui vont justement manifester pendant trois jours. Ils ont ramené d'ailleurs cette réplique d'un Canadair juste derrière
00:17eux pour dénoncer finalement le manque de moyens
00:20et ça rejoint ce qui se passera mardi puisqu'on s'attend à un mardi noir dans la fonction publique.
00:27Voilà, c'est ça aussi, c'est l'accumulation des colères qui est en train d'avoir lieu dans le
00:32pays, surtout les Français.
00:33Je vous le dis avec une très grande simplicité, chaque année on nous annonce des nouveaux Canadair, il n'y
00:37en a pas. C'est 10 ans de macronisme, 3 500 milliards de dettes,
00:411 500 milliards de dettes supplémentaires et malheureusement des services publics à l'os, des services publics que les Français
00:48aiment.
00:48Je pense à l'hôpital, je pense aux services de sécurité, je pense aux pompiers qui sont dans le plus
00:53grand dénouement.
00:54Enfin je veux dire, comment assumer ça ? Moi-même j'ai demandé à ce que l'Union Européenne puisse
00:59prendre le relais avec le dispositif de solidarité européenne
01:02pour que nous puissions y compris avoir des Canadair en France. Il y a trois projets de Canadair et je
01:07m'aperçois qu'il y a beaucoup de blabla
01:10sur les plateaux de télévision. Les Français à chaque fois craignent les méga-feux de l'été et rien n
01:15'avance.
01:15Mais au-delà finalement des pompiers, on sait qu'il y aura d'autres professions qui sont dans la rue,
01:20on sait que mardi ça sera justement Thierry. Vraiment un événement important et qui est redouté par le gouvernement avec,
01:27on le redit, le prix à la pompe, on est toujours à 2,50 euros le litre plafonné, au mieux
01:33à 2,25 euros,
01:36mais on s'approche en tout cas des 2,50 euros.
01:38Donc voilà, il va falloir aussi gérer cette crise-là.
01:41Alors on ne s'approche pas des 2,50 euros, on les a dépassés, je peux vous dire, pour l
01:44'avoir fait le plein aujourd'hui.
01:46Il y a juste un service à Paris, donc il n'y a pas de problème là-dessus.
01:49Mais c'est intéressant de s'arrêter une seconde sur ce mouvement des pompiers,
01:53c'est ce qu'ils appellent eux-mêmes le camp de la révolte.
01:56Quand on arrive à une situation où les pompiers se révoltent pour employer leur propre langage,
02:02ça nous dit effectivement quelque chose de l'état de la société bien au-delà des pompiers, bien sûr.
02:07Et le cœur de leur revendication, c'est ce qu'on va retrouver dans tous les mouvements des prochains jours
02:12et des prochaines semaines, bien sûr.
02:14Ce sont les conditions de travail, ce sont le salaire, c'est le matériel dont ils disposent,
02:19les moyens simplement très concrets qui sont mis à leur disposition pour faire leur boulot.
02:24Leur boulot qu'on leur demande de faire, qui sort de plus en plus, qui s'écarte de plus en
02:28plus,
02:28en tout cas c'est ce qu'ils disent du travail en particulier des pompiers,
02:32puisqu'ils disent de plus en plus, par exemple, on fait le boulot du SAMU et pas le boulot des
02:36pompiers,
02:37qui est quand même a priori, même si on est supposé intervenir en tant que premier secours.
02:42Il manquait des casques, il manquait des masques, il manquait justement...
02:45Et effectivement, il manque beaucoup de matériel.
02:47Et puis il y a aussi quelque chose qu'on a commencé à évoquer au moment des incendies,
02:52mais qui est très présent dans leur revendication à juste titre,
02:55c'est les interrogations, et c'est lié au matériel que vous évoquez, à l'impact sur la santé.
03:00Lorsqu'on intervient sur des incendies, qu'on respire de la fumée pendant des jours et des jours,
03:05est-ce qu'on est vraiment équipé ? Est-ce qu'on a les masques qu'il faut ? Est
03:08-ce qu'on est suivi ?
03:09Donc tout ça nous dit beaucoup à la fois de ce que vivent les pompiers,
03:14et de ce qu'ils ont vécu ces derniers mois,
03:16mais aussi c'est un reflet, encore une fois, du cœur des revendications qui nous attendent.
03:20Mais la journée nationale d'action publique auxquelles se joignent les pompiers, en colère,
03:28c'est une journée qui va être importante.
03:29À Paris, ils attendent pas loin, la préfecture de police s'attend peut-être à 100 000 personnes qui peuvent
03:34manifester.
03:35C'est une grosse journée, ça fait un moment qu'il n'y en a pas eu comme ça.
03:38Et surtout, le mouvement des pompiers qui débute va donner de l'ampleur, en fait.
03:43Ils se raccrochent à ces journées, ça va donner de l'ampleur à la contestation.
03:46Ils sont divisés quand même, les pompiers.
03:48Dans les revendications, il y a ces syndiqués, ils sont assez divisés.
03:52Il y a ceux qui sont maximalistes, qui veulent quasiment un doublement du nombre des pompiers actuels.
03:58Et puis il y a d'autres qui pensent que...
03:59Parce que ce qu'il faut savoir, c'est que les pompiers...
04:01Mais il y a les policiers...
04:03Voilà, exactement.
04:04Ça va faire un peu boule de neige.
04:07Ça peut faire boule de neige, et le gouvernement craint ça.
04:09Attention, parce qu'on va vous taxer de mentor cet été,
04:11quand on a dit qu'il manquait des Canadaires,
04:13il y en a deux qui doivent être livrés, visiblement, en 2028,
04:17deux autres en 2031 ou 2032.
04:19Vous imaginez les durées attendues, parce qu'ils ne sont pas produits sur le sol français.
04:22Donc ça, c'est un vrai sujet, cette souveraineté industrielle que nous, nous défendons.
04:26Mais au-delà des pompiers, je veux dire, c'est toute la fonction publique.
04:29Est-ce que ça ne traduit pas l'impuissance quelque part ?
04:31Moi, j'aime bien être dans le concret.
04:33Quand j'ai entendu, parce que ceux qui en parlent le mieux,
04:35c'est les sapeurs-pompiers, qu'ils soient professionnels ou volontaires,
04:37la réalité, c'est que les cagoules, soi-disant antifeux,
04:39n'étaient pas adaptés pour les méga-feux,
04:41et la longévité, la durée des interventions,
04:43qui, finalement, ne filtraient pas les particules
04:45et ne jouaient pas le rôle qu'on a fait.
04:47Il n'y a pas qu'à attendre les méga-feux cet été pour savoir ça.
04:49Et moi, j'ai entendu, mais peut-être que
04:50M. Judi a eu d'autres syndicats
04:53que je n'ai pas entendus, parce qu'effectivement,
04:55l'actualité est tendance.
04:56Moi, j'ai entendu aussi qu'ils réclamaient des recrutements
04:58pour être suffisamment nombreux.
04:5921 000.
05:01Ils l'ont dit chez M. Muniz.
05:04Mais en fait, après, ils sont un peu divisés entre eux,
05:07mais c'est énorme, en fait.
05:08Ce qu'ils demandent comme nombre de...
05:09Vous avez raison de le rappeler, sur les policiers,
05:11ils ont manifesté, vous l'avez couvert,
05:13puisque moi, j'étais en tant qu'élu,
05:15Rassane Vincent, on a été une quinzaine d'élus pour les soutenir.
05:17C'est dommage, d'ailleurs, que tous les partis n'étaient pas présents.
05:19Il y avait effectivement le parti représenté par vous-même,
05:22devant l'Assemblée.
05:23J'aurais voulu voir des socialistes,
05:24parce que la police, elle appartient à personne,
05:25elle appartient à la nationale.
05:27Mais elle est toujours républicaine,
05:28donc renseignez-vous.
05:29Je crois que vous êtes encore à la télé en noir et blanc,
05:31comme vous le dites.
05:32Mais la réalité, c'est que les policiers et les gens,
05:35quand vous les écoutez,
05:39l'application de la loi que nous avons votée,
05:41cette fameuse d'opni, je termine juste sur ça.
05:43Après, il n'y a plus d'argent, on va vous dire ça.
05:45Les 15 milliards qu'on a votés sur 5 ans,
05:47et je terminerai par là, M. Soexy,
05:48je pense que ça va intéresser vos téléspectateurs.
05:50Aujourd'hui, 90% du budget du ministère à l'intérieur,
05:52enfin, pour la police, c'est la masse salariale.
05:54Vous savez, l'investissement qui sert à faire les commissariats,
05:57les brigades de gendarmerie, acheter des véhicules,
05:58acheter de l'armement, acheter des tenues,
06:00qui est une catastrophe, le marché de la tenue Uniforce,
06:01au passage, c'est un échec en termes de marché de l'habillement,
06:04et bien, c'est moins de 3% du budget.
06:07Donc, vous comprenez pourquoi les policiers
06:09roulent dans des charrettes,
06:10que ce soit des Jumpy, des Berlagos,
06:11pardon, je défends Peugeot et Citroën,
06:12mais face à des grosses cylindrées
06:14qui font des refils d'optempéries,
06:15vous reconnaîtrez qu'entre une BM et un Berlagos,
06:17c'est compliqué de faire respecter la loi
06:19et de protéger les gens.
06:20Donc oui, il y a eu cet effort
06:21qui a été fait sur le renouvellement.
06:23Il faut comprendre que les technos
06:23ont mené le pays dans le mur,
06:24et les technos, c'est Emmanuel Macron,
06:26qui, dans sa application politique,
06:27a fait du mal à nos institutions.
06:29Quand tout le monde est dans la rue,
06:30c'est qu'après, les agriculteurs, les policiers,
06:32les gendarmes, les sapeurs-pompiers,
06:33ça fait quand même du monde.
06:34Prisca Thévenot, c'est ma exprimation là-dessus, justement.
06:36Non, on cherche vraiment une solution,
06:38c'est pas pour vous attaquer personnellement.
06:39Je suis content, en tout cas,
06:40que ça soit très bien.
06:42Et c'est très bien comme ça.
06:46Et les téléspectateurs qui nous regardent
06:47sont très contents de voir, justement,
06:49l'apaisement sur ce plateau,
06:49et j'en suis ravi.
06:51Prisca Thévenot.
06:52Ça continue.
06:53Non, ce que je disais, non.
06:54Effectivement, on peut débattre,
06:55et c'est important qu'on débatte
06:56à la veille d'un moment qui est important
06:58aussi bien pour l'Assemblée
06:59que pour le Sénat renouvelé,
07:01c'est le budget.
07:02Et donc, moi, ce que j'entends,
07:03c'est plutôt rassurant, du coup.
07:05Ça veut dire qu'on n'aura pas de menaces
07:06de censure, de menaces de bordélisation,
07:09de menaces d'empêcher de mener des réformes.
07:11Mais écoutez, parce que c'est ce qu'on vit.
07:13Ben non, mais attendez, moi, je le prends.
07:14Je le prends là pour peut-être content.
07:17Ça fait deux ans à peu près
07:18qu'on a absolument,
07:20avant même que le débat budgétaire
07:21arrive à l'Assemblée nationale,
07:22pas simplement la LFI.
07:24Depuis deux ans, on a la LFI
07:25et le Rassemblement national,
07:27qui, main dans la main,
07:27font quand même une majorité absolue
07:29à l'Assemblée nationale,
07:30qui nous menacent d'enlever des réformes,
07:32la réforme des retraites l'année dernière,
07:33et d'augmenter la fiscalité
07:35pour tous les Français,
07:36sans quoi ils ne sont pas contents.
07:38Donc, moi, ce que je prends là,
07:39peut-être, peut-être,
07:40et vraiment, j'y vais avec un sentiment
07:41d'apaisement et d'optimisme un peu,
07:43ça peut arriver,
07:44mais il faut, on est obligé de l'être.
07:46Sinon, on arrête.
07:47Et c'est pour ça que je dis
07:48que j'espère que pour une fois,
07:50on pourra commencer vraiment le débat
07:51sur des sujets de fond
07:52qu'attendent effectivement
07:53nos forces de l'ordre,
07:55nos forces de secours.
07:56Et là, M. Calfon, je suis désolé,
07:57mais la police est toujours républicaine.
07:58Et oui, quand ils ont défilé
07:59devant l'Assemblée nationale,
08:00j'ai été les voir
08:02parce qu'il est important de les soutenir
08:04et ils portaient des sujets
08:05extrêmement importants et simples.
08:07C'est l'augmentation des moyens
08:08pour qu'ils puissent travailler.
08:09Et nous devons pouvoir y répondre,
08:11franchement, pendant le débat budgétaire
08:13qui va avoir lieu.
08:15Écoutez, les socialistes
08:16ont pris leur responsabilité
08:17dans le dernier budget.
08:19Et cette fois-ci,
08:20ce que je souhaite...
08:21Vous avez fait abandonner
08:21la réforme des retraites.
08:22S'il vous plaît.
08:23Écoutez, vous nous l'avez octroyée
08:24parce qu'on a sorti 600 000 personnes
08:26de travailler plus longtemps
08:27avec le dos cassé.
08:28Regardez l'état de la dette au milieu.
08:31Si vous commencez la discussion budgétaire
08:34comme ça, vous ne risquez pas
08:36de trouver les sociétés.
08:36La réalité, c'est que sans le Parti Socialiste,
08:38le budget, c'est ça qui va se passer.
08:38C'est juste la réalité.
08:39Mais on aurait pu faire autre chose
08:40que simplement...
08:41Oui, mais ça va se passer.
08:41Si vous n'êtes pas content
08:42de faire les compromis
08:43issus de ce que les gens votent...
08:45On a fait des compromis...
08:46Alors, M. Calfond, pour le coup,
08:47on a fait des compromis...
08:48Nous, on a fait des compromis...
08:51C'est au tour de François Calfond.
08:52C'est au tour de François Calfond.
08:53L'adoption du budget ne vous intéresse pas.
08:56Moi, si.
08:56C'est à votre tour.
08:57Allez-y.
08:58Donc, les choses sont pour nous
08:59extrêmement simples.
09:00Les choses sont extrêmement simples.
09:02Il y a un climat, finalement,
09:04de fronde
09:05qui est tout à fait justifié.
09:06On a parlé des pompiers,
09:07on a parlé des agriculteurs.
09:09Il n'y aura aucune mesure
09:10chez nous
09:10que nous soutiendrons
09:12et qui, finalement, rendront la vie
09:13plus dure pour les catégories populaires.
09:15Et ça, ça veut dire quoi ?
09:16Je prends un élément
09:17qui a été avancé ce matin,
09:18je crois, par le Premier ministre.
09:20Ça veut dire que, par exemple,
09:21dans les 211 milliards
09:22de cadeaux fiscaux
09:23qui sont faits aux entreprises,
09:25il va falloir un petit peu raboter.
09:26Parce que, je vous donne un exemple
09:28sur les allégements
09:29de cotisations sociales
09:30au-delà de un sismique,
09:31ça coûte 15 milliards d'euros.
09:33J'ai entendu tout à l'heure
09:34le Premier ministre expliquer
09:35ou dans une déclaration
09:37qu'il fallait aller regarder
09:38aussi de ce côté-là
09:40des exonérations faites
09:41aux entreprises.
09:42Pour avoir un peu plus de net
09:43pour les employés.
09:45Nous, on a une proposition,
09:46Raphaël Guzman a une proposition
09:48présidentielle
09:48qui consiste à, finalement,
09:50prendre sur les méga héritages
09:51pour rendre du salaire net.
09:52Oui, c'est important.
09:54Mais je constate simplement
09:55que dans tout ce quinquennat,
09:56il y a eu des allégements fiscaux
09:58extrêmement importants
09:59qui ont été faits
10:00à l'endroit de ceux qui y avaient.
10:02Et pour ceux qui sont fonctionnaires
10:03et pour ceux qui sont les bas salaires,
10:05la vie est extrêmement difficile.
10:06Est-ce que vous allez censurer, alors ?
10:08Parce que, bon...
10:08Moi, je viens de vous dire...
10:09Oui, c'est tout ça pour...
10:11Il y a un débat.
10:11Il y a un débat au sein
10:12du Parti Socialiste.
10:13Voilà.
10:14D'accord, mais vous savez,
10:15c'est un parti démocratique.
10:16Je sais que ça vous...
10:17Mais c'est bien l'avoir dit à l'épreuve.
10:17Ça vous surprend,
10:18comme les lapins pris
10:20dans les phares d'une voiture ?
10:21François Calcon, il y a quand même
10:22un changement par rapport
10:22à l'année dernière.
10:23Oui, c'est vrai.
10:24Par la voix d'Arthur Delaporte,
10:25j'ai entendu...
10:25L'année dernière, la doctrine,
10:26c'était mieux vaut un budget amendé.
10:36Le président de groupe Boris...
10:37Et donc, tout ce qu'il vient
10:38de dire avant ne compte pas.
10:39Et j'ai vu que le président de groupe
10:41soit en fait de la polémique,
10:42soit ça intéresse d'avoir un budget ou pas.
10:44Non, non, non.
10:44C'est un vrai débat,
10:45M. Calcon.
10:46Je crois que c'est un vrai débat.
10:48À publier un certain...
10:49Un discours de la méthode
10:50et des conditions
10:51qui revient à ce que je dis.
10:53S'il y a de la solidarité,
10:54s'il y a du retour
10:56pour les fonctionnaires,
10:57s'il y a du retour
10:58pour le pouvoir d'achat
10:58et qu'on sait prendre l'argent
11:00là où il est
11:00dans le cadre d'un compromis...
11:01Si c'est un budget socialiste,
11:02vous le votez.
11:03Donc, il n'y a pas de compromis.
11:05En fait...
11:05C'est tout, vous savez.
11:06Allez expliquer.
11:09Allez expliquer aux Français
11:10qui payent leur licence
11:112 ans ou 5 ans.
11:12Allez expliquer aux fonctionnaires
11:14que quand on leur donne un peu,
11:15c'est le socialisme.
11:16Moi, j'aimerais que ce soit le socialisme.
11:18Juste un peu de rééquilibre.
11:19François Capron, vous citez
11:20Raphaël Glucksmann.
11:21Moi, si j'ai bien lu
11:23Olivier Ford
11:24dans la tribune dimanche ce matin...
11:25Pour comprendre Raphaël Glucksmann,
11:27il ne faut pas lire Olivier Ford, je pense.
11:29Non, mais on a l'écart.
11:30Jusqu'à preuve du contraire.
11:31Recomprendre aussi.
11:31Jusqu'à preuve du contraire,
11:32Olivier Ford,
11:33premier secrétaire du PS
11:34et député socialiste.
11:36Il siège à l'Assemblée nationale
11:37et il ne prend pas vraiment le chemin
11:38d'aller vers un compromis
11:40avec le Premier ministre.
11:41Vous faites bien m'interpeller.
11:42Et il met la barre à un niveau
11:43qui me laisse penser que...
11:45Moi, j'ai lu ça
11:45dans un excellent journal
11:46qui s'appelle
11:47La Tribune d'Ivoire.
11:47Et moi, il va l'eau également.
11:48Et j'attends de voir,
11:49et j'attends de voir,
11:50puisqu'il y a eu un débat
11:50l'an dernier
11:51au sein du groupe socialiste,
11:52j'attends de voir
11:53la décision qui sera prise.
11:54Moi, je souhaite que...
11:55Monsieur Calfon,
11:56on peut...
11:57Non, mais c'est un vrai débat.
11:58C'est avec plaisir.
11:58Par rapport à ce qui s'est passé
11:59l'année dernière,
12:00le seul et unique groupe
12:01qui a accepté de faire du compromis
12:02pendant le budget,
12:02c'est le mien.
12:03Parce que tout ce qui a été...
12:05Je vous le dis,
12:06en fait, je vous le dis
12:07parce que vous n'êtes pas
12:07à l'Assemblée nationale,
12:08vous êtes au Sénat.
12:09Et donc, je vais vous traduire un peu...
12:09Non, je suis au Parlement européen,
12:10mais je m'intéresse à l'actualité
12:11de mon pays.
12:11Vous étiez au Sénat avant.
12:13C'est encore plus loin.
12:13Et donc, c'est peut-être pour ça
12:15que vous avez un mauvais éclairage,
12:16mais je suis là pour...
12:17On est là pour en parler.
12:18Tout ce qui a été mis
12:19dans le budget l'année dernière
12:21étaient strictement
12:22les demandes du Parti Socialiste.
12:23C'est vrai.
12:24S'il n'y avait pas
12:24la moindre virgule copié-collé,
12:27c'était censure
12:27et c'était rejet du budget.
12:28Vous faites le budget avec le RN
12:29ou avec nous ?
12:29Donc ça ne s'appelle pas...
12:30Oui, mais ça marche.
12:31La situation, c'est ça.
12:32Oui, mais ça marche.
12:32C'est exactement ça.
12:33C'est soit ça, soit la censure.
12:35C'est ce que le budget
12:36c'est le Parti Socialiste.
12:37Moi, je préfère qu'on fasse
12:38un budget au regard
12:39de l'Assemblée Nationale
12:40telle qu'elle existe aujourd'hui,
12:41c'est-à-dire une Assemblée Nationale
12:43plurielle, diverse,
12:44mais personne, nous ne vous non plus.
12:45Ça va être un budget un peu au rabais.
12:47On n'a pas de majorité.
12:48D'abord, c'est un budget réversible,
12:51a dit Sybastien Lecornu.
12:52Qu'est-ce que ça veut dire ?
12:53C'est un budget pour six mois.
12:54C'est un budget pour six mois.
12:56Il faut un budget.
12:57Pourquoi ?
12:57Parce que le président
12:59ou la présidente qui arrivera
13:00voudra faire un budget rectificatif
13:02s'il y a une loi spéciale.
13:03Il n'y aura pas de budget rectificatif
13:07à part Jean-Luc Mélenchon
13:08qui dit on va y aller,
13:10tout ça, on fera, on fera.
13:11Non, il ne fera pas.
13:13Il a besoin aussi d'un budget.
13:15Et donc, on voit bien que
13:16du côté du Rassemblement National,
13:18Marine Le Pen a assoupli sa position
13:19et peut laisser passer le budget.
13:22On va dire qu'elle ne votera pas pour.
13:23Ce n'est pas du tout ça.
13:24Mais son intérêt, c'est quand même
13:25que ça se fasse
13:26et envoyer au passage un signal
13:28vers nos créanciers
13:28qui quand même nous permettent
13:29d'avoir l'argent suffisant
13:31pour faire vivre l'État chaque année.
13:3330 milliards par an.
13:34Exactement.
13:34Donc oui, c'est plutôt la solution.
13:36Et on voit bien que du côté
13:37du Parti Socialiste,
13:38pas de bol avec le calendrier.
13:39La primaire a lieu en pleine discussion
13:44budgétaire.
13:44Et donc ça, ça empêche.
13:46La démarche, c'est toujours.
13:47Ça empêche tout d'accord.
13:49Ça empêche pour l'instant.
13:50Quand c'est le tableau candidat,
13:51c'est un choix entre Jean-Luc et Mélanie.
13:52La vérité, c'est plus la vérité.
13:54C'est qu'il faut 70 jours.
13:56La discussion budgétaire va durer 70 jours.
13:57Et au bout de 70 jours,
13:59on constatera qu'il n'y a pas de budget.
14:00Vous voyez à caisser, Thierry.
14:02Oui, parce que c'est effectivement
14:04un budget qui a la particularité
14:06d'être un budget réversible,
14:08comme l'a dit Bruno.
14:08Et donc, en fait,
14:11chaque position de chaque groupe
14:12sera prise en fonction
14:14de qu'est-ce qui est d'un côté
14:16acceptable pour mon électorat
14:18et en fonction de mes positions.
14:19Et de l'autre,
14:21ce n'est pas mon intérêt
14:22de faire capoter le processus
14:23parce que j'ai besoin,
14:24effectivement,
14:25d'un budget plutôt qu'une loi spéciale.
14:27parce que je veux pouvoir,
14:29après l'élection présidentielle,
14:31avoir la main sur une loi de finances.
14:33On va perdre de temps.
14:34Et pour avoir la main
14:35dès le lendemain des législatives,
14:39en l'occurrence,
14:39plutôt que de la présidentielle,
14:42il faut que ce budget passe.
14:44Et ça...
14:45Mais est-ce que, par exemple,
14:46la base électorale
14:47du Rassemblement National
14:48ou des socialistes
14:48pourrait reprocher
14:49à tel ou tel groupe politique
14:52à l'Assemblée
14:52de finalement voter un budget,
14:54en tout cas,
14:55de ne pas le censurer
14:56en avant d'avoir deux choses.
14:59Un, ils ne le voteront pas.
15:00Ils ne le voteront pas.
15:01S'abstenir,
15:02ce n'est pas la même chose
15:05que voter la structure.
15:06Et ça n'a pas le même sens.
15:08Et ensuite,
15:10oui, dans une certaine mesure,
15:11on peut reprocher
15:12de laisser passer
15:12un budget entre guillemets
15:13Macroniste.
15:14Mais on peut aussi,
15:15Samy,
15:16on peut aussi,
15:16Samy,
15:17reprocher d'avoir planté
15:18le processus
15:19et de créer
15:20le bazar
15:22pour rester poli
15:23parce que la France
15:23se retrouve sans budget.
15:24Sur les marchés,
15:25sur les marchés financiers.
15:27Donc, il y a aussi
15:27un enjeu de responsabilité.
15:29Je pense, Thierry,
15:29qu'il y a une ligne rouge
15:30et sans doute
15:30que ce sera celle
15:31qui sera aussi,
15:33en tout cas sûrement
15:33celle du Rassemblement National.
15:35On verra pour le Parti Socialiste
15:36mais le Parti Socialiste
15:36est engagé dans autre chose.
15:37C'est l'affaire
15:38de la désindexation
15:39des retraites.
15:40Des retraites, oui.
15:41Ça, c'est sûr.
15:41Mais c'est sûr que là,
15:42pour le coup,
15:43c'est le chiffon rouge.
15:45C'est quand même important.
15:46Je trouve qu'on n'en parle pas assez.
15:47Vous avez vu que pour les...
15:48Parce que le gouvernement,
15:49M. Lescure,
15:49le ministre de l'économie,
15:50ou même M. Lecornu,
15:51il dit qu'on ne touchera pas
15:51aux petits retraités.
15:53Mais 1260 euros
15:54à 2049 euros,
15:55ils vont sous-indexer
15:57par rapport à l'inflation
15:58les pensions.
15:59Donc, ça veut dire que déjà
16:00qu'ils gagnent des clopinettes,
16:01certains retraités.
16:02Mais en plus,
16:03je vous parle des retraités.
16:041260 euros jusqu'à 2049 euros,
16:06ne faites pas l'offense
16:06comme M. Lescure,
16:07de dire qu'on est bien.
16:072000 euros de pensions
16:08en plus du patrimoine
16:10qu'on a accumulé sur 40 ans,
16:11c'est pas mal.
16:12Ça ne vous ressemble pas mal.
16:12M. Le Héro,
16:12c'est que j'ai dit
16:131200 à 2000 euros.
16:15Et en fait,
16:16ce sera un décret
16:17qui va déterminer
16:17des techniques,
16:18un coefficient.
16:19Donc, un décret,
16:20c'est le gouvernement
16:20qui le publie,
16:21vous le savez.
16:21Donc, c'est le gouvernement
16:22qui va décider, en fait,
16:23de comment va progresser
16:24les pensions
16:25de ces petits retraités
16:26sans mépris,
16:27évidemment,
16:27parce que nous,
16:28on veut les défendre.
16:28Mais ce que dit le président,
16:30tout le monde va devoir contribuer.
16:31La raison, M. Jeudy,
16:32c'est que Marine Le Pen
16:33l'a dit à nos universités
16:34d'été au Touquet,
16:35c'est que si on inspire,
16:37et c'est notre but,
16:37évidemment,
16:38je suis un peu ironique
16:38à vouloir être aux responsabilités,
16:40et je voulais compléter
16:41un autre propos,
16:42c'est que si c'est une loi spéciale,
16:43il faut tout recommencer
16:44quand l'Assemblée
16:45va être réélue
16:46et renouvelée
16:46mi-2027,
16:48ça nous mène fin 2027
16:49et après,
16:49il faut repréparer
16:55on va défendre nos idées,
16:56et Mme Tévenot
16:56pourra revoir,
16:57parce qu'elle le sait bien,
16:59elle pourra revoir
17:00qu'on a des contre-budgets,
17:02il ne faut pas nous l'enlever
17:02qu'on propose chaque année,
17:03que vous soyez d'accord ou pas,
17:04ça c'est votre droit,
17:04mais on propose un contre-budget
17:05chaque année,
17:06on va le reproposer
17:06dans quelques semaines
17:07avec Marine Le Pen,
17:08gendarme d'Ardela,
17:08Jean-Philippe Tanguy,
17:09mais la réalité,
17:10c'est qu'on va tout faire
17:12pour être constructif
17:13comme on le fait habituellement,
17:14mais il faut aussi penser
17:15à la suite
17:15et il faut penser
17:16à l'intérêt du pays,
17:17et vraiment,
17:17c'est ce,
17:18nous,
17:18à quoi nous pensons,
17:19réellement,
17:19vraiment,
17:20et je pense que dans nos votes,
17:21vous parlez de notre bilan
17:22et j'en termine là,
17:23c'est vraiment
17:23ce que nos votes montrent,
17:25ça nous arrivait
17:26de voter des choses
17:26des macronistes,
17:28des propositions de loi,
17:28des projets de loi
17:29qui allaient dans le sens des Français
17:30sur lesquels on ne peut pas
17:31se payer le luxe
17:31d'attendre une prochaine élection.
17:33Les impôts,
17:34madame,
17:34on a proposé 57 milliards d'économies
17:36que vous n'avez pas voulu faire
17:37sur la mauvaise dépense.
17:38Avec la LFI,
17:39ça vous gêne à chaque fois
17:39qu'on le dit,
17:39mais c'est la réalité.
17:40En revanche,
17:41le vrai sujet que vous venez de dire,
17:42M. Vallée,
17:43c'est effectivement important.
17:44Là,
17:44ce que j'entends,
17:45a priori,
17:46c'est que le Rassemblement National,
17:47a priori,
17:48le Rassemblement National
17:49ne censurera pas
17:51le gouvernement.
17:51Je le dis encore une fois,
17:52a priori,
17:54je n'en suis pas d'avenir,
17:56et c'est le choix
17:57de votre famille politique
17:58parce que c'est vrai
17:59que c'est un budget
17:59pour six mois
18:00et le pire des budgets,
18:01c'est celui qu'on n'aurait pas
18:02pour toutes les raisons
18:02qu'on a invoquées tout à l'heure,
18:04notamment nos forces de l'ordre,
18:07les services...
18:08Tous ceux que M. Calfon
18:10ont cité tout à l'heure.
18:11Maintenant,
18:11la question,
18:12c'est et après ?
18:13Parce que c'est bien
18:13de le dire pour six mois,
18:14mais après.
18:15Et la question que je repose,
18:16par exemple,
18:16pour les retraités,
18:17c'est vous allez faire quoi après ?
18:18Vous allez aller sur votre système
18:19de retraite tel que
18:20Jean-Luc Mélenchon le veut
18:21à 60 ou 62 ans
18:22et là,
18:22vous plantez le financement
18:23de notre...
18:24Mais non,
18:25mais en fait,
18:25M. Stéphane,
18:25vous avez réussi...
18:27C'est vrai que sur ça,
18:30vous êtes d'accord,
18:31vous avez un point commentaire.
18:31Vous parlez du côté des Français,
18:33vous êtes du côté de ceux
18:34qui regardent des marchés
18:36et regardent des Français
18:36et c'est ce qui explique
18:39l'échec de vos politiques
18:40qu'au bout de 10 ans,
18:41vous pouvez faire des karaokés,
18:44honnêtement,
18:44vous avez une voix de barrage
18:45un peu comme...
18:46Oh, mais il ne vous a pas coupé, là !
18:47Non, mais...
18:48Non, mais M. Téphane,
18:49on m'interrogeait
18:49sur la réforme des retraites.
18:50Oui, mais il ne veut pas
18:51qu'on débatte.
18:52Non, mais c'est vrai,
18:52un dialogue,
18:53c'est...
18:53Une force qui ne gouverne pas,
18:55une force qui...
18:56Vous êtes bien loin de gouverner,
18:58soyez modestes.
18:59Non, mais allez-y,
19:00après...
19:00Non, mais M. Téphane,
19:01je réponds à la réforme
19:01parce qu'elle m'interrogeait,
19:02j'avais l'impression que c'était...
19:03Oui, oui, non, mais c'est vrai.
19:04J'ai fait juste de répondre.
19:05Et je vais même répondre vite.
19:06Oui, on fait le choix,
19:07vous avez fait le choix
19:08de vous dépenser de l'argent
19:09sur d'autres sujets.
19:10Nous, on fait le choix
19:11de dépenser de l'argent
19:12pour les gens qui ont commencé
19:13à travailler de 20 ans
19:14qui ont 40 annuités.
19:15Mais on l'a déjà dit,
19:16la spéculation,
19:17c'est 12 milliards.
19:18Mais quand j'aurai le droit
19:20de parler,
19:21quand vous me le donnerez...
19:22Si vous voulez bien laisser finir,
19:23tu vas aller,
19:23et après, je vous donne la parole.
19:24Non, mais moi,
19:25je réponds juste aux questions
19:26parce que le petit idée
19:27qui est pour dire
19:28qu'ils n'ont pas d'idée de financement,
19:29on a fait un contre-budget
19:30l'année dernière,
19:30on va le mettre à jour
19:31parce qu'avec vos nagris,
19:32vous augmentez la dette.
19:34Par exemple,
19:35c'est 12 milliards...
19:35Madame, vous avez posé une question.
19:36Non, non, la nagri,
19:37c'est la 1 400 milliards de dette
19:39que vous avez faite
19:39avec M. Macron en 10 ans.
19:40Je sais que ça,
19:41ça vous gêne par contre,
19:42mais il va falloir l'assumer.
19:42Non, on a protégé les Français
19:44pendant l'inflation,
19:44on a protégé les Français
19:45et on a à genoux
19:46dans les Français
19:46dont la moitié sont étrangers.
19:48J'avais pas ça sur les Français.
19:49Et regardez ce qui a été demandé
19:49pour le Rassemblement national
19:51pendant toutes ces périodes-là,
19:52c'est plus, plus, plus, plus
19:53et encore plus de dépenses.
19:54Madame, si vous avez écouté
19:55M. Thévenot,
19:56si on a fait des économies
19:57sur l'immigration,
19:58mais sur les retraites,
19:59c'est pas un débat
20:00entre le R.A. et les Renaissance.
20:02Nous assumons
20:02que les gens qui sont cassés
20:04par travail à l'âge de 20 ans
20:05puissent partir
20:06par la lutte contre la spéculation,
20:08par la lutte contre les dépenses
20:09et l'immigration,
20:10par les agences sunnatives.
20:11Ils m'ont épuisé, là,
20:12tous les deux.
20:13Allez-y, mais c'est normal,
20:13il est 23h43.
20:15Il met bien, ce budget.
20:16Une tisane au ligne
20:17sur les 40 ans.
20:18Vous êtes d'accord ?
20:19Quand je parle pas
20:20avant de l'en approcher,
20:20quand je vous attends
20:21le calme, on l'a pas.
20:22Vous êtes d'accord sur les 60 ans ?
20:23Il a dit la même chose
20:24que vous sur les retraites.
20:25Vous sur la retraite,
20:26vous êtes d'accord avec M. Calfour ?
20:26Oui, d'accord.
20:27On va bien dormir.
20:28Vous êtes d'accord avec M. R.A. sur les retraites.
20:29Allez-y, François Calfour.
20:30C'est de ma faute.
20:32C'est de ma faute.
20:41dans son premier quinquennat
20:42et qu'il n'avait pas réussi
20:43à faire entendre
20:44sa seconde réforme
20:45dans le second quinquennat.
20:47Ensuite, nous,
20:48nous avions demandé
20:49qu'il y ait une conciliation.
20:50C'est comme ça
20:51qu'il y a eu le conclave.
20:52Le MEDEF a refusé,
20:54pensant qu'il aurait
20:55une meilleure Assemblée nationale
20:56et un meilleur pouvoir
20:57en lien avec vous,
20:58ce conclave.
20:58Nous, nous souhaitons
20:59qu'il y ait les compromis nécessaires.
21:02La vérité de votre système,
21:04c'était tout simplement
21:05qu'il était inégalitaire.
21:06Vous proposez quoi, vous ?
21:09Nous proposons, par exemple,
21:10de quitter l'âge de référence,
21:12de prendre en compte,
21:13finalement,
21:14la durée de cotisation.
21:15Ça, c'est quelque chose
21:16qui compte.
21:17Ça peut être...
21:18Pardon ?
21:19Combien d'annuités ?
21:20Parce que nous, on est clair.
21:21Nous, c'est 60 ans
21:22avec 40 annuités
21:23avant de 20 ans.
21:24Et c'est 42 annuités.
21:25On ne va pas trop entrer
21:26dans la technique.
21:28Quand on n'est pas technique,
21:29on dit qu'on est charlaté.
21:30Et quand je suis technique,
21:31on nous dit qu'on est trop technique.
21:32C'est la semaine.
21:33Moi, j'ai rien dit.
21:35Je veux juste...
21:36Dans les deux cas,
21:37je ne suis pas financé.
21:38Dans les deux cas,
21:39on reste...
21:42Dans les deux cas,
21:43on reste un pays
21:44qui croit
21:44qu'on peut continuer
21:45à avoir la retraite
21:46à 60 J.
21:47Mais ça ne fonctionne pas.
21:49Je vous dis
21:50que ça ne fonctionne pas.
21:51Je termine juste.
21:52La démographie française
21:54fait que ça ne fonctionne pas
21:55à 62 ans.
21:56Vous regardez
21:56ce qui se passe
21:57dans tous les pays.
21:58Pourquoi on serait différent
21:59des Allemands ?
21:59Pourquoi on serait différent
22:00des Italiens ?
22:02Je pense qu'il faut...
22:05Il faut aller au moins
22:07à 64 ou 65 ans
22:08pour que...
22:10La vérité...
22:11Je le dis d'une phrase.
22:12Il faut le permettre...
22:13Et après,
22:13on passe à autre chose.
22:14Une phrase.
22:15Vous êtes d'accord
22:15qu'on doit partir tôt ?
22:16On va partir 62 ans.
22:17Ce n'est pas des débats
22:18comme ça au tournatable.
22:20La vérité est toute simple.
22:21C'est qu'il y avait
22:21une réforme des retraites
22:23qui courait,
22:23qu'on pouvait même accélérer.
22:25Il s'appelle
22:25la réforme touraine
22:26qui fonctionnait
22:27extrêmement bien.
22:28Il y a eu
22:28un premier quinquennat
22:31avec finalement
22:32une retraite à points
22:33qui n'a pas fonctionné.
22:34Et on en est revenu
22:35à un système
22:35profondément inégalitaire.
22:36Il faut...
22:38Ça a été dit.
22:38Moi, je pense qu'il faut
22:39reprendre l'ouvrage
22:40sur le métier
22:41notamment de la capitalisation
22:43mutualisée.
22:44Ça s'appelle
22:44le fonds de réserve
22:45des retraites
22:46mis en place
22:46par Lionel Jospin.
22:47M. Sarkozy l'a vidé.
22:49On aurait pu avoir
22:50une deuxième jambe
22:51qui distribuerait
22:52jusqu'à 200 milliards d'euros
22:54qui serait capitalisée
22:56à 200 milliards d'euros.
22:58Et enfin...
22:59Je ne sais pas à quel âge
23:00on parle avec M. Kleber.
23:01Je vous réponds
23:03que pour les quartiers longues
23:04et la pénibilité
23:05c'est 60 ans.
23:06Comme nous alors.
23:07Information.
23:08Pour tout le monde.