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  • il y a 13 minutes
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.

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Transcription
00:00On va maintenant revenir à notre rubrique habituelle du soir, c'est le signé Consigny.
00:05Avec Charles Consigny ce soir, bonsoir Charles.
00:07Bonsoir.
00:08Bonsoir Laure Lavalette, vous êtes député Rassemblement National du Var.
00:11On va reparler notamment du dossier Jordan Bardella,
00:14parce que c'est le président de la République qu'il a évoqué aujourd'hui,
00:18alors qu'il était en déplacement en Espagne.
00:20La tradition veut que normalement, quand on est en déplacement,
00:23un chef de l'État ne parle pas des affaires françaises.
00:25Mais là, il a évoqué le cas Bardella.
00:29Les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables.
00:33Et ils ne souffrent pas quelque commentaire que ce soit.
00:37Ils appellent à la condamnation la plus extrême.
00:38Ce n'est pas la République.
00:40Et la deuxième chose, ils impliquent que les responsables clarifient.
00:46Voilà, c'est le rôle des responsables politiques.
00:49Qu'ils clarifient la ligne, les mots,
00:52et les gens qui sont dans leur parti peuvent prononcer telle chose.
00:57– Voilà, des révélations gravissimes, dit le président de la République,
01:02le Rassemblement national qui fait bloc derrière Jordan Bardella.
01:05Une imprudence de la part du RN ou pas, Charles Consigny, selon vous ?
01:08– On verra.
01:09Moi, je ne veux pas porter atteinte à la présomption d'innocence…
01:12– Vous êtes avocat, je le rappelle.
01:13– …de Jordan Bardella.
01:15J'attends de voir ce que va dire Mediapart.
01:18Simplement, si on essaye d'être objectif et factuel,
01:21il est rare que Mediapart s'avance sans avoir d'éléments à peu près sérieux
01:27à mettre en avant.
01:29Ils ont dit qu'ils allaient les diffuser très prochainement.
01:33– Ça serait bien que ça arrive vite.
01:34– Je peux comprendre qu'on ne goûte pas, outre mesure,
01:36leur pratique consistant à faire des feuilletons.
01:39C'est quelque chose dont ils sont très fiers,
01:41qu'ils ont théorisé, etc.
01:42Première lame, deuxième lame, troisième lame.
01:45Je peux comprendre qu'on n'aime pas la méthode.
01:48Simplement, ce que je lis maintenant, ici et là,
01:51c'est aussi l'influence d'Alain Soral sur toute une jeunesse
01:58du Rassemblement national, à l'époque du Front national,
02:00parce qu'Alain Soral leur donnait des clés de lecture du monde,
02:04une certaine radicalité, les nourrissait, entre guillemets,
02:11intellectuellement, avec parfois le pire,
02:14parfois des choses à peu près neutres,
02:16comme Jean-Claude Michéa, etc.,
02:17un certain nombre d'intellectuels qui étaient très à la mode
02:20à une certaine époque, qui sont plutôt contre la mondialisation,
02:23assez nationalistes, etc., qui parfois même étaient classés à gauche,
02:27mais aussi avec des gens dont on comprend qu'au sein de ce forum
02:30qui était cette communauté existant autour d'Alain Soral,
02:33il y avait quand même pas mal d'antisémites,
02:36jusqu'à d'ailleurs des gens dont Bardella est resté proche,
02:39et ça, c'est quand même assez documenté,
02:41notamment Frédéric Chatillon et tous les anciens du GUD.
02:44Bon, GUD, qui était ce groupuscule assez présent
02:48dans certaines universités, qui était un groupuscule d'extrême droite.
02:52Donc, voilà, moi j'ai plutôt tendance, à titre personnel,
02:55sous réserve de ce qui va être présenté par Mediapart,
03:00j'ai plutôt tendance à croire ce qu'ils disent,
03:02et encore une fois, comme j'ai pu le dire hier,
03:05je pense que, même si je comprends que ce soit compliqué dans sa position,
03:09à mon sens, il aurait presque mieux fait d'assumer
03:11et de mettre ça sur le coup d'une erreur de jeunesse.
03:13Il a changé.
03:14Même si je comprends que ce soit suffisamment grave
03:17pour qu'on n'ait pas envie de l'assumer.
03:18Alors là, va être.
03:19Déjà, pour revenir sur Emmanuel Macron, je me dis,
03:21il n'aura jamais loupé une occasion de rabaisser la fonction,
03:23c'est quand même hallucinant.
03:25On est en train de parler d'une manipulation, d'un faux grossier,
03:28et Emmanuel Macron, à l'étranger, s'abaisse.
03:30On va parler de ça, ça me paraît complètement lunaire,
03:33mais bon, on avait déjà eu Macron et Carlito,
03:34on a l'habitude quand même qu'il rabaisse cette fonction présidentielle.
03:38Il faut que les gens qui nous écoutent comprennent bien
03:40que Mediapart, ce n'est pas un média classique,
03:42c'est une officine d'extrême-gauche,
03:43ce sont nos adversaires politiques,
03:45ils ne s'en cachent pas, ils le disent.
03:47On sait bien, évidemment, qu'ils nous combattent.
03:49Ils nous combattent à un moment, évidemment,
03:51où on est quand même aux portes, j'allais dire, du pouvoir,
03:53même si on regarde avec beaucoup d'humilité.
03:55Ils ont attaqué tous les bords politiques avec des révélations, quand même.
03:58Alors, nous, quand même, on ramasse ça mal, quand même, avec Mediapart.
04:00C'est eux qui ont sorti Kaisak.
04:01On est vraiment, c'est vrai, quand vous regardez ces sondages,
04:04et encore une fois, on les regarde avec beaucoup d'humilité,
04:05ça n'est que la photo à un moment précis,
04:06mais pour l'instant, on est favoris, j'allais dire, du scrutin.
04:09Et ce sont des gens d'extrême-gauche pour qui la faim justifie les moyens.
04:12Donc, ils sont prêts à tout à salir,
04:14comme les Jordans qui viennent de sortir sur X.
04:15Vous les qualifiez d'extrême-gauche, ce sont des journalistes.
04:18Non, je ne pense pas que ce soit des journalistes.
04:20Et je pense qu'ils sont véritablement d'extrême-gauche.
04:21Je vous rappelle que deux de leurs pseudo-journalistes
04:24ont été condamnés parce qu'ils ont financé le djihadisme.
04:28Enfin, c'est quand même absolument hallucinant
04:30de tenir cas de cette officine.
04:34Elle le dit, ce sont nos adversaires politiques.
04:37Il y a eu un certain nombre de précédents
04:38où leurs informations se sont avérées tout à fait exactes.
04:42Et il est rare, quand même, qu'ils se soient avancés comme ça
04:45sans avoir un peu de biscuits.
04:47Mais je pense que la période est différente.
04:48Je pense que là, il y a une espèce de fébrilité
04:50chez nos adversaires politiques qui sentent bien
04:52qu'on est là pour renverser la table,
04:53pour reprendre en main notre politique migratoire,
04:55la sécurité, s'occuper des problèmes des Français.
04:57– Média Park promet de publier les preuves de ce qu'ils avancent.
05:00– Écoutez, nous attaquerons en faux.
05:01Jordan Bardella n'a pas tenu ces propos-là.
05:03Donc, nous saisirons la justice.
05:04– Donc, vous êtes persuadée que ce qui sera publié…
05:05– Je suis persuadée que c'est du faux.
05:07De deux choses l'une, soit Média Park produit des faux eux-mêmes.
05:11Et à ce moment-là, ça sortira de cette épreuve difficile.
05:13– Il y a l'intérêt de Média Park de fabriquer des faux.
05:15– Mais simplement nous salir.
05:17– Non, mais ils peuvent être instrumentalisés.
05:22La question…
05:23– Et la deuxième option, M. Consigny,
05:26serait qu'effectivement qu'ils soient instrumentalisés
05:28à leur insu et évidemment…
05:29– Si j'en crois ce que dit Mme Lavalette,
05:32quelqu'un qui aurait intérêt à faire tomber Bardella,
05:35on ne voit pas honnêtement, vu qu'il n'est pas candidat,
05:38on ne voit pas très bien qui, à part quelqu'un
05:39qui serait en rivalité avec lui au RN.
05:42Donc ce serait quelqu'un…
05:43– C'est un fantasme, M. Consigny.
05:44– On ne voit pas qui…
05:45Il n'est pas candidat,
05:46donc ce n'est pas un adversaire politique a priori.
05:49– Derrière Bardella, c'est les 11 millions de Français
05:51et plus qui sont visés, M. Consigny.
05:54Ce n'est pas que la personne de Bardella.
05:56Bardella est le point d'entrée pour nuire à notre famille politique.
06:01Si, parce que, encore une fois,
06:02je pense que le 18 avril et le 2 mai,
06:04nous avons toutes les chances de renverser la table.
06:07– De là, fabriquer toutes pièces des mails et des messages.
06:08Ce que je vois, c'est quand même tout ça est assez corroboré.
06:10Et je ne sais pas si vous avez lu ce qu'a dit Julien Rochdy,
06:12qui a été membre du RN, je crois, à une certaine époque.
06:15Il a expliqué qu'en fait, c'était malheureusement très banal
06:19au Front National puis Rassemblement National
06:21d'avoir des jeunes qui baignaient dans ces sphères assez radicales.
06:26Et en réalité, c'est l'histoire du parti.
06:27Vous savez, ça me fait penser à Mme Meloni en Italie.
06:31Giorgia Meloni, avant qu'elle opère une espèce de recentrage
06:34qui fait qu'aujourd'hui, elle est même quasiment débordée
06:36sur son extrême droite, sur sa droite.
06:38C'était un parti d'extrême droite radicale
06:41avec des gens qui étaient pro-Mussolini,
06:44qui étaient des néo-fascistes, etc.
06:46Et au fur et à mesure qu'ils ont progressé
06:49dans les urnes et dans les sondages,
06:51ils ont recentré leur discours.
06:52En réalité, il vous arrive à peu près la même chose.
06:54Et donc, bon, je veux bien l'histoire du faux, mais...
06:58On ne peut pas imaginer un seul instant
07:00qui est non-dantisémitisme dans Jordan Bardella.
07:02On juge en avoir ses fruits.
07:03Vous l'entendez parler quand même depuis 10 ans.
07:05Les liens avec Alain Soral, ils étaient inexistants ou pas ?
07:09Ah, mais ça, j'en sais rien.
07:10Je ne suis pas dans sa vie.
07:11En tout cas, moi, je me souviens très bien
07:12qu'Alain Soral était invité sur les plateaux
07:13de vos confrères, on n'est pas touchés.
07:15Enfin, je veux dire, les cardissons.
07:16Donc, Alain Soral a fait, à un moment,
07:18partie, évidemment, de cette vie politique.
07:21Il a été membre du RN pendant plusieurs années.
07:24Marine Le Pen a-t-elle exclu son père ?
07:27Important.
07:27Pourquoi Marine Le Pen a-t-elle exclu son père ?
07:29Justement parce que ses condamnations d'antisémitisme
07:31et ses mots nous causaient évidemment trop de tort
07:33et nous ne partageons rien de ce qu'il disait à ce moment-là.
07:36Donc, on ne peut pas à la fois reprocher à Marine Le Pen
07:40d'avoir viré son père et dire que Jordan Bardella
07:42pouvait penser ça.
07:43En fait, il a été reçu en 2025 par le gouvernement israélien.
07:48Vous avez vu, là, il y a un ministre israélien
07:50qui a apporté tout son soutien.
07:51Oui, mais peut-être qu'il a changé.
07:53Mais il n'a jamais tenu ses mots-là.
07:55Il avait 17 ans.
07:55Il le dit dans son truc tout à l'heure.
07:57Il dit, moi, j'ai vu.
07:57Il habitait en banlieue.
07:58Il a vu à quel point l'islam politique
08:00a fait fuir nos compatriotes de confession juive.
08:03Et justement, en fait, je pense que c'est ça le problème.
08:06C'est que les Français ont bien compris
08:07que nous étions à l'heure actuelle
08:08le bouclier contre l'antisémitisme.
08:10Contrairement à LFI,
08:11qui a un antisémitisme absolument décomplexé.
08:13Et donc, je ne pense pas qu'on nous veuille du bien.
08:15Mais nous l'avions dit.
08:16Et ce n'est pas fini, je peux vous dire.
08:17À mon avis, d'ici le 18 avril,
08:19ce que disait Marine,
08:20on met nos costards de Kevlar.
08:23Parce qu'on sait qu'il va y avoir des turbulences.
08:26Justement, parce que j'ai évoqué Alain Soral.
08:29On va voir avec Raphaël Grabli, justement, maintenant.
08:36Le cas Alain Soral, qui est-il ?
08:39Cet homme qui aurait fasciné Jordan Bardella.
08:41C'est ce que dit Mediapart.
08:42Bonsoir Raphaël.
08:44Oui, Alain Soral, déjà,
08:45pour resituer un petit peu cette personnalité.
08:47C'est d'abord un essayiste médiatique
08:49dans les années 90
08:50qui parle d'abord de mode.
08:52Il faisait la sociologie de la mode,
08:54puis de drague.
08:55Et puis, au début des années 2000,
08:56il devient ouvertement antiféministe,
08:58homophobe et antisémite.
09:00Alain Soral est obsédé par un prétendu complot juif,
09:03comme l'un de ses très proches.
09:04Dieudonné, comme lui d'ailleurs,
09:06il sera multicondamné par la justice.
09:08En juin 2007, il lance son site web
09:10Égalité et Réconciliation,
09:12qui est ouvertement raciste,
09:13ouvertement antisémite, complotiste.
09:15Les audiences explosent,
09:17un des millions de visiteurs chaque mois.
09:19Et surtout, il s'illuse par des vidéos,
09:21des diatribes, seuls, sur son canapé.
09:23Vous le voyez à l'image,
09:24parfois devant des défilés nazis.
09:25Si on résume, Alain Soral,
09:27c'est l'ancêtre des influenceurs antisémites,
09:29racistes, complotistes et masculinistes.
09:31Mais il a quand même touché à la politique.
09:32Oui, alors au début des années 2000,
09:34après un passage revendiqué chez les communistes,
09:36il se rapproche du Front National en 2005.
09:38Il adhère au parti.
09:40On le voit sur ces images en février 2007 à Lille,
09:43aux côtés de Jean-Marie et Marine Le Pen,
09:45sur scène lors d'un meeting pour la présidentielle.
09:48Ensuite, il s'affiche avec Marine Le Pen.
09:50Il ira même tracter à ses côtés
09:52pour les municipales à Hénin-Beaumont.
09:54Alors à l'époque,
09:55ce n'est pas encore une star du web,
09:57mais il est déjà poursuivi
09:58pour des propos antisémites.
09:59En mars 2008, Marine Le Pen,
10:01elle évoque Alain Soral lors d'une interview au Monde.
10:05Il est à l'époque membre du comité central du Front National.
10:08Elle déclare, c'est un esprit libre,
10:09c'est pour cela qu'on l'apprécie.
10:11En février 2009,
10:13Alain Soral quitte le Front National
10:15sur fond de désaccords politiques.
10:17Marine Le Pen publie un communiqué
10:18que j'ai retrouvé d'ailleurs
10:19sur l'ancien site du Front National.
10:21Elle qualifie Alain Soral d'immigrés politiques
10:23qui refusent de s'assimiler.
10:25Elle n'évoque absolument pas l'antisémitisme d'Alain Soral
10:28comme motif de rupture.
10:29Et depuis cette date,
10:30elle a officiellement coupé les ponts.
10:32Mais Alain Soral a conservé une popularité
10:34auprès d'une partie de la jeunesse d'extrême droite.
10:38Popularité qui s'illuse par un tweet
10:40publié par un compte baptisé
10:41Repnat du ghetto le 8 septembre 2015.
10:44Il cite une célèbre phrase d'Alain Soral.
10:47Alors je n'ai pas envie forcément
10:48de vous la lire à l'antenne.
10:49Mais le message qualifie surtout
10:51l'essayiste de grand sociologue.
10:53Or, selon les révélations de nos confrères
10:55de complément d'enquête,
10:56c'était en janvier 2024,
10:58derrière ce compte se cachait à l'époque
10:59un jeune homme de 20 ans,
11:01Jordan Bardella,
11:02qui, précisons-le,
11:03réfute ces informations.
11:04Vous avez oublié de dire
11:04qu'en 2011,
11:05il était encore sur service public,
11:06figurez-vous.
11:07Il était encore sur France 3,
11:08dans C'est ce soir ou jamais,
11:10de Frédéric Taddeï.
11:10Ça pète le coup de le rajouter
11:12à votre panagérique, je pense.
11:13Il n'était pas non plus chroniqueur payé.
11:15Non, il était un service public.
11:18Aujourd'hui, il faisait partie
11:20quand même de cet écosystème.
11:22Il faut préciser qu'il est réfugié en Russie.
11:25Effectivement,
11:26il est depuis réfugié en Russie,
11:27notamment pour des liens avec l'Iran.
11:28Par contre, je trouve que le fait
11:31de dire que, dans le communiqué,
11:32Marine Le Pen ne précise pas
11:33qu'il était antisémite,
11:34encore une fois,
11:35est-ce qu'on peut suspecter
11:36une once d'antisémitisme
11:37dans Marine Le Pen ?
11:38C'est pas ce que je dis.
11:38Je dis simplement qu'à l'époque,
11:39il était...
11:39J'ai bien senti dans le temps...
11:42A l'époque, il était poursuivi
11:43et déjà condamné.
11:44De netteté intellectuelle.
11:46Oui, mais il était déjà condamné
11:47pour antisémitisme.
11:48C'est une seule fois de Marine Le Pen.
11:49Mais de toute façon,
11:50je vais vous dire,
11:51le sujet, ça n'est pas
11:52la proximité avec Alain Sorel.
11:54Attends, juste une chose, Charles.
11:55Pardon, mais pour terminer,
11:56le papier de Raphaël
11:58se termine avec ce fameux compte
11:59derrière lequel,
12:00paraît-il, se cachait Jordan Bardala.
12:01Finalement, il n'a jamais porté plainte.
12:03Je ne sais rien.
12:04Non, il n'a jamais porté plainte.
12:05Pourquoi ?
12:05Parce qu'il a peur qu'on découvre
12:07que c'est lui, finalement ?
12:08C'est à lui qu'il faut le demander.
12:09Mais encore une fois,
12:10cette tentative de déstabilisation,
12:11c'est aussi une ingérence
12:12dans cette campagne électorale
12:13qui est déjà partie.
12:14Vous avez vu quand même
12:15qu'elle bat son plein pendant ce temps.
12:17On ne parle pas des Français.
12:18On ne parle pas du fait
12:18qu'ils aient du mal à remplir
12:20leur frigidaire,
12:20qu'ils aient du mal
12:21à faire leur plein d'essence,
12:22que dans 15 jours,
12:23ils vont avoir du mal à se chauffer.
12:24On ne parle pas du bilan calamiteux
12:26et on voit bien
12:26les lycéens sont dans la rue.
12:27On ne parle pas d'LFI
12:29qui a une violence décomplexée.
12:30Encore une fois,
12:30on le voit aujourd'hui.
12:31D'Éric Coquerel qui dit
12:33ça se passait bien
12:34jusqu'à ce que la police arrive.
12:35On ne parle pas
12:36de la sauvagerie policière
12:37de M. Le Pen.
12:37Oui, mais ça pose
12:39une vraie question quand même
12:39parce que ça,
12:40c'est aujourd'hui que ça se passe.
12:40Tout ça, on n'a pas sur BFM TV,
12:41rassurez-vous.
12:41C'est aujourd'hui que ça se passe.
12:42On en a parlé juste avant vous.
12:44Charles Consigny,
12:45cette affaire Bardella,
12:46alors on ne sait pas
12:47comment elle va se terminer
12:48puisqu'on attend effectivement
12:48l'épreuve de Mediapart,
12:50la plainte, etc.
12:51Mais est-ce qu'elle aura
12:53des conséquences politiques
12:55pour Marine Le Pen
12:56puisque c'est-elle aujourd'hui
12:56la candidate du RN ?
12:58Là, je vais peut-être
12:59vous faire plaisir.
13:00Je ne suis pas sûr
13:01parce que je pense que
13:02à Laure Lavalette
13:03parce que je pense
13:04qu'il y a une espèce
13:05de lame de fond
13:07en ce moment
13:08pour Marine Le Pen.
13:09Je ne dis pas
13:09qu'elle sera élue nécessairement.
13:10Même au second tour,
13:11lorsque certains
13:13qui ne sont pas
13:14des électeurs traditionnels
13:15du RN
13:16se poseront la question
13:17est-ce qu'au second tour
13:17je vote Marine Le Pen ?
13:18Ça dépend de ce qu'ils font
13:19de ces révélations de Mediapart.
13:21Est-ce qu'ils vont
13:23entre guillemets
13:24couper la...
13:24Je ne veux viser personne
13:25en disant ça,
13:26mais couper la branche pourrie,
13:27c'est-à-dire arrêter
13:29la contagion ou pas ?
13:30On est parlé
13:31de ce que vous dites,
13:32c'est-à-dire que si c'est avéré,
13:32il faut que Marine Le Pen
13:35demande à Bardella
13:36de partir.
13:36Ça me paraît intenable.
13:37Comme elle avait demandé
13:38à son père.
13:38Ça me paraît intenable autrement.
13:40Moi, je vais vous dire,
13:41je pense,
13:42je vous dis les choses
13:42comme je les pense.
13:43Le RN, pour moi,
13:44c'est exactement
13:44comme le parti
13:45de Georgia Méloni.
13:46C'est un parti fondé
13:48par des gens
13:48d'extrême droite,
13:50construit par des gens
13:51d'extrême droite,
13:52dans lequel il y a encore
13:53des gens d'extrême droite
13:54ou des gens qui viennent
13:55de l'extrême droite
13:56et qui est en train
13:57de se rapprocher du pouvoir
13:58à la faveur
13:59d'un besoin de radicalité
14:01et d'alternance
14:01dans le pays.
14:02Pour moi,
14:03franchement,
14:03c'est quasiment duplicable.
14:06Donc, je pense
14:07que ce que rapporte
14:08Mediapart
14:08n'a pas été fabriqué
14:10dans un coin
14:11par Marion Maréchal,
14:13Jean-Philippe Tanguy
14:13ou Philippe Olivier
14:15pour redonner les noms
14:16qui circulaient
14:17ces derniers temps.
14:18Je pense que c'est
14:18quelque chose
14:19qui a existé.
14:20C'est la jeunesse
14:20d'un jeune homme
14:21fasciné par la radicalité
14:22d'extrême droite
14:23à une certaine époque.
14:24Je sais même que d'ailleurs,
14:25il y a un moment
14:28où il était même,
14:29ça a été rapporté,
14:30fasciné par l'esthétique
14:31des jeunes néo-fascistes,
14:33leaders néo-fascistes
14:34en Italie.
14:35Vous emballez,
14:36monsieur Consigny.
14:36C'est une réalité
14:37telle que d'ailleurs
14:37le mari de madame Maréchal
14:39et qu'il s'en était
14:40même inspiré
14:41pour ses affiches
14:41des régionales.
14:42Tout ça, ça existe.
14:43Donc, autant le dire
14:44aux Français
14:45et qu'ils sachent exactement...
14:46Et dire derrière,
14:47j'ai changé,
14:47je ne suis plus celui-là.
14:48Mais moi, je vais vous dire,
14:49je pense que le besoin
14:50de changement dans le pays
14:52est tellement violent
14:53que c'est même pas forcément
14:54ça qui va leur nuire.
14:56Le postulat sur lequel
14:57vous parlez,
14:58c'est que ces écrits
14:59soient vrais.
14:59Moi, je pense qu'ils sont faux
15:00et la justice démontrera
15:01qu'ils sont faux.
15:02Par contre, ce qui est sûr,
15:03c'est que c'est très bien
15:03orchestré et on imagine bien
15:05que c'était préparé aussi
15:06au cas où,
15:07je demande qui a fabriqué ça.
15:08candidat à la présidentielle
15:10et on voit bien encore une fois...
15:11Mais si c'est orchestré,
15:12c'est qui est en sous-main
15:12derrière Mediapart ?
15:14Qui orchestre tout ça ?
15:15Le système vient très mal
15:15mais se défend très bien.
15:16Vous imaginez...
15:17Le système ?
15:17Si nous arrivons au pouvoir,
15:19on va renverser cette table,
15:20qu'on va effectivement
15:21mettre fin à la politique migratoire,
15:23reprendre la sécurité.
15:24C'est le cornu dans son bureau
15:24qui a...
15:25Je ne dis pas ça.
15:25Vous imaginez que Mediapart
15:26joue sa réputation.
15:27Je dis que...
15:28Mais je pense,
15:29je vais vous dire,
15:29que l'extrême-gauche
15:30et là, elle est acculée,
15:32que nous sommes des adversaires politiques.
15:33Ils le disent et oui,
15:34ils ont perdu un peu toute décence.
15:36Je le pense.
15:36Parce que Mediapart est le système,
15:38ça part un peu incompatible.
15:39Comme des bons communistes,
15:39comme des bons staliniens,
15:40la fin justifie les moyens.
15:41Ils sont prêts à tout
15:42pour nous salir
15:43parce que vous savez,
15:43il en reste toujours quelque chose.
15:45C'est comme ça
15:46que Jordan Bardella
15:47commence son tweet,
15:47ça lissait, ça lissait.
15:48Moi, je pense que vous avez,
15:50c'est la défense
15:50qu'on a entendue
15:51de Jérôme Cahuzac
15:53et d'autres.
15:54La grande différence,
15:55c'est qu'il y a
15:5611 millions Obama
15:57de Français
15:58qui sont d'ailleurs, Jordan Bardella.
16:00Les Français ont bien compris
16:02que justement,
16:02le rempart contre l'antisémitisme,
16:04c'est Jordan Bardella.
16:05Même cette histoire de bouclier,
16:06vous savez,
16:07les pétainistes disaient
16:08que l'État était le bouclier,
16:09De Gaulle était le P.
16:10Monsieur Consigny,
16:10est-ce que vous pensez
16:11que si les époux Clarsfeld
16:15avaient eu le moindre doute
16:15sur l'antisémitisme
16:16de la famille politique
16:18auraient reçu la médaille
16:19de la main de Louis Alliot ?
16:20Je pense,
16:21je vous donne mon sentiment,
16:22je sais qu'il y a
16:23à l'extrême droite
16:24une tradition
16:25d'une espèce de double discours
16:26pour envoyer des messages
16:28subliminaux
16:28à ses militants
16:29les plus radicaux.
16:30Je pense que par exemple,
16:31quand Jordan Bardella
16:32dans Un Grand Sourire
16:33explique que son livre préféré
16:35c'est L'Étranger de Camus,
16:36je pense qu'il sait très bien
16:37ce qu'il fait.
16:38Mais vous pensez
16:38qu'il peut regarder
16:39une maman
16:39dont le fils a été tué
16:44dans les attentats en Israël
16:45et penser exactement l'inverse ?
16:47Nous ne sommes pas
16:47ces gens-là,
16:49Monsieur Consigny.
16:49Il a pu changer ?
16:50Mais non,
16:51mais encore une fois,
16:52ne nous prêtez pas
16:53ce que nous ne sommes pas.
16:54Merci.
16:54Je ne veux pas préjuger.
16:56Merci.
16:57Merci de votre invitation.
16:58Merci Laure Lavallette.
16:59Merci Charles Consigny.
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