- il y a 2 jours
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.
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00:00– Avec ce soir, bien sûr, Charles Consigny, bonsoir.
00:06– Bonsoir.
00:06– Raquel Garrido, cofondatrice du mouvement L'Après.
00:09– Bonsoir Raquel.
00:10– Et on va écouter le président de la République, justement,
00:13sur sa vision de ce qui s'est passé, ce qu'il a dit hier soir, sa vision du chaos.
00:18– Des factieux, issus de groupuscules d'ultra-gauche,
00:22rejoints par de nombreux délinquants,
00:24se sont livrés à une violence débridée dans nos villes.
00:26En regardant ces images, nous nous sommes tous demandés
00:29qu'ont-ils dans la tête ?
00:31Comment des Français peuvent faire cela à la France ?
00:34Comment peuvent-ils en arriver là ?
00:36Nous ressentons tous ce soir de la colère, de la honte.
00:40Voir les rues de nos villes ainsi saccagées est insupportable.
00:43– Comment des Français peuvent-ils faire cela à la France ?
00:45Est-ce que ça veut dire que les casseurs-pilleurs détestent la France, Charles Consigny ?
00:49– L'entrée en matière, oui, je pense.
00:52Franchement, pour certains d'entre eux,
00:54en tout cas, ils ne se sentent pas appartenir à la communauté nationale.
00:59Parce que si vous aimez votre pays, vous ne faites pas ça.
01:02Je pense que le séparatisme est quelque chose qui existe
01:07et qu'il y a maintenant deux pays, au moins, côte à côte,
01:12mais pas ensemble.
01:13Ça, ça me paraît évident.
01:16Ça fait peut-être 30 ans maintenant qu'on essaye de traiter ce sujet
01:21de ce qu'on appelle les racailles.
01:23Et ça fait 30 ans qu'on échoue.
01:25Et là, c'est la deuxième ou la troisième génération de racailles
01:29et ça ne marche toujours pas.
01:31Donc, effectivement, je pense que, en tout cas,
01:33s'agissant des pilleurs, ils détestent la France.
01:35Et alors, s'agissant des casseurs,
01:37puisque ce n'est pas tout à fait les mêmes gens,
01:39c'est encore pire, puisque là, c'est carrément l'extrême-gauche,
01:43la vraie, la dure, qui vient pour tout casser sur son passage,
01:48pour foutre le bordel, etc.
01:50Avec peut-être, c'est un autre sujet,
01:53mais peut-être un peu d'ingérence étrangère là-dedans.
01:56Donc, ça, pour moi, il n'y a pas de débat
01:58sur le fait que l'extrême-gauche déteste la France.
02:02Tout en subtilité, vraiment.
02:04C'est exactement ce qu'il faut en ce moment.
02:05Des mots qui apaisent.
02:08Des mots qui apaisent.
02:09Bon, écoutez, moi, je vais vous dire quelque chose.
02:11La violence...
02:12C'est pas la délestation de la France, ça, non ?
02:13Des gens qui détestent la France, comment dire ?
02:16Si toutes les personnes délinquantes détestent la France,
02:19à ce moment-là, je ne sais pas que dire de Marine Le Pen,
02:22qui a détourné 3 millions d'euros d'argent public.
02:24Elle déteste la France.
02:25Il faut peut-être commencer par là, alors.
02:27Le problème, c'est que les gens se prennent des leçons de morale
02:29de la part de gens qui sont eux-mêmes dans la délinquance.
02:32Marine Le Pen et les pilleurs, même combat.
02:34Bon, alors, très bien.
02:36Mais moi, ce que je voudrais dire,
02:37c'est que la violence, en politique,
02:40c'est quelque chose qui abolit absolument les libertés de tout le monde.
02:44Et c'est pas possible quand on veut être un peuple souverain.
02:48Précisément, quand on veut que la démocratie
02:52soit celle qui soit aux commandes,
02:54on ne peut pas laisser la place à la violence,
02:57parce que la violence est le contraire, précisément,
03:00de ce pouvoir populaire.
03:02Or, le problème, c'est qu'on est en compétition, en fait.
03:05Moi, je considère qu'il y a aujourd'hui une compétition
03:07entre cette France qui veut se mobiliser,
03:11qui veut faire valoir ses revendications très justes
03:13sur le plan budgétaire, sur le plan du droit à l'éducation,
03:16sur le plan climatique ou autre,
03:18et qui s'en donne les moyens,
03:20parfois en votant,
03:21mais les résultats des urnes ne sont pas respectés par Macron,
03:24ou en manifestant panacifiquement,
03:26ou en faisant la grève.
03:27Mais de l'autre côté,
03:29comme les voies pacifiques, en fait, ne produisent rien,
03:33compte tenu de la concentration du pouvoir
03:35et des richesses entre les mains de ce système,
03:38eh bien, en fait, il y a un boulevard
03:39pour ceux qui préconisent la violence.
03:41Il y a un boulevard.
03:42Et donc, finalement,
03:43ceux qui empêchent les Français
03:45de se gouverner eux-mêmes
03:47en mettant en place un système
03:49qui soit juste et qui soit au bénéfice de tous,
03:52finalement, ils sont très bien arrangés.
03:53Est-ce qu'on peut faire encore une distinction ?
03:56C'est-à-dire qu'il y a les manifestations pacifiques.
03:59Et puis, il y a les casseurs
04:01qui sont effectivement des black blocs
04:03qui veulent mettre à mal les institutions,
04:04tout ce qui est le symbole du capitalisme.
04:06Et puis, les pillards
04:07qui n'ont peut-être aucune idéologie,
04:10ne pensent pas du tout aux lycéens
04:11et qui se disent
04:12on va péter les magasins
04:13parce qu'on va faire nos courses.
04:15D'abord, moi, je veux bien...
04:17La France Insoumise,
04:18qui était quand même votre parti
04:20il n'y a pas si longtemps, Raquel Garit,
04:22appelle à la violence tous les jours
04:24et plusieurs fois par jour.
04:26Quand Mélenchon dit
04:27abattez la citadelle,
04:29quand Bali Bagayoko dit
04:30la violence peut-être légitime,
04:33quand Rima Hassan dit
04:34il n'y a qu'une seule solution,
04:36c'est la désobéissance civile,
04:37quand Alma Dufour dit
04:38la faim justifie les moyens,
04:40quand David Guiraud dit
04:42c'est pas dans les quartiers
04:42qu'il faut manifester,
04:44c'est à l'Élysée.
04:44En réalité,
04:45ils nous prennent pour des cons
04:47pour dire les choses
04:47comme elles sont,
04:48la France Insoumise,
04:49ils font semblant
04:50d'être un parti normal,
04:52d'être pour la délibération,
04:55le débat, etc.
04:56En fait,
04:56ils sont pour la violence
04:57et ils s'expriment sur deux tons.
04:59Il y a un ton facial,
05:01formel,
05:01qui est ce qu'il dirait
05:03soi-disant,
05:03et puis en fait,
05:04il y a le deuxième ton,
05:06le sous-texte
05:07qu'il faut savoir comprendre
05:08et parfois,
05:09les deux se mélangent
05:10comme quand Mélenchon dit
05:11abattez la citadelle.
05:12Donc moi, franchement,
05:14je vais vous dire
05:15j'en ai ras-le-bol.
05:16Et je trouve que
05:17nous contraindre
05:18au nom du droit
05:19à manifester,
05:21nous contraindre
05:22à vivre dans cette espèce
05:23de bordel permanent
05:24qu'on vit en France
05:25maintenant depuis
05:26plusieurs années
05:27où tous les week-ends
05:28c'est le bordel
05:29habité à Paris
05:30et il n'y a pas que Paris
05:31mais ça devient insupportable
05:33et maintenant,
05:34il y a aussi Limoges,
05:35il y a aussi Marseille,
05:36il y a aussi Lyon.
05:37Et on doit sans cesse
05:38tolérer
05:39ce truc hallucinant
05:41au nom du droit
05:42à manifester
05:43au nom de
05:43pas d'amalgame,
05:45ne mélangez pas tout,
05:45etc.
05:46Moi, je suis disé,
05:47je trouve ça
05:47extrêmement pénible
05:49et j'espère que le gouvernement
05:50va interdire
05:51les manifestations
05:51de ce week-end
05:52purement et simplement.
05:53Alors si,
05:54finalement,
05:55c'est les interdictions
05:55de nos grandes libertés
05:57qui s'affirment,
05:58donc les violents
05:58ont gagné ?
06:00Parce que c'est
06:01ce que veulent les violents.
06:01Oui, mais c'est eux
06:02les violents,
06:03c'est Mélenchon,
06:04Bagayoko,
06:05etc.
06:08Vous savez très bien
06:09que j'ai été exclu
06:11de la France insoumise,
06:11donc je considère
06:13que ce n'est pas
06:13à cet endroit-là
06:15qui respire le mieux
06:16la démocratie.
06:17Cependant,
06:18je ne vous laisserai pas dire
06:19que Balibagayoko
06:21préconise la violence
06:21en politique.
06:22Ce n'est pas vrai,
06:23il a fait exactement
06:24contraire.
06:25devant les lycées
06:28chez lui,
06:29il est allé...
06:30En fait,
06:30il a un discours,
06:31écoutez-le,
06:31il a un discours d'éducateur.
06:32En vérité,
06:33il est...
06:33Ça a bien marché
06:34ces dernières années,
06:35les éducateurs.
06:36On le voit là
06:36avec ces jeunes,
06:37ces jeunes qui voient
06:38des éducateurs
06:39toute la journée
06:39payés par nos impôts.
06:41Ça marche bien,
06:42les éducateurs.
06:43Pardon,
06:43mais ils font ce qu'ils peuvent.
06:44Mais beau travail.
06:45Oui,
06:45mais vous méprisez un petit peu trop
06:47je trouve les gens
06:48qui sont aux fils
06:49qui sont en première ligne
06:52en première ligne
06:54avec le vrai pays.
06:55Vous,
06:56vous prenez les décisions.
06:56Je les ai eus en bas
06:57de chez moi,
06:58les jeunes.
06:58Les conseils d'administration.
06:59Je les ai eus en bas
06:59de chez moi.
07:00Je ne suis pas dans
07:00les conseils d'administration,
07:01Mme Garrido.
07:02Je les ai eus en bas
07:02de chez moi,
07:03les jeunes qui cassaient
07:04des vitrines,
07:04des bandes de racailles
07:06qui sont là,
07:07masquées,
07:07qui intimident les passants,
07:09qui les insultent,
07:10qui sont à la limite
07:10de les taper.
07:11Et il y a heureusement
07:12eu quelques passants
07:13courageux des femmes,
07:14d'ailleurs,
07:15qui leur disaient
07:16leurs cas de vérité.
07:17Oui,
07:17c'est ce que font
07:19tous les parents,
07:20c'est ce que font les maires.
07:22Justement,
07:23je voudrais vous faire
07:23écouter un témoignage.
07:25Celui d'une commerçante
07:26à Marseille,
07:27pour être transparent
07:29totalement,
07:29Charles Consigny,
07:30vous étiez avec moi
07:30ce matin dans l'émission
07:31Les Grandes Galles
07:32sur RMC.
07:33Fatma,
07:34qui tient une boutique
07:35à Marseille
07:35et elle raconte
07:36l'enfer qu'elle a vécu
07:38et elle nous a donné
07:39d'ailleurs des images
07:39des vidéos de surveillance
07:41de son magasin.
07:42Quand j'ai vu
07:43que mes alarmes
07:43se sont déclenchées,
07:44que j'ai regardé
07:45mes caméras
07:45avec mon mari et tout,
07:47c'est quand même
07:48le travail de toute une vie.
07:49J'ai décidé de descendre
07:50en famille,
07:51d'essayer de défendre
07:54mon commerce.
07:55Le temps d'arrivée,
07:56j'ai rattrapé des gens,
07:58je me suis fait frapper
07:59par un monsieur
08:00qui m'a mis un coup de poing.
08:01J'ai un ITT
08:02de 15 jours.
08:04J'ai été malmené,
08:05j'ai des gens
08:05qui m'ont défendu,
08:07dans la rue
08:07qui m'ont défendu.
08:08J'ai essayé
08:08de récupérer des affaires,
08:10j'ai récupéré peut-être
08:10quatre cartons.
08:11Moi, j'ai vécu
08:12une guerre civile.
08:13Les voleurs étaient armés.
08:15Les voleurs...
08:16Armés de quoi ?
08:16Les voleurs armés
08:17de couteaux,
08:18de cuitères,
08:19des jeunes qui se sont battus
08:21devant mon magasin
08:21pour des sacs Hermès
08:23et Louis Vuitton.
08:23Le voleur volait le voleur.
08:24Je suis de confession musulmane,
08:26je suis une pratiquante modérée,
08:28je suis discrète,
08:29beaucoup de gens me connaissent.
08:31C'est malheureux,
08:32mais 80%,
08:33c'est ma communauté
08:34et j'ai honte de le dire
08:35parce que j'aimerais
08:36leur raconter mon parcours.
08:37Je sors des quartiers nord,
08:38du 15e,
08:39je me suis battue,
08:40j'ai travaillé en dehors de Marseille,
08:42j'ai gagné mon argent.
08:43Tout ça,
08:43c'est mes économies en fait.
08:44C'est mes économies,
08:46c'est ma vie.
08:46Je n'ai pas payé
08:47ma collection d'hiver,
08:48j'ai plus de 200 000 euros
08:49de collection,
08:50je ne sais plus quoi faire.
08:52Juste chez moi,
08:53je suis perdue,
08:53voilà.
08:55Le témoignage de Fatma
08:56qui en veut aussi
08:58à ces jeunes
09:00qui me ressemblent,
09:01qui sont comme moi
09:02issus des quartiers,
09:03qui sont 80% musulmans
09:06et du coup,
09:07ça rejaille.
09:07C'est ce qu'elle raconte,
09:08c'est ce qu'elle dit.
09:08Je ne voudrais pas non plus
09:09que tout ce qui se passe
09:10aujourd'hui en France
09:11se résume à finalement
09:13à remettre tout
09:14sur le dos
09:14des banlieues,
09:15des Noirs et des Arabes.
09:18parce que ça fait aussi
09:19le lit politique
09:20du fait.
09:21Oui, mais les pillages,
09:22ils ont été commis par qui,
09:23madame Garibald ?
09:24Vous avez regardé
09:25les pillages ?
09:26Pardonnez-moi,
09:27mais d'une façon générale,
09:28vous l'avez vu,
09:29le modus et le plan de vie.
09:30C'était des petits Versaillais ?
09:31Pardon,
09:32vous avez,
09:32ça se trouve,
09:33il y aura,
09:33dans ceux qui ont flété
09:34les vitrines,
09:34dans ceux qui ont flété
09:35les vitrines,
09:36ce n'est pas impossible
09:36de chier des Versaillais.
09:38Oui, mais c'est la même.
09:39Parce que pardon,
09:39c'est un petit peu facile
09:40de s'habiller de noir
09:42comme ça,
09:42complètement caché,
09:44en underarmour
09:45avec des masques,
09:46etc.,
09:46d'aller piller des vitrines
09:47et après dire aux gens
09:48allez-y.
09:49Parce qu'on est en France,
09:50on n'est pas au Japon.
09:51Sans doute,
09:51les gens qui ont cassé
09:52les vitrines,
09:53c'était le public
09:54qui était à la messe du pape,
09:55par exemple,
09:56il y a deux semaines.
09:56Pardonnez-moi,
09:57je ne vois vraiment pas
09:58le rapport entre la messe du pape.
09:59Le rapport,
10:00c'est qu'il faut qu'on trouve
10:00des solutions.
10:01Moi, ce que je vois,
10:02c'est que l'immigration
10:03de masse ne fonctionne pas.
10:05C'est ça que je vois.
10:06C'est que l'immigration
10:07de masse ne fonctionne pas.
10:08Alors là,
10:14Philcaïra
10:14que chacun connaît
10:15qui sont des enfants
10:17ou des petits-enfants
10:18d'immigrés,
10:19vous savez,
10:19j'en ai connu plein aussi
10:20comme avocats,
10:21qui ne s'intègrent pas,
10:22qui sont en séparation
10:24avec le reste de la société
10:25et qui font désormais
10:28des descentes
10:29dans les centres-villes
10:30pour piller
10:32ce qu'ils appellent
10:34les bourgeois
10:35ou que sais-je.
10:35Et d'ailleurs,
10:36qu'est-ce qu'ils pillent ?
10:36Des sacs vuittons,
10:38etc.
10:38Non, mais il faut qu'on dise
10:39les choses.
10:39Cette élite française
10:41gesticule qui fait semblant
10:43à quel point.
10:43Non, je dis les choses.
10:43Vous ne maîtrisez
10:44alors qu'elle ne maîtrisez
10:45rien du tout.
10:46Vous ne maîtrisez
10:46rien du tout.
10:47Je les connais par cœur.
10:48Tout par avolo
10:49sous votre gouvernement,
10:51sous votre gouvernance.
10:52C'est vous
10:53qui avez produit
10:53ce pays-là.
10:54C'est le résultat
10:54de l'immigration de masse.
10:55C'est vos choix.
10:57Une lâcheté
10:58que d'accuser
10:59les immigrés,
11:00leurs enfants,
11:01leurs petits-enfants.
11:01Tout le monde a vu les images.
11:02Mais quelle lâcheté
11:03de faire ça
11:03alors que c'est vous
11:05les responsables
11:05de ce monde-là.
11:07En fait...
11:07C'est à cause de moi
11:09qu'il y a des hordes
11:10de racailles
11:11qui viennent piller
11:11les magasins
11:12dans le centre de Paris.
11:13Non, mais c'est vous
11:14qui ensuite est en train
11:15de parler d'immigration.
11:16Oui.
11:17Parce que tout le monde le sait.
11:19Parce que vous êtes
11:19à l'image.
11:19Oui, mais Fatma
11:19elle est issue
11:20de cette immigration aussi.
11:21Elle est à l'image.
11:21Oui, mais je veux dire
11:22elle en est issue aussi
11:23donc ça se retourne.
11:24Oui, mais elle dirait
11:24que 80...
11:25Non, mais ils sont fous
11:25de Fatma.
11:26Ils sont fous de la...
11:27On a vu bon nombre
11:27de commerçants aussi.
11:29Pas de Fatma, madame.
11:31Elle vient dire
11:34elle-même
11:34que 80% des gens
11:36qui ont pillé
11:36son magasin
11:37dans sa communauté.
11:38Et elle est triste
11:40de le dire.
11:40Et ça montre bien
11:41que ces jeunes
11:42aujourd'hui
11:42on ne les tient plus.
11:45Arrêtez avec ça
11:45parce que vous frappez
11:47à côté.
11:48Vous frappez
11:49à plein dedans.
11:50Je les ai vus de mes yeux.
11:51Ils étaient en face de moi.
11:52C'est de la délinquance
11:53plus qu'autre chose.
11:55Oui, c'est de la délinquance
11:56mais c'est des jeunes
11:56qui se sont désocialisés.
11:57Les immigrés
11:59dans ce pays
11:59n'ouvrent jamais de commerce.
12:01Vous n'avez jamais été
12:02mis les pieds
12:02dans un commerce
12:04animé par un immigré.
12:06Alors arrêtez
12:07de taper sur l'idée.
12:08Ce n'est pas tapé
12:09sur les immigrés.
12:09Je vous dis qu'une partie
12:10de la cause
12:11c'est l'immigration de masse.
12:12Mais vous racontez
12:13n'importe quoi.
12:13C'est la vérité.
12:14Je ne dis pas
12:14que c'est toute la cause.
12:15Le ministère de l'Intérieur
12:18a même pas été capable
12:20de savoir d'avance
12:22avant le 17 octobre
12:23alors que c'était pourtant
12:24une date qui était connue
12:25de très longue date
12:26puisqu'elle a été mise
12:27sur l'agenda
12:27depuis très longtemps.
12:29Le ministère de l'Intérieur
12:30n'a pas été capable
12:31de dire
12:32quels sont les groupes
12:33structurés susceptibles
12:34de venir causer
12:35des violences.
12:36Mais Charles Consigné
12:37lui, il sait que c'est l'immigration.
12:39Du coup, il y a un couvre-feu
12:41partiel
12:42dans quelques communes du Nord
12:44qui a été décrété
12:45par le préfet
12:46en accord avec les maires
12:48et qui va concerner
12:49les mineurs.
12:50Ça va être à partir
12:51de 20h, 21h
12:52jusqu'à 6h du matin.
12:5320h.
12:53Est-ce que c'est une bonne chose
12:54ou pas ?
12:55Est-ce que c'est suffisant ?
12:56Couvre-feu partiel,
12:57mineur,
12:5820h, 6h du matin.
12:59Moi, je voudrais dire une chose,
13:00c'est qu'il y a une demande
13:02de commission d'enquête parlementaire
13:04sur cette journée
13:04du 17 octobre.
13:05Les circonstances,
13:07les éventuelles défaillances,
13:09débordements,
13:10c'est important.
13:11C'est important parce que,
13:12comment dire,
13:13je crois que c'est Einstein
13:16qui disait
13:17faire mille fois la même chose
13:18en espruntant un résultat différent,
13:20c'est la marque de la folie.
13:21Donc, voyez,
13:22ce gouvernement,
13:22s'il ne fait strictement rien
13:24de différent
13:25de ce qu'il a fait jusqu'à présent...
13:26Le couvre-feu, c'est bien ?
13:27Non, mais sauf que le gouvernement,
13:29le couvre-feu,
13:31il va répondre
13:32partiellement,
13:33partiellement,
13:34peut-être,
13:34peut-être,
13:35je ne sais pas
13:35s'il est capable,
13:37le couvre-feu,
13:38de répondre à ça.
13:39Je ne sais pas.
13:39De toute façon,
13:40on verra.
13:40Ils vont le faire.
13:42Ils vont le faire.
13:43Et on verra, vous verrez.
13:44Est-ce que vous pensez
13:44que la situation
13:45qu'on vit dans ce pays aujourd'hui
13:48va être résolue par ça ?
13:50Les commerçants
13:51et les passants
13:51ont été mis en danger
13:53physiquement,
13:54hier et avant-hier.
13:55Il faut bien voir ça.
13:56C'est-à-dire qu'on est
13:57à la défaillance suprême
13:58de l'État.
13:59Moi, je pense que
14:00les commerçants
14:01seraient légitimes
14:02à s'armer
14:02dans cette situation-là.
14:03Voilà, donc plus de violences.
14:04Vous avez raison.
14:05Mais oui, parce que
14:06ces jeunes-là,
14:08s'ils étaient accueillis
14:10au moins par des bombes lacrymaux,
14:12au moins par des bombes lacrymaux,
14:14quand vous êtes contre la violence,
14:16vous le faites avec des termes violents.
14:17Aujourd'hui,
14:18beaucoup de gens,
14:18peut-être qu'ils auraient
14:20organisé leurs choses différemment.
14:21Donc, premièrement,
14:23couvre-feu,
14:23c'est très bien.
14:24Moi, je pense qu'il faut
14:25déployer l'armée.
14:26Si ça se reproduit,
14:27évidemment qu'il faut
14:28déployer l'armée.
14:29Mais pour assurer
14:30la sécurité des gens.
14:31On n'est pas tous
14:32des gauchistes fumeurs de pétard.
14:34Non, non, non.
14:34Je ne suis pas une gauchiste
14:35fumeur de pétard.
14:36Je pense que, Charles,
14:38continuez.
14:39Votre mode de vie
14:40ressemble plus à celui
14:41d'un gauchiste fumeur de pétard
14:43que moi.
14:44Les gens ont le droit
14:45à la sécurité.
14:46Et l'État ne le rassure pas.
14:47Charles, la violence politique,
14:49d'abord, moi,
14:49je ne connais pas vous.
14:50C'est l'histoire de ma famille.
14:51Moi, la violence en politique,
14:52je sais ce que c'est.
14:53C'est-à-dire des gens
14:54qui ont tué d'autres.
14:57Il y a des milliers de Français
14:59qui la connaissent.
15:00Taisez-vous deux secondes.
15:01Écoutez ce dont je vous parle.
15:02Vous ne parlez pas comme ça.
15:04Les Français vivent cette violence.
15:06Écoutez, écoutez.
15:07Une société
15:07où la violence politique
15:09devient une modalité
15:12acceptée,
15:12d'accord ?
15:13C'est la fin de tout.
15:14Mais là, c'est l'impunité.
15:15Moi, je vous dis
15:15que votre responsabilité
15:17à vous en tant qu'élite,
15:19médiatique, etc.,
15:20politique, intellectuelle,
15:21tout ce que vous voulez,
15:21c'est de fabriquer
15:23de la paix civile,
15:25de fabriquer de la justice,
15:26de fabriquer de la démocratie,
15:28des libertés publiques.
15:30C'est comme ça qu'il y aura
15:31la paix.
15:32Il y aura la paix
15:33avec des interventions
15:34de la police,
15:35des mandats de déco,
15:38des expulsions,
15:39des militaires qui patrouillent.
15:42Merci, Raquel Garrido.
15:44Merci, Charles Consigny.
15:45Merci.
15:45Merci.