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Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.
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00:00Désolé, vous allez laisser votre place à Charles Consigny, parce que c'est le moment pour vous, Nathalie Arthaud, de
00:04débattre dans le signé Consigny.
00:06Mais juste avant, on va faire le point sur l'actualité politique du jour. C'est l'heure du 20
00:10-27.
00:13Au Rassemblement National, depuis 24 heures, il faut sauver le soldat Bardella.
00:19Après les accusations d'antisémitisme de Mediapart qui le visent.
00:25Réaction de Marine Le Pen, dans 3, 2, 1...
00:33Bon, ça sera pour plus tard.
00:35Et ça tombe bien. Après les bons résultats du RN au sénatorial, une réunion est sur le point de débuter.
00:42Ils sont où ? Ils rentrent un peu ? Ils sont d'accord ?
00:46Ils sont là ?
00:48Enfin, presque.
00:50Tu veux dire ? Alors attends, les sénateurs, ils sont où ?
00:54Encore un peu de patience, monsieur Chenu.
00:56Je les vois pas ?
00:58Je les vois pas.
00:59Les voilà enfin avec ceux que tout le monde attend.
01:03Première phase de la contre-attaque, l'opération souris.
01:09Avant de sortir les tenues de combat.
01:13Jordan l'a dit, nous avons, et lui et moi, enfilé nos costards en Kevlar.
01:20La manipulation est légère comme un congrès de charcuterie.
01:23On va pas se laisser faire.
01:25Les gilets pare-balles, l'établier de charcutier.
01:27Et ce matin, même les lasers étaient de sortie.
01:30Je fais de la politique depuis suffisamment longtemps pour avoir été laserisé, mis à nu, passé au crible.
01:39Dans mes positionnements politiques, on n'a jamais rien trouvé à me reprocher.
01:49Les déboires du RN, du pain béni pour LFI et un Jean-Luc Mélenchon venu faire entendre sa petite musique
01:57durant la manifestation parisienne.
02:07Mais le chef d'orchestre insoumis n'a-t-il pas confondu journée de mobilisation syndicale et meeting politique ?
02:15Nous nous créons le devoir de l'emporter en 2027 pour en finir avec ce système, avec ces méthodes pourries.
02:27Pendant que le leader insoumis fait monter la pression...
02:30Pardon, j'ai rien entendu moi. Je sais pas si je suis encore à l'antenne, mais j'ai rien
02:34entendu à ce que vous racontez.
02:36Son ancien compagnon de route, François Ruffin, est lui déjà chaud bouillant.
02:41Le bruit derrière moi, il est proportionnel à la colère des pompiers et à la colère du peuple en entier.
02:461300 milliards d'euros du dette supplémentaire par ces Mozart de la finance.
02:50Faut les foutre dehors. Ils ont plus rien à faire dans les ministères.
02:54Voilà ce que viennent dire les pompiers aujourd'hui à Paris. Merci à vous.
02:58La colère du peuple sera-t-elle le meilleur carburant de cette campagne présidentielle ?
03:09Voilà un 2027 préparé par les équipes de Lignes Rouges de BFM TV.
03:13Donc c'est l'heure du signé Consigny. Bonsoir Charles Consigny.
03:15Bonsoir.
03:16Avec Nathalie Arthaud, quand même un mot sur l'affaire Bardella, Nathalie Arthaud.
03:20Parce que vous êtes fendue d'un tweet assez cinglant aujourd'hui sur l'histoire Bardella.
03:24Il est disqualifié Jordan Bardella ?
03:26En tout cas, moi ça ne m'étonne pas qu'il y ait des jeunes de 15, 16, 17 ans
03:34qui soient engagés derrière Jean-Marie Le Pen en étant antisémites.
03:39Voilà.
03:40C'est pas surprise.
03:41Ça franchement, qui cela peut-il surprendre ?
03:44La petite surprise, c'est qu'en effet, toutes ces déclarations sont de la main de Jordan Bardella.
03:50Bon voilà.
03:50Le masque tombe.
03:51Ah oui, parce que lui, ça a été vraiment la nouvelle façade.
03:55Vous l'écrivez ?
03:56Sur lui, vous voyez, il a un très très beau costard.
03:58Vous l'avez écrit, Bardella, alors est-ce qu'on peut me remettre ?
04:01Le jeune arriviste, c'est ce que vous disiez.
04:03Le tweet, voilà.
04:04Bardella essaie de se donner une image de politicien bon teint et soigne ses relations haut placées
04:09mais changer la plaque d'égout n'empêche pas la remontée de la puanteur.
04:12Bah oui.
04:14Bah oui.
04:14Parce que moi, quand il y a un parti qui sans cesse attaque les travailleurs immigrés,
04:20des femmes et des hommes qui bossent durs, qui participent à la construction du pays, en fait,
04:24qui produisent les richesses.
04:27Oui, mais quand il y a des femmes et des hommes comme ça qui...
04:30Et sans arrêt, on les accuse de tout et de n'importe quoi.
04:34Sans arrêt, on cherche à dresser justement les travailleurs et souvent les pauvres contre d'autres pauvres.
04:40Eh bien, moi, je trouve que c'est puant.
04:42Voilà.
04:43Je trouve que...
04:44Et c'est la politique du RN, en fait.
04:47C'est-à-dire, ils veulent la guerre des pauvres.
04:49Ils veulent la guerre des pauvres.
04:51Ils nous expliquent qu'il n'y a pas assez, la couverture est trop petite, il faut forcément la tirer
04:55à soi, etc.
04:55Mais il faut regarder qui crée toute cette misère.
05:02Parce que ni la France, ni le monde n'est pauvre.
05:06Il n'y a jamais eu autant de richesses dans le monde qu'aujourd'hui.
05:09Il n'y a jamais eu autant de possibilités.
05:11Merci le capitalisme, finalement.
05:12Donc, merci.
05:13Merci tous ceux qui sont exploités, qui triment dur et qui sont effectivement ceux qui créent tous ces progrès.
05:21Sur Jordan Bardella, Charles ?
05:23Avec la contre-attaque, aujourd'hui, on l'a vu, avec Marine Le Pen, très à l'offensive.
05:28Oui, ils ont choisi une stratégie qui est de nier.
05:32Moi, j'ai quand même plutôt tendance à croire à l'authenticité des propos rapportés par Mediapart.
05:41À sa place, j'aurais mis ça sur le compte de l'erreur de jeunesse,
05:45même si c'est peut-être un peu trop grave pour être simplement assumé et plaider la jeunesse,
05:51la naïveté, la radicalité propre à cet âge.
05:54Il a choisi de dire « ce n'est pas moi ».
05:58Le petit reportage que vous avez diffusé tout à l'heure sur les précédents de Mediapart était assez cruel,
06:04parce que c'est quand même à chaque fois qu'il y a Usag qui commence par nier.
06:08Plusieurs affaires comme celle-là qui se traduisent en réalité par une certaine vérité
06:13dans ce qui est rapporté par ce journal, qu'on peut critiquer à plein d'égards.
06:17Mais bon, moi, à sa place, je n'aurais pas nié, parce que je pense que c'est vrai, tout
06:24simplement.
06:25Et je pense qu'ils vont simplement faire le dos rond le temps de la campagne, dire « on porte
06:30plainte ».
06:30Ça va être compliqué, parce que c'est matignon, normalement, pour Bardella, si Marine Le Pen gagne.
06:35Ça me paraît…
06:37– S'il a menti, il faudra débrancher Bardella du Rassemblement National.
06:40– C'est ça qui est compliqué.
06:42– Elle a débranché son propre père.
06:43– On verra, peut-être qu'il pourra…
06:45– Non, c'est le fils qu'il faut débrancher.
06:46– Peut-être qu'il pourra gagner du temps, si vous voulez, avec les procédures,
06:48nier jusqu'au bout, noyer le poisson, j'en sais rien, je ne sais pas comment il va faire.
06:52Moi, je vous donne ma conviction personnelle, j'ai le sentiment qu'il a vraiment écrit ce qu'il a
06:57écrit,
06:58et à sa place, j'aurais dit « j'étais jeune et con, selon le pléonasme consacré ».
07:02– Alors, venons-en maintenant à notre discussion.
07:05On a une actualité sociale, aujourd'hui, avec des demandes de revalorisation de salaire,
07:10de meilleures conditions de vie, que ce soit pour les fonctionnaires ou pour les lycéens,
07:14au moment où on a un candidat à l'élection présidentielle, vous l'avez vu,
07:17Édouard Philippe, qui nous dit « moi, j'ai un projet de réforme des retraites,
07:21il faut relever progressivement l'âge légal à 65 ans,
07:24et il promet aussi qu'un Français sur trois pourra partir avant ».
07:29– Il faut rappeler que 65 ans, c'était dans le programme d'Emmanuel Macron en 2022.
07:32– Partir à la retraite à 65 ans, Charles Consigny ?
07:35– J'entends d'ici ce que va dire Mme Arthaud,
07:38qui va s'arc-bouter et s'exaspérer de cette proposition.
07:43Moi, je pense bien sûr que c'est une proposition qui va évidemment dans le bon sens,
07:48dans la mesure où nous avons de moins en moins d'actifs pour de plus en plus d'inactifs,
07:52nous aurons bientôt à peine un actif pour un inactif,
07:57c'est-à-dire que chaque retraité verra sa retraite payée par un seul actif,
08:03ce qui va dire qu'il va se passer ce qu'il se passe déjà,
08:06c'est qu'on va prendre aux gens qui travaillent la moitié de leur salaire
08:10pour le donner aux retraités pour payer les retraites.
08:14Et ça, je pense que c'est un système complètement intenable.
08:16Le jeune Gabriel Latanzio, qui intervient de temps en temps sur cette antenne,
08:21qui est professeur à l'université, a diffusé sa fiche de paye.
08:26Ses cotisations retraites sont supérieures à son salaire net.
08:31J'imagine que c'est très bien.
08:32Il perçoit 2700 euros de salaire net.
08:35L'État paye sur son salaire 2900 euros de cotisations retraites.
08:41C'est un système qui ne peut pas fonctionner.
08:44Par quelques boucles, vous le preniez.
08:45Moi, je pense qu'il faut la retraite, non pas à 65, mais à 70 ans.
08:50Et je pense qu'il faut passer tout le monde à 70 ans dès maintenant.
08:54Voilà ce que je pense.
08:55Nathalie Arthaud.
08:56Ah là là.
08:57Ce sont des belles perspectives.
08:58Moi, je comprends franchement que les jeunes soient en révolte.
09:01On leur propose de retourner au 19e siècle, les jeunes.
09:04Mais bien sûr que si.
09:05On leur propose pas comme société.
09:07On propose aux travailleurs de crever au boulot.
09:10On propose aux jeunes d'aller faire la guerre.
09:12On propose aux jeunes...
09:13Enfin, on leur propose pas.
09:14On les oblige de se confiner l'été parce qu'on peut plus vivre, etc.
09:17Le travail, c'est forcément une souffrance.
09:19Alors, on peut s'épanouir et on peut travailler toute sa vie.
09:22Le travail, c'est un enfer pour l'écrasante majorité des salariés
09:25qui ne sont pas comme vous, qui n'ont pas choisi leur boulot.
09:29Ou comme vous.
09:29Voilà.
09:31Et qui...
09:33Oui, quand ils vont au travail, c'est tout une souffrance.
09:37Donc, je connais beaucoup, beaucoup de salariés, de travailleurs,
09:40du public comme du privé.
09:41Parce qu'en réalité, il faut arrêter avec ces différences.
09:43C'est la même galère de partout.
09:46Eh bien, j'en connais beaucoup.
09:46Tout à fait, quand même.
09:47Qui comptent...
09:48Bah si, absolument.
09:49Oh bah non, il y en a qui sont à 32 heures.
09:51Qui comptent...
09:52Qui comptent les mois, les jours qui les séparent de la retraite.
09:57Et ce que je voulais dire aussi...
09:58En vous écoutant, en vous écoutant, alors voilà, maintenant, il n'y a pas assez d'actifs.
10:04Et puis, il y a la dette.
10:05Il y a une propagande, nuit et jour, j'ai envie de dire, pour nous expliquer que de toute façon,
10:10maintenant, on est pauvre, il n'y a plus d'argent, il n'y a plus de richesse.
10:14Et moi, c'est à ça que j'ai envie de répondre.
10:17Mais enfin, comment expliquer que dans ce marasme, ce recul, etc., les grandes fortunes aient pu être multipliées par deux
10:29sur les dix dernières années ?
10:30Qu'il y ait de plus en plus de milliardaires.
10:32Que ces milliardaires sont de plus en plus riches.
10:34Que les actionnaires se gavent littéralement.
10:37Que c'est toujours plus de profit.
10:39Que la bourse bat des records sur records.
10:42Comment expliquer ça ?
10:44Comment expliquer ça ?
10:45Bah moi, je l'explique d'une seule façon.
10:47C'est qu'en effet, l'exploitation, elle est de plus en plus dure.
10:50Et que l'argent volé sur le fruit du travail de l'ensemble des salariés.
10:57Et j'inclus aussi d'ailleurs les petits patrons qui sont des travailleurs, souvent, qui travaillent tout autant que les
11:02salariés.
11:03Voilà, il y a une confiscation.
11:06Une confiscation du fruit de notre travail, un pôle de la société.
11:10Et c'est cela qu'il faut changer.
11:11Et c'est pour ça que moi, effectivement, je pense qu'il faut que le monde travailleur reprenne confiance dans
11:15ses forces.
11:16Qui se mobilise, qui renoue avec les grèves de masse.
11:19Les occupations d'entreprises, en effet, pour changer tout cela.
11:24Au fond, vous êtes déconnectés.
11:26On dit souvent aux gens un peu bien lotis, etc.
11:31qui sont déconnectés.
11:32Mais moi, ce que je vois là, c'est vous qui êtes déconnectés.
11:35Parce que vous ne vous rendez pas compte de ce que vivent les gens.
11:38Vous avez votre lecture marxiste, trotskiste de la société.
11:42Et vous n'incluz pas plein de paramètres.
11:45Par exemple, vous n'expliquez pas pourquoi les indépendants qui ne sont pas sous la domination d'un méchant actionnaire
11:50à Abandon...
11:50Mais bien sûr que si !
11:52Ils subissent la loi des banques, ils subissent la loi des assurances, ils subissent la loi des plus gros.
11:58Écoutez, les agriculteurs...
11:59La loi des assurances, ils payent une assurance...
12:02Les agriculteurs, ils subissent, vous le savez très bien, la loi des transformateurs, des distributeurs...
12:07Je vous ai laissé parler, madame.
12:08Oui, mais quand même...
12:09Oui, oui, les agriculteurs, d'accord.
12:11Ah, vous convenez quand même.
12:12Les agriculteurs, bien sûr.
12:14Mais il y a beaucoup d'indépendants dans ce pays qui ne sont pas sous la domination d'un méchant
12:19patron
12:20qui fait tout pour les payer le moins cher possible.
12:23En revanche, de quoi ?
12:25Qu'est-ce qu'ils subissent comme domination ?
12:27Celles de la puissance publique qui les écrase de charges pour les faire vivre dans la société à laquelle vous
12:34aspirez.
12:35Puisque moi, ce que je pense, je suis d'accord sur le fait qu'on peut sans doute raboter un
12:40peu,
12:41être plus efficace pour mettre tout le monde un peu à égalité sur le pourcentage de ce qu'on paye
12:47comme impôts, comme charges, etc.
12:49Évidemment, il y en a qui sont plus malins que d'autres.
12:51En général, malheureusement, c'est d'ailleurs pour ça qu'ils sont milliardaires.
12:54Ils sont plus malins que moi, par exemple.
12:55Ils sont plus malins que vous, probablement.
12:57Je suis désolé, mais c'est comme ça.
13:00Je pense que Niel, Arnaud, etc., ils sont beaucoup plus malins que nous.
13:05Mais il y a certaines évidences auxquelles il faut se rendre.
13:08Moi, je crois aux inégalités.
13:09Ils ont hérité de centaines de millions, parfois de milliards.
13:13Vous savez très bien que les grandes fortunes, elles se transmettent.
13:17Elon Musk, il n'est pas l'héritier d'un groupe.
13:24Ça fait mal, je sais, mais ça s'appelle le réel.
13:27Vous voyez, c'est Lacan qui disait, le réel, c'est quand on se cogne.
13:30Musk est beaucoup plus intelligent que nous.
13:33C'est déplaisant, mais c'est comme ça.
13:35Je ne serai jamais riche comme Elon Musk est riche.
13:37Et vous, à part si vous prenez le pouvoir en France et que vous videz les caisses publiques,
13:41comme le font tous les communistes quand ils arrivent au pouvoir,
13:44vous ne serez jamais aussi riche que Musk.
13:46Macron est-il communiste ?
13:47Il a quand même creusé le trou de 3 500 milliards.
13:51On peut donner le point à Nathalie Arnaud, parce que Macron a vidé les caisses.
13:55Oui, mais parce qu'on est dans la société.
13:58Je pense que vous êtes un peu déconnecté.
14:00Je suis d'accord.
14:02Là où je peux essayer d'être constructif, c'est moi.
14:04Je pense qu'il faut mieux distribuer pour moins redistribuer.
14:08Je pense qu'il faut effectivement faire en sorte que les gens soient mieux payés.
14:11Je pense qu'il faut leur donner des actions de leur boîte.
14:14Je pense qu'il faut faire en sorte qu'ils soient bien représentés dans les conseils d'administration.
14:17Je pense qu'il faut décharger leur salaire autant que possible.
14:21Si Gabriel Latanzio paye 2 900 euros de cotisation retraite pour 2 700 euros de salaire net,
14:27ça n'est pas, ou pas exclusivement, à cause de Bernard Arnaud.
14:31Je pense que c'est peut-être parce qu'on gère mal l'argent public.
14:33Je voudrais vous apporter une donnée qui date d'il y a quelques heures, quelques jours.
14:39Finalement, vous savez qu'en France, en 3 ans, les prélèvements ont augmenté de 36,7 milliards d'euros.
14:45C'est du jamais vu.
14:46C'est de l'inédit.
14:47Et on a une fonction publique qui n'est pas satisfaite.
14:51On n'a jamais autant prélevé aujourd'hui en France.
14:54Donc il y a quand même un souci avec la gestion de l'argent public, madame.
14:57Je veux bien...
14:58En laissant les milliardaires de côté, hein ?
14:59Oui, non, mais ça, c'est sûr, il faut toujours laisser les milliardaires de côté.
15:01Non, non, non, mais là, c'est par rapport à ce que je vous dis.
15:03Il ne faut jamais parler de ceux qui nous exploitent.
15:05Il ne faut jamais parler de ceux qui nous raquettent.
15:06Les prélèvements obligatoires sont à 43,5%.
15:08Non, mais même en les mettant dedans, madame Marco, en les incluant.
15:12Prenez, je crois que les estimations les plus ambitieuses de la taxe Zuckmann,
15:18il me semble, vous me corrigez si je me trompe, qu'on arrivait autour de 10 milliards.
15:22Combien ?
15:22Un petit peu plus.
15:2310, 15 milliards, bon.
15:25La protection sociale en France, c'est 650 milliards par an.
15:29Donc même en incluant les milliardaires, on leur met la taxe Zuckmann à fond
15:32et on pense qu'elle va produire ses fruits,
15:35contrairement aux différentes taxes qui ont été échafaudées de ce côté-là ces dernières années.
15:39Ça ne suffit pas à tout payer.
15:41Donc quelle est votre baguette magique ?
15:42Alors, je fais ma réponse.
15:42Quelle est votre solution miracle ?
15:43Moi, je pense que c'est de l'enfumage de mettre l'État en avant
15:47et en plus d'expliquer qu'il est trop dépensier, qu'il est vraiment nul, etc.
15:50Quand on sait quand même que l'État verse 211 milliards d'aides au patronat...
15:57Non, aux entreprises...
15:58Je termine.
15:59Et ce sont des exonérations de taxes.
16:01Donc ça, c'est une première chose.
16:02Et puis la deuxième chose, c'est qu'effectivement, du coup, c'est un écran de fumée.
16:06Et les responsables, ceux qui dominent l'économie et la société,
16:10la classe capitaliste qui tient entre ses mains les multinationales,
16:14à voir là, on n'en parle pas.
16:16On ne parle pas, en effet, de ceux qui nous raquettent
16:18et qui mettent plein les coffres forts.
16:20On ne parle pas des compagnies pétrolières.
16:23On ne parle pas des licencieurs, parce qu'aujourd'hui, il y a quand même...
16:26Il faudrait nationaliser Total.
16:27Tous les grands trusts automobiles, ils sont en train de licencier,
16:30ils sont même en train de fermer les deux dernières usines d'assemblage
16:33de la région parisienne, l'usine Renault-Flint et Poissy...
16:37– Vous avez vu Stellantis ?
16:39– Stellantis se met au repos pendant quelques semaines en octobre.
16:43– Oui, écoutez, la semaine dernière, j'étais...
16:46– C'est les communistes chinois qui vont nous fournir des bagnoles.
16:48– J'étais devant le siège de Sodexo.
16:51Sodexo, c'est une grande, on peut dire, multinationale, en fait.
16:54C'est des centaines de milliers de salariés de par le monde,
16:57dans la restauration, Sodexo.
17:00Eh bien, ils licencient, ils suppriment 1100 emplois.
17:061100 emplois et ils assument.
17:08– Oui, mais Marie-Martheau...
17:09– C'est pour faire plus de bénéfices, c'est pour faire plus de dividendes.
17:12– Prenons l'exemple des voitures.
17:12– Eh bien, moi, je pense que si la société recule,
17:15c'est parce qu'en effet, aujourd'hui, on n'a pas des investisseurs
17:17ou des créateurs d'emplois, comme vous dites,
17:19on a des fabricants de chômage, on a des spéculateurs,
17:23on a des aventuriers dans la vie de finance.
17:25Et aujourd'hui, ils sont en train, en effet,
17:27de provoquer une véritable catastrophe économique et sociale.
17:30– Pourquoi on ne vend plus de voitures, par exemple ?
17:33Pourquoi on ne vend plus de voitures en France ?
17:35– Voiture française.
17:35– Ou d'autres marques.
17:37Pourquoi on ne vend plus de voitures ?
17:38Pourquoi les gens n'en achètent pas ?
17:40Mais parce qu'ils n'ont plus les moyens d'en acheter.
17:41– Oui, il faut augmenter les salaires et les indexer,
17:43ça, c'est mon combat fondamental.
17:45– C'est aussi, regardez-moi, regardez-moi.
17:46– Augmenter.
17:46Moi, je suis pour l'Aspic à 2200 euros net.
17:48Vous voyez, donc, je ne sais pas si vous êtes d'accord avec ça.
17:51– Mais j'aimerais bien m'acheter une nouvelle voiture.
17:53– Ça, ça fait partie de mes combats principaux.
17:55– J'ai une Peugeot que j'aime beaucoup.
17:56J'aimerais bien la changer, en prendre une autre.
17:58Je ne peux pas le faire.
18:00– Vous ne pouvez pas acheter une voiture, monsieur Consigny ?
18:02– Non, parce que je donne tout ce que je gagne à madame Arthaud.
18:04– Mais qui va y croire ?
18:05– Et assez.
18:06– Merci, Nathalie Arthaud.
18:07– Merci, Nathalie Arthaud, à bientôt, merci.
18:08– Et des gens comme moi, vous savez, c'est le concept de Nicolas.
18:13– À demain, Richard.
18:14– Moi, je ne suis pas chère, monsieur Consigny.
18:15– Merci, et j'aimerais acheter une voiture et relance.
18:18– Et je rappense beaucoup à la société.