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  • il y a 7 semaines
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.

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Transcription
00:00La température monte aussi dans l'élection présidentielle, dans la campagne, notamment au Parti Socialiste.
00:06On va en débattre dans un instant dans le signé concilier, parce que la primaire approche.
00:10Voilà les candidats de la gauche.
00:12Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Gage, Ségolène Royal, Philippe Brun.
00:19La primaire, ce sera par scrutin électronique, une illuminale à deux tours, les 9 et 10 octobre pour le premier
00:23tour.
00:24Et le 16 et 17 octobre pour le second tour.
00:27Il y a donc 5 prétendants, dont nous allons débattre maintenant dans le signé concilier avec Charles Consilier, bien sûr,
00:33l'avocat.
00:33Bonsoir Charles.
00:34Bonsoir.
00:35François Calfon, député européen socialiste, place publique.
00:37C'est donc soutien de Raphaël Glucksmann.
00:39On peut le dire.
00:40Si je ne m'abuse.
00:41C'est la machine à perdre la primaire ou pas, Charles Consilier ?
00:45Soutien de Raphaël Glucksmann, proche de François Hollande, si je ne m'abuse.
00:50Parce que je mets la politique aux commandes, oui.
00:52Vous jouez à tous les coups gagnant ?
00:53Non, mais je vais vous dire, je vais expliquer.
00:55Non, mais c'est bien joué.
00:56Vous perdant, à tous les coups ?
00:57Oui, à tous.
00:58Moi, j'étais plus aimable.
01:00Non, mais ce n'est pas grave.
01:01J'aime bien les salis.
01:02Je suis plutôt bon avocat, comme monsieur Consilier, donc je vais attendre.
01:05Est-ce que c'est la machine à perdre ?
01:07Oui.
01:07Moi, je ne pense pas.
01:08On diabolise beaucoup les primaires.
01:11À mon avis, tout à fait à tort, puisque c'est une primaire qui a fait élire François Hollande.
01:16C'est la seule exception.
01:17Toutes les autres ont fait perdre.
01:19C'est une primaire qui a failli faire élire, franchement, à un cheveu, à un costard près, François Fillon.
01:25C'est une primaire aux États-Unis qui a fait élire, à votre grande joie, je pense, Donald Trump, Joe
01:32Biden.
01:33Ils en ont tout le temps.
01:34Donc moi, je ne suis pas arc-bouté contre la primaire.
01:37Et au moins, dans ces systèmes où il y a 350 candidats, ça a le mérite quand même de décanter
01:43un petit peu les choses.
01:44Là où ça peut être une machine à perdre, en revanche, c'est que dans une primaire, les partis sont
01:50capables de faire gagner un mauvais candidat au détriment d'un bon candidat.
01:57En général, vous avez raison.
01:59Ça fait souvent gagner le plus radical.
02:02Objectivement, oui.
02:03Alors là, il y a Mélenchon qui est tellement radical.
02:05Moi, je pense que, je ne veux pas être trop long, à la place des électeurs socialistes, à mon avis,
02:09ce qu'ils vont se dire, c'est qu'ils vont essayer de se donner quand même une chance d
02:13'avoir le meilleur.
02:15Si ce n'est de gagner l'élection, du moins d'exister dans cette élection.
02:18Donc moi, si je prends un pari, je pense que le jeune Glucksmann, il va gagner cette primaire.
02:23Ah, vous êtes sûr ?
02:25Je vous prends un pari, comme ça, on verra si je me suis gouré ou pas.
02:29Honnêtement, je n'ai pas l'impression que la compétition soit très dure.
02:32Bon, écoutez, Consigne a raison.
02:36Pour une fois, oui.
02:37Il vaut mieux des courants de pensée que des courants d'arrière-pensée.
02:40Et les partis politiques sont pleins de gens qui sont dans des courants d'arrière-pensée.
02:43Et je vais clarifier ma pensée, parce qu'elle n'est pas très claire.
02:45Il y a des gens qui concourent pour la présidentielle, mais qui pensent aux législatives.
02:49Eh bien, avec ses qualités, ses défauts, Glucksmann, c'est un homme sincère.
02:54Il concourt pour la présidentielle parce qu'il pense à la présidentielle.
02:56Ce n'est pas rien.
02:58On n'est pas là dans des coups de bière à trois bandes pour savoir à qui on va s
03:01'allier aux élections législatives.
03:03Et je vais être très clair pourquoi je soutiens Raphaël Glucksmann.
03:06Consigne m'a un petit peu interpellé.
03:08Parce que c'est le candidat le mieux placé qui accepte cet exercice d'entonnoir, d'une certaine manière,
03:15parmi ceux qui ont la pensée social-démocrate.
03:18– Est-ce qu'il ne risque pas d'être la cible de tous les autres, puisqu'il est favori
03:21de cette primaire ?
03:21– Bien sûr.
03:22– Et sur le thème, Glucksmann, il n'est pas assez à gauche, il n'est pas socialiste.
03:25– Bien sûr, mais on l'a déjà.
03:26– Et vous savez très bien que dans certaines primaires, c'est souvent des positions plus radicales et limitantes,
03:30ou souvent d'ailleurs plus à gauche que leurs responsables, et ça peut lui jouer des tours.
03:34– Mais vous avez parfaitement raison.
03:36Il y a toujours les apparatchiks qui vont enclencher un tout sauf Glucksmann,
03:40parce que la pire des choses pour certains socialistes, ce serait de gagner.
03:43Moi je pense que la meilleure des choses pour le pays, c'est que la gauche social-démocrate gagne.
03:48Pourquoi ? Parce que si on a le cœur à gauche, et qu'on souhaite éviter Marine Le Pen,
03:53et bien vaut mieux avoir la gauche qui gagne,
03:54plutôt que d'aller comme ça faire des anticipations en étant à la traîne de Jean-Luc Mélenchon.
03:59Et je le dis d'une phrase, parce que c'est un débat, c'est mieux effectivement que vous m
04:02'interpelliez.
04:03Jean-Luc Mélenchon, ça fait deux ans qu'il est scotché à 30% au second tour,
04:07face à Marine Le Pen qui ferait 70%.
04:11Raphaël Glucksmann, dans le dernier sondage qui apparaît, il est à 45%,
04:14donc il y a encore du travail, face à 55%.
04:16Donc on peut raccrocher le wagon et gagner l'élection présidentielle.
04:20Enfin, Raphaël Glucksmann, il a un avantage, pour élargir un peu le débat de la primaire sur autre chose,
04:25c'est qu'avec la primaire, c'est autre chose que la primaire sauvage du bloc central.
04:30La primaire sauvage du bloc central, ça aboutit à Édouard Philippe,
04:33qui fait la course à l'échalote contre le Rassemblement National,
04:37plutôt très près du Rassemblement National,
04:39laissant Béant un espace qui peut revenir dans l'élection présidentielle à Raphaël Glucksmann.

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