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  • il y a 7 minutes
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.

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00:00On va passer au signé consigné maintenant avec Elsa Marcel, avocate, conseillère municipale de Révolution Permanente à Saint-Denis-Pierre
00:06-Fitte et Charles Consigny.
00:07Tous les deux vont débattre dans le signé consigné de la crise des carburants.
00:12Est-ce qu'il faut arriver à des blocages, voire une grève générale pour faire pression sur le gouvernement ?
00:17Mais d'abord, l'actualité politique du jour, c'est le 20-27.
00:21Bonsoir.
00:22Aujourd'hui dans votre 20-27, promis, on ne vous parlera presque pas de François Hollande.
00:28Omniprésent sur le terrain ces derniers jours et pourtant, officiellement candidat à rien.
00:36On voulait plutôt prendre des nouvelles de Bruno Retailleau qui multiplie les prises de parole, les déplacements.
00:43Mais attendez, on a un doute.
00:45Monsieur Retailleau, votre campagne a-t-elle bien démarré ?
00:48Vous êtes candidat à l'élection présidentielle.
00:54C'est très simple.
00:55Je vous le confirme.
00:56Dans ce salon dédié aux start-up et à l'informatique, le boss des Républicains est venu vanter son bilan
01:02en matière de technologie de pointe.
01:05J'ai aussi été à la fois président de département, de région, au moment où il a fallu déployer la
01:10fibre, etc.
01:11Au Parlement, j'étais un des spécialistes du numérique.
01:15Installer des câbles en Vendée il y a 15 ans vous a donc inspiré pour un plan à 25 milliards
01:21sur l'intelligence artificielle.
01:27Alors imaginez l'expérience en la matière de Gabriel Attal.
01:30Car lui, il vise 200 milliards de budget pour l'innovation.
01:34Une bonne idée, vraiment.
01:36À l'heure où certains experts prédisent que l'IA pourrait nous exterminer dans quelques années.
01:41Ça vous fait peur, vous, tout ça ?
01:42Non. Non, parce que je pense qu'on a les clés et on a les manettes.
01:46On a un modèle de régulation pour le nucléaire qui a été mis en place au niveau international.
01:50Il faut la même chose pour l'IA.
01:53En ce début de campagne, l'autre cheval de bataille de l'ancien Premier ministre
01:57ne plus être associé aux deux dernières années de règne de son ancien mentor.
02:02Avant la dissolution, on avait tutoyé les 2% de croissance.
02:07Aujourd'hui, on est quasiment en croissance nulle.
02:10Tout est parti en live, entre guillemets, avec cette dissolution qui a contribué à quasiment flinguer l'économie française.
02:16Bon, bon, bon. Histoire de jeter encore de l'huile sur le feu.
02:24Tiens, en parlant de feu.
02:26Ce matin, à Frontignan, dans les Roses, a chauffé fort.
02:29Face au CRS, des pêcheurs en colère, bloquant un dépôt pétrolier pour protester contre la hausse du prix des carburants.
02:38Sur notre plateau, il y en a un qui a choisi son camp.
02:42Moi, je fais le choix de la barricade.
02:45Vous faites le choix de la barricade ?
02:46Un homme qui est candidat à l'élection présidentielle dans une démocratie, dis-moi, je fais le choix de la
02:50barricade.
02:50Ce que je veux dire, c'est que quand il y a des barricades qui se montent, on doit choisir
02:54de quel côté on se met.
02:56Fabien Roussel, un candidat du Parti communiste, disons-le, disposé à faire monter la pression.
03:03C'est une forme de révolution à laquelle j'appelle.
03:05Si le gouvernement n'entend pas, oui, j'appelle à de grandes mobilisations dans la rue.
03:11Souffler sur les braises de la colère, une stratégie payante pour 2027.
03:22J-214 élections présidentielles, mise en image de 2027 par Raphaël Redon.
03:27Les barricades, le genre de la colère pour faire bouger les choses, il faut tout bloquer, Charles Consigny ?
03:32Le gouvernement fait tout ce qu'il peut, entre guillemets, en tout cas en matière d'aide, cibler, etc.,
03:39pour essayer de permettre aux Français qui en ont besoin d'affronter cette hausse du prix de l'essence.
03:44Même François Hollande, ancien président de gauche, je vois faire l'amour,
03:50mais même lui dit qu'il n'y a pas de solution miracle.
03:53Moi, je pense qu'en réalité, c'est le serpent de l'État-providence qui se mord la queue,
03:58puisque l'État est obligé de taxer énormément l'essence pour financer des politiques publiques.
04:03Comme il taxe énormément l'essence, l'essence coûte cher,
04:06et donc il est obligé de déverser de nouveau de l'argent public via des politiques publiques.
04:11Donc, à mon sens, on est typiquement dans une situation où on voit toute la limite de ce système,
04:18si on avait encore besoin d'une preuve, que ce système ne marche pas.
04:22Donc moi, c'est ce que je vois, et je vois aussi que le grand méchant total,
04:26cette entreprise atroce, criminelle, c'est la seule qui, en ce moment,
04:32fait le boulot que le gouvernement ne peut plus faire.
04:34Les stations sont prises d'assaut.
04:36Plafonner le prix de l'essence, et résultat, les stations sont prises d'assaut.
04:39Mais bien sûr, on va nous dire que Total n'a que des mauvaises arrières-pensées
04:42et qu'il fait ça pour se faire un coup de pub.
04:44Donc voilà, je pense qu'on a d'un côté la faillite de l'État-providence,
04:47et de l'autre, une boîte privée qui, pour l'instant,
04:51est celle qui fait le boulot que pourrait faire l'État.
04:55Oui, bah écoutez...
04:56Les barricades, vous y croyez ?
04:57Oui, bien sûr que j'y crois, mais surtout, peut-être avant ça,
05:00à dire qu'effectivement, chaque semaine, on entend ici Charles Constini
05:03nous expliquer que le capitalisme, c'est la huitième merveille du monde
05:05et que tout va pour le mieux dans le meilleur des systèmes.
05:09La réalité, c'est que je pense qu'on voit qu'il confond peut-être
05:11la situation économique de ses amis riches
05:13avec la réalité sociale de millions de travailleurs en France.
05:16Regardez les Américains, par exemple.
05:18Et la réalité, c'est que oui, 10 ans sous la France de Macron,
05:21c'est ça que ça donne.
05:22C'est du diesel à 2,30 euros le litre,
05:24pendant qu'effectivement, Total,
05:25c'est, rien que sur le premier trimestre,
05:285,6 milliards de résultats nets ajustés,
05:31une hausse de plus de 29%.
05:33Donc le problème, ce n'est pas les taxes de l'État,
05:35c'est les profiteurs de guerre qui s'enrichissent,
05:37sachant qu'il n'y a pas que ça.
05:38Il y a 16% de précarité alimentaire dans ce pays,
05:41il y a 350 000 personnes qui n'ont pas de domicile,
05:44il y a 9 millions de pauvres.
05:45Donc la réalité, c'est qu'il n'y a que Charles Constini dans ce pays
05:48qui ne comprend pas que oui,
05:49il y a besoin de s'organiser et de se mobiliser,
05:51et que les pêcheurs de fosses-sur-mer
05:53les appellent à la mobilisation le 17 octobre
05:55et même la manifestation le 29 septembre
05:58de la fonction publique,
05:59elle montre qu'il y a une accumulation des colères
06:01de tous les secteurs.
06:02Et si la jeunesse, les précaires,
06:04les travailleurs de ce pays,
06:04ils revendiquent le spectre des gilets jaunes,
06:07c'est la meilleure des nouvelles.
06:08Et je pense que même la mobilisation du 29 septembre
06:11dans la fonction publique,
06:12à laquelle, je le rappelle, se joignent les pompiers
06:14qui n'ont eu de cesse d'expliquer
06:16à quel point leurs conditions de travail
06:17s'étaient dégradées,
06:18qu'en réalité, ce qu'il faut,
06:19et dans ce pays,
06:20toutes les grandes conquêtes sociales,
06:21elles ont toujours été arrachées
06:23par les mobilisations.
06:24On connaît évidemment l'histoire
06:25de juin 36, de mai 68,
06:27et aujourd'hui, il va falloir être
06:28à la hauteur de ce défi-là.
06:29Moi, s'il y a quelque chose
06:30qui me réchauffe le cœur dans ce pays,
06:31c'est quand on voit
06:33cette situation sociale qui se réchauffe
06:35et ces appels à se mobiliser,
06:37à se mobiliser,
06:38mais le blocage des prix, évidemment,
06:40le blocage du prix du carburant.
06:42On pense qu'il faut plafonner
06:43le blocage du prix du carburant.
06:44C'est exactement ça
06:45qui est en train de s'exprimer.
06:46Il faut une hausse des salaires.
06:47Bien sûr que ça va être
06:48par les mobilisations sociales.
06:49C'est une hausse des salaires
06:50par décision publique.
06:51Évidemment.
06:52Comment vous croyez
06:53que ça s'est obtenu
06:53après mai 68 ?
06:54C'est le rapport de force
06:55qui va s'organiser.
06:56Une hausse des salaires ?
06:56C'est le rapport de force
06:57qui va s'organiser.
06:58Comment la hausse des salaires ?
06:59Par la loi ?
07:00J'en profite pour dire juste une chose.
07:01J'en profite pour passer un message
07:02à Mathieu Vallée, au RN et à Alliance
07:04qui a appelé sur un plateau de CNews
07:07à la dissolution de révolution permanente
07:09en expliquant qu'on était
07:09une organisation factieuse
07:11parce qu'on soutient les actions
07:14des travailleurs et des travailleurs.
07:17On reviendra au meurtre de la police
07:21si vous voulez
07:21puisque dans la liste des colères
07:22il y a effectivement celle
07:23entre la loi Permitué
07:25et la grande mobilisation
07:26du 20 septembre
07:27à laquelle il va falloir
07:28se rendre massivement.
07:28Ça m'intéresse.
07:29La hausse des salaires comment ?
07:31La hausse des salaires ?
07:32Par la grève qui s'organise dans ce pays.
07:34Par la grève qui s'organise dans ce pays.
07:35Si vous voulez, regardez
07:36les travailleurs des stations
07:38de services argédistes.
07:39Je vous interromps
07:39parce qu'il y a une information
07:40à BFM TV que nous obtenons
07:42face effectivement
07:44à cette flambée des prix à la pompe.
07:47Le Premier ministre a demandé
07:48au ministre de prolonger
07:50jusqu'au 31 décembre de cette année
07:52les dispositifs d'aide
07:53aux professionnels concernés
07:55c'est-à-dire notamment les pêcheurs.
07:58L'objectif est de préserver
07:59l'activité économique,
08:00l'emploi et la croissance.
08:01Pour les pêcheurs,
08:02l'aide sera relevée
08:03de 25 à 35 centimes par litre
08:05soit 10 centimes supplémentaires
08:07après son ajustement
08:08à la baisse cet été
08:10en raison de la baisse des prix.
08:12Eh bien, ça repart à la hausse.
08:13Donc ça, c'est une réponse directe
08:15à la colère des pêcheurs.
08:16Pour le BTP,
08:17ce sera 20 centimes
08:18à hauteur de 20 centimes
08:19par litre de gazole.
08:20Pour les agriculteurs,
08:2115 centimes par litre
08:22qui sera prolongé.
08:23Voilà.
08:23Et le soutien au carburant
08:24viendra en complément
08:25des autres aides du plan d'urgence.
08:26Donc voilà,
08:27le gouvernement ajuste.
08:28Moi, ce que je vois,
08:29c'est que...
08:29Donc c'est les aides ciblées
08:30mais qui vont être mieux dotées.
08:31Le gouvernement
08:33ne cesse de coller
08:34des rustines
08:35dans tous les sens
08:36parce que la situation
08:37économique est mauvaise.
08:39C'est comme un ménage
08:41qui ne gagnerait pas
08:42assez d'argent
08:42et qui essaierait
08:43de réduire son abonnement
08:45à ceci, son...
08:47L'État n'a plus
08:48de marge de manœuvre.
08:48On est endettés
08:49et la croissance
08:50est de la 0,4.
08:51Mais parce que...
08:52Oui, mais parce qu'encore une fois
08:53on a une machine économique
08:54qui est grippée.
08:55Il faut voir ça.
08:56Je sais que c'est...
08:57C'est pas agréable
08:58pour la gauche à entendre
08:59parce que ça sort complètement
09:01de vos grilles de lecture.
09:02Regardez les derniers chiffres.
09:03C'est tombé aujourd'hui.
09:05Les revenus des Américains
09:06crèvent le plafond.
09:07Un ménage sur deux
09:08aux Etats-Unis
09:09touche plus de 7300 dollars
09:11par mois.
09:127300 dollars par mois.
09:13Et le taux de pauvreté
09:15est au plus bas historique.
09:16Et pourtant,
09:17aux Etats-Unis,
09:18ils n'ont pas
09:18tous nos dispositifs d'aide.
09:20C'est un pays
09:21beaucoup moins redistributif.
09:22C'est un horrible pays capitaliste,
09:24les Etats-Unis.
09:25Et regardez,
09:26le taux de pauvreté
09:27au plus bas historique,
09:287300 dollars par mois
09:30en moyenne.
09:31Un ménage sur deux
09:33touche ça.
09:33Donc pardon.
09:34Moi, je...
09:35Est-ce que vous savez...
09:36Je suis désolé.
09:36J'essaie d'être pragmatique.
09:38Est-ce que vous savez
09:38que sur la seule année 2025,
09:40les 40 plus grandes entreprises françaises
09:42ont reversé plus de 100 milliards d'euros
09:44à leurs actionnaires ?
09:45Mais là, vous tournez.
09:46Et les entreprises américaines ?
09:47Non, mais tout le monde
09:48n'est pas pauvre en France.
09:49Et les entreprises américaines ?
09:50Ce que moi j'explique,
09:51c'est que sous Macron,
09:52les riches,
09:53les bourgeois
09:53se sont enrichis comme jamais
09:54pendant que les classes populaires
09:56et la jeunesse
09:56s'est appauvrie comme jamais.
09:58Il y a des fils
09:59devant les points de distribution alimentaire
10:03pour des étudiants.
10:04Et donc la réalité
10:05de ce que je suis en train
10:06de vous expliquer,
10:06c'est que le patronat
10:08a vu ses profits exploser
10:09total en premier.
10:11Donc moi, ce que je vous dis,
10:12c'est que l'argent,
10:12il faut le prendre là où il est.
10:13Il faut les taxer.
10:15Évidemment, il faut plus que les taxer,
10:16il faut les exproprier
10:17et les mettre sous contrôle
10:18des travailleurs et des travailleuses.
10:19Vous voulez les exproprier ?
10:21Oui, et les mettre sous contrôle
10:22des travailleurs et des travailleuses
10:23puisque tant que nos besoins
10:26tant que nos besoins
10:28seront soumis aux intérêts privés
10:30d'une minorité,
10:31jamais ils répondront
10:31à la majorité de la population.
10:34La coopérative de Duralex,
10:35elle a bien marché.
10:35Et je voudrais dire une chose en plus
10:36sur la situation
10:37qu'on est en train de discuter,
10:38si vous voulez.
10:39Parce que la réalité,
10:39vous avez montré des images
10:42des pêcheurs.
10:43La réalité de ce dont on discute
10:45et de pourquoi est-ce que
10:45la contestation monte
10:46et qu'il n'y a que Charles Consigny
10:48qui visiblement trouve ça bizarre.
10:50En réalité,
10:51moi, je vais vous dire une chose,
10:53c'est qu'on voit qu'en plus
10:54la réponse du gouvernement
10:56systématique à la contestation populaire,
10:57c'est de leur envoyer
10:58des gaz de l'acrymogène
11:00et de la matraque.
11:00Vous avez vu la manière
11:01dont les CRS ont réprimé
11:02les pêcheurs.
11:03Et c'est important
11:04parce que dans cette rentrée sociale,
11:06je tiens à mettre en avant
11:06une date,
11:07c'est celle du 20 septembre
11:08de la mobilisation
11:09contre la loi permis de tuer
11:11qui est en réalité
11:12l'imposition
11:13d'une revendication historique
11:15du Rassemblement national
11:16qui est celle
11:16d'imposer la présomption
11:17de légitime défense
11:18pour la police
11:19et qui est déjà responsable
11:20de la mort de jeunes,
11:21de la mort en réalité
11:22de Nal Merzou,
11:24de Swaï El Kasaoui,
11:26d'Olivio Gomez.
11:27Il faudrait être nombreux
11:28au rendez-vous
11:29de cette mobilisation.
11:31Vous jouez à la révolutionnaire,
11:33vous vous prenez
11:33pour Che Guevara,
11:34c'est très amusant,
11:35je suis sûr que vous vous amusez
11:36beaucoup dans vos réunions militantes.
11:38Essayons d'être
11:38un peu pragmatiques.
11:40Vous parlez en gros
11:41des ultra-riches
11:42et de quelques boîtes
11:43du CAC 40
11:44qui en effet
11:44ont gagné de l'argent.
11:46C'est étonnant.
11:47107 milliards
11:47pour les actionnaires.
11:48Oui, mais d'accord.
11:49Les actionnaires,
11:50ils ont parfois
11:50les salariés.
11:51Oui, mais attendez,
11:52vous rigolez.
11:54Moi, je ne vous parle pas de ça.
11:58Aux Etats-Unis, par exemple,
12:00si vous prenez les bénéfices
12:02et ce qui a été reversé
12:03aux actionnaires
12:04des plus grandes entreprises américaines,
12:06c'est encore plus scandaleux.
12:08Mais c'est immonde
12:09ce qu'a gagné...
12:10Mais aux Etats-Unis,
12:11il y a des millions de pauvres.
12:11Laissez-moi, s'il vous plaît,
12:12laissez-moi parler, s'il vous plaît,
12:13une seconde.
12:14Oui, mais c'est long.
12:14Ce n'est pas un meeting
12:15du Parti communiste.
12:17Non, certainement pas
12:18le Parti communiste.
12:19C'est une révolution permanente.
12:20C'est pareil.
12:21Ils ont gagné...
12:22C'est encore plus indécent.
12:25Mais moi, je ne vous parle pas de ça
12:27parce que quand ils se versent,
12:29etc., tout ce que je vous ai dit,
12:31en attendant tout le peuple
12:32là-bas s'étant...
12:33Le problème, c'est que
12:34vous faites une fixette
12:35sur les ultra-riches
12:36sans voir que ça n'est pas le sujet.
12:38Le sujet, ce n'est pas
12:39effectivement les ultra-riches
12:40qui sont asphyxiés
12:41par votre système.
12:42C'est vrai.
12:43Ils arrivent, ils arrivent,
12:44ils arrivent.
12:45Votre système,
12:46c'est celui du néolibéralisme
12:47qui existe depuis des décennies.
12:49De celui qui existe
12:50depuis des décennies.
12:51Ils arrivent à y échapper.
12:52C'est vrai.
12:52Ils ont des fiscalistes, etc.
12:54Ils ne payent pas
12:55les impôts que je paye.
12:56Ils ne payent pas les impôts
12:58que payent les artisans.
12:59En France, c'est ça la réalité
13:01aujourd'hui des assistés
13:02que sont les patrons
13:04pendant que les gens
13:04crèvent de faim
13:05dans un pays comme la France.
13:07Non, mais si vous voulez,
13:08essayons de ne pas faire un sketch.
13:09Quel intérêt ?
13:10Ça ne finit jamais
13:11votre intervention.
13:12Ça ne m'intéresse pas
13:12de faire un spectacle de clown.
13:13Vous voyez,
13:14si j'avais voulu
13:16postuler chez Pinder,
13:17je l'aurais fait.
13:18Ce n'est pas ce que je fais.
13:19Moi, ce que je dis,
13:20c'est que ces gens
13:21qui ne vont pas pouvoir
13:22se mettre en grève,
13:23d'ailleurs,
13:23les artisans,
13:24les indépendants,
13:25les professions libérales,
13:26les auto-entrepreneurs,
13:27mais vous savez que
13:28chez les gilets jaunes,
13:30il y avait des travailleurs
13:31du libéral ?
13:32Vous savez qu'en réalité,
13:34vous êtes minoritaire.
13:35Il faut bien vous écouter
13:37pour croire
13:37que le système capitaliste
13:38c'est la seule chose
13:39qui fonctionne.
13:40En même temps,
13:40sinon,
13:40c'est inaudible.
13:41À force de matraquer
13:42ces gens
13:43pour faire des dispositifs
13:45de redistribution,
13:46la France est le pays
13:47le plus redistributif
13:49au monde.
13:50C'est quelque chose
13:51dont vous faites litière
13:53en permanence.
13:54C'est factuel.
13:54On est le pays
13:55qui redistribue
13:56le plus au monde.
13:58Pour être ce pays,
14:00moi, je me souviens,
14:01mon prof d'éco au lycée
14:02qui n'était pourtant
14:03pas d'extrême droite,
14:04il disait
14:04la France,
14:05c'est l'URSS
14:05qui aurait réussi.
14:06On voit qu'on est
14:07en plein dedans.
14:07Pour faire ça,
14:08on est obligé
14:09d'asphyxier ces gens-là.
14:10Mais vous vivez
14:11dans une réalité parallèle.
14:12Les seuls qui s'enrichissent,
14:14c'est les secteurs
14:15les plus rires
14:16de la société.
14:17Oui, les seuls
14:17qui s'enrichissent,
14:18effectivement,
14:19ce n'est pas
14:19les classes moyennes
14:20ni les classes.
14:21Vous parlez
14:22des 211 milliards
14:23d'aides aux entreprises.
14:26On les supprime,
14:27on les capte.
14:28On les supprime totalement.
14:30Et le problème
14:31de ce système,
14:32si vous voulez,
14:32c'est que tant
14:33nos besoins vitaux,
14:34à commencer par ceux
14:35de l'énergie,
14:36à commencer par ceux
14:36du carburant,
14:37ils seront captés
14:38par une minorité
14:39de secteurs
14:40comme Patrick Bouyané
14:41qui, non seulement,
14:42évidemment,
14:42s'enrichissent
14:43avec des milliards,
14:45mais en plus,
14:47ce sont des profiteurs
14:48de guerre.
14:48L'augmentation
14:49du prix de l'essence
14:49est la responsabilité
14:51de la guerre
14:52qui existe aujourd'hui.
14:54Ils vivent de ça.
14:55C'est des gens
14:56qui construisent
14:56ce n'est pas Total
14:57qui fixe le cours.
14:58Vous connaissez
14:58la responsabilité
15:00totale en Ouganda,
15:01par exemple,
15:02de l'ampleur
15:02de la déforestation
15:03pour construire
15:04le plus grand
15:04pipeline chauffé
15:05au monde
15:05de la police
15:06qui sont en train
15:07d'organiser
15:07pour chasser
15:08les populations.
15:09On dirait que
15:10vous venez
15:10avec des mots-clés
15:11et que vous essayez
15:12de placer vos mots-clés.
15:13Ce que je vous dis,
15:14c'est que la colère
15:14qui va s'exprimer
15:15le 17 octobre,
15:16qui va s'exprimer
15:16le 29 septembre,
15:18qui va s'exprimer
15:18le 20 septembre
15:19contre les violences politières,
15:21mais oui,
15:21ça fait beaucoup de dates
15:22parce qu'il y a
15:22beaucoup de colère
15:23et que vous êtes
15:23le seul à ne pas le voir.
15:24Vous êtes dans le déni.
15:25Non, parce que vous êtes
15:25C'est vous qui vivez complètement
15:26déconnecté des réalités.
15:27Bien sûr, c'est moi
15:28qui suis déconnecté.
15:29Les Gilets jaunes,
15:30ça vous a échappé, monsieur ?
15:31Mais c'est moi
15:32qui paye votre salaire.
15:33Que Macron, il a dû
15:34se bunkeriser ?
15:35C'est moi qui paye
15:36vos commissions d'office.
15:37Vous êtes dans le déni
15:38parce que vous avez peur
15:38de regarder la réalité en face.
15:39Bien sûr, j'ai peur.
15:40Moi, j'ai soutenu
15:41les Gilets jaunes,
15:41de ma bonne dame.
15:42Ah oui, vous avez soutenu
15:43les Gilets jaunes.
15:44Bien sûr, vous avez soutenu
15:46les Gilets jaunes.
15:46Absolument, j'étais chroniqueur
15:47chez Ruckier à une heure
15:48Pourquoi vous êtes contre
15:48l'augmentation des salaires ?
15:54Vous défendez
15:55leurs revendications ?
15:56Oui, je défendais
15:56toutes les semaines
15:57les Gilets jaunes
15:58et d'ailleurs,
15:58des minents représentants
15:59de la gauche caviar
16:00qui prononcent
16:01les mêmes discours que vous
16:02quand ils reçoivent
16:03leur César
16:05et quand ils participent
16:06à ce genre
16:07de manifestations culturelles
16:09étaient bien en porte-à-faux
16:10vis-à-vis de moi
16:10parce qu'eux,
16:11ils détestaient les Gilets jaunes
16:12parce qu'ils trouvaient
16:13que les Gilets jaunes
16:13étaient des beaufs,
16:14des fascistes,
16:15des racistes
16:16et j'en passe.
16:17Donc, vous voyez,
16:17je n'ai pas de leçon à savoir.
16:18Qu'est-ce que vous pensez
16:18des mutilés des Gilets jaunes ?
16:19J'ai critiqué le LBD40.
16:22Dans ce cas,
16:22qu'est-ce que vous pensez
16:23de la loi permis de suer ?
16:23Qu'est-ce que vous pensez
16:24de la présomption
16:25de l'étude de défense
16:26de la police ?
16:27Mais vous voyez,
16:28désolé,
16:28je ne rentre pas
16:29dans vos petites cases.
16:30C'est dommage.
16:30Je suis contre le LBD40.
16:32Je soutiens les Gilets jaunes
16:35et je soutiens Total
16:36parce que Total donne du travail
16:38à ces salariés français.
16:40Mais c'est complètement faux.
16:41Vous connaissez
16:41les revendications
16:42des travailleurs d'Argédis,
16:44des stations-service
16:45qui non seulement défendent
16:46des augmentations de salaire
16:47et de la lutte
16:48pour leurs conditions de travail,
16:49mais qui parlent également
16:50du plafonnement
16:51du prix du carburant
16:51puisque ce sont
16:52des secteurs de la population
16:55qui dépensent leur salaire
16:56pour aller travailler.
16:59Les seuls qui le font,
17:00c'est Total.
17:00Je ne sais pas
17:00si c'était très constructif.
17:01Oui, parce qu'en réalité,
17:02c'est effectivement
17:03un coup de pub.
17:04C'est pour ça qu'il y a la queue
17:05dans leur station-service.
17:06C'est plus qu'un coup de pub
17:06parce que ça aide
17:07les automobiliers.
17:09Oui, mais ça ne résout en rien
17:10les problèmes structurels.
17:11Le diesel, il est à 2,30.
17:12La réalité, c'est le phénomène
17:14de paupérisation
17:15et de pauvreté massif
17:16qui existe dans ce pays.
17:17La réalité, c'est qu'il y a une guerre.
17:18C'est pour ça qu'il y a des mobilisations.
17:27C'est bizarre d'ailleurs.
17:27C'est curieux, ça marche pas.
17:29Mais comment ça se fait ?
17:31Il faut être encore plus redistributif.
17:33Mais ce n'est pas assez
17:33plus redistributif.
17:35Et rendez-vous le 20 mars.
17:36Le 20 mars.
17:36Le 20 mars.
17:37Le 20 mars.
17:38Le 20 mars.
17:38Le 20 mars.
17:39Le 20 mars.
17:39Le 20 mars.
17:39C'est la rue contre les violences
17:40que vous l'avez dit.
17:40Non, non, non.
17:41C'est fini, c'est fini.
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