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  • il y a 7 heures
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.

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Transcription
00:00Justement, ça va nous emmener à parler de ce qui va se passer après demain samedi.
00:05Jour d'appel à manifestation, mobilisation, blocage.
00:11Est-ce qu'on doit craindre ce 17 octobre ?
00:13Ça va être le thème du signé Consigny avec Charles Consigny,
00:16avec l'avocate Caroline Mécari qui vont s'asseoir à cette même place.
00:21Charles Consigny et l'avocate Caroline Mécari.
00:25Bonsoir Charles Consigny.
00:27Bonsoir.
00:29Alors, ils sont contents de se retrouver, Caroline Mécari et Dominique Cris.
00:33Je vous en prie, Maître Mécari.
00:35Asseyez-vous.
00:36Excusez-moi.
00:37Oui, on ne connaît plus très longtemps.
00:38Asseyez-vous.
00:38Mais on va d'abord faire un point sur l'actualité politique.
00:42Voilà, comment tout le monde est content.
00:43Très belle ambiance sur ce plateau.
00:45Tout le monde s'aime.
00:46L'actualité politique du jour, c'est le 2027.
00:52Cette semaine au Mondial de l'automobile,
00:55on se croirait presque dans un grand prix de la droite.
00:59Nicolas Dupont-Aignan, Bruno Retailleau, Éric Zemmour ou encore Édouard.
01:05Bonjour à tous.
01:07Tous sont venus tester le Made in France.
01:11Ça vous donne des séances de massage ?
01:13Ben voyons, après une journée de campagne, vous voyez, hop, une séquence de massage.
01:17Je sens que ça me travaille.
01:19Je me permets de vous dire, parce que personne ne le voit, c'est très agréable votre truc là.
01:23Dans ce paradis de l'automobile et des nouveaux modèles,
01:27aucun candidat n'est passé à côté de la star du salon.
01:31Vous avez essayé beaucoup de voitures ? Vous l'avez eu en tout cas ?
01:33Quand j'étais au service militaire et que je rentrais le week-end,
01:35je rentrais avec une deux chevaux,
01:36qui évidemment suscite une réaction presque sentimentale.
01:41Je t'aime.
01:42Comme un brin de nostalgie communicatif.
01:46Je suis dans la nouvelle deux chevaux électrique de Citroën.
01:50Ce n'est qu'un prototype, mais vous avez vu, c'est sympa.
01:53C'est très joli. J'adore. J'adore. J'adore. J'adore.
02:03En sera-t-il de même pour David Lysnard,
02:06qui dans les sondages vient tout juste de doubler un Bruno Retailleau,
02:10pas franchement inquiet.
02:11On est amené évidemment à travailler ensemble avec David.
02:14On a sur pas mal de choses un certain nombre de propositions qui sont communes.
02:19Assisterait-on à la naissance d'un tandem ?
02:22Vous n'appelez pas encore un congé ?
02:23Si, j'appelle un bon choix. Bien sûr, bien sûr.
02:28Après un congé maternité express...
02:31Merci d'être venue manifester.
02:33Marine Tondelier est de retour en campagne.
02:35Bonjour.
02:36Et visiblement, il était temps.
02:38Première question, comment allez-vous ?
02:40Écoutez, merci de demander.
02:41Parce que souvent, quand on est enceinte,
02:43on est au centre de beaucoup d'attention.
02:45Puis après l'accouchement, tout le monde est sur le bébé
02:47et plus personne ne s'occupe de vous.
02:48Ça fait du bien de revenir au centre de l'attention
02:52et de se livrer à quelques confidences.
02:55Déjà, à la maternité, l'équipe était super.
02:58Ils me disaient, mais si j'avais accouché à l'Élysée,
03:00est-ce qu'Emmanuel Macron aurait été le parrain ?
03:02Donc voilà, j'aurais été montrée tout de suite au bébé sa future chambre.
03:06Marine Tondelier, qui se voit déjà élue présidente.
03:10Mais avant, il faudra récupérer.
03:13Je ne vous cacherai pas que je suis exténuée,
03:14que j'ai beaucoup d'heures de sommeil en retard
03:17et quelques kilos de grossesse qui ne partiront pas tout de suite.
03:19Mais je ne vais pas lâcher l'affaire.
03:20Faire campagne coûte que coûte,
03:23malgré vents et marées et bébés.
03:26La bonne formule pour 2027 ?
03:32Raphaël Redon et Bertrand Seguier
03:33pour la mise en image de ce 2027.
03:37Charles Consigny, Caroline Mécari.
03:39Donc samedi, c'est le fameux appel au rassemblement du 17 octobre.
03:43Alors, d'après les premières informations que l'on peut avoir,
03:46il y a un millier de rassemblements qui sont prévus.
03:48100 000 personnes attendues hors Paris et Île-de-France.
03:53Alors, c'est juste une perception qu'on a comme ça.
03:56Est-ce qu'on doit craindre ce 17 octobre, Charles Consigny ?
03:59Moi, je n'en sais rien.
04:00Je ne suis pas au renseignement généraux.
04:02J'ai le sentiment que les principaux qui vont être de sortie
04:07vont quand même être plutôt des gens qui viennent pour en découdre
04:11et pas forcément ceux qui viennent pour manifester,
04:15pour demander des choses de manière pacifique.
04:20Et donc, on a le sentiment qu'on attend plutôt une espèce de journée
04:23un peu comme certaines journées des Gilets jaunes
04:26qui étaient assez violentes,
04:28qu'une journée de manifestation classique.
04:31Donc, on peut...
04:32Donc, vous craignez la violence plutôt ?
04:34Oui, mais je...
04:35Après, peut-être que je suis complètement aux fraises.
04:38Non, mais les policiers aussi.
04:39Je ne crains pas une révolution.
04:39Les policiers aussi, visiteur.
04:41Non, mais ce que je veux dire, c'est que je crains la violence,
04:42mais je ne pense pas non plus que la République va tomber ce week-end.
04:48Selon les policiers, c'est entre 50 000 et 100 000 personnes en France.
04:52Sur Paris, ils ne se donnent pas de chiffres.
04:53Et avec peut-être une convergence des luttes ?
04:56Alors, bon, convergence des luttes,
04:58ça veut dire qu'il y a un accord conscient de chacune des mobilisations.
05:05Et je ne suis pas certaine que l'accord soit véritablement conscient.
05:08Ou plus exactement, on pourrait dire que s'il y a une convergence,
05:11au fond, elle se fait face à un refus du gouvernement depuis maintenant 10 ans
05:17de répondre aux revendications, que ce soit les revendications des pompiers,
05:23que ce soit sur les revendications des infirmières.
05:27Et là, on le voit, c'est les revendications des lycéens et des collégiens.
05:30Ils ont répondu sur le remplacement des profs.
05:32Oui, enfin, d'abord, un, ce n'est pas encore mis en place,
05:35et deux, c'est de l'affichage.
05:36Donc, si vous voulez, au fond, on peut dire que s'il y a une convergence,
05:40d'abord, je ne dirais pas que c'est une convergence de lutte,
05:42je dirais que c'est une convergence de...
05:43De colère ?
05:44Non, de manifestation.
05:45Et un gouvernement démocratique, qui n'a pas peur de son peuple,
05:50ne devrait pas craindre ce 17 octobre.
05:52Il devrait pouvoir l'accueillir.
05:54Alors, c'est vrai que...
05:55Vous avez dit ce qu'a dit Sébastien Lecornu,
05:56le problème, c'est que toutes ces manifestations se terminent en violences urbaines.
06:00Non, mais alors, d'abord, toutes, enfin, je ne sais pas si toutes se terminent en violences urbaines,
06:03mais il faut bien voir qu'à partir du moment où vous avez un gouvernement
06:06qui est sourd aux revendications absolument légitimes des lycéens
06:11sur les professeurs, sur Parcoursup, sur l'état des classes,
06:16eh bien, il y a un moment où vous pouvez avoir de la violence.
06:19Pour forcément donner raison, lycéens ?
06:21Non, non, par ailleurs, par ailleurs, la violence, si vous voulez,
06:24il y a quand même...
06:25Enfin, moi, je suis allée dans les cortèges,
06:26et peut-être que vous y avez été, Charles,
06:28mais c'est très...
06:29Globalement, c'est extrêmement joyeux, c'est très jeune.
06:32C'est souvent en fin de manif.
06:34C'est vraiment...
06:35Ça donne énormément d'énergie, c'est très vivant,
06:38et on a l'impression vraiment de quelque chose de vivant
06:40face à un gouvernement qui est mort,
06:42qui est droit dans ses bottes,
06:44qui ne bouge pas d'un iota.
06:45C'est mourant, peut-être, parce que dans quelques temps,
06:46il va s'appuyer.
06:47Oui, enfin, je dis mort, c'est un mort vivant, si vous voulez.
06:49Je veux bien, mais quand même, ce gouvernement,
06:51il est là à la faveur de quoi ?
06:55À la faveur du renoncement à la réforme des retraites
06:58qui était la seule réforme substantielle
07:01du deuxième quinquennat d'Emmanuel Macron,
07:04qui était d'ailleurs la seule réforme
07:05qui dégageait des vraies grosses marges de manœuvre budgétaires,
07:09puisque quand vous repoussez l'âge de départ en retraite
07:11d'un an, deux ans, trois ans,
07:13c'est des dizaines de milliards d'euros
07:15que vous dégagez en termes de marges de manœuvre.
07:17Milliards d'euros dont on aurait besoin aujourd'hui
07:19pour baisser les taxes sur l'essence, par exemple,
07:22qui sont une des principales revendications
07:25des gens qui vont manifester samedi.
07:30Refaire les lycées, on peut refaire certains lycées.
07:32On a fait un sublime lycée à Nantes
07:36qui s'appelait, comme si on manquait de grands hommes
07:39dans l'histoire de France,
07:41le lycée Nelson Mandela.
07:42Nelson Mandela, bien sûr,
07:44qui est un grand homme de l'histoire de France,
07:46comme chacun le sait.
07:47Eh bien, les lycéens qui ne sont pas contents
07:50d'avoir des chaises qui manquent dans les classes
07:53ont brûlé purement et simplement le lycée.
07:55L'entrée du lycée.
07:57Vous l'avez vu, le hall ?
07:59Les images générées par l'IA,
08:01le hall était magnifique.
08:04Franchement, il y a quand même
08:05beaucoup de postures dans tout ça.
08:07C'est-à-dire que ce gouvernement,
08:08il a donné gain de cause, en réalité,
08:11aux manifs sur les retraites
08:13et donc à la gauche qui en a fait son scalp.
08:15Ça ne lui suffit pas.
08:17Là, on emboîte le pas des lycéens
08:19à qui on devrait parler
08:20comme des adultes, à mon sens.
08:22En leur disant quoi ?
08:23En leur disant que leur truc...
08:24Retourner en classe ?
08:26Oui, moi, je pense qu'on peut comprendre
08:28qu'on comprend le désarroi, etc.
08:30C'est toujours perfectible.
08:32De toute façon, l'école, le lycée,
08:33c'est perfectible.
08:34Ce n'est pas avec Édouard Geffray,
08:36avec tout le respect que j'ai pour lui,
08:37qu'on va faire demain
08:38la nouvelle école de Jules Ferry.
08:40Il faut attendre la présidentielle pour ça ?
08:42Je le crains.
08:43Et donc, je vois bien le fantasme à gauche.
08:46On a envie, voilà, les manifs, c'est joyeux.
08:49On veut un grand soir.
08:49On veut le grand soir.
08:50Mais essayons de grandir.
08:52Essayons de grandir.
08:53Je n'ai pas vraiment dit ça.
08:54Ce sera le grand soir, samedi ?
08:54Non, non, je n'ai absolument pas dit ça.
08:56Un petit peu ?
08:56Non, en aucune manière.
08:58En réalité, vous répétez exactement
09:00les mêmes choses que vous répétez inlassablement.
09:02Non, j'ai répété ce que vous avez dit.
09:04Moi, ce que je vais répondre, tout simplement,
09:06c'est qu'en réalité, on voit bien
09:08que ce gouvernement n'est toujours pas prêt
09:10à écouter les lycéens et leurs revendications.
09:14Il ne veut pas donner 10 milliards.
09:15La revendication, c'est 10 milliards.
09:16Et ce qui est le pire,
09:18c'est que dans la présentation du budget
09:20par M. Lecornu,
09:21là, on voit véritablement
09:22ce refus absolument obstiné
09:25de raboter partout
09:27où ça touche les classes moyennes,
09:29les gens les plus modestes,
09:31mais surtout, il faut épargner le capital.
09:33Et ce refus obstiné
09:35de taxer le capital,
09:39mais de toutes les manières possibles.
09:40Il est déjà taxé quand même en France.
09:41Pardon ?
09:41Il est déjà taxé le capital en France.
09:42Non, pas le capital au niveau
09:44où il devrait être taxé.
09:45Il n'est plus chez nous qu'ailleurs.
09:46Non, il n'est pas plus taxé chez nous qu'ailleurs.
09:49Il faut comparer les choses
09:50qui sont comparables.
09:51C'est-à-dire, d'un côté,
09:52vous devez mettre les impôts,
09:53de l'autre, vous allez mettre
09:54les cotisations sociales.
09:55Qu'est-ce que vous voulez, chère consœur ?
09:56Ce qui nous permet d'avoir
09:57la sécurité sociale,
10:00l'assurance maladie,
10:01la retraite, etc.
10:03Par exemple,
10:03quand vous parlez de retraite
10:04et quand vous dites
10:05la mère des réformes,
10:08c'était la réforme des retraites.
10:09Ben non, en réalité, non.
10:11Parce que les 10 milliards d'euros
10:13qui pouvaient manquer
10:15pour abonder dans les retraites,
10:17c'est quelque chose...
10:17Ah, mais ce n'est pas 10 milliards.
10:18Non, non.
10:19Aujourd'hui, quand vous avez un déficit,
10:20il est de l'ordre de 10 milliards par an.
10:23Donc, ces 10 milliards,
10:23vous pouvez les trouver ailleurs.
10:25C'est ce que demandent d'ailleurs
10:25les lycéens.
10:2610 milliards, tiens.
10:27Oui, vous pouvez les trouver ailleurs.
10:28Ben, chez qui ?
10:29Chez les riches ?
10:30Non, mais...
10:31Non, alors...
10:32D'abord, c'est quoi un riche ?
10:34Dites-moi, c'est quoi un riche ?
10:35Selon la gauche,
10:38les retraités riches,
10:39maintenant,
10:40c'est tombé à 2000 euros,
10:41à peu près.
10:41Je crois que vous ne connaissez pas
10:44la définition d'un riche.
10:45Alors, je vais vous la donner.
10:47Vous n'avez pas lu le rapport
10:49de Capgemini sur...
10:51Comment on définit un riche ?
10:52Un riche...
10:53Non, vous me laissez terminer.
10:55Un riche, vraiment, statistiquement,
10:58Capgemini, vous savez,
10:59c'est une de ces grandes sociétés
11:00qui fait de l'audit,
11:01donc c'est sérieux,
11:02ce n'est pas des gens de gauche.
11:04Un riche, c'est quelqu'un
11:05qui dispose d'un million d'euros
11:08en argent financier
11:09qu'il peut investir.
11:10Voilà, un million d'euros.
11:11Ça exclut absolument
11:13la résidence principale.
11:14Donc, vous voyez,
11:15ce n'est pas tout le monde.
11:16Voilà, ce n'est pas tout le monde.
11:18Je salue cette définition
11:20qui nous ramène un peu à la réalité.
11:21Mais justement,
11:23il y a donc une inégalité
11:26dans le ponctionnement
11:27des impôts sur le revenu
11:30de ces gens
11:31qui sont des ultra-riches.
11:33Il n'y a pas d'impôt, forcément,
11:34si ce n'est pas des revenus.
11:34Mais je n'ai pas...
11:35Non, vous parlez patrimoine, là.
11:36Oui et non, ça dépend.
11:38Mais ça peut être du patrimoine,
11:40en effet.
11:40Mais voilà, c'est ça la définition
11:42de quelqu'un qui est riche.
11:43Donc, Caroline Mécari,
11:45vous dites les 10 milliards
11:46qui nous manquaient
11:47pour les retraites,
11:48on va les prendre sur les riches.
11:49Non, vous avez plusieurs manières
11:50de faire.
11:50Les riches au sens
11:51de Capgemini.
11:52Où est-ce qu'on les prend ?
11:53Moi, je ne comprends pas.
11:53Mais c'est simple.
11:54Vous voyez, vous dites
11:55le refus obstiné, etc.
11:56Oui, un refus obstiné, absolument.
11:58Voir même méprisant.
11:59Non, mais à la limite,
12:02qu'il y ait trop d'optimisation fiscale
12:04du côté des ultra-riches,
12:05qu'ils se débrouillent de manière trop...
12:08Oui, oui, moi, je suis tout à fait ouvert
12:09à cette idée.
12:09On a un débat depuis ici même.
12:11Je pense qu'on peut faire en sorte
12:13qu'ils optimisent un peu moins,
12:16voire beaucoup moins.
12:17Enfin, on fait tout ce qu'on veut,
12:18tout ce qui peut marcher, disons.
12:19Tout ce qui est susceptible de fonctionner.
12:20Parce que si on fait des choses
12:21qui ne marchent pas
12:22ou qui se révèlent contre-productives
12:25parce que si elles abîment
12:27le dynamisme économique, etc.,
12:29il faut renoncer.
12:30Vous trouvez qu'il y a du dynamisme économique
12:31aujourd'hui en France ?
12:32Il y en a eu un tout petit peu.
12:33Vous trouvez qu'il y a du ruissellement ?
12:34On peut reconnaître...
12:35Pas en ce moment, ça c'est vrai.
12:36Il y en a pas vraiment.
12:37On peut reconnaître un petit peu...
12:40Il y a eu toute une politique
12:41qui a appris la politique de l'offre.
12:43Mais elle est épouvantable,
12:44la politique de l'offre.
12:45Il a fait un peu baisser le chômage.
12:46Vous plaisantez ?
12:47Et il a rendu quelques années
12:48la France plus attractive qu'avant.
12:51Il faut reconnaître les choses.
12:52Moi, vous savez,
12:52je ne suis pas macroniste.
12:54Un million de pauvres de plus.
12:55Il y a un million de pauvres de plus.
12:57Avec votre système,
12:58le problème, Madame Bécari,
13:00c'est qu'avec votre système,
13:01on est 60 millions de pauvres en France.
13:04Non, non.
13:05Aujourd'hui, on arrive à 10 millions de pauvres.
13:07Aujourd'hui...
13:08On décline collectivement.
13:09Donc, moi, je veux dire...
13:10Oui, mais justement.
13:11Simplement, ce que je veux dire en un mot,
13:12c'est que ça m'intéresse ce que vous dites
13:14parce que, ici,
13:15les représentants de l'aile gauche
13:18de l'échiquier politique,
13:20quel que soit le problème,
13:21ils ont une méthode miracle,
13:23c'est d'aller chercher l'argent sur les riches.
13:25Là où il est.
13:25Donc, ça vaut pour les retraites.
13:26Oui, mais regardez.
13:27Je ne vous ai pas parlé de retraite.
13:29Les retraités,
13:30ce ne sont pas des gens que je posais...
13:31Vous venez de me parler
13:31du déficit des retraites.
13:33Oui, mais on ne va pas aller
13:34leur prendre de l'argent
13:35comme le veut le corneur.
13:38C'est-à-dire...
13:38Et donc, malheureusement,
13:40il y a trop de postes de dépenses
13:41pour que l'augmentation de la fiscalité
13:44sur les riches suffise
13:45à tous ces postes de dépenses.
13:47Donc, moi, c'est pour ça
13:47que je vous parle de réformes
13:48plus structurelles,
13:50même si je ne suis pas du tout hostile,
13:52bien que je sois ultra-libéral,
13:54à ce qu'on les mette un peu plus
13:55dans le même bateau que les autres
13:56parce que, voilà,
13:57ils sont malins,
13:58ils optimisent, etc.
14:00Mais, malgré tout,
14:01les gros blocs...
14:02Non, mais là,
14:03il y a des gros blocs.
14:04Mais ça en fait partie
14:06parce que si vous voulez...
14:06Non, parce que le samedi 17,
14:07on va entendre baisse des taxes.
14:09Sans doute.
14:11Baisse des taxes sur l'essence,
14:12effectivement,
14:1310 milliards pour les lycées.
14:14Donc, on va demander...
14:15C'est avant tout,
14:15c'est la vie chère, au départ.
14:16On va demander au gouvernement
14:18de baisser les taxes.
14:19C'est la vie chère, le débat.
14:20Et de donner de l'argent aux lycéens.
14:21Il ne peut pas le faire
14:22parce que...
14:23Excusez-moi, excusez-moi.
14:25Quand vous mettez en place
14:26une politique de l'offre
14:27qui a l'air de vous plaire,
14:29qui n'est efficace en rien,
14:32c'est-à-dire que la France
14:33ne s'est pas réindustrialisée
14:35malgré les aides aux entreprises
14:36qui sont de 211 milliards d'euros par an
14:41et qui permettent par ailleurs,
14:42d'ailleurs, de verser 61 milliards d'euros
14:44de dividendes.
14:46Voilà.
14:47Vous connaissez la part des salaires ?
14:49Non, non, attendez.
14:49Que ces entreprises délocalisent...
14:51Dans la répartition des richesses ?
14:52Oui, mais je sais où vous allez venir.
14:54Vous inquiétez pas.
14:54Si, si, si, je le sais.
14:55Mais laissez-moi terminer.
14:58Que ces entreprises délocalisent,
14:59qu'elles licencient.
15:01Et donc, ça ne sert à rien.
15:03Où est-ce que ça marche ?
15:05Ça fait...
15:06Aux Etats-Unis.
15:06Non, non, ça ne marche pas aux Etats-Unis.
15:08Les Etats-Unis sont le pays le plus...
15:10Quasiment le pays le plus endetté au monde.
15:12Oui, mais à n'empêche
15:13que les Américains sont plus riches que nous.
15:14Non, ils ne sont pas plus riches que nous.
15:15Ils font trois métiers parfois.
15:18Non.
15:19Si, absolument.
15:20Ils font trois métiers.
15:21Parce qu'un ne suffit pas.
15:23Nous, très souvent, on en fait zéro, nous, en France.
15:25Vous avez vu leurs conditions de vie.
15:27Vous aimeriez vivre aux Etats-Unis.
15:28Vous avez envie d'un...
15:29J'aimerais beaucoup vivre aux Etats-Unis.
15:30Absolument.
15:31J'y serais tout à fait prêt.
15:32Et je pense...
15:33Vous savez, les Américains,
15:34ils préfèrent payer un billet d'avion
15:37et un hôtel à Paris
15:38pour aller voir Céline Dion
15:39plutôt que d'aller le voir chez eux
15:41parce que ça leur revient moins cher.
15:42Vous voyez ?
15:43Ils nous regardent à peu près comme nous.
15:44On regarde certains pays du Sud
15:46où on va pour passer nos vacances.
15:48On trouve ça charmant.
15:49La nourriture est bonne.
15:50Les paysages sont jolis.
15:52Mais c'est moins cher.
15:52C'est pas cher.
15:53Mais par contre, dis donc,
15:55on n'aimerait quand même pas y vivre
15:56ni en être les ressortissants.
15:57C'est à peu près comme ça aujourd'hui
15:58que nous regardent les Américains.
15:59Détrompez-vous, ils adorent notre sécurité sociale.
16:02Ils trouvent que c'est très confortable
16:03plutôt que de payer leur propre sécurité sociale.
16:09Il y a la queue devant les préfectures
16:10avec des Américains qui font la queue.
16:11Il y a beaucoup d'Américains qui sont en France.
16:13Mais bien sûr,
16:14allons le matin à la préfecture de Paris
16:16voir les Américains qui font la queue
16:17pour avoir un titre de séjour en France.
16:19En tout cas...
16:20Mais je suis sûr qu'ils sont très nombreux.
16:22Des New-Yorkais...
16:23En tout cas, la politique de l'offre...
16:24Revenons pour venir au 17.
16:25Non, mais la politique de l'offre,
16:27c'est juste une gabegie.
16:28D'accord, mais...
16:29C'est une gabegie.
16:29Mais oui, mais ça explique aussi
16:31pourquoi vous avez raison de dire
16:33que nous, nous sommes appauvris collectivement.
16:35C'est vrai, la classe moyenne
16:37s'est appauvris collectivement.
16:38Depuis des années.
16:39Un point qui est, depuis 10 ans au moins,
16:42accentué par la présidence Macron.
16:44Et donc, ça, ça peut mettre, effectivement,
16:47entre guillemets, le faux coudre.
16:48Oui, mais pour faire quoi ?
16:49Madame Hécari,
16:50il y a une élection majeure dans 6 mois.
16:52Oui, c'est vrai.
16:53Est-ce que ce n'est pas là, ce rendez-vous ?
16:54Parce que demain, il ne va rien se passer.
16:55Enfin, s'il y a du monde dans la rue,
16:57ce gouvernement qui est en fin de vie,
17:00samedi, ça ne changera pas grand-chose.
17:02Est-ce qu'il ne faut pas attendre
17:02l'élection présidentielle pour...
17:04Nous n'en savons rien.
17:05Attendre un changement.
17:06Nous n'en savons rien, réellement.
17:07D'ailleurs, vous l'avez dit vous-même,
17:08nous ne savons pas comment les choses
17:10peuvent tourner le 17,
17:11si la mobilisation peut être amplifiée ou pas.
17:13Je sais bien qui a les vacances,
17:15mais vous voyez l'étincelle
17:18de ce qui s'est passé
17:19dans ce lycée à Créteil il y a un mois.
17:20Qui aurait pu imaginer, il y a un mois,
17:23qu'on allait arriver à la situation d'aujourd'hui.
17:27Personne.
17:27Donc, vraiment, il faut être vraiment prudent.
17:30Mais ce qui est sûr,
17:31c'est que la position de M. Lecornu,
17:33qui est droit dans ses bottes,
17:35avec un budget d'austérité,
17:38ça ne va pas faire du bien.
17:41Comment oser dire que c'est un budget d'austérité ?
17:44Sans problème.
17:44On dépense toujours plus d'argent public.
17:46Non, on a de moins en moins de recettes.
17:49On a de moins en moins de recettes.
17:51Vous oubliez toujours.
17:52Moi, je milite pour un budget d'austérité.
17:53On a de moins en moins de recettes.
17:55Et ça, c'est la même chose.
17:56Chaque année, on nous dit,
17:58il faut couper dans les dépenses.
18:00Et vous allez voir, l'année prochaine,
18:01on va résorber le déficit.
18:03Et l'année suivante, c'est la même chose.
18:05En pire.
18:06Et c'est exactement ce qui se passe.
18:07Merci beaucoup.
18:08Merci Caroline Mecquery.
18:10Merci Charles Consigny.
18:12C'est déjà fini ?
18:12Oui, c'était bien.
18:13Merci.

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