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Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.

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Transcription
00:00Voilà, on est à J-215 de la prochaine élection présidentielle.
00:03Bonsoir Sébastien Chenu, député du Nord, vice-président de l'Assemblée nationale, vice-président du RN.
00:09Charles Consigny, bonsoir.
00:10Bonsoir.
00:11Alors c'est vrai que là, pour le moment, on prépare le budget du côté du gouvernement.
00:16Marine Le Pen a dit qu'elle préférait un budget imparfait opérationnel avant la présidentielle.
00:21Alors est-ce que ça veut dire que Marine Le Pen va sauver le soldat Lecornu, doit sauver le soldat
00:25Lecornu ?
00:26Moi, je ne suis pas étonné parce que le soldat Lecornu a tiré son premier budget de ce que lui
00:32recommandait le Parti Socialiste.
00:34Il va refaire plus ou moins la même chose.
00:37Ça va être un budget avec beaucoup de dépenses et peu d'économies.
00:43Et Marine Le Pen étant plutôt sur cette ligne-là de façon générale, ça ne m'étonne pas qu'elle
00:50le soutienne.
00:51Il faut voir que Lecornu, c'est un nouveau quoi qu'il en coûte, en réalité,
00:55pour aller jusqu'à la présidentielle depuis le début, c'est ça.
00:59Il a quand même, pardon, aujourd'hui, il a demandé à ses ministres dans un courrier
01:02qu'on ne dépense pas plus que l'année dernière.
01:05Oui, mais comme on dépense déjà trop l'année dernière, comme on dépensait déjà trop, ça ne va pas.
01:10Moi, j'ai vu qu'il débloquait des nouveaux crédits pour les violences sexistes et sexuelles.
01:14Alors ça, j'imagine qu'on n'a rien le droit de dire parce qu'il y a certains thèmes
01:18maintenant qui...
01:19Un milliard, un milliard et demi.
01:20Voilà, moi, je n'aurais pas mis ce milliard et demi, par exemple.
01:23Je pense que ce n'est pas strictement indispensable vu l'état budgétaire de la France.
01:30Donc voilà, ils sont sur une...
01:31Depuis le début, de toute façon, il faut dire les choses.
01:34Depuis le début, ce gouvernement Lecornu, c'est une espèce de bidouillage politicien
01:39pour sauver l'Assemblée et donc sauver la fin de quinquennat de Macron.
01:43Et Marine Le Pen va participer à ce bidouillage.
01:45Et comme de toute façon Marine Le Pen, elle est déjà sur la présidentielle,
01:48je pense que ça ne l'embête pas plus que ça.
01:50Il pourrait mettre n'importe quoi dans le budget.
01:52Je pense qu'elle le soutiendrait.
01:54En fait, elle préfère un mauvais budget que pas de budget du tout,
01:56dans l'idée qu'elle sera peut-être en place dans huit mois ?
02:00Non, il y a le fond, il y a la forme.
02:01En fait, sur la forme, c'est très difficile d'accepter une loi spéciale.
02:06C'est-à-dire que la reconduction de façon très rigide d'éléments budgétaires
02:11qu'on ne pourrait pas modifier dans l'année qui vient,
02:13ce n'est pas acceptable parce que quel que soit celui qui arrive aux manettes
02:17l'année prochaine, avoir un budget bloqué, avoir des engagements…
02:22Il faut bien comprendre parce que tout le monde…
02:23Là, on rentre un peu dans la tactique, mais c'est important.
02:25C'est pour ça que je vous parle de la forme.
02:26Si c'est une loi spéciale, si vous arrivez au pouvoir dans huit mois,
02:30vous ne pouvez pas bouger pour l'année.
02:30Vous êtes bloqué pendant un certain nombre de temps,
02:32de certains mois par les engagements.
02:34Si c'est un budget qui a été voté là, vous pouvez le modifier.
02:36Si c'est le budget, vous pouvez le rectifier.
02:37Vous pouvez le modifier.
02:39Mais on a, en tous les cas, on ne votera pas ce budget.
02:41Quoi qu'il en soit, on ne le votera pas.
02:42Oui, vous ne censurerez pas.
02:43Il y a, alors on appelait ça des lignes rouges,
02:46mais c'est vrai que d'abord, on a le sentiment que le gouvernement…
02:49D'abord, on ne sait pas trop ce qu'il va faire.
02:51Vous vous rappelez des annonces.
02:53À un moment, ils voulaient taxer l'épargne salariale.
02:54Un matin, le ministre des Finances dit
02:56« On va taxer l'épargne des Français ».
02:57Le soir, le Premier ministre dit
02:59« Non, on ne va pas taxer l'épargne des Français ».
03:01Donc, ils ne savent pas très bien où ils en sont.
03:03Donc, on se prononcera quand on saura où ils en sont.
03:05Nous, ce qu'on ne veut pas, c'est qu'ils taxent les retraites,
03:08qu'ils taxent les Français qui travaillent ou qui ont travaillé,
03:10mais surtout, les voir demander…
03:13Et s'il le fait, vous faites quoi ?
03:14Mais non, mais nous, on n'acceptera pas ça.
03:16On s'opposera à ça.
03:17Les hauts impôts, on s'y opposera.
03:18Mais surtout, si vous voulez, demander des efforts à tout le monde,
03:21à tous les Français, sauf à l'État lui-même,
03:24qui doit quand même avoir une cure d'amaigrissement
03:26sur un certain nombre de choses.
03:29Alors même qu'on continue à donner à l'Union européenne
03:32un certain nombre de milliards,
03:34dont même Bruno Le Maire dit qu'on pourrait obtenir un rabais.
03:38Je vous rappelle qu'on a demandé un rabais à l'Union européenne
03:40qu'ont obtenu tous les autres pays, et pas hier.
03:42Depuis des mois et des années, on a demandé ce rabais.
03:45On nous a dit pendant des mois et des années,
03:47c'est impossible, vous êtes des magots, c'est impossible à faire.
03:50Maintenant, Bruno Le Maire dit, il faudrait demander un rabais,
03:52on pourrait l'obtenir.
03:53Oui, donc il y a des efforts à faire ailleurs,
03:55avant de demander aux Français de se serrer la ceinture au cran d'après,
03:58ce que nous ne m'excepterons pas.
04:00Tout ça, c'est des mots, cher M. Chenu.
04:03Non, parce qu'en réalité, on sait qu'il ne va rien se passer
04:09à l'Assemblée nationale, dans ce budget, etc.,
04:12jusqu'à la prochaine présidentielle.
04:13On le sait, tout le monde fait de la figuration à ce stade.
04:16Les ministres sont des figurants,
04:18et les députés eux-mêmes sont des figurants.
04:20Pourtant, la situation économique de la France est préoccupante.
04:23Justement, mais c'est parce que tout le monde fait de la figuration
04:25que la situation est préoccupante.
04:27C'est qu'en fait, ils ne peuvent pas le dire tous,
04:29parce que maintenant, ça commence à être un peu...
04:32Ils se tiennent les uns les autres par la barbichette.
04:34Mais en réalité, après le deuxième échec d'un premier ministre,
04:38c'est-à-dire après l'échec de Bayrou,
04:40à mon sens, il fallait laisser tomber.
04:42On voyait bien que ça ne marchait pas.
04:44Mais là, ça nous dépasse.
04:46Charles, si je vous suis, je veux dire, rien n'a de sens.
04:50– Pour moi, elle a anticipé la présidentielle.
04:52– Vous avez bien censuré Michel Barnier.
04:55Après peut-être avoir laissé entendre à Michel Barnier
04:59que vous le laisseriez faire passer le budget.
05:02– Non, non, non.
05:02– Si, écoutez, attendez, attendez.
05:04Et là, on a l'impression qu'on joue un peu le même scénario.
05:06Vous faites croire à M. Lecornu
05:07que finalement, vous n'allez pas le censurer
05:09et que son budget va passer au 40 de croix.
05:10– Ce truc chaud. On a toujours dit...
05:12– Est-ce que ce n'est pas le même scénario ?
05:13– Je me souviens, Michel Barnier, on lui a dit les choses,
05:15il n'a pas voulu nous croire.
05:16Il n'y croyait pas.
05:17On lui a dit, si vous désindexez les retraites, on censurera.
05:20Il a pensé que nous n'étions pas ou fiables ou...
05:24– Et donc là, c'est la même chose.
05:25Si Sébastien Lecornu désindexe les retraites, vous censurez.
05:26– Nous lui disons, si vous augmentez les impôts,
05:29si vous touchez aux retraites des Français,
05:31eh bien, nous ne vous laisserons pas faire.
05:32On attend d'avoir la copie budgétaire.
05:34– Attendez, M. Chenu, soyons précis.
05:36Si Sébastien Lecornu désindexe les retraites, vous censurez ?
05:39– M. Truchot, je ne prendrai pas l'engagement ce soir
05:41puisque je veux voir ce que le gouvernement propose.
05:44Mais vous, quand on vous amène le menu, vous pouvez vous décider.
05:46– C'est un scénario possible. Vous pouvez dire non.
05:49Si vous pouvez fixer le rouge.
05:51– On va regarder. On ne sait pas ce que le gouvernement nous réserve.
05:54– Vous n'êtes pas clair.
05:54– Je vous dis, on protégera les retraites,
05:55on protégera les Français des hausses d'impôts.
05:57Le gouvernement, qu'est-ce qu'il aurait pu faire ?
05:59Par quoi il aurait pu commencer ?
06:00D'abord par dire, on va arrêter,
06:03on va aider par exemple les pêcheurs, voyez-vous, aujourd'hui.
06:06On va revenir, au lieu d'accepter la taxe supplémentaire
06:09de l'Union européenne sur l'essence sur les pêcheurs,
06:11on va faire un geste, il aurait pu commencer par ça.
06:13On va revenir sur la façon dont on traite aujourd'hui
06:18la comptabilité électronique des entreprises.
06:20On va revenir sur ça.
06:21– Sur la facturation électronique.
06:22– La facturation électronique, on va revenir sur ça.
06:24Voyez-vous, il aurait pu déjà commencer par créer à l'autre confiance
06:28ce qu'ils ne font pas, parce qu'en fait, ils ne savent pas où ils vont.
06:31Donc par conséquent, on voit bien qu'on a un gouvernement
06:33qui est dans une logique qui, à mon avis, est une logique mortifère,
06:37qui est celle du coup de rabot permanent.
06:39C'est-à-dire qu'on ne change pas les logiques, on passe le coup de rabot.
06:42– Ce que je crains, cher M. Chenu, c'est que le Rassemblement national
06:46soit devenu un parti en fait assez installé maintenant,
06:49avec beaucoup d'élus et prêt à des accommodements.
06:55Vous êtes déjà là-dedans finalement, vous êtes déjà presque usé
07:00par un pouvoir que vous rêvez par anticipation.
07:06Et donc, je vous dis, ils vont faire un budget naze comme le précédent.
07:11De toute façon, on voit bien, c'est un gouvernement de quatrième couteau.
07:14– Il n'a pas de majorité.
07:15– Vous, qu'est-ce que vous préposez ?
07:17– Moi, je pense qu'il fallait arrêter de s'entêter après les échecs successifs.
07:22– Là, ce que je propose, c'est que les oppositions s'opposent,
07:26fassent tomber le corps nu, et qu'on aille à la dissolution.
07:29– Ce que je propose, c'est qu'on aille au bout des économies
07:33dont la France a besoin.
07:34– Oui, mais il n'y a pas de majorité pour ça.
07:36– J'ai vu par exemple, tant pis, on fait une crise politique,
07:39une présidentielle, de toute façon, vous voyez bien qu'elle ne marche pas,
07:41cette présidentielle.
07:41– Vous êtes la politique du chaos.
07:43– Mais vous voyez bien que ça ne marche pas pour l'instant.
07:45il n'y a pas un candidat qui intéresse les Français,
07:47il n'y a quasiment pas un candidat qui propose quelque chose de sérieux.
07:50– Oui, ça va, ça va.
07:50– On peut la faire maintenant, la présidentielle.
07:52Vous verrez, ça mettra un peu de...
07:54– Est-ce que vous avez la trouille de la dissolution, finalement ?
07:56– J'ai lu ce qui était en préparation dans ce budget.
07:59Réforme des arrêts maladie et des remboursements de médicaments
08:02à bénéfice thérapeutique faible.
08:03Ça, c'est une bonne chose, par exemple, ça va dans le bon sens.
08:06Sauf que vous ne pouvez pas, au bout de 10 ans, arriver à faire ça.
08:09Et j'ai vu qu'en revanche, s'agissant du déremboursement
08:12des fameuses cures thermales,
08:13on était encore en train de se poser la question
08:16de savoir si on allait ou pas les dérembourser,
08:18parce que vous comprenez...
08:18– C'était déjà le cas l'année dernière, d'ailleurs.
08:19– On se demande quand même si...
08:21– Il y a ce débat.
08:22– Est-ce qu'il faut le faire ou pas ?
08:24Bien sûr qu'il faut le faire.
08:25Moi, ce que je vois, c'est qu'il n'y a pas de...
08:26– Oui, mais enfin, ce que vous préconisez,
08:27c'est quand même une crise politique.
08:29Bon, dans la situation actuelle,
08:30est-ce qu'on peut se permettre, Sébastien Chenu ?
08:32– Pourquoi pas ?
08:32– Non, mais écoutez, moi, je crois qu'il n'y a pas besoin
08:34de rajouter une dissolution éventuelle.
08:36– Parce que la crise politique, elle est déjà là.
08:39– Vous dites, attendons 8 mois, ça va se franchir dans les urnes.
08:41– Ce n'est pas attendons 8 mois,
08:43c'est permettons dans 8 mois
08:45de réorganiser les choix politiques d'un nouveau gouvernement.
08:50Permettons-lui, à travers, laissons de la marge
08:52avec un budget qui n'entame pas l'avenir,
08:55laissons de la marge au futur gouvernement
08:56pour changer de politique.
08:57– Vous ne voulez pas d'une crise avec une dissolution éventuelle ?
08:59– Là où je suis d'accord, c'est sur le passé, c'est fini.
09:01Ce quinquennat, il a été naze,
09:03je reprends le mot que vous avez donné,
09:05ça n'a pas fonctionné, etc.
09:07Mais aujourd'hui, de façon très pragmatique,
09:09qu'est-ce qu'on fait ?
09:09Est-ce qu'on protège les retraités d'une désindexation
09:12ou de taxes nouvelles ?
09:14Est-ce qu'on protège les Français qui bossent ?
09:16Ou est-ce qu'on finalement dit aux Français,
09:18écoutez, laissez tomber, vous tondre,
09:22on ne s'oppose à rien ?
09:23– Moi, ce que je vois, en tout cas,
09:24j'ai écouté le discours de Marine Le Pen ce week-end.
09:27– À un moment.
09:28– J'étais plus attentif que Bardella,
09:29qui visiblement souffrait.
09:32et j'ai entendu Mme Le Pen qui parlait de la droite inhumaine.
09:36Donc ça promet un programme réformateur
09:39et de grands changements une fois qu'elle sera élue.
09:41Vous comprenez, il s'agira de s'opposer à la droite inhumaine.
09:44C'est vrai qu'en France, la droite est inhumaine.
09:47Les politiques, ben oui, mais c'est ça qu'elle dit.
09:49– Non, non, mais moi je vous le dis.
09:50– Pardon, moi, vous parlez de changement,
09:52ça m'intéresse d'ailleurs, c'est intéressant,
09:54parce que vous ne cessez de dire,
09:56oui, oui, la renaissance pour la France, etc., tout ça.
09:59Mais moi, je demande quel changement il va y avoir
10:01si le Rassemblement national passe.
10:03Mais moi, honnêtement, par rapport aux fondamentaux
10:06de ce qui plombe le pays depuis, en gros, Mitterrand,
10:10ça va de la retraite à 60 ans jusqu'aux 35 heures, etc.
10:14Je ne vois pas de vrai changement sous votre mandature.
10:17Non, mais je vous le dis.
10:17– Éventuel.
10:18– Ingénuement.
10:19– Il n'est pas encore au pouvoir.
10:20– Ben c'est tout comme, on a l'impression qu'il est déjà ministre,
10:23quand on l'entend.
10:24– Vous avez vos marottes, et la réalité, c'est que…
10:29– Non, mais j'ai écouté le discours.
10:29– C'est une question de logique.
10:31Les logiques qui se suivent depuis des années, c'est les mêmes.
10:33Et aujourd'hui, elles arrivent, au bout du compte, au même résultat.
10:36C'est des logiques néolibérales, c'est des logiques aussi
10:39de suradministration du pays, d'étouffement de l'oxygène,
10:43d'étouffement de la capacité à entreprendre,
10:45d'étouffement de la capacité d'initiative,
10:47et on arrive au bout du résultat.
10:48En fait, la logique, c'est toujours la même.
10:50On prélève beaucoup sur le dos des Français,
10:52on répartit mal, tous nos services publics sont exsangues,
10:55et on fait des chèques, ce gouvernement fait des chèques
10:56pour se maintenir au pouvoir.
10:58Voyez-vous, ça, ce n'est pas logique.
11:00Nous, on souhaite que le travail s'appelait,
11:02on souhaite que les Français soient privilégiés,
11:05que ce soit à travers l'accès au logement,
11:07ou que ce soit à travers l'accès aux aides sociales.
11:09Ça change quand même beaucoup des logiques actuelles.
11:12– Est-ce que vous aimez bien Rita Mitsuko ?
11:14– Oui, moi j'aime bien.
11:14– Alors Catherine Ringer est décédée aujourd'hui
11:16d'un cancer fulgurant.
11:17– J'aime bien ce qu'elle avait fait à Macron.
11:19– Elle a refusé de lui serrer la main
11:22lors de la constitutionnalisation de l'IVG.
11:25Mais on s'était dit qu'il y avait un titre
11:27qui collait bien à la relation entre Jordan Bardella
11:30et Marine Le Pen.
11:31Il y a cette image qui date d'Énim Beaumont ce week-end,
11:34voilà, c'est la fin du discours de Marine Le Pen,
11:36et elle attrape Jordan Bardella par le bras,
11:39en disant, allez, viens à côté de moi.
11:40Mais quel est donc ce froid que l'on sent en toi ?
11:42– Il n'est pas d'un grand enthousiasme.
11:43– Bardella.
11:44– Il n'a s'ouvert le pensé.
11:45– Je ne veux pas être désagréable avec vous.
11:47– Et ça fait trois semaines.
11:49– Je ne veux pas être désagréable avec vous,
11:50mais vous avez posé à peu près la même question
11:52à Charles Aloncle tout à l'heure.
11:55– Il était sur place, c'est pour ça qu'on lui a posé la question,
11:56il était derrière.
11:57– Mais c'est comme si, moi je vous disais,
11:59est-ce qu'il y a un problème avec Sonia Mabrouk sur BFM ?
12:01Est-ce qu'il y a un problème avec Sonia Mabrouk ?
12:03– Non, il n'y a aucun problème.
12:10– Vous voyez, tout au long de la campagne…
12:11– C'est une invention médiatique ?
12:13– Oui, parce qu'en fait, on a l'impression
12:14que les médias n'ont rien à se mettre sous la dent,
12:17n'ont rien à se mettre sous le coude.
12:19Et donc, par conséquent, comme les Français
12:21qu'ils font à vos confrères et vos consoeurs,
12:24quand il n'y a pas de problème, il ne faut pas en inventer.
12:25– Sébastien Chenu, vous êtes déjà ministre.
12:28– Mais pourquoi ?
12:28– Vous faites déjà de la langue de bois ministérielle.
12:31– Mais en fait, c'est de la langue de bois.
12:32– Non, mais c'est au-delà de la langue de bois.
12:34Là, on est dans du pur chêne.
12:36– Mais non, mais massif.
12:37– Tout le monde voit bien, on le voit sur ces images.
12:39D'ailleurs, Bardella ne fait que chercher à le montrer.
12:42Quel message il envoie ?
12:44Qu'il ne veut pas être associé à la campagne
12:46telle qu'elle se prépare,
12:47et qu'il ne veut pas être assassiné par les marinistes,
12:50par Marine Le Pen et son orchestre.
12:52J'ai lu les portraits, la manière dont elle rappelle Marion,
12:54dont elle organise la famille, etc.
12:56Moi, je vous fais une prémonition,
12:59c'est que le jeune Bardella est déjà sur 2032,
13:03et qu'il va prendre le large de plus en plus
13:05au fil de cette campagne,
13:07dès que Marine Le Pen donnera un coup à gauche,
13:09il donnera un coup à droite pour montrer qu'il ne s'associe pas,
13:12et il essaiera de s'émanciper,
13:14de ne pas se faire tuer par les marinistes,
13:17comme tous ceux qui ont essayé de s'affranchir
13:18dès Le Pen dans ce parti.
13:19– Courte réponse.
13:20– C'est tout ce qui se passe.
13:21– Je serai les auditeurs,
13:22je ne confierai pas mon destin aux voyances de Charles Consigny,
13:27aux prédictions de Charles Consigny,
13:29qui n'ont pas été toutes réalisées,
13:32loin de loin les années passées,
13:34et par conséquent, vous verrez Jordan se déployer en soutien.
13:37– Vous avez prédit Macron et Trump ?
13:38– J'avais prédit Macron un an avant.
13:40– Ça c'est les voyants qui vous disent toujours ça.
13:41– J'ai toujours ma question d'écran,
13:43je peux la republier,
13:44et j'ai prédit Trump dès le début.
13:46– Merci Charles Consigny.
13:47– Et les résultats de l'euro million ce soir ?
13:49– Là, je ne vous dis pas qui je prédis.
13:50– Merci Charles Consigny, merci Sébastien Chenu.
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