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  • il y a 32 minutes
Retrouvez le replay de Signé Consigny sur BFMTV.

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00:00Et on va réécouter le témoignage de Asia Sana, propriétaire de commerce, qui était avec nous tout à l'heure
00:06et qui demande une pause dans les manifestations sur ces huit commerces.
00:09Quatre ont été totalement pillés et saccagés.
00:13Pause, temps mort pour samedi. Je sais que ça ne sera pas écouté, mais temps mort. Je veux qu'on
00:19vienne sur la rue Étienne-Marcel, vous allez comprendre ce qu'on est en train de dire.
00:22Là, ça va être les immeubles qui vont être visités.
00:25– Voilà, on va en parler dans le signé Consigny avec Elsa Marcel de Révolution Permanente. Bonsoir.
00:31– Bonsoir.
00:31– Habitué des débats avec Charles Consigny.
00:34– Habitué, je ne sais pas si on peut dire ça, mais je le fais deux ou trois fois.
00:37– Vous vous retrouvez quand même. Est-ce qu'il faut faire une pause dans les manifs, comme le demande
00:41aussi cette commerçante ?
00:42– Bien sûr, bien sûr, on est au bord de la guerre civile. Donc évidemment qu'il faut interdire les
00:48manifestations de ce week-end.
00:50Ah, moi, je pense qu'il faut interdire les manifs, au moins pour ce week-end, au moins le temps
00:55qu'on reprenne un peu notre respiration.
00:57J'ai vu que des influenceurs racaillent, pour parler comme votre intervenant précédent,
01:05appelaient à ce que les Marseillais montent à Paris en expliquant que comme ils avaient tout pillé à Marseille,
01:10il n'y avait plus rien et qu'il fallait maintenant venir à Paris.
01:14« Je pense que c'est bon, là, on peut peut-être s'arrêter. »
01:18Donc moi, je suis pour l'interdiction des manifestations, le déploiement de l'armée si besoin, le couvre-feu si
01:24besoin.
01:25– L'état d'urgence aussi, vous pouvez rajouter l'état d'urgence.
01:28– Et pourquoi pas l'état d'urgence ? Je pense en tout cas qu'il faut arrêter les conneries.
01:31Voilà, c'est tout.
01:33– Oui, écoutez, moi, je vais dire une chose très simple.
01:36Je suis évidemment pour la poursuite de la mobilisation et je voudrais dire quelque chose de simple.
01:40C'est que je pense qu'il y a une hypocrisie énorme, notamment de la part de Charles Consigny,
01:44mais en fait de tous ceux qui relaient ce discours médiatique,
01:46à faire comme si le problème et ce qui leur posait problème, c'était la réalité de ce qui leur
01:51pose problème.
01:51Donc comme ils nous font un débat de méthode, mais la réalité de ce qui leur pose problème, c'est
01:54le fond.
01:55Parce qu'avant même le 17 octobre, on était en train de nous expliquer qu'il y avait des lycéens
01:58de 14 ans
01:58qui étaient en train de commettre des exactions.
02:00Moi, je suis marxiste. Ma perspective stratégique, c'est la grève générale politique contre ce gouvernement.
02:04Mais s'il y avait eu une grève massive samedi, on nous aurait expliqué que les cheminots,
02:07les enseignants, les conducteurs de bus, c'était des preneurs d'otages.
02:10Avant, on nous expliquait que les gilets jaunes, c'était des factieux et des sédicieux.
02:14Avant ça, Charles de Gaulle, il parlait de la pègre quand il parlait des jeunes de mai 68 qui se
02:18mobilisaient.
02:19Et si Charles Consigny avait existé au moment de la Révolution française,
02:22il aurait soutenu la monarchie et nous expliquait que les révolutionnaires, c'était des casseurs.
02:26Je suis descendant en ligne directe d'Henri de Laroche-Jacqueslin.
02:28Et si je dis ça, c'est parce que je pense que le discours...
02:32Vous l'auriez mis sous la guillotine.
02:33C'est parce que je pense...
02:35J'aurais été royaliste et vous m'auriez coupé la tête.
02:37Mais je pense que si vous voulez...
02:38Et je me serais battu pour la France.
02:39Moi, je pense que si vous voulez, le problème qu'il y a dans cette discussion,
02:42c'est qu'en réalité, c'est une manière de masquer la colère politique extrêmement profonde.
02:45Parce que la société, oui, aujourd'hui, elle est divisée entre deux camps.
02:48Entre celles et ceux qui sont en colère contre la politique du gouvernement,
02:51et même avant ça, contre 50 ans de néolibéralisme,
02:53et ceux comme Charles Consigny qui trouvent que tout va très bien et qui n'en souffrent pas.
02:57Donc, eux, ils peuvent faire comme si le problème, c'était de la casse aujourd'hui.
03:00Mais la réalité, c'est que même quand il n'y a pas de casse,
03:02ils sont contre le principe de la révolte et de la contestation.
03:05Et si vous voulez, je vais même aller plus loin que ça.
03:09Moi, je pense que quand on est un tout petit peu normalement constitué,
03:13on est capable de mettre en perspective la différence entre des dégâts matériels
03:17et l'intensité des mutilations qu'ils ont eues dans les phénomènes de répression.
03:20avec des enfants qui ont perdu des mains, des yeux et des mâchoires.
03:23Et ça, je l'ai dénoncé, mais je ne suis pas d'accord.
03:26D'abord, la casse me gêne beaucoup plus que les revendications de fonds, évidemment.
03:31Et moi, ce qui m'effraie, c'est que je pense que ce qu'on a vu ce week-end
03:36va s'aggraver si ça se reproduit.
03:38Je pense qu'ils vont finir par monter chez les gens.
03:40J'ai entendu le témoignage d'une jeune femme qui était, avec sa voisine de plus de 80 ans,
03:46terrorisée dans un immeuble à Paris 10e parce que les racailles avaient défoncé sa porte
03:52et commençaient à monter dans les étages.
03:55Je suis désolé, mais quand on en arrive là,
03:58votre responsabilité serait justement de faire une pause dans ces manifs
04:03pour que les choses retombent un peu, se calment un peu,
04:06parce qu'on met en danger physiquement les gens.
04:08Les commerçants ont été mis en danger physiquement.
04:10Ils ont eu peur pour leur vie.
04:12Et ça, c'est quand même quelque chose que vous ne devriez pas admettre.
04:15Donc moi, la casse me dérange largement autant que le fond.
04:18Le fond, on peut en parler.
04:19Je pense que vous vivez dans une fiction.
04:22Je pense que la France est déjà le pays socialiste dont vous rêvez.
04:25Je pense qu'on est déjà dans la situation que vous appelez de vos voeux.
04:29Et s'il doit y avoir des manifestations,
04:30moi, je pense qu'il devrait y avoir des manifestations dans l'autre sens.
04:34Mais le problème, c'est que ceux que votre système utilise comme des vaches à lait,
04:38les indépendants, les classes moyennes, les premiers de cordée et de corvée,
04:42tous les gens qui travaillent vraiment, contrairement à ceux qui jouent à la révolution,
04:48eh bien, si ces gens-là manifestaient, eux, ils auraient des raisons de le faire.
04:51Ils auraient des raisons de s'énerver.
04:53Le problème, c'est que c'est des gens qui bossent.
04:55Donc ils ont autre chose à faire que de battre le pavé.
04:57Justement, parce que tout est parti de notre discussion,
04:59vous savez, de cette commerçante qui demande une pause dans la manifestation
05:02et qui s'est retrouvée dans son commerce ce soir-là.
05:06Regardez, toute seule, elle avait une barre pour essayer d'empêcher les casseurs de rentrer dans son commerce.
05:12Elle a quatre de ces commerces qui ont été pillés.
05:14Et c'est elle qui demande une pause.
05:15Elle est venue témoigner, là.
05:17Voilà.
05:17Elle dit juste une pause parce qu'elle sait que ça va casser de nouveau.
05:21On peut l'entendre, ça ou pas ?
05:22Qu'est-ce que vous lui dites à cette femme ?
05:24Oui, moi, ce que je dis à cette dame, c'est que moi, je peux comprendre son émotion à titre
05:27personnel,
05:28mais que ça n'enlève pas.
05:29Déjà, la première question qui est celle de comprendre les raisons de cette colère
05:32et qui sont des raisons profondément politiques.
05:34Et c'est l'accumulation de dix ans de politiques antisociales.
05:37Et ce n'est pas juste des politiques antisociales.
05:39C'est-à-dire que sous Macron, il n'y a pas une mobilisation qui s'est passée
05:43sans qu'on prenne des coups de matraque et qu'on ait des mutilés.
05:46Et je vais dire une chose de plus, si vous voulez.
05:47Elle n'en est pas responsable.
05:49Non, bien sûr, mais moi, si vous voulez, ce que je cherche à dire aujourd'hui,
05:52c'est que précisément pour cette dame,
05:55où toutes celles et ceux qui sont émus ou interpellés par les images qu'on voit en boucle sur les
06:01plateaux télé,
06:02moi, je veux dire qu'il ne faut pas se tromper d'ennemis.
06:04Pourquoi il ne faut pas se tromper d'ennemis ?
06:05Donc elles devraient être à vos côtés ?
06:07Bien sûr. Pourquoi ?
06:08Parce que les petits commerçants, les médias, le patronat, le gouvernement,
06:12ça ne les intéresse que quand ça sert à décrédibiliser une mobilisation.
06:16Les petits commerçants, monsieur Consigny, laissez-moi terminer.
06:20Elle doit défiler avec vous.
06:21Bien sûr, les petits commerçants qui sont étranglés par l'infraction,
06:25écrasés, écrasés, écrasés, si vous voulez, par les grandes entreprises de la grande distribution,
06:30les grands médias et le patronat, ça ne les intéresse que quand ça sert à délégitimer une mobilisation.
06:34Donc moi, ce que je veux dire aujourd'hui, c'est que les revendications,
06:38et je dirais un mot, aujourd'hui, quand monsieur Consigny, il parle de racailles,
06:41ceux qui sont en train d'insulter, c'est la jeunesse prolétaire de ce pays.
06:44Je l'invite à faire un tour dans les salles de comparution immédiate.
06:48Et il se rendra compte que ceux qui sont déférés, ceux qui sont condamnés,
06:52ceux qui sont envoyés en prison, c'est des maçons.
06:55Je ne vous ai pas vu ni hier ni aujourd'hui, je pense que je ne vous verrai pas demain
06:58à Boké.
06:58Non, non, là, vous voyez, allez défendre les pillards de ce week-end, ce n'est pas l'urgence.
07:02Ceux que monsieur Consigny appelle les pillards de ce week-end, moi, je vais vous dire qui c'est.
07:06Vous savez, c'est des intérimaires, des livreurs Amazon, des maçons, des poifeuses déliciants.
07:10Mais allez dans les salles de comparution immédiate.
07:12Mais d'ailleurs, madame Marcel, on l'a vu ce week-end.
07:14Mais c'est vous qui vivez dans une réalité parallèle.
07:16Vous savez, j'ai eu l'occasion de le dire, je les ai vus.
07:19Je les ai eus face à moi, les pillards de ce week-end.
07:21Je les ai eus, les grappes de jeunes en basket, etc.
07:25Les wesh-wesh, appellez comme vous voulez.
07:27Ils ne vont pas s'habiller comme vous, là.
07:28Les wesh-wesh, les rackets, ça leur ferait du bien pour trouver du boulot.
07:32Je ne suis pas sûre.
07:33Ils n'ont pas besoin de vos conseils, si vous voulez des intérimaires et des précaires,
07:37ils savent que c'est le travail.
07:38Ils se plaignent sans cesse de ne pas être recrutés dans les entreprises.
07:40S'ils mettaient un costume et une cravate, peut-être qu'ils arrivaient.
07:43Oui, bien sûr, c'est ça.
07:43Mais honnêtement, je suis désolée.
07:44Vous savez qu'il y a des millions de chômeurs.
07:45Madame Marcel, je suis désolée.
07:47Je n'ai vu aucun maçon, vous voyez, dans les gens que j'ai vus ce week-end.
07:51Je n'ai vu aucune des professions que vous décrivez.
07:54Vous ne savez pas ce qu'ils font, monsieur.
07:58Moi, je le sais parce que je les défends.
07:59Vous, vous en avez une vision complètement fantasmée, réactionnaire et radicalisée.
08:04Mais tous les Français voient ce que c'est.
08:06Mais il y avait 800 000 personnes dans la rue, monsieur.
08:08Les Français sont plus d'accord avec nous qu'avec vous.
08:09Je vous parle des pilleurs.
08:11Je vous parle.
08:12Les Français vont voter Marine Le Pen, qui, si ça se trouve, va être élue au premier tour à cause
08:16de gens comme vous.
08:17Mais c'est faux.
08:17Vous êtes beaucoup plus proche du programme de Marine Le Pen.
08:21Vous n'êtes pas beaucoup plus proche du programme de Marine Le Pen.
08:25Mais c'est vous qui allez la faire élire.
08:27Vous, main dans la main, avec les casseurs et avec les racales.
08:32Elle devrait vous payer, Marine Le Pen.
08:34D'ailleurs, ce qui s'est passé ce week-end, moi, si j'étais Marine Le Pen,
08:37mais je suis sûr qu'en son fort intérieur, elle est très contente.
08:40Mais Marine Le Pen, si vous voulez, qu'est-ce qu'il met Marine Le Pen ?
08:43Je vais finir sur une chose importante.
08:45Parce que, si vous voulez, qu'est-ce qu'il met le RN, Marine Le Pen,
08:47les réactionnaires comme vous à la défensive ?
08:49C'est précisément la lutte des classes.
08:50Parce qu'avant le 17 octobre, il y a eu un mois de mobilisation lycéenne
08:53où les lycéens, ils étaient en train de crier.
08:55La jeunesse emmerge le Rassemblement national.
08:57Il y a 90% de facs bloqués.
08:59Mais qu'est-ce que vous en savez ?
09:00Et je veux dire quelque chose d'important.
09:02Je veux dire quelque chose.
09:04Cette rhétorique policière et cette propagande du gouvernement
09:07qui vise à dire qu'en réalité, soit c'est des pillards, soit c'est l'ultra-gauche.
09:11À quoi elle sert ?
09:11Elle sert à une offensive répressive extrêmement grave.
09:15Quand j'entends le cornu, quand j'entends Gérard Larcher,
09:17laissez-moi terminer, quand j'entends Gérard Larcher
09:19appeler à l'interdiction de la France insoumise,
09:21c'est un scandale et je voudrais aujourd'hui
09:23leur envoyer toute ma solidarité et dire que c'est la même rhétorique
09:26quand on explique que le problème, ce serait le NPR.
09:28Révolution permanente.
09:29Aujourd'hui, ils s'attaquent à nous.
09:31Demain, ils s'attaqueront aux organisations du mouvement ouvrier.
09:33Ils appelleront à interdire la grève.
09:35Et il faut faire bloc contre toutes ces offensives autoritaires.
09:37On a eu des scènes singulières ce week-end.
09:38Moi, je veux bien… Je suis un peu désemparé
09:42parce qu'être à ce point-là, aveuglé par son idéologie, etc.,
09:46je me demande dans quelle mesure…
09:46Mais c'est vous qui ne comprenez rien à ce qui se passe en France, monsieur ?
09:49Non, mais je me demande dans quelle mesure, dans vos postures,
09:50il y a une part de jeu, vous vous amusez.
09:54Où est la vérité de ce que vous pensez vraiment ?
09:56C'est ça que je trouve curieux.
09:56Parce que si vous pensez vraiment tout ce que vous dites là,
09:59franchement, ça relève de l'irrationnel.
10:01Qu'est-ce que vous pensez, par exemple, des pillages
10:03qui ont eu lieu ce week-end ?
10:05Pour vous, c'est quoi ? C'est l'expression d'une colère sociale ?
10:08Ce sont des gens… Qu'est-ce que vous en pensez ?
10:10Les magasins de chaussures, de basket, de sport…
10:13Moi, je vais vous répondre.
10:14La première chose que je pense, c'est que j'appelle vraiment tous les spectateurs…
10:17Vous les condamnez ou pas, quand même ?
10:18Non.
10:20Moi, je ne suis pas là pour rentrer…
10:21Les pillages, vous trouvez que c'est normal ?
10:24Monsieur, vous me posez une question, je vais répondre.
10:26Oui, allez-y.
10:26Ce que je suis en train de vous expliquer, déjà,
10:28c'est que je pense qu'il faut se méfier comme de la peste
10:30de tous les gens qui vous expliquent
10:31que voler un rouge à lèvres ou une paire de baskets,
10:33c'est pire que de piller des millions d'euros d'argent public.
10:36Ça, c'est pour le RN et pour tous ceux qui n'ont pas de problème
10:38avec ce que c'est que la violence des institutions.
10:41C'est Marcelle de la Côte.
10:42Justement, justement, c'est Marcelle.
10:43Voilà, juste ces images-là.
10:44Là, à Nice.
10:46Voilà, boum, on casse la caméra.
10:48Et puis là, on pille tout un réassort.
10:51Oui.
10:51Ça, pour vous, pas de problème ?
10:52Non, mais moi, ce que je suis en train de vous dire...
10:54C'est pas un problème.
10:55Non, mais non, ce que je suis en train de vous dire...
10:57Vous ne condamnez pas.
10:57Non, de toute façon, vous allez arrêter de dire
11:00condamné, pas condamné.
11:01Moi, je ne réfléchis pas selon ces termes,
11:02vous l'aurez compris.
11:03Est-ce que vous le condamnez ?
11:04Moi, je refuse de jouer au jeu des condamnations
11:07qui ont un objectif politique clair.
11:09Diviser la mobilisation.
11:09Regardez ça, regardez la vitrine qui va au sol.
11:13Mais je connais ces images, monsieur.
11:15Je connais ces images, bien sûr.
11:16Ça fait partie de la colère sociale.
11:17Oui, ça fait partie de la colère sociale.
11:19Ce sont des maçons ?
11:20Mais surtout...
11:21Ce sont des maçons, là, qui sont là.
11:23Oui, mais ce que je suis en train de vous expliquer...
11:25La veille, ils étaient sur un chantier.
11:27Vous allez me laisser terminer.
11:28Ce que je suis en train de vous expliquer,
11:29c'est que toute cette rhétorique qui vise
11:30à concentrer les images et la discussion
11:32sur les images de casse,
11:33elle sert à un objectif politique
11:34qu'il y a tellement d'images qu'on ne peut pas les diffuser.
11:36Qui est celui de masquer la colère politique profonde
11:38qui s'est exprimée samedi.
11:40Et la raison, c'est que...
11:41Et pour vous dire une chose, moi, ce à quoi j'appelle,
11:42en réalité, c'est à étendre ce mouvement,
11:44à ce qu'il se structure,
11:45à ce que les travailleurs rentrent dans la danse.
11:46Le rêve général, le 5 novembre, peut-être.
11:48Oui, exactement.
11:48Et même avant ça, parce que le 5 novembre,
11:50le problème, c'est que le 5 novembre, c'est tard.
11:52Et si vous voulez, moi, je voudrais dire une chose,
11:54c'est qu'aussi cette rhétorique,
11:55elle vise à masquer la violence de la répression
11:57et elle a justifié un couvre-feu
12:00des interdictions d'organisation.
12:01Et je suis contre.
12:02Là, on peut donner le point à Elsa Marcel,
12:04c'est qu'on ne peut pas faire que de la réponse policière.
12:07Il y a aussi une réponse politique à donner.
12:09C'est-à-dire que là,
12:11on n'en est pas au début de la colère lycéenne,
12:13on n'en est pas au début de la colère sur les carburants.
12:16Et, hormis donner des chèques aux gros rouleurs,
12:18il n'y a pas eu de prise en compte.
12:20Or, une crise, elle se désamorce de manière politique,
12:23Charles Concilie.
12:23Non, je ne suis pas d'accord.
12:25Je refuse de rentrer dans cette logique.
12:26Je pense qu'il faut siffler la fin de la récréation,
12:29déployer l'armée, interdire les manifestations,
12:31décréter un couvre-feu.
12:32Ça s'appelle une dictature.
12:33Non, ça s'appelle un pays tenu.
12:34Merci, M. Marshall.
12:36Et ça s'appelle un pays tenu.
12:37Et croyez-moi que si vous faites un sondage aujourd'hui
12:40sur ce qu'attendent les Français pour ce week-end,
12:42vous en avez 80% qui attendent ça.
12:44Il faut arrêter les conneries.
12:46Et moi, je suis désolé, ce mouvement lycéen,
12:48il y a beaucoup de choses à faire au lycée.
12:49Évidemment, il y a une présidentielle dans six mois maintenant.
12:53Les programmes vont s'enchaîner, etc.
12:56J'ai parlé en off avec les syndicalistes lycéens
12:58qui viennent sur ce plateau.
12:59Tous reconnaissent qu'en fait, leur truc est une bouffonnerie
13:02et qu'ils font ça pour sécher les cours.
13:04Donc, pardon de le dire, il faut arrêter.
13:05Moi, j'en ai marre d'être dans un pays
13:08otage des syndicats,
13:10des fous furieux idéologues
13:11et des gens qui veulent sécher les cours.
13:13Je suis désolé.
13:14Je pense qu'il faut siffler la fin de la récré.
13:16Non, mais il faut remettre un petit peu les choses à l'endroit
13:18et répondre à votre rhétorique point par point.
13:20Déjà, vous vous plaignez beaucoup
13:21d'être un pays otage de je ne sais pas quoi.
13:23Mais si vous ouvriez un petit peu les yeux,
13:25laissez-moi terminer.
13:25Si vous ouvriez un petit peu les yeux,
13:27vous verrez que la révolte de la Gen Z,
13:28elle est internationale.
13:29Il y a des révoltes à Madagascar, au Sri Lanka,
13:31en Espagne, en Italie,
13:32parce que c'est une révolte contre ce système
13:35et contre les limites qu'ils révèlent aujourd'hui.
13:37Et je voudrais dire plus profondément que ça,
13:39vous vous appelez à interdire les manifestations
13:41et à appeler l'armée.
13:43Mais si vous voulez,
13:44la réalité de la manière dont le gouvernement
13:45a déjà répondu à cette mobilisation,
13:47c'est par une répression sanglante.
13:48Je l'ai dit, il y a des enfants mutilés.
13:50Qu'est-ce que vous voulez de plus ?
13:51Vous voulez appeler à tirer dans la foule ?
13:52Vous êtes comme Éric Zemmour qui explique que...
13:54Laissez-moi finir.
13:55Attendez.
13:55que s'il y en a dix qui meurent,
13:58c'est parce qu'ils n'auraient pas dû être là.
13:59C'est ce que pensait Napoléon Bonaparte.
14:00Et je vais poursuivre par une chose.
14:03Et je vais finir par une chose.
14:05Je vais dire qu'en réalité,
14:06moi je pense qu'il ne faut pas se laisser avoir
14:08par le piège qui est tendu par le gouvernement
14:10et les médias qui consiste à nous dire
14:11que le problème c'est la caisse.
14:12Je vais terminer.
14:13Je vais le dire.
14:14Et j'appelle tous les travailleurs et travailleuses
14:15à comprendre que s'ils ne se révoltent pas maintenant,
14:18s'ils ne s'entrent pas dans la brèche,
14:19on va finir par se faire appliquer
14:21le programme de Charles Chonsigny
14:22qui est la retraite à 70 ans.
14:24Charles Chonsigny pense qu'il y a trop de proches,
14:26qu'il y a trop d'argent à l'école.
14:28Donc à tous celles et ceux
14:29qui sont en colère contre ce gouvernement,
14:31c'est le moment d'y aller
14:32dans les entreprises et dans les lieux décisions.
14:34Si je peux répondre,
14:35dans les entreprises,
14:35vous n'aurez pas grand monde qui va vous suivre.
14:38Il y a 70% de la population
14:40qui était favorable au 17 octobre, monsieur.
14:42Il y a 3 personnes sur 4
14:44qui soutient le mouvement lycéen.
14:46Vos idées sont minoritaires, monsieur.
14:48On verra aux prochaines élections.
14:49Moi, ce que je pense,
14:51c'est qu'on met en danger les gens,
14:53on met en danger des commerçants,
14:55on met en danger des civils.
14:56Moi, j'ai vu...
14:56La police, elle met en danger les gens.
14:57Il y a eu 2 morts, monsieur.
14:59Il y a eu 2 morts.
14:59Heureusement qu'elle est là, la police.
15:01Vous savez qu'il y a eu 2 morts ?
15:02Vous savez qu'il y a eu 2 morts ?
15:03Samedi et dimanche ?
15:04Vous êtes au courant de ça ?
15:05Arrêtez de nous prendre en otage
15:06avec vos conneries, madame.
15:07Je suis désolé.
15:08Moi, ce que je vois,
15:09c'est qu'il y a des mises en danger
15:10de commerçants,
15:11il y a des mises en danger
15:12de passants.
15:12Mais vous vivez dans quel monde ?
15:13De passants, je les ai vus.
15:14Vous vivez dans un monde parallèle.
15:16Je les ai vus de mes yeux.
15:17Et je pense que si on commence
15:19à avoir des hordes de racailles
15:20qui rentrent dans les immeubles
15:21et qui pénètrent chez les gens,
15:23vous devrez être poursuivis
15:25pour incitation à la violence.
15:27Mais c'est vous, monsieur.
15:28Il faut siffler la fin de la récréation.
15:31C'est vous la racaille aujourd'hui.
15:34Merci Elsa Marcel.
15:35Merci Charles Consilie.
15:37C'est une racaille qui est à côté de vous,
15:39Sonia Mabrouk.
15:41Vous êtes en danger.
15:42Sinon, nous sommes deux sur le plateau.

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