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  • il y a 7 semaines
Face à la dépendance aux géants technologiques étrangers, les entreprises cherchent à reprendre le contrôle de leurs données et de leurs outils numériques. L’open source peut-il devenir un levier de souveraineté et de compétitivité ? Marc Palazon, CEO du groupe Smile, revient sur les enjeux de cette bataille technologique.

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Transcription
00:04Souveraineté numérique, des termes qu'on utilise souvent dans les discours politiques,
00:08dans son monde personnel, bien sûr, on est conscient de l'omniprésence de WhatsApp, Google, Amazon,
00:13donc on est étranger à personne à ces éléments américains.
00:17Qu'en est-il de la présence, de la conscience des entreprises ?
00:21Sont-elles conscientes que ce sont des acteurs de cette souveraineté ?
00:25En ce début d'émission, je suis ravie de recevoir Marc Palazan, bonjour.
00:28Bonjour. Vous êtes président du groupe SMILE, entreprise de service du numérique européen.
00:33SMILE accompagne les entreprises dans la construction et la gestion de leur système informatique
00:37avec une spécialisation historique dans des technologies open source.
00:41Donc on va justement parler de l'open source pour comprendre comment ces lignes de code accessibles et modifiables
00:46peuvent devenir un levier de souveraineté numérique.
00:50Tout d'abord, ces grands termes, souveraineté numérique,
00:53est-ce que ça c'est quelque chose dont les entreprises sont conscientes qu'elles peuvent agir pour la souveraineté
00:58?
00:59En fait, quelles sont les actrices principales de la souveraineté numérique d'un pays ?
01:02Alors c'est un terme qui existe depuis très longtemps, dont on entend beaucoup parler depuis quelques temps encore plus,
01:07parce qu'il y a eu plusieurs phases qui ont fait que les entreprises publiques,
01:11d'ailleurs les administrations et les entreprises privées,
01:13se sont rendues compte que la souveraineté numérique,
01:15nous ce qu'on appelle l'autonomie digitale, était extrêmement importante.
01:19Pour parler un peu à tout le monde, on a tous entendu pendant le Covid,
01:22où on était bloqués chez soi, il fallait utiliser des systèmes de visioconférence,
01:26et donc on utilisait souvent des systèmes américains,
01:28et on s'est dit qu'on n'était pas très indépendants de ce point de vue-là,
01:31et donc ça avait déjà un petit peu fait le buzz.
01:34On avait également les administrations publiques,
01:36qui très tôt, elles, ont voulu avoir une certaine souveraineté numérique,
01:40et depuis les tensions géopolitiques qu'on connaît depuis 2022 notamment,
01:44et puis aussi l'administration américaine qui a changé,
01:46on est entré dans le concret, à la fois pour les administrations publiques,
01:49mais également pour les entreprises privées,
01:51qui ont compris que finalement, elles étaient très dépendantes du digital,
01:54et que la plupart des technologies qu'elles utilisaient étaient américaines.
01:57De quoi les entreprises sont-elles dépendantes ?
01:59On parle de logiciels, on parle de cloud, de puces,
02:03qu'est-ce qui nous rend dépendants exactement ?
02:05Alors justement, il y a plein de couches en fait.
02:06Souvent, on fait appel à la souveraineté numérique en disant l'hébergement,
02:10donc en fait je stocke mes données,
02:12et donc elles sont données, elles sont stockées pas en Europe, pas en France,
02:15elles sont stockées ailleurs.
02:17Mais en fait, la souveraineté numérique ou l'autonomie digitale va bien au-delà,
02:19il y a la partie logicielle.
02:20Vous utilisez un logiciel, quelles sont les licences,
02:23à qui appartient le code,
02:24et est-ce que je maîtrise l'aspect tarifaire,
02:27et l'aspect de l'utilisation de cet outil ?
02:30Vous pouvez citer WhatsApp,
02:31qui est une chose plutôt pour les particuliers, on va dire.
02:34Vous l'utilisez tous les jours,
02:35mais en fait vous n'êtes pas en capacité de savoir ce logiciel,
02:38est-ce que demain il va être payant ?
02:40Est-ce que les données qui sont utilisées par WhatsApp
02:43peuvent être réutilisées d'une manière qui n'est pas conforme
02:46à la législation européenne, etc.
02:47Donc en fait, la souveraineté numérique et l'autonomie digitale,
02:50ça touche plein de couches,
02:51l'infrastructure, l'hébergement,
02:53mais également la partie logicielle.
02:54Quels sont les risques économiques ?
02:56Vous parlez de ces logiciels qui peuvent devenir payants.
02:59Quel est l'aspect économique de cette souveraineté numérique ?
03:02On peut essayer de démontrer le sujet assez simplement.
03:05Je pense que maintenant,
03:06toute administration et ou entreprise a été digitalisée
03:09sur les 20 dernières années.
03:10Et donc le digital est devenu quelque chose de critique
03:13par rapport à son fonctionnement.
03:15On a des exemples,
03:16donc on peut avoir l'utilisation de données
03:19de son entreprise ou de son administration
03:22qui ne serait pas conforme à ce qu'on souhaiterait.
03:24Donc ça, c'est la souveraineté sur les données.
03:26Il peut y avoir des choses aussi de compliance
03:29par rapport à la réglementation.
03:31RGPD, c'est en Europe,
03:32ça n'existe pas aux Etats-Unis par exemple.
03:34Vous avez également l'accès simplement au service.
03:37Vous savez qu'il y a beaucoup de logiciels
03:38qui sont en mode SaaS, donc hébergés.
03:40Vous avez accès à la plateforme,
03:42mais elle n'est pas sur vos infrastructures à vous.
03:44Et du jour au lendemain, elle peut être coupée.
03:45Et c'est déjà arrivé.
03:47Et puis le troisième sujet, c'est l'aspect tarifaire.
03:50Aujourd'hui, dans votre business model,
03:52vous payez 1.
03:53Si vous êtes dépendant,
03:55peut-être que ça va être 10 demain.
03:56Et on a des exemples concrets.
03:58Et là, ça peut être un chemin critique
04:00et ça peut mettre à mal votre administration
04:02ou votre entreprise,
04:03puisque vous ne pourrez pas soutenir ce tarif.
04:06Et donc, c'est toute une chaîne en fait.
04:08C'est mes données, la réglementation,
04:11l'accès simplement au service
04:13et par ailleurs, l'aspect tarifaire
04:14qui peut être un problème.
04:16La souveraineté numérique,
04:17c'est quand même un terme qu'on entend de plus en plus
04:19dans les discours politiques,
04:21notamment européens.
04:22Est-ce que vous avez l'impression
04:23qu'il y a eu un déclic européen
04:26pour l'accompagnement des entreprises ?
04:28Nous, on est convaincus depuis toujours.
04:29Donc, en fait,
04:30on s'est spécialisé depuis une vingtaine d'années
04:32dans l'open source.
04:32On est le leader en Europe.
04:33Donc, l'open source,
04:34pour en dire deux mots,
04:35c'est simplement que vous avez des logiciels,
04:37vous avez accès au code source.
04:38Donc, ça veut dire que
04:39vous savez ce qu'il y a dedans,
04:40vous pouvez l'utiliser à façon.
04:42Et donc, ça vous donne une certaine liberté.
04:43Et ça donne liberté surtout aux clients
04:44qui utilisent ces technologies-là.
04:46Donc, nous, on était convaincus
04:47de la souveraineté depuis toujours.
04:48Même si la souveraineté,
04:49comme je l'ai dit tout à l'heure,
04:50ce n'est pas que l'open source
04:51et ce n'est pas que le logiciel,
04:52c'est toute une chaîne.
04:53Et bien entendu, je vous dis,
04:55par rapport à ce qui s'est passé récemment
04:57avec les conflits géopolitiques,
04:58on s'est rendu compte
04:59qu'on était extrêmement dépendants.
05:01Et donc, là, il y a eu un déclic fort.
05:03Je pense que les entreprises...
05:04Donc, c'est plus récent alors ?
05:05De manière massive.
05:06Voilà.
05:07Depuis deux, trois ans,
05:08au niveau public,
05:09c'était déjà quelque chose d'acquis.
05:10Mais au niveau du privé,
05:11c'est quelque chose qui est redevenu
05:12vraiment un élément critique
05:13parce qu'ils se sont rendus compte
05:14qu'il y a peut-être une chance
05:15sur 10 000 que ça arrive.
05:16Mais si ça arrive,
05:17ça peut mettre à mal
05:18l'existence même de la société.
05:19Donc, c'est devenu un chemin...
05:21Enfin, un sujet très, très important.
05:24Voilà.
05:24Mais vous trouvez que les politiques européennes
05:27accompagnent...
05:28Ah oui, tout à fait.
05:28Nous, on est...
05:29Alors, Smile est acteur
05:31de pas mal de think tanks
05:34et de groupes de réflexion.
05:35On travaille notamment
05:36avec la Commission européenne
05:37qui essaie de légiférer
05:39par rapport à ça.
05:40Moi, je milite beaucoup,
05:41vous savez, dans les appels d'offres,
05:43que ce soit public ou privé.
05:44On a mis de plus en plus
05:48une chose importante
05:49sur le RSE.
05:50Donc, en fait,
05:51vous devez pouvoir montrer
05:52des choses sur le RSE
05:53en tant que société
05:54et en tant que solution
05:55que vous allez pouvoir apporter.
05:56C'est quelque chose
05:56qui s'est développé d'abord
05:57dans le public
05:57et ensuite qui a touché
05:59toutes les entreprises,
06:00notamment les grandes entreprises.
06:01Moi, je suis convaincu
06:02qu'il faut mettre des éléments
06:03sur la souveraineté numérique.
06:04C'est-à-dire qu'en fait,
06:05c'est un sujet important
06:06et donc, pour répondre
06:07à votre question,
06:08l'administration a vraiment
06:10mis le curseur là-dessus
06:11à la fois pour ses propres besoins
06:13mais également pour essayer
06:14de réglementer,
06:15pousser à ce que
06:16tous les acteurs européens
06:17puissent avoir
06:19ce sentiment
06:21que la souveraineté numérique
06:22est un élément important.
06:24Donc là, vous avez parlé
06:24de l'open source,
06:25vous avez dit
06:26qu'il y avait d'autres éléments
06:26mais concrètement,
06:28comment est-ce que ça peut être
06:29un levier
06:30pour cette souveraineté
06:32ou cette autonomie ?
06:33Alors, justement,
06:34dans la chaîne
06:35de ce que je vous ai expliqué,
06:36quand je vous ai expliqué,
06:36il y a les données
06:37mais il y a également
06:38le logiciel.
06:39Le logiciel,
06:40la souveraineté,
06:41déjà la première étape,
06:42c'est que si c'est
06:43une entreprise
06:44avec un siège européen,
06:45avec une législation européenne,
06:47au niveau européen,
06:48ça nous rend déjà plus souverains.
06:50Donc, on n'a pas forcément
06:50besoin que de l'open source
06:51pour pouvoir être souverains.
06:52Et par ailleurs,
06:53l'open source,
06:53par nature,
06:54vous avez accès
06:55à l'entièreté du code
06:56qui fait fonctionner
06:57le logiciel
06:58que vous utilisez.
06:59Donc, ça vous donne
07:01une indépendance très forte
07:02puisque, à tout moment,
07:04vous savez ce qu'il y a à l'intérieur.
07:05On ne peut pas vous couper l'accès
07:06puisque vous avez accès au code
07:07donc vous pouvez le réutiliser
07:08à façon.
07:09Et donc,
07:10dans la chaîne
07:10de la souveraineté numérique
07:12ou de l'autonomie digitale,
07:13l'open source
07:13a une part très très importante.
07:16Et concrètement,
07:16comment ça se produit ?
07:17Alors, c'est vous qui créez
07:18« Je suis une entreprise,
07:19j'ai besoin de tel logiciel,
07:20j'aimerais qu'il soit en ouvert. »
07:22Alors, ce n'est pas nous
07:23qui créons.
07:23En fait,
07:24le principe de l'open source,
07:26il n'y a plusieurs émanations
07:27de l'open source
07:28mais le principe,
07:28c'est que c'est une communauté.
07:29Il y a toujours une communauté
07:31mondiale.
07:31Donc, plusieurs acteurs
07:32qui se vérifient les uns les autres.
07:34Qui se vérifient les uns les autres,
07:34qui font évoluer le logiciel,
07:36qui les audite en permanence.
07:38Mais surtout,
07:39les produits open source,
07:40ce n'est pas juste
07:41de mettre mon code source
07:42disponible.
07:43C'est qu'il faut qu'il y ait
07:43une communauté
07:44qui vous permet d'avoir
07:45une certaine pérennité
07:46par rapport à votre outil.
07:47Donc, la pérennité
07:48des outils open source
07:48est aussi importante.
07:49Et donc,
07:50notre travail à nous,
07:51c'est de connaître
07:51toutes ces solutions-là
07:52et de les proposer
07:53à nos clients
07:54lorsque ça fait du sens
07:55pour leur apporter
07:56une autonomie digitale.
07:57mais j'insiste sur le fait
07:58qu'il y a l'open source
07:59mais aussi toute la chaîne
08:00que j'ai citée avant
08:01qui est importante
08:01dans l'autonomie digitale
08:03et la souveraineté numérique.
08:04Et comment être sûr
08:05que ce logiciel,
08:07ces données open source
08:08soient sécurisées ?
08:10Il n'y a pas un problème
08:10de sécurité derrière ?
08:11Ah non,
08:11ça c'est contre-intuitif
08:12mais justement,
08:13plus c'est ouvert,
08:14plus c'est sécurisé.
08:15Je vous donne un exemple.
08:16C'est que si le logiciel,
08:18d'ailleurs c'est le cas
08:19notamment avec clients
08:19en ce moment,
08:20le logiciel est disponible
08:21à tout le monde.
08:22Donc, ça veut dire
08:22qu'il y a tous les développeurs
08:24du monde
08:24qui peuvent regarder
08:25à l'intérieur
08:25pour voir s'il y a
08:25des failles de sécurité.
08:26Et dès qu'il y en a une,
08:27c'est remonté,
08:28la communauté le corrige.
08:30Et donc,
08:31contrairement à
08:31le logiciel propriétaire
08:32où finalement,
08:33c'est que la société
08:34éditrice du logiciel
08:35qui va vérifier
08:36s'il y a des trous de sécurité
08:37et qu'il y en a une,
08:38elle va le corriger.
08:39Là, comme le code est ouvert,
08:40tout le monde peut l'auditer.
08:41Et donc, tout le monde
08:41va vérifier
08:42s'il y a des failles de sécurité
08:44et pour les corriger.
08:45Et quand je parlais de l'IA,
08:47c'est important,
08:47c'est un gros changement
08:48dans notre écosystème,
08:49l'IA est là aussi
08:50pour justement
08:51aller scruter.
08:51Comme le source
08:53est disponible,
08:53elle peut avoir accès
08:54à tout ce code source
08:55et elle-même
08:56retrouver éventuellement
08:57des failles
08:57et remonter les choses
08:59pour ne pas pouvoir
08:59les corriger.
09:00Donc, non,
09:00c'est un peu
09:01contre-intuitif
09:02parce qu'on y a accès,
09:03mais plus le code est ouvert,
09:04plus il est sécurisé.
09:05Et en termes financiers,
09:06est-ce que c'est
09:07quelque chose de payant ?
09:08Est-ce que ouvert
09:08veut dire gratuit ?
09:09Ah non,
09:10ça serait trop long,
09:12on n'a pas le temps,
09:13mais globalement,
09:13il ne faut pas faire le lien
09:14entre l'open source
09:15et la gratuité.
09:16L'open source,
09:17il y a toujours des gens
09:18qui ont créé
09:18du code source derrière,
09:20il y a des gens
09:20qui doivent intégrer
09:21les solutions,
09:22qui doivent les exploiter.
09:24Donc, il peut y avoir
09:26moins de coûts de licence
09:27et des choses comme ça,
09:27mais pour moi,
09:28ce n'est pas le critère majeur.
09:29Le critère plus important,
09:30c'est justement
09:31cette flexibilité,
09:32cette ouverture
09:32et cette transparence
09:33qui créent une autonomie
09:35maximum pour nos clients.
09:36Donc là,
09:37il nous reste 4 minutes,
09:37on va revenir sur l'histoire
09:38de l'entreprise.
09:39Vous êtes à la tête
09:40du groupe Smile
09:41depuis 18 ans.
09:42Vous avez vécu quand même
09:43énormément de crises,
09:45de changements.
09:47Qu'est-ce qui vous a permis
09:47d'aller au-delà
09:49de la crise d'Internet
09:51dans les années 2000,
09:52etc. ?
09:53Qu'est-ce qui vous a permis
09:54d'être agile
09:56en tant que l'entreprise ?
09:57Alors, il y a moi,
09:58il y a aussi
09:58tout l'écosystème
09:59de la société.
10:01Moi, je suis rentré
10:02il y a 25 ans
10:03dans la société,
10:04je la dirige
10:04depuis 18 ans
10:05et quand je suis rentré
10:05dans Smile,
10:06on était 50
10:07et aujourd'hui,
10:07on a un peu plus
10:08de 1600 personnes.
10:09Donc, c'est sûr
10:09que la vie de la société
10:10a beaucoup évolué.
10:11On a eu,
10:12comme vous l'avez dit,
10:12pas mal d'étapes de crise
10:14mais également de mue
10:15en termes de taille.
10:16Ce qui est important
10:17pour moi,
10:18c'est de garder
10:18une ADN claire,
10:19une vision
10:20par rapport
10:20à ce qu'on souhaite faire.
10:21Nous, notre credo,
10:23c'est vraiment
10:23d'apporter
10:24de l'excellence technologique
10:25pour permettre
10:26à nos clients
10:27de surperformer
10:28et d'avoir
10:29un avantage compétitif
10:30et notamment
10:30la souveraineté numérique
10:31est un élément fondamental.
10:32Donc, ça,
10:33c'est le premier point.
10:33Il faut s'entourer
10:34de talent.
10:35C'est important
10:36d'avoir des gens
10:37qui sont passionnés,
10:39ce qui est un peu
10:40le cas de gens
10:41chez Smile
10:41et de se renouveler
10:42en permanence.
10:43Là, on n'a pas le temps
10:43d'en discuter
10:44mais l'IA, par exemple,
10:45nous, depuis très tôt,
10:46on a fait le choix
10:48d'intégrer l'IA,
10:49d'adopter l'IA
10:50dans tous nos process,
10:51en interne comme entreprise
10:52mais par rapport
10:53à ce qu'on intègre
10:55pour nos sociétés.
10:56Et donc,
10:56le renouvellement permanent,
10:57la culture d'innovation,
11:00du questionnement,
11:01de s'interroger,
11:02je pense que c'est fondamental.
11:03Je le fais
11:04à titre personnel
11:04mais on le fait aussi
11:05en termes de société,
11:06en permanence,
11:07se remettre en question
11:07et essayer d'innover
11:08pour nous
11:09mais aussi pour nos clients.
11:10Et j'imagine que maintenant
11:11que le terme souveraineté numérique
11:12est vraiment présent
11:14dans les débats,
11:14ça doit être très porteur
11:15pour vous ?
11:17Oui, tout à fait.
11:18Et maintenant,
11:18ce que nous,
11:19on fait beaucoup,
11:20c'est de pousser
11:21pour qu'il y ait
11:21des vrais, vrais sujets
11:23qui soient mis en place
11:25et que les gens
11:26n'oublient pas.
11:26On a eu vraiment
11:29une prise de conscience
11:30qui a été forte
11:31et nous,
11:31on en est vraiment convaincus
11:32que c'est extrêmement important
11:33pour l'Europe
11:34et donc notre credo,
11:35c'est d'aider nos clients
11:36à prendre la bonne décision
11:37et d'avancer.
11:38Oui, c'est vrai que parfois
11:39il y a des crises,
11:39on est tous
11:41tout feu, tout flamme
11:41et puis deux ans après,
11:42c'est...
11:42Je cite l'exemple tout à l'heure
11:43du Covid.
11:44Le Covid,
11:45tout le monde pensait
11:46que les choses allaient changer,
11:47notamment pour la souveraineté numérique,
11:48mais pas que.
11:49Puis dès qu'on a réouvert,
11:50les gens sont vite revenus
11:51un petit peu à leurs habitudes.
11:52Voilà, vous pérennisez tout ça.
11:53Là, on essaie de pérenniser ça,
11:54parce qu'on en est convaincus.
11:55Il nous reste une minute trente.
11:56Est-ce que,
11:57voilà,
11:57est-ce que vous avez des incertitudes
11:59justement
11:59dans les prochaines années
12:00sur le cadre,
12:02soit législatif,
12:04soit l'évolution technologique
12:05qui peut vous pousser ?
12:06Je pense que ça dépasse,
12:07en fait,
12:07l'Europe.
12:08Ce n'est pas que la France,
12:09c'est l'Europe.
12:09Elle a vraiment un rôle à jouer,
12:11mais il faut qu'elle s'en donne
12:12les moyens.
12:13Et pour ça,
12:13il faut avoir une...
12:14Il faut qu'on se...
12:16Voilà,
12:16une ligne directrice commune.
12:17Donc, sur la partie numérique,
12:19ce qui est important,
12:20c'est que tout le monde
12:21joue le jeu,
12:22c'est-à-dire les administrations,
12:24les instances européennes,
12:26le monde du privé,
12:27pour se donner les moyens,
12:28parce qu'en fait,
12:28pour pouvoir faire évoluer
12:30l'autonomie digitale en Europe,
12:31il faut des projets
12:32et à la fin,
12:32je dirais,
12:33il faut des commandes.
12:33Ce n'est pas que pour ce mail,
12:34en général,
12:34il faut promouvoir
12:35les solutions européennes,
12:36promouvoir les solutions
12:37open source
12:38et finalement,
12:39faire le choix
12:40d'utiliser ces acteurs
12:41plutôt que la faciliter
12:42à utiliser une solution
12:43peut-être anglo-saxonne
12:45qui est avec usage du média
12:46mais qui va faire reculer
12:49l'autonomie digitale.
12:50Et c'est ce qui s'est passé
12:50les dix dernières années,
12:51c'est qu'on a utilisé
12:52des technologies accessibles,
12:54finalement pas chères,
12:55plutôt que d'investir
12:56sur les technologies européennes.
12:57Donc en fait,
12:58ma crainte,
12:59enfin mon attention,
13:00c'est le fait
13:00qu'on se donne les moyens
13:01et qu'on agisse
13:02et qu'on fasse des projets concrets.
13:03Oui, parce que finalement,
13:04l'Europe a tout
13:05pour pouvoir...
13:06Elle a tout,
13:07elle a tout
13:07mais il faut qu'elle fasse
13:08un choix résolu.
13:10Merci beaucoup,
13:11Marc Palazon.
13:11Je rappelle que vous êtes
13:13président du groupe Smile
13:14et tout de suite,
13:15on passe à la deuxième interview
13:17de cette émission.
13:17On parle encore de souveraineté
13:18mais cette fois-ci,
13:20souveraineté énergétique.

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