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  • il y a 8 minutes
Priorité stratégique pour une majorité de dirigeants, l’intelligence artificielle progresse rapidement dans les entreprises françaises. Mais entre manque de formation, shadow AI et transformation des organisations, son déploiement à grande échelle pose encore de nombreux défis.

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Transcription
00:04On commence cette édition avec les interviews de l'IA et ses acteurs qui font l'actu dans le domaine
00:09de l'intelligence artificielle.
00:10Aujourd'hui autour de la table, j'ai le grand plaisir de recevoir Idriss Kouadère.
00:14Bonjour Idriss.
00:14Bonjour.
00:15Vous êtes le CEO de Météoria, donc je précise que vous êtes expert en GEO, c'est-à-dire Generative
00:22Engine Optimization.
00:24Autrement dit, c'est le SEO, le référencement, mais à l'ère, de l'intelligence artificielle.
00:27J'espère que vous avez donné des astuces à tout le monde pour savoir comment on peut continuer à remonter
00:32dans les résultats, y compris des LLM.
00:34Avec nous également Jean-Marc De Fetty.
00:37Bonjour Jean-Marc.
00:38Bonjour Dastain.
00:38Vous êtes le président de Concorde AI.
00:41Alors vous, vous avez conçu un scénario avec un avatar d'un client, d'une banque, qui va comme ça
00:46challenger le conseiller bancaire.
00:48Vous allez nous expliquer à quoi ça sert et comment on s'exerce finalement à répondre à des questions qui
00:53sont peut-être de plus en plus compliquées.
00:55Tout à fait.
00:55Mais on commence avec vous, Loïc Bachelard.
00:59Bonjour.
00:59Bonjour.
01:00Vous êtes le directeur de l'entité Expérience et Satisfaction Client chez Microsoft.
01:03Vous avez publié, Microsoft a publié, une étude sur l'usage de l'IA en entreprise.
01:09Et donc ça m'intéressait de savoir un petit peu où on en est de cette adoption de l'intelligence
01:13artificielle, et en particulier dans les entreprises françaises.
01:16Bonjour, merci de me recevoir.
01:19Donc aujourd'hui sur l'adoption, effectivement on a fait une enquête avec YouGov en janvier, et on s'est
01:26attaché à regarder plus précisément pour les cadres.
01:29Donc l'échantillon couvre 300 cadres dirigeants, membres de COMEX, membres de CODIR, et 300 cadres non dirigeants, donc des
01:36managers, des travailleurs de l'information, comme on les appelle, et pour mieux comprendre, mieux cerner en fait leurs usages.
01:45Ce que révèle cette enquête, c'est un certain nombre de choses.
01:49La première chose, c'est qu'on est bien placé, la France est bien placée dans cette ère de l
01:55'IA, et dans l'adoption spécifiquement, puisque c'est une technologie qui est très prometteuse.
02:00La question c'est comment on l'utilise, comment est-ce qu'on la met en œuvre.
02:03Est-ce qu'on utilise l'IA vraiment à titre professionnel ?
02:06Alors justement, il y a pas mal de questions là-dessus, je vais y revenir.
02:10Déjà, ce qui est très intéressant, c'est que si on prend les quatre dirigeants, 80% d'entre eux
02:15utilisent ces outils d'intelligence artificielle au moins une fois par semaine.
02:20Et donc ça, c'est un usage qui est très élevé, qui est d'ailleurs plus élevé que celui des
02:23cadres non dirigeants.
02:25Et donc ça, c'est très prometteur, c'est un atout pour la France, pour nos entreprises, pour nos organisations.
02:31La deuxième chose, c'est que cette transformation IA, c'est une transformation, c'est un projet d'entreprise.
02:37Donc il doit être lancé, mené, initié par les dirigeants.
02:42Et donc, ce que révèle aussi cette enquête, c'est que 60% d'entre eux ont intégré l'IA
02:48dans leurs objectifs stratégiques.
02:49Et donc ça aussi, c'est un atout dans la transformation à venir.
02:53J'attends le mais.
02:54Alors, il n'y a pas vraiment de mais.
02:57Je vais donner quand même un troisième atout avant d'aller sur les choses et sur la façon dont ça
03:00se décoe.
03:01Soyons positifs.
03:02C'est que le dernier point dans les atouts pour la France, c'est que quand on regarde la diffusion
03:07de l'IA, cette fois-ci globalement, pas uniquement les cadres,
03:10on a fait une enquête sur le deuxième semestre 2025, qui révèle que la France est cinquième mondiale en termes
03:18d'adoption de l'IA,
03:19avec 44% de la population en âge de travailler, qui a utilisé ces outils, qui les a déjà utilisés
03:26au moins une fois.
03:27Donc tout ça nous donne un cadre où en fait, on a ce terreau fertile pour pouvoir ensuite aller faire
03:31de la transformation.
03:32Aujourd'hui, l'IA, ce n'est plus une promesse, c'est vraiment entrer dans le quotidien des organisations.
03:37C'est ce que révèle un petit peu cette enquête.
03:39Là où on doit être vigilant sur la suite, c'est quand même, on a 71% des cadres qui
03:46n'ont pas été formés par leur entreprise
03:49sur ces outils d'intelligence artificielle.
03:50Donc en fait, vous dites, il y a un taux d'adoption, mais ce n'est pas encore forcément lié
03:55à une transformation dans l'entreprise, c'est ça ?
03:58Exactement, c'est ce qu'on voit, ce qui est très clair dans cette enquête, dans les autres enquêtes, l
04:02'usage aujourd'hui est là,
04:04c'est-à-dire que les gens savent utiliser cet outil, ils sont conscients de ce que ça peut apporter.
04:07La question, c'est comment on en fait de la valeur dans les entreprises ?
04:11Donc l'adoption est là, l'enjeu c'est d'en faire une valeur pour les métiers, une valeur pour
04:17l'organisation qui soit tangible.
04:20Et donc là, la première étape, c'est l'acculturation, ça aujourd'hui on y est puisque les gens l
04:25'utilisent,
04:26et ensuite on a besoin d'aller sur les vraies problématiques métiers, c'est-à-dire que l'utiliser en
04:31se disant,
04:31ah bah tiens, ça c'est waouh, je vais pouvoir faire telle ou telle chose avec, je vais montrer à
04:35mes collègues, je vais faire une démo,
04:37on aime bien montrer quand même qu'on sait mieux faire que les autres,
04:40ça c'est pas ce qui apporte forcément le plus de valeur à l'entreprise.
04:45Et donc pour y arriver, il y a un vrai besoin de formation, il y a un besoin de partir
04:50des vrais enjeux de l'entreprise,
04:52les objectifs stratégiques, des indicateurs métiers qu'on veut améliorer, des processus d'entreprise qu'on veut optimiser,
04:59de partir d'une vraie problématique et d'utiliser, comme on l'a toujours fait avec la tech,
05:04d'utiliser la tech pour solutionner ce problème.
05:07Et aujourd'hui l'IA est un outil fantastique, d'ailleurs je pense que vous en parlerez aussi Idriss et
05:12Jean-Marc.
05:12Ah bah si, vous n'avez été convaincu je pense.
05:14Exactement, donc c'est un outil fantastique, il faut l'appliquer à des vraies problématiques et pas le voir, pas
05:19faire de l'IA pour faire de l'IA.
05:21Vous avez le même sentiment sur l'adoption de l'IA en entreprise, mais pas forcément à titre professionnel pour
05:26une transformation des métiers,
05:27c'est aussi ce que vous percevez Idriss ?
05:30Nous en tout cas en start-up, on l'utilise beaucoup, pour n'importe quel type de thématique, pour créer
05:35des contenus marketing, pour résoudre des problèmes,
05:38ça nous fait vraiment gagner beaucoup de temps.
05:40Donc pas juste pour faire rigoler les voisins ?
05:42Non, on l'utilise aussi beaucoup pour coder, pour développer.
05:45Maintenant avec l'IA et un seul développeur, on peut faire le travail de 10 développeurs il y a 5
05:50ans.
05:51Un bon développeur quand même, parce qu'il faut quand même vérifier tout ce qu'il y a derrière.
05:54Un bon développeur, c'est ça.
05:57Aussi, nous utilisons l'IA, puisque les outils de développement permettent effectivement d'aller beaucoup plus vite,
06:02de façon beaucoup plus consistante que dans le passé, tout à fait.
06:05Bon mais là, c'est vrai qu'on est peut-être un peu biaisé, on est avec vraiment des experts
06:08de l'IA,
06:08donc en plein dans ces sujets de transformation.
06:11Mais comment est-ce que vous expliquez que justement, on constate cette adoption,
06:16et donc il n'y a pas de crainte à embrasser l'intelligence artificielle visiblement,
06:22mais pourtant, ce n'est pas accompagné, ce n'est pas suivi d'une vraie transformation métier.
06:26Pourquoi ?
06:26Alors, ce qu'on voit très concrètement sur le terrain,
06:31puisqu'en fait, le rôle de mon entité chez Microsoft France,
06:34c'est d'emmener nos clients sur cette trajectoire de succès,
06:37et donc de le faire aujourd'hui avec l'IA.
06:39Ce qu'on voit concrètement dans les démarches d'accompagnement,
06:42c'est que c'est un projet d'entreprise,
06:45ça doit venir avec une mission claire de dire,
06:49mon organisation va se transformer avec l'IA,
06:51et les dirigeants impulsent cette démarche.
06:53Et à partir de là, on peut l'appliquer à ces vraies problématiques,
06:57on voit trois étapes.
06:58Vous nous dites, les dirigeants, ils sont OK,
06:59ils sont prêts à mettre l'IA dans leur stratégie ?
07:02Et donc c'est justement dans les étapes dans lesquelles on fait le déploiement,
07:05où on passe de l'IA comme assistant,
07:08c'est ce que vivent la plupart des gens et des entreprises aujourd'hui,
07:11à l'humain qui pilote des agences spécialisées,
07:14et qui vont avoir une capacité à réaliser certaines tâches,
07:17et qui intègrent quelque part l'équipe et le groupe de collaboration.
07:20Et à une troisième étape,
07:21qui est ce qu'on appelle nous les entreprises pionnières,
07:25et c'est ce qu'on vit dans le monde du développement aujourd'hui,
07:28c'est-à-dire qu'on est capable de déléguer des tâches complexes
07:30à des agents qui vont orchestrer un certain nombre de tâches.
07:34Pour arriver à cette étape-là,
07:35la formation, donner les bons outils, est essentielle.
07:39Donc le dispositif d'accompagnement est clé.
07:42Donc tout repose sur l'adoption.
07:44Et c'est quoi le frein ?
07:45Enfin le frein, je ne sais pas, peut-être le défi à relever,
07:47c'est que comme ça semble facile à utiliser,
07:50on ne met pas forcément en place la formation ?
07:53Je pense qu'il y a un...
07:55On vit en fait depuis...
07:57Bon, ça fait 25 ans que je suis dans la tech,
08:00et que je suis dans les projets autour de la tech.
08:02Il y a une difficulté à intégrer,
08:04qu'on n'achète pas uniquement une technologie,
08:06et on a le résultat, on achète une technologie,
08:09on met en place un dispositif de déploiement et d'adoption,
08:11et là on a le résultat.
08:12Et on est toujours un petit peu dans cette difficulté,
08:14donc il y a l'acquisition des outils,
08:16on oublie souvent cette partie dispositif d'adoption,
08:19qui intègre de la formation,
08:20mais qui intègre aussi des dispositifs d'idéation,
08:23de brainstorming, de mise en œuvre derrière,
08:25pour arriver à ce résultat,
08:26et pour arriver à identifier les problèmes,
08:28et arriver à des vraies solutions.
08:29Et puis même d'accompagnement,
08:31une fois que c'est mis en place dans les métiers,
08:33comme je disais pour le code,
08:34il faut quand même avoir des bons codeurs,
08:35pour confier aux IA la programmation,
08:39donc c'est tout un processus en fait à mettre en place.
08:43C'est un processus à mettre en place,
08:44ce n'est pas des usines à gaz,
08:45ça reste des choses qui sont très simples,
08:47mais c'est simplement bien avoir ces deux éléments en tête,
08:49la technologie, le dispositif d'adoption.
08:52Alors Idriss Kouader,
08:53je rappelle que vous êtes le CEO de Meteoria,
08:56donc un outil français de GEO,
08:58donc Generative Engine Optimization,
09:00qui permet donc aux marques d'optimiser finalement leur visibilité
09:05dans les réponses des grands modèles de langage,
09:07enfin des chatbots surtout,
09:09qui eux font appel aux grands modèles de langage.
09:12Expliquez-nous quels sont les véritables enjeux,
09:15qu'est-ce que ça change par rapport au SEO,
09:18donc au référencement qu'on savait désormais plutôt bien valorisé
09:21dans les moteurs de recherche.
09:23C'est ça.
09:23Déjà si on monte un peu plus haut niveau en fait,
09:25ce qu'il faut se dire c'est que pendant à peu près deux décennies,
09:28on a été habitué à des moteurs de recherche comme Google,
09:30où l'idée c'est que quand on a une problématique,
09:32on va taper un mot-clé dans ces moteurs-là,
09:34Google va nous renvoyer une liste de sites web
09:37qui peuvent résoudre ces problématiques-là,
09:39nous on va aller visiter chacun des sites web
09:41jusqu'à temps de trouver notre réponse.
09:43Et là il y a un switch qui est en train de...
09:45Quand vous racontez ça,
09:46j'ai l'impression d'avoir pris dix ans.
09:48Non mais ça semble vieux déjà aujourd'hui.
09:50Oui, oui.
09:51Les choses évoluent tellement vite,
09:53mais bon en tout cas on a été habitué à ça.
09:55Moi qui ne suis pas très vieux quand j'étais jeune,
09:59donc c'est comme ça que ça se passait.
10:01Et en fait il y a une transformation qui est en train de se faire,
10:04à la fois parce qu'il y a des acteurs,
10:07des nouveaux acteurs comme ChatGPT,
10:09Perplexity, Mistral qui sont apparus
10:11et qui facilitent en fait la recherche d'informations,
10:14où l'idée c'est que maintenant c'est des IA
10:16qui vont faire un peu cette étude de marché pour nous
10:19et directement nous donner une réponse.
10:21Et les mots-clés, ils sont quand même utiles ?
10:24Ils vont être utiles.
10:25Ils vont être utiles parce qu'en fait ce qui va se passer,
10:27c'est que quand vous posez une question à ChatGPT,
10:30une question qui est commerciale par exemple,
10:31il ne va pas avoir une base de données
10:36dans laquelle il peut puiser en direct,
10:37il n'a pas d'index,
10:38il n'a pas fait ce travail d'indexation comme Google,
10:40donc il est obligé d'aller chercher des informations sur le web.
10:43Et donc c'est ça qui est un peu paradoxal en fait,
10:44ChatGPT, quand vous lui posez une question,
10:46il va faire des recherches sur Google
10:47pour trouver la réponse.
10:48Donc en fait il va décomposer la question
10:50que l'internaute va lui poser,
10:53qu'on appelle le prompt,
10:55il décompose ça en query fanout,
10:57donc c'est des mots-clés qu'il va taper dans Google,
10:59il va récupérer une vingtaine de pages
11:01qui sont référencées sur Google sur ces mots-clés,
11:04il va lire le contenu de ces pages,
11:05et en fonction du contenu de ces pages,
11:07il va générer la réponse.
11:08Et c'est comme ça en fait qu'on fait
11:09pour faire en sorte que les marques apparaissent
11:12dans les réponses des idées génératives,
11:14c'est leur expliquer où les LLM
11:16vont chercher les informations sur le web
11:17pour qu'ensuite ces marques puissent apparaître
11:19dans ces sources-là pour influencer les réponses.
11:22Mais est-ce que ça change quelque chose finalement ?
11:23Parce que c'est juste le chatbot
11:25qui va faire le travail à ma place,
11:27mais il va récupérer les mêmes mots-clés ?
11:29Les mêmes sites vont monter
11:31avec les mêmes mots-clés j'imagine ?
11:32Non, pas forcément.
11:34Qu'est-ce qui change ?
11:34Ce qui change c'est que, par exemple,
11:36si vous demandez à ChatGPT,
11:38je ne sais pas,
11:39j'ai envie d'acheter une raquette de tennis,
11:40les mots-clés qu'il va taper dans Google,
11:42ça ne va pas être forcément les mots-clés
11:43qu'un humain aurait tapé,
11:45ça ne va pas être raquette de tennis.
11:46Peut-être qu'il va taper raquette de tennis à vie.
11:50Il a un algorithme qui lui permet
11:53de générer ses mots-clés,
11:54mais pas de la même manière
11:55qu'un humain les générerait.
11:56Donc, ce ne sont pas les mêmes recherches.
11:58Et ensuite, une grande différence,
11:59c'est qu'une fois qu'il aura tapé ses mots-clés,
12:01il va récupérer peut-être,
12:02je ne sais pas moi,
12:03une cinquantaine de sources.
12:04Et parmi ces sources-là,
12:06il va devoir décider lesquelles il va visiter.
12:09Et là, il y a encore un algorithme de choix
12:12qui n'est pas celui qu'un humain
12:14ferait lui-même s'il faisait un benchmark sur Google.
12:17Et donc, le but de Metaria,
12:19c'est de décortiquer cette analyse
12:20pour montrer aux marques
12:23comment ChatGPT fait pour choisir ses sources,
12:25quels sont les mots-clés qu'il va taper
12:26pour ensuite optimiser.
12:28Mais Idriss, comment pouvez-vous le savoir ?
12:30On le sait parce que c'est des données...
12:33Parce que c'était déjà quand même le SEO,
12:35c'était déjà une science en mouvement,
12:38en changement perpétuel.
12:39J'imagine que c'est encore plus complexe
12:41avec les chatbots, non ?
12:42C'est des données, en fait, qui sont publiques.
12:44Si vous faites le test, ce soir, par exemple,
12:46vous allez sur ChatGPT,
12:47vous lui posez une question,
12:48vous allez voir qu'il va écrire
12:49« Recherche sur le web »
12:50parce qu'il va rechercher des informations.
12:51Et vous allez voir un peu le mot-clé
12:53qu'il va rechercher.
12:54Il apparaît très rapidement.
12:55Donc, nous, on est capable de le récupérer.
12:57D'accord.
12:57Et ensuite, si vous allez consulter la réponse de l'IA,
13:01en bas de la réponse, il y a écrit « Source ».
13:03C'est les sources, en fait,
13:04qui lui ont permis de générer la réponse.
13:06Si vous cliquez dessus,
13:07vous allez voir la vingtaine de sources.
13:08Et donc, vu que vous le voyez,
13:10nous, on est aussi capable de le récupérer.
13:11Et chaque chatbot n'apporte pas la même réponse
13:13à la question.
13:14Contrairement, justement, au moteur de recherche
13:16où là, quand je fais ma requête...
13:17Enfin, cela dit, c'est de personnaliser aussi
13:19en fonction de mes surfs.
13:22C'est ça.
13:22On a fait des études
13:23où on s'est amusé, en fait,
13:24à envoyer, par exemple,
13:25le même prompt à ChatGPT et à Perplexity.
13:28Et on a remarqué qu'il n'y a que 6% des sources
13:30qui sont communes entre...
13:32C'est très peu.
13:32C'est ça.
13:33C'est surprenant.
13:34C'est très peu.
13:35Donc, ça explique aussi
13:35pourquoi les réponses ne sont pas les mêmes.
13:37Parce qu'en fait, les logiques de recherche
13:39sur le web de ces deux LLM
13:41ne sont pas les mêmes.
13:42Est-ce que ça met les marques
13:43en mode panique, ça ?
13:45Il y a ce qu'on appelle un faux mot,
13:47un fear of missing out
13:48de la part des marques.
13:50Nous, on se fait beaucoup contacter,
13:52surtout par des grandes entreprises
13:53qui ont peur un peu de rater le coche.
13:56Donc, côté business, forcément,
13:57ça va nous aider.
13:58Mais après, il y a quand même un peu,
14:00je trouve, une décorrélation
14:01entre cette panique
14:02et l'impact que ça a.
14:04Alors, c'est sûr que d'ici quelques années,
14:07je pense que le web tel qu'on le conçoit,
14:10enfin, plutôt les moteurs de recherche
14:11vont se transformer.
14:12Google, lui-même,
14:13est en train de transformer tout ça.
14:14On ne l'a pas encore en France,
14:15mais dans le reste du monde.
14:17Quand on tape un mot-clé sur Google,
14:18maintenant, on a un résumé IA qui apparaît.
14:21Et donc, progressivement,
14:22ils vont transformer leur interface
14:23et ça va ressembler de plus en plus
14:25à un tchat GPT.
14:26Donc, ça va être important
14:27pour les marques d'apparaître dedans.
14:29Aujourd'hui, ça le devient,
14:30mais ça ne l'est pas encore, je pense,
14:32à son plein potentiel.
14:33Je pose la question.
14:34Est-ce que vous êtes en mode panique,
14:35là, sur la transformation du SEO ?
14:37Bon, Microsoft, ça va,
14:38il est bien référencé, je pense.
14:40Non, non, mais pour nos clients,
14:40alors moi, c'est plus dans l'accompagnement
14:42des clients.
14:43Et effectivement,
14:43c'est des discussions que les clients ont.
14:45Et aujourd'hui,
14:46enfin, on en parlait un petit peu avant,
14:48aujourd'hui, c'est un sujet
14:49qui est encore,
14:51qui utilise,
14:52les moteurs utilisent,
14:53les LLM utilisent
14:54les sources qui sont sur le web.
14:56Demain,
14:57avec la capacité des agents
14:58à discuter entre eux,
15:00ça va très vraisemblablement
15:01se transformer.
15:02Mais je pense que vous en parlerez
15:04certainement mieux,
15:05Idrissom.
15:06Et puis, avant,
15:07on allait chercher en page 2,
15:09éventuellement en page 3.
15:10Là, ça peut être aussi
15:11une opportunité
15:12pour certaines marques
15:12qui étaient en page 25,
15:14que personne n'allait consulter,
15:15de remonter aussi.
15:16Exactement.
15:16C'est ça.
15:17Alors, je ne pense pas
15:18que ça essaiera jusqu'à page 25,
15:19mais c'est vrai que quand
15:21ChatGPT va faire une recherche
15:22sur Google,
15:23il ne va pas s'arrêter.
15:23Parce que nous,
15:23on affine notre question aussi,
15:25avec des choses un peu plus précises,
15:27peut-être que dans un moteur de recherche.
15:28C'est ça.
15:29Effectivement.
15:29On se rend compte de ça.
15:31Donc, pour les marques,
15:32ça devient une opportunité.
15:33Et après,
15:34il y a aussi un autre enjeu
15:35qu'on appelle un peu
15:36le global search.
15:37Ça va être d'apparaître
15:39partout sur le web,
15:40partout où les gens
15:40font des recherches.
15:41ChatGPT, par exemple,
15:42la première source de données
15:44qu'ils utilisent
15:45pour répondre aux questions
15:46des internautes,
15:46c'est Reddit.
15:47Et les marques en France
15:48ne sont pas encore
15:49très bien positionnées sur Reddit.
15:51Donc, ça devient un enjeu
15:52d'apparaître sur Reddit.
15:53Sa deuxième source de données,
15:54ça va être LinkedIn.
15:54Donc, il va falloir aussi
15:55apparaître sur LinkedIn.
15:57Il n'y a pas que son contenu
15:58qui peut travailler.
15:58Il faut tout revoir.
15:59Ok.
16:00Jean-Marc De Féti,
16:02vous êtes le président
16:02de Concordea
16:03et donc ça fait partie
16:05peut-être de vos préoccupations.
16:06Mais vous,
16:06vous intéressez plus
16:07à un autre stress.
16:08C'est celui des conseillers,
16:09de tous ceux
16:10qui répondent au téléphone,
16:11dans le domaine de la banque,
16:12de l'assurance,
16:13à des clients
16:14qui posent peut-être
16:15des questions
16:16de plus en plus compliquées.
16:17Alors, vous avez l'idée
16:18de créer un scénario
16:21avec un avatar, en fait,
16:22qui joue les clients
16:24un peu compliqués, non ?
16:26Tout à fait.
16:26Pour entraîner
16:27le conseiller bancaire
16:28sur des questions du type
16:29« Tiens, quel est l'impact
16:30du cours du pétrole
16:32sur mes comptes en banque ? »
16:33Tout à fait.
16:34Aujourd'hui,
16:34les cours du pétrole
16:35sont à la hausse.
16:36Et donc, vous allez certainement
16:38avoir certains clients
16:39qui sont astucieux
16:40et qui vont aller rencontrer
16:41leurs conseillers bancaires
16:42pour leur dire
16:43« Comment puis-je en tirer parti ? »
16:45Oui.
16:45Et donc, nous,
16:46notre métier,
16:47c'est de concevoir
16:48des mises en situation
16:49avec des avatars intelligents
16:51en mettant en face
16:53des conseillers bancaires
16:54ces avatars
16:55pour les entraîner
16:56face à des situations précises.
16:58Donc, c'est de la formation ?
16:59C'est de la montée
17:01en compétence.
17:02D'accord.
17:02Donc, ça permet
17:03de monter en compétence
17:04sur les soft skills,
17:05mais également
17:06sur les compétences techniques.
17:07Donc, dans le cas
17:08que vous signalez,
17:09le conseiller bancaire
17:10doit répondre
17:11à des questions techniques
17:12sur des produits financiers
17:13qui permettent
17:14de tirer parti
17:14de la hausse du pétrole.
17:15Si vous me permettez
17:16d'aller plus loin,
17:17notre vision
17:18est très simple.
17:20Les futures interfaces
17:22homme-machine
17:23seront gérées
17:24par des avatars
17:25intelligents.
17:26Voilà.
17:27Quand vous vous connecterez
17:28à votre montre connectée,
17:29à votre ordinateur,
17:31à votre smartphone,
17:32un jour,
17:32vous aurez des avatars
17:33intelligents
17:34qui vous diront
17:35« Bonjour maître,
17:36bonjour madame,
17:37que puis-je faire
17:37pour vous aujourd'hui
17:38et gérons tout pour vous ».
17:40Donc, voilà
17:40notre forte conviction.
17:42Et la solution
17:42dans laquelle
17:43vous pouvez pratiquer
17:44les mises en situation
17:45dont je vous ai parlé
17:46est totalement gérée
17:47chez nous
17:47par un avatar coach
17:49qu'on a appelé Oscar
17:50qui gère toute la relation
17:51entre l'application,
17:53le logiciel
17:53et l'utilisateur
17:55qui est un conseiller bancaire,
17:57un agent général
17:58d'assurance par exemple.
17:59Donc, pour lui,
17:59c'est un moyen
18:00de s'entraîner ?
18:01Tout à fait.
18:01pour savoir bien répondre
18:03aux questions potentielles
18:05de ses clients.
18:06Mais il y a un stress,
18:07non,
18:08de répondre à un avatar ?
18:09Comment ça se crée
18:09cette relation
18:10avec un avatar
18:11entre un formateur informé ?
18:14A priori,
18:15il y a moins de stress
18:15parce que les mises
18:16en situation existent
18:18en présentiel aujourd'hui
18:19dans les banques
18:20et les compagnies d'assurance
18:21en particulier.
18:22En revanche,
18:23là, il y a un stress
18:24parce que vous êtes observé
18:26par tout un groupe
18:27quand vous jouez le rôle
18:28du client ou du conseiller.
18:30Or là,
18:31vous êtes face
18:31à un avatar
18:32qui va vous donner
18:34un feedback
18:34à la fin
18:35de votre mise en situation
18:36mais ne va pas
18:37vous observer
18:38comme des collègues
18:40par exemple
18:40avec qui on se sent
18:41mal à l'aise
18:42et donc au contraire,
18:44le stress est réduit
18:45par rapport
18:45aux situations classiques
18:47dans ces mises
18:47en situation
18:48avec des avatars.
18:49Et on passe par l'avatar
18:50parce qu'on a quand même
18:50besoin de croire
18:52à la personne
18:52qu'on a en face de nous
18:53pour s'entraîner ?
18:54On s'entraîne
18:55sans prise de risque.
18:56Voilà.
18:57Oui, on a besoin
18:58d'une image,
18:59d'un vrai humain.
19:00Ah bah oui,
19:00parce que ça permet
19:01effectivement
19:02de se mettre
19:02dans un contexte
19:05très réaliste
19:05tout à fait.
19:06Alors,
19:07les banques
19:07et les compagnies
19:08d'assurance...
19:09Alors oui,
19:09pourquoi en particulier
19:10vous travaillez ce sujet
19:11avec les banques
19:13et les compagnies
19:13d'assurance ?
19:14C'est ce que j'allais vous dire,
19:15Delphine.
19:16Donc, les banques
19:17et les compagnies
19:17d'assurance
19:18ont aujourd'hui
19:18un grand,
19:19grand challenge
19:20devant elles.
19:21Les acteurs digitaux
19:23néo-banques
19:24et néo-assureurs
19:25sont en très forte
19:26montée en puissance
19:27et prennent
19:29de très importantes
19:29parts de marché.
19:31En particulier
19:31en jouant
19:32sur la facilité
19:34d'accès
19:34à des opérations
19:35classiques,
19:36etc.
19:36Donc, les banques
19:38de détail,
19:39les banques de réseau,
19:40les assureurs
19:41qui ont des réseaux
19:41de commerciaux
19:42aujourd'hui
19:43sont sous pression
19:45et ont besoin
19:46de faire monter
19:47en compétence
19:48leurs conseillers bancaires,
19:49leurs commerciaux
19:50dans le domaine
19:50de l'assurance
19:51pour se différencier
19:53de ces acteurs
19:54digitaux néo-banques
19:55et néo-assureurs.
19:55Donc, on arrive
19:56pile-poil
19:57sur un enjeu stratégique
19:59qui concerne
19:59toute la profession
20:01banque et assurance.
20:02parce qu'on dit
20:02que l'IA
20:03va nous challenger
20:04sur les emplois
20:05mais qu'en fait,
20:06ça va nous obliger
20:07justement à montrer
20:08de nouvelles compétences,
20:10à apporter
20:10de la vraie valeur
20:11ajoutée humaine.
20:12Alors, vous me précédez encore
20:13parce que j'allais vous dire
20:15que notre solution
20:15ne vise pas
20:17à utiliser l'IA
20:18pour détruire
20:19des emplois.
20:20Oui, oui.
20:20Au contraire...
20:21Oui, j'ai bien compris.
20:22La façon
20:23dont nous utilisons l'IA
20:25cherche à faire monter
20:27en compétence
20:28les emplois existants
20:30plutôt qu'à les détruire.
20:31Oui.
20:31Vous n'allez pas trouver
20:33beaucoup d'acteurs
20:34dans le domaine tech
20:35et il y a aujourd'hui
20:36qui a cette vocation
20:37entre guillemets
20:38humaniste
20:39d'aider
20:40à la sauvegarde
20:41des emplois.
20:42Alors, on va vous remercier.
20:46Non, mais c'est vraiment ça.
20:47C'est de montrer
20:48en fait
20:49que quand on va appeler
20:50un humain demain,
20:50ça va être pour gérer
20:52des choses
20:52beaucoup plus complexes
20:54et donc,
20:55il faut être à la hauteur.
20:56Absolument.
20:57Tout à fait.
20:58Une réaction là-dessus ?
20:59Oui ?
21:00Juste une fois,
21:01je pense que ce rôle
21:02des EI,
21:03des LLM
21:03en tant que coach,
21:04aujourd'hui,
21:05il est très présent
21:07en fait dans les usages.
21:08Et moi,
21:09j'ai juste une réaction,
21:09c'est par rapport
21:10au shadow AI.
21:11C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
21:12avoir une solution
21:13telle que celle-ci,
21:15celle de Concorde AI
21:16qui permet d'avoir
21:18un avatar
21:19qui est dans la formation
21:21avec les produits
21:22de l'entreprise,
21:23donc qui est très pertinent,
21:24qui en plus,
21:26comme vous le disiez Jean-Marc,
21:27permet de ne pas être jugé
21:29puisque c'est une IA,
21:30donc en fait,
21:30on a moins de freins
21:31à l'utiliser,
21:32va permettre d'éviter
21:33notamment ce shadow AI
21:34qui est l'utilisation
21:36d'outils personnels
21:37dans le contexte
21:38de l'entreprise
21:39avec tous les risques
21:39de fuite de données,
21:41etc.
21:41On a des chiffres
21:42qui sont quand même
21:42assez édifiants
21:43sur le sujet,
21:43toujours cette étude,
21:4571% des cadres
21:47déclarent avoir utilisé
21:48au moins une fois par semaine
21:50un outil personnel
21:51dans le cadre professionnel
21:52et 38% une fois par jour.
21:54Donc je pense que ça va
21:54complètement dans le bon sens.
21:56Donc il faut leur mettre
21:56les bons outils
21:57et de donner les bons outils
21:59entre les mains.
21:59Dommage que Microsoft
22:00ne soit pas une banque
22:02parce qu'il semble
22:02que Microsoft achète
22:04déjà Concordea.
22:05Vous savez,
22:05ils ont plusieurs activités.
22:08Merci beaucoup
22:08à tous les trois.
22:10Idriss Quader,
22:11je rappelle que vous êtes
22:11le patron de Meteoria,
22:13Jean-Marc De Fetty
22:14de Concordea
22:15et Loïc Bachelard,
22:16directeur de la satisfaction client
22:17chez Microsoft.
22:19Nous, à suivre,
22:20on va s'intéresser
22:20aux règlements
22:21sur l'intelligence artificielle.
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