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- il y a 7 semaines
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Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:00:0019h, c'est l'heure après le 18h30 de Face à l'Info, le 19h à Liana.
00:00:06Non, nous n'avons pas oublié, après son meurtre atroce,
00:00:10Gérald Darmanin promettait des sanctions contre les défaillances judiciaires
00:00:14dans le traitement des viols sur mineurs,
00:00:15mais la responsabilité disciplinaire des magistrats reste strictement encadrée,
00:00:20tandis que la procureure d'Auch quitte son poste.
00:00:24Alors, après les mots, qui répond vraiment des erreurs de la justice ?
00:00:29Le Décryptage de Charlotte Dornelas.
00:00:31Le voile cristallise le débat, le RN veut l'interdire dans l'espace public.
00:00:35Il y aura un débat de société, je ne veux pas de police du vêtement, précise Jordan Bardella.
00:00:40Le voile n'est-il pas le symptôme de l'immigration, de l'assimilation, de l'identité ?
00:00:44Faut-il combattre les symboles ou agir sur les causes ?
00:00:48L'édito de Mathieu Boccote.
00:00:50Le Grand Orient veut sortir les écoles hors contrat du paysage républicain.
00:00:56Derrière la laïcité, c'est une bataille bien plus profonde qui s'ouvre,
00:01:00qui doit transmettre l'État ou les familles.
00:01:03Et si la vraie bataille politique et même la présidentielle commençaient à l'école ?
00:01:07L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:01:09Samuel Madard est notre invité à 19h45, fondateur de l'édito de Madard,
00:01:14un média sur les réseaux sociaux consacré au décryptage de l'actualité et des stratégies d'influence.
00:01:19Il analyse la fabrique moderne de l'opinion, son exemple ce soir dans Face à l'Info.
00:01:25LFI qui rajeunit l'image de Mélenchon, récupère les mots adverses
00:01:30et transforme ses militants en relais numériques.
00:01:33À l'heure des algorithmes, choisissons-nous vraiment encore nos idées ?
00:01:37Décryptage avec Samuel Madard, invité de Face à l'Info.
00:01:41Après le 18h30, Face à l'Info continue, une heure pour tout se dire et sans tabou.
00:02:16Sous-titrage Société Radio-Canada
00:02:19On n'avait rien à dire, on n'avait pas encore testé l'info ?
00:02:22J'ai failli répondre, on verra à l'usure et je me suis dit que c'est très hostile.
00:02:26Oui, j'aime bien, on verra à l'usure.
00:02:29En tout cas, c'est un plaisir de commencer à 18h30 Face à l'Info.
00:02:34Demain soir, en exclusivité, nous avons Sarah Knafow pour son livre Le casse du siècle.
00:02:40Elle a choisi Face à l'Info pour sa toute première interview télé.
00:02:44Elle sera avec nous à 19h40 demain dans Face à l'Info.
00:02:47Regardez un extrait.
00:02:49Vous êtes victime d'un crime.
00:02:51Il y a eu un casse chez vous, dans votre vie, dans votre famille.
00:02:55Le plus grand casse de notre histoire.
00:02:56Il ne s'est pas produit une nuit dans une banque.
00:02:59Il s'est produit chez vous, en plein jour, chaque jour, depuis 40 ans.
00:03:03Pas d'armes, pas de cagoules, pas de signal d'alarme.
00:03:05Et pourtant, le butin dépasse tout ce que vous pouvez imaginer.
00:03:08Il se compte en milliers de milliards d'euros.
00:03:11Vous connaissez les victimes.
00:03:12Les victimes, c'est vous.
00:03:13Mais où sont les criminels ?
00:03:14Pendant un an, j'ai remonté la piste de l'argent.
00:03:17J'ai identifié les suspects, les coupables, les complices et ceux qui les couvrent.
00:03:21J'ai tout consigné dans un dossier.
00:03:23Les indices, les preuves accablantes.
00:03:25Il est temps de comprendre.
00:03:26Il est temps que vous sachiez tout.
00:03:28Le 2 septembre, je rends public toute mon enquête.
00:03:31Commandez-la dès maintenant.
00:03:32Rien ne sera caché.
00:03:34Personne ne sera épargné.
00:03:35Soyez les premiers à savoir.
00:03:37Et d'ici là, ouvrez l'œil.
00:03:38L'affaire n'est pas terminée.
00:03:39Les casseurs courent toujours.
00:03:5019h40, demain soir, dans Face à l'Info, avec Sarah Knafow pour le casse du siècle.
00:03:56On va parler de l'interdiction du voile avec vous, Mathieu Bocoté, puisque voilà, on entre dans la campagne avec
00:04:03cette proposition du RN qui vient, qui revient, qui revient, qui revient.
00:04:06On va parler du détail avec vous.
00:04:08D'abord, écoutez, Jordan Bardella, qui a donné quelques précisions aujourd'hui lorsqu'il a clarifié sa position devant le
00:04:14siège du RN.
00:04:16Il ne s'agit pas de mettre en place une police du vêtement.
00:04:19D'abord, ce sont les Français qui décideront, ou pas d'une telle mesure, par l'intermédiaire d'un référendum
00:04:26dans lequel nous soumettrons un projet de loi qui visera à lutter contre l'idéologie islamiste.
00:04:33Donc, il n'y aura pas d'interdiction à proprement parler le lendemain matin de notre élection.
00:04:38Il y aura en tout cas un débat de société sur la place de l'islamisme.
00:04:41Et moi, vous savez que dans un premier temps, je souhaite que l'interdiction de signes religieux comme ostentatoires, comme
00:04:48le voile, qui s'applique à l'école depuis 2004,
00:04:50parce qu'il est devenu une revendication de l'islam politique, puisse s'appliquer dans les bâtiments de la sphère
00:04:56publique.
00:04:56C'est parti donc pour la présidentielle.
00:04:58L'ERN entend ramener la question du voile, donc de l'islam au cœur de la campagne, car il entend
00:05:04l'interdire, sanctionner son port d'une amende.
00:05:08Les uns jugent cette mesure élémentaire, d'autres la jugent inacceptable.
00:05:12Mathieu Bocoté, sans oublier ceux qui se contentent de la trouver irréaliste et s'en désolent.
00:05:17L'ERN, est-ce qu'il ramène ici une question essentielle au débat public, selon vous ?
00:05:21Alors, c'est une question infiniment plus complexe qu'il n'y paraît.
00:05:25Quand j'entends, par exemple, Jordan Bardella dire, on veut, parce que c'est le RN qui propose une amende
00:05:30pour celles qui porteraient le voile,
00:05:32mais qu'il n'y aurait pas de police du vêtement, je vois poindre une contradiction.
00:05:37C'est-à-dire, l'amende sans la police, vous m'expliquerez qui va la distribuer.
00:05:40Une milice citoyenne, j'en serais surpris.
00:05:41Mais j'avoue qu'on ne comprend pas trop.
00:05:43Alors, je comprends le signal qu'il veut envoyer, c'est-à-dire, il y en a marre du voile,
00:05:48mais on n'est pas des fous.
00:05:49Mais concrètement, comment traduire ça ?
00:05:51Telle est la question.
00:05:53Alors, le point de départ, on nous dira, et ça, je vais m'y attendre dans les prochains jours, les
00:05:57prochaines semaines,
00:05:58quand cette question, on cherchera à l'imposer dans le débat public, au RN.
00:06:01La réponse sera le voile, on s'en fout.
00:06:03L'immigration, on s'en fout.
00:06:05La vraie question, c'est le pouvoir d'achat.
00:06:06Donc, c'est la méthode classique d'évacuation des préoccupations identitaires des Français,
00:06:11pas qu'en France d'ailleurs.
00:06:12On explique, en fait, que ces questions sont secondaires.
00:06:15Le pouvoir d'achat, le contenu du panier d'épicerie, c'est tout ce qui compte.
00:06:19C'est l'horizon indépassable de l'existence.
00:06:22L'homme est une bête à alimenter.
00:06:24Le panier d'épicerie est sa seule vérité.
00:06:26Et le reste est absolument secondaire.
00:06:29Alors, vous comprendrez la ruse derrière cet argument.
00:06:32Le régime a compris qu'il ne peut plus se contenter de faire l'éloge classique de l'islam,
00:06:37sur le mode « Ah, l'islam est une contribution exceptionnelle à la civilisation française.
00:06:42Merci, islam, de t'implanter chez nous. »
00:06:44Donc, celui qui parlerait un tel langage, sauf chez LFI, risquerait de susciter le scepticisme.
00:06:50Donc, le commun des mortels, aujourd'hui, on ne peut plus lui vendre l'argument
00:06:54de la diversité d'une richesse en toutes circonstances.
00:06:57Donc, puisqu'on ne peut plus lui vendre cet argument-là, on explique
00:06:59« Oui, c'est vrai, les gens ont des problèmes avec le voile, mais ce n'est pas la priorité.
00:07:04Ce n'est pas la préoccupation première.
00:07:06Dès lors, n'en parlons pas. »
00:07:08C'est une nouvelle méthode de contournement.
00:07:11C'est un prétexte aussi pour ne rien faire.
00:07:13Il y a aussi derrière cela, cette idée, qu'un jour, le voile sera à ce point présent.
00:07:18Le voile est le symbole, en fait, d'une islamisation du pays.
00:07:20Que toute discussion à ce sujet sera devenue secondaire,
00:07:24parce que le fait démographique sera à ce point massif,
00:07:28qu'il ne sera plus possible de faire quoi que ce soit.
00:07:31Par ailleurs, quand on nous dit, je prends la peine de le dire,
00:07:34que la question de l'islam ou de l'islamisation ne touche pas le quotidien.
00:07:37Ça toucherait simplement le patrimoine immatériel qui est l'identité.
00:07:40C'est faux.
00:07:40Quand un quartier s'islamise, ça change le quotidien de ceux qui y vivaient depuis longtemps
00:07:44et qui n'y sont plus les bienvenus.
00:07:47Quand le voile se normalise, c'est une pression sur celles qui ne le portent pas.
00:07:50D'abord chez les musulmanes, mais plus largement dans la société.
00:07:54Quand un quartier s'islamise, quand un quartier se transforme démographiquement,
00:07:57il y a des conséquences concrètes dans la vie de chacun.
00:08:00Vous êtes condamnable à manger halal, par exemple.
00:08:02Donc sachons que tout ça est très concret, quoi qu'en disent nos élites.
00:08:06Mais l'argument, on le sait, on nous dira, parce que je le vois venir,
00:08:09oui, c'est vrai que l'islam, tel qu'il se manifeste par le voile, est un problème.
00:08:13Le voile est un problème, mais on n'y peut rien.
00:08:15On n'y peut rien, donc on préférerait qu'il ne soit pas là.
00:08:18On va faire une critique morale ou culturelle du voile,
00:08:21mais on ne peut rien y faire politiquement.
00:08:23Comment voulez-vous l'interdire?
00:08:26Et je prends la peine de dire que ce n'est pas un argument insensé,
00:08:28parce qu'on est dans une société où, globalement,
00:08:30l'État est incapable d'assurer votre sécurité matérielle et élémentaire.
00:08:34On vient de voir pour ma note.
00:08:35Bien sûr, et en métropole, si je peux me permettre aussi.
00:08:38L'État est incapable d'assurer votre sécurité dans les transports.
00:08:41L'État est incapable d'assurer votre sécurité
00:08:42quand vous vous promenez tranquillement dans la vie.
00:08:45Donc l'État est incapable d'assurer votre sécurité.
00:08:48L'État est par ailleurs incapable, globalement,
00:08:50de faire interdire le voile intégral qui est déjà interdit.
00:08:53L'État est incapable de faire tout cela.
00:08:55Et on nous dit que demain, on mobiliserait un dispositif exceptionnel
00:08:59pour donner des amendes, mais ça ne serait pas une police du vêtement,
00:09:02pour empêcher le voile en France.
00:09:04Encore une fois, moi, je n'ai pas d'opposition de principe à dévoiler d'un coup.
00:09:08La France, franchement, je me réjouirais de voir le voile disparaître dans nos sociétés.
00:09:12Mais je constate une chose.
00:09:14Ailleurs dans le monde, je n'ai pas de souci.
00:09:15Mais dans nos sociétés, ce symbole a une signification particulière.
00:09:18Mais je constate que s'il faut mettre en place un dispositif répressif sous le signe de l'amende,
00:09:24puis qu'est-ce qui se passe quand vous ne payez pas l'amende ?
00:09:26Eh bien, on va engorger les tribunaux encore plus pour ça.
00:09:28Je constate que c'est beaucoup plus compliqué qu'on ne le dit.
00:09:31Et demain, j'entendais M. Bardella nous dire,
00:09:33le voile et les signes religieux ostentatoires.
00:09:35Voilà deux concepts qui ne sont pas les mêmes.
00:09:37Est-ce qu'on va dire le voile et la kippa ?
00:09:39Le voile, la kippa et peut-être les fameuses croix dont on parle.
00:09:42Alors moi, je ne dis pas que ces symboles sont interchangeables.
00:09:45Je dis qu'il faudrait donc, dans le droit,
00:09:47inscrire spécifiquement non pas le concept de signes religieux ostentatoires,
00:09:51mais le concept du voile.
00:09:53Donc, voyant tout cela, je confesse ma perplexité.
00:09:57Je confesse, est-ce que ce sera possible ? Point d'interrogation.
00:10:00Alors, je vous imaginais peut-être plus ferme ou bien disons-le plus radicale sur cette question, Mathieu.
00:10:05Pour vous, il n'y a donc rien à faire face au voile islamique.
00:10:08On fera un tour de table, les amis.
00:10:09Ah, pas du tout. Il y a des tonnes de choses à faire.
00:10:10Non. Mais ce qui est certain, c'est qu'aborder ça seulement par la question de l'interdiction éventuelle du
00:10:16voile dans l'espace public,
00:10:17c'est prendre le problème à partir, je dirais, dans le mauvais sens.
00:10:21C'est ce que j'appelle, moi, le fameux coup de baguette laïque.
00:10:24Mais il faut bien le prendre dans un sens, quand même.
00:10:26Oui, mais justement, dans un autre que celui-là, je crois.
00:10:28Alors, je m'explique.
00:10:29Alors, principe de base pour moi, quand la France se voile, la France se dévoie.
00:10:33Ça, fondamentalement, plus la France est voilée, moins la France est française.
00:10:37Plus la France est islamisée, moins la France est fidèle à sa culture et son identité.
00:10:41Ça, c'est le point de départ.
00:10:43J'ajouterais qu'un quartier voilé est un quartier conquis.
00:10:46Un quartier voilé est un quartier dominé.
00:10:49Un quartier voilé est un quartier où la France n'est plus culturellement chez elle.
00:10:54Parce que le voile, je ne doute pas qu'individuellement, des femmes le portent très librement.
00:10:59Moi, je n'ai jamais contesté ça.
00:11:00Mais ce n'est pas un symbole strictement individuel.
00:11:03Il a une signification collective.
00:11:05Cette signification est politico-identitaire et religieuse.
00:11:08Et il témoigne de l'imposition de normes culturelles nouvelles.
00:11:13Donc, c'est presque une marque de ce drapeau qui est planté quelque part pour dire, voilà, quelle est la
00:11:17norme culturelle nouvelle.
00:11:19Par ailleurs, si je peux me permettre, et je reviendrai dans un instant,
00:11:22l'islamisation ne n'est pas d'un mouvement soudain de conversion en Corrèze ou dans l'Inde ou de
00:11:28je ne sais où.
00:11:29C'est un effet de l'immigration.
00:11:31Je sais, vous savez, dans certaines maisons d'édition, on m'a dit ça, ça m'a fasciné,
00:11:34des gens veulent parler quelquefois de l'islamisation qui est une conséquence de l'immigration.
00:11:38Et on leur dit, vous allez très, très loin, vous flirtez avec l'illégalité.
00:11:42Donc, vous devriez peut-être reformuler votre propos pour ne pas dire les choses ainsi.
00:11:46C'est quand même rendu fou aujourd'hui.
00:11:47Donc, l'islamisation qui ne serait pas un effet de l'immigration, autrement dit, on préfère ne pas s'intéresser
00:11:52au réel.
00:11:53J'ajoute un élément au portrait général qui me semble oublié par la réflexion strictement sur le voile aujourd'hui.
00:11:59C'est à quel point l'effondrement identitaire du pays est avancé aujourd'hui.
00:12:05Donc, pourquoi le voile agace autant?
00:12:07Parce que c'est un symbole public de non-adhésion à la France, mais on assiste aussi, donc, de non
00:12:12-assimilation.
00:12:13Mais on assiste aussi aujourd'hui, en France comme ailleurs, encore une fois, à un phénomène de désassimilation, moi qui
00:12:19m'inquiète terriblement.
00:12:20Je ne parle pas ici simplement des gens de deuxième, troisième, quatrième génération, quand sais-je, qui ne se seraient
00:12:26jamais intégrés culturellement d'une génération à l'autre.
00:12:29Je parle d'un pays où des gens qui semblaient très intégrés, assimilés, qui avaient pris le pli culturel du
00:12:35pays, qui disaient « nous » avec la société d'accueil,
00:12:38au point de l'embrasser, d'embrasser son histoire, ils évoluent dans la vie et ils se désassimilent peu à
00:12:42peu, comme si des appartenances primordiales remontaient à la surface.
00:12:47Qu'elles soient religieuses, qu'elles soient ethno-culturelles, qu'elles soient autre chose, civilisationnelles, je n'en sais rien.
00:12:53Mais je vois qu'aujourd'hui, avec les chocs géopolitiques qu'on connaît aujourd'hui, les chocs religieux, il y
00:12:58a quelque chose chez les gens qui étaient assimilés,
00:13:01remontent à la surface une identité plus forte que leur identité française qu'ils avaient pourtant embrassée.
00:13:06Donc derrière cela, je pense qu'il faut voir ce qui se passe.
00:13:08Quand la différence ethnique, en guillemets, plus la différence culturelle, plus la différence civilisationnelle, plus l'effet de masse démographique,
00:13:17plus l'absence de volonté du pays de véritablement assimilé, vous avez une situation où vous êtes désemparé sur le
00:13:23plan identitaire.
00:13:24Analysons cette question à l'échelle européenne. Que faire devant l'islamisation de nos sociétés, Mathieu?
00:13:29Parce que toutes les sociétés se la posent, cette question. Il ne faut pas se compter d'histoire.
00:13:32Partout, on se demande que faire devant cette civilisation qui s'installe chez nous et qui n'est pas nécessairement
00:13:37habité par un esprit de tendresse.
00:13:39Quand on voit cela, la première chose, c'est de nommer les choses.
00:13:42L'islamisation est indissociable, je le disais, de l'immigration massive.
00:13:46Deuxièmement, le problème, ce n'est pas l'islam radical, comme je l'entends souvent.
00:13:50Non, ce n'est pas l'islam radical, c'est seulement l'islamisation.
00:13:52Imaginons un pays islamisé sur le mode modéré, à cause d'une évolution démographique qui serait telle que l'islam
00:13:57deviendrait presque majoritaire ou majoritaire.
00:14:00L'islam n'aurait pas besoin d'être radical pour causer problème. Le pays changerait d'identité.
00:14:04Donc la question qui se pose est assez simple. Aujourd'hui, elle est démographique et pas seulement religieuse.
00:14:09démographique, c'est-à-dire que faire avec des populations quand on se retrouve avec des populations qui, significativement, rejettent
00:14:16le pays où se sont installés.
00:14:17C'est une question qui, partout, se pose aujourd'hui.
00:14:20Donc est-ce que le pays d'accueil peut se contenter de réciter un chapelet de valeurs dites républicaines ou
00:14:25universelles?
00:14:26Ou est-ce qu'il n'est pas appelé à imposer ses codes culturels chez lui pour dire, là, je
00:14:30vais être audacieux, pour rendre inhospitalier le pays, pour ceux qui ne voudraient pas y vivre, comme à Rome, on
00:14:37fait comme les Romains, rendre le pays inhospitalier pour ceux qui rejettent la culture de la société d'accueil.
00:14:42Donc il est normal, si vous ne voulez pas vivre à la française en France, il est normal que vous
00:14:46ne vous sentiez pas bien partout.
00:14:47Si vous ne voulez pas vivre à la française en France, si vous contestez sans cesse l'identité du pays
00:14:51où vous êtes installés, il est normal que vous ne soyez pas acceptés, il est normal que vous vous sentiez
00:14:55rejetés, parce que vous rejetez le pays où vous êtes installés.
00:14:58Donc est-ce qu'il y a encore quelque chose comme une forme de système immunitaire collectif devant les manifestations
00:15:03de non-adhésion ostentatoire au pays d'accueil?
00:15:06Quoi qu'il en soit, cette mesure, imaginons une politique de réaffirmation, et je terminerai sur cela, une politique de
00:15:11réaffirmation de la culture française en France.
00:15:13Donc au-delà de la seule république, donc le fameux retour des OQTF, le renvoi systématique des délinquants, des criminels
00:15:19et des chômeurs de longue durée, la fin du regroupement familial, la préférence nationale bien pensée, le démantèlement des lois
00:15:24liberticides qui empêchent la critique de l'immigration massive.
00:15:27Dans un tel contexte de réaffirmation identitaire, dès lors la question du voile se pose, mais si on la pose
00:15:32simplement comme si c'était la solution, ce ne sera pas une loi de salut publique.
00:15:35Mais penser dans un ensemble plus vaste, ça peut devenir intéressant.
00:15:38Merci beaucoup Mathieu Beaucotet, un tour de table.
00:15:40Michel Fayad, peut-être sur cette question du voile, ensuite Gabriel Cluzel, Marc et Charlotte.
00:15:45Déjà, je suis parfaitement d'accord avec tout ce qu'a dit Mathieu.
00:15:49Je pense que, non, mais vraiment ça couvre le point essentiel qui est que la question du voile, elle est
00:15:54liée aussi à l'immigration et donc aux frontières.
00:15:58On revient toujours à la même chose.
00:16:01La seule chose que j'ajouterais, c'est que la question du voile est également liée à tout l'enseignement
00:16:06islamique en France.
00:16:07Parce que la question du voile, elle est dans le Coran.
00:16:10Elle est dans la Soura 33, verset 59.
00:16:13Dans cette Soura 33, verset 59, il est demandé aux musulmanes de porter le voile pour montrer qu'elles sont
00:16:19libres et qu'elles ne doivent pas être agressées.
00:16:21Ce qui signifie qu'une femme non voilée est de fait le sujet d'une potentielle agression sexuelle, agression physique,
00:16:30toutes sortes d'agressions.
00:16:32Et donc, quand une femme se voile, elle met une cible dans le dos de toutes les femmes qui ne
00:16:38sont pas voilées.
00:16:39Et donc, il y a cette question religieuse qui est de fait, en réalité, qui doit être également traitée en
00:16:46plus de tout ce que Mathieu a exposé brillamment.
00:16:48Gabriel Cluzel.
00:16:49Écoutez, moi, je vais être extrêmement simple.
00:16:52Je crois que beaucoup de Français, et je partage cet avis, ne souhaitent pas que leur fille, leur petite fille,
00:16:57soit voilée.
00:16:58Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
00:16:59Quand nos petites filles nous diront, dans 50 ans, ma grand-mère, t'étais où quand on a fait en
00:17:06sorte de m'imposer le voile ?
00:17:07Ah, ben moi, je me suis cachée derrière mon petit doigt.
00:17:10J'ai trouvé que c'était maladroit, comme méthode.
00:17:12Non, mais il ne faut pas interdire, tu vois.
00:17:14Voilà, on va faire ça plus intelligemment.
00:17:17Malheureusement, je crois que si le RN ou quelqu'un d'autre arrive au pouvoir et souhaite lutter contre l
00:17:25'islam conquérant de notre pays,
00:17:27et le voile en est d'un des signes patent,
00:17:30eh bien, il faudra prendre des décisions qui seront peut-être jugées maladroites, jugées brutales, jugées...
00:17:39Mais elles devront être prises.
00:17:41Et c'est précisément parce que tout un tas de gens n'ont pas été capables de prendre ces décisions
00:17:45-là,
00:17:45parce qu'ils n'ont plus peur du jugement des autres qu'on en est arrivé là.
00:17:49Là, je rappelle que Macron lui-même a dit que le voile islamique n'osait pas partie de nos civilités.
00:17:53Nos civilités, c'est notre civilisation.
00:17:56Eh bien, beaucoup de Français pensent que pour préserver notre civilisation,
00:18:00il faut faire en sorte que cesse cette floraison du voile islamique dans notre pays.
00:18:03Marc Menon, vous qui êtes un homme de liberté,
00:18:07beaucoup de Français disent, mais que faites-vous des libertés individuelles ?
00:18:10Que faites-vous de la liberté de la femme ?
00:18:12Elle a le droit, elle aussi, si elle veut, de porter ou pas le voile.
00:18:15La France, c'est un pays de liberté.
00:18:16Non, non, mes camarades ont bien rappelé que ce n'est pas une liberté personnelle.
00:18:23C'est d'autant moins une liberté personnelle que c'est une contagion.
00:18:27Aller en Afghanistan aujourd'hui, dire que c'est une liberté personnelle.
00:18:32Les jeunes filles qui ne se voilaient pas, qui voulaient rester sans voile,
00:18:36aujourd'hui, elles sont obligées d'être grillagées.
00:18:38Quand vous vous êtes promenés sur les plages cet été,
00:18:40il y avait une chose extraordinaire.
00:18:42Depuis quelques années, on voit, ça ne se dit pas,
00:18:46mais il faut avoir un peu de pudeur.
00:18:49La vertu est devenue un élément que l'on brandit
00:18:53comme étant une nécessité de respectabilité.
00:18:58Alors, il y a quelques années de cela, vous alliez sur les plages,
00:19:01les femmes avaient les seins nus.
00:19:03Bon, on n'y prêtait pas spécialement cet été.
00:19:06Non, c'est l'étoffe.
00:19:07C'est fini.
00:19:08C'est fini.
00:19:08Les mini-jupes, elles n'existent plus.
00:19:11Quand on dit, les jeunes filles, elles font ce qu'elles veulent.
00:19:15Aujourd'hui, vous avez des jeunes filles d'origine française,
00:19:18normande, bretonne, pure, souche,
00:19:20qui se voilent parce qu'on leur a dit,
00:19:23mais tu seras respectée alors que là,
00:19:25tu n'es pas très très bien, etc.
00:19:27Donc, on a une gangrène de l'esprit qui s'impose.
00:19:32Alors, je dis, oui, il est temps, il est indispensable de lutter.
00:19:36Mais là où je ne suis pas d'accord avec Mathieu,
00:19:39enfin d'abord parce que je dis, il faut lutter.
00:19:41Oui, il faut mettre des amendes.
00:19:42Alors sinon, les amendes de stationnement,
00:19:44il n'y a plus d'amende de stationnement parce qu'on ne les paie pas.
00:19:47Toutes les amendes du quotidien, il faut les supprimer.
00:19:49Non, elles existent bien et on contraint les gens à payer.
00:19:52On va même jusqu'à vous prélever sur votre salaire.
00:19:55Ça va être compliqué de faire...
00:19:57Rien n'est compliqué.
00:19:58Quand on a la volonté, c'est, on le fait.
00:20:01C'était compliqué de dire, on porte tous le masque.
00:20:04C'était compliqué de dire, vous êtes tous enfermés chez vous.
00:20:07Eh bien là, on nous enferme.
00:20:08On nous enferme avec des bouts de tissu
00:20:10et on met ça dans la tête des gens en disant, c'est normal.
00:20:14Alors oui, il est temps d'agir et au nom de la liberté.
00:20:18Et le crier bien fort, ce n'est pas du tout restreindre
00:20:21le droit des femmes, c'est au contraire militer pour le droit des femmes.
00:20:25Charlotte Dornelas.
00:20:26Non mais c'est factuellement restreindre, moi je suis d'accord avec vous,
00:20:29un droit individuel qui aujourd'hui a été accordé.
00:20:31Pourquoi est-ce que je dis ça ?
00:20:33Parce qu'il faut l'assumer.
00:20:34En réalité, la vraie question que ça pose,
00:20:36et je pense que l'affrontement d'ailleurs entre ce qui va être la lecture
00:20:39de la France insoumise de manière générale de ce qu'est la France
00:20:42et apparemment, ce que veut faire le Rassemblement national,
00:20:46c'est de la dire, se positionner sur des choses extrêmement concrètes
00:20:49de notre vie quotidienne.
00:20:50C'est une remise en cause de, j'allais dire 50, mais quasiment 250 ans
00:20:54de conception de notre vie collective.
00:20:57C'est ce que les Français demandent.
00:20:58Parce que, alors c'est vrai, le sujet de l'immigration,
00:21:00mais plus largement même le sujet de notre identité,
00:21:02n'a été vu que de manière désincarnée.
00:21:05Donc on vous disait, il y a une somme de droits individuels,
00:21:08de fait, c'est vrai sur ce sujet, c'est vrai sur d'autres.
00:21:10Donc les gens arrivent, c'est quand même leur droit de vivre
00:21:13avec telle part de leur culture d'origine,
00:21:15avec telle part de leur vêtement culturel d'origine, etc.
00:21:20Et quand vous, vous disiez, oui d'accord,
00:21:22mais quand les individus s'additionnent,
00:21:25comment est-ce qu'on fait ?
00:21:26C'est quoi la norme avec laquelle nous vivons ?
00:21:28On vous répondait, vivre ensemble.
00:21:30Ce mot a fini par exaspérer tout le monde,
00:21:32mais il était surtout excessivement incohérent.
00:21:34Parce que précisément, si vous n'avez plus que des individus
00:21:37qui choisissent leur manière de vivre,
00:21:39vivre ensemble devient excessivement compliqué.
00:21:42C'est cette question que pose l'idée d'un référendum
00:21:44sur l'interdiction du voile.
00:21:45C'est de dire sur quelle base un minimum commune,
00:21:49c'est-à-dire comment nous nous habillons,
00:21:51quelle langue nous parlons, comment nous mangeons.
00:21:53Parce que quotidiennement, moi je veux bien les valeurs,
00:21:54mais quotidiennement, quand on se lève le matin,
00:21:56on a un déjeuner à préparer, une manière de s'habiller,
00:21:59une langue qu'on parle à l'école.
00:22:00C'est ça qui fait que nous vivons ensemble.
00:22:02Et bien la question, c'est demain, les Français,
00:22:04quelles sont les normes basiques qu'ils estiment françaises ?
00:22:08Voilà pourquoi l'affrontement va être fort,
00:22:10puisque la France insoumise nous explique depuis quelques temps,
00:22:12et ils en ont fait en effet leur cheval de bataille,
00:22:15et bien être français, c'est la définition que chacun en fait,
00:22:18ça c'était hier, et aujourd'hui ils nous disent
00:22:20c'est la nouvelle France qui décide ce qu'est la France.
00:22:22Donc de fait, l'affrontement va être celui-là,
00:22:24et on redécouvre des années après
00:22:25que ça se fait sur un terrain extrêmement concret,
00:22:29quasiment charnel en l'occurrence.
00:22:30En parlant justement de la stratégie de la France insoumise,
00:22:33Samuel Madard, fondateur de l'édito de Madard,
00:22:35décrypte les nouvelles stratégies d'influence politique,
00:22:38maillot, TikTok, slogan, détournés,
00:22:41militants devenus médias,
00:22:43ils révèlent comment LFI prépare 2027,
00:22:46et si la présidentielle se gagnait,
00:22:48d'abord dans nos téléphones,
00:22:50on va analyser cette stratégie de la présidentielle de LFI
00:22:53avec notre invité dans un instant à 19h45.
00:22:56Marc Menon, le drapeau revient dans les cours d'école à Nice,
00:23:01volonté du maire, volonté du maire Éric Ciotti.
00:23:05Le service national volontaire démarre aujourd'hui avec 3000 jeunes
00:23:09après des décennies de recul de l'autorité.
00:23:12L'autorité, on en parle souvent.
00:23:14La France ne renoue-t-elle avec ses symboles,
00:23:17mais aura-t-elle le courage d'aller au-delà ?
00:23:19Avant de vous donner la parole,
00:23:21écoutez le ministre de l'Éducation nationale
00:23:22sur le sujet de la levée de drapeau.
00:23:25Dans le mot éducation nationale,
00:23:26il est le mot éducation nationale.
00:23:29Et donc ça veut dire que le cadre,
00:23:31il est fixé par le ministre de l'Éducation nationale.
00:23:34Donc ce n'est pas...
00:23:36Il n'appartient pas au maire
00:23:38de décider de ce qui se passe pédagogiquement
00:23:41dans une école.
00:23:43Et donc il n'appartient pas au maire en l'occurrence
00:23:45de décider une quelconque levée des couleurs
00:23:47qui se ferait en présence de tous les élèves,
00:23:49ni une fois par semaine,
00:23:50ni une fois par mois,
00:23:50ni une fois par jour.
00:23:51Ce n'est pas le sujet.
00:23:53Initiative et TOC.
00:23:54Oui, non, mais ce qui est extraordinaire,
00:23:56c'est que plutôt de dire
00:23:59ce n'est pas le rôle du maire,
00:24:01il pourrait rebondir en disant
00:24:03voilà les questions que cela pose.
00:24:06Est-il nécessaire ?
00:24:08Et pourquoi, soudain,
00:24:09il faudrait revenir à une pratique
00:24:11qui était très courante à une époque ?
00:24:13Oui, on allait le matin,
00:24:14on fit l'indienne,
00:24:16et puis il y avait le lever des couleurs.
00:24:19Mais le lever des couleurs,
00:24:20ce n'est pas devenir un fanatique patriote,
00:24:22non.
00:24:23C'est regarder devant soi
00:24:25ce qui est le symbole unificateur d'un pays.
00:24:31Ce n'est pas un bout de tissu,
00:24:33ce n'est pas un torchon,
00:24:35ce n'est pas quelque chose qui flotte au vent,
00:24:37qui claque,
00:24:38comme vous utilisiez tout à l'heure l'expression.
00:24:42Non.
00:24:42C'est une sorte d'âme.
00:24:44C'est un appel au ralliement.
00:24:47Alors, je crois que dans ce monde d'éparpillement,
00:24:50où nombre de gamins ne savent plus du tout
00:24:53ce qu'ils sont,
00:24:54où ils disent même
00:24:54« je ne veux pas être français »,
00:24:57il est bon de leur rappeler
00:24:58ce qu'est ce drapeau.
00:25:00Et c'est là où moi je nuancerai
00:25:03l'initiative voulue,
00:25:04et qui apparemment est avortée d'ores et déjà
00:25:07de M. Ciotti,
00:25:08c'est que, oui, le drapeau,
00:25:11oui, la marseillaise,
00:25:12mais pas comme ça,
00:25:13pas sur une sorte de décret,
00:25:15et maintenant on chante.
00:25:16Non.
00:25:17Sans explication, ça n'a aucun sens.
00:25:20Il est temps de rappeler à tout un chacun
00:25:22comment ce drapeau est apparu,
00:25:26comment ce drapeau a coûté du sang à la nation.
00:25:31Ce drapeau, c'est quelque chose
00:25:34qui a entraîné des hommes,
00:25:36qui a sorti des gamins de leur quotidien,
00:25:39qui a sorti des jeunes,
00:25:41qui les ont propulsés
00:25:44devant l'ennemi,
00:25:46et qui ont trouvé là
00:25:47la nécessité de l'initiative
00:25:50et de risquer leur peau.
00:25:52Ça, c'est cela.
00:25:53Il faut rappeler comment est née
00:25:54la marseillaise,
00:25:56comment le maire de Strasbourg,
00:25:58de Dietrich,
00:25:59alors que les armées naissantes
00:26:01de la République étaient menacées,
00:26:04a dit « mais il faut faire quelque chose ».
00:26:05Et que Rouget de Lille,
00:26:07qui était un petit officier,
00:26:08en une nuit,
00:26:09a créé la marseillaise.
00:26:11Et la marseillaise,
00:26:12elle n'a pas été décrétée
00:26:14champ national comme ça, non.
00:26:16Elle a essaimé.
00:26:17Et ce sont ceux
00:26:19qui essayaient de se donner
00:26:21un avenir qui l'ont récupéré.
00:26:23Ils ont pensé qu'elle avait un sens,
00:26:26qu'elle était la capacité
00:26:28à se propulser dans un quotidien
00:26:31en se donnant un avenir.
00:26:33Et les marseillais,
00:26:34ils ont cheminé,
00:26:35ils sont montés jusqu'à Paris.
00:26:37Oui, c'était l'un des grands moments
00:26:39de la Révolution.
00:26:40Et le champ ne devient
00:26:42champ national
00:26:44que bien plus tard,
00:26:46en 1879.
00:26:49Et c'est cela qu'il faut rappeler.
00:26:51On ne peut pas gérer un pays
00:26:53sur des simples décisions,
00:26:56sur des initiatives comme ça personnelles,
00:27:00qui semblent partisanes.
00:27:02Monsieur Ciotti, pour moi, a raison.
00:27:04Quand j'étais gamin,
00:27:06on allait tous les 11 novembre
00:27:08au Monument aux Morts.
00:27:10Et on nous rappelait
00:27:11ce que cela avait été
00:27:14l'épouvantable guerre de 14.
00:27:18Il y avait les derniers escapés
00:27:21qui étaient avec leurs petites médailles.
00:27:24ça pouvait sembler ridicule.
00:27:27Mais c'était là tout ce qu'ils avaient vécu,
00:27:31tout ce qui restait en leur âme,
00:27:33qui les avait détruits,
00:27:34avec lesquelles, les blessures,
00:27:37lesquelles ils devaient vivre,
00:27:39vaille que vaille,
00:27:40en pensant aux copains
00:27:42qui étaient restés sur place
00:27:43et les autres qui se poussaient
00:27:46comme ils pouvaient,
00:27:47en étant démembrés,
00:27:49en étant défigurés.
00:27:50Eh bien, cela,
00:27:52c'est essentiel
00:27:53si on veut comprendre
00:27:54ce que l'on est
00:27:55quand on est français
00:27:56et que tous ensemble,
00:27:57si on est sur ce sol,
00:27:59on n'est pas dans un hôtel,
00:28:00on est dans une nation,
00:28:02on est dans un pays
00:28:03et on marche ensemble.
00:28:06À Birmingham,
00:28:07le pamouvoisement sauvage britannique
00:28:09pourrait être sanctionné officiellement
00:28:11pour des raisons de sécurité,
00:28:13un paradoxe qui nourrit la polémique.
00:28:15Un pays peut-il commencer
00:28:16à se méfier de son propre drapeau ?
00:28:18On en parle avec vous, Mathieu Bocoté,
00:28:20c'est quand même intéressant
00:28:21ces histoires de drapeau.
00:28:22Alors, Marc Menon,
00:28:23c'est intéressant d'avoir quand même
00:28:24la réaction d'Éric Ciotti
00:28:25par rapport à ce qu'a dit
00:28:26le ministre de l'Éducation nationale.
00:28:28Je cite,
00:28:28« Une telle initiative
00:28:29peut parfaitement être mise en œuvre
00:28:31dans le cadre d'une convention
00:28:33passée entre la ville de Nice
00:28:34et l'Éducation nationale.
00:28:36Je regrette profondément
00:28:37ce refus d'organiser
00:28:39une démarche civique simple
00:28:40destinée à transmettre
00:28:42à nos enfants l'attachement,
00:28:44comme vous le disiez,
00:28:45à la France
00:28:45et aux valeurs de la République.
00:28:47Merci beaucoup,
00:28:48mon cher Marc Menon.
00:28:49Gabriel Cluzel,
00:28:50dans un entretien accordé
00:28:51au Figaro
00:28:52à quelques jours de la rentrée,
00:28:54Guillaume Trichard,
00:28:55nouveau grand maître,
00:28:56maître du Grand Orient de France,
00:28:58déclare sans ombrage,
00:29:00je cite,
00:29:01« que les écoles privées
00:29:02hors contrat
00:29:03n'ont pas leur place
00:29:05dans la République ».
00:29:07Pourquoi un tel acharnement
00:29:08de sa part
00:29:09contre les écoles hors contrat ?
00:29:10Oui,
00:29:11alors vous voyez,
00:29:11la rentrée est proche
00:29:12et on sent que
00:29:13la saison de la chasse
00:29:15à l'école hors contrat
00:29:16est déclarée ouverte.
00:29:18Voilà.
00:29:19Alors,
00:29:20le premier à tirer à vue,
00:29:21c'est Guillaume Trichard,
00:29:23le premier qui ouvre
00:29:24ce baltrap,
00:29:24si j'ose dire.
00:29:25Donc,
00:29:26il est nouvellement élu
00:29:27à la tête du Grand Orient
00:29:28de France.
00:29:28Il est dirigé déjà
00:29:29entre 2023 et 2024.
00:29:31Donc,
00:29:32dans un entretien au Figaro,
00:29:33on lui dit,
00:29:34bon,
00:29:34mais alors,
00:29:35c'est quelque chose
00:29:35qui tient à cœur
00:29:36du Grand Orient de France,
00:29:37l'école,
00:29:38le sujet de l'école,
00:29:38nous sommes à quelques mois
00:29:39de la présidentielle,
00:29:41quelles propositions
00:29:42aimeriez-vous voir
00:29:43faites par les candidats ?
00:29:45Et il répond,
00:29:46tout à traque,
00:29:46les écoles privées
00:29:48hors contrat
00:29:49n'ont pas leur place
00:29:50dans la République.
00:29:52Vous voyez,
00:29:52c'est le mérite
00:29:53d'être clair.
00:29:54Alors,
00:29:54le Grand Orient de France
00:29:55va sortir,
00:29:56dit-il,
00:29:56un livre blanc
00:29:57sur l'école de la République
00:29:58dans quelques semaines.
00:30:01Mais alors,
00:30:01vraiment,
00:30:01on se dit,
00:30:02les temps changent.
00:30:03Vous voyez,
00:30:03ma brave dame,
00:30:03autre voix,
00:30:04la franc-maçonnerie
00:30:05rimait avec cachoterie.
00:30:07Aujourd'hui,
00:30:07Trichard rime avec
00:30:08Bavard.
00:30:10Mais on se dit quand même
00:30:11pourquoi l'enseignement
00:30:13hors contrat
00:30:14est-il devenu
00:30:15l'école à abattre ?
00:30:16Alors,
00:30:17je peux vous garantir,
00:30:17pourtant,
00:30:17les parents du hors contrat,
00:30:18ils ne font pas de bruit,
00:30:20ils courbent les chines,
00:30:21ils font en sorte
00:30:22de ne pas se faire remarquer,
00:30:24ils casquent sans mouffeter
00:30:25pour l'école des autres
00:30:27avec leurs impôts
00:30:27et ils se saignent
00:30:29aux quatre veines
00:30:30pour que leurs enfants
00:30:30aillent dans ces écoles-là.
00:30:32Si vous connaissez un peu
00:30:33le fonctionnement
00:30:33de ces écoles,
00:30:34ils organisent
00:30:35pour financer
00:30:37la scolarité
00:30:37des marchés de Noël
00:30:38et autres kermès
00:30:39dans lesquels
00:30:40ils achètent
00:30:41les gâteaux
00:30:42qu'ils ont eux-mêmes
00:30:43confectionnés
00:30:44la veille.
00:30:46Alors,
00:30:46ils font faire
00:30:47des économies
00:30:47à l'État,
00:30:48le coût moyen
00:30:49pour l'État
00:30:49d'un élève
00:30:50dans le public
00:30:50est de 9 710 euros
00:30:52par élève,
00:30:52c'est très précis,
00:30:53j'ai trouvé ce chiffre,
00:30:54je crois que c'est la fondation
00:30:55pour l'école
00:30:55qu'ils donnent,
00:30:56il est de 4 200 euros
00:30:57dans le sous-contrat
00:30:58et 0 euro
00:30:59dans les écoles hors contrat.
00:31:00Il y a 138 000
00:31:03enfants scolarisés
00:31:04dans le hors-contrat,
00:31:05ça fait donc
00:31:06mécaniquement
00:31:07une économie
00:31:07pour l'État
00:31:08de plus de 1,26 milliard d'euros,
00:31:10nous sommes quand même
00:31:10dans un temps de disette,
00:31:12donc on cherche
00:31:13de l'argent partout,
00:31:14ça pourrait intéresser,
00:31:15et bien non apparemment,
00:31:16alors pourquoi ?
00:31:18Et bien d'abord
00:31:19parce que comme le disait
00:31:20Vincent Payon,
00:31:21vous savez Vincent Payon
00:31:22c'est un ministre
00:31:22de l'éducation
00:31:23qui met beaucoup
00:31:24le Grand Orient de France,
00:31:25j'ai trouvé dans un article
00:31:26que le Grand Orient de France,
00:31:28des gens du Grand Orient de France
00:31:29l'appelaient le maçon
00:31:31sans tablier,
00:31:32ça veut dire
00:31:32qu'il n'était pas
00:31:33franc-maçon du même
00:31:33mais que visiblement
00:31:35c'était comme tel
00:31:36puisqu'il intervenait
00:31:37du reste souvent
00:31:39au Grand Orient
00:31:40et il avait dit
00:31:41il faut arracher l'enfant
00:31:42à son déterminisme familial,
00:31:45il faut le rééduquer
00:31:46finalement au sens soviétique
00:31:48du terme,
00:31:49or une école très libre,
00:31:50complètement libre,
00:31:51choisie par les parents,
00:31:52forcément ça ne colle pas
00:31:53avec ce logiciel.
00:31:55Puis la deuxième explication
00:31:56c'est que ces écoles
00:31:56à l'arc-contrat
00:31:57c'est un peu le tube témoin,
00:31:58vous savez quand on fait
00:31:58une expérience
00:31:59c'est toujours un tube
00:31:59à essai témoin
00:32:00qui montre
00:32:01ce qui se serait passé
00:32:02si on n'avait rien fait.
00:32:05Et bien ce tube
00:32:05à témoin intact
00:32:06qui gardait à l'abri
00:32:07de la grande expérience
00:32:09pédagogiste
00:32:09d'apprentis sorciers
00:32:10de l'éducation nationale,
00:32:11ce sont ces écoles.
00:32:13Alors évidemment
00:32:13le Grand Orient de France
00:32:15se targue d'avoir été
00:32:17à l'initiative
00:32:18de beaucoup
00:32:19de ces expériences
00:32:20pédagogistes
00:32:20et forcément aujourd'hui
00:32:21la comparaison
00:32:22fait mal
00:32:23entre le tube témoin
00:32:25et ce mammouth
00:32:26qui allait dans le mur
00:32:28disons-le.
00:32:30Et puis selon
00:32:30la fondation
00:32:31pour l'école
00:32:31alors ça c'était
00:32:32les chiffres de 2000
00:32:33à la rentrée 2025
00:32:33je crois qu'ils vont
00:32:34donner les autres chiffres
00:32:36c'était pour 2024
00:32:37ils vont donner
00:32:38ceux de 2025
00:32:39en 2026
00:32:40demain je crois
00:32:41il y a eu
00:32:435000 fermetures
00:32:44de classes
00:32:44dans l'enseignement
00:32:45public
00:32:45contre 400 ouvertures
00:32:47dans les écoles
00:32:47hors contrat
00:32:48les écoles hors contrat
00:32:48ça reste quand même
00:32:49une portion congrue
00:32:50mais néanmoins
00:32:50il y a une dynamique.
00:32:52Pourquoi un tel engouement ?
00:32:53C'est une question
00:32:53que personne ne semble
00:32:54vouloir se poser.
00:32:55Parce que poser la question
00:32:57ce serait risquer
00:32:58de facto
00:32:58de trouver la réponse
00:32:59et de devoir
00:33:00se remettre en doute
00:33:02se remettre en cause
00:33:03alors vous avez raison
00:33:04pourquoi
00:33:05est-ce que les parents
00:33:06sont masochistes
00:33:07ils aiment jeter l'argent
00:33:08par les fenêtres
00:33:09et donc mettre
00:33:09dans leurs enfants
00:33:10dans des écoles
00:33:11qui leur coûtent un rein
00:33:12qui en plus sont parfois
00:33:13au diable vauvert
00:33:14dans des locaux
00:33:15très exigus
00:33:15alors qu'il y en a
00:33:16une gratuite
00:33:16à côté
00:33:17spacieuse
00:33:18non bien sûr
00:33:19ils sont prêts
00:33:19à beaucoup de sacrifices
00:33:20parce qu'ils pensent
00:33:21que c'est mieux
00:33:22pour leurs enfants
00:33:23il se trouve que
00:33:24le hors contrat
00:33:25est moins ficelé
00:33:26vous savez
00:33:26le sous contrat
00:33:27a été ficelé
00:33:27on parle beaucoup
00:33:28de cette manif
00:33:28de l'école libre
00:33:29on dit
00:33:29ça a été la dernière
00:33:30grande manifestation
00:33:31catholique
00:33:32qui a gagné
00:33:33ben non
00:33:33elle n'a pas vraiment gagné
00:33:34ça a été une victoire
00:33:34à la Pérus
00:33:35elle a été
00:33:36complètement ficelée
00:33:37on peut même citer
00:33:38un exemple très précis
00:33:39une école privée
00:33:40sous contrat
00:33:40est obligée
00:33:41de choisir ses preuves
00:33:41dans le même vivier
00:33:42que l'école publique
00:33:44mais il y en a
00:33:45bien d'autres
00:33:46alors ces écoles
00:33:46ne sont pas parfaites
00:33:47qu'est-ce qui est parfait
00:33:48dans ce bas monde
00:33:49mais elles sont la preuve
00:33:50qu'on peut faire autrement
00:33:52et que l'effondrement
00:33:54de l'école publique
00:33:54c'est ça
00:33:54on ne peut pas l'imputer
00:33:56je ne dis pas
00:33:57que c'est bien pour autant
00:33:58ça contribue
00:33:58mais aux réseaux sociaux
00:33:59aux téléphones portables
00:34:01aux jeux vidéo
00:34:02ben non
00:34:02il n'y a pas que ça
00:34:03ce n'est pas une cause
00:34:05exogène
00:34:05il y a un désastre
00:34:07idéologique
00:34:07qui n'était pas
00:34:08une fatalité
00:34:09alors évidemment
00:34:10plutôt que de prendre
00:34:10les humblements
00:34:11les recettes qui marchent
00:34:12c'est-à-dire
00:34:13tiens on va regarder
00:34:13ce qu'ils font
00:34:14et puis on va essayer
00:34:14de faire pareil
00:34:15et bien on préfère
00:34:16tuer, casser
00:34:17le tube à essai de témoin
00:34:18parce que c'est plus commode
00:34:20rappelons que
00:34:23ces écoles
00:34:23sont les dernières
00:34:24à faire passer le bac
00:34:25à leurs élèves
00:34:26parce qu'elles sont exclues
00:34:27du baccalauréat
00:34:28à contrôle continu
00:34:29donc il y a une dizaine
00:34:30d'épreuves à la fin
00:34:30de la première
00:34:31une dizaine d'épreuves
00:34:32à la fin de la terminale
00:34:32elles sont contrôlées
00:34:33comme aucune autre école
00:34:35ne l'est
00:34:36on aurait aimé
00:34:36que le périscolaire parisien
00:34:38soit contrôlé
00:34:38aussi minutieusement
00:34:40que ces écoles
00:34:41leur contraillent
00:34:41avec des contrôles inopinés
00:34:43avec des commandos
00:34:44d'inspecteurs
00:34:45c'est très très surveillé
00:34:48et puis le dernier point
00:34:49pourquoi le Grand Orient
00:34:50de France déteste
00:34:51ces écoles privées
00:34:53c'est aussi en raison
00:34:54on dit pudiquement
00:34:55des religions
00:34:56en fait c'est la religion
00:34:57on ne va pas se mentir
00:34:58catholique
00:34:58à laquelle
00:35:00cette loge de gauche
00:35:01entre l'île cléricale
00:35:02c'est toujours opposé
00:35:03alors d'aucuns disent
00:35:04et c'est important
00:35:04d'en parler quand même
00:35:05que les écoles islamistes
00:35:06hors contrat
00:35:07pourraient être dangereuses
00:35:08et que donc
00:35:08il faut montrer l'exemple
00:35:09toutes les écoles
00:35:10hors contrat
00:35:11doivent être supprimées
00:35:12alors il faut rappeler
00:35:12que d'abord
00:35:13les écoles islamiques
00:35:15sont très peu nombreuses
00:35:16et tous les terroristes
00:35:17surtout qui ont ouvré
00:35:17dans notre pays
00:35:18ils sortaient
00:35:19tous de l'école publique
00:35:20ils n'ont pas eu besoin
00:35:21d'une école hors contrat
00:35:22visiblement
00:35:22pour leur bourrer le mou
00:35:26et puis
00:35:26c'est pas du tout
00:35:27le sujet
00:35:28de la loge
00:35:29du Grand Orient
00:35:29de France
00:35:30Vincent Péillon
00:35:30d'ailleurs ce fameux
00:35:32maçon s'entablier
00:35:33je rappelle
00:35:33il avait expliqué
00:35:34que la laïcité
00:35:35ne devait pas tourner
00:35:36à l'obsession de l'islam
00:35:38alors du coup
00:35:38elle tourne à l'obsession
00:35:39du catholicisme
00:35:40d'ailleurs dans l'entretien
00:35:42du Figaro
00:35:42Guillaume Trichard
00:35:43ne fait aucune allusion
00:35:44à Samuel Paty
00:35:45ni à Dominique Bernard
00:35:48la dernière fois
00:35:49qu'une école hors contrat
00:35:50a fait parler d'elle
00:35:51catholique
00:35:52c'était en juin dernier
00:35:52au moment de parcoursup
00:35:53afin de demander légitimement
00:35:55d'ailleurs ça lui a été accordé
00:35:56et ça monte assez haut
00:35:57une place pour ses élèves
00:35:58aux Britannées militaires
00:35:59de La Flèche
00:36:00constatant que certains
00:36:01en étaient évincés
00:36:03alors c'est vrai
00:36:03que réclamer de rentrer
00:36:04dans l'armée
00:36:05par amour de son pays
00:36:05accepté par avance
00:36:07ou pas un rond
00:36:07ou presque l'éventualité
00:36:08du sacrifice suprême
00:36:09c'est-à-dire
00:36:10de se faire trouiller
00:36:11la paillasse
00:36:12sur l'ordre de la République
00:36:12on a connu
00:36:14séparatisme plus flagrant
00:36:16mais c'est vrai
00:36:16que le Grand Orient de France
00:36:17n'aime pas les catholiques
00:36:19dans l'armée
00:36:19on se souvient
00:36:19que l'affaire des Fiches
00:36:20c'était lui
00:36:21qui en était à l'origine
00:36:22mais le maître
00:36:23du Grand Orient de France
00:36:24ne dit pas que cela
00:36:26il ne veut pas seulement
00:36:27peser sur l'école
00:36:28il veut peser
00:36:28peut-être sur toutes
00:36:29les élections
00:36:30oui les ambitions
00:36:31mais il le dit
00:36:31M. Trichard
00:36:32ne se bande pas
00:36:33à de l'éducation nationale
00:36:34il veut peser
00:36:34sur les élections
00:36:35de façon générale
00:36:36il dit
00:36:36face à la montée
00:36:37des populismes
00:36:38notre obédience
00:36:39a un rôle à jouer
00:36:39les populismes
00:36:40c'est comme les religions
00:36:41en fait c'est le populisme
00:36:43on le connaît
00:36:43lequel
00:36:44c'est toujours le même
00:36:45avant les législatives
00:36:47de 2024
00:36:48eh bien
00:36:49il y avait une réunion
00:36:49au siège du Grand Orient
00:36:50de France
00:36:51pour lancer un appel
00:36:52au Front Républicain
00:36:56donc il va y avoir
00:36:56un grand
00:36:58comment on appelle ça
00:36:59un grand livre
00:37:00avec tous les espoirs
00:37:02pour la France
00:37:02du Grand Orient
00:37:03de France
00:37:04et il dit
00:37:05voilà
00:37:05on voudrait que les politiques
00:37:06s'en inspirent
00:37:07un peu comme pour la loi
00:37:08sur l'aide active à mourir
00:37:09c'est vrai que la comparaison
00:37:11est bien tournée
00:37:11l'aide active à mourir
00:37:12ces dernières années
00:37:13les gouvernants
00:37:14ont pratiqué assez bien
00:37:15pour l'industrie
00:37:15l'aide d'agriculture
00:37:16etc
00:37:17peut-être que le Grand Orient
00:37:18de France
00:37:19on devrait l'appeler
00:37:20le Grand Désorient
00:37:20de France
00:37:21il a désorienté le pays
00:37:23plus de cas
00:37:23plus d'horizons
00:37:24plus de gouvernails
00:37:26ils devraient quand même
00:37:27être honteux
00:37:27ceux qui ont murmuré
00:37:29à l'école
00:37:30à l'oreille des chevaux
00:37:32ben non
00:37:32en fait à l'oreille
00:37:33des ânes bâtés
00:37:34qui nous ont gouvernés
00:37:35et bien non
00:37:36ils ne sont pas
00:37:37humbles du tout
00:37:38ils veulent continuer
00:37:39à peser
00:37:40et même ceux qui étaient
00:37:40censés se taire
00:37:41moi je croyais
00:37:42que c'était secret
00:37:43la franc-maçonnerie
00:37:44et bien se mettent à parler
00:37:46demain
00:37:46débat contradictoire
00:37:48dans Face à l'Info
00:37:49sur l'école
00:37:50justement
00:37:51Gabriel Cluzel
00:37:52et Joachim Lefloquimade
00:37:53on parlera
00:37:54de l'école
00:37:55jour de rentrée scolaire
00:37:56demain
00:37:56et demain
00:37:57je rappelle aussi
00:37:58Sarah Knafou
00:37:59à 19h40
00:38:00qui sera notre invitée
00:38:01pour le casse du siècle
00:38:02pour son livre publié
00:38:03chez Fayard
00:38:04argent public
00:38:05impôts dépenses
00:38:05elle permet de révéler
00:38:07où part vraiment
00:38:07notre argent
00:38:08mais derrière les milliards
00:38:10une question
00:38:10qui paye
00:38:11et surtout
00:38:11qui profite
00:38:12voilà pour le programme
00:38:14de demain
00:38:15c'est Nicolas
00:38:17Nicolette
00:38:17et Christine
00:38:18et Charlotte
00:38:19et tout le monde
00:38:19justement Charlotte
00:38:21aujourd'hui même
00:38:22nous apprenons
00:38:22que la procureure
00:38:24du parquet
00:38:25d'Auche
00:38:25en première ligne
00:38:26dans l'affaire
00:38:27Liana
00:38:28vient d'être mutée
00:38:29mais c'est une autre
00:38:31information en parallèle
00:38:32qui a retenu
00:38:32votre attention ce soir
00:38:33un décret
00:38:35présidentiel
00:38:36passé inaperçu
00:38:37le 21 août dernier
00:38:39qui acte
00:38:41la mutation
00:38:42d'un magistrat
00:38:43empêtré
00:38:44dans une affaire
00:38:44de stupéfiants
00:38:45de quoi parlons-nous
00:38:46concrètement ?
00:38:48Alors en effet
00:38:48vous l'avez dit
00:38:49la rumeur circulait
00:38:51en tout cas
00:38:51dans le milieu
00:38:52de la magistrature
00:38:52depuis le début
00:38:53de l'été
00:38:53lorsque Gérald Darmanin
00:38:56promettait des sanctions
00:38:56vous vous souvenez
00:38:57autour de l'affaire
00:38:58Liana
00:38:58Gérald Darmanin
00:38:59appuyait beaucoup
00:39:00l'idée de la nécessaire
00:39:01sanction
00:39:01des magistrats
00:39:03qui fautaient
00:39:03et le poids
00:39:05était lourd
00:39:05côté justice
00:39:06sur les épaules
00:39:07de la substitue
00:39:08qui était en charge
00:39:09très directement
00:39:09du dossier
00:39:10souvenez-vous
00:39:11de Jérôme Barrella
00:39:13cette substitue
00:39:14est toujours
00:39:14sous enquête
00:39:15administrative
00:39:16donc on verra
00:39:17ce qu'il advient
00:39:18mais l'idée
00:39:19d'une mutation
00:39:19de la procureure
00:39:20donc en charge
00:39:21du parquet
00:39:22lui-même
00:39:23circulait déjà
00:39:25c'est chose faite
00:39:26mais il est impossible
00:39:26de lier les deux informations
00:39:27pour une raison simple
00:39:28ça ne peut pas
00:39:29être une sanction
00:39:30puisque pour qu'un magistrat
00:39:32soit sanctionné
00:39:32il faut d'abord
00:39:33qu'un avis
00:39:33du conseil supérieur
00:39:35de la magistrature
00:39:35soit donné
00:39:36au terme d'une enquête
00:39:37administrative
00:39:37qui n'a pas été réclamée
00:39:38contre cette procureure
00:39:39donc on saura
00:39:40la cour d'appel
00:39:43de Bordeaux
00:39:44qui l'accueille aujourd'hui
00:39:45explique que c'était
00:39:46à sa demande
00:39:47à elle
00:39:48donc on saura
00:39:49peut-être
00:39:50dans les jours
00:39:50qui arrivent
00:39:51exactement
00:39:51puisque ce sera publié
00:39:52au journal officiel
00:39:53et donc on le saura
00:39:54mais dans ce fameux
00:39:55journal officiel
00:39:56il y a bien un décret
00:39:57qui a été publié
00:39:58en effet
00:39:58qui n'a absolument
00:39:59rien à voir
00:40:00je le précise quand même
00:40:01avec la procureure Doge
00:40:02mais vous allez voir
00:40:03qu'il y a tout à voir
00:40:04par contre
00:40:04avec l'idée des sanctions
00:40:05parce que ce décret
00:40:07il concerne bien
00:40:08une sanction
00:40:08qui a été prise
00:40:09au même moment
00:40:10que l'affaire Lilliana
00:40:11et on l'avait évoqué
00:40:12ici
00:40:13c'était l'ancien
00:40:14vice-procureur
00:40:15du tribunal judiciaire
00:40:16de Bobigny
00:40:17qui est nommé
00:40:18donc par ce décret
00:40:19substitut du procureur
00:40:21près le tribunal judiciaire
00:40:22Damien cette fois-ci
00:40:23donc on constate
00:40:24une mutation
00:40:25assortie
00:40:26d'une rétrogradation
00:40:28et c'est exactement
00:40:30ce qu'avait demandé
00:40:30le conseil supérieur
00:40:32de la magistrature
00:40:33après avoir examiné
00:40:34son dossier
00:40:35alors pourquoi
00:40:35est-ce que ça nous intéresse
00:40:36en particulier
00:40:37et bien cette décision
00:40:39du conseil supérieur
00:40:39de la magistrature
00:40:40elle avait été prise
00:40:42elle avait été rendue publique
00:40:43plus exactement
00:40:43le délibéré
00:40:44la semaine de l'affaire Lilliana
00:40:46parce que l'audience
00:40:47avait été faite avant
00:40:48la date du délibéré
00:40:49était déjà connue
00:40:49donc ça n'a aucun rapport
00:40:50avec l'affaire Lilliana
00:40:52mais il se trouve
00:40:52que c'est à ce moment-là
00:40:53que la décision
00:40:54a été rendue
00:40:55et à l'époque
00:40:56Vendôme
00:40:56le ministère de la justice
00:40:58communiquait beaucoup
00:40:59autour des sanctions
00:41:00des magistrats
00:41:01et l'entourage
00:41:02du ministre
00:41:02de la justice
00:41:03quand ça n'était pas lui
00:41:05en particulier
00:41:06expliquait régulièrement
00:41:07combien il était choqué
00:41:09par l'absence
00:41:10de sanctions
00:41:11de certains magistrats
00:41:12et combien il était prêt
00:41:13lui
00:41:13à outrepasser
00:41:15l'avis éventuellement
00:41:16du conseil supérieur
00:41:17de la magistrature
00:41:18pour les magistrats
00:41:19du parquet
00:41:20vous savez que pour les magistrats
00:41:21du siège
00:41:21il ne peut pas le faire
00:41:22et à l'époque
00:41:23la rumeur
00:41:24dans les couloirs
00:41:25de Vendôme
00:41:26laissait entendre
00:41:27assez bruyamment
00:41:28d'ailleurs
00:41:28que Gérald Darmanin
00:41:29pourrait passer
00:41:30outre l'avis du CSM
00:41:31notamment dans cette affaire
00:41:33qui avait choqué
00:41:34assez largement
00:41:35et réaffirmé
00:41:36donc par ce biais-là
00:41:37le pouvoir du politique
00:41:39dans la nomination
00:41:40et dans la sanction
00:41:41des magistrats
00:41:42on constate
00:41:43par ce décret présidentiel
00:41:44qu'il ne l'a pas fait
00:41:45dans cette affaire
00:41:46en particulier
00:41:47mais quels sont ces faits
00:41:48pouvez-vous rappeler
00:41:49ce qui est reproché
00:41:50aux magistrats
00:41:51en question Charlotte
00:41:52alors en effet
00:41:53l'affaire avait été examinée
00:41:54en séance publique
00:41:55et vous allez voir
00:41:56pourquoi à l'époque
00:41:57que ça avait fait parler
00:41:58je pense que je vais
00:41:58raviver quelques souvenirs
00:41:59ce vice-procureur
00:42:01au moment où l'affaire arrive
00:42:02il est en charge
00:42:03de la lutte
00:42:03contre le narcotrafic
00:42:04le crime organisé
00:42:06et donc en particulier
00:42:07le narcotrafic
00:42:08plus tard
00:42:09ses fonctions vont changer
00:42:10pour des raisons évidentes
00:42:11et il comparaissait
00:42:12devant le conseil supérieur
00:42:13de la magistrature
00:42:14notamment pour avoir
00:42:15consommé des stupéfiants
00:42:17et ce qui a eu
00:42:18évidemment une incidence
00:42:19sur son travail
00:42:20alors pour refaire
00:42:21un peu rapidement l'histoire
00:42:23pour des raisons
00:42:23personnelles et professionnelles
00:42:25dont je ne connais pas
00:42:26le détail évidemment
00:42:27le magistrat
00:42:28a commencé à consommer
00:42:30des drogues de synthèse
00:42:31alors qu'il venait
00:42:32d'être nommé
00:42:32à la direction
00:42:33de la délinquance organisée
00:42:34et des affaires criminelles
00:42:35ce qui évidemment
00:42:36est un petit peu compliqué
00:42:37à concilier
00:42:38nous sommes alors
00:42:39en 2019
00:42:40il ne dit rien
00:42:42ni à sa hiérarchie
00:42:43évidemment
00:42:43ni à son entourage
00:42:44professionnel
00:42:45mais cinq ans plus tard
00:42:46il est entendu
00:42:47comme témoin
00:42:47dans une affaire
00:42:48de chemsex
00:42:49vous savez
00:42:49ses soirées sexuelles
00:42:51à base de multiples
00:42:52cocktails de drogue
00:42:53et dans une de ces soirées
00:42:55dans laquelle
00:42:55il connaît un protagoniste
00:42:56il n'est pas à la soirée
00:42:57mais il connaît
00:42:58un des protagonistes
00:42:58de la soirée
00:42:59il y a un mort
00:43:00qui est en raison
00:43:01de la consommation
00:43:02de stupéfiants
00:43:03et à l'époque
00:43:04il ne prévient pas
00:43:05sa hiérarchie
00:43:06de cette audition
00:43:07elle la prend
00:43:08par la police
00:43:09donc côté pénal
00:43:11ce magistrat
00:43:11est poursuivi
00:43:12et il obtient
00:43:13une alternative
00:43:13aux poursuites
00:43:14en l'occurrence
00:43:15une injonction
00:43:15de soins
00:43:16et côté disciplinaire
00:43:17le conseil supérieur
00:43:18de la magistrature
00:43:19examine le dossier
00:43:20et dénonce
00:43:21je cite
00:43:21de graves infractions pénales
00:43:23et précise
00:43:24qu'il ne s'agit pas
00:43:25uniquement
00:43:25de sa vie personnelle
00:43:26parce qu'en l'occurrence
00:43:27ça peut être examiné
00:43:29soit une faute
00:43:30déontologique
00:43:31soit une faute professionnelle
00:43:32le conseil supérieur
00:43:33de la magistrature
00:43:34explique que cela
00:43:34a engendré
00:43:35pour ce magistrat
00:43:36des retards
00:43:37des absences
00:43:37y compris
00:43:38un procès d'assises
00:43:39où il n'a pas pu requérir
00:43:41ce qu'il devait faire
00:43:42un désinvestissement
00:43:43je cite le conseil
00:43:44de ses fonctions
00:43:46organisationnelles
00:43:47les fonctions
00:43:48organisationnelles
00:43:48elles sont au coeur
00:43:49de l'affaire Liyana
00:43:50souvenez-vous
00:43:51donc même quand il n'y a pas
00:43:53une affaire Liyana
00:43:54ça peut être dramatique
00:43:55pour des milliers
00:43:56de victimes
00:43:57évidemment
00:43:57dans des affaires
00:43:59dont les médias
00:44:00ne se saisissent pas
00:44:01et son fournisseur
00:44:02à ce magistrat
00:44:03circonstance aggravante
00:44:04ajoute le conseil
00:44:05condamné pour trafic
00:44:07de stupéfiants
00:44:09appartenait
00:44:09au ressort
00:44:10de ce vice-procureur
00:44:11il était donc
00:44:12dans le giron
00:44:12de ce vice-procureur
00:44:14et il fournissait
00:44:15ce même vice-procureur
00:44:16en drogue
00:44:16le conseil supérieur
00:44:18donc de la magistrature
00:44:19a jugé que le magistrat
00:44:20en question
00:44:21je cite
00:44:21a gravement jeté
00:44:22le discrédit
00:44:22sur l'institution judiciaire
00:44:24portée atteinte
00:44:25à son image
00:44:25engageant dès lors
00:44:26sa responsabilité disciplinaire
00:44:28à ce titre
00:44:29il a manqué
00:44:29au dévoir
00:44:30de son état
00:44:30de probité
00:44:31et d'honneur
00:44:32et commis
00:44:32une faute disciplinaire
00:44:33ainsi qu'à son devoir
00:44:34de loyauté
00:44:35puisqu'il n'a pas prévenu
00:44:36sa hiérarchie
00:44:37il réclame alors
00:44:38le conseil supérieur
00:44:39de la magistrature
00:44:40une rétrogradation
00:44:41assortie dans
00:44:42des placements d'office
00:44:42et il évoque
00:44:43la question
00:44:44de la révocation
00:44:44de ce magistrat
00:44:45à laquelle on peut penser
00:44:47en disant
00:44:48qu'elle serait
00:44:50disproportionnée
00:44:50au regard
00:44:50de la personnalité
00:44:51de ce magistrat
00:44:52et de la manière
00:44:53dont il a servi
00:44:54l'institution
00:44:55dans les années
00:44:56qui ont précédé
00:44:57il n'empêche
00:44:58que tous ses collègues
00:45:00notèrent
00:45:00un désinvestissement
00:45:01dans le travail
00:45:01et de véritables problèmes
00:45:03évidemment liés
00:45:04à sa consommation
00:45:05et à ce qui était devenu
00:45:07entre temps
00:45:07une addiction
00:45:08à toutes ces drogues
00:45:10La sanction existe
00:45:11donc bel et bien
00:45:12mais pourquoi
00:45:13est-ce que l'avis
00:45:13rendu par Gérald Darmanin
00:45:16était-il scruté ?
00:45:18Parce que
00:45:18c'est un magistrat
00:45:20en l'occurrence
00:45:20du parquet
00:45:21et vice-procureur
00:45:22et donc Gérald Darmanin
00:45:23garde la main
00:45:24le garde des Sceaux
00:45:24garde la main
00:45:26pour la sanction finale
00:45:27puisqu'il s'agit
00:45:28encore une fois
00:45:28d'un magistrat du parquet
00:45:29donc le conseil
00:45:30pour faire simple
00:45:31le conseil supérieur
00:45:32de la magistrature
00:45:33quand c'est une
00:45:34sanction disciplinaire
00:45:35pour un magistrat du siège
00:45:36il a le dernier mot
00:45:37quand c'est un magistrat
00:45:38du parquet
00:45:38il donne son avis
00:45:39et le garde des Sceaux
00:45:40garde le dernier mot
00:45:42or dans l'émotion immense
00:45:44et je relis
00:45:45cette fois-ci
00:45:46à l'affaire Liana
00:45:46même s'il est de dossier
00:45:47je le répète
00:45:48n'ont évidemment rien à voir
00:45:49au moment de l'émotion immense
00:45:51qui a saisi le pays
00:45:52au moment de la mort de Liana
00:45:54le ministère de la justice
00:45:56laissait entendre
00:45:57et cet exemple précis
00:45:58du magistrat de Bobigny
00:45:59était évoqué
00:46:00que Gérald Darmanin
00:46:01pourrait révolutionner
00:46:02ce qui était devenu
00:46:03une habitude
00:46:04pour l'intégralité
00:46:05des gardes des Sceaux
00:46:06qui ont précédé
00:46:07Gérald Darmanin
00:46:07et Gérald Darmanin
00:46:08jusqu'à aujourd'hui
00:46:09c'est-à-dire suivre
00:46:10quoi qu'il arrive
00:46:11les décisions du conseil supérieur
00:46:13de la magistrature
00:46:14et Gérald Darmanin disait
00:46:15on pourrait
00:46:16nous garde des Sceaux
00:46:18donc la fonction
00:46:19reprendre le pouvoir
00:46:20de sanctionner
00:46:21et de nommer
00:46:21les magistrats du parquet
00:46:22ce qui est évidemment
00:46:24au-delà de la question
00:46:24de la sanction
00:46:25de tel ou tel
00:46:25ce qui est évidemment important
00:46:27puisque le ministre
00:46:29de la justice
00:46:30met en place
00:46:31une politique pénale
00:46:32si au parquet même
00:46:33il a des magistrats
00:46:34qui résistent
00:46:35et dans les nominations
00:46:36et au moment
00:46:37de les sanctionner
00:46:38quand ils n'appliquent pas
00:46:38cette politique pénale
00:46:39évidemment vous perdez
00:46:40un pouvoir politique fort
00:46:42alors Gérald Darmanin
00:46:43ne l'a pas fait
00:46:44dans ce dossier
00:46:44est-ce qu'il le fera
00:46:45dans d'autres
00:46:46c'est encore une fois
00:46:47ce qu'il laissait penser
00:46:49encore une fois
00:46:50début juin
00:46:51mais le 15 juin dernier
00:46:52il écrivait au magistrat
00:46:54que son devoir était
00:46:54je le cite
00:46:55il écrivait une lettre
00:46:56au magistrat
00:46:56d'établir des responsabilités
00:46:58individuelles ou collectives
00:46:59pour la bonne marge
00:47:00du service public
00:47:01de la justice
00:47:01quand il essayait
00:47:02de se justifier
00:47:03au moment de son bras de fer
00:47:04avec les magistrats
00:47:05mais dans la même lettre
00:47:07il évoquait
00:47:08et je termine
00:47:08il évoquait son attachement
00:47:10je cite
00:47:10viscéral à l'indépendance
00:47:12de la magistrature
00:47:13et son souhait
00:47:14de porter la réforme
00:47:15constitutionnelle du parquet
00:47:16je termine avec ça
00:47:18parce que la réforme
00:47:18constitutionnelle du parquet
00:47:20c'est un peu nébuleux
00:47:21pour nous tous
00:47:21pas du tout
00:47:22pour la haute magistrature
00:47:23la réforme constitutionnelle
00:47:25du parquet
00:47:25elle est réclamée
00:47:26par l'Europe
00:47:26elle est réclamée
00:47:27par beaucoup
00:47:28de hauts magistrats
00:47:29depuis des années
00:47:29elle consisterait
00:47:31à graver
00:47:31dans le marbre constitutionnel
00:47:33que désormais
00:47:34le ministre de la justice
00:47:35n'a plus son mot à dire
00:47:36sur les sanctions
00:47:38ou les nominations
00:47:39des magistrats du parquet
00:47:40comme c'est déjà le cas
00:47:41pour les magistrats du siège
00:47:43donc que fera
00:47:44Gérald Darmanin
00:47:44quelle est exactement
00:47:45sa promesse
00:47:46date-elle du 9 juin
00:47:47ou du 15 juin
00:47:48l'avenir nous le dira
00:47:49mais cette affaire
00:47:49ne nous permet pas
00:47:50de répondre
00:47:50Merci Charlotte
00:47:52de vous être penchée
00:47:53sur la question
00:47:54dans un instant
00:47:55les drapeaux britanniques
00:47:56avec Mathieu Bocoté
00:47:57et juste avant
00:47:58notre invité
00:47:58Samuel Madar
00:47:59installez-vous
00:48:00fondateur de l'édito
00:48:01de Madar
00:48:02un média sur les réseaux sociaux
00:48:03consacré au décryptage
00:48:05de l'actualité
00:48:06et des stratégies
00:48:07d'influence
00:48:07vous analysez
00:48:09notamment la communication
00:48:10politique
00:48:10la désinformation
00:48:11et les nouveaux mécanismes
00:48:13de propagande
00:48:14sur les réseaux sociaux
00:48:16vous intéressez
00:48:17particulièrement
00:48:18à la façon
00:48:18dont les mouvements
00:48:19politiques utilisent
00:48:20les codes
00:48:21du marketing
00:48:22et des réseaux sociaux
00:48:23donc pour façonner
00:48:24l'opinion
00:48:25ça nous intéresse
00:48:26beaucoup ce soir
00:48:27comment analysez-vous
00:48:28le mode de communication
00:48:29de la France insoumise
00:48:31bonsoir Samuel Madar
00:48:32bonsoir Christine
00:48:32et ce soir
00:48:33c'est votre première
00:48:33grande interview
00:48:34exactement
00:48:35je suis vraiment
00:48:36ravi d'être avec vous
00:48:37ce soir
00:48:37merci beaucoup
00:48:37pour répondre
00:48:39à votre question
00:48:39sur la machine
00:48:40à fabriquer
00:48:41de la communication
00:48:42de la France insoumise
00:48:43je vous propose
00:48:43d'imaginer
00:48:44un immeuble
00:48:45un immeuble
00:48:46de trois étages
00:48:47et lorsque vous arrivez
00:48:48en bas de cet immeuble
00:48:49il y a donc
00:48:49ce rez-de-chaussée
00:48:50avec cette vitrine
00:48:51avec le candidat
00:48:52Mélenchon
00:48:53je dis bien
00:48:53le candidat Mélenchon
00:48:54parce que le candidat Mélenchon
00:48:56c'est le candidat
00:48:57le plus âgé
00:48:57il a 75 ans
00:48:58c'est sa quatrième
00:49:00candidature
00:49:00à l'élection présidentielle
00:49:01et il est censé
00:49:04revendiquer
00:49:04une nouvelle France
00:49:05ce qui est quand même
00:49:05plutôt paradoxal
00:49:07dans l'idée
00:49:07vu qu'on n'a pas encore
00:49:09d'élixir de jouvence
00:49:10quand on ne peut pas
00:49:10rajeunir le candidat
00:49:12on rajeunit
00:49:12son univers autour de lui
00:49:14et pour ça
00:49:15on monte au premier étage
00:49:16de cet immeuble
00:49:17qui est l'étage
00:49:18de l'image
00:49:20et là sur l'image
00:49:21je pense que vous allez
00:49:21voir sur votre écran
00:49:22le maillot
00:49:23de l'équipe de France insoumise
00:49:24qui paraît être un gadget
00:49:26mais qui ne l'est absolument pas
00:49:27et d'ailleurs je pense
00:49:28que la personne
00:49:29la plus à même
00:49:30de parler de ce maillot
00:49:32est le responsable
00:49:33communication
00:49:33de la France insoumise
00:49:34qui est Antoine Léoban
00:49:36et que dit Antoine Léoban
00:49:38de ce maillot
00:49:39il dit que c'est
00:49:39un véritable outil
00:49:40de campagne
00:49:41et je pense qu'il faut
00:49:42l'écouter quand il le dit
00:49:43pour une raison
00:49:43qui est très simple
00:49:44c'est que ce maillot
00:49:45il a été vendu
00:49:45à plus de 20 000 exemplaires
00:49:47à un tarif de 25 euros
00:49:49avec une marge
00:49:50à 5 euros
00:49:51d'ailleurs quand on lutte
00:49:51contre le capitalisme
00:49:52c'est quand même assez marrant
00:49:53de se dire qu'on fait
00:49:54de la marge
00:49:55à ce niveau-là
00:49:56peu importe
00:49:57la question est de savoir
00:49:58pourquoi ce maillot
00:49:59a un côté un petit peu
00:50:00révolutionnaire
00:50:01si vous me passez l'expression
00:50:02pourquoi ?
00:50:03parce que jusqu'à présent
00:50:04les campagnes
00:50:06présidentielles
00:50:07se faisaient avec
00:50:07des collages d'affiches
00:50:08c'est-à-dire que le parti
00:50:09payait pour faire payer l'affiche
00:50:11on avait les militants
00:50:11qui venaient
00:50:12et qui à 2h du matin
00:50:15un jour de pluie
00:50:16allaient coller des affiches
00:50:17là on a des militants
00:50:18qui payent
00:50:19pour être une forme
00:50:21d'homme sandwich
00:50:22finalement de cette
00:50:24communication politique
00:50:25et qui va être
00:50:26une affiche publicitaire
00:50:27de la France insoumise
00:50:28ambulante
00:50:29elle va se lever
00:50:29elle va aller à l'université
00:50:31au hasard Sciences Po
00:50:33ensuite aller à un concert
00:50:34au hasard
00:50:35le rappeur Medin
00:50:35et elle va trimballer
00:50:36avec elle
00:50:37tout ce maillot
00:50:38qui est une affiche publicitaire
00:50:39de la France insoumise
00:50:40et ça il faut dire
00:50:41que c'est assez innovant
00:50:42mais c'est pas le seul
00:50:44côté innovant
00:50:44de la France insoumise
00:50:45parce que
00:50:45la France insoumise
00:50:47finalement a capté
00:50:48tous les codes
00:50:49de communication
00:50:49de la jeunesse
00:50:51pour preuve
00:50:52on a pas mal d'extraits
00:50:54qu'on ne diffusera pas ici
00:50:55mais on a Sébastien Delogu
00:50:56qui s'est affiché
00:50:57avec Eva Guenham
00:50:58une très grande influenceuse
00:50:59on pense également
00:51:01à par exemple
00:51:03Jean-Luc Mélenchon
00:51:04qui s'est offert
00:51:05sûrement sourire
00:51:06mais qui arrive
00:51:07avec du Waka Waka
00:51:08enfin un remix
00:51:08de Waka Waka
00:51:09sur TikTok
00:51:10et ça cartonne
00:51:11ça fait 260 000 vues
00:51:13sur les réseaux sociaux
00:51:14et on peut dire
00:51:15ce qu'on veut
00:51:15sur la France insoumise
00:51:16mais en termes de stratégie
00:51:19de communication
00:51:20ils sont quand même
00:51:20très très forts
00:51:22pourquoi est-ce que j'en parle
00:51:23parce que
00:51:24la conséquence
00:51:24c'est que
00:51:25Jean-Luc Mélenchon
00:51:26aujourd'hui
00:51:26est le candidat
00:51:27à la présidentielle
00:51:27qui a le plus d'abonnés
00:51:29il a 8,3 millions d'abonnés
00:51:32et si on prend
00:51:33la dernière semaine
00:51:34c'est lui qui a également
00:51:35pris le plus d'abonnés
00:51:3755 000 devant David Lissnard
00:51:38sur les réseaux sociaux
00:51:39tout à fait
00:51:40sur les 4
00:51:41l'ensemble des réseaux sociaux
00:51:42tout à fait
00:51:43tout à fait
00:51:43et c'est important
00:51:45parce que ça permet
00:51:46de comprendre
00:51:46la dynamique
00:51:47de la France insoumise
00:51:48auprès de la jeunesse
00:51:51premier étage
00:51:52on parle donc
00:51:53de l'image
00:51:53mais une fois
00:51:54que vous avez attiré l'oeil
00:51:55il faut encore
00:51:56décider avec quel mot
00:51:57vous allez raconter l'histoire
00:51:58et c'est pour ça
00:51:59qu'on va arriver
00:51:59au niveau du deuxième étage
00:52:01qui est celui
00:52:02du langage
00:52:03le langage
00:52:04c'est une partie
00:52:05qui est très importante
00:52:06et je vais la décomposer
00:52:07en deux parties
00:52:08une partie qui est
00:52:10on va dire
00:52:11autour de
00:52:11l'aïkido politique
00:52:12si vous me passez l'expression
00:52:13l'aïkido
00:52:13vous savez
00:52:14c'est cet art martial
00:52:14qui consiste à utiliser
00:52:15la force de l'autre
00:52:16pour la retourner contre lui
00:52:18et là on va prendre
00:52:18un exemple
00:52:19qui est celui de
00:52:20on est chez nous
00:52:21je pense qu'on a un extrait
00:52:22à diffuser
00:52:23j'en parlerai juste après
00:52:25on l'écoute
00:52:49on est chez nous
00:52:51on est chez nous
00:52:52on est chez nous
00:52:53on est chez nous
00:52:54regardez bien ce qui vient
00:52:55de se passer
00:52:55on a la France insoumise
00:52:57qui ne cherche plus seulement
00:52:58à combattre
00:53:00les maux de ses adversaires
00:53:01elle les prend
00:53:02et elle les retourne
00:53:03contre eux
00:53:04on est chez nous
00:53:04c'est le même slogan
00:53:06mais c'est pas le même nous
00:53:06c'est ça qui est intéressant
00:53:08dans cet extrait
00:53:09on a un deuxième extrait
00:53:10qui va parler
00:53:11du grand remplacement
00:53:13et faire remarquer
00:53:15que le grand remplacement
00:53:16s'opérait à chaque génération
00:53:18et que c'était bien dommage
00:53:20qu'il ne veuille pas mourir
00:53:21mais tout le monde
00:53:21y est condamné
00:53:22et que dès lors qu'il meurt
00:53:23et bien la génération suivante
00:53:25ne demande pas aux fascistes
00:53:26avec qui il a le droit
00:53:27de s'amouracher
00:53:28et de faire des enfants
00:53:28et que la probabilité
00:53:30que la génération suivante
00:53:31soit très créole
00:53:32et très mélangée
00:53:33est tellement grande
00:53:34qu'on peut dire
00:53:34qu'ils ont perdu la partie
00:53:35et je le redis
00:53:36à tous ceux qui vivent
00:53:38dans l'angoisse
00:53:39du grand remplacement
00:53:40vous avez perdu
00:53:42alors voilà
00:53:43le grand remplacement
00:53:43même expression
00:53:44mais avec un autre sens
00:53:45vous l'avez tous compris ici
00:53:47pourquoi récupérer
00:53:48précisément ces mots-là
00:53:49parce qu'ils ont déjà
00:53:50quelque chose
00:53:51qui est un petit peu compliqué
00:53:53à créer
00:53:53c'est une charge émotive
00:53:55ils ont très bien compris
00:53:56comment l'utiliser
00:53:57ça c'est pour
00:53:57la récupération des mots
00:53:59mais il y a un autre aspect
00:54:00il y a l'aspect
00:54:01d'imposer les mots
00:54:03et là
00:54:03on a plusieurs exemples aussi
00:54:05qui viennent frapper
00:54:06un petit peu
00:54:06les citoyens français
00:54:08notamment celui
00:54:09d'adversaires politiques
00:54:11on vient de l'entendre
00:54:12à l'instant
00:54:12on ne parle pas
00:54:13d'adversaires politiques
00:54:13on parle de fachos
00:54:14on ne parle plus
00:54:15de guerre à Gaza
00:54:16on parle de génocide à Gaza
00:54:18on ne parle plus
00:54:19de milliardaires
00:54:20on parle de nuisibles
00:54:21comme dit Manon Aubry
00:54:22et on ne va pas parler
00:54:23non plus
00:54:23de contestation sociale
00:54:25mais on va parler
00:54:26de désobéissance civile
00:54:28tout ça
00:54:29ça a un intérêt
00:54:30c'est que
00:54:31chacun de ces mots
00:54:32utilisés par la France insoumise
00:54:33ne vient plus
00:54:33à la fin
00:54:34d'un raisonnement
00:54:35mais elle vient s'imposer
00:54:37pour remplacer finalement
00:54:38le raisonnement
00:54:38dès le départ
00:54:39c'est ça
00:54:40le deuxième étage
00:54:41celui des mots
00:54:42celui des mots
00:54:42mais récupérer des mots
00:54:43de ses adversaires
00:54:44c'est une chose
00:54:45encore faut-il réussir
00:54:46à les faire circuler
00:54:48tout à fait
00:54:48et la meilleure image
00:54:50on peut la voir
00:54:51mais il faut trouver
00:54:52la formule qui va avec
00:54:53si personne ne la répète
00:54:55ça ne sert pas à grand chose
00:54:56évidemment
00:54:56c'est ça
00:54:57donc on va monter directement
00:54:58au troisième étage
00:55:00qui est celui
00:55:00de l'amplification
00:55:02et l'amplification
00:55:03là si vous regardez
00:55:04un petit peu
00:55:04ce qui s'est passé
00:55:05il y a quelques jours
00:55:06aux amphis
00:55:07vous savez
00:55:07ces universités d'été
00:55:08de la France insoumise
00:55:10et bien il y avait
00:55:11une fabrique de relais
00:55:13c'est-à-dire
00:55:14il y avait des formations
00:55:14qui étaient proposées
00:55:15aux militants sur place
00:55:17pour les former
00:55:18sur du graphisme
00:55:20sur de la photographie
00:55:21sur les réseaux sociaux
00:55:23sur la prise de parole publique
00:55:24et même
00:55:24comment créer son média
00:55:26et pourquoi c'est intéressant
00:55:28parce qu'on vous apprend
00:55:29finalement
00:55:30quand on les met
00:55:30juste une à une
00:55:31on pourrait penser que
00:55:33finalement
00:55:33tous les partis politiques
00:55:34apprennent à communiquer
00:55:36aussi à ces militants
00:55:37mais quand on prend
00:55:37toutes ces formations
00:55:38mises bout à bout
00:55:38on vous apprend
00:55:39à fabriquer une image
00:55:41à la publier
00:55:42à parler devant une caméra
00:55:44et enfin à créer
00:55:45vous-même
00:55:45votre propre média
00:55:46qui va diffuser
00:55:47leur message
00:55:49alors aujourd'hui
00:55:50on a des militants insoumis
00:55:52qui peuvent devenir
00:55:52à la fois
00:55:53le tract
00:55:54l'imprimerie
00:55:55et la chaîne de télévision
00:55:56en même temps
00:55:57et la force
00:55:58de ce système
00:55:59c'est que
00:56:00la force de ce système
00:56:01c'est la répétition
00:56:02et j'insiste sur ce thème
00:56:04de répétition
00:56:04parce que pour y parvenir
00:56:06la France insoumise
00:56:07bâtit son propre
00:56:09écosystème médiatique
00:56:10on l'a tous vu
00:56:11il y a quelques mois
00:56:12quand elle a écarté
00:56:12ce qu'on appelle
00:56:13les médias mainstream
00:56:14de ses conférences de presse
00:56:15pour uniquement convier
00:56:16des influenceurs médiatiques
00:56:17qu'elle avait
00:56:18soigneusement choisis
00:56:20et c'est intéressant
00:56:21pour une raison
00:56:21qui est très simple
00:56:22c'est que ça provoque
00:56:23une sorte d'illusion
00:56:24de la multiplicité
00:56:25on va avoir
00:56:26un élu
00:56:27qui tient un propos
00:56:28qui va être relayé
00:56:29par un média insoumis
00:56:30quand je parle d'un élu
00:56:31c'est un élu insoumis
00:56:32on est d'accord
00:56:32par un média insoumis
00:56:34qui va être répété
00:56:34par un influenceur insoumis
00:56:35qui va être répété ensuite
00:56:37par les différents
00:56:37militants insoumis
00:56:38la chaîne est complète
00:56:40seulement
00:56:41c'est comme quand vous mettez
00:56:42une chaise
00:56:43au milieu de plusieurs miroirs
00:56:45ça fait pas mal de reflets
00:56:46mais dix reflets
00:56:47ne font pas dix sources
00:56:47et dix répétitions
00:56:49ne font pas non plus
00:56:49une vérité
00:56:51c'est cette répétition
00:56:52et j'insiste sur celle-ci
00:56:54cette répétition
00:56:54qui rentre
00:56:55dans les téléphones
00:56:56de tous les français
00:56:56et c'est pour ça
00:56:57que je parlais
00:56:57des réseaux sociaux au départ
00:56:59l'idée c'est que
00:57:00la communication
00:57:01elle devient
00:57:02beaucoup moins identifiable
00:57:03comme communication politique
00:57:05quand elle arrive
00:57:05entre une recette de pâte
00:57:07et une vidéo de chaton
00:57:08sur votre téléphone
00:57:09elle se noie
00:57:10dans cet amas
00:57:10et c'est pour ça
00:57:11qu'elle a un impact
00:57:13beaucoup plus grand
00:57:13sur tous ceux
00:57:14qui utilisent leur téléphone
00:57:15à savoir tout le monde ici
00:57:17vous pouvez la regarder
00:57:18cette vidéo
00:57:19vous pouvez la partager
00:57:20et vous pouvez même finir
00:57:21par reprendre ces mots
00:57:22sans avoir véritablement
00:57:22l'impression
00:57:23qu'on vient vous parler
00:57:24de politique
00:57:25alors pour conclure
00:57:28je dirais que le rêve
00:57:29d'un communicant politique
00:57:31c'est pas simplement
00:57:32de répéter ses slogans
00:57:34ça c'est encore
00:57:35trop facile à repérer
00:57:36le rêve
00:57:37d'un communicant politique
00:57:38c'est que vous finissiez
00:57:39par reprendre
00:57:40ces mots naturellement
00:57:41que vous voyez
00:57:43la même idée
00:57:43revenir de plusieurs endroits
00:57:45et que vous vous disiez
00:57:46quand même
00:57:47tout le monde le dit
00:57:48c'est que ça doit être vrai
00:57:50et qu'à la fin
00:57:50vous arriviez exactement
00:57:51à la conclusion
00:57:52vers laquelle
00:57:52on voulait vous conduire
00:57:55avec la conviction
00:57:56d'y être arrivé seul
00:57:58vous savez un bulletin de vote
00:58:00ça prend deux secondes
00:58:01pour le mettre dans l'urne
00:58:01mais la construction mentale
00:58:02pour arriver à savoir
00:58:03quel bulletin
00:58:04on va mettre dans l'urne
00:58:04ça prend des mois
00:58:05et c'est précisément
00:58:06ce que fait la France Insoumise
00:58:07à travers tous les éléments
00:58:08que je viens de vous donner
00:58:09pour conclure
00:58:10je dirais que finalement
00:58:12la communication politique
00:58:13la plus efficace
00:58:14c'est pas
00:58:15celle qui vous dit
00:58:16quoi penser
00:58:17c'est celle qui choisit
00:58:18les images
00:58:19que vous devez voir
00:58:20et surtout les mots
00:58:21avec lesquels
00:58:21vous allez le penser
00:58:22et ça pour le coup
00:58:23ça n'a rien de résiduel
00:58:25chez la France Insoumise
00:58:25Merci beaucoup
00:58:27Samuel Madard
00:58:28pour ce décryptage
00:58:30de la stratégie
00:58:31de la France Insoumise
00:58:32restez avec nous
00:58:33pour écouter
00:58:35l'édito
00:58:35de Mathieu Bocoté
00:58:37mais d'abord
00:58:38les infos
00:58:39le JT Sandra Thuyambo
00:58:42A la une de l'actualité
00:58:44Cannes a rendu
00:58:44un dernier hommage
00:58:45à Philippe Bouvard
00:58:46les obsèques du journaliste
00:58:48et animateur radio
00:58:49ont été célébrés
00:58:50ce lundi
00:58:51il voulait faire le mort
00:58:52le jour de son enterrement
00:58:53dans la ville
00:58:54où il est décédé
00:58:55le 24 août
00:58:56à 96 ans
00:58:57parmi les personnalités
00:58:58présentes
00:58:58l'animateur Julien Lepers
00:59:00ou encore les humoristes
00:59:01Jacques Maillot
00:59:02Chantal Latsou
00:59:03et Gilles Lanou
00:59:04la psychose des parents
00:59:05s'installe à la veille
00:59:06de la rentrée scolaire
00:59:07avec l'affaire des violences
00:59:09dans le périscolaire
00:59:10203 enquêtes pénales
00:59:11sont en cours
00:59:12pour des soupçons
00:59:13de violences
00:59:14dans le scolaire
00:59:15et périscolaire
00:59:16143 concernent
00:59:17des écoles maternelles
00:59:1936 des écoles élémentaires
00:59:20et 24 des crèches
00:59:22en parallèle
00:59:22ce lundi
00:59:23s'est ouvert le procès
00:59:24d'un animateur
00:59:25d'une école du 15e arrondissement
00:59:27accusé d'agression sexuelle
00:59:28par plusieurs enfants
00:59:29le gouvernement
00:59:30ne laissera tomber
00:59:31personne
00:59:32Maude Bréjean
00:59:32l'a assuré
00:59:33ce lundi
00:59:34l'État souhaite poursuivre
00:59:35les aides
00:59:35pour les secteurs
00:59:36les plus exposés
00:59:37à la hausse des prix
00:59:38des carburants
00:59:39les portails
00:59:40des demandes
00:59:40restent ouverts
00:59:41on écoute à ce sujet
00:59:43la porte-parole
00:59:43du gouvernement
00:59:44je vous confirme
00:59:46que nous ne fermerons pas
00:59:48les guichets sectoriels
00:59:49destinés aux entreprises
00:59:50les plus touchées
00:59:51je vous confirme
00:59:52que le gouvernement
00:59:53souhaite
00:59:54la poursuite
00:59:55de ces aides
00:59:56la philosophie
00:59:57elle est là
00:59:58nous ne laisserons tomber
00:59:59personne
01:00:00à l'international
01:00:02le bilan de la crue
01:00:03s'alourdi
01:00:03au Népal
01:00:04et en Chine
01:00:05au moins 950 morts
01:00:06et près de 4500
01:00:08disparus
01:00:08depuis mercredi dernier
01:00:09les autorités
01:00:10ont évoqué
01:00:11un désastre naturel
01:00:12d'une ampleur
01:00:13inimaginable
01:00:14dans des conditions
01:00:15périlleuses
01:00:15et sous la menace
01:00:16permanente
01:00:17d'une nouvelle montée
01:00:17des eaux
01:00:18les sauveteurs
01:00:19redoublent d'efforts
01:00:19pour tenter
01:00:20de retrouver
01:00:20des survivants
01:00:21et puis un mot de sport
01:00:23avec le clap de fin
01:00:24pour Lionel Messi
01:00:25avec l'albi céleste
01:00:26à 39 ans
01:00:26le numéro 10
01:00:27légende argentine
01:00:28du football
01:00:29a annoncé ce lundi
01:00:30sa retraite internationale
01:00:31après plus de deux décennies
01:00:33sous les couleurs nationales
01:00:34l'octuple ballon d'or
01:00:35a inscrit 125 buts
01:00:37en 207 sélections
01:00:38sur son compte Instagram
01:00:39le joueur de l'Inter Miami
01:00:41a déclaré vouloir
01:00:42laisser la place aux jeunes
01:00:44merci ma chère Sandra
01:00:46on parlait des drapeaux
01:00:47il y a quelques instants
01:00:48les drapeaux britanniques
01:00:49le drapeau britannique
01:00:50est-il encore le bienvenu
01:00:52au Royaume-Uni
01:00:53étrange question
01:00:54tous en conviendront
01:00:55mais la ville de Birmingham
01:00:56nous oblige à nous la poser
01:00:582025 octobre
01:01:00un mouvement au Royaume-Uni
01:01:01Raise the Colors
01:01:02donc globalement
01:01:03affichez le drapeau britannique
01:01:05et anglais
01:01:05c'est pas le même
01:01:06un peu partout
01:01:07pour témoigner
01:01:08de votre patriotisme
01:01:09pour montrer
01:01:09comme dirait Mélenchon
01:01:10qu'on est chez nous
01:01:12mais pour plusieurs
01:01:13pour une partie
01:01:13de la gauche britannique
01:01:14pour une bonne partie
01:01:15c'est vu comme un mouvement
01:01:16d'intimidation
01:01:16des minorités ethniques
01:01:17dès lors
01:01:18il faut réagir
01:01:20contre ces drapeaux
01:01:21qui se multiplient
01:01:22notamment à Birmingham
01:01:23donc deuxième ville du pays
01:01:24où on considère
01:01:25que les drapeaux
01:01:26qui se sont multipliés
01:01:26notamment sur les lampadaires
01:01:28un peu partout
01:01:28dans la ville
01:01:29ce sont des symboles
01:01:30agressifs
01:01:31peut-être même relevant
01:01:32de l'islamophobie
01:01:33et de la xénophobie
01:01:34comment faire en sorte
01:01:35que ces drapeaux
01:01:36ne polluent plus
01:01:37l'espace public
01:01:37d'un point de vue de la gauche
01:01:38eh bien en interdisant
01:01:40désormais
01:01:41de les afficher
01:01:42sur ces lampadaires
01:01:42en fait
01:01:43sauf dans les lieux
01:01:44précis
01:01:45fixés
01:01:46par l'administration
01:01:47par la loi
01:01:48par la ville
01:01:48placer le drapeau
01:01:49un peu partout
01:01:50et désormais
01:01:51on veut rendre la chose
01:01:52impossible et illégale
01:01:53on veut par ailleurs
01:01:54faire en sorte
01:01:55que si vous l'imposez
01:01:57néanmoins
01:01:57le drapeau
01:01:58eh bien
01:01:59il y ait
01:02:00on vote devant
01:02:01les tribunaux pour cela
01:02:02on vote vers la haute cour
01:02:03pour avoir la confirmation
01:02:04juridique
01:02:05qu'il n'est plus possible
01:02:07d'imposer ce drapeau
01:02:08partout
01:02:09et si vous décidez
01:02:10néanmoins
01:02:10de l'imposer
01:02:11voilà la sanction
01:02:12possibilité
01:02:13de deux ans
01:02:14de prison
01:02:14si je ne me trompe pas
01:02:15ou une amende illimitée
01:02:17donc vous êtes
01:02:17dans votre pays
01:02:18vous placez le drapeau
01:02:20un peu partout
01:02:21dans un contexte
01:02:23de réaffirmation identitaire
01:02:24les autorités
01:02:25se mobilisent
01:02:26pour censurer
01:02:27le drapeau
01:02:28dans le même état
01:02:29d'esprit
01:02:30les autorités
01:02:31comprennent quand même
01:02:32qu'on va choquer
01:02:33la population
01:02:33censurait le drapeau
01:02:34britannique
01:02:34en Grande-Bretagne
01:02:35ça peut mal passer
01:02:36quelle est la réponse
01:02:37eh bien ils disent
01:02:38on fait ça
01:02:38pour des raisons
01:02:39de sécurité
01:02:40c'est parce que
01:02:40les automobilistes
01:02:41risquent de ne pas
01:02:42être capables
01:02:43de circuler
01:02:43de voir correctement
01:02:44s'il y a des drapeaux
01:02:45partout
01:02:46donc encore une fois
01:02:47l'argument sécuritaire
01:02:49est utilisé
01:02:49vous savez les réseaux sociaux
01:02:51on veut les interdire
01:02:51pourquoi
01:02:52parce qu'apparemment
01:02:53les jeunes
01:02:54on connait l'argument
01:02:55eh bien de la même manière
01:02:55le drapeau
01:02:56on va l'interdire
01:02:56pour protéger
01:02:57les automobilistes
01:02:58c'est du génie
01:02:59donc moi c'est ce que j'appelle
01:03:00c'est la répression indirecte
01:03:02propre à l'état de droit
01:03:03aujourd'hui
01:03:04donc on crie
01:03:04une espèce d'interdiction
01:03:05administrative
01:03:06et ça fait en sorte
01:03:07d'interdire
01:03:08tout en faisant semblant
01:03:08de faire autre chose
01:03:10soit dit en passant
01:03:10beaucoup moins de zèle
01:03:11pour interdire
01:03:12les drapeaux palestiniens
01:03:13qui sont multipliés
01:03:14après le 7 octobre
01:03:14comme ça par hasard
01:03:15la question qui se pose
01:03:17en fait à travers tout ça
01:03:17c'est tout simple
01:03:18est-ce que la culture nationale
01:03:19doit s'effacer
01:03:20pour que la diversité
01:03:21puisse fleurir
01:03:22est-ce que l'état
01:03:23encore une fois
01:03:23se retourne contre la nation
01:03:25et la population de pays
01:03:26qui demanderait simplement vivre
01:03:27est-ce que l'état
01:03:28est en train de devenir
01:03:29l'ennemi de la nation
01:03:30en Grande-Bretagne
01:03:31la question se pose
01:03:31et la réponse est oui
01:03:33merci infiniment
01:03:34mon cher Mathieu Bocoté
01:03:35dans un instant
01:03:36j'ai des petits cadeaux
01:03:37pour vous
01:03:37mais je n'ai pas le temps
01:03:38de vous les montrer
01:03:38donc après
01:03:39oui
01:03:40après la pause
01:03:42on va
01:03:43oui ça se mange
01:03:44j'ai des cadeaux
01:03:46de la Guadeloupe
01:03:47aussi des petits portes-clés
01:03:48de la Guadeloupe
01:03:48que j'ai récupérés
01:03:49pour vous
01:03:49ça a été Samuel pour vous
01:03:50c'était un vrai plaisir
01:03:51toute première grande interview
01:03:53toute première grande interview
01:03:54et je suis ravi
01:03:54que vous soyez vraiment
01:03:55vous tous
01:03:55face à l'info
01:03:56j'espère que vous reviendrez
01:03:58merci à tous
01:03:59pour cette émission
01:04:00du lundi
01:04:00dans un instant
01:04:01Pascal Praud
01:04:02l'heure des pro 2
01:04:03mais d'abord
01:04:05aujourd'hui
01:04:06c'était au tour
01:04:06d'Edouard Philippe
01:04:07regardez ce reportage
01:04:09Edouard Philippe
01:04:09de déambuler
01:04:10dans les allées
01:04:11de la foire
01:04:12de Châlons
01:04:12en Champagne
01:04:13l'occasion pour le candidat
01:04:14Horizon
01:04:15d'exposer sa stratégie
01:04:17de campagne
01:04:17on parlait de stratégie
01:04:18de LFL
01:04:18il y a quelques instants
01:04:19notre journaliste politique
01:04:21Maxime Leguay
01:04:22revient sur cette visite
01:04:23excellente suite de programme
01:04:26dissiper les doutes
01:04:27et les interrogations
01:04:29autour de sa campagne
01:04:31et de sa candidature
01:04:32voilà l'objectif
01:04:34d'Edouard Philippe
01:04:35qui était de nouveau
01:04:36sur le terrain
01:04:37et qui a déambulé
01:04:38toute la journée
01:04:39dans les allées
01:04:40de la foire
01:04:41de Châlons
01:04:42en Champagne
01:04:42à la rencontre
01:04:43des professionnels
01:04:44des exposants
01:04:46davantage que des visiteurs
01:04:48et des chalonnais
01:04:49qui étaient un peu moins présents
01:04:51ce lundi
01:04:52l'ancien premier ministre
01:04:53qui a serré
01:04:54beaucoup de mains
01:04:55qui s'est entretenu
01:04:56avec les syndicats agricoles
01:04:58particulièrement
01:04:59avec la FNSEA
01:05:01l'agriculture
01:05:02c'est la France
01:05:03a-t-il lancé
01:05:04et pour retrouver
01:05:06une France forte
01:05:07il faudra
01:05:08redresser
01:05:09l'agriculture française
01:05:11pour celui
01:05:12qui cherche
01:05:13à casser
01:05:14son image
01:05:15qui lui colle à la peau
01:05:16celui d'un
01:05:17technocrate
01:05:17froid
01:05:18distant
01:05:18vis-à-vis du peuple
01:05:19français
01:05:20qui était donc
01:05:21après avoir
01:05:22servi des frites
01:05:23à Tourcoing
01:05:24avec Gérald Darmanin
01:05:25au contact
01:05:26du monde agricole
01:05:28entouré
01:05:29de bovins
01:05:30de coques
01:05:31et de tracteurs
01:05:32pour chercher
01:05:33sans doute
01:05:33sa séquence
01:05:34chiracienne
01:05:35lui permettant
01:05:36de relancer
01:05:37donner une dynamique
01:05:38à cette campagne
01:05:40électorale
01:05:41parce que
01:05:41la pression
01:05:42se fait grandissante
01:05:44sur les épaules
01:05:44d'Edouard Philippe
01:05:45les appels
01:05:46de la part
01:05:46du bloc central
01:05:47à une primaire
01:05:48de la droite
01:05:49et du centre
01:05:49se multiplie
01:05:51parce que
01:05:51le doute
01:05:51s'est installé
01:05:52sur sa capacité
01:05:54à plier
01:05:55véritablement
01:05:56le match
01:05:57au centre
01:05:57et à être
01:05:58le candidat
01:05:59idéal
01:06:00pour l'emporter
01:06:01primaire
01:06:02à laquelle
01:06:02Edouard Philippe
01:06:03continue de refuser
01:06:05à vouloir participer
01:06:07facteur davantage
01:06:08de division
01:06:09que de rassemblement
01:06:10selon le
01:06:11Avray
01:06:11qui continue
01:06:12également
01:06:12de refuser
01:06:14à vouloir
01:06:14rendre les coups
01:06:15et les flèches
01:06:16décochés
01:06:17par son principal
01:06:19concurrent
01:06:19du bloc central
01:06:20Gabriel Attal
01:06:22il a du talent
01:06:23et nous aurons besoin
01:06:25très prochainement
01:06:25dans un rassemblement
01:06:27à lancer
01:06:28l'ancien
01:06:29premier ministre
01:06:30qui pour l'instant
01:06:31en appelle
01:06:32au calme
01:06:33des vieilles troupes
01:06:34mais la campagne
01:06:35présidentielle
01:06:36n'est jamais
01:06:37un long fleuve
01:06:37tranquille
01:06:38et l'ancien
01:06:39Juppéiste
01:06:39ne le sait que
01:06:40trop bien
01:06:40avoir de l'avance
01:06:42à 8 mois
01:06:42de l'élection
01:06:43ne présume
01:06:44et ne présage
01:06:45de rien
01:06:45sur le résultat
01:06:47du scrutin
01:06:47Merci d'avoir regardé