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- #facealinfo
Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo
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00:0019h, ravi de vous retrouver ce soir, le JT, félicité Kanduki.
00:05Bonsoir, félicité.
00:06Bonsoir Christine, bonsoir à tous.
00:10Le premier vice-président iranien réagit et déclare...
00:15...à la guerre face aux menaces d'une intervention militaire américaine.
00:20...appellent au dialogue pour éviter une crise aux conséquences dévastatrices.
00:23Cette déclaration iranienne intervient...
00:25...bien après avoir fustigé une erreur stratégique majeure des Européens...
00:28...qui viennent d'inscrire les gardiens de la révolution.
00:30...à la liste des organisations terroristes et sanctionnées de hauts dirigeants iraniens.
00:35En France, l'enquête autour de l'adolescente séquestrée près de Lyon, dans le Rhône, évolue.
00:39Quatre mineurs...
00:40...ont été mis en examen.
00:41Il s'agit de deux filles de 14 ans et d'un couple de 17 ans.
00:44Ils sont...
00:45...
00:45...accusés d'avoir séquestré et torturé la victime de 15 ans dans un sous-sol, d'où l'impierre Bénite.
00:50Un majeur de 19 ans a été mis en examen et placé sous contrôle judiciaire pour complicité.
00:54Il aurait...
00:55...conduit la jeune fille et des suspects sur le lieu de la séquestration.
00:58Et on termine avec cette nomination.
01:00Tant attendue, Boalem Sansal élu à l'Académie française dès le premier tour.
01:05Avec 25 voix sur 26, l'écrivain franco-algérien devient le 746e...
01:10...mortel, sa qualité de bon camarade, son lien ancien avec l'institution, son symbole de lyon.
01:15Sa liberté, sa plume vertigineuse et son rôle de défenseur de la langue française ont été salués.
01:20Trois mois seulement après sa libération de prison en Algérie.
01:23Merci ma chère.
01:25Félicité au sommaire ce soir, Marion Maréchal est l'invité de face à l'info.
01:30Si tu te sens le peine, chez Fayard est à la fois un récit intime et un manifeste...
01:35...politique, elle défend l'idée que la crise française n'est pas seulement économique ou internationale...
01:40...institutionnelle mais civilisationnelle.
01:42Le livre s'articule autour de la transmission...
01:45...famille, école, culture, autour de la souveraineté, nation frontière indépendante...
01:50...politique et autour de la bataille culturelle comme préalable à toute conquête du pouvoir.
01:55Marion Maréchal, vous l'avez compris, assume l'héritage Le Pen.
01:59Mais ce qui m'a intéressée...
02:00...appelé dans son livre, c'est d'affirmer que la France vit une crise de civilisation et que la...
02:05...réponse ne peut être seulement électorale.
02:08Elle appelle à reconstruire une droite en radio...
02:10...vaccinée, exigeante, capable de gagner culturellement avant de gouverner sans renoncer...
02:15...à ses valeurs fondamentales.
02:17Avec Charlotte Dornelas, nous interrogerons Marion.
02:20Maréchal, ce soir, dans Face à l'Info.
02:22On nous parle d'euthanasie au nom...
02:25...de la compassion, de surveillance au nom des enfants, de censure au nom du bien.
02:30Toujours de bonnes raisons, toujours indiscutables, mais derrière l'argument...
02:35...moral, c'est la même logique, étendre le contrôle, réduire ce qui échappe...
02:40...encadrer la vie jusque dans ses marges les plus intimes, jusqu'où sommes-nous prêts.
02:45...à laisser l'Etat décider à notre place de ceux qui méritent encore.
02:50...d'exister, l'édito de Mathieu Boccouté.
02:54Merci à autre.
02:55...
03:00C'est bien contre l'avis de la Direction générale des armées, une entreprise clé.
03:05...pour nos rafales, pour nos sous-marins nucléaires, pour notre autonomie stratégique...
03:10...on peut bien bomber le torse face à Donald Trump, mais quand on vend nos techniques...
03:15...tous les deux jours en France à des Américains, n'est-ce pas notre souveraineté ?
03:20...qui est proclamé d'une main et sacrifié de l'autre, l'analyse de Gabriel Cluzel.
03:25Depuis l'élimination de l'artiste noir Sarah d'une émission de télé-crochet, la chanteur...
03:30...dénonce une industrie musicale qui instrumentalise la diversité.
03:35...comme un argument marketing, une touche de métissage pour faire joli.
03:40...
03:40Mais surtout pas trop, pour ne pas déranger ce qui se vend. Ce qu'elle vise, ce n'est pas l'absence.
03:45...
03:45...
03:50...
04:00...
04:04...
04:10...
04:12...
04:13On sait que penser de ce principe d'expliquer quelqu'un sans jamais lui donner l'occasion.
04:18C'est la parole, l'édito de Mathieu Boccoté.
04:21Une heure avec nos mousquetaires.
04:23Tout ce dit récentable.
04:33Nous allons recevoir.
04:43Si tu te sens le...
09:56qui voulaient en finir, dit, au nom de quoi?
09:59Au nom de la lutte contre le blanchiment d'argent.
10:01Et le trafic de drogue.
10:02En effet, s'il s'agit de lutter contre le trafic de drogue
10:04et le blanchiment d'argent,
10:06au service de très grands trafiquants
10:08qui utilisent l'argent liquide pour dissimuler...
10:11Leur gain est illégitime.
10:13Qui s'y opposera?
10:14Qui s'oppose vraiment au...
10:16La lutte contre le blanchiment d'argent
10:17et le trafic de drogue.
10:18Le vrai sujet est peut-être ailleurs, toutefois.
10:20C'est l'idée...
10:21L'idée d'une traçabilité intégrale de toutes les dépenses.
10:23C'est la possibilité pour l'État de surveiller...
10:26Chacun de vos gestes de consommation.
10:28Parce qu'on s'entend bien,
10:29ce n'est pas que les entreprises...
10:30C'est l'idée...
10:31L'État qui réclame la possibilité,
10:33que ce soit demain avec la possibilité
10:34d'un euro numérique qui se...
10:36aurait porté à la grandeur de l'Union européenne,
10:38c'est la possibilité de tout tracer.
10:41Demain.
10:42C'est aussi la possibilité,
10:43ne l'oublions pas,
10:44de flécher les dépenses des uns.
10:46et des autres.
10:46Parce que si vous n'avez plus cette possibilité
10:48de vous dérober au regard de l'État,
10:50vous dérober au regard...
10:51des autorités avec votre argent.
10:52C'est à vous.
10:53L'État ne tolère pas cette petite zone
10:55de liberté discrète.
10:56que vous voulez vous accorder,
10:57quelle qu'en soit la raison.
10:58Parce que vous n'avez quand même pas
10:58à vous justifier en permanence
10:59de ne pas vouloir vous exposer.
11:01publiquement.
11:01Eh bien, il y a cette espèce
11:02d'obsession du contrôle
11:04à travers la volonté de...
11:06d'en finir avec l'argent liquide
11:07qui me semble assez fondamental.
11:09Et ce qu'on oppose aussi,
11:10je pense qu'il y a un autre élément.
11:11On sait qu'aujourd'hui,
11:12il y a une grande hostilité
11:13de la part du pouvoir
11:14envers la thésaurisation.
11:15C'est-à-dire globalement...
11:16mettre de l'argent de côté.
11:17On reproche souvent aux Français
11:18d'avoir trop d'argent de côté.
11:21On leur demande
11:22dépenser davantage.
11:23Vous êtes de mauvais consommateurs.
11:24Eh bien, avec un argent
11:25qui serait...
11:26intégralement thésaurisé
11:26avec l'euro numérique
11:27qu'on pourrait conjuguer
11:28avec ce qu'on appelle
11:29la monnaie fondante.
11:30C'est une théorie qui revient...
11:31de temps en temps.
11:31Globalement,
11:32si vous avez trop d'argent
11:32à la banque,
11:33eh bien, la valeur diminue.
11:35Il est là depuis 5 ans.
11:36Il vaut moins 10 ans.
11:36Il vaut encore moins.
11:38Mais là, il y a une volonté
11:38de contrôle social
11:39de vos activités.
11:41économiques.
11:41Les discours haineux.
11:42Encore une fois,
11:43la lutte contre l'antisémitisme.
11:44Qui est contre la lutte
11:45contre l'antisémitisme?
11:46Je pense à 2-3 politiques
11:47peut-être qui sont
11:48dans un parti lointain.
11:51Mais globalement,
11:51la lutte contre l'antisémitisme
11:52fait consensus.
11:55Donc, pour nous...
11:56ça, on fait de la lutte
11:56contre les discours haineux.
11:58Concrètement,
11:58qu'est-ce qu'on a vu
11:59depuis 15, 20, 30 ans?
12:01La multiplication des prétextes
12:02d'interdiction de tel ou tel discours
12:04toujours au nom...
12:06du prétexte de base.
12:06Mais vous n'êtes quand même pas
12:07contre la lutte contre l'antisémitisme.
12:09Non, ça va de soi
12:09qu'on est contre.
12:10D'accord.
12:11Alors, acceptez désormais
12:12l'interdiction de toute une foule
12:14d'autres propos demain.
12:16La lutte contre la désinformation
12:17ou l'ingérence étrangère.
12:18On ne veut pas du tout, évidemment,
12:20d'ingérence étrangère.
12:21dans la politique française.
12:22On ne veut pas que la Norvège
12:23te permette de perturber les élections.
12:25Donc, plus d'ailleurs que les...
12:26États-Unis, la Chine ou Monaco,
12:27quand sais-je.
12:28Bon, on ne veut pas ça.
12:29Ou encore, on ne veut pas non plus...
12:31de désinformation.
12:32On le voit beaucoup
12:32avec l'intelligence artificielle.
12:34Ce qu'on constate,
12:34c'est que la lutte contre la...
12:36la désinformation
12:36et l'ingérence étrangère,
12:37les deux sont souvent mis ensemble,
12:39justifieront peut-être...
12:41demain, l'annulation d'élections.
12:43Justifieront la vue en Roumanie.
12:46Justifieront peut-être demain
12:47la censure de certains faits
12:49qui surgissent dans l'espace public.
12:51sous prétexte qu'ils relèveraient
12:52de la désinformation.
12:53Et que serait la désinformation?
12:54Ce seraient des faits
12:55qui ne seraient pas...
12:56présentées conformément
12:57aux récits du pouvoir.
12:59Chat Control!
13:00Rappelez-vous...
13:01C'était le projet de l'Union européenne.
13:02C'était la surveillance...
13:04On l'avait dit
13:04de scanner l'ensemble
13:05de vos...
13:06que ce soit sur WhatsApp,
13:07Messenger et ainsi de suite.
13:09Eh bien...
13:11officiellement,
13:11c'était pour la lutte
13:12contre le terrorisme cette fois.
13:13Ce sera bien la lutte
13:14contre le terrorisme
13:14qui est le crétin
13:15qui ne veut pas lutter contre...
13:16contre le terrorisme.
13:17Le problème à travers ça,
13:18c'est que chacun d'entre nous
13:19peut désormais...
13:20On doit...
13:21considérer que chacun
13:22est un suspect potentiel
13:23parce que dans ces conversations,
13:25il y aurait la possibilité...
13:26que chacun d'entre nous
13:26se cache un terroriste.
13:28Donc,
13:28scannage,
13:29scanning,
13:29dis général de la...
13:31mais même l'écologie,
13:32quelquefois...
13:33L'écologie,
13:33on pensait bien
13:34qui ne veut pas sauver la planète ?
13:35C'est-à-dire...
13:36qui ne veut pas sauver la planète,
13:36il faut nous le présenter.
13:38Mais derrière cela,
13:38qu'est-ce qu'il y a ?
13:39Volonté de contrôler nos mouvements.
13:41de contrôler notre alimentation.
13:42Il y a même cette idée
13:43presque de resserrer
13:44notre existence
13:44dans ce qu'ils appellent
13:45les villes 15...
13:46donc autrement dit,
13:47ne sortez pas trop
13:47de votre périmètre.
13:49Donc,
13:49à travers tout ça,
13:50résumons les choses ainsi.
13:51nous sommes devant un pouvoir
13:52qui cherche à étendre
13:53sans cesse son emprise,
13:54qui ne tolère pas la vie...
13:56autonome,
13:56qui ne tolère pas la vie
13:57qui lui échappe.
13:58Tout ce qui sort de la matrice
13:59est suspect.
14:00Voilà pourquoi je me méfie...
14:01des grands arguments moraux.
14:02Eugénie Bastier,
14:03dont Le Figaro
14:04nous mettait en garde
14:05contre une droite.
14:06qui voit partout
14:07l'ombre du crédit social
14:09à la chinoise, Mathieu.
14:11bascule dans une version
14:12paranoïaque de l'État.
14:13Est-ce que c'est pas un peu
14:14votre cas, là ?
14:15Je ne pense pas...
14:16d'être paranoïaque
14:16ou même les paranoïaques
14:18ont des ennemis.
14:19Je pense qu'elle a fait
14:20un texte important...
14:21qui doit être lu.
14:21Je suis en désaccord
14:22avec son papier,
14:22mais vous savez,
14:23il faut se reconnaître
14:24de bons adversaires
14:25dans la vie.
14:25Des adversaires...
14:26à bon niveau
14:26et son papier du Figaro
14:27est un adversaire
14:28à bon niveau
14:28sur ces questions,
14:30je crois.
14:31Et je résumerai la chose ainsi.
14:32Les fameuses GAFAM,
14:32on se méfie avec raison
14:33des GAFAM aujourd'hui,
14:35les géants du numérique.
14:36Ce qu'on constate simplement,
14:37c'est qu'aujourd'hui,
14:38ils servent de contre-pouvoir.
14:39Quand on a la toute-puissance...
14:41soit de l'État
14:41qui dit vous avez le droit
14:42de dire ça,
14:43pas le droit de dire ça,
14:44propos réguliers,
14:45services publics qui encadrent...
14:46Mais la liberté,
14:47c'est réfugié
14:47sur les réseaux sociaux
14:48depuis longtemps.
14:49Je ne dis pas
14:49qu'il n'y a pas de dériviment
14:50sur les réseaux sociaux.
14:51Je le constate.
14:52Mais la liberté s'y est réfugiée
14:54depuis trop longtemps.
14:56Donc, il va falloir faire
14:56du discernement un jour.
14:57Constater que ces réseaux
14:58ont effectivement
14:59beaucoup trop de pouvoir.
15:00Il va falloir...
15:01Néanmoins, se dire
15:01peut-être qu'en ce moment,
15:02beaucoup de liberté s'y trouve.
15:04Faut-il vraiment les museler?
15:05Et je terminerai avec la...
15:06la chose suivante.
15:06Vous savez,
15:07on a des gouvernants
15:08qui ont tellement réduit
15:09nos libertés
15:10ces dernières années.
15:11en matière d'élection,
15:12du droit d'association,
15:13de la liberté d'expression,
15:15du contrôle de notre...
15:16par argent,
15:16mille et une choses,
15:17à ces dirigeants.
15:18Je ne leur fais
15:19tout simplement plus confiance.
15:20Je crois que nous sommes...
15:21nombreux à ne plus
15:21leur faire confiance.
15:22Donc, on ne peut pas
15:22leur donner le pouvoir
15:23en plus de réguler
15:24encore un peu plus nos vies.
15:26Merci pour cette analyse,
15:28Mathieu Bocoté.
15:29On parlera de...
15:31...
15:31ces fleurons
15:31de l'industrie française
15:33qui sont vendus
15:35aux Américains.
15:36Peu de personnes en parlent.
15:37On va en parler.
15:38On marque une pause.
15:39On revient avec Gabriel Cluzel
15:40sur le sujet.
15:41Amour à...
15:46pour dire que Boilem Sansal
15:47a été élu à l'Académie française
15:49dès le premier tour.
15:50Amour.
15:51Peut-être Marc Menon,
15:51vous l'avez tellement défendu
15:53et c'est un honneur pour lui.
15:55Oui, il n'a pas besoin.
15:56Bonne-moi pour se défendre.
15:57Sa plumée là,
15:58aiguisée,
15:58enchanteresse,
15:59poétique.
16:00Et...
16:01c'est surtout un homme
16:01qui se bat pour la France,
16:03qui se bat pour notre culture,
16:05qui...
16:06plus que lui avait sa place
16:07à l'Académie.
16:08Et oui,
16:09une élection nette.
16:11sans ambiguïté
16:12qui consacre un équivalent majeur
16:13mais aussi une trajectoire
16:14intellectuelle.
16:16marquée par le courage
16:17et le prix payé
16:18pour la liberté de...
16:21Gabriel Cluzel,
16:23l'opposition est actuellement
16:24au vent debout
16:24contre une information révélée...
16:26confirmée par la lettre
16:27et confirmée par Bercy.
16:29Allant contre...
16:31l'avis de la direction générale
16:32des armées,
16:33Bercy a autorisé
16:34la vente de l'équipement.
16:36Montier Aéronautique
16:37LMB Aérospace
16:39à l'américain Loagro.
16:41Nous vous avions révélé
16:42cette information
16:43il y a plusieurs fois
16:44en exclusivité sur...
16:46Pourquoi cette nouvelle
16:47ne passe-t-elle pas ?
16:49Gabriel Cluzel.
16:51Est-ce la peine de faire
16:53des rodes montades
16:54face à Donald Trump ?
16:56de rouler des mécaniques,
16:56de chausser les lunettes
16:58de Top Gun
16:59si en même temps
16:59en douce on refile...
17:01sous la table
17:01les clés
17:03de notre souveraineté
17:04aux Etats-Unis.
17:06On comprend mieux
17:06pourquoi Donald Trump
17:07raille souvent Emmanuel Macron.
17:11ministre de l'économie
17:11Roland Lescure
17:12a validé ce passage
17:13sans exiger
17:15que la...
17:16Banque publique d'investissement
17:17française soit dans la boucle
17:18alors que d'après la lettre
17:20cette condition avait été...
17:21demandée par la Direction générale
17:22de l'armement.
17:24Alors il faut parler peut-être
17:25de cette entreprise...
17:26qui est localement très précieuse
17:28dans le bassin de Brive.
17:31Le bassin de Brive est spécialisé
17:32dans les emplois électroniques
17:34et LMB, vous savez ce que ça veut dire ?
17:36Non.
17:36Ça veut dire le moteur bréviste.
17:38Ça a été créé en 1956 là-bas.
17:41c'est très local,
17:42très enraciné
17:43même si aujourd'hui
17:4330% de ses activités
17:44sont aux Etats-Unis.
17:46Et je crois que son patron
17:47vit là-bas.
17:49Donc dans le secteur de l'armement...
17:51qu'est-ce qu'elle fait ?
17:51Elle conçoit et fabrique
17:52des moteurs
17:53et des ventilateurs électriques.
17:56pour des applications militaires,
17:57aéronautiques et spatiales.
17:59Donc ces...
18:01Ces équipements sont notamment utilisés,
18:02je vous fais un petit inventaire,
18:03pour les Rafales,
18:04les sous-marins nucléaires
18:05lanceurs d'engin...
18:06Les hélicoptères TIC d'Airbus,
18:08le char Leclerc
18:09ou encore le porte-avions
18:10Charles de...
18:11Je peux donner un exemple,
18:12c'est un savoir-faire par exemple
18:14qui permet de rendre silencieuse...
18:16les pompes
18:16des sous-marins nucléaires.
18:18C'est pas neutre.
18:20Alors cela fait des mois...
18:21en réalité que cela couvre en fait,
18:22Gabrielle.
18:24Oui, en effet...
18:26Éric Tegner en avait parlé ici
18:27dans Face à l'info
18:28il y a quelques mois
18:29et le journal...
18:31en mars dernier titrait déjà
18:33« Une PME corésienne va-t-elle se retrouver ? »
18:36au centre des nouvelles tensions
18:37entre les Etats-Unis et la France.
18:39Mais ils avaient précisé quelque chose...
18:41dans leur article
18:41c'est que le gouvernement,
18:43l'inconnu,
18:44c'est ce qu'allait faire
18:45le gouvernement français.
18:46il était susceptible
18:46de poser son veto
18:49comme il l'avait fait
18:50pour l'entreprise...
18:51Photonis.
18:52Vous savez,
18:52c'est aussi une entreprise
18:53qui brive la gaillarde.
18:55Écidément, il y a beaucoup...
18:56de choses à brive la gaillarde
18:56dans ce domaine en tout cas
18:58et le gouvernement français
18:59s'était opposé...
19:01à la vente de spécialistes français
19:03des lunettes de vision nocturne
19:05à un groupe américain.
19:06Parce que Photonis
19:07équipant l'armée française,
19:09ses lunettes...
19:11permettent de voir la nuit
19:11comme on l'a dit.
19:13Mais elle équipe également
19:15des sous-marins du clé.
19:16Donc, pas question que ça passe.
19:17À l'époque, c'était ce qu'on avait dit
19:18à l'américain Télédine.
19:20On ne voulait pas...
19:21qui s'empare de cette technologie.
19:23Et donc, le gouvernement
19:23avait suspendu la vente
19:25en attendant qu'un...
19:26acheteur euro français arrive
19:29et c'est ce qui s'est passé.
19:31preuve que lorsque l'État
19:32veut protéger
19:33des entreprises stratégiques françaises,
19:35eh bien...
19:36ils peuvent le faire,
19:37sauf que là,
19:38ce n'est pas ce qui s'est passé.
19:39Et alors, je pense...
19:41qu'il n'a pas anticipé
19:42ou alors il a cru
19:42que ça ne se saurait pas,
19:43que ça passerait crème,
19:44comme disent les enfants.
19:45Mais...
19:46Le gouvernement essaie
19:47d'éteindre l'incendie
19:48parce qu'il a toute l'opposition
19:49sur le dos.
19:50Il a même réussi à...
19:51d'accord, le RN et LFI.
19:53Il fallait le faire
19:54donc de Aurélien Taché...
19:56Marine Le Pen
19:56en passant par
19:57Jordan Bardella
19:57et Jean-Luc Mélenchon,
19:58tout le monde lui tombe dessus.
20:00Alors...
20:01Roland Lescure,
20:01il veut rassurer,
20:02il dit...
20:03Alors moi,
20:03je n'ai pas tout compris,
20:04mais il y aura l'instauration
20:05d'une...
20:06Golden Share,
20:07une action préférentielle
20:08détenue par l'État français
20:10permettant de...
20:11bloquer toute décision stratégique
20:14et il a affirmé
20:14que l'accord...
20:16prévoyez l'obligation,
20:17retenez ce mot,
20:18pour l'entreprise
20:19pour que...
20:21que l'entreprise continue
20:21à produire en France
20:22et que les contrats stratégiques
20:24soient protégés.
20:26on dirait Emmanuel Macron,
20:27for sure.
20:28Mais...
20:29C'est...
20:31Si le gouvernement
20:31arrive à faire appliquer
20:33aussi bien cette obligation
20:34que l'obligation
20:35de quitter le territoire...
20:36français...
20:36Eh bien,
20:37c'est finalement LMB Aérospace
20:39qui va quitter le territoire...
20:41champion frère.
20:42Et c'est vrai que...
20:44Mon frère.
20:44Pardon ?
20:45Mon frère.
20:46Mon frère, pardon,
20:47mais il faut citer les auteurs.
20:49Voilà.
20:50C'est pas la peine d'être...
20:51métaler sa culture
20:51si on ne la connaît pas
20:52in extinso.
20:53Merci.
20:54Champion mon frère.
20:55Champion.
20:56Et avec le système ITAR.
20:59Vous savez,
20:59nous en parlions
21:00il y a quelques jours.
21:01mis en place
21:01par les Etats-Unis.
21:03Eh bien,
21:03les Etats-Unis
21:04pourront mettre leur...
21:06grain de sel
21:06parce que très logiquement
21:08il y aura des composants
21:09américains dans des...
21:11du matériel militaire français.
21:14Donc,
21:14dans la vente,
21:15par exemple,
21:15de ce matériel...
21:16son utilisation.
21:17Vous savez ce qui s'était passé
21:18avec les rafales,
21:19la vente de rafales.
21:21à l'Egypte.
21:22Alors,
21:22peut-être que
21:23pour jouer Tom Cruise...
21:26dans Top Gun,
21:26eh bien,
21:26les lunettes ne suffisent pas
21:28parce que Tom Cruise
21:28dans Top Gun
21:29arrivait à faire décoller...
21:31et l'avion.
21:32Alors,
21:33c'est intéressant
21:33parce qu'après Tom,
21:35après Doliprane...
21:36après Petit Bateau,
21:37on est tout le temps
21:37en train de critiquer
21:38Donald Trump
21:39mais on lui vend
21:39tous nos bijoux de famille.
21:41douce question.
21:42Pourquoi le gouvernement
21:43n'a-t-il pas réitéré
21:44ce qu'il avait fait ?
21:46pour Photonis,
21:47c'est-à-dire un veto ?
21:48Eh bien,
21:48parce que c'était sans doute
21:50lié à la période...
21:51parce qu'avant,
21:52d'ailleurs,
21:52avant cette période-là,
21:53vous l'avez dit,
21:54il y avait eu un départ...
21:56d'entreprise stratégique
21:58mais après le Covid...
22:01nous avions reçu
22:02une leçon cinglante
22:03de souveraineté.
22:04Là,
22:04vous savez quand même
22:05si vous vous souvenez...
22:06la France s'était battue
22:07sur un tarmac ou presque
22:08avec l'Italie
22:09pour récupérer des masques.
22:11Et on se souvient
22:12que les Allemands
22:13étaient beaucoup plus réactifs
22:15en matière de masques.
22:16de tests de respirateurs
22:17parce qu'ils avaient sur leur sol
22:18des savoir-faire industriels
22:20et des...
22:21des usines tout simplement.
22:22Et nous,
22:22nous n'arrivions pas
22:23à produire des médicaments
22:24assez simples
22:25parce qu'il nous manquait...
22:26des composants,
22:26des petits composants
22:27minimes
22:28mais qui étaient indispensables
22:29dans la chaîne de valeur.
22:31Donc là,
22:32le Covid avait sonné
22:33comme une prise de conscience
22:34mais vous savez,
22:35nos gouvernants...
22:36parfois des mémoires
22:36de poissons rouges
22:37et le Covid est passé,
22:39la sonnerie...
22:41si j'ose dire,
22:41le gyrophare s'est éteint.
22:43Donc vous les avez...
22:45vous en avez cité...
22:46Les industries stratégiques
22:47passant sous pavillons étrangers
22:48sont vraiment légions.
22:51avant le Covid,
22:51la plus emblématique,
22:52c'est Alstom.
22:54À l'époque,
22:55c'était en 2000...
22:562014,
22:56il n'était pas encore président
22:57mais en fait,
22:57c'était lui
22:57qui l'avait fait filer
22:58vers General Electric
22:59et c'est du reste...
23:01c'est sur son poste
23:02Marine Le Pen
23:03lui reproche depuis 2014.
23:06dit-elle,
23:06d'avoir fait de la vente
23:07à l'enquance
23:08des intérêts français
23:10et bien le...
23:11fil directeur
23:12de son...
23:13de son...
23:14de son horizon.
23:16Alors,
23:17on va peut-être signaler
23:17quelque chose
23:18puisque Marine Le Pen
23:18a aussi signalé
23:19dans son poste sur X
23:21donc elle exige
23:22l'annulation de cette vente
23:23et un détail
23:24qui n'est pas sans lien
23:25avec le...
23:26Covid
23:26et qui n'est pas en détail
23:27d'ailleurs
23:28pour parler comme Mathieu Bocoté.
23:31En effet,
23:31elle a affirmé
23:32que le fonds
23:33qui a réalisé cette vente
23:34avec l'autorisation de Berceux
23:35qui s'appelle...
23:36a bénéficié
23:37de 150 millions
23:38d'argent public
23:39lors de la pandémie.
23:41Alors ça,
23:41c'était l'argent des contribuables
23:43par définition
23:44mais c'était censé être...
23:46de consolider
23:47des entreprises aéronautiques
23:49stratégiques menacées.
23:51par la pandémie.
23:51Elle dit,
23:52finalement,
23:53ça montre que cet argent
23:54a servi simplement à...
23:56une juteuse plus-value financière
23:59mais on peut peut-être...
24:01terminer par là
24:01si cette perte de souveraineté
24:03est particulièrement choquante
24:04dans le domaine de la défense.
24:06elle existe dans beaucoup
24:07d'autres domaines.
24:08Vous savez,
24:08on a parlé de l'accord hier
24:09qu'a fait...
24:11Ursula qui a signé
24:12Ursula von der Leyen
24:12avec l'Inde.
24:14Alors on nous vend
24:14pour nous vendre cet accord.
24:16C'est pour se détacher
24:17de la dépendance chinoise.
24:19Mais rien ne dit que l'ami...
24:21Inde ou le supposé ami Inde
24:22d'aujourd'hui
24:23ne sera pas l'ennemi de demain
24:25et ils n'auront pas les...
24:26mêmes problèmes
24:26qu'avec les chinois
24:27et l'envête de même
24:28de notre souveraineté alimentaire,
24:29les agriculteurs.
24:31ils ne manifestent pas seulement
24:32pour eux mais pour nous
24:33de la souveraineté alimentaire.
24:36c'est la mère des souverainetés.
24:39Merci beaucoup,
24:39Gabrielle.
24:41C'est fleuron français
24:42que l'on vend aux Américains
24:44avant de recevoir...
24:46Marion Maréchal
24:47depuis l'élimination
24:48de l'artiste noir Sarah
24:49d'une...
24:51émission de Télé Crochet.
24:52La chanteuse Iseu
24:54dénonce une industrie musicale...
24:56qui instrumentalise la diversité
24:58comme un argument marketing.
25:01et puis on analyse
25:02parce qu'on va prendre
25:02un peu de hauteur
25:03pour comprendre pourquoi
25:04tout est racialisé.
25:06en France, on écoute.
25:07Ne mettez plus de personnes noires
25:09dans vos émissions.
25:10Arrêtez ça tout de suite.
25:11Parce que vous aimez trop mettre
25:13juste un homme
25:14et une femme.
25:16Et puis voilà.
25:17C'est tout.
25:18Et puis une petite métisse
25:19au milieu.
25:20Voilà.
25:21Genre parce que ça fait joli.
25:23Arrêtez-moi cette merde.
25:25Arrêtez ça.
25:26Juste mettez des personnes caucasiennes.
25:28Juste full caucasiennes.
25:30Comme ça, tout...
25:31les directeurs artistiques
25:32dans les labels, là.
25:33On se sait.
25:34On se connaît.
25:35Comme ça.
25:36Vous savez très bien
25:37ce que vous allez pouvoir vendre.
25:38But ouais, la petite,
25:39la machin et tout.
25:41toute bonne, toute mignonne.
25:43On va lui faire un petit...
25:43un petit stopper.
25:45Samedi.
25:46Dégouttes.
25:47Oh là là.
25:47Cette industrie me dégoutte !
25:51Pourquoi la question raciale
25:53s'impose-t-elle aujourd'hui
25:54comme la grille de lecture dominante ?
25:56Là, il y a deux choses.
25:57Ou c'est du cynisme,
25:59c'est-à-dire qu'elle se dit
26:00c'est le moment...
26:01de récupérer une sorte d'image.
26:04Je veux, moi, incarner...
26:06Ceux qui, au quotidien,
26:08sont les bannis de la société
26:10à cause...
26:11de leur couleur de peau.
26:12Regardez, ça ne cesse
26:13de se produire.
26:15Elle a des arguments.
26:16qui n'en sont pas,
26:16bien évidemment.
26:17Tout ça est fallacieux.
26:19Le grand drame,
26:19c'est que ça attise quoi ?
26:21Ça attise la haine.
26:22Ça fait que des gamins
26:23ici et là
26:24se disent
26:25oui, cette société...
26:26est une société
26:28qui nous exclut
26:29avant même
26:29qu'on ait commencé à germer.
26:31Et par conséquent,
26:32il faut trouver un refuge
26:33et on le trouve,
26:35pourquoi pas.
26:36dans la religion.
26:37C'est donc très, très grave
26:38derrière cette...
26:40je dirais...
26:41pantomine sinistre.
26:42Mais il n'en reste pas moins
26:44que ça marche pour elle.
26:46très rapidement,
26:48on pourrait quand même
26:49rappeler la réalité.
26:51cette jeune femme,
26:52elle a pu se faire connaître
26:54grâce elle-même.
26:56à un télécrochet.
26:57Alors elle a dit
26:57oui, mais c'était...
26:58c'était une image merdique.
27:00Il a fallu que je...
27:01charbonne pour m'en sortir.
27:02Mais ma pauvre fille,
27:03qui n'a pas charbonné
27:05pour s'en sortir ?
27:06C'est pas comme ça.
27:07Vous pouvez obtenir
27:08des Molières,
27:09des Césars
27:10et le lendemain...
27:11ne plus avoir de contrat.
27:12Et quand elle dit
27:13oui, mais vous en avez
27:14qui gagne...
27:16Et puis après,
27:17eh bien,
27:18ceux qui ont été éliminés
27:19de façon injuste,
27:20ils vont...
27:21vivotée.
27:22Rien n'est acquis
27:23quand on est artiste.
27:24Rien n'est qu'à ce qui
27:24quand on est journaliste.
27:26Et puis, soyons francs,
27:27regardons quel est
27:29l'artiste qui vaut le plus.
27:31En France,
27:33Anna Kamoura.
27:35Ah, elle est un peu...
27:36Ah, il y a Anna Kamoura.
27:36Ah, je me tromperai toujours.
27:39Il n'en reste pas moins.
27:40Bon, j'ai...
27:41Je n'ai pas l'impression
27:41qu'elle soit vraiment blanche.
27:43Qui a été pendant des années
27:45élue...
27:46le plus populaire des Français.
27:49Yannick Noah.
27:51Qui lui a succédé ?
27:52Omar Sy.
27:53Donc, on est là,
27:55dans une...
27:56une invraisemblance
27:57qui néanmoins concourt
27:59aujourd'hui...
28:01a enraciné cette haine du blanc.
28:03Il ne peut plus y avoir de blanc.
28:04J'ai trouvé...
28:06un petit élément, quand même.
28:07C'est le centre d'observation
28:09de la société.
28:11En juin 2022,
28:14ils avaient fait une sorte...
28:16d'approximation,
28:16parce que c'est interdit en France,
28:18mais pour déterminer
28:19quels étaient les...
28:21proportions de couleurs
28:22dans notre population.
28:24On arrive à cette conclusion...
28:26qu'on a 73% de gens
28:28qui se considèrent comme blancs...
28:3114% qui se considèrent
28:34comme non-blancs,
28:35dont 6%...
28:36qui se considèrent noirs.
28:38Il y en a 13% qui disent
28:39« Moi, je n'ai pas de couleur ».
28:41Bon, il y a des Daltoniens aussi.
28:43Non, mais il y a des enfants de Métis
28:45qui ont un parent blanc et un parent...
28:46Noir...
28:46Oui, non, mais...
28:47Non, non, mais...
28:48Je m'amuse un peu.
28:50C'est pour...
28:51Vous parlez aussi.
28:52Ah non, pardon, excusez-moi.
28:54Excusez-moi, j'étais un peu long.
28:56Oui, exactement.
28:58C'est un peu salité.
28:59Je te quitte.
29:00Non, mais...
29:01Donc, vous voyez où nous en sommes
29:03et ce qui est terrifiant derrière cela,
29:05c'est que...
29:06L'on donne de l'écho à ce type de propos.
29:09Et pas...
29:09Alors là, je pourrais épouser...
29:11L'édito de Mathieu,
29:13c'est-à-dire qu'on prend ces éléments...
29:16Et ça permet ensuite de nourrir la victimisation...
29:21Et si je me fie à ce que cette dame souhaiterait,
29:24c'est-à-dire que demain...
29:26Dans un principe de concours
29:27où ce sont les gens qui se manifestent,
29:30il faudrait...
29:31le fameux principe de discrimination positive.
29:35C'est-à-dire qu'en fond...
29:36de sa couleur,
29:37vous auriez un petit bonus talent.
29:40Alors, je sais...
29:41Je ne sais pas si le jaune aurait un peu plus
29:42que le noir.
29:43Mais avec cela,
29:44vous pourriez enfin...
29:46obtenir ce qui ne vous a pas été accordé
29:48par le public,
29:49public qui apparemment...
29:51...
29:51C'est capable, lui,
29:51de discernement,
29:53puisque parmi ceux qui se...
29:55qui...
29:56arrivent à avoir le plus grand nombre
29:57de spectateurs,
29:59n'oublions pas par exemple...
30:01Grimms...
30:03qui la semaine...
30:03Gims.
30:04Gims, pardon.
30:05Gims.
30:06Ah, je suis fâché un peu avec les mots.
30:08Pardon.
30:08Avec les noms,
30:09avec les mots.
30:10Mais pas avec les mots.
30:11Non, mais il a rempli...
30:13Il a rempli des salles.
30:15C'est un homme...
30:16qui est joué d'une popularité invraisemblable.
30:20Et donc...
30:21Je ne vois pas où est la couleur
30:22dans cette histoire-là.
30:23Eh oui, la couleur de peau qui...
30:26traverse effectivement
30:26tout l'actualité.
30:29Merci beaucoup, Marc Menand.
30:30Merci.
30:31Le temps que Mario Maréchal s'installe,
30:33je vous pose de regarder la vidéo
30:34qui résume un peu.
30:35Je vous l'ai montré...
30:36tout à l'heure,
30:36mais je vous la remonte
30:36de temps qu'elle s'installe.
30:38Et puis avec Charlotte Dornelas,
30:39on va l'interroger sur son livre.
30:40Si tu te sens Le Pen,
30:45les mots de mon...
30:45grand-père résonnent encore en moi
30:46comme une provocation.
30:48Une pique,
30:49adressée à mon orgueil.
30:50Sûrement était-ce son objectif.
30:53Il savait que je ne pourrais rester indifférente
30:54au défi qu'il me lançait.
30:55Ces mots sont aussi le début
30:58de l'histoire de mon engagement.
31:00De page en page,
31:00libérés du rythme saccadé des interviews,
31:03des formats étriqués des réseaux sociaux.
31:05J'ai pu enfin prendre le temps
31:06de vous confier
31:07ce que je n'ai jamais eu l'occasion de partager.
31:10On finit par s'accommoder
31:12de l'image de son personnage public.
31:13La mienne n'échappe pas aux caricatures,
31:15ni aux...
31:15miroirs déformants des médias.
31:17J'en ai donc profité pour vous dire
31:18qui je suis
31:19et d'où je viens.
31:20Dans ce livre,
31:21j'ai retracé le fil de mes choix.
31:23J'ai tenté d'éclairer mes pensées,
31:24de fixer ce qui m'invente.
31:25Je partage aussi avec vous
31:27les vies aux allures d'épopée
31:28de certains de mes ancêtres.
31:30mon existence peut sembler bien pâle.
31:32Mais les fragments de mon histoire
31:33ne sont qu'un moyen
31:34pour parler de quelque chose.
31:35de bien plus grand.
31:36Notre pays
31:37et notre peuple.
31:40Bonsoir Mario Maréchal.
31:45Merci d'être à vous.
31:45avec nous ce soir.
31:46Vous ont publié ce livre
31:48Si tu te sens Le Pen
31:49chez Fayard.
31:50livre à la fois personnel,
31:52on l'a entendu,
31:53politique,
31:54dans lequel vous abordez
31:54l'héritage.
31:55le combat civilisationnel,
31:57la bataille culturelle.
31:59Nous allons revenir avec vous
32:00et avec...
32:00Charlotte Dornelas
32:01avec pour objectif
32:04de comprendre un petit peu.
32:05de comprendre votre combat
32:06pour la France
32:07à travers ce livre.
32:09D'abord, peut-être
32:09quatre petites questions.
32:10d'actualité avant d'aborder
32:12votre livre.
32:13Comment, selon vous...
32:15votre tante Marine Le Pen
32:17qui est en plein procès ?
32:19Ah ben, c'est une...
32:20indéniable épreuve
32:21mais Marine Le Pen
32:22a fait la démonstration
32:23de sa solidité
32:23donc voilà,
32:24elle tient le coup.
32:25Alors, on vous a vu
32:27avec Jordan Bardella
32:28qui était au lancement
32:29de votre livre.
32:30On en a beaucoup parlé
32:32puisque vous avez été
32:33vraiment sous le feu
32:34des projecteurs.
32:35Est-ce que vous êtes...
32:35On sait que vous êtes ouvertement
32:37pour l'union des droites.
32:38Est-ce que vous vous sentez
32:39plus proche ?
32:40du Rassemblement national
32:41ou bien plus proche
32:43de Reconquête ce soir ?
32:44Écoutez, en effet,
32:45j'ai été très...
32:45très heureuse
32:46que la soirée de lancement
32:47de mon livre
32:48soit l'occasion justement
32:49de réunir...
32:50à la fois Jordan Bardella
32:51qui m'a fait la présence
32:52de son amitié...
32:53de sa...
32:53l'amitié de sa présence.
32:54Excusez-moi, je vais arrêter.
32:55C'est arrivé, tout va bien.
32:57Vos beaux yeux me font brûler
32:58d'amour, d'amour aux beaux yeux
33:00me font brûler.
33:00Madame, on va s'en sortir.
33:01On voit ici l'image.
33:02Et donc, m'a fait l'amitié
33:03de sa présence
33:04ainsi que d'ailleurs Éric Ciotti.
33:05Nicolas Dupont-Aignan
33:06et Marine Le Pen
33:07qui aurait dû être présente
33:08et s'en est excusée
33:08mais a eu un imprévu.
33:10personnel,
33:11ce qui était pour moi
33:12on va dire les prémices
33:14peut-être, je l'espère en tout cas.
33:15d'une étroite coopération
33:17pour les échéances à venir
33:19et qui prend la forme finalement.
33:20de ce grand rassemblement à droite
33:21que j'espère de mes voeux
33:23et en ce qui concerne
33:24votre question sur Europe.
33:25reconquête.
33:26Bon, en dépit de ce qui a pu
33:27nous opposer par le passé,
33:29moi je plaide pour l'union.
33:30la plus large possible
33:31donc j'espère qu'un jour
33:32nous trouverons le chemin
33:33y compris pour associer
33:34reconquête à cette grande coalition.
33:35maintenant ce qui me sépare
33:36aujourd'hui de reconquête
33:37vous l'avez certainement compris
33:38et je l'explique longuement
33:39dans le livre d'ailleurs.
33:40c'est un désaccord stratégique
33:42quant à la distinction à faire
33:43entre pour moi les adversaires
33:45et les adversaires.
33:45existentiels et les alliés potentiels
33:47et j'ai considéré à une époque
33:49reconquête malheureusement concentrée.
33:50beaucoup trop le tir
33:51sur le rassemblement national
33:53faisant quasiment de ce mouvement
33:54son adversaire.
33:55prioritaire ce qui évidemment
33:56ne pouvait pas être ma motivation.
33:58Voilà, c'est ce que vous dites
33:58dans le livre.
33:59Autre question.
34:00Autre question d'actualité.
34:02Là, Gabrielle Cluzel en parlait
34:04après Alstom technique.
34:05Dolibran Petit Bateau
34:06c'est LMB Aérospace
34:08ou Aérospace
34:09qui a été
34:10vendu aux Etats-Unis
34:13par la France.
34:14Bercy a vendu.
34:15La direction générale
34:16des armées est contre.
34:18Ça fait mal
34:18à la souveraineté française.
34:20Comment vous réagissez ?
34:22Alors ça fait mal
34:23et je dois dire que la méthode
34:24est absolument en support.
34:25puisque l'un de mes députés
34:27Thibault Monnier
34:27il y a quelques mois de cela
34:28avait déjà posé une question
34:29au gouvernement pour alerter.
34:30sur ce sujet.
34:31Il n'a eu une réponse
34:32que récemment
34:34totalement évasive.
34:35d'ailleurs.
34:36Et je dois dire que moi
34:37je monte d'un cran
34:38on va dire au niveau européen.
34:39Je suis un certain nombre
34:40de dossiers.
34:40sur les sujets de défense
34:41il y a un grand enjeu
34:42pour la France en ce moment
34:42qui est de convaincre
34:43nos alliés et partenaires
34:44d'acheter du matériel.
34:45de défense français
34:47en lieu et place
34:48du matériel de défense américain
34:49qui est aujourd'hui
34:50évidemment domine
34:51dans le système de défense européen
34:54et je vois difficilement
34:55comment nous pouvons
34:55les convaincre nos alliés
34:56d'aller acheter français
34:57quand nous-mêmes
34:58nous ne sommes pas capables
34:59de protéger des équipements.
35:00stratégiques aéronautiques
35:02comme la société
35:03que vous venez de citer.
35:04Voilà donc c'est vrai
35:05que pour conclure
35:05c'est bien d'aller jouer
35:07je vois que vous faisiez
35:09la blague tout à l'heure
35:09à juste titre
35:10à top.
35:10dans les grands routes internationaux
35:13pour parler de réveil stratégique
35:14mais le réveil stratégique
35:15il commence d'abord évidemment
35:17par la capacité à défendre
35:19notre souveraineté
35:19à travers les entreprises.
35:20françaises qui sont les nôtres.
35:22Et puis la dernière
35:23peut-être question d'actualité.
35:25samedi des policiers
35:27Alliance Police
35:28appellent les...
35:30françaises, le peuple
35:31a manifesté à leur côté.
35:34C'est assez surprenant.
35:35C'est...
35:35C'est assez rare.
35:36Est-ce que c'est pas
35:37la démonstration même
35:39de la faiblesse de l'État ?
35:40la faiblesse de notre démocratie
35:42le dernier rempart
35:43de notre démocratie
35:44qui...
35:45tombe et qui se met à genoux
35:46lorsque des policiers
35:47en appellent au peuple.
35:48C'est vrai que c'est un symptôme
35:49extrêmement inquiétant.
35:50Bon.
35:50qui n'est pas tout à fait nouveau
35:51disons-le
35:52mais c'est vrai
35:53qu'ils sont aujourd'hui
35:53en première ligne
35:54face à toutes les faillites d'État.
35:55faillite évidemment de la justice
35:57au premier chef
35:58faillite de l'immigration...
36:00Passive et notamment clandestine
36:01qui pèse très lourdement
36:02sur l'explosion de la criminalité
36:04faillite aussi...
36:05du discours global, médiatique
36:08que porte la gauche.
36:10et qui laisserait entendre aujourd'hui
36:12que la police serait une police raciste,
36:15une police...
36:15qui tue et c'est vrai qu'à ce titre,
36:18moi j'appelle tous les Français
36:19puisque...
36:20le syndicat lui-même l'a fait
36:21à se joindre à ce grand défilé
36:23qui aura lieu à 11h à la Bastille à Paris.
36:25samedi pour montrer le soutien
36:27à cette police
36:29qui est encore aujourd'hui...
36:30malgré des efforts...
36:31Vous serez à la manifestation ?
36:33Oui bien sûr j'y serai.
36:34Souffre de terribles manques de...
36:35des moyens...
36:36des moyens même
36:37ne serait-ce que matériels
36:38pour pouvoir exercer correctement
36:39leur métier.
36:40qui est extrêmement difficile.
36:42Je crois que nous avons le devoir
36:42comme citoyens
36:43d'être à leur côté
36:43dans ce moment compliqué pour eux.
36:45D'ailleurs il y a une pétition
36:46qui a été lancée.
36:48La police a besoin de vous
36:50pour...
36:50pour une police respectée
36:51et protégée.
36:53Elle rassemblait
36:54environ 38...
36:552000 signatures à 18h30 aujourd'hui
36:58à l'initiative
36:58d'Alliance Police Nationale.
37:00Si tu te sens le peine
37:01le titre de votre livre
37:03beaucoup de questions
37:04sur votre livre.
37:05qui est passionnant
37:06la foi
37:07le combat civilisationnel
37:08Jérusalem
37:09beaucoup de questions.
37:10D'abord Charlotte Dornelas
37:13qui va commencer
37:14à vous interroger
37:14sur le livre.
37:15Oui alors dans ce livre
37:17le fil rouge un petit peu
37:18c'est de mêler en effet
37:19votre...
37:20non pas pour raconter votre vie
37:22mais pour comprendre
37:23votre engagement politique
37:24et on comprend...
37:25finalement qu'en effet
37:26tout ce qui vous est arrivé
37:27assure la cohérence
37:29de votre combat politique.
37:30comment est-ce que vous passez
37:31justement de cette histoire
37:32personnelle au combat politique
37:33pour le rendre universel
37:34et bon pour tous les...
37:35français aujourd'hui ?
37:37Oui en effet
37:38j'ai une méthode
37:39dans ce livre
37:39je...
37:40j'essaye de partir du personnel
37:42pour expliquer la jeunesse
37:43finalement des convictions
37:44qui sont les miennes.
37:45Vous savez...
37:45il y avait cette phrase
37:46des Trotskis
37:46qui disait
37:47d'où parles-tu camarade ?
37:48Ils n'avaient pas totalement tort
37:49on parle tous de quelques...
37:50finalement
37:51et j'ai voulu faire la démonstration
37:53aussi que moi-même
37:54en tant que...
37:55bon...
37:55héritière aussi
37:56d'une certaine famille politique
37:58et famille tout court
37:59si je puis dire.
38:00je n'ai pas simplement
38:02hérité d'une doctrine
38:03prémâchée
38:04que moi-même...
38:05je délivrais dans les médias
38:07mais que j'ai moi-même
38:09interprétée.
38:10assimilé cet héritage
38:13et à certains égards
38:14d'ailleurs dépassé.
38:15même si je le perpétue
38:16et donc j'ai voulu expliquer
38:17toute la jeunesse
38:18de ces convictions
38:19le regard aussi
38:20que je peux poser...
38:20sur un certain nombre de sujets
38:21qui sont plus sensibles
38:22dans la société
38:22je pense notamment
38:23aux sujets qui touchent
38:23à la famille
38:24à la filiation.
38:25eu égard à l'histoire
38:27un peu particulière
38:28de ma naissance
38:29et donc...
38:30Tout ça finalement
38:31pour éclairer
38:32me semble-t-il
38:33une aspiration
38:33qui aujourd'hui
38:34est une aspiration
38:35assez...
38:35universelle en tout cas
38:36en France
38:36qui est cette aspiration
38:38à conserver
38:38face à la détresse
38:40civilisationnelle.
38:40qui aujourd'hui sévit
38:41dans notre pays
38:42et donc j'essaye aussi
38:44d'utiliser ce livre
38:45qui est...
38:45C'est une arme pacifique
38:46dans la bataille politique
38:47pour peut-être convaincre
38:49les quelques indécis...
38:50sur les sujets
38:51qui me tiennent à cœur.
38:52Oui, ça m'embête
38:53parce qu'on ne vous voit
38:53pas très bien.
38:54Je ne sais pas...
38:54Excusez-moi, oui, je me...
38:55Non mais c'est pas ça
38:57c'est de ma faute.
38:57Je ne sais pas si en région
38:58on peut mettre un siège
38:59là pendant qu'on parle.
39:00Sinon on inverse les places.
39:01On inverse les places
39:02avec Marc Menon,
39:03on fait ça.
39:04Charlotte, non.
39:05Madame Maréchal,
39:06restez là.
39:07Charlotte, on est là.
39:07Se prenez à la place
39:08de la gare de Jocuzel.
39:08Je bouge.
39:09Merveilleux.
39:10Non mais on dirait
39:12qu'on se dit tout.
39:13Je vous en prie.
39:14La régie me dit merci.
39:15pendant qu'on vous est installé.
39:18Moi je veux qu'on puisse
39:19montrer à l'antenne
39:19quelques petites phrases.
39:20qui m'ont interpellée
39:22dans le livre par exemple
39:23la politique est un combat
39:24pas un calme.
39:25un engagement
39:26pas une carrière
39:28à la page 306
39:30de ce...
39:30livre Si tu te sens le peine.
39:32J'ai aussi
39:33Se sentir le peine
39:34c'est...
39:35penser aux français
39:36d'abord
39:37et à la France
39:38toujours
39:39quoi qu'il en coûte.
39:40Il y a aussi cette phrase
39:41nous traversons
39:42une détresse
39:43civilisationnelle
39:44on en parlera.
39:45laisse Charlotte Dornelas
39:46continuer à vous interroger
39:48on vous verra de face.
39:49Alors vous évoquez...
39:50Je vous ai l'impression
39:50d'être très loin du coup.
39:54Vous évoquez justement
39:55la question de votre...
39:55naissance.
39:56Alors rapidement
39:56pour ceux qui n'ont pas
39:57encore lu le livre
39:57et parmi ceux qui nous regardent
39:58vous vous attardez longuement
40:00sur le fait que...
40:00votre naissance
40:01le fait que votre père
40:02ne soit pas votre père biologique
40:03est révélé dans la presse
40:04bien malgré vous.
40:05et que vous vous servez
40:07entre guillemets
40:08de cette révélation
40:09pour intervenir
40:09notamment sur la question...
40:10de l'avortement
40:11et vous revenez là-dessus
40:12dans votre ouvrage
40:13pour élargir plus largement
40:15aux questions...
40:15sociétales.
40:16Ça fait une grande originalité
40:18pour vous
40:18par rapport au reste
40:19de la classe politique.
40:20Vous jugez que ces sujets sociétaux...
40:23On parle en ce moment
40:23de l'euthanasie.
40:24On a parlé plus récemment...
40:25de la GPA, de la PMA,
40:27du mariage homosexuel
40:28sont des sujets politiques
40:29au même titre que...
40:30que vous abordez la question
40:31de l'immigration
40:32au même titre que vous abordez
40:33la question des gilets jaunes
40:34par exemple.
40:35Vous en faites un enjeu
40:36civilisationnel là aussi.
40:38Est-ce que vous pouvez
40:38nous expliquer ce point ?
40:40Euh...
40:40Oui.
40:40Oui, tout à fait.
40:41Je pense que ce sont des sujets
40:42extrêmement politiques.
40:43J'en parle longuement dans le livre.
40:44Contrairement à ce qui est souvent dit
40:45quand on...
40:45On se cache derrière le fait
40:46que ce seraient des sujets intimes.
40:48Je crois que quand on parle
40:49justement de la...
40:50GPA, de la PMA sans père,
40:53du mariage pour tous,
40:54de l'euthanasie...
40:55de la recherche sur l'embryon,
40:56en fait, c'est toute la société
40:57finalement qu'on interpelle
40:58et qu'on interroge
40:59sur l'idée qu'ils sont...
41:00se font de la famille,
41:01de la relation entre les hommes
41:02et les femmes,
41:03de la filiation,
41:05d'une certaine...
41:05C'est une idée de l'homme aussi,
41:06de sa dignité,
41:07du refus aussi de sa commercialisation.
41:09Donc, pour moi...
41:10Ce sont des sujets en réalité
41:11extrêmement collectifs
41:12et j'ai envie de vous dire
41:13au-delà du fait
41:14que ce soit des sujets politiques...
41:15Pour moi, ce sont aussi
41:16des sujets identitaires.
41:18Parce que je ne résume pas
41:19le combat identitaire simplement...
41:21au thème de l'immigration
41:22et de l'islamisation.
41:24Je pense que l'identité...
41:25Au-delà de ça,
41:26c'est aussi un certain rapport au monde,
41:28si je peux dire.
41:28C'est aussi une certaine anthropologie.
41:30L'Europe se distingue
41:32dans une certaine vision anthropologique
41:34qui n'est pas celle de l'Asie,
41:35qui n'est pas celle de l'Asie.
41:35Celle de l'Inde,
41:36qui n'est pas celle d'un certain nombre
41:38d'autres nations du monde,
41:40même en Afrique.
41:40et qui, à travers elle,
41:42révèle aussi une certaine idée
41:44que nous nous faisons...
41:45justement de l'homme,
41:46mais aussi des limites
41:48du bien et du mal
41:49et du cas.
41:50cadre éthique que nous posons
41:52et qui nous singularise
41:53parmi les nations.
41:54Et donc renoncer...
41:55aussi à cette certaine vision de l'homme,
41:58c'est renoncer à une partie de nous-mêmes
42:00et de notre...
42:00de notre lecture du monde
42:01en tant qu'Européens
42:02et or, je pense que cette vision anthropologique
42:04a fait grandir le monde.
42:05à certains égards
42:06et que l'Europe devrait encore
42:07avoir des choses à dire
42:08de ce point de vue-là
42:08au monde face aux grands défis
42:10qui vivent.
42:10qui se présentent à nous,
42:11notamment le transhumanisme,
42:13par exemple,
42:14qui va nous amener...
42:15et à poser un cadre éthique.
42:17Voilà.
42:17Et donc j'ai voulu en effet
42:18parler longuement de ces sujets
42:19en posant aussi un regard.
42:20plus personnel,
42:21vous l'avez dit,
42:22moi je suis en accident,
42:23on appelle ça comme ça.
42:25joliment,
42:26un accident qui se vit bien
42:27et qui a été adopté côté paternel
42:28et finalement donné aussi le regard.
42:30d'un enfant qui est maintenant adulte
42:33mais d'un enfant qui aurait dû être
42:34l'archétype de l'enfant.
42:35avorté sur ces sujets sensibles,
42:39loin des caricatures,
42:40je l'espère.
42:40et parfois de l'outrance
42:42des plateaux de télévision
42:43et des caricatures de la gauche.
42:45Question sur le combat civilisationnel
42:47et sur ce combat identitaire.
42:49Est-ce que ce combat...
42:50identitaire n'est pas en contradiction
42:52avec une volonté d'unité française ?
42:55Ah non, moi je crois tout l'inverse.
42:58Je crois tout l'inverse.
42:59Vous savez...
43:00Dans notre devise nationale,
43:01j'en parle également dans le livre,
43:02il y a trois items,
43:03liberté, égalité, fraternité.
43:05La fraternité c'est un item particulier
43:08puisque c'est le seul
43:09qui ne peut pas se décréter
43:10et s'organiser.
43:10Politiquement, la fraternité c'est un sentiment.
43:12J'ai un sentiment fraternel
43:13à l'égard de l'autre
43:14parce que je reconnais...
43:15il part de moi-même en lui finalement.
43:17Et la fraternité c'est finalement
43:19le sentiment indispensable pour...
43:20faire un peuple.
43:21C'est parce qu'on a un sentiment fraternel
43:23vis-à-vis de ses compatriotes
43:24qu'on se sent concerné...
43:25par l'agriculteur qui vit en Alsace
43:28ou la personne âgée qui peut vivre...
43:30dans le sud-ouest
43:32ou des gens qui ont des parcours
43:33finalement de vie, des âges, des milieux.
43:35socioprofessionnels très différents.
43:38Et donc bien au contraire,
43:39je pense que défendre l'identité...
43:40c'est justement défendre la matrice
43:43qui permet de préserver
43:44ce sentiment fraternel.
43:45qui aujourd'hui est en train
43:47de nous échapper
43:47et on le voit bien
43:48et qui crée à travers
43:49le multiculturalisme notamment...
43:50une société de défiance et de violence
43:52qui déstructure finalement
43:53complètement nos liens sociaux.
43:55Le titre de votre ouvrage
43:56c'est « Si tu te sens le peine... »
43:58On comprend qu'avant
43:58que votre grand-père
43:59vous oblige à vous poser cette...
44:00question-là.
44:01Vous avez été le peine,
44:02ça vous ne l'aviez pas choisi.
44:03Vous étiez le peine
44:04et ce n'était pas de tourpeau.
44:05Vous parlez des colonies de vacances,
44:07de l'école,
44:08plus tard de l'université
44:09et enfin de...
44:10de l'Assemblée nationale
44:11où peu de gens
44:12vous serrent la main
44:13à l'époque,
44:14à gauche comme à droite.
44:15Aujourd'hui, ça choque...
44:15beaucoup mais vous nous rappelez
44:17que c'était assez universel
44:18comme comportement
44:19quand vous étiez...
44:20député et pourtant
44:22vous racontez toute cette histoire
44:24sans jamais vous poser en victime.
44:25Et je prends un exemple particulier
44:27qui sort de la sphère politique
44:28mais vous dites par exemple
44:29« Être une femme, moi... »
44:30ça a toujours été un atout pour moi,
44:32notamment dans la vie politique.
44:33Ce n'est pas un discours
44:34que l'on entend très souvent.
44:35Et là, pour le coup,
44:36c'est une originalité générationnelle.
44:38Pourquoi vous refusez
44:39cette posture de victime qui...
44:40qui pourrait vous aller assez bien
44:42notamment sur le fait d'être Le Pen ?
44:44Bah écoutez, parce que peut-être...
44:45se sentir Le Pen, justement,
44:46c'est ça.
44:47C'est refusé.
44:47On voit ici avec notre grand-père.
44:50C'est refusé.
44:50Voilà, exactement.
44:51On me rappelle les souvenirs.
44:52C'est refusé, justement,
44:54la victimisation.
44:55« Se sentir Le Pen »,
44:56qui est la dernière phrase
44:57de la lettre que m'adresse
44:57mon grand-père en 2012.
44:59En fait, se sentir Le Pen, c'est...
45:00Ce n'est pas tant un nom de famille,
45:02c'est une attitude, voilà,
45:03qui a été celle d'ailleurs
45:04de générations et de générations de milliers.
45:05des militants avant moi
45:06qui se sont très largement senti Le Pen
45:08et finalement, c'est justement...
45:10d'accepter l'adversité, l'affronter,
45:12même parfois physiquement, d'ailleurs,
45:13si je puis dire, c'est...
45:15justement, de ne pas avoir peur
45:16du politiquement correct,
45:18s'extraire des conventions
45:19et des modes du moment,
45:19essayer de voir loin.
45:20et toujours garder au cœur
45:21en tout premier lieu
45:22les intérêts de la France
45:24et des Français.
45:25Et c'est vrai que je fais
45:26de longs développements
45:27sur le féminisme
45:28et ce qui est vrai...
45:30C'est que moi, personnellement,
45:32je n'ai jamais subi
45:33à l'Assemblée nationale
45:34de harcèlement sexuel,
45:34mais comme ces messieurs...
45:35n'avaient à peine le droit
45:36de me dire bonjour,
45:36ça leur aurait pas donné
45:37beaucoup d'occasion d'insister, quoi.
45:40Peut-être que ça m'a prémunie
45:41à certains égards.
45:44Tiens, une question...
45:45Je vais revenir dans un instant
45:47sur la foi
45:48parce que vous parlez
45:49de façon...
45:50très singulière de votre foi.
45:52Mathieu Bocot.
45:53Nous irons les deux
45:53sur ce terrain, en fait,
45:55parce que moi...
45:55les dernières pages du livre,
45:57je les trouve tout à fait bouleversantes.
45:58Bouleversantes.
45:59Vous revenez...
45:59Donc, passage à Jérusalem.
46:00Jérusalem, vous n'avez jamais
46:01caché votre foi,
46:03mais comme plusieurs qui ont la foi,
46:04vous tanguez...
46:05Je deviens...
46:05entre la certitude et l'incertitude,
46:07peut-être, peut-être...
46:08Oui, absolument, pas du tout,
46:09je ne sais pas.
46:10Et là, vous croyez,
46:12soudain, vous êtes à Jérusalem
46:13et vous confessez,
46:13vous croyez.
46:14Vous croyez sans...
46:15vous croyez une forme
46:16de certitude majusculaire.
46:18On ne revient pas indemne
46:19de Jérusalem.
46:20Qu'est-ce que...
46:20Quelle est cette expérience
46:21de raconter ?
46:22En plus, moi, j'ai une famille
46:23qui a une relation compliquée
46:24à la...
46:25à la foi et à la religion catholique
46:26puisque ma famille maternelle
46:27de côté Le Pen
46:28n'est pas une famille pratiquante.
46:30On est des catholiques de par vie,
46:31comme on dit maintenant,
46:32les baptêmes, les mariages,
46:33les enterrements.
46:34Donc, ça ne fait pas partie.
46:35de mon quotidien, je dois dire.
46:37Moi, j'ai une relation initialement
46:39un peu douloureuse.
46:40douloureuse puisque le prêtre
46:42de la Trinité-sur-Mer
46:43avait même refusé de me baptiser
46:44parce que j'étais la petite fille du...
46:45pour vous dire un peu la complexité
46:47des relations avec l'Église catholique.
46:50que je découvre en fait
46:51la foi sur le tard
46:54un peu par accident parce que je...
46:55j'arrive dans une école privée catholique
46:56parce que j'avais trop de problèmes,
46:58on va dire, en tant qu'enfant
46:59et petite fille.
47:00de Jean-Marie Le Pen à l'école publique.
47:02Bon, j'y reviens.
47:04Et donc, ça me tombe de...
47:05et c'est vrai que...
47:06Vous résumez bien, Mathieu.
47:08En fait, ça...
47:09Aujourd'hui, c'est quelque chose de...
47:10très fondateur pour moi.
47:12Ce qui n'est pas d'ailleurs évident
47:13parce que, disons-le,
47:14on vit dans une société aujourd'hui...
47:15c'est compliqué d'être catholique.
47:16On est regardé comme, finalement,
47:18des sortes d'illuminés.
47:20et encore plus compliqué
47:21d'être catholique et de droite
47:22parce qu'il serait interdit, finalement,
47:24de pouvoir être catholique et de droite.
47:25Donc, toutes ces questions...
47:25Je tâche d'y répondre dans le livre,
47:27y compris sur ce que dit, finalement,
47:28le catholicisme de...
47:30de cette question de l'immigration
47:33et de sa régulation.
47:34On entend beaucoup de raccourcis.
47:35Je parle de l'ordo caritatis,
47:36de l'ordre dans la charité
47:38qui s'impose même aux chrétiens.
47:39Donc, j'ai beaucoup...
47:40interrogé tout ça
47:41et c'est vrai que je le dis dans le livre,
47:43je ne peux pas le dire mieux.
47:43Moi, j'essaye d'être catholique.
47:44Ouh là là, je...
47:45Vous le savez,
47:46je n'ai pas revendiqué grand-chose
47:47mais c'est vrai que
47:49une heure de...
47:50deux fois vaut le coup
47:51de douter les 23 heures qui restent.
47:53Pour l'expérience que j'en ai
47:54et c'est vrai que j'ai reçu...
47:55Jérusalem, j'en parle assez longuement
47:57et c'est un moment qui m'a bouleversée.
47:59Vous parlez de cette...
48:00cette médaille que vous portez
48:01et comment vous racontez,
48:03comment vous l'avez...
48:04Vous l'aviez...
48:05Vous l'avez portée.
48:06C'est très émouvant.
48:07Vous parlez de cet accident
48:08que vous avez eu.
48:09C'est très...
48:10Très, très émouvant.
48:11Comment vous dites
48:12que vous ne mettez jamais
48:12votre ceinture de sécurité
48:14et puis là, une petite voix.
48:15C'est émouvant dans le livre.
48:17Vous dites
48:18que vous mettez votre ceinture
48:19et...
48:20grâce à cette ceinture de sécurité
48:21lorsque vous étiez en vacances
48:22l'été dernier
48:23et vous avez été sauvé grâce à...
48:25à votre ceinture de sécurité.
48:26Un lien peut-être
48:27entre cette médaille ?
48:28Bah écoutez...
48:30Oui, en fait...
48:30il y a plein d'événements
48:31qui ont percuté
48:32l'écriture de ce livre
48:32parmi lesquels en effet
48:34cet accident...
48:35durant l'été
48:36d'où je sors
48:37moi et mon mari
48:38d'où nous sortons
48:39moi et mon mari
48:39miraculeusement indépendants.
48:40Et c'est un moment étonnant
48:42quand on voit la mort en face
48:44on voit les secondes...
48:45qui s'étirent
48:47et c'est ce que j'ai dit
48:48dans le livre
48:48on devient un peu
48:49100 km heure.
48:50On s'assoit dans le public
48:52face à la scène de son existence
48:54et on sort de là...
48:55finalement avec une forme de chance
48:58c'est-à-dire à la fois
48:59une...
49:00maturité soudaine
49:01qui émerge
49:02et puis une envie
49:03de vivre
49:04et du coup
49:05de faire le...
49:05maximum pour le temps
49:06qui nous est donné
49:08le temps supplémentaire
49:09qui nous est donné
49:09donc c'est vrai que ça a été...
49:10un acte un peu fondateur
49:12pour moi pour la suite.
49:14Je vais parler de la médaille aussi.
49:15Oui, moi...
49:15j'ai été très touchée
49:17par les mêmes pages que vous.
49:18Votre tante aussi
49:19porte toujours une médaille.
49:20non, de la Vierge ?
49:21Oui, oui.
49:22C'est quelque chose
49:22que vous avez une famille...
49:23En fait, vous avez dans la famille
49:24un catholicisme...
49:25populaire enracinée
49:26comme on dit.
49:27Non, c'est pas ça.
49:28C'est ça, de parler de médaille.
49:30Mais est-ce que...
49:30ça ne correspond pas
49:31à beaucoup de Français
49:32aujourd'hui
49:32qui déplorent de voir
49:33leur culture française partir
49:35qui retrouvent...
49:35un peu leur médaille
49:36au baptême
49:37au fond des terroirs ?
49:37Je pense aujourd'hui
49:38que dans le cheminement identitaire...
49:40que nous impose aussi
49:41à certains égards
49:42l'altérité de l'immigration
49:44et la revendication...
49:45même de l'islam
49:47interroge les Français
49:49aussi sur ce qu'ils sont.
49:50Et en fait,
49:50quand on s'interroge
49:51en tant que Français européens
49:52sur qui nous sommes,
49:53on rend compte forcément sur...
49:55le chemin,
49:56cette question
49:56de la chrétienté
49:57et de la catholicité.
49:58Alors après,
49:59on la vit à...
50:00différents niveaux,
50:01soit de manière plus spirituelle,
50:02soit peut-être
50:03de manière plus culturelle,
50:04mais c'est sûr que
50:04les Français se réapprent...
50:05ont compris ça
50:06et on le voit d'ailleurs
50:06dans l'énergie
50:08qu'ils mettent à la défense,
50:09par exemple,
50:09des crèches au moment de...
50:10Noël et toutes ces polémiques
50:11qui reviennent annuellement
50:12et qui aujourd'hui
50:13deviennent un peu fondatrices
50:14dans le débat
50:15parce que je pense que...
50:15c'est une manière pour eux
50:16de se défendre aussi
50:17à travers cela.
50:18Marc Menand.
50:19Vous êtes à chaque fois...
50:20en dehors de toutes les conventions.
50:23Vous êtes...
50:23Vous avez cité les quelques...
50:25exemples
50:26et puis il y a celui
50:27d'un premier mariage
50:28et il est vrai
50:29qu'une enfant...
50:30Alors, la famille,
50:32théoriquement,
50:32quand on est catholique,
50:34elle est indéfinie.
50:35Enfin...
50:35C'est le ménire.
50:37Et là, non.
50:38Et la manière
50:39dont vous arrivez
50:40à vivre...
50:40Oui, oui, bien sûr.
50:43D'ailleurs, c'est...
50:44Je me suis...
50:45parfois pris un certain
50:46nombre de remarques
50:47là-dessus
50:48et une fois de plus,
50:49moi, oh là là,
50:49je chute.
50:50je tombe mille fois par jour.
50:52Donc, attention,
50:53je n'ai pas la prétention
50:53du tout de vouloir
50:54être un modèle loin de là.
50:55Mais c'est vrai
50:56que j'essaye aussi
50:57d'expliquer
50:58que le devoir du citoyen,
51:00c'est aussi...
51:00de dépasser son cas personnel.
51:02Ça veut dire que
51:03ce n'est pas parce qu'on vit
51:04ce qui a été mon cas.
51:05un divorce,
51:07une gale alternée
51:07qu'on ne peut pas avoir
51:09pour idée
51:09que, évidemment,
51:10la famille...
51:10famille unie reste
51:11un modèle plus désirable,
51:14plus, comment dire,
51:15efficace.
51:15même pour l'enfant
51:16et qu'à ce titre,
51:17la politique et l'État
51:18devraient davantage
51:19favoriser la stabilisation.
51:20stabilité des familles
51:21dans la mesure du possible
51:22parce que cette famille
51:24est déjà très éprouvée.
51:25évidemment par l'époque
51:26et les difficultés
51:27que nous connaissons.
51:28Donc, moi,
51:28j'essaye de faire
51:29une distinction entre...
51:30ce que j'ai pu vivre
51:32individuellement
51:33et bon,
51:33ce que chacun peut...
51:35Voilà.
51:35arriver et l'idée
51:37de la société bonne
51:38telle qu'on a envie
51:39de la défendre...
51:40pour le meilleur,
51:41finalement,
51:41du collectif.
51:42Trois citations
51:43et une question
51:44parce qu'il y a très...
51:45Ce livre, bien sûr,
51:46c'est votre histoire
51:47mais c'est surtout
51:47comment vous combattez
51:50pour...
51:50la France.
51:51Trois citations.
51:52Par exemple,
51:53la France n'est pas
51:54une idée abstraite.
51:55C'est une terre
51:56des hommes,
51:57une histoire charnelle.
51:59Il y a aussi celle-ci...
52:00faire ce que l'on peut
52:02mais surtout
52:02faire ce que l'on doit
52:04et ça aussi,
52:05c'est un sens...
52:05du devoir
52:06quand l'on ressent
52:06et qui ressort
52:07à travers le livre
52:08et puis une autre citation
52:09page 304.
52:10Le changement est la seule
52:11véritable crainte
52:13du système
52:14qui est en train
52:14de tuer la...
52:15pour revenir à la question
52:17du combat civilisationnel
52:19Mario Maréchal.
52:20Vous dites que la France
52:22vit une crise de civilisation
52:23et que la réponse
52:24ne peut être...
52:25être seulement électorale
52:27et ça m'interpelle un peu,
52:29c'est-à-dire qu'elle ne peut être...
52:30seulement électorale.
52:31Qu'est-ce que vous entendez
52:32concrètement par là ?
52:33Déjà, ce que j'ai essayé
52:34aussi de raconter...
52:35dans ce livre,
52:36c'est que pour moi,
52:36le mot civilisation,
52:37ce n'est pas simplement
52:38une notion abstraite.
52:39Pas plus d'ailleurs...
52:40que tous les termes
52:41qui s'y attachent,
52:42c'est-à-dire celles de lignée,
52:44héritage, patrimoine...
52:45transmission, conservation...
52:48Pour moi, la civilisation,
52:49c'est d'abord une réalité charnelle.
52:50en fait, sensible.
52:53C'est-à-dire que ce sont des visages
52:54et en l'occurrence,
52:55les visages...
52:55ce sont ceux de mes ancêtres
52:56dont je raconte
52:57une partie de l'histoire
52:58qui finalement sont
52:59assez représentatifs...
53:00de la vie à la fois banale
53:02et j'ai envie de dire
53:02admirable et héroïque
53:03de celles de millions de Français
53:04qui ont contribué...
53:05à construire ce pays.
53:06Moi, j'ai une famille
53:07qui sont des paysans,
53:08des pêcheurs,
53:09des familles pauvres...
53:1010, 14 enfants,
53:11j'ai un arrière-grand-père
53:12et un arrière-grand-père
53:13qui ont connu l'enfer de Verdun...
53:15j'ai un arrière-grand-père
53:16qui est mort
53:16sur une mine allemande,
53:18j'ai un autre arrière-grand-père
53:19qui a été...
53:20pendant la Seconde Guerre mondiale
53:21prisonnier de guerre
53:23par les Allemands.
53:25Voilà, c'est des vies
53:26de misère, de labeur
53:28et en fait,
53:28ce que j'ai essayé
53:29d'exprimer à travers cela,
53:30c'est...
53:30c'est de dire que ce peuple-là
53:31qui nous a fait hériter
53:33de ce pays,
53:34il a le droit...
53:35il n'a pas accepté
53:36d'être mis en minorité,
53:37il a le droit d'être respecté,
53:38il a le droit de contrarier
53:39finalement...
53:40l'image qui aujourd'hui
53:41s'est installée
53:41qui consiste à dire
53:42que finalement,
53:43voilà,
53:44ce peuple n'aurait pas
53:45une grande...
53:45valeur,
53:45ce serait un ramassis
53:46de colons,
53:47d'esclavagistes
53:48et de collabos...
53:50et que finalement,
53:51l'histoire serait grandie
53:53par leur disparition.
53:55j'essaye de contrarier cela
53:56en racontant ces histoires,
53:57c'est évidemment aussi
53:58le visage de mes filles.
53:59Et puis je cite une phrase...
54:00que j'aime beaucoup
54:01d'Yves Renoir,
54:01l'historien,
54:02dans le livre
54:03qui dit que finalement,
54:04la civilisation,
54:05c'est aussi une manière...
54:05de sentir,
54:06de ressentir,
54:07de s'émouvoir.
54:09Et...
54:10je...
54:10je reprends une phrase
54:11de l'académicien François Tcheng
54:13qui cite...
54:15un quatrain de Jeanne d'Arc
54:17que je trouve extraordinaire.
54:20C'est la...
54:20réponse finalement
54:21qu'elle donne à ses juges
54:22qui est puis vingt cette fois,
54:24cette voix environ...
54:25heure de midi
54:26au temps de l'été
54:27dans le jardin de mon père.
54:28Et François Tcheng,
54:29il dit...
54:30c'est un...
54:30quatrain parfait.
54:31Elle répond en poésie
54:32à ses juges
54:33comme si finalement
54:34l'innocence est la vérité.
54:35ne pouvait pas aller
54:36sans la beauté.
54:37Et en fait,
54:37pourquoi je vous dis ça ?
54:38C'est qui pour s'émouvoir
54:40encore de ce...
54:40quatrain si le peuple français disparaît.
54:42Rien que pour ça,
54:43il faut que nous continuions
54:44à être là.
54:45Rien que pour ça,
54:46qui pour s'émouvoir ?
54:47Mario Maréchal,
54:48on fait le JT de 20h.
54:50Mathieu...
54:50M. Bocoté fait son coup de point final
54:52et je vous donnerai le mot de la fin
54:54de cette émission.
54:54Je vous en remercie.
54:55qui pour s'émouvoir ?
54:56Le JT,
54:58félicité Kinduki.
54:59Merci Christine.
55:00Bonsoir à tous.
55:01Tension internationale maximale
55:04autour de l'Iran.
55:05Le premier vice-président iranien
55:07réagit et déclare
55:08« Nous devons nous préparer
55:09à la guerre ».
55:10face aux menaces
55:11d'une intervention militaire américaine.
55:13L'ONU appelle au dialogue
55:14pour éviter une crise.
55:15aux conséquences dévastatrices.
55:17Un peu plus tôt,
55:18l'Iran avait fustigé
55:19une erreur stratégique majeure
55:20des Européens.
55:20qui classe les gardiens
55:21de la révolution
55:22à la liste
55:23des organisations terroristes
55:24et sanctionne...
55:25Aux dirigeants iraniens.
55:27À Minneapolis, aux États-Unis,
55:28les deux agents fédéraux
55:29impliqués dans...
55:30à la mort d'Alex Prétillon
55:31étaient suspendus.
55:33Donald Trump maintient la pression.
55:35envoyé spécial sur place
55:36promet de bientôt réduire
55:38les effectifs de la police
55:39de l'immigration
55:40des policiers.
55:40envoyé dans la ville
55:41tout en faisant état
55:41de la volonté
55:42du président américain
55:43de poursuivre
55:44les opérations.
55:45Je cite...
55:45de manière plus intelligente
55:47mais aussi de sanctionner
55:48tout agent
55:49qu'il ne respecterait pas.
55:50les règles.
55:51Et on termine avec
55:52ces images de la messe
55:53à Huelva en Espagne.
55:55données aux victimes
55:56de l'accident ferroviaire
55:58d'Adamouz en Andalousie
55:59survenu le 18 juin.
56:00Janvier dernier,
56:01le couple royal
56:02s'est joint aux familles
56:03des victimes.
56:0445 personnes ont perdu la vie
56:05d'un an.
56:05dans la collision des deux trains.
56:07Merci beaucoup ma chère.
56:08Félicité avant le mot de la fin.
56:10de Marion Maréchal
56:11avec son livre
56:12Si tu te sens le peine,
56:13le mot de la fin
56:14qui sera la signature de l'État.
56:15On vous attend.
56:16D'abord Mathieu Bocoté,
56:18votre coup de poing final.
56:19Renaud Camus.
56:20en parler mais ne jamais lui parler
56:23deux journalistes de gauche.
56:25ont écrit une biographie
56:27de Renaud Camus.
56:28Ils étaient invités
56:29à en parler hier.
56:30France Inter.
56:31La scène vous a fait sourire.
56:32Dites-nous pourquoi ?
56:33Parce que les journalistes
56:34Gaspard Delemmes
56:35et Olivier Fay
56:36donc sont invités
56:37pour parler de Renaud Camus
56:38sur France Inter.
56:40Et donc...
56:40On s'en fait une biographie.
56:41Le problème est le suivant
56:42c'est que Renaud Camus
56:43tout le monde en parle
56:44tout le temps
56:44sur le service.
56:45public.
56:46On le mentionne à la manière
56:47d'une forme de mage inquiétant,
56:48le mage de plieux
56:49qui remplace le mage du...
56:50Mais cela dit,
56:52on ne l'invite jamais.
56:53Donc on peut parler de lui
56:54mais jamais avec lui.
56:55la dernière fois
56:56où on l'a invité
56:56sur le service public
56:572017.
56:59Allez Finkielkraut
56:59à réplique
57:00et il a dû...
57:00s'excuser ensuite
57:01ou s'expliquer
57:02de l'avoir invité.
57:03Donc on peut en parler,
57:04ne jamais lui parler.
57:05Et deuxième élément,
57:06le titre du livre
57:07L'homme par qui la peste arriva,
57:09la fameuse théorie
57:09du grand remplacement.
57:10Ces deux journalistes
57:11semblent convaincus d'une chose,
57:13si ce n'était de Renaud Camus,
57:15personne...
57:15en Occident
57:16ne se serait rendu compte
57:17de l'immigration massive.
57:18Renaud Camus
57:19nous aurait appris
57:20qu'il y a de l'immigration massive.
57:20en Occident.
57:21Auparavant,
57:22on ne le savait pas.
57:23C'était une non-information.
57:24Personne ne le sait.
57:25personne n'aurait dû le savoir.
57:27Et on comprend la logique.
57:29Si Renaud Camus
57:29se tait...
57:30Si ces épigones
57:31se faisent aussi,
57:32plus personne ne verra
57:33l'immigration massive.
57:34On pourra continuer
57:35de...
57:35dire qu'elle n'existe pas,
57:37que tout va bien.
57:38Tout cela est une blague,
57:39une blague immense.
57:40l'invité,
57:41ne jamais lui parler
57:42et sans lui,
57:43sachez qu'on n'aurait jamais
57:43pris conscience
57:44que partout dans nos pays,
57:45nous sommes...
57:45submergés.
57:46Le coup de point final
57:47de Mathieu Bocoté.
57:48Merci beaucoup,
57:48Marion Maréchal.
57:50Merci d'avoir...
57:50été notre invitée
57:51pour votre livre
57:52« Si tu te sens le peine »,
57:53le mot de la fin
57:54qui pour s'émouvoir.
57:55Merci.
57:55Oui, qui pour s'émouvoir,
57:57ça je pense que c'est central
57:58et puis souhaiter une bonne lecture
57:59à ceux qui me feront l'honneur.
58:00de me lire
58:01parce que le livre,
58:01finalement,
58:02dans une bataille politique,
58:03c'est une arme pacifique.
58:04Donc si elle peut convaincre...
58:05quelques indécis
58:06et motiver certains
58:07à s'engager,
58:08écoutez,
58:08j'aurais fait au moins
58:09une partie de mon devoir.
58:10Vous le dites donc.
58:10dans le livre
58:11« Une arme pacifique ».
58:12Mais une arme.
58:13Mais une arme quand même.
58:14Excellente lecture.
58:15Excellente suite de programme
58:16Pascal Praud,
58:17mon ami Pascal Praud.
58:20Non, à lundi.
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