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  • il y a 11 minutes
Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Je salue Alexis Corbière, bonsoir, député l'après de Seine-Saint-Denis, François-Xavier Bellamy, bonsoir.
00:05Bonsoir.
00:05Député européen, vice-président des Républicains, et Mickaël Taverne, bonsoir.
00:09Bonsoir.
00:09Député RN du Nord, on va revenir évidemment sur cette prise de parole du président de la République
00:13et notamment sur les leçons qu'il entend tirer sur le plan sécuritaire.
00:18Alors que je vous rappelle aussi, c'est l'une des informations importantes de la soirée,
00:21ce qui se passe sur le terrain à Paris.
00:24Il y a encore des scènes de tension, il y a encore des scènes de vandalisme des policiers,
00:28des forces de l'ordre déployées notamment aux abords du Forum des Halles
00:31et aux alentours de la Place de la République.
00:33On suit évidemment la situation et on retourne régulièrement sur le terrain.
00:36Mais d'abord, écoutons donc cet extrait de la prise de parole d'Emmanuel Macron.
00:42J'ai demandé au gouvernement d'en tirer toutes les leçons en matière de renseignement et d'anticipation
00:47et faire en sorte que cela ne puisse pas se reproduire.
00:50J'attends des réponses claires et toute la transparence sera faite.
00:55C'est ce que j'ai demandé au ministre de l'Intérieur.
00:59Les enquêtes seront conduites avec toute la diligence nécessaire le plus rapidement possible
01:02et la plus grande fermeté a été demandée au procureur par le garde des Sceaux.
01:07Le suivi judiciaire doit être exemplaire.
01:11Nos juges rendent la justice en votre nom et ils savent ce que vous attendez.
01:17Chaque fois que des infractions sont commises,
01:19elles doivent donner lieu à des suites judiciaires appropriées.
01:22Au-delà des suites judiciaires, Alexis Corbière,
01:26ce qui a été dit ce soir par le président de la République en matière de renseignement,
01:30cette volonté de transparence, ces réponses claires attendues,
01:34ça vous permet d'y voir un peu plus clair sur ce qui s'est passé hier soir ?
01:38Non. Depuis ce matin, et je l'ai même fait hier soir,
01:40je demande et nous le faisons, nous avons fait un courrier avec mon groupe parlementaire,
01:43une commission d'enquête parlementaire.
01:45Le rôle des députés, c'est le contrôle de l'action du gouvernement.
01:49Ce qui s'est passé hier est exceptionnel, pose beaucoup de questions.
01:51Le président Macron nous dit qu'il va en demander,
01:53et après tout, pourquoi pas, à son ministre de l'Intérieur.
01:55Mais nous, nous avons besoin d'une commission d'enquête parlementaire,
01:58pluraliste ça va de soi, où toutes les forces politiques doivent être présentes.
02:01Il faut faire ce travail.
02:02J'invite même d'ailleurs la présidente qui a le branle-pivé.
02:03J'ai vu dans des bandeaux chez vous qu'elle allait peut-être en prendre l'initiative.
02:07Si elle m'écoute, madame la présidente, avec votre autorité,
02:09au nom de tous les députés, il faut que dès la semaine prochaine,
02:12on se mette au travail pour comprendre ce qui a eu lieu, les raisons multiples.
02:16Quand j'entends le maire de Marseille, le maire de Limoges,
02:18qui dit que manifestant, dit-il la vérité ou pas ?
02:20Je n'en sais rien, mais tout de même, c'est une parole forte
02:22qui dit que manifestant, la police nationale n'était pas là lorsqu'elle a été attaquée.
02:26Qui sont ces gens qui manifestant ont commis les violences ?
02:29Moi, j'étais en début de manifestation, place de la République,
02:32j'ai été nassé.
02:33Je n'ai pas compris pour quel moment les forces de l'ordre
02:35ont aussi chargé ce cortège, et j'étais dans un côté
02:37où il n'y avait aucune violence qui a été faite.
02:39On voit bien comment il y a un sentiment d'affolement généralisé,
02:42et puis je veux dire, donc il faut comprendre,
02:44parce que peut-être qu'hier, il y a eu aussi,
02:46soit une sous-estimation de la mobilisation,
02:48soit peut-être, à un moment donné, une idée
02:50que du chaos, il y aurait peut-être
02:52une volonté politique de reprendre la main.
02:54Je vais terminer sur une chose.
02:55Qu'est-ce que vous voulez dire par là exactement ?
02:57Que les forces de l'ordre ont semé le chaos ?
02:59Non, non, je pense...
03:00Non, non, mais allez au bout de votre pensée.
03:03Je vais vous le dire, et je le répète,
03:06qu'effectivement, dans un pouvoir affolé, affaibli,
03:09qui n'a plus aucune légitimité,
03:10la seule légitimité qui reste à M. Macron,
03:12et peut-être aux gens comme vous,
03:13c'est de dire non, non, non, il faut la répression
03:15et ne pas répondre politiquement aux revendications.
03:18Donc ce pouvoir, vous savez, c'est une vieille astuce,
03:20dans l'histoire de France, ça a été souvent utilisé.
03:22Profiter du chaos, de la violence,
03:24d'où vient cette violence ?
03:25Un pouvoir méprisant depuis 9 ans,
03:27je vais terminer, vous le parlerez,
03:28un pouvoir méprisant depuis 9 ans,
03:30qui brutalise un pays,
03:31qui impose une réforme des retraites dont il ne veut pas,
03:32qui maltraite les gilets jaunes,
03:34qui ne répond pas aux agriculteurs,
03:35qui ne répond pas à la jeunesse,
03:36au bout d'un moment, je condamne la violence fermement.
03:39Car la violence permet justement à des belles amis,
03:41à des Macron de dire, il y a de la violence,
03:43il faut répondre uniquement par la répression.
03:45Je dis qu'il faut un état d'urgence.
03:46C'est côté-moi, c'est ma conclusion.
03:48Il a dit ce soir le président de la République ?
03:48Oui.
03:49Il a dit, la réponse ne se situait que sur le plan de la répression.
03:52Mais il dit qu'il faut que la justice soit ferme, etc.
03:54Pourquoi pas ?
03:55Mais je répète que...
03:56Il a dit aussi, j'entends l'exaspération,
03:58j'entends les revendications.
04:00Madame Darfeuil, il entend,
04:02mais il faut des mesures d'état d'urgence sociale.
04:04On est parlementaires,
04:05pas, vous êtes au Parlement européen,
04:07mais là, le budget qui vient,
04:08je le dis à ceux qui nous écoutent,
04:10il prend totalement de front
04:12les 800 000 personnes qui ont manifesté hier.
04:14Il n'est pas vrai qu'on peut, de manière cohérente,
04:16ou alors pendant de la vulgarité,
04:17on prend les Français pour des cons,
04:18de dire, je vous ai entendu, on va discuter,
04:20et soutenir un budget qui rabote,
04:22qui ne donne pas de moyens,
04:23y compris même à la police.
04:25Le président, il faut regarder lucidement
04:26ce qui se passe avec des revendications légitimes,
04:29à ne pas confondre.
04:30Eh bien, je souligne, je prends le stabilo
04:32et qu'on m'écoute bien,
04:33j'affirme que le budget,
04:34nous avons commencé à en parler cette semaine,
04:35n'est pas un budget conforme
04:37à ce que dit la parole du président.
04:38Et les Français le voient...
04:39Vous ne pouvez pas dire que la réponse, ce soir,
04:40n'est que sur le plan répressif ?
04:41C'est un raccourci.
04:43Mais madame, si, je le dis,
04:44parce que les Français en ont assez
04:45qu'on les prenne pour débauder.
04:46On ne peut pas dire...
04:48Qu'est-ce qu'ils demandent ?
04:49Augmentation de salaire,
04:49ils demandent fiscalité plus juste.
04:51Ceux qui manifestent,
04:51on vient de passer la semaine,
04:52les mêmes nous l'ont refusé.
04:54C'est ça le sujet.
04:55Pourquoi les gens sont en colère ?
04:56Pourquoi ils deviennent fous
04:56d'un certain point de vue ?
04:57Pourquoi il y a cette violence ?
04:58C'est que le fait démocratique
04:59a été sali par Emmanuel Macron.
05:01Il a été battu par les urnes.
05:02Battu en 2022, battu en 2024.
05:04Il a gardé le pouvoir.
05:06Il maintient une politique
05:06qui n'est pas majoritaire dans le pays.
05:08Donc je regrette que des gens soient violents.
05:10Je le condamne.
05:11J'ai vu hier des images folles
05:12de gens qui mettent le feu.
05:14La violence des Black Blocs
05:15n'est pas liée à savoir
05:16si la violence de masse
05:19n'est pas liée au fait
05:24qu'on accepte toujours
05:26les revendications.
05:26Vous ne comprenez pas
05:27ce qui se passe ce soir.
05:29C'est qu'il y a encore
05:30des scènes de tension.
05:31Là, on a des images
05:32précisément aux abords
05:32du Forum des Halles.
05:33Il faut quand même rappeler
05:34que le maire du 4e arrondissement
05:36a carrément appelé
05:38les commerçants du quartier
05:40à se barricader
05:41et à la plus grande prudence.
05:42Vous, vous demandiez,
05:43François-Xavier Bellamy,
05:45Bruno Retailleau,
05:46que vous soutenez,
05:48l'état d'urgence,
05:49l'instauration de l'état d'urgence.
05:50C'est ce que vous demandiez
05:51de la part du président
05:51de la République.
05:52Ça n'a pas été annoncé ce soir.
05:54Pourquoi, selon vous ?
05:56Mais Bruno Retailleau
05:57demande l'état d'urgence.
05:58Je le demande aussi.
05:59Mais tous les Français
06:00qui regardent ces images
06:02sont, eux aussi,
06:04en train d'attendre
06:05désespérément
06:06que l'ordre soit rétabli
06:07en France.
06:08Parce qu'il y a
06:09dans notre pays,
06:10aujourd'hui,
06:11des gens qui justifient
06:12la violence.
06:13On entend M. Corbière
06:14qui dit qu'il ne condamne
06:14la violence
06:15que parce que ça donne
06:15raison à Bellamy
06:16et ça a l'air
06:16de lui faire très mal.
06:18Mais la vérité,
06:19c'est que...
06:20Soyons sérieux, M. Corbière.
06:21C'est ridicule.
06:22Pardon.
06:22Soyons sérieux.
06:23Une seconde.
06:24Quand vous expliquez...
06:25Vous êtes grotesque.
06:26Quand vous expliquez...
06:28Laissez le finir.
06:28M. Corbière.
06:29Non, mais ne jouez pas avec moi.
06:30Je condamne la violence.
06:31Je ne joue pas avec vous.
06:31J'essaie de vous répondre.
06:32Non, mais je connais la combine.
06:33On a écouté...
06:35Vous étiez fané
06:35que déjà la droite faisait le coup.
06:36OK.
06:37La gauche est violente.
06:37Mais c'est quoi le coup, M. Corbière ?
06:39Aujourd'hui, le coup
06:40je condamne la violence,
06:41M. Bellamy.
06:42Et je ne vous laisse
06:42pas dire que je ne la condamne pas.
06:43C'est scandaleux.
06:44Vous avez expliqué, M. Corbière.
06:45Juste, M. Bellamy.
06:46Vous avez expliqué
06:47que la violence...
06:48M. Regardez, précisément,
06:49là, ce qui se passe,
06:50ça ne va pas.
06:51Parce que là,
06:51vous êtes en train de débattre.
06:52Alors qu'en direct,
06:53il y a des violences.
06:54Regardez, il y a des violences.
06:55On vient d'y assister en direct.
06:57Donc la question des arrestations
06:59et quelqu'un qui vient
06:59de se faire embarquer son sac
07:02et arrêter aussi.
07:03La question ce soir, M. Bellamy,
07:04c'est surtout comment on reprend
07:06le contrôle de la situation.
07:07Comment on rétablit l'ordre ?
07:09On rétablit l'ordre
07:09en donnant aux forces de l'ordre
07:10les moyens d'agir.
07:12On a un président de la République
07:13qui, depuis 15 jours,
07:14a expliqué qu'il fallait avoir
07:14de l'empathie pour les casseurs.
07:16Il n'a pas dit pour les casseurs.
07:17Il n'a pas dit ça.
07:18Pardon ?
07:18Il n'a pas dit pour les casseurs.
07:19Il a dit de l'empathie.
07:20Il a dit que...
07:24Mais vous le présentez ou quoi ?
07:25Pour les casseurs, il a dit ça ?
07:26Il l'a dit pour les casseurs.
07:28Vous aviez des lycées qui...
07:30Il l'a dit pour les casseurs ?
07:31Il ne l'a pas dit alors.
07:33Pourquoi vous dites qu'il l'a dit
07:34s'il ne l'a pas dit ?
07:35Laissez-le terminer son propos.
07:36Je ne sais pas si on peut finir
07:36une phrase sur ce plateau.
07:37Mais vous dites une bêtise incroyable.
07:39Il n'a pas dit qu'il avait de l'empathie.
07:40Laissez-le finir sa phrase.
07:41Vous avez des lycées qui brûlaient
07:43et le président de la République,
07:45au lieu de dire aux forces de l'ordre
07:46qu'elles avaient toute l'attitude
07:47pour agir et pour rétablir l'ordre,
07:49expliquaient qu'il fallait
07:49que les forces de l'ordre
07:50montrent plus d'empathie.
07:52D'empathie pour qui ?
07:53Si ce n'est pour ceux
07:53qui étaient en train de brûler les lycées.
07:55Vous avez...
07:56Le président de la République
07:57qui nous explique aujourd'hui
07:59que les juges font
08:00ce que les Français demandent.
08:02Moi, le 2 octobre 2026,
08:05il y a quelques semaines,
08:06j'ai lu le syndicat de la magistrature
08:08publier un communiqué
08:09qui expliquait qu'il fallait sanctionner
08:12la brutalité de la réponse policière
08:14contre les manifestations
08:15pendant que les lycées brûlaient.
08:17Donc oui, il faut changer de paradigme.
08:19Si on en est là aujourd'hui,
08:21ce n'est pas un accident,
08:22c'est le résultat d'une politique
08:24qui a désarmé les forces de l'ordre
08:26en face de la violence.
08:27Et quand l'État recule,
08:29ce sont les plus faibles
08:30dans notre pays
08:31qui en sont directement les victimes,
08:33qui sont les victimes
08:34de cette violence débrudée
08:35qui s'exprime dans nos rues.
08:36Alors ça dérange peut-être la gauche
08:38qu'on dise ça,
08:38M. Geoffrin, M. Corbière,
08:39mais ceux qui pleurent aujourd'hui,
08:41c'est les commerçants
08:41qui ont travaillé toute leur vie
08:42et qui voient le travail
08:43de toute leur vie détruit.
08:45Vous tombez très mal
08:46parce que moi,
08:47j'ai condamné de manière
08:48la plus radicale
08:48qui soit les violences.
08:49Donc arrêtez de dire ça.
08:51Ça a l'air de vous déranger.
08:54Vous ne voulez pas faire
08:55la distinction
08:56entre les gens qui cassent
08:57et les gens qui manifestent
08:59pacifiquement
08:59pour leur revendication
09:00et qui ont le droit de le faire
09:02ne vous en déplaise.
09:03Le fait est qu'aujourd'hui,
09:05et d'ailleurs,
09:05ça va être une vraie question.
09:06Vous faites la distinction,
09:07M. Bellamy, ou pas ?
09:08Mais le fait est que
09:09aujourd'hui,
09:10pour qu'il y ait des casseurs,
09:11il fallait qu'il y ait
09:12dans la rue
09:13des manifestants.
09:14Ce n'est pas du tout évident.
09:15Vous êtes pour interdire
09:16les manifestations.
09:17Est-ce que vous pouvez
09:18laisser terminer son raisonnement ?
09:20Une question toute simple.
09:22Est-ce que la manifestation
09:23du 5 novembre
09:24va être interdite ?
09:25Il faut bien sûr
09:25qu'elle le soit
09:26parce que cette manifestation
09:27va répéter exactement
09:28les mêmes scènes
09:29que nous voyons aujourd'hui,
09:30les mêmes causes
09:31produisant les mêmes effets.
09:32Alors je veux bien
09:33qu'on m'explique ensuite
09:33qu'il y a des revendications légitimes.
09:35Je ne vois pas
09:36quelle personne en France
09:37va trouver un euro de plus
09:38de salaire
09:38parce qu'aujourd'hui,
09:39Paris, Limoges, Bordeaux
09:41sont à feu et à son.
09:41Je ne vois pas
09:42qu'un lycéen
09:43va avoir un lycée
09:44qui marche mieux
09:44parce que des lycées
09:45ont été brûlés
09:46au cours des semaines
09:47écoulées.
09:48Ce que les Français
09:48voient très bien
09:49et ce que vous ne voulez
09:49peut-être pas voir,
09:50c'est que tout cela
09:51ne sert en rien
09:52les Français
09:52les plus vulnérables,
09:53les plus fragiles,
09:54les plus modestes.
09:55Au contraire,
09:55ils sont les premières victimes
09:56de ce qui est en train
09:57de se passer.
09:57Parmi les Français
10:00les plus fragiles
10:01et les plus vulnérables,
10:02ces Français-là,
10:03peut-être qu'ils faisaient partie
10:03des 550 000 personnes
10:05qui ont défilé dans le calme
10:07hier.
10:07Ce sont des chiffres
10:08de la mobilisation.
10:09Est-ce que vous faites
10:10la distinction
10:10entre ces Français-là
10:12qui ont manifesté
10:13et ces casseurs
10:15liés à l'ultra-gauche
10:16et ces délinquants
10:17qui ont profité
10:17de ces scènes-là ?
10:19Est-ce que vous faites
10:19la distinction
10:20entre les deux ?
10:21Parce que ce n'était pas
10:22très clair.
10:22Ce que je constate,
10:25c'est que les gens
10:25qui ont appelé
10:26à cette manifestation,
10:26pour beaucoup d'entre eux
10:27et en particulier
10:28les élus de la France insoumise
10:30et en premier lieu
10:31Jean-Luc Mélenchon
10:32ont eux-mêmes
10:33attisé la violence
10:35qui a caractérisé
10:36ces cortèges.
10:37Cette violence
10:37n'était pas,
10:38là encore,
10:38elle n'était pas
10:39un accident.
10:39Quand Jean-Luc Mélenchon
10:40explique qu'il faut
10:41abattre la citadelle,
10:42quand ce soir
10:43il explique que
10:44oui, oui,
10:45c'est légitime de dire
10:46que, je le cite,
10:47tous les flics sont des bâtards,
10:48c'est une citation ça
10:49pour le coup,
10:50il n'y a pas de problème.
10:51C'est lui qui l'a dit
10:51chez vos confrères
10:52sur une autre chaîne
10:53de télévision.
10:54Ce soir,
10:55quand vous avez
10:56M. Bagayoko,
10:57élu LFI,
10:57qui explique que
10:58la violence peut être
10:59légitime,
11:00moi je dis qu'en effet
11:01cette manifestation,
11:02quand elle est organisée
11:03par LFI,
11:03il n'y a pas de surprise
11:04dans le fait
11:05qu'elle se termine
11:05par la violence.
11:06Interdisons la prochaine
11:08manifestation du 5 novembre.
11:09Elle a été préparée
11:10dans les esprits
11:11comme dans la rue.
11:11Monsieur Taverne,
11:12député RN du Nord
11:13qu'on n'a pas encore entendu,
11:14ancien policier,
11:15on est bien d'accord.
11:16Tout d'abord,
11:17avant de nous dire
11:18ce que vous avez pensé
11:19de la prise de parole
11:19du président de la République,
11:20est-ce que vous pouvez nous dire
11:22quel regard vous portez
11:23sur ces images
11:25qu'on découvre
11:26et le fait que
11:27les scènes de tension
11:28continuent encore ce soir ?
11:30Comment y mettre un terme
11:31selon vous ?
11:31Alors tout d'abord,
11:33la manifestation
11:34est en droit constitutionnel,
11:35c'est tout à fait normal
11:36de défendre
11:37des revendications
11:38légitimes,
11:39mais on voit bien
11:40qu'aujourd'hui,
11:41c'est un mouvement
11:42récupéré par l'extrême-gauche,
11:43l'ultra-gauche,
11:44on le voit d'ailleurs ici
11:45et cela ne date pas d'hier.
11:47D'ailleurs,
11:47M. Corbière,
11:48il aurait été intéressant
11:49qu'en 2023,
11:50vous veniez
11:50à la commission d'enquête
11:51parlementaire
11:52sur les groupuscules violents
11:53pendant les manifestations,
11:55commission d'enquête
11:55à laquelle j'ai participé
11:56où beaucoup d'acteurs
11:57ont été auditionnés,
11:58des syndicats de police,
11:59des préfets,
12:00Alain Bauer également
12:01qui est quand même
12:02un spécialiste
12:03de la criminologie
12:04et en fait,
12:05nous avons fait
12:05des propositions
12:06dans ce rapport.
12:07Donc en fait,
12:07Mme Yaël Braun-Pivet
12:09propose une commission d'enquête
12:10mais il y en a déjà une
12:10il y a trois ans
12:11avec des propositions
12:13extrêmement intéressantes
12:14et d'ailleurs,
12:14on peut constater
12:15que les policiers eux-mêmes,
12:16les gendarmes,
12:16nous sommes allés
12:17à Sainte-Sauline,
12:18ils nous ont dit quoi ?
12:19Ils nous ont dit
12:19qu'au fur et à mesure
12:20des années,
12:21il y avait forcément
12:22une violence
12:23qui était de plus en plus
12:24décomplexée
12:24et les gouvernements
12:26successifs,
12:27donc que ce soit
12:28la droite,
12:28la gauche et le centre,
12:30ont désarmé
12:30les policiers.
12:31Donc c'est la raison
12:32pour laquelle
12:32il y a eu énormément
12:33de blessés
12:33pendant les manifestations,
12:34que ce soit Sainte-Sauline
12:35ou que ce soit
12:35encore ici.
12:36Hier soir en l'occurrence,
12:37qu'est-ce qu'il y a manqué
12:38selon vous ?
12:39Mais c'est pas vrai ça,
12:39monsieur le député.
12:39Attendez,
12:40on peut le laisser ?
12:43Si, c'est exact.
12:43La police n'est pas désarmée
12:45dans ce pays depuis des années.
12:46Bien sûr que si.
12:46Alors il y a pas mal de maires
12:47quand même qui racontent
12:48les élus locaux
12:49que beaucoup de policiers
12:50ont manqué d'armes
12:51ces dernières 24 heures.
12:52Le maire de Limoges,
12:52attendez,
12:53on peut être précise
12:54sur ce qu'on se dit.
12:55Non mais si c'est le cas,
12:55collègues,
12:56c'est grave.
12:57Mais est-ce qu'il est vrai
12:57factuellement que depuis des années
12:59on désarme la police ?
13:00Je m'excuse,
13:00la police utilise un matériel
13:02de plus en plus important.
13:03Les techniques de police
13:04ont même changé depuis 2018.
13:05Il fut longtemps
13:06quand j'étais moi,
13:07jeune étudiant,
13:07elle n'allait moins en contact.
13:08Aujourd'hui,
13:09les policiers vont en contact.
13:10Ils ont du matériel,
13:11y compris que ce soit
13:12la grenade de désencerclement
13:13EF-zone qui est utilisée.
13:15Non, c'est pas vrai.
13:15Ah bon, c'est pas vrai ?
13:16Mais non, c'est pas vrai.
13:17Vous savez,
13:18en fait,
13:18l'ultra-gauche,
13:20notamment la technique Black Blocks,
13:22ce sont des individus
13:23extrêmement bien organisés,
13:24très mobiles.
13:25Et les techniques ont changé.
13:26En fait,
13:27la technique française,
13:27c'était de maintenir à distance
13:29et de disperser.
13:31Dans d'autres pays européens,
13:32ils vont au contact.
13:33Vous savez ce que ça veut dire
13:34aller au contact ?
13:34Ça veut dire qu'il y a
13:35des dommages collatéraux,
13:36que ce soit côté manifestants,
13:37que ce soit côté policiers.
13:38Et nous, en France,
13:39nous ne le faisons pas
13:40parce que nous gardons
13:41toujours les manifestants
13:44à distance.
13:46C'est ce qu'on appelle
13:47le schéma national
13:47du maintien de l'ordre.
13:48Laissez le terminer.
13:49C'est ce qu'on appelle
13:49le schéma national
13:50du maintien de l'ordre.
13:51Et en fait,
13:51toutes les techniques
13:52de maintien de l'ordre
13:53évoluent d'année en année.
13:54Pourquoi ?
13:55Parce que les groupuscules violents,
13:57eux, changent de technique.
13:58Donc, les policiers
13:59sont obligés de s'adapter.
14:00C'est la raison pour laquelle,
14:01pendant les Gilets jaunes,
14:03pareil,
14:03il y a un mouvement
14:03qui a été complètement pourri
14:04par l'ultra-gauche
14:05et notamment l'extrême-gauche,
14:06une récupération politique
14:07notamment de la France insoumise.
14:08Et on a créé les Bravème.
14:10Pourquoi ?
14:10Parce que ce sont des groupuscules
14:11qui se déplacent partout,
14:13qui sont très mobiles
14:14concernant les unités
14:15de force mobile
14:16qui ne sont pas...
14:17J'écoute ce que vous dites.
14:18Mais là,
14:18on parle beaucoup
14:18de ce qui s'est passé
14:23Le Président de la République
14:23dit qu'il y a peut-être eu
14:24effectivement un problème
14:26au niveau des renseignements.
14:27Qu'est-ce que ça veut dire ?
14:28Qu'est-ce qui a manqué
14:29comme information,
14:30comme renseignement ?
14:31Que l'État réaffirme
14:32son autorité
14:33et qu'il y a une intervention
14:35de police
14:35dès qu'il y a des exactions.
14:38Est-ce que c'est le cas aujourd'hui ?
14:39Non.
14:40On a quasiment...
14:40Mais de quel type d'informations
14:42les forces de l'ordre ont manqué ?
14:43D'abord,
14:45il y a eu un manque d'anticipation.
14:46C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
14:47nous avons des moyens intermédiaires,
14:49je le rappelle,
14:50qui ont été retirés
14:51au fur et à mesure des années,
14:52mais nous avons d'autres moyens.
14:53Les engins lanceurs d'eau
14:54qui ont été engagés
14:56mais bien trop tard.
14:57Aujourd'hui, par exemple,
14:58la CRS8,
14:59cette unité de projection rapide,
15:01a été déclenchée
15:02cet après-midi.
15:03Elle aurait pu être déclenchée
15:04bien plus tôt ce matin
15:06et même hier,
15:07effectivement,
15:07elle a été déclenchée
15:08à 17h
15:09et on aurait pu la déclencher
15:10bien plus tôt.
15:11Il y a des compagnies
15:13républicaines de sécurité
15:14qui ont été déployées
15:15à 6h du matin
15:16jusqu'à 2h.
15:17Et il y a des unités
15:18qui sont restées
15:20à résidence
15:21et en fait,
15:22ils regardaient la télévision
15:24et ne pouvaient même pas
15:24aider leurs camarades.
15:26Donc en fait,
15:26il y a un problème
15:27purement opérationnel
15:28mais aussi,
15:29c'est-à-dire que nous sommes
15:30en train de payer
15:31le laxisme généralisé
15:32qui date de 20 ans,
15:3425 ans,
15:3430 ans.
15:35C'est-à-dire que
15:36nous n'avons pas mis en place
15:38les peines de prison ferme
15:39quand on s'en prend
15:40à des policiers.
15:42On n'a pas rétabli
15:43la loi anti-casseur.
15:44Il n'y en a jamais eu tant.
15:45Il faut rétablir
15:46cette mesure
15:47de casseur-payeur
15:48qui, avec Marine Le Pen,
15:49Jordan Bardella,
15:50nous défendons depuis
15:50très longtemps
15:51et que le gouvernement
15:52reprend.
15:52Monsieur Berlani,
15:53je réagirai parce que
15:55votre candidat
15:55était ministre de l'Intérieur
15:56et vous annoncez
15:57qu'il a désarmé la politique.
15:58Moi, ce n'est pas moi
15:59qui...
16:00Honnêtement,
16:00moi, je ne veux pas
16:01que le plateau se transforme.
16:02Moi, je ne suis pas
16:02un technicien
16:03du maintien de l'ordre.
16:04Là, ce qui s'est passé hier,
16:05ça a été violent
16:05mais il y a aussi
16:06de la politique derrière.
16:08Et la question politique,
16:09c'est quelle est la réponse
16:10politique qui est apportée
16:11pour que ceux qui viennent
16:12pour de la violence
16:13en quelque sorte
16:13n'aient pas,
16:14comment dirais-je,
16:16cet écrin
16:17ou je ne sais pas
16:17quel autre mot donné
16:18dans lequel ils font
16:19leurs exactions.
16:19La réponse,
16:20elle est politique,
16:21elle est sociale.
16:22D'accord ?
16:23Si aujourd'hui,
16:23moi, ça fait des moments
16:24que je le dis,
16:25c'est vrai que la jeunesse
16:26a un rapport de plus en plus
16:27douloureux.
16:28Non, mais ne dites pas
16:28mais oui.
16:29Parce que sinon,
16:30ne m'invitez pas.
16:30Invitez un technicien
16:31du maintien de l'ordre.
16:32La discussion n'est pas...
16:33Le sujet, c'est pas...
16:34Je ne nie pas
16:35ce que vous dites
16:35mais vous ne pouvez pas
16:36faire abstraction,
16:37vous ne pouvez pas occulter
16:38ce qui se passe
16:39depuis 24 heures.
16:40Mais Madame,
16:40le président de la République
16:41a pris la parole 10 minutes
16:42et il ne dit rien.
16:43Le président de la République
16:43soutient un budget
16:44qui va à l'encontre
16:45de ce qu'il dit.
16:46C'est pour ça que je dis
16:47que tout ça est une farce.
16:48C'est la farce de Clémenceau.
16:50La guerre est une chose
16:51trop sérieuse
16:52pour la laisser aux militaires.
16:53Le maintien de l'ordre
16:54est une chose
16:55trop sérieuse aujourd'hui
16:58pour la laisser
16:59au seul préfet de police de Paris.
17:01Il faut une commission d'enquête
17:02sur la journée d'hier.
17:03Je ne suis pas politique.
17:05Je le dis
17:05parce que tout le monde
17:06gagnera
17:07à comprendre
17:08sans mettre en cause
17:10à comprendre
17:11comment ça se passe.
17:13Quelle est la doctrine exacte ?
17:15La doctrine actuelle
17:16elle a été bidouillée
17:17il n'y a pas d'autre mot
17:17en 7 jours en 2018
17:19quand il y a eu
17:20la prise
17:20de l'Arc de Triomphe.
17:23Ils ont tout changé
17:23en 7 jours.
17:25Depuis
17:25ça a été tricoté
17:26de façon officielle
17:27mais en réalité
17:28les policiers
17:29ne sont pas une bande.
17:30Les policiers
17:31ne font pas de politique.
17:32Les policiers
17:33ne sont ni à droite
17:34ni à gauche.
17:35Les policiers
17:36d'ailleurs dans une journée
17:36comme hier
17:37ils sont d'autant plus admirables
17:38qu'ils sont en sous-nombre.
17:39Ils sont débordés
17:41en sous-nombre.
17:41C'est des journées comme hier
17:42qu'il peut y avoir
17:43des graves bavures
17:44parce que 10 policiers
17:45face à 300 manifestants
17:47ça peut provoquer
17:49une bavure.
17:49Il n'y en a pas eu hier
17:50il faut s'en féliciter.
17:51Et néanmoins
17:52le préfet de police
17:54de Paris
17:54n'avait pas anticipé
17:56ni le parcours
17:57ni le volume
17:59des manifestants
18:00d'hier.
18:00Des manifestants
18:01200 000 personnes
18:02qui manifestent à Paris
18:03c'est un énorme cortège.
18:05C'est d'autant plus
18:06un énorme cortège
18:07que tous les jours
18:08on dit
18:08attention manifestation
18:09c'est dangereux
18:10il y a des forces de l'ordre
18:11etc.
18:12Donc 200 000
18:12c'est énorme.
18:13Et là hier
18:14il s'est passé
18:14à Lise
18:14vous avez totalement raison
18:15il s'est passé hier
18:17des choses
18:17sur lesquelles
18:18la République
18:20gagnera à enquêter
18:21pour avancer dans le calme.
18:21Et à comprendre ce qui s'est passé
18:23c'est pour ça
18:23merci Laurent Valdiguier
18:24que je me permets
18:25d'insister aussi avec vous
18:27là-dessus
18:27Alexis Corbière
18:28ce qui n'empêche pas
18:29de parler de l'exaspération
18:31des revendications
18:32ça fait 24 heures
18:33que j'en ai une commission
18:33d'enquête
18:34pour objectiver la discussion
18:35très bien
18:35juste un mot
18:36non mais je veux dire
18:37ne me faites pas
18:38porter le chapeau
18:38de ce que je veux pas
18:39mais ce que dit Valdiguier
18:40monsieur Valdiguier
18:41est important
18:42parce que moi je le pense
18:43j'avais discuté
18:44avec des membres du gouvernement
18:45c'était vendredi
18:46en sortie de plateau
18:46ils pensaient qu'il y aurait
18:4720 000 personnes
18:48et je leur ai dit
18:48il y aura beaucoup plus de ça
18:50bon donc il y a un sujet
18:50moi je ne suis pas spécialiste
18:51je ne suis pas l'ensemble
18:52en général
18:52mais je pensais mieux
18:54donc là-dessus
18:55c'est quand même
18:55une question grave politique
18:57Philippe Poutou
18:57j'arrive vers vous
18:58dans un instant
18:59bonsoir tout d'abord
19:00Bruno je dis un mot
19:01quand même
19:01sur les réactions politiques
19:02après la prise de parole
19:03du président de la République
19:05alors que je précise encore
19:06que ces deux images
19:07qui nous parviennent
19:07en direct sont aux abords
19:09de la place de la République
19:11et du forum des Halles
19:13Sophie Binet dit
19:14Macron n'a rien compris
19:15à ce qui se passe dans le pays
19:16Jordan Bardella
19:18qui a été l'un des premiers
19:18à réagir
19:19a parlé d'une prise de parole
19:20du président de la République
19:22lamentable
19:23est-ce qu'on n'a pas aussi
19:24assisté ces dernières 24 heures
19:27à une escalade verbale
19:29parmi la classe politique
19:30je pense notamment
19:31à cet échange à distance
19:32entre le Premier ministre
19:33et Jean-Luc Mélenchon
19:34la nuit dernière
19:35quand nous étions sur ce plateau
19:36effectivement
19:36il y a eu un échange
19:37assez houleux
19:39entre le Premier ministre
19:40et qui visait
19:43l'ultra-gauche
19:44et ajoutait
19:46Jean-Luc Mélenchon
19:47oui
19:48mais même ce soir
19:49Jordan Bardella
19:50parle d'une prise de parole
19:51qu'il n'est pas adhéré
19:52qu'il n'ait pas été satisfait
19:53mais qu'il parle
19:54d'une prise de parole
19:55lamentable
19:55on est en campagne présidentielle
19:57donc tous ceux
19:58qui réagissent
20:00ils réagissent
20:00en fonction
20:01de leur camp politique
20:03parce que la campagne
20:04présidentielle a commencé
20:05et elle est déjà
20:06bien lancée
20:07oui mais toute cette tension
20:08est-ce qu'elle n'est pas liée
20:09Emmanuel Macron est un président
20:10finissant
20:11dans une fin de règne
20:13sans majorité politique
20:14il n'a pas les moyens
20:15il n'a aucun moyen politique
20:17pour avancer
20:18sur aucun des dossiers
20:19qu'il a mis sur la table
20:20ce soir
20:20il a demandé au juge
20:22d'être exemplaire
20:23il a demandé
20:25aux jeunes
20:26d'aller voir
20:27Sébastien Lecornu
20:28il a souhaité
20:29que ce soit
20:30une belle présidentielle
20:31sous-entendu
20:31le sous-tit
20:32c'est Jean-Luc Mélenchon
20:33arrêter
20:33d'encourager la rue
20:35et faire en sorte
20:36qu'on fasse
20:37une campagne présidentielle
20:38c'est tout
20:39c'est ce qui s'est passé
20:40ce soir
20:40donc le président
20:41après
20:42il a rendu hommage
20:44au travail des policiers
20:46il a dénoncé
20:46les factieux
20:47c'est une prise de parole
20:50de 10 minutes
20:51il ne peut plus faire
20:52que ça
20:52le président
20:53il ne peut pas faire grand chose
20:54pourquoi il ne purge pas
20:55le sujet
20:56je crois qu'il vaut
20:56toujours mieux
20:57de terminer les mandats
20:59parce qu'une campagne
20:59présidentielle
21:00dans 20 jours
21:00dans le contexte actuel
21:01on verra comment ce sera
21:03dans ce mois
21:03notre reporter
21:05est connecté avec nous
21:07à l'intérieur même
21:08du forum des Halles
21:08est-ce que vous pouvez
21:09nous expliquer
21:09ce qui est en train
21:10de se passer ?
21:12oui
21:14oui exactement
21:15en fait
21:15on est à l'intérieur
21:17du forum des Halles
21:19et qui est complètement bouclé
21:20par les CRS
21:21comme vous pouvez le voir
21:22et là il y a des affrontements
21:22qui sont en cours
21:24à proximité
21:26il faut comprendre ici
21:27qu'il y a de
21:29plusieurs magasins
21:29où il y a eu
21:30soit des pillages
21:31soit des tentatives
21:32de pillages
21:33c'est bien pour cette raison
21:34qu'ici
21:34comme vous le voyez
21:34sur nos images
21:36les CRS
21:37ont totalement bloqué
21:38l'accès du forum des Halles
21:40et aux alentours
21:41il y a des dizaines
21:42de personnes
21:43vêtues de noir
21:44qui essayent
21:45soit d'aller
21:46sur des affrontements
21:48soit de continuer
21:50à piller
21:51certains magasins
21:52comme c'est le cas
21:54juste devant
21:54ils essayent parfois aussi
21:55de créer
21:56des sortes de barrages
21:59formés par des vélos
22:00formés par des objets
22:01des déchets
22:02et ensuite
22:03de les brûler
22:04d'y mettre le feu
22:05pour éviter
22:06la progression
22:07des forces de l'ordre
22:08et voilà
22:09ce qui se passe
22:10très concrètement ici
22:11au niveau du forum des Halles
22:13et on a vu également
22:14l'intérieur
22:14des employés
22:17qui étaient en train
22:18de recouvrir
22:18les magasins
22:20de planches de bois
22:21pour continuer
22:22de protéger
22:23leur établissement
22:24il y en a
22:24qui ont été touchés
22:25ce magasin de fast-food
22:28à la gauche
22:28a été touché
22:30et on continue
22:32dessus ce qui se passe
22:34mais il y a
22:35vous l'imaginez ici
22:36des affrontements
22:38regardez avec
22:38les forces de l'ordre
22:39qui arrivent
22:40et c'est ça en fait
22:42c'est une succession
22:43de ces images-là
22:44entre des forces de l'ordre
22:45qui font une chasse
22:46ici aux pilleurs
22:48et des pilleurs
22:50qui essayent
22:51de les semer
22:53et d'aller
22:53dans des commerces
22:55justement
22:56pour rentrer à l'intérieur
22:57on a vu des personnes
22:58sortir avec des sacs
22:59remplis
23:00d'objets
23:01que ce soit
23:01des courses
23:02ou des objets
23:04technologiques
23:04électroniques
23:05voilà ce qu'on voit ici
23:06ce soir
23:07dans les rues de Paris
23:09merci pour ces précisions
23:10et évidemment
23:12vous nous tenez au courant
23:13on va continuer
23:13à suivre la situation
23:14une réaction politique
23:15Edouard Philippe
23:16qui était sur BFM TV
23:17aurait préféré
23:18je cite
23:18des décisions
23:19et des initiatives
23:20en réagissant évidemment
23:21à la prise de parole
23:21d'Emmanuel Macron
23:22permettant le retour
23:23à l'ordre
23:23clairement le retour
23:24à l'ordre
23:25on n'y est pas ce soir
23:26notamment à Paris
23:27Philippe Poutou
23:29tout d'abord
23:29votre réaction
23:30à ces images
23:31ça continue
23:32encore ce soir
23:34dans une moindre mesure
23:35évidemment
23:35mais ça continue encore
23:37votre réaction
23:38oui mais c'est normal
23:40ça va continuer
23:41encore et encore
23:42après il y aura
23:43des hauts et des bas
23:44des révoltes
23:45peut-être des fois
23:46un climat insurrectionnel
23:48mais il n'y a pas
23:48qu'en France
23:49que ça se passe
23:49on le voit en Albanie
23:50on le voit en Espagne
23:52ou en Italie
23:53il y a beaucoup de mobilisation
23:54et ça peut quand même
23:55correspondre
23:56à la réponse
23:58à une crise profonde
24:00du monde capitaliste
24:01avec des inégalités sociales
24:03avec des injustices
24:05en permanence
24:05et puis à un moment donné
24:06la colère
24:07elle finit par passer
24:09à un endroit
24:09et puis là en France
24:10on est en train de vivre
24:11un moment de colère
24:12on a vécu il y a quelques années
24:14le mouvement des Gilets jaunes
24:15ça doit faire 7-8 ans
24:16je ne sais pas exactement
24:18on avait la bataille de retraite
24:19un peu après
24:20un peu avant
24:21on avait le mouvement
24:23contre la loi travail
24:24c'était sous Hollande
24:25en fait on a des épisodes
24:27comme ça
24:27où le ras-le-bol
24:29la colère
24:29arrive à avoir
24:30un débouché
24:31dans la rue
24:31et après
24:32c'est là où on voit aussi
24:33c'est ce que vous dites
24:34vous êtes tous surpris
24:35vous ne comprenez pas
24:36qu'est-ce qui se passe
24:37il y a des méchants
24:38il y a des voyous
24:39il y a des pilleurs
24:40et tout ça
24:40mais c'est aussi certainement
24:42le résultat d'une société
24:43qui est profondément injuste
24:44où il y a une sous-estimation
24:45du ras-le-bol
24:46une sous-estimation de la colère
24:48une sous-estimation même
24:49de la misère
24:50de la souffrance sociale
24:51et là ça pète
24:52et après ça ne sert à rien
24:53non non mais je finis juste
24:55sur cette petite idée
24:55ça ne sert à rien
24:56à mon avis
24:57de s'indigner
24:58ça ne sert à rien
24:59parce qu'en fait
24:59il y a une réalité
25:00du monde
25:01une réalité
25:02d'un monde pourri
25:04qui nous saute
25:05là aujourd'hui
25:05à la gueule
25:05et c'est ce qui est en train
25:07de se passer
25:08ça pète
25:09ça pète
25:09alors après évidemment
25:10il y a des magasins cassés
25:12donc ça ne veut pas dire
25:13que tout ce qui se passe
25:14c'est bien
25:14il y a une mairie
25:15qui brûle à Limoges
25:16avec toutes les difficultés
25:17que ça voudra dire
25:17pour les salariés
25:18de la mairie de Limoges
25:19par la suite
25:19et tout ça
25:19donc on sait très bien
25:20qu'il y a plein de choses
25:21qui ne sont pas terribles
25:22ou en tout cas
25:23mais ceci dit
25:23il faut mesurer
25:26qu'il y a un monde
25:27qui est en train de craquer
25:28et qu'il y a un moment donné
25:30il y a une envie
25:30de relever la tête
25:31de se battre
25:32et moi je suis un des manifestants
25:33je ne sais pas
25:33s'il y a beaucoup de manifestants
25:34peut-être toi
25:35je suis en doute
25:35même toi
25:37en fait
25:37c'est des super moments
25:39c'est des moments
25:40de démocratie directe
25:41c'est des moments
25:42enthousiasmants
25:42on est dans la rue
25:43on exprime notre voix
25:45ces images là
25:45que je montre
25:46vous n'en voulez pas
25:47vous appelez au calme
25:47non je n'appelle pas du tout au calme
25:49j'appelle à la lutte
25:50à la mobilisation
25:51la différence qu'il y a
25:52c'est qu'en fait
25:52nous ce qu'on aimerait bien
25:53nous militants révolutionnaires
25:55nous militants anticapitalistes
25:56et avec d'autres militants
25:58de la gauche radicale
25:59c'est de faire en sorte
26:00que ce mouvement là
26:01s'organise
26:01que ce mouvement là
26:02s'étende
26:03parce qu'en fait
26:04ce n'est pas juste
26:04la jeunesse
26:05qui devrait être dans la rue
26:06c'est toute la population
26:07en tout cas le monde
26:08ce qu'on appelle
26:09le monde des opprimés
26:10ou le camp des opprimés
26:11puisqu'en fait
26:11vous avez entendu hier
26:13le Premier ministre
26:13il a dit
26:14il faut choisir son camp
26:15mais évidemment
26:15il y a deux camps
26:16dans la société
26:17oui il y a le camp du pouvoir
26:18il y a le camp de la brutalité
26:19des exploiteurs
26:20des dominants
26:21de tout ce monde de mépris
26:23et de l'autre côté
26:24il y a un monde des opprimés
26:24qui subit la crise
26:25depuis des années
26:26il ne faut pas s'étonner
26:27quand ça pète dans la rue
26:28et c'est normal que ça pète
26:29maintenant nous
26:30ce qu'on aimerait bien
26:30c'est que ça s'organise
26:31que ça devienne
26:32une véritable puissance
26:33et qu'on arrive
26:34à renverser
26:35à la fois ce gouvernement
26:37et ce monde
26:38capitaliste d'injustice
26:39le message est très clair
26:40je pense que ça peut être clair
26:41mais du coup
26:42quand vous dites
26:43non je n'appelle pas aucun
26:44c'est hallucinant
26:45mais hallucinant
26:46bien sûr que c'est hallucinant
26:47mais comme vous
26:48c'est hallucinant
26:48entendre dire
26:49que c'est normal
26:50entendre parler
26:51d'oppresseurs
26:53contre des opprimés
26:54j'aimerais bien savoir
26:55monsieur Poutou
26:55les commerçants
26:56dont ce soir
26:57le magasin a été pillé
26:59les employés
26:59du nettoyage
27:00de la ville de Paris
27:01vont devoir nettoyer
27:02vous les mettez
27:02du côté des oppresseurs
27:03c'est ça
27:04si je vous comprends bien
27:04c'est pas vous
27:07qui allez rembourser
27:08les commerçants
27:09qui ont été pillés aujourd'hui
27:09et hier
27:10bon c'est pas vous non plus
27:11je suppose qu'il va y avoir
27:13du bénévolat
27:14et du volontariat
27:15vous pouvez le faire
27:15et vous associer
27:16monsieur Corbière
27:17je sais pas si monsieur Corbière
27:18valie tout ce que vous avez dit
27:19non mais je ne sais pas
27:20si vous dites que vous non plus
27:21c'est plutôt bien trouvé
27:22de vous dire que vous non plus
27:23vous n'irez pas nettoyer
27:24c'est les ouvriers malveillés
27:26ne prions pas
27:27c'est que moi je ne dis pas
27:29que ce qui s'est passé
27:30dans le rue de Sainte-Dix
27:30c'est normal
27:31monsieur Bellamy
27:32j'arrive
27:32mais juste
27:32s'il vous plaît
27:34on vient voir
27:34qu'en plus
27:35c'est la conséquence
27:36monsieur Poutou
27:39c'est-à-dire que vous appelez
27:40à continuer
27:41à piller
27:43à casser
27:45à attaquer les forces de l'ordre
27:46c'est marrant en fait
27:48ceux qui ne comprennent pas
27:49et tout ça
27:50d'abord les médias
27:51ce serait bien
27:51ce serait bien que les médias
27:53prennent un peu de distance
27:54par rapport à la parole du pouvoir
27:56le pouvoir il a son job
27:57on a vu Macron
27:59on continue
27:59on se fout du monde royalement
28:02on opprime
28:02on exploite
28:03et on appauvrit les gens
28:04depuis des années et des années
28:05on va continuer
28:06et la défense de l'ordre
28:08c'est fermer vos gueules
28:09on va vous écraser
28:10ça c'est le discours du pouvoir
28:11ce qui serait bien
28:12c'est que les médias
28:12ils prennent un peu de distance
28:13et qu'on réfléchisse
28:15et qu'on analyse
28:16qu'est-ce qui se passe vraiment
28:17c'est-à-dire cette colère-là
28:18ça veut dire quoi
28:19prendre un peu de distance
28:19où est-ce que vous voulez en venir
28:20ça veut dire un peu réfléchir
28:21ça veut dire par exemple
28:22je ne réfléchis pas
28:23je pense que non
28:24en plus la question
28:25comme vous l'avez formulée
28:26je n'ai jamais dit
28:27qu'on appelait au pillage
28:28ou en tout cas
28:29je ne laisse pas entendre ça
28:30donc ça vous le condamnez
28:31non
28:33je ne suis même pas
28:33en position de condamner ça
28:34parce que ce que j'essaie d'expliquer
28:36c'est de dire
28:36voilà
28:37c'est déjà de comprendre
28:38ce qui se passe
28:38pourquoi il y a ça aujourd'hui
28:40pourquoi il y a ces images-là
28:42en grand
28:42là comme ça
28:42des pavés partout
28:44des policiers qui courent
28:45après tout le monde
28:46qui insultent tout le monde
28:47mais vous l'avez dit
28:47parce que ça pète de partout
28:48parce que les gens n'en peuvent plus
28:50parce que les gens sont exacts
28:51ça je l'ai entendu
28:52mais je vous parle de la méthode
28:54c'est important
28:55on peut être désespéré
28:56on peut être en colère
28:57mais pour autant
28:58faut-il tout casser
28:59il faudrait que ce soit propre
29:00c'est ça ma question
29:00mais à ce moment-là
29:01on pourrait parler du pouvoir aussi
29:03pourquoi le pouvoir
29:03il se comporte de cette manière-là
29:05pourquoi les flics
29:06ils insultent les jeunes
29:07pourquoi ils ont frappé
29:09comment
29:09donc en fait
29:10on pourrait dire
29:11mais pourquoi ça se passe mal
29:12dans tous les sens
29:12ce qui est sûr
29:13c'est qu'il y a un système
29:14qui est profondément injuste
29:15et quand ça pète
29:15ça pète comme ça peut péter
29:17Monsieur Bellamy
29:18mais quand vous voyez l'histoire
29:19quand vous voyez l'histoire
29:20du 19ème siècle par exemple
29:21qui est une histoire
29:21d'insurrection, de révolution
29:23et tout ça
29:23d'ailleurs la république
29:24s'est construite quand même
29:25grâce à des insurrections
29:26grâce à des révolutions
29:26parce que vous défendez tous
29:27la république
29:28mais cette république-là
29:29elle est née grâce
29:30à des révoltes sociales
29:31et certainement
29:32qu'il y avait plus que
29:32des vitrines cassées
29:33courant du 19ème siècle
29:34ou début du 20ème siècle
29:35jusqu'aux grèves générales de 1936
29:36ou même jusqu'à mai 68
29:37c'est comme ça
29:38qu'elle se construit
29:39c'est ça qu'on vit selon vous
29:40le début d'une révolte sociale
29:41on ne sait pas
29:41on ne sait pas
29:42mais par contre
29:42il faut comprendre
29:43que la colère
29:44elle vient de loin
29:45et elle est profonde
29:47alors après
29:48voilà
29:48il y a une mairie qui brûle
29:50il y a des vitrines
29:51qui pètent
29:51pas une
29:51pas une
29:52plusieurs
29:53plusieurs
29:53j'étais au courant
29:54que pour celle de Limoges
29:55il y a des vitrines
29:56de commerçants
29:57qui pètent
29:57alors souvent
29:57c'est des cibles très politiques
29:59c'est Vuitton
30:00c'est du commerce de luxe
30:01moi je n'ai pas de soucis
30:02avec ça
30:02non non
30:03pas du tout
30:03souvent
30:03allez-y François-Xavier Bellamy
30:05je sais que la gauche
30:07aime le monopole
30:07mais le monopole de la parole
30:08c'est quand même un peu
30:09vous êtes déplacé
30:10moi je suis invité
30:11une fois tous les
30:11bon merci pour l'invitation
30:13quand même
30:13pas une fois tous les
30:14on vous invite régulièrement
30:15sauf que vous habitez
30:16à Bordeaux
30:16donc c'est compliqué
30:17mais c'est pas ça
30:18qui prend le plus de place
30:18François-Xavier Bellamy
30:25qui en effet a totalement
30:26perdu sa boussole
30:26parce que l'histoire de la gauche
30:28c'est la lutte contre
30:28les injustices
30:29et ce qu'on est en train
30:30de vivre aujourd'hui
30:31aujourd'hui
30:32c'est la réalité
30:33de l'injustice
30:34que subissent les français
30:35et je le répète encore une fois
30:36les français les plus vulnérables
30:37parce que les gens
30:38qui ont vu leur vitrine
30:39cassée M. Poutou
30:40les gens qui ont vu
30:40leur magasin dévalisé
30:41le travail de toute leur vie
30:42détruit en quelques minutes
30:44ces gens-là
30:45ils ne sont pas en train
30:45de souffrir
30:46parce que la justice progresse
30:48ils sont en train de souffrir
30:49parce que vous incitez
30:50à la violence
30:51et au chaos
30:51et moi je me pose
30:52une question très simple
30:53M. Poutou en fait
30:54je me demande
30:55pourquoi vous n'êtes pas
30:55en prison ce soir
30:56non mais ça ne va pas
30:57non mais si bien sûr que si
30:58mais parce que vous savez
31:00mais ça ne va pas ou quoi
31:01M. Bellamy
31:01vous voulez interdire des manis
31:02vous voulez mettre Poutou en prison
31:03c'est très bien
31:03vous vous faites l'allié
31:04non non non mais moi
31:05c'est la question des libertés publiques
31:06mais oui bien sûr
31:07les libertés publiques
31:08les libertés publiques
31:09ça commence
31:09vous dites que
31:10les confédérations syndicales
31:11qui ont manifesté
31:12vous allez mettre en prison
31:13un homme qui a été candidat
31:14à l'élection présidentielle
31:15on va juste revenir
31:19à ce qui est en train de se passer
31:19aujourd'hui
31:20vous expliquez
31:21il a le droit de réagir
31:22à ce que vous dites
31:22c'est pas anodin
31:23vous avez dit
31:24je refuse
31:24vous avez dit
31:26parce que moi je ne dis pas
31:27qu'il faut pratiquer la violence
31:29je dis que la violence
31:30c'est interdit
31:31que c'est interdit
31:32la démocratie la violence
31:33vous êtes violent socialement
31:34vous
31:34la violence c'est le fait
31:36vous avez un candidat
31:37qui a dit que l'état de droit
31:38il devait être parfois abandonné
31:40M. Retailleau
31:42je suis pour mettre en prison
31:43Retailleau
31:43il n'a jamais dit
31:44qu'il fallait abandonner l'état de droit
31:45vous racontez n'importe quoi
31:46il a dit que justement
31:47l'état de droit
31:48ça devait vouloir dire
31:49d'abord le fait d'entendre
31:50ce que les français ont à dire
31:51et le respect de la démocratie
31:52ça commence par le refus
31:53de la violence
31:54quand vous dites aujourd'hui
31:55vous avez publié un message
31:56qui dit
31:57je choisis mon camp
31:58entre le camp des émeutis
32:00et le camp du désordre
32:01et le camp des nantis affolés
32:03je choisis mon camp
32:04vous avez le mérite
32:05de la clarté
32:06mais vous devriez en répondre
32:07vous devriez en répondre
32:08parce que les nantis affolés
32:09en réalité
32:10c'est les nantis affolés
32:11c'est ces gens de peu
32:13qui travaillent dur
32:14et qui n'ont pas grand chose
32:16et qui viennent de tout perdre
32:17aujourd'hui
32:17parce qu'aller voler
32:18des magasins
32:19de chaussures de sport
32:19ça n'a rien à voir
32:20avec une guerre
32:21pour la justice sociale
32:22la réponse de monsieur Coutou
32:23c'est d'abord un récidiviste
32:25le 7 octobre 2023
32:27il félicitait le Hamas
32:28pour le plus grand
32:29pogrom antisémite
32:30de l'histoire du 21ème siècle
32:31donc c'est une succession
32:33le NPA
32:33vous voyez
32:33c'est de ça que la France
32:34crève aujourd'hui
32:35elle crève pas seulement
32:36à cause des images qu'on voit
32:37elle crève à cause
32:38de tous ceux
32:38qui les ont préparés
32:39à cause de tous ceux
32:40qui ont armé ces gens
32:41de tous ceux
32:41qui ont préparé
32:42le chemin vers cette violence
32:43et tant qu'on restera
32:44dans cette espèce d'impunité
32:45où on peut appeler
32:46à la violence
32:47au saccage
32:47au pillage
32:48à l'incendie
32:48où on peut appeler
32:49à détruire des mairies
32:50sans avoir aucune conséquence
32:52à subir
32:52oui c'est vrai
32:53la démocratie
32:53dans notre pays
32:54sera vraiment en danger
32:55j'aimerais entendre
32:56la réponse de monsieur Coutou
32:58c'est là où c'est
32:59c'est toujours très difficile
33:00on dit quelque chose
33:01et c'est vite déformé
33:03donc on appelle pas au pillage
33:04de la même manière
33:05là par contre
33:06autant j'assume le tweet
33:07dont vous parliez
33:07par contre j'aimerais bien
33:08entendre sa réponse
33:09autant j'assume le tweet
33:10dont vous parlez
33:11sur la question de
33:12parce qu'en plus
33:12hier j'ai entendu
33:13quand il s'appelle
33:14le premier ministre
33:15il a dit
33:15il faut choisir son camp
33:16je dis ouais
33:17en tout cas ce qui est sûr
33:17c'est que moi
33:18je ne suis pas du camp du pouvoir
33:18donc si je ne suis pas
33:19du camp du pouvoir
33:20et visiblement il n'y a que d'eux
33:21donc je suis du côté
33:22des manifestants
33:22et des émeutiers
33:23oui effectivement
33:24mais ça ne veut pas dire
33:25qu'on n'a aucun problème
33:27avec la façon
33:27dont les choses se passent
33:28ou que tout ce qui se passe
33:29c'est super bien
33:30justement
33:31quand la colère
33:32non mais quand la colère
33:33mais oui mais bien sûr
33:34je ne condamne pas les pillages
33:35bien sûr je ne les condamne pas
33:35parce que je n'ai pas envie
33:36de les condamner
33:37parce que le problème
33:37il est plus compliqué que ça
33:38ce n'est pas A ou B
33:39parce que vous pensez
33:40que ça doit passer par ça
33:42c'est pas noir ou blanc
33:42il y a peut-être
33:42à un moment donné
33:44pourquoi on ne réfléchit pas
33:45sur les causes de la colère
33:47et puis même
33:48il y a des sociologues
33:50comme
33:50je ne sais plus comment il s'appelle
33:52Sébastien Rocher
33:52qui explique
33:53alors lui c'est ce qu'il explique
33:55c'est qu'en fait
33:56on en est là aujourd'hui
33:57parce que le gouvernement
33:58a hyper mal géré
34:00la gestion du début
34:01du mouvement des lycéens
34:02il a fait n'importe quoi
34:03il a maltraité les lycéens
34:05et ça se paye aujourd'hui
34:06parce que c'est vrai
34:06qu'en fait
34:07on peut penser
34:08que la répression immédiate
34:09du mouvement des lycéens
34:10n'a fait qu'amplifier le mouvement
34:12en fait ils sont plantés
34:12ils ont pensé
34:13écraser le mouvement dans l'œuf
34:14et faire taire les jeunes
34:15et en fait
34:16ça s'est embrasé
34:17maintenant que ça s'est embrasé
34:19maintenant que la police
34:20a montré
34:21qu'elle pouvait être violente
34:22et qu'ils justifient même
34:22leur propre violence
34:23comment se plaindre
34:25qu'en face
34:25il va y avoir aussi
34:26une réponse violente
34:27il faut bien comprendre
34:30nous ce qu'on aimerait bien
34:32nous on pense
34:33que c'est pas terrible
34:34que c'est pas bon
34:35de brûler une mairie
34:36mais non
34:37ce que je dis
34:38c'est que ça arrive
34:39il vaut mieux comprendre
34:41pourquoi ça arrive
34:41et après derrière
34:43la question qu'on peut se poser
34:44parce que vous avez vu
34:45qu'il y a des policiers
34:45qui remplacent
34:47qui sont des casseurs
34:48qui jettent
34:49qui jettent
34:50et en l'occurrence
34:51s'il vous plaît
34:52le premier ministre
34:54il y a même des policiers
34:55qui vont piquer
34:56dans les magasins
34:57qui sont cassés
34:57donc on pourrait penser
34:59que des incendies
35:00derrière le pouvoir
35:01est lié pour quelque chose
35:02monsieur Boutou
35:03merci
35:03merci
35:04merci

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