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  • il y a 7 semaines
Lundi 31 août 2026, retrouvez Kevin Thozet (Membre du comité d'investissement, Carmignac), Pierre-Olivier Beffy (Gérant et chef économiste, Boussard et Gavaudan) et Emeric Blond (Gérant fonds actions, Tailor AM) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.

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00:00Générique
00:04...
00:07Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne pour rester à l'écoute des marchés.
00:12Vous nous retrouvez en direct tous les jours à 12h30 et à 17h30.
00:17Vous pouvez également retrouver le replay sur notre site www.bismart.fr
00:22et nous écouter en podcast sur toutes vos plateformes d'écoute préférées.
00:27Au sommaire de cette édition, ce soir, le pétrole rebondit ce lundi
00:30à la suite de nouvelles frappes des États-Unis contre l'Iran après des semaines de calme.
00:36Le baril de Brent rebondit de 3% environ et se maintient autour de 90 dollars.
00:42Dans ce contexte, on regarde les valeurs de l'énergie.
00:44En France, Total Energy progresse de 2%.
00:47Aux États-Unis, Exxon et Chevron gagnent environ 3% dans les premiers échanges à Wall Street.
00:53Du côté des indices d'action, en Europe, ils évoluent sans tendance marquée au cours de la séance.
00:59En France, le CAC 40 est en léger repli sous 8400 points aujourd'hui.
01:03A noter d'ailleurs que les indices britanniques restent fermés ce jour.
01:08Côté américain, les indices sont ouverts en léger repli.
01:11Ils sont pénalisés par cette hausse des prix du pétrole qui relance les craintes sur l'inflation
01:16et qui pèsent sur l'obligataire, déjà chahuté cet été.
01:19On a en mémoire le discours de Kevin Warche qui a prévenu que la lutte contre la hausse des prix
01:25restait une priorité absolue lors du traditionnel rendez-vous des banquiers centraux à Jackson Hall dans le Wyoming.
01:34Face à une inflation sous-jacente qui joue les prolongations,
01:37Kevin Warche a tenu un discours nettement plus restrictif que ce qui était attendu.
01:42Résultat, le marché obligataire s'est à nouveau tendu.
01:45Le rendement américain à 10 ans se tend encore aujourd'hui un petit peu
01:49et évolue autour de 4,75%.
01:53Les rendements à 20 et 30 ans sont désormais bien installés, au-delà de 5,25%.
01:59Globalement, le marché obligataire est chahuté partout dans le monde, en zone euro,
02:03que ce soit en France, en Allemagne ou encore en Italie.
02:06Les rendements à 10 ans progressent tous, pareil pour le Japon.
02:09Analyse et précision avec nos invités dans un instant.
02:14Et puis dans ce contexte, les regards des investisseurs se tournent aussi
02:17vers le rapport mensuel sur l'emploi aux Etats-Unis qui sera publié ce vendredi.
02:21Ces chiffres clés viendront donner de nouvelles précisions sur la santé de l'économie américaine
02:27et sur son marché du travail, évidemment.
02:29En attendant vendredi, on regardera les dernières publications des entreprises
02:33pour le deuxième trimestre.
02:34On attend celle de Dell ou encore celle de Broadcom cette semaine.
02:483 invités avec nous chaque soir pour décrypter les mouvements de la PIN de la NET.
02:52Marché Pierre-Olivier Béfi, gérant et chef économiste chez Boussary Gavodan.
02:56Bonsoir.
02:57Bonsoir Pauline.
02:57Kévin Tozet, vous êtes membre du comité d'investissement chez Carmignac.
03:02Bonsoir.
03:02Bonsoir Pauline.
03:03Et Aymeric Blond, gérant de fonds Action chez Tellor AM.
03:06Bonsoir.
03:07Bonsoir.
03:08Pierre-Olivier, je vous propose de commencer avec la situation en Iran.
03:13Comment les investisseurs réagissent face à cette nouvelle escalade des Etats-Unis
03:19contre l'Iran ?
03:20Ça faisait un mois que tout était calme de ce côté-là.
03:23Oui, alors moi j'ai l'impression que le scénario un peu pour l'instant du marché
03:26ou le consensus, c'est dire qu'il y aura sans doute un deal au mois de septembre.
03:30Voilà, plus ou moins.
03:31Donc moi je pense que le risque il est un tout petit peu asymétrique à la hausse quand
03:36même sur le prix du pétrole.
03:37D'accord.
03:37Parce qu'on arrive quand même, on voit par exemple les réserves américaines sont passées
03:43de 800 millions à 300 millions de barils.
03:45Enfin on voit qu'on arrive à des points où ça peut être un peu plus difficile j'irais
03:50au niveau de la gestion de l'offre de pétrole.
03:54Après, dans le même temps, le pétrole s'est plutôt bien comporté malgré la fermeture
04:00du détroit d'Ormousse plusieurs fois dans l'année.
04:02Les Chinois notamment ont quand même beaucoup accumulé de pétrole dans les dernières années.
04:07Donc ils ont pu aussi amortir en faisant baisser drastiquement la demande de pétrole.
04:11Donc au final, je trouve que sur le pétrole, il n'y a pas trop de primes de risque.
04:15Je dirais ça comme ça.
04:16La courbe est en backwardation.
04:17Le marché dit que dès qu'on en sortira, de toute façon, il y aura du pétrole de partout.
04:21Donc tout va s'effondrer.
04:22Voilà.
04:23Bon, il ne faut peut-être pas trop vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tuée.
04:26Après, ça reste de la géopolitique.
04:27Donc qu'est-ce qu'il faut attendre sur les prix dans les prochaines semaines à votre avis ?
04:31Encore une fois, je n'ai pas de boule de cristal.
04:33Peut-être que juste avant la Fed, Trump va annoncer une bonne nouvelle pour que Warch soit
04:37un peu plus tranquille.
04:38Voilà, finalement, ce n'est pas si mal.
04:39Voilà.
04:40Il y a beaucoup de choses qui se jouent.
04:41Honnêtement, j'aurais du mal.
04:42Pour moi, ça reste un peu de la roulette russe en ce moment, je dirais, sans jeu de mots,
04:47cette histoire à Hormuz.
04:48Mais par contre, je pense que quand même, avoir un peu de risque asymétrique à la hausse
04:52sur le pétrole, ça me semble un meilleur risque aujourd'hui, shorter le pétrole, parce
04:56que c'est déjà un peu dans la courbe et quelque part, la courbe du pétrole.
04:59Et la deuxième chose, c'est que j'ai l'impression qu'il y a plus d'asymétrie convexe à
05:04la
05:04hausse qu'à la baisse.
05:05Mais bon, c'est...
05:06Kevin Tozet, vos commentaires et votre analyse sur cette situation à Hormuz et en Iran ?
05:11Alors, avant tout, bravo.
05:13Félicitations et bravo pour cette première.
05:16Sur le pétrole, comme disait très bien Pierre-Olivier, il y a quand même plusieurs facteurs,
05:20on va dire, de mitigation, qui mettent une forme de plafond sur l'envolée des prix du
05:26pétrole.
05:27Vous avez mentionné les moindres achats faits par la Chine.
05:29Il y a aussi quand même toutes les réserves stratégiques de pétrole qui ont été libérées
05:33par les États-Unis et pas que.
05:36Sur ces deux mouvements-là, en tout cas sur ces deux aspects-là, je ne suis pas convaincu
05:40qu'on continue à avoir, on va dire, ces deux facteurs de limitation sur une hausse du
05:46prix du pétrole.
05:46Alors, je me garderais bien de faire des prévisions sur la durée du conflit.
05:49Il va durer six jours, puis six semaines, ça fait six mois maintenant.
05:53Mais nous, ce qu'on aime bien acheter, vous parlez de risque assez métrique, ce qu'on
05:57aime bien avoir dans les portefeuilles dans ce contexte-là, c'est des anticipations
05:59d'inflation qui ont globalement assez peu bougé.
06:02C'est-à-dire que contrairement au prix du pétrole en tant que tel, qui lui a pu s'apprécier
06:06de plus 100%, plus 50%, plus 60% sur l'été, quelque chose comme ça, les anticipations
06:14d'inflation, elles ont très peu bougé.
06:15Elles ont très peu bougé en Europe, elles ont très peu bougé aux États-Unis, et ça
06:18sur différents points de courbe.
06:19C'est-à-dire que sur des maturités longues, en général, c'est plutôt normal, plutôt
06:23des facteurs, on va dire, plus structurels qui les nourrissent.
06:25Même sur des maturités courtes, un an, deux ans, le marché n'y croit pas, globalement.
06:31Et on est plutôt d'avis chez Kerminac que c'est des facteurs qui peuvent durer.
06:35Et puis, on a quand même aussi une succession d'événements, c'est-à-dire que ce choc
06:38sur les prix du pétrole, voilà, c'est ce qu'on a là.
06:42Des chocs, on va dire, ce qu'on appelle des chocs d'offres.
06:45On en a eu plusieurs, il y a eu le Covid, il y a eu la guerre d'Ukraine, il
06:49y a eu
06:50les guerres commerciales.
06:51Et à mesure que ces chocs s'accumulent et s'enchaînent, les agents économiques, nous-mêmes
06:56particuliers ou nous-mêmes entreprises, on est davantage enclin à intégrer, on va
07:02dire, ce facteur négociation à la hausse des salaires, des contrats, revue des prix
07:07des contrats, etc.
07:08Et ça, ça va être de nature, je crois, à nourrir l'inflation.
07:11Alors, on est en train de dire qu'on va avoir une inflation à deux chiffres pour les années
07:15ou les décennies qui viennent, mais en tout cas, qu'on soit dans un régime d'inflation
07:17plus élevé, je crois que ça, c'est une réalité.
07:20Est-ce que du coup, le prix du pétrole au-dessus de 90 dollars, c'est un vrai risque pour
07:25les
07:25marchés ?
07:26Alors, dans tous les cas, la hausse des prix du pétrole, c'est comme une taxe.
07:30Globalement, vous taxez qui ? Les consommateurs et essentiellement les particuliers.
07:35Et voilà, ça prend poche gauche et ça va dans la poche droite.
07:38Et la poche droite, c'est celle que vous avez mentionné, Exxon, Esso et autres sociétés
07:43qui investissent dans le secteur.
07:46Emry, est-ce que vous êtes d'accord avec tout ce qui a été dit ? Est-ce que vous
07:49voulez
07:49ajouter des précisions ?
07:51Oui, précisions, enfin, tout ce que mes collègues ont dit est parfaitement juste.
07:55Mais effectivement, je pense qu'il faut garder en tête qu'on a eu le Covid, la guerre en Ukraine,
08:02la guerre iranienne.
08:03On a eu l'enlèvement de Maduro avec ce qui peut se passer au Venezuela.
08:08Et en fait, il y a plein d'options gratuites quelque part sur la table pour que les prix
08:13du pétrole baissent.
08:14Dans le sens où, tout simplement, le jour où ces conflits s'éteignent, le prix va
08:19baisser.
08:20Le jour où on arrive à une normalité un petit peu du quotidien sur les prix du baril,
08:26on a ouvert quand même pas mal de mégagisements là ces derniers temps.
08:30Il y en a qui ont été découverts encore récemment.
08:33On n'est pas dans un monde où effectivement le pétrole devient une denrée rare.
08:38Le pétrole, il y en a partout en fait.
08:40Et c'est vrai que le jour où toutes les situations se tassent, on va effectivement
08:46avoir un contest un peu déflationné sur les prix du pétrole.
08:48Je rappelle qu'avant le conflit avec l'Iran, on parlait d'un pétrole autour de 45-50.
08:54Donc, effectivement, je pense qu'il y a beaucoup plus de risques à la baisse qu'à la hausse.
08:58Oui, mais là, on l'a vu depuis un mois, au final, ça s'était un peu tassé.
09:00Bien sûr, mais bon, c'est de l'ajustement un petit peu épidermique, géopolitique.
09:05Ce n'est pas quelque part, c'est la financiarisation de la matière première du pétrole,
09:10mais ce n'est pas la réalité de la demande du pétrole.
09:12Moi, je m'intéresse le plus au prix du gaz, qui est une composante beaucoup plus importante
09:17pour les nations comme la Chine, le reste de l'Asie, l'Europe,
09:22où effectivement le gaz est une composante beaucoup plus importante de la consommation énergétique.
09:26Et effectivement, là, le gaz, par contre, lui, a monté.
09:28Nos stocks de gaz ne sont pas à des niveaux, on n'est pas à la cible du tout
09:32des niveaux de gaz qu'on devrait avoir aujourd'hui en Europe.
09:35D'accord.
09:36Et l'hiver approche.
09:37Alors, je ne sais pas quel hiver on va avoir, est-ce qu'on aura de 20 degrés
09:39ou est-ce qu'on aura du moins que ça ? Je ne sais pas.
09:42Mais en tout cas, on a toujours besoin historiquement de gaz.
09:45Il y a une certainité très forte et je pense que c'est vraiment là où le bas va blesser
09:49si jamais on a des problèmes.
09:52Autrement dit, nos économies, elles sont moins sensibles au prix du pétrole
09:55et peut-être plus sensibles au prix du gaz que ce qu'on a pu avoir par le passé.
09:58En tout cas, les investisseurs regardent quand même globalement le prix du pétrole.
10:02Des prix en hausse pèsent sur les risques concernant l'inflation.
10:08Ce qui nous amène à parler de Jackson Hole et du discours de Kevin Warsh
10:13qui a donc remis l'accent sur la cible de 2% d'inflation.
10:18C'était vendredi dernier.
10:20Pierre-Olivier Beffy, qu'avez-vous retenu de ce discours de Kevin Warsh à Jackson Hole ?
10:25Je crois que le marché l'a pris un peu de manière au-quiche,
10:28surtout quand il a dit grosso modo qu'il fallait retourner à 2% avec une certaine vitesse.
10:33Sinon, il allait devoir agir.
10:35Après, ce qui est compliqué aujourd'hui, c'est vrai que c'est ses débuts, entre guillemets,
10:40et on ne sait pas vraiment si c'est quelqu'un qui...
10:42À un moment, il nous expliquait qu'il était très content que le marché fasse le travail à sa place.
10:47Donc, on ne sait pas trop s'il parle de manière très au-quiche, il ne va rien faire.
10:50Est-ce qu'il va quand même délivrer ?
10:53Moi, je pense que là, on a quand même toute une série de données jusqu'au FOMC du 16 septembre.
10:58On a le CPI US le 11, on a déjà les payrolls aussi cette semaine, ce vendredi.
11:03Donc, on a aussi les PPI, je pense, qui vont être assez importants à regarder la semaine prochaine.
11:08Bon, bref, on a toute une série de chiffres qui peuvent faire un peu pencher la balance d'un côté
11:12ou de l'autre.
11:13Oui, parce qu'aujourd'hui, le marché price quand même à peu près 60%, une hausse des taux le 16.
11:20Oui. Après, moi, d'un point de vue fondamental, je trouve qu'il y a beaucoup d'investissements aux Etats
11:24-Unis.
11:25Je comprends que ça crée des tensions, pour le coup, un peu inflationnistes, notamment sur le prix des microprocesseurs, etc.
11:32Après, la consommation aux US, je ne la trouve pas exceptionnelle.
11:35Enfin, en réel, il n'y a pas non plus de pouvoir d'achat qui est si fort que ça
11:39aux Etats-Unis.
11:40Il n'y en a pas beaucoup en Europe, un peu de partout, en fait. On voit que la consommation,
11:43ce n'est pas ce qui tire, en quelque sorte, la croissance.
11:45Donc, moi, j'ai l'impression qu'il n'y a pas d'inflation structurelle dans le système.
11:49Maintenant, si on a encore des nouveaux chocs avec Hormuz, etc., ça peut quand même poser quelques problèmes aux banquiers
11:54centraux.
11:55Mais je trouve que l'équilibre de Polycymique, ce n'est pas bon.
11:58Et on le voit d'ailleurs parce que j'ai l'impression qu'il y a un combat maintenant entre
12:00Bessent et Warch.
12:02Grosso modo, il y a Bessent qui dit qu'on n'en peut plus de ces taux, ce qui est
12:05normal parce qu'en charge d'intérêt, les Américains sont au-dessus de 4 % en point de PIB.
12:11Donc, 4 % du PIB mis dans les charges d'intérêt, ça fait beaucoup.
12:14Je crois que le pic, c'est en 90, à peu près, c'était à 4,8 %.
12:17Donc, on se rapproche vraiment des niveaux quand même où ça commence à être très cher.
12:22Et dans le même temps, ça s'applique à toute l'économie.
12:24Il y a tous ceux qui veulent faire des data centers, etc.
12:26Dans le même temps, les Chinois, eux, ils ont des taux qui n'arrêtent pas de baisser.
12:29Grosso modo, le coût du capital est envers zéro.
12:31Donc, à un moment où on veut accélérer sur l'innovation, où on a besoin d'argent pour la défense,
12:36ça devient complètement stupide pour le gouvernement américain, ça c'est sûr.
12:39Mais dans le même temps, Warch, il nous explique que l'inflation est hyper important.
12:43Le bon polysémique, c'est de dire qu'on peut laisser un peu plus d'inflation
12:45et puis financer de manière un peu plus accommodante cette grande vague de productivité.
12:50Il dit que c'est de la priorité absolue.
12:53Lui, c'est ce qu'il dit.
12:54C'est vraiment de la priorité absolue, l'inflation.
12:56Voilà, mais on ne sait pas encore comment bien articuler dans son discours
12:59ce qu'il dit à la fois sur l'IA, où il dit que c'est une vague de productivité
13:02fantastique.
13:02C'est-à-dire que ça, c'est très désinflationniste à long terme.
13:05On ne devrait pas être très inquiet sur l'inflation.
13:07Et dans le même temps, qu'ils nous disent, bon, l'inflation, c'est ultra important maintenant.
13:10Je pense aussi que Warch, il est aussi dans une situation politique interne à la Fête
13:14qui est très compliquée.
13:15Ce n'est pas celui...
13:18Je ne suis pas sûr qu'il a tout le bord avec lui.
13:21Je pense qu'il a peut-être même tout le bord contre lui.
13:23Et donc, il est en train de forcer un peu sa nature en disant, voilà, moi, je vais aller sur
13:26l'inflation.
13:27Personne ne pourra aller contre moi et je suis obligé de les embarquer là-dedans.
13:31Après, qu'est-ce qu'il en fera ?
13:33Je crois que ce mois de septembre va être quand même assez informatif.
13:35Ce FOMC de septembre me semble très, très important.
13:39Et je ne suis pas sûr que le marché a complètement fait son choix aujourd'hui.
13:44Bon, on regarde toujours si on a 60%, 55%, 45% de hausse de la FED.
13:50Mais on voit que c'est quand même très tangent.
13:51On a encore un peu du mal à comprendre la fonction de la FED.
13:53Oui, mais il y a une semaine, c'était 40% à peu près de hausse pricée.
13:57Et depuis le discours de Kevin Warch la semaine dernière, c'est passé quand même à 60%.
14:01Donc, ça veut dire que le marché...
14:03Oui, c'est sûr.
14:03Mais enfin bon, on a un ou deux primes d'inflation un peu en dessous du marché.
14:07Les gens attendent 0,4 en mandant sans demande.
14:09C'est quand même assez fort, 0,4.
14:10Il suffit que ça déçoit un peu, que c'est à 0,3.
14:13Le gens dira, ben voilà, c'est déjà mieux, etc.
14:15Oui, c'est sûr.
14:15Voilà, si l'emploi vendredi est négatif, je pense que le marché va dire,
14:20ouah, mais des hausses de taux, c'est un peu n'importe quoi.
14:22Ce qui est compliqué aujourd'hui, c'est que comme il ne veut plus qu'il y ait de forward
14:25guidance,
14:27en fait, on doit imaginer ce que veut faire la FED et pas ce qu'elle doit faire.
14:31Et ça, c'est plus compliqué.
14:32Alors, dans un régime normal, entre guillemets,
14:35et c'est de ce à quoi, lui, il n'arrête pas de nous dire ça,
14:38la stagnation, c'est fini, il l'est encore dit aujourd'hui.
14:40Voilà, donc, dans un régime normal, on comprend,
14:42mais on n'est pas sûr qu'on soit complètement dans un régime normal
14:44et que sa communication va beaucoup nous aider.
14:47Kevin Tauzet, sur ce discours, sur l'inflation, sur l'IA,
14:51il y a pas mal de choses à dire, sur la forward guidance aussi.
14:54Oui, enfin, sur l'inflation, pour nous, clairement, voilà,
15:00il a mis un tour de vie, je crois.
15:02Il a dit 2%, il a dit qu'il regardait bien le déflateur du PCE,
15:06donc voilà, un indicateur qui est bien celui de la FED
15:09et pas un dont on va extraire les extrêmes.
15:14Il a dit qu'il croyait dans les politiques monétaristes, là aussi.
15:18Donc voilà, quand on voit la croissance de M2 aux États-Unis,
15:22entre 5 et 6%, ça veut plutôt dire un petit peu moins de ça
15:26sur les trimestres à venir, donc ça c'est un autre élément, je crois.
15:33La question, en fait, c'est est-ce que la séquence entre aujourd'hui
15:37et la réunion de septembre, c'est la même ou une redite
15:41que la séquence entre son discours de nomination et puis la réunion de juillet,
15:46où il avait eu, on va dire, un discours assez ferme sur le front de l'inflation
15:50et globalement, la montagne avait accouché d'une souris
15:54et ça avait plutôt déçu les marchés qui ne disent pas grand-chose,
15:57qui ne fassent pas grand-chose et qui ne disent pas grand-chose sur la réunion de juillet.
16:00Et le risque, je crois que c'est celui-là, c'est-à-dire que, voilà,
16:02si à la réunion de septembre, finalement, il ne se passe pas grand-chose
16:05et qu'il y a très peu de communication, comme ils souhaitent en donner très peu,
16:10que là aussi, les opérateurs de marché soient déçus
16:14sur ces anticipations pour remonter des taux d'intérêt
16:16et donc, que ce soit les taux longs qui fassent le travail.
16:20Et voilà, c'est toute la séquence qu'on a pu voir cet été
16:25qui a amené, peut-être un des facteurs qui a amené le trésor américain
16:29à intervenir, à dire qu'il s'inquiétait du coût de la dette
16:32ou du coût de service de la dette, du niveau des taux longs et j'en passe.
16:36Donc, je crois que c'est un petit peu ça.
16:38Est-ce que, voilà, est-ce que M. Warch, ça va être surtout des mots
16:40ou ça va être des mots et des actes ?
16:41Parce que, pour l'instant, c'est surtout des mots.
16:43Ça, c'est un élément. Sur les gains de productivité,
16:48il y avait un écrit intéressant de la Réserve fédérale de San Francisco
16:55qui disait quand même que les gains de productivité,
16:58ils estimaient que ce serait 0,75 par an, quelque chose comme ça,
17:02mais par contre, que c'était essentiellement fourni par la composition de travail.
17:07Donc, c'est essentiellement des gains de productivité venant du facteur travail
17:11et pas des gains de productivité totaux.
17:13Et ça, pourquoi ? Parce qu'en fait, collectivement,
17:16je pense que le cas en Europe et aussi aux États-Unis,
17:18quand on travaille, on a alloué du capital sur chacun d'entre nous
17:22et donc, on est plus performant.
17:24Mais collectivement, on ne voit pas encore des gains de productivité majeurs aux États-Unis.
17:28Donc, ça reste quand même une grande interrogation fondamentale.
17:32mais je ne crois pas que les banquiers centraux, tout brillant qu'ils soient,
17:36même si c'est la principale institution monétaire au monde
17:38et sans doute une des plus compétentes,
17:40est la réponse à cette question aujourd'hui.
17:44Donc voilà, sur ce que devraient faire les banquiers centraux,
17:47on est plutôt partisans qu'ils devraient monter les taux d'intérêt
17:51en septembre et puis en octobre et sans doute en décembre aussi
17:55parce qu'il y a de l'inflation aux États-Unis,
17:57il y a de la croissance économique aux États-Unis.
17:59Je veux dire, les derniers chiffres de publication du PIB,
18:03peut-être pendant ça, ce qu'on avait pu voir,
18:05aujourd'hui, si on regarde des indicateurs coïncidents,
18:08là aussi, fait par la fête d'Atlanta en l'occurrence,
18:11on a une croissance économique américaine à plus de 4%.
18:13Donc, on fait 4% de croissance économique réelle,
18:17on rajoute quoi ? Entre 3 et 4% d'inflation,
18:19ça fait une croissance nominale extrêmement élevée
18:22et qu'on voit globalement dans les résultats des entreprises, notamment.
18:25Et ça, avoir une politique monétaire avec des taux à 3,75,
18:30entre 3 et 3,75, je ne suis pas sûr que ce soit vraiment restrictif pour le moment.
18:37Le contexte, pour nous, en tout cas, peut être plutôt en faveur d'un cycle
18:40et d'un vrai cycle de hausse des taux.
18:42Il faut quand même rappeler que ça fait quoi ?
18:446 ans maintenant, 5 ans que la Réserve fédérale rate,
18:48vous voyez, au-delà de sa cible.
18:50Ça fait beaucoup.
18:51Sur le marché de l'emploi, on trouve quoi aller à 4,1% de taux de chômage.
18:58Je pense que la cible plein emploi, celle-là, elle est clairement cochée,
19:02pour l'instant, en tout cas.
19:04Emmerick, vos commentaires, peut-être sur l'IA aussi.
19:07Et après, je veux bien peut-être qu'on fasse aussi un bilan rapide
19:10de la saison des résultats.
19:12Est-ce que vous voulez ajouter quelque chose déjà sur Kevin Warsh
19:15et sur Jackson Hole ?
19:17Même si déjà pas mal de choses ont été dites.
19:20Oui, il y a beaucoup de choses qui ont été dites.
19:21Mais moi, ce que je pense, c'est qu'on est dans un positionnement aujourd'hui,
19:26en tout cas la Fed, un positionnement un petit peu d'ambivalence, extrême.
19:30D'accord.
19:31Parfois même un peu schizophrénique.
19:34Parce qu'ils ont un problème, c'est que la macro, elle ne correspond pas à la micro.
19:37Et aujourd'hui, effectivement, on a des signaux macroéconomiques
19:40qui indiquent des ralentissements, des problèmes, des tensions, etc.
19:43découlent et des étranglements.
19:45Et on a le micro qui avance tambour battant.
19:50Là, on est sur la fin de la saison de publication.
19:53Il en reste peut-être deux dans la tech et peut-être deux autres quelque part qui traînent.
19:56Mais aux US, ces ondes de publication très resserrées,
20:02la croissance sur les bénéfices, c'est 40%.
20:05On n'a pas vu ça, puis c'est quoi ? Post-Covid.
20:08Réouverture post-Covid.
20:09C'est ça.
20:09On n'a jamais vu ça depuis très longtemps.
20:13Et je pense qu'en fait, que ce soit sur l'inflation ou sur la croissance des bénéfices,
20:18la Fed, ou en tout cas les observateurs, ou les économistes,
20:21ont un problème à réconcilier les données avec l'économie réelle.
20:23Ils disent voilà, il faut qu'on retraite.
20:25Il faut qu'on retraite mal de l'IA.
20:27Parce qu'en fait, c'est les acteurs dans l'IA, dans les infrastructures,
20:30dans la transition énergétique, dans tous ces sujets-là,
20:33un peu momentum actuels qui ont beaucoup souffert ces deux derniers mois,
20:35qui ont effectivement affiché ces performances en termes de croissance.
20:38Et en fait, il faudrait retraiter tous ces chiffres de croissance des bénéfices
20:44pour voir effectivement l'état de l'économie réelle.
20:47Et pareil sur l'inflation.
20:48L'inflation sur les CPI, c'est 10%, la contribution énergétique.
20:52Donc effectivement, retraiter de la composante inflationniste liée à l'énergie,
20:57parce qu'on peut penser qu'elle est peut-être transitoire, cette inflation énergétique.
21:02C'est plus facile de rien faire que de faire des hausses de taux et après des baisses.
21:06Donc voilà, il y a à boire et à manger, tout le monde est…
21:10Et c'est pour ça, je pense que la Fed comme la BCE ont cette problématique
21:14de positionnement par rapport à leur attitude.
21:19Et sur les gains de productivité liées à l'IA.
21:22D'abord les gains de productivité liées à l'IA,
21:24et ensuite, petit bilan des publications.
21:29C'est simple, on l'a vu sur Internet, le meilleur proxy en termes de révolution technologique
21:35et ou industrielle, c'est l'Internet.
21:37Et l'Internet, il a fallu attendre en fait une masse critique d'adoption
21:41qui tourne autour de 300 millions d'utilisateurs.
21:44Et ça a pris 10-15 ans.
21:46Sauf que l'IA, pour atteindre ces niveaux-là, c'est allé trois fois plus vite.
21:52Donc effectivement, je pense que la masse critique d'utilisateurs de l'IA
21:54qui permettra effectivement de faire en sorte que les gains de productivité commencent à émerger,
21:58ça va aller beaucoup plus vite que pour l'Internet.
22:01Et qu'à mon avis, dans les deux années qui viennent,
22:03on commencera à avoir des choses vraiment intéressantes.
22:05Et on le voit, les publications du Q2 26 pour Google, donc Alphabet,
22:11Amazon Web Services et Microsoft,
22:17sur les business units cloud et AI,
22:21on a des croissances qui sont entre plus de 80% et plus de 30%.
22:25Donc c'est sur la top line.
22:26Donc ça veut dire qu'effectivement, il y a un chiffre d'affaires
22:28qui est en train d'augmenter très fortement.
22:30Est-ce que ça va se traduire aujourd'hui par des bénéfices ?
22:33On ne sait pas encore.
22:33Mais en tout cas, on commence à s'en approcher.
22:36Parce qu'il ne faut pas beaucoup de masse critique
22:37pour faire en sorte qu'on ait des bénéfices qui arrivent.
22:41Et sur les résultats, mais sur les autres publications
22:44que la tech et peut-être aussi en Europe,
22:46est-ce que des secteurs se sont différenciés ?
22:50Est-ce qu'on a regardé autre chose que la tech et l'IA ?
22:53Là, on a eu un problème.
22:54Et c'est pour ça que les investisseurs au momentum ont eu un problème,
22:56dont moi.
22:58C'est qu'effectivement, nous, on s'est attachés à avoir
23:00la croissance de la top line, de la rentabilité
23:02et de la croissance des bénéfices.
23:04Et ce qu'on a eu sur 98% des publications
23:09pour les valeurs dans lesquelles on était investi.
23:11Par contre, qu'est-ce qui a marché en bourse ?
23:13Ce n'était pas ces valeurs-là.
23:15Parce qu'effectivement, ces valeurs-là,
23:16les attentes étaient déjà très élevées
23:17et les valorisations étaient aussi un petit peu plus élevées
23:20que la normale.
23:20Et donc, effectivement, il y a eu un phénomène de rotation
23:23de style au sein des valeurs
23:26plus par rapport à la valorisation.
23:28Et donc, effectivement, on s'est plus attardé
23:30pas sur la qualité de la croissance,
23:32mais sur l'intégrité du compte de résultats.
23:36Et on voit dans le luxe, l'auto, etc.,
23:38les croissances n'étaient pas terribles.
23:41Mais les marges étaient meilleures qu'attendues.
23:43Et ça, ça a donné un peu d'allant.
23:45Et ça a permis d'alimenter cette rotation de style
23:48et faire en sorte que ces valeurs-là,
23:50qui étaient devenues un peu value
23:51et qui faisaient plus de croissance,
23:53ont bien marché lors de la publication.
23:55Mais là, à mon avis, d'ici quelques semaines,
23:57on va commencer à voir ce mèche,
23:59un mouvement de dégonflement de ces valeurs-là.
24:02Parce que ces valeurs-là, aujourd'hui,
24:03n'ont toujours pas de croissance de la top line.
24:04Et on n'a pas trop d'espérance par rapport à ça.
24:07Et par exemple, quand on voit une publication de NVIDIA
24:10qui a quand même dépassé les attentes sur toute la ligne,
24:13qu'est-ce qu'on peut attendre, par exemple,
24:15pour Dell et Broadcom cette semaine ?
24:18Des bonnes publications.
24:21Broadcom, parce qu'effectivement,
24:22c'est un des proxys directs de NVIDIA
24:24sur des puces plutôt customisées,
24:26plutôt des puces personnalisées,
24:27mais qui connaissent effectivement
24:29une traction commerciale très, très forte.
24:32En gros, je pense que ce que les gens vont voir,
24:36c'est qu'ils vont voir que NVIDIA
24:37perd probablement des parts de marché,
24:39mais l'effet volume est toujours là.
24:41Et c'est un peu ça la clé de voûte aujourd'hui
24:43de compréhension du thème,
24:45c'est qu'en fait, quelque part,
24:47il n'y a pas vraiment,
24:47à moins de raté une transition technologique,
24:49il n'y a pas de perdant actuellement.
24:51Ils gagnent tous,
24:52parce que les besoins sont tellement colossaux,
24:55que ce soit sur les CPU, les DPU,
24:56ou même la mémoire,
24:58avec des acteurs comme Micron aux US,
25:01oui, c'est ça,
25:01SKINX en Corée,
25:02Samsung,
25:04il n'y a pas de perdant.
25:05Il y a juste des réallocations
25:07en termes de parts de marché,
25:08mais les volumes sont au rendez-vous,
25:09et aujourd'hui,
25:11les cartes de tendances sont pleines
25:12jusqu'en 2030, minimum.
25:14Donc, voilà,
25:15je pense que non,
25:18on n'aura pas de mauvaise publication.
25:20Il faut juste s'assurer
25:21qu'on commence à avoir des inflexions
25:24par rapport à la croissance des bénéfices
25:26sur les gains liés à l'IA.
25:28Il nous reste trois minutes.
25:30Pierre-Olivier,
25:30qu'est-ce que vous regardez
25:31pour cette rentrée,
25:33et qu'est-ce que vous attendez,
25:34là, sur les trois prochains mois
25:36qui arrivent ?
25:37D'ailleurs, comme je l'ai dit,
25:39je vais quand même beaucoup regarder
25:40ce qui se passe jusqu'à la fête
25:41en termes de données éco-américaines.
25:44Après, il y aura quand même les mi-termes,
25:46c'est important.
25:46Pour l'instant,
25:47le scénario,
25:48c'est qu'il y a un petit changement
25:51sur la Chambre,
25:53mais pas sur le Sénat.
25:54Je pense qu'il faut faire un peu attention
25:55parce que Trump,
25:55il est quand même,
25:56en termes de popularité,
25:57très très bas.
25:58Donc, si on a un démocrate sweep,
26:00ça va compliquer un peu
26:01tout ce qui est autour des mi-termes.
26:03Après, la macro est bonne.
26:04Moi, j'aimerais juste
26:05une petite nuance,
26:06je pense,
26:06par rapport à ce qui a été dit.
26:08C'est que je pense que
26:10les résultats sont très bons aussi
26:11parce qu'il y a beaucoup
26:11de croissance nominale
26:12et le pricing power reste là.
26:14Donc, la profitabilité est forte.
26:16Donc, ça se diffuse un peu de partout.
26:18C'est tout le monde qui...
26:19Ça marche bien pour tout le monde.
26:20Donc, tant qu'on est dans ce régime-là,
26:22je dirais que c'est plutôt
26:23encore assez porteur.
26:24Voilà.
26:25Tant qu'on n'a pas quelque chose
26:25qui nous casse la croissance nominale,
26:28ce n'est pas le cas pour l'instant
26:28sur la croissance réelle.
26:29On aura sans doute, à mon avis,
26:31un peu moins
26:31que ce qu'on a eu
26:32au premier semestre.
26:34Je ne vais pas trop m'attarder,
26:35mais je pense qu'on en aura
26:35un peu moins.
26:36Mais bon, on en aura quand même.
26:37Et puis, sur l'inflation,
26:40elle risque d'être
26:40un peu résiliente.
26:41Voilà.
26:41Donc, on va avoir encore
26:43pas mal de croissance nominale
26:44dans les 12 prochains mois.
26:45Donc, je pense qu'il faut
26:46rester assez optimiste
26:47notamment sur les actions
26:48dans ce cadre-là.
26:49Voilà.
26:50Après, et juste un dernier petit point,
26:51sur la diffusion,
26:52pour moi, les gains de productivité,
26:53ils viennent surtout
26:54des organisations.
26:55Quand on arrive à changer
26:56une organisation,
26:57c'est là qu'on fait
26:57les plus gros gains de productivité.
26:58Voilà.
26:59Et ça, normalement,
27:00ça doit aussi se développer
27:01ailleurs que dans la tech.
27:02Voilà.
27:03C'est là aussi qu'on verra
27:04aussi, normalement,
27:05à un moment,
27:06il doit y avoir
27:06un peu de broadening.
27:07Voilà.
27:07Même si aujourd'hui,
27:09c'est quand même
27:09les acteurs de la tech
27:10qui concentrent
27:11le pricing power,
27:12la capacité à mettre en place
27:13les infrastructures.
27:15Donc ça, ça reste
27:16un gros atout de court terme.
27:17Voilà.
27:17Mais si on se projette
27:18quand même à moyen ou long terme,
27:20si on veut les voir,
27:20il faut que ça se diffuse
27:21dans l'économie.
27:22Et Kevin, vous,
27:23chez Carmignac,
27:24qu'est-ce que vous regardez
27:25comme secteur ?
27:27Oui.
27:27Pour nous,
27:29le duo gagnant,
27:30c'est plutôt
27:31d'être acheteur
27:32des actions
27:33et d'être vendeur
27:34des taux
27:35et vendeur des taux longs.
27:37Cette recette
27:38doit encore fonctionner.
27:39C'est-à-dire qu'on reste
27:40dans un environnement
27:41où on a quand même
27:42un effet d'acquis
27:43qui est important.
27:43La croissance aux Etats-Unis,
27:45on en a parlé,
27:45elle est très visible.
27:47En Europe,
27:47elle est sans doute
27:48un peu plus cyclique,
27:49un peu moins visible.
27:51Mais pour autant,
27:53elle est là.
27:56Alors voilà,
27:57on a eu
27:58des moins mauvaises nouvelles
27:59que ce qu'on pouvait
28:01s'attendre.
28:02Mais pour autant,
28:02l'économie européenne,
28:03je crois qu'elle est
28:03quand même résiliente.
28:04Donc ça,
28:04c'est un autre élément
28:06qui plaide,
28:07je crois,
28:07en faveur d'avoir
28:08du risque en portefeuille.
28:10Donc des actions
28:12en portefeuille.
28:13Sur les marchés de taux,
28:15on a parlé de l'inflation,
28:16de facteurs conjoncturels,
28:17les prix des matières premières
28:18ou du pétrole,
28:19je crois que ce n'est pas
28:20les seuls.
28:21Voilà,
28:21je veux dire,
28:22moins de forward guidance,
28:23ça veut dire
28:23moins de visibilité,
28:24plus de volatilité.
28:25Donc ça veut dire
28:26des primes,
28:26ce qu'on appelle
28:26des primes de termes
28:27plus élevées globalement.
28:30Et puis voilà,
28:30il y a cette concurrence-là
28:31qui commence à se mettre en place.
28:32C'est-à-dire qu'il y a
28:34quand même
28:35des grands acteurs
28:36et de grands agents économiques
28:37qui émettent beaucoup,
28:38qui ont besoin de capitaux
28:39pour financer des déficits,
28:41pour financer des investissements.
28:43Ça, c'est vrai
28:43un peu partout dans le monde.
28:45Et donc,
28:45il y a cette course au capital
28:47et ça,
28:47ça induit aussi
28:50d'avoir des taux d'intérêt
28:51qui sont plus élevés.
28:52Donc pour nous,
28:53ce facteur-là
28:54reste tout à fait présent.
28:56Après,
28:56on parlait
28:57du risque politique.
29:00Je vois qu'il y a quand même
29:00un certain nombre
29:01d'échéances
29:02plus ou moins proches.
29:04On parle beaucoup
29:04des élections de mi-mandat
29:05aux États-Unis.
29:06Il y en a aussi,
29:07enfin pas de mi-mandat,
29:08mais il y a des élections
29:10au Brésil
29:10un petit peu avant ça.
29:12Est-ce qu'on aura
29:13ce mouvement de balancier
29:15qu'on a pu avoir
29:16dans le reste de l'Amérique latine
29:17ou pas ?
29:17Je crois que c'est un facteur
29:18qui est important.
29:19On a des élections
29:20en France,
29:21il y en aura d'autres
29:21en Allemagne,
29:22il y en aura d'autres
29:22en Italie.
29:23Les marchés,
29:23ils ont tendance
29:24un peu à regarder de l'avant.
29:25Donc ça aussi,
29:28ça peut venir mettre
29:30quelques grains de sable
29:31dans ce voyage-là.
29:33Mais voilà,
29:33sur le deuxième trimestre,
29:35la saison de résultats,
29:36je crois qu'on a rarement vu
29:39autant d'équipes dirigeantes
29:40revoir leur perspective
29:42de résultats à la hausse.
29:43Jusqu'à 15%
29:44de toutes les entreprises
29:45aux États-Unis
29:46qui ont revu
29:48leur guidance,
29:49leur perspective
29:51pour le troisième trimestre.
29:53Si on regarde ça,
29:54comment est-ce que ça,
29:55ça bouge
29:56avec la croissance
29:57des résultats ?
29:58Ça veut dire 30%
29:59de croissance des résultats
30:00sur le troisième trimestre,
30:01qui est quand même pas mal.
30:02ce n'est pas plus 40%,
30:03mais plus 30%,
30:03c'est quand même
30:06plutôt une bonne chose.
30:08Merci beaucoup,
30:08messieurs.
30:09Kevin Tozet,
30:10Carmignac,
30:11Pierre-Olivier Béfi,
30:12Boussard et Gavodan
30:13et Emmerick Blond,
30:15Taylor AM.
30:16Merci à tous les trois
30:17de nous avoir accompagnés
30:18sur ce plateau.
30:19Et quant à nous,
30:20on se retrouve demain
30:21à midi et demi.
30:21Sous-titrage Société Radio-Canada

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