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Lundi 2 novembre 2026, retrouvez Kevin Thozet (Membre du comité d'investissement, Carmignac) et Bertrand Puiffe (Gérant actions internationales, Fidelity) dans SMART BOURSE, une émission présentée par Pauline Gratelle.
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00:06...
00:08Bienvenue dans Smart Bourse, votre émission quotidienne consacrée à l'écoute des marchés.
00:12Chaque jour, vous nous suivez en direct à la télévision à 12h30 et à 17h30.
00:17Vous nous retrouvez en rattrapage ou en replay sur notre site bismart.fr
00:21et vous pouvez également nous écouter en podcast sur l'ensemble de vos plateformes d'écoute préférées.
00:26Au sommaire de cette édition, ce soir, le pétrole cède 7% avec un baril de Brent qui se traite
00:32désormais sous 110 dollars
00:34après avoir touché les 117 dollars et le WTI repasse sous le seuil de 100 dollars.
00:40Alors que les tensions restent tout de même vives avec Téhéran,
00:44Donald Trump privilégierait désormais une approche plus temporisée.
00:48Selon Axios, Donald Trump souhaite prolonger les efforts diplomatiques
00:51et donner une chance supplémentaire aux négociations avant d'envisager toute escalade.
00:57Un accord serait actuellement en négociation avec Téhéran,
01:00ouvrant la voie à une réouverture possible du détroit d'Hormuz sous 48 heures.
01:06Sur les marchés obligataires, les rendements se détendent légèrement au moment où on parle.
01:10Aux Etats-Unis, par exemple, avec un rendement à 10 ans qui évolue autour de 4,90%.
01:16Côté européen, le rendement français de même échéance cède entre 5 et 10 points de base
01:21toujours au moment où on parle autour de 4,90%.
01:25Le spread franco-allemand reste tout de même assez élevé autour de 160 points de base.
01:31Côté indices actions, soulignons que le CAC 40 repasse autour de 8 000 points
01:36et les indices américains ont ouvert en hausse de près de 1% pour le Nasdaq.
01:40Par exemple, pendant ce temps-là, il y a de nombreuses actualités
01:44du côté des sociétés de technologie américaine pour commencer.
01:48Alphabet sollicite de nouveau le marché obligataire européen.
01:52Malgré des résultats financiers qui n'ont pas séduit,
01:55le marché Alphabet a lancé sa deuxième émission obligataire en euros de l'année,
01:59testant ainsi l'appétit des investisseurs.
02:02La maison mère de Google a lancé une émission obligataire en 7 tranches
02:06dont les échéances varient de 2 à 19 ans.
02:10Pour rappel, les résultats d'Alphabet la semaine dernière
02:12avaient fait chuter son action à des niveaux records.
02:16Oracle a lancé de son côté une campagne de levée de fonds
02:20de 20 milliards de dollars en dette et en action.
02:22Le titre cède 6%.
02:24Marvel va racheter le spécialiste des composants optiques
02:27Lumentum Holdings dans le cadre d'une transaction
02:31estimée à 115 milliards de dollars.
02:33Le titre cède 7%.
02:35Et enfin, avant une entrée en bourse très attendue,
02:38Anthropie qui voit son chiffre d'affaires s'envoler
02:41pour atteindre près de 17 milliards de dollars,
02:43c'est-à-dire une hausse de près de 300% par rapport à l'année dernière.
02:47Discussion à suivre sur ce plateau avec nos invités.
02:50Et en parlant d'action également, un mot du côté français,
02:54un mot d'Alstom qui plonge de près de 30% ce soir.
02:56Le groupe Ferroviaire a lourdement révisé ses ambitions,
03:00sa marge d'exploitation pour l'exercice 2026-2027
03:04est désormais attendu à seulement 1% contre 6,5% initialement.
03:09L'action accuse désormais un repli de plus de 50% depuis le début de l'année.
03:25Deux invités avec nous ce soir pour décrypter les mouvements de la planète.
03:28Marché, Bertrand Puig, gérant à Action Internationale chez Fidelity.
03:31Bonjour Bertrand.
03:32Bonjour.
03:33Et Kevin Tozet, membre du comité d'investissement chez Carmignac.
03:36Bonjour Kevin.
03:36Bonjour Pauline.
03:37Bonjour Bertrand.
03:37Commençons peut-être Bertrand avec vous, avec ces prix du pétrole,
03:41des mouvements assez conséquents sur le marché du pétrole.
03:44Je rappelais en introduction un baril de Bren qui cède au moment où on parle entre 6 et 7%
03:49sur fond de rumeurs d'une potentielle rouverture du détroit d'Hormuz.
03:54Est-ce qu'on peut faire confiance à ces rumeurs de marché, Bertrand ?
03:58Et qu'est-ce qu'on peut attendre sur ces prix du pétrole ?
04:00On a déjà eu par le passé plusieurs stop and go, on va dire,
04:03avec les Iraniens qui jouent quand même pas mal aussi avec les Américains.
04:09On sait que l'armée américaine a quand même des problèmes pour ses munitions notamment.
04:13Donc il faut ménager des plages aussi.
04:16Et Trump aussi sait le faire en disant, voilà, on va peut-être passer à une solution diplomatique,
04:20mais ce n'est pas forcément la réalité de ce qu'ils veulent faire.
04:24Après, effectivement, par rapport à un point haut, il y a une baisse du prix du baril,
04:27mais qui reste sur des niveaux extrêmement élevés.
04:29Plus de 100 dollars.
04:30Et qui anticipe la continuation de cette crise.
04:33Et même si on était dans une résolution, on va dire, de la crise,
04:37cette résolution, elle ne pourrait être que graduelle.
04:39Pourquoi ? Parce que, déjà, il faut réactiver les champs qui ont été arrêtés en production,
04:44qui ne produisent pas à 100%.
04:47Ça, pour le pétrole, par exemple, on parle de plusieurs semaines.
04:51Et pour le gaz, on parle de plusieurs mois.
04:53Ensuite, les tankers, il leur faut entre 25 et 30 jours pour partir du Golfe, pour aller en Asie.
05:0015 à 20 jours pour aller en Europe.
05:01Donc c'est aussi un délai.
05:02Il y a passé de tankers, il y a une pénurie de tankers.
05:05Quelle compagnie d'assurance, même si ça se réouvre, va permettre justement aux armateurs d'envoyer leurs tanks ?
05:11Il y a beaucoup de choses.
05:12Et puis, on a ces stocks stratégiques de pétrole qui sont au plus bas historiques.
05:17Aux Etats-Unis, on est aux alentours de 280 millions de barils.
05:21Ça se compare à une moyenne, depuis que ça a été créé dans les années 70, aux alentours de 500.
05:25Et une volonté d'être à 700.
05:28Et c'est simplement l'exemple américain.
05:30Mais dans beaucoup de pays d'Asie, c'est pareil.
05:32La Chine, c'est pareil.
05:32Donc il va y avoir, même si on réouvre, la nécessité de restocker.
05:38Il va refaire les réserves ?
05:40Exactement.
05:42Ce qui va faire que la demande va quand même être assez soutenue pendant, on va dire, plusieurs années, clairement.
05:48Donc on ne va pas s'effondrer sur le pétrole.
05:50On va rester pour nous dans une zone entre 80 et 100, même si la crise devait s'arrêter.
05:56Encore une fois, on ne croit pas à l'arrêt complet de la crise, mais plutôt à du stop and
06:00go,
06:00avec des périodes où la tension descend et puis ensuite elle va remonter.
06:05Mais ce 80 reste pour les, on va dire, on va prendre la fourchette basse, 80 pour les pétrolières à
06:12très bon prix.
06:13Il génère énormément de cash flow à ces niveaux-là.
06:14Ça leur permet aussi de générer des investissements qui permettent de diversifier au niveau mondial la dépendance vis-à-vis
06:20du golf.
06:21Parce que les 80 dollars, ils sont nécessaires pour avoir une rentabilité autour de 20%,
06:25ce qui est typiquement ce que veut un pétrolier, sur de l'offshore profond.
06:28Et c'est là où vraiment on peut aller chercher au jeu des volumes.
06:30Ce n'est pas sur le schiste américain, c'est sur l'offshore profond.
06:34Si on veut, à l'échelle mondiale, se diversifier par rapport au golf à un moment donné.
06:37Vos commentaires, Kevin.
06:39Beaucoup de choses viennent d'être dites par Bertrand, peut-être sur justement ces prix du pétrole.
06:43Est-ce que vous êtes d'accord avec cette fourchette un peu de 80 à 100 dollars ?
06:47Et sur les semaines ou les années, ou même si ça rouvrait demain, que ça prendrait…
06:52Avant de regarder le moyen long terme et le court terme, c'est-à-dire que là, vous vous le
06:55disiez, ça tient plus de la rumeur.
06:58Il y en avait une ce week-end que la Maison-Blanche avait fait fuiter auprès de vos confrères de
07:03CNN
07:03en disant que l'armée américaine pourrait intervenir sous 96 heures,
07:09donc sans attente d'un énième porte-avions dans la région.
07:14On en a eu d'autres avant, comme quoi il n'y aurait pas de frappe, avant les élections.
07:18Et c'est les élections de demi-mandat aux États-Unis et les élections israéliennes.
07:23Donc il y en a une qui est passée et puis il y en a qui vont bientôt passer.
07:25Donc je pense qu'il faut faire relativement attention à ce qui peut être diffusé.
07:30A fortiori venant d'Axios, on connaît ou en tout cas on remarque les liens assez proches entre Axios et
07:37la Maison-Blanche.
07:38Donc voilà, ça peut être un signal, mais il faut faire attention à l'importance de ce signal-là.
07:45Dans ce contexte-là, on continue à apprécier, en tout cas à être investi sur des actifs énergétiques.
07:53Il y a un risque, en effet, la situation perdure, voire sans venir d'ici là, ça en est un.
08:00Et puis il y a d'autres actifs dans les marchés obligataires, par exemple, des actifs indexés à l'inflation.
08:04Évidemment, ça a sous-performé très largement le trajectoire de prix dans les matières premières énergétiques.
08:09Donc ça, ça peut aussi être un autre outil important à avoir quand on construit un portefeuille, un portefeuille diversifié.
08:14Justement, vous parliez des élections de demi-mandat.
08:17Je vous propose qu'on en dise un mot parce que c'est ce soir, enfin c'est demain, selon
08:22les décalages horaires,
08:23c'est entre ce soir en France, cette nuit en France, et demain aux États-Unis.
08:30Bertrand, qu'est-ce qu'on peut attendre de ces élections ?
08:32Justement, si je fais le lien avec le pétrole, Donald Trump avait dit qu'après l'élection de demi-mandat,
08:37le conflit serait terminé.
08:39Pas avant.
08:39Bon, avant, effectivement, on en est sûr.
08:42Alors, qu'est-ce qu'on peut attendre de ces élections de demi-mandat pour Donald Trump ?
08:48C'est-à-dire qu'à minima, il va y avoir un peu de blocage,
08:52et à maxima, un gros blocage si effectivement les démocrates remportent les deux chambres.
08:56Alors, on a eu quand même pas mal de surprises sur l'élection américaine ces dernières années,
09:00donc on va faire attention.
09:01C'est vrai que les probabilités, je les regardais avant de venir,
09:03c'est 90% quand même que la chambre des représentants passe démocrate.
09:07Par contre, le Sénat, voilà, on est entre 50-60%, donc on ne sait pas trop encore.
09:13Donc ça, ça va être un élément un peu déterminant.
09:15Mais après, il faut quand même avoir en tête que,
09:16même si les deux chambres devaient passer démocrate,
09:20Trump a la possibilité de légiférer par décret, et c'est ce qu'il va faire.
09:23Ça ne changera rien.
09:24C'est un régime présidentiel.
09:26Ça va sans doute, effectivement, générer des choses plus compliquées,
09:30ça va être plus long.
09:31Mais justement, par rapport au conflit dont vous discutiez,
09:33ça va faire que les choses vont s'envenimer,
09:35enfin, vont durer dans le temps.
09:36Ah oui, ça ne peut pas s'arrêter.
09:39Pour que ça s'arrête, il faudrait que Trump ait plein pouvoir et y aille Franco.
09:42Alors après, il faudrait qu'il le faire aussi, et qu'il puisse le faire.
09:45Mais en tout cas, là, un blocage va clairement aller dans le sens
09:48que ce conflit va durer, et les Iraniens le voient arriver très fortement,
09:53et ils vont jouer là-dessus.
09:54Oui.
09:54On a justement, Kevin, vous vouliez réagir ?
09:57Non, enfin, sur les élections en tant que telles,
10:00voilà, sur la chambre de base, ça semble relativement acquis.
10:04Sur la chambre haute, un peu moins.
10:06On a quand même, voilà, il y a, on va dire, les 45 sièges
10:09qui sont à peu près acquis aux démocrates,
10:11à peu près autant acquis aux républicains.
10:13Et donc, en fait, il y a une dizaine de sièges qui sont, voilà,
10:16on va dire, incertains.
10:19Sur certains d'entre eux, c'est quand même assez remarquable, je crois,
10:23c'est dans des États qui étaient traditionnellement républicains,
10:27notamment à l'Alaska.
10:28C'est vrai que, voilà, c'est des États où l'inflation était plus importante.
10:34Il me semble que M. Trump a oublié pourquoi ou comment il avait gagné
10:37ses élections il y a deux ans.
10:38Ce n'était pas parce que l'économie américaine ne se tenait pas bien,
10:41elle était extrêmement robuste, la croissance américaine.
10:44Par contre, il y avait beaucoup d'inflation,
10:45et la dynamique d'inflation est en train de jouer contre lui.
10:48Donc, c'est des États dans lesquels la dynamique d'inflation
10:50est plus importante que dans le reste des États-Unis.
10:52Et puis, c'est aussi beaucoup d'États qui sont frontaliers avec le Canada,
10:55et clairement, les menaces de voir les tarifs douaniers canadiens doubler,
11:00en tout cas une guerre commerciale très soutenue avec le Canada,
11:03ça n'aide pas des électeurs dans le Maine, dans le Michigan et en Alaska,
11:08qui ont des échanges commerciaux importants avec les États-Unis.
11:12Donc ça, c'est un point.
11:14Sur ça, ça ne change rien, je ne suis pas convaincu quand même.
11:16C'est-à-dire que ça ne changera pas, ou ça continuera les choses,
11:22mais de façon un petit peu différente.
11:23Pourquoi je dis ça ?
11:24Parce qu'on va mettre de côté le scénario où les deux chambres sont acquis à M. Trump,
11:28et c'est quoi 4 points de pourcentage du PIB ?
11:31Voilà, 5 000 dollars envoyés à chaque Américain en âge de voter.
11:35Mais si on devait avoir ce qu'on appelle une présidence de canard boiteux,
11:40ce ne sont pas mes termes, c'est les termes généralement employés,
11:43c'est-à-dire un gouvernement divisé,
11:46ça pourrait amener davantage de dépenses budgétaires aux États-Unis,
11:49dépenses budgétaires américaines,
11:51qui sont déjà un moteur de soutien à la croissance.
11:53D'ailleurs, on l'a vu sur les chiffres de croissance de la semaine dernière.
11:55Oui, justement, j'aimerais bien qu'on dise un mot de ces chiffres de croissance de la semaine dernière,
11:58qui sont ressortis supérieurs aux attentes, Kevin, plus 3,4%.
12:04C'est la première estimation, elle va être révisée, etc.
12:07Mais on se rappelle aussi de la croissance du deuxième trimestre,
12:09qui n'avait cessé d'être révisée à la hausse et qui était globalement assez solide.
12:15Qu'est-ce qu'on peut dire, justement, sur cette croissance ?
12:17Qu'on a une économie américaine plus que résiliente.
12:21On croit largement au-dessus de son potentiel.
12:23Et on l'a vu sur les chiffres de la semaine dernière,
12:26ce qui contribue à la croissance américaine,
12:28donc c'est les dépenses gouvernementales,
12:29c'est quasiment un point de pourcentage de croissance du PIB.
12:32Mais on a aussi les dépenses d'investissement,
12:35l'investissement résidentiel aussi,
12:37la consommation aussi.
12:39Donc, ce n'est pas seulement ou ce n'est pas que des investissements.
12:43En tout cas, la croissance n'est pas uniquement générée
12:46par cette thématique de l'intelligence artificielle
12:48et par les dépenses d'investissement des grands groupes technologiques américains.
12:54Quand on a une croissance réelle à 3,5%,
12:57on a eu aussi des chiffres d'inflation.
12:59Une inflation cœur à plus de 3%, exactement.
13:03Ça veut dire une croissance nominale à plus de 6%.
13:05Et ça, c'est plus qu'une économie résiliente,
13:08c'est une économie qui va très fort.
13:09Et donc, cette perspective, je le disais,
13:12de voir davantage de dépenses budgétaires
13:14si on devait avoir un gouvernement divisé,
13:16on l'a vu par le passé.
13:17C'est-à-dire qu'en 2018, il y avait eu un scénario à peu près équivalent,
13:22avec M. Trump qui était déjà au pouvoir,
13:24Républicains et Démocrates se sont mis d'accord
13:26sur augmenter les dépenses dans le secteur de la défense
13:29et augmenter le filet de sécurité sociale.
13:34Par exemple, il y en a beaucoup d'Américains
13:35qui sont sortis du système de santé
13:37qui pourront y re-rentrer.
13:39Ça veut dire quoi ?
13:40Ça veut dire, encore une fois, davantage de croissance,
13:42davantage de déficit et davantage d'émissions obligataires.
13:45Justement, revenons peut-être un peu plus en détail, Bertrand,
13:47sur ces dépenses d'investissement dans la tech, dans l'IA.
13:51C'est la saison des résultats, c'est l'occasion d'en parler.
13:53On a déjà pas mal d'entreprises qui ont publié leur compte
13:56du troisième trimestre.
13:58Et puis, je rappelais, en introduction,
14:00il se passe pas mal de choses sur plusieurs valeurs,
14:01aujourd'hui en particulier.
14:03Je ne sais pas, on peut parler d'Alphabet
14:06avec le marché obligataire européen,
14:09ou d'Oracle, ou de Marvel,
14:10ou de toutes les entreprises d'ailleurs.
14:14C'est intéressant parce que c'est vrai que
14:16quand on présente, en fait, une comparaison
14:19entre ce qui se passe aujourd'hui sur l'intelligence artificielle
14:21avec la bulle de l'Internet de la fin des années 90,
14:24il est souvent rétorqué par les permaboules,
14:26ceux qui sont toujours positifs sur le secteur,
14:30en disant, oui, mais ces sociétés-là,
14:32elles autofinancent aujourd'hui,
14:34donc ces méta et autres,
14:37autofinancent par leur cash flow les investissements.
14:39Et on voit que là, ce n'est plus vraiment le cas
14:41parce qu'il faut qu'ils fassent l'ampleur des investissements
14:44et le fait que ces investissements
14:45ne génèrent pas de cash flow
14:48pendant un moment, en tout cas.
14:50Oui, pour l'instant, bien sûr.
14:52Donc, et ça fait que, voilà,
14:53maintenant, ils sont obligés aussi de faire appel
14:55au marché obligataire, donc à s'endetter.
14:57Et ça, ce n'est pas forcément un signal positif,
15:00c'est plutôt pour nous un signal
15:01qu'on est en fin de bulle,
15:03puisqu'on est dans une bulle clairement,
15:05et que cette bulle-là, la question, c'est effectivement...
15:07Alors, Alan Greenspan avait parlé d'exubérance irrationnelle
15:10en décembre 1996.
15:11Donc, ce que je veux dire,
15:12c'est qu'il ne fallait pas sortir du marché,
15:13effectivement, en 1996.
15:14On ratait 50% de hausse sur trois ans.
15:17Maintenant, la question, c'est
15:19est-ce qu'on est en 1996 ou plutôt en 1999 ?
15:21Nous, on pense plutôt qu'on est en 1999.
15:23Voilà, donc on est quand même proche,
15:25quand même, d'un moment donné,
15:26une consolidation du marché.
15:27On ne pense pas à un krach, clairement,
15:29mais une consolidation des marchés.
15:31Je rappellerai que sur les droits de douane,
15:33en avril, l'année dernière,
15:35on a eu quand même des marchés,
15:35le Nasdaq, notamment, qui est à terme en 19.
15:38Bon, ça a rattrapé derrière.
15:39Mais on peut avoir des chocs assez violents.
15:43Et notamment, si un certain nombre de mastodontes
15:45des indices américains,
15:46vu la concentration qui est quand même extrême
15:48sur les indices américains aujourd'hui,
15:50commencent à décevoir.
15:52Et puis nous, quand on regarde,
15:53d'un point de vue macro,
15:54c'est vrai, les investissements,
15:55on parle beaucoup dans l'intelligence artificielle,
15:571000 milliards cette année aux Etats-Unis,
15:58ça soutient quand même un peu la croissance.
16:00Il n'y a pas que ça, je suis d'accord avec vous.
16:01Mais nous, on voit la trajectoire
16:03qui est attendue dans les chiffres des analystes
16:06pour justifier que ces valeurs ne sont pas chères.
16:07En disant, mais Nvidia, ce n'est pas cher,
16:09ça vaut 25 fois.
16:10Certes, ça vaut 25 fois l'année prochaine
16:11sur des profits qui sont censés doubler.
16:13Donc la question, c'est ce qu'ils vont doubler.
16:15Et pour qu'ils doublent,
16:16il faut que ces acteurs-là,
16:17qui sont en train de lever de l'argent,
16:18puissent continuer à investir autant.
16:20Et c'est là où il y a un moment donné,
16:22à notre avis,
16:23ils ne vont pas investir autant.
16:26Ils ne vont pas pouvoir investir autant
16:27que ce qui est anticipé.
16:28Ils vont continuer à investir,
16:29comme pour Internet.
16:31Mais à un moment donné,
16:32les attentes sont trop élevées,
16:33à court terme en tout cas.
16:35Et il va falloir qu'il y ait une correction
16:36de ces attentes-là.
16:37Et je citerai juste un élément
16:39qui peut justifier ça,
16:40mais il y en a beaucoup.
16:41On a un certain nombre de goulots d'étranglement,
16:44mais il y en a un en particulier,
16:45qui est la génération et la transmission d'énergie.
16:47Quand on met sur le papier
16:49l'ensemble des capacités de data center
16:50qui doivent être développées,
16:52installées sur les cinq prochaines années,
16:54avec la disponibilité de l'énergie nécessaire
16:56à ces data centers,
16:57ça ne matche pas.
16:58Ça ne matche pas.
17:00Donc, il y a un moment donné,
17:01voilà, encore une fois,
17:02ça se développera sur le long terme.
17:04Bien sûr.
17:04Mais à court terme,
17:06à trois, cinq ans,
17:06ça ne matche pas.
17:07La question, c'est quand est-ce que le marché
17:09va faire cette opération
17:10de se rendre compte
17:12que les chiffres,
17:12les attentes des analystes
17:14sont trop élevées
17:16et que les titres qui optiquement
17:18sont à 25 fois l'année prochaine
17:19sont peut-être à 35 fois.
17:21Oui, vous parliez justement
17:22des attentes très élevées, Bertrand.
17:24On voit des mouvements
17:27après les publications
17:27qui sont aussi,
17:29qui sont assez frappants.
17:31Je pense à Intel
17:32qui a perdu 30%.
17:33Alphabet, pareil,
17:34qui avait quand même
17:35beaucoup chuté,
17:37atterri à des niveaux bas historiques.
17:39Donc, on voit que les réactions
17:41sont assez violentes aussi
17:42de ce côté-là
17:43quand les investisseurs,
17:44quand les attentes des investisseurs
17:46ne sont pas atteintes.
17:47Juste un mot peut-être, Bertrand,
17:50avant de vous passer la parole,
17:51Kevin, sur Anthropik,
17:53sur ces chiffres
17:53qui ont été publiés
17:54tout à l'heure
17:55dans l'après-midi.
17:56Donc, j'ai parlé du chiffre d'affaires.
17:57Il n'y a pas que le chiffre d'affaires
17:58qui a été publié.
17:59Peut-être que vous pouvez
18:00nous détailler un petit peu
18:01les chiffres d'Anthropik
18:02avant son IPO.
18:03Oui, parce qu'au final,
18:04on va dire,
18:04les clients de toute cette infrastructure
18:07qui s'y met en place
18:09dans les data centers,
18:10dans les échanges artificiels,
18:11ce sont en fait ces sociétés
18:13qu'on connaît sous ChatGPT,
18:14sous Cloud Anthropik,
18:16Grock,
18:17qui est aussi un concurrent
18:18qui est lancé par Elon Musk.
18:20Et en fait,
18:21quand on regarde ces sociétés-là,
18:23qui sont quand même
18:23ceux qui commandent,
18:24dont les commandes,
18:27ils sont en perte
18:28très importante.
18:30Ils brûlent du cash.
18:32Et donc, la question,
18:34encore une fois,
18:34se pose de
18:35quand est-ce qu'ils vont
18:37avoir un business model
18:39qui est vertueux,
18:40qui permet de rentable.
18:41Et là, pour nous,
18:42ce n'est pas avant 10 ans.
18:43Et quand on voit,
18:44notamment sur Anthropik,
18:45quelque chose qui nous fait peur,
18:46ou que le fait
18:46que les pertes sont abyssales
18:47à plus de 20 milliards,
18:4820 milliards de dollars
18:49sur un trimestre,
18:51c'est sympa de doubler
18:52son chiffre d'affaires,
18:53mais bon,
18:54ils en doublent
18:54ses pertes aussi.
18:55Bon, voilà.
18:56Mais l'autre élément,
18:57c'est que dans le prospectus
18:58d'introduction en bourse d'Anthropik,
18:59ce qui est très intéressant de voir,
19:00c'est qu'ils ont un graphique
19:01où ils montrent
19:02quel est le montant
19:03d'investissement nécessaire
19:05pour soutenir une croissance
19:06de 1 dollar,
19:07du chiffre d'affaires.
19:08et quand vous êtes en dessous,
19:10c'est génial,
19:110,8 dollars,
19:12vous dépensez,
19:13puis vous avez
19:131 dollar de chiffre d'affaires.
19:14Aujourd'hui,
19:15sur les chiffres eux-mêmes
19:16d'Anthropik,
19:17à l'heure où on parle,
19:18on est à 1,2 dollar
19:20de dépense nécessaire
19:21pour augmenter
19:22le chiffre d'affaires
19:22de 1 dollar.
19:23Donc,
19:23cette intensité
19:25est censée continuer
19:26à monter,
19:27avec une concurrence
19:28qui est aussi forte,
19:28parce qu'il y a de plus en plus
19:29de ces...
19:30On ne parle même pas
19:31des Chinois,
19:31etc.
19:33Voilà,
19:33donc il y a quand même
19:34des points d'interrogation.
19:35Quand une fois,
19:35on ne dit pas
19:35que ça ne va pas se développer,
19:36on ne dit pas
19:36que ça ne va pas générer
19:37de la productivité
19:38à l'échelle de l'économie,
19:39que ce n'est pas vertueux,
19:40etc.,
19:40comme l'Internet l'a été...
19:42Voilà,
19:42mais boursièrement,
19:44ça va passer
19:44par une purge.
19:45Oui, c'est ça.
19:46Avant d'atteindre
19:47la rentabilité,
19:48il va falloir certainement
19:50atteindre...
19:51Il y a quand même eu
19:51sur le premier semestre
19:52de cette année,
19:54donc Anthropik,
19:55en l'occurrence,
19:55a fait des profits
19:57sur le premier semestre.
19:59Donc voilà,
20:00il y a aussi quand même
20:01ce décalage-là
20:02entre,
20:03eh bien,
20:03voilà,
20:03l'investissement d'aujourd'hui,
20:05ce sera les profits
20:06de demain.
20:06Ça devrait être,
20:07en tout cas,
20:08on va garder ça
20:09au quotidien,
20:09mais ça devrait être
20:10les profits de demain
20:11et en général,
20:12cette demande
20:12ou cette puissance
20:13de calcul,
20:13cette demande
20:14en puissance de calcul,
20:15elle se précommande
20:1612 à 18 mois en avance.
20:18Alors ça,
20:18c'est peut-être
20:18une autre question,
20:19c'est que ceux
20:19qui la vendent,
20:20ils l'enregistrent
20:21dès aujourd'hui.
20:22C'est une autre question.
20:24Après,
20:24sur Anthropik,
20:25il y a aussi,
20:26aujourd'hui,
20:27il y a à peu près
20:29les trois quarts
20:30de la puissance
20:31de calcul d'Entropik
20:32qui est faite à quoi ?
20:33Qui est faite pour créer
20:34des nouveaux modèles.
20:35Il n'y en a qu'un quart
20:36qui sert à servir,
20:37c'est-à-dire faire
20:38ce qu'on appelle
20:38du calcul d'inférence.
20:39Quand vous faites des requêtes,
20:40une fois que le modèle
20:41est créé,
20:42si à terme,
20:43ça coûte beaucoup moins cher
20:45de fournir une puissance
20:46de calcul pour répondre
20:47à cette inférence
20:48que pour faire des modèles.
20:50Et donc,
20:50si à terme,
20:50on a quelque chose
20:51qui est un peu plus équilibré
20:52entre entretenir
20:54des modèles existants
20:54ou des clients existants
20:55et financer de la recherche
20:57et développement,
20:58on peut quand même voir,
20:59je crois,
20:59un passage ou en tout cas
21:00un fil vers de la profitabilité
21:04et de la profitabilité
21:04dans pas trop longtemps.
21:06Après,
21:07je suis assez d'accord
21:07avec Bertrand sur un point,
21:09c'est qu'aujourd'hui,
21:10dans cet écosystème-là,
21:11il y a ceux
21:12qui dépensent beaucoup,
21:13il y a ceux
21:14qui espèrent gagner beaucoup.
21:15Donc,
21:16on a parlé d'entropique
21:17ou d'OpenAI.
21:20Et puis,
21:20il y a ceux
21:20qui reçoivent beaucoup.
21:22Et là,
21:23il y a quand même,
21:23je crois,
21:23certains goulots
21:24d'étranglement.
21:24Vous avez parlé
21:25de l'électrification,
21:27ça peut en être un.
21:27Je crois qu'il y a aussi
21:29des acteurs asiatiques
21:30notamment qui fournissent
21:33des puces,
21:34de la mémoire,
21:36des composants nécessaires
21:38à fournir
21:39cette puissance de calcul.
21:40Et eux,
21:40ce qu'ils nous disent quand même,
21:41c'est qu'ils ont
21:41une certaine visibilité
21:43sur leur carnet de commandes
21:43qui vont au-delà
21:44de 1, 2, 3, 4,
21:45même 5 ou 6 trimestres.
21:47Oui, c'est sûr.
21:47On restera évidemment
21:48attentif à cette thématique
21:50centrale de la tech
21:52et de l'IA.
21:53Bertrand,
21:55on peut peut-être
21:55dire un mot
21:56des résultats ailleurs
21:57qu'aux États-Unis.
21:59On peut peut-être dire
22:00un mot de l'Europe par exemple.
22:02Qu'est-ce qu'on attend ?
22:03Qu'est-ce qu'on a déjà vu
22:04en termes de résultats
22:05d'entreprise
22:06sur les publications
22:07qui ont démarré
22:08il y a quelques semaines
22:09maintenant,
22:10notamment en Europe,
22:11je pense au secteur du luxe
22:12par exemple,
22:13mais à tous les autres secteurs
22:14qui ont publié également ?
22:15Oui, l'Europe
22:16c'est un peu plus compliqué
22:17par la composition
22:18de la cote
22:19par définition.
22:20Donc on a beaucoup moins
22:20de valeurs technologiques
22:21sensibles à l'intelligence artificielle
22:23ou alors des valeurs
22:24on va dire technologiques
22:25mais considérées
22:26comme des losers.
22:27Alors jusqu'à ce qu'ils soient moins
22:28on a vu par exemple
22:28ce qui s'est passé
22:29avec les sociétés logicielles
22:30donc il y a quand même
22:30un rebond assez significatif
22:32donc il y a sans doute
22:33des opportunités
22:34à aller chercher
22:34dans ces sociétés
22:35qui sont encore étiquetées
22:36comme étant des losers
22:37même après le rebond
22:38par exemple des Capgemini
22:39ou d'autres sociétés
22:40dans le domaine
22:41des services informatiques
22:42on se rend compte
22:42que c'est un secteur
22:43qui reste quand même
22:44extrêmement peu cher
22:45et qui est nécessaire
22:46en tout cas
22:46pendant les 10
22:47premiers années
22:48à la mise en place
22:49d'une intelligence artificielle.
22:50Oui et puis c'est surtout
22:51qu'on voit que
22:51dès qu'il y a une petite correction
22:53sur la tech et l'IA
22:54c'est vraiment
22:54le secteur des logiciels
22:55qui remonte directement
22:56en brise.
22:57Voilà donc il y a des choses
22:58à aller chercher en Europe
22:59effectivement
22:59les résultats ont quand même
23:00été assez mixtes
23:02on va dire dans l'ensemble
23:04on a aujourd'hui
23:05par exemple
23:05donc Alstom
23:06qui est quasiment
23:07moins 30
23:08donc on va dire
23:09que les réactions de marché
23:10peuvent être aussi extrêmes
23:11sur des titres
23:11bien sûr
23:12sur des marchés
23:13qui sont aujourd'hui
23:14moins regardés
23:15que les Etats-Unis
23:17malgré les niveaux
23:17de valorisation
23:18aux Etats-Unis
23:19on voit encore
23:19des flux
23:20d'investisseurs internationaux
23:21qui vendent l'Europe
23:22pour acheter des Etats-Unis
23:22ce qui est un peu extrême
23:25convient
23:25mais voilà
23:26il y a un peu
23:26un abandon de l'Europe
23:28alors sans doute
23:28un point d'entrée
23:30intéressant
23:31mais encore une fois
23:32il faut faire
23:32de la sélection de titres
23:34regarder secteur par secteur
23:35les thématiques d'investissement
23:37les thématiques d'investissement
23:38la sensibilité
23:39aux risques politiques
23:40puisqu'on a un risque politique
23:41quand même
23:41dans certains centres de pays
23:43dont la France
23:43via la fiscalité
23:45on ne sait pas
23:45ce qui va se passer
23:46sur la fiscalité
23:46quel que soit le gouvernement
23:47qui soit élu
23:48on ne voit pas comment
23:49ils vont pouvoir
23:50ne pas augmenter
23:51encore la fiscalité
23:52ce qui ne sera pas forcément
23:53un bon signal
23:54et je rappellerai
23:54que même si on met en avant
23:56le fait que oui
23:56mais les sociétés du CAC
23:57elles font l'essentiel
23:58de leur chiffre d'affaires
23:59ou de leur profit à l'étranger
24:00elles ne sont pas taxées en France
24:00attention
24:02parce qu'il y a des moyens
24:03et il y a eu toute une tension
24:04entre Total
24:05le PDG de Total
24:06et l'Etat français
24:07il y a quelques trimestres
24:08qui montrait que
24:09par exemple
24:10on peut mettre une taxe
24:11sur les rachats d'actions
24:12et si vous êtes coté en France
24:13ça vous implique
24:14ça impacte en France
24:16et puis il y a
24:16l'extraterritorialité
24:17qui est un gros débat
24:18en disant
24:19vous êtes PDG français
24:20d'une société
24:21si vous refusez
24:22de faire taxer vos profits
24:23en France
24:23on va vous taxer vous-même
24:26donc voilà
24:26il y a des choses comme ça
24:27qui peuvent faire
24:28qu'en tout cas
24:29à tort ou à raison
24:29les investisseurs
24:30non européens
24:31peuvent avoir peur
24:32de certains pays
24:33dont la France
24:34aujourd'hui
24:35et aller chercher
24:36des économies
24:36un peu plus virtueuses
24:38en Europe
24:38comme par exemple
24:39les économies du Nord
24:39on voit que la Suède
24:41a 30% de dettes
24:41sur PIB
24:42la Norvège
24:43je n'en parle pas
24:43avec un fonds souverain
24:44qui vient d'atteindre
24:45les 2000 milliards
24:45pour 4 millions
24:46et demi d'habitants
24:47donc il y a
24:48au sein de l'Europe
24:49aujourd'hui
24:49un peu plus
24:50de régionalisation
24:51dans les investissements
24:53en plus des investisseurs
24:54non étrangers
24:55c'est sûr
24:56je vais vous faire réagir
24:57Kevin
24:58justement
24:58vous rappeliez
24:59évidemment
25:00les tensions politiques
25:02budgétaires
25:02sociales
25:03de la France
25:04malheureusement
25:04on n'aura pas le temps
25:05d'en parler
25:05mais c'est sûr
25:07qu'on voit
25:07que les investisseurs
25:08sont assez frileux
25:10de la France
25:11en tout cas
25:11et d'autres économies
25:13en zone euro
25:14Kevin
25:14allez-y
25:15je vous en prie
25:16vous pouvez réagir
25:17sur les résultats
25:20en tout cas
25:20sur les entreprises
25:21européennes
25:22ou européennes
25:22sont plutôt bons
25:24globalement
25:25sur le trimestre
25:27alors il y a
25:27clairement
25:29les entreprises
25:30du secteur énergétique
25:31mais pas que
25:32le secteur financier
25:33tient bien
25:33et sur le
25:34je trouve ça intéressant
25:35ce que vous disiez
25:35il y a les entreprises
25:36ou les pays du Nord
25:37mais il y a aussi
25:37les pays du Sud
25:38et on a des économies
25:39comme l'Italie
25:41comme l'Espagne
25:42la Grèce aussi
25:43encore plus
25:44la Grèce aussi
25:45dans lesquelles
25:46on a des secteurs
25:48cycliques
25:48qui fonctionnent très bien
25:49on pense notamment
25:50au secteur bancaire
25:51qui est l'archétype
25:52du secteur cyclique
25:53qui en Espagne
25:54en Grèce
25:56en Italie
25:57fonctionnent quand même
25:57très très bien
25:58donc voilà
26:00je crois que
26:01ce qui porte
26:02les marchés d'action
26:02européens
26:03c'est bien plus élargi
26:04que ce qui porte
26:05les marchés d'action
26:05américains
26:06oui c'est moins concentré
26:07en termes de valeur
26:08c'est sûr
26:08merci beaucoup messieurs
26:09Kevin Tozet
26:10membre du comité d'investissement
26:12chez Carmignac
26:13et Bertrand Puif
26:14gérant action internationale
26:15chez Fidelity
26:16merci à tous les deux
26:18d'avoir été
26:19sur ce plateau
26:20pour l'agenda rapide
26:21de la semaine
26:22qui vient
26:23on attend
26:24c'est la semaine
26:25de l'emploi aux Etats-Unis
26:26donc on attend
26:27le rapport sur l'emploi
26:29vendredi
26:29du département
26:30du travail américain
26:31une semaine qui sera
26:33évidemment rythmée
26:34par les chiffres
26:35Jolt
26:36les enquêtes ADP
26:37etc
26:38etc
26:38en termes de résultats
26:39la saison va encore
26:40monter en puissance
26:41avec dès ce soir
26:42les résultats d'Apple
26:44et de Palantir
26:44du troisième trimestre
26:45et puis tout au long
26:46de la semaine
26:47on attend
26:47AMD
26:48Qualcomm
26:49Arm
26:49Uber
26:49ou Novo Nordisk
26:50par exemple
26:51résultat auquel on sera
26:53assez attentif
26:54Novo Nordisk
26:55justement
26:55en Europe
26:56merci beaucoup
26:57de nous avoir suivis
26:58on se retrouve demain
27:00à 12h30
27:01en direct
27:01sur Bsmart
27:02Sous-titrage Société Radio-Canada
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