- il y a 6 semaines
Ce vendredi 28 août, Joffrey Ouafqa, directeur des gestions, chez Auris Gestion, Pierre-David Quenu, gérant chez GSD Gestion, Gilles Santacreu, trader algorithmique et administrateur du site Boursikoter.com, ainsi qu'Antoine Larigaudrie, journaliste à BFM Business, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Guillaume Sommerer. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00BFM Bourse, on refait la séance.
00:03Geoffrey Ouafka, directeur des gestions d'Orient Gestion.
00:05Bonsoir Geoffrey.
00:07Et Pierre-David Quenu qui aura bravé et battu le métro.
00:10Voilà, il était contre vous mais vous l'avez battu.
00:12GSD Gestion, vous arrivez pile au moment où nos échanges vont démarrer à Pierre-David.
00:16Bravo.
00:17Ça s'appelle la ponctualité.
00:19J'ai un peu couru mais tout va bien.
00:20Et petite voix, je vais vous laisser reprendre votre souffle quand même.
00:24On va faire parler en revanche Kevin Worsche, le président de la Fed.
00:26Il a choisi lui-même de prendre la parole.
00:28Donc depuis Jackson Hole tout à l'heure, on l'attendait ce grand rendez-vous depuis le début de la
00:31semaine,
00:31Kevin Worsche, sur la forward guidance.
00:34Il a expliqué que non, non, la Fed n'allait pas être plus explicite à l'avenir.
00:39Bien au contraire, il veut que les marchés suivent avant tout les données brutes sans le filtre de la Fed.
00:44Mais il a quand même clairement donné le ton sur l'inflation.
00:47Kevin Worsche, il estime qu'il y a du travail à faire pour ramener l'inflation vers 2%.
00:51Il s'est montré relativement faucon.
00:52On voit d'ailleurs le dollar pas mal remonter cet après-midi.
00:55Après les propos peut-être plus faucon qu'attendu de Kevin Worsche.
00:58On l'écoute, messieurs, et on réagit.
01:00Vous réagirez, vous commenterez dans un instant.
01:02Kevin Worsche, tout à l'heure, donc, depuis Jackson Hole.
01:14En ce qui concerne le volet stabilité des prix de notre mandat, les chiffres sont plus préoccupants.
01:19L'indicateur d'inflation privilégié par la Fed, à savoir la variation sur 12 mois de l'indice des prix
01:24PCE,
01:25s'établit à 3,7%, tandis que la variation sur 6 mois est légèrement supérieure à 4%.
01:31L'inflation dépasse notre objectif de 2%.
01:34La Fed devrait donc, à l'heure actuelle, se concentrer en priorité sur les prix.
01:48Kevin Worsche, donc, depuis Jackson Hole, la Fed devrait prioritairement se concentrer sur les prix, a-t-il expliqué,
01:54en ajoutant que, pour l'instant, il n'y a pas de signe d'amélioration.
01:57Il y a du travail à faire si l'inflation ne revint pas vers 2% rapidement.
02:02Plus faucon qu'on ne l'attendait. Le dollar remonte cet après-midi, Geoffrey.
02:04Oui, plus faucon qu'on ne l'attendait. Moi, je trouve que Kevin Worsche, depuis sa prise de fonction,
02:09il essaye de redorer son blason. Il a été nommé par Donald Trump pour baisser les taux.
02:13Et là, en fait, il vient montrer au marché, non, je suis indépendant, mon focus, c'est l'inflation.
02:18Et quitte à être un peu de mauvaise foi, parce que les chiffres, pendant l'été, de l'inflation américaine,
02:22quand on regardait vraiment dans le détail, l'inflation cœur, elle manifeste le fait qu'il n'y a pas
02:26d'effet de second tour.
02:27Oui, les prix d'énergie sont plus élevés. Oui, ça provoque une inflation qui est au-delà des objectifs de
02:32la Fed.
02:32Mais néanmoins, il n'y a pas encore d'effet de second tour. Donc, il aurait pu être un peu
02:35plus neutre dans sa communication.
02:37Mais là, c'est vrai qu'en cette rentrée, on le sent bien, tous les banquiers centraux vont nous dire,
02:41attention, l'inflation reste élevée, il faut continuer d'être restrictive dans la politique monétaire.
02:46Là, c'est Kevin Worsche, mais on va avoir Isabelle Schnabel dans les heures qui viennent,
02:49qui enfoncera le clou à non pas douter.
02:52Kevin Worsche qui dit qu'il est bien en peine de décrire les conditions financières actuelles comme restrictives.
02:57Là aussi, ça ouvre la voix sans doute à des hausses de taux, peut-être pas dès septembre, mais voilà.
03:00Assez faucon, Kevin Worsche, malgré tout, effectivement.
03:03Même s'il ne veut pas livrer le forward guidance, il y a un vrai ton qui est donné au
03:06marché, Pierre-David.
03:08Oui, il donne le ton au marché, effectivement.
03:12Il marque un peu son territoire.
03:14Et effectivement, il n'y a pas encore une hausse généralisée des prix dans tous les secteurs.
03:18Donc, effectivement, l'énergie est un gros secteur et qui, lui, a augmenté.
03:22Mais l'ensemble des secteurs n'est pas à la hausse.
03:27Donc, en fait, il veut marquer son territoire et donner le ton pour l'année.
03:32La BCE devrait relever ses taux aussi au mois de septembre.
03:34Et alors, justement, on va rebondir là-dessus.
03:36Le 10 ans français sous pression, on est à 4-11 sur le 10 ans français.
03:39Tout à l'heure, Olivier de Béranger nous disait qu'il s'est passé quelque chose d'incroyable aujourd'hui.
03:43Le 10 ans français est pour la première fois passé au-dessus les taux français.
03:46Je ne sais plus si c'était le 10 ans ou le plus long terme.
03:48Les taux français sont passés au-dessus des taux, pas italiens, pas espagnols, pas portugais, pas grecs.
03:52C'est déjà fait depuis longtemps.
03:54Non, les taux français sont passés au-dessus des taux bulgares aujourd'hui.
03:57Alors, ça, c'est une première.
03:59Dans le contexte de coups d'envoi des débats de la présidentielle
04:02qui semblent tendre véritablement les marchés autour de la France.
04:05On a vu hier, d'ailleurs, le secteur bancaire largement sous-performer le reste des marchés européens.
04:08Le CAC 40 sous-performer aussi.
04:10Est-ce que, Pierre-David, pour vous, c'est un avant-goût de ce qui nous attend cet automne
04:13et est-ce qu'il va falloir peut-être apprendre à éviter davantage le marché français pendant les prochains mois
04:18?
04:18C'est sûr que c'est la question de l'automne et de l'hiver avant les élections.
04:24C'est le risque souverain français augmente, les taux augmentent,
04:28le financement va être de plus en plus compliqué.
04:31Et le problème de la dette que l'on reporte depuis déjà plusieurs années, plusieurs mois,
04:37je pense que là, on est au pied du mur.
04:39Et effectivement, c'est le prochain gros sujet.
04:42Et effectivement, comme c'est en plus une période pré-électorale, ça va donner le ton et les débats.
04:47Les taux français sont passés au-dessus des taux bulgares désormais.
04:50Enfin, ça n'a pas duré, on est repassés en dessous, là.
04:52Mais pendant quelques secondes, pour la première fois, on est passé au-dessus des taux bulgares.
04:55On matérialise par, y compris dans les axes de l'économie domestique.
04:58C'est intéressant, avant de venir, je faisais le calcul.
05:00La dette du secteur bancaire français par rapport au secteur bancaire européen,
05:03historiquement, sur le même du risque politique, est de 10 à 25 %.
05:06Le secteur bancaire français se paye 25 % moins cher que le secteur bancaire européen.
05:09Sur le secteur des utilities, c'est 20 % de décote par rapport au secteur européen,
05:13alors qu'historiquement, c'est 10 %.
05:15Donc, ce risque politique, il est intégré dans les valorisations des actions françaises.
05:18Mais cette valorisation, elle ne va pas rattraper son retard
05:22tant qu'il n'y aura pas une levée de doute définitive sur le risque politique
05:26et le risque d'érapage des finances publiques.
05:30Vinci confirme le ralentissement du trafic autoroutier,
05:33mais quand même reprise sur un an de la fréquentation de ces aéroports.
05:35Alors, Vinci, acteur assez exposé au marché français, mais pas que eux.
05:38C'est un groupe assez international.
05:39Autant Eiffage est très exposé à la France et a beaucoup souffert hier.
05:43Autant Vinci est peut-être un poil plus international.
05:45Ce soir, le titre recule, Vinci, contre la tendance de 0,4 %.
05:49Comment vous regardez ce que nous annonce Vinci et le potentiel de cette valeur, Geoffrey ?
05:52Alors, ça montre deux choses.
05:54C'est vrai que le trafic dans les aéroports se tient plutôt bien.
05:56Et c'est vrai que normalement, la clientèle des aéroports, c'est plutôt les entreprises et les CSP+,
06:01qui prennent l'avion pour aller en vacances.
06:04À l'inverse, le trafic autoroutier est aussi, pendant les mois d'été,
06:08plus lié au tourisme des catégories socioprofessionnelles, peut-être un peu plus modestes.
06:12Et on voit bien, là où l'autoroute souffre, parce que les gens soit roulent moins,
06:15soit prennent moins l'autoroute, pour éviter de payer des péages,
06:19on voit qu'à l'inverse, les aéroports tiennent bien.
06:22Donc, c'est la catégorie socioprofessionnelle qui est un peu plus à même d'amortir le choc pétrolier.
06:26Mais après, sur les chiffres de Vinci, c'est quand même pas glorieux.
06:29C'est 2-3% de croissance du chiffre d'affaires, 4% de croissance du résultat dans les années
06:32à venir.
06:33Certes, la valorisation n'est pas chère, mais il y a peu de perspectives de croissance à l'heure actuelle.
06:37Et graphiquement, peu de perspectives également sur Vinci.
06:39Comment vous regardez le potentiel technique, Gilles ?
06:43Vinci, hier, on a eu la cassure d'un signal d'une zone de support assez importante,
06:47la zone des 118 euros.
06:49On s'attendait à ce que ça rebondisse un petit peu dans le sillage du CAC 40 aujourd'hui,
06:53puisque c'est une valeur qui est assez bien corrélée normalement.
06:55Et on s'inscrit dans une poursuite de mouvements baissiers.
06:58Donc, ça montre que le titre Vinci est très fragile.
07:02Donc, d'un point de vue technique, on reste sur une dynamique baissière potentiellement forte
07:05avec un objectif de poursuite qui se situe sur la zone des 111 euros actuellement.
07:10Globalement, c'est un signal assez négatif pour la suite.
07:12Valeo, au contraire, progresse bien.
07:14Il y a un relèvement de la perspective de Valeo de la part de Moody's,
07:17qui relève la perspective à Stable sur Valeo.
07:19Plus 3,7% ce soir, Pierre-David.
07:21Valeo, c'est une valeur que vous aimez bien.
07:23Il n'y en a pas beaucoup des valeurs auto qui brillent, mais là, ce soir, Valeo s'en sort
07:26bien.
07:27Valeo brille parce qu'elle a pris depuis déjà des années les mesures nécessaires
07:32pour montrer son redressement, notamment financier,
07:34puisque c'était un peu son point faible.
07:38Et là, aujourd'hui, Valeo montre qu'elle peut même rembourser par anticipation
07:45ses obligations qui arrivent à Chéence en 2027.
07:48Donc, on voit que, pour le coup, Valeo, elle a tous les signaux d'un point de vue financier ouverts,
07:54son chiffre d'affaires qui augmente, sa marge opérationnelle, baisse de l'endettement
07:59et les prises de commandes qui sont à la hausse également.
08:03Donc, en fait, je pense que 2026 a été une vraie transition pour Valeo
08:07et notamment vis-à-vis de son désendettement.
08:10Et donc, c'est vraiment une valeur à regarder pour l'année qui vient.
08:14Le CAC, on vous le rappelle, ce soir, gagne 1% en clôture, 8401 points.
08:19Wall Street est bien orienté aussi.
08:20Pascal, notre champion français du quantique, Pascal, le siège est à Palaiso auprès de Paris,
08:25Pascal a choisi Wall Street pour ses premiers pas boursiers.
08:27C'était aujourd'hui dans le cadre d'un SPAC.
08:29Pascal, ça y est, premier pas, ça se passe bien.
08:31Alors, évidemment, c'est spéculatif, c'est du quantique.
08:34Le titre gagne 60% Pascal en ce moment aux États-Unis.
08:37Alors, Pascal explique que ça va permettre de lever de l'argent.
08:40Et de côté à Wall Street, oui, c'est de côté aux États-Unis plutôt qu'en France,
08:42mais cet argent levé permettra de financer le développement des activités ici en France,
08:46explique Pascal, qui explique aussi qu'il y aura aussi une introduction sur Euronext peut-être l'an prochain.
08:51Il n'empêche, les premiers pas auront eu lieu là-bas.
08:53C'est là-bas que ça se passe, à New York.
08:54Comment vous regardez cette introduction en bourse a réussi, là, plus 60% Pascal ?
08:58On est dans le quantique, donc on est encore dans le spéculatif,
09:00mais on sait que c'est aussi la prochaine révolution après l'IA.
09:02Geoffrey ?
09:03D'un point de vue financier, la société a totalement raison d'aller lever de l'argent aux États-Unis,
09:07parce qu'on sait très bien que le marché des IPO aux États-Unis est beaucoup plus porteur qu'en
09:11Europe,
09:12où il y a une profondeur d'investisseurs qui est peut-être aussi moins importante,
09:15alors qu'aux États-Unis, ils sont beaucoup plus risk takers
09:18et ils sont plus à même d'aller financer des sociétés qui sont peut-être très early cycle.
09:21On parle de quantique dont les résultats et dont le chiffre d'affaires ne se traduiront pas avant quelques années.
09:26Mais c'est vrai que pour une première venue sur les marchés financiers pour se financer,
09:30je trouve que c'est un move qui est intéressant de la part de Pascal,
09:33quitte à revenir plus tard sur des bourses plus traditionnelles européennes,
09:36même si je doute qu'ils le fassent s'ils ont des investisseurs aux États-Unis.
09:40Ceux-ci vont pousser pour que l'IPO définitive se fasse là-bas.
09:43Ah oui, vous pensez que maintenant qu'ils ont un IPO à Wall Street,
09:45ils ne vont pas forcément s'embêter à aller aussi sur Euronext, l'argent est là-bas.
09:49Les autres acteurs du quantique aussi, il y a IonQ, il y a Rigetti,
09:52IBM aussi dans les gros acteurs, IBM est l'un des gros poids lourds,
09:55les plus avancés sur le quantique manifestant.
09:57Le niveau de valorisation des sociétés américaines est bien plus élevé
10:00comparé aux sociétés dans le même domaine en Europe.
10:02Quand ils disent qu'ils vont quand même s'introduire sans doute à Paris
10:04et que ce n'est pas parce qu'ils font leur premier pas à Wall Street
10:06qu'ils tourneraient le dos à Paris, vous peinez à les croire ?
10:10Vous pensez qu'ils resteront uniquement à Wall Street, Pierre-David ?
10:12On veut les croire puisqu'on est déjà peiné de les voir s'introduire au Nasdaq.
10:18Mais effectivement, l'accès au capital et aux investisseurs spécialisés
10:22se fait aux États-Unis à travers le Nasdaq.
10:24Donc d'un point de vue financier, évidemment qu'ils ont raison.
10:26On espère juste qu'effectivement, cette belle promesse sera tenue
10:31pour l'Euronex en 2027.
10:32Oui, Pascal qui gagne donc 53% aujourd'hui, c'est bien sûr très très spéculatif.
10:36Antoine, il y a vraiment un talent français côté à Wall Street.
10:39Pascal donc qui fait ses premiers pas là-bas.
10:41Et puis Hugging Face, c'est une boîte créée par trois Français
10:44dans l'intelligence artificielle open source.
10:46Ceux qui ont choisi d'y investir au début, Hugging Face,
10:49ils ont gagné pas mal d'argent jusqu'ici.
10:50Ben oui, puisqu'ils viennent de recevoir une offre de rachat d'NVIDIA
10:54pour 13 milliards de dollars.
10:56Et ça, ça fait les petites affaires de Kevin Durand,
10:59qui est une des stars de la NBA.
11:01C'est le cinquième marqueur de l'histoire de la NBA.
11:04Un très grand joueur qui...
11:05Bon, il est gentiment en pré-retraite à Houston, là.
11:08Et il vient de rafler le pactole.
11:09Au tout début de l'histoire de Hugging Face,
11:12homme d'affaires avisé quand même,
11:13il y avait mis 280 000 dollars.
11:16Et là, avec l'offre d'NVIDIA,
11:19sa part, c'est 80 millions.
11:22Donc, c'est un gain de 24 000 %.
11:25Donc, pour financer sa retraite, ce ne sera pas mal.
11:27Ça se passe bien.
11:28On comprend que François Hollande prône la retraite
11:30par capitalisation désormais,
11:32quand on voit ce genre de succès.
11:33Oui, oui, ça fait partie des annonces de la semaine.
11:35François Hollande, qui était en 2012,
11:37quand il s'était présenté à la présidentielle,
11:39évidemment très opposé à ce qu'il qualifiait
11:41de la finance sans visage,
11:42mais il y a des raisons aussi.
11:43Dans le capitalisme financier, il y a des excès.
11:45Aujourd'hui, prône quand même la retraite
11:47par capitalisation, ce qui est assez nouveau.
11:48C'est une de ses annonces de la semaine.
11:49Bon, ça n'a rien à voir avec le public, mais voilà.
11:51Le CAC 40 gagne 1 % ce soir en clôture.
11:53Quelle a été votre publication préférée jusqu'ici ?
11:56Ce qui vous a le plus enthousiasmé cet été ?
11:58Ou quel est votre chouchou pour la suite, Pierre-David ?
12:00Alors, la plus enthousiasmante,
12:02si on part aux États-Unis, c'est NVIDIA.
12:05Forcément, là, c'est la dernière.
12:07Franchement, l'énorme signal du marché
12:10est certainement la plus exaltante.
12:12Et puis après, en Europe, moi, Airbus et GTT.
12:17Voilà, c'est les deux qui, d'un point de vue structurel,
12:21m'ont intéressé et que je trouve
12:23qui ont été assez belles.
12:26Geoffrey, moi, c'est Salesforce
12:28et c'est très clair pour le coup.
12:31Salesforce qui a été considéré
12:33comme un perdant de l'IA
12:34parce que les barrières à l'entrée
12:37se disparaissent avec la possibilité
12:39de créer des CRM en une après-midi.
12:42Sauf qu'en fait, on se rend compte d'une chose.
12:44La valeur chez Salesforce, c'est la donnée.
12:46Et Salesforce travaille avec
12:47beaucoup des plus grandes entreprises dans le monde
12:49et elle arrive à monétiser cette donnée.
12:51Et en fait, l'IA, sans données,
12:53elle a rien, elle ne peut rien valoriser.
12:54Et ça, Salesforce l'a bien montré.
12:56Juste trois chiffres pour expliquer ça.
12:58Les agents IA vendus par Salesforce
13:01sont en progression de 240% sur l'année.
13:03La partie Data 360,
13:05qui est la partie intégration,
13:06structuration des données,
13:07c'est une activité qui croît de 200% sur l'année.
13:10Et juste un chiffre intéressant
13:12sur les données traitées par Salesforce,
13:13c'est 104 000 milliards de données
13:15qui ont été traitées sur le trimestre.
13:17C'est en hausse de 355% sur l'année.
13:20Donc en fait, ce qu'on voit bien,
13:21c'est que l'IA,
13:22pour pouvoir être utile aux entreprises,
13:25elle doit se baser sur une donnée
13:26qui est structurée.
13:27Et Salesforce, pour le coup,
13:28est au cœur de ça.
13:29La valorisation, 16 fois les résultats.
13:32Vous avez 10% de croissance du chiffre d'affaires,
13:3415% de croissance des bénéfices par an sur 5 ans.
13:36C'est un au-brainer.
13:37Le titre a pris 20% hier
13:38et il gagne encore,
13:39il transforme l'essai,
13:40il gagne encore du terrain ce soir à Wall Street.
13:423,5% d'eau supplémentaire,
13:43la Salesforce, effectivement.
13:44Merci à tous les deux
13:44de nous avoir accompagnés.
13:45Geoffrey Wefka, Auris Gestion,
13:46Pierre-David Connu pour GSD
13:48et on salue Gilles Santacreux.
13:49et on salue Gilles Santacreux.
13:49Sous-titrage Société Radio-Canada