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  • il y a 6 semaines
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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News
Transcription
00:00L'actualité c'est aussi ce débat, cet après-midi, un match politique à Roland-Garros, un autre type de
00:06match que tennis.
00:07Il va y avoir 7 candidats présidentiels qu'on fasse à 5 patrons qui vont les interroger, leur parler leurs
00:13inquiétudes aussi.
00:17Justement, écoutez Virginie Kalmels, elle est chef d'entreprise, elle est présidente de Croissance Plus et présidente fondatrice de Futurae.
00:23Et elle a fait part de son inquiétude des entrepreneurs, de son inquiétude à aide et celle des entrepreneurs en
00:28général.
00:29Elle était sur Europe 1 ce matin, écoutez.
00:31On sent qu'il y a vraiment une cristallisation de l'inquiétude parce qu'il y a eu trop de
00:35mesures et qu'en fait il y a un effet de ras-le-bol, il y a un effet de
00:38goutte d'eau qui fait déborder le vase.
00:40Il n'y a pas de cap et puis on a l'impression d'une classe politique qui ne mesure
00:45peut-être pas qu'il faut arrêter de se dire on prend l'argent là où il est.
00:50Parce que les entreprises, d'abord vous avez vu, le nombre de faillites augmente, les entreprises ne sont pas bien,
00:54le climat économique a besoin de confiance, aujourd'hui ce n'est pas le cas.
00:58Donc on voit bien que tout ce climat-là doit être pris en compte par les politiques et nous ce
01:02qu'on attend c'est qu'on remette au cœur du débat la prospérité.
01:06Pas comment taxer plus mais au contraire comment produire davantage, comment refaire de la France un pays prospère et notamment
01:15par ses acteurs économiques.
01:17Sébastien Ligné, en l'écoutant on a l'impression que finalement les politiques ne parlent pas, ne s'adressent pas
01:22aux entrepreneurs, à ces Français qui ont donc une boîte, une entreprise,
01:26qui sont patrons, qu'ils passent à côté finalement de leur inquiétude.
01:31Mais parce qu'ils ne les comprennent pas, parce qu'ils ne sont pas issus du même monde.
01:35Quand Emmanuel Macron nous parlait de l'entreprise en 2017, il nous vendait la France des start-up, la France
01:43des licornes, des petits investisseurs.
01:45Mais il ne parlait pas au vrai monde, au vrai tissu entrepreneurial français.
01:48Ce n'est pas ça l'entreprise en France, ce n'est pas simplement des start-up, de l'IA,
01:51de la technologie, etc.
01:52C'est avant tout des petites entreprises, des PME qui ont parfois 5, 6, 3, 10 salariés,
01:57qui eux travaillent réellement pour l'intérêt du pays, pour faire de la valeur ajoutée,
02:02mais qui eux ne sont jamais entendus, parce que c'est un monde complètement opaque pour les yeux des politiques.
02:07C'est-à-dire que quand vous avez des chefs d'entreprise qui vous disent
02:09« mais nous on croule sous les normes, on croule sur les démarches administratives,
02:13on croule sur les factures d'électricité qui ont explosé depuis la guerre en Ukraine,
02:17c'est de plus en plus difficile de survivre »,
02:19bon ben face à ces cris-là, à quoi, qu'est-ce qu'on leur a répondu ?
02:23Ça fait deux budgets que vous avez des contributions exceptionnelles sur les grandes entreprises
02:27qui sont créées par un gouvernement dit de centre et de la droite pour répondre à la crise financière.
02:31Est-ce que vous pensez que ça, ça invite l'investissement, ça invite l'entreprenariat ?
02:36Quand vous avez des budgets où on taxe l'entreprise, où on taxe l'entreprenariat,
02:40où les impôts de production ne baissent pas ?
02:41En effet, Virginie Calamès a raison quand elle parle de confiance.
02:46C'est hyper important dans le milieu économique.
02:47C'est-à-dire qu'il faut que les investisseurs, les patrons, grands comme petits,
02:51aient l'impression d'être soutenus et qu'il y a un cadre de confiance dans un pays
02:55pour pouvoir investir, pour pouvoir engager, pour pouvoir augmenter les salaires.
03:00Ce n'est pas le cas aujourd'hui.
03:01Donc qu'est-ce que vous voulez faire ?
03:02Et puis on est très négatif, alors qu'il faudra aussi insuffler un certain nombre.
03:05Mais je reviens sur un des mots que vous avez utilisé, Sébastien Ligné,
03:08vous avez dit « mais c'est opaque, finalement, le monde de l'entreprise.
03:10Mais la France, et vous l'avez rappelé, c'est aussi un pays d'entrepreneurs,
03:15heureusement d'ailleurs, et on peut aussi en être fiers et en a l'impression. »
03:19C'est Hélène Rouet qu'au contraire, ce mot de patron d'entrepreneur fait peur, finalement.
03:25Je ne sais pas s'il fait peur, mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est qu'on
03:29ne les aide pas, si vous voulez.
03:31C'est-à-dire qu'en fait, on est un pays qui est bourré de talents, bourré d'idées quand
03:35on se donne les moyens.
03:36Mais aujourd'hui, effectivement, monter son entreprise avec toutes les contraintes économiques que l'on connaît,
03:40avec, on va peut-être en parler, mais effectivement, les successions d'entreprises,
03:44quand on voit aujourd'hui comment on est matraqué d'impôts, etc.
03:48Donc c'est sûr qu'aujourd'hui, être entrepreneur, c'est quelque chose qui est très très compliqué.
03:52Moi, je lisais l'interview de Patrick Martin dans « Le Parisien » hier, avant cette rencontre des entrepreneurs.
03:58En fait, c'est marrant parce que les interviews de Patrick Martin, j'ai l'impression de lire la même
04:01depuis des années et des années.
04:02C'est-à-dire, il est urgent, mais ce n'est pas contre lui, mais il est urgent d'agir,
04:05il faut un sursaut,
04:07les politiques doivent avoir du courage, et on se rend compte qu'il n'y a absolument rien qui bouge.
04:12Dans l'interview, il précise aussi, il dit, voilà, Sébastien Lecornu s'est engagé pour le prochain budget en 2027,
04:16« Il ne faut absolument pas ni de nouvel impôt, ni de hausse d'impôt. »
04:21Sauf qu'on se rappelle quand même de ce qui s'est passé l'année dernière.
04:23Sébastien Lecornu n'a pas eu le choix que de se mettre dans la main des socialistes,
04:26et finalement, des nouveaux impôts et des hausses d'impôt, il y en a eu.
04:29Et je peux vous assurer que cette année, ce sera la même chose, parce que c'est toujours pareil.
04:33Sans les socialistes, il n'y aura probablement une censure, ce qu'on veut absolument éviter, etc.
04:37Donc, en fait, on a un peu l'impression que c'est tout le temps un mauvais film.
04:41Et en fait, en attendant, ça fait 10 ans maintenant qu'Emmanuel Macron est au pouvoir,
04:45et ça fait 10 ans, c'est notamment Marc Toitier dans le JD News cette semaine
04:48qui a fait tout le bilan, justement, économique d'Emmanuel Macron.
04:51C'est aussi simple que ça, je vais reprendre la même formule que lui,
04:54c'est objectivement catastrophique, il n'y a pas un indicateur qui va, pas un seul.
04:59Alors, puisque vous parlez des impôts, des taxes,
05:02il y a une question qui revient là au centre des débats,
05:06la question de l'héritage, des successions, donc au cœur de cette...
05:09Est-ce qu'on peut dire pré-campagne ou campagne présidentielle ?
05:11On en est où, ça y est ?
05:13Alors, la gauche, c'est pas nouveau, mais elle en fait un de ses totems,
05:17elle oblige les autres candidats à se positionner.
05:20Et écoutez, Jean-Philippe Tanguy, député de la Somme,
05:22qui était l'invité de Laurence Ferrari, ce matin sur CNews et Europe 1,
05:25et il a critiqué le trop d'impôts en France,
05:28et il a pris l'exemple de la taxation de l'héritage.
05:31C'est taxé toute votre vie, je rappelle que les impôts en France,
05:34c'est presque la moitié de ce que vous gagnez.
05:35Vous gagnez 100, l'État vous prend 45.
05:38Et donc, en plus, à la fin de votre vie, quand vous avez réussi à faire un pécule,
05:41avoir un bien immobilier à transmettre à vos enfants ou une entreprise.
05:45C'est quoi la grande différence entre la France, qui est dans la difficulté économique,
05:48et l'Italie et l'Allemagne, par exemple ?
05:50C'est que l'Italie et l'Allemagne ont un grand réseau d'entreprises industrielles familiales
05:53qui sont consolidées, qui sont transmises depuis des générations.
05:56En France, on a les talents, on a les entreprises,
05:58mais à chaque génération, il y a l'État qui tape.
06:00Donc, Marine Le Pen va évidemment annoncer ce soir midi,
06:03confirmer qu'on défendra la transmission des entreprises,
06:07le fameux pacte du treil,
06:08et qu'on le défendra avec une vision de patriotisme économique.
06:12Mais concrètement, on cherche de l'argent.
06:14On veut réserver le déficit, la dette.
06:17Alors, la CFDT défend la taxation de l'héritage dès le premier euro.
06:20Marine Tondelier en a parlé aussi.
06:21Raphaël Glucksmann, ça y est, candidat place publique,
06:25il souhaite davantage taxer les méga-héritages.
06:28C'est le top 1% des successions les plus élevées.
06:30L'objectif est de générer 15 milliards d'euros par an.
06:34Sébastien Ligné, vous avez vu ?
06:36Non, mais c'est-à-dire que c'est vraiment la maladie française par excellence.
06:39C'est-à-dire qu'en plus, ça manque tellement d'originalité.
06:41Parce que c'est facile dans ce pays.
06:43Dès qu'il y a un problème, dès qu'il faut trouver de l'argent,
06:45on sort le mot « taxe ».
06:46C'est la grande maladie française.
06:48C'est-à-dire qu'il n'y a aucune originalité,
06:50aucune proposition, un tant soit peu originale,
06:53sur la dépense publique, sur notre modèle social,
06:55sur les retraites, sur l'investissement, sur la croissance.
06:58Pourquoi pas ?
06:59Le seul mot qui revient, et on parle de la gauche,
07:01mais pas seulement de la gauche,
07:02parce que les droits de succession ont aussi été mis en place
07:05par des gouvernements plus centristes, voire libéraux.
07:10Le sujet, c'est ça.
07:11C'est pourquoi, dans ce pays, on est incapable
07:12de dépasser le mot de la taxe et de l'impôt.
07:15Mais concernant les héritages et les successions,
07:17est-ce qu'il n'y a pas là aussi quand même une question de justice sociale ?
07:20Qui a toujours été le modèle français ?
07:22Non.
07:23Non, parce que c'est la double peine, les droits de succession.
07:26C'est-à-dire qu'en effet, dans le pays qui est le plus taxé de l'OCDE,
07:28vous avez à la fois une taxe sur toute votre vie,
07:31et en plus, vous êtes taxé sur votre mort.
07:33Donc c'est la double peine.
07:34C'est ça qui est horrible.
07:35C'est-à-dire qu'en effet, vous êtes taxé à 40%,
07:37et ensuite, quand vous allez mourir,
07:38et que vous allez, par exemple, vouloir donner une maison secondaire à vos enfants,
07:44on va vous reprendre 20, 30, ça peut monter jusqu'à 45%
07:47pour le plus gros seuil de succession.
07:50Mais l'idée était de lisser les inégalités, justement,
07:53qui sont là dès la naissance, mais ça ne marche pas.
07:55Sauf que ça ne marche pas, et puis c'est une taxe extrêmement injuste,
07:59et encore une fois, on a l'impression, parce que c'est la France,
08:01parce que ça a toujours été comme ça,
08:03c'est exactement les mêmes arguments avec notre modèle social,
08:05oui, mais la France, c'est une exception.
08:06Nous, on ne fait pas comme tout le monde.
08:08Mais regardez ce qui se fait ailleurs.
08:09En Italie, c'est 1 million, le seuil d'exonération.
08:12Vous prenez des pays, vous avez des pays en Europe
08:14où il n'y a pas de droit de succession, totalement.
08:16Ça n'existe pas.
08:17Pourquoi nous, la France, on devrait être le seul
08:20qui a un seuil déjà extrêmement bas,
08:21puisque ça commence à 100 000 euros en ligne directe chez nous,
08:24et pourquoi on devrait être le seul pays
08:25qui réduit encore plus ça ?
08:27Où est l'argument de justice ?
08:29C'est un argument qui revient souvent chez les Français.
08:31Les Français, ils ne sont pas contre l'impôt,
08:33ils ne sont pas contre la taxe,
08:34ils savent qu'il faut contribuer.
08:35C'est une question de justice.
08:37C'est concrètement à quoi sert cet argent.
08:39Après, on a un modèle social redistributif
08:41qui est très important, mais peut-être plus en Italie.
08:42Oui, sauf que les Français, ils ne voient plus
08:44la redistribution aujourd'hui.
08:45C'est-à-dire qu'ils sont taxés partout,
08:47ils sont taxés à 40% par-ci, à 20% par-là.
08:49Et ensuite, quand ils vont dans un hôpital
08:51avec leur enfant qui est malade,
08:53rien ne marche, ils attendent 8 heures aux urgences.
08:54L'éducation, il n'y a plus une place dans les crèches,
08:57il n'y a plus une place dans les écoles primaires,
08:59il y a 35 élèves dans les classes.
09:00Ils disent, mais par où cette redistribution ?
09:03C'est ça le sujet.
09:04Surtout que sur les méga riches,
09:05là où vraiment ça ne marche pas,
09:06parce que je suis d'accord avec vous,
09:07l'idée, elle est louable,
09:08elle est, pourquoi pas, un impôt,
09:10évidemment, qui va lisser les inégalités,
09:11pourquoi pas, mais ça ne fonctionne pas.
09:13Les ultra riches, les méga riches,
09:14là dont parle Raphaël Luxman,
09:16pensez vraiment que ces gens-là,
09:17ils ne s'organisent pas avant leur succession ?
09:18Ils trouvent d'autres moyens,
09:20justement, et ils continueront
09:22de trouver d'autres moyens,
09:22c'est-à-dire qu'on peut mettre la taxe
09:23à 80% si on veut,
09:25ça ne fonctionnera pas,
09:26ils trouveront d'autres moyens,
09:27il y aura des cessions avant leur mort,
09:28il y aura des ventes à leurs enfants,
09:30ils trouveront d'autres moyens.
09:31Et en fait, vous retrouvez aujourd'hui,
09:32et c'est juste un système
09:33qui est complètement inégalitaire,
09:34c'est-à-dire que la personne
09:35qui n'est pas dans une grande précarité,
09:37c'est plutôt une petite classe moyenne,
09:38vous vous retrouvez parfois
09:39avec des enfants qui sont obligés
09:41de faire des prêts à la consommation
09:42pour pouvoir financer
09:42la maison familiale, etc.
09:44Donc en fait, le système,
09:45aujourd'hui, ne fonctionne pas.
09:46Et après, bon,
09:47aujourd'hui, dans la gamme politique,
09:48vous avez tout,
09:48vous avez Bruno Retailleau,
09:50à l'ALR,
09:50qui va vous proposer
09:51de baisser les droits de succession,
09:52et vous avez, par exemple,
09:53Sarah Gnafo, davantage à droite,
09:55qui, elle, vous propose carrément
09:56de les supprimer complètement,
09:57parce que, comme l'a dit Sébastien,
09:59vous subissez les impôts
10:00de l'intégralité de votre vie,
10:01vous n'allez pas non plus
10:07une question presque civilisationnelle.
10:09C'est-à-dire que l'idée
10:11qu'on puisse taxer autant
10:12la transmission,
10:13qui est quand même un chaînon
10:13extrêmement important
10:14d'une vie humaine,
10:15on fait des enfants
10:16pour aussi transmettre
10:17quelque chose à ses enfants.
10:18Et vous travaillez pour eux.
10:19On travaille pour ça,
10:20on travaille pour eux.
10:21Si vous rentrez dans la vie active
10:23avec cette optique
10:24que faire des enfants,
10:26ça coûte cher,
10:27et qu'en plus,
10:27si vous travaillez toute votre vie,
10:29votre enfant, il va devoir,
10:30il va être taxé
10:31sur ce que vous allez lui céder,
10:32évidemment que ça entrave aussi,
10:34ça peut entraver le besoin
10:35de faire des familles,
10:36de faire un réel réarmement.
10:38C'est une question civilisationnelle.
10:39La transmission,
10:39c'est essentiel dans la vie.
10:42Ce n'est pas très engageant
10:43quand on vous dit
10:43« Bon, par contre,
10:44je préfère te prévenir,
10:45tes enfants,
10:46ta maison secondaire
10:46dans le sud-ouest,
10:47ils vont payer 40%
10:49de droits de succession dessus. »
10:50Ça vous donne envie vraiment
10:50d'investir et de travailler ?
10:51Pas forcément.
10:52Sébastien Iné et Hélène Rouet
10:53pour le débat d'Europe 1 Info.
10:55Puisqu'on parle de la présidentielle,
10:56il y aura une primaire à gauche
10:57et à droite et au centre.
10:58Vous avez vu,
10:59il y a une tribune.
10:59Absolument, oui.
11:00Ça y est, ça revient
11:01dans le débat.
11:02C'est des mois.
11:03Ce sera juste avant
11:04le flash de 13h.
11:05Et vous le savez,
11:06aujourd'hui,
11:06c'est la rentrée de 14h.
11:08Exactement.
11:0813h, 14h,
11:09Europe 1 Info.
11:09Et c'est la rentrée
11:10de la grande famille européenne
11:11aujourd'hui, vous le savez.
11:12Et ce soir,
11:12vous retrouvez Pascal Praud
11:14de 16h à 18h.
11:15Pascal Praud
11:15qui vous donne la parole
11:17pour débattre
11:17dès l'actualité.
11:18Alors n'hésitez pas
11:19pour parler,
11:20dialoguer avec Pascal Praud.
11:21Vous l'appelez au 01
11:2280 20 39 21.
11:25Le numéro est non surtaxé.
11:26Pascal Praud aussi
11:27que vous retrouvez chaque matin
11:29désormais de 9h à 11h
11:31pour l'heure des pros.
11:32C'est en co-diffusion
11:33avec CNews.
11:3513h, 14h,
11:36Europe 1 Info.

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