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  • il y a 4 heures
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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00:0013h-14h, Europe Info.
00:0313h30 de la suite d'Europe Info, vous écoutez Clélie Mathias et ses deux chroniqueurs avec vous,
00:08Clélie, les deux journalistes, Xenia Fedorova et Jules Therès.
00:11Bonjour Xenia Fedorova.
00:12Bonjour.
00:12Soyez la bienvenue.
00:13On va commencer par parler des négociations avec l'Iran,
00:16puisque normalement, Etats-Unis et Iran devraient se retrouver demain à Oman.
00:22Il y a eu beaucoup de doutes pour parler,
00:25mais bon, a priori, les deux parties ont confirmé.
00:28Et maintenant, il reste à savoir de quoi il va être question dans ces négociations.
00:32Écoutez Marco Rubio, le secrétaire d'État américain.
00:35Pour que les négociations avec l'Iran aboutissent réellement à quelque chose de significatif,
00:40elles devront inclure la portée de leurs missiles balistiques,
00:43leur soutien aux organisations terroristes dans toute la région,
00:46leur programme nucléaire et le traitement réservé à leur propre population.
00:51Alors, ils sont d'accord pour se rencontrer.
00:52Ils ne sont pas tout à fait d'accord sur l'objet de la rencontre,
00:55puisque Téhéran a d'ores et déjà dit que, oui d'accord, parlons de la question nucléaire,
00:59mais alors, les négociations sur le programme de missiles ou les capacités de défense,
01:03c'est hors de question.
01:04Sur quoi donc ces négociations peuvent-elles aboutir demain ?
01:09Oui, je pense que le sujet officiel, c'est évidemment au nucléaire,
01:12mais je ne pense pas qu'ils peuvent éviter tous ces sujets qui sont importants.
01:16Téhéran a rejeté.
01:17Bah, écoutez, je pense que Téhéran a assez stade à acheter,
01:23mais je pense que les négociations, il existe exactement pour ça,
01:28pour échanger les positions et pas nécessairement trouver une solution,
01:32mais à moi, elles vont négocier.
01:33Je pense que le fait que cette négociation va prendre place demain,
01:38c'est déjà un très bon signe,
01:40c'est-à-dire que les deux côtés sont assez flexibles
01:43et peuvent éventuellement trouver un compromis.
01:45mais c'est sûr que je ne pense pas qu'Iran est dans l'État
01:48où il va accepter toutes les demandes des conditions des États-Unis.
01:52En tous les cas, on verra ce qui s'adonne.
01:54C'est ce qui est intéressant,
01:55c'est que le premier rendez-vous devait prendre place en Turquie
02:00et c'est l'Iran qui demandait d'échanger les lieux pour les négociations.
02:05Apparemment, l'Iran ne veut pas du tout que Turquie prenne position
02:08parce qu'elle participe dans ces négociations.
02:12Et c'est intéressant de savoir pourquoi.
02:13Il y a plusieurs pays qui voulaient participer dans ces négociations
02:17entre l'Iran et les États-Unis.
02:19Et aujourd'hui, en Naman, je pense que ça sera probablement plus limité
02:24en tant que participant.
02:26Mais oui, on a vu Turquie, par exemple,
02:28qui renforçait la frontière avec l'Iran
02:30dans les cas où il est allé frappe
02:31pour ne pas laisser les flux migratoires.
02:35Les Iraniens rentraient dans Turquie.
02:36Je pense qu'il ne s'est pas trop plié à l'Iran non plus
02:39et c'est pour ça, peut-être, qu'ils ont demandé un changement.
02:42Mais en tous les cas, ce qui se passe aujourd'hui,
02:44on ne sait pas exactement ce qui sera sur la table,
02:46mais c'est sûr que le sujet de nucléaire, c'est un sujet très important.
02:50Après, il y a aussi le sujet du fournissement de pétrole en Chine.
02:54Je pense que c'est quelque chose que Donald Trump a aussi demandé à Iran
02:57parce que finalement, les objectifs de Donald Trump,
03:02ce n'est pas que l'Iran et son peuple, par exemple,
03:07mais c'est aussi les questions géopolitiques et les intérêts américains
03:11dans les régions, mais aussi dans les mondes.
03:14Et la Chine, c'est l'objectif.
03:16Oui, parce qu'il y a aussi, bien sûr,
03:18le traitement réservé aussi à la population iranienne
03:21qui devrait faire partie des négociations.
03:24Marco Rubio, en tout cas, l'a dit.
03:26Est-ce que ce sera le principal point ?
03:28Ça, on peut peut-être en douter malheureusement.
03:31On peut en douter au vu des images et des retours qu'on a
03:34de ceux qui arrivent à parler dans cette révolte iranienne.
03:38Et c'est vrai qu'on a quand même eu la plus grande révolte,
03:39la plus grande révolte et donc la plus grande répression depuis 1979
03:43avec, selon les observateurs, un petit peu fiables, plus de 30 000 morts.
03:48C'est vrai que Donald Trump avait surpris quand il avait dit
03:50du jour au lendemain, le régime des Mollas va arrêter les pendaisons.
03:54Bon, a priori, c'était plutôt le cas, mais ça n'arrête pas.
03:58Bien sûr, il s'était fait menaçant.
03:59Il avait envoyé l'armada, l'armada qui y est toujours évidemment.
04:03Mais c'est vrai qu'on le sait, et d'ailleurs, on l'avait dit
04:06lorsque Donald Trump avait capturé Maduro.
04:08Donald Trump, il n'est pas doté d'une certaine pureté idéologique.
04:11Il n'est pas un altruiste.
04:13Il ne va pas là-bas pour bien changer tout cela.
04:16Et c'est, je trouve, un petit peu terrible d'ailleurs pour le peuple iranien
04:18parce que Donald Trump leur a quand même dit il y a trois semaines
04:20qu'il fallait aller dans la rue.
04:22Tenez bon, on arrive, continuez de manifester
04:24pour finalement les abandonner aujourd'hui.
04:26Mais bon, on ne découvre pas Donald Trump.
04:28On ne découvre pas que c'est un businessman,
04:31que c'est un homme politique,
04:32et que, bon, lui, comment dire,
04:35les changements de régime, il n'en a que faire.
04:37Et d'ailleurs, on le voit avec la situation au Venezuela
04:39où c'est la successeur de Maduro
04:42qui continue à administrer les affaires courantes.
04:44Donc, ce n'est absolument pas étonnant.
04:46C'est juste vraiment très dommage pour le peuple iranien.
04:49Donald Trump qui continue de dire
04:52à la fois on va ouvrir les négociations,
04:54voilà de quoi on va parler,
04:55et puis qui a quand même dit
04:57il a jugé que le guide suprême iranien,
04:59donc l'Ayatollah Ali Rahmanei,
05:00devrait se faire beaucoup de soucis.
05:03On rappelle qu'il y a quand même une armada
05:04dans le col de Persique,
05:06au cas où c'est histoire de bien peser
05:08sur les négociations de la part de Trump.
05:10D'ailleurs, c'est assez drôle
05:11parce que j'ai écouté une interview de G.D. Vance
05:15qui dit que dans les négociations qu'il y a
05:18avec notamment l'Iran,
05:19c'est très bizarre parce que ça n'existe nulle part ailleurs,
05:21c'est-à-dire qu'ils n'ont aucun lien avec l'Ayatollah.
05:24Ils discutent notamment avec le président
05:26dont ils disent qu'il n'a pas beaucoup d'importance,
05:28ils discutent surtout avec le ministre des Affaires étrangères,
05:31mais ils n'ont aucun lien avec l'Ayatollah,
05:33avec le guide suprême qui, objectivement,
05:35prend toutes les décisions,
05:36ou en tout cas, toutes les décisions importantes.
05:37Et justement, ils disent,
05:39en tout cas l'administration américaine,
05:40que c'est assez bizarre
05:41parce que quand ils veulent, par exemple,
05:43parler à l'Ukraine, à la Russie,
05:45même à la Corée du Nord,
05:46ils ont des liens avec Kim Jong-un,
05:48ils peuvent l'appeler.
05:49Là, ils n'ont aucune communication avec l'Ayatollah.
05:52Donc c'est vrai que c'est toujours difficile
05:54de négocier avec des personnes
05:55dont on sait qu'ils n'ont pas
05:56le plus haut niveau d'importance.
05:58C'est toujours plus facile de négocier
05:59entre Donald Trump et Vladimir Poutine
06:04qu'entre G.D. Vance et Lavrov.
06:07Vous voyez ?
06:08C'est peut-être aussi un signal,
06:10une stratégie de la part de Donald Trump.
06:13Il a essayé de montrer
06:14qu'il est prêt de négocier avec Iran,
06:16mais pas nécessairement avec Amélie,
06:20parce que, bon,
06:23je ne pense pas qu'il a beaucoup négocié
06:24avec Maduro non plus.
06:25finalement, il y a eu de...
06:27Non, il n'a pas négocié.
06:29Je pense qu'il est une façon des signales,
06:31en fait, de montrer
06:32qu'il vous est changeable.
06:34Oui, mais est-ce que c'est de sa part
06:35ou est-ce que c'est de la part des Iraniens
06:36qui protègent finalement leur guide suprême ?
06:39C'est difficile à dire,
06:40mais je pense que dans l'hierarchie iranienne,
06:42il y a ceux qui font les contacts
06:45et les échanges internationaux,
06:47et lui, il fait la déclaration
06:49pour le peuple iranien.
06:50Je pense que c'est comme ça, ça marche.
06:52Mais après, il faut regarder plus près.
06:54En tous les cas,
06:55quand, par exemple,
06:56il y a les échanges entre la Russie et l'Iran,
06:59c'est aussi les gens qui sont dans le gouvernement,
07:01qui viennent à Moscou,
07:02ce n'est pas Amélie lui-même.
07:04Donc, c'est peut-être aussi la façon
07:05comment fonctionne l'État iranien.
07:07Alors, je repose cette question
07:09que je vous ai déjà posée,
07:11mais j'insiste quand même.
07:13Vous me voyez venir, Jules Torres.
07:14C'est-à-dire que là,
07:14on a des négociations
07:15entre les États-Unis et l'Iran.
07:17Tout ce qui est des questions de nucléaire iranien,
07:20ces dix dernières années,
07:21les Européens,
07:22donc Royaume-Uni, Allemagne, France,
07:23étaient plutôt en pointe.
07:25Et là, on ne participe absolument pas
07:27à ces négociations.
07:28Oui, encore une fois,
07:29la France est l'Europe hors-jeu.
07:31Ce n'est malheureusement pas nouveau.
07:33C'est une situation qu'on voit quand même
07:34depuis maintenant plusieurs mois,
07:36et pour ne pas dire plusieurs années.
07:37Emmanuel Macron s'est complètement désintéressé
07:40de cette situation-là,
07:41mais aussi parce que,
07:42c'est un petit peu comme le sujet iranien,
07:43finalement,
07:44il a bien compris que sa voix ne portait pas,
07:47et on a bien compris aussi
07:48que Emmanuel Macron,
07:49avec les quinze mois qu'il lui reste,
07:50soit extrêmement actif sur les sujets
07:52où il peut avoir de l'importance.
07:53C'est notamment ce qu'il a essayé de faire
07:55avec la coalition des volontaires
07:56sur l'Ukraine.
07:58C'est pour ça qu'on rentre au moins.
07:58Ou sur le Groenland,
07:59on l'a entendu quand même.
08:00Ou sur le Groenland,
08:01mais parce qu'il a eu,
08:02en effet,
08:03non seulement du succès,
08:05mais en tout cas,
08:06sa voix à portée.
08:07Là, il sait très bien
08:08que sur la question
08:08de la prolifération
08:10de l'arme nucléaire
08:11sur les ogives nucléaires iraniennes,
08:13sur l'accord Newstart,
08:15il n'aura pas beaucoup...
08:16Il n'aura pas beaucoup de voix,
08:19donc je pense qu'il ne veut pas
08:20mettre ses yeux
08:20dans différents paniers
08:22et qu'au contraire,
08:23il veut concentrer ses efforts
08:24sur des choses
08:25où, pour le coup,
08:26il peut avoir une influence,
08:27ce qui ne me paraît pas
08:28complètement démesuré.
08:30Aujourd'hui,
08:30la voix de la France
08:31ne pèse plus
08:31ce qu'elle pesait.
08:32Mais on a des intérêts
08:33quand même en Moyen-Orient
08:34et en Iran aussi,
08:35et on a deux personnes
08:36qui sont bloquées
08:36dans une ambassade.
08:37Bien sûr qu'on a des intérêts,
08:38je pense aussi d'ailleurs
08:39que c'est pour ça
08:40qu'Emmanuel Macron
08:41ne bombe pas le torse,
08:43comme il a pu avoir
08:43l'habitude de le faire
08:44sur cette question-là,
08:45parce qu'on a
08:46Cécile Collère et Jacques Parry
08:47qui sont toujours
08:47à l'ambassade de Françaises
08:49à Téhéran.
08:50Je pense que...
08:51Zéna Féderova.
08:52Je pense que c'est
08:53les conséquences,
08:54en fait,
08:56des politiques étrangères,
08:59des manques
09:00de peut-être diplomatie,
09:02de la part
09:03d'Emmanuel Macron,
09:05sous son...
09:06de la France,
09:07sous son...
09:08sous son terme,
09:09comme on dit.
09:11Pour jouer un rôle,
09:14il faut avoir un...
09:15Comment dire ?
09:16Il faut peser,
09:17il faut avoir un...
09:18Avoir du poids.
09:20Avoir du poids.
09:20Pour avoir du poids,
09:21il faut garder les contacts,
09:23échanger,
09:25proposer les choses,
09:27surtout pas couper
09:28les négociations.
09:30Je pense pas
09:30que la France
09:31a coupé
09:32les liens
09:33avec Iran,
09:34mais je pense
09:34qu'il n'a pas pris
09:35une position
09:35plutôt proactive
09:36dans les relations
09:37avec Iran.
09:38Même avec la Russie.
09:39La Russie,
09:40c'est une toute autre histoire.
09:43Mais en fait,
09:43c'est les conséquences
09:44de ce manque de volonté
09:45de jouer un rôle
09:46dans ces régions.
09:47Donc finalement,
09:48ça se passe pas
09:49dans un jour,
09:50il faut construire
09:50les relations
09:51et je pense
09:52que ce n'était pas
09:52les cas.
09:53C'est pour ça,
09:54en fait,
09:54aujourd'hui,
09:55il n'arrive pas
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