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  • il y a 6 minutes
Clélie Mathias, accompagnée de la rédaction d’Europe 1, propose à la mi-journée un point complet sur l’actualité suivi de débats entre invités et auditeurs.

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Transcription
00:00Europe 1 Info se poursuit à 13h31 sur Europe 1.
00:03Vous écoutez Kelly Mathias et ses chroniqueurs Sophie Audugé et Georges Fenech.
00:06À six mois de la présidentielle, les sondages qui rebattent quelque peu les cartes du centre et de la droite.
00:12Écoutez Bruno Retailleau, le candidat à LR, qui prône lui pour une primaire du centre de la droite.
00:17Il était sur BFMTV hier.
00:18J'ai jamais été opposé à la primaire.
00:20Je pense que tel que se dessinent les choses, il faudra une primaire sans doute en début d'année.
00:24J'imaginais que les sondages pouvaient nous départager.
00:27C'est pas parti pour ça.
00:28Le dernier, on est tous en dessous de 10%.
00:30On est à six mois des élections.
00:32Rien n'est fait.
00:32Dans une élection présidentielle, il y a d'énormes surprises.
00:35Ce que je propose d'ici la fin de l'année, c'est qu'il y ait une confrontation.
00:39Il y ait trois grands débats.
00:40Un sur le pouvoir d'achat.
00:41Un autre sur l'écologie.
00:42Et puis peut-être un autre sur le régalien.
00:45Tout ce qui est ordre républicain, l'immigration, etc.
00:48Les quatre qui me semblent évidents, c'est David.
00:51Et puis c'est les deux anciens ministres d'Emmanuel Macron.
00:53Et ces quatre-là, ils n'obtiennent pas plus que 10%
00:56dans un dernier sondage IFOP.
00:59Georges Fenech, ça veut dire quoi ?
01:00Que la primaire finit par s'imposer ?
01:03Pour qu'une primaire puisse avoir lieu,
01:05il faut d'abord que les prétendants sérieux y participent.
01:10Oui, pour l'instant, Édouard Philippe a toujours dit que...
01:12Pour l'instant, Édouard Philippe refuse.
01:14Alors on peut penser qu'avec la chute sensible qu'il enregistre en ce moment,
01:19il revienne à raison et qu'il accepte effectivement
01:22de se mesurer dans le cadre d'une primaire.
01:25Après, est-ce que la primaire permettra effectivement
01:27de sacrer, comme on dit, entre guillemets,
01:30un champion de la droite et du centre ?
01:33J'en suis pas sûr, j'en suis pas sûr.
01:35Regardez, par exemple, vous avez Raphaël Glucksmann
01:38qui est sorti de la primaire, vainqueur, un beau vainqueur,
01:41avec un très beau résultat, 70%, je crois, à peu près.
01:45Et pour autant, comme vous le voyez dans ce sondage,
01:48il atteint 10% péniblement.
01:50Il n'y a pas eu cette montée en puissance
01:53qu'il aurait pu espérer.
01:55On voit que le débat est en train de se cristalliser
01:58entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
02:01Et ce que je note, c'est que M. Retailleau,
02:03qui a le sens de l'intérêt général,
02:05qui, lui, se prête au jeu de la primaire s'il le faut,
02:08n'enregistre qu'un score qui était celui de Valérie Pécresse,
02:11en dessous de 5%.
02:12Et c'est terrible pour votre famille politique ?
02:14C'est terrible, c'est la descente, toujours,
02:17qui continue, malheureusement.
02:18Alors, il est vrai aussi que vous avez un partage des voix
02:21avec David Lysnard, qui est TLR,
02:24qui s'est désoldarisé pour pouvoir se présenter.
02:27David Lysnard, qui enregistre quand même
02:28un score intéressant, significatif, de 7%.
02:32Donc, on pourrait imaginer d'additionner tout cela.
02:34Mais vous savez, la politique,
02:35ce n'est pas une question d'arithmétique.
02:37Pas uniquement, en tout cas.
02:38Il faut qu'il y ait vraiment un engouement
02:40pour une personnalité.
02:42On dit que c'est la rencontre d'un homme
02:43ou d'une femme avec le peuple.
02:44Pour l'instant, on ne voit pas bien
02:46cet homme ou cette femme au centre.
02:48Je reviens sur les Républicains,
02:49parce que, là, on l'a vu, par exemple,
02:52pour Raphaël Glucksmann,
02:53ce n'est pas un socialiste du PS
02:55qui a gagné la primaire sociale et démocrate,
02:59ses places publiques.
03:00Est-ce que vous imaginez que LR ne soit...
03:02que les Républicains, donc, ne soient pas présents
03:04à la présidentielle ?
03:05Et qu'est-ce que ça signifie pour ce parti ?
03:07Ça signifie un déclin qui a commencé en 2017,
03:12alors que nous avions, comme à l'époque,
03:14on disait un boulevard,
03:15s'il n'y a pas eu ces affaires
03:17qui ont pollué la campagne de François Fillon,
03:20qui étaient données,
03:20qui étaient créditées à un moment à 30%
03:22au premier tour.
03:24Et donc, ça signifie qu'il va falloir
03:26refonder la maison, disons, gaulliste,
03:28au sens large,
03:29de fond en comble,
03:31reconstruire,
03:32redéfinir ce qu'est aujourd'hui
03:34une vision gaulliste
03:35pour le futur de la France,
03:37et trouver les candidats
03:39qui incarneront,
03:40parce que la politique, c'est aussi,
03:42et presque, j'allais dire, essentiellement,
03:43une question d'incarnation.
03:44Trouver la personne
03:46qui redonne confiance au peuple.
03:48– Sophie Audugé.
03:50– Oui, c'est mal parti.
03:52C'est mal parti.
03:53Non, mais c'est vrai que
03:56ce pôle-là,
03:57droite-centre,
03:58d'ailleurs, droite-centre,
04:00honnêtement, ça ne veut rien dire.
04:00Soit ils sont à droite,
04:01soit ils sont au centre,
04:02mais enfin,
04:04cette espèce d'embroglio
04:05auquel personne ne comprend plus rien,
04:07franchement, je pense que les Français
04:08n'en veulent pas.
04:09– Ça avait marché en 2002,
04:10je vous rappelle.
04:11– Oui, en l'occurrence,
04:12aujourd'hui,
04:13– Je faisais partie de cette
04:13350 députés élus
04:15à l'Assemblée nationale.
04:15– Oui, mais le fait est, Georges,
04:16que ça ne marche plus.
04:17– C'est vrai.
04:18– Regardez, Bruno Retailleau
04:20dit « on va faire une primaire »,
04:22alors que deux jours plus tôt,
04:23Édouard Philippe dit
04:24« on ne prend jamais de primaire,
04:25tout le monde est contre,
04:26moi je suis contre ».
04:27Et également,
04:28que dit Bruno Retailleau ?
04:30Est-ce qu'il nous parle
04:30de leur programme ?
04:31Non, il ne parle pas
04:32de leur programme,
04:33qu'il parle de leur programme,
04:35qu'il dit ce qu'ils vont faire.
04:36Bruno Retailleau parle
04:38de la vie pas chère,
04:40il parle du régalien,
04:41je veux dire,
04:42tout le monde attend
04:42une reprise de l'école,
04:44une reprise de l'hôpital
04:44et de la santé.
04:45Je veux dire,
04:46il est où le programme en fait ?
04:48– Mais pour l'instant,
04:48ils sont inaudibles,
04:49compte tenu des problèmes
04:50de la sécurité,
04:52des manifestations,
04:53des émeutiers,
04:53on n'arrive pas effectivement
04:55à parler des programmes.
04:57– Mais c'est à eux
04:58d'imposer leur programme,
05:00en tous les cas,
05:01leur programme,
05:02c'est le seul moyen
05:03que les Français se ragnent.
05:04– Ou leur thème du moins.
05:05– Oui, ou leur thème du moins.
05:08– Oui, mais au moins là,
05:09si vous voulez,
05:10moi je suis extrêmement surprise
05:12que Bruno Retailleau
05:13ne parle pas ni de l'hôpital
05:14et de la santé,
05:15ni de l'école.
05:16Enfin, je veux dire,
05:16les Français au quotidien,
05:18ils sont inquiets
05:19de ces deux choses-là
05:20qui représentent leurs enfants
05:22et leurs familles,
05:23et notamment les plus âgés
05:24où on sait que c'est extrêmement difficile
05:25pour toutes les familles
05:26qui sont confrontées aujourd'hui
05:27à devoir prendre en charge
05:29nos personnes les plus âgées.
05:30Je veux dire,
05:31tout le monde s'en fiche.
05:32j'insiste pour les républicains,
05:34Georges Fenech.
05:35Mais là,
05:36il y a,
05:36si on prend les quatre principaux,
05:39on va dire Gabriel Attal,
05:40Édouard Philippe,
05:41Bruno Retailleau
05:41et on va dire David Lissnard,
05:42mais ce qui est étonnant surtout,
05:43c'est que...
05:44– Gabriel Attal n'est pas républicain.
05:45– Non, mais justement,
05:46ce que j'allais vous dire,
05:47c'est qu'Édouard Philippe
05:47et Gabriel Attal
05:49payent peut-être,
05:50en tout cas,
05:51pour le macronisme,
05:52pour ces dix ans
05:53d'Emmanuel Macron.
05:54Pour le bilan.
05:55parce qu'ils y ont
05:56directement participé.
05:57Pour Bruno Retailleau,
05:59il y a un peu participé,
06:01on est d'accord,
06:01mais on a l'impression
06:02qu'il paye aussi beaucoup,
06:03alors qu'il était
06:04sur une ligne
06:05un peu différente.
06:07– Je ne suis pas certain
06:08qu'on lui tient rigueur
06:12du fait qu'il ait accepté
06:13la place Beauvau
06:15sous le quinquennat de Macron,
06:16parce que,
06:17comme il l'avait bien expliqué
06:18à l'époque,
06:18ça n'était pas adhérer
06:20à une politique macroniste,
06:21c'était pour empêcher,
06:22parce que s'il n'y avait pas été,
06:24s'il est LR,
06:25n'avait pas été
06:25dans ce gouvernement,
06:26c'est qui qui allait ?
06:28C'était la France insoumise.
06:30– Oui, mais visiblement,
06:31il en paye quand même
06:32les frais.
06:32– Peut-être, peut-être,
06:34mais bon,
06:35c'est toujours le sens
06:36de l'État
06:37qui conduit cet homme.
06:38Manifestement,
06:39on le sent,
06:39les Français le comprennent,
06:41sur Retailleau,
06:42il n'est pas guidé
06:42par intérêt persé,
06:43on voit qu'il est convaincu
06:44de l'intérêt général,
06:46donc il l'a accepté,
06:47et il s'est retiré
06:49quand il a fallu se retirer,
06:50et à ce moment-là,
06:51il avait même,
06:53comment dirais-je,
06:54critiquer ses amis
06:55des LR
06:56qui avaient accepté
06:56de se maintenir ?
06:57– Mais visiblement,
06:58ce n'était pas forcément
06:58assez clair
06:59comme positionnement.
07:00Georges Fenech
07:00et Sophie Odigé
07:01dans le débat
07:02d'Europe 1 Info,
07:03on va revenir sur la colère
07:04des jeunes, Sophie,
07:05à tout de suite sur Europe 1.
07:06– Europe 1 Info,
07:07c'est de 13h à 14h
07:08avec Elie Mathias
07:09sur Europe 1.
07:10– 13h, 14h,
07:12Europe 1 Info,

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