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  • il y a 2 mois
Ce mercredi 26 août, Jean-François Baus, directeur général du groupe GPS, Anne-Sophie Grouchka, présidente du groupe KEREIS, Bertrand Laurioz, PDG du groupe Dékuple, Pascal Coste, président fondateur de Pascal Coste Coiffure, et Olivier Marcheteau, directeur général de Freelance.com, étaient les invités dans l'émission Pari ETI présentée par Patrice Bégay. Pari ETI est à voir ou écouter tous les mercredis et samedis sur BFM Business.

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Transcription
00:06BFM Business fait le pari des entreprises de taille intermédiaire.
00:11Paris ETI avec Patrice Béguet.
00:14Ça y est, c'est la rentrée, c'est les surprises. On est nombreux ici, hein ? Vous êtes heureux
00:19ici ?
00:19On est ravis.
00:20Ah, regardez, c'est la rentrée, c'est septembre, on est content.
00:23Avec Jean-François Beau, le directeur général d'une très belle boîte qui nous vient de Nouvelle-Aquitaine GPS.
00:29Bienvenue à toi.
00:30Merci, bonjour.
00:31Juste à tes côtés, elle a le sourire.
00:33Elle est épanouie totalement.
00:34Anne-Sophie Grouchka, la CEO de Kéris.
00:37Welcome.
00:38Merci.
00:39Troisième invité, Bertrand Laurios, Sherman et CEO de Décuple.
00:43Bienvenue à toi.
00:44Bienvenue.
00:45Ton siège est en Ile-de-France, mais tu es breton et tu aimes bien le dire à chaque fois.
00:47Absolument.
00:48Quelqu'un qui nous vient du Sud, on le voit savoir, on le voit son teint, on le voit sa
00:52forme.
00:52Pascal Coste, fondateur de Pascal Coste Coiffure.
00:56Quel plaisir de t'avoir également.
00:57Mais c'est réciproque.
00:58Voilà, merci à toi.
00:59Le soleil est sur le plateau.
01:01Et puis, Olivier Marcheteau, le directeur général de Freelance.com.
01:05Bienvenue.
01:05Merci, ravi d'être là.
01:07Madame, messieurs, vous êtes prêts ?
01:08Ils sont prêts ?
01:10Tout à fait.
01:10À fond les ballons ?
01:11À fond.
01:11C'est la rentrée.
01:12Paris ETI, c'est parti.
01:14Paris ETI sur BFM Business.
01:18Jean-François Beau, on démarre avec toi.
01:21Directeur général de GPS, une très, très belle entreprise de Nouvelle-Aquitaine qui fait partie du club des ETI.
01:26Cher à Marc Prakowski.
01:29GPS, c'est un fournisseur de solutions logistiques d'emballage réutilisable pour les industries de caoutchouc, de l'alimentaire, de
01:37l'automobile et de la chimie.
01:39Tu es le DG de cette entreprise depuis 2014 ?
01:42Depuis 2014.
01:43Formidable.
01:44Ingénieur de formation, très impliqué dans toutes les phases de développement de l'entreprise.
01:49C'est quoi l'historique du groupe ?
01:50Alors, l'histoire de GPS, c'est une transformation d'une entreprise qui faisait des palettes et des caisses en
01:56bois, qui était fabricant et qui les vendait,
01:58à une idée qui a germé dans le cerveau de notre fondateur et qui a été de transformer la société
02:04en une société de logistique et de location d'emballage
02:08réutilisable, retournable, avec des emballages qui sont mutualisés entre tous nos clients.
02:12La couverture géographique de GPS, c'est quoi aujourd'hui ?
02:15La couverture géographique, c'est 20 filiales dans le monde, on est sur tous les continents, parce que nos emballages
02:21sont des éléments de transport
02:23et vont d'un continent à l'autre, de producteur à utilisateur et des utilisateurs à un autre producteur, puisque
02:31les emballages sont mutualisés entre tous nos clients.
02:34On aime bien parler d'ambition pour les entreprises et l'ambition pour GPS dans le futur, c'est quoi
02:40?
02:40Alors, l'ambition, c'est de continuer sur cette niche qui est le caoutchouc, l'emballage du caoutchouc.
02:45Il y a encore beaucoup de secteurs de développement, notamment dans la zone asiatique, au Japon, Chine et Corée, donc
02:52on travaille beaucoup sur ces trois pays-là, après avoir travaillé sur beaucoup d'autres pays avant.
02:57Et puis, le deuxième axe de progrès pour nous, c'est la diversification dans les produits différents, donc l'alimentaire,
03:08des jus de fruits concentrés, des concentrés de tomates,
03:12également dans l'automobile, où nos emballages peuvent être également réutilisés dans l'automobile, et puis dans la chimie, des
03:20poudres et des liquides.
03:22On le voit sur l'antenne, juste à tes côtés, Anne-Sophie Grouchka, CEO de KERIS.
03:26Alors, toi, tu présides un groupe, acteur de référence européen de courtage, fort de 1800 employés, présents dans sept pays
03:34européens.
03:34KERIS, c'est notamment le premier courtier français en assurance emprunteur, avec plus de 19 millions de contrats sous gestion
03:43en Europe de l'Ouest.
03:45Tu dois peut-être avoir de tes clients autour de cette table, riche d'un très beau parcours, ma chère
03:50Anne-Sophie, de plus de 15 ans dans l'assurance.
03:53Tu as occupé plusieurs responsabilités exécutives au sein du groupe Alliance, et as notamment dirigé l'InsurTech Solved Group.
04:02Ma première question, en fait, tu as quitté un grand groupe mondial pour prendre la tête d'une UTI.
04:08Qu'est-ce que tu as choisi, en fait, dans KERIS ?
04:11Ce que j'ai choisi, c'est d'abord le professionnalisme, le sens et en même temps l'impact.
04:16Avoir la possibilité d'être dans une UTI comme KERIS, c'est tout simplement bénéficier à la fois de moyens
04:22substantiels.
04:23On a un actionnaire de référence, Advent, qui est derrière nous et qui nous accompagne.
04:26Et en même temps, l'agilité, la prise de décision courte, et ça, c'est formidable.
04:30Tu viens de dire un mot important, décision.
04:33Quelle décision as-tu prise au cours de tes 100 premiers jours chez KERIS,
04:38et qui t'a peut-être le plus surprise toi-même ?
04:42Trois choses. D'abord, c'est écouter.
04:44La première décision que j'ai prise, c'est d'écouter, d'aller au contact des collaborateurs
04:49et d'aller au contact de l'ensemble des clients et des partenaires.
04:51Et fort de ça, c'est de prendre les premières décisions, les vraies.
04:55Et pour moi, le premier sujet, c'est de faire en sorte que nous devenions vraiment
04:59le groupe leader du courtage en utilisant la technologie, l'intelligence artificielle à l'échelle.
05:05Donc concrètement, je vais réorienter le terrain, le terrain qui donne les idées,
05:11et en même temps, pour accompagner, pour être en phase avec ses attentes du terrain,
05:16prendre des décisions de redéploiement de budget pour travailler notamment sur l'intelligence artificielle.
05:21Tu es une grande chef d'entreprise et tu as un point GPS loin.
05:24Dans trois ans, quel indicateur te dira que KERIS a réussi sa transformation,
05:29et en fait, sa taille, sa rentabilité, ou peut-être complètement autre chose ?
05:32D'abord, continue la diversification.
05:35On a annoncé d'ores et déjà des négociations exclusives avec un autre acteur du courtage grossiste,
05:40qui s'appelle Centian, donc ça fait partie de la stratégie, premièrement.
05:44Deuxièmement, la croissance organique, la bonne, la vraie, celle qui montre que tout se passe bien
05:49et qu'on plaît aux clients.
05:51Et troisièmement, le nombre de produits que nous aurons sortis
05:55et qui, j'espère, feront la satisfaction de tout notre écosystème.
05:58En tout cas, c'est tous nos voeux.
06:00En face de toi, Bertrand Lorieuse, le chairman et le président directeur général
06:04d'un très beau groupe, Décuple, breton d'origine, j'aime bien le dire.
06:07Et pour les techniciens, d'origine, bref.
06:10Tu as travaillé pendant plus de 20 ans dans les télécoms.
06:13C'est là où on s'est croisés, avant de prendre en 2019
06:16la direction du groupe Décuple, fondé par ton beau-père.
06:20Marié, père de cinq enfants, Décuple est un groupe aujourd'hui européen
06:25de communication et data marketing, partenaire de la performance des marques,
06:30groupe familial qui a été créé dans les années 70, 72 exactement,
06:34et coté à Euronext depuis 1998.
06:37Quelle année, hein ?
06:38L'année où on a été, pour la première fois, champion du monde.
06:41Ses principaux domaines d'activité sont le conseil, le service marketing,
06:45les solutions d'abonnement, l'assurance.
06:47Aujourd'hui, c'est plus de 217 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2024,
06:52plus de 1000 salariés, c'est la croissance, c'est la confiance.
06:57Est-ce que l'IA est aujourd'hui un risque ou une opportunité pour toi ?
07:01Merci pour cette présentation.
07:03Alors, on a fait 240 millions de chiffre d'affaires l'année dernière.
07:05240 millions !
07:06Et comme tu le disais, en fait, on a été créé sous le nom France Abonnement,
07:09du marketing direct, on a fait une transition vers la communication et le data marketing.
07:14Aujourd'hui, on est 1200 collaborateurs présents dans 8 pays,
07:16donc on continue effectivement à se développer.
07:18Alors, nous, ce qu'on croit, c'est que l'IA est une opportunité, évidemment,
07:22puisque nous, on vient de la technologie.
07:24Nos grands concurrents sont des groupes publicitaires, faire simple.
07:26Et nous, on vient plutôt de la data et de la technologie,
07:29donc l'IA rebascule, rejoue les cartes,
07:31et nous, évidemment, on est très forts dans ce domaine-là.
07:34Donc, c'est plutôt un accélérateur pour notre activité.
07:37On dit 7 pays, la France, l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Espagne, le Portugal,
07:40les États-Unis, le Canada, j'y passe la moitié de mon temps d'ailleurs.
07:43L'international, Décuple, va-t-il rester un groupe français quand même ?
07:48Alors, bien évidemment, Décuple va rester un groupe français,
07:50c'est un groupe familial français, on fait partie du Family Business Network,
07:53donc nous, on croit beaucoup à la situation française,
07:55mais on vise à horizon 2030 environ 30% de notre chiffre d'affaires hors de France,
08:00c'était 5% il y a 4 ans.
08:03Donc, on est vraiment en train d'accélérer, ça va rester un groupe français,
08:06on est également en Chine, et puis on veut aussi se développer
08:08dans des activités, des zones géographiques à plus forte croissance,
08:12comme le Moyen-Orient et probablement d'autres pays.
08:14Justement, être une entreprise familiale, c'est un atout ou un frein pour toi ?
08:18Alors, c'est très clairement un atout.
08:19Alors, on n'a pas la possibilité d'avoir des fonds extraordinaires derrière nous,
08:22donc ça nous oblige à réfléchir un peu à nos investissements,
08:24donc on fait très attention à ce qu'on dépense.
08:26Mais moi, je le vois aussi bien vis-à-vis de nos clients,
08:29nos collaborateurs, que les entrepreneurs qui nous rejoignent,
08:31parce que nous, on a beaucoup d'entrepreneurs qui nous rejoignent,
08:33qui restent entrepreneurs minoritaires.
08:34le fait d'avoir un actionnaire stable, solide, le même actionnaire depuis 1972.
08:39Là, en l'occurrence, je suis le troisième dirigeant familial,
08:42mais ça donne aujourd'hui une visibilité dans un monde qui bouge beaucoup,
08:45qui est très apprécié, encore une fois, par tous les parties prenantes.
08:48En face de toi, Pascal Coste, alors la star, la star de la coiffure,
08:52fondateur de Coste Coiffure, la région sud,
08:56que nous aimons bien, et on s'était connus par une personne formidable,
08:59Marcel Rani.
09:01Après avoir commencé la coiffure à l'âge de 15 ans,
09:05à Montauban, cette ville de l'Occitanie, ta ville natale,
09:09tu crées ta marque, Pascal Coste, à Nice.
09:13Aujourd'hui, à la tête d'un des plus grands groupes de coiffure français,
09:17et surtout le dernier groupe détenu,
09:19est dirigé par son dirigeant.
09:212025, la John Venture, avec IJ31,
09:24et on peut avoir aussi une pensée très émue pour notre ami Hervé Jouve,
09:29sur votre site de e-business.
09:32Ta phrase de type, que j'adore,
09:34les limites sont faites pour être dépassées.
09:37En fait, tu es un homme ultra motivé, avec une niaque d'enfer,
09:41c'est quoi ta source de motivation ?
09:44Avancer.
09:44Avancer toujours, si tu veux.
09:45J'ai démarré le métier en arrivant sur la Côte d'Azur,
09:48en partant de mon Montauban natal,
09:50avec une paire de ciseaux, une brosse,
09:52et c'est un ami qui jouait au rugby,
09:54qui m'hébergeait parce que je n'avais pas les moyens
09:55de me louer un appartement.
09:57Donc j'ai démarré avec, comme on dit,
09:59la brosse dans les dents,
10:00les ciseaux dans les dents,
10:01et puis c'est cette rage de gagner,
10:03de progresser, de toujours plus.
10:05Et puis, tu sais, j'ai toujours été capitaine dans le sport,
10:08donc quand tu rends dans une entreprise,
10:10une entreprise, c'est du sport,
10:11donc tu es un capitaine,
10:12tu coaches, tu manages,
10:13tu y avec tes hommes,
10:14et tu les fais monter,
10:15ils te font monter,
10:15c'est un travail d'équipe.
10:16J'adore tous tes postes,
10:18il faut que tu le saches sur les réseaux sociaux,
10:20c'est-à-dire, ils sont naturels,
10:21tu n'as pas d'agence derrière,
10:22tu prends ton téléphone,
10:23tu as tes équipes, c'est merveilleux.
10:25Ça, c'est servir l'avenir, j'allais dire,
10:27et puis, tu sais,
10:29la réussite d'une entreprise,
10:31c'est avant tout les équipes.
10:32Et quand tu les mets en avant,
10:34ils te portent.
10:34Et mon rôle est de les mettre en avant,
10:36eux et pas moi.
10:37Justement, comment imaginer l'avenir ?
10:38L'avenir, on parle de l'IA,
10:40aujourd'hui, nous aussi,
10:41on est en pleine transformation,
10:42tu vas me dire,
10:42de la coiffure en IA.
10:43Oui, de la coiffure en IA,
10:45parce que c'est un groupe,
10:46c'est structuré,
10:47c'est des millions de chiffres d'affaires,
10:48donc au niveau du juridique,
10:49au niveau de toute l'accès aussi,
10:52au niveau du marketing,
10:53très important l'IA,
10:54on en est même maintenant au niveau de l'image,
10:56où on travaille aussi l'image en IA,
10:58donc l'avenir, il est là.
11:00Et puis, en tant que challenger,
11:02plus jeune groupe français de tous les nationaux,
11:04place à nous.
11:05Exactement.
11:06La transmission, c'est un rôle essentiel
11:08d'un chef d'entreprise, non ?
11:09Ah oui, totalement.
11:10Aujourd'hui, j'ai une équipe de dirigeants
11:12qui ont une quarantaine d'années,
11:13donc ils sont dans la boîte depuis 20 ans,
11:15et l'objectif, c'est de préparer cette passation.
11:18La boîte, elle est à eux,
11:20elle est pour eux,
11:21donc je travaille là-dessus,
11:22on va faire entrer des fonds d'ici deux ans,
11:24pour avoir un cash management,
11:26et pour faire entrer une équipe manageriale
11:28qui aura plus de 20 ans d'expérience dans l'entreprise,
11:30et que je sois là comme un conseil des sages
11:32pour jouer un peu de violon,
11:35mais je crois que c'est important aussi
11:37de mettre la jeunesse en avant,
11:38surtout que nous, c'est un métier très jeune.
11:40Moyen d'âge du groupe, 25 ans.
11:42Sur les 1200-1300 salariés,
11:44c'est une moyenne très jeune.
11:45C'est merveilleux.
11:46Donc, il faut préparer cette jeunesse pour demain.
11:48Je voyais en face de toi, Olivier Marchateau,
11:50acquiescer, être heureux,
11:51directeur général de freelance.com.
11:52Après des expériences,
11:53toi, à la tête de leaders mondiaux,
11:56Microsoft, Cédis Kound,
11:57on reparle encore de Bordeaux,
11:58en passant par Vestiaire Collective et Accolade.
12:03Tu mets aujourd'hui toute ton expertise
12:05en transformation au service
12:07du groupe freelance.com
12:09en tant que directeur général depuis 2025.
12:13C'est 38 millions
12:15à plus de 1 milliard d'euros.
12:18C'est un méga challenge,
12:19tu vas nous expliquer.
12:20En 10 ans,
12:21c'est incroyable,
12:23et tu es devenu le leader
12:24de la connexion entre talents
12:27et grandes entreprises
12:28réunissant le plus large écosystème
12:31en fait de talents
12:33avec des salariés portés,
12:34freelance et des ESN.
12:36Qu'est-ce qui fait en fait
12:38le succès de freelance.com ?
12:40Freelance.com,
12:42c'est une très belle success story
12:43française, effectivement.
12:44Je pense que ce qui fait
12:45le succès de freelance,
12:46c'est la capacité
12:47à aider des entreprises
12:50à trouver les bons talents externes
12:52pour mener leur transformation.
12:54Pour le faire,
12:54en fait, nous,
12:55on a recours à deux types de talents.
12:57On a une base de freelance
12:58et après,
12:58on a 850 petites et moyennes
13:00entreprises de services numériques
13:02chez qui on peut aller chercher
13:03des talents.
13:04Donc, notre métier,
13:04c'est vraiment de mettre
13:05le bon talent en face
13:06du bon projet
13:06pour les entreprises
13:07et comme on le fait plutôt bien,
13:09ça marche bien en ce moment.
13:11Et tes enjeux actuels
13:12pour freelance.com,
13:13quels sont-ils ?
13:14On en a trois.
13:15Le premier,
13:15c'est vraiment d'accompagner
13:17la mutation des talents en cours.
13:19On parlait de l'IA tout à l'heure,
13:20aujourd'hui,
13:20toutes les entreprises
13:20veulent se transformer.
13:21Comment on fait
13:22pour trouver des talents
13:24qui soient disponibles
13:25pour résoudre un projet
13:27spécifique dans une entreprise ?
13:28Aujourd'hui,
13:28on a plus de 250 contrats cadres
13:31avec des grands groupes français
13:32qui nous sollicitent
13:33pour qu'on leur envoie
13:34la bonne personne
13:34sur le bon projet.
13:35Donc,
13:35premier sujet,
13:36c'est les talents.
13:37Le deuxième,
13:37c'est l'IA,
13:38comment on devient plus efficace,
13:39plus rapide,
13:40comment on automatise
13:41toutes les tâches
13:41qui ne servent pas à grand-chose
13:42pour libérer du temps
13:44pour les clients
13:44et du temps pour le service.
13:46Et le troisième,
13:46c'est l'internationalisation.
13:48Aujourd'hui,
13:48on fait plus d'un milliard
13:49en France,
13:51Suisse,
13:51Belgique,
13:52Maroc.
13:54On a un historique,
13:55on a racheté
13:55beaucoup de sociétés
13:56et donc,
13:57on continue de regarder
13:57comment on peut
13:58se déployer à l'international
14:00pour être non seulement
14:00leader français,
14:01mais leader européen.
14:02C'est quoi ta plus grosse fierté
14:04après un an
14:05dans ton entreprise ?
14:06On va se rejoindre
14:07avec Pascal.
14:07On a obtenu le label
14:09Great Place to Work
14:10fin 2025
14:11et je trouve que c'est
14:12une super reconnaissance.
14:13Moi,
14:13je crois beaucoup au fait
14:14que l'atout numéro un,
14:16l'actif numéro un
14:16d'une entreprise,
14:17c'est les compétences
14:18et c'est les gens.
14:19Et donc,
14:19savoir qu'il y a
14:20une vraie dynamique collective
14:21et que les équipes
14:22sont contentes
14:23à la fois
14:23de ce qu'on leur fait faire
14:24et de l'ambiance
14:25dans laquelle on travaille,
14:26c'est remarquable
14:27et je remercie
14:28toute l'équipe de management
14:29et les équipes pour ça.
14:30On revient une fois de plus
14:31au collectif.
14:32Merci à toi.
14:33Madame,
14:34messieurs,
14:34est-ce que vous êtes prêts
14:34pour le débat ?
14:36Ils sont prêts,
14:36c'est la rentrée.
14:37Paris ETI,
14:38le débat,
14:38c'est maintenant.
14:40Paris ETI
14:41sur BFM Business
14:45On démarre avec toi,
14:46ma chère Anne-Sophie.
14:48Quels sont aujourd'hui
14:49les enjeux
14:49des entreprises
14:50de taille intermédiaire
14:51qui vont se présenter
14:52dans le futur
14:53et challenger
14:54une performance
14:54un petit peu durable ?
14:55Pour moi,
14:56ce qui est important,
14:56c'est l'enjeu de taille
14:57et d'échelle.
14:58Aujourd'hui,
14:59on le sait,
14:59en France,
15:00on a à peu près
15:006600 ETI.
15:02On sait qu'elle représente
15:03une énorme valeur
15:04pour l'économie,
15:05mais ce qu'on voit aussi,
15:07c'est par rapport
15:07à d'autres pays
15:08comme l'Allemagne,
15:08toujours l'exemple allemand,
15:10on a du mal
15:11à passer à l'échelle supérieure.
15:13Or,
15:13on le sait,
15:14pour être vainqueur
15:16dans la future bataille,
15:17notamment technologique,
15:18c'est compliqué
15:19de rester des champions isolés.
15:21Donc,
15:21pour moi,
15:22le sujet,
15:22c'est la croissance,
15:23la croissance,
15:24la croissance,
15:24pour être certain
15:25d'avoir une capacité
15:27d'investissement,
15:27une surface suffisante.
15:29Jean-François,
15:31ton point de vue là-dessus
15:32pour la performance durable ?
15:33Je pense que,
15:35comme ça a été évoqué précédemment,
15:37l'humain est aussi
15:38au centre
15:39de la croissance
15:40de nos entreprises.
15:41Il faut arriver
15:42à trouver les bons talents,
15:44arriver à les retenir,
15:46à faire en sorte
15:46qu'ils soient bien
15:47dans leur environnement
15:48de travail
15:49pour pouvoir
15:50vraiment contribuer
15:51à la croissance
15:52de l'entreprise
15:52de façon forte.
15:54Pascal,
15:54quand on voit chez toi
15:55un petit peu
15:55tes salariés,
15:56on les voit tout le temps
15:56avec la banale de sourire.
15:58Mais écoute,
15:58c'est le jeu,
15:58c'est le jeu d'une équipe,
16:00de faire sourire,
16:00de donner l'envie.
16:02Mais tu sais,
16:03pour moi,
16:04l'image d'une entreprise,
16:05c'est comme l'image
16:05d'un avion finalement.
16:07Il décolle,
16:08il est beau,
16:08on l'applaudit.
16:09Puis quand il commence
16:10à planer trop longtemps,
16:11c'est qu'il prépare une descente.
16:12Donc ça veut dire
16:12qu'une entreprise,
16:13elle doit progresser
16:13en permanence,
16:14elle doit toujours
16:15aller de l'avant
16:15et elle doit toujours
16:16aller chercher le plus.
16:17Mais évidemment,
16:18au cœur du sujet,
16:19avec l'humain,
16:20clairement.
16:21Bertrand ?
16:22Tout à fait d'accord
16:22avec l'idée de croissance.
16:24La croissance,
16:25c'est nécessaire,
16:25c'est indispensable.
16:26C'est indispensable
16:27pour ne pas baisser,
16:28mais c'est aussi indispensable
16:28pour motiver les gens
16:29à l'intérieur de l'entreprise.
16:30Et dans notre cas,
16:31la croissance doit aussi
16:32passer par l'international.
16:33Puisque nos clients
16:34sont de plus en plus gros,
16:35on les aide,
16:35on veut avoir de l'impact,
16:36donc on a besoin
16:37d'être dans plus de pays
16:38pour les accompagner partout.
16:39Olivier ?
16:40Moi, déjà,
16:40je trouve qu'il y a
16:41quelque chose de fabuleux
16:42qui s'est passé en France.
16:43Moi, je suis d'une génération
16:44où les gens voulaient
16:45rentrer dans un grand groupe
16:46et faire toute leur carrière.
16:47Je pense qu'aujourd'hui,
16:48les jeunes qui sortent
16:49de grandes écoles
16:50ou d'écoles de commerce
16:51ou d'ingénieurs,
16:52ils rêvent d'être entrepreneurs.
16:54En tout cas,
16:54beaucoup d'entre eux.
16:55Donc la question,
16:56c'est comment on leur permet
16:57de vivre cette vie d'entrepreneur
16:58de façon réussie.
17:00Il y a un sujet, je pense,
17:02à la fois de réglementation
17:03et un sujet de leur permettre
17:04de passer à l'échelle.
17:05Donc c'est l'écosystème
17:06de financement,
17:07c'est l'ouverture économique,
17:08c'est les aider à grandir.
17:10Moi, je suis très optimiste.
17:11Je fais partie des gens
17:12qui disent,
17:13dans notre secteur,
17:14si vous regardez le secteur
17:14des ESN en France,
17:16c'est plus de 35 milliards
17:17et on a les plus belles entreprises
17:19de services numériques européennes.
17:20On a une densité
17:21et une qualité d'entreprise
17:24qui est remarquable.
17:25Comment on permet
17:26à toutes ces boîtes
17:26de grandir ?
17:27C'est ça le vrai sujet.
17:28Et c'est vrai,
17:28on le voit notamment
17:29avec Numéum
17:29qui fait un travail formidable
17:30au niveau associatif
17:32et des très belles synergies
17:34entre nos belles entreprises françaises.
17:36On reste avec toi.
17:37Comment transmettre,
17:38en fait,
17:38on parlait tout à l'heure
17:39de croissance,
17:40mais moi je pense
17:41qu'il n'y a jamais
17:41de croissance en confiance.
17:44Et donc,
17:44comment transmettre
17:45les valeurs
17:46et la culture d'entreprise
17:47pour préparer la relève ?
17:49Alors moi,
17:50je pense que la première chose,
17:51c'est qu'il faut être très clair
17:53sur là où on veut aller.
17:55Alors,
17:55il y a des gens
17:56qui appellent ça la stratégie,
17:57c'est un bien grand mot,
17:57mais qu'est-ce qu'on veut faire
17:58tous ensemble ?
17:59La deuxième chose,
18:00c'est qu'il faut un plan,
18:02je pense,
18:03partagé.
18:03Le rôle de l'implication
18:05du management,
18:06elle est essentielle.
18:07Il faut que tout le monde
18:07comprenne ce qu'on essaye de faire,
18:09les priorités, etc.
18:10Et après,
18:11moi je crois beaucoup
18:11aux valeurs des entreprises.
18:12J'ai eu la chance
18:13quand j'étais jeune
18:14d'être avec quelqu'un
18:15qui disait que
18:15si un matin,
18:16on rentrait dans une entreprise,
18:17on n'aimait pas l'odeur de l'endroit,
18:19il fallait s'en aller.
18:20Je crois beaucoup à ça.
18:21Il faut que les gens
18:22soient contents d'être là.
18:23Je vois quelqu'un d'acquérir.
18:24C'est Pascal.
18:24Nous, tu sais,
18:25il y a une devise aussi,
18:26c'est quand on recrute,
18:27la première question
18:28qu'on se pose,
18:28c'est est-ce qu'on va avoir envie
18:30de boire le café
18:30tous les matins
18:31avec cette personne ?
18:32Ça part de là.
18:32Et après,
18:33la technique,
18:33on lui apprendra l'envie,
18:34on va lui donner,
18:35et ainsi de suite.
18:35Mais je crois que
18:36c'est vraiment le signe significatif
18:38de dire on partage,
18:39on partage,
18:39on gagne ensemble.
18:40Anne-Sophie ?
18:41Pour moi,
18:41ce qui est important,
18:42c'est que les plans stratégiques,
18:43bien sûr,
18:44c'est le rôle des dirigeants.
18:45Après,
18:45il faut embarquer tout le monde,
18:47mais pas de façon artificielle.
18:50Donc,
18:50quand je suis arrivée,
18:51j'ai lancé une démarche
18:57leur crainte,
18:58leur remarque aussi
18:58de façon très concrète
18:59sur les différents axes stratégiques
19:01qu'on proposait.
19:02Et pour moi,
19:03le résultat a été formidable,
19:04on a eu 14 000 verbatim,
19:05ça veut dire que
19:06quand on sollicite le corps social,
19:08eh bien,
19:08il répond présent,
19:09et ça,
19:10à la fin,
19:10c'est le meilleur vecteur
19:11pour embarquer de façon durable.
19:13Jean-François ?
19:14Oui,
19:14très important d'embarquer
19:16tous les salariés
19:17derrière le projet,
19:18la stratégie de l'entreprise
19:19et de l'afficher clairement.
19:21Je pense qu'il faut vraiment
19:23arriver à faire adhérer
19:24le management
19:25et les salariés
19:26au projet
19:27pour que ça avance.
19:28Bertrand,
19:28l'adhésion ?
19:29C'est l'adhésion,
19:30mais c'est aussi
19:30donner l'envie à tous,
19:31c'est-à-dire qu'il faut donner
19:32des opportunités.
19:33C'est aussi pour ça
19:33que la croissance est indispensable.
19:35Dans un groupe qui ne croit pas,
19:36il n'y a pas d'opportunités,
19:38donc soit ils s'en vont,
19:38soit ils s'endorment,
19:39c'est terrible.
19:40Donc en fait,
19:40il faut leur donner cet élan,
19:41c'est pour ça que le rôle du dirigeant
19:42me paraît d'abord
19:44plus qu'une vision,
19:45c'est toujours un peu pompeux,
19:46une direction où vraiment
19:48on a tous envie d'aller
19:48et on donne des possibilités
19:50aux gens de croître,
19:51de grossir,
19:52de grandir,
19:52de faire mieux.
19:53Quand on a préparé
19:54cette émission,
19:55Bertrand,
19:55tu m'as parlé d'un mot
19:56qui est revenu souvent
19:56dans notre échange,
19:58c'est l'innovation.
19:59Est-ce que l'inventivité stratégique
20:01des ETI aujourd'hui,
20:03c'est un atout
20:03pour la réindustrialisation
20:05du pays ?
20:06Alors bien sûr,
20:06bien sûr,
20:07c'est pas qu'on ait
20:08les meilleurs cerveaux,
20:08on a des très bons cerveaux
20:09chez nous,
20:10évidemment,
20:10mais dans les grands groupes aussi.
20:11La réalité,
20:12c'est qu'on a une capacité
20:13à les mettre en œuvre,
20:14elle est testée
20:14beaucoup plus rapide,
20:15beaucoup plus facile
20:16et on peut la décentraliser
20:18beaucoup plus facilement.
20:19Les patrons d'ETI
20:19ne sont pas décentralisateurs
20:21par construction.
20:21Ils aiment bien
20:22quand ça se passe,
20:23il n'y a pas assez d'équipes
20:24en centrale.
20:25Donc au contraire,
20:26on aime bien
20:26quand les équipes
20:27innovent,
20:28trouvent des nouvelles idées
20:28et je pense que c'est pour ça
20:30que les ETI finalement
20:31sont plus innovantes.
20:32Olivier ?
20:33Nous,
20:33on est au cœur de ça,
20:35c'est-à-dire qu'on essaye
20:36vraiment que les 850 partenaires
20:38de notre réseau,
20:39qui pour certains
20:40sont assez gros déjà,
20:41mais pour d'autres
20:42sont tout petits,
20:43comment est-ce qu'on fait
20:44pour les mettre en relation
20:44avec les grands groupes
20:45qui ont besoin de leur innovation ?
20:46Et moi je crois beaucoup
20:47au fait évidemment
20:47que l'innovation,
20:48elle est partout,
20:49elle est très disséminée,
20:50très décentralisée
20:52et ce qu'on constate
20:53c'est que les grandes entreprises
20:54y sont de plus en plus sensibles.
20:55Donc ça c'est super.
20:56Alors justement,
20:56une grande entreprise comme toi,
20:57on peut le dire,
20:58t'es leader de ton marché.
21:00Anne-Sophie,
21:00vous faites comment sur l'inno ?
21:01Ce qui est super important,
21:03c'est de raccourcir
21:03les cycles des décisions
21:04et de faire confiance au terrain.
21:05On revient toujours
21:06au même sujet
21:07et c'est faire en sorte
21:08de créer le système
21:09et j'aimais beaucoup
21:09ce que tu disais,
21:10faire en sorte de créer le système
21:11qui permette à chacune et à chacun
21:13d'innover,
21:14d'apporter sa pierre à l'édifice
21:16s'il le souhaite.
21:16Et pour moi,
21:17c'est la grande différence
21:18avec les très grands groupes installés,
21:20justement,
21:21permettre cela
21:21et donner cette opportunité
21:23incroyable aux collaborateurs.
21:25Jean-François ?
21:25Oui, très important
21:26de donner sa chance
21:28à chacun dans l'entreprise
21:29et d'arriver à motiver
21:30par, en effet,
21:32comme tu l'as dit,
21:33un avenir,
21:34une progression,
21:35une réalisation personnelle
21:37qui fait qu'on avance
21:38tous ensemble.
21:38Pascal ?
21:39Nous, c'est simple.
21:40Création d'académie.
21:41On prend un jeune à 16 ans.
21:42Ah oui,
21:42explique ton académie.
21:44Les académies,
21:44on a créé trois académies en France.
21:46On prend des jeunes à 16 ans.
21:47On les amène au CAP
21:48à 18 ans.
21:49On les amène au brevet professionnel
21:51à 20-21 ans,
21:52ce qui fait qu'ils ont
21:52une carrière professionnelle progressive.
21:54À partir du moment
21:55où ils ont le BP,
21:55on peut leur proposer
21:56des postes de management.
21:57Ils rentrent en succursion
21:58de la management.
21:59Ils font une expérience
21:59en gérant des salons
22:00de 4-5 personnes actives.
22:02Puis, ils réussissent
22:03sur 2-3 ans,
22:03on passe à 10-15 personnes actives.
22:05Et puis, on arrive
22:06à une trentaine d'années.
22:07La marque te propose
22:08de te franchiser.
22:09Tu deviens ton propre patron.
22:10Donc, en fait,
22:11c'est d'amener cette innovation
22:12de l'humain
22:13en le faisant progresser
22:14avec toujours, entre guillemets,
22:15cette carotte possible,
22:17accessible
22:17et qui les amène
22:19à un monde magnifique
22:20qu'est l'entrepreneuriat
22:22et les faire rêver
22:23sur ce monde-là
22:24et qu'ils soient
22:24de leur propre liberté.
22:26Nous, on innove là-dessus à fond
22:27parce qu'on part du principe
22:28que si on les éduque au départ,
22:30on les amène.
22:31Tu sais, j'ai une image simple.
22:32Toulouse vient d'être
22:33champion de France
22:33pour la quatrième fois consécutive.
22:35Ce n'est pas parce
22:36qu'ils ont beaucoup d'argent.
22:37C'est parce qu'ils ont
22:38un centre de formation extraordinaire
22:39que, bien sûr,
22:40ils vont chercher
22:40des stars internationales
22:42mais ils ont aussi
22:43toujours dans l'équipe
22:44des jeunes qui sont issus
22:45de l'école,
22:45de la dynamique
22:46et de l'état d'esprit
22:47et de l'ADN de ce club.
22:48Pascal Cote, c'est pareil.
22:50C'est un peu comme
22:50il dit de la croix, en fait.
22:53Alors, quand on t'entend,
22:54moi, je reste avec toi
22:55parce qu'en cette rentrée,
22:57dans quelques mois,
22:58nous allons avoir
22:59une élection présidentielle.
22:59Aujourd'hui, l'attitude générale,
23:01c'est quoi ?
23:01C'est résigné ?
23:02C'est résilient ?
23:02C'est dépité ?
23:03C'est combattif ?
23:04C'est quoi ?
23:04Combatif.
23:05Voilà.
23:06Pugnacité, bien sûr.
23:07Toujours.
23:08Pugnacité.
23:08Jean-François ?
23:09Combatif également.
23:12Vigilance et combat
23:13parce qu'effectivement,
23:14le marché, il y a
23:15beaucoup d'incertitudes.
23:16Donc, nous, on essaye
23:17de rassurer un peu tout le monde.
23:19Le Breton, même chose.
23:21Dans le monde d'incertitudes,
23:22il faut continuer à avancer,
23:23il faut foncer.
23:24Alors, foncer.
23:25Vous êtes des fonceurs,
23:26vous êtes des gagneurs,
23:27vous avez l'agnac,
23:27vous avez le sourire,
23:28vous embarquez,
23:29tu l'as dit tout à l'heure,
23:30des femmes et des hommes.
23:31Le type de manager que vous êtes,
23:34vous vous situez,
23:35votre évaluation propre et personnelle
23:37que je vous fais en direct
23:39dans cette émission,
23:39c'est quoi ?
23:40On va démarrer avec toi,
23:41Jean-François.
23:42Je crois que je suis un manager
23:43à l'écoute,
23:44à l'écoute des équipes
23:47qui les accompagnent,
23:49qui cherchent des solutions
23:51pour eux
23:52s'ils ont des soucis.
23:54Je suis très à l'écoute
23:55de l'équipe
23:56pour la faire avancer
23:58avec des objectifs,
24:00évidemment,
24:00mais tout en accompagnement.
24:03Olivier,
24:04quand on était à 38 millions,
24:05quand on est à 1 milliard,
24:06est-ce qu'on change
24:08de management ?
24:09Première chose.
24:10Et à travers
24:11les différentes expériences
24:12que tu as eues
24:12dans les différentes boîtes,
24:13est-ce que tu as toujours
24:13appliqué le même système ?
24:15Alors moi,
24:16j'ai géré effectivement
24:17des sociétés de tailles différentes.
24:18Il y a un enjeu
24:19qui est la structuration
24:20de la croissance.
24:20Donc oui,
24:21on ne peut pas manager
24:2180 personnes
24:23au début
24:23de vestiaire collective
24:24comme j'en gérerais
24:261200 chez Cédiscount.
24:27Je pense qu'après,
24:28il y a des constantes.
24:30Moi,
24:30la constante,
24:31c'est un mot
24:31qui m'est revenu des équipes,
24:33qui au départ
24:34ne m'a pas fait plaisir,
24:35qui est exigence.
24:36Donc je l'assume.
24:37Et le deuxième,
24:38il est tarte à la crème,
24:40bienveillance.
24:40Moi,
24:40je parle de proximité plutôt.
24:43Ma famille
24:44est plutôt une famille
24:44de profs.
24:45J'adore que les gens
24:46se développent.
24:47Et donc,
24:48je pense que ça passe par...
24:48L'expression personnelle
24:49des gens.
24:50Oui,
24:50et puis les accompagner.
24:51Leur donner une chance,
24:52comme on l'a dit plusieurs fois.
24:53Bertrand ?
24:54Alors moi,
24:55j'ai une particularité,
24:55c'est que je suis venu
24:56dans ce métier
24:57que je dirige aujourd'hui
24:58assez tard.
24:58Ma spécialité,
24:59c'est le télécom.
25:00Donc j'ai changé.
25:00j'ai la chance
25:01d'avoir finalement
25:02moins de compétences
25:03que mes équipes
25:04sur le domaine.
25:04Donc quelque part,
25:05moi j'ai de l'énergie,
25:06de la bienveillance
25:07et surtout essayer
25:08de les mettre en avant
25:08parce que c'est eux
25:09qui feront avancer la machine.
25:10En une phrase Anne-Sophie,
25:11tu es un manager de qualité,
25:12comment ?
25:13Je pense que je suis exigeante,
25:14mais en même temps,
25:16je pense que c'est très important
25:17de préparer
25:18sa propre disparition.
25:20C'est-à-dire qu'il faut créer
25:21derrière soi...
25:21Avec Antoine, presque.
25:23Il faut créer derrière soi,
25:25avec soi,
25:25le collectif
25:26qui va faire que
25:26si vous n'êtes pas là
25:27pendant une semaine,
25:28même pendant un mois,
25:29eh bien ça continue à tourner.
25:31Et ça, je pense qu'à la fin,
25:32c'est le plus important.
25:33Pascal ?
25:33Pareil, le rôle clé du capitaine,
25:35c'est que son équipe
25:36tourne au maximum,
25:37qu'il soit sur le terrain
25:38ou à côté du terrain.
25:39Et tout ça,
25:40c'est de la délégation,
25:41de la prise de pouvoir,
25:42de la formation,
25:43de l'exécutif
25:44et surtout la vision
25:45et à l'écoute
25:46de tous ces gens.
25:47La vision,
25:47le collectif,
25:48l'ambition,
25:49la mission.
25:50Merci mille fois
25:50Jean-François,
25:52Anne-Sophie,
25:53Bertrand,
25:53Pascal et Olivier.
25:55Merci à mon équipe aussi.
25:56à nos deux Alexis,
25:58à Hélène pour la réalisation,
26:00à Thomas et à Pierre
26:02pour cette émission.
26:03Et comme je vous dis,
26:04tout simplement,
26:05à la semaine prochaine.
26:06Ciao !
26:08Par le pays sur BFM Business.

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