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  • il y a 5 mois
Ce mardi 2 septembre, Frédéric Simottel a reçu Pascal Anquetin, directeur des systèmes d'information d'Emeria ; Bruno Vaffier, directeur général de Cegid ; Hugues Le Maire, conseiller stratégique chez Speedinvest ; Sylvain Duranton, directeur monde de BCG X et Emmanuel Grenier, directeur exécutif e-commerce, data et transformation digitale du Groupe Carrefour, dans l'émission Tech&Co Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00BFM Business présente Tech & Co Business, le magazine de l'accélération digitale.
00:11Frédéric Simotel.
00:13Bonjour et bienvenue dans Tech & Co Business et bonne rentrée.
00:16J'espère que vous avez passé un bel été.
00:18On vous a proposé plein de diffusion, de rediffusion de technologie de nos interviews tout au long de l'année.
00:23Bien là, ça y est, c'est la rentrée.
00:25Et on attaque vraiment fort puisque nous allons recevoir dans un instant le DSI du groupe Foncia.
00:30On va parler, tiens, Apple qui est au cœur de la modernisation du système d'information.
00:33Oui, je dis bien Apple, on va en parler dans un système d'information.
00:36C'est vrai qu'on n'aborde pas souvent ce sujet.
00:38Ce sera dans un instant.
00:40On va parler aussi de l'agentique AI.
00:42Oui, ça va être la grande vague.
00:43Elle va continuer toute cette année avec Bruno Waffier qui est le directeur général de Cégide.
00:47Et oui, comment les éditeurs de logiciels revoient un peu leur stratégie autour de cette AI, de cette vague de l'agentique.
00:54Et puis, deuxième partie de l'émission, on aura nos invités qui ont fait un sondage auprès des entreprises
00:58pour savoir comment elles intègrent justement cette AI.
01:01Et vous allez voir, globalement, elles sont satisfaites.
01:03Mais il y a quand même quelques points à vérifier.
01:05Est-ce qu'il faut passer par des solutions françaises, américaines ?
01:08Voilà, on va découvrir tout cela ensemble.
01:09Ce sera notre débat en deuxième partie d'émission.
01:12Tech & Co-Business, c'est la rentrée.
01:13C'est parti, c'est tout de suite.
01:16Tech & Co-Business, l'invité.
01:18Voilà, et notre premier invité, Pascal Anquetin.
01:23Bonjour, Pascal.
01:23Bonjour, Frédéric.
01:24Merci d'être avec nous.
01:25Vous êtes DSI du groupe Emmeria.
01:26Alors, Emmeria, peut-être qu'on ne te connaît pas bien, mais en France, c'est Foncia.
01:29Voilà, il y a des marques par pays.
01:32Eh bien, c'est la marque Foncia.
01:3317 000 collaborateurs en Europe, présents dans 7 pays, donc notamment en France.
01:36C'est de la location, gestion locative, du syndic, de l'achat avant de location vacances.
01:40600 agences en France, plus de 10 000 collaborateurs.
01:43Et il faut faire tourner tout ça sur un système d'information.
01:45Parce que derrière, c'est 70 000 immeubles en gestion, 400 000 biens en location.
01:51Enfin voilà, il y a beaucoup de choses, beaucoup de transactions aussi avec Foncia.
01:55Et ce qui nous intéressait, c'est que justement, quand on parle modernisation des systèmes d'information,
01:59on n'a pas l'habitude d'avoir cette marque emblématique dans d'autres univers, c'est Apple.
02:06Et donc voilà, c'est la transformation numérique entamée il y a 8 ans à peu près, dans l'ensemble du groupe.
02:12Et puis, bien là, vous avez passé sur...
02:14Expliquez-nous un peu où vous en êtes de cette transformation numérique,
02:17donc qui est déjà bien avancée, et puis ce choix d'Apple.
02:20Tout à fait.
02:21Donc la transformation numérique, en effet, on l'a démarrée il y a 8 ans.
02:25On s'est attaqué à vraiment l'ensemble des aspects technologiques du groupe,
02:30que ce soit la partie infrastructure.
02:31On est passé sur le cloud, on a rénové nos agences.
02:35On a travaillé aussi sur la partie applicative.
02:37On a rénové également, et on a reconstruit complètement notre ERP métier.
02:42Et puis également, donc la partie finalement, l'outil de travail de nos collaborateurs au quotidien,
02:48où on s'est posé la question de... On était classiquement sur du PC Windows,
02:52et on s'est posé la question, lors de cette transformation digitale,
02:56de changer ce matériel, de le renouveler.
02:58Et s'est posé la question, en effet, Windows, Apple.
03:00Et Apple a gagné, pour plusieurs raisons.
03:05Je dirais que là, on cherchait...
03:07Ce qui motive notre transformation digitale, c'est...
03:08Là, on est en quelle année qu'on fait, je crois ?
03:10On est en 2019.
03:11D'accord.
03:12L'étude s'est passée en 2019.
03:16On avait la chance de refondre complètement nos outils informatiques.
03:20Donc très peu de contraintes liées à l'historique, on va dire.
03:23Au legacy, exactement.
03:25Et on cherchait un outil qui soit simple.
03:27Nos collaborateurs étaient déjà habitués à l'environnement Apple
03:31au travers de l'iPhone.
03:32Donc on avait déjà une flotte d'iPhone déployée auprès de nos collaborateurs.
03:36Et pour le poste de travail, voilà, on cherchait quelque chose
03:38qui s'intègre bien déjà avec la partie mobile.
03:41Et puis, qui soit simple d'utilisation,
03:44simple en termes de support aussi, simple en termes de déploiement.
03:47Et quand on dit, sous Apple, tout le monde n'est pas passé sur table...
03:51Alors, des iPhones, je crois qu'il y en avait...
03:53Vous en aviez un parc de 2 000 ou 3 000 iPhone déjà.
03:55Mais tout le monde n'est pas passé sous tablette.
03:57Enfin, il y a quelques tablettes qui circulent,
03:59mais c'est du Mac, de bureau, portable, etc.
04:02C'est du MacBook, tout à fait.
04:03C'était du MacBook Pro au départ.
04:05Aujourd'hui, on est plutôt sur du MacBook Air maintenant,
04:07sur les derniers modèles.
04:10Mais oui, on a vraiment équipé l'ensemble de nos collaborateurs.
04:12Donc ça a été à la fois une transformation pour nos collaborateurs
04:15de passer de poste fixe,
04:16parce qu'on avait encore beaucoup de poste fixe,
04:18à du portable.
04:18Donc on a généralisé le portable.
04:20Et puis, oui, pasculer dans l'univers Apple et dans l'univers macOS.
04:23Et ça, c'est quand même un pari aussi,
04:26parce que c'est vrai qu'on a tous été plutôt élevés sur du PC Windows
04:30et à la fois à la maison.
04:31Donc il a fallu aussi ne pas affoler quand même ses utilisateurs,
04:35parce qu'il y a des gens qui sont dans des agences,
04:36qui ne sont pas forcément...
04:37Qui savent manipuler un iPhone, bien entendu,
04:40mais qui sont moins alertés sur leur informatique traditionnelle.
04:44C'est vrai qu'on est, surtout sur nos générations,
04:47on était plus habitués à utiliser et à travailler dans le monde Windows.
04:51Les jeunes générations ont fréquenté l'univers Apple plus que nous.
04:55Donc on s'aperçoit que nos nouvelles recrues
04:57sont habituées à l'environnement macOS.
05:00Et c'est vrai que ça a été une transformation.
05:02Mais finalement, dans la mesure où on a refondu aussi
05:05l'ensemble de nos outils métiers,
05:08l'usage du matériel en lui-même devient extrêmement simple.
05:12On lance une application et on se retrouve dans son univers métier.
05:17Donc finalement, le device en lui-même,
05:19il faut qu'il fonctionne, il faut qu'il soit simple d'utilisation.
05:22Mais on ne va pas utiliser toutes les...
05:25C'est vraiment ça.
05:27Lorsqu'on a préparé cet interview,
05:28on m'a dit que c'est l'ergonomie, la simplicité, c'est tout ça.
05:32En termes de coût, vous y êtes retrouvés.
05:33On s'y retrouve.
05:34On va payer trois fois plus cher parce que c'est du mal.
05:36Je crois que l'ensemble de la refonte,
05:38c'est autour de 60 millions d'euros.
05:39Alors ça, c'est l'ensemble de la transformation.
05:41L'ensemble de la transformation digitale,
05:43c'est autour de 60 millions d'euros.
05:45Mais ça intègre l'ensemble des éléments que je vous ai donnés.
05:47Donc toute la partie infrastructure également,
05:49la réécriture de notre outil métier aussi.
05:51Est-ce que vous n'avez pas eu cette crainte ?
05:52Parce que c'est vrai, lorsqu'on parle du monde Apple,
05:55on dit que c'est un monde très fermé,
05:56sécurité, Apple garde la main sur beaucoup de choses.
05:58Est-ce que ça, ça a pu un minceur ?
06:00Vous étiez rassurés côté Apple ?
06:02Vous vous ont dit, non, il y a des outils d'administration.
06:04Vous allez avoir accès comme à un parc informatique
06:06traditionnel, enfin sous Windows.
06:09Je dirais que pour le DSI, finalement,
06:12c'est plutôt un monde plus sympathique que le monde Windows.
06:16Il est plus fermé, plus facile à maîtriser.
06:18Il existe en effet des outils d'administration.
06:21Donc on a déployé des outils d'administration de parc
06:23qui nous permettent de prendre la main sur les machines.
06:26Et puis on est dans un monde aussi qui,
06:28en termes de sécurité, vous l'avez dit,
06:30est moins ouvert et donc beaucoup plus sécurisé finalement.
06:33Et ça, on le constate,
06:34puisqu'on a encore une partie du groupe qui n'est pas sur Apple.
06:36Et on voit que les attaques informatiques, les virus,
06:39sont plus nombreux dans l'univers Windows
06:41que sur notre parc Apple.
06:43Ça, c'est certain.
06:43Et alors, je disais, donc, Foncia,
06:44on est dans la location, j'ai son locatif.
06:46C'est tout un ensemble dans l'univers de l'immobilier.
06:49C'est un univers aussi assez réglementé.
06:51Là aussi, pour adapter les outils.
06:54Alors, vous aviez cette ERP qui s'appelle Millennium.
06:56C'est ça ?
06:56Là, tout ça s'est passé aussi.
07:00Alors, c'est beaucoup de changements.
07:01C'est beaucoup de changements pour les équipes.
07:03Il faut voir que ça a été huit années très riches
07:04en termes de changements sur la partie digitale.
07:07Mais aujourd'hui, oui,
07:08on en retire complètement les fruits.
07:11C'est vrai que c'est un univers très réglementé.
07:13Mais du coup, l'outil métier doit adresser
07:16l'ensemble de ces réglementations
07:17et rend finalement l'activité simple au quotidien.
07:22Donc là aussi, toujours cette recherche de simplicité.
07:26Et puis, oui, un outil Millennium aujourd'hui
07:29qui adresse vraiment l'ensemble de nos métiers
07:31sur l'ensemble des activités.
07:34Aujourd'hui, Apple, comme dans le monde nous deux,
07:36il y a tout un écosystème autour,
07:38iCloud, tout ça.
07:39Ça veut dire que vous êtes aussi rentré dans cet univers aussi ?
07:41Alors, vous aviez des iPhones, vous l'avez dit.
07:44Donc, on est rentré dans l'univers,
07:46un peu plus dans l'univers Apple.
07:48Donc, on avait déjà les iPhones.
07:49Et c'est vrai qu'en rajoutant l'aspect macOS,
07:51dès que vous avez l'univers iCloud autour,
07:54vous pouvez switcher d'un device à l'autre
07:56de façon complètement transparente.
07:57Donc ça, pour des collaborateurs
07:59qui sont beaucoup sur le terrain,
08:00c'est extrêmement satisfaisant
08:02de pouvoir prendre des photos sur l'iPhone
08:05et retrouver sur son Mac 100
08:06sans finalement manipuler quoi que ce soit.
08:09Donc ça, c'est très avantageux.
08:12Et une fiabilité, une sécurité.
08:15Oui, c'est le monde Apple que l'on connaît.
08:18Quand on est utilisateur iPhone.
08:19Est-ce que ça joue aussi un rôle
08:21dans le terme d'attractivité des talents ?
08:22C'est-à-dire, j'imagine,
08:24on arrive dans un jeune ou un moins jeune
08:27qui vient dans l'entreprise
08:28et puis voit que tout le monde est sous Mac.
08:29Ah tiens, on est un peu surpris.
08:32Bien sûr, je ne vous cacherai pas
08:33que ça faisait partie de l'équation dans le choix.
08:36C'était en effet cette attractivité
08:38pour une plateforme qui en effet
08:40a cette image forte,
08:43mais qui est une image,
08:44aujourd'hui dans l'entreprise,
08:46concrètement, on constate
08:47que c'est extrêmement efficace.
08:49Et aujourd'hui, ça veut dire
08:50que vous regardez aussi
08:51tous les développements
08:51qui sont faits autour des...
08:52Vous imaginez, c'est vrai,
08:54quand on voit cette facilité
08:55avec laquelle tous ces outils s'intègrent,
08:57que ce soit la montre,
08:58que ce soit...
08:59Bon, là, il y a ce casque qui arrive.
09:01Est-ce que du coup,
09:02vous regardez un peu
09:03tout ce que pourrait proposer Apple ?
09:05Vous dites, tiens,
09:05il y a plein de choses.
09:06On imagine un casque de réalité augmentée
09:08quand on est dans l'immobilier.
09:09On a déjà fait des ateliers
09:12avec Apple autour du casque,
09:13en effet.
09:13Ça fait partie des sujets
09:14que l'on regarde aujourd'hui.
09:16Oui, Apple innove
09:17sur un certain nombre de domaines.
09:19Vous avez cité la montre.
09:20Donc oui, on regarde
09:21un certain nombre de sujets
09:22sur les contrôles d'accès,
09:24sur l'aspect réalité augmentée
09:26autour du casque
09:27pour des visites
09:28ou des diagnostics de biens.
09:30Oui, oui, c'est des choses
09:30que l'on regarde.
09:31Ça veut dire que les autres pays
09:32aussi vous regardent aussi ?
09:33Parce que, on l'a dit,
09:34c'est la France.
09:35Et c'est déjà pas mal de monde.
09:36C'est déjà, oui,
09:37plus de la moitié du groupe.
09:38Oui, plus de la moitié du groupe.
09:39Mais du coup,
09:40ça peut entraîner les autres
09:41à se dire,
09:42tiens, pourquoi pas ?
09:42Oui, alors ça peut entraîner les autres.
09:44Après, on a eu l'avantage
09:45quand même sur la France
09:46de refondre complètement
09:48notre parc applicatif.
09:49Donc, on n'a pas de contraintes,
09:50on n'a pas eu de contraintes
09:52liées, encore une fois,
09:54à du legacy.
09:55Les autres pays,
09:56on n'est pas au même niveau encore
09:57de développement.
09:59Oui, la bascule
09:59d'un univers Windows.
10:01Il est nécessaire,
10:02mais on ne s'interdit pas
10:03évidemment d'y aller.
10:04Mais les études
10:05sont un peu plus lourdes
10:06pour adopter Apple.
10:08Eh bien, merci,
10:09Pascal Langtain,
10:10d'être venu nous parler de tout ça.
10:11Je rappelle,
10:11vous êtes d'essis du groupe Emeria,
10:12donc plus connu en France,
10:14qui fait la moitié du groupe,
10:15vous l'avez dit,
10:15sous cette marque Foncia.
10:17Et donc, passage,
10:18modernisation du ESI.
10:19Alors, ça fait quelques années
10:20que vous travaillez dessus,
10:21mais voilà,
10:21on trouvait ça intéressant
10:22d'avoir un grand compte
10:24qui passe sous Mac,
10:26sous Apple,
10:27parce que c'est un peu moins courant,
10:29mais vous l'avez dit,
10:30voilà, tout se passe très bien.
10:31Tout se passe très bien.
10:32Merci d'être venu
10:33nous apporter votre témoignage.
10:34Merci.
10:34Allez, on enchaîne,
10:35on va parler d'intelligence artificielle
10:36tout de suite
10:37avec notre invité suivant,
10:38Bruno Vaffier,
10:39le patron de Cégide.
10:46Deuxième invité
10:46à Tech & Co Business,
10:47Bruno Vaffier,
10:48bonjour.
10:48Bonjour.
10:49Merci d'être avec nous,
10:50vous êtes directeur général de Cégide.
10:51Alors, ça fait combien de temps ?
10:53Ça fait environ 5 mois.
10:56Voilà,
10:56donc c'est assez récent.
10:58Absolument,
10:58je suis dans le groupe
10:59depuis 18 mois
10:59et directeur général
11:01depuis 5 mois.
11:01Alors, Cégide,
11:02évidemment,
11:03on connaît bien,
11:04entre l'éditeur de logiciel
11:05dans la finance,
11:06les RH,
11:06l'expertise comptable,
11:08le retail,
11:09un peu plus d'un milliard d'euros
11:10de chiffre d'affaires,
11:105 000 personnes,
11:12750 000 clients.
11:13Tiens,
11:13première question,
11:14alors là,
11:14je m'adresse aux dirigeants
11:15d'entreprise,
11:16il y avait la REF
11:16il y a quelques jours
11:18à Roland-Garros,
11:20tous ses patrons
11:20étaient réunis.
11:21Bon,
11:21le climat,
11:22c'est quand même
11:22beaucoup d'incertitudes.
11:23Alors vous,
11:24comment vous le ressentez
11:24à la fois en tant que
11:25dirigeant d'entreprise
11:27et puis,
11:27quand vous discutez
11:28avec vos clients
11:29par rapport au projet,
11:30on sent un petit peu
11:32une attente.
11:34Je pense que ce qui,
11:36absolument,
11:36j'étais à la REF
11:38moi aussi,
11:38je pense que ce qu'on a tous
11:40ressenti,
11:40ce qui a été exprimé
11:41par tout le monde,
11:42que ce soit Patrick Martin
11:43ou tous les intervenants
11:45et les participants,
11:45c'est que l'incertitude,
11:48ce n'est pas bon
11:49pour la marche des affaires,
11:53tout simplement
11:54parce que la marche
11:55des affaires,
11:56ça suppose des initiatives,
11:58ça suppose des investissements
11:59et l'incertitude...
12:01On a du mal à se projeter.
12:02On a du mal à se projeter,
12:03tout simplement.
12:05Après,
12:05si on prend notre point de vue
12:07avec un angle
12:08plus technologique,
12:10justement,
12:11je pense que le point important,
12:12c'est que dans ce climat,
12:13dans ce moment
12:14un petit peu d'incertitude,
12:17il ne faut pas relâcher
12:19la tension
12:19et pas relâcher l'effort
12:20sur l'investissement
12:21et l'innovation.
12:23Parce qu'en même temps
12:24qu'on vit
12:24les aléas politiques
12:27ou économiques
12:28qui sont propres à la France,
12:29il y a une révolution technologique
12:30qui est en cours,
12:31qui va profondément
12:32impacter les entreprises,
12:34profondément impacter nos clients
12:35et il faut que les entreprises,
12:40nous, on encourage nos clients
12:41et nos prospects
12:43à, malgré cette incertitude,
12:45continuer à investir,
12:46continuer à innover
12:47pour prendre le train
12:48de ces évolutions technologiques
12:50parce que ce sera essentiel
12:51pour demain.
12:52Oui, et puis on va en reparler
12:53et puis justement,
12:53je pense que l'intelligence artificielle
12:55peut aider les entreprises
12:56et vous êtes au cœur de tout ça,
12:58à passer parfois
12:58d'une gestion un peu comptable
13:00à une vraie stratégie financière.
13:02Absolument.
13:02On va en reparler dans un instant.
13:04Alors, il y avait une étude
13:05que vous avez faite récemment,
13:07justement,
13:07par rapport à CETIA,
13:08qui dit que les Français
13:09sont plus craintifs
13:10que les autres Européens.
13:12Alors, effectivement,
13:13on a fait une étude
13:14avec Opinion Web
13:14qu'on a partagé d'ailleurs
13:15à l'AREF
13:16et vous avez raison,
13:18quand on lit l'étude,
13:19on pourra avoir l'impression
13:19que les Français,
13:21fidèles peut-être
13:21à leur réputation,
13:24sont un peu craintifs
13:25ou réticents.
13:26Je pense qu'on peut le lire aussi
13:27et moi, je le lis plutôt comme ça.
13:28Ils sont exigeants,
13:30moi, je dirais.
13:31Ils sont exigeants
13:32parce que là,
13:33il faut voir qu'on se place
13:35dans le monde de l'entreprise
13:36et dans le monde de l'entreprise,
13:38c'est vrai qu'on est encore
13:39un petit peu
13:40dans la saison 1
13:41de l'intelligence artificielle.
13:43On est sur des usages
13:45qui sont relativement simples,
13:47qui sont, d'ailleurs,
13:47c'est dans l'étude également,
13:49la synthèse,
13:49c'est utilisé pour la production
13:51de contenus,
13:52rédiger des courriers,
13:53tout simplement,
13:53faire des synthèses
13:54de documents.
13:56Donc, ce sont des usages
13:57qui sont utiles,
13:58mais un petit peu marginaux
13:59par rapport au cœur
14:00des opérations,
14:02de l'activité de l'entreprise
14:03et puis,
14:04il y a beaucoup d'expérimentations.
14:06Et donc, je pense que
14:07ce qu'on pourrait lire
14:08comme de la réticence
14:09à l'adoption,
14:10c'est aussi une exigence
14:11de résultats
14:11et d'utilité.
14:13Il faut que la technologie
14:13soit vraiment utile
14:14pour qu'elle soit adoptée.
14:16Alors, justement,
14:16dans le monde du logiciel,
14:17on a connu,
14:18et vous avez connu chez Cégide,
14:20cette révolution du SAS,
14:21le software as a service,
14:22il fallait changer
14:23le business model
14:23et tout le monde
14:24a accompagné.
14:25Alors, il fallait à la fois
14:26se transformer
14:27et accompagner ses clients
14:28dans cette transformation.
14:29Et puis, maintenant,
14:29il y a celle de l'IA
14:30et, je dirais même plus loin,
14:32celle de l'agentique
14:33puisque c'est vraiment
14:34ces agents.
14:38Comment vous l'abordez ?
14:39Parce que là,
14:39ça veut dire
14:40que votre offre,
14:40elle va se transformer.
14:42On voit quand même
14:42inquiétude des éditeurs
14:44de logiciels
14:44qui se disent
14:45est-ce que mon logiciel en SAS
14:46ne va pas être remplacé
14:47par un agent ?
14:49Enfin, voilà.
14:49Comment vous abordez ça
14:50chez Cégide ?
14:51Nous, on a pris le parti
14:52très tôt.
14:53Dès que la technologie,
14:55je dirais,
14:55les briques de base
14:56d'OpenAI,
14:57de Mistral en France
14:58ou d'autres sont apparus,
15:00on a pris le parti
15:01d'investir fortement,
15:02d'embrasser complètement
15:03ce mouvement.
15:05On a formé
15:05tous nos collaborateurs
15:06et ça, je parle
15:07il y a deux ou trois ans.
15:08On a formé
15:09tous nos collaborateurs,
15:10on a mis à disposition
15:11les outils
15:12pour qu'ils puissent
15:13justement expérimenter
15:14et se familiariser
15:14avec la technologie
15:15et on a embarqué
15:17cette technologie
15:18dans tous nos produits.
15:21Nous, on pense
15:22que c'est essentiel,
15:23c'est une valeur
15:24à la fin
15:24qu'on va pouvoir
15:25proposer à nos clients.
15:27Dans cette première phase
15:28où on est beaucoup
15:29sur l'interaction,
15:31puisque l'IA aujourd'hui
15:32dans cette forme
15:33de saison 1,
15:35comme je disais,
15:36c'est la capacité
15:37d'interagir en langage courant
15:38et d'avoir des réponses
15:39en langage courant,
15:40un peu comme on le ferait
15:42avec un humain.
15:43Mais vous l'avez dit,
15:45la chose qui est importante,
15:47c'est ce qui est à venir
15:47et c'est l'agentique.
15:48Et là, on va passer
15:49de l'intelligence artificielle
15:51qui parle
15:51à l'intelligence artificielle
15:53qui agit,
15:55si vous voulez.
15:56On va devoir gérer
15:57à la fois des agents humains
15:58et des agents IA.
15:59Exactement.
16:00Si je prends un exemple
16:01pour illustrer
16:02ce que je veux dire,
16:03aujourd'hui,
16:04l'intelligence artificielle
16:05dans nos solutions,
16:06elle va permettre,
16:07prenons l'exemple,
16:08je ne sais pas,
16:09d'une entreprise
16:11qui aurait une facture
16:12en retard de paiement.
16:13Aujourd'hui,
16:14l'intelligence artificielle,
16:14qu'est-ce qu'elle va faire ?
16:15Elle va détecter
16:16ce retard de paiement
16:17et elle va générer,
16:18donc elle va rédiger
16:19une alerte
16:19pour le chef d'entreprise,
16:21le directeur comptable,
16:22etc.
16:23Donc elle va alerter
16:23le commercial
16:24ou peu importe.
16:25Et donc elle va alerter.
16:28Demain,
16:28qu'est-ce qu'elle va faire
16:29avec l'agentique ?
16:29L'intelligence artificielle
16:30sous la forme d'agents,
16:32voire de multiples agents
16:33qui vont agir
16:34comme une équipe.
16:35Elle va détecter
16:36le retard de paiement,
16:37elle va analyser
16:38la situation du client
16:39qui est en retard,
16:40elle va rédiger
16:41une relance,
16:42un WhatsApp,
16:43un SMS,
16:43un courrier,
16:44peu importe,
16:44qu'elle va envoyer
16:46au client.
16:46Elle va gérer
16:47le processus de recouvrement
16:48et une fois que le client
16:49aura régularisé
16:51sa situation,
16:52elle va faire
16:53la classification comptable,
16:55informer éventuellement
16:56les gens en interne
16:57dans l'entreprise
16:57et puis envoyer
16:58un petit mot de remerciement
16:58au client.
16:59Donc vraiment gérer
17:00de bout en bout
17:00tout un process opérationnel.
17:03Et c'est ça la révolution
17:04qui est devant nous,
17:05qui est la révolution
17:05de l'agentique
17:06que vous mentionniez.
17:07Et alors ça veut dire quoi
17:08vous de la façon
17:09dont vous allez,
17:10je parlais de cette révolution
17:11du SaaS,
17:12maintenant cette révolution
17:13de l'agentique,
17:14mais est-ce que du coup
17:15d'un éditeur du logiciel
17:16vous allez offrir
17:17plus de services,
17:18ça va être un portail,
17:20enfin c'est un peu ça
17:21auquel il faut réfléchir
17:21aujourd'hui ?
17:22Nous c'est la,
17:23alors vous avez raison,
17:25ça va lier
17:26différentes solutions
17:27puisque les agents
17:29IA vont être capables
17:31d'utiliser
17:31différentes solutions.
17:33Donc nous on couvre
17:34toute la chaîne,
17:37on propose des solutions
17:38qui sont déjà
17:39sur toute la chaîne
17:40de gestion financière,
17:41gestion des fournisseurs,
17:42de la chaîne d'approvisionnement,
17:43mais aussi la gestion
17:44des ressources du même,
17:45de la paie
17:46ou encore sur des processus
17:48plus métiers,
17:49les points de vente,
17:50etc.
17:50Donc on va pouvoir faire
17:51le lien entre toutes
17:52ces solutions,
17:53mais je pense que le point
17:54qui est essentiel,
17:56c'est surtout
17:56qu'on va rentrer
17:59dans les processus
18:02de nos clients.
18:04Nos solutions
18:05vont devoir refléter,
18:07s'inspirer
18:07des processus opérationnels
18:09tels qu'ils existent
18:10pour les reproduire
18:11dans nos solutions
18:12avec des agents IA
18:13qui vont prendre un rôle.
18:15Et c'est là où je disais
18:16tout à l'heure,
18:16c'est là où vous êtes
18:17obligés de le faire
18:18parce que si on reste
18:20dans un mode classique
18:21de software as a service,
18:23ça, ça ne peut pas marcher.
18:24Il faut vraiment rentrer,
18:25c'est là où c'est
18:26IA gentil
18:26qu'il faut rentrer
18:27dans le processus.
18:27La solution va cesser
18:31d'être juste un outil
18:33et va devenir acteur
18:34du processus.
18:36Et c'est là,
18:36vous mentionniez tout à l'heure,
18:37on a 750 000 clients,
18:39donc on est vraiment
18:39branchés sur cet écosystème
18:44et ces process opérationnels.
18:46On a un historique
18:47de servir ses clients.
18:49Là, on travaille avec eux.
18:50D'ailleurs,
18:50comment est-ce qu'on s'y prend ?
18:51J'ai parlé de la formation
18:52des collaborateurs
18:55et tout le travail
18:56qu'on a fait en interne
18:57depuis trois ans.
18:58Ce qu'on a commencé
19:00et ce qu'on fait maintenant,
19:01c'est travailler avec les clients
19:02justement pour analyser
19:03leur processus
19:04et que nos solutions
19:05puissent venir s'intégrer
19:06dans ces processus
19:07en en devenant vraiment acteur.
19:08C'est ça le changement.
19:09Et alors, tout à l'heure,
19:10je disais aussi un changement
19:11peut-être avec cette IA,
19:12ce qu'elle peut apporter
19:12derrière tout ça.
19:13Donc, vous avez parlé
19:14de toute cette automatisation,
19:16mais il y a aussi
19:16dans la réflexion.
19:17Moi, je trouve qu'aujourd'hui,
19:18on a encore,
19:19dans les grandes entreprises,
19:20c'est bon,
19:21mais dans les mêmes
19:22certaines ETI,
19:23les PME,
19:23on a du mal encore.
19:25On vit ces finances
19:27comme, voilà,
19:29c'est de la gestion comptable.
19:30Il ne faut pas être dans le vert,
19:33faire quelques investissements.
19:34Et peut-être que l'IA
19:35va permettre aussi
19:35d'aider à ce que...
19:37On ait une vraie stratégie financière,
19:39qu'on ait une stratégie produit,
19:40qu'on ait une stratégie
19:40face à ses clients
19:41et utiliser la finance
19:43de l'entreprise
19:43pour appuyer justement
19:45les innovations, etc.
19:46C'est ce qui va changer aussi.
19:48Absolument, absolument.
19:49Et c'est pour ça
19:49que c'est un enjeu
19:50et c'est pour ça,
19:50pour faire le lien
19:51avec ce qu'on disait
19:52au début de la discussion.
19:55C'est pour ça
19:55qu'il ne faut pas ralentir
19:56malgré l'incertitude.
19:57C'est que l'opportunité
19:58que propose l'IA,
20:00c'est d'automatiser
20:01et vraiment de prendre en charge
20:02toute une série de processus
20:05qui sont des processus
20:06assez mécaniques,
20:07assez administratifs.
20:08Je prenais l'exemple
20:08de la gestion
20:09d'un retard de paiement,
20:10mais on pourrait les multiplier.
20:12Pour utiliser ce temps
20:15qui va être libéré
20:16auprès des collaborateurs
20:17sur d'autres tâches,
20:19plus d'innovation,
20:20le développement
20:20d'autres services,
20:22plus de stratégies financières,
20:25plus d'anticipation
20:26sur la trésorerie
20:28ou autre.
20:30Moins de tâches répétitives,
20:32plus de valeurs ajoutées,
20:33plus d'innovation,
20:34plus d'anticipation.
20:35C'est là où un acteur
20:36comme Cégide
20:36vient apporter son intelligence
20:37parce que le risque,
20:39c'est de se faire un jour
20:40concurrencer
20:41en tant qu'éditeur digitale
20:43par des plateformes
20:44d'agents IA
20:45qui font juste
20:46que faire cette automatisation.
20:47Oui, alors nous,
20:49quel est notre rôle
20:51un petit peu
20:51dans cette mécanique ?
20:53Effectivement,
20:54il y a des grandes plateformes
20:55en France,
20:56Mistral,
20:58en Chine,
20:59DeepSeek,
20:59OpenAI,
21:01mais ça,
21:01c'est un peu
21:02les briques de base.
21:03Nous,
21:04et une partie
21:06de cette saison 2
21:07de l'IA,
21:08c'est justement
21:08de mettre au service
21:09ces technologies
21:10qui sont très génériques,
21:11de les mettre au service
21:12de cas d'usage
21:13très concrets.
21:14et nous,
21:16c'est pour ça
21:16qu'on pense
21:17que c'est une opportunité.
21:18Voilà, exactement,
21:19c'est là qu'on a
21:19une connaissance
21:19qui est unique,
21:20c'est qu'il faut maîtriser
21:22à la fois
21:22la technologie
21:23de base,
21:25disons,
21:25avec toute sa complexité
21:28et en même temps
21:29connaître les cas d'usage,
21:30connaître les processus
21:31opérationnels,
21:33ce qu'on a nous
21:33du fait de notre expérience
21:34et du contact,
21:35encore une fois,
21:35avec des centaines
21:36de milliers de clients.
21:37Et donc,
21:38nous,
21:38c'est pour ça
21:38qu'on voit ça
21:39comme une grande opportunité
21:40pour nous
21:41et beaucoup plus
21:43qu'un risque
21:44parce qu'on est capable
21:45d'avoir un pied
21:45dans chaque monde,
21:46un pied dans l'opérationnel
21:47de nos clients
21:48et un pied dans la compréhension
21:49des briques technologiques.
21:51Eh bien,
21:51merci d'être venu
21:52nous parler de tout ça.
21:53Bruno Baffier,
21:53directeur général
21:54de Cégide,
21:55depuis,
21:56j'imagine,
21:56depuis 18 mois
21:57d'entreprise,
21:58depuis 5 mois
21:58à la tête de Cégide
21:59et là,
21:59vous êtes en plein
22:00dans cette transformation
22:01du même niveau
22:01au quotidien.
22:02C'est passionnant.
22:02C'est passionnant
22:03d'avoir toutes ces innovations.
22:04Merci d'avoir été avec nous.
22:05Merci à vous.
22:05Et justement,
22:06l'IA dans les entreprises,
22:07on va parler
22:07avec nos invités suivants.
22:09C'est un projet
22:10qui s'appelle IntegraE
22:13qui a interrogé
22:13plein d'entreprises
22:14et justement,
22:14il y a beaucoup d'enseignements
22:15autour de cette intégration
22:16de l'IA.
22:17On va le voir
22:17avec nos invités.
22:18C'est tout de suite
22:18sur BFM Business.
22:25BFM Business présente
22:26Tech & Co. Business,
22:28le magazine
22:28de l'accélération digitale.
22:31Frédéric Simotel.
22:33Allez,
22:33bienvenue dans cette deuxième partie
22:34Tech & Co. Business.
22:35Est-ce que vous estimez
22:36que si on vous donne
22:37une note de 12 sur 20,
22:38est-ce que c'est plutôt
22:39satisfaisant ?
22:40Eh bien, écoutez,
22:41les entreprises,
22:42globalement,
22:43c'est la note
22:43qu'elles se donnent
22:44sur l'usage,
22:46sur l'intégration
22:47de leurs projets IA.
22:49Et on va en parler
22:49avec nos invités.
22:51Hugues Lemaire
22:51qui est conseiller stratégique
22:52chez Speed Invest
22:53qui est un fonds
22:54d'investissement européen.
22:55Bonjour Hugues.
22:56Bonjour Frédéric.
22:56Merci d'être avec nous.
22:57Emmanuel Grenier,
22:58directeur du digital
22:59chez Carrefour.
23:00Bonjour.
23:00Bonjour.
23:01Emmanuel,
23:01merci d'être avec nous.
23:02Et Sylvain Duranton.
23:03Bonjour Sylvain,
23:05directeur de Monde
23:07du BCGX
23:08qui est l'entité
23:09du BCG
23:10Boston Consulting Group
23:11qui s'occupe
23:11plus particulièrement
23:12de tous ces sujets
23:13d'intelligence artificielle.
23:15Alors, on va revenir.
23:16C'est-tu ?
23:17Tout est parti
23:18d'Integra,
23:18Integra AI,
23:19c'est ça ?
23:20Integra,
23:20on peut dire.
23:21Integra,
23:21Integra,
23:22Integra,
23:22Integra AI.
23:24Integra AI,
23:24Integra AI,
23:25il y a plusieurs façons
23:26de le dire.
23:26Donc, c'est une trentaine
23:27de sociétés du CAC.
23:28Voilà, si tu peux
23:29nous en dire deux mots.
23:3019 sociétés du CAC 40,
23:3226 du SBF 120,
23:34Integra AI,
23:35c'est une rencontre
23:36avec ces deux personnes,
23:38Emmanuel Grenier,
23:40Sylvain Duranton
23:40et c'est une conviction.
23:43Alors, la rencontre,
23:43c'est tout simple,
23:44c'est de se dire en fait
23:45comment on fait
23:46concrètement
23:47dans son entreprise
23:48pour faire intégrer
23:51l'intelligence artificielle.
23:53On est tous les trois
23:54à des postes très différents
23:55mais très complémentaires.
23:56Speed Invest,
23:57on présente 500 startups
23:58à des grands groupes
23:59chaque année.
24:00Carrefour,
24:00c'est le cas d'école
24:01dont tout le monde rêve.
24:0390 milliards de chiffres
24:04d'affaires,
24:05plus d'un milliard
24:06d'investissements
24:07dans l'IA
24:08et dans la technologie
24:09chaque année
24:10et BCGX,
24:11plus d'un milliard,
24:12Frédéric,
24:12de chiffres d'affaires
24:13dans l'intelligence artificielle.
24:15Alors, à nous trois,
24:16qu'est-ce qu'on s'est dit ?
24:16On s'est dit
24:17comment on intègre
24:18cette IA
24:18dans les grands groupes,
24:19comment ça marche ?
24:20Et vous savez,
24:20le truc très intelligent
24:21d'Integra AI.
24:23C'est un gros paquebot,
24:24on pourra citer
24:24quelques chiffres.
24:25Mais ce n'est pas
24:26qu'il y a beaucoup
24:26de polytechniciens
24:27autour de la table,
24:28beaucoup de membres
24:28de COMEX.
24:29C'est qu'on a réuni
24:31cette trentaine de personnes
24:33et bientôt,
24:34on espère,
24:34l'ensemble du 40
24:35qui sont capables
24:36de se dire autour de la table
24:37il y a des trucs
24:37qu'on ne sait pas.
24:38Tiens-toi,
24:39comment tu fais ça ?
24:40Tiens-toi,
24:40sur ce sujet-là,
24:41comment tu avances ?
24:42Integra AI,
24:43ce sont des sessions,
24:44c'est tous les six mois,
24:45on ne pourra pas faire mieux,
24:46deux fois par an,
24:47des sessions de travail.
24:48Ce n'est pas des conférences,
24:50ce n'est pas des groupes
24:50de réflexion,
24:55intelligents.
24:56Quand on regarde
24:56toutes les conclusions,
24:57quand on voit ce qui se passe
24:57dans l'Integra AI,
24:58on est en droit
24:59d'avoir quand même
25:00pas mal d'espoir
25:01pour l'IA en France.
25:02Et en gros,
25:03là pour ce premier rendez-vous,
25:05comment on fait l'IA chez moi ?
25:07Qu'est-ce qui marche
25:07et qu'est-ce qui ne marche pas ?
25:08C'est un peu ça.
25:09Oui, alors c'est très ça.
25:10Moi, je ne suis que l'organisateur.
25:11Mais donc,
25:11il faut déjà maintenir le timing
25:12parce que quand on est 30
25:13à prendre la parole,
25:15ça fait beaucoup de temps
25:16et on essaie de tenir le tout
25:17en deux heures.
25:19Si on cumule
25:19le chiffre d'affaires
25:20des participants d'Integra AI,
25:21c'est quasiment
25:221 000 milliards,
25:23un triard
25:24de chiffre d'affaires
25:25annuel
25:25de sociétés françaises.
25:27C'est pas mal quand même.
25:2950 milliards,
25:30on estime à peu près,
25:31de dépenses annuelles
25:32de ces mêmes sociétés
25:33dans la tech
25:34et dans l'IA.
25:35Il y a de quoi faire quand même.
25:36Alors, on les réunit.
25:37Chacun prend la parole.
25:38Trois minutes.
25:39Peut-être qu'on poussera
25:40à cinq minutes.
25:40Ce n'est pas sûr.
25:41Et chacun dit
25:42comment je fais chez moi ?
25:43Qu'est-ce qui fonctionne bien ?
25:45Et qu'est-ce qui marche pas ?
25:47Tiens les gars,
25:47comment vous faites ?
25:48Qu'est-ce qui marche moins bien ?
25:49Et puis le fait
25:49de les avoir sous la main,
25:50c'est aussi de faire
25:51un petit baromètre
25:52pour voir un peu
25:52où chacun en est
25:53et comment on se note tous.
25:55Alors justement,
25:56on va revenir sur ce baromètre
25:57et sur les enseignements
25:58des questions posées.
26:00Sylvain, juste une question.
26:01On a vu cet été
26:02un chiffre sortir,
26:03c'est l'MIT,
26:03voilà quand même
26:04des gens sérieux
26:05qui nous disent
26:0680,
26:06et ça va être démenti
26:08justement en partie
26:08par le baromètre d'Integra AI,
26:11c'est le 95%
26:13des projets IA
26:13ne fonctionnent pas.
26:15Alors, c'est vrai,
26:15c'est dit au global,
26:16on ne sait pas trop
26:17quel projet,
26:18mais voilà,
26:18ça faisait partie un peu
26:19d'un truc,
26:20regardez,
26:20on a mis des milliards
26:21et finalement...
26:22Oui, ça pique un peu
26:23ce chiffre du MIT.
26:25Alors,
26:26ce n'est pas les chiffres
26:27qu'on voit,
26:27ce n'est pas du tout
26:28les chiffres qu'on voit
26:29dans Integra AI.
26:30Beaucoup de gens
26:30ont été surpris
26:30par ces chiffres.
26:31Oui, parce que je pense
26:32que c'est quand même
26:32quelque chose
26:33qui n'est pas complètement
26:34cohérent avec l'expérience
26:35que chacun peut avoir.
26:37Dans les discussions
26:37qu'on a eues
26:38lors de la session
26:39d'Integra AI,
26:40ce n'était pas du tout
26:40le ressenti
26:41puisque les participants
26:46bien sûr,
26:47mais en gros,
26:48le fameux 12...
26:50Oui, parce qu'en gros,
26:52les moyennes,
26:52c'est 3,5 sur 5...
26:53Voilà,
26:53que tu évoquais.
26:55Nous,
26:55quand on fait des études
26:58plus larges,
26:59etc.,
27:00on voit quand même
27:02que les entreprises avancent.
27:03Alors, évidemment,
27:04le résultat,
27:05l'impact
27:05n'est pas toujours
27:06à la hauteur
27:06de ce qui est attendu,
27:07mais nous,
27:08dans des sondages
27:09mondes larges,
27:113 000 à 4 000 membres
27:13de COMEX
27:14interviewés sur Terre,
27:16on est plutôt
27:16à 25 % des entreprises
27:18qui atteignent
27:19les objectifs
27:19qu'elles se fixent
27:20en termes d'impact.
27:22Alors, je ne sais pas
27:22exactement ce qu'était
27:23ce chiffre,
27:23je ne sais pas
27:24ce qui recouvrait
27:24la taille des entreprises
27:25et les échantillons,
27:26mais il ne correspond pas
27:27au ressenti qu'on a,
27:28nous,
27:29dans le monde de l'IA.
27:30Et puis,
27:30il y a quelque chose,
27:31de toute façon,
27:31Emmanuel Grenier,
27:32de toute façon,
27:32il faut y aller.
27:33Il a mis un article
27:34sur le site de CNBC
27:35sur Walmart,
27:36donc au niveau mondial,
27:37eux,
27:37ils ont des investissements
27:38massifs pour proposer
27:41des modèles
27:41à leurs clients,
27:42à leurs collaborateurs.
27:43Donc, quand on est
27:44dans le retail,
27:45en grande distribution,
27:46il faut de toute façon
27:46y aller.
27:47Non, mais il n'y a pas
27:47le choix,
27:48il faut absolument y aller.
27:50Et ce qu'on voit
27:50quand on fait le tour de table,
27:52c'est que le premier sujet,
27:53c'est la prise de conscience.
27:54La prise de conscience
27:55au niveau des CEO.
27:57Et on voit qu'en France,
27:58c'est plutôt bien
27:59la prise de conscience,
28:00elle est là.
28:01Chez Carrefour,
28:02ça a démarré,
28:02Alexandre Bompard
28:03a lancé l'impulsion
28:04il y a déjà plusieurs années,
28:055-6 ans sur l'IA.
28:07Mais il y a un deuxième step,
28:08et c'est là qu'on voit
28:08qu'il y a plus de disparités,
28:13tout le monde fait des tests,
28:14tout le monde fait des pocs,
28:15mais comment est-ce
28:16qu'on met à l'échelle
28:17pour qu'il y ait des impacts
28:19sur le business
28:19côté client
28:20ou côté efficacité opérationnelle ?
28:22Là, il y a beaucoup moins de monde.
28:23Et c'est là l'intérêt
28:24d'Intégrer High,
28:25c'est qu'à un moment donné,
28:26on puisse partager sur ça
28:28et embarquer tout le monde.
28:29Parce que nous,
28:30les trois entreprises
28:31qu'on est,
28:31on a un intérêt majeur
28:34dans le développement
28:35de l'IA,
28:35dans nos activités.
28:37On a besoin d'être ensemble,
28:38on sera plus fort ensemble,
28:40la France sera plus forte,
28:41et on a besoin
28:41de ce partage-là.
28:42Ce que disait Hugues tout à l'heure,
28:43c'était très intéressant,
28:44c'est que tout le monde
28:46se met à nu
28:47sur succès et échec.
28:48Et on le sait tous,
28:49c'est les échecs
28:50qui sont finalement
28:50les plus intéressants
28:51et dont on apprend le plus.
28:54Et par exemple,
28:54chez Carrefour,
28:55s'il y avait deux,
28:55trois projets comme ça
28:56en IA qui...
28:58Chez Carrefour,
28:59on a déjà,
29:00je l'ai dit,
29:01mais Alexandre Bonpart
29:02a mis une impulsion
29:02extrêmement forte
29:04depuis le début.
29:05Et moi,
29:05je fais le point
29:05tous les 15 jours avec lui.
29:06Donc, il aime ça
29:08et il est conscient
29:10de l'impact
29:10que ça a sur la société.
29:11Parce qu'on est une très grosse entreprise.
29:14Et si je vous prends des exemples,
29:15on a eu deux fers de lance.
29:17Le premier,
29:18c'est qu'est-ce qui va toucher le client
29:19et qu'est-ce qu'on peut améliorer
29:21pour le client.
29:22Je vous prends un exemple.
29:24La promotion.
29:25Comment on va pouvoir cibler
29:26la promotion
29:27mieux vers les clients
29:28et surtout avec l'arrêt des catalogues.
29:29Donc, on a beaucoup parlé
29:30des catalogues papier.
29:32Le catalogue bascule sur l'appli.
29:34Et aujourd'hui,
29:35on a plus de 50% des clients
29:36qui voient maintenant
29:37leur catalogue historique papier
29:38sur l'appli,
29:40mais manière ciblée.
29:40C'est-à-dire que les premières pages
29:41correspondent à leurs besoins.
29:44Et vous avez l'envers du décor
29:45côté back-office
29:47où en fait,
29:48comment on va plus vite ?
29:49Comment on améliore
29:50la pertinence de l'offre
29:51grâce à l'IA ?
29:52Ça, on le fait.
29:53Comment on réduit les délais ?
29:55Je prends un exemple tout bête aussi
29:56qui est la relecture d'un catalogue.
29:57C'est quelque chose
29:58très fastidieux
29:58de relire un catalogue.
29:59Les photos,
30:00les prix,
30:00les libellés.
30:01L'IA nous fait gagner
30:02un temps fou
30:03sur tout le processus.
30:05On pourrait avoir,
30:06je me dis tiens,
30:07un client qui un jour
30:09va interroger
30:09sur le moteur Carrefour
30:10en disant,
30:11voilà,
30:11moi j'ai une famille,
30:11trois enfants,
30:1212, 15,
30:148 ans,
30:15allez,
30:15je dois faire mes courses
30:16pour la semaine,
30:17indiquez-moi un peu
30:18pour avoir
30:18une alimentation équilibrée.
30:21Voilà,
30:21qu'est-ce que vous...
30:22Avec une liste de courses un peu,
30:24sans forcément diriger vers les marques,
30:25mais dire, voilà,
30:26qu'est-ce qu'il faut que j'achète
30:27sans gaspillage
30:28et puis pour avoir
30:29une alimentation équilibrée,
30:30tout ça.
30:30Exactement,
30:31et ça,
30:31c'est une demande forte
30:32des clients
30:32et on l'a lancée
30:33il y a trois mois.
30:34Ça s'appelle
30:35Hopla Plus,
30:36vous y allez,
30:37évidemment,
30:38puisque vous faites vos courses
30:39à la fois en magasin
30:40et en ligne chez nous,
30:41on vous connaît
30:42et donc vous dites,
30:43on vous propose automatiquement
30:44des catégories,
30:46vous pouvez demander des recettes,
30:48vous pouvez demander des produits,
30:49vous pouvez dire
30:50qu'il y a des allergies
30:50dans la famille,
30:51vous pouvez dire
30:52que vous avez des enfants
30:52et automatiquement,
30:55on vous propose
30:55des produits
30:56que vous pouvez automatiquement
30:57mettre au panier.
30:58Et on a...
31:00plusieurs dizaines
31:01de milliers de personnes
31:02aujourd'hui
31:02qui l'utilisent quotidiennement
31:03sur l'applic
31:04afro.fr.
31:05Donc ça,
31:05c'est côté client,
31:07un vrai bénéfice
31:07pour les clients.
31:09C'est bien,
31:09tu veux rajouter quelque chose ?
31:10Non, non,
31:11je crois que le retail,
31:13la grande distribution,
31:14c'est un des secteurs
31:14où l'IA va avoir
31:15un impact particulièrement important
31:17et dans la façon
31:17d'interagir avec le client
31:19et dans les discussions
31:20qu'on a eues
31:20dans le groupe,
31:22on voyait vraiment partout,
31:23quel que soit le secteur,
31:24des sujets très très importants
31:25qui émergeaient
31:26et avec de vraies différences
31:28de maturité
31:28entre entreprises,
31:29pas tant sur le plan technologique
31:31mais sur la capacité,
31:33Hugues parlait
31:33des difficultés rencontrées
31:34par les uns
31:35et par les autres,
31:36à mobiliser les métiers.
31:38C'est-à-dire qu'on a
31:38beaucoup de responsables
31:39du digital,
31:40de responsables de l'IA,
31:41de responsables de tech.
31:42Là, ce qui vient,
31:42c'est que les métiers,
31:43ils l'utilisent au quotidien,
31:44un chat de GPT,
31:44un mystère...
31:45Alors, on est beaucoup
31:46plus proches maintenant
31:47mais à un moment donné,
31:49ce que disait Emmanuel,
31:52on veut dépasser le POC
31:54et passer à l'échelle.
31:55Pour faire ça,
31:55on a besoin
31:56d'un engagement fort
31:57des responsables métiers,
31:59filières,
31:59BU,
32:00parce que ça va
32:00avec des réorganisations,
32:01tout un tas de choses
32:02et là, on voit
32:03des maturités
32:04qui sont assez différentes
32:05entre entreprises.
32:07Le baromètre,
32:07donc question posée,
32:08Hugues,
32:09à ces entreprises,
32:10donc une trentaine
32:11et puis on espère
32:12qu'elles seront
32:12encore plus nombreuses
32:13pour la prochaine édition.
32:15globalement satisfaites
32:17du déploiement de l'IA,
32:17dans 29% des cas,
32:19elles sont même très satisfaites,
32:20elles mettent une note
32:21entre 4 et 5 sur 5
32:23et puis les gens
32:25sont satisfaits
32:26du déploiement de l'IA
32:26dans son entreprise,
32:28ils estiment que leur entreprise
32:29est plutôt en avance,
32:30c'est pour ça que j'ai 12 sur 20,
32:32entre 12 et 14 sur 20,
32:33entreprise bien organisée
32:34pour mener des projets IA.
32:36On sent quand même
32:37que là,
32:37parmi ces groupes,
32:38ça y est,
32:38il y a quelque chose
32:39qui est enclenché.
32:40Oui, c'est clair,
32:41il y a une prise de conscience
32:42qui est établie
32:43mais Integraille
32:46porte totalement
32:47sur la traduction
32:49dans la réalité
32:51et dans la vraie vie
32:52de cette prise de conscience
32:55et c'est en cela
32:56une réunion
32:56qui est un groupe de travail
32:58qui est très terre-à-terre,
33:02qui traite de sujets concrets
33:04des intervenants.
33:06D'où d'ailleurs
33:07la dernière caractéristique
33:08d'Integraille,
33:09j'ai parlé de ponctualité
33:10parce qu'on est nombreux,
33:11j'ai parlé d'homogénéité
33:12parce qu'on a des intervenants
33:13extraordinaires
33:14puis il y en a une troisième
33:15qui est la dernière
33:16et qui est une certaine
33:18confidentialité.
33:19On peut tout se dire
33:20à Integraille.
33:21Alors,
33:22on se dit tout justement.
33:24Je reviens sur ces chiffres
33:25de satisfaction.
33:26Ça veut dire,
33:27Emmanuel,
33:28quand on voit tous les exemples,
33:30les entreprises,
33:31les grandes entreprises françaises
33:32en tout cas,
33:33ont l'air d'avancer
33:34de façon sereine,
33:35intelligente.
33:36En fait,
33:37oui,
33:37elles avancent
33:38mais la clé,
33:39ça va être la mise à l'échelle.
33:40Et il y a eu un combat
33:41sur la technologie,
33:42on en parle beaucoup
33:43des sociétés américaines
33:44sur la techno,
33:45mais finalement,
33:45à la fin,
33:47moi,
33:47ma conviction,
33:48c'est que les technologies
33:49vont devenir une commodité,
33:50elles seront accessibles
33:51comme l'Internet l'est devenue,
33:52comme l'informatique l'est devenue.
33:53Et donc,
33:54c'est la mise en œuvre
33:55en entreprise
33:56de manière,
33:57capacité à transformer
33:58et de manière méthodique
34:00qui va être la clé,
34:00en fait.
34:01Parce qu'en fait,
34:01ça vous amène à quoi ?
34:03À refondre vos process
34:04fondamentalement.
34:05Quand vous prenez la promotion,
34:07vous prenez l'assortiment,
34:08vous prenez le pricing,
34:10par exemple,
34:10ou le service client,
34:12ça vous amène
34:12à améliorer votre technologie.
34:14Donc,
34:14vous repartez
34:15dans des projets
34:15de transformation
34:16qui sont importants.
34:17Et la prise de conscience,
34:18elle est là,
34:18parce que la transformation
34:19sur des sociétés
34:21du CAC 40,
34:21elle est significative.
34:23Et c'est pour ça
34:24que ça doit partir du CEO
34:25et c'est pour ça
34:25que c'est important
34:26que l'impulsion
34:27parte d'en haut.
34:27Et je voyais
34:28entreprise bien l'organiser
34:29pour mener les projets IA.
34:30Ce que j'ai remarqué,
34:31moi,
34:31dans beaucoup de témoignages,
34:32c'est que les entreprises,
34:33elles ne sont pas en train
34:34de révolutionner.
34:35Alors,
34:35il peut y avoir un patron de l'IA,
34:37certes,
34:37pour un peu canaliser,
34:39fédérer tout ça,
34:40mais en gros,
34:40les gens sont assez concrets.
34:42Un projet,
34:42un com-op-là
34:43dont on parlait
34:44ou un projet
34:44de relation client
34:46ou un projet
34:46de facturation.
34:48Toch,
34:48ça va être les 3-4 personnes
34:49qui sont sur ce sujet-là,
34:51qui vont travailler ensemble.
34:52Et ça,
34:53je trouve que c'est quelque chose
34:53un peu nouveau
34:54qu'on voit dans le fonctionnement.
34:55Oui,
34:55parce qu'en fait,
34:55c'est assez pragmatique.
34:56C'est-à-dire que
34:57la manière dont ça a été amené,
34:59les gens le comprennent très vite
35:00et les gens sont en fait
35:02très positifs.
35:03Je veux amener
35:04quelque chose de positif,
35:05très dynamique sur ce sujet-là.
35:06C'est-à-dire que les gens
35:06sont persuadés
35:07que ça va leur permettre
35:09d'industrialiser
35:12un peu rébarbatif
35:13qu'ils font tous les jours.
35:14Je vous parlais
35:14de la relecture des catalogues
35:15tout à l'heure.
35:16Ce n'est pas marrant.
35:16Vous avez plutôt intérêt,
35:18envie de passer du temps
35:19sur les innovations,
35:20quels produits,
35:21comment on anime
35:22plutôt que de relire
35:23un catalogue
35:24et relire des prix.
35:25Donc,
35:25les gens,
35:26aujourd'hui,
35:26les collaborateurs
35:27sont totalement conscients
35:28que ça va enlever
35:29des tâches plutôt pénibles
35:30et amener vers la valeur ajoutée.
35:32Je trouvais ce que disait Emmanuel
35:33sur les outils,
35:34Sylvain.
35:34Je regardais,
35:35dans le baromètre,
35:36il y a la partie satisfaction,
35:38la partie intégration.
35:39Dans 67% des cas,
35:40les entreprises n'hésitent pas
35:41à outsourcer
35:42leur solution d'IA.
35:44Développement interne,
35:45il n'y a pas de règle,
35:46vraiment.
35:46C'est selon,
35:47comme on vient de le dire,
35:48selon,
35:48on estime être suffisamment agile
35:50pour dire,
35:50on va prendre peut-être
35:51OpenAI ou d'autres
35:52et puis là,
35:52on va essayer de se débrouiller
35:53tout seul.
35:57On voit quand même
35:57que cette solution
35:58provient essentiellement
35:59des GAFAM.
35:59Il faut moins s'en inquiéter.
36:02Évidemment,
36:02si on choisit un Mistral,
36:03un Français,
36:04tant mieux,
36:04mais il ne faut pas rentrer
36:06trop dans ces débats-là.
36:07Ce que je dirais,
36:08c'est qu'il y a deux courses
36:09aujourd'hui dans le monde de l'IA.
36:10Il y a une course
36:10qui est vraiment
36:11sur la production
36:12de solutions technologiques,
36:13de gros écosystèmes technologiques
36:15et là-dessus,
36:17l'Europe et la France
36:18sont en retard
36:19par rapport aux États-Unis
36:21et à la Chine
36:22qui a son propre écosystème
36:23de son côté.
36:24Ça, c'est une course.
36:25Il y a une autre course,
36:26celle dont parlait Emmanuel,
36:27qui est déployée
36:28dans les entreprises,
36:29s'assurer que les solutions,
36:30d'où qu'elles viennent,
36:31elles sont déployées.
36:32Là,
36:32la France est très bien positionnée.
36:34On n'est pas du tout
36:34en retard
36:35à traîner derrière
36:36les États-Unis, etc.
36:37Et c'est la course
36:38qui est la plus importante
36:39pour le pays,
36:40son économie,
36:41sa compétitivité, etc.
36:43Alors maintenant,
36:43en matière de souveraineté,
36:44oui,
36:45on pourrait souhaiter
36:46avoir un écosystème
36:47qui soit un peu plus européen.
36:49D'ailleurs,
36:49tu parlais de Mistral.
36:50Mistral,
36:51c'est un bel exemple
36:51quand même
36:52d'une entreprise
36:52qui compte au niveau mondial
36:53et qui est une entreprise française.
36:55Donc oui,
36:56des efforts
36:56qui peuvent permettre
36:57de faire émerger
36:58certains acteurs
37:01de la technologie,
37:02surtout sur l'IA
37:03aujourd'hui en Europe
37:04ou en France,
37:04c'est important.
37:06Mais ce n'est pas
37:06la priorité aujourd'hui
37:07pour les entreprises.
37:08La priorité,
37:09c'est je choisis
37:10le meilleur outil
37:11qui correspond
37:11à ce que j'ai,
37:12qui va marcher,
37:13qui va m'apporter
37:14le résultat que je veux.
37:15Et dans l'étude,
37:16on voit que
37:17les grands partenaires américains,
37:19c'est quand même eux
37:20qui sont toujours utilisés
37:21par les entreprises
37:22et qu'elles combinent ça.
37:23Hazard,
37:23ils investissent énormément,
37:25ils ont les meilleurs cerveaux aussi,
37:26enfin les meilleurs,
37:27ils ont parmi les meilleurs,
37:29parce que chez Mistral,
37:29il y a aussi des très bons,
37:30mais voilà,
37:31ils savent les recruter.
37:32Mais ils combinent ça
37:33avec aussi l'utilisation
37:35de startups
37:35sur certains sujets particuliers
37:37et ils font vivre aussi
37:38un écosystème
37:39et c'est important
37:40qu'ils le fassent.
37:41Et je pense qu'on ne peut pas
37:41se dire,
37:42on va monter une espèce
37:43d'Europe technologique
37:46qui sera complètement coupée
37:47des grands autres écosystèmes.
37:48Mais ne serait-ce pas
37:49parce qu'on a des acteurs internationaux.
37:50Voilà,
37:50si on a,
37:51je crois,
37:52je vais utiliser
37:52les solutions européennes
37:53en Europe,
37:53américaines aux Etats-Unis
37:55puis chinoises en Chine,
37:56donc ça paraît un peu compliqué.
37:58Ça permet,
37:59Integra,
37:59ça permet aussi
38:00de quand même
38:01un petit peu
38:01cette connotation souveraine
38:03française-européenne,
38:05Hugues ?
38:06Integra,
38:07je te disais,
38:07c'est né d'une rencontre géniale
38:09et également basée
38:12sur une conviction.
38:13Et la conviction,
38:14c'est que les choses
38:14sont en train de changer
38:15très vite
38:15et qu'il faut se bouger.
38:17Alors une fois que tu as dit ça,
38:19pour reprendre un point
38:20que tu évoquais avant,
38:21les discussions qu'on a
38:22au sein d'Integraï,
38:23qui est encore une fois
38:24une session de travail,
38:25elles sont très concrètes.
38:27Et il n'y a qu'un,
38:28qu'il n'y a qu'une ligne
38:29qui est suivie
38:30par les participants,
38:31il me semble,
38:31c'est d'avancer.
38:33L'objet de cette réunion,
38:34c'est comment on avance,
38:35qu'est-ce qu'on fait,
38:36mais il n'y a aucun a priori,
38:38il n'y a aucune idée reçue
38:40et on avance
38:41de la meilleure façon
38:42que l'on peut.
38:43La souveraineté,
38:44c'est évidemment un sujet
38:45qui est évoqué,
38:46avec d'autres enjeux,
38:49mais en tout état de cause,
38:50la réunion reste très pragmatique.
38:52Si on avance
38:52tout en préservant
38:53la souveraineté,
38:54tant mieux,
38:55et je crois qu'il y a
38:55une prise de conscience
38:56de l'ensemble des participants,
38:58mais de toute façon,
39:00il faut avancer.
39:01On va revenir
39:02sur ce sujet de souveraineté
39:03dans un instant.
39:04Juste la partie coût aussi,
39:06on l'a vu,
39:07il y a un point
39:07sur la satisfaction,
39:08enfin sur le baromètre,
39:09des discussions
39:10autour de la satisfaction,
39:11de l'intégration,
39:13coût et rapport qualité-prix,
39:1471% des entreprises
39:16ont une forte pression
39:17sur les coûts.
39:19Est-ce que c'est toujours
39:21la difficulté ?
39:22Est-ce qu'il faut aussi
39:22chercher à calculer un ROI ?
39:24Parce que si on doit
39:25donner un ROI pour tout,
39:26on ne va pas avancer,
39:28enfin on va avancer,
39:29mais...
39:30Non mais au début,
39:31quand vous lancez...
39:31Et là, il faut l'intelligence
39:32du CIO.
39:33Voilà, au début,
39:34il y a l'impulsion au départ.
39:35L'impulsion,
39:36elle se fait sans ROI au départ,
39:38parce que sinon,
39:38vous ne démarrez rien.
39:39Donc au début,
39:40vous lancez,
39:41on est sur des montants
39:42qui sont relativement limités,
39:43mais plus que de l'argent,
39:44on parle de montée
39:45des équipes en fait,
39:46des équipes pluridisciplinaires
39:47entre de la tech,
39:48de l'IA,
39:49c'est quand même
39:49le nouvel arrivant,
39:50et des gens du métier.
39:51Une fois que vous commencez
39:52à monter à l'échelle,
39:54vous commencez à calculer
39:55des ROI,
39:56mais là,
39:56il y a un piège
39:56dans lequel il ne faut pas
39:57que les entreprises tombent,
39:58c'est ouvrir trop de sujets
39:59à la fois.
40:00Parce que,
40:01je l'ai dit,
40:02et si le bas pourrait
40:03témoigner là-dessus,
40:05c'est...
40:05En fait,
40:06c'est de la réforme
40:06en profondeur.
40:07Donc si on avait un conseil
40:09à donner aux gens,
40:09que ce soit pour les très grosses
40:10comme les plus petites,
40:11c'est prenez deux ou trois sujets
40:13cœur de métier,
40:14pas les sujets périphériques,
40:15parce que l'IA,
40:16on attaque toujours
40:17les sujets périphériques
40:18d'innovation
40:19qui impactent peu le PNL.
40:21Prenez deux,
40:21trois sujets de transformation,
40:23attaquez-les avec une équipe,
40:25avant de mettre
40:25beaucoup de technologie,
40:27structurez-vous,
40:28et avancez.
40:29Mais le premier message,
40:30c'est peu de sujets,
40:32cœur,
40:33mis à l'échelle.
40:34Sinon,
40:34il n'y aura pas de transformation.
40:36Peut-être que Sylvain veut...
40:37Sylvain.
40:37Tout à fait.
40:38Et là,
40:38le ROI, pour le coup,
40:39joue un rôle important.
40:41Et c'est un peu
40:42la discipline à avoir.
40:44L'IA rapporte
40:45beaucoup plus
40:45que ce à quoi on s'attend,
40:48mais avec des montants
40:49beaucoup plus importants,
40:50parce qu'au-delà
40:50de la technologie,
40:51il y a ce que disait Emmanuel,
40:52qui est tout le coup
40:53de cette réorganisation,
40:54de cette restructuration,
40:55etc.
40:56Et donc,
40:57il y a un vrai investissement
40:58qui doit être fait.
40:59Ce n'est pas juste
41:00je branche l'API
41:02d'une start-up
41:02et d'un seul coup,
41:03je gagne beaucoup d'argent.
41:05Et donc,
41:05il faut être redevable
41:06de cet investissement.
41:07Et moi,
41:08je pousse toujours
41:09dans les entreprises
41:09pour dire qu'il faut absolument
41:10qu'il y ait une équipe
41:11indépendante de l'équipe digitale
41:13qui va mesurer le retour
41:14de tous ces gros investissements.
41:16Il n'y a pas la partie
41:17très amont
41:18où on cherche
41:20un peu des petits prototypes,
41:21mais dès qu'on décide
41:22de passer à l'échelle,
41:23il y a besoin
41:23d'une énorme rigueur financière.
41:26C'est à ce prix
41:28qu'on est capable
41:28d'investir beaucoup,
41:30mais c'est aussi,
41:31je suis confortable
41:31pour dire qu'il faut le faire,
41:32parce qu'on voit
41:33beaucoup d'argent
41:34qui se crée.
41:34Et aujourd'hui,
41:36par crainte un peu
41:37de se dire,
41:37oh là là,
41:37mais si ça ne marche pas,
41:38on va passer un peu
41:39pour des oseaux,
41:41on lance beaucoup de choses,
41:42on ne mesure pas trop
41:43les ROI,
41:43on demande aux utilisateurs
41:44s'ils sont contents,
41:45les gens disent toujours
41:46qu'ils sont contents
41:46parce que les gens
41:47veulent être gentils,
41:48et à la fin,
41:49on crée des choses
41:49et plein de choses.
41:51On a vu tellement de choses,
41:51les projets informatiques,
41:51on a tellement vu de choses.
41:52Et en fait,
41:53il n'y a pas de vrai retour,
41:54il y a un retour,
41:55et par rapport
41:55aux projets informatiques,
41:56il y a un retour PNL
41:58très important,
41:59à condition,
42:00comme disait Emmanuel,
42:04Frédéric,
42:05il y a une question
42:06très concrète
42:06qu'on s'est posée
42:07à Integraille.
42:08À quel moment
42:09j'intègre mon CFO,
42:10l'ensemble de mon COMEX,
42:11voire mon CEO,
42:12dans un projet ?
42:14Voilà une question
42:14très concrète
42:15auxquelles on répond.
42:16Alors,
42:16il y en a qui l'intègrent
42:17très tôt,
42:17parce que sinon,
42:18ils disent,
42:18mon CFO va revenir,
42:19il y en a deux coups.
42:20Il y en a qui disent,
42:21il faut le prévenir très tard.
42:22C'est de ça
42:22dont on parle à Integraille.
42:24Emmanuel,
42:25j'ai rajouté.
42:27Le sujet de la mise à l'échelle,
42:28il est clé en fait,
42:29et c'est là qu'on voit
42:30les disparités
42:31entre les entreprises
42:31qui étaient autour de la table.
42:33Tout le monde est conscient,
42:34tout le monde a des projets,
42:36et il y en a certains
42:36qui ont des projets,
42:37de très gros projets
42:38de mise à l'échelle,
42:39qui sont déjà à l'échelle
42:39et Carrefour en fait partie,
42:40certains d'autres
42:41qui sont au démarrage de ça,
42:43et un des enjeux de ça,
42:44ça a été que certaines entreprises,
42:46il y en avait plusieurs,
42:47expliquent qu'à un moment donné,
42:48c'était absolument clé
42:48de passer du POC,
42:50du test,
42:51aux deux, trois projets
42:52de mise à l'échelle
42:53dans l'entreprise.
42:54Ça a été ça,
42:54une des prises de conscience
42:55importantes à un moment donné
42:59avec les groupes de travail,
43:00c'était ça.
43:01Est-ce qu'il faut encore convaincre,
43:03parce que c'est vrai,
43:04je disais aujourd'hui,
43:07on sent deux courants,
43:08je généralise le schématisme,
43:11il y a un courant en disant
43:11il faut y aller,
43:13on va voir tout ce que ça va apporter,
43:14et puis bon,
43:15on va évaluer les risques
43:16en cours de route,
43:17et puis il y a ceux
43:18qui sont très craintifs,
43:19qui disent attention,
43:20il faut même faire des pauses,
43:21certains disent,
43:21il faut arrêter, réfléchir,
43:23l'IA décidera sans nous,
43:25et aujourd'hui,
43:26est-ce qu'il y a aussi
43:28cette crainte au niveau
43:28de l'emploi,
43:29de tout ça,
43:30est-ce que ça,
43:30c'était un sujet discuté ?
43:32Bien sûr,
43:32c'est un sujet important,
43:33le sujet de l'emploi,
43:34il est absolument primordial,
43:36quand on regarde,
43:39pour une société que je connais
43:40qui est Carrefour,
43:41évidemment,
43:42on est loin de tout automatiser,
43:44donc il faut sortir
43:45de cette crainte
43:47de l'automatisation totale,
43:48en ce qui nous concerne,
43:49on a un métier encore très physique,
43:51on a encore un métier très physique,
43:52tout le monde va en magasin,
43:53où est-ce qu'il y a un entrepôt ?
43:55Deux,
43:56il y a des chiffres
43:56qui sont sortis d'ailleurs
43:57avec le Hub Institute
43:58qui dit 3 à 4%
43:59de productivité par an
44:01sur les prochaines années,
44:03plus ou moins dans les industries.
44:05Deux,
44:05c'est un sujet d'accompagnement,
44:06évidemment,
44:07on va réformer des choses,
44:08mais quand l'informatique
44:09est arrivée,
44:10comme Internet est arrivé,
44:11on a réformé des organisations,
44:13donc c'est un sujet
44:13d'accompagnement
44:14et de formation.
44:16La formation est de clé,
44:18le lien avec les instances
44:19du personnel est son clé
44:20pour expliquer
44:20ce qu'on va faire,
44:22et donc tout ça,
44:22ça s'accompagne en fait,
44:23tout changement s'accompagne,
44:25et l'IA est un changement important.
44:26Et puis il faut que tout le monde
44:27s'y mette,
44:28et puis aujourd'hui,
44:28parce qu'on voit,
44:30le grand public,
44:31tout le monde
44:31utilise ses outils
44:33pour ses vacances,
44:35pour ses...
44:35Nous, on est en train
44:38de le déployer,
44:39l'IA sera accessible
44:41à plus de 200 000 personnes
44:42avant la fin de l'année ?
44:43Alors,
44:44il y a aussi un point
44:46sur la stratégie,
44:47donc c'est là où je reviens
44:48un peu sur la souveraineté.
44:5047% des participants
44:52sont convaincus
44:53que oui,
44:53des solutions d'IA
44:54françaises et européennes
44:55sont aussi performantes
44:56que des solutions américaines
44:56ou chinoises existent.
44:58Alors,
44:58il y a quand même 35%
44:59qui disent non,
45:00il faudra passer
45:00forcément par les Américains.
45:04Comment on réagit ?
45:05Alors,
45:05même si,
45:05j'aimais bien ce que disait Emmanuel,
45:07l'outil,
45:07ça deviendra une commodité
45:08un jour,
45:10et puis chacun adaptera,
45:11où est-ce qu'il va mettre
45:12ses datas et tout ça,
45:13la souveraineté sera là.
45:14Moi,
45:15je pense qu'on n'aura pas
45:16une solution unique
45:17qui ira pour toutes les entreprises,
45:18et les entreprises vont avoir
45:19un portefeuille
45:20de partenaires technologiques.
45:22Certains seront européens,
45:24français,
45:24d'autres non.
45:25Je ne pense pas
45:25qu'on ait une solution
45:26qui soit toute française
45:27ou une solution...
45:28Mais c'est important
45:29d'avoir un acteur européen quand même.
45:30C'est très important.
45:31C'est important pour l'Europe,
45:32c'est important
45:33pour la souveraineté européenne.
45:35Il y a beaucoup de créations
45:35de valeurs
45:36qui se font dans ce secteur.
45:38Donc,
45:38c'est très important.
45:39Je pense que,
45:40Ud parlait beaucoup
45:41de pragmatisme.
45:42La question,
45:43ce n'est pas trop de savoir
45:44est-ce que l'IA
45:45va tout détruire,
45:46est-ce que les Américains
45:47vont tout prendre.
45:49Ce sera d'ailleurs le thème
45:51de notre prochaine session
45:54avec un enjeu
45:55un peu particulier aujourd'hui
45:56parce que
45:57quand on se projette
45:58à 10, 20, 30 ans,
46:00la répartition des coûts
46:02dans une entreprise,
46:04il y a un peu un consensus
46:05pour se dire
46:06qu'on aura quand même
46:07une augmentation
46:07des coûts technologiques
46:08en proportion
46:09et une réduction des coûts
46:10liés aux employés.
46:13Ce qui veut dire
46:14que la stratégie
46:16de négociation,
46:17l'approche stratégique
46:18des coûts
46:19qu'on aura en technologie
46:21va devenir primordiale.
46:23Si on fait le parallèle
46:23avec les coûts
46:26liés aux personnes
46:26aujourd'hui,
46:28un DRH,
46:29un CEO,
46:29un COMEX
46:30passe un temps infini
46:32dans ce qui s'appelle
46:33l'ingénierie sociale,
46:34imagine des stratégies,
46:36imagine des façons
46:37d'organiser l'entreprise,
46:38etc.,
46:39qui minimisent
46:41tout risque
46:41d'explosion sociale.
46:43Je pense que
46:44les négociations à risque
46:46dans 10 ans,
46:46dans 20 ans,
46:47seront des négociations
46:48avec les acteurs
46:49de la technologie.
46:51Et on va avoir
46:52une contradiction
46:52entre simplifions tout,
46:55prenons un seul fournisseur,
46:56ça va être très simple,
46:57il y a pas mal
46:58de pression
47:00dans cette direction
47:01aujourd'hui.
47:02C'est l'inverse
47:03de ce qu'on fait
47:03dans le monde
47:05de l'ingénierie sociale.
47:07Et je pense
47:07qu'il y a une dimension
47:08beaucoup plus stratégique
47:09sur les choix
47:10de technologies
47:11entre pays,
47:13entre fournisseurs,
47:13etc.,
47:14pour s'assurer
47:15qu'on garde
47:16une forme
47:16d'indépendance,
47:18d'alternative
47:18et qu'on ne soit pas
47:19complètement
47:19dans les mains
47:20d'un seul fournisseur
47:22de technologies.
47:23Donc là,
47:23c'est important
47:24que le comex
47:25s'empare de ces sujets-là
47:26parce qu'on le voit bien,
47:27c'est un sujet
47:27de transformation
47:28de l'entreprise,
47:29de la société,
47:30du travail
47:31des collaborateurs.
47:32La technologie,
47:34c'est un sujet
47:34qui est maintenant central,
47:36qui d'ailleurs,
47:37dans les comex
47:37des entreprises,
47:38c'est à l'échelle
47:38et Carrefour,
47:39c'est central
47:39dans les stratégies
47:40des entreprises.
47:41Quand vous voyez
47:41les impacts que ça
47:42a sur la relation
47:43avec le client
47:43ou sur l'efficacité
47:45opérationnelle,
47:46c'est absolument majeur.
47:47Et ce qui a été dit
47:48par Sylvain est clé,
47:49et c'est ce qu'on voit
47:50aussi dans le groupe
47:51de travail intégral,
47:51c'est qu'on ne peut pas
47:53partir qu'avec un seul
47:54fournisseur,
47:54ça n'est pas possible
47:55pour des questions
47:56de capacité à faire,
47:58pour des questions
47:59de stratégie de négociation,
48:00pour des questions
48:00d'innovation.
48:01Les grands groupes,
48:02on parle peu des startups,
48:03il y a aussi des startups
48:04qui jouent un rôle
48:05dans ce dispositif-là.
48:06Il n'y a pas seulement
48:07les grandes multinationales
48:10de startups,
48:11il y en a beaucoup en France
48:12qu'on utilise également.
48:13Mais c'est pour ça
48:14que c'est important
48:14de les montrer,
48:15de montrer ces Mistral,
48:16alors Mistral,
48:17le porte-fagnon,
48:18mais il y a des Lighton,
48:19il y a des,
48:20après plus ciblés,
48:23des Photorooms,
48:23des Giscard,
48:24toutes ces entreprises.
48:26Et elles ont de la place,
48:27c'est-à-dire évidemment,
48:28on parle toujours
48:28des mêmes grosses sociétés
48:30multinationales
48:32sur le socle
48:34de l'infrastructure,
48:36mais les startups
48:37répondent systématiquement
48:38à un besoin client,
48:39à un besoin métier
48:40très précis.
48:42Et elles sont en niche
48:43et on les utilise pour cela
48:44et on en a plusieurs.
48:45Après, c'est aussi
48:46quand on parle
48:46des investissements,
48:47quand on parle
48:48des investissements en IA,
48:50Hugues,
48:50on les entend,
48:51aujourd'hui,
48:51on n'est plus surpris
48:52de parler en centaines
48:53de milliards
48:53ou en dizaines de milliards
48:54et on se dit,
48:56nous en Europe,
48:56quand on voit déjà,
48:58on ne va pas revenir
48:58sur l'actualité politique,
49:00mais quand on voit déjà
49:01le mal que l'on a là,
49:04comment il faut réagir
49:05par rapport à ça ?
49:07Je vais laisser
49:08les spécialistes
49:09en face de moi,
49:09je ne suis encore une fois
49:10que l'organisateur,
49:12mais je voulais rebondir
49:13sur un point
49:14qui est celui
49:14de l'emploi
49:15et du social.
49:16Integraille,
49:17donc 1000 milliards
49:18de chiffres d'affaires,
49:2030 sociétés autour de la table,
49:2150 milliards d'investissements
49:23dans la tech,
49:24et tu vois ce qu'on est obligé
49:25de faire, Frédéric,
49:25finalement,
49:26au bout du bout,
49:28de se réunir
49:29entre vraies personnes,
49:30entre vrais gens,
49:31l'humain reste au cœur
49:34pour élaborer ensemble
49:35les stratégies,
49:36pour échanger,
49:37c'est ça qui est très important.
49:39Alors, je reviens
49:39sur ma question,
49:40sur les milliards en grand G,
49:42est-ce qu'on ne se dit pas
49:42qu'on perd du terrain ?
49:44C'est ce que je disais
49:46un peu sur les deux courses,
49:47c'est-à-dire qu'il y a
49:48une course à la création
49:49de solutions technologiques,
49:51et là-dessus,
49:52la capacité d'investissement
49:53des États-Unis,
49:54elle est largement supérieure,
49:56on est entre 10 et 15 fois
49:57plus d'investissements,
49:59que ce soit par les grandes entreprises,
50:01par les investisseurs financiers,
50:03les vachers...
50:03Mais du coup,
50:04il ne faut pas que les entreprises
50:04clientes se disent
50:05bon, c'est perdu,
50:06c'est à nous aussi
50:07de porter ça.
50:08Non, moi je pense
50:09que sur les entreprises clientes,
50:10il y a aussi de la place
50:11pour faire émerger
50:12des acteurs en Europe,
50:13c'est vraiment important,
50:15et quand on regarde
50:17il y a 5 ans,
50:18nous on avait fait une étude
50:19en interrogeant
50:20des entreprises,
50:21des directeurs informatiques,
50:22des CIO,
50:24sur est-ce que pour vous,
50:26Européens,
50:27Américains,
50:27ça joue,
50:28ça fait une différence,
50:29c'est un critère d'achat,
50:29et la réponse était
50:30pas du tout,
50:31on s'en fiche complètement.
50:33On a refait,
50:35et aujourd'hui,
50:35on voit que c'est un critère
50:36qui devient beaucoup plus important,
50:38et le monde s'est tendu.
50:39Notamment où on met ses datas...
50:40Bien sûr,
50:40le monde s'est tendu,
50:41on a des réglementations
50:42qui deviennent différentes,
50:43les entreprises
50:44commencent à monter
50:45des centres IA,
50:46mais dans différentes régions du monde,
50:48et à utiliser
50:49différentes technologies.
50:50je ne pense pas du tout
50:51que la messe soit dite
50:52et que tout soit terminé
50:53et que l'Europe ne puisse rien faire.
50:55Et en plus,
50:55en France,
50:56on a quand même cette chance,
50:57en France particulièrement,
50:58on a aussi cette chance
50:59d'avoir des écoles,
51:01des grandes écoles,
51:02des universités,
51:03enfin,
51:03une formation très forte,
51:04quand on regarde un peu
51:05où sont les cerveaux de l'IA,
51:09même dans les boîtes américaines,
51:10il y a quand même
51:10beaucoup de Français.
51:11Bien sûr,
51:11les gros contributeurs de l'IA,
51:13il y a beaucoup de Français.
51:14– Et moi,
51:15je voudrais,
51:17pour compléter ce qui vient d'être dit,
51:19mais qui est très juste,
51:21le sujet,
51:22je voudrais appeler
51:22tous les dirigeants
51:23à s'y mettre,
51:24en fait,
51:24parce que c'est ça,
51:25il faut que ça parte de,
51:26que ce soit des PME,
51:26des ETI ou des grands groupes,
51:27à s'y mettre personnellement,
51:29et de ne pas avoir peur
51:30de la dimension technologique,
51:31parce que ce qui peut freiner,
51:32c'est,
51:33oula,
51:33mais tout ça est très complexe,
51:34c'est de la technologie,
51:35je ne suis pas un ingénieur,
51:35donc je ne vais pas comprendre.
51:36Non, non, non, non, non,
51:37il y a des gens
51:38qui sont des experts
51:38qui vont vous expliquer,
51:40donnez l'impulsion,
51:41choisissez,
51:42ça part de ça,
51:43choisissez un ou deux sujets
51:45que vous connaissez les mieux,
51:46qui vont transformer,
51:47monter une équipe,
51:48et faites-les travailler,
51:49vous allez voir
51:49que ça va avancer.
51:51Ne vous arrêtez pas
51:51au sujet technologique,
51:52parce que la technologie,
51:54souvent,
51:54fait trop peur.
51:55Et d'ailleurs,
51:56on voit bien
51:56que les collaborateurs
51:57l'utilisent plus rapidement
51:58que les dirigeants,
52:00donc il faut vraiment
52:00que les dirigeants.
52:00– Mais même dans un cadre
52:02grand public,
52:03on a tous pris
52:04quelques jours de vacances,
52:05et quand on discutait,
52:06moi j'ai eu beaucoup
52:07de discussions
52:07avec des gens
52:08qui me disaient,
52:08« Oui, mais j'écoute,
52:09test ! »
52:10– C'est ça ?
52:11– Vas-y,
52:11tu prépares tes vacances
52:13avec chaque GPT,
52:14tu vas voir ce qu'ils te disent,
52:15tu verras les risques,
52:16tu verras les avantages,
52:18fais plusieurs choses,
52:19commente tes courses,
52:20fais des recettes,
52:21et c'est là,
52:22et après on monte
52:23à un niveau entreprise,
52:25et c'est là
52:25où on se rend compte,
52:26ben oui,
52:26ce qu'on peut faire,
52:27ce qu'on ne peut pas faire.
52:29Le prochain rendez-vous,
52:30ça sera quand ?
52:31– Janvier 2026.
52:32– Janvier 2026,
52:33et on l'a déjà dit
52:34sur la thématique,
52:35voilà,
52:35quels acteurs ?
52:37– Quel fournisseur d'IA
52:40utilisé par chaque entreprise ?
52:42Et puis comme d'habitude,
52:43qu'est-ce qui marche ?
52:44Quelles ont été les difficultés ?
52:44– Et en trois mois,
52:45ça aura déjà beaucoup changé,
52:46parce que ça aura énormément changé.
52:48– Même en cours,
52:49pendant la réunion,
52:50ça continuera à changer.
52:51Merci à tous les trois,
52:53Hugues Le Maire,
52:53conseiller stratégique
52:54chez Speed Invest,
52:55Emmanuel Grenier,
52:56directeur du digital
52:57chez Carrefour,
52:57et Sylvain Duranton,
52:59directeur monde du BCGX,
53:00l'entité intelligence artificielle
53:02du BCG.
53:03Merci de nous avoir accompagnés,
53:04et puis à voir sur ce sujet-là,
53:06on aura plaisir à se revoir
53:07donc au mois de janvier,
53:08une fois qu'il y aura encore
53:09ces questions posées.
53:11Merci encore à tous les trois.
53:12Merci de nous avoir suivis,
53:13vous nous retrouvez évidemment
53:14en replay,
53:15sur les podcasts,
53:16sur le site BFM Business,
53:17et nous on se retrouve
53:18bien la semaine prochaine,
53:19même heure,
53:19même endroit,
53:19excellente semaine
53:20sur BFM Business.
53:21Tech & Co Business sur BFM Business.
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