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Ce mardi 23 juin, Frédéric Simottel a reçu Jamal Atif, vice-président Recherche et Innovation de l’Institut Polytechnique de Paris, Ludovic Granger, co-fondateur et CEO de Leadbay, Hervé Uzan, président Europe du Sud de Workday, Stéphane Roder, président d'AI Builders, Vincent Champain, président de l'Observatoire du Long Terme, patron du digital chez Framatome, ainsi qu'Emmanuel Vignon, vice-président engineering head of AI chez Generix, dans l'émission Tech&Co Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutez la en podcast.
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00:05BFM Business présente Tech & Co Business, le magazine de l'accélération digitale. Frédéric Simotel.
00:13Bonjour et bienvenue dans Tech & Co Business sur BFM Business. On va beaucoup parler d'intelligence
00:17artificielle. On va démarrer tout de suite avec le vice-président recherche et innovation de
00:22l'institut polytechnique qui rassemble l'école polytechnique bien entendu, Télécom Paris,
00:28beaucoup d'écoles, 45 labos d'innovation et justement c'est essayer de comprendre comment on peut
00:32rapprocher ces chercheurs, ces étudiants de l'entrepreneuriat, la recherche fondamentale,
00:38de la recherche à impact. On verra tout ça avec Jamal Latif dans un instant. On enchaînera avec
00:41Ludovic Granger. Il part aux Etats-Unis mais juste avant il est venu nous voir. Ludovic Granger,
00:45c'est Leadbay. Ils viennent de lever plus de 4 millions de dollars. Le but c'est aller chercher
00:50les Signofeld pour trouver vos bons, faire la prospection commerciale mais pas sur les réseaux
00:54LinkedIn, pas sur les réseaux sociaux. Allez chercher ailleurs. Vous allez voir la techno est
00:58assez passionnante et puis on reviendra avec Workday aussi sur l'événement Elevate qui s'est
01:03déroulé cette semaine autour de la RH et des finances. Deuxième partie de l'émission,
01:07un débrief qui vaut son pesant d'or avec nos débriefeurs sur l'IA avec notamment cette
01:14actualité, le kill switch en tropique de l'administration américaine et puis on reviendra
01:18évidemment sur Cursos, SpaceX et sur Ivatec. Allez rester avec nous. On est ensemble pendant une heure sur BFM.
01:25Tech & Co-Business, l'invité.
01:29Allez on démarre avec notre invité Jamal Atif, bonjour Jamal. Bonjour Frédéric. Merci
01:33être un nouveau vice-président recherche et innovation de l'Institut Polytechnique de Paris. On va
01:37revenir dans un instant, c'est plusieurs écoles. Il y a l'école Polytechnique, l'ENSTA, l'école
01:40nationale Ponzé-Chaussée, l'ENSAE Paris, les Télécom Paris, Télécom Sud Paris, ça fait 45 laboratoires de
01:48recherche. On va parler de toute la mission de l'Institut Polytechnique puis vous êtes aussi prof de maths
01:52à l'école Polytechnique. Alors c'était VivaTech il y a quelques jours, il y a eu plein de start
01:57-up présentées.
01:59Mais juste moi ma première question c'était quel est l'objectif comme ça d'un institut
02:02Polytechnique qui regroupe l'ensemble de ces écoles prestigieuses ? On est vraiment dans
02:07l'élite scientifique française. C'est quoi la raison d'être ? Est-ce que c'est d'être plus
02:14visible à l'international ?
02:16Oui alors effectivement il faut être plus visible à l'international. Je l'avais dit. Bien que les gens connaissent
02:22Polytechnique.
02:22Voilà exactement. Mais voilà. Mais dans la projection à l'international il fallait atteindre une masse
02:27critique et c'est un peu l'objectif de l'institut. Mais j'ai envie de dire ça c'est
02:31un objectif qui est un
02:32objectif de chemin. Le but c'est d'avoir de l'impact. C'est juste avoir de l'impact et
02:35quand on va parler de
02:36VivaTech nous notre ambition c'est à la fois de produire de la science du plus haut niveau. Donc pour
02:41ce faire il faut
02:41quand même s'inscrire on va dire dans l'arène internationale des meilleures institutions mondiales
02:46et c'est l'objectif de l'institut polytechnique de Paris. Mais on est quand même porteur de cette
02:51ambition pour être une sorte d'asset de la nation pour produire de la connaissance qui se transforme
02:57en produits, en objectif de l'NT, en entreprises, en start-up mais aussi avoir de l'impact, de l
03:04'impact
03:04économique. C'est dans notre ADN. Alors 27 start-up présentes à VivaTech 2026. Il y avait 5
03:09incubateurs mobilisés. Je crois que globalement l'institut polytechnique par an c'est plus
03:14de 120 start-up. Tout à fait. Et je regardais certaines qui étaient sorties dans le dossier
03:18de presse. T-Lental qui est une solution d'optimisation énergétique des systèmes
03:22industriels fondés sur l'IA et l'IoT. Vinturix éolien sur l'offshore aéroporté. Vert c'est
03:29un dispositif portable de diagnostic respiratoire. T-Live diagnostic cellulaire. On est
03:34multi-domaines là. Tout à fait. On est présent sur l'ensemble des domaines et ce qui était
03:38d'ailleurs mis en lumière au sein de VivaTech à la fois. On est présent évidemment dans
03:45le domaine large des souverainetés. Donc la cybersécurité, l'IA, le quantique et autres
03:50mais aussi dans tout ce qui est health tech. Donc vous en avez cité quelques-unes mais
03:54aussi green tech. Donc on a un ensemble de start-up qui ont été exposées à la fois sur
03:59des questions on va dire de énergie solaire mais qui atteint des niveaux au-delà de 200
04:04Celsius jusqu'à 1000 Celsius pour des applications industrielles. On a aussi du diagnostic précoce
04:11par des outils d'IA. Voilà, on est présent sur à peu près. Le but c'est vraiment sur l
04:15'ensemble de, enfin sur tout le spectre
04:18scientifique et industriel. Le but c'est vraiment avoir ce continuum entre la recherche, l'innovation,
04:24l'entrepreneuriat parce que c'est ça, parfois c'est ce qui nous manque. On a des chercheurs qui restent
04:29chercheurs. Très bons chercheurs. On a des entrepreneurs qui parfois manquent de la petite étincelle qui va faire d'eux,
04:34la petite étincelle scientifique qui va faire d'eux que l'entreprise va devenir un mistral et va devenir une
04:40super pépite. Et là, le but de cet institut polytechnique justement, c'est de dire, bah regardez,
04:45voilà, on a nos 45 laboratoires de recherche, on a, voilà, je n'ai pas mis les chiens, mais 10
04:50licornes,
04:51un quart d'escalable du Net 40 fondé ont été dirigés par des gens qui étaient incubés au sein d
04:55'IP Paris.
04:55Voilà, le but c'est de réussir à mieux grouper.
04:59Tout à fait. Alors nous, on commence à construire ce moto. Nous, on forme à la fois un Michel Dévoray
05:04qui est
05:05un alumnus de Télécom Paris, à la fois avoir un prix Nobel mais aussi avoir Arthur Mensch.
05:09C'est tout suspect, ça se résume en cette phrase, de Michel Dévoray à Arthur Mensch.
05:13Et nous, on ne voit pas de tension entre recherche fondamentale, une recherche qui est guidée par la
05:17curiosité et de la recherche à impact, de la recherche appliquée mais de la recherche qui se fait aussi
05:21avec le monde de l'entreprise. Et c'est le propre des instituts, on va dire, qui nous ressemblent à
05:26l'échelle
05:26mondiale. C'est à la fois avoir une recherche fondamentale du meilleur niveau mais aussi être engagé dans
05:32l'innovation mais aussi dans la création de la valeur. Et mon poste, quelque part, il résume un petit peu
05:39notre ambition. Moi, je suis vice-président de recherche et innovation. Donc, on a une mission de
05:43connecter la recherche fondamentale à l'innovation de rupture. Et on travaille sur cette articulation.
05:47On met un ensemble de mécanismes pour transformer la recherche fondamentale. Peut-être demain, peut-être
05:51dans 20 ans, 30 ans. On a un ensemble d'innovations qui transforment notre quotidien, mais positivement.
05:57Parce que c'est souvent ça. En France, on voit qu'on a d'excellents chercheurs mais souvent, on a
06:01un peu moins de champions
06:02technologiques. Quand j'entends champions, c'est vraiment ceux qui sont passés. On a beaucoup de start-up, hyper bon,
06:06en cybersécurité et dans la deep tech, dans plein de domaines. Mais on a ce souci d'en faire des
06:12vrais champions
06:13technologiques. Qu'est-ce qui manque là, selon vous, Jamal ?
06:15Alors, je pense qu'il faut agir sur l'ensemble du spectre. D'abord, comme je l'ai dit, nous,
06:20notre ambition,
06:21c'est de ne pas faire de la recherche, enfin, l'innovation incrémentale. Évidemment, il en faut, il faut répondre
06:25à des besoins de marché. On y contribue. Mais il nous faut aussi des instituts qui portent l'innovation de
06:32rupture
06:32comme étant un objet tout aussi intéressant que la recherche fondamentale. Nous, notre ambition,
06:36c'est de transformer le monde de demain. Et donc, on travaille
06:38sur cette articulation. Maintenant, qu'est-ce qui manque ? Il manque un changement de mentalité.
06:42Faire en sorte que nos chercheurs les plus brillants
06:44s'intéressent aussi à l'innovation et ce n'est pas une tâche facile.
06:48Après, quand on accompagne
06:50tout le mécanisme de la prématuration,
06:52la maturation, créer des
06:54start-up, il nous faut quand même collectivement,
06:56là, c'est en dehors de l'Institut Polytechnique de Paris,
06:59à l'échelle française, à l'échelle européenne,
07:00travailler sur le scale-up, travailler sur une
07:02profondeur de marché, travailler
07:04sur le risque, sur le fait qu'il y ait des capitaux
07:06qui viennent, sur des idées qui, à prime
07:08abord, peuvent paraître
07:10pas très immédiates.
07:12Un peu éloigné du marché, notre consommation
07:15à nous. Il faut travailler sur le marché,
07:16il faut apporter des solutions
07:18qui permettent d'améliorer le quotidien,
07:20qui permettent d'avoir davantage de
07:22prospérité économique. C'est fondamental
07:24et c'est l'une de nos missions.
07:26Quelque part, on y contribue. Vous avez rappelé
07:28les chiffres, l'entrepreneur étudiant
07:30chez nous, il est, on va dire,
07:32il est à un très haut niveau. Il faut continuer,
07:34évidemment. Mais ce qui nous manque
07:36en France, c'est
07:38rapprocher la recherche fondamentale
07:40avec ce qu'on appelle l'innovation de rupture,
07:42la deep tech, et il faut
07:44des capitaux, il faut de l'accompagnement,
07:46il faut de l'inconsistant dans les politiques
07:48publiques françaises et européennes.
07:50Et puis surtout, il faut se liant, parce que souvent, on a des chercheurs
07:52qui ne sont pas dans la même temporalité,
07:54ou qui sont dans leur couloir de nage,
07:56et l'entreprise, elle est bannée dans le couloir de nage
07:58d'à côté, mais chacun
08:00ne voit pas forcément l'autre,
08:02alors qu'il faut se liant pour les mettre tous les deux.
08:04Une question, justement, Vivatec, ça joue
08:06ce rôle de catalyseur aussi,
08:08parce que je vois que pendant Vivatec, vous avez annoncé
08:10signature avec le groupe Danone,
08:12signature, même, on sort un peu du territoire
08:14avec l'École Technologie Supérieure
08:16du Québec, avec Amilabs,
08:18la startup de Yann Lequin,
08:20donc c'est ça le but aussi, c'est d'aller chercher les partenaires,
08:22de dire, tiens, comment on peut accélérer
08:24à travers des capitaux, certes, mais aussi
08:26des partenariats tels que ceux que je viens de dire ?
08:28Ces trois exemples illustrent un peu ce que l'on fait,
08:30on monte des partenariats avec
08:32des entreprises mondiales
08:34assez établies, donc là, il y a des formes
08:36de partenariats particulières, là, on a un programme
08:38connexion à IP Paris,
08:40donc le petit nom de l'Institut Polytechnique de Paris,
08:42avec l'ensemble des grands groupes,
08:44alors ça peut être des relations, on va dire,
08:46de gré à gré, des l'avocom, des t-siffres,
08:48voilà, donc le panel
08:50de collaboration existe,
08:52l'idée, c'est d'avoir une relation
08:54davantage articulée, donc l'Institut Polytechnique de Paris,
08:56on est très proche du monde de l'entreprise,
08:58donc à cet égard, on est un peu
09:00particulier en France,
09:00Oui, avec un réseau d'anciens élèves,
09:02voilà, et c'est un peu
09:04dans notre feuille de route, et au-delà de ça,
09:06c'est un peu dans notre ADN.
09:07Maintenant, il faut travailler
09:08avec les meilleurs, et ceux qui feront
09:10l'IA de demain, ceux qui feront les technologies
09:12de demain, le projet de Yann Lequin,
09:14que l'on connaît ici par ailleurs, il est porteur de cette ambition,
09:16c'est un peu rebattre les cartes en IA,
09:18et c'est le propre de la science, le propre
09:20de ce qui se fait dans nos laboratoires, en quantique,
09:22en IA, mais aussi en basse sécurité,
09:24c'est de façonner les objets de demain,
09:26c'est façonner l'IA de demain,
09:28et donc le partenaire avec Amilabs
09:30s'inscrit dans cette dimension.
09:32– Montre exactement ça.
09:34On parle aussi, on a beaucoup parlé de souveraineté
09:36pendant Vivatec, souveraineté numérique,
09:38avec tout ce que ça rapporte,
09:39mais il faut avoir cette souveraineté scientifique.
09:42Alors on a de la chance, avec l'Institut Polytechnique
09:44et tous les établissements que vous chapotez,
09:47on a justement cette force,
09:49mais c'est important de la maintenir.
09:52– Il faut rappeler une petite chose,
09:53nous sommes un assis sous la tutelle de deux ministères,
09:56le ministère des Armées
09:57et le ministère des Finances, de l'Économie,
10:00donc merci pour faire court.
10:01Donc on est au cœur des enjeux à la fois de souveraineté,
10:05des souverainetés et de défense.
10:08Mais cette tutelle ne nous empêche pas
10:10de dire que la première des souveraintés,
10:12c'est la maîtrise de la connaissance.
10:14On va parler un peu d'IA,
10:15si on ne maîtrise pas la science de l'IA,
10:17on perd en souveraineté,
10:18et on le voit avec ce qui s'est passé
10:20il y a moins d'une semaine par exemple.
10:22Donc la première des souverainetés,
10:23c'est de maîtriser la connaissance en amont.
10:26Et évidemment, au-delà de ça,
10:27il va falloir accompagner,
10:28la souveraineté c'est une chaîne de valeurs,
10:30c'est de l'autonomie stratégique,
10:32on peut penser ça en articulant nos partenariats,
10:36en articulant la chaîne de valeurs,
10:37où est-ce qu'on va sourcer l'idée,
10:38où est-ce qu'on va sourcer le matériau.
10:40Et donc ça, on l'aborde de façon assez générale,
10:44et on a la particularité d'avoir un ensemble de centres
10:47qui traitent ces sujets-là.
10:48On a un centre interdisciplinaire
10:50qui est dédié aux études de défense et de sécurité.
10:52On travaille avec l'AID,
10:54à la fois pour sourcer les idées de recherche fondamentale,
10:57mais aussi des choses qui peuvent être davantage appliquées,
11:00davantage actionnables,
11:01quand il s'agit des questions un peu critiques.
11:03Vous savez ce qu'on va faire ?
11:05On va prendre date pour une prochaine visite
11:07avec justement des start-up qui nous montrent concrètement
11:10tout ce qui est fait avec l'Institut Polytechnique.
11:13Merci Jamal Hattif,
11:14vice-président de recherche et innovation
11:15de l'Institut Polytechnique de Paris,
11:17et donc pour faire ce lien entre recherche fondamentale,
11:20recherche à impact,
11:21les entreprises,
11:21et puis bien entendu les capitaux.
11:23Merci infiniment d'être venu nous voir sur ce plateau,
11:25et on prend date.
11:26Promis, vous revenez avec deux, trois start-up.
11:28Promis.
11:28On fera tout un débat autour de ça.
11:30Allez, on se retrouve dans un instant.
11:32Maintenant, on va parler, on va parler, on va parler,
11:34bah tiens, on va parler prospection commerciale dans un instant,
11:37puis on va aussi parler de relations RH et de finances.
11:41C'est tout de suite.
11:47Et nous sommes avec Ludovic Granger.
11:49Bonjour Ludovic.
11:50Bonjour Frédéric.
11:50Merci d'être réunis nous, cofondateur et CEO de LeadBay.
11:53Alors on est dans les trous,
11:54comment trouver ses clients de demain.
11:56Vous allez tout comprendre dans un instant.
11:57Start-up dit à appliquer à la prospection commerciale B2B.
12:00Comme ça, ça ne se fait pas très sexy.
12:01Mais vous allez voir, il y a beaucoup de techno derrière,
12:03passé par l'accélérateur Y Combinator,
12:05levé de 4,3 millions de dollars, c'était il y a quelques jours.
12:09Des clients, beaucoup de clients connus,
12:10L'Oréal, Saint-Gobain, Gerflor USA, Nespresso.
12:14Mais ça marche aussi pour les plus petites équipes commerciales.
12:17Moi, ce que j'ai vu dans les témoignages,
12:19six mois de travail de cartographie,
12:21de qualification d'un territoire,
12:23eh bien tout ça, ça se transforme en dix minutes
12:24quand on utilise LeadBay.
12:25Alors expliquez-nous un peu comment ça marche.
12:27Voilà, exactement Frédéric.
12:28Donc LeadBay, c'est un modèle d'IA qui va être capable de trouver
12:30et qualifier des sociétés.
12:32Et on est très bon pour trouver des sociétés
12:34qui ont peu de données ou peu de signaux.
12:36Donc on a parlé d'Oréal qui va chercher des coiffeurs,
12:39il y en a d'autres qui vont chercher des artisans.
12:41Ce matin, j'étais chez un client qui vend des isolants
12:44pour des artisans aussi.
12:46Et donc...
12:47Mais c'est des gens qui ne sont pas sur les réseaux sociaux,
12:48qui ne sont pas tellement beaucoup sur LinkedIn,
12:50qui ne sont pas beaucoup...
12:51Voilà, ils ne peuvent pas utiliser les outils de prospection actuels
12:54parce que c'est des sociétés qui ne sont pas ou peu présentes
12:57sur LinkedIn et qui ne génèrent pas de signaux.
12:58Et pour autant, c'est des milliers de sociétés qui...
13:01Enfin, le PIB français, il est fait de 40% de sociétés
13:04qui sont des PME.
13:05Et c'est un marché qui est très difficile
13:07et qui coûte très cher à les adresser.
13:09Et donc nous, on a un modèle d'IA qui connaît tout sur tout,
13:12sur toutes les sociétés françaises,
13:13qui va comprendre la même chose que pourrait faire un commercial,
13:17c'est-à-dire identifier des patterns
13:19de qu'est-ce qu'une bonne société pour mon business,
13:21qu'est-ce qu'une mauvaise société,
13:23et être capable d'extrapoler de la donnée qui pourrait être...
13:25Mais où est-ce que LeadBee va justement aller chercher cette donnée ?
13:28Alors évidemment, on avait les pales jaunes avant,
13:31qui avaient repris par Solocal,
13:32mais est-ce que c'est sur des bases comme celle-ci ?
13:34Comment ça se passe ?
13:35Il y a deux choses.
13:35Il y a aller chercher l'existant.
13:37Et donc ça, en Europe, on a l'INSEE
13:40qui répertorière pas mal d'informations.
13:42Aux Etats-Unis, il n'y a pas du tout ça.
13:43Donc c'est un autre challenge.
13:44Et ensuite, il y a être capable de travailler avec de la donnée pauvre.
13:47Et donc c'est là que l'IA arrive.
13:49Mon associé, c'est un doctorat en IA,
13:50qui apporte ces modèles qui vont être capables de raisonner
13:53quand on a beaucoup d'informations qui sont manquantes.
13:56Et la même manière qu'un commercial pourrait lui faire lui-même
13:58avec son instinct de chasse qu'il a développé.
14:01Je reviens sur ma question.
14:02Est-ce qu'il va lire des choses comme les pales jaunes ?
14:05Est-ce qu'il va lire la presse locale, mettons ?
14:07Et puis il va repérer quand on a une nouvelle boucherie
14:09qui s'ouvre, un nouveau salon de coiffure, justement,
14:11si on est à L'Oréal. C'est ça l'idée ?
14:13Oui, on déploie des agents qui ont cherché l'information,
14:15donc qu'elle soit donnée par le gouvernement,
14:17par le site internet de l'entreprise,
14:19par les pages réseaux sociaux,
14:21par la presse locale,
14:22par la participation à VivaTech, par exemple.
14:24Tout ça, on est capable de le lire
14:25et de récupérer la donnée de manière instantanée.
14:29C'est trouver tout ce qui est invisible.
14:30C'est trouver tout ce qui est invisible
14:31et être capable de travailler avec très peu de données.
14:33parce qu'un coiffeur A et un coiffeur B,
14:36sur le papier, ils vont être exactement les mêmes.
14:37Pour autant, il y en a un qui va être susceptible
14:39de vendre des produits L'Oréal
14:40et l'autre, ce n'est pas du tout sa gamme de produits.
14:42Et donc, on va être capable, au modèle d'IA,
14:44de lui poser des questions
14:45et qu'il va raisonner et qualifier le marché
14:48pour isoler les bons des mauvais.
14:49D'accord.
14:50Donc, en fait, pour vos grands clients,
14:52enfin, pour vos grands...
14:53Je dis des grands clients,
14:53mais ça peut être aussi des équipes commerciales
14:55de structures plus petites.
14:57Le but, c'est vraiment ça,
14:58c'est de trouver des couches d'informations
15:01qu'on n'a pas dans le web,
15:03ou même web 2.0,
15:05enfin, web traditionnel, c'est ça l'idée.
15:06Oui, un commercial, aujourd'hui,
15:07il mettait des années à connaître son marché,
15:10à identifier tous les prospects,
15:11à les qualifier,
15:12à ensuite transformer.
15:13Et là, en un clic,
15:14il va pouvoir demander
15:15quels sont les artisans français
15:17les plus susceptibles
15:18de vendre plus de 10 pompes à chaleur à l'année.
15:20Et on va être capable de qualifier
15:21100 000 artisans français
15:22en un claquement de doigts
15:23pour diriger Saint-Gobain
15:25uniquement vers les sociétés
15:26qui ont le plus susceptible
15:27d'acheter la dernière pompe à chaleur
15:29qu'ils ont sorti.
15:30Donc, c'est aller repérer ces signes faibles,
15:32c'est ça l'idée ?
15:33Exactement.
15:34Et alors, sur quoi s'appuient
15:35les technologies que vous développez ?
15:37Donc, des moteurs d'IA ?
15:39Est-ce que c'est des moteurs d'IA
15:41que l'on connaît,
15:41que vous exploitez ?
15:42Ou alors, c'est vos propres développements ?
15:44Tout est propriétaire,
15:44parce qu'un modèle d'IA
15:45comme Mistral ou Claude,
15:47il ne va pas connaître
15:48cette donnée
15:49qu'on appelle du dernier kilomètre.
15:50Donc, il faut que nous,
15:51on lui apporte.
15:52Donc, on va chercher
15:52tout ce layer,
15:54ce niveau de data
15:55et on apporte ça.
15:57Ensuite, des modèles
15:57qui vont résonner.
15:59Et puis, par contre,
15:59ce qui est très intéressant,
16:00c'est que dans la consommation,
16:02le logiciel est mort.
16:04Enfin, je vois que
16:0520% de nos utilisateurs,
16:06aujourd'hui,
16:07ils nous utilisent
16:07depuis des modèles d'IA.
16:09C'est-à-dire qu'ils consomment
16:10notre donnée et nos modèles
16:11pour avoir des réponses
16:11qui sont plus performantes
16:13et plus fines.
16:16Et puis, on a encore 80%
16:17qui nous utilisent
16:18sur les interfaces logicielles,
16:19mais on pense que
16:20d'ici quelques mois,
16:21l'ensemble de nos clients
16:22vont nous utiliser directement
16:23sur des interfaces
16:24qui sont LLM.
16:25Donc, il prendra
16:26son chat GPT
16:27pour prendre le plus connu.
16:28Il va dire,
16:29on va revenir sur l'idée,
16:30trouve-moi les 10 magasins
16:32qui vendent
16:33le plus de pompes à chaleur
16:35sur tel type de région.
16:37Et là, c'est là où,
16:39par le biais du LLM,
16:40il va aller chercher...
16:41Oui, voilà.
16:42Donc là, on annonce
16:42cette semaine
16:43le lancement
16:44de l'ITB MCP.
16:45Et on est déjà
16:46la version 21 de MCP,
16:48donc on est déjà
16:48très en avance.
16:49Et en fait,
16:49on va être capable,
16:50du coup,
16:51dans les modèles d'IA
16:52comme Mistral
16:53ou Claude,
16:55envoyer des réponses
16:56qui viennent
16:56du contexte LLM,
16:58et aussi des interfaces
17:00produits
17:01qui viennent
17:02des composants
17:02produits qu'on a.
17:04Donc on va être capable
17:04de construire
17:05des applications
17:06comme ça,
17:06complètement sur mesure,
17:07en fonction
17:07de chaque entreprise,
17:09grâce à la donnée
17:10qui est donnée
17:12par l'ITB
17:12et aussi le contexte
17:14qu'on récupère
17:14au fur et à mesure
17:15de nos clients,
17:16parce que le modèle
17:16va auto-apprendre
17:17au fur et à mesure,
17:18c'est-à-dire
17:18qu'il va avoir
17:19des succès,
17:19des échecs,
17:20il va comprendre
17:20que c'est plutôt
17:21vers cette typologie
17:21de clients
17:22qu'il faut se tourner.
17:23Du Granger,
17:24l'actualité,
17:24je l'ai dit,
17:26de l'ITB,
17:26c'est évidemment
17:27la signature
17:27avec ses clients,
17:28c'est cette levée de fonds,
17:29mais ceci,
17:30un départ aux Etats-Unis,
17:31c'est ça,
17:31dans quelques jours ?
17:32Exactement,
17:32donc on vient de lever
17:334,3 millions de dollars
17:34avec notamment
17:35Y Combinator
17:36qui est l'investisseur
17:38à mon avis
17:38le plus actif
17:39en early stage,
17:40après amortage
17:41aux Etats-Unis.
17:42Et donc on ouvre
17:42un bureau à San Francisco,
17:43on a déjà pas mal
17:44de clients depuis
17:45quelques mois
17:45qu'on travaille
17:46et depuis la France
17:47et depuis les US.
17:48Donc mon associé et moi
17:49allons être basés
17:49à San Francisco
17:50et on garde
17:51toutes nos équipes
17:52ici en France.
17:52Et qu'est-ce qui est
17:53plus compliqué ?
17:54On a peut-être
17:55des structures
17:55parfois de base
17:56qui sont un peu
17:57mieux faites,
17:58mais qu'est-ce qui est plus...
17:59On parlait de l'INSEE
18:00qui n'existe pas
18:01sous cette forme
18:02aux Etats-Unis.
18:03Ah oui,
18:04alors aux Etats-Unis,
18:05nos partenaires...
18:06C'est un peu le faroeste
18:06pour la data, oui.
18:07Ils nous ont dit
18:08mais c'est un océan bleu
18:09parce qu'il y a
18:0940% du PIB américain
18:11il est fait par
18:12des petites boîtes
18:13et c'est impossible
18:14d'aller les chercher
18:14aujourd'hui.
18:16Et donc vous,
18:16vous êtes capable
18:17d'apporter tout
18:18cet accès
18:19à ce nouveau marché.
18:21Et donc il faut savoir
18:21qu'aux Etats-Unis,
18:22il a fallu qu'on aille
18:23État après État
18:24construire ces...
18:25C'est ce qu'on oublie
18:26de dire parfois,
18:26on voit un peu le marché...
18:27Oui, et donc on a la chance
18:29en Europe d'avoir
18:29ce qu'on appelle
18:30l'open data
18:31qui oblige les sociétés
18:32à partager un certain
18:33nombre d'informations
18:34qui sont un très bon socle
18:35de data pour des solutions
18:36comme nous
18:36pour pouvoir se lancer
18:38sur le marché.
18:39En plus,
18:39l'aspect juridique derrière,
18:40c'est-à-dire qu'on a accès
18:41à ces données
18:42qui sont en accès libre
18:44en open data en France
18:45mais j'imagine
18:46aux Etats-Unis...
18:47Oui, il y a un peu
18:49une frontière
18:49qu'il faut passer
18:51à chaque fois
18:51à chaque État
18:53mais effectivement,
18:54ensuite,
18:55soit on est nous
18:56propriétaires de ces données
18:57et donc on donne accès
18:58à nos clients
18:59qui vont ensuite
19:00payer des quotas
19:02pour accéder à l'ITB.
19:03Eh bien, on va suivre
19:04tout ça évidemment
19:05et cette installation
19:06aux Etats-Unis,
19:07Ludovic Ranger.
19:07Merci d'avoir été avec nous
19:08co-fondateur et CEO
19:09de l'ITB,
19:10donc start-up appliquée
19:11à la prospection commerciale
19:12B2B.
19:13Mais voilà,
19:13avec tous ces petits
19:13signaux faibles
19:15que l'on ne voit pas forcément
19:16mais justement,
19:17vous arrivez à les retrouver
19:19dans cet océan bleu
19:20de data
19:21et puis L'Oréal,
19:22Saint-Gobain,
19:23Gériflor et Nespresso
19:24sont plusieurs
19:24à vous avoir déjà fait confiance.
19:26Merci d'avoir été avec nous.
19:27On marque une courte pause
19:28et on va poursuivre
19:29dans les plateformes
19:30avec tout de suite
19:31le patron de Workday Europe.
19:32C'est tout de suite.
19:34Tech & Co-Business,
19:36l'invité.
19:38Et oui,
19:39l'IA transforme parfois
19:40les métiers plus vite
19:41que les organisations.
19:42On va en parler
19:42avec notre invité
19:43Hervé Usan.
19:44Bonjour.
19:44Bonjour.
19:44Hervé,
19:45vous êtes vice-président
19:45Europe du Sud
19:46de Workday.
19:47Workday,
19:47c'est un spécialiste
19:48DRH et de la finance
19:49mais on va vraiment
19:49rentrer un peu plus
19:50dans le détail.
19:5111 500 clients dans le monde.
19:53Là, il y a un événement
19:53qui s'est déroulé cette semaine,
19:55c'est Elevate Paris.
19:561000 clients partenaires
19:57unir justement
19:58autour de la transformation
19:59DRH,
20:00de la finance,
20:00de l'IT par l'IA
20:01parce qu'évidemment,
20:02c'est le passage obligé
20:03aujourd'hui.
20:04Il y aura des témoignages,
20:05enfin il y a eu
20:05des témoignages Carrefour,
20:06Longchamp,
20:07Air Liquide.
20:09Je voulais démarrer
20:09par une actualité
20:10qui est juste un petit peu
20:11plus décalée
20:12d'il y a 15 jours,
20:14trois semaines,
20:15c'était Atchouz France.
20:16200 millions d'euros
20:17d'investissement en France,
20:18c'est ce qu'a annoncé Workday.
20:19Exactement,
20:20200 millions d'euros
20:20d'investissement
20:21sur les trois prochaines années
20:22donc c'est pour nous
20:23extraordinaire.
20:24En France,
20:25on dit bien en France.
20:26Sur les trois prochaines années,
20:27donc pourquoi la France ?
20:28Déjà parce que c'est
20:29un pays magnifique,
20:30déjà et en plus,
20:31c'est un pays stratégique
20:32pour nous
20:33parce qu'en fait,
20:33sur les trois dernières années,
20:34c'est le pays
20:35qui a cru le plus vite
20:37parmi les trois pays,
20:38les trois grands pays européens.
20:39Donc on a décidé
20:40d'investir en France
20:42sur trois piliers en particulier.
20:44Le premier,
20:45ce sont les talents.
20:46Aujourd'hui,
20:47on a déjà 20%
20:47de nos collaborateurs
20:48qui sont en recherche
20:49et développement,
20:50qui développent des produits
20:51spécifiquement pour la France.
20:52On a 30% de nos collaborateurs
20:53qui sont en région
20:55mais on a décidé
20:55d'aller beaucoup plus loin,
20:56d'accélérer,
20:57en accompagnant la politique
20:58du gouvernement
20:58qui est de faire de la France
21:00un des pays leaders
21:01liés en Europe.
21:02Donc les talents,
21:03enfin talents,
21:03compétences.
21:04On lance un projet
21:05avec France Travail
21:06qui est stratégique pour nous,
21:07on en a parlé justement
21:08à Elevate,
21:08on pourra en parler après
21:09si on a le temps.
21:11Le deuxième pilier,
21:12c'est l'écosystème.
21:13On souhaite développer
21:15notre écosystème,
21:16un réseau de VAR,
21:17de value editor.
21:17Oui, c'est ça,
21:18il va y avoir des recrutements
21:19plus de 500 consultants
21:20par rapport à l'heure.
21:21Ah voilà,
21:21c'est ça,
21:21c'est France Travail.
21:22Exactement.
21:22Donc on va recruter.
21:25par nos partenaires
21:26et par nos clients.
21:27On va former donc
21:28ces personnes-là.
21:29Donc 500 au niveau
21:30de nos partenaires
21:31et plus de 500 encore
21:31chez nos clients.
21:32Et on a démarré
21:33le process en février
21:34et c'est déjà
21:34un énorme succès.
21:35Donc à mon avis,
21:35on va faire beaucoup plus
21:36que 1000.
21:36Donc ça,
21:37c'est quand même
21:37une super nouvelle.
21:38Donc formé à l'IA
21:40et en entonnoir,
21:41formé autour de toutes
21:42les technologies Workday.
21:43De Workday et l'agentique.
21:44D'accord.
21:45Et donc nos partenaires
21:46et nos clients
21:47vont les recruter
21:47pour déployer des projets
21:50successfull.
21:51Donc ça,
21:52c'est le premier pilier.
21:52Le deuxième pilier,
21:53c'est notre écosystème.
21:54On en a parlé un petit peu.
21:55Donc c'est de recruter
21:56des nouveaux partenaires
21:57sur toute la France
21:58pour être plus proche
21:58de nos clients.
21:59Mais c'est aussi
22:00de co-développer avec eux
22:01des applications
22:02autour de Workday.
22:03Et c'est aussi
22:03d'investir dans des startups
22:05et dans des scale-up
22:05avec Workday Ventures
22:06pour développer aussi
22:07des applications
22:08autour de Workday.
22:08Donc ça,
22:09c'est le deuxième pilier
22:10qui est hyper stratégique
22:11pour nous
22:11parce que sans partenaire,
22:12on n'est rien.
22:13Et le troisième pilier,
22:15c'est l'innovation.
22:15Donc avec le lancement
22:17d'un nouveau produit
22:18qui s'appelle Workday Go
22:19pour adresser les ETI.
22:21Aujourd'hui,
22:21Workday est plutôt
22:22une image grand compte.
22:23Plus de 50% du CAC 40
22:25est équipé de Workday.
22:26Et aujourd'hui,
22:27on a décidé de démocratiser
22:28cette technologie
22:29pour les ETI
22:29à un prix préférentiel
22:31avec une implémentation
22:33aussi à un prix préférentiel.
22:34Donc toute cette technologie-là
22:35va être disponible
22:36maintenant pour les petites entreprises,
22:38je dirais.
22:38Aujourd'hui,
22:39je reviens un instant
22:40sur Vivatech,
22:40on parlait beaucoup
22:41de souveraineté
22:41au sein de Vivatech.
22:42Alors j'ai vu
22:43que vous aviez sorti une offre
22:43qui s'appelle
22:44Workday European Sovereign Cloud.
22:48Ça, vous sentez que là,
22:49oui, il faut forcément montrer,
22:51même si on est éditeur américain,
22:53on doit montrer
22:53pas de blanche
22:54de plus en plus en Europe
22:55pour avoir accès aux entreprises.
22:58Oui, c'est clair.
22:58Moi, je rencontre
22:59honnêtement
22:59beaucoup de clients en France
23:00et chaque rendez-vous,
23:01on parle de ça.
23:02C'est le sujet
23:04dont on parle le plus.
23:05Peut-être un petit peu
23:06après l'IA,
23:06peut-être un petit peu
23:07après l'IA,
23:08mais c'est quand même
23:08le sujet majeur.
23:09Et donc, effectivement,
23:10on a écouté nos clients
23:11et donc on a lancé une offre
23:12qu'on appelle,
23:13comme vous le dites,
23:14EU Sovereign Cloud
23:16qui répond en fait
23:17aux besoins
23:18de nos clients français.
23:19C'est-à-dire que les données
23:19sont en France,
23:20les data centers
23:21sont en France,
23:22elles sont opérées
23:22par des Européens
23:23et c'est l'objectif
23:24de la S&T.
23:25Donc, on a cette réponse-là
23:26et elle sera disponible
23:27dès juillet,
23:28dès le mois prochain.
23:29Alors, ce que je remarquais aussi,
23:30c'est que de plus en plus,
23:31vous définissez,
23:32je disais tout à l'heure,
23:33spécialistes des RH
23:34et de la finance,
23:34mais là, vous dites,
23:36nous, la nouvelle définition
23:38que Workday se donne,
23:39c'est une plateforme
23:40d'IA agentique
23:41dédiée à RH et finance.
23:42Ça, c'est pour montrer aussi,
23:44parce qu'on a beaucoup parlé
23:45de la Saspocalypse,
23:46en se disant
23:46les éditeurs de Sass,
23:47ça y est,
23:47ils vont être menacés.
23:48On le disait il y a un instant
23:49avec notre invité précédent,
23:51on va taper des requêtes
23:53dans ces LLM
23:54et puis on aura accès
23:55à tout un ensemble de choses.
23:56Pourquoi aller payer des licences
23:58aux éditeurs de Sass ?
23:59Mais là, c'est là où vous dites,
24:01nous, on est indispensable
24:02de toute façon.
24:04Oui, on considère
24:04qu'on est indispensable.
24:05C'est-à-dire que c'est vrai
24:06qu'il y a 20 ans,
24:07il y avait le monde Sass
24:08qui apparaissait,
24:09c'était génial.
24:09On pouvait accéder
24:11à son application
24:12via le navigateur,
24:13c'était magique, etc.
24:14Aujourd'hui, c'est le next step,
24:15juste, c'est l'évolution du Sass
24:17et rien que la semaine dernière,
24:20on a annoncé beaucoup de choses
24:20autour de l'IA.
24:22Par exemple, maintenant,
24:23avec Workday,
24:24vous pouvez développer des agents
24:25en langage naturel,
24:27directement sur cloud.
24:28Vous avez de la sécurité aussi
24:30au niveau des agents
24:31certifiés par Cisco.
24:32Donc, on adresse complètement,
24:34effectivement,
24:34la RH et la finance,
24:35c'est le cœur de notre métier.
24:36Oui, c'est ce que ne va pas faire
24:37un LLM,
24:37il ne va pas aller
24:38dans ce degré
24:38de paramétrage.
24:41Exactement, de sécurité.
24:42C'est-à-dire, par exemple,
24:43si vous voulez lancer
24:44une promotion
24:44d'un collaborateur
24:45avec un LLM,
24:46vous pouvez le faire,
24:47vous pouvez aller jusqu'au bout
24:48du process
24:49avec un agent
24:51connecté complètement
24:52à notre plateforme.
24:53Nous, on a 80 millions
24:54d'utilisateurs,
24:55on a plus de 11 500 clients
24:56dans le monde,
24:56donc on cognait
24:57tous ces métiers-là,
24:58on a la donnée.
24:59En fait, vous passez
25:00par un process
25:01parce qu'il faut des validations,
25:02par exemple,
25:03pour une promotion.
25:04Avec un LLM,
25:04vous passez directement
25:05sans validation
25:06avec notre technologie.
25:07Vous faites exactement
25:08la même chose,
25:09mais vous passez
25:09par la sécurité
25:10de l'entreprise.
25:11J'avais aussi une question,
25:13comment mieux accompagner
25:14le changement ?
25:15Parce que tout ça,
25:16c'est vrai que si on met
25:16juste de l'IA
25:17sur l'existant,
25:18oui, ça peut marcher,
25:19mais ce n'est pas l'idéal.
25:20Aujourd'hui, on dit
25:20qu'il faut complètement
25:21transformer les organisations,
25:23etc.
25:23mais il faut transformer aussi
25:24les gens dans leur façon
25:25de travailler.
25:26Et justement,
25:26comment vous accompagnez
25:28ce changement,
25:29surtout dans des fonctions
25:30RH, finance,
25:31qui sont très réglementées,
25:32il y a de la conformité,
25:33donc les faire bouger,
25:35dire le gain de ROI
25:37n'est pas aussi évident
25:37tout de suite.
25:38Comment ça se passe ?
25:39C'est une bonne question.
25:41Aujourd'hui,
25:41ce que l'on voit
25:41de l'IA,
25:42c'est que ça génère
25:43une énorme promesse,
25:45mais il y a aussi
25:45un paradoxe.
25:46On a fait quelques études
25:47récemment,
25:48on a vu que 86%
25:50des collaborateurs
25:51utilisaient l'IA déjà
25:52et considéraient
25:53qu'ils étaient plus productifs
25:54grâce à l'IA.
25:5562% d'entre eux
25:57considèrent que leur risque
25:58de burn-out a été réduit
25:59grâce à l'IA,
26:00donc c'est quand même
26:01une excellente nouvelle.
26:02Mais en parallèle,
26:0427% des entreprises
26:05utilisent l'IA
26:07connecté à leur processus
26:08métier ou leur processus clé,
26:11donc seulement 27%,
26:12j'allais dire,
26:12donc ce n'est pas énorme.
26:13Donc il y a deux IA,
26:14il y a l'IA de l'entreprise,
26:16il y a l'IA personnel
26:17de l'entreprise,
26:18donc il y a un silo
26:20qui se crée
26:20et on considère
26:21chez Workday
26:22qu'on doit faire deux choses,
26:23premièrement former
26:24les collaborateurs
26:25à l'utilisation de l'IA
26:26dans le cadre
26:26de l'entreprise
26:27connectée à leur processus
26:29et évidemment
26:29de connecter cette IA
26:30au processus métier.
26:32C'est la vocation
26:32de notre plateforme
26:35unifiée RH Finance
26:36qui donne le point de pouvoir
26:37en fait à l'IA
26:38et à la donnée unifiée.
26:39Comment on s'en sort ?
26:40Parce qu'il y a autre sujet
26:41dont on parlait beaucoup
26:43et qui monte
26:44et dont on parlait beaucoup
26:45et qui monte,
26:45c'est toute cette économie
26:46des tokens.
26:47Comment justement
26:48quelqu'un qui est adhérent,
26:50qui utilise la plateforme Workday
26:51ne se laisse pas déborder
26:53par tous ces tokens
26:54qui vont venir s'ajouter
26:55à la moindre requête
26:56que l'on fait en IA ?
26:58Ah oui,
26:59alors ça c'est la vraie question
27:00du moment,
27:01c'est vrai que jusqu'à présent
27:02dans le monde SaaS
27:02on pouvait faire
27:03un tarif par utilisateur
27:05ou par nombre d'employés
27:06On a vu des Microsoft
27:07qui changent leur business model
27:09et tout ça ?
27:09Voilà exactement
27:10et nous aussi on le change
27:10donc il faut adapter
27:11notre business model
27:12parce que maintenant
27:13on ne peut plus avoir
27:14un business model
27:14uniquement par employé
27:15ou par utilisateur
27:18parce qu'en fait
27:19les agents utilisent
27:20nos produits
27:21donc on a adapté
27:22donc on a maintenant
27:23une tarification
27:24qu'on appelle
27:24Flex Credit
27:25qu'on a annoncé récemment
27:27et qu'on partage
27:28avec nos clients
27:29et le but
27:30c'est de cadrer
27:30justement les dépenses
27:31et de ne pas exposer
27:32les dépenses
27:33quand on utilise
27:34l'IA de Workday
27:35Eh bien merci
27:36d'être venu parler de tout ça
27:37on le rappelle
27:38pour ceux qui veulent
27:38en savoir plus
27:39il y avait un événement
27:40cette semaine
27:40qui s'appelle
27:40Elevate Paris
27:43avec des cas clients
27:45plein de témoignages
27:46merci d'être venu nous parler
27:47de tout ça
27:47on marque une courte pause
27:48et on va retrouver
27:49nos experts
27:50pour un débrief
27:51de l'Actuia
27:52c'est tout de suite
27:53sur BFM
27:58BFM Business présente
28:00Tech & Co Business
28:01le magazine
28:02de l'accélération digitale
28:04Frédéric Simotel
28:06Allez on est parti
28:07sur notre débrief
28:08de l'Actuia
28:09il y a beaucoup de choses
28:09à raconter évidemment
28:10avec ce fameux
28:11Kill Switch
28:12d'il y a déjà
28:12une semaine
28:14et on va
28:15revenir dessus
28:17et puis ça nous laissera
28:18rebondir sur VivaTech
28:19aussi
28:19parce qu'il s'est passé
28:20pas mal de choses aussi
28:21à VivaTech
28:22sur SpaceX
28:23qui a racheté Cursor
28:24là aussi c'est un des gros
28:25événements dans l'Actuia
28:26et puis tiens
28:27on terminera avec OpenAI
28:28avec une équation
28:29est-ce que l'équation
28:30est-il impossible ?
28:31Vincent nous expliquera
28:32tout ça
28:32et on débriefera
28:34avec justement
28:35Vincent Champin
28:36président de l'Observatoire
28:37du long terme
28:37patron du digital
28:38chez Framatome
28:39membre du COMEX
28:40merci Vincent
28:41d'être avec nous
28:41Stéphane Roder
28:42fondateur des AI Builders
28:43merci Stéphane
28:45et Emmanuel Vignon
28:46Head of AI
28:46et vice-président
28:47Engineering
28:48chez Générix
28:49bonjour Emmanuel
28:50bonjour Frédéric
28:50merci à tous
28:52on démarre
28:53alors on a suivi ça
28:55tout le monde a vu
28:56on voit un soir
28:58arriver sur nos
28:59nos annonces
29:00de presse
29:01Claude sort
29:03deux versions
29:03de Mythos
29:04alors une
29:05qui est un peu
29:06plus puissante
29:06mais vraiment
29:07sera destinée
29:08avec un ensemble
29:09précis de personnes
29:10et puis
29:13Mythos
29:13et puis
29:14Fable 5
29:14qui sera une version
29:15un peu bridée
29:16pour un peu
29:17le tout venant
29:18et puis quelques jours plus tard
29:19ah non finalement
29:19ce sera bien
29:20mais que pour les citoyens
29:22américains
29:22les citoyens américains
29:23les entreprises américaines
29:24par ricochet
29:26n'y auront pas accès
29:29et ça
29:30ça nous apprend pas mal de choses
29:31tout ça
29:32Stéphane
29:33c'est comme une tondeuse
29:36je démarre
29:37je lance
29:38et c'est parti
29:41il y a beaucoup de choses
29:42à dire sur le sujet
29:43mais vous aussi
29:43non mais
29:44on voit que
29:45finalement
29:46un des moteurs
29:48de l'industrie
29:49va être
29:50l'IA
29:51là on avait
29:52un modèle
29:53Fable 5
29:54pour le coup
29:55qui exécutait
29:56de longues tâches
29:57donc qui marchait
29:59très très bien
29:59pour tout ce qui est
30:01prise en charge
30:02en fait
30:03de long raisonnement
30:04accélant des outils
30:06des agents
30:07de l'agentie
30:08qui finalement
30:08toute la partie BPO
30:10que souhaitent reprendre
30:11les américains
30:13et bien
30:14on voit que
30:15c'est une décision
30:16business
30:17ça aurait pu être
30:19une décision
30:20sécurité
30:20sur Mythos
30:22et Abarthi
30:22on le rappelle
30:23la première
30:24au tout début
30:25quand ils ont lancé Mythos
30:27l'entreprise
30:29avait dit
30:29attendons
30:30on va pas le donner
30:30à tout le monde
30:31parce que
30:31c'est tellement puissant
30:32ça va chercher
30:33des failles partout
30:34donc on va le donner
30:34à des Microsoft
30:35des Palo Alto
30:36des spécialistes
30:37enfin des gens
30:37vraiment sélectionnés
30:38sur le
30:39là c'était bridé
30:40sur la cyber
30:41donc si la cyber
30:42n'était pas là
30:43c'est que c'était
30:44sur la productivité
30:45et donc en fait
30:46ils ne lâchent pas
30:47un modèle
30:48qui semble être
30:49ultra performant
30:50sur lequel
30:51ils veulent être
30:52le seul utilisateur
30:53et donc finalement
30:54c'est un peu
30:55comme si on avait
30:56nous du 50 volts
30:57alors qu'eux
30:58ils ont du 220
31:00au point de vue
31:02finalement moteur
31:03de l'industrie
31:05et donc
31:05est-ce qu'il n'y a
31:06est-ce qu'il n'y a pas
31:07un effet politique aussi
31:08parce qu'on sait
31:09que voilà
31:09entre l'anthropique
31:10et l'administration Trump
31:11ça ne se passe pas
31:12forcément
31:14super bien
31:14il paraît
31:14qu'il y aurait eu
31:15un coup de fil
31:15de Jeff Bezos
31:16pour dire
31:18oui
31:18c'est un des gros investisseurs
31:20de
31:22Vincent
31:23d'abord
31:24ce n'est pas
31:25un kill switch
31:26il y a effectivement
31:26un désaccord
31:27entre les Etats-Unis
31:29et l'anthropique
31:29avec des infos contradictoires
31:30par la presse
31:32les US disent
31:33l'anthropique n'a pas été réactif
31:34donc on a agi
31:35l'anthropique dit
31:36on l'a été
31:36mais on ne savait pas
31:37limiter à des non-américains
31:39cette technologie
31:41il faut aussi noter
31:42que le risque
31:43de trouver des vulnérabilités
31:44avec un modèle
31:44en fait
31:45quand on regarde bien
31:46Mythos
31:47ils ont bien marketé
31:48leur modèle
31:49mais les autres modèles
31:50permettent la même chose
31:51et d'ailleurs
31:51les protections
31:52qu'on met sur ces modèles
31:54n'enlèvent pas
31:55cette possibilité
31:56c'est-à-dire qu'il y a toujours
31:56des façons de les contourner
31:58il y a même des repos
31:59GitHub
31:59dans lesquels il y a
32:00des modes d'emploi
32:02de contournement
32:03modèle par modèle
32:04donc effectivement
32:04il y a des personnes
32:05qui ont montré
32:05comment on pouvait
32:07contourner sur Fable
32:08il y a cet échange
32:10qui s'est mal engagé
32:11et puis ça a été arrêté
32:12alors du point de vue
32:13du risque pour les entreprises
32:14il n'y avait aucune
32:14entreprise dans le monde
32:15qui avait déployé Fable
32:17il n'y avait aucune
32:18application qui l'utilisait
32:19il venait de sortir
32:20les gens étaient en faire
32:20le test
32:21en revanche effectivement
32:22ça frappe l'esprit
32:23alors ça frappe l'esprit
32:24parce que ça rappelle
32:25qu'il y a un risque
32:26le logiciel mange tout
32:28et malheureusement
32:28le système digestif
32:29il est aux Etats-Unis
32:30c'est pas la première fois
32:31qu'il y a eu des interdictions
32:32d'ailleurs toute technologie
32:34qui est un peu avancée
32:35à un moment
32:36elle fait l'objet
32:36de restrictions d'export
32:37la cryptographie
32:38il y a quelques années
32:39on avait impossibilité
32:41d'implémenter
32:42certains algorithmes
32:42alors c'était
32:43un problème
32:44d'export de contrôle américain
32:45alors la conséquence
32:47pour nous
32:47il faut qu'on
32:49ça nous rappelle des choses
32:51que les entreprises
32:52qui gèrent leur souveraineté
32:53ont déjà en tête
32:54c'est un
32:54il faut gérer ses dépendants
32:55donc il faut avoir
32:56d'autres choix
32:56il ne faut pas dépendre
32:57d'un seul modèle
32:58demain il peut être arrêté
32:59si l'essentiel
33:01de votre opération
33:01dépend de ce modèle
33:02vous pouvez avoir
33:03un problème demain
33:03et puis deuxième point
33:05il y a la question
33:05des alternatives européennes
33:06alors
33:08les européens
33:08comme alternative
33:09ils ont des modèles chinois
33:11notamment aujourd'hui
33:11on en parlera peut-être
33:12tout à l'heure
33:13et on aimerait bien
33:14qu'il y ait des solutions
33:15non américaines
33:15moi je rêverais
33:16d'un accord
33:17entre quelques grands pays
33:18européens
33:19les canadiens
33:20les australiens
33:21on met un ou deux milliards
33:22et on a un modèle open source
33:24qui est ni chinois
33:25ni américain
33:26de bonne performance
33:27on n'arrive déjà pas
33:28à se mettre d'accord
33:28entre les français
33:29et les allemands
33:30donc je ne sais pas
33:31si cette vision
33:32sera possible
33:33mais sur ce qui s'est passé
33:37avec Fable 5
33:39moi ce que j'aime bien
33:40c'est que c'est
33:40la concrétisation
33:41d'une théorie
33:42qui avait été écrite
33:42par plusieurs auteurs
33:44ou plusieurs articles
33:44dont ça me rappelle
33:47le livre de Asma Mala
33:48qui est sorti en 2024
33:49sur la technopolitique
33:51et qui parle justement
33:52de cette fusion
33:54un peu des deux mondes
33:54big state
33:55et big tech
33:56et qui explique
33:57que les deux mondes
34:00sont en fait
34:01extrêmement liés
34:02là entre eux
34:03et donc elle parle
34:04de cette souveraineté liquide
34:05où finalement
34:05on n'arrive plus trop
34:06à savoir
34:06si la souveraineté
34:07c'est l'apanage
34:08d'un état
34:09d'un corps étatique
34:10avec son pouvoir égalien
34:12ou si finalement
34:12il y a une transmission
34:13de ce pouvoir
34:14qui est donné
34:14à des entreprises
34:16et en fait
34:17on voit bien
34:17que Trump
34:18a besoin
34:18de ces technos-là
34:19pour maintenir
34:20la sécurité
34:21sur le territoire américain
34:24mais en même temps
34:24anthropique
34:25il a aussi besoin
34:26pour ne serait-ce
34:27que pour maintenir
34:28une équation économique
34:29de pouvoir déployer
34:30ces modèles
34:30au-delà du marché américain
34:33et surtout
34:34d'avoir des salariés
34:34non américains
34:35qui sont la majorité
34:37d'ailleurs
34:37dans cette industrie
34:39voilà
34:40est-ce que tout ça
34:41Stéphane
34:42est-ce que c'est
34:43quelque part
34:43ça nous
34:44c'est un petit électrochoc
34:45pour l'Europe aussi
34:46parce qu'à l'heure
34:47on parle de souveraineté
34:48on voit bien
34:49que ça y est
34:50c'est monté
34:50alors souveraineté
34:50je mets
34:51voilà
34:51il y a plein de choses
34:52la dépendance
34:54technologique
34:54dépendance économique
34:55enfin gardons un peu
34:56ce mot ombrelle
34:57souveraineté
34:58là ça nous dit
34:59que ça joue quand même
35:01un peu en notre faveur
35:02à nous européens
35:03des décisions
35:04comme celle-ci
35:05oui mais il faut
35:06qu'elle soit comprise
35:08regarde
35:09ce qui a été
35:10du pensé
35:10sur l'AI Act
35:12c'est certainement
35:13des centaines de millions
35:14alors qu'aujourd'hui
35:16on a
35:17que MISRA
35:18on a pratiquement pas
35:19d'IA finalement
35:20d'infrastructure IA
35:21donc en fait
35:22on a une commission
35:23pas construit
35:23mais enfin voilà
35:24oui mais on a
35:25une commission européenne
35:26qui n'est pas consciente
35:27ou alors on a
35:27un personnel politique
35:28qui au global
35:30depuis 5 ans
35:31ne comprend pas
35:32les enjeux
35:33ou comment ça
35:34les comprendre
35:34mais en tout cas
35:35il faut qu'ils se reprennent
35:37et qu'il y ait
35:38des décisions politiques
35:40pour le coup
35:41qui nous permettent
35:42d'avoir des alternatives
35:43et non pas
35:44un seul modèle provider
35:46comme on a aujourd'hui
35:47qui est certainement
35:48excellent
35:48mais qui est sous-financé
35:49il faut rappeler quand même
35:51qu'il n'y a qu'une seule
35:51banque française
35:52qui a investi
35:53dans MISRA
35:54ce n'est pas normal
35:56et qui est BNP
35:57oui BNP
35:58mais oui
35:59mais il en faut d'autres
36:00il faudrait que
36:01tout le monde se mette
36:02il faudrait que ça soit
36:04sur-investir
36:05en fait
36:05c'est tellement
36:07maintenant stratégique
36:08on le voit
36:09c'est au cœur
36:10ça va être au cœur
36:11de la dynamique
36:12de la transformation
36:13des entreprises
36:14et de la compétitivité
36:15on le dit depuis longtemps
36:16mais là
36:17je pense que
36:18c'est une réalité
36:20Vincent
36:21sur cette réaction européenne
36:23un commissaire européen
36:24qui m'avait dit
36:24tu sais
36:25l'indépendance
36:26c'est dépendant
36:27d'influences contradictoires
36:28donc il y a une partie
36:29de l'indépendance
36:30pour nous
36:30qui est effectivement
36:31d'avoir plusieurs fers au feu
36:33entre les modèles
36:34chinois, américains
36:35on aimerait bien
36:36quand même
36:36qu'il y ait un européen
36:37de performance comparable
36:39ou en tout cas
36:40non américain
36:42du point de vue
36:43de l'Europe
36:44je pense
36:44le risque
36:45c'est quand même
36:45toujours aussi
36:46il y a toujours
36:47deux risques
36:48le combat majeur
36:51de la productivité
36:52il se fera
36:5290%
36:53sur la diffusion
36:54et donc
36:55évidemment
36:56être propriétaire
36:57de la technologie
36:58du modèle
36:59c'est important
36:59mais si pour ça
37:01on met tellement
37:01de freins
37:02à nos entreprises
37:03qu'on perd le combat
37:03à la diffusion
37:04on y perdra
37:05c'est un peu
37:06le truc de l'IA
37:06qui est un machin
37:07qui met des boulets
37:08au pied de nos entreprises
37:09donc je pense que là
37:10il y a
37:11effectivement
37:12c'est bien
37:13de rappeler des évidences
37:14et quelquefois
37:15les gens ont plus besoin
37:16d'exemples qui frappent
37:17que de théories
37:18donc de ce côté-là
37:19c'est bien
37:20je pense que ça nous rappelle
37:23qu'on est en retard
37:24sur ces composantes
37:26c'est bien
37:27attention au combat
37:27de la diffusion
37:29pour internet
37:29c'est là-dessus
37:30que internet a créé
37:32à peu près 20 points de PIB
37:32sur 25 ans
37:3490%
37:34c'était de la diffusion
37:35donc attention
37:36au combat de la diffusion
37:37celui-là il ne fait pas de bruit
37:37c'est des petits systèmes
37:39qui bougent dans des PME
37:40mais c'est celui
37:40qui fera le plus mal
37:41si on le rate
37:42je pense qu'il y a
37:43la réaction
37:45je ne sais pas si c'est lié
37:46à cette histoire
37:47de Fable 5
37:47mais on en a beaucoup parlé
37:49notamment
37:50parce que ça a été annoncé
37:51à Vivatech
37:51Chaps Vision
37:53qui remplace Palantir
37:54à la DGSI
37:55c'est typiquement
37:56ce genre de signaux
37:57qu'il faut multiplier
37:58pour montrer
37:59qu'il y a une décision
38:00de la puissance publique
38:01d'investir sur des solutions
38:02qui sont européennes
38:03ou françaises
38:04ça aurait dû être
38:05il y a 5 ans
38:06peut-être
38:06mais réjouis-toi
38:07que ça se fasse aujourd'hui
38:08je me réjouis
38:10énormément
38:11et je pense qu'il en faut
38:12d'autres
38:12il en faut probablement
38:13d'autres
38:14mais en même temps
38:15l'avis de Jeff Bezos
38:17moi je me réjouis
38:18le jour où on dit
38:19on le fait
38:20parce que la solution
38:22européenne
38:23est vraiment plus performante
38:24là on sait que
38:25ce jour-là
38:26on n'a pas pris de risque
38:27sur la diffusion
38:28oui parce qu'aujourd'hui
38:29les gens sont prêts
38:30parfois à dire
38:30enfin moi on entend
38:32ce discours
38:32oui j'ai pris une solution
38:33alors elle est un peu
38:35moins performante
38:36mais c'est pas un problème
38:38où elle peut être
38:39moins performante
38:40sur certains domaines
38:41mais au moins là
38:42je suis tranquille
38:43on peut faire jouer
38:45à l'achat public
38:45un rôle
38:46qu'il déplace
38:47c'est-à-dire que
38:48alors la DGSO
38:49c'est particulier
38:50l'achat public en général
38:51l'État
38:52il est plutôt low-tech
38:53donc pensez que
38:54c'est par l'achat public
38:55qu'on rattrapera
38:56le combat des modèles
38:57et qu'on accélérera
38:58le combat de la diffusion
38:59c'est avoir raté la cour
39:00exactement
39:0190%
39:02enfin j'ai pas fait d'études
39:03machin
39:04mais 80%
39:05ou 90%
39:05des use cases
39:07d'IA aujourd'hui
39:07ne requièrent pas
39:08Fable 5
39:09en fait
39:11et même pas
39:12un modèle
39:12un frontier modèle
39:13donc en fait
39:14commençons par des cas d'usage
39:15relativement simples
39:16commençons par
39:17travailler sur l'acculturation
39:18de l'IA en entreprise
39:20avec les modèles
39:21qu'on a à notre disposition
39:22et je reprends ce que tu dis
39:23Vincent
39:23ça peut être très bien
39:24des modèles chinois
39:25dès lors qu'on arrive
39:25à les déployer
39:26sur une infrastructure
39:28on-premise
39:28faisons-le
39:30et puis surtout
39:31plus on va mettre
39:32des utilisateurs
39:33et de l'argent
39:34dans les solutions européennes
39:35et plus elles vont se développer
39:36plus on va leur donner
39:37les moyens
39:37qu'elles se développent
39:38et de ce côté-là
39:39le développement de Mistral
39:41est vraiment une bonne chose
39:42leur stratégie
39:43d'attaquer par vertical
39:45c'est quand même
39:46dans ces verticaux
39:47notamment industriels
39:48que je veux la compétitivité
39:48et quelles entreprises
39:49jouent le jeu aussi
39:50qu'elles y aillent aussi
39:52on l'a vu
39:52lors de l'événement Mistral
39:53à la fin
39:54c'est toujours l'économie
39:55qui gagnera
39:55donc il faut vraiment
39:56que ça fonctionne
39:56de façon performante
39:57Vincent a dit une chose
39:59très importante
40:00c'est l'utilisation
40:01aujourd'hui
40:03si tu regardes
40:04la popularité
40:06ou la notoriété
40:09de Mistral
40:09ils sont totalement inconnus
40:11les gens connaissent
40:12OpenA, HGP
40:13spontanément oui
40:14oui spontanément
40:15non c'est pas vrai
40:15spontanément
40:16les gens ils pensent à Mistral
40:18non non non
40:18parce que Vincent parlait
40:20des ETI
40:20et des PME
40:21et de la diffusion
40:22et la diffusion
40:23elle est importante
40:24et aujourd'hui
40:24on a
40:25alors
40:26Arthur Mench
40:27très très bon
40:29technicien
40:30ingénieur
40:31extraordinaire
40:32et tout
40:32par contre
40:33puis être marketeur
40:35il faut faire du marketing
40:36à l'américaine
40:37mais bien sûr
40:38pour que ça soit
40:39je pense qu'il a choisi
40:40une course différente
40:41et je pense que
40:42de l'intérêt de la France
40:43faire que
40:45le design nucléaire
40:46et les recherches
40:48de données
40:49de la DGSE
40:49se fassent avec Mistral
40:50et que le tout un chacun
40:52utilise des solutions
40:53de marche américaine
40:54je pense que c'est mieux
40:54que l'inverse
40:55et leur choix
40:56de la verticalisation
40:57qu'ils ont répété
40:57c'est vraiment
40:58de mettre le paquet
40:59là-dessus
40:59donc une partie
41:01du marché
41:01que tu évoques
41:01en fait
41:02n'est pas dans
41:02leur cœur de cible
41:03aujourd'hui
41:03oui mais
41:03il n'empêche
41:04que tu as bien dit
41:05qu'il fallait
41:06que les gens
41:07l'utilisent
41:07pour que ça existe
41:09donc il faut
41:10que ça soit connu
41:12alors justement
41:13tiens un petit mot
41:14est-ce que vous êtes
41:14tous les trois
41:15allés à Vivatech
41:15oui
41:17je ne sais pas Vincent
41:18quel premier retour
41:19tu en as
41:20autour de l'IA
41:21bien entendu
41:22dans les constantes
41:22il fait chaud
41:23il y a beaucoup de stands
41:26c'était sur trois niveaux
41:28parce que bon
41:29beaucoup plus grand
41:29que les hauteurs
41:31les halls
41:31le hall
41:32c'est en travaux
41:32eux aussi
41:33ils ont verticalisé
41:34le salon
41:34pour ceux qui connaissent
41:37la partie
41:37il y a un grand immeuble
41:38qui se construit
41:38du coup
41:39c'est en train
41:39de tout refaire en bas
41:39c'est sur trois niveaux
41:40les halles étaient plus étroites
41:41c'était un peu moins pratique
41:42moi j'ai trouvé
41:43c'est un peu la fashion week
41:45du digital
41:46sauf que là
41:46les modèles
41:47sont plutôt des modèles IA
41:48plutôt intéressés
41:49par les modèles IA
41:50que ceux de Dior
41:51donc ça tombe bien
41:53après dans les
41:54dans les choses
41:56un peu
41:58il y a quand même
41:59beaucoup de keynotes
42:00centrés autour
42:01des grands acteurs américains
42:02et c'est vrai que
42:03par rapport à ce qu'on vient de dire
42:04qui est un peu dans l'esprit
42:05de tout le monde
42:05ça crée un écart
42:06donc je pense que l'an prochain
42:07à mon avis
42:08ça sera très différent
42:09quelqu'un m'a fait cette remarque
42:11oui alors en même temps
42:12j'ai des photospeakers chinois
42:14également
42:15je dis oui
42:16on parle beaucoup de souveraineté
42:17on parle beaucoup de souveraineté
42:18dans les allées
42:18mais dans les keynotes
42:21Jeff Bezos qui parle
42:22ça n'était que de
42:23mais c'est sûr que Jeff Bezos
42:24il fait venir aussi
42:25c'est-à-dire qu'il y a un équilibre
42:26à trouver
42:27il y a des acteurs IA
42:28qui auraient fait venir aussi
42:29t'aurais fait venir
42:30la ministre de la Défense
42:32européenne
42:33t'aurais eu un panel
42:33sur ces sujets-là
42:34sur la souveraineté
42:36après je pense que ça s'est fait
42:37plus en amont
42:38ils n'avaient pas prévu
42:40ils n'avaient pas prévu
42:41Mythos
42:41une semaine avant
42:42l'ouverture de la VivaTech
42:43oui c'est sûr
42:43moi ce que j'ai bien aimé
42:45c'est que c'est un salon
42:46qui grossit
42:47qui prend de l'ampleur
42:47qui s'internationalise beaucoup
42:49il y a beaucoup de pavillons étrangers
42:51énormément de pavillons étrangers
42:52polonais, indiens
42:53allemands
42:53allemands
42:54200 start-up allemands
42:55deux ministres fédéraux allemands
42:57qui se déplacent
42:58donc ça
42:58en fait ça positionne VivaTech
43:00comme étant le CES européen
43:02et la France au passage
43:04ce qui est bien
43:04forcément
43:05oui puisque c'est en France
43:07il n'y a pas de salon équivalent
43:08en Europe
43:10il n'y a pas de salon équivalent
43:12en fait
43:12c'est donc Cebit
43:12en Allemagne
43:13à l'époque
43:14à l'époque
43:15Cebit c'était de la micro-informatique
43:17à la machine outil
43:19moi ce qui m'a marqué aussi
43:21c'est les robots
43:21il y a beaucoup de physical AI
43:23c'est Jensen Huang
43:23qui disait ça dans sa keynote
43:24qui parlait de physical AI
43:26alors ça a déjà certainement été employé
43:28mais il y avait beaucoup plus de robots
43:29que les années précédentes
43:30de robots humanoïdes
43:31et encore
43:31il y aurait dû en avoir plus
43:32mais comme ont dit
43:33certains constructeurs
43:34ils me disent
43:34oui mais tu comprends
43:35au prix du mètre carré
43:37voilà
43:38parfois
43:38on se dit
43:39à quoi ça sert
43:40de montrer 5-6 robots
43:41enfin de payer très cher
43:42parce que
43:43il y a des stands
43:43il y aura plus d'un million d'euros
43:45donc parfois
43:46pour montrer 3-4 robots
43:47mais ça montre que
43:48ça montre que la R&D
43:50des robots humanoïdes
43:52l'écart entre la Chine
43:54et l'Europe
43:54se réduit un peu
43:55alors bien sûr
43:56Unitri est toujours
43:57un peu l'acteur principal
44:00world wide
44:00mais quand même
44:01j'ai trouvé ça
44:01j'ai trouvé ça
44:03en sorte d'espérance
44:04moi j'ai trouvé
44:05que c'était un peu
44:05il y avait un côté
44:06exposition universelle
44:07annuelle
44:09parce que
44:10les grands groupes
44:11étaient là
44:11pour démontrer
44:12en fait
44:14leur niveau
44:15de technicité
44:16à travers
44:17peut-être
44:17l'IA
44:18mais d'ailleurs
44:19ils montraient
44:20leurs innovations
44:22et c'est à la fin
44:23tout en bas
44:23c'est marqué
44:24by la start-up
44:25en question
44:25c'est quelque chose
44:26qui a changé
44:27avant
44:27on mettait en avant
44:27les start-up
44:28qui étaient autour
44:29du
44:30on mettait
44:31le grand fagnon
44:31LVMH
44:32Total
44:32EDF
44:33et puis autour
44:33il y avait les start-up
44:34et là
44:35je voyais chez LVMH
44:36c'était toutes les marques
44:37et les start-up
44:38elles étaient à l'intérieur
44:38elles ne s'effaçaient pas
44:40mais ils avaient intégré
44:42des technos
44:42le mortard a repris la main
44:44le mortard a repris la main
44:46et
44:46bon en fait
44:47c'est l'entreprise
44:48qui se met
44:50à nu
44:51et montre
44:51en fait
44:52son innovation
44:53et par contre
44:54moi j'ai trouvé
44:56qu'il n'y avait pas
44:56encore
44:58de
45:00solution
45:00côté IA
45:02métier
45:02c'était encore
45:03très très
45:05technologique
45:05on fait ça
45:07on fait ce modèle
45:07on fait ce truc là
45:08alors qu'on est en plein
45:10dans la transformation
45:11des directions métier
45:12et donc en fait
45:14la demande
45:14vient d'arriver
45:16on voit bien
45:16que l'offre
45:17elle n'est pas là
45:18un point
45:19une image
45:19qui a frappé
45:20avec tout le monde
45:20c'est ces deux robots
45:21qui défoncent
45:22complètement la sade
45:23qui défoncent
45:24les écrans
45:24bon alors ça y est
45:25les gilets jaunes
45:26débarquent à Vizatec
45:27non en fait
45:27ça rappelle
45:28ce que dit très bien
45:29Yann Lequin
45:30c'est-à-dire que les robots
45:30qu'on voit
45:31qui font des danses
45:32en fait
45:32tout est scripté
45:33et s'il y a un écran
45:35à l'endroit
45:35qui n'était pas prévu
45:36là je pense que c'était
45:37Unitree
45:37donc des très bons robots
45:38en fait c'est les robots
45:39d'aujourd'hui
45:39ils ne sont pas intelligents
45:40ils reproduisent
45:41des gestes
45:42ils dansaient un moment
45:43dans leur chorégraphie
45:44ils étaient trop près
45:45des écrans
45:46du coup c'est comme
45:46s'ils détachaient
45:47les écrans
45:47et c'est vrai que
45:48l'image était assez
45:49impressionnante
45:49moi ce que j'ai trouvé
45:51c'est l'histoire
45:51de start-up
45:52et je me suis dit
45:53pour les quelques
45:54patrons
45:55pas des head of AI
45:56ou des DSI
45:58je me suis dit
45:59que c'est retour
46:00à la réalité aussi
46:01c'est-à-dire que les patrons
46:02se rendent compte
46:02que l'IA c'est important
46:03mais qu'il faut avancer
46:05pas à pas
46:06les cas d'usage
46:07il faut voir ce qu'on veut
46:08il faut voir en plus
46:09comment ça peut influer
46:10les organisations
46:11des entreprises
46:11et que c'était pas juste
46:13où l'année dernière
46:14on disait
46:14je vais mettre l'IA partout
46:15ça va être formidable
46:16c'est ce que disait Vincent
46:18c'est le temps de la diffusion
46:19c'est que le time to production
46:20est encore beaucoup trop long
46:22le rythme d'innovation
46:23des modèles
46:24est beaucoup trop rapide
46:25par rapport à la capacité
46:26que vont avoir les entreprises
46:27à les intégrer
46:28à les digérer
46:28pour les déployer à l'échelle
46:29en tout cas
46:30bel événement
46:31et puis ça permet
46:32on va mettre 650 millions d'euros
46:33annoncés par
46:35Sébastien Lecornu
46:36dans notre administration
46:37enfin voilà
46:37on voit que
46:38c'est bien qu'il y ait quand même
46:39ce rendez-vous
46:40qui rappelle un peu
46:41que
46:42c'est important
46:43ce que tu dis Emmanuel
46:44c'est qu'on n'a pas encore
46:46les produits
46:46non plus
46:47qui permettent
46:48d'installer facilement
46:50tu vois
46:51c'est encore compliqué
46:52il faut encore
46:52des gens comme nous
46:53mais on ne devrait pas être là
46:56aujourd'hui
46:57quand tu installes
46:59Windows
46:59ou quand tu installes
47:01Word
47:01ça se fait comme ça
47:02mais c'est très simple
47:02c'est que l'IA
47:03se nourrit de données
47:04qu'elles soient structurées
47:05ou pas structurées
47:06en tout cas de données
47:07sous forme de 1 et de 0
47:09or les processus métiers
47:10sont dans la tête des gens
47:11donc il faut que tu aies
47:12un mécanisme
47:13qui soit capable
47:14alors c'est marrant
47:14à Vivatech
47:15il y avait aussi
47:15cette expérience là
47:17de contrôle
47:18d'un robot
47:18par la pensée
47:19tu ne l'as pas vu celui-là
47:20un peu
47:22qui permet
47:23peut-être que demain
47:24il y aura des interfaces
47:26cerveau
47:26machine
47:27qui vont permettre
47:27de collecter
47:28les processus métiers
47:30c'est propre
47:31à toutes les phases
47:31d'innovation
47:32donc un
47:32tu as l'exploration
47:33ça part dans tous les sens
47:35deux
47:35tu as la standardisation
47:38la technologie devient simple
47:39et n'importe qui peut l'utiliser
47:40puis trois
47:40tu déploies
47:41l'automobile
47:42au début de l'automobile
47:43il fallait être mécanicien
47:44aujourd'hui
47:44personne ne sait
47:45comment elle fonctionne
47:45même d'ailleurs
47:46les gens auxquels tu la confies
47:47ils changent la carte électronique
47:48donc on est au début
47:50et je trouve que c'est bien
47:51là qu'on voit
47:51qu'on passe de la phase
47:53exploration en tous les sens
47:54à quelque chose
47:55où on se pose la question
47:56de comment ça arrive
47:56sur les process
47:57et ça prendra 20 ans
47:58au lieu de 3
47:59oui
48:01autre sujet important
48:02c'est SpaceX
48:03un caractércursor
48:04donc on est dans
48:05les outils de développement
48:06Emmanuel
48:06oui alors en fait
48:07on voit que
48:09le LLM devient une commodité
48:10et donc ce qui compte
48:12derrière
48:12c'est le harnessing
48:13on en avait déjà parlé
48:14aussi il y a quelques semaines
48:16c'est qu'est-ce que je mets autour
48:17et on voit bien
48:17rappelons pour ceux qui nous écoutent
48:18le harnessing
48:19non et puis même
48:20cursor c'est un assistant
48:23au codage
48:23c'est un environnement
48:25de développement
48:26mais qui vient avec
48:27des petits composants
48:28qui vont
48:31améliorer la manière
48:32dont un développeur
48:33va interagir
48:34avec un LLM derrière
48:37voilà
48:37donc il va
48:38par exemple lire
48:40l'intégralité
48:40des lignes de code
48:42on appelle ça
48:42la code base
48:43la base de code
48:43il va l'indexer
48:45de façon locale
48:46pour améliorer
48:47ensuite les tâches
48:48de planification
48:48ou les tâches
48:49de codage
48:49c'est un exemple
48:50de ce que fait
48:51et ce qu'on voit
48:51c'est que
48:52Microsoft
48:52OpenAI
48:53Anthropic
48:54et maintenant SpaceX
48:55sont les 4
48:56qui sont dotés
48:58à la fois d'un LLM
48:59et d'un environnement
49:01derrière
49:01donc Microsoft
49:02avec GitHub
49:03Copilot
49:04OpenAI
49:04avec Codex
49:05qui est plus un agent
49:07peut-être que
49:08Cursor
49:08qui est plus
49:08l'environnement
49:09global
49:09justement
49:10c'est là
49:10où c'est intéressant
49:10chacun a un peu
49:11ses paradigmes différents
49:12ou ses approches
49:13un peu différentes
49:13et on verra bien
49:14c'est ça qui est excitant
49:15c'est que les approches
49:16ne sont pas juste
49:17je copie ce que fait l'autre
49:18et Anthropic
49:19bien entendu
49:19avec l'autre code
49:20et donc SpaceX
49:21arrive
49:21enfin SpaceX
49:22avec XAI
49:23Grock
49:24et Clash XAI
49:25oui c'est ça
49:26qui est intéressant
49:26ça devient un acteur
49:28qui arrive sur la scène
49:30parmi ces 4 là
49:31et je dois reconnaître
49:32quand même
49:33que le calendrier
49:34avec l'IPO
49:35de SpaceX
49:35est fabuleux
49:36mais on voit
49:37qu'ils font finalement
49:38tous des suites complètes
49:41et on les voit
49:42les compléter
49:43tu vois
49:44Claude a mis
49:46des composants
49:47qui vont faire
49:48de la concurrence
49:48à Adobe
49:49l'autre sur le code
49:51et donc ils sont tous
49:53en train de gratter
49:53des parts de marché
49:56en élargissant
49:56le scope
49:57de leur suite
49:58ce que ça rappelle aussi
50:00c'est que la killing
50:00application de l'IA
50:01aujourd'hui
50:02il n'y en a qu'une seule
50:02c'est le codage
50:03et donc un moment
50:04et on en parlera peut-être
50:05après
50:06où les gens se posent
50:06la question
50:07est-ce que tout ça
50:08est soutenable
50:08est-ce qu'on continuera
50:09à faire autant de tokens
50:10on a intérêt
50:11à avoir cet aspirateur
50:12à tokens
50:13qui est un outil
50:14pour que les développeurs
50:15l'utilisent
50:16mais ça permet
50:16de rebondir
50:17et le deuxième point
50:19après ça pose
50:20pour moi
50:20des questions
50:21de cohérence
50:21quand même
50:22la stratégie de SpaceX
50:23parce que
50:23je répète
50:24je rappelle
50:24on a diffusé
50:25un million
50:26de data centers
50:26dans l'espace
50:28l'IA de Grock
50:29qui servait
50:30à faire des images
50:31des fake
50:32sur Twitter
50:33donc maintenant
50:34le cursor
50:35donc 20 sur 20
50:36pour l'accumulation
50:37des buzzwords
50:38ils ont tous
50:38la cohérence stratégique
50:39pas très claire
50:40si tu la cherches
50:41tu peux dire
50:42que justement
50:42ils créent des fusées
50:43pour envoyer des data centers
50:44dans l'espace
50:45parce que Elon Musk
50:46tout comme Jeff Bezos
50:47d'ailleurs
50:47croit dur comme fer
50:49que ça va se passer
50:50dans l'espace
50:50ce qui reste à prouver
50:51globalement
50:52et après
50:53ils ont leur modèle
50:54qui certes
50:55a fait parler de lui
50:56parce qu'on générait
50:56des images un peu inutiles
50:57mais je pense
50:58qu'il y a d'autres acteurs
51:00aux Etats-Unis
51:00qui utilisent Grock
51:02pour des usages
51:02tout à fait respectables
51:03et voilà
51:04ça permet de rebondir
51:05justement
51:06OpenAI
51:07c'est un billet
51:08que tu as fait sur X
51:09en disant
51:10l'équation impossible
51:10l'équation
51:12on voit
51:13il y a un indicateur
51:13qui s'appelle
51:14l'indicateur de dépense
51:14de token
51:15on voit qu'il est passé
51:16d'à peu près
51:162000 à 1600
51:17donc réduction
51:18du volume
51:19d'utilisation de token
51:20deuxième point
51:21sort GLM 5.2
51:23un modèle chinois
51:24qui fait aussi bien
51:25que chez PT
51:265.5
51:27c'est très comparable
51:28pour un cinquième du prix
51:30et comme le prix est subventionné
51:32à deux tiers
51:32un quinzième du coût
51:35on a dans le FT
51:36des données d'OpenRouter
51:37qui est un dispatcher
51:38de token
51:39qui montre que
51:40x5 sur les tokens chinois
51:41stable sur les tokens américains
51:43et puis
51:44en même temps
51:45il y a une introduction
51:46en bourse
51:46donc il y a
51:47SpaceX qui a levé
51:4986 milliards
51:50OpenAI
51:50qui veut enlever
51:51120
51:53Anthropik
51:53on ne sait pas
51:54leur dernière levée
51:54c'est 70 milliards
51:55donc il y a
51:56des centaines de milliards
51:57en fait
51:57qui vont être demandés
51:58au marché
51:59alors que derrière
52:00on voit que c'est un produit
52:02dont le coût est challengé
52:03et dont le volume
52:04l'est aussi
52:05donc là
52:06la question c'est
52:06comment on boucle
52:07l'équation pour un investisseur
52:08Et Emmanuel
52:09sur cette équation
52:10impossible
52:10je ne sais pas
52:11si elle est impossible
52:12je pense qu'il y a aussi
52:13des signaux
52:13qui montrent que
52:16le bilan
52:17de OpenAI
52:18s'améliore
52:18par exemple
52:19le chiffre
52:20qu'on peut utiliser
52:21c'est
52:22le cost of sales
52:23combien OpenAI
52:24dépense
52:25pour générer
52:26un dollar de revenu
52:27ce coût
52:28il était autour
52:29de 2,60 dollars
52:30pour un dollar
52:31de revenu
52:32c'est-à-dire que
52:32OpenAI dépense
52:332,60 dollars
52:34pour un dollar
52:35de revenu
52:36tout confondu
52:36R&D
52:37cost of sales
52:37et tout ça
52:38et aujourd'hui
52:38il est passé
52:39autour de
52:391, quelque chose
52:43on était à
52:442,37
52:45pardon
52:45en 2024
52:45et on est à
52:461,60 aujourd'hui
52:48et ça se réduit
52:49donc quelque part
52:50peut-être que
52:50OpenAI est en train
52:51aussi de trouver
52:52son modèle économique
52:53toute chose égale
52:54par ailleurs
52:55je ne sais plus
52:56qu'il disait
52:56sur notre antenne
52:57que justement
52:57les milliards
52:58d'investisseurs
53:00écoutez
53:00c'était chez
53:01François Sorel
53:02Octave Cabat
53:03de VHcloud
53:04qui disait
53:04vous savez
53:04les milliards
53:05aujourd'hui
53:05c'est pour
53:05de point de vue
53:06commercial
53:08l'entraînement
53:08ça y est
53:09il est fait
53:09maintenant c'est
53:10l'inférence
53:10maintenant c'est
53:11tous les milliards
53:11c'est pour
53:12développer
53:12de l'activité
53:13commerciale
53:13merci messieurs
53:15d'être venus
53:15parler de tout ça
53:16Vincent Champin
53:17président de
53:17l'Observatoire
53:17du long terme
53:18patron digital
53:19chez Framatome
53:19membre du Comex
53:20Stéphane Rodeur
53:21président des AI Builders
53:23et Emmanuel Villon
53:24Head of AI
53:24vice-président
53:25Engineering
53:25chez Generics
53:26merci de nous avoir
53:27apporté votre éclairage
53:28messieurs
53:29on a un peu bridé Stéphane
53:31sur le parti
53:31parce qu'il allait nous
53:32refaire tout le panorama
53:34mais ce sera pour une prochaine fois
53:35refaire tout le panorama
53:36de l'IA en France
53:38merci à tous les trois
53:39notre émission se termine
53:40on se retrouve la semaine prochaine
53:41même heure au même endroit
53:42d'ici là
53:42excellente semaine
53:43sur BFM Business
53:45Tech & Coop Business
53:47sur BFM Business
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