- il y a 8 minutes
Avec Jean-Daniel Cesaro, géographe au CIRAD et membre du CSFD (Comité scientifique français de la désertification) et Dr Isabelle Rousseaux, dermatologue, vice-présidente du Syndicat national des dermatologues et vénérologues
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NewsTranscription
00:00Le Grand Matin Sud Radio, 7h10h, Jacques Cardoz.
00:04Et l'actualité près de chez vous via les réseaux sociaux, bien sûr, avec le hashtag
00:08On en parle, bonjour Albin Texera.
00:09Bonjour Jacques, bonjour à tous.
00:11Un nouveau candidat pour la présidentielle, tiens, tiens, revoilà Francis Lalanne
00:15qui se lance officiellement dans la course à l'Elysée.
00:18Et oui, après les Européennes, Francis Lalanne vise désormais l'Elysée.
00:22Le chanteur a officialisé sa candidature pour 2027 et lancera sa campagne ce samedi
00:27à Paris dans le 18ème arrondissement avec un meeting.
00:31Ancien gilet jaune et figure contestataire, notamment connu pour des prises de position
00:36plus que controversées, voire des fois complotistes pendant la crise sanitaire,
00:40il promet une alternative radicale avec en soutien un certain Dieudonné
00:44condamné à plusieurs reprises pour des propos notamment liés à l'antisémitisme.
00:48Nous avons décidé, Dieudonné et moi, de nous présenter aux élections présidentielles.
00:56Aux élections présidentielles ?
00:57C'est-à-dire que c'est une candidature bicéphale que nous proposons aux Français.
01:02Dieudonné ne peut pas être élu président puisqu'il est inéligible.
01:05Moi, je le peux, je peux être élu président puisque je suis éligible.
01:08Mais je ne veux pas me présenter sans Dieudonné parce que, voilà,
01:13Dieudonné sera d'abord mon directeur de campagne et sera mon premier ministre.
01:18Un ticket Francis Lalanne, Dieudonné, ô combien étonnant.
01:22Et pourtant, sur les réseaux sociaux, l'annonce fait réagir.
01:25Certains dénoncent une candidature portée par des discours complotistes
01:28et des prises de position jugées proches de la mouvance raciste et antisémite.
01:34Francis Lalanne et Dieudonné avaient déjà fait la liste commune aux européennes de 2024
01:38sous la bannière France Libre avec seulement 0,04% des voix.
01:43Cette fois, l'artiste volait jusqu'à la présidentielle et appelle aux dons pour financer sa campagne.
01:47Et bien sûr, il faudra aussi atteindre les 500 signatures pour espérer pouvoir se présenter s'il le souhaite.
01:52Oui, Dieudonné, on le rappelle, Albin Texera qui a été condamné à de multiples reprises.
01:57Condamnation en Suisse en 2023, recel d'escroquerie 2021-2024, des poursuites récentes.
02:03Réseau pour lesquelles il est inéligible notamment.
02:05Vous y avez fait allusion absolument également pour des propos antisémites.
02:09Allez, on va s'intéresser à l'actualité.
02:11Merci Albin et à plus tard sur l'antenne de Sud Radio.
02:15On va s'intéresser à l'une des grandes questions de l'été.
02:19C'est évidemment la sécheresse.
02:21Comment y faire face ?
02:22On est avec Jean-Daniel Césarot.
02:23Il est géographe au CIRAD et membre du comité scientifique français de la désertification sur le sujet.
02:29Sécheresse et si la France devait apprendre des pays arides.
02:33C'est un peu ce que nous dit Jean-Daniel Césarot.
02:36Et c'est très intéressant parce que c'est une approche qui a le mérite d'être clair.
02:40Jean-Daniel Césarot.
02:41Bonjour.
02:43Oui, bonjour, bien invité.
02:45Merci à vous d'être présent sur Sud Radio ce matin.
02:49Vous avez lancé cet appel qui est lié à une grande réunion qui a lieu en ce moment.
02:55On s'interroge et on s'intéresse aux grandes problématiques de désertification.
03:00Vous, vous lancez cet appel.
03:03Qu'est-ce qu'il faudrait faire si on rentre concrètement dans le sujet ?
03:06Qu'est-ce qu'il faudrait faire pour que la France apprenne des pays arides ?
03:13Il faut investir dans la coopération multilatérale dans laquelle la France intervient depuis des dizaines d'années.
03:22On a à travers de nombreux projets une connaissance sur ce qui se passe dans les pays affectés.
03:28Et aujourd'hui, il faut réfléchir sur cette connaissance acquise et les partenariats qui ont été investis.
03:36Ah, on a un petit souci de liaison avec Jean-Daniel Césaro.
03:40Mais comme vous êtes très nombreux à nous appeler, ce n'est pas très grave.
03:44On va prendre Christian qui est dans les Landes à Paumaray.
03:49Christian, bonjour Christian.
03:51Bonjour.
03:52Vous avez un message qui est plutôt rassurant.
03:53Vous vous dites, il ne faut pas s'inquiéter.
03:56En revanche, il faut aussi s'adapter.
03:59À quoi vous pensez quand vous dites, il faut aussi s'adapter à cette sécheresse ?
04:03En fait, il faut juste simplement...
04:06Moi, j'ai 71 ans, donc j'ai connu un petit peu.
04:09Pour les gens qui ont à peu près mon âge, on a connu 2003, on a connu 2011, on a
04:15connu 2017, on a eu des 44, et ainsi de suite.
04:18Donc, moi, je pense que ça fait partie du système, aujourd'hui, de la Terre, où le soleil est un
04:26peu plus près, d'autre part, il est un peu plus loin.
04:28Parce que si ça chauffe, c'est que...
04:30Je ne veux pas me mettre en tête que tout ce truc qu'il y a sur...
04:36C'est à cause des gens qui ne font pas les...
04:40En fait, c'est à cause des humains que la Terre, elle se réchauffe.
04:44Ça, je n'y crois pas un instant.
04:46Alors, bon, c'est votre opinion, Christian.
04:49Après, le GIEC a été très très clair sur cette question-là, sur le fait que c'est dû, le
04:57réchauffement, le dérèglement climatique est dû à l'activité humaine.
05:01Vous, vous ne souhaitez pas dire que c'est exclusivement du fait de l'activité humaine, c'est cela ?
05:08Bah, totalement, oui, oui, oui.
05:09Bon, après, c'est normal, je veux dire, c'est un fait, c'est une action, on est dans l
05:15'actualité, ne vous inquiétez pas.
05:16La semaine prochaine, on va parler des inondations, on ouvrira un petit peu le soleil.
05:21Mais, non, mais vous savez, regardez, moi, je regarde un petit peu les agriculteurs ici, chez nous.
05:27Quand on parle de l'eau, du machin, les gens, ils font des carottages, ils vont chercher l'eau où
05:32elle est.
05:32Il ne faut pas oublier qu'on est à 71% d'eau dans le monde, dont, évidemment, du salé
05:39et de la douce.
05:40Donc, il y a moyen de faire plein de choses.
05:42Bonjour.
05:43Il y a moyen de faire plein de choses.
05:45Christian, merci pour votre témoignage, vous êtes dans les Landes.
05:47Et justement, on va se retourner vers Jean-Daniel Césaro, géographe au CIRAD, membre du Comité scientifique français de la
05:54désertification.
05:55Alors, justement, quels sont, Jean-Daniel, merci d'être de retour,
06:00quels sont les moyens, concrètement, on a bien compris, au-delà de la coopération, vous en avez parlé il y
06:05a un instant,
06:06qu'est-ce qu'on peut faire concrètement et qu'est-ce qu'on doit apprendre des pays arides ?
06:13Dans les pays arides dans lesquels on travaille, il y a une différence, c'est qu'eux, ils n'ont
06:18pas forcément un foncier privatisé.
06:20C'est souvent des terres qui appartiennent à l'État.
06:24Et donc, du coup, on a des gens qui travaillent plus ensemble, qui font plus de participatifs pour pouvoir gérer
06:30les ressources.
06:31Alors, l'idée, c'est d'adapter ces méthodes en France pour pouvoir justement faire travailler les gens ensemble,
06:38parce qu'on sait qu'en France, on est quand même sur une terre de propriétaires privés.
06:41Mais quelle méthode, Jean-Daniel Césaro ? On parlait de carottage à l'instant.
06:46Est-ce qu'il faut travailler sur une meilleure irrigation et comment faire ?
06:50Il y a à la fois de la technique, donc ça peut être effectivement des carottages, ça peut être des
06:54rétentions d'eau,
06:55ça peut être des mini-barrages, ça peut être effectivement de la replantation de haies, de la reforestation, de l
07:01'agroforesterie.
07:01Enfin, il y a l'agriculture et de conservation, il y a des multiples méthodes.
07:05Mais l'idée, c'est qu'il ne faut pas que les gens le fassent individuellement,
07:08il faut que ça soit porté au niveau des territoires, que les gens discutent.
07:11Parce que si on ne discute pas, chacun fait de sa manière et après, c'est là où on se
07:15retrouve avec un pompage qui est privatisé
07:19ou des gens qui vont aller prendre plus de ressources que les autres.
07:23On est plusieurs utilisateurs à utiliser, par exemple, l'eau.
07:26Il n'y a pas que les agriculteurs qui l'utilisent, il y a aussi les gens qui la boivent.
07:30Et donc, il faut répartir la ressource au futur. Voilà, c'est ça l'idée.
07:33Et vous avez raison, mais le problème, c'est qu'en France, on part beaucoup en ordre dispersé, j'ai
07:38l'impression.
07:39Et souvent, il y a des moments de crispation.
07:42On se souvient des bassins de rétention d'eau et des méga-bassines.
07:47Dès qu'on aborde le sujet, c'est très, très tendu.
07:50Comment peut-on faire pour avoir un débat apaisé sur cette question-là ?
07:55Il faut mettre tout le monde autour de la table.
07:57Des fois, il faut se dire les choses comme il faut.
08:00Je pense que vos médias, ils sont là pour ça.
08:02Et une fois que les choses, elles sont dites, il faut qu'on travaille ensemble.
08:04Parce que de toute façon, on ne peut pas s'en sortir si chacun se tourne le dos.
08:07Donc, une bonne concertation.
08:10Je pense que c'est ce qui a été fait au début, dans le mandat précédent, la présidence française.
08:16Voilà, et maintenant, il nous faut un nouvel horizon.
08:19De toute façon, il faut que les gens se remettent à travailler ensemble et à discuter.
08:22Je précise qu'actuellement, a lieu la 17e conférence des partis à la Convention des Nations Unies
08:29sur la lutte contre la désertification.
08:30Elle a lieu en Mongolie, évidemment.
08:32C'est un peu loin de nos préoccupations à nous, ici, en France.
08:36Mais c'est l'un des endroits où on parle de cette problématique-là.
08:42Est-ce que vous y avez appris des pistes intéressantes que vous pourriez évoquer ce matin sur Sud Radio ?
08:51Déjà, pour dire que ce n'est pas si éloigné des préoccupations des Français,
08:55puisqu'on a quand même des approvisionnements stratégiques depuis la Mongolie
08:59pour faire tourner nos centrales nucléaires.
09:01Donc, c'est assez important d'être en délégation France, ici.
09:05Et oui, il y a effectivement de multiples technologies.
09:09Je pense qu'on n'a pas l'habitude d'avoir les Européens qui montrent des solutions.
09:13mais dans l'avenir, c'est ça qu'il faut qu'on porte.
09:16C'est qu'il faut qu'on arrive à montrer les solutions qu'on a sur le terrain en France
09:19dans ce genre de conférences
09:21pour travailler ensemble à une meilleure représentation de ce que nous voulons faire.
09:28Merci, Jean-Daniel Césarot, d'être intervenu sur Sud Radio.
09:31On va prendre Baptiste, qui est à Paris.
09:33Baptiste, qui est un auditeur très intéressé également sur la question.
09:39Peut-être qu'on l'aura juste après.
09:42Il est là, Baptiste.
09:43Bon, très bien.
09:43Bonjour, Baptiste.
09:44Oui, je suis là.
09:45Voilà.
09:45Bonjour.
09:46Vous vouliez...
09:46Oui, bonjour.
09:47Soyez le bienvenu.
09:48Vous souhaitiez intervenir sur ce sujet également ?
09:51Oui, parce qu'à l'instant, vous vous demandiez
09:53comment on pouvait éventuellement avoir un débat apaisé sur le sujet.
09:56Peut-être que la première chose pour avoir un débat apaisé,
09:59c'est qu'on peut au moins se mettre d'accord sur les faits,
10:02sur les faits scientifiques.
10:03Et là, quand j'entends Christian, votre auditeur précédent,
10:06qui dit qu'en gros, lui, il ne croit pas du tout à l'impact de l'homme
10:09et à la responsabilité de l'homme sur le dérèglement climatique,
10:12le pauvre, j'ai envie de dire, il vient de se contredire
10:15à ce que c'est la seconde précédente.
10:17Quand il dit, j'ai connu la canicule de 2003,
10:19j'ai connu la canicule de 2011,
10:21j'ai connu la canicule de 2017,
10:22et que cet été, on en a eu cinq des canicules,
10:25le pauvre, il se contredit.
10:27Il y a eu dans l'histoire de...
10:29Sur la question de ce que vient d'évoquer Jean-Daniel Césaro,
10:33sur le fait de mieux utiliser l'eau,
10:36il y a des pistes, il y a des choses intéressantes à faire en France.
10:38C'est peut-être ça qu'il faut prendre en visage, non ?
10:40Non, je ne pense pas forcément aux mégabassines,
10:42mais il parlait plutôt d'irrigation, les carottages, les...
10:46Mais ça, bien sûr, vous avez raison,
10:48il y a des solutions techniques et technologiques, évidemment,
10:51mais à la base de tout,
10:52il faut quand même qu'on prenne conscience
10:54de l'impact qu'on a sur le climat.
10:56Je crois que tout le monde en a pris conscience cet été.
10:58La preuve que non,
10:59puisque à l'instant, vous aviez un auditeur qui disait,
11:02en toute décontraction,
11:03je ne crois pas à la responsabilité de l'homme
11:05sur le dérèglement climatique.
11:06Donc, en fait, il faut aussi agir sur deux leviers,
11:09mais ça, tous les scientifiques le disent maintenant depuis longtemps,
11:11il y a l'adaptation et il y a l'atténuation.
11:13C'est-à-dire qu'il faut commencer par atténuer
11:15notre impact sur le dérèglement climatique
11:16et ensuite, il faut effectivement s'adapter.
11:18Là, le sujet dont vous parlez,
11:19c'est vraiment de l'adaptation.
11:21Je suis d'accord, c'est un sujet important,
11:22mais le problème, c'est qu'il ne faut pas qu'il se fasse tout seul.
11:25Si on continue à démolir notre planète,
11:27vous pouvez parler de carottage et de mégabassines
11:29autant que vous voulez, ça ne sert à rien.
11:30Il faut d'abord et avant tout atténuer notre impact
11:33sur le dérèglement climatique.
11:35Vous avez raison, vous avez raison.
11:36Donc, moins de projets fossiles,
11:39moins d'artificialisation des sols,
11:43et surtout peut-être arrêter de persécuter
11:47les gens qui alertent sur ce sujet depuis 50 ans.
11:50Et ça passe aussi peut-être par une meilleure gestion
11:53des catastrophes naturelles.
11:56Regardez, j'étais ce matin,
11:57on était en ligne avec,
11:59je ne sais pas si vous étiez avec nous à ce moment-là,
12:00mais on parlait de la problématique des inondations
12:03qui risquent d'être encore plus fortes
12:04dans les zones sinistrées,
12:06là où il y a eu des incendies en Gironde et dans le Var.
12:10Pourquoi ?
12:10Parce qu'il faut gérer ces sols.
12:12Le bois absorbe l'eau,
12:14et comme il n'y a plus de bois dans certaines zones,
12:16elles ont été déboisées,
12:18il faudrait travailler tout de suite cette terre.
12:20On s'aperçoit aussi,
12:22dans cette France-Baptiste,
12:23et je conclue avec ça,
12:24que la problématique,
12:26c'est aussi qu'on ne fait pas forcément
12:28les bonnes choses non plus.
12:31Vous avez raison,
12:32mais du coup,
12:33il faut aussi s'interroger
12:33sur les propositions politiques
12:35qu'on a là-dessus.
12:36Il faut aussi s'intéresser
12:37aux forces politiques
12:38qui proposent une solution pour ça.
12:41Je vais vous dire très sincèrement,
12:42je ne suis pas le premier fan
12:43de Jean-Luc Mélenchon,
12:44mais n'empêche que sur la gestion de l'eau
12:46et sur la gestion du cycle de l'eau,
12:48avec les écolos,
12:49c'est le seul à avoir une vraie proposition.
12:52Et là, on ne parle pas de polémique à deux balles
12:54sur est-ce qu'on a assez de canadaires ou pas,
12:55est-ce qu'il fait trop chaud,
12:56est-ce qu'il y a des méga-bassines.
12:57On est sur des trucs très concrets.
12:59Comment on gère l'eau
13:00et comment on gère l'eau
13:01alors qu'il va y en avoir de moins en moins.
13:03Merci Baptiste pour votre témoignage
13:04et on effectivement confrontera
13:06de toute façon toutes ces idées
13:07dans le Grand Matin,
13:09tout au long de l'année.
13:10Évidemment, la question de l'eau
13:11en fera partie.
13:12Dans un instant,
13:13on sera avec le docteur Isabelle Rousseau.
13:16C'est une invention absolument formidable.
13:20Un vaccin contre le cancer.
13:23Que faut-il en penser ?
13:24Je me tourne vers vous également.
13:270 826 300 300.
13:29Et vous, qu'est-ce que vous en pensez ?
13:30Vous avez confiance en ce vaccin ou pas ?
13:32En tous les cas,
13:33docteur Isabelle Rousseau est avec nous.
13:34Dans un instant,
13:34il est 9h20 sur Sud Radio.
13:479h23,
13:48on est avec le docteur Isabelle Rousseau,
13:50dermatologue et vice-présidente
13:51du syndicat des dermatologues vénérologues.
13:53Bonjour docteur.
13:55Bonjour.
13:56On a appris cette nouvelle incroyable
13:59concernant un nouveau procédé
14:02qui permet effectivement
14:03de pouvoir lutter
14:04contre le cancer de la peau.
14:08C'est une découverte
14:09évidemment majeure, intéressante.
14:11Est-ce que d'abord,
14:12vous pourriez nous expliquer
14:13quel est le mécanisme ?
14:16Oui.
14:17Alors, c'est un vaccin.
14:19C'est pour traiter le mélanome.
14:21Déjà, le mélanome
14:22qui est déjà assez avancé.
14:24Donc, en fait,
14:25si vous voulez,
14:26il faut enlever cette tumeur.
14:28Et à partir de la tumeur,
14:30à partir des cellules tumorales,
14:31on va fabriquer, en fait,
14:33être un vaccin qu'on va injecter au patient
14:35qui va lutter,
14:36donc,
14:37et qui va détruire les cellules cancéreuses.
14:39Donc, si vous voulez,
14:40ça s'adresse donc à des gens
14:42qui ont déjà ce cancer,
14:43qui a déjà été enlevé,
14:45mais ça va éviter les métastases
14:47et va surtout éviter l'extension de la tumeur.
14:49Et donc, ça va améliorer considérablement
14:51le taux de survie.
14:52C'est extraordinaire.
14:54Extraordinaire.
14:54On a le sentiment
14:55que toute la communauté scientifique
14:58est assez unanime sur le sujet.
15:01C'est une vraie découverte
15:03et avancée majeure ?
15:04Oui, c'est une grosse découverte.
15:06Et surtout, si vous voulez,
15:08parce qu'on imagine
15:09que si on a déjà découvert ça
15:10pour le mélanome,
15:11on va pouvoir avancer
15:12avec d'autres cancers, certainement.
15:14Voilà, c'est ça.
15:15Alors, quelles sont les pistes
15:16qui sont aujourd'hui envisagées ?
15:18Quel type de cancers ?
15:20Ah ben, ça, je ne peux pas vous le dire
15:24parce que moi, je suis dermatologue
15:25et je ne suis pas oncologue.
15:27Mais, si vous voulez,
15:28je pense qu'ils vont surtout se pencher
15:30sur ces cancers justement agressifs
15:32pour lesquels le mélanome
15:33qui était avancé,
15:34il n'y avait absolument pas de traitement.
15:36D'accord ?
15:37Donc, c'était vraiment très...
15:38C'est très grave.
15:40Donc, on peut imaginer
15:41que certains autres cancers,
15:43comme cancers du pancréas
15:44ou autres choses comme ça,
15:44qui sont aussi très graves
15:45vont pouvoir être traités.
15:47parce que là,
15:48si vous voulez,
15:48c'est un vaccin traitant.
15:50Ce n'est pas un vaccin de prévention.
15:51C'est ça, la grosse différence.
15:53Et il y a quand même,
15:54si vous voulez,
15:55une mortalité à peu près 2000...
15:57En France, 2000 à peu près
15:58personnes qui meurent du mélanome
16:00chaque année.
16:01Donc, c'est énorme.
16:03Et je pense que c'est vraiment
16:04une grosse, grosse découverte.
16:06C'est quelque chose d'énorme.
16:07Vraiment.
16:07Alors, il va falloir attendre
16:08un petit peu, techniquement.
16:10Je crois qu'il faut encore
16:11attendre 18 mois.
16:12On vient de passer le stade 3.
16:14C'est ça ?
16:14Ça signifie que tous les tests cliniques
16:16sont bons ?
16:19Tous les feux sont ouverts ?
16:20Oui, sévères.
16:21Donc, je crois qu'il y a encore
16:22une session,
16:23donc pour vraiment vérifier,
16:25etc.,
16:26qui va être dévoilée
16:26lors d'un congrès.
16:27Et après, bien sûr,
16:28il va falloir l'agrément
16:29de la sécu, etc.,
16:32pour avoir l'agrément
16:33de prise en charge
16:34de ce traitement.
16:36Docteur Rousseau,
16:38on est passé un peu vite
16:39sur la façon de fonctionner
16:41de ce vaccin.
16:43Là aussi, encore une fois,
16:45c'est avec l'ARN messager.
16:48Qu'est-ce que ça signifie exactement ?
16:49Il faut peut-être le rappeler.
16:51Exactement.
16:52Donc, c'est avec l'ARN messager.
16:53C'est-à-dire que si vous voulez,
16:54on va extraire de la tumeur
16:57des protéines,
17:01des antigènes,
17:03ciblées,
17:03ciblées,
17:03ciblées, ciblées,
17:03ciblées, ciblées,
17:04ciblées, ciblées,
17:05ciblées, ciblées,
17:05ciblées, ciblées,
17:05on va extraire ces molécules
17:07qui sont, comment dirais-je,
17:09qui sont particulières
17:10aux patients,
17:10particulières à la tumeur.
17:12On va les réinjecter,
17:14donc, dans le,
17:14dans, chez les patients.
17:16Donc, si vous voulez,
17:17de manière à, comment,
17:19à alerter les cellules,
17:20les lymphocytes T,
17:21c'est-à-dire que c'est les cellules
17:22qui vont tuer
17:23les cellules cancéreuses,
17:24on va les alerter
17:25de manière, si vous voulez,
17:26à ce que le patient
17:27prenne en charge cela.
17:29Attention, parce que vous avez aussi,
17:30avec ce vaccin,
17:31dans les études,
17:32vous avez aussi une immunothérapie
17:33qui a été ajoutée
17:35de manière à libérer,
17:36justement,
17:36ces cellules,
17:37l'ymphocytes T
17:38qui vont tuer
17:38les cellules cancéreuses.
17:40Donc, c'est ajouté
17:41au vaccin.
17:42D'accord.
17:43Quels sont les taux
17:45de réussite
17:46qui sont déclarés
17:47par les deux laboratoires
17:48qui ont mis au point
17:49cette technique ?
17:51Alors, écoutez,
17:53ça, je ne l'ai pas en tête,
17:54mais c'est un taux de réussite
17:54qui est très important.
17:56Je pense qu'ils ont fait
17:58des essais, là,
17:58sur plus de 1200 personnes.
18:00Donc, c'est énorme
18:01comme cohorte.
18:02C'est énorme.
18:03Ils ont un taux de réussite
18:04qui est vraiment très important.
18:05C'est ça, d'ailleurs,
18:06qu'ils ont pu en parler.
18:09Parce qu'autrement...
18:10Voilà.
18:10Donc, on a tout lieu
18:11d'être relativement confiants.
18:13Est-ce que ça signifie,
18:14au sein,
18:14et c'est ma dernière question,
18:16docteur Rousseau,
18:17ça signifie qu'au sein
18:18de la communauté scientifique,
18:20on a le sentiment
18:20qu'on a passé un cap,
18:22qu'on va pouvoir envisager
18:23la lutte contre les cancers.
18:24de façon différente,
18:27sans annoncer ce matin,
18:28évidemment,
18:29une révolution.
18:30Mais ça veut dire quand même
18:31que d'un point de vue
18:32de la recherche,
18:32on a basculé dans autre chose ?
18:34Oui, je pense qu'avec
18:35cet ARN messager,
18:36on a vraiment quelque chose
18:37de formidable.
18:38Ça avait été débuté
18:39pendant la période du Covid.
18:42Donc, bien évidemment,
18:43ces laboratoires,
18:45on essayait notre piste
18:46pour développer leur recherche.
18:48Et merci à eux,
18:49parce que c'est vraiment...
18:50Je pense que beaucoup de malades
18:51vont être soulagés aujourd'hui.
18:53Vraiment.
18:53Merci infiniment,
18:55docteur Isabelle Rousseau,
18:56dermatologue et vice-présidente
18:57du syndicat des dermatologues
18:58vénérologues,
18:59d'être intervenue
19:00sur l'antenne de Sud Radio.
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