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  • il y a 6 semaines
Avec Daniel Sauvaitre, président de l’Interprofession des fruits et légumes frais
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##CONSEILS_ETE-2026-08-20##

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Transcription
00:00C'était à 8h45, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez seulement maintenant sur Sud Radio.
00:04Et nos conseils de l'été sont plutôt des conseils de fin d'été, de début de rentrée,
00:08puisque vous le savez, les fruits et légumes augmentent légèrement après cet été très chaud, caniculaire.
00:15Forcément, les fruits et légumes sont plus difficiles à produire, ils sont moins gorgés d'eau.
00:23Alors comment continuer à les consommer ?
00:25On est avec Daniel Sauvetre qui est président d'Interfell.
00:28L'interprofession des fruits et légumes frais.
00:31Bonjour Daniel Sauvetre.
00:33Bonjour.
00:34Je précise que vous représentez aussi les importateurs.
00:37Alors, j'ai une question toute simple.
00:39Moi qui veux absolument acheter français sans bruner, comment je fais ?
00:44Quels sont les conseils que vous me donnez ?
00:46Les conseils que je vous donne, c'est bien entendu de regarder les étiquettes,
00:50puisque nous sommes sur un marché totalement ouvert,
00:52mais il y a une obligation, c'est la mention de l'origine.
00:55Quand le consommateur va devant son étal de fruits et légumes,
00:58il voit l'origine du fruit, du légume qu'il achète.
01:02Et donc, même les importateurs sont bien d'accord aujourd'hui à Interfell
01:06pour dire qu'il est tout à fait légitime que les consommateurs donnent une préférence positive
01:11à ce qui est produit en France et soutiennent nos maraîchers et les arboriculteurs
01:15qui sont bien à la peine cette année.
01:16Quels sont les fruits et légumes que je peux choisir sans qu'il y ait trop d'augmentation ?
01:23Est-ce que vous pourriez me donner, allez, deux légumes, deux fruits
01:25qui n'ont pas trop subi les grosses augmentations ?
01:29Je vais commencer peut-être par le melon,
01:31parce que le melon, toute la campagne en a craint.
01:35Il a même été annoncé des risques de manque.
01:38Et en fait, on a toujours été bien achalandés.
01:40Et puis, les producteurs se plaignent même encore aujourd'hui
01:43de dire finalement, on a eu une très bonne campagne, une belle offre,
01:46la demande était là et nos prix ont été toujours presque en moyenne
01:50en dessous de notre coût de production.
01:51Vous voyez, donc on a des situations comme ça.
01:54Du côté des fruits, vous avez maintenant les pommes qui vont arriver sur les étals,
01:58les poires, on va avoir les prunes, les raisins.
02:02Et en fait, sur l'ensemble des fruits, malgré les difficultés de production,
02:08on a un début de saison d'automne avec ces fruits qui se mettent en place
02:12avec des prix qui sont assez voisins de ce qu'ils étaient l'an passé.
02:17D'ailleurs, ça inquiète un peu les producteurs.
02:20On a toujours des pêches, des nectarines, les abricots, c'est terminé.
02:23Mais voilà, du côté des fruits, les rayons sont toujours bien achalandés.
02:27Vous savez que la campagne, elle est sur une longue période.
02:30Ce sont des fruits, pour certains, qui se stockent.
02:32Et donc, on peut très bien manquer globalement pour la campagne.
02:35Mais avoir une offre qui reste conséquente au quotidien
02:38et donc des prix qui se forment et qui sont à peu près du niveau de ce qu'ils étaient
02:43l'an passé.
02:43Pour ce qui est des prunes, c'est des productions françaises également,
02:46à des prix équivalents à ceux de l'année dernière ?
02:49Oui, on est à peu près...
02:50Et après, le consommateur, c'est ce qu'il faut lui dire.
02:53C'est que devant un étal, toute l'année, il le sait,
02:55eh bien, il faut qu'il soit rusé, il faut qu'il soit malin,
02:57il faut qu'il cherche la bonne affaire.
02:59Parce qu'il y a toujours un fruit, il y a toujours un égule qui est en promotion.
03:02Il y a toujours une bonne affaire à faire au rayon des fruits et légumes frais.
03:05C'est le principe du marché, il ne faut pas hésiter à comparer
03:08et à regarder en fonction de ses goûts.
03:11Et puis là où on a envie de faire un petit effort financier,
03:13là où on n'a pas envie d'en faire, c'est aussi ça.
03:15Alors, il y a aussi la question des légumes moches.
03:18Il faut lancer un appel et il faut dire aux gens,
03:21ce n'est pas grave un légume moche,
03:22ce n'est pas parce qu'il est moche qu'il n'est pas bon.
03:25Oui, d'autant plus qu'on ne va pas jusqu'à cette notion de moche.
03:28Aujourd'hui, ce qui est demandé,
03:30et avec une distribution qui joue le jeu,
03:32c'est de dire, voilà, on a des laitues qui sont plus petites,
03:36on a des fruits qui en moyenne vont être plus petits
03:39parce qu'ils n'ont pas pu croître aussi bien
03:41parce qu'il faisait trop chaud.
03:43Et après, on a des altérations de l'épiderme
03:45parce que c'est un peu comme vous,
03:47quand vous avez un coup de soleil qui a fait chaud,
03:48il y a une trace sur la peau,
03:51mais ce n'est pas pour autant que le fruit à l'intérieur
03:53ou le légume est de moins bonne qualité.
03:55Donc on a une tolérance,
03:56mais très franchement, on n'est pas au stade du moche.
03:59Ce n'est pas le moche qui est le critère.
04:01C'est simplement l'altération de l'épiderme
04:04et des fruits et des légumes un peu plus petits.
04:06Oui, des légumes peut-être un peu plus atrophiés.
04:09C'est en ce sens que je disais moche.
04:12Il ne faut pas s'arrêter à ça.
04:13Vous ne faites pas avec votre vocabulaire.
04:14Ce n'est pas tout à fait atrophié.
04:15Vous n'aimez pas parce que ce n'est pas très bon pour le marketing,
04:18mais c'est la réalité.
04:20C'est ce qu'on dit nous dans la vraie vie.
04:22Oui, mais la réalité, c'est qu'atrophié,
04:25ça va un peu loin parce que le fruit atrophié,
04:27malheureusement, malgré la bonne volonté de tout le monde,
04:29vous ne le trouverez pas en riant.
04:32Si vous allez chez être producteur,
04:33vous allez pouvoir avoir ce type de produit.
04:35Mais non, ça n'ira pas jusque-là dans la distribution,
04:38malheureusement, ou peut-être heureusement.
04:39Je ne sais pas combien il faut dire.
04:40En tous les cas, moi, Daniel Sauvetre,
04:42ça ne m'arrête pas un légume atrophié
04:45qui est moche.
04:46Vous êtes de bons conseils.
04:48Ce n'est pas du tout un problème.
04:50Après, il faut savoir les cuisiner,
04:51il faut savoir le faire,
04:52mais ce n'est pas un problème du tout.
04:54Dites-moi, comme vous avez également en charge les importations,
04:58j'imagine que la problématique,
05:00elle a été la même pour tous les producteurs en Europe.
05:04Il n'y a pas que les Français
05:05qui ont subi les difficultés dues à la sécheresse,
05:08au manque d'eau et à la chaleur, bien sûr.
05:11Vous avez totalement raison.
05:12En fait, c'est la particularité de l'année,
05:14c'est qu'en fait, on a tout notre environnement
05:17qui a subi un peu les mêmes conditions climatiques
05:20ce qui fait qu'on n'a pas ce réflexe
05:25ou cette abondance qui viendrait d'ailleurs
05:27pour compenser ce qui manque
05:29parce qu'en fait, on est dans une situation
05:31à peu près équivalente partout.
05:32Ça n'empêche pas, je vous en témoigne quand même,
05:35qu'il y a des tensions dans ces moments-là.
05:36Tout le monde a l'air un peu à fleur de peau.
05:39Et dans nos échanges au sein de l'interprofession,
05:41comme nous avons toutes les familles,
05:42évidemment, il y a des débats pour s'inquiéter
05:45de ce qu'une importation pourrait venir
05:48empêcher la bonne valorisation
05:50de ce qui a quand même pu être produit en France.
05:52Vous voyez, mais le dialogue amène quand même
05:54un peu ce miracle, cette concertation
05:56amène un abaissement des tensions, heureusement.
05:59Dernière petite question, justement,
06:01qui est liée à ce que vous venez de dire.
06:03Comment on fait pour garantir
06:05que nos agriculteurs aient quand même
06:07leur marge qui soit préservée ?
06:10Ça, on ne peut pas le garantir.
06:14On va simplement se dire que quand on a
06:16une offre plus faible que la demande,
06:18la formation du prix au quotidien
06:20amène à ce que ce prix soit plus haut.
06:22Et donc, ça amène déjà une partie
06:24de la compensation de la perte
06:25qui, quelquefois, est vraiment immense.
06:27Mais certains maraîchers me disent
06:28encore, faut-il avoir quelque chose à vendre.
06:31On a des situations où des maraîchers
06:32n'ont rien à récolter.
06:33Mais en fait, quand même,
06:34la formation du prix,
06:36quand le consommateur consent à payer plus cher,
06:40voire quelquefois un peu nettement plus cher,
06:42et bien finalement, il accompagne
06:44le compte de résultats du maraîcher
06:46qui a beaucoup souffert.
06:48Merci beaucoup, Daniel Sauvêtre,
06:50président d'Interfell,
06:51de nous avoir éclairé
06:53sur ces bons conseils de fin d'été.
06:56Comment faire pour acheter des fruits et légumes
06:58de bonne qualité et sans se ruiner ?
07:01Ça va être une des questions de la rentrée,
07:03mais vous avez quand même
07:04quelques messages d'espoir.
07:06Il y a des melons, il y a des prunes,
07:07il y a plein de choses à trouver,
07:09on peut faire notre marché
07:10sans trop de problèmes.

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