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  • il y a 13 heures
Ce lundi 10 août, Florian Ielpo, en charge de la macroéconomie chez Lombard Odier IM, Mikael Petitjean, chef économiste de Waterloo AM et professeur à l'Université de Louvain, et Roni Michaly, président de Galilée AM, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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00:078h40, c'est parti pour Good Morning Market, votre format estival pour suivre les marchés.
00:12Nous sommes en direct jusqu'à 9h15 et puis bien sûr vous pourrez suivre la séance ce soir à
00:16partir de 17h30 dans BFM Bourse avec Otker Sulek. En préouverture, le CAC 40 est stable,
00:22idem pour l'Eurostock 50 quand les futurs américains sont quasiment stables également. On en parlera
00:27dans un instant, encore une grande semaine qui s'ouvre sur les marchés puisqu'après le volet
00:30entreprise et le volet publication d'indicateurs avec notamment l'inflation mais également la
00:37consommation aux États-Unis. Nous verrons dans un instant également que les cours du pétrole sont
00:42toujours sous pression. Certes l'administration Trump ne cesse de dire qu'un accord est proche mais les
00:46marchés en doutent de plus en plus. Il suffit de voir encore ce matin le baril de Bren qui est
00:50au-delà
00:50des 83 dollars et bien sûr tout cela a un impact sur les prix des carburants notamment aux États-Unis
00:55où le galon est toujours au-delà des 3 dollars. Le 10 en français est à 3,92, on est
01:00toujours proche
01:00des 4 %, le Bund est à 3,15 et puis en ce qui concerne les devises, vous avez 1
01:05euro dollar qui
01:06est toujours sur le fil des 1,15 à 1,1557.
01:14Et le club de la bourse qui s'ouvre ce matin avec nos deux invités en plateau Florian Yelpo. Bonjour
01:18Florian. Bonjour Etienne. Merci de nous accompagner ce matin. Vous êtes en charge de la macroéconomie
01:22chez Lombard Odier IM et depuis Waterloo Asset Management on retrouve Michael Petitjean, chef
01:26économiste et professeur à l'université de Louvain. Bonjour Michael. Merci également de nous accompagner ce matin
01:33avec votre regard d'économiste, idem pour Florian, vous allez nous décrypter un petit peu les grands indices,
01:39les grands indicateurs avec notamment ces chiffres de l'emploi. Florian, ça a été un petit peu une
01:45mauvaise nouvelle vendredi mais une bonne nouvelle pour le marché action. On revient un petit peu dans
01:49ce spectre bad news is good news. Les chiffres de l'emploi aux États-Unis en ce qui concerne la
01:54période du
01:55mois de juillet ont été publiés. Les économistes en moyenne s'attendaient à des créations de postes,
01:59en fait pas du tout. Destruction de postes, un peu plus de 20 000 sur la période du mois de
02:03juillet.
02:04Absolument, alors attention à destruction de postes mais il faut néanmoins retraiter le chiffre.
02:09Une part importante de ce qui a fait la destruction nette, ce sont des destructions d'emplois du côté
02:13des emplois de l'État, les gouvernements locaux qui ont détruit 50 000 emplois globalement,
02:19ça fait partie aussi d'une stratégie, on en parle moins aujourd'hui, mais d'alléger le paquebot
02:24étatique américain. Est-ce que c'est vraiment une mauvaise nouvelle ? J'aurais de la peine à le
02:31voir comme ça, je dirais simplement ça, c'est que le marché a commencé à s'angoisser vis-à-vis
02:36de la
02:36progression potentielle de l'inflation, on va en reparler juste après. Ce qui fait l'inflation à long
02:40terme quelque part c'est la dynamique du marché de l'emploi, un marché de l'emploi très serré,
02:44un marché de l'emploi où les salariés ont beaucoup de pouvoir de négociation vis-à-vis des salaires,
02:48c'est ça le danger à moyen terme, ce qui pourrait poser problème à la réserve fédérale américaine,
02:55ce chiffre il vient nous dire que globalement ces pressions n'ont pas lieu d'être, que dans
02:59l'ensemble la dynamique sur le marché de l'emploi elle est plutôt sur la partie base d'une zone
03:05qui
03:05reste néanmoins correcte et dans ce cadre-là alors on peut commencer un petit peu à desserrer la vie
03:11sur les anticipations de hausses de taux. Donc bonne nouvelle, mauvaise nouvelle, dans l'ensemble
03:16je dirais un message plutôt neutre mais qui vient soulager la peur d'une inflation de long terme
03:22qui légitimerait des hausses de taux.
03:24Et ça confirme une nouvelle fois Mickaël Petitjean que l'économie américaine est résiliente,
03:30que ce soit par rapport à la guerre actuelle au Moyen-Orient mais également par rapport aux
03:34incertitudes économiques, à la politique de l'administration Trump, on a une économie
03:38qui tient plutôt bien, encore une fois.
03:41Oui c'est ça et sur le marché du travail il ne faut pas oublier non plus que du côté
03:46en fait des licenciements, des annonces de licenciements, en fait on est à 33 000 en
03:53juillet et ce qui nous amène en fait à un plus bas depuis deux ans. Et sur les inscriptions
04:00hebdomadaires au chômage on reste sous la barre des 200 000 unités et c'est en fait un résultat
04:07qu'on engrange depuis trois semaines consécutives et c'est la moyenne sur quatre semaines qui
04:14est la plus basse depuis 2022. Donc on a en fait effectivement des signaux qui sont un peu
04:20contradictoires sur le marché du travail. Alors c'est pas récent, il faut quand même reconnaître
04:23qu'on a eu des signaux qui allaient un peu dans des sens divergents maintenant depuis quand même
04:27quelques mois. Mais ce ne sont pas des signaux moi que j'interprète et que nous interprenons
04:33chez Waterloo Asset Management, nous interprétons comme récessif du tout. Et c'est plutôt en phase
04:40avec ce qu'on appelle un scénario de gain de productivité. Les coûts d'ailleurs unitaires du
04:47travail sont encore tout à fait sous contrôle parce qu'on a une progression de 1,4% d'une
04:53année
04:54sur l'autre, sur les coûts unitaires du travail. Donc l'inflation en tout cas, qui reste préoccupante
05:01dans le sens où elle ne baisse pas, mais cette inflation-là n'est pas tirée par une spirale
05:07prix-salaire, ce qui est quand même le plus préoccupant. Donc tous les facteurs combinés,
05:11si vous voulez, nous on reste quand même positif sur la santé d'économie américaine.
05:16L'inflation justement, elle sera publiée ce mercredi, Florian Elpo, le consensus s'attend à 3,4%
05:23pour le CPI. Si on regarde l'indice hors alimentation, hors énergie, on devrait être aux alentours
05:29des 2,5%. Bon ça c'est plutôt une bonne nouvelle pour Kevin Warch ou au contraire on est quand
05:35même
05:36toujours sur une inflation collante, préoccupante ?
05:38Oui et puis comme le dit Mickaël, c'est même plus qu'une bonne nouvelle, c'est qu'en plus
05:41avec cette
05:42dynamique de la productivité à laquelle on est en train d'assister, à la modération de la
05:46progression des salaires, on pourrait même avoir une bonne surprise inflationnée, c'est-à-dire
05:51une inflation marginalement en dessous du consensus. Il faut imaginer ce qui est en train de se passer,
05:56c'est qu'en mars dernier, on pensait être dans un régime de stagflation, une économie
06:01qui ralentit, une inflation qui accélère et on est en train de remonter en fait l'horloge
06:06de l'investissement à l'envers. C'est-à-dire que finalement la croissance va mieux que prévu,
06:11voire même elle s'accélère, même en Europe elle s'accélère, elle s'accélère partout en fait.
06:14Et en plus de ça, on commence à se dire que peut-être que les pressions inflationnistes
06:18seront peut-être bien moins fortes qu'on ne le pensait, c'est-à-dire qu'on n'est
06:21peut-être pas non plus dans le régime d'expansion, mais plutôt dans le régime boucle d'or,
06:25c'est-à-dire qu'on est en train de faire un retour en arrière vers le point de départ
06:28du scénario 2026.
06:29Et est-ce que ces gains de productivité, Mickaël Petitjean, peuvent être liés à l'intelligence
06:34artificielle ou pour l'instant, non, il est encore trop tôt pour traduire des conclusions ?
06:40Écoutez, il y a différentes analyses, il y a des personnalités qui sont très optimistes,
06:45d'autres qui sont très pessimistes dans la capacité de l'économie à créer des
06:49nouveaux emplois.
06:50C'est toujours compliqué effectivement de se positionner par rapport à ce grand débat
06:55et moi je reste relativement pragmatique, si vous voulez, dans le sens où toutes les
06:59révolutions dans le passé ont quand même amené à un moment donné, les difficultés
07:04c'est les phases de transition, mais à un moment donné à créer plus d'emplois
07:07qu'on en avait avant et des emplois surtout différents, et c'est ça qui est difficile
07:10à gérer pour les décideurs politiques, c'est effectivement de laisser l'économie
07:16s'est réorganisée et c'est des coûts de transaction, notamment pour les personnes
07:21qui perdent leur emploi.
07:22Mais on a une progression de la productivité qui est de 2,2% sur un an, donc au deuxième
07:28trimestre, c'est un chiffre très bon.
07:30Et oui, moi je pense qu'on le voit d'ailleurs, il suffit d'écouter des directeurs et des
07:37CEOs, des patrons de boîtes aux Etats-Unis, j'ai encore en tête des interventions fréquentes
07:43à plusieurs reprises il y a quelques mois du patron de Walmart qui le disait, qui le
07:48disait clairement qu'il n'avait plus besoin d'augmenter la masse salariale comme il a
07:54pu le faire dans le passé, et je pense qu'il y a beaucoup d'entreprises qui réfléchissent
07:57à une forme de réorganisation.
07:59Maintenant de là à penser qu'on va avoir des entreprises qui vont être composées
08:03que de robots, évidemment il y a un pas que je ne franchirai pas, mais clairement je
08:07pense qu'il y a des plans stratégiques qui visent à réaliser des gains de productivité.
08:13Et d'ailleurs, comme vous l'avez dit d'ailleurs lors de l'introduction, on a des progressions
08:19des marges bénéficiaires qui sont tout à fait extraordinaires.
08:23Ça fait le deuxième trimestre consécutif qu'on a une progression de plus de 20% sur
08:28une année, trimestre par rapport au trimestre précédent, 25% trimestre précédent, 30% cette
08:33année.
08:35Et ces progressions de marges bénéficiaires sont quand même liées en tout cas, ça
08:38c'est clair, à la dynamique qui existe autour de l'intelligence artificielle.
08:42Mais on voit bien le phénomène de diffusion de cette dynamique dans l'ensemble de l'économie.
08:48Et on en parlera dans un instant de ces résultats d'entreprises avec un cru qui est
08:51juste exceptionnel aux Etats-Unis, mais également en Europe, puisque le stock 600, on a des
08:55bénéfices par action qui sont au-delà des attentes.
08:57Juste pour conclure sur la macro, chez Lombard-Rodier, est-ce que vous, vous arrivez à déceler
09:01un petit peu l'impact de l'IA sur l'emploi aux Etats-Unis ?
09:05Au-delà de tout ce que Mickaël vient très justement de résumer, l'un des chiffres les
09:10plus simples à calculer, qui est à la portée de tout le monde, c'est de regarder le PIB
09:13américain nominal et de le diviser par le nombre de personnes qui travaillent.
09:17On a un PIB qui continue de croître assez vite, notamment tiré 7 ans par la consommation,
09:21comme vous le savez.
09:22Et quand on rapporte ça à la stagnation de la population qui travaille aux Etats-Unis
09:27aujourd'hui, on comprend bien qu'on produit plus de valeur aujourd'hui qu'on en produisait
09:31avant avec autant d'input.
09:32C'est ça qui est important.
09:34C'est pas nécessairement un ennemi de la population, c'est qu'en fait on va produire
09:39davantage avec la même quantité de facteurs.
09:41Et ça c'est extraordinairement positif, en général, pour les marges et du coup pour
09:46les earnings, et du coup ça fait monter les marchés.
09:48Et la transition est toute trouvée avec donc le S&P 500.
09:51On est vraiment sur la dernière ligne des résultats d'entreprise.
09:54C'est vrai que toutes les grandes majors qui ont publié, ont publié au-delà des
09:58attentes.
09:58C'était encore le cas pour Berchaïor-Ottaoué qui a publié ses résultats samedi.
10:01Il faudra suivre la réaction en bourse tout à l'heure à 15h30.
10:04Mais également bien sûr pour les GAFAM qui ont une nouvelle fois tiré très largement
10:08les bénéfices du S&P 500, au point même que désormais il faut regarder les earnings
10:13du S&P 500 et puis sans Alphabet et Amazon, parce qu'en fait ces deux sociétés, avec
10:17notamment leur participation dans l'entropie, ont très largement dépassé les attentes.
10:22Quand on regarde aujourd'hui ces croissances bénéficiaires, au-delà des 50%, au-delà
10:26des 30% si on enlève Amazon et Google, c'est vrai qu'on est encore une fois au-delà
10:32des attentes.
10:33Alors est-ce que c'est à chaque fois les analyses qui sont en dessous ou est-ce que c
10:35'est
10:35le marché qui fait à chaque fois mieux, Florian Elpo ?
10:37Les cycles de productivité sont extrêmement difficiles à prédire.
10:41Donc c'est normal qu'on soit très surpris, on doit être très surpris, on doit être
10:45très surpris par la progression du marché parce qu'historiquement un choc de productivité
10:48c'est plutôt négatif pour les actions plutôt positives et on doit être également
10:52surpris par la progression des marges et la productivité globale.
10:55La dernière jambe de tout ça, c'est qu'après la saison des résultats, ce qui pourrait
11:00permettre au marché de continuer à progresser, ce serait une modération des taux et cette
11:04modération des taux, elle pourrait aussi enfouir ses racines dans ce choc de productivité.
11:08La productivité c'est désinflationniste, cette désinflation elle peut tirer un petit
11:11peu les taux vers le bas, les taux réels comme la prime inflation.
11:14Donc on pourrait avoir un deuxième moteur au sortir de la saison des résultats qui
11:19pourrait continuer de soutenir les marchés.
11:20Cette année nous n'avons pas d'expansion de multiples et c'est la faute des taux.
11:24Du côté de l'Europe, parce que c'est vrai que parfois on se dit oui les résultats
11:29sont meilleurs aux Etats-Unis qu'en Europe etc.
11:31Là il y a quand même une bonne surprise au troisième trimestre.
11:34Quand vous regardez les bénéfices par action de l'indice européen stock 600, plus
11:3922% au deuxième trimestre.
11:40Pour l'instant c'est le meilleur trimestre depuis le troisième trimestre 2022.
11:44Là aussi en tant qu'économiste ça envoie un message Michael Petitjean, les entreprises
11:48européennes pour une fois ont surpris positivement.
11:54Oui, effectivement je pense que l'Europe est un marché qui est très complémentaire
12:01avec celui des Etats-Unis où on a des rapports court bénéfice qui sont de 5 à 6 points
12:06en dessous de ceux des Etats-Unis.
12:09Il faut quand même souligner qu'aux Etats-Unis on a un rapport court bénéfice de 20, c'est-à
12:15-dire
12:15qu'on a un rapport court bénéfice qui est inférieur à celui qu'on observait en mai-juin.
12:21inférieur à celui qu'on observait en décembre et c'est lié notamment à la progression
12:25des bénéfices, les bénéfices progressent davantage que le cours des prix.
12:29Mais pour l'Europe on a une dynamique qui reste positive au niveau des grandes entreprises
12:34pour la simple raison que ce sont des multinationales qui sont actives sur l'ensemble de la planète
12:39et c'est un point sur lequel j'insiste souvent, c'est-à-dire que l'économie en tant que
12:44tel, ce n'est pas la bourse. Les grandes entreprises qui sont reprises dans les indices,
12:51grands indices boursiers, elles nous offrent une possibilité extraordinaire de s'ouvrir
12:57sous le monde et de diversifier notre portefeuille. Et aujourd'hui c'est un exemple qui est très clair,
13:04on a une économie européenne qui est quand même dans un état, je dirais, de convalescence
13:09avec une croissance assez morne, même si l'indice PMI est ressorti à un niveau acceptable.
13:16Mais c'est cette dichotomie entre une macroéconomie qui peut être tiède et une dynamique de création
13:23de richesses au sein des entreprises, des réorganisations stratégiques qui fait qu'on a des bénéfices
13:29qui sont bien orientées. Les grands indices boursiers en Europe sont sur des records historiques,
13:35grâce notamment à cette saison de résultats qui est favorable. Florian Elpo, est-ce que ça y est,
13:40c'est enfin l'heure de l'Europe ? On se souvient que la question se posait en janvier-février,
13:44beaucoup d'analystes, d'opérateurs étaient favorables sur le marché européen,
13:49cette dynamique a été cassée avec la guerre en Iran. Est-ce que là, ça y est, à la faveur
13:54de ces résultats
13:55d'entreprise, on peut se dire qu'il faut remettre un petit peu plus d'Europe en portefeuille ?
13:58Il y a une forme d'alignement de planète, c'est-à-dire que d'un côté, le PIB européen
14:03est un peu plus fort que prévu, les résultats sont un petit peu meilleurs, il y a le bourgeon
14:08de quelque chose d'assez positif pour les actifs cycliques en Europe. Il ne faut juste
14:12pas oublier qu'en face, on a quand même la BCE, c'est-à-dire que la BCE s'est
14:15inquiétée
14:16du choc pétrolier. Si reprise il y a en Europe, qui pourrait justement jouer le rôle de catalyste
14:20de ce choc pétrolier, on pourrait voir la BCE plutôt sur la décensive. Donc pour valider
14:25ça complètement, on aurait besoin justement d'une BCE qui soit, disons, un peu moins
14:33au quiche, un peu moins dure avec l'inflation qu'elle donnait naturellement, ça j'en suis
14:37pas sûr. Et aujourd'hui, ce qui fait monter les marchés, c'est cette vague de productivité
14:42et le cœur, le noyau de cette vague de productivité n'est pas en Europe. C'est un message fort.
14:47Du côté d'Ouatère-Loracette-Main-June, vous partagez ce point de vue, je vois Michael Petitjean,
14:51la bonne surprise pourrait venir en fait dans un mois de la BCE qui ne relève pas ses
14:53taux.
14:55Voilà, maintenant, la BCE, c'est une banque qui a un mandat et je comprends tout à fait
15:01ses dirigeants. Il l'applique, j'allais dire, à la lettre, peut-être un peu trop à la
15:04lettre, à mon goût évidemment. C'est plusieurs années que je le dis, à chaque fois qu'il y a
15:08des tensions sur l'inflation, on remonte les taux et on ne se préoccupe que de ça.
15:12Mais c'est le mandat de la BCE, donc on ne peut pas non plus la critiquer et jouer
15:16double jeu. Donc elle respecte son mandat, mais le problème, c'est qu'on a une croissance
15:21qui est structurellement anémique et on n'a pas besoin d'avoir une réaction aussi
15:26rapide à chaque fois d'augmentation des taux dès qu'on a des craintes de dose d'inflation,
15:32surtout lorsqu'elles sont importées, comme à chaque fois c'est le cas maintenant
15:36quand même depuis quelques temps. Alors oui, évidemment, au moment du Covid, on a craint
15:40une spirale prix-salaire, mais qui fondamentalement n'est pas vraiment venue,
15:44elle ne s'est pas matérialisée. On a des facteurs structurels qui font que je trouve
15:48que la BCE devrait être moins au quiche ou alors revoir un peu son mandat
15:53comme on le fait aux États-Unis. Mais ce n'est pas pour demain et en plus de cela,
16:00nous nous pensons qu'aux États-Unis, je reviens encore aux États-Unis parce que c'est
16:05une combinaison qui est adéquate, mais aux États-Unis, nous pensons aussi que même
16:08une hausse de taux, si elle devait intervenir en septembre, c'est environ 40-45% de chances
16:14de l'avoir pour l'instant, elle serait pour nous digérable.
16:17En tout cas, du côté de la BCE, pour l'instant, elle est anticipée à plus de 85%
16:21cette réunion qui sera pile dans un mois puisque c'est le 10 septembre et nous sommes
16:24le 10 ou 30 secondes chacun un petit peu sur l'allocation, les grands secteurs,
16:28les zones géographiques que vous privilégiez du côté de l'ombard-rodié IEM, Florian Elpo.
16:31On va rester sur pondérer actifs cycliques globalement, on aime bien
16:36les grands indices d'action très naturellement pour leur surexposition américaine.
16:39Il faut se rappeler qu'on n'est pas en stagflation, on est en expansion et de cette expansion,
16:44on est en train de faire un pas de côté vers Bookloader, vers Goldilocks,
16:47c'est-à-dire un environnement qui pourrait supporter la duration, qui pourrait supporter
16:50les obligations. Donc on aurait vraiment un alignement parfait de planète
16:54entre obligations et actions, baisse des taux, expansion de multiples.
16:57Michael Petit-Jean, le mot de la fin ?
16:59Le mot de la fin, mais écoutez, on a un S&P 500 qui est en hausse de 13%,
17:03les Max 7 ont rebondi, mais finalement depuis le début de l'année,
17:06elles progressent de 5%. Donc on a eu un phénomène de hausse généralisée
17:12de la cote en dehors des Max 7, puisqu'en dehors des Max 7,
17:15on en a une progression de 16%. Et notre tactique, notre stratégie,
17:19qui a consisté à sortir un peu de l'Europe et des États-Unis vers l'Asie,
17:24a porté ses fruits, parce que les marchés qui fonctionnent le mieux
17:27depuis le début de l'année, c'est la Corée du Sud et Taïwan.
17:29Mais néanmoins, il faut quand même reconnaître qu'on a dû absorber
17:32de la volatilité parce que ça a bien bougé au niveau des semi-conducteurs
17:37à Taïwan et en Corée du Sud, même si on s'en sort bien.
17:41Mais on a dû effectivement accepter de prendre plus de volatilité.
17:44Merci à tous les deux de nous avoir accompagnés ce matin.
17:46Michael Petit-Jean, donc à distance, chef économiste de Waterloo,
17:48Asset Management, professeur à l'Université de Louvain et en plateau.
17:52Florian Elpo en charge de la macroéconomie chez Lombard-Rodier IM.
17:568h58, très courte pause, dans un instant il sera 9h, l'ouverture des marchés européens.
18:00Et puis ensuite avec Ronny Michali, président de Galiléa M,
18:02nous allons parler des ETF à effet de levier,
18:04mais également là aussi de ses convictions après la publication des résultats trimestriels.
18:08A tout de suite.
18:09Good Morning Market, deuxième partie.
18:11Le CAC 40 est parfaitement stable à l'ouverture, 8 710 points.
18:14Idem pour l'Eurostock 50, elle est plus 0,1%.
18:176 529 points, des grands indices européens qui sont toujours sur des plus hauts historiques,
18:21comme la semaine passée.
18:22D'ailleurs, c'était une très belle semaine pour les indices actions,
18:25avec le CAC 40 qui a gagné plus de 2,5% la semaine passée.
18:29Quand du côté de Wall Street, c'était la meilleure semaine depuis le mois d'avril,
18:32avec notamment le Nasdaq qui a gagné plus de 6%,
18:34quand le Dow Jones et le S&P 500 ont touché des records vendredi soir.
18:38Ces deux indices ont gagné plus de 3% sur l'ensemble de la semaine.
18:42À Paris, Capgemini, ArcelorMittal et FH sont les trois plus fortes hausses.
18:46Le CAC 40 vraiment qui se cherche.
18:47On est sur des hausses et des baisses qui sont vraiment minimes.
18:50À l'inverse, Safran, Publicis et BNP ferment la marche.
18:53Le pétrole est toujours au-delà des 83 dollars.
18:56Les investisseurs, bien sûr, qui sont toujours dans l'attente d'un accord
18:58entre l'Iran et les Etats-Unis.
19:00Avec ce week-end, pas d'accord, mais néanmoins pas de nouvelles menaces.
19:0483 dollars pour le baril de Brenn, 78 dollars pour le WTI.
19:08Le marché obligataire se stabilise, toujours proche de ses plus hauts.
19:113,92 pour le 10 ans français, quand le 10 ans allemand est à 3,1%.
19:16Du côté des valeurs à suivre, du côté des Etats-Unis, Berkshire Hathaway,
19:20publication des résultats, c'était ce samedi.
19:22Et puis, dans le même temps, il faudra également suivre Apple
19:24avec des informations de presse qui évoquent que Apple a testé, ça y est,
19:28les puces de CX-MT, les fameuses mémoires RAM, que ce soit sur ses iPhones,
19:32mais également sur ses MacBooks.
19:33Informations, bien sûr, qui confirment que Apple cherche à se diversifier
19:37face à l'envolée et surtout, face surtout à la pénurie de mémoire RAM.
19:41Très courte pause, on se retrouve dans un instant.
19:43Nous serons avec Ronny Michali, le président de Galilée Asset Management,
19:46pour parler des ETF à effet de levier,
19:49mais également sur l'allocation pour ce troisième trimestre qui s'est ouvert il y a quelques jours.
20:02Dernière partie de Good Morning Market avec donc Ronny Michali.
20:05Bonjour Ronny, merci de nous accompagner ce matin.
20:07Vous êtes le président de Galilée Asset Management.
20:10Dans un instant, on va parler un petit peu de vos convictions,
20:12de l'allocation de votre maison de gestion,
20:13mais un petit focus sur les fameux ETF à effet de levier
20:17que l'on voit de plus en plus se développer, notamment en France.
20:20Des ETF qui permettent par exemple d'avoir un levier x2,
20:24typiquement sur un indice, que ce soit le CAC 40 ou le Nasdaq par exemple.
20:29Absolument, c'est des ETF qui permettent de s'exposer x2.
20:33On a même des ETF qui permettent de faire l'inverse,
20:36c'est-à-dire x-2 par exemple, si on veut jouer la baisse lorsque l'indice monte.
20:40Et donc en fait, il y a un point essentiel à avoir en tête,
20:42c'est que ces ETF recalculent leur levier chaque jour.
20:46Et donc avec l'effet de composition des performances,
20:50on ne va pas avoir exactement sur la durée x2,
20:53mais on va avoir un x2 chaque jour.
20:56Je vous prends un exemple concret.
20:58Imaginons, on a un ETF qui suit un indice, l'indice est à 100.
21:02Hyper 2%, il est à 98.
21:05L'ETF x2 passe de 100 à 96.
21:07Et après, on a une hausse de 2%.
21:11Donc l'indice qui est à 98 est à 99,96.
21:17Et l'indice x2 passe de 96 à 99,84.
21:21Ça veut dire qu'en fait, l'indice a une baisse de 0,04
21:25lorsque l'ETF x2 a lui une baisse de 0,16.
21:29Parce qu'en fait, on repart d'un point qui est plus bas.
21:33Donc effectivement, ces indices, lorsqu'il y a de la volatilité continue sur les marchés,
21:38ils vont être moins efficaces.
21:40Alors que ces indices, lorsque les performances, par exemple, sont haussières en continu,
21:47à ce moment-là, il va profiter de cet effet de composition des performances.
21:52Vous connaissiez la composition des intérêts, les intérêts composés ?
21:55C'est pareil sur les performances.
21:57Ce qui explique que pour l'instant, ces produits se tiennent plutôt bien.
22:00Parce que c'est vrai que le marché action, là, on est sur un rallye depuis de nombreuses semaines.
22:05Depuis le début du mois d'avril.
22:09Absolument.
22:09Néanmoins, si on a une situation qui est plus volatile avec des indices en dents de scie,
22:15là, ce type de produit, ça peut être un peu plus compliqué.
22:20J'ai un exemple concret pour vous, Etienne.
22:22Si on prend, par exemple, la période où on a eu, effectivement, le plus chaud de la guerre en Iran,
22:30la période 27 février, 31 mars, j'ai, par exemple, sur le Nasdaq, la Mundi Nasdaq 100 classique,
22:37qui fait moins 4%, et la Mundi Nasdaq 100 fois 2, donc daily fois 2, celui-ci fait moins 11.
22:46Donc, c'est un peu plus que moins deux fois la performance du Nasdaq.
22:50Par contre, sur la période 31 mars à aujourd'hui, le fois 1, donc le normal, fait plus 27%,
22:58lorsque le fois 2, il fait plus 56%, donc plus que fois 2 la performance.
23:05Alors, on va voir finalement fois 2, mais juste sur des journées,
23:10alors qu'effectivement, on regarde très souvent une performance sur plusieurs semaines, sur plusieurs mois,
23:15surtout lorsqu'on le met dans un portefeuille d'un client.
23:17Si la performance peut être au rendez-vous dans ce type de marché, à l'inverse, quand ça baisse, forcément,
23:21ce n'est pas du tout la même chose.
23:22Si on regarde typiquement la performance sur mai 2025, à l'époque des droits de douane,
23:26ça peut quand même pénaliser grandement un portefeuille.
23:29On est vraiment sur de la diversification.
23:31Ce qu'on essaye de faire, René Micheli, ce matin, c'est faire un exercice de pédagogie,
23:34comprendre un petit peu ce type d'ETF, mais ça ne doit pas être au cœur d'une allocation, bien
23:39sûr.
23:39Tout à fait, c'est plutôt périphérique.
23:42Alors déjà, pour les ETF qui peuvent hedger, couvrir les portefeuilles,
23:45donc les fois moins 1, les fois moins 2, nous, on met ça dans les portefeuilles des clients,
23:50surtout lorsqu'ils ne peuvent pas s'exposer avec des produits dérivés,
23:54parce que le problème, effectivement, de ces ETF, c'est qu'ils vont mobiliser du capital,
23:58alors que les produits dérivés, par exemple les futurs ou les options,
24:02mobilisent très peu de cash, puisque c'est des contrats à terme.
24:05Donc, effectivement, dès qu'on peut, on va utiliser quand même des produits dérivés.
24:08Si on ne peut pas, on va mettre ce genre d'ETF, parfois, pour effectivement aller accentuer
24:14lorsqu'on a une vraie conviction à la hausse, ou pour couvrir lorsqu'on a une conviction à la baisse.
24:18Voilà donc pour ce focus sur les ETF à effet de levier.
24:22Chez Galilée Asset Management, René Micheli, vous aimez bien les thématiques,
24:26vous faites des allocations par rapport aux thématiques.
24:28Là, on sort un petit peu de cette saison de résultats trimestriels.
24:32Quelles sont les thématiques qui ont retenu votre attention, que vous avez renforcées,
24:36ou à l'inverse, que vous avez allégées ?
24:38Alors, l'un des bons calls qu'on avait depuis le début de l'année,
24:41c'est qu'on est revenu sur la cybersécurité, après deux années compliquées.
24:46C'est quand même une thématique qui s'en sort bien, en plus de 40% depuis le début de
24:49l'année.
24:50Bon, évidemment, il y a la hausse structurelle des cyberattaques,
24:53il y a l'adoption du cloud et de l'IA, qui, bien évidemment, élargit la surface des attaques,
24:59et surtout les budgets de sécurité informatique, qui sont un peu plus contraints.
25:05La réglementation évolue là-dessus, même pour nous, pour les sociétés de gestion.
25:09Effectivement, on va devoir dépenser de plus en plus en budget cybersécurité.
25:13Et donc, l'IA, qui jusqu'à l'année dernière, finalement,
25:16était devenue un peu un concurrent de cette thématique cybersécurité,
25:20puisqu'il y avait des dispositifs de cybersécurité qui, finalement, étaient simplifiés par l'IA
25:27et qui se vendaient plus aussi cher qu'avant.
25:30Eh bien, l'IA, aujourd'hui, est devenu un catalyseur de la cybersécurité.
25:34Ce qui fait que c'est cette bonne performance depuis le début de l'année.
25:37On revient également un petit peu sur l'exploration spatiale.
25:40Après l'IPO de SpaceX qui a un peu dégonflé la bulle,
25:43on a quand même des investissements importants dans les satellites.
25:46On a toujours la baisse du coût du lancement du satellite qui catalyse cette thématique.
25:52Et on a les technologies liées à la défense depuis l'espace,
25:55qui sont vraiment un gros catalyseur de cette thématique également.
25:58Plus de 20% year-to-date pour cette thématique.
26:00Mais attention, on a fait un pic, on est revenu, et là, ça remonte.
26:04Et enfin, on reste optimiste quand même sur la robotique et l'IA.
26:08Sur la robotique et l'IA, on est quand même à 28% depuis le début de l'année.
26:11Mais les résultats des sociétés, on prend Microsoft par exemple,
26:16elles ont été impressionnantes.
26:18Les capex se transforment finalement,
26:21donc les investissements se transforment en résultats.
26:24Et ça, c'est une très bonne nouvelle quand même pour cette thématique.
26:26La robotique, l'IA, on est sur des thèmes qui sont très larges.
26:30C'est vrai que sur le marché actions, on peut jouer ces thématiques,
26:33vous l'avez souligné, avec des acteurs tels que les GAFA,
26:35mais aussi sur des acteurs passent par l'électrification.
26:40Quels sont aujourd'hui les acteurs que vous aimez bien au milieu de cette IA, de la robotique ?
26:44Effectivement, sur les GAFA, on a Amazon qu'on aime bien,
26:49on a Meta qui reprend de la hauteur, qu'on aime bien également.
26:53Ensuite, on va aussi jouer cette thématique via des ETF ou des fonds.
26:59Par exemple, on a un fonds sur l'électrification de la société AXA,
27:05qui effectivement a du potentiel du fait de pouvoir jouer tout l'écosystème,
27:10l'électrification via les infrastructures de data centers,
27:14mais aussi tout ce qui est finalement les composants.
27:19Alors on a eu bien sûr une petite baisse de tout ce qui était chips au mois de juillet,
27:24mais bien sûr, avec les bons résultats des GAFA, ça relance la machine.
27:28Merci beaucoup.
27:29Ronny Michali nous a raccompagné ce matin, président de Galilée Asset Management,
27:32pour nous partager vos convictions, les thématiques que vous appréciez en ce moment,
27:35et faire donc ce focus, cet exercice de pédagogie sur les ETF à effet de levier.
27:40Le CAC 40 est parfaitement stable ce matin.
27:428 711 points.
27:43Avant donc des chiffres importants cette semaine aux Etats-Unis,
27:48que ce soit avec l'inflation mercredi, mais également avec les ventes au détail,
27:51la consommation, ça sera vendredi pour clôturer la semaine.
27:54En attendant donc, on a des indices en Europe qui sont un petit peu en roue libre.
27:58Ça sera confirmé bien sûr ce soir à 17h30 dans BFM Bourse.
28:01On refait la séance avec Oth Kersulek,
28:04et puis séance bien sûr à suivre en ce qui concerne les indices américains,
28:07et puis donc Berkshire Hathaway qui sera à suivre tout à l'heure,
28:10après donc la publication de ces résultats, c'était ce samedi.
28:14C'est terminé pour Good Morning Market.
28:15On se retrouve demain à partir de 8h40.
28:17Très bonne journée.
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