- il y a 6 semaines
- #hdpros2we
Eliot Deval et ses invités débattent des grands thèmes de l'actualité dans #HDPros2WE à 20h du vendredi au dimanche
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00:00Il est 20h05 sur CNews, merci d'être avec nous pour l'heure des pros 2 avec Judith Vintraub
00:05qui fait sa rentrée pour l'heure des pros 2 week-end, ravie de vous retrouver.
00:09Ah oui aussi.
00:09Vous avez passé un bel été, visiblement au soleil.
00:12Pas que, très studieux quand même, sur les antennes d'Europon.
00:16Je ne dis pas le contraire, je dis que vous êtes bronzé, que vous avez le teint à l'aide.
00:19Ça c'est la pétanque, cher ami.
00:21Ah ah, bah écoutez, je m'y suis mis en début de saison.
00:24C'est bien, bien, très beau.
00:25Je peux vous dire que c'est très douloureux quand on ne vient pas de l'endroit où la pétanque
00:29est née.
00:30Perdre contre un parégo, ça fait mal.
00:33Je pourrais vous donner le numéro.
00:34Parce que vous avez gagné.
00:35Comment ?
00:35Vous avez gagné.
00:36Vous plaisantez ou quoi ? Je suis né avec des boules de pétanque dans la main.
00:42On salue Anthony qui souffre.
00:43Il a acheté des boules de pétanque vraiment de pros.
00:46Il n'y arrive toujours pas.
00:47C'est une catastrophe.
00:48Eric Nolo, il va peut-être rejoindre votre parti.
00:51Oui, mais...
00:52Tout est foutu.
00:53Vous jouez à la pétanque également ?
00:55Oui, oui, absolument.
00:56Mais attendez, il faut qu'on fasse des partis à part.
00:57Je ne veux pas contredire Judith, mais ça, c'est le vrai teint de quelqu'un qui a bossé tous
01:01les théories.
01:01Wow !
01:03Mais qui n'a pas travaillé sa pétanque.
01:05Oui.
01:05Ah non.
01:06Ah bah alors.
01:07Jules Torres et Sébastien Ligné, bonsoir à tous les deux.
01:10Bonsoir.
01:11La phrase de cette rentrée politique, on a tous le droit à une 28e chance, non ?
01:17On pourrait en rire, mais en fait, on va en pleurer.
01:19Parce que cette actualité est dramatique.
01:21Vous avez une femme qui a été agressée au couteau par un homme ce mercredi à Issy-les-Moulineaux.
01:26Personne n'en parle, tout le monde s'en fout.
01:28L'assaillant, âgé de 19 ans, est né au Tchad, l'aurait menacée avant de tenter de lui dérober son
01:33sac à main.
01:34C'est un miracle si elle est encore en vie, puisque son pronostic vital a été engagé.
01:38Elle est aujourd'hui saine et sauve physiquement.
01:42Mais moralement, vous imaginez reprendre les transports en commun pour cette femme qui a été agressée de coup de couteau
01:47par un individu qui a déjà été visé par 27 interpellations au total.
01:5227. Et c'est David Lissnard qui, dans un tweet, dit quoi ?
01:58On a tous le droit à une 28e chance, non ?
02:01Chronique insupportable et tragique d'une France minée par l'impuissance publique et une injustice aussi démunie de moyens qu
02:08'elle est trop souvent emplie d'idéologie.
02:11Si personne n'en parle ce soir, et tant mieux, c'est que cette femme qui a été victime de
02:17cette attaque insupportable, elle est vivante.
02:20Mais si demain, si malheureusement, elle était morte de cette situation, mais tout le monde en parlerait.
02:28Mais non, c'est faux.
02:28Mais bien sûr que si.
02:29Et vous auriez vu que 27 fois cet individu avait été interpellé.
02:34On aurait parlé des failles, des faillites, etc.
02:36Là, tout le monde s'en fout.
02:37Il y a un homme de 31 ans qui est mort.
02:40Étienne, on en parlera.
02:41Étienne, est-ce que vous avez vu la presse en parler ?
02:44Quand on en a parlé dans 100% Frontières la première fois cette semaine, c'était mercredi, nous avons recensé
02:49le nombre d'articles.
02:50Il y avait un article de CNews, un article d'Europe 1, un article du journal du dimanche, un article
02:54du Figaro et un article du Parisien.
02:56Cinq articles pour quelqu'un qui a été tué par un OQTF qui n'avait rien à faire sur le
03:01territoire français.
03:01Donc même quand il y a un mort, ils n'en ont rien à faire.
03:05Mais c'est insupportable.
03:0627 fois interpellé.
03:08Qu'est-ce qu'il fout sur notre sol ? Pardonnez-moi de le dire ainsi.
03:11Vous avez un type de cet acabit qui commet un 28e délit.
03:15Et quel délit ? C'est une tentative de meurtre.
03:18Il y a deux réactions possibles.
03:19Soit vous faites de l'humour noir, comme David Lissnard, une manière de se défendre.
03:24Soit un jour, les gens se feront justice eux-mêmes.
03:26Voilà.
03:26On en est là.
03:27Parce que qu'est-ce que vous voulez faire d'autre ?
03:29Normalement, les pouvoirs publics devraient réagir immédiatement, annoncer qu'en effet, à partir d'un certain nombre de délits, c
03:35'est terminé.
03:36D'une manière ou d'une autre, vous quittez le territoire.
03:38Si votre pays ne veut pas vous reprendre, on se débrouille pour le mettre dans un pays tiers.
03:41Comme ça n'arrive pas, moi je pense que l'autodéfense va bientôt rentrer en action.
03:46Vous connaissez le nombre de mesures d'éloignement qui devraient être exécutées ?
03:53Vous connaissez ? 320 000.
03:54Il y a actuellement 320 000 individus qui sont frappés de mesures, que ce soit des OQTF, des interdictions administratives
04:02de territoire, et qui restent.
04:04Non mais c'est extraordinaire.
04:05320 000, je pense que c'est plus que la ville de... ça doit être la cinquième ou sixième ville
04:09de France ?
04:10A peu près.
04:10Ça doit être la ville de Nice.
04:11Je vous propose qu'on voit le sujet de Louisa Paris, parce que c'est vrai que je suis rentré
04:15dans le sujet comme si tous les téléspectateurs avaient eu vent de cette affaire.
04:18Mais ça m'a tellement marqué, cette formule, on a tous le droit à une 28e chance, virgule non, il
04:24faudrait le rajouter, parce que c'est ironique évidemment, c'est désespérant.
04:27Alors là je rejoins votre parti de Tout est foutu.
04:3027 fois, mais 27 fois, et il est encore sur notre sol ce garçon de 19 ans.
04:37Mais qu'est-ce qu'il fait encore sur notre... 27 interpellations, voyez le sujet.
04:42Il est 10 heures du matin ce mercredi, quand une femme âgée de 57 ans est menacée par un homme
04:48armé d'un couteau d'une lame de 10 centimètres.
04:52Alors qu'elle attend son tramway, son agresseur tente de lui voler son sac sans y parvenir.
04:57Elle se fait alors poignarder de deux coups de couteau dans le bras et dans le dos.
05:01Le suspect, Armel M, est interpellé à une dizaine de kilomètres du lieu de l'agression.
05:07Âgé de 19 ans, il cumule déjà 27 interpellations pour différents motifs.
05:13Extorsion avec violence, vol, détention de stupéfiants ou encore violence sur des policiers.
05:19Né au Tchad, il serait arrivé en France à l'âge de 9 ans.
05:22Selon nos confrères du Figaro, il aurait bénéficié d'un document de circulation pour étrangers mineurs.
05:28A sa majorité, il aurait fait une demande de titre de séjour.
05:32Cette dernière est toujours en cours d'instruction.
05:35Le suspect est pour le moment placé en garde à vue.
05:38La victime, elle, a été transportée à l'hôpital en urgence absolue.
05:42Mais ces jours ne sont désormais plus en danger.
05:45Et avant qu'on poursuive la discussion, je vous propose d'écouter un certain Emmanuel Macron, en 2017.
05:51Alors je comprends pourquoi aujourd'hui, le chef de l'État ou certains de ses ministres ont comme cible ces
05:58news.
05:59C'est vrai que c'est problématique quand vous allez sur le réel.
06:02Et qu'ensuite, vous essayez de comprendre ce qui se passe dans notre société, pourquoi ça ne fonctionne pas.
06:07Parce que vous refusez l'idée du fantasme d'insécurité.
06:10Vous refusez l'idée du fait divers, mais vous parlez de faits de société.
06:14Donc vous allez au fond des sujets.
06:16Emmanuel Macron, écoutez ce qu'il promettait 2017.
06:20Toutes celles et ceux qui, étant étrangers en situation irrégulière, commettent un acte délictueux, quels qu'ils soient, seront expulsés.
06:30Et je souhaite qu'on prenne toutes les dispositions d'organisation.
06:34Dès les prochains jours, prendrons ces dispositions d'organisation.
06:37Mais ça veut dire aussi qu'on doit être plus efficace dans nos politiques de reconduite.
06:40Qu'est-ce qui fait aujourd'hui que l'efficacité est réduite ?
06:43On a une organisation, quand je nous compare avec nos voisins, qui nous permet d'être moins efficaces sur ce
06:50point.
06:51On a des relations avec les pays d'origine qui ne sont pas satisfaisantes.
06:55Et donc, ils n'acceptent pas qu'on leur renvoie celles et ceux qui sont dans ces situations.
06:59Et deux ans plus tard, ils promettaient dans les colonnes de valeurs actuelles 100% d'exécution des OQTF.
07:05On y reviendra dans le drame et le meurtre d'Étienne.
07:10Mais il serait un bon chroniqueur pour notre émission, en revanche.
07:13Donc le président de la République a pas beaucoup d'effet.
07:13Rajoutez Gabriel Attal également.
07:15Oui, bien sûr. Tous ceux qui ont été au pouvoir seraient d'excellents chroniqueurs.
07:20Peut-être qu'ils ont souvent des bons pronostics et puis rien ne se passe.
07:23Par rapport à cet objectif de 100% revendiqué par le président de la République en 2019,
07:29on est aujourd'hui à 11%.
07:3211%, toute mesure d'éloignement confondue, toute nationalité confondue.
07:37Quand vous prenez les extra-européens, ça tombe en dessous de 5%.
07:43Mais c'est essentiel de dire ça et surtout c'est aussi important de comparer avec les pays européens.
07:49C'est-à-dire que c'est bien en deçà de la moyenne européenne, de l'Union européenne.
07:53La moyenne européenne, c'est pas la glorieuse, c'est 27,5%.
07:55Et c'est déjà mieux.
07:57Et puis quand vous regardez la Suède, la Suède c'est 60% d'exécution des OQTF.
08:02Pourquoi en France on est si mauvais ?
08:04Pourquoi en France on faillit autant là-dessus ?
08:06Il y a quand même une filière, un dispositif qui fonctionne mieux, pas bien mais mieux,
08:12ce sont les CRA, les centres de rétention administrative qui ont des taux d'éloignement à sortie de CRA de
08:2038 à 40%.
08:22Sauf que les CRA, il y en a 27 aujourd'hui en France, Métropole et Outre-mer,
08:29avec très exactement 1992 places.
08:331992.
08:36Dans l'attaque d'ici les Moulineaux, et on reviendra dans un instant sur le meurtre d'Étienne Aputot,
08:42mais dans l'attaque au couteau d'ici les Moulineaux, il y a tellement de choses,
08:45parce qu'il y a aussi une faillite judiciaire.
08:47Un individu qui est interpellé 27 fois n'a rien à faire dehors.
08:51Alors vous allez me dire, il est arrivé, il est tchadien, il est arrivé à 9 ans,
08:55ça fait 10 ans qu'il est là, donc vous imaginez, entre 9 ans et 19 ans, 27 interpellations.
09:01Bravo l'intégration, bravo l'insimilation.
09:04Et pas pour des brotilles.
09:06Il y a la question de l'intégration, de l'assimilation, et puis ensuite il y a une question du
09:11politique,
09:12c'est-à-dire que vous ne pouvez pas renvoyer cet homme.
09:14Non, vous ne pouvez pas, parce qu'on a une inaction qui est presque criminelle,
09:18ou en tout cas complice à ce niveau-là.
09:19C'est-à-dire qu'on a l'impression de se dire devant ce nombre de...
09:23Ça devient presque quotidien.
09:25On finit presque par s'habituer, et c'est le pire d'ailleurs de s'habituer à l'horreur.
09:29On se dit, mais que de temps perdu, quand on voit à quel point ça devient un parcours du combattant,
09:34ne serait-ce que d'adopter une petite loi qui permet d'accentuer la pression sur l'écras
09:40ou d'allonger la durée de rétention maximum sur l'écras.
09:42Il a fallu 10 ans pour faire cette mesure.
09:46Mais imaginez le nombre de drames qu'on aurait pu éviter si dès 2017 on avait pris des mesures.
09:51C'est ça qui est terrible.
09:52Et quand, vous savez, vous avez des ministres qui disent
09:54« Oui, on ne comprend pas pourquoi les Français n'ont plus confiance de la justice »,
09:57ils regardent ce drame-là, les Français se disent « Bon, on n'a plus confiance de la justice »,
09:59ça c'est clair.
10:00Le jeune homme a été mis en cause à plusieurs reprises pour rébellion,
10:03outrage à une personne dépositaire de l'autorité publique,
10:06violence sur un fonctionnaire de la police nationale,
10:09détention et offre ou cession d'autoriser de stupéfiants,
10:13usage illicite de stupéfiants,
10:14vol dans un local d'habitation ou lien d'entreprise...
10:17Port d'armes ?
10:18Non, mais attendez.
10:19De toute façon, il y en a 27.
10:21Si je vous fais toute la liste, c'est terminé.
10:22La prison, c'est facultatif dans ce pays ?
10:24Mais vous avez raison.
10:25Il a 19 ans.
10:27Excusez-moi Sébastien, vous ne pouvez pas parler...
10:28Mais à la 30e, il peut faire un mois de prison ou c'est trop tôt encore ?
10:31Mais bien sûr.
10:32C'est intéressant parce que les établissements pour mettre notamment des mineurs en prison,
10:37en France, ils ne sont remplis qu'à hauteur de 70%.
10:40Donc on dit toujours qu'il y a une surpopulation carcérale.
10:42Mais ça, ça n'existe pas dans les prisons pour mineurs.
10:45Donc évidemment que la justice a une responsabilité majeure dans ce qui vient de se passer.
10:50Heureusement, on a évité un drame.
10:51Mais cette femme, encore une fois, sera sans doute marquée à vie.
10:54Parce que quand on est attaqué au couteau dans un tramway, pendant des années encore,
10:58ce sera ce sujet-là.
10:59Et ensuite, politiquement, pour Emmanuel Macron, ce sujet-là est sans doute le plus mauvais.
11:03Parce qu'on parle souvent de l'économie.
11:04Mais il y a un chiffre exceptionnel quand même.
11:07C'est que sous Emmanuel Macron, il y aura 1,5 million d'OQTF.
11:101,5 million d'OQTF qui n'auront pas été exécutés.
11:14Et c'est quasiment la population de Paris intramuros.
11:18Puisqu'on parle de la sécurité dans les transports en commun.
11:20Un autre sujet qui est complètement mis de côté par les médias et tabou,
11:25c'est la surreprésentation de la population étrangère dans la délinquance,
11:30dans les transports en commun.
11:32Ici, les Molinaux, on en voit un exemple très concret.
11:35En France, en Ile-de-France, pardon, 87% des mises en cause sont par exemple,
11:41sont étrangers pour vols sans violence.
11:4487% étrangers, donc même pas les binationaux.
11:46Je vous assure, quand je vois ces chiffres,
11:4951% des vols avec violence sont commis par des étrangers.
11:52Alors, certains qui sont complètement arc-boutés, vous direz,
11:56ça veut dire qu'il y en a un moitié qui sont français.
11:58Mais sauf qu'il n'y a pas 51% d'étrangers en France.
12:00Officiellement, il y en a 9%.
12:01Donc, il y a peut-être un moment où on va peut-être falloir se réveiller.
12:04Dans ce pays, même le ministre de l'Intérieur est incapable de nous donner
12:06le nombre de clandestins.
12:08Donc, si vous voulez, déjà, si on pouvait se mettre d'accord,
12:09est-ce que c'est 500 000 ou 1 million ?
12:11Je vous rappelle que l'ancien Premier ministre
12:13est désormais candidat à la présidentielle Gabriel Attal,
12:16il y a quelques semaines,
12:17était incapable de vous dire le nombre de clandestins sur notre site.
12:20Ça ne les intéresse pas ?
12:21Je vous propose qu'on voit le sujet sur cette surreprésentation
12:26de la délinquance étrangère dans les transports en commun.
12:29En 2025, il y a eu moins de délinquance dans les transports.
12:34Mais derrière cette baisse, un autre constat s'impose.
12:37La part des étrangers progresse parmi les mises en cause
12:41pour plusieurs infractions, surtout en Ile-de-France.
12:44Dans les transports en commun de la région parisienne,
12:47pour les vols sans violence, 87% des mises en cause sont des étrangers,
12:52dont 45% sont issus du Maghreb.
12:55Pour les vols avec violence, 60% des individus impliqués sont étrangers,
13:00contre 36% en 2016.
13:03Pour les violences sexuelles, même bascule.
13:0561% d'étrangers aujourd'hui, contre 50% il y a 10 ans.
13:10A l'échelle nationale, le tableau est plus contrasté.
13:14Pour les vols sans violence, 76% des auteurs présumés sont étrangers,
13:1942% d'entre eux viennent du Maghreb.
13:22Pour les violences physiques dans les transports en commun,
13:2574% des suspects sont français.
13:28Ils représentent aussi 59% des mises en cause pour des violences sexuelles.
13:34Pour l'usage de stupéfiants, la proportion grimpe à 85%
13:39pour les personnes de nationalité française,
13:42avec une explosion du nombre de cas,
13:4422 713 mises en cause en 2025,
13:49contre seulement 6 406 en 2016.
13:52En 9 ans, le chiffre a plus que triplé.
13:56En 9 ans, le chiffre a plus que triplé.
13:58Parce que souvent, vous savez, dans les statistiques,
14:00vous regardez entre 2024 et 2025.
14:02Ah, il y a plus 3%, il y a moins 5%.
14:04Mais ce n'est pas ça qu'il faut regarder, c'est sur le temps de l'eau.
14:07Il faut juste lever la tête et regarder sur 10 ans, 15 ans, 20 ans.
14:10Vous avez dit que c'est effrayant en écoutant le sujet.
14:14Non, mais c'est un fléau.
14:15C'est un fléau.
14:16Moi, je vois dans les transports en commun,
14:19c'est des mesurettes pour essayer de s'opposer à ça.
14:21Il y a des patrouilles, en effet.
14:22Il y a des patrouilles de la RETP, des policiers.
14:25Mais ce n'est pas du tout ça.
14:26Là, c'est vouloir vider la mer avec une petite cuillère.
14:29C'est un tel fléau.
14:30Les chiffres sont tellement énormes qu'il faut complètement changer.
14:33Et tout à l'heure, on parlait de mettre en prison.
14:35Mettre en prison, c'est un moindre mal.
14:36Moi, je veux que ces gens soient expulsés.
14:38Ils n'ont même rien à faire dans une prison française.
14:41Ils doivent être dehors.
14:42Et si ce n'est pas dans leur pays, dans un autre pays.
14:44Mais c'est ce que propose, par exemple,
14:45et c'était la réunion.
14:47Vous savez, le week-end dernier, au cœur de la campagne présidentielle,
14:50c'était la question migratoire,
14:52avec le déplacement de Jordan Bardella en Grande-Bretagne.
14:54Les médias ont préféré parler d'aller sur le terrain moral.
14:58C'est une humiliation, perte de souveraineté,
15:00plutôt que d'aller sur la question de fond.
15:02Qu'est-ce qu'on fait pour expulser les migrants
15:05qui sont illégalement sur notre sol ?
15:07C'est ça, la question de fond ?
15:08Déjà, on accepte que les demandes d'asile soient traitées à l'extérieur,
15:12contrairement à ce que font Pedro Sanchez et Emmanuel Macron,
15:16qui considèrent que ça ne s'inscrit pas dans la tradition humaniste de la France.
15:20Mais il y a un continuum entre Pedro Sanchez, Emmanuel Macron,
15:23et Jean-Luc Mélenchon, pour ne citer que les trois.
15:25En revanche, ce qui est intéressant sur les questions que vous avez dit,
15:28pourquoi pas les mettre dans des pays tiers si le pays d'accueil ne veut pas reprendre son ressortissant ?
15:37Il y a cinq pays qui se sont mis d'accord.
15:40Vous avez l'Allemagne, la Suède, le Danemark, les Pays-Bas et la Grèce.
15:44Ce ne sont pas des pays qui sont tenus par l'extrême droite.
15:48Il n'y a pas de fascistes.
15:49L'Autriche, je crois.
15:50Alors, peut-être, ce n'est pas la Suède.
15:52Si, je crois qu'il y a la Suède.
15:54Nous sommes complémentaires.
15:56Écoutez, restons complémentaires, justement, Jules Torres.
15:58Mais c'est important, c'est des questions qui sont essentielles.
16:01Juste parce que ce qui m'intéresse quand même,
16:02et je trouve que le sujet que vous avez montré,
16:05là, pour le coup, nous démontre absolument que les étrangers sont évidemment surreprésentés.
16:09Mais vous aurez quand même des gens, des gens de gauche, ça, évidemment.
16:12Mais par exemple, quelqu'un comme Laurent Nunez continuera de vous dire,
16:15alors qu'il est ministre de l'Intérieur,
16:16que tous ces chiffres émanent de ces services,
16:18qu'il n'y a pas de lien entre la délinquance et l'immigration,
16:23qu'il n'y a pas de lien entre le fait qu'on importe chaque année 500 000 personnes,
16:29dont une partie peut venir de pays qui sont beaucoup plus violents,
16:32qui ont des codes beaucoup plus violents que les nôtres.
16:34Mais non, il n'y aura aucun sujet.
16:35Donc, encore une fois, je pense que ces gens vivent dans un autre pays
16:38et ils ne sont même pas capables de voir les chiffres que leurs services produisent.
16:41Vous aviez raison, Jules Torres.
16:43Tant que vous n'avez pas été confronté à cette réalité,
16:46tant que vous vivez dans des quartiers préservés,
16:48moi, je crois qu'ils sont de bonne foi.
16:50Ils pensent que ça n'existe pas.
16:51Quand vous prenez les transports en commun tous les jours,
16:53si vous êtes une femme dans les transports en commun,
16:56je peux vous dire que vous avez une vision de la réalité très éloignée de celle de M. Nunez.
17:00Aujourd'hui, il y a trop de chiffres.
17:00M. Nunez, c'est un homme qui est au plus près des questions de sécurité en France,
17:04qui a tous les deux ans.
17:05C'est un père de famille également.
17:07Donc, ne vous inquiétez pas qu'il sait.
17:08Non, c'est une question de doctrine.
17:10C'est une question d'idéologie.
17:11Et puis, Laurent Nunez, c'est le plus proche aujourd'hui,
17:14ou l'un des plus proches, d'Emmanuel Macron.
17:17Écoutez, vous n'avez pas besoin de faire Mathieu Patspé
17:20pour comprendre pourquoi aujourd'hui Laurent Nunez est plus concentré
17:23sur Xenia Fedorova que sur l'expulsion des OQTF.
17:26Mais les promesses d'Emmanuel Macron.
17:28Il y a quand même une chose, c'est, quant à politique,
17:30que ce soit Emmanuel Macron ou Laurent Nunez vous dit
17:33« je ne veux pas de cette méthode-là »,
17:34elle ne correspond pas aux valeurs de la France.
17:36Il en propose une autre.
17:38Là, il n'en propose pas.
17:39Je parlais tout à l'heure des glorieuses 1992 places de CRA
17:43dont nous disposons.
17:45Le plan CRA 30 000, c'est d'arriver à dépasser 3 000.
17:48Il y a quand même une question.
17:49Donc, c'est complètement dérisoire.
17:50Si on va dans votre sens, Céliotte,
17:51et qu'on considère qu'en effet, ils sont forcément au courant,
17:54parce qu'ils ont forcément ces chiffres-là,
17:56et qu'ils ne peuvent pas simplement fermer les yeux,
17:58donc ça pose la question de la responsabilité politique.
18:00C'est-à-dire qu'ils savent ces chiffres-là et ils ne font rien.
18:03Parce que c'est quand même ça la question.
18:05Si on a tous les mêmes chiffres,
18:07et je crois qu'on a tous les mêmes chiffres,
18:08on ne les a pas inventés, ce sont des chiffres officiels,
18:10la question c'est qu'est-ce qu'ils ont fait depuis 10 ans ?
18:12Regardez les réponses qui sont apportées sur les transports en commun.
18:15Souvenez-vous, avant l'été,
18:16il y avait eu cette proposition complètement farfelue
18:18de réserver certains wagons uniquement aux femmes
18:22pour essayer d'empêcher l'insécurité.
18:24Et voilà où on va vers une forme d'ostracisation
18:28et de couper les hommes et les femmes
18:30en se disant finalement,
18:31si on met les femmes simplement d'un côté,
18:33ça évitera peut-être les problèmes.
18:34Voilà la société dans laquelle on se dirige.
18:36Si c'est ça les propositions qui sont avancées,
18:38en effet il y a un problème.
18:40Il y a eu une proposition que j'avais trouvée très intéressante,
18:42qui avait été formulée au début de l'été,
18:44vous savez, c'est le fait qu'on puisse porter plainte
18:46contre l'État pour une action sécuritaire.
18:48Et c'était Claire Géronimi qui a donc subi cela,
18:52puisqu'elle a subi un viol il y a quelques années,
18:55par un centre-africain sous le QTF
18:57qui n'avait rien à faire sur ce territoire,
18:59et Guilhem Carayon également qui est avocat.
19:02Et ils disent finalement,
19:03pourquoi la France peut être condamnée
19:04par des tribunaux étrangers
19:07pour une action climatique,
19:08mais pourquoi des Français qui auraient dû...
19:11Eh bien, voilà, pour Étienne par exemple,
19:13je sais qu'on va en parler,
19:14Étienne, on aurait pu éviter ce drame,
19:15ce drame de celui-ci, dans le tramway,
19:19aurait pu être évité si la justice avait été effective
19:21et si on avait expulsé cet homme.
19:23Donc encore une fois,
19:24je pense que les familles des victimes
19:26ou les victimes elles-mêmes
19:27devraient porter plainte contre cet État
19:29pour une action sécuritaire,
19:30pour le faire enfin condamner.
19:31Ce serait une juste chose.
19:34Claire Géronimi qui a lancé le mouvement
19:37Les Abandonnés,
19:38et c'est soutenu par la Ligue des Libertés,
19:40Ligue qui est effectivement fondée en partie,
19:43entre autres par Guilhem Carayon.
19:45On revient dans quelques instants
19:46après une courte publicité,
19:47et on va évidemment revenir en longueur
19:50sur ce drame,
19:51la France est sous le choc
19:52et la vie brisée d'Étienne.
19:54Je précise que Amaury Bucco,
19:56du service poli-justice de Valeurs Actuelles,
19:58a pu s'entretenir avec un très proche d'Étienne,
20:02et que la famille ne veut pas être sollicitée.
20:04Et il faut respecter évidemment la famille.
20:06En fait, il n'y a qu'une boussole à avoir,
20:09c'est la famille d'Étienne.
20:12Le drame d'Étienne n'est pas un fait divers,
20:14c'est un fait de société,
20:16puisqu'il se répète,
20:17puisque ce drame aurait pu être évité.
20:19Notre devoir, c'est de poser toutes les questions
20:22après un tel drame,
20:23pour se dire,
20:24mais comment demain,
20:25une telle situation n'arrive plus en France ?
20:28Malheureusement, le risque zéro n'existe pas.
20:31Mais c'est essentiel de se poser ces questions-là,
20:35en ayant évidemment une pensée tendre et affectueuse,
20:39et beaucoup de colère bien sûr,
20:41pour la famille d'Étienne.
20:43Courte pause, et on revient dans un instant.
20:48Jules Thorey, Sébastien Ligné,
20:50Judith Vintraub et Éric Nolot.
20:51Nous allons parler à présent d'Étienne.
20:53La vie brisée d'Étienne, 30 ans,
20:55tuée le 23 août dernier à Putot.
20:58Son bourreau présumé est un clandestin
21:00qui n'avait plus rien à faire sur notre sol.
21:02Encore un meurtre qui aurait pu,
21:04qui aurait dû être évité
21:05dans l'indifférence médiatique et politique totale.
21:08Chiffre à l'appui.
21:09Et c'est un scandale absolu
21:11que les médias ne se portent pas
21:14sur ce drame et le meurtre d'Étienne.
21:16Voyez le sujet de la rédaction de Sébastien.
21:20Vous écoutez RTL, il est 8h.
21:22Très bon début de journée sur France Info, il est 8h.
21:24Sur les routes ce matin,
21:25la plupart des auditeurs
21:27n'ont toujours pas entendu parler
21:29du meurtre d'Étienne à Putot.
21:30Ce sont d'autres faits divers
21:32qui font la une de l'actualité.
21:34À la une, ce patron de restaurant
21:35victime d'une vague de haine sur Internet.
21:38De la prison ferme pour des menaces de mort.
21:40Un père de famille a été condamné
21:42à 6 mois de prison
21:43et incarcéré dès hier soir
21:45après avoir menacé de mort
21:46une enseignante.
21:47La mort d'Étienne, révélée par le Parisien mardi,
21:51n'est quasiment pas traitée
21:52par certains médias audiovisuels.
21:54Le site médiatrie
21:55n'a relevé que deux occurrences de l'affaire
21:57sur les antennes de RTL et de France Info TV.
22:00Les deux fois,
22:01à l'initiative d'un député
22:03du Rassemblement national.
22:05En comparaison,
22:06pour l'affaire des propos racistes
22:08et misogynes tenus par les policiers
22:09municipaux de Carcassonne,
22:11le site spécialisé relève 638 occurrences
22:14sur l'ensemble de ces mêmes médias.
22:16Un silence,
22:17remarqué également dans la majorité
22:19de la classe politique,
22:20à commencer par le ministre de l'Intérieur,
22:22Laurent Nunez,
22:23qui n'a pour l'heure
22:24n'a pas encore pris la parole
22:26sur l'affaire Étienne.
22:27Le 30 juin dernier,
22:28le ministre avait déjà refusé
22:30de parler d'en sauvagement
22:31après le lynchage du jeune Louis.
22:33Je préfère,
22:34c'est un mot qui est connoté politiquement,
22:36vous le savez,
22:36moi je suis ministre de l'Intérieur,
22:37je préfère un des mots d'objectivité,
22:40un choc d'objectivité
22:41à des chocs de mots.
22:42Après son agression le 23 août,
22:44Étienne a passé 9 jours à l'hôpital
22:46avant de succomber à ses blessures.
22:48Je précise que quand Laurent Nunez
22:51parle de choc de mots,
22:52c'est un mot en sauvagement
22:53qui a été employé
22:54par son prédécesseur
22:55qui s'appelle Gérald Darman.
22:59Il est paradoxal Laurent Nunez
23:00parce que quand il est arrivé,
23:03on savait que c'était un technicien
23:06et on le prenait pour un non-politique
23:08et en fait c'est un politique
23:10mauvais en technique.
23:12Je vous propose d'écouter ce matin
23:14et je pense qu'il a tout résumé,
23:15Thibaut de Membrial.
23:16C'est très intéressant
23:17parce que très peu de politiques
23:19ont eu le courage
23:19de prendre la parole sur ce drame
23:21et Thibaut de Membrial
23:22sur les questions de sécurité,
23:23les questions de justice.
23:24C'est évidemment une voix
23:26qu'il faut entendre
23:27mais sur ce meurtre d'Étienne,
23:30il y a tout dans sa déclaration
23:31et je vous invite,
23:32si vous voulez l'écouter en longueur,
23:33à revoir en replay
23:34sur cnews.fr
23:35l'interview avec Romain Desarmes.
23:38Ce qui s'est passé
23:39sur la passerelle depuis tôt,
23:41cet égorgement,
23:42c'est l'illustration
23:44de l'impuissance
23:45de la classe politique française
23:46depuis 20 ans.
23:47C'est-à-dire qu'on a un individu
23:48qui n'a rien à faire là.
23:50Il est extra-européen
23:52en situation irrégulière
23:54et qui,
23:55pour voler le téléphone portable
23:56et le sac
23:57d'un jeune homme
23:58qui rentre chez lui,
23:59le tue.
24:01Mais enfin,
24:03ça devrait être un séisme.
24:05Un fait comme ça,
24:06il y a 20 ou 25 ans,
24:07ça aurait fait la une
24:08pendant une semaine.
24:09Mais aujourd'hui,
24:10ça arrive tellement souvent
24:11qu'on n'en parle plus.
24:13Et surtout,
24:13ce qui arrive souvent,
24:14ce sont un,
24:15ces faits,
24:15et deux,
24:15le profil des gens
24:16qui font ça.
24:17Mais si on se met
24:19à intervenir
24:20et à prendre la parole
24:20dans les médias
24:21pour en parler,
24:22ça veut dire qu'il faut répondre
24:23à des questions
24:23sur comment est-ce qu'on en est
24:24arrivé là.
24:25Et ensuite,
24:26quand on fait de la politique
24:26depuis 20 ans,
24:27on en arrive à la question suivante.
24:28Mais vous,
24:29votre majorité,
24:30votre groupe politique,
24:31qu'est-ce qu'il a fait ?
24:32La réponse aujourd'hui,
24:33elle est très simple,
24:33rien.
24:34À un moment,
24:35il dit que ça devrait être
24:36un séisme médiatique.
24:37On a bien vu que
24:38les médias,
24:39notamment du service public,
24:40sont plus intéressés
24:41par cette actualité
24:43scandaleuse
24:44et qui méritent
24:45de faire toute la lumière
24:46à Carcassonne.
24:47Mais ils peuvent parler
24:48de Carcassonne,
24:49mais également
24:49de l'éthnolo.
24:50Où il n'y a pas mort d'homme.
24:52Non, pas de la mort d'Étienne,
24:53mais du meurtre d'Étienne.
24:53Parce que ce n'est pas
24:54une mort comme ça,
24:56comme accidentelle.
24:57Ça pose un double problème.
24:58D'abord,
24:58le premier problème,
24:59c'est que ce silence médiatique
25:00relève de la malhonnêteté
25:02intellectuelle.
25:03Ils ont décidé
25:04de ne pas parler
25:05de certains faits
25:05et de plus parler d'autres.
25:07Mais surtout,
25:08si la couverture médiatique
25:09était à la hauteur du drame,
25:10moi je vous gâche
25:11que les pouvoirs publics
25:12seraient obligés de réagir.
25:13S'il y avait une pression telle
25:15que vraiment tout le monde,
25:16ce qui serait la moindre des choses,
25:18se montre scandalisé
25:19par un meurtre
25:21tel que celui d'Étienne,
25:22les pouvoirs publics
25:23prendraient des mesures
25:24et vous verrez que
25:25tout ce qui paraît impossible
25:26deviendrait tout à fait possible.
25:28Donc c'est une double faute morale.
25:30Et ce qui est vrai,
25:31c'est qu'au moment du drame
25:32de la petite Liana,
25:34ce sont les médias
25:35qui ont mis en avant
25:37ce scandale
25:38et rapidement,
25:39le ministre en question,
25:42Gérald Darmanin
25:42est allé aux 20 heures de TF1
25:44pour présenter ses excuses
25:45au nom de l'institution judiciaire.
25:47Mais le meurtre d'Étienne
25:49ne souffre pas
25:51du même traitement médiatique
25:53que d'autres meurtres.
25:55Alors que le meurtre d'Étienne
25:56vient après une succession
25:58de meurtres,
25:59de failles migratoires
26:00et sécuritaires.
26:01C'est la méthode classique
26:03de la doxa médiatique
26:05depuis 20 ans.
26:06C'est-à-dire qu'il y a
26:07les faits qui ne les arrangent pas
26:08et donc ceux-là,
26:09on tente de les invisibiliser.
26:11On pourrait aussi parler
26:12du scandale du périscolaire
26:13à Paris,
26:14qu'on a mis sous le tapis
26:15pendant toute la campagne
26:16des municipales
26:17parce que ça n'arrangeait
26:18absolument pas
26:18le pouvoir socialiste
26:19en place.
26:19Et quand il y a
26:20une pression politique
26:21qui devient trop forte
26:23ou une pression populaire
26:23aussi parfois
26:24qui devient trop forte
26:25et que ces médias
26:26sont obligés
26:26de parler de ces affaires,
26:28alors on caricature les faits
26:30ou on les tord.
26:31Exemple le plus frappant,
26:32évidemment,
26:32Crépole avec Thomas.
26:33ne parlons même pas
26:34du service public
26:36et de l'édito
26:37de Patrick Cohen
26:38et de la fabrique
26:40du mensonge,
26:40etc.
26:41C'est le classique
26:42de la doxa.
26:43On l'invisibilise
26:44et quand on est obligé
26:44d'en parler,
26:45on tente de tronquer les faits.
26:47Deux réactions politiques,
26:48on va les juxtaposer,
26:50celle de Jordan Bardella
26:51et ensuite celle de Gabriel Attal.
26:54Je suis extrêmement étonné
26:56comme beaucoup de Français
26:57de voir que depuis plusieurs heures,
27:00voire depuis plusieurs jours,
27:01des polémiques font la une
27:04tous les quatre matins
27:05sur la vie politique,
27:08sur la vie politicienne
27:09du débat de notre pays
27:12mais qu'un jeune homme
27:14de 31 ans
27:15qui a été assassiné
27:16à coup de couteau
27:17par un OQTF soudanais
27:19qui n'avait rien à faire
27:20sur le territoire français,
27:22je trouve que le fait
27:23que personne n'en parle
27:24est profondément choquant.
27:25Donc l'insécurité
27:27va aussi être
27:28l'un des grands enjeux
27:28de cette campagne présidentielle
27:29et si nous arrivons
27:31à la tête du pays,
27:31nous décréterons un moratoire
27:32sur l'immigration
27:33et vous savez que nous engagerons
27:34un référendum
27:35sur la politique migratoire
27:36de la France très tôt
27:37pour permettre aux Français
27:38d'adopter par voie référendaire
27:41un bouclier juridique
27:42et politique
27:42qui a vocation
27:44à permettre à la France
27:45de reprendre le contrôle
27:46de sa politique d'immigration.
27:47D'abord c'est un drame
27:49de plus
27:49qui est bouleversant,
27:52écœurant
27:52et j'ai évidemment
27:53une pensée pour la victime
27:54et pour ses proches.
27:56Moi mes propositions
27:57en la matière
27:58vous le savez
27:58elles sont connues
28:00avec Charles Rodouel
28:00qui est député de mon groupe
28:01on a fait adopter
28:02une proposition de loi
28:03que j'ai portée
28:04avec le député Rodouel
28:05et notre groupe
28:06précisément sur la question
28:07des OQTF dangereux
28:08pour élargir
28:10le délai de rétention
28:11dans les centres
28:11de rétention administratifs.
28:14Donc il faut
28:15continuer à agir
28:15sur ce sujet-là.
28:16On le fait
28:16en faisant passer
28:17des lois
28:17mais je continue
28:18à le faire ensuite
28:19dans le projet
28:19qui est le mien.
28:21Le problème
28:21c'est le bilan
28:22c'est que Gabriel Attal
28:23il a été aux manettes
28:24de cette faillite migratoire
28:25et ça va être difficile
28:26pour Gabriel Attal
28:27qui fait de la sécurité
28:28un enjeu
28:29de cette campagne présidentielle.
28:31Ce qui est très frappant
28:31c'est qu'Eric Nolot
28:34parlait d'une double faute morale
28:35il a parfaitement raison
28:36mais c'est aussi
28:37une faute politique.
28:39La stratégie du déni
28:42l'aveuglement
28:44se réfugier dans la négation
28:45ce que font la plupart
28:47des politiques
28:48depuis des décennies
28:49ça amène quoi ?
28:51Ça amène Marine Le Pen
28:53en tête de tous les sondages
28:55sur les intentions de vote
28:56à la présidentielle.
28:57Donc ça ne marche pas
28:58même de leur point de vue
28:59à eux c'est totalement
29:02contre-productif
29:03je ne comprends pas
29:03qu'ils se chargent.
29:04Je regarde sur les réseaux sociaux
29:05c'est F2Souche
29:06qui nous l'apprend
29:08Asile
29:08la France devient
29:09le premier pays
29:09de l'Union Européenne
29:10avec plus de 69 000 demandes
29:12au premier semestre
29:13en 2026
29:15devant l'Italie
29:16et devant l'Allemagne.
29:18Demande acceptée ?
29:1969 000 ?
29:20Non, pas demande acceptée.
29:22Demande tout court.
29:23Ah non, vous n'avez pas
29:2469 000 demandes acceptées ?
29:26Ah non, chaque année
29:27vous avez 150 000
29:28demandes d'asile.
29:29Oui, mais acceptée
29:30c'est pas...
29:31Ensuite elles sont...
29:33Et ensuite les gens restent.
29:34Non, d'accord.
29:35C'est tout le problème
29:35de l'immigration
29:36aujourd'hui.
29:36Je ne vous demande
29:36d'accepter, je ne pense pas.
29:38En revanche...
29:38On ne va pas qu'elles soient
29:39acceptées ou pas
29:39ça ne change rien.
29:40Oui, parce qu'ils restent.
29:41C'est exactement
29:41c'est pour ça que je vous disais.
29:44Revenons et pensons ce soir
29:47évidemment à la famille
29:48d'Étienne
29:49et soyez certains
29:50qu'on va tout en restant
29:53extrêmement prudents
29:54c'est-à-dire
29:54un, l'enquête est en cours
29:55deux, je le répète
29:57la famille ne veut pas
29:58être harcelée
29:59par les journalistes
30:00et on peut évidemment
30:01le comprendre
30:03mais notre rôle
30:04c'est aussi de faire
30:05toute la lumière
30:06sur les grandes failles
30:07qu'il y a pu avoir
30:08concernant son bourreau
30:10qui n'avait rien à faire
30:11sur notre sol
30:12puisque une OQTF
30:14lui a été délivrée
30:14en 2022.
30:17L'affaire Carcassonne
30:18puisque vous avez vu
30:19que par exemple
30:19France Inter
30:20France Radio France
30:21Plus de 200 fois
30:22le mot a été prononcé
30:24Carcassonne
30:25sur France Info
30:26en trois jours
30:27200 fois
30:28c'est pas un scandale d'Etat
30:30non mais s'ils peuvent
30:31prononcer Carcassonne
30:32200 fois
30:33et prononcer
30:34le prénom
30:35d'Étienne
30:36400 ou 500 fois
30:38ça ne pose aucun problème
30:39si en revanche
30:40ils prononcent
30:42200 fois Carcassonne
30:43et ne parlent pas
30:44une seule fois d'Étienne
30:45là ça devient problématique
30:46Jordan Mandela
30:47a jugé vendredi ignoble
30:48les propos racistes
30:49et sexistes
30:49tenus par un policier
30:50municipal de Carcassonne
30:52qui a été exclu
30:53du Rassemblement National
30:54mercredi
30:55alors si je vous lis ça
30:56c'était parce que
30:57c'est la phrase
30:58c'est ce qui a été retenu
30:59c'est la première phrase
31:01des pêches
31:01de l'agence France Presse
31:03sur ce sujet
31:03cet après-midi
31:04c'est intéressant
31:05écoutez Jordan Mandela
31:06parce qu'il dit
31:07que les propos sont ignobles
31:08mais il dit aussi
31:09beaucoup de choses
31:10dans sa déclaration
31:11et dans la hiérarchie
31:12des informations
31:13c'est peut-être pas
31:13propos ignobles
31:14que vous retenez tout de suite
31:16nous ne sommes pas responsables
31:18de tout ce qui se passe
31:19en France
31:19donc nous ne sommes pas
31:21responsables
31:21de l'augmentation
31:22des prix des carburants
31:23nous ne sommes pas responsables
31:24de l'inflation alimentaire
31:26qui pèse sur les français
31:27et nous ne sommes pas responsables
31:28des propos absolument ignobles
31:31qui sont tenus
31:32par un policier municipal
31:34de Carcassonne
31:35qui a été embauché
31:36par la précédente municipalité
31:38et par le maire
31:39Les Républicains
31:39ça ne veut pas dire
31:40que ces propos
31:41sont de la responsabilité
31:42du maire
31:42Les Républicains
31:43mais je me permets
31:44de vous rappeler
31:45pour être extrêmement précis
31:46que cette vidéo
31:49a manifestement
31:50attiré l'attention
31:51de l'ancienne municipalité
31:53et de l'administration
31:54en novembre 2025
31:55et que cette personne-là
31:56n'a pas été suspendue
31:57par l'ancien maire
31:59Les Républicains
32:01Alors là ça va être très intéressant
32:02parce que Laurent Nouniès
32:03je crois qu'il a demandé
32:04une enquête interne
32:05Il est très proactif
32:06sur le sujet
32:06Non mais tant mieux
32:07C'est-à-dire que si
32:08l'ancienne municipalité
32:10a eu vent
32:11dès novembre
32:13de l'année dernière
32:14a eu vent
32:15de cette séquence-là
32:16mais n'a pas suspendu
32:17cet individu
32:18mais c'est un scandale
32:20et la responsabilité
32:21elle a un combat
32:21à l'ancienne mairie
32:22et l'ancienne maire
32:24ça n'a rien à voir
32:25avec le rassemblement national
32:27Et vous nous apprenez
32:28que ce n'est pas
32:29dans la dépêche AFP
32:30tout ça ?
32:30Alors ça n'est pas sûr
32:31Je vais revenir
32:33En tout cas
32:33ce n'est pas la première phrase
32:34Ce que vous venez
32:35de dire
32:36et de mettre en perspective
32:37c'est trop compliqué
32:38pour les médias
32:39mainstream
32:40Surtout l'AFP
32:41Ils ont du mal à l'AFP
32:42Donc il faut simplifier
32:43au maximum
32:44Il était du RN
32:45et M. Bardella a dit
32:46si vous commencez
32:47à raconter toute l'histoire
32:48vous commencez
32:49à contextualiser
32:50donc vous commencez
32:51à faire votre métier
32:52de journaliste
32:52et là ça peut être
32:53une pente très dangereuse
32:55Les médias
32:57et le système
32:58vont faire tout
32:59ce qui est
33:00dans leur pouvoir
33:01pour endiguer
33:02la dynamique électorale
33:04de Marine Le Pen
33:04pour cette campagne
33:05présidentielle
33:05Donc ils vont essayer
33:07de dire qu'elle est nulle
33:08en économie
33:08et que de toute manière
33:10les patrons au MEDEF
33:11réglament de l'immigration
33:12de travail
33:13alors qu'elle
33:13qui n'a rien compris
33:14et bien
33:15y est défavorable
33:16On va aller dépêcher
33:18quatre journalistes
33:18de libération
33:19pour dire qu'il y a
33:20des grandes tensions
33:20et même peut-être
33:21un divorce entre Marine Le Pen
33:22et Jordan Bardella
33:24On va aller chercher
33:25des petits porte-parole
33:26qui disent
33:27non
33:27ben voilà
33:28l'interdiction du port du voile
33:29c'est pas une bonne chose
33:30alors que c'est dans le programme
33:31du RN
33:31depuis la campagne présidentielle
33:32de 2012
33:33Vous allez avoir en effet
33:35plus de 200 occurrences
33:36sur les médias
33:37de l'audiovisuel public
33:38pour dire que
33:38finalement Marine Le Pen
33:39et Jordan Bardella
33:40sont responsables
33:41des propos indignes
33:42racistes et inqualifiables
33:43de ce policier
33:44Donc vous verrez
33:45ils vont se servir
33:46de tous les moyens
33:47qu'ils ont
33:48pour vouloir dire
33:49que le RN
33:51ne peut pas gouverner
33:52La hiérarchie des informations
33:53j'ai la dépêche sous les yeux
33:54la dépêche complète
33:55le titre
33:56c'est Carcassonne
33:57Bardella juge ignoble
33:58les propos racistes
33:59d'un policier municipal
34:00Le premier paragraphe
34:02c'est Jordan Bardella
34:03a jugé vendredi ignoble
34:05les propos racistes
34:06et sexistes
34:06tenus par un policier municipal
34:07qui a été exclu
34:08du Rassemblement National
34:09mercredi
34:09Et ne vient qu'en sixième paragraphe
34:13la citation de Jordan Bardella
34:15qui dit
34:15cette vidéo a manifestement
34:16attiré l'attention
34:17de l'ancienne municipalité
34:19et de l'administration
34:19en novembre 2025
34:20Et cette personne-là
34:22n'a pas été suspendue
34:23par l'ancien maire
34:24Les Républicains
34:25a révélé M. Bardella
34:26sans répondre à un journaliste
34:27souignant que le rapport
34:28d'enquête interne
34:29avait été remis en mai
34:30au nouveau maire REN
34:31Et comme 90% des gens
34:33s'arrêtent au premier paragraphe
34:35Voilà
34:35Bon
34:36L'AFP a fait bien pire
34:38et pour une fois
34:38il fait son boulot
34:39Est-ce que ça méritait
34:41est-ce que ces propos ignobles
34:42méritaient une semaine
34:44de polémique nationale ?
34:46Sérieusement
34:46Quand dans le même temps
34:48vous avez
34:48un prix de l'essence
34:50qui dépasse les 2,30€
34:51et un mouvement
34:52des gilets jaunes
34:53qui a deux doigts d'un plosé
34:54Pardon, il y a peut-être
34:55d'autres priorités
34:56qu'un propos raciste
34:57d'un policier
34:58qui a été suspendu immédiatement
34:59Le choix de la ligne éditoriale
35:01appartient à chaque média
35:03Quand je vois
35:03que Jules met dans sa liste
35:06des sujets
35:06qui ne méritent pas
35:07d'être traités
35:08ou qui sont orientés
35:10l'état des relations
35:12entre Marine Le Pen
35:13et Jordan Bardella
35:14ça m'accroche l'oreille
35:16C'est un sujet
35:17on le traite
35:17on le traite au Figaro
35:18et tous les médias
35:19à mon avis
35:20devraient le traiter
35:21Il y a la surreprésentation
35:23et il y a le fait
35:25qu'on dépêche 4 journalistes
35:26dans une salle de rédaction
35:28pour prendre tous les éléments
35:30qu'il y a au sein
35:30du Rassemblement national
35:32et en faire des sujets
35:33de campagne
35:34et finalement
35:34c'est mieux
35:35parce que ça nous évite
35:36de parler du fond
35:37et le fond c'est quoi ?
35:38Sébastien l'a dit
35:38c'est que le carburant
35:39est en train de monter
35:40c'est parce qu'on a
35:41une crise migratoire à Ceuta
35:43qui est sans précédent
35:44et qui aura des conséquences
35:44en France
35:45Il faut parler de tout
35:47Je suis d'accord
35:47il faut parler de tout
35:48et juste un mot
35:49pour terminer
35:50sur M. Nunez
35:51M. Nunez
35:52qui est au diapason
35:55sur la question
35:56de est-ce que
35:57Xenia Fedorova
35:58a le droit d'être
35:58dans l'heure intère ou pas
35:59c'est-à-dire qu'il n'est plus
36:00ministre de l'Intérieur
36:01il est programmeur
36:01pour l'émission
36:02de Gauthier Le Bret
36:02et d'Olivier de Caronfleck
36:03et sur les émeutes
36:06qu'il y a eu
36:07lundi et mardi
36:07à Chambéry
36:09rien
36:09sur le meurtre de Putot
36:11rien
36:12sur cette dame
36:13agressée
36:14et violentée
36:14dans le tramway
36:15rien
36:16Vous allez être frappé
36:17peut-être d'une OQTF
36:18si ça continue
36:19Donc c'est pas une obligation
36:20de quitter votre plateau
36:21Ah non
36:22vous resterez jusqu'au bout
36:23c'est bien dit
36:24Gabriel Attal
36:25Gabriel Attal
36:26qui tacle le macronisme
36:27c'est vrai que parfois
36:28quand on entend
36:29les candidats macronistes
36:30il y a un côté
36:31un peu schizophrénique
36:32vous voyez
36:33souvent vous savez
36:34il y a le syndrome de Stockholm
36:35c'est-à-dire que
36:36vous tombez amoureux
36:36de votre bourreau
36:37là c'est l'inverse
36:38c'est-à-dire que
36:39vous avez été
36:41acteur parfois
36:42aux manettes
36:44de l'échec
36:46vous n'êtes pas
36:46l'unique responsable
36:47mais de ces dix dernières années
36:49et vous arrivez sur le plateau
36:50et vous dites
36:52le plus grand échec
36:53du macronisme
36:54c'est quoi ?
36:56C'est la simplification
36:57la simplification
36:58c'est le plus grand échec
36:59il ferait un excellent
37:00chroniqueur
37:01de l'heure des pros
37:01le matin
37:02puisque un certain
37:03Pascal Praud
37:04et un certain
37:05foutuiste en chef
37:06en parlent régulièrement
37:07Gabriel Attal
37:10la simplification
37:11c'est le grand échec
37:12du macronisme
37:13et des dix dernières années
37:14objectivement
37:14il y avait l'idée
37:14en 2017
37:16on allait libérer
37:16les énergies
37:17enlever des bâtons
37:18dans les roues
37:18de ceux qui veulent faire
37:19mettre des bâtons
37:20dans les roues
37:20de ceux qui passent leur temps
37:21empêcher les autres
37:22de faire
37:22de ce point de vue là
37:23c'est vrai que c'est un échec
37:25les choses sont plus compliquées
37:26aujourd'hui
37:26qu'elles l'étaient à l'époque
37:27j'ai fait des propositions
37:28cet été
37:29une vraie réforme institutionnelle
37:30pour aller plus loin
37:32et à chaque fois
37:33que j'écoute
37:34Gabriel Attal
37:35qui ne fait pas
37:36une mauvaise campagne
37:36l'idée des mille bistrots
37:38pourquoi pas
37:39passer du sixième arrondissement
37:40au bistrot
37:41c'est pas déconnant
37:41son premier bistrot
37:42c'était dans le septième arrondissement
37:43et la pinte de bière
37:44elle était à 12 euros
37:45oui mais ensuite
37:46il a fait
37:46il y en a mille
37:47il y a un tour de tour
37:48encore une fois
37:49le premier c'est important
37:50il ne pourra pas faire les mille
37:51puisque c'est quatre par jour
37:52d'ici le premier tour
37:52ah oui
37:53ah bon
37:53ah bah oui effectivement
37:55ça fait
37:55je voulais faire le calcul
37:56ça fait un bon rythme
37:57et puis surtout
37:58ça fait une belle levée de coude
37:59c'est à dire
38:00que vous finissez
38:00avec le bras de Raphaël Nadal
38:04et l'estomac de Serge Gainsbourg
38:08laissez Serge Gainsbourg
38:09et puis vous pouvez prendre
38:10un Perrier
38:11ou un Oléviant
38:13il faut faire un peu peuple
38:14je ne crois pas qu'il va
38:15prendre les rondelles
38:16non mais c'est quand même
38:17exceptionnel
38:17qu'il devienne commentateur
38:19de son propre échec
38:20Judith Vintroube
38:22ah bah c'est
38:22la loi
38:24de tout
38:25gouvernant sortant
38:28en général
38:29ne pas revendiquer
38:31le bilan
38:31de celui
38:32qui l'a fait roi
38:33Gabriel Attal
38:34doit tout
38:35à Emmanuel Macron
38:36alors je sais bien
38:37que la gratitude
38:37n'est pas
38:38la qualité principale
38:41en politique
38:43mais ils en sont tous
38:44peu au prou là
38:45y compris
38:46Bruno Retailleau
38:47qui pourtant
38:47a quitté le gouvernement
38:49sur un désaccord
38:50mais tard
38:50et pas au moment
38:51où le désaccord
38:52était compréhensible
38:53par tous les français
38:56et qui n'était pas
38:57à la base
38:57macroniste
38:58ils ont tous
39:00le signe india
39:01dont ils veulent
39:02se débarrasser
39:02chacun son tour
39:04pendant la campagne
39:05la première campagne
39:06Emmanuel Macron
39:06avait dit
39:07l'honnêteté
39:08m'oblige à dire
39:09que mon programme
39:09n'est pas socialiste
39:10donc il voulait absolument
39:11se débarrasser
39:12du mystique
39:13socialiste
39:13c'est une figure
39:14obligée
39:15ils sont obligés
39:15c'est ce qu'il peut faire d'autre
39:17même problème
39:18pour Edouard Fil
39:18j'ouvre et je ferme une parenthèse
39:20mais on parlera de France Inter
39:21dans quelques instants
39:22je découvre que la CNRT
39:24CGT audiovisuel
39:25apporte son soutien
39:26à Adèle Haenel
39:27dans la polémique
39:28France Inter
39:29une grande surprise
39:29la direction de France Télévisions
39:31censure Adèle Haenel
39:33la CGT de France TV
39:34condamne fermement
39:35la décision de France Télévisions
39:37de censurer
39:38la parole forte
39:40de la comédienne
39:41et autrice
39:41Adèle Haenel
39:44je trouve que les syndicats
39:46de journalistes
39:46font beaucoup de communiqués
39:47en ce moment
39:48et il ferait mieux
39:48de s'occuper un peu
39:50des préoccupations
39:50des français
39:51avant de communiquer
39:51vous pouvez expliquer
39:52quand même
39:52qu'Adèle Haenel
39:54n'a pas été censurée
39:56mais c'est juste
39:56le replay
39:58de sa séquence
40:00qui a été supprimée
40:01de la plateforme
40:02c'est ma faute
40:02parce que j'ai l'esprit
40:02d'escalier
40:03on passe en un mot
40:04simplement
40:04sur Gabriel
40:05il y a quelque chose
40:06son propos
40:07il est inaudible
40:08parce que vous ne pouvez pas
40:09dans la même phrase
40:10dire
40:10je reconnais
40:12avoir participé
40:13à l'échec total
40:14du macronisme
40:15et en même temps
40:15dire
40:16je vais incarner
40:17une rupture
40:17avec ce macronisme là
40:18alors que Gabriel Attal
40:19incarne même idéologiquement
40:21encore plus
40:22qu'Edouard Philippe
40:22parce qu'Edouard Philippe
40:23c'était un homme
40:24de droite au départ
40:25Emmanuel Macron
40:26est venu le chercher
40:27Gabriel Attal
40:28c'est vraiment
40:28le bébé Macron
40:30par excellence
40:30le nini
40:31en même temps
40:32comment voulez-vous
40:33incarner la rupture
40:34quand vous avez été
40:35le plus fier représentant
40:36du macronisme
40:37pendant 8 ans
40:38et c'est pour ça
40:38peut-être
40:39peut-être
40:40c'est pour ça
40:41que la campagne
40:42pour l'instant
40:42de Gabriel Attal
40:43aussi bonne
40:45en communication
40:46soit-elle
40:46quoique
40:47pas après
40:47ces déclarations-là
40:48ne suffit pas
40:49à le faire décoller
40:51dans les sondages
40:51on avance
40:52on passe à la fête
40:53de l'humain
40:53ça va vous plaire
40:54vous la fête de l'humain
41:12ça va mal
41:12donc le discours
41:13en plus
41:14d'un macroniste
41:15je pense
41:16ce sera difficilement
41:17c'est une équation
41:18très très compliquée
41:19pour les macronistes
41:20et puis vous dites
41:22une radicalité
41:23les français
41:24peut-être aspirent aussi
41:25à avoir
41:26face à eux
41:28quelqu'un
41:28qui a une colonne
41:29vertébrale
41:30c'est-à-dire
41:31qui a des convictions
41:33qui depuis des années
41:34les défend
41:35qui a déjà un programme
41:36qui a déjà un candidat
41:37on va parler
41:38de Jean-Luc Mélenchon
41:39par exemple
41:39Jean-Luc Mélenchon
41:40c'est un parti
41:42un candidat
41:42un programme
41:43et la dynamique
41:44aujourd'hui de Jean-Luc Mélenchon
41:45est plus importante
41:46que celle de Gabriel Attal
41:47même si la colonne vertébrale
41:48a un peu varié quand même
41:49sur les questions
41:50évidemment de la lignité
41:52il a effectivement
41:54fait ce qu'on appelle
41:55un 180 degrés
41:57j'espère effectivement
41:58qu'il n'y a pas
41:59des douleurs au dos
42:00à tel point
42:01qu'il a changé
42:02en quelques années
42:03mais ça a été un changement
42:04sur 10 ans
42:05c'était en 2017
42:062015
42:08donc Gabriel Attal
42:09c'était le choc
42:10de simplification
42:10c'est 6 mois
42:14Gabriel Attal
42:15c'est bon
42:15on passe à Jean-Luc Mélenchon
42:17qui a parlé du voile
42:18et des fachos
42:19cet après-midi
42:19ce qui est sûr
42:20c'est que la fête
42:21de l'humain
42:21c'est un peu
42:21la cour des miracles
42:22vous savez que
42:22pour la quatrième année
42:24consécutive
42:24le syndicat de la magistrature
42:26a son stand
42:27quand même grandiose
42:28le syndicat de la magistrature
42:29son stand
42:30et quel est le spectacle
42:31cette année
42:31parce que il y a deux ans
42:32c'était le procès
42:33de la coopération immédiate
42:35qui est le seul
42:36ce vendredi
42:38c'était le droit
42:38des étrangers
42:40il y aura aussi
42:40les manifestations
42:41dans le week-end
42:42il y a les manifestations
42:43interdites
42:44pour la Palestine
42:45là je peux vous dire
42:46prenez des pop-corn
42:48rappelez-vous
42:48qu'au syndicat
42:49de la magistrature
42:49la dernière fois
42:50vous aviez
42:51une femme
42:52qui avait pris la parole
42:53en disant
42:53mais est-ce qu'on pourrait
42:54c'était au moment
42:54des émeutes
42:55l'année suivante
42:55est-ce qu'on pourrait
42:56parler des émeutiers
42:57qui ont tout cassé
42:58en France
42:59qu'est-ce qu'on
43:00elle s'était faite reprendre
43:01en disant
43:02on parle pas d'émeutiers
43:03on parle de révoltés
43:04tout va bien
43:05depuis la tribune
43:06tout va bien
43:06Jean-Luc Mélenchon
43:07sur le voile
43:09la campagne
43:10n'est pas dominée
43:11par les thèmes
43:12de l'extrême droite
43:13la campagne est dominée
43:14par nos thèmes
43:16et il n'y a pas besoin
43:18pour moi
43:18c'est pas un piège
43:20c'est pas un piège
43:21ils se sont fourrés
43:22dans une histoire de fou
43:23le peuple français
43:25n'est pas ce qu'on croit
43:26le peuple français
43:27n'est pas raciste
43:28dans sa mate
43:28le peuple français
43:30veut pas enlever les voiles
43:32alors allez
43:32allez fasciste
43:34parlez du voile
43:35parlez de la baillard
43:37et vos autres idiots aussi
43:38parce que la masse
43:40du peuple français
43:41elle vit dans les problèmes
43:42de santé
43:43les problèmes de salaire
43:44et tout le monde le sait
43:45que tout ça est fait
43:47pour jeter du venin
43:48pour diviser les gens
43:50entre eux
43:50par leur religion
43:51ou pas leur religion
43:53depuis quand
43:54Foula
43:55est à lui seul
43:56un étendard
43:58allez fachos
44:00continuez
44:00vous nous rendez service
44:04malheureusement
44:04c'est vrai
44:05malheureusement
44:07effectivement
44:08moi je pense
44:09que l'interdiction
44:10du voile
44:11dans l'espace public
44:13est contre-productive
44:14est une maladresse
44:15et permet
44:16à Jean-Luc Mélenchon
44:17ce genre de diatrième
44:18lui ça l'arrange
44:19il ne rêve que
44:20de se retrouver
44:21au second tour
44:22face à Marine Le Pen
44:23j'entends ce que vous dites
44:24j'entends ce que vous dites
44:25mais pourquoi
44:2669% des français
44:28l'année dernière
44:29étaient contre
44:30le voile
44:31dans l'espace public
44:3160% cette année
44:33déjà ça montre
44:34qu'il y a 9 points
44:35en l'espace d'un an
44:36mais donc
44:36il y a une majorité
44:37de français
44:38qui n'est pas
44:39une majorité de fascistes
44:40ce ne sont pas des gens
44:41qui sont islamophobes
44:41c'est des gens
44:43qui juste considèrent
44:44peut-être
44:44qu'il y a
44:46bien évidemment
44:47des femmes
44:47qui mettent le voile
44:49et portent le voile
44:50par conviction
44:51et que ces femmes
44:52il y a quelque chose
44:53de terriblement injuste
44:54pour ces femmes
44:55qui vivent
44:56parfaitement bien en France
44:57mais en revanche
44:58vous avez des femmes
44:59qui aujourd'hui
44:59sous la contrainte
45:00d'une famille
45:01d'une communauté
45:01sont obligées de le porter
45:03je vais vous dire au mieux
45:04même une femme
45:04qui met un voile
45:06volontairement
45:06se met volontairement
45:08un signe de soumission
45:10donc moi
45:10je n'ai pas de problème là-dessus
45:11je dis juste
45:12que proposer
45:13l'interdiction
45:14dans l'espace public
45:15c'est contre-productif
45:16le fait d'argumenter
45:18ce n'est pas le sujet
45:19de Jean-Luc Mélenchon
45:20Jean-Luc Mélenchon
45:21il doit installer l'idée
45:23que c'est lui
45:24contre le fascisme
45:25donc tout va bien
45:26le voile en effet
45:27selon lui
45:28il n'est analysé
45:29que sous cet angle
45:30vous voulez interdire
45:31le voile
45:31c'est fasciste
45:32ça passe
45:33mais comme une lettre
45:34à la poste
45:35dans son électorat
45:36et ça tombe bien
45:36ça passe d'autant mieux
45:38comme une lettre à la poste
45:38dans les 600 000 voies
45:40qu'il cherche
45:40et qui ont manqué
45:41c'est un mot
45:42c'est un mot
45:43qu'il n'employait
45:43jamais avant
45:44dans les autres campagnes
45:45facho-fasciste
45:46c'est un mot
45:46que Jean-Luc Mélenchon
45:47employait très peu
45:48là en l'espace
45:49de trois semaines
45:49c'est quasiment
45:50tous les deux jours
45:51qu'il parle de fasciste
45:52ou facho
45:52toutes les deux phrases
45:53on voit bien
45:53qu'il y a vraiment
45:54une tentative en effet
45:55de faire bloc contre bloc
45:56et comme d'habitude
45:57Jean-Luc Mélenchon
45:58dans cette campagne
45:58il s'en fiche
45:59de savoir que 70
46:01ou 80% des français
46:02le rejettent
46:03lui il sait
46:04qu'il a un bloc
46:05d'environ 20%
46:06des français
46:06qui pourraient voter pour lui
46:08et ce sont
46:08ces 20%
46:09qu'il recherche
46:10parce qu'il sait pertinemment
46:11qu'avec ces 20%
46:12ça suffira
46:13pour être au second tour
46:14et qu'ensuite
46:14il a gagné
46:15c'était ce qui a été écrit
46:16à la fin du livre
46:17La Meute
46:17souvenez-vous
46:18si Marine Le Pen gagne
46:19elle aura l'Élysée
46:20j'aurai la rue
46:21lui c'est le second tour
46:23qui l'intéresse
46:23le reste c'est pas un problème
46:24tout est une question
46:25de timing
46:25et là je ne parle pas
46:26de Jean-Luc Mélenchon
46:27mais je découvre
46:29sur les réseaux sociaux
46:31un titre
46:31de nos chers confrères
46:32du Parisien
46:33entre guillemets
46:34elle s'éclate
46:35la nouvelle vie
46:36toujours entre guillemets
46:37heureuse
46:37c'est le mot
46:38de l'ancienne maire de Paris
46:39Anne Hidalgo
46:40on a Jean
46:41plein scandale
46:42sur le périscolaire
46:42la semaine prochaine
46:43elle sera auditionnée
46:46auditionnée
46:46par la commission
46:48d'enquête sénatorielle
46:50sur le périscolaire
46:51et vous avez un article
46:53qui est publié aujourd'hui
46:54pour dire que
46:55sa nouvelle vie
46:55est formidable
46:56et qu'elle s'éclate
46:57sur le périscolaire
46:58cette semaine
46:58elle n'a eu qu'à dire
46:59qu'il y avait eu
47:00des trous dans le filet
47:01c'est extraordinaire
47:02quel monde
47:03quel monde particulier
47:04puisqu'on parlait
47:05de Jean-Luc Mélenchon
47:06on peut parler
47:07de ses relais
47:08ses relais
47:09ses intellectuels
47:10qui sont très proches
47:11de Jean-Luc Mélenchon
47:11encore faut-il expliquer
47:13lorsque vous avez
47:14un interlocuteur
47:15ou que vous l'intervievez
47:17s'il y a une proximité
47:18avec un parti
47:19ou qu'il a assumé
47:20cette proximité
47:22mieux vaut le dire
47:23c'est mieux
47:23c'est mieux
47:24surtout quand on est
47:25sur France Inter
47:25invité sur France Inter
47:27ce jeudi
47:27Johan Chaputot
47:28ah oui
47:29professeur d'histoire
47:31contemporaine
47:31tout va bien
47:32à la Sorbonne
47:33compare la montée
47:34du rassemblement national
47:35au nazisme
47:35il faut dire
47:36qu'il a été bien aidé
47:37par la question
47:38de la journaliste
47:39qui je crois
47:40est une journaliste
47:40de libération
47:41si je ne m'abuse
47:43c'est en partie
47:45pour ça
47:45que je me suis lancé
47:46dans cette enquête
47:47de long terme
47:47depuis trois ans
47:48sur l'arrivée
47:49des nazis au pouvoir
47:50parce que ce que l'on en dit
47:51dans l'espace public
47:51est faux
47:52ils ont été élus
47:53c'était inéluctable
47:54ils devaient gagner
47:55c'était irrésistible
47:56c'est tout le contraire
47:57en réalité
47:58et ce que l'on convoque
47:59généralement
48:00comme une espèce
48:00de paradigme
48:01de nécessité
48:02qui nous invite
48:03effectivement au fatalisme
48:04est un paradigme
48:04de contingence
48:05parce que jusqu'au dernier jour
48:06rien n'a été joué
48:07donc ce fatalisme là
48:09en tant qu'historien
48:10je le combat
48:11puisque la leçon
48:13de l'histoire
48:13s'il y en a une ultime
48:14c'est que rien n'est jamais écrit
48:16et donc le parallèle
48:17est fait par la journaliste
48:19j'aimerais qu'avant
48:20la fin de l'émission
48:20on puisse entendre
48:21la question de la journaliste
48:22qui introduit
48:24évidemment ce sujet
48:25tout va bien
48:26je vous présente juste
48:27une toute petite photo
48:28de Johan Chapoutot
48:28qui s'affichait
48:30le 23 juin dernier
48:31lors de la panthéonisation
48:33de Marc Bloch
48:34il était préféré
48:35ah voilà
48:36regardez l'île
48:37c'est le travail
48:38Eric Nolo
48:39c'est important
48:40parce que effectivement
48:41c'est pas le soutien
48:42de M. Chapoutot
48:42ou Dany Ernaud
48:43qui fait gagner des voix
48:44mais ça notabilise un peu
48:46voilà
48:46bien sûr
48:47il y a un vernis
48:48un peu comme ça officiel
48:49vous voyez
48:49on est des révolutionnaires
48:51mais il y a des gens sérieux
48:52des historiens
48:52des prix Nobel de littérature
48:54qui sont avec nous
48:54des actrices
48:56comme Adèle Hénel
48:57etc
48:57ça fait partie
48:58du dispositif
49:00et ça n'a rien
49:01de très nouveau
49:02ça a toujours été
49:02la stratégie
49:04des partis révolutionnaires
49:05pardon
49:05c'est pas ça le problème
49:06le problème
49:06c'est pas ce que ça fait
49:07à Mélenchon
49:08le problème
49:08c'est ce que ça fait
49:09aux auditeurs
49:10qui ne savent pas
49:11que ce M. Chapoutot
49:13est complètement idéologisé
49:16et complètement partisan
49:17qui le prennent
49:18pour un expert
49:19de bonne foi
49:20en plus
49:21c'est sur le service public
49:22et donc
49:22ils vont
49:23si seulement
49:24à la différence
49:25qu'avant
49:25ça passait tout seul
49:26aujourd'hui
49:27vous avez des médias
49:29alternatifs
49:29qui relaient
49:30le service public
49:31c'est l'argent des français
49:32c'est bien normal
49:32de faire notre job
49:33à ce moment là
49:34et surtout
49:35c'est pas terminé
49:36l'ARCOM a été saisi
49:37de cette séquence là
49:38moi je veux bien
49:39que l'ARCOM soit
49:40extrêmement ferme
49:41lorsqu'il est question
49:42de CNews
49:43on l'a vu
49:44on l'a subi régulièrement
49:45j'imagine
49:46qu'une telle situation
49:47fera que demain
49:48l'ARCOM se saisira
49:49et sanctionnera
49:51la France Inter
49:51oui
49:51derrière vos nouvelles
49:52l'ARCOM voulait
49:53étendre
49:55sa vérification
49:56du pluralisme
49:57au non
49:58au non politique
49:59si seulement
50:00il n'y avait
50:00que ce triste cire
50:01le problème
50:02c'est qu'il suffit
50:03d'écouter
50:04pendant 24 heures
50:05France Inter
50:06ou France Info
50:07vous avez ça
50:07en permanence
50:08vous avez un débat
50:09sur le RN
50:10vous invitez
50:11un historien
50:11de gauche généralement
50:13sans évidemment le dire
50:14qui va vous dire
50:15que c'est les nouveaux nazis
50:16vous faites un débat
50:17sur la taxe Zuckman
50:18vous faites venir un économiste
50:20qui a été formé
50:21par M. Piketty
50:22ou M. Zuckman
50:22sans le dire
50:23et qui va défendre
50:24la taxe Zuckman
50:25en disant que c'est formidable
50:26que c'est génial
50:27vous pouvez le faire
50:27sur tous les thèmes
50:28vous pouvez faire un débat
50:30sur la sécurité
50:30vous inviter
50:32je ne sais pas moi
50:33par exemple
50:33la présidente d'une association
50:35d'une association
50:35dont le nom est tout à fait neutre
50:37mais qui en fait
50:37est une association
50:38d'extrême gauche
50:38on a fait venir
50:38Benjamin Biolet
50:39pour parler de ses musiques
50:41formidables j'imagine
50:42mais je me souviens
50:43qu'avant la victoire
50:44de Javier Milei
50:45il nous expliquait
50:46à quel point
50:47évidemment l'expert
50:49géopolitologue
50:49ce qui est presque rassurant
50:52c'est que le discours
50:53de M. Chapoutot
50:53il est ringard
50:55c'est-à-dire que ça fait 40 ans
50:56qu'on essaie de nazifier
50:57ce parti
50:58qu'on a essayé de nazifier
50:59Jean-Marie Le Pen
51:00et le Front National
51:00ça ne l'a pas empêché
51:01d'être au second tour
51:03et ça n'empêche pas
51:03aujourd'hui le RN
51:04d'être donné largement
51:05favori au premier
51:06comme au second
51:07donc peut-être qu'un jour
51:08ils comprendront
51:08que nazifier un opposant
51:10ça ne sert plus à grand chose
51:11bon ignoble
51:12absolument ignoble
51:13le chanteur n'a pas goûté
51:14la plaisanterie
51:16donc de
51:17Sophia Aram
51:18je parle de
51:18Benjamin Biolet
51:20il faut voir à quelle heure
51:21il poste ses réponses
51:22parce que ça détermine
51:24aussi
51:24l'état d'esprit
51:25dans lequel
51:26il peut être
51:27après le déjeuner
51:27généralement
51:28non
51:28sinon c'est tard dans la nuit
51:30c'est-à-dire qu'il n'est pas en France
51:31il n'est pas en France
51:32ah bah évidemment
51:33il y a eu régulièrement
51:34au boulevard Saint-Germain
51:35excusez-moi
51:36je ne suis pas sûr
51:37que ça soit une question
51:38de plus au RR
51:38je ne suis pas sûr
51:39que ce n'est pas la même chose
51:42sur France Inter
51:43ce mardi
51:43Sophia Aram
51:44a choisi une chanson
51:44de Benjamin Biolet
51:45pour illustrer sa chronique
51:46consacrée à l'arrivée
51:47de Charles Sapin
51:47sur l'antenne de la station
51:49ignoble
51:50ignoble
51:50qu'est-ce qu'elle a fait ?
51:51scandale
51:52on l'écoute
51:54sauf à considérer
51:55que le pluralisme
51:55au sein du service public
51:56doit s'exprimer
51:57à travers
51:57toute la diversité
51:59des 50 nuances de gauche
52:00il faut peut-être
52:01et je dis bien peut-être
52:02se familiariser
52:04avec l'idée
52:04que la diversité
52:05des opinions
52:05s'étend
52:06de l'extrême gauche
52:07comme cela ne semble
52:08choquer personne
52:09jusqu'à l'extrême droite
52:10comme cela
52:11semble choquer
52:11l'unanimité
52:12de ceux qui se sont
52:13exprimés sur le sujet
52:14une unanimité
52:15qui pourrait
52:15et je dis bien
52:16qui pourrait
52:17nous interroger
52:18sur le pluralisme
52:19des opinions exprimées
52:20l'idée ce serait
52:21de nous interroger
52:21sur la difficulté
52:22avec laquelle
52:23nous accueillons
52:23un journaliste
52:24de valeurs actuelles
52:25et le naturel
52:26avec lequel
52:26nous accueillons
52:27des journalistes
52:27de blast
52:28et peut-être
52:28je dis bien peut-être
52:30méditer sur l'idée
52:31que le pluralisme
52:32implique d'avoir
52:33suffisamment confiance
52:34en ses opinions
52:35pour ne pas paniquer
52:36à l'idée
52:36qu'une opinion contraire
52:37puisse s'exprimer
52:38à l'antenne
52:39c'est qui Charles Sapin
52:40qu'Ésaco peut se servir
52:42comme illustration sonore
52:43d'une chanson
52:44nommée La Traversée
52:45parce qu'on n'entend pas
52:46la chanson
52:46et qui parle
52:47de migrants morts
52:48en mer Méditerranée
52:49est absolument ignoble
52:50et en dit long
52:51sur cette humoriste
52:52parce qu'en fait
52:53elle vient à un moment
52:54les syndicats
52:55vont faire grève
52:56ou passer
52:56la traversée
52:57en boucle
52:58en mettant sur le même plan
53:00ce qu'elle fait
53:01Sophia Aram
53:01c'est extraordinaire
53:03de faire ça
53:03à France Inter
53:04c'est incroyable
53:05moi j'ai été invité
53:06deux fois
53:07en cinq ans
53:07sur le service public
53:08c'est deux fois de trop
53:09une fois sur France Inter
53:10une fois France Culture
53:12sur le même thème
53:13faut-il interdire
53:14ces news
53:15je suis invité
53:15uniquement
53:16quand c'est ce thème là
53:17je peux vous dire
53:17que vous sentez
53:18de vous jouer à l'extérieur
53:19donc Sophia Aram
53:21vraiment ce qu'elle fait
53:21d'abord c'est très fin
53:22je trouve le texte
53:23est très fin
53:24et elle pointe quand même
53:26une situation
53:26où en effet
53:27c'est 50 nuances de gauche
53:28sur le service public
53:30il n'y a pas la place
53:30pour quelqu'un d'autre
53:31dernier sujet
53:32puisqu'il nous reste
53:33quelques instants
53:34et c'est sur CNews
53:36dans quelques minutes
53:37vous allez découvrir
53:37un documentaire exclusif
53:39sur les attentats
53:41du 11 septembre
53:4225 ans
53:43après le choc
53:45documentaire
53:46ce soir
53:46à 21h
53:47je vous propose
53:48qu'on revoie
53:48parce que c'était
53:49une journée d'hommage
53:50et une cérémonie d'hommage
53:52un peu partout
53:52aux Etats-Unis
53:53et notamment à New York
53:54bien sûr
53:54avec cet attentat
53:55qui à New York
53:56et aux Etats-Unis
53:58avait fait
53:59quasiment 3 000 morts
54:016 000 blessés
54:02et on a appris
54:03cette semaine
54:03qu'avec
54:04vous savez
54:05les poussières
54:07la fumée
54:08et ça a fait
54:09près de 10 000 morts
54:10dans les années
54:11qui ont suivi
54:12vous voyez le sujet
54:13il est signé
54:13François Tiskevitch
54:19un gong
54:20puis le silence
54:20à 8h46
54:22heure à laquelle
54:24le premier avion
54:25percute la tour nord
54:26du World Trade Center
54:26les proches des victimes
54:28se recueillent
54:31tout au long
54:32de la matinée
54:33les noms
54:34des près des 3 000 personnes
54:35tuées dans les attentats
54:36sont lus un à un
54:44une cérémonie
54:45où les silences
54:46marquent les principaux
54:47moments de cette journée
54:48devenue historique
54:49les impacts des avions
54:50puis l'effondrement
54:52des deux tours
54:54à New York
54:55les 4 anciens présidents
54:57américains
54:58encore en vie
54:58sont présents
54:59les démocrates
55:00Joe Biden
55:00Barack Obama
55:01et Bill Clinton
55:02mais aussi
55:03le républicain
55:04George W. Bush
55:05qui présidait
55:06les Etats-Unis
55:06le jour des attentats
55:08Donald Trump
55:09lui est au Pentagone
55:10où il participe
55:11à une cérémonie
55:12distincte
55:13pour rendre hommage
55:14aux victimes
55:14de l'attaque
55:15menée le même jour
55:16contre le siège
55:17du ministère
55:17de la Défense
55:18américain
55:21Aujourd'hui
55:22nous renouvelons
55:23le serment sacré
55:24que nous avons prononcé
55:26pour la première fois
55:27en leur nom
55:27il y a un quart de siècle
55:29nous n'oublierons jamais
55:31au grand jamais
55:3325 ans après
55:35le 11 septembre
55:36reste une blessure
55:37profondément ancrée
55:38dans la mémoire américaine
55:39à grande zéro
55:40le rituel n'a pas changé
55:42des noms
55:43des silences
55:43et la mémoire
55:44de ceux qui ont perdu
55:45la vie ce jour-là
55:4811 septembre 2001
55:49Eric Nolot
55:50vous étiez où ?
55:51j'étais éditeur
55:52j'étais dans mon bureau
55:54donc de la maison d'édition
55:55et le mari de mon associé
55:56a téléphoné
55:57pour nous annoncer
55:58ses nouvelles
55:58on n'y a pas cru
55:59en fait
56:00je n'y ai pas cru au téléphone
56:01Judith vous étiez
56:02moi je rentrais
56:03à la rédaction du Figaro
56:04qui était rue du Louvre
56:05à l'époque
56:05on avait des téléviseurs
56:08suspendus
56:09au plafond
56:10et je me rappelle
56:11que tout le monde
56:12regardait les téléviseurs
56:13je ne savais absolument
56:14pas ce qui s'était passé
56:15avec des
56:15scotchés sur les téléviseurs
56:17je ne vais pas vous demander
56:18à tous les deux
56:18on dirigeait la rédaction
56:20de Picsou Magazine
56:22le tandem
56:23le biberon
56:24vous aviez quel âge ?
56:252 ans et 1 an
56:261 an
56:27c'est fou
56:28pas possible
56:28mais vous avez quel âge ?
56:30le calcul
56:31merci à Mani
56:33à la réalisation
56:34à Mathéo
56:35à la vision
56:35à Raphaël
56:36à l'Issac
56:36au son
56:36Martin
56:37Mazur
56:37Louise
56:39Béchiza
56:39et pardonnez-moi
56:41si je le prononce mal
56:42Salomé
56:43Gondert
56:44et Béchiza
56:45voilà
56:46et Loïs
56:47Tertret
56:47toutes les émissions
56:48sont à retrouver
56:49sur cnews.fr
56:51merci à tous
56:52et rendez-vous
56:53demain matin
56:53bien sûr
56:54dans un instant
56:55le documentaire
56:5611 septembre
56:5625 ans après le choc