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  • il y a 6 heures
Ce jeudi 6 août, Alain Pitous, senior advisor chez ESG, et Arnaud Morel, directeur de la gestion sous mandat chez Promepar AM, ont débriefé la séance du jour, dans l'émission BFM Bourse présentée par Antoine Larigaudrie. BFM Bourse est à voir ou écouter du lundi au vendredi sur BFM Business.

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00:04BFM Business, vos placements, nos conseils, BFM Bourse, Antoine Larigauderie.
00:10Et bienvenue pour cette nouvelle édition de BFM Bourse, format été.
00:14Il faut y être en ce moment sur les marchés, encore un double play sans doute pour le CAC 40
00:19aujourd'hui.
00:20Record absolu en séance, il a été signé un petit peu plus tôt aujourd'hui à 8742 points désormais
00:27pour l'indice vedette de la Bourse de Paris. On s'achemine sans doute vers un nouveau record de clôture
00:31aussi.
00:338714, on est en progression de 0,52%. La Bourse de Paris en grande forme.
00:37Depuis le début de la semaine, on n'arrête pas de battre des records sur le CAC 40 grâce aux
00:40bons résultats.
00:41Grâce aussi, et c'est un sujet, à la rotation géographico-sectorielle à laquelle on assiste sur les marchés en
00:49ce moment.
00:50C'est vrai qu'on s'est pas mal allégé sur la tech américaine, cela dit jusqu'à quand ?
00:54Est-ce que justement le train n'a pas loupé du second semestre ?
00:57C'est un grand retour de la tech aux Etats-Unis.
00:59Malgré tout, comme pour tout, aussi bien du point de vue de la géopolitique, que d'échanges, que des devises,
01:04la tech américaine reste quand même sur le fil d'un certain nombre d'inquiétudes.
01:08Les devises, les taux, les changes, évidemment ce sera également le factor X de ce second semestre.
01:13A noter que ça s'est un petit peu tendu sur les rendements.
01:16Là, en ce moment, on est à 3,92 sur le 10 ans français, à 3,14 sur le 10
01:22ans allemand, 4,65.
01:24Bon, ça reste relativement modéré, on va dire, entre guillemets, autour de la dette américaine.
01:31Oui, voilà, parce que les derniers indicateurs, et on en aura sans doute confirmation demain avec le rapport américain sur
01:35l'emploi,
01:36marquent une grande robustesse de l'économie, de l'emploi.
01:40Et puis, voilà, on a des anticipations maintenant de taux d'intérêt du côté de la Fed,
01:45qui font dire à certains analystes que Kevin Warch prépare sans doute une hausse de taux plutôt prévue.
01:51La plupart de ces gouverneurs qui s'expriment en ce moment, en tout cas, parlent de cette hypothèse.
01:55Et c'est vrai qu'avec une économie en si grande forme, on ne voit pas comment on ne pourrait
02:00pas contenir un petit peu tout ça
02:01par un nouveau tour de vis du côté des taux américains.
02:05En attendant, il y en a un qui en profite et il n'était pas forcément attendu, c'est l
02:09'or.
02:09L'once d'or fin au-delà des 4 300 dollars, 4 314 dollars.
02:15Et c'est effectivement une petite surprise, comme tous les grands actifs risqués là en ce moment,
02:21l'or continue à s'agrimper.
02:23Un petit coup d'œil sur ce qui se passe du côté de Wall Street et on a une tendance
02:26mitigée.
02:27Plus 0,11% pour le Nasdaq, moins 0,61% pour le Dow Jones, moins 0,14% pour
02:32le S&P 500.
02:33Quelques prises de profit parce que le Nasdaq était en retard.
02:36Et Dow Jones et S&P ont signé des records historiques lors des précédentes séances, là, ces derniers jours.
02:42Donc du coup, on reprend un petit peu de souffle.
02:44Mais voilà, pour l'instant, le climat est toujours très dynamique sur les marchés financiers.
02:48On en parle, bien entendu, dans ce BFM Bourse avec nos deux invités du jour.
02:53Alain Pitous, Senior Advisor ESG.
02:55Bonjour Alain et Arnaud Morel de Promépart AM.
02:59Bonjour Alain.
03:00Messieurs, donc voilà, un été quand même très très profitable pour le CAC 40 alors qu'on s'attendait quand
03:05même à beaucoup plus de volatilité
03:07et peut-être de faux pas du côté de la macroéconomie, du côté d'un certain nombre de facteurs et
03:15notamment la géopolitique.
03:16Ça, on en reparlera dans quelques instants.
03:18Pour l'instant, le CAC 40 qui a l'air de profiter de tout ça, qui signe des records absolus,
03:23le DAX à Francfort aussi.
03:25L'été est plutôt bon sur la bourse. On s'attendait quand même à bien pire, Alain.
03:30Oui, alors en fait, je pense que l'histoire remonte un peu.
03:33C'est-à-dire que moi, je regarde les indicateurs de AI for Alpha.
03:37C'est une entité qui analyse les données pour essayer de prévoir un peu ce qui peut se passer
03:42et puis regarder en détail les positionnements des uns et des autres.
03:46Et en fait, ce qu'on voit, et ça conforte un peu des avis qu'on a depuis un moment,
03:51c'est que beaucoup d'investisseurs ne vendent pas.
03:54C'est-à-dire qu'en fait, au pire, ils font un peu le dos rond et puis ils attendent
03:59que ça se passe.
04:00Et on retrouve ça depuis maintenant plusieurs mois.
04:03C'est-à-dire qu'en fait, on accumule des mauvaises nouvelles.
04:05On a la guerre, on a l'inflation, on a des taux qui montent.
04:09Et les investisseurs, en particulier sur les actions, ne sortent pas de leur position.
04:14Donc ça fait déjà un énorme soutien. Il n'y a pas ça.
04:16Et puis, semestre après trimestre, trimestre après trimestre, les entreprises augmentent leur chiffre d'affaires,
04:24améliorent leur rentabilité, s'organisent pour contourner les problèmes qu'il peut y avoir sur leurs chaînes de production.
04:33Alors parfois, ça fait un peu mal quand c'est un peu violent, comme ce qui s'est passé sur
04:36le pétrole
04:37ou certains segments de ce type-là qui ont pu être contaminés parce que les chaînes de production ont été
04:43perturbées.
04:44Donc ça peut mettre parfois un peu de temps.
04:47Mais en réalité, quand on regarde, et alors là, les résultats de ce semestre sont extraordinaires dans ce sens-là.
04:52C'est-à-dire qu'aux États-Unis, pratiquement, je n'ai pas les pourcentages exacts,
04:57mais je crois qu'on doit être à 70-70% qui battent les prévisions.
05:01Et puis, ce n'est pas qu'un peu.
05:03Et souvent, avec des guidances qui ne sont pas mauvaises, avec des perspectives qui ne sont pas mauvaises,
05:07quand ce n'est pas très bon, c'est sanctionné nettement.
05:10Et puis, vous regardez, quelques semaines après, le marché reprend.
05:13Donc, on a ce soutien comme ça qui dure depuis un moment.
05:19Alors, je vois bien, il y a pas mal de pessimistes qui, sur la géopolitique, sont inquiets.
05:24Il y a de quoi.
05:25On n'est certainement pas sortis de l'auberge en Iran.
05:28On n'est certainement pas sortis de l'auberge entre les Russes et les Ukrainiens.
05:31C'est ce que j'allais vous dire.
05:31Mais en fait, est-ce que ce n'est pas finalement une forme de point commun qu'il y a
05:35entre chaque record historique du CAC 40 ?
05:38C'est qu'à chaque fois, ça se fait sur le fil d'incertitudes qui sont quand même massives.
05:41Les derniers, on était quand même dans une situation économique qui n'était vraiment pas révisante.
05:47Oui, parce qu'en fait, si vous voulez, tous les professionnels, je pense que c'est Olivier, c'est ça
05:52?
05:52Arnaud.
05:53Arnaud, pardon.
05:53Arnaud, ne me dira pas le contraire.
05:56C'est qu'on est quand même sous pression des benchmarks.
06:00Et la moindre contre-performance sur les taux pour rattraper ça, c'est une véritable galère.
06:05Quand vous avez quelques centimes de retard sur votre benchmark, ça veut dire qu'il faut prendre des risques pour
06:10rattraper ça.
06:10Et quand vous reprenez des risques, le moindre problème vous remet encore plus loin.
06:14Même chose sur les actions.
06:15Donc, les investisseurs professionnels hésitent à s'éloigner trop fortement de leur benchmark pour ne pas se retrouver à devoir
06:23investir n'importe comment après.
06:24Et quelquefois, c'est ce qu'on constate.
06:26C'est-à-dire que, regardez ce qui s'est passé.
06:28Alors, c'est une caricature avec, je ne sais pas comment on prononce son nom, Archenbauer, Brunner, je ne sais
06:33plus comment il s'appelle.
06:37Quelqu'un qui avait pris des positions très très tranchées.
06:39Il s'est fait nettoyer en quelques jours.
06:42Et pratiquement tous ses titres ont remonté depuis de 25 à 30%.
06:47Il a fait l'inverse de Michael Burry.
06:49Voilà, qui lui aussi s'est pris un peu une claque ces jours-ci.
06:52Donc, les mouvements, les paris risqués ne sont pas très récompensés.
06:56La pertinence et la prudence et la consistance de vos process vous permettent de passer au travers de ça.
07:05Donc, pourquoi aller s'amuser à prendre des risques extrêmes ?
07:09Effectivement, on va regarder la clôture à Paris parce que c'est bon, on a le fixing maintenant.
07:13Plus 0,35% pour le CAC 40.
07:15Oh, quel dommage !
07:16Donc, clôture tout juste sous les 8700 points.
07:218 699, on ne va pas abouder notre plaisir.
07:23C'est un nouveau record historique de clôture.
07:278742, donc au plus haut.
07:28Ce sera le prochain record à battre.
07:29L'Euronext Tech Leaders, à peu près dans le ton.
07:31Plus 0,28%.
07:33Et l'Eurostock 50, plus 0,39%.
07:35Le DAX à Francfort, qui est un petit peu peiné.
07:37Il y a deux titres qui pèsent.
07:39Notamment Siemens.
07:43Alors là, c'est vraiment un paradoxe.
07:45Parce que le groupe a plutôt signé de bonnes performances sur le trimestre.
07:48Il a même relevé l'ensemble de ses prévisions.
07:50Mais voilà, le titre est jugé un peu trop bien valorisé maintenant.
07:53Donc, la nouvelle a plutôt été vendue.
07:55Le titre Siemens a pesé sur le DAX et a terminé en forte baisse.
07:59L'Ibex à Madrid, plus 0,8%.
08:01On va regarder ce qui a bien marché à Paris.
08:03Tiens, mais c'est Hermès.
08:04On va voir ça avec cette fameuse thématique de la rotation géographico-sectorielle qui nous profite.
08:10Mais le luxe a bénéficié de bons petits mouvements d'achat.
08:13Là, aujourd'hui, alors Hermès, plus 5,17%.
08:151,626 euros.
08:16Kering, plus 1,92%.
08:182,89,75 euros.
08:20Sinon, on a quoi ?
08:20On a Orange, plus 2,6% à 16,32 euros.
08:22Et Publicis, plus 2,18,99 euros.
08:26Un petit coup d'œil sur le SBF 120.
08:28L'indice large, c'est Viridian qui grimpe le plus fort.
08:31Plus 7%, 93,40 euros.
08:34On a, parmi les baisses du jour, Compagnie de Saint-Gobain, moins 0,96%, 84,72 euros.
08:42Et puis, c'est l'industrie qui était plutôt vendue.
08:44Alors, peut-être qu'il y a un petit sillage de Siemens.
08:47Mais ArcelorMittal a perdu 0,9% à 63,86 euros.
08:50Airbus, moins 1,16 à 212,45.
08:53Safran, moins 0,92 à 355,20 euros.
08:56La plus forte baisse, elle est pour Fusion Group.
09:00Visiblement, le groupe chercherait à se vendre, est en train d'examiner un certain nombre d'options.
09:05Et pourquoi pas celui d'une acquisition par un éventuel repreneur.
09:10Le titre perd 5% sur ses annonces à 126,30 euros.
09:13Une réaction un petit peu contre-intuitive.
09:15Généralement, ça provoque un peu de spéculation.
09:17Là, il n'y en a pas.
09:18Et c'est plutôt la baisse qui domine.
09:20Et puis, à noter les équipementiers auto, qui signent la plus forte baisse sectorielle du jour sur le SBF 120.
09:24Moins 3,5% pour Valeo à 14,53.
09:27On a Forvia, moins 2,97 à 9,09 euros.
09:30Je vais essayer de vous donner les volumes d'échange à Paris du côté du CAC 40.
09:35On a des séances plutôt actives, malgré ce climat estival en ce moment, avec des mouvements sur les grosses pondérations.
09:40On est quand même à 3,7 milliards, ce qui est relativement actif, encore une fois, pour la période.
09:47Arnaud Morel, première part, on parlait justement de cet autre phénomène qui nous réussit à Paris.
09:53C'est la rotation géographico-sectorielle.
09:58C'est-à-dire qu'on a bien bien travaillé tout ce qui était valeurs américaines, et notamment la tech.
10:02On a pris beaucoup de bénéfices ces dernières semaines, et on s'est recentrés sur notre tissu entrepreneurial, sur le
10:09CAC 40.
10:10Les valeurs, on parle souvent des valeurs ennuyeuses, valeurs d'infrastructure, du BTP, du contracting, des belles valeurs de rendement.
10:16On est revenu un peu sur le luxe à la faveur de meilleures nouvelles sur le second semestre.
10:20Bon, tout ça nous profite pour le moment.
10:23Maintenant, attention à un retournement de balancier qui pourrait être très très fort si jamais la tech repart d'un
10:29coup.
10:30Et c'est peut-être ce qui se prépare du côté de Wall Street, non ? Vous ne pensez pas
10:34?
10:35Alors Antoine, déjà, oui c'est vrai.
10:37Oui, bonsoir.
10:38C'est la partie publication.
10:39On a un leadership clairement identifié, notamment en France, c'est les financiers et les industriels.
10:43On a un relais, une densité qui reprend un peu plus, notamment avec les valeurs du luxe, les valeurs de
10:48Food & Belverage, qui reprennent également.
10:51Et là, on a des valorisations qui sont abordables.
10:53Et on revient sur des croissances organiques positives, notamment sur une société comme LVMH, un maintien à l'estabilisation des
10:59niveaux de marge.
11:00Et vous avez ensuite, dans la partie Food & Belverage, on peut regarder dans le SBF 120, un Rémi Cointreau
11:05qui fait pratiquement 30%.
11:06On commence à avoir des bonnes nouvelles après un déstockage massif, des baisses de prix.
11:10Donc ça, c'est des points positifs, avec des valeurs qui sont deux fois moins élevées qu'il y a
11:1324 mois.
11:14Donc ça, c'est le point important.
11:15Deuxième point, sur la partie américaine, ce qu'on voit sur la publication avec Amazon et Microsoft,
11:21c'est qu'aujourd'hui, le marché semble accepter les dépenses d'investissement qui sont réalisées dans l'intelligence artificielle.
11:26Pourquoi ? Parce qu'on voit qu'aujourd'hui, on a un dynamisme très important, notamment de l'activité cloud,
11:31et qui stimule des bénéfices de croissance en croissance sur la partie américaine.
11:38Donc ça, c'est les points importants.
11:39Donc on peut avoir une rotation avec une reprise des hyperscalers, c'est un point important,
11:43et qui reviennent en tendance positive.
11:46Voilà, et ce qu'on voit, c'est qu'on a une faiblesse aujourd'hui dans la mémoire, au même
11:49titre que Siemens.
11:50Vous avez des publications qui sont très bonnes, avec des relèvements de guidance,
11:54mais qui sont un peu mal digérées par le marché.
11:57On le voit avec des boîtes comme SkyENX, vous avez Sandzik, Papier Tarkillère,
12:02vous êtes dans les puces AMD, où là, c'est une déception, on va dire, sur la partie performance.
12:06Le parcours a quand même été brillant sur le premier semestre,
12:09les niveaux de valeurs sont exponentiels.
12:11Donc ça semble logique aujourd'hui de revenir quand même sur les hyperscalers
12:14qui ont des valorisations qui se traitent en dessous de la valeur du Nasdaq,
12:17et bien en dessous de leur moyenne historique.
12:19C'est ce que j'allais dire Alain, finalement.
12:21Il y en a certains sur la high-tech américaine, c'est presque de la gestion value,
12:26c'est-à-dire que quand on voit AMD qui a pas mal reculé,
12:29quand on voit aussi, et ça, il faudra peut-être qu'on en reparle à un moment,
12:33mais Google, qui annonce quand même du remue-ménage très significatif
12:38dans son unité d'intelligence artificielle,
12:40qui met sur le marché du papier à plus savoir qu'en faire.
12:43Là, ils viennent de lancer une obligation,
12:45ils cherchent quand même à lever 25 milliards de dollars.
12:48Parallèlement, vu les capex qui sont engagés,
12:50on se dit, mais qu'est-ce qu'ils ont besoin de s'endetter comme ça ?
12:52Alors on fait la moyenne, on se dit, oui, mais c'est peut-être intéressant
12:55sur le long terme, deux, ceci, cela.
12:57Mais quand on voit les réactions que ça provoque,
12:59et c'est vrai qu'il y a vraiment de la pression sur Google en ce moment aussi,
13:03voilà, on se dit, pourquoi pas un redémarrage d'un coup
13:06qui pourrait nous être défavorable,
13:07mais il va falloir être plus sélectif que ça, sans doute.
13:10Oui, c'est ça, c'est-à-dire qu'en fait,
13:13alors je suis tout à fait d'accord avec ce que vous avez dit,
13:15en fait, en plus, Google n'est pas le seul à faire des appels au marché,
13:19c'est à coup de 30 milliards de dollars.
13:21Bien sûr.
13:21Une large partie de ces CAPEX, maintenant, est financée par des tiers, en fait.
13:26Donc ça génère aussi des questions, on se dit, est-ce qu'ils vont arriver à financer tout ça
13:31et à rentabiliser tout ça dans les années qui viennent ?
13:34Pour le moment, eux gèrent parfaitement bien leur bilan,
13:36à voir si les acheteurs de ces obligations-là seront récompensés dans quelques années, on verra.
13:41Et alors après, quand vous évoquez la rotation sectorielle et géographique,
13:47en fait, ce qu'il y a aussi, c'est une rotation sectorielle au sein des techs
13:52et au sein de la chaîne de valeur de la technologie.
13:55C'est-à-dire qu'en fait, avant, c'était assez monolithe,
13:57c'est-à-dire que vous aviez les quelques grandes valeurs de la...
14:01les Magnificent 7, les GAFA, etc., qui tiraient la cote,
14:05et le reste suivait plus ou moins.
14:08Et là, maintenant, c'était très significatif,
14:11parce qu'en fait, ça représentait une capitalisation énorme.
14:13On a pu acheter de la tech, en gros.
14:15Voilà. Alors maintenant, il faut...
14:17Quand vous avez aujourd'hui...
14:18Vous avez les Magnificent 7 qui remontent bien depuis quelques jours
14:20avec le secteur des semi-conducteurs qui s'est fait quand même massacrer
14:24par rapport à ces plus hauts.
14:25Enfin, encore une fois, si on regarde sur longue durée, c'est pas vrai,
14:28mais sur courte durée, c'est très vrai.
14:30Vous avez des segments, vous avez le quantique qui vit sa vie,
14:33vous avez la cybersécurité qui vit sa vie,
14:35la robotique qui vit sa vie, etc.
14:37Et donc, en fait, vous avez, au sein de toute cette galaxie Nasdaq,
14:43énormément de segments et de secteurs qui peuvent être arbitrés au fil du temps.
14:47Alors, aujourd'hui, on revient vers les dépensiers,
14:49on revient vers les Magnificent 7,
14:51en se délestant d'un autre bout de la chaîne de valeur.
14:56Mais je crois que cet autre bout de la chaîne de valeur,
15:00c'est parfaitement gérer sa croissance.
15:01C'est-à-dire qu'en fait, on regarde les fournisseurs d'infrastructures,
15:05même les semis, ils savent gérer cette cyclicité.
15:10Ils annoncent quand même des marges qui sont quand même complètement dingues.
15:13On est à 85% de marge sur certaines valeurs.
15:16Donc, bon, effectivement, ça peut bouger.
15:20Les cours peuvent bouger de manière très puissante.
15:22Mais on est quand même sur la thématique de l'IA
15:25et ça va durer encore un certain temps.
15:28Je ne pense pas que tout le monde va en profiter de la même manière.
15:31Mais les gagnants vont vraiment gagner beaucoup d'argent.
15:33Et c'est aussi pour ça que les investisseurs sont aussi nerveux.
15:35Ils ne veulent absolument pas rater le départ d'un nouveau Nvidia,
15:39d'un nouvel Amazon pour les dix prochaines années.
15:44C'est pour ça que SpaceX a été entouré comme ça.
15:47Les gens ne veulent pas se retrouver en dehors d'une histoire
15:50qui les dépasserait, qui...
15:53FOMO.
15:54Oui, oui, c'est...
15:54Fear of missing out.
15:55Mais c'est très clair.
15:56Alors, en plus, vous ajoutez là-dessus
15:59ce que j'appelle la gamification de la gestion.
16:02C'est-à-dire qu'en fait, vous avez un cœur d'actif
16:04qui est très...
16:05Vous faites très attention.
16:07Vous êtes sur votre S&P, etc.
16:09Et puis, vous mettez des tickets avec des options,
16:12des trucs complètement délirants.
16:14Enfin, ce qui s'est passé en Corée, c'est totalement fou.
16:16Les effets de levier.
16:18Oui, il y en a quelques-uns qui se sont fait nettoyer.
16:19Mais dans le tas, il y a aussi des gens
16:22qui, avec cinq, six paris un peu différents,
16:25ont gagné beaucoup.
16:26Ils peuvent rejouer comme ça.
16:27Et on est ce que...
16:29Enfin, on voit les jeunes qui jouent comme ça, beaucoup.
16:32En fait, on pourrait penser qu'ils prennent des risques énormes.
16:34Mais en fait, c'est sur une toute petite partie
16:35avec plein de petits paris
16:37qui sont ponctuellement, individuellement très risqués,
16:39mais qui, au final, offrent des perspectives
16:43qui sont nettement meilleures que l'euro-million.
16:45Donc, pourquoi pas jouer ?
16:47Arnaud Morel, nous, on ne va pas trop parler
16:50d'effet de levier et de produits bizarres.
16:53Ah oui, mais ils sont sur les marchés.
16:54Donc, il faut en tenir compte.
16:54Oui, alors ça, oui, c'est des indicateurs
16:56qu'il faut forcément regarder.
16:58Mais s'il y avait, justement,
16:59entre cette rotation géographico-sectorielle
17:04et les espoirs de reprise, peut-être,
17:05pour le second semestre,
17:07est-ce qu'il y a un ou deux secteurs
17:08qui commencent à particulièrement vous intéresser,
17:11à regarder pour d'éventuelles petites lignes
17:15sur la deuxième partie de l'année ?
17:17Justement, quand on parlait de densité, d'amélioration
17:19qui peuvent permettre aujourd'hui au marché
17:22de repartir un peu plus haut,
17:22on a l'activité software.
17:24Aussi, on a eu des résultats,
17:25notamment de SAP et de Dassault Systèmes,
17:28qui ont été quand même résilients,
17:29avec des perspectives très bonnes
17:31et des valorisations qui sont également
17:33deux fois moins élevées qu'auparavant.
17:34Donc, on est toujours dans les high losers,
17:37exactement, mais après,
17:37ce sera difficilement identifiable.
17:39Je rappelle que les fameuses pépites
17:40qui avaient gagné Amazon,
17:43enfin Google, tout ça,
17:44c'était dix ans après l'avènement d'Internet.
17:46Donc, ce sera toujours difficile d'identifier.
17:47Il faut en mettre un peu partout, évidemment.
17:49Et on a le secteur aussi, intéressant,
17:51totalement décorrélant et contrariant.
17:53Mais l'or, aujourd'hui,
17:54puisque vous avez quand même un actif...
17:55C'est la surprise de ces derniers jours.
17:57C'est étonnant.
17:58Qui a baissé quand même, voilà,
17:58qui était à 5600 dollars au mois de février,
18:01qui a baissé de 30%.
18:02Il a moins 23 avec un beau rebond.
18:04On repasse des facteurs techniques importants.
18:07On a les valeurs urifères
18:08qui sont également protégées
18:09par des capex très importants.
18:11Pourquoi ?
18:11Parce que vous avez une demande très dynamique,
18:13notamment des banques centrales,
18:15du particulier, notamment en Inde.
18:17Et ça, c'est un point important.
18:18Et quand on entend en plus
18:19tout ce qui se passe,
18:20notamment sur la politique monétaire japonaise,
18:23aujourd'hui, aller regarder un peu
18:24l'actif d'or,
18:25c'est quand même intéressant.
18:26Et d'aller sur des valeurs urifères,
18:28nous, on aime beaucoup.
18:28On a remis un petit peu
18:29Danico Eagles,
18:30qui est la deuxième productrice d'or mondial.
18:34Ça semble intéressant
18:35avec une valeur qui a fait moins 40%,
18:37avec de la visibilité au même titre
18:38que l'armement ou l'intelligence artificielle.
18:40Certes, sur des sommes
18:41beaucoup moins importantes,
18:42mais en tout cas,
18:42il y a de la visibilité, nous semble-t-il.
18:44Je crois qu'en plus,
18:45Alain, vous avez dans votre cœur
18:48une petite société minière aussi.
18:52Non, pas spécialement.
18:53Non, non, non, non, non.
18:55J'ai mal lu en préparant,
18:56ouais, c'est possible.
18:57Non, non, c'était pas moi,
18:58sur tout ça, c'était vous.
19:00Non, non, je trouve que ce qui se passe
19:02sur l'or est intéressant.
19:03En fait, la thématique des banques centrales
19:05qui achètent,
19:06en fait, quand vous regardez,
19:08en plus, nos amis chinois planquent leurs achats,
19:10donc on le voit de manière très décalée,
19:12mais ça continue d'acheter.
19:15Il y a eu quelques ventes,
19:16il y a quelques mois,
19:18entre la Turquie, la Russie,
19:19qui avait vendu un peu d'or,
19:20mais là, c'est reparti.
19:22Et alors, il y avait le fameux
19:24carry trade japonais
19:25avec un Yen extrêmement bas
19:27qui permettait de financer
19:29tout un tas d'autres achats
19:30à travers la planète.
19:31Ouais, alors ça, c'est un sujet en soi.
19:34Rappelez-vous, il y a deux ans,
19:36quand le carry trade avait été
19:38un peu bousculé,
19:39ça avait fait une onde de choc
19:40à travers les marchés
19:41qui avait été quand même
19:41assez spectaculaire.
19:42Et c'est précisément ce qui est en train
19:43de se passer en ce moment
19:44avec les interventions des banques centrales.
19:46On n'est pas en train de se dire
19:47waouh, attention.
19:48Tout le monde avait cette espèce
19:49d'épée de Damoclès au-dessus de la tête.
19:51En fait, ils ont fait
19:52une première opération
19:54il y a quelques jours,
19:55je crois que c'est vendredi dernier,
19:57avec effectivement un Yen
19:58qui a quand même bien remonté
19:59par rapport au dollar,
20:00avec deux choses, moi,
20:02je trouve très intéressantes.
20:02La première, c'est que
20:03les Américains et les Japonais
20:05sont intervenus ensemble.
20:06Ce qui est quand même
20:07une bonne nouvelle
20:07parce que moi,
20:08ce qui m'inquiétait un peu
20:09dans le schéma actuel,
20:11c'était que les banques centrales
20:12vivent leur vie chacune
20:13de leur côté.
20:14Et ça, c'est jamais très très bon.
20:15Là, il y avait quand même
20:16une forme de coordination.
20:17Donc ça, c'est plutôt pas mal.
20:18Ça veut dire quand même
20:18qu'à un moment donné,
20:19le bon sens finit par l'emporter.
20:21C'est la première chose.
20:22La deuxième chose,
20:23et ça, c'était,
20:24je trouve, très intéressant
20:26et je pense que c'est
20:26une des raisons aussi
20:27pour lesquelles l'Ouro
20:28a commencé à remonter comme ça,
20:29c'est que nos amis américains
20:31n'ont pas fait ça
20:32avec le dollar.
20:33Ils ont fait ça avec...
20:34Leur intervention a été faite
20:35avec l'euro.
20:36Et c'est une manière de dire,
20:38nous, on ne veut pas non plus
20:39faire baisser nos actifs
20:40en dollars.
20:41Donc, il s'est tombé
20:43sur les Européens.
20:44Oui, bon, ben voilà.
20:45Peut-être pas autant,
20:45mais enfin, bon, en tout cas,
20:46c'est nous qui avons pris
20:47sur ce truc-là.
20:48Mais ça traduit quelque chose.
20:50Ça traduit que les Américains
20:52sont quand même un peu embêtés
20:53avec une éventuelle faiblesse
20:55du dollar.
20:56Et les marchés vont tester ça.
20:58Donc, à un moment donné,
20:59on va revenir là-dessus.
21:01Mais en attendant,
21:02les investisseurs longs
21:03qui ont la capacité
21:05de faire de l'or
21:06dans leurs actifs
21:07ne se privent pas de le faire
21:08et ont accéléré le mouvement.
21:10Et on voit,
21:12beaucoup d'acteurs
21:13sont revenus sur l'or
21:14en quelques jours.
21:15C'est assez impressionnant quand même.
21:17Les flux sur les ETF or
21:20ont fortement remonté.
21:21Donc, voilà.
21:22C'est une thématique
21:23qui est intéressante.
21:24Alors, je ne dirais pas
21:25en mettre 20% évidemment
21:26d'un actif,
21:27mais avec ce qui s'est passé
21:29depuis le début d'année,
21:31c'était un peu
21:31quand vous disiez
21:32super, je vais faire 10% d'or.
21:34Bon, les gens,
21:35vous regardent un peu bizarrement.
21:36On vous regarde moins bizarrement
21:36aujourd'hui.
21:37Même chose sur l'argent.
21:38Est-ce que ça reste quand même
21:39une matière première aussi
21:40qui est utilisée
21:41dans plein d'activités ?
21:43Donc, voilà.
21:44Je pense que c'est
21:44une thématique intéressante.
21:46Après, moi,
21:46dans les thématiques que je regarde,
21:47mais c'est des thématiques longues,
21:49alors, il y a tout ce qui est
21:50autour de l'énergie
21:51qui reste d'actualité
21:52pour l'IA,
21:54mais aussi parce qu'on voit bien
21:56qu'il faut essayer
21:56de faire moins d'émissions de CO2.
21:58Et puis que l'industrie
21:59au niveau mondial
22:00est en cours
22:01d'électrification massive.
22:03un river chinois
22:05qui est extraordinaire.
22:07Et aujourd'hui,
22:08on arrive avec des rentabilités
22:09énormes.
22:09Donc, tout ce segment-là,
22:11l'énergie verte,
22:12le solaire en particulier,
22:14moi, je pense que c'est
22:14vraiment mon dada.
22:16Je pense que ce truc-là,
22:17sur très long terme,
22:18c'est quelque chose
22:19d'intéressant.
22:20Après, moi,
22:21j'aime bien la robotique.
22:23Je pense que l'IA
22:24permet une accélération
22:25très forte dans ce segment-là.
22:26Alors, Elon Musk,
22:28lors de la présentation
22:29des résultats de SpaceX,
22:30disait que son nouveau challenge,
22:31c'était d'aller construire
22:32des usines sur la Lune
22:33avec des robots dedans.
22:34Voilà.
22:35On attend toujours
22:36les taxis volants,
22:36mais là,
22:37il nous prévoit quand même.
22:38Oui, mais ça va venir.
22:40Mais ce n'est pas idiot.
22:41Il y a des gens
22:42qui sont très en avance
22:43avec des choses
22:44un peu bizarres.
22:45Mais les robots,
22:47dans les usines chinoises,
22:48ils sont déjà là.
22:49Et puis, vous regardez
22:49Amazon aussi,
22:50qui est en train
22:51de s'équiper
22:51de manière très forte.
22:54La cybersécurité,
22:56quand on voit
22:56ce qui se passe
22:56en ce moment,
22:57dans l'actualité,
22:59je pense qu'autour de ça,
23:00il y a vraiment
23:00un intérêt très fort
23:01avec des acteurs
23:02qui sont extrêmement organisés
23:03autour de ça.
23:05Les batteries,
23:06parce que si vous dites
23:07énergie verte,
23:08il faut bien faire de la batterie.
23:09Donc, vous voyez,
23:09il y a quand même
23:10quelques segments
23:11qui peuvent...
23:12Alors, évidemment,
23:13quand le marché,
23:14c'est des segments
23:15avec un bêta assez fort.
23:16C'est-à-dire,
23:16quand le marché fait 1,
23:17ils peuvent avoir
23:18tendance à faire 1,20,
23:19et même chose à la baisse.
23:20Donc, il faut l'avoir à l'esprit.
23:22Mais, en cumulé,
23:24sur quelques années,
23:25c'est des segments
23:25qui peuvent être
23:26très intéressants.
23:27Donc, je crois bien
23:28à ce genre de choses.
23:30encore une fois,
23:30il ne faut pas en mettre 50%,
23:31mais d'avoir des poches
23:33sur des thématiques
23:35de ce type-là
23:35peuvent être intéressantes.
23:36Mais justement,
23:37ce qui peut aider
23:38Arnaud Morel,
23:39c'est beaucoup de valeurs.
23:41Alors, je parle souvent
23:42des valeurs ennuyeuses,
23:44BTP, contracting,
23:45infrastructure, etc.
23:46Elles sont concernées
23:46au premier chef par ça.
23:47Elles prennent des couleurs
23:48IA, finalement.
23:49si on regarde bien
23:51les Schneider Electric
23:52qui s'est envolées
23:52à cause de ça,
23:53même Vinci qui participe,
23:54qui a une vraie expertise
23:55sur le BTP
23:56à destination des data centers.
23:58Là aussi,
23:59l'ingrédient est en train
24:00de doucement se diffuser
24:01à d'autres secteurs
24:02qui sont justement
24:04sur une phase de reprise
24:05et d'intérêt des investisseurs.
24:07Ça prend d'autres points
24:08de la cote.
24:09Schneider, c'est le parfait exemple
24:10sur l'activité climatisation
24:12au sein des data centers.
24:14On revient quatre ans en arrière,
24:15ça représentait 1% du chiffre d'affaires.
24:17Aujourd'hui, c'est quasi 20%.
24:18Au même titre
24:19que l'activité Le Grand
24:20sur l'activité data center
24:21qui représente 18%.
24:22Donc oui, ça va se diffuser.
24:24C'est là où il faut aller regarder
24:25les gains de marge potentiels
24:27qui sont réalisables
24:28dans les prochains mois,
24:29les prochaines années
24:30sur cette activité-là
24:31et sur la construction
24:32des data centers, clairement.
24:35Les thématiques
24:36autour de l'eau,
24:37c'est quelque chose
24:38qui va être central
24:41dans les dix ans qui viennent.
24:42C'est bizarre qu'on devrait avoir
24:44en France.
24:45On aime bien avoir des ministères
24:46pour plein de trucs.
24:47Il y avait un ministère des loisirs
24:48pendant un moment.
24:49Ce serait quand même bien
24:49qu'il y ait quelqu'un
24:50qui s'occupe de l'eau
24:52à une échelle un peu sérieuse.
24:54On a un ministère du plan.
24:56On a un responsable du plan.
24:58Oui, mais au milieu de tout ça,
25:00on va terminer là-dessus
25:01parce que ça va rester
25:01une des problématiques
25:02de cette deuxième partie d'année.
25:04Tout ça, il y a les taux
25:05parce que toutes ces entreprises
25:07et toutes ces infrastructures
25:08et toutes ces dynamiques
25:10de développement,
25:10elles sont dictées
25:11par le niveau des taux.
25:13Et là, au point où on en est,
25:15on a un Kevin Warsh
25:16qui est peut-être allé
25:18un petit peu vite,
25:19un petit peu fort
25:20sur sa première apparition
25:22pour une décision
25:23de politique monétaire
25:24et qui là se retrouve
25:25vraiment le dos au mur
25:26avec des taux
25:28qu'il va devoir faire grimper
25:29à un moment donné.
25:30Lui, il est assez mal parti
25:32en fait.
25:32Si vous regardez,
25:34il a pris deux, trois décisions
25:36et puis il a fait
25:36une conférence de presse
25:38et les taux ont commencé
25:39à monter au moment
25:40où il parlait
25:41et ça s'est dégradé
25:42partout quand il parlait.
25:43Donc ça, c'est vraiment pas bon.
25:44Je pense qu'il va falloir
25:46qu'il redresse le tir
25:47très rapidement.
25:47Le problème pour redresser
25:48le tir, ça veut dire
25:49qu'il faut qu'il fasse
25:50quelque chose d'assez fort.
25:51On ne voit pas baisser les taux
25:52dans les circonstances actuelles
25:54parce que le gars,
25:54il nous a quand même dit
25:55oui, bon, l'inflation
25:57est au-dessus de 2%
25:57depuis un moment
25:58et puis il faudra
25:59que ça revienne un beau jour
26:00à 2%.
26:00On va laisser faire le marché.
26:02C'était son truc.
26:04On va laisser faire
26:05les avions américains
26:07en Iran.
26:08Ça va ranger les choses
26:09tout de suite.
26:10Donc effectivement,
26:12il va être peut-être
26:12contraint
26:13de bouger un peu
26:15dès septembre.
26:17Entre les deux,
26:18il va y avoir
26:18Jackson Hole
26:19où ils vont se retrouver
26:20tous les banquiers centraux.
26:22J'étais inquiet
26:22il y a quelques semaines,
26:23l'intervention intelligente
26:25faite autour du Yen
26:26m'a paru quand même
26:27un peu montrer
26:28que peut-être
26:29que nos amis américains
26:30savent qu'ils ne peuvent
26:31pas être tout seuls
26:31pour gérer l'ensemble
26:33du système monétaire
26:34international.
26:35C'était symboliquement
26:35important.
26:36C'est quand même peut-être
26:36pas trop mal.
26:37Donc croisons les doigts
26:38pour qu'ils prennent
26:40des décisions
26:41progressives.
26:43Le mot de la fin,
26:44Arnaud Morel,
26:44il faut quand même
26:46se faire à l'idée
26:47d'un univers de taux
26:48qui va rester quand même
26:49très très tendu
26:49pour cette fin d'année.
26:50C'est la dimension énergétique
26:52aujourd'hui
26:52qui est importante.
26:53Et après,
26:53il faut que le marché
26:54s'habitue aussi
26:55à la nouvelle communication
26:55sans faire voir
26:56de guidance,
26:57de monsieur Warch.
26:57Clairement,
26:58c'est le point
26:59qu'il faut qu'ils appréhendent,
26:59qu'ils s'éduquent
27:00sur ces niveaux-là.
27:01On est rassuré tout de même
27:02avec un monsieur Bessent
27:03qui est quand même
27:04secrétaire du Trésor
27:05et quand même manie bien
27:06la barque aujourd'hui
27:06et prend du lait devant
27:08sur la communication
27:09et notamment avec
27:10monsieur Oueda,
27:11le patron de la Banque Centrale Japonaise.
27:13Scott Bessent
27:14qui fait même partie
27:16de l'équipe
27:16qui annonce
27:17les trucs autour
27:17du Détroit d'Hormuz.
27:19C'est assez étonnant
27:20et symboliquement,
27:21il y a peut-être
27:27un pout de Banque Centrale
27:30qui reste quand même
27:31sur les grandes tendances.
27:34Après,
27:34je pense qu'il faut quand même
27:35se méfier de ce pout de Banque Centrale.
27:36C'est-à-dire qu'avant,
27:37on se disait
27:37oui,
27:38si un segment prend un carreau
27:39de 40-50%,
27:40la Banque Centrale interviendra.
27:42S'il y a un carreau
27:43sur,
27:43je dis n'importe quoi,
27:44le quantique,
27:46les semi-conducteurs
27:47ou je ne sais pas quoi,
27:47la Banque Centrale,
27:48à partir du moment
27:48où ça ne touche pas trop
27:49les gros indices,
27:50elle ne va pas bouger.
27:51Alain Pitou,
27:52senior advisor ESG.
27:55Jusqu'à une certaine limite.
27:56Et Arnaud Morel,
27:57promet par AM,
27:57merci d'avoir été avec nous
27:59pour commenter cette séance du jour.
28:00Donc plus 0,35 pour le CAC,
28:0148 699 points en clôture.
28:04Nouveau record de clôture
28:06pour l'indice vedette
28:07de la Bourse de Paris
28:07et nouveau record en séance
28:08à 8 742.
28:11Restez avec nous
28:11dans un instant
28:12le 18h éco.
28:13On va reparler de Google,
28:14on va parler du secteur
28:15de la défense
28:16et puis on va parler
28:17de tourisme.
28:18La saison est-elle sauvée
28:20côté français ?
28:21Il y a quelques chiffres
28:21très intéressants
28:22dont on va vous parler.
28:24A tout de suite.
28:27BFM Bourse,
28:28vos placements,
28:29nos conseils
28:30sur BFM Business.
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