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  • il y a 2 semaines
Retrouvez les morceaux choisis de notre conférence Capital Finance LBO 2026 qui s'est tenue le matin du 2 juillet.

9h00 – 9h30 : Regards croisés : les nouvelles frontières des private assets

Quelles sont les grandes mutations à l’œuvre dans l’univers des private assets en général et du buy-out, en particulier ? Tour d’horizon des opportunités à saisir et des défis à relever.

Antoine Dréan, founder & managing partner, Mantra IP, Palico

Maxence Bloch, partner, corporate, Goodwin

9h30 – 10h15 : Crible : le deal-making a-t-il atteint un point d’inflexion ?
Comment évoluent les conditions de financement et les valorisations ? Quels sont les segments du buy-out qui tirent leur épingle du jeu ?

Maxime Alban, partner, Bridgepoint Credit

Benjamin Garçon, partner private equity, Goodwin

Joséphine Théron, partner, Keensight

Arthur de Villaines, responsable France et Bénélux, SS&C Intralinks

10h15 – 10h45: Zoom : le LBO, accélérateur de changement d’échelle

Dans le sillage du LBO primaire orchestré en 2024 par Bridgepoint, LumApps a doublé de taille en menant une stratégie de build-up volontariste. Décryptage des ambitions du « AI employee hub », leader mondial des solutions intranet.

Nadia Cid, directrice, technology team, Bridgepoint Europe

Elie Mélois, co-fondateur, CTO, LumApps

10h45– 11h45 Focus : qui seront les gagnants de la recomposition du marché ?

Quelles réponses apporter face à la pression sur les distributions ? Portées par la vague de consolidation, les plateformes s’imposeront-elles comme le modèle de référence ?

Alexandre Armbruster, head of PE & Infrastructure Funds, Caisse des Dépôts ; co-président Club LPs France Invest

Jessica Kaulanjan, directrice global capital solutions, Rothschild& Co

Manuel Kalbreier, head of alternatives specialists EMEA, Neuberger Berman

Estelle Kerenflec’h, responsable investissements non cotés, Carac



Sarah Michel, avocate-associée, Goodwin



Conférence animée par Emmanuelle Duten

Catégorie

📚
Éducation
Transcription
00:02Bonjour à tous, je vous souhaite la bienvenue à l'édition 2026 de notre conférence LBO, je crois que si
00:09je me trompe pas, on est à la 19ème édition.
00:12Merci beaucoup à vous de votre fidélité pour cet événement. On va passer toute la matinée ensemble, on va essayer
00:18de décrypter l'ensemble des mécanismes et les dynamiques du marché du buyout.
00:23Donc on va parler des investissements, on va parler des sorties, on parlera de liquidité, fundraising, consolidation, évolution de ce
00:29paysage des JP's.
00:31On aura aussi un petit coup de projecteur avec une boîte Lumaps qui est passée de l'univers tech à
00:36l'univers LBO, ce sera un petit peu plus tard dans la matinée.
00:39Mais on va commencer tout de suite par l'ouverture de cette conférence avec une keynote où on va bousculer
00:44un certain nombre d'idées reçues, en tout cas c'est ce que j'attends de mes deux intervenants.
00:49Et nous projeter un petit peu de manière au sens large au-delà du buyout sur l'évolution et la
00:54dynamique de ces marchés privés.
00:56Je vous demande donc d'accueillir comme il se doit Maxence Bloch et Antoine Dréon.
01:02Merci beaucoup d'être avec nous tous les deux.
01:05Alors évidemment c'est toujours un peu gênant parce qu'il n'y a pas vraiment besoin de vous présenter
01:09tous les deux.
01:10Mais je vais le faire un petit peu avec ma sauce à moi et ma petite...
01:15Je dirais Antoine, je sais que tu n'aimes pas trop qu'on te présente comme un visionnaire avec toute
01:19l'humilité qui te caractérise.
01:22Moi je dirais plutôt que tu es un précurseur.
01:24Ça fait plus de 30 ans que tu interviens dans cet environnement des marchés privés qu'on appelle nous toujours
01:31en vieux routier private equity.
01:33Parce qu'on se dit qu'en fait c'est ça qui caractérise cette dynamique.
01:37Je rappelle que tu as créé Triago au début des années 90 et puis ensuite tu as eu ces aventures
01:45Palico et Mantra qui continuent.
01:47Je n'ai pas peur de dire que je suis la plus grande fan et la plus grande lectrice des
01:51dix prédictions les plus outrageuses
01:53que tu publies tous les ans en début d'année sur l'évolution de ces marchés.
01:57Et je dois dire qu'avec le recul il y a un certain nombre de ces prédictions qui se sont
02:00effectivement matérialisées.
02:02On y reviendra.
02:03Et puis à tes côtés Maxence Bloch. Maxence tu as oeuvré, je ne sais pas si c'est depuis le
02:09début des années 90 aussi, je ne sais pas si je peux te présenter ainsi.
02:14Mais tu as oeuvré sur les plus grands LBO de la place, sur un grand nombre d'opérations mid market,
02:20sur une génération de LBO tertiaire, quaternaire que tu as accompagné
02:24aux côtés de grands fonds et de dirigeants.
02:27Alors l'objectif de cette séquence c'est un peu qu'on essaye de se projeter et de décrypter où
02:32est-ce que le marché va aller.
02:33Ce qu'on peut dire Antoine, en tout cas le premier constat c'est qu'on a l'impression qu
02:37'on est arrivé quand même à une certaine fin de cycle de ces marchés privés.
02:43Pour toi qu'est-ce que ça veut dire ? Comment ça se traduit ? Et c'est quoi les
02:46conséquences, les premières conséquences qu'on peut tirer de cette fin de phase ?
02:49Ça commence fort, c'est la question la plus dure. Fin de cycle, à chaque fois qu'il se passe
02:56des choses dans cette classe d'actifs, je me pose souvent la question de savoir ce qui va se passer
03:00après.
03:01Évidemment comme tout le monde, il est clair que depuis l'Ukraine, c'est pas l'Ukraine qui a la
03:06cause, mais c'est plutôt l'Ukraine qui a déclenché beaucoup de choses,
03:10qui a déclenché évidemment l'inflation, les taux d'intérêt et donc un peu la fin des chaises musicales dans
03:16plein d'industries et notamment dans le private equity.
03:19Depuis ce moment-là, la donne a franchement changé, c'est sûr. Et je pense que pour la première fois,
03:25c'est vraiment une fin de cycle.
03:26C'est plus que ça en fait, c'est la fin de l'âge d'or, de quelque chose qui
03:31a eu la chance de partir de zéro.
03:35Tu as gentiment raconté Triago. C'est vrai que j'ai créé Triago en 1992. À l'époque, début des
03:41années 90, le private equity, c'était 10 milliards de dollars sous gestion dans le monde.
03:46J'appelle private equity l'ensemble. À l'époque, il n'y avait vraiment que du VC, un peu de
03:50buyout déjà. Aujourd'hui, c'est évidemment beaucoup plus, 1500 fois plus, je crois, selon les derniers chiffres.
03:57Bon, c'est devenu un vrai business, etc. Je pense que la première chose en fait qui a permis à
04:01la classe d'actifs de connaître une vraie croissance, finalement relativement linéaire, jusqu'à une date relativement récente, 2022,
04:10c'est vraiment l'engouement de plus en plus de LP pour cette classe d'actifs. C'est sûr que
04:18passer de 10 milliards à 15 000 milliards, ce n'est pas un phénomène neutre.
04:25J'oserais risquer, je me risquerais à dire que c'est celle qui a progressé le plus ces dernières années.
04:32Et du coup, effectivement, la première chose, c'est qu'aujourd'hui, il faut voir que c'est relativement saturé,
04:37cette affaire. Et que les LP, par exemple, qui autrefois, moi, quand j'ai commencé Triago, quand on appelait des
04:43LP pour leur dire est-ce que le private equity, ça vous intéresse,
04:45je disais private quoi ? Enfin bref, c'était vraiment un tout autre monde et c'était la préhistoire, même
04:50aux États-Unis, dans une certaine mesure. Et ça, en fait, là, on est vraiment
04:54arrivé à un cap puisque maintenant, tout le monde est équipé. Tous les LP ont du private equity. Si vous
05:01voyez beaucoup de GP dans la salle, vous savez que quand vous appelez vos GP,
05:04la plupart vous disent qu'ils sont sur-alloués. Ils sont certainement pas sous-alloués. Il y a encore des
05:08poches. On en parlera peut-être plus tard.
05:11Maintenant, la poche que tout le monde vise, c'est la poche retail ou high net worth ou etc. Avec,
05:15je pense, beaucoup de choses à en dire.
05:17Mais voilà, en fait, on est arrivé là. Et du coup, je parlais de chaise musicale. La classe d'actifs,
05:23elle a crue parce qu'il y a eu de plus en plus d'appétits.
05:27Et je pense que ça a aspiré vers le haut beaucoup de choses, y compris des bêtises, d'ailleurs, y
05:31compris des deals qui étaient payés
05:33beaucoup trop cher, etc., mais qui ont été aspirés par des gens qui avaient encore plus besoin de déployer une
05:38capitale.
05:38Et ça, ça s'est arrêté d'un coup. Voilà. La classe d'actifs, elle a été sauvée plusieurs fois
05:44par deux choses, dont une des dernières fois
05:47par les taux d'intérêt ultra bas, voire négatifs. Évidemment, ça aide. Voilà. Et puis surtout, surtout, par ce qu
05:55'on appelle le quantitative easing aux Etats-Unis,
05:57c'est-à-dire le fait que les banques centrales, pas seulement américaines, ont imprimé des tonnes d'argent.
06:03Et ces tonnes d'argent, il fallait bien que ça s'investisse quelque part. Et beaucoup de cet argent a
06:07été en private equity, au sens large, private market, aujourd'hui.
06:12Voilà. Donc, en fait, ça, plus la macro, plus l'aspiration vers le haut, a fait qu'on a été
06:17très haut très vite, en fait,
06:18parce que tout ça s'est fait en pas longtemps, un peu plus de 30 ans. Et aujourd'hui, il
06:22y a vraiment quelque chose de cassé.
06:24Et je pense malheureusement qu'assez durablement. Et c'est la première fois que je me dis ça. Ça fait
06:29très longtemps que je suis très actif.
06:30C'est sympa, en ouverture de la compte. C'est cassé durablement.
06:33C'est pour ça que je dis que c'est la première vraie crise du private equity. Et on va
06:39voir s'il y a un nouveau QE,
06:40il y a des nouveaux taux qui descendent et tout. On sera reparti pour un tour.
06:44S'il n'y a pas ça, on va en parler après. Pas ça, ça veut dire, je voyais hier
06:49un homme politique,
06:50je ne vais pas le citer, je ne suis vraiment pas ici pour faire de la politique. En plus, je
06:53n'y crois pas trop à tout ça.
06:54Mais qui dit, ça ne sera pas du sang et des larmes. Là, ça sera du sang et des larmes,
06:57clairement.
06:59Alors, Maxence, pour refaire un tour de manège, puisque Antoine nous dit que c'est cassé, mais ça peut repartir.
07:05Toi, tu crois, peut-être dans cette phase, est-ce que tu es plus dans un scénario de rationalisation, finalement,
07:12fin de certaines euphories, où tu partages le point de vue d'Antoine en mode, là, la machine, elle est
07:16vraiment grippée,
07:17il va falloir réinventer quelque chose de nouveau ?
07:19Alors, moi, je pense que c'est effectivement une crise forte et qui est assez structurelle et qui, contrairement aux
07:24précédentes,
07:25ne va pas repartir comme ça. Parce que ce qui s'est passé très rapidement, c'est que quand il
07:28y a eu des gros moments de crise,
07:30par exemple, c'était au début des années 2000 ou en 2008-2009, il y a eu des solutions pour
07:35remettre du flux de la liquidité
07:36qui pouvaient être des solutions un petit peu artificielles. Antoine l'a dit, notamment le quantitative easing a été un
07:42truc absolument majeur.
07:43On a injecté tellement d'argent dans le système qu'on a remis de l'oxygène, du flux, etc.
07:49Mais c'est un petit peu artificiel. Et aujourd'hui, ça se traduit par quoi ?
07:52À mon niveau, je le vois dans les deals, on a un stock. Le flux a créé un énorme stock
07:57de deals, de sorties, qui sont là.
08:00Et on voit bien qu'on a du mal à les faire. Il y a des beaux actifs, malgré tout,
08:06qui arrivent avec des solutions,
08:08on en reparlera, qui peuvent être pas toujours très pures. On va probablement parler des fonds de continuation et autres.
08:16Et ces beaux actifs trouvent toujours preneurs via différentes solutions. Mais il n'y a pas que des beaux actifs.
08:21Et donc, tout ce stock commence à coaguler un petit peu. Et ce que je pense, c'est qu'effectivement,
08:27ce moment de crise,
08:28qui est vraiment une très grosse crise d'adolescence, si on peut dire, une crise même de croissance, de maturité,
08:34ne va probablement pas se résoudre par une solution un peu facile où il y a plein d'argent qui
08:38arrivera et qui va re-rendre liquide tout ça.
08:41Il va falloir nettoyer.
08:43Il y aura un peu de douleur.
08:44Il y aura, à mon avis, de la douleur. Il y a besoin d'un nettoyage.
08:48Ce qui se passait autrefois, c'est qu'on voyait souvent des équipes, des fonds qui devenaient zombies et qui
08:55pouvaient attendre un certain temps
08:56parce que c'est un métier très particulier où on ne mourait pas.
08:59On pouvait tomber malade, rester stationnaire assez longtemps et puis on revivait à la faveur d'une nouvelle liquidité, d
09:06'argent qui arrivait.
09:07On relevait un peu d'argent, on refaisait un deal plutôt pas mal parce que les conditions de marché étaient
09:11très favorables.
09:12On reprenait vie. Ça durait quelques années.
09:14Je pense que ça, c'est fini.
09:18Merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui.
09:21L'objectif, c'est de balayer, j'ai envie de dire, un peu large dans ce tour d'horizon du
09:26buyout.
09:26On va parler valorisation, financement, procès, secteur, dynamique de marché avec vous quatre.
09:33Pour gagner du temps parce qu'on est un petit peu à la bourre, comme les présentations, vos titres sont
09:38derrière, je vous laisse en prendre connaissance.
09:41On économise un petit peu de temps et on avance dans notre décryptage.
09:46On va commencer avec vous, Maxime, Joséphine et Benjamin.
09:52Ce que j'aimerais avoir de votre part, c'est un peu la température de l'activité du premier semestre.
10:00On ne peut pas dire, en tout cas, que l'activité et le dynamisme a été à la hauteur des
10:05espérances.
10:05Comme d'habitude, en Q4 2025, on nous disait, le marché va repartir, ça va se dégeler.
10:12Et force est de constater que ça a quand même resté un petit peu mou, non, ce premier semestre.
10:18Maxime ?
10:19Oui, clairement, je pense que si on regarde dans la focale et qu'on fait le bilan du premier semestre,
10:25l'adjectif, je pense qu'il caractérise le mieux, c'est décevant et peut-être décevant une fois de plus.
10:32Je pense que, comme tu le disais, Emmanuel, c'est clair que tout le monde a attaqué l'année avec
10:36beaucoup d'appétit,
10:37beaucoup d'envie et en espérant qu'il y ait plus de deal flow.
10:41Malheureusement, une fois de plus, on a eu aussi affaire, et le marché a eu affaire avec des vents contraires
10:47assez forts.
10:48Et dès le début de l'année, ça a commencé par ce qu'on a communément appelé Saspocalypse, dès janvier.
10:55Et donc, c'est vrai que le marché du... Enfin, le segment du software, c'était quand même un segment
10:59qui restait très fluide,
11:00avec beaucoup de transactions, du volume et des valeaux qui se tenaient bien.
11:05Et donc là, d'un coup, on a eu clairement un coup de frein sur ce segment qui était pourvoyeur
11:11de deal.
11:12Alors, ce n'était pas forcément durable comme arrêt, mais on a eu clairement des process à minima qui ont
11:20été décalés.
11:23Des tendances de marché qui revenaient un petit peu, des deals qui se valorisaient à l'ARR, qui se finançaient
11:29à l'ARR.
11:30L'année dernière, toute cette partie-là était gelée à nouveau.
11:35Et puis après avoir passé cette phase de Saspocalypse, qui non seulement a mis un petit frein sur ce segment
11:40-là,
11:40mais aussi a eu quand même un impact, pour le coup, assez durable sur les valeaux de plusieurs segments de
11:48marché,
11:48on a eu affaire à la guerre en Iran, le cadeau de Trump après les tarifs de l'année dernière.
11:53Et donc ça aussi, ça a pesé sur les process, ça a recréé de l'incertitude, une remontée des taux
12:01d'intérêt, une angoisse inflationniste.
12:05Donc voilà, on a dû composer avec ça.
12:09Maintenant, je pense que tous les éléments qui faisaient que les acteurs étaient optimistes en début d'année perdurent.
12:16Il y a toujours de la dry powder, tout le monde a envie de déployer, a besoin de déployer.
12:20Et au-delà de ça, c'est ce qui a été partagé sur l'échange précédent,
12:25le stock d'actifs à vendre est toujours et d'autant plus faramineux.
12:31Donc ça fait 2-3 ans qu'on attend que ces vieux vintage reviennent sur le marché pour alimenter les
12:36deals secondaires.
12:38Il va falloir que ça se passe.
12:39On espérait que ça soit cette année.
12:41Ça a été malheureusement décalé encore un petit peu.
12:47Je pense que clairement, le Q1 était très dur.
12:51Le printemps et là, la route vers l'été est un peu plus dynamique.
12:55Et heureusement, maintenant, à ce stade, je trouve que c'est assez dur de savoir si c'est vraiment un
13:01vrai dégel
13:01ou si c'est seulement le classique.
13:04Un rattrapage.
13:05Un rattrapage et puis le rush vers l'été.
13:08Alors, Joséphine, vous, chez Kinsight, vous êtes des acteurs de ce segment du Growth Buyout.
13:14Vous investissez en partie dans ce secteur du software.
13:19Quel regard vous avez porté sur ce fameux Saspocalypse ?
13:24Comment est-ce que vous avez géré, j'ai envie de dire éventuellement le cas, avec des sociétés du portefeuille
13:29?
13:29On n'aime pas trop le terme parce qu'évidemment, la réalité, c'est que Saspocalypse a été surtout une
13:35vague sur les marchés financiers.
13:37Côté, en réalité, investissement privé, on le voit sur les sociétés de software, ça a créé pas mal d'impact
13:41sur le deal flow.
13:42Mais la réalité, c'est que les sociétés de software vont bien.
13:46Les current trading sont bons.
13:47Alors, évidemment, il y a des sociétés qui ont été massivement transformées.
13:51Le sujet n'est pas là, mais évidemment, les softwares qui sont très horizontaux et qui sont très vite remplaçables
13:56sont à risque.
13:57Mais les sociétés de software très verticalisées, qui sont très intégrées dans les entreprises et dont on a véritablement besoin,
14:05en réalité, perdurent, continuent, ont besoin de se transformer.
14:08En revanche, ça, c'est certain.
14:10Et donc, pour revenir sur l'impact que ça a eu pour nous, nous, le sujet de l'IA, ça
14:14a toujours fait partie de la façon dont on regardait les investissements.
14:19Je dis souvent qu'il y a depuis, je pense, 4-5 ans, on a dit non à des dossiers
14:23parce qu'il y avait un sujet d'IA.
14:25Alors, évidemment, je pense qu'on n'avait pas...
14:27Ça serait un peu prétentieux de dire qu'on avait complètement anticipé la vague Claude et la rapidité et l
14:34'impact que ça pouvait avoir et aussi rapidement.
14:37Néanmoins, ça a toujours fait partie de l'angle et du prisme dans lequel on regardait les sociétés.
14:42Donc, ça, c'est le premier point.
14:43Et donc, nous, l'impact que ça a eu, ça a été évidemment sur le deal-making, c'est-à
14:49-dire qu'il y a eu quand même beaucoup de sociétés
14:51où on attendait des process au Q1, au Q2, où, en fait, les sociétés ont eu besoin de retravailler leur
14:57approche de l'IA,
14:59de raconter un peu leur histoire autour de ce thème-là, puisqu'on sait qu'on est souvent dans des
15:02environnements très intermédiaires.
15:04Donc, avoir arrivé sur le marché avec un dossier sur lequel l'IA est anecdotique n'est pas possible.
15:11Donc, il y a eu beaucoup de retard, un frein.
15:13Et c'est vrai qu'on voit plus de dynamisme maintenant, en fait, avec des sociétés qui sont prêtes,
15:16qui ont travaillé ce sujet-là et aussi des investisseurs, nous, qui avons travaillé la façon dont on regarde ces
15:22sujets
15:22de façon beaucoup plus pointue, soit avec des outils internes, soit avec des partenaires.
15:27Enfin, donc, on a eu un énorme travail sur ces sujets-là.
15:29Et après, sur le portefeuille, c'est-à-dire que nos sociétés, l'IA faisait partie, pour la plupart, de
15:37leurs projets.
15:37Mais, en fait, là, il y a eu un potentiel d'accélération qui était majeur.
15:42Parce que nous, on le voit comme un potentiel.
15:43On se dit qu'il y a beaucoup de choses à faire.
15:45La réalité, c'est que ce que ça impacte, c'est la façon dont les sociétés, notamment de software et
15:50de services,
15:51aussi, ont besoin de travailler et de refondre la façon dont ils travaillent en interne.
15:56C'est-à-dire, les équipes de dev, comment est-ce qu'on fait pour développer du software ?
15:59Comment est-ce qu'on utilise l'IA ?
16:00Mais comment est-ce qu'on fait ça en faisant, en faisant travailler les équipes ensemble ?
16:04Et ensuite, comment est-ce qu'on met de l'IA dans le produit ?
16:05Pour faire très simple.
16:07Et ça, c'est un peu de travail, mais il y a un vrai potentiel de croissance.
16:10Et on le voit assez bien, c'est qu'encore une fois, les sociétés de software se portent bien.
16:13Et là, on vous ressentez une période un peu plus normative en termes de deal-faux.
16:16Maintenant que ce passage, on va dire, cette correction, cette attention un peu plus portée, vous ressentez un peu que
16:22ça repart et que ça se dégèle ?
16:24Absolument. Enfin, je laisserai aussi mes camarades compléter, mais absolument, ça se dégèle.
16:29Il y a plein de choses.
16:30Les sociétés sont prêtes.
16:31Je pense que nous, en tant qu'investisseurs, que ce soit tech ou non, on est très solides sur le
16:37sujet IA.
16:37Alors évidemment, c'est un sujet qui évolue en permanence.
16:40Je pense qu'au QA, on était tous un peu essoufflés des anecdotes sur l'IA, sur les équipes de
16:46dev qui disparaissaient.
16:49C'était assez étourdissant.
16:51Je pense que nos CEOs, nos sociétés de portefeuille ont fait un travail incroyable sur ces sujets-là.
16:57Et nous, en tant qu'investisseurs, on est assez clair sur les fondamentaux des sociétés qui continuent à avoir un
17:03avantage sur le marché.
17:06Et en réalité, on le voit surtout dans la croissance et dans les chiffres.
17:10Merci. Merci beaucoup, Joséphine.
17:13Alors Benjamin, je ne sais pas si vous avez envie de revenir sur ce secteur software ou peut-être vous
17:17êtes, vous, chez Goodwin, vous intervenez évidemment sur tous les secteurs d'activité.
17:22C'est quoi un peu vos petits takeaways sur le premier semestre et puis peut-être un peu de projections
17:27sur ce qui se passe là en ce moment ?
17:29Non, effectivement, sans revenir sur ce qui a été dit sur le sujet software, on a vu un certain nombre
17:35de process s'arrêter.
17:36Alors c'était la mode fin 2025, début 2026, des stop and go.
17:41Et j'ai envie de dire, quel que soit le secteur.
17:45On a abordé 2026 avec beaucoup d'espoir.
17:48Le premier trimestre a été globalement très, très calme.
17:52On assiste alors traditionnellement au rush, le fameux rush avant l'été.
17:58Il n'est pas aussi actif que ce qu'on a eu l'habitude de connaître.
18:02On le voit bien.
18:03Alors est-ce que c'est un dégel qui s'amorce et est-ce que le mois de septembre va
18:07confirmer ce regain d'activité ?
18:09On l'espère tous.
18:12Maintenant, ce qu'on peut se dire si on essaye de faire un tout petit peu plus de projections,
18:16effectivement, 2027, c'est une année d'élection présidentielle.
18:18On le sait, les incertitudes que ça génère d'un point de vue économique, d'un point de vue politique,
18:23d'un point de vue fiscal, surtout.
18:26Ça a pu amener un certain nombre de dirigeants à vouloir accélérer des mises sur le marché de certains actifs.
18:33On a déjà été appelé par certains qui commencent à essayer de mesurer les tendances, à essayer d'anticiper ce
18:39qui pourrait advenir.
18:40Et on espère donc que 2027, ou en tout cas le Q4 2026, sera porteur de ce point de vue
18:46-là.
18:46Alors, Arthur, je me tourne vers vous.
18:49Vous, vous êtes un poste d'observation, justement, de ce deal flow qui frémit et des deals qui pourraient se
18:56matérialiser dans les prochains mois.
18:59Est-ce que ce que vous observez dans votre business, c'est conforme au panorama que viennent de dresser vos
19:07trois copanélistes ?
19:09Alors, pas tout à fait.
19:11Donc, juste pour recontextualiser, chez Intralinks, on fait du partage de données sécurisées pour des opérations financières.
19:17On intervient dans à peu près tout ce qui se fait, les IPO, les levées de fonds, les dettes, restructuring,
19:24LBO et le MNA au sens un petit peu plus large.
19:28Donc, je vais volontairement essayer de prendre les chiffres du MNA pour pouvoir les mettre en comparaison avec ce qu
19:34'on a pu entendre ou ce que vous avez pu voir dans le domaine du LBO.
19:38Ce qui est assez intéressant, c'est que nous, on a connu une stabilité du nombre de deals live en
19:43H1 2026 par rapport à H1 2025.
19:46Donc, deal live, ça veut dire des process qui ont fait rentrer des bailleurs dans les data rooms.
19:52Ça ne veut pas dire que ce sont des deals qui se sont closés.
19:55Donc, ça, nous, on pourra l'observer uniquement en H2, puisqu'il y aura le backlog de tout ce qui
20:02a démarré, du coup, dans cette première partie d'année.
20:05Mais en tout cas, voilà, une stabilité qui est, du coup, assez étonnante par rapport à ce que vous avez
20:10pu constater en LBO.
20:12La deuxième partie qui peut être intéressante pour nous aussi à délivrer en termes de metrics, c'est les opportunités
20:18qui sont créées par nos équipes.
20:20Une opportunité qui est créée, c'est un client qui nous appelle, donc que ce soit un fonds, un corporate
20:25ou un advisor, pour démarrer un process.
20:28Donc, une phase de préparation dans laquelle ils vont commencer à faire, généralement, tout petit peu après la VDD,
20:34mais on va commencer à regrouper les documents et préparer la phase où on va ouvrir, justement, à différents acheteurs.
20:42Sur la partie large cap, on a eu 30% d'augmentation d'opportunités qui ont été créées par rapport
20:47à H1 2025.
20:48Donc, c'est quand même assez important.
20:51Et contre 10% en mid.
20:53Donc ça, peut-être que vous m'apporterez quelques lumières là-dessus, mais je n'ai pas forcément d'explication
20:58de pourquoi il y a une accélération plus importante en large qu'en mid.
21:03Mais le dernier point que j'aurais tendance un peu à évoquer, et ça, ça a été partagé par plusieurs
21:08banquiers avec qui j'ai pu échanger en vue de cette conférence,
21:12c'est qu'il y a une pression qui a été mise en vue des élections de 2027.
21:17Et je pense que le talk track des banquiers, c'est de dire soit vous sortez maintenant, soit ça va
21:22repousser en 2028.
21:23Et donc, il y a une pression qui a été mise sur les vendeurs.
21:27Donc, la question que j'ai pour vous, puisque je me prends pour Emmanuel l'espace de quelques secondes, c
21:33'est comment est-ce que vous interprétez ça ?
21:36Est-ce que vous avez le sentiment que du coup, les corporate ont tiré mieux partie de cette dynamique de
21:41marché ?
21:44Oui, parce qu'il y a plus de deal live, mais ils peuvent aussi capoter.
21:48Donc, il y a de l'appétit. Et en même temps, il y a plus de préparation aussi.
21:53Alors, préparation, c'est peut-être en phase avec ce que vous avez. Comment est-ce que vous lisez ça
21:57?
21:57Ou deal qui reste live plus longtemps. Moi, c'est vrai que ce qui m'interpelle dans ce que tu
22:01disais, c'est qu'on a vu aussi un tas de process largement rallongés.
22:06Et j'ai en tête pas mal de process Q4 qui, soit ont été avortés après des mois et des
22:10mois de tractation, soit finissent par aboutir maintenant,
22:14une fois que les current trading ont fait progresser la valo, etc.
22:17Mais, je sais pas, je vous laisse réagir, mais moi, j'ai en tête, voilà, une data room qui reste
22:23ouverte plus longtemps,
22:25ça peut être un facteur d'explication assez naturelle.
22:28Oui, alors, juste mon point là-dessus, c'était plutôt de dire, il y a effectivement peut-être cette partie
22:34-là,
22:34mais j'y reviendrai aussi sur la durée d'ouverture. Mais là, il y a vraiment eu, en fait, c
22:38'est l'ouverture live.
22:39Nouveau, c'est des new process.
22:42C'est pour rentrer des bailleurs en H1, en fait.
22:45Benjamin ?
22:45Moi, je suis pas certain qu'on puisse opposer les PI, les corporate, véritablement.
22:50Enfin, je suis pas sûr que nous, on ait assisté à cette tendance-là de marché de notre point de
22:52vue.
22:53Ce qui est sûr, c'est que tous ces processus qui ont été décalés, reportés,
22:58ça résultait principalement d'un décalage fort entre les attentes des vendeurs en termes de valorisation
23:02et ce que le marché était capable de leur proposer.
23:05Effectivement, si on doit aller dans cette tendance-là, les corporate qui ont la capacité de valoriser des synergies,
23:10de valoriser d'autres éléments, qui ont aussi la capacité d'être plus agressifs sur les valorisations proposées,
23:16c'est peut-être ça qui a pu entraîner un léger surcroît d'activité de leur part,
23:19mais je suis pas certain qu'on ait, nous, noté une véritable tendance par rapport à ça.
23:23— Oui, et je suis assez alignée avec ce que Benjamin dit, c'est-à-dire qu'il y a
23:26évidemment un sujet de valorisation et de financement.
23:28On le sait, Maxime, tu pourras en parler, sur le financement et les conditions de financement sont un peu plus
23:34difficiles aujourd'hui.
23:35Mais nous, enfin, là, pareil, je fais un peu ma pub, mais côté Kinsight, la partie financement, c'est pas
23:40le point clé.
23:41On va regarder la croissance. Donc en fait, sur les beaux actifs, les fonds sont toujours, pour nous,
23:46et on le voit extrêmement pertinents, rapides, et vont être capables de mettre une valorisation à la hauteur des attentes
23:53des vendeurs.
23:55Sur la partie financement, évidemment, c'est plus long, plus difficile, et donc ça a sans doute ralenti pour une
24:00partie des actifs.
24:01Mais sur les beaux actifs, on considère pas que les fonds, soit à la vente, soit à l'achat, pour
24:07nous, restent très pertinents pour gagner un processus.
24:16Les vrais facteurs, clés de succès, de création de valeur, dans un LBO, on a pris Lumaps comme cas d
24:25'école,
24:26pour essayer de comprendre aussi comment une entreprise tech, on va revenir sur votre business, Elie, sur ce que vous
24:33avez développé,
24:34comment une entreprise tech réussit avec succès son entrée dans le paradigme du buyout.
24:40Vous avez fait le grand saut en 2024, en rejoignant Bridgepoint et l'équipe tech dans laquelle opère Nadia.
24:50Je vais le dire avec mes mots, mais on va regarder ensuite quelque chose pour être un peu plus clair.
24:54Si vous voulez savoir ce qu'est Lumaps, c'est une plateforme unique, centralisée, qui permet à une entreprise,
25:01dans le sens un employeur, de toucher 100% de ses collaborateurs pour leur offrir tout un tas de services.
25:08Alors, on va parler de votre business, mais on va surtout parler de cette aventure et de ce tandem dirigeant
25:15et investisseur
25:16que vous représentez, que tu représentes, on a dit qu'on se tutoyait, que tu représentes aujourd'hui avec Nadia.
25:24Juste quelques chiffres pour poser un peu le cadre de notre discussion.
25:27Lumaps, c'est 100% de croissance sur les 12 derniers mois, 150 millions de chiffres d'affaires récurrents,
25:32donc 40% aux US, 10% au Japon, le reste en Europe, 2000 entreprises clientes, soit 7 millions d
25:38'utilisateurs.
25:39Je le disais, Lumaps, elle avait évolué avant dans un univers VC.
25:44Pourquoi est-ce que le LBO, ça t'a semblé à toi et à ton associé la suite logique, en
25:51fait ?
25:51Le chapitre à ouvrir en 2024 pour l'avenir de Lumaps ?
25:55C'est une bonne question. Donc, on a lancé le produit en 2015. Premier client Veolia, donc 120 000 utilisateurs
26:00tout de suite sur la plateforme.
26:02Pas de pression. Et on est très rapidement allé aux Etats-Unis. Moi, je suis parti un petit peu là
26:07-bas en 2016 pour trouver les premiers clients.
26:10On avait un premier partenaire historique qui était Google, qui nous a un peu ouvert les portes de son marché
26:15aussi.
26:15Et on a fait beaucoup de croissance très rapidement, en fait, entre 2015 et 2020. On a fait trois levées
26:23de fonds successives, ABC 2017, 2018, 2019.
26:27On a levé 100 millions à peu près en tout, avec Eurasio, puis Goldman Sachs, BPI, Iris Capital.
26:35Et en 2023, on est devenu rentable. Donc, toujours forte croissance et rentabilité. Donc, un modèle qui était intéressant.
26:44Et je pense qu'on était en recherche d'un plus fort alignement avec nos investisseurs.
26:50C'est vrai qu'on avait des gens qui étaient entrés à des périodes de la vie de l'entreprise
26:54un peu différentes.
26:56Et on avait besoin de se réaligner, de se recentrer sur un investisseur avec qui on partageait le projet pour
27:03les 4-5 prochaines années.
27:04Et donc, c'est dans ce contexte qu'on a décidé de lancer un process et qu'on a rencontré
27:09Bridgepoint.
27:10Pourquoi vous avez choisi Bridgepoint ? Pourquoi ce choix ? Le process, il était compétitif.
27:19Oui, il était compétitif. Et je me souviens très bien, Nadia et David sont venus à Lyon.
27:24Ils nous ont dit, nous, on connaît l'Humas par cœur. On vous regarde depuis un an.
27:30Et puis, de toute façon, votre process, on ne va pas le faire. On va préempter le deal.
27:35Et en fait, ils sont arrivés super préparés. Ils connaissaient hyper bien notre marché.
27:39Ils connaissaient hyper bien la boîte. Ils avaient déjà un certain nombre d'idées de consolidation qu'on pouvait faire
27:46par la suite,
27:47qui était assez alignée avec les idées qu'on avait aussi de notre côté.
27:51Et je pense qu'il y avait aussi un alignement sur la thèse qui était de dire, on a des
27:57techs européennes qui sont sous-cotés à l'international
28:00et qu'on peut transformer en vrai leader mondiaux.
28:03Ça, c'est quelque chose qui nous a toujours beaucoup animé de faire une grosse boîte mondiale.
28:06Et le dernier point, c'est qu'ils avaient une volonté de travailler avec les fondateurs et pas de remplacer
28:13les fondateurs le lendemain du deal.
28:15Et ça, c'est pareil. Nous, on n'était pas à la fin de l'aventure. On avait envie de
28:18continuer.
28:18Donc, c'était un bon alignement des planètes.
28:21Alors, pourquoi est-ce que, je dirais par effet miroir, Nadia, tu trouvais que Lumaps était le candidat idéal pour
28:30rentrer dans le portefeuille de Bridgepoint ?
28:33Elie a dit, non, mais Bridgepoint, c'était le fond idéal.
28:35Pourquoi est-ce que Lumaps cochait bien les cases de ce que vous aimez faire dans ton équipe tech chez
28:41Bridgepoint ?
28:42Effectivement, merci Elie pour les gentils mots.
28:45Lumaps, en fait, ça correspond exactement à notre stratégie, à notre sweet spot en termes de ce qu'on recherche,
28:50en fait, dans notre...
28:51Mais bien le micro.
28:52D'accord, ça va mieux.
28:54Dans notre stratégie tech, effectivement, nous, on est quand même assez sélectifs dans les plateformes qu'on choisit.
28:59Pour chaque fond, on fait environ 3-4 software deals.
29:05Et donc, on choisit vraiment les leaders technologiques, vraiment product-led, avec l'ambition d'en faire des catégories leaders
29:15mondiaux.
29:16Et Lumaps, en fait, dans cette catégorie de la même sorte qu'on avait investi dans Kiriba, Ifront, Calypso dans
29:23le passé,
29:24ça correspond exactement à ce qu'on recherchait, c'est-à-dire une boîte leader technologique très internationale,
29:30déjà implantée aux US, basée à Lyon, c'est pas facile, et en plus, aller aux US aussitôt,
29:38avec une ambition extrêmement forte, qui était assez alignée avec ce qu'on avait vu dans le marché.
29:44Donc, comme disait Elie, ça faisait plus d'un an, en fait, qu'on avait vraiment construit en profondeur, en
29:50fait, notre conviction par des calls clients.
29:54Parce qu'il faut savoir que Lumaps, en fait, c'est des gros clients assez connus, donc on avait quand
30:00même pas mal de références.
30:01Mais surtout, en fait, une vision alignée où, en fait, ça faisait partie de ces rares boîtes où on pouvait
30:07faire à la fois de la croissance organique,
30:09parce qu'un marché assez porteur, mais aussi de la consolidation de marché.
30:17Donc, on avait aussi parlé, on avait écumé, en fait, les cibles potentielles.
30:23Donc, on avait parlé à pas mal de fondateurs en amont.
30:26Donc, nous, en fait, quand on rencontre les fondateurs, on considère toujours qu'il faut qu'on soit aligné en
30:33termes d'ADN.
30:34Et donc, c'est pour ça qu'on était arrivés, effectivement, assez préparés.
30:39Et il s'avère qu'on était quand même très alignés en termes de ce qu'on pouvait apporter à
30:43Lumaps.
30:45Deux ans plus tard, il faut voir quand même que Lumaps, ça a doublé de taille, même plus que doublé
30:51de taille,
30:53avec pas mal de super choses qui ont été faites et une vision AI qui est vraiment très prometteuse aujourd
31:00'hui.
31:07Merci beaucoup à vous d'être avec nous aujourd'hui pour aborder ce grand sujet, on va dire la recomposition
31:17du marché.
31:18On l'a appelé comme ça, puisqu'en fait, on a bien compris depuis le début de cette matinée que
31:23ces difficultés,
31:24en tout cas ce paradigme de fundraising, allaient profondément rationaliser cet environnement de marché.
31:33Alors, je vous propose qu'avec vos casquettes respectives d'investisseurs, de conseils, de conseils aux investisseurs, de facilitateurs,
31:41on revienne un peu sur l'état des lieux des fundraising aujourd'hui.
31:45Je pense que vous allez me dire la même chose que ce que vos comparses du panel dealmaking ont dit
31:51tout à l'heure,
31:52à savoir, eh bien en fait, il y avait vachement d'optimistes au Q4, on s'est dit que début
31:582026, ça y est, ça allait se débloquer,
32:00il y aurait des sorties donc de la distribution, donc la machine à fundraising se réenclencherait.
32:07Force est de constater que c'est quand même encore un peu mou, Alexandre.
32:11Exactement. Le marché, par rapport à ce qu'on disait l'année dernière et même les années précédentes,
32:15c'est un peu la même chose en pire, soit la même chose, soit un peu dégradée.
32:20Je pense qu'il y a une vraie complexité du fundraising qui continue et qui s'accentue,
32:26notamment avec des effets de marché qui sont venus ajouter des problèmes à des problèmes déjà existants.
32:32Et ce qui n'est pas nouveau aussi et qu'on voit, mais qu'on voit de manière beaucoup plus
32:35marquée,
32:36c'est une polarisation encore plus forte du marché.
32:39Certains acteurs, alors certes, avec des montants qui sont levés plus petits,
32:44peuvent lever très vite et même faire des closings uniques.
32:47Par rapport à ce qu'on a fait nous l'année dernière, c'était quand même deux tiers.
32:50Sur la quinzaine de fonds dans lesquels on a souscrit, il y en avait neuf qui ont eu des closings
32:54uniques,
32:55ce qui implique plein de choses.
32:58C'est un exercice qui est assez délicat d'ailleurs et même dangereux à manier, je pense, en tant que
33:02GP.
33:03Mais toujours est-il qu'il y a des acteurs avec des track record qui sont effectivement très bons,
33:09de taille souvent plus petite, qui peuvent aller très vite.
33:12Et à l'inverse, des acteurs soit plus gros, soit avec des track record qui sont peut-être un peu
33:18plus difficiles à lire récemment,
33:20sans être mauvais, qui vont mettre plusieurs mois, voire plusieurs années à boucler le fundraising.
33:25Il y a aussi une normalisation des tailles de fonds.
33:29Après une période qui a été marquée par des fortes augmentations de tailles de fonds d'une génération à une
33:34autre,
33:35il y a clairement depuis quelques mois maintenant une normalisation de la croissance des tailles de fonds.
33:41Ce qui veut dire aussi que la croissance de certains GP qui est souhaitée et voulue,
33:47et recherchée, passe par d'autres choses.
33:49des fonds plus petits qui sont lancés en plus, voire en parallèle, les CV, bien évidemment, on en reparlera tout
33:55à l'heure,
33:55ou des adjacents avec des produits un peu hybrides qu'on peut voir ici et là,
34:00des fonds de réinvestissement ou une sorte de réinvestissement.
34:07Et on voit aussi certains GP qui essayent de lever deux fonds en même temps et qui lient les deux
34:12fonds.
34:13Ce qui fait qu'on ne peut pas faire l'un ou l'autre, le deal c'est de faire
34:15les deux, ce qui ne nous plaît pas forcément toujours.
34:18Ce qui a été la raison d'un déclin, enfin on a décliné une opportunité à cause de ça en
34:24début d'année,
34:25on est sur le point d'en décliner une autre également à cause de ça.
34:29Sur une note plus positive, il y a deux aspects.
34:32Il y a un regain d'attractivité, je pense, en tout cas je ne suis pas le mieux placé,
34:37il faut demander aux GP et aux Investor Relations, mais l'impression que ça donne de loin,
34:42c'est en discutant avec d'autres LP étrangers aussi, c'est qu'il y a un regain d'attractivité
34:46du marché européen
34:46et des GP européens, notamment à travers un appétit plus marqué des LP asiatiques et canadiens
34:52pour l'Europe versus d'autres régions du monde, notamment les Etats-Unis.
34:58Et une explosion presque du retail et d'Evergreen.
35:03Alors est-ce que c'est pour compenser des difficultés sur la partie plus institutionnelle
35:08ou est-ce que c'est un relais supplémentaire ?
35:11Il peut y avoir un débat selon les GP, mais ce qui est sûr, c'est que la part du
35:15retail et des Evergreen
35:16est beaucoup plus importante qu'il y a quelques mois ou quelques années.
35:19À surveiller, merci beaucoup Alexandre pour ce panorama, pour avoir posé.
35:24Céjalon Estelle, comment vous décryptriez ce marché aujourd'hui ?
35:32Bipolarisation, désallongement, durée de fundraising, qu'est-ce que vous avez envie de partager avec nous ?
35:35Oui, je rejoins complètement Alexandre et ce qui a été dit jusqu'à présent.
35:40Les levées sont longues, ce n'est pas tellement une nouveauté, mais elles sont très longues aujourd'hui.
35:46Donc on constate à peu près deux ans de levée après le premier closing.
35:51Donc finalement, ça amène plutôt à trois années de levée aujourd'hui.
35:55Nous, on investit principalement en France et en zone euro et un peu au UK,
36:00mais c'est vrai qu'on est peu exposés aux US, en tout cas pas des GPUS et en Asie.
36:07Mais il y a quand même des exceptions.
36:09Donc là, on est en due deal sur un fonds avec un unique closing fin juillet
36:14et le fonds, il est sursouscrit presque trois fois.
36:18Dans quel univers ?
36:19Buyout ?
36:20Oui, LBO sectoriel.
36:22OK.
36:24Et élevé deux fonds en même temps.
36:26Nous, on a LP Historic, on est dans tous les fonds.
36:29Donc j'ai réussi à négocier d'aller que dans un fonds et de regarder plus tard l'autre fonds
36:34parce que nos allocations, elles ne sont pas non plus extensibles.
36:37Mais c'est vrai qu'on est très fortement réduits.
36:40Mais je dirais que c'est quand même l'exception.
36:42Et ça pose un autre problème au GP dans la relation avec ses investisseurs
36:45parce que ça crée aussi des frustrations.
36:49Donc voilà, mais ça reste une exception.
36:51Et ensuite, sur le marché du M&A,
36:52donc c'est vrai qu'on avait un regain d'optimiste en fin d'année.
36:56Et puis après, les événements macro, c'est vrai, n'ont pas aidé.
36:59Et aujourd'hui, on est dans un environnement assez atone.
37:02Les distributions sont toujours complexes.
37:05On recherche désespérément de la plus-value.
37:09Donc comme on y palie par rapport au LBO,
37:12on va essayer d'investir dans des fonds qui génèrent du HID.
37:15On a du revenu rapidement, tel que les infrastructures,
37:18ce qu'on a fait cette année.
37:19Sur des stratégies aussi secondaires,
37:21on a une rotation de portefeuille plus rapide quand c'est des LPLED
37:24et accéder à de la plus-value plus rapidement.
37:27Puis aussi les stratégies hybrides de mezzanine, par exemple,
37:30qui sont intéressantes.
37:34Et vous diriez qu'à l'exception de ce fameux closing unique
37:39où vous avez dit aussi ces fonds où on nous met un peu le couteau sous la gorge,
37:45je le dis comme ça, où il faut prendre finalement le package,
37:48tout ce qu'il y a sur l'étagère et on ne choisit pas.
37:49Quand vous dites allongement de la durée de fond,
37:51même pour les bonnes équipes, c'est le cas ?
37:54Ah oui, complètement, parce que les fonds ont quand même énormément augmenté en taille,
37:58même si ce n'est plus vrai aujourd'hui par rapport au vintage précédent.
38:01On voit des tailles globalement similaires, voire un peu plus petites.
38:07Malgré tout, oui, non mais complètement.
38:09Et ce n'est pas qu'un problème de performance,
38:13puisque même pour les bonnes équipes sont soumises,
38:14c'est un problème de distribution aussi.
38:15Il n'y a pas eu assez de distrib qui vous sont revenus ?
38:18Il n'y a pas eu assez de distrib.
38:19Le marché, oui, il y a quand même un attentisme aussi sur le marché.
38:24Il y a certains LP qui ont décidé d'aller plus en dette privée
38:27et moins en prêt-e-equity.
38:30Je crois que la transition est très bien faite.
38:32Pour passer la parole à Manuel sur la transition aussi avec la dette privée.
38:37Qu'est-ce que vous, Manuel, vous retenez de ce panorama ?
38:40Est-ce qu'il y a des choses qui vous semblent, je dirais, un peu normales
38:43dans cette rationalisation et des choses qui vous interrogent un peu
38:46sur où est-ce que va le marché ?
38:47La première chose que je retiens, c'est qu'il ne faut pas du tout toucher le bouton.
38:50Non, sinon je suis fâchée.
38:52J'ai fait attention.
38:55Estelle et Alexandre parlaient de polarisation de marché,
38:58polarisation par performance.
38:59En fait, peut-être juste pour rajouter sur un point précédent,
39:02je pense que les fonds qui ont une très bonne performance,
39:04qui peuvent faire des closings uniques,
39:06avec des souscriptions qui sont sur-suscrits,
39:11eux peuvent lever.
39:12En revanche, les fonds qui ont des performances qui sont peut-être moyennes
39:15ou qui ne sont pas très bonnes, eux ne lèvent plus du tout.
39:18Donc en fait, on a une polarisation à la fois par performance,
39:21mais aussi par taille.
39:22On l'a vu l'année dernière, 25% des actifs levés en buyout
39:28l'ont été fait par DGP.
39:30Donc vraiment, on a encore une concentration aussi vers le haut et vers la taille.
39:35L'environnement de levés, il reste compliqué.
39:38Juste pour placer un peu le décor, entre 2021,
39:42qui a clairement été une année record de levés, et 2025,
39:44on est quand même encore 40% en dessous de 2021.
39:47Donc clairement, on commence à voir des signes de levés qui s'améliorent,
39:51mais on est quand même bien en dessous des records qu'on a connus en 2021.
39:56Et c'est intéressant, on avait Super Return il y a 4 semaines.
39:59Donc c'est un peu une foire d'empoigne avec 7000 personnes,
40:02on fait une centaine de meetings, mais c'est assez intéressant pour prendre le pouls.
40:05Et moi, j'en ai retenu deux choses qui m'ont un petit peu étonné.
40:08La première chose, c'est que l'humeur chez les JP dans l'ensemble
40:12était plus mauvaise que ce que je pensais.
40:14Alors évidemment, il faut décrypter, les JP vont toujours très très très bien,
40:16mais donc typiquement, en fin de journée, on commence à voir un peu la vérité.
40:21Manuel est toujours, vous n'avez peut-être pas vu beaucoup Manuel dans des débats,
40:25Manuel est toujours très très enthousiaste.
40:27Donc s'il nous dit que les JP n'ont pas le moral,
40:29c'est vraiment que les gars ont le moral dans les chaussettes.
40:31Pardon Manuel.
40:31Je n'ai pas dit ça, ou alors je ne l'ai pas dit fort.
40:34Mais la raison pour laquelle je m'explique quand même une humeur
40:38qui est un petit peu plus maussade dans l'ensemble auprès des JP,
40:42il y a bien évidemment la problématique de la levée,
40:45mais il y a aussi clairement une problématique ou une question
40:47autour des entreprises de software dans les portefeuilles.
40:50Bain a sorti un rapport assez intéressant.
40:52Au premier trimestre, les valorisations des fonds de buyout
40:55étaient flats d'après Bain,
40:56mais quand ils sortent les chiffres au niveau sectoriel sur le software,
41:00on parle de moins 8.
41:01Donc clairement, une baisse de 8% de la valorisation des entreprises de software dans les portefeuilles,
41:06ça, ça commence à poser des questions.
41:09Et je pense que le troisième point,
41:11c'est aussi tout simplement le fait que les millésimes de 2019,
41:1620, 21, qui ont été clairement déployés trop vite
41:18avec des multiples probablement un peu trop élevés,
41:21maintenant, ils commencent à entrer dans la phase
41:23où en théorie, ils devraient commencer à avoir de la croissance de performance
41:26et on ne l'a pas vraiment arrivé.
41:28Donc ça, ça trouble un petit peu les esprits.
41:31Alors que du côté LP, j'ai trouvé que paradoxalement,
41:34l'humeur était plus positive qu'en 2025.
41:37En 2025, on parlait encore beaucoup de l'absence de distribution
41:40et surtout de la problématique dans les portefeuilles.
41:42J'ai l'impression qu'aujourd'hui, les portefeuilles se sont stabilisés.
41:44On est à peu près à 15% de distribution
41:46dans les portefeuilles de private equity en moyenne
41:49et après 4 ans de très forte baisse des souscriptions,
41:54ces portefeuilles-là commencent à être stabilisés.
41:57Les LP se posent un peu plus la question
41:59d'où ils peuvent faire un peu plus d'allocations tactiques
42:02et le secondaire est clairement, en tout cas, très en haut de la liste.
42:07Merci Manuel. On vous fera réagir.
42:08Je sens qu'Alexandre et celle ont très envie de réagir.
42:10Je vais passer la parole à Jessica pour qu'elle nous partage.
42:14Elle aussi, son ressenti sur ce marché, sur ce profil peut-être
42:17de ce qui a changé, de ces JP en difficulté de lever, Jessica ?
42:21Alors moi, je vais rebondir sur le secondaire
42:23parce qu'il y a eu effectivement un boom sur les dernières années.
42:272025, je crois, à Tognet, près de 230 milliards en volume,
42:34dont 110, 115 sur le JP LED seulement.
42:38Et justement, c'est une dynamique de marché.
42:41Alors, sur les dernières années, ça a été utilisé comme des solutions de liquidité.
42:45Ce qu'on voit émerger aujourd'hui avec le CV,
42:50ce sont aussi des solutions plus structurées.
42:52On parle désormais de CV Square, voire même un troisième one de CV.
43:00Il y en a un qui commence à se préparer sur le marché en ce moment.
43:03Mais aussi d'autres solutions un peu plus structurées
43:07de financement, dans le cas avec des stratégies de secondaire
43:11assez innovantes pour ramener de la liquidité
43:15ou accompagner les levées.
43:17Ramener de la liquidité, ça peut être du NAV, financing.
43:20Mais accompagner des levées, ça peut être des lignes de commitment
43:23qui viennent accompagner justement les JP
43:27pour renforcer l'aspect alignement.
43:30Et en fait, ces solutions, pardon, Jessica,
43:33ces solutions dont vous parlez,
43:34elles sont souvent couplées ou avec dans l'idée de se dire
43:38le coup d'après, c'est quand même d'avoir le fond de fundraising primaire, en fait.
43:41Toutes ces opérations-là.
43:43C'est pour accompagner exactement la levée, la préparer en amont.
43:48Le multi-asset n'a pas eu le vent en poupe,
43:52le CV de plusieurs actifs.
43:54Pour autant, il est encore utilisé du management portefeuille
43:59pour préparer et accompagner la levée du fonds suivant
44:05pour certains acteurs.
44:06Et là, tout le jeu, c'est de sélectionner le bon portefeuille
44:08et de bien le positionner.
44:11Merci, Jessica.
44:12On reviendra plus largement après sur un peu la dynamique
44:15de ces fonds de continuation.
44:17Si on clôture, Sarah, notre petit tour d'horizon,
44:20notre petit wrap-up de ce que vous retenez
44:23pour ces fundraisings H1 2026 ?
44:26Oui, je pense qu'en résumé,
44:29les fundraisings sont quand même difficiles.
44:32Effectivement, il y a toujours des exceptions,
44:35des closings uniques pour certains JP,
44:36mais la réalité quand même générale du marché,
44:39c'est que c'est compliqué.
44:41C'est compliqué, on l'a dit, parce qu'il y a un sujet de liquidité
44:44et je pense que tout est là, en fait.
44:47C'est la liquidité parce qu'il y a un sujet sur les valorisations,
44:52sur les actifs de 2020-2021.
44:54Aujourd'hui, quand même, quand un JP va sur le marché,
44:58aujourd'hui, il n'a pas du tout sorti les deals du fonds précédent.
45:02Il commence tout juste à sortir les deals du fonds d'avant.
45:06Donc, on est quand même sur un cycle du private equity
45:09qui est un peu différent du cycle qu'on a connu historiquement.
45:12Et donc, dans ce contexte, les JP sont quand même,
45:16il faut le reconnaître, assez innovants
45:17et mettre en place des solutions qu'on connaît maintenant
45:20de JP LED, de Staples, de Coinvest, etc.
45:26C'est très rare aujourd'hui de voir un fundraising unique
45:29avec juste un produit qu'on propose.
45:33Les JP, aujourd'hui, proposent à la fois du Coinvest,
45:36à la fois du JP LED.
45:38Et donc, parce qu'ils offrent, en fait,
45:41une certaine créativité, différents produits,
45:44ils arrivent finalement à lever,
45:46évidemment, sous réserve que la performance soit bonne.
45:48On l'a dit, si la performance n'est pas bonne,
45:49là, il ne faut même pas y compter.
45:51C'est extrêmement difficile, voire impossible.
45:53Et donc, il y a aussi des équipes qui n'y arrivent pas.
45:57C'est la réalité du marché.
45:59Et on en parlera peut-être tout à l'heure, du coup,
46:01des transferts d'équipes, des spin-offs, etc.
46:05Donc ça, c'est sur la partie fundraising, on va dire.
46:09Il y a eu un coup de froid quand même en début d'année
46:12sur les softwares avec une forte baisse de la valorisation
46:17due à la baisse de la valorisation aux US
46:22sur certaines sociétés cotées, etc.
46:24Et il faut le dire, en Europe et particulièrement en France,
46:28il y a une grosse partie des deals qui sont réalisés
46:31qui sont dans le software.
46:33Donc ça, ça a mis aussi un gros coup de froid.
46:35Les LP se posent la question pour certaines équipes,
46:37pour certaines stratégies.
46:39Est-ce que ça va marcher ?
46:40Quel est l'état du portefeuille, etc.
46:42Donc il y a un sujet là-dessus.
46:45Et si on veut être un peu plus positif,
46:49il y a certains secteurs d'activité
46:51qui marchent mieux que d'autres parce que le contexte
46:55fait qu'ils ont plus le vent en poupe, on va dire.
46:59Et on en a parlé lors des panels précédents.
47:01C'est notamment la défense.
47:02Donc là, la défense, c'est tout à fait autre environnement.
47:06Les fonds défense se lèvent très, très bien.
47:08Il y en a beaucoup sur le marché actuellement.
47:12Et là, c'est aussi une volonté des pouvoirs publics
47:16de favoriser l'investissement dans la défense,
47:19en Europe, en France.
47:21Et donc là, on a un secteur qui clairement connaît une dynamique
47:24qui est très différente de celle des autres secteurs.
47:28Merci beaucoup, Sarah.
47:29Je rebondis sur cet aspect de défense.
47:31Je vous partageais quelques chiffres d'une étude
47:35que France Invest a faite.
47:36Alexandre, du coup, avec ta casquette, double casquette,
47:38France Invest qui me corrige si je n'ai pas les bons chiffres.
47:42Ces chiffres-là, on nous rappelle qu'il y a une vingtaine de fonds,
47:45100% défense, qui sont aujourd'hui en activité ou en cours de levée,
47:49avec une taille cumulée de plus de 6 milliards,
47:52auxquels s'ajoutent une quinzaine de fonds souveraineté,
47:55qui vont capturer évidemment le secteur de la défense.
47:59Je vous remercie à tous.
48:00Le sens de l'histoire, c'est qu'on clôture aussi l'événement
48:02et qu'on aille se retrouver en haut.
48:05Et on vous donne, nous, rendez-vous à la rentrée
48:06pour, je crois, 6 octobre, conférence restructuring.
48:09Merci beaucoup à tous nos partenaires.
48:10Merci de votre fidélité.
48:11Merci à tous nos speakers qui ont été absolument parfaits.
48:15Merci à vous.
48:16Applaudissements.
48:17Merci.
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