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  • il y a 2 jours
Les députés de la commission des affaires économiques auditionnent Dominique Schelcher, PDG de la Coopérative U. L'audition doit notamment porter sur la situation du groupe, qui compte plus de 1 800 magasins, en France métropolitaine mais également en Outre-mer et en Afrique, et ses perspectives de développement. En 2025, la Coopérative U a une nouvelle fois réalisé un chiffre d'affaires record de plus de 28 milliards d'euros (hors carburant). À sa reconduction à la tête du groupe l'an passé, Dominique Schelcher affichait l'objectif d'atteindre 15% de part de marché, contre 12% en 2025. Retrouvez les échanges entre le PDG de la Coopérative U et les députés de la commission.

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Transcription
00:00:02Générique
00:00:07Bonjour à tous et bienvenue dans la séance est ouverte.
00:00:11Dans ce numéro, je vous propose de voir ou revoir l'audition de Dominique Schelcher,
00:00:17le président de la coopérative U par la commission des affaires économiques.
00:00:21Prix des carburants, marge des distributeurs, négociations commerciales, les sujets sont nombreux.
00:00:26Regardez.
00:00:27Le projet de loi d'urgence pour la protection et la souveraineté agricole a été présenté la semaine dernière en
00:00:32Conseil des ministres.
00:00:34Parmi ces différents volets, deux en particulier sont susceptibles d'avoir un impact sur votre activité.
00:00:38Les nouvelles obligations de transparence en matière d'achat de produits durables et de qualité à l'article 4
00:00:44et le renforcement du poids des producteurs dans les négociations amont, les articles 19 à 22.
00:00:51Quel est votre point de vue sur ces mesures et pensez-vous de manière générale que le texte apporte des
00:00:56réponses suffisantes aux problématiques rencontrées par la grande distribution et le monde agricole aujourd'hui ?
00:01:02Deuxième question sur la grande distribution en centre-ville.
00:01:05Elle traverse actuellement une période de recomposition profonde avec la disparition d'antennes historiques, je pense à Casino,
00:01:12et l'abandon du segment des supermarchés par d'autres enseignes, les hypermarchés Auchan.
00:01:17Vous avez vous-même parlé récemment lors d'une audition au Sénat d'un phénomène de décommercialisation sur vos propres
00:01:24termes.
00:01:24Pouvez-vous nous expliquer ce que cela signifie concrètement ?
00:01:28Existe-t-il un risque de voir l'offre de magasins U se raréfier dans certains territoires ?
00:01:33Et en particulier, et je me sens très concerné en tant que député de la Vienne, totalement désurbanisé,
00:01:40ni Poitiers-Néchâtellerault, la circonception la plus rurale qui existe,
00:01:44seront-ils concernés par ces...
00:01:46Ayant moi-même dans ma petite ville de Sivray à Super U, donc je parle en connaissance de quoi.
00:01:50Y a-t-il des menaces là-dessus ?
00:01:52La coopérative U a lancé une nouvelle centrale d'achat européenne nommée Concordis.
00:01:57C'est votre même question.
00:01:58A la fin de l'année dernière, en particulier avec Carrefour,
00:02:01vous avez affirmé à ce sujet qu'il ne s'agissait pas d'un moyen de contourner les lois françaises,
00:02:05ni de faire de l'optimisation fiscale.
00:02:08Pouvez-vous donc nous revenir sur l'objectif poursuivi par cette centrale d'achat,
00:02:12son fonctionnement, et les raisons pour lesquelles vous avez choisi de l'implanter en Belgique plutôt qu'en France ?
00:02:18Enfin, la situation concernant le carburant demeure préoccupante aujourd'hui, comme vous le savez,
00:02:23malgré une légère éclaircie depuis l'annonce du cessez-le-feu en Iran la semaine dernière,
00:02:27mais un peu contredite déjà hier soir avec les nouvelles annonces du président Trump.
00:02:33Où en est-on donc ce mercredi 15 avril ? Il faut faire ça au jour le jour.
00:02:38Et comment voyez-vous la suite en cas de reprise du conflit au Moyen-Orient ?
00:02:41Les pétroliers ont-ils répondu à l'appel que vous leur avez lancé récemment,
00:02:45afin qu'ils réduisent leur prix ?
00:02:47M. le Président, Directeur Général, nous vous remercions pour votre présence et sommes impatients
00:02:51de vous entendre sur l'ensemble de ces sujets.
00:02:54Je vous cède donc la parole pour une quinzaine de minutes au total.
00:02:56Dans un second temps, comme d'habitude, nous entendrons les orateurs de groupe pour trois minutes chacun,
00:03:01afin de vous laisser au moins une minute pour leur répondre aussitôt.
00:03:05Puis nous entendrons les orateurs individuels pour une minute par question,
00:03:09en vous invitant à répondre, là encore, aussitôt à chacun d'entre eux, en environ une minute.
00:03:14Et puis, à la fin, vous ferez une conclusion qui vous permettra peut-être de répondre aux réponses
00:03:20que vous n'aurez pas eu le temps de donner dans ces idées des impartis.
00:03:23Je vous remercie.
00:03:26M. le Vice-président, Mme et Messieurs les députés,
00:03:31merci de m'avoir invité à m'exprimer devant cette commission.
00:03:35À travers la parole qui sera la mienne aujourd'hui, j'espère faire résonner dans cette enceinte
00:03:39la voix de mes 1 400 associés.
00:03:43Associés, nous tenons à ce terme chez le Coopérative Vue.
00:03:45Associés parce que nous possédons et partageons des outils en commun,
00:03:49l'informatique, la logistique, des services,
00:03:52et parce que tous sont associés au pilotage stratégique opérationnel de la Coopérative,
00:03:57qui a fêté en 2024 ses 130 ans,
00:04:00et qui est aujourd'hui le quatrième acteur de la grande distribution française,
00:04:04avec 1 900 magasins.
00:04:06Leur voix, c'est celle de patrons de PME.
00:04:09Nous sommes en effet tous propriétaires de nos magasins,
00:04:12que nous exploitons nous-mêmes avec nos collaborateurs.
00:04:15Ils sont quelques dizaines dans les plus petits formats,
00:04:18les U-Express ou Util,
00:04:20environ une centaine dans les Super-U,
00:04:22comme mon propre magasin à Fessenheim, dans le Haut-Rhin,
00:04:25et jusque 300 dans les enseignes Hyper-U,
00:04:28soit 80 000 collaborateurs au total.
00:04:31Nous y vendons de l'alimentaire surtout,
00:04:34mais aussi une offre non alimentaire attendue à la campagne.
00:04:38Leur voix, c'est aussi celle d'entrepreneurs des territoires,
00:04:41des territoires majoritairement ruraux,
00:04:43des villes de sous-préfectures.
00:04:4550 % de nos magasins sont situés dans des villes de moins de 5 000 habitants.
00:04:50Beaucoup y vivent depuis leur naissance.
00:04:53Chacun d'entre nous y investit beaucoup de moyens et d'énergie pour créer des emplois.
00:04:57Nous sommes souvent le plus gros employeur de ces territoires,
00:05:00pour soutenir les associations,
00:05:02sponsoriser les clubs sportifs.
00:05:04Et bien sûr, pour valoriser le travail des producteurs locaux
00:05:07et pour faire vivre le tissu industriel local.
00:05:1073 % des produits alimentaires de marque U,
00:05:14notre marque distributeur,
00:05:16comportent une matière première principale d'origine française.
00:05:20Près de 80 % de ces produits U que nous commercialisons
00:05:23sont fabriqués par des TPE et des PME françaises.
00:05:28Si je me suis permis de prendre ces quelques instants
00:05:31pour vous parler de notre coopérative,
00:05:33de ces équipes et de ces associés,
00:05:35c'est que je voudrais ici leur rendre hommage.
00:05:37C'est elles et eux qui déploient une énergie folle
00:05:40pour soutenir le pouvoir d'achat des Français
00:05:42qui, une fois de plus, est mis sous pression
00:05:45par une nouvelle crise internationale.
00:05:48Nos associés sont d'abord pleinement mobilisés
00:05:51pour amortir l'impact de l'envolée des cours du pétrole
00:05:54sur les prix à la pompe.
00:05:56Nos prêts de 1 000 stations-service
00:05:58restent parmi les moins chères de France
00:06:00et elles seraient encore moins chères
00:06:02si les pétroliers voulaient bien consentir
00:06:04à baisser leurs marges sur les carburants
00:06:07qu'ils nous vendent.
00:06:09Et donc, à votre question de tout à l'heure,
00:06:12je peux vous dire que mon appel est resté sans réponse.
00:06:16Les marges, la plupart des associés U
00:06:18n'en prennent presque plus sur le sans-plomb
00:06:21et le gazole que nous distribuons.
00:06:22Les contrôles de la DGCC-RF
00:06:25ont permis de l'attester ces derniers jours.
00:06:27Je m'en réjouis.
00:06:28Nous avions dit dès le départ
00:06:30que nos factures étaient à disposition
00:06:31et que ces contrôles étaient les bienvenus
00:06:34s'ils permettaient de ramener
00:06:35de la rationalité et de l'apaisement.
00:06:38Et tant pis si, encore une fois,
00:06:39la grande distribution a été pointée du doigt
00:06:41avec plus de zèle qu'elle n'a été applaudie
00:06:44pour sa responsabilité.
00:06:45Et dommage si l'on contrôle davantage
00:06:47ceux qui affichent le prix
00:06:48plutôt ceux qui le construisent.
00:06:50Mais cela ne change pas la réalité.
00:06:52Il faut bien la mesurer.
00:06:53Quand le prix du gazole passe de 1,65 € fin février
00:06:58à plus de 2,20 € aujourd'hui,
00:07:01c'est un bouleversement majeur
00:07:03dans la vie des gens à la campagne,
00:07:05ceux que vous fréquentez vous aussi
00:07:08dans vos circonscriptions.
00:07:09Dans ce contexte, pour aider nos clients,
00:07:12nous poursuivons notre opération
00:07:13des 150 produits U à prix coûtant,
00:07:16dont 4 fruits et légumes chaque semaine,
00:07:18en ne prenant rien de plus que la marge légale
00:07:21pour attirer les gens.
00:07:22Et ce, depuis la crise du Covid-19
00:07:25et depuis que le gouvernement nous avait demandé
00:07:27de mettre en place un panier anti-inflation,
00:07:29nous sommes la seule enseigne
00:07:31à avoir maintenu cet effort
00:07:33qui est très important pour nous.
00:07:36C'est aussi avec responsabilité
00:07:38que nos équipes et nos associés
00:07:39sont mobilisés pour répercuter au plus juste
00:07:42le résultat des dernières négociations commerciales
00:07:44sur les prix en rayon.
00:07:46Lors de ces négociations,
00:07:48je peux vous dire que nous avons été
00:07:49une sorte de digue anti-inflation.
00:07:51Nous avons obtenu que le ticket de caisse
00:07:53des Français reste globalement stable.
00:07:56Sans notre action, il aura augmenté
00:07:57de près de 5% alors que l'inflation
00:08:00est à 1,7% en ce moment.
00:08:02Les plus grands industriels
00:08:04avaient même des ambitions
00:08:06plus importantes encore,
00:08:08des hausses à deux chiffres.
00:08:09Au final, on a accepté ce qui était justifié,
00:08:12bien sûr, on a dit stop
00:08:14à tout ce qui ne l'était pas
00:08:17et qui parfois était même injustifiable.
00:08:19Et nos clients verront donc les prix stagnés.
00:08:22C'est ce qui se passe actuellement
00:08:24dans nos rayons,
00:08:25avec d'un côté des baisses
00:08:27sur par exemple les féculents,
00:08:29le sucre,
00:08:30de nombreux produits d'hygiène et de beauté
00:08:31et de l'autre,
00:08:32quelques produits qui vont augmenter
00:08:34comme les viandes,
00:08:36de volaille, de bœuf
00:08:37ou par exemple encore
00:08:38les conserves de poisson,
00:08:40macro, sardines et autres.
00:08:42Encore une fois,
00:08:43ces négociations étaient beaucoup commentées
00:08:45alors que fondamentalement,
00:08:47rien n'avait vraiment changé.
00:08:48On avait les mêmes joueurs,
00:08:50les mêmes règles,
00:08:51à peu de choses près avec la charte
00:08:52et la même ambiance.
00:08:55J'ai déjà eu l'occasion de le dire,
00:08:56la poussée de fièvre
00:08:57des négociations commerciales
00:08:59n'est qu'un symptôme.
00:09:00Pour moi,
00:09:01la maladie en quelque sorte est double.
00:09:03D'abord,
00:09:04une carence critique de compétitivité.
00:09:07Une certaine boulimie normative,
00:09:09une certaine pression fiscale
00:09:10étouffe la production
00:09:12et la création de valeurs.
00:09:13Et comprenons-nous bien,
00:09:15ce sont tous les acteurs
00:09:16de la chaîne alimentaire
00:09:18qui en souffrent.
00:09:19Nos agriculteurs le manifestent
00:09:20avec colère sans interruption
00:09:22depuis l'hiver 2024.
00:09:24Les déboires de plusieurs enseignes
00:09:26de la grande distribution
00:09:27que vous avez cité,
00:09:28monsieur le vice-président,
00:09:29le rappellent.
00:09:30Et que dire de l'état
00:09:32de notre balance commerciale
00:09:33au plus bas depuis 1979 ?
00:09:36Les coûts de production
00:09:38de notre industrie agroalimentaire
00:09:40sont trop hauts.
00:09:41Elle produit au-dessus
00:09:42des moyens des Français
00:09:43et au-dessus des moyens
00:09:45de nos partenaires commerciaux.
00:09:47Selon une étude menée
00:09:48par Rex Eco
00:09:49des Schemas
00:09:49auprès de 480 acheteurs européens,
00:09:52le made in France
00:09:54est jugé trop cher.
00:09:56À force d'être hors de prix,
00:09:57certains industriels
00:09:58vont être hors jeu
00:09:59du commerce mondial.
00:10:01Et donc,
00:10:01nous jouons à fond,
00:10:03en contrepartie chez nous,
00:10:04la carte du local.
00:10:06Nous avons tous
00:10:08des investissements majeurs
00:10:09à réaliser dans nos entreprises
00:10:11pour la décarbonation,
00:10:12pour la transformation numérique
00:10:13avec l'intelligence artificielle,
00:10:15mais aussi par la digitalisation
00:10:17de la consommation,
00:10:18pour la modernisation
00:10:19de nos magasins,
00:10:20de notre logistique,
00:10:22pour tous ces sujets
00:10:23qui nous mobilisent.
00:10:24Nous avons besoin d'air
00:10:26pour les mener
00:10:27avant que cela devienne irrespirable.
00:10:31Ensuite,
00:10:32deuxième maladie
00:10:33dont la poussée de fièvre
00:10:34lors des négociations
00:10:35est pour moi un symptôme.
00:10:37C'est le format
00:10:38de ces négociations annuelles
00:10:40qui,
00:10:40je le dis
00:10:41et je le dis depuis un certain temps,
00:10:43est à bout de souffle.
00:10:45Il faut,
00:10:46bien sûr,
00:10:47une date
00:10:47de fin de contrat.
00:10:49Mais pourquoi
00:10:50la fixer
00:10:51de manière unique
00:10:52au 1er mars ?
00:10:53Chose inédite
00:10:54dans tous les pays du monde.
00:10:56Avoir une fin de contrat,
00:10:57oui,
00:10:58mais pas la même
00:10:59pour tout le monde
00:11:00en même temps,
00:11:00ce qui conduit
00:11:02à la situation
00:11:03que nous vivons
00:11:04chaque année.
00:11:05C'est ma première proposition
00:11:06pour réformer
00:11:08le système
00:11:09des négociations commerciales.
00:11:11Ma deuxième proposition,
00:11:13c'est d'obliger
00:11:14les industriels
00:11:15à être transparents
00:11:16sur l'origine
00:11:17de la matière
00:11:18première agricole.
00:11:20Aujourd'hui,
00:11:21les lois EGALIM
00:11:21protègent à juste titre
00:11:23la part
00:11:23de la matière
00:11:24première agricole
00:11:25en la rendant
00:11:26non négociable.
00:11:27mais nous,
00:11:28distributeurs,
00:11:29ne savons pas toujours
00:11:30si cette part
00:11:31de matière agricole
00:11:32est bien française.
00:11:34Nous sommes évidemment
00:11:35d'accord pour
00:11:36sanctuariser
00:11:37les coûts de production
00:11:38des agriculteurs français,
00:11:39mais nous refusons
00:11:41que nos clients
00:11:41paient au prix fort
00:11:42des denrées agricoles
00:11:43importées.
00:11:45Et donc,
00:11:46trop souvent,
00:11:47nous négocions
00:11:47à l'aveugle.
00:11:48Or,
00:11:48sans transparence,
00:11:49il ne peut y avoir
00:11:50de négociations
00:11:51apaisées
00:11:52et constructives.
00:11:54Ma troisième proposition,
00:11:55il y en aurait d'autres,
00:11:56mais mon temps
00:11:57est imparti,
00:11:57c'est de remettre
00:11:59dans le bon sens
00:12:00la construction
00:12:00des prix alimentaires.
00:12:02Les agriculteurs
00:12:03regrettaient
00:12:04qu'on marche
00:12:04sur la tête.
00:12:05C'est vrai aussi
00:12:06en matière
00:12:06de négociations
00:12:07commerciales.
00:12:08Un aliment,
00:12:09il est produit
00:12:10avant d'être transformé,
00:12:11puis d'être vendu.
00:12:13C'est ce sens naturel
00:12:15qui doit prévaloir
00:12:16dans les négociations.
00:12:17Aujourd'hui,
00:12:18trop d'industriels
00:12:19les entament
00:12:19avec les distributeurs
00:12:21sans avoir bouclé
00:12:22leurs négociations
00:12:23avec les producteurs.
00:12:25Chez U,
00:12:25nous sommes favorables
00:12:26à ce que la loi
00:12:27instaure deux temps
00:12:28successifs de négociations,
00:12:30d'abord entre agriculteurs
00:12:32et industriels
00:12:33autour de la matière première,
00:12:35puis dans un second temps
00:12:37seulement entre les industriels
00:12:39et les commerçants
00:12:40autour du produit final
00:12:41avec la certitude
00:12:43d'un prix juste payé
00:12:44au producteur initial.
00:12:47Je suis convaincu
00:12:49et j'espère vous avoir convaincu
00:12:50de la nécessité
00:12:51de cette nouvelle réforme
00:12:52du cadre légal.
00:12:53pas pour tout remettre
00:12:55en cause,
00:12:55mais pour l'évaluer,
00:12:57la parachevée
00:12:58et surtout aussi un peu
00:12:59pour simplifier le processus.
00:13:01Je suis convaincu
00:13:03que c'est le sens à prendre
00:13:04pour retrouver l'essence
00:13:05de son ambition initiale,
00:13:06pour apporter plus de valeur
00:13:08aux agriculteurs,
00:13:10pour apaiser enfin
00:13:11ces relations
00:13:12entre tous les maillons
00:13:13de la chaîne agroalimentaire.
00:13:18Industriel,
00:13:19comme distributeur,
00:13:20nous avons aujourd'hui
00:13:21un intérêt commun.
00:13:23Relancer une consommation
00:13:24qui est à tonnes,
00:13:26qui est pourtant
00:13:27le premier moteur
00:13:28de la croissance.
00:13:29Plutôt que de nous battre
00:13:30pour, je dirais,
00:13:31presque les dernières miettes
00:13:32du gâteau,
00:13:33il nous faut le faire grossir.
00:13:35La consommation alimentaire,
00:13:37je vous le rappelle,
00:13:38avait été négative
00:13:39pendant quatre ans.
00:13:40Pour la première fois,
00:13:41elle a à nouveau été
00:13:43positive en 2025.
00:13:44Évidemment,
00:13:44ce qui se passe actuellement
00:13:47la rend de nouveau compliquée
00:13:49pour ne pas dire
00:13:49qu'elle est au point mort.
00:13:50Cela s'explique bien sûr
00:13:52par des raisons conjoncturelles.
00:13:53Vous m'avez souvent entendu
00:13:55le dire,
00:13:55les Français sont encore
00:13:56en situation de choc
00:13:57post-inflationniste.
00:14:0022% en trois ans
00:14:01sur l'alimentaire,
00:14:02c'est considérable.
00:14:04Et cette nouvelle guerre en Iran
00:14:05fait bien sûr remonter
00:14:06à la surface
00:14:07ses souvenirs traumatiques,
00:14:09incontestablement.
00:14:10C'est un vrai problème
00:14:11car la consommation
00:14:13est fondée sur l'envie,
00:14:14la confiance.
00:14:15Il faut impérativement
00:14:16recréer un récit positif
00:14:19collectivement.
00:14:20Mais se contenter
00:14:22de ces facteurs
00:14:22conjoncturels,
00:14:23c'est ne pas voir
00:14:25ce qu'il y a
00:14:25de plus profond,
00:14:26de plus structurel
00:14:28derrière cet état de fait.
00:14:30La première chose,
00:14:32c'est que la structure
00:14:33du budget des Français
00:14:35est radicalement différente
00:14:37de ce qu'elle a été.
00:14:38Les dépenses alimentaires
00:14:40subissent la concurrence
00:14:42du logement
00:14:42qui est devenue
00:14:44à la place
00:14:44de l'alimentation
00:14:45le premier poste
00:14:47de dépense
00:14:47des Français.
00:14:49Elles sont passées
00:14:50de plus de 25%
00:14:51du budget
00:14:52à moins de 15%
00:14:54en 60 ans.
00:14:55Elles subissent aussi
00:14:57la concurrence
00:14:58des loisirs
00:14:59qui sont devenus
00:15:00un nouvel essentiel
00:15:01que les Français
00:15:02sont moins enclins
00:15:03à arbitrer.
00:15:04s'ajoutent la concurrence
00:15:06plus globalement
00:15:07des dépenses pré-engagées
00:15:08qui pèsent aujourd'hui
00:15:10en moyenne
00:15:1032%
00:15:12dans le budget
00:15:13d'un foyer,
00:15:14soit une hausse
00:15:14de 4 points
00:15:15depuis 2001.
00:15:16On est entrés
00:15:17dans une société
00:15:18du tout abonnement,
00:15:19musique, téléphonie,
00:15:21télé, sport,
00:15:22transport,
00:15:23dont le leasing,
00:15:25sont venus s'ajouter
00:15:26ces dernières années
00:15:27aux abonnements énergétiques,
00:15:29à l'eau
00:15:29et au loyer.
00:15:30Les Français
00:15:31cumulent en moyenne
00:15:3310 abonnements mensuels.
00:15:35Résultat,
00:15:36leur pouvoir d'achat
00:15:37disponible,
00:15:38c'est-à-dire
00:15:39pilotable au quotidien,
00:15:40ne cesse de se réduire.
00:15:42Le poste alimentaire
00:15:44d'environ 13%
00:15:45aujourd'hui
00:15:46est donc
00:15:47l'un des derniers
00:15:48sur lequel
00:15:49ils ont la main
00:15:50pour faire des arbitrages
00:15:51en cours de mois.
00:15:52Qui plus est
00:15:53quand le carburant
00:15:54augmente ?
00:15:55Je ne parle évidemment
00:15:57pas de la concurrence
00:15:58déloyale
00:15:58par les plateformes étrangères
00:16:00qui a un vrai impact
00:16:01sur nos centres-villes
00:16:02et je répondrai
00:16:02à votre question
00:16:03dans un instant
00:16:04et sur la manière
00:16:05de consommer
00:16:06depuis chez soi.
00:16:07J'ajoute juste
00:16:09un élément
00:16:09de contexte
00:16:10sur la consommation,
00:16:11le vieillissement
00:16:12de la population.
00:16:14Je rentre
00:16:15ces derniers jours
00:16:16du Japon
00:16:16qui est un peu
00:16:17en avance de phase
00:16:18sur le sujet
00:16:18puisqu'ils perdent
00:16:20600 000 personnes
00:16:22par an
00:16:22au Japon.
00:16:23Le vieillissement
00:16:24n'est pas le déclin.
00:16:25Il y a beaucoup
00:16:26à faire dans ce domaine.
00:16:27Le réarmement démographique
00:16:29est une piste.
00:16:30Encore faut-il
00:16:30que les jeunes
00:16:31se projettent
00:16:32compte tenu
00:16:32de l'état du monde.
00:16:33Nous pouvons aussi
00:16:34décider collectivement
00:16:35de nous adapter
00:16:36à cette nouvelle donne
00:16:37tant elle va avoir
00:16:39des conséquences
00:16:40sur notre société,
00:16:41sa structure
00:16:42et son fonctionnement
00:16:43avec des gens
00:16:44plus seuls,
00:16:45des portions
00:16:46plus petites.
00:16:46Je peux vraiment
00:16:47vous le dire
00:16:48que ce que j'ai vu
00:16:49au Japon
00:16:50a été frappant
00:16:51et va marquer
00:16:52la suite
00:16:53de notre stratégie
00:16:54chez Cooperative U.
00:16:55Il y a très certainement
00:16:57des pistes
00:16:57à explorer
00:16:58dans le monde
00:16:59donc nous devons
00:17:00nous ouvrir
00:17:00à de nouveaux horizons
00:17:02et ne pas nous cantonner
00:17:03à des sujets
00:17:03franco-français
00:17:04à une époque
00:17:05où tout va si vite.
00:17:07Le deuxième facteur
00:17:09structurant
00:17:10c'est que le travail
00:17:12coûte trop cher
00:17:13et ne rapporte pas assez.
00:17:15Selon une étude
00:17:16élabe,
00:17:1677% des Français
00:17:18pensent que le travail
00:17:19ne paie plus
00:17:20et ne permet plus
00:17:22d'améliorer son niveau
00:17:23de vie.
00:17:23La raison à cela,
00:17:25c'est l'écart
00:17:25de plus en plus grand
00:17:26entre le brut
00:17:27et le net
00:17:28que creuse
00:17:29le poids
00:17:30des cotisations sociales
00:17:31et surtout
00:17:32des charges patronales.
00:17:33En moyenne,
00:17:35sur 100 euros
00:17:35gagnés
00:17:36en 1971,
00:17:38le salarié
00:17:38en gardait
00:17:3969 euros.
00:17:41C'est 54 euros
00:17:43désormais.
00:17:44C'est un sujet
00:17:45majeur
00:17:46pour redonner
00:17:47de la fierté
00:17:49et des perspectives
00:17:50particulièrement
00:17:51à nos jeunes
00:17:52qui me préoccupent
00:17:53tellement en ce moment
00:17:54que leur travail
00:17:55leur permet
00:17:56de s'en sortir.
00:17:57Il faut recréer
00:17:58de la confiance
00:17:59dans un pays
00:18:00où les crises
00:18:01s'accumulent
00:18:02et où l'abstention
00:18:03témoigne de la défiance
00:18:04à l'œuvre
00:18:05encore aux récentes élections.
00:18:08Mesdames,
00:18:08Madame et Messieurs
00:18:10les députés,
00:18:10et j'en terminerai là
00:18:11ce propos introductif,
00:18:13nombre d'entre vous
00:18:14prendront part
00:18:15sous une forme
00:18:15ou une autre
00:18:16au débat
00:18:17de la campagne présidentielle
00:18:18qui s'ouvre.
00:18:19Alors je vous le demande,
00:18:21portez très haut
00:18:22la nécessité absolue
00:18:23de réduire
00:18:23le coût du travail.
00:18:24C'est la mère
00:18:26des batailles.
00:18:27Pour revaloriser
00:18:28le travail,
00:18:28il faut baisser son coût,
00:18:30baisser le coût du travail,
00:18:31c'est augmenter
00:18:32les salaires
00:18:32des travailleurs
00:18:33et nous on s'y engage
00:18:35si demain
00:18:35c'est la voie
00:18:36qui sera prise
00:18:37et donc redonner
00:18:38des perspectives
00:18:39à nos jeunes.
00:18:40Il n'y a rien
00:18:41de plus terrible
00:18:42pour moi
00:18:42que d'entendre
00:18:43ces derniers mois
00:18:44les parents me dire
00:18:45moi ma vie est faite
00:18:47mais j'ai tellement peur
00:18:48pour mes enfants.
00:18:49Baisser le coût du travail
00:18:50c'est rendre
00:18:51du pouvoir d'achat
00:18:52aussi aux consommateurs.
00:18:53Baisser le coût du travail
00:18:54c'est redonner
00:18:55de la compétitivité
00:18:56à nos entreprises.
00:18:57Je vous remercie
00:18:58pour votre attention
00:18:59et je suis maintenant
00:19:00à votre disposition
00:19:01pour vos questions.
00:19:03Et donc
00:19:03est-ce que vous souhaitez
00:19:04que je commence
00:19:05à répondre au vôtre ?
00:19:07Vous n'avez pas répondu bien
00:19:08un petit peu.
00:19:09Un petit peu
00:19:10mais si vous voulez
00:19:11je peux détailler.
00:19:11Alors vous avez été parfait
00:19:12pour les 15 minutes
00:19:13vous pouvez
00:19:14ou plutôt
00:19:15on fera ça peut-être
00:19:16à la fin
00:19:16comme vous voulez.
00:19:17Il y en a sans doute
00:19:17qui vont recouper
00:19:19il y en a qui vont se recouper
00:19:21mais je vous remercie
00:19:22de les avoir bien adopté.
00:19:24Donc on va commencer
00:19:24par les
00:19:26on va vous proposer
00:19:27déjà certaines pistes
00:19:28que ce soit sur
00:19:30la date unique
00:19:31qui ne vous semble pas
00:19:32pour les négo
00:19:33la meilleure solution
00:19:34et puis sur le coût du travail
00:19:36sur les solutions
00:19:37vieillissement
00:19:37enfin bon
00:19:38c'est un peu ce qu'on attend
00:19:39ici dans une commission
00:19:40c'est qu'au fur et à mesure
00:19:41des questions que vous allez avoir
00:19:42vos pistes sont des choses
00:19:44qu'on peut transformer un jour
00:19:46soit dans une loi
00:19:46soit dans des amendements
00:19:47et on a besoin
00:19:48de ces
00:19:48et des comparatifs
00:19:50qu'on fait
00:19:50avec toutes les auditions
00:19:51qu'on fait.
00:19:52Donc comme convenu
00:19:53et comme d'habitude
00:19:53on commence par le
00:19:55comme premier orateur de groupe
00:19:56le Rassemblement National
00:19:57Julien Gabaron
00:19:59à vous.
00:20:05Merci Monsieur le Président.
00:20:06Monsieur le Président
00:20:07directeur général
00:20:08merci pour votre analyse
00:20:09et pour vos éclaircissements
00:20:10notamment sur le coût du travail
00:20:12et sur le produit en France
00:20:14depuis le début de la guerre
00:20:15au Moyen-Orient
00:20:15et le blocage du détroit d'Hormuz
00:20:17notre pays traverse
00:20:17une crise énergétique
00:20:18et logistique
00:20:19dont les français
00:20:20mesurent concrètement
00:20:20l'impact dans leur quotidien
00:20:22le gazole a pris 50 centimes
00:20:24entre fin février
00:20:24et fin mars
00:20:25atteignant des nouveaux records
00:20:27c'est pas anecdotique
00:20:28le transport routier
00:20:29de marchandises
00:20:29repose quasi exclusivement
00:20:31sur ce carburant
00:20:31et ses coûts
00:20:32se répercutent mécaniquement
00:20:33sur toute la chaîne
00:20:34d'approvisionnement
00:20:35les fédérations
00:20:36de transport routier
00:20:37appellent déjà
00:20:37les pouvoirs publics
00:20:38à des mesures d'urgence
00:20:39pour préserver
00:20:40la continuité logistique
00:20:41car quand les transporteurs souffrent
00:20:43ce sont vos 1900 magasins
00:20:44et les français
00:20:45qui font leurs courses
00:20:46qui en subissent les conséquences
00:20:47vous l'avez indiqué vous-même
00:20:49un cap critique
00:20:50pourrait être franchi
00:20:51si la disponibilité
00:20:52des pétroliers
00:20:52ne s'améliorait pas rapidement
00:20:54avec des conséquences
00:20:54sur les prix
00:20:55mais aussi sur la disponibilité
00:20:57physique des carburants
00:20:58et la crise énergétique
00:20:59ne s'arrête pas à la pompe
00:21:00elle irrigue l'ensemble
00:21:02de l'économie alimentaire
00:21:03la flambée des prix
00:21:04des engrais
00:21:05dont la fabrication
00:21:06et le transport
00:21:07dépendent directement
00:21:07du pétrole et du gaz
00:21:08se traduit mécaniquement
00:21:09par une hausse
00:21:10des coûts de production agricole
00:21:12si les prix restent
00:21:13à leur niveau actuel
00:21:13au-delà du mois de mai
00:21:14les surcoûts impacteront
00:21:16les prix du blé
00:21:16de la farine
00:21:17du pain
00:21:17avec un décalage
00:21:18de 4 à 6 mois
00:21:20ajoutons à cela
00:21:21les accords de libre-échange
00:21:22qui structurent
00:21:23nos approvisionnements
00:21:23et qui reposent
00:21:24sur un postulat simple
00:21:25le coût du transport
00:21:26maritime est faible
00:21:27ce postulat
00:21:28est aujourd'hui remis en cause
00:21:29car quand le fret
00:21:30explose
00:21:31les produits importés
00:21:32même ceux négociés
00:21:33à bas prix
00:21:34à l'autre bout du monde
00:21:35arrivent finalement
00:21:36plus chers dans nos rayons
00:21:37en résumé
00:21:38les coûts logistiques augmentent
00:21:39les coûts agricoles augmentent
00:21:40et les coûts d'importation
00:21:41augmentent également
00:21:42les français ont déjà subi
00:21:44plusieurs années
00:21:45d'inflation alimentaire douloureuse
00:21:46aujourd'hui
00:21:47entre la flambée
00:21:48des coûts logistiques
00:21:49liés au carburant
00:21:49et la hausse des engrais
00:21:51qui va mécaniquement
00:21:51se répercuter
00:21:52sur les prix agricoles
00:21:53dans les prochains mois
00:21:54une nouvelle vague inflationniste
00:21:55en rayon
00:21:56semble inévitable
00:21:57alors à quel horizon
00:21:58à quel horizon
00:21:59pardon
00:21:59l'estimez-vous
00:22:01et avez-vous prévu
00:22:02d'amortir ces coûts
00:22:03et pensez-vous
00:22:04qu'à l'instar de l'Allemagne
00:22:05de l'Italie
00:22:06de l'Espagne
00:22:06le gouvernement français
00:22:08doit envisager
00:22:09la baisse de la TVA
00:22:10sur les carburants
00:22:10et les produits
00:22:11de première nécessité
00:22:12pour préserver
00:22:13le pouvoir d'achat
00:22:14des français
00:22:14je vous remercie
00:22:18merci monsieur le député
00:22:20donc tout d'abord
00:22:21je voudrais dire
00:22:22revenir sur un point
00:22:23de votre propos
00:22:24sur les transporteurs
00:22:26ça a été immédiatement
00:22:27c'est le premier secteur
00:22:28d'activité
00:22:29qui s'est manifesté
00:22:30auprès de nous
00:22:31puisqu'évidemment
00:22:32il n'y a pas de magasin
00:22:33sans camion quotidien
00:22:34et donc
00:22:35notre façon de réagir
00:22:36c'est qu'on a immédiatement
00:22:38remis en place
00:22:39pour tous ces partenaires-là
00:22:42parce que ce sont des partenaires
00:22:43des avances de trésorerie
00:22:44donc aujourd'hui
00:22:46ça représente
00:22:46plusieurs centaines
00:22:47de milliers d'euros
00:22:48donc il suffisait
00:22:49que le transporteur
00:22:51se manifeste
00:22:52pour qu'on débloque
00:22:53au niveau de coopérative
00:22:55de e-logistique
00:22:56exactement
00:22:57une avance
00:22:58de trésorerie
00:23:00on a écrit
00:23:01à tous nos transporteurs
00:23:02sachez juste
00:23:03que par rapport
00:23:04à la crise
00:23:05de la guerre en Ukraine
00:23:06ils ont été
00:23:07moins nombreux
00:23:08toutefois
00:23:09à se manifester
00:23:09pour bénéficier
00:23:10de cette aide
00:23:11alors
00:23:13aujourd'hui
00:23:14nous sommes
00:23:14sur la question
00:23:15des prix
00:23:15nous sommes simplement
00:23:17en train aujourd'hui
00:23:17de répercuter
00:23:18le résultat
00:23:19des négociations commerciales
00:23:20qui se sont terminées
00:23:21au 1er mars
00:23:23et qui
00:23:24laissent globalement
00:23:26une petite inflation
00:23:27entre 0 et 1%
00:23:29et il n'y a pas
00:23:30aujourd'hui
00:23:31de réouverture
00:23:32de négociations
00:23:33du tout
00:23:33massive
00:23:34à date
00:23:35il y a
00:23:35quelques
00:23:37industriels
00:23:38quelques producteurs
00:23:38avec qui on a
00:23:39des discussions
00:23:40mais ça n'a rien à voir
00:23:41encore une fois
00:23:42là non plus
00:23:43avec 2022
00:23:44le printemps 2022
00:23:46où très rapidement
00:23:47d'ailleurs le gouvernement
00:23:48a dit messieurs
00:23:49mesdames
00:23:49il faut réouvrir
00:23:50les négociations
00:23:50ça n'est pas le cas
00:23:51j'observe d'ailleurs même
00:23:53que les industriels
00:23:53sont prudents
00:23:54pour l'instant
00:23:57le carburant
00:23:58de toute façon
00:23:58sur la partie carburant
00:24:00qui peut impacter
00:24:01et qui
00:24:01comment dire
00:24:02est le sujet
00:24:03de court terme
00:24:06nous on a
00:24:06une marge
00:24:07de manœuvre
00:24:07quand vous dites
00:24:08est-ce que vous êtes
00:24:09capable d'absorber
00:24:10un peu ça
00:24:10oui
00:24:11parce que
00:24:13nos patrons
00:24:14de magasins
00:24:14sont facturés
00:24:15je veux dire
00:24:17de ce complément
00:24:18de gasoil
00:24:19et donc
00:24:19ils l'assument
00:24:20et ils le prennent
00:24:20en charge
00:24:21le temps qu'on pourra
00:24:22donc à court terme
00:24:23ça ne pose pas
00:24:24de difficultés
00:24:25sur les sujets
00:24:26du gaz
00:24:27c'est quand même
00:24:28moins grave
00:24:28aussi qu'en 2022
00:24:29et il n'y a
00:24:30quasiment pas
00:24:31de problème
00:24:31d'électricité
00:24:33je ne maîtrise pas
00:24:35la technique
00:24:36puisqu'on est
00:24:37en meilleure posture
00:24:38qu'il y a deux ans
00:24:38donc je ne vois pas
00:24:40de vagues inflationnistes
00:24:42à court terme
00:24:42je vois
00:24:43si le conflit dure
00:24:45si le conflit dure
00:24:46là il y aura des problèmes
00:24:47j'aurais précisé une chose
00:24:49qui nous remonte
00:24:49maintenant de manière précise
00:24:51les agriculteurs
00:24:52a priori français
00:24:54leurs engrais
00:24:55ils les avaient déjà achetés
00:24:56ils les avaient en stock
00:24:57et beaucoup se couvrent
00:24:59parfois même
00:24:59sur deux ans
00:25:00donc
00:25:02le sujet
00:25:05des engrais agricoles
00:25:06ce qui nous remonte
00:25:08actuellement
00:25:09à court terme
00:25:11il n'y a pas
00:25:11un grand sujet
00:25:12mais ça pourrait le devenir
00:25:13si ça dure encore une fois
00:25:15d'après toutes les informations
00:25:16qui nous remontent
00:25:18vous pouvez compléter au fur et à mesure
00:25:23même à la fin
00:25:23vous aurez la parole
00:25:24autant que vous voulez
00:25:25pour conclure
00:25:27deuxième orateur de groupe
00:25:28Jean-Luc Fugit
00:25:29pour le groupe
00:25:30Ensemble pour la République
00:25:32Merci Monsieur le Président
00:25:33Monsieur le Président
00:25:35et le Directeur Général
00:25:36merci d'être devant
00:25:38notre commission aujourd'hui
00:25:39je souhaite d'abord
00:25:41rappeler que
00:25:42je crois que nous partageons
00:25:43avec vous en commun
00:25:45garantir à la fois
00:25:46des prêts accessibles
00:25:47pour les consommateurs
00:25:48et un revenu digne
00:25:50pour nos agriculteurs
00:25:50c'est sûrement
00:25:51ça peut paraître évident
00:25:53de le rappeler
00:25:53mais des objectifs
00:25:54que nous partageons
00:25:55et c'est sûrement
00:25:56tout l'enjeu
00:25:57des équilibres
00:25:58que nous cherchons
00:25:59à renforcer
00:25:59notamment dans le cadre
00:26:01du futur projet de loi
00:26:02d'urgence agricole
00:26:03sur lequel vous êtes
00:26:05un petit peu exprimé
00:26:05mais je souhaiterais
00:26:06vous entendre
00:26:07sur les attentes particulières
00:26:09du groupe système U
00:26:11donc concernant ce texte
00:26:12que nous allons
00:26:13bientôt étudier
00:26:14dans notre commission
00:26:16et ensuite
00:26:17en séance publique
00:26:19la première question
00:26:20c'est
00:26:20est-ce qu'il y a
00:26:21des évolutions
00:26:22que vous jugez
00:26:23nécessaires
00:26:24pour améliorer
00:26:25le fonctionnement
00:26:26des négociations commerciales
00:26:28ça nous intéresse
00:26:28d'avoir des réponses
00:26:29précises de votre part
00:26:31puisque vous êtes
00:26:31réputé pour être
00:26:32particulièrement clair
00:26:33justement
00:26:34considérez-vous aussi
00:26:35que le cadre actuel
00:26:36qui est notamment
00:26:37issu des lois
00:26:38égalines
00:26:38vous y avez un tout petit peu
00:26:39un député
00:26:39qui va aborder le sujet
00:26:40tout à l'heure
00:26:40il permet réellement
00:26:41ou pas de sanctuariser
00:26:43la part revenant
00:26:44aux producteurs
00:26:45ou alors
00:26:46identifiez-vous encore
00:26:47des blocages structurels
00:26:48qu'il faudrait
00:26:49enfin lever
00:26:51la deuxième question
00:26:52elle porte sur
00:26:52les dernières
00:26:53négociations commerciales
00:26:54elles se sont tenues
00:26:56dans un contexte
00:26:57qu'on pourrait qualifier
00:26:57de particulièrement tendu
00:26:58marqué par l'inflation
00:27:00les attentes fortes
00:27:01des consommateurs
00:27:01mais aussi par une mobilisation
00:27:03légitime du monde agricole
00:27:05sur la question du revenu
00:27:06du monde agricole
00:27:06que nous sommes très nombreux
00:27:08à fortement soutenir ici
00:27:09concrètement
00:27:10comment ces négociations
00:27:11ont-elles été intégrées
00:27:14ou ont-elles intégrer
00:27:15cet impératif
00:27:16d'une manière
00:27:16d'une meilleure
00:27:17pardon
00:27:17rémunération
00:27:18des agriculteurs
00:27:19et pouvez-vous nous indiquer
00:27:20de manière précise
00:27:21si la hausse des prix
00:27:22accordés ont effectivement
00:27:23été fléchées
00:27:24vers l'amont agricole
00:27:25et selon quel mécanisme
00:27:27de contrôle
00:27:27de transparence
00:27:28vous vous en assurez
00:27:29et enfin j'aimerais
00:27:30dans le temps
00:27:31qui me reste
00:27:32aborder la question
00:27:33de la hausse
00:27:33du coût du carburant
00:27:34qui reste un facteur
00:27:35majeur de tension
00:27:36sur l'ensemble
00:27:36de la chaîne alimentaire
00:27:37pour savoir
00:27:38dans quelle mesure
00:27:39cette hausse
00:27:39a été répercutée
00:27:40sur les prix
00:27:41des denrées alimentaires
00:27:42dans vos magasins
00:27:43selon vous
00:27:43si vous avez un petit peu
00:27:45évoqué le sujet tout à l'heure
00:27:46et surtout
00:27:47comment voyez-vous
00:27:47à ce que ces répercussions
00:27:48restent proportionnées
00:27:50et d'une certaine manière
00:27:51ne pénalisent
00:27:52ni les consommateurs
00:27:53ni les producteurs
00:27:53qui sont déjà bien fragilisés
00:27:55merci
00:27:57merci
00:27:57merci monsieur le député
00:27:59oui nous partageons
00:28:01le sujet
00:28:01du prix accessible
00:28:02pour les consommateurs
00:28:03et d'un revenu digne
00:28:04pour les agriculteurs
00:28:05c'est exactement
00:28:06la ligne de crête
00:28:07difficile
00:28:08sur laquelle
00:28:09nous essayons
00:28:09de travailler en permanence
00:28:10comment améliorer
00:28:12les dernières négociations
00:28:13commerciales
00:28:13dans mon propos liminaire
00:28:14j'ai formulé
00:28:15trois propositions
00:28:16je ne vais pas les reprendre
00:28:17mais j'en rajoute deux
00:28:19il y a un sujet
00:28:21qui est absolument majeur
00:28:22au niveau de la transparence
00:28:23c'est le sujet
00:28:24des options
00:28:24j'ai devant moi
00:28:26le tableau
00:28:27de l'utilisation
00:28:28des options
00:28:28pendant les dernières
00:28:29négociations
00:28:30que nous venons de vivre
00:28:31ce qui revient aussi
00:28:31à votre question suivante
00:28:34dans 71% des cas
00:28:36c'est l'option
00:28:37numéro 3
00:28:38prévue par la loi
00:28:39qui a été retenue
00:28:40qui a été retenue
00:28:40par les industriels
00:28:42s'agissant des multinationales
00:28:44les plus grandes entreprises
00:28:45qui devraient faire
00:28:46le plus preuve de transparence
00:28:48elle a été retenue
00:28:49à 93%
00:28:51donc moi
00:28:52une des propositions
00:28:54qu'on fait
00:28:54c'est d'aller jusqu'à
00:28:56la suppression
00:28:56de l'option 3
00:28:57ou de sa forte amélioration
00:29:00je veux dire
00:29:01quand on a
00:29:0271%
00:29:03d'attestations
00:29:04qui ne sont pas toujours
00:29:05très claires
00:29:06de tiers etc
00:29:08c'est difficile
00:29:09d'avoir la confiance
00:29:10cette option 3
00:29:11ne génère pas la confiance
00:29:12donc ça c'est encore
00:29:13vraiment un sujet
00:29:14et les chiffres là
00:29:15que j'ai sous les yeux
00:29:16sont vraiment frappants
00:29:19ensuite
00:29:20dans les pistes
00:29:21d'amélioration
00:29:22il y a quelqu'un
00:29:22qui a pris la parole
00:29:23avant de prendre sa retraite
00:29:25ou de passer à autre chose
00:29:26je ne sais pas
00:29:26c'est le dernier médiateur
00:29:27des relations agricoles
00:29:28monsieur Daon
00:29:30a dit des choses
00:29:31extrêmement intéressantes
00:29:34lui
00:29:34il nous connaît
00:29:35nous
00:29:36il connaît
00:29:37les grands industriels
00:29:39et je trouve
00:29:40que
00:29:40si vous ne l'avez pas auditionné
00:29:42il faudrait l'auditionner
00:29:43et il est vraiment à écouter
00:29:44il propose par exemple
00:29:46la publication
00:29:47des prix par filière
00:29:49avant le début
00:29:49des négociations
00:29:50ça manque ça
00:29:51ça manque
00:29:52et il a raison
00:29:53ça manque de repères
00:29:55et
00:29:56c'est quelqu'un
00:29:57par exemple
00:29:57sur un autre sujet
00:29:58qu'on va sans doute aborder
00:29:59un peu plus tard
00:30:00les centrales européennes
00:30:01qui n'est pas fermée
00:30:02à ce sujet là
00:30:03et qui dit que
00:30:07certains industriels
00:30:08il n'y a pas de sujet
00:30:09sur la matière première
00:30:10agricole française
00:30:11et donc
00:30:12ça ne le choque pas du tout
00:30:13qu'il y ait des discussions
00:30:14au niveau européen
00:30:16sur les dernières négociations
00:30:20je suis trop long
00:30:20ok
00:30:22je coche
00:30:23ce à quoi je n'ai pas répondu
00:30:24final
00:30:25avec les premières questions
00:30:26que vous n'avez pas été
00:30:26à prendre non plus
00:30:27on fait la première série
00:30:28groupe
00:30:28puis après
00:30:29on va revenir
00:30:30vous aurez tout le temps
00:30:31pour faire votre conclusion
00:30:32je vous stopperai en rien
00:30:34merci
00:30:36monsieur
00:30:36le directeur général
00:30:38pour le groupe
00:30:38LFI
00:30:39Mathilde Inier
00:30:44merci monsieur le président
00:30:45monsieur le président
00:30:46directeur général
00:30:47dans votre dernière
00:30:48lettre institutionnelle
00:30:49de mars 2026
00:30:50vous avez identifié
00:30:51comme combat quotidien
00:30:52la garantie d'un prix juste
00:30:54garantir un prix juste
00:30:55pour le consommateur
00:30:56oui
00:30:56mais également pour le producteur
00:30:58et l'ensemble des maillons
00:30:59de la chaîne
00:30:59les industriels se sont vus
00:31:01proposer des contrats
00:31:02à la baisse
00:31:03pourtant la grande distribution
00:31:04annonce une inflation
00:31:04de 1 à 1,5 dans les rayons
00:31:06dès lors le prix est-il
00:31:08vraiment juste
00:31:08pour l'ensemble des acteurs
00:31:10quant au consommateur
00:31:13lui garantir un prix juste
00:31:15ce n'est pas simplement
00:31:16proposer des produits
00:31:17d'entrée de gamme
00:31:18c'est également lui donner
00:31:19accès à une alimentation saine
00:31:21durable et de qualité
00:31:22trois centrales d'achat
00:31:23se partagent
00:31:24la grande majorité
00:31:25de la grande distribution
00:31:26qui représente
00:31:27plus de 60%
00:31:28des ventes
00:31:28de produits alimentaires
00:31:29nous pouvons raisonnablement
00:31:31dire que les distributeurs
00:31:32font et créent
00:31:33la demande alimentaire
00:31:34dès lors
00:31:35le secteur doit
00:31:36pleinement participer
00:31:37à l'évolution
00:31:38des pratiques alimentaires
00:31:39et notamment
00:31:39en ce qui concerne
00:31:40les objectifs bio
00:31:41nationaux et européens
00:31:42pourtant sur la période
00:31:44de crise inflationniste
00:31:452020-2024
00:31:47le bio a été délaissé
00:31:48par les distributeurs
00:31:49le nombre de références bio
00:31:51a diminué
00:31:52de 7 à 25%
00:31:53selon les enseignes
00:31:54en 2023
00:31:54pour remédier à cela
00:31:56que pensez-vous
00:31:57de l'instauration
00:31:57d'un minimum
00:31:58de références bio
00:31:59dans la distribution
00:32:00concentré notamment
00:32:01sur les produits alimentaires
00:32:02de première nécessité
00:32:03de plus
00:32:04il est constaté
00:32:05que les stratégies
00:32:06de la grande distribution
00:32:07gonflent artificiellement
00:32:08les prix en bio
00:32:09les fruits
00:32:10et légumes bio
00:32:11sont en moyenne
00:32:12moins chers
00:32:13de 10%
00:32:13en magasins spécialisés
00:32:14qu'en grande surface
00:32:15comment expliquez-vous cela
00:32:18pendant la crise
00:32:19alors que l'augmentation
00:32:20des prix à la production
00:32:21a été plus faible
00:32:22sur le bio
00:32:22que le conventionnel
00:32:23l'écart de prix
00:32:24n'a pas évolué
00:32:25je prends l'exemple
00:32:26du lait
00:32:26les coûts de production
00:32:27ont augmenté
00:32:28de 13%
00:32:28pour le conventionnel
00:32:29contre 8%
00:32:30pour le lait bio
00:32:31pourtant
00:32:32l'écart de prix
00:32:33entre les deux produits
00:32:34est resté le même
00:32:35qu'avant la crise
00:32:35c'est pourquoi
00:32:36dans le rapport
00:32:37de la mission
00:32:38d'évaluation
00:32:38d'égalime 2
00:32:39nous avions proposé
00:32:40de sanctionner
00:32:41la pratique consistant
00:32:42à donner un taux de marge
00:32:44abusivement haut
00:32:44par rapport
00:32:45au taux de marge
00:32:46pratiqué par le distributeur
00:32:47Monsieur Schellcher
00:32:49ces chiffres sont tirés
00:32:50du rapport
00:32:50de la fondation
00:32:51pour la nature et l'homme
00:32:52paru en avril 2025
00:32:53si la coopérative U
00:32:55est plutôt
00:32:56une bonne élève
00:32:57avec une note globale
00:32:58de C
00:32:58je note tout de même
00:32:59des axes d'amélioration
00:33:00votre part d'offre bio
00:33:02ne se situe en moyenne
00:33:03qu'à 8%
00:33:03l'écart de prix
00:33:05entre le bio
00:33:05et le conventionnel
00:33:06est en moyenne
00:33:07de 68%
00:33:08alors que d'autres anciennes
00:33:09arrivent à le maintenir
00:33:10en dessous de 60%
00:33:12qu'en est-il aujourd'hui
00:33:13la distribution
00:33:14doit pleinement
00:33:15participer
00:33:15au développement
00:33:16du bio
00:33:16je vous remercie
00:33:18merci madame
00:33:19la députée
00:33:21le sujet
00:33:22du
00:33:22la bonne alimentation
00:33:23et de bien manger
00:33:24est absolument fondamental
00:33:25pour nous
00:33:26et vous avez parfaitement raison
00:33:27c'est pas tout
00:33:28d'avoir une offre accessible
00:33:30encore doit-elle être
00:33:31de qualité
00:33:32coopérative U
00:33:33est une des rares enseignes
00:33:34qui n'a pas
00:33:36désinvesti
00:33:36le bio
00:33:37pendant cette crise inflationniste
00:33:38le mot d'ordre
00:33:39chez nous
00:33:39a été
00:33:40maintenir l'offre
00:33:41ne la baissait pas
00:33:42donc on a maintenu
00:33:43nos petits univers bio
00:33:44dans les magasins
00:33:45et je circule beaucoup
00:33:47je les ai vus
00:33:48les rayons
00:33:49ont été maintenus
00:33:49nous avons également décidé
00:33:51de ne pas réduire
00:33:51la production
00:33:52de produits
00:33:53U-bio
00:33:53beaucoup d'acteurs
00:33:55effectivement
00:33:55ont réduit le nombre
00:33:56de références
00:33:56ça n'a pas été
00:33:57notre cas
00:33:58et donc nous n'avons pas
00:33:59délaissé le bio
00:34:00bio qui redémarre
00:34:02et qui représente
00:34:03aujourd'hui
00:34:03un peu moins
00:34:04un tout petit peu moins
00:34:05de 5%
00:34:06de notre chiffre d'affaires
00:34:07au global
00:34:08et ça
00:34:09reprogresse
00:34:11faut-il instaurer
00:34:12un minimum
00:34:12de références bio
00:34:13dans la distribution
00:34:14moi je dis pourquoi pas
00:34:15sachant que je pense
00:34:16qu'on y sera
00:34:17donc je suis très à l'aise
00:34:18avec ce sujet
00:34:19et comme ça redémarre
00:34:21et qu'il y a une appétence
00:34:21d'un certain nombre
00:34:22de clients
00:34:22et que ce sont
00:34:23des beaux produits
00:34:24il faut y aller
00:34:25je m'inscris en faux
00:34:26contre le point
00:34:28sur l'écart de marge
00:34:30sur les fruits et légumes
00:34:31entre le conventionnel
00:34:32et le bio
00:34:32c'est une étude
00:34:33que UFC
00:34:34que choisir
00:34:35qu'on a décortiquée
00:34:36chez nous
00:34:36et qui est partielle
00:34:38elle ne portait
00:34:40que sur quelques références
00:34:41pas sur l'ensemble
00:34:42des rayons
00:34:42moi-même
00:34:43dans mon magasin
00:34:44mon supermarché rural
00:34:45j'ai les deux rayons
00:34:47je peux vous assurer
00:34:48que le niveau de marge
00:34:49est exactement le même
00:34:51sur certains produits
00:34:53il peut être
00:34:53un tout petit peu supérieur
00:34:54mais vous savez pourquoi
00:34:55on a beaucoup plus
00:34:56de casse
00:34:57sur l'offre bio
00:34:58faire vivre
00:34:59un rayon
00:35:00de fruits et légumes
00:35:01bio
00:35:02dans un magasin
00:35:02traditionnel
00:35:03à la campagne
00:35:04aujourd'hui
00:35:04il y a une casse énorme
00:35:06mais c'est parfois ça
00:35:06que l'on couvre
00:35:07un petit peu
00:35:10merci monsieur le directeur général
00:35:11pour le groupe socialiste
00:35:13Romain Esquenasi
00:35:17je vous remercie monsieur le président
00:35:21monsieur le directeur général
00:35:22nous vous recevons
00:35:24dans un contexte
00:35:25où la question du pouvoir d'achat
00:35:26est devenue
00:35:27la préoccupation majeure
00:35:28de nos concitoyens
00:35:29l'alimentation
00:35:30qui devrait rester
00:35:31un bien essentiel
00:35:32accessible à tous
00:35:33pèse de plus en plus lourd
00:35:34dans le budget des ménages
00:35:35dans le même temps
00:35:36chacun le sait
00:35:37cette hausse des prix
00:35:39ne s'est pas traduite
00:35:39de manière satisfaisante
00:35:41par une amélioration
00:35:42de la rémunération
00:35:42des producteurs
00:35:43ce décalage interroge
00:35:44profondément
00:35:45le fonctionnement
00:35:46de la chaîne de valeur
00:35:48alimentaire
00:35:48et les mécanismes
00:35:49de régulation existants
00:35:50dont les limites
00:35:50ont été largement
00:35:51mises en évidence
00:35:52ces dernières années
00:35:53dans ce contexte
00:35:54votre groupe
00:35:55coopérative U
00:35:56met en avant
00:35:56un modèle coopératif
00:35:57qui se veut plus équilibré
00:35:59c'est un point d'appui
00:35:59important
00:36:00mais qui appelle
00:36:01des éclairages concrets
00:36:01le groupe socialiste
00:36:03souhaiterait vous entendre
00:36:04sur plusieurs points
00:36:04d'abord sur le partage
00:36:05de la valeur
00:36:06comment garantissez-vous
00:36:07que les hausses
00:36:08des prix observés
00:36:09bénéficient effectivement
00:36:10aux producteurs
00:36:11disposez-vous d'indicateurs
00:36:12permettant de mesurer
00:36:13cette redistribution
00:36:14ensuite nous prenons
00:36:16dans la proposition de loi
00:36:17de notre collègue
00:36:18Dominique Potier
00:36:19la mise en place
00:36:19de conventions tripartites
00:36:21et pluriannuelles
00:36:22comme dispositif efficace
00:36:23pour sécuriser à la fois
00:36:25des prix juste
00:36:25pour les consommateurs
00:36:26de meilleurs revenus agricoles
00:36:27et une meilleure structuration
00:36:29des relations commerciales
00:36:30quelle est votre position
00:36:31sur ce type de dispositif
00:36:33êtes-vous prêt
00:36:33à en développer l'usage
00:36:35et à quelles conditions
00:36:36dans cette même logique
00:36:37nous proposons également
00:36:39de sécuriser les revenus
00:36:40des producteurs
00:36:40par des mécanismes
00:36:41d'encadrement
00:36:42des prix de certaines
00:36:43matières premières
00:36:43via contractualisation obligatoire
00:36:45entre producteurs
00:36:46et acheteurs
00:36:47avec la définition
00:36:48de borne minimale
00:36:49et maximale
00:36:50ainsi qu'en renforçant
00:36:51la transparence
00:36:52vis-à-vis des consommateurs
00:36:53grâce à un affichage clair
00:36:55de la rémunération
00:36:55des producteurs
00:36:56sur les produits alimentaires
00:36:58comment accueillez-vous
00:36:59ces propositions
00:37:00et vous paraissent-elles
00:37:01de nature
00:37:01à rééquilibrer durablement
00:37:02les relations commerciales
00:37:05enfin s'agissant
00:37:06du projet de loi
00:37:07d'urgence agricole
00:37:07nous en partageons
00:37:09certains objectifs
00:37:10notamment la volonté
00:37:11d'améliorer
00:37:12la place des agriculteurs
00:37:12dans la chaîne économique
00:37:13nous considérons
00:37:14qu'ils comportent
00:37:15des avancées
00:37:15notamment sur le renforcement
00:37:17de certaines négociations
00:37:18commerciales
00:37:18mais aussi des risques majeurs
00:37:19des régulations
00:37:21environnementales
00:37:22contournement
00:37:22de cadres
00:37:23de concertation
00:37:24absence de véritables
00:37:24outils de régulation
00:37:25comment accueillez-vous
00:37:27ces principales dispositions
00:37:28et surtout pensez-vous
00:37:29qu'il permettra réellement
00:37:30d'améliorer la rémunération
00:37:31des producteurs
00:37:32aussi bien que le pouvoir
00:37:33d'achat des consommateurs
00:37:34quel regard finalement
00:37:35portez-vous sur ce texte
00:37:37et selon vous
00:37:37permettra-t-il réellement
00:37:39de mieux concilier
00:37:40pouvoir d'achat des consommateurs
00:37:41et juste rémunération
00:37:42des producteurs
00:37:43je vous remercie
00:37:45merci
00:37:45monsieur le directeur général
00:37:46merci monsieur le député
00:37:51la grande question
00:37:52que plusieurs d'entre vous
00:37:53ont posé
00:37:53c'est
00:37:54avez-vous des indicateurs
00:37:55qui permettent
00:37:56de certifier
00:37:58que
00:37:59le résultat des négociations
00:38:01profite à la production
00:38:02donc
00:38:04des grands indicateurs
00:38:06j'en ai pas
00:38:08un indicateur
00:38:09concret
00:38:10etc
00:38:10il y a un résultat
00:38:12de négociation
00:38:13et il y a
00:38:13des filières
00:38:14qui nous disent
00:38:15quand même
00:38:15que globalement
00:38:16un certain nombre
00:38:17de filières nous disent
00:38:18et chaque année
00:38:19je suis bien sûr
00:38:20présent au salon
00:38:20de l'agriculture
00:38:21que ça va mieux
00:38:22qu'avant
00:38:23les lois
00:38:24égalimes
00:38:25incontestablement
00:38:26tout n'est pas réglé
00:38:27tout n'est pas parfait
00:38:28mais ça va mieux
00:38:29et dans plusieurs
00:38:30salons de l'agriculture
00:38:31vraiment
00:38:31le sujet du revenu
00:38:32n'était plus là
00:38:33n'était plus là
00:38:34ils avaient d'autres sujets
00:38:36d'autres préoccupations
00:38:37même si
00:38:38il y a
00:38:39encore une fois
00:38:40des points
00:38:40d'amélioration
00:38:41vous avez évoqué
00:38:43le sujet
00:38:43des accords tripartites
00:38:45je rappelle
00:38:45qu'il y a deux régimes
00:38:46de négociation
00:38:47en France
00:38:47celui des marques nationales
00:38:49encadrés par
00:38:50les lois
00:38:51dont on parle ici
00:38:52est particulièrement
00:38:52égalime
00:38:53et le régime
00:38:54des marques distributeurs
00:38:56qui est plus libre
00:38:57qui est plus contractuel
00:38:59je dirais
00:38:59et qui fait l'objet
00:39:01justement
00:39:01de ces accords tripartites
00:39:03que vous avez mis en avant
00:39:04nous sommes totalement
00:39:05favorables
00:39:06à nous inspirer
00:39:08de ce modèle
00:39:09qui fonctionne bien
00:39:10qui est plus vertueux
00:39:11chez Coopérative U
00:39:12on a 125 filières
00:39:13contractualisées
00:39:14de manière tripartite
00:39:15pour alimenter
00:39:16essentiellement
00:39:17nos produits
00:39:17et essentiellement
00:39:18nos produits frais
00:39:19à la marque U
00:39:20c'est gagnant
00:39:21pour le producteur
00:39:21coopératif
00:39:22souvent
00:39:23le transformateur
00:39:24et pour nous
00:39:25au bout du compte
00:39:26et pour le consommateur
00:39:27il y a 4 acteurs
00:39:28qui sont gagnants
00:39:28avec une juste rémunération
00:39:30des contrats
00:39:31sur 3 à 5 ans
00:39:33une révision
00:39:34une discussion
00:39:35quand même
00:39:35du prix annuellement
00:39:36des cahiers des charges
00:39:37qui sont souvent
00:39:38un peu plus exigeants
00:39:39sur par exemple
00:39:40particulièrement tournés
00:39:41autour du bien manger
00:39:42c'était la question précédente
00:39:44donc oui
00:39:44c'est un modèle
00:39:45à reprendre
00:39:45c'est un modèle
00:39:46dont il faut s'inspirer
00:39:48Merci
00:39:49On va prendre
00:39:50la question
00:39:51de Jean-Pierre Vigier
00:39:52on partira ensuite
00:39:53on fera une petite suspension
00:39:54pour aller voter
00:39:58Merci
00:39:59Monsieur le Président
00:40:00Monsieur le Président
00:40:00Directeur Général
00:40:02votre audition
00:40:03s'inscrit
00:40:03dans un enjeu majeur
00:40:04celui de notre
00:40:05souveraineté alimentaire
00:40:07si nos agriculteurs
00:40:08ne vivent pas
00:40:09de leur travail
00:40:10demain
00:40:11nous ne produirons plus
00:40:13et nous dépendrons
00:40:14des autres
00:40:15pour nous nourrir
00:40:16Le revenu agricole
00:40:18n'est pas seulement
00:40:18une question sociale
00:40:19c'est une question stratégique
00:40:21pour notre pays
00:40:22dans ce contexte
00:40:24le partage de la valeur
00:40:25est central
00:40:26entre producteurs
00:40:27industriels
00:40:28et distributeurs
00:40:30et vous le savez
00:40:31le législateur a agi
00:40:32avec plusieurs dispositifs
00:40:35notamment
00:40:35le relèvement
00:40:37du seuil
00:40:37de revente à perte
00:40:38à 10%
00:40:39et l'encadrement
00:40:40des promotions
00:40:41plafonnées à 40%
00:40:42sur les produits
00:40:43du quotidien
00:40:45est-ce que pour vous
00:40:46ces dispositifs
00:40:47ont réellement changé
00:40:48la donne
00:40:49pour les producteurs
00:40:50les consommateurs
00:40:52ont-ils modifié
00:40:53leurs habitudes d'achat
00:40:54et surtout
00:40:55comment s'assurer
00:40:56concrètement
00:40:57que la valeur
00:40:58arrive réellement
00:41:00jusqu'à l'agriculteur
00:41:02en tant que rapporteur
00:41:04de la mission
00:41:04d'information
00:41:05sur l'avenir
00:41:06des commerces
00:41:06de proximité
00:41:07je suis également
00:41:08très attentif
00:41:09à votre stratégie
00:41:11dans les territoires
00:41:13on voit se développer
00:41:14vos enseignes
00:41:15alimentaires
00:41:16de proximité
00:41:16en coeur de ville
00:41:18sur le terrain
00:41:19est-ce que vos implantations
00:41:21permettent réellement
00:41:22de redonner
00:41:23de l'attractivité
00:41:24au centre-bourg
00:41:24en faisant revenir
00:41:26des clients
00:41:27enfin
00:41:28sur le quotidien
00:41:29des français
00:41:30il y a une tension
00:41:31très forte
00:41:32entre pouvoir d'achat
00:41:33et attente
00:41:34de produits français
00:41:36concrètement
00:41:37comment
00:41:38vos magasins
00:41:39arbitrent-ils
00:41:40entre ces deux exigences
00:41:42au moment
00:41:43des référencements
00:41:44notamment
00:41:45et est-ce que
00:41:46dans les faits
00:41:47le produit français
00:41:48reste aujourd'hui
00:41:49compétitif
00:41:50dans vos rayons
00:41:51je vous remercie
00:41:52merci monsieur Vigier
00:41:54vous avez deux minutes
00:41:55pour répondre
00:41:55et on part juste après
00:41:56on a un peu tendu
00:41:57merci monsieur le député
00:42:00nous sommes
00:42:02absolument favorables
00:42:03au maintien
00:42:05des 10%
00:42:07de marge minimum
00:42:08dans un contexte
00:42:10de compétition
00:42:11extrêmement forte
00:42:12sans ces 10%
00:42:14la guerre des prix
00:42:15serait encore plus forte
00:42:17ça tirait encore plus
00:42:19vers le bas
00:42:19et quand
00:42:21ce système
00:42:22a été instauré
00:42:23c'est quand même
00:42:24à ce moment là
00:42:24que ça a permis
00:42:26de mieux rémunérer
00:42:28un certain nombre
00:42:28de filières
00:42:29donc après
00:42:30on rend compte
00:42:32de ça
00:42:32obligatoirement
00:42:33chaque année
00:42:33par un rapport
00:42:34au service de l'état
00:42:36qui le mesure
00:42:37etc
00:42:37mais il ne faudrait
00:42:38surtout pas revenir
00:42:39en arrière
00:42:39sur ces 10%
00:42:40parce qu'on
00:42:41remettrait
00:42:42une étincelle
00:42:43sur une compétition
00:42:44de prix
00:42:44qui est déjà
00:42:45assez sévère
00:42:46concernant la limitation
00:42:47de la promo
00:42:48je ne reviendrai pas
00:42:49dessus non plus
00:42:50peut-être
00:42:52pas sur l'alimentaire
00:42:53par contre
00:42:54peut-être sur les produits
00:42:55de droguerie
00:42:55parfumerie
00:42:56hygiène
00:42:56où ça a moins
00:42:57de sens
00:42:58et où ça a beaucoup
00:42:59perturbé le marché
00:43:00et particulièrement
00:43:01les PME
00:43:02dans ce domaine
00:43:03concernant les implantations
00:43:05en centre-ville
00:43:05nos implantations
00:43:06et le retour
00:43:07de nous
00:43:07et d'autres
00:43:08en centre-ville
00:43:09est un succès
00:43:10quand un magasin
00:43:12de proximité alimentaire
00:43:13revient
00:43:14il remet de la vie
00:43:14dans une rue
00:43:15dans un quartier
00:43:16et c'est
00:43:17j'ai rendu un rapport
00:43:18au gouvernement
00:43:19sur ce sujet
00:43:19il y a quelque temps
00:43:20le retour
00:43:21des épiceries alimentaires
00:43:23est le premier
00:43:24retour
00:43:24dans les centres-villes
00:43:25actuellement
00:43:27Benoît Biteau
00:43:30merci monsieur le président
00:43:31monsieur le président
00:43:32directeur général
00:43:34on a bien entendu
00:43:35votre volonté
00:43:36d'être au plus proche
00:43:37possible
00:43:38des producteurs
00:43:39et moi je vais vous parler
00:43:39surtout de l'alimentaire
00:43:42paysan je suis
00:43:43paysan je reste
00:43:44et paysan je serai toujours
00:43:45donc c'est plutôt
00:43:46ce sujet là
00:43:47qui m'anime
00:43:49le premier sujet
00:43:50c'est
00:43:51vous êtes ici
00:43:52dans une assemblée
00:43:53qui a l'unanimité
00:43:54c'est opposé
00:43:55au Mercosur
00:43:56et je pense que ça répond
00:43:57à une réelle attente
00:43:59sociétale
00:44:00et des consommateurs
00:44:01de ce pays
00:44:02et donc un des moyens
00:44:03de résister au Mercosur
00:44:06pour éviter
00:44:07que justement
00:44:09cet accord
00:44:10devienne une réelle menace
00:44:12pour le monde agricole
00:44:12c'est de ne rien faire entrer
00:44:14dans vos enseignes
00:44:15qui viennent du Mercosur
00:44:16Coluche disait
00:44:17il y a 40 ans
00:44:18si on n'en achète pas
00:44:19ça se vend plus
00:44:21et donc voilà
00:44:22nous on aimerait bien
00:44:23que vous preniez
00:44:24une position forte
00:44:25sur ce sujet
00:44:26en ce qui concerne
00:44:27le Mercosur
00:44:28de manière à valider
00:44:29votre volonté
00:44:30de plutôt préférer
00:44:31des produits locaux
00:44:33qui viennent donc
00:44:34de producteurs
00:44:35de vos territoires
00:44:36avec une zone
00:44:36de chalandise
00:44:37proche de vos enseignes
00:44:38ensuite
00:44:39vous parlez beaucoup
00:44:40de contrats commerciaux
00:44:42moi je préfère
00:44:43essayer d'imaginer
00:44:45des engagements réciproques
00:44:46qui s'inscrivent
00:44:47dans la durée
00:44:48c'est à dire que
00:44:49et là encore
00:44:50dans cet hémicycle
00:44:50s'exprime régulièrement
00:44:52des attentes sociétales
00:44:53et notamment
00:44:54sur les choix alimentaires
00:44:55que pourrait faire
00:44:56la société
00:44:58on l'a vu
00:44:58avec la pétition
00:44:59contre la loi du plomb
00:45:00les gens
00:45:01ils veulent manger
00:45:01des produits
00:45:02où il y a moins
00:45:02de pesticides
00:45:03où il y a moins
00:45:03d'engrais de synthèse
00:45:04plus sûr pour leur santé
00:45:07ça nécessite
00:45:08pour les agriculteurs
00:45:10une bifurcation
00:45:11de leurs pratiques agricoles
00:45:12qui exige
00:45:14un engagement
00:45:14de leur part
00:45:15de très très longue durée
00:45:17des investissements
00:45:18qui s'inscrivent
00:45:19parfois sur plusieurs décennies
00:45:20et souvent
00:45:21ils prennent les risques
00:45:23seuls
00:45:23et donc ces engagements-là
00:45:25ces projections-là
00:45:27ne peuvent pas
00:45:28se satisfaire
00:45:29d'engagement commercial
00:45:30à la petite semaine
00:45:31quand je dis
00:45:32à la petite semaine
00:45:33c'est 2-3 ans
00:45:34c'est pas suffisamment lisible
00:45:35et on voit
00:45:36des agriculteurs
00:45:37qui font confiance
00:45:38à des engagements
00:45:39commerciaux
00:45:40et qui se retrouvent
00:45:41à supporter seuls
00:45:42des investissements
00:45:43pour lesquels
00:45:44derrière
00:45:44le débouché s'effondre
00:45:46donc ce qu'on aimerait
00:45:47c'est qu'il y ait
00:45:47des engagements réciproques
00:45:48qui s'inscrivent
00:45:49dans la durée
00:45:49mais vraiment
00:45:50dans une durée
00:45:51beaucoup plus longue
00:45:52qui pourrait d'ailleurs
00:45:53encourager
00:45:53le retour de vocation
00:45:55et donc le retour
00:45:56d'installation
00:45:57sur certaines filières
00:45:58ensuite
00:46:00cet accompagnement
00:46:01à la bifurcation
00:46:03peut être aussi vertueux
00:46:05pour votre groupe
00:46:07et pour ses débouchés
00:46:08on a vu par exemple
00:46:09des exemples
00:46:10et je choisis à dessein
00:46:11ce groupe-là
00:46:12parce que
00:46:12ceux qui me connaissent
00:46:13savent que je ne suis pas
00:46:14forcément fan
00:46:15celui qui fournit
00:46:16des frites
00:46:17à McDo
00:46:17par exemple
00:46:18McKen a décidé
00:46:20d'accompagner
00:46:21ses agriculteurs
00:46:22sur la bifurcation
00:46:23agroécologique
00:46:24sur une agriculture
00:46:24de conservation des sols
00:46:26pour éviter
00:46:27que la fertilité
00:46:28des sols
00:46:28s'effondre
00:46:29et que
00:46:29la difficulté
00:46:31de produire
00:46:31des pommes de terre
00:46:32devienne insurmontable
00:46:33et donc
00:46:34ce que je vous demande
00:46:35et je termine
00:46:37sur cette phrase
00:46:37monsieur le président
00:46:38c'est qu'on essaie
00:46:40de construire
00:46:40avec le monde agricole
00:46:41une vision à long terme
00:46:42sans pour autant
00:46:44s'inscrire
00:46:44dans des logiques
00:46:45d'intégration
00:46:45qui elles aussi
00:46:46ont montré
00:46:47la difficulté
00:46:49pour le monde agricole
00:46:52Merci monsieur le député
00:46:54donc je reformule
00:46:55ce que j'ai déjà dit
00:46:56publiquement
00:46:58coopérative U
00:46:58n'importera pas
00:47:00de produits
00:47:00du Mercosur
00:47:01à partir du moment
00:47:03où il y a l'offre
00:47:05disponible évidemment
00:47:05en France
00:47:06je l'ai dit
00:47:07je le redis
00:47:07et on sera particulièrement
00:47:09vigilants sur les produits U
00:47:10qu'on fait fabriquer
00:47:11sur nos cahiers des charges
00:47:12il n'y a aucune ambiguïté
00:47:14là-dessus
00:47:14et je ne vois pas
00:47:15comment on peut faire autrement
00:47:16sur ce sujet
00:47:18de bifurcation
00:47:19mais vous avez parfaitement raison
00:47:20donc
00:47:22les 125 contrats
00:47:23de filière
00:47:24que nous menons
00:47:25de longue date
00:47:26ça fait des années
00:47:27qu'on fait ça
00:47:28et ce chiffre augmente
00:47:29les contrats
00:47:30vont jusqu'à 5 ans
00:47:31je suis d'accord
00:47:32avec vous
00:47:33ces contrats permettent
00:47:34de changer la donne
00:47:35par exemple
00:47:36pour la fabrication
00:47:37de nos yaourts
00:47:38à la marque U
00:47:39on a sauvé une usine
00:47:41c'était 200 emplois
00:47:42et on a fait retravailler
00:47:43plusieurs coopératives
00:47:44laitières
00:47:45les agriculteurs
00:47:46sont revenus me voir
00:47:47quelques temps plus tard
00:47:48en me disant
00:47:49grâce à votre contrat
00:47:50de 5 ans
00:47:51j'ai pu aller voir
00:47:52mon banquier
00:47:52il m'a refait confiance
00:47:54parce qu'il sait
00:47:55que pendant 5 ans
00:47:55je pourrais vous vendre
00:47:57du lait
00:47:57mon fils est revenu
00:47:59dans l'exploitation
00:48:00et cerise sur le gâteau
00:48:02je n'ai plus besoin
00:48:03de faire venir le vétérinaire
00:48:04parce que votre lait
00:48:06il est bleu blanqueur
00:48:07et depuis que j'ai
00:48:08une alimentation
00:48:09bleu blanqueur
00:48:10j'ai plus de vétérinaire
00:48:10mes vaches se portent mieux
00:48:12c'est ce type de choses
00:48:13qu'on fait
00:48:13et pour accompagner
00:48:15la transition
00:48:16je rajoute juste
00:48:17qu'on est membre fondateur
00:48:18de l'association
00:48:19pour une agriculture
00:48:20du vivant
00:48:20qui mène
00:48:21de nombreuses expérimentations
00:48:23en France
00:48:23particulièrement
00:48:24une dans le nord
00:48:25que je vais voir prochainement
00:48:26sur l'accompagnement
00:48:27des nouvelles pratiques
00:48:28donc on est là-dedans
00:48:29depuis des années
00:48:31il faudrait le faire plus
00:48:33ça n'est pas assez fait
00:48:34sur la partie
00:48:34grande marque nationale
00:48:35parce qu'on est enfermé
00:48:37dans un système
00:48:37à l'année
00:48:38qui nous condamne
00:48:39à ne parler que de prix
00:48:42merci monsieur le directeur général
00:48:44la parole pour le groupe
00:48:45démocrate
00:48:46les démocrates
00:48:47à monsieur Richard Ramos
00:48:49merci monsieur le président
00:48:51merci à vous monsieur
00:48:53le PDG
00:48:54merci
00:48:55tout d'abord
00:48:57d'une campagne
00:48:58de communication
00:48:58que vous avez faite
00:49:00avec votre enseigne
00:49:00sur l'origine France
00:49:03vous le savez
00:49:04votre puissance
00:49:05dans la société française
00:49:06par les milliards
00:49:07qui sont dépensés
00:49:08par la grande distribution
00:49:09en communication
00:49:11impacte dans l'esprit
00:49:12de la société française
00:49:13et là où
00:49:15parfois certains
00:49:16ne font que le prix
00:49:18vous avez mis
00:49:19des moyens
00:49:21pour parler de l'origine
00:49:22et moi je voulais
00:49:23vous saluer
00:49:24parce que c'est
00:49:25ce qu'il faut essayer de faire
00:49:26vous savez qu'ici
00:49:27on a des fois
00:49:28un problème avec Bercy
00:49:29qui pense que vous êtes
00:49:30une variable d'ajustement
00:49:31que finalement
00:49:32l'alimentation
00:49:33est une variable
00:49:34d'ajustement
00:49:34de l'inflation
00:49:35et que finalement
00:49:36ils laissent parfois
00:49:37filer les enseignes
00:49:38à des prix bas
00:49:39parce que c'est une variable
00:49:41je dirais
00:49:41sur leur tableur Excel
00:49:42et donc je pense
00:49:44que ça c'est une très bonne chose
00:49:45moi je prends
00:49:46le point en tout cas
00:49:48sur les négociations
00:49:49amont
00:49:50des matières agricoles
00:49:51je pense que ça
00:49:52c'est une nécessité
00:49:54je prends le point
00:49:55aussi finalement
00:49:56de ce que vous disiez
00:49:58sur les dates butoirs
00:49:59on voit aujourd'hui
00:50:01nos paysans
00:50:01et nos industriels
00:50:03quand ils sont
00:50:04en MDD
00:50:04il n'y a pas
00:50:06trop de tension
00:50:06ça veut donc dire
00:50:08que le système
00:50:09d'achat sur la MDD
00:50:11est meilleur
00:50:12et plus sain
00:50:13que quand on le fait
00:50:15avec des dates butoirs
00:50:16moi j'ai une question
00:50:18sur le pourcentage
00:50:19aujourd'hui
00:50:20que vous faites en MDD
00:50:21et puis
00:50:22quels sont vos objectifs
00:50:23sur la MDD
00:50:24parce que ça voudra dire
00:50:25que finalement
00:50:26on aura des contrats
00:50:26tripartites
00:50:27auxquels finalement
00:50:28on aura le paysan
00:50:29le transformateur
00:50:30et le distributeur
00:50:31avec un dernier point
00:50:34vous avez parlé
00:50:35tout à l'heure
00:50:35de la présidentielle
00:50:37en disant
00:50:38qu'il faudra
00:50:40réduire
00:50:41la différence
00:50:41entre le net
00:50:42et le brut
00:50:43et je vous le dis
00:50:44très tranquillement
00:50:44puisque c'est dans les deux sens
00:50:46quand on a des auditions
00:50:46il faudra que celui
00:50:48ou celle qui arrive
00:50:48soit courageux
00:50:49ou courageuse
00:50:50c'est à dire dire aux français
00:50:52qu'il faudra réduire
00:50:53le train de vie de l'Etat
00:50:55et il faudra
00:50:55peut-être taxer
00:50:57les plus riches
00:50:57pour une fiscalité plus juste
00:50:59mais aussi
00:50:59il faudra dire aux gens
00:51:00qu'il faudra travailler plus
00:51:01peut-être plus jeunes
00:51:02d'ailleurs
00:51:03pas enlever ceux
00:51:04qui sont en fin de vie
00:51:05mais peut-être
00:51:05en fin de vie de travail
00:51:07mais peut-être plus jeunes
00:51:08et également
00:51:09sur la santé etc
00:51:10donc tout ça
00:51:11c'est un projet de société
00:51:12sur lequel il faut
00:51:13il faut travailler
00:51:14c'est global
00:51:16et je pense aujourd'hui
00:51:17également
00:51:17j'aimerais vous entendre
00:51:18sur votre stratégie
00:51:19on disait autrefois
00:51:20dis-moi ce que tu manges
00:51:21je te dirais
00:51:22qui tu es
00:51:23moi je pense que
00:51:24dis-moi comment tu manges
00:51:25je te dirais comment tu vas
00:51:26c'est à dire
00:51:28finalement
00:51:28quels sont vos engagements
00:51:31sur l'éducation au goût
00:51:32chez les enfants
00:51:33quels sont vos engagements
00:51:34également
00:51:35sur la santé
00:51:36et comme l'a dit
00:51:38tout à l'heure
00:51:38le député Bito
00:51:39comme
00:51:41ce que j'ai fait
00:51:42avec
00:51:43le député Gabaron
00:51:44sur l'exam
00:51:45sur des produits
00:51:45qui sont dangereux
00:51:46comment vous regardez
00:51:47aujourd'hui
00:51:48soit par la connaissance
00:51:49de la science
00:51:50des produits
00:51:50qui ne fabriquent pas
00:51:51une double alimentation
00:51:53une pour les pauvres
00:51:54avec des produits pas chers
00:51:55auxquels c'est un risque
00:51:56pour leur santé
00:51:57et une pour les riches
00:51:58ou les bobos
00:51:59qui pourraient aller manger bio
00:52:00alors que c'est plus cher
00:52:04merci monsieur le député
00:52:05alors sur la MDD
00:52:08elle représente
00:52:09aujourd'hui un tiers
00:52:10de notre activité
00:52:11contrairement à d'autres acteurs
00:52:14je ne dis pas moi
00:52:15que je veux qu'elle représente
00:52:16demain 45%
00:52:18etc
00:52:18je veux que ça progresse
00:52:19mais
00:52:21coopérative U
00:52:22et les magasins de coopérative U
00:52:23se sont développés
00:52:24sur la variété
00:52:26de l'offre
00:52:26et les français
00:52:28sont attachés
00:52:29à cette variété
00:52:30d'avoir des grandes marques
00:52:31d'avoir de la marque distributeur
00:52:32d'avoir des produits locaux
00:52:34des produits bio
00:52:34des produits locaux
00:52:36particulièrement
00:52:37et donc nous
00:52:38on joue sur l'ensemble
00:52:39de ces produits là
00:52:41mais ça représente un tiers
00:52:42et ça va encore progresser
00:52:44sur le coût du travail
00:52:45bien sûr
00:52:46moi j'avais peu de temps
00:52:48aujourd'hui
00:52:48donc j'ai lancé cet appel
00:52:49mais bien sûr
00:52:50c'est un projet
00:52:51de société globale
00:52:52mais il faut vraiment
00:52:53le prendre
00:52:53et au-delà même
00:52:54de ce sujet de coût
00:52:56qui suppose
00:52:57de trouver des économies
00:52:59évidemment
00:52:59c'est un sujet aussi
00:53:01de récits
00:53:02qu'est-ce qu'on raconte
00:53:02aux français
00:53:03et de projections
00:53:04notamment des jeunes
00:53:05et derrière
00:53:06je pense que
00:53:06si on se reprojette
00:53:08dans l'avenir
00:53:08avec un beau projet
00:53:10on sera capable
00:53:11de demander des choses
00:53:12j'imagine
00:53:13et de faire tourner
00:53:15une partie du système
00:53:17autrement
00:53:17bien évidemment
00:53:18et ensuite
00:53:19notre stratégie
00:53:20sur le mé manger
00:53:21dont je sais
00:53:21qu'elle vous est chère
00:53:22j'ai énormément
00:53:23d'exemples
00:53:24qui sont là
00:53:24nous avons été
00:53:25la première enseigne
00:53:26à chasser
00:53:26les substances controversées
00:53:28des recettes
00:53:29de nos produits
00:53:29on a démarré
00:53:30au début des années 2010
00:53:31c'est 112 substances
00:53:33éliminées
00:53:34sur base de la science
00:53:36mais de doute
00:53:37etc avérées
00:53:38voilà
00:53:39on fait des réductions
00:53:41d'ingrédients mauvais
00:53:42pour la santé
00:53:43on a réduit le sel
00:53:44réduit le sucre
00:53:45on a bougé nos recettes
00:53:46pour améliorer
00:53:47nos nutricores
00:53:48on est l'enseigne
00:53:50qui avons la plus grande
00:53:51offre de produits
00:53:52bleu blanc coeur
00:53:52340 produits
00:53:54c'est pas du saupoudrage
00:53:55quand on s'engage
00:53:57c'est tout
00:53:58c'est tout
00:53:59un créneau
00:54:00le bio
00:54:01j'en ai parlé
00:54:01nos produits frais
00:54:04et
00:54:06la préservation
00:54:07de ressources
00:54:08dans
00:54:09tout ce qui est
00:54:10la pêche
00:54:10par exemple
00:54:11une démarche
00:54:12sur le cacao
00:54:12on a été un des premiers
00:54:13à avoir une démarche
00:54:14complète et transparente
00:54:15sur le cacao
00:54:16donc c'est vraiment
00:54:17au delà de vendre
00:54:18et un prix bas
00:54:19etc
00:54:19c'est le mieux manger
00:54:22qui est stratégique
00:54:23pour nous
00:54:23dans les temps qui viennent
00:54:24merci
00:54:25pour le groupe horizon
00:54:26monsieur Thierry Benoît
00:54:27merci monsieur le président
00:54:29monsieur Schellcher
00:54:31donc
00:54:32avec la commission
00:54:33des affaires économiques
00:54:34nous auditionnons
00:54:35donc depuis
00:54:36quelques semaines
00:54:37ce que j'appelle
00:54:39les grands
00:54:40ou les pontes
00:54:41de la distribution
00:54:43en France
00:54:44je disais
00:54:46à un de vos
00:54:46prédécesseurs
00:54:47à cette table
00:54:48Alexandre Bompard
00:54:49il y a quelques semaines
00:54:50que depuis 60 ans
00:54:51la puissance publique
00:54:53a laissé
00:54:54une part
00:54:55tellement belle
00:54:57au secteur
00:54:58du commerce
00:54:59et de la distribution
00:55:00que vous êtes
00:55:01finalement situé
00:55:03dans une forme
00:55:04de suprématie
00:55:05au moment où
00:55:06vous traîniez
00:55:07votre propos liminaire
00:55:08lors du démarrage
00:55:10de cette commission
00:55:11s'exprimait
00:55:12à la tribune
00:55:13de l'Assemblée nationale
00:55:14sur l'écran de contrôle
00:55:15de contrôle
00:55:16votre prédécesseur
00:55:17Serge Papin
00:55:18je disais à Alexandre Bompard
00:55:20et ça vaut pour vous
00:55:21Michel-Édouard Leclerc
00:55:22Thierry Cotillard
00:55:23les grands de la distribution
00:55:24que finalement
00:55:25vous prenez la parole
00:55:26tous les matins
00:55:27sur les matinales
00:55:28de radio et de télé
00:55:29et que vous avez
00:55:30plus d'influence
00:55:30aujourd'hui qu'un ministre
00:55:31d'ailleurs on vient
00:55:32les rôles sont inversés
00:55:34on vient vous demander
00:55:36aujourd'hui
00:55:36des conseils
00:55:37des préconisations
00:55:38des recommandations
00:55:39ce qui n'est pas
00:55:39sans interpeller
00:55:40les observateurs
00:55:43citoyens
00:55:43ou députés
00:55:45que nous sommes
00:55:46le premier point
00:55:47je parlais de l'actualité
00:55:48vous êtes
00:55:49le secteur du commercial
00:55:51et de la distribution
00:55:51très puissant
00:55:52en matière de négociation
00:55:54commerciale
00:55:54pouvez-vous nous expliquer
00:55:56comment sur le secteur
00:55:58du carburant
00:55:59vous n'arrivez pas
00:56:00vous
00:56:01à tourner le projecteur
00:56:03sur les pétroliers
00:56:04pour
00:56:05aux côtés
00:56:06des pouvoirs publics
00:56:07leur demander
00:56:09des efforts
00:56:10sur leur marge
00:56:11afin
00:56:11que l'on puisse
00:56:13mettre en place
00:56:14un réel fonds de soutien
00:56:15aux entreprises
00:56:17sur la question
00:56:18de l'énergie
00:56:19parce que c'est vraiment
00:56:20un sujet d'actualité
00:56:21et je disais
00:56:22il y a quelques jours
00:56:23dans l'hémicycle
00:56:24que pour les particuliers
00:56:25aller au travail
00:56:26notamment en zone rurale
00:56:27avec un coût du carburant
00:56:28à 2,20 euros
00:56:292,30 euros
00:56:29c'est grave
00:56:30mais perdre son emploi
00:56:32parce que l'entreprise
00:56:33serait victime
00:56:35de l'inflation
00:56:36d'abus
00:56:37aussi
00:56:38dans les négociations
00:56:38commerciales
00:56:39qui concernent le carburant
00:56:40ce serait dramatique
00:56:40donc j'aurais aimé
00:56:41vous entendre
00:56:42sur ce point
00:56:43ont été abordées
00:56:44les négociations commerciales
00:56:46et les marques distributeurs
00:56:47je m'interrogeais
00:56:48de vous à moi
00:56:49les marques distributeurs
00:56:52est-ce que c'est
00:56:53moral
00:56:54parce que finalement
00:56:56que ce soit
00:56:57Super U
00:56:57Leclerc Intermarché
00:56:58et les autres
00:56:59vous n'êtes pas
00:57:00fabricant de crème dessert
00:57:02vous n'êtes pas
00:57:03fabricant de yaourt
00:57:04allez voir
00:57:05un industriel
00:57:06identifier un produit
00:57:08qui fonctionne
00:57:09et lui dire
00:57:11je vais élaborer
00:57:11un cahier des charges
00:57:12qui est semblable
00:57:13à celui qui est
00:57:14votre cahier des charges
00:57:15qui est le fruit
00:57:16de votre recherche
00:57:17de votre innovation
00:57:18vous allez me faire ça
00:57:20en grand volume
00:57:21et puis on va tirer
00:57:22les prix au maximum
00:57:22est-ce que c'est moral
00:57:24et enfin dernier point
00:57:25on vous a laissé
00:57:27les marques distributeurs
00:57:28le groupement à l'achat
00:57:29les groupements à l'achat
00:57:30et les centrales services
00:57:32internationales
00:57:32européennes
00:57:33il y a là aussi
00:57:34un vrai sujet
00:57:35est-ce que c'est moral
00:57:37et est-ce que les centrales services
00:57:38ne contribuent pas
00:57:39à détruire de la valeur
00:57:41au détriment de l'amont
00:57:42que sont les agriculteurs
00:57:45merci monsieur le député
00:57:46votre première question
00:57:47prouve que
00:57:48nous n'avons pas forcément
00:57:49la suprématie
00:57:50dans tous les domaines
00:57:51que vous imaginez
00:57:52saviez-vous que
00:57:54le carburant
00:57:55nous l'achetons
00:57:56avec le clair
00:57:56c'est un vestige
00:57:57de notre partenariat historique
00:57:59qui remonte
00:57:59à une quinzaine d'années
00:58:00et nous nous entendons bien
00:58:01pour cet achat
00:58:02nous sommes
00:58:03le clair
00:58:04plus qu'Opérativu
00:58:05le second acheteur
00:58:06de carburant en France
00:58:07derrière Total Energy
00:58:08et malgré cette position
00:58:09nous n'arrivons pas
00:58:10effectivement
00:58:11à avoir de meilleures conditions
00:58:13c'est un marché européen
00:58:14c'est un marché très spéculatif
00:58:15nous sommes dépendants
00:58:17du cours de Rotterdam
00:58:18qui est fixé au quotidien
00:58:20chaque camion
00:58:21que nous achetons
00:58:24est dépendant
00:58:25du prix de Rotterdam
00:58:26du jour
00:58:26et il change
00:58:27tous les jours
00:58:27donc c'est bien la preuve
00:58:29que nous ne sommes pas
00:58:30si puissants que ça
00:58:31sur la MDD
00:58:32est-ce que c'est moral
00:58:34c'est une offre
00:58:35qui s'est développée
00:58:36qui est de plus en plus
00:58:38originale
00:58:38et qui fait vivre
00:58:40en ce qui nous concerne
00:58:4180% de PME
00:58:43et de TPE françaises
00:58:44il y a très peu
00:58:45de grandes entreprises
00:58:46qui fabriquent
00:58:46des produits pour nous
00:58:48c'est des PME
00:58:48elles sont heureuses
00:58:50de fabriquer pour nous
00:58:51c'est des contrats
00:58:52qui se passent bien
00:58:53sur des longues durées
00:58:55comme j'ai pu les décrire
00:58:56tout à l'heure
00:58:57et c'est une offre
00:58:58qui est plébiscitée
00:58:59par les français
00:59:00aujourd'hui
00:59:00nous sommes au plus haut
00:59:01de la part
00:59:02de chiffre d'affaires
00:59:03dans l'ensemble
00:59:03des enseignes
00:59:04fabriquées par la MDD
00:59:05et enfin
00:59:07sur les centrales
00:59:07de service
00:59:08monsieur le député
00:59:09ces centrales
00:59:09de service
00:59:11sont indispensables
00:59:12à un moment
00:59:13où vous parlez
00:59:14du suprématisme
00:59:15mais nous sommes
00:59:15en décommercialisation
00:59:17c'était la question
00:59:18du vice-président
00:59:19tout à l'heure
00:59:19dans les centres-villes
00:59:21nous perdons
00:59:21des mètres carrés
00:59:22de nombreux commerces
00:59:23et pour la première fois
00:59:24dans l'histoire
00:59:25de la grande distribution
00:59:26elle perd des mètres carrés
00:59:27au champ ferme
00:59:28même
00:59:29intermarché
00:59:30a récemment
00:59:31fermé
00:59:31certains mètres carrés
00:59:32et on voit bien
00:59:34que certaines enseignes
00:59:35se portent bien
00:59:36mais d'autres sont difficiles
00:59:37et les centrales
00:59:38de service
00:59:39sont un moyen
00:59:41de faire une compétition
00:59:42qui est aujourd'hui globale
00:59:43on est notamment menacé
00:59:45par des acteurs européens
00:59:47qui vendent
00:59:47sur le marché français
00:59:48des gens comme Action
00:59:49des gens comme
00:59:50les grands hard-discounters
00:59:52qui eux achètent
00:59:53au niveau européen
00:59:54les centrales de service
00:59:55nous permettent aussi
00:59:56de faire cette compétition là
00:59:58et de garder encore un peu
01:00:00un secteur
01:00:01qui est à peu près solide
01:00:02mais qui est aujourd'hui
01:00:03en difficulté
01:00:04merci pour le groupe
01:00:08liberté indépendant
01:00:09outre-mer et territoire
01:00:10monsieur David Topiak
01:00:17Merci monsieur le Président
01:00:18Monsieur le Président
01:00:20directeur général
01:00:21merci pour la présentation
01:00:24que vous faites
01:00:24de vos engagements
01:00:25au sein de coopérative U
01:00:27je voudrais revenir
01:00:28tout d'abord sur
01:00:30les négociations commerciales
01:00:32et les centrales d'achat
01:00:33vous avez quitté en 2024
01:00:35centrales d'achat
01:00:36Everest et Epic
01:00:37puis vous avez créé
01:00:38un suite avec
01:00:39Carrefour Concordis
01:00:41basé à Bruxelles
01:00:42et puis CWT
01:00:43pour la centrale de service
01:00:46alors le sujet
01:00:47vient d'être évoqué
01:00:48mais c'est vrai
01:00:49que nous sommes souvent
01:00:49interpellés
01:00:50sur les centrales de service
01:00:51qui sont vécues
01:00:51comme une sorte de péage
01:00:52avant d'accéder
01:00:54à la centrale d'achat
01:00:54donc je voudrais avoir
01:00:56des précisions
01:00:57de votre part
01:00:57à ce sujet
01:00:59sur les négociations
01:01:00commerciales
01:01:01avoir un bilan
01:01:02pour voir quels sont
01:01:03par rapport à vos achats
01:01:06le pourcentage
01:01:06de déflation
01:01:07que vous constatez
01:01:08que vous avez négocié
01:01:09lors de cette période
01:01:11qui vient de se clôturer
01:01:12et on a bien entendu
01:01:13votre souhait
01:01:14de revoir les dates
01:01:15c'est un sujet
01:01:16qui peut être mis
01:01:17sur la table en effet
01:01:18et j'ai une question
01:01:19également sur
01:01:20votre centrale
01:01:21d'achat
01:01:22dont basé à Bruxelles
01:01:23sur le fait
01:01:24qu'elle respecte
01:01:25la loi EGalim
01:01:25on a eu tout à l'heure
01:01:27un débat
01:01:27avec la DGCCRF
01:01:30sur les moyens
01:01:31que la DGCCRF
01:01:32peut déployer
01:01:33pour les contrôler
01:01:34des centrales d'achat
01:01:36sur la construction
01:01:37du prix
01:01:37dans le cadre
01:01:38de la loi EGalim
01:01:39et notamment
01:01:39le respect
01:01:39et la sanctuarisation
01:01:41du coût
01:01:41de la matière première
01:01:42agricole
01:01:43aujourd'hui ça reste
01:01:44semble-t-il
01:01:45un sujet de contournement
01:01:46mais certains nous affirment
01:01:48on auditionne
01:01:49depuis janvier
01:01:50la grande distribution
01:01:51que les règles
01:01:52sont respectées
01:01:53donc je voudrais savoir
01:01:53si c'est bien le cas
01:01:55au sein de vos centrales
01:01:55et d'ailleurs
01:01:56pour régler le problème
01:01:57une des propositions
01:01:58qui est sur la table
01:01:59et que nous évoquons
01:01:59à chaque fois
01:02:00c'est la mise en oeuvre
01:02:01d'un EGalim européen
01:02:02y êtes-vous favorable
01:02:03ce qui permettrait
01:02:05d'éviter ce débat
01:02:06et d'avoir un engagement
01:02:08à l'échelle européenne
01:02:10dans le cadre
01:02:11de la loi
01:02:11d'urgence agricole
01:02:12il y a un article
01:02:13sur lequel
01:02:14l'on va évoquer
01:02:15le pourcentage
01:02:16d'achat durable
01:02:17et de qualité
01:02:18qui devra être mis
01:02:19en oeuvre
01:02:21au sein
01:02:21de la grande distribution
01:02:23notamment
01:02:23ce qui est nouveau
01:02:24y êtes-vous favorable
01:02:25avez-vous déjà
01:02:26des chiffres
01:02:27à ce sujet
01:02:29parce qu'effectivement
01:02:30c'est un levier important
01:02:32aussi à côté
01:02:32de la restauration
01:02:33collective
01:02:34qui permet
01:02:35d'avoir un effet
01:02:35levier
01:02:36pour la production
01:02:38durable
01:02:38et de qualité
01:02:39je pense que
01:02:40la grande distribution
01:02:41peut jouer un rôle
01:02:41important
01:02:42pour passer ce cap
01:02:43et puis terminer
01:02:45sur le sujet
01:02:45du carburant
01:02:46vous avez beaucoup
01:02:47réagi sur ce sujet
01:02:49notamment
01:02:49plaidé
01:02:50pour que les pétroliers
01:02:51qui sur marge
01:02:52baissent leurs marges
01:02:54afin d'avoir un impact
01:02:55sur le prix
01:02:57c'est une position
01:02:59que je partage
01:02:59je suis intervenu
01:03:01la semaine dernière
01:03:01dans l'hémicycle
01:03:02pour évoquer ce sujet
01:03:03peut-être de taxer
01:03:04les super profits
01:03:05si les pétroliers
01:03:06ne mènent pas d'action
01:03:07volontaire sur le sujet
01:03:09vous pensez
01:03:10qu'on peut avoir
01:03:10un impact
01:03:11de combien
01:03:11sur le prix du carburant
01:03:13en moyenne
01:03:13en pourcentage
01:03:14et est-ce que
01:03:15vous envisagez
01:03:15des problèmes
01:03:16d'approvisionnement
01:03:17comme vous l'avez évoqué
01:03:18il y a quelques jours
01:03:18il y a deux semaines
01:03:19et c'est vrai que le conflit
01:03:20risque de s'éterniser
01:03:21et terminé
01:03:22sur les répercussions
01:03:23sur l'inflation
01:03:23envisagez-vous
01:03:24ou percevez-vous
01:03:26des risques d'inflation
01:03:27dans les prochaines semaines
01:03:28et les prochains mois
01:03:29avec cette augmentation
01:03:31du prix du carburant
01:03:32merci
01:03:33merci monsieur le directeur
01:03:35merci monsieur le député
01:03:37donc tout d'abord
01:03:38le résultat des négociations
01:03:39était légèrement positif
01:03:42donc une légère inflation
01:03:43entre 0 et 1
01:03:44voilà
01:03:45donc on l'a dit publiquement
01:03:46et je le confirme
01:03:49et les prix sont répercutés
01:03:50actuellement
01:03:51sur les centrales d'achat
01:03:55un ce n'est pas
01:03:56un détournement
01:03:57de la loi EGalim
01:03:58et deux
01:03:59il n'y a pas de sujet
01:04:00de fiscalité
01:04:01et donc je vais essayer
01:04:02de répondre à toutes les questions
01:04:03qui ont été posées
01:04:04pourquoi Bruxelles
01:04:05aujourd'hui
01:04:06notre volonté
01:04:07avec Alexandre Bompard
01:04:08Carrefour
01:04:08et avec notre confrère
01:04:10allemand RTG
01:04:11c'est d'élargir
01:04:12le cercle
01:04:13à terme
01:04:14pour ce faire
01:04:15il faut un lieu
01:04:16quelque part neutre
01:04:17en Europe
01:04:18où il n'y a pas
01:04:18de français notamment
01:04:19et donc on a choisi
01:04:20Bruxelles
01:04:22en lieu neutre
01:04:23notamment des trois
01:04:24membres fondateurs
01:04:25comme ça c'est ni en France
01:04:26ni en Allemagne
01:04:28et on a choisi
01:04:29ce lieu là
01:04:32on s'est engagé
01:04:33et d'ailleurs
01:04:34je reprends les propos
01:04:35de Thierry Daon
01:04:36qui est quelqu'un
01:04:37que j'apprécie beaucoup
01:04:38il a par exemple dit
01:04:39il a mis en valeur
01:04:40les choix de Concordis
01:04:41quand on a mis en place
01:04:42Concordis
01:04:43il a dit pour le DPH
01:04:44droguerie, parfumerie, hygiène
01:04:46et les brasseurs
01:04:46il n'y a aucun problème
01:04:47pour que ce soit négocié
01:04:48au niveau européen
01:04:49pour des gens comme Kellogg's
01:04:51ou Findus
01:04:51pas de problème
01:04:52que ce soit négocié
01:04:53au niveau européen
01:04:54pour Danone O
01:04:55qui vend des eaux
01:04:56dans le monde entier
01:04:57pas de problème
01:04:58il a dit par contre
01:04:59faisons attention
01:05:00quand il y a
01:05:00une pure
01:05:02part de matière
01:05:03de première agricole
01:05:04et le résultat
01:05:05c'est que nous avons fait
01:05:06des choix
01:05:06nous n'avons pas mis
01:05:07avec Carrefour et RTG
01:05:09certains acteurs
01:05:10et les seuls français
01:05:11qui restent dedans
01:05:12c'est une partie
01:05:13de la Thalys
01:05:14c'est la Martiniquaise
01:05:15c'est L'Oréal
01:05:16c'est Danone
01:05:17pour une partie
01:05:18et Pernod Ricard
01:05:19c'est les seuls
01:05:20tous les autres
01:05:21sont négociés par nous
01:05:22à Rungis
01:05:23à notre siège
01:05:23donc on a essayé
01:05:24de faire la part des choses
01:05:25et peut-être que demain
01:05:27vous pouvez nous fixer
01:05:28un cadre encore plus strict
01:05:29là-dessus
01:05:30en nous disant
01:05:31oui pour ces entreprises-là
01:05:32et non pour celles-là
01:05:33on est ouvert à ça
01:05:35merci monsieur le directeur général
01:05:37nous allons passer
01:05:38à la dernière question
01:05:39de groupe
01:05:40par Julien Bruggerolle
01:05:42pour GDR
01:05:47oui merci monsieur le président
01:05:48monsieur le président
01:05:50je voudrais moi aussi
01:05:51revenir
01:05:51comme mon collègue
01:05:52Topiak
01:05:52sur la question
01:05:53des centrales d'achat
01:05:54et du possible
01:05:55contournement
01:05:56des règles françaises
01:05:56j'ai écouté
01:05:57votre propos liminaire
01:05:58sur votre attachement
01:05:59producteur français
01:06:00à nos PME
01:06:02PMI françaises
01:06:03mais le fait est que
01:06:04votre groupe participe
01:06:05pleinement à ce système
01:06:07avec la centrale d'achat
01:06:08Concordis
01:06:09comme ça a été répété
01:06:10tout à l'heure
01:06:11et l'objectif c'est quand même
01:06:12une mise en concurrence
01:06:14des cadres nationaux
01:06:14un afflébissement
01:06:15des lois françaises
01:06:16et une pression accrue
01:06:17sur les industriels
01:06:18et en cascade
01:06:19sur les producteurs
01:06:20vous venez en partie
01:06:22de répondre en disant
01:06:23qu'il y avait certains produits
01:06:24qui n'étaient pas concernés
01:06:25mais moi je voudrais savoir
01:06:28quand même
01:06:28quels sont vos engagements
01:06:29fermes là-dessus
01:06:30alors qu'on voit bien
01:06:32que cette dynamique
01:06:33de passage
01:06:34par des centrales
01:06:35d'achat européenne
01:06:36elle concerne tous les groupes
01:06:37y compris le vôtre
01:06:39Ma deuxième question
01:06:40vous avez aussi appelé
01:06:41tout à l'heure
01:06:42en disant que le système
01:06:43des négociations commerciales
01:06:44était aujourd'hui
01:06:45à bout de souffle
01:06:46j'ai pas très bien compris
01:06:48quel était votre engagement
01:06:49qu'est-ce que vous portiez
01:06:51est-ce que c'était
01:06:52l'idée
01:06:53d'une plus grande libéralisation
01:06:54d'une forme de retour
01:06:55à la liberté
01:06:56des conditions générales
01:06:57de vente
01:06:58ça rappelait presque un peu
01:06:59le rapport Attali
01:07:00Macron
01:07:01j'aimerais avoir des précisions
01:07:03sur votre pensée là-dessus
01:07:04parce que
01:07:04vous dites que vous n'êtes pas
01:07:06le premier responsable
01:07:07des déséquilibres
01:07:08dans la chaîne alimentaire
01:07:10notamment sur les prix
01:07:11vous invoquez notamment
01:07:12les coûts de production
01:07:13industrielle trop élevés
01:07:14mais vous êtes l'acteur
01:07:15qui fixe le prix d'achat final
01:07:17au consommateur
01:07:18et vous concentrez
01:07:19un pouvoir absolument
01:07:21considérable
01:07:21dans cette négociation
01:07:23vous dites aussi
01:07:25que vous avez
01:07:26des engagements volontaires
01:07:27mais quelles mesures contraignantes
01:07:29vous êtes prêts à accepter
01:07:30pour garantir
01:07:31une rémunération
01:07:32digne des producteurs
01:07:34et des industriels
01:07:35dans la chaîne de valeur
01:07:36est-ce que vous êtes
01:07:37par exemple favorable
01:07:38à un encadrement
01:07:40des marges
01:07:40tout au long
01:07:40de la chaîne de valeur
01:07:41moi je suis
01:07:42je défends l'idée
01:07:43par exemple
01:07:44de réintroduire
01:07:45un vieil outil
01:07:45mais qui était très efficace
01:07:46qui s'appelait
01:07:47le coefficient multiplicateur
01:07:48qui d'ailleurs permettait
01:07:50d'éviter d'avoir
01:07:51une pression
01:07:51beaucoup trop forte
01:07:53en termes d'importation
01:07:54puisque c'était
01:07:55y compris appliqué
01:07:56sur les produits
01:07:56d'importation
01:07:57et ça limitait
01:07:58justement
01:07:58l'appétit
01:07:59vers l'importation
01:08:01de la grande distribution
01:08:02vous avez aussi abordé
01:08:04la question
01:08:04de la mention de l'origine
01:08:05est-ce que vous êtes prêt
01:08:06est-ce que vous êtes d'accord
01:08:08pour qu'on oblige
01:08:10à ce qui est
01:08:11la mention d'origine
01:08:11pour tous les produits
01:08:12agricoles
01:08:13à l'état brut
01:08:14ou transformé
01:08:14avec leur mention
01:08:16de l'origine
01:08:16sur tous ces produits
01:08:17enfin il me reste
01:08:18quelques secondes
01:08:19j'ai bien écouté
01:08:21votre plaidoyer
01:08:22un peu convenu
01:08:23sur le coût du travail
01:08:26que je ne partage pas
01:08:27mais est-ce que
01:08:29vous avez
01:08:31un avis
01:08:32sur la question
01:08:33du coût du capital
01:08:34et je pense
01:08:35en particulier
01:08:35à nos PMI
01:08:37industriels
01:08:38et même
01:08:39à nos agriculteurs
01:08:40qui en termes
01:08:41d'intérêt d'emprunt
01:08:42ou nos PMI
01:08:43quand elles répondent
01:08:44à des donneurs d'ordre
01:08:45ont une pression
01:08:47extrêmement forte
01:08:48en termes
01:08:49d'intérêt bancaire
01:08:50en particulier
01:08:51parce que ça aussi
01:08:52ça pèse fortement
01:08:54sur la situation
01:08:55économique du pays
01:08:57Merci
01:08:57Monsieur le député
01:09:00je rappelle
01:09:01le sens
01:09:02des deux centrales
01:09:04européennes
01:09:05qu'il peut y avoir
01:09:06il peut y avoir
01:09:07une centrale d'achat
01:09:08la centrale d'achat
01:09:08la nôtre
01:09:09négocie
01:09:10comment dire
01:09:12des conditions
01:09:12mais après
01:09:13c'est appliqué
01:09:14en France
01:09:14et c'est bien
01:09:15en France
01:09:16qu'on achète des choses
01:09:17donc il n'y a pas
01:09:17de sujet par exemple
01:09:18de fiscalité
01:09:19ou de détournement
01:09:21à ce niveau-là
01:09:22puisque les achats
01:09:22se font bien
01:09:23en France
01:09:24la centrale de services
01:09:26elle fait quoi ?
01:09:27elle vend des services
01:09:28donc essentiellement
01:09:29des données
01:09:30des données
01:09:31sur le comportement
01:09:32des consommateurs
01:09:32sur les ventes
01:09:33qui aident les industriels
01:09:34etc
01:09:35le modèle d'Amazon
01:09:37de Google
01:09:37c'est que de la vente
01:09:38de données
01:09:38chez eux
01:09:39ça ne pose jamais de problème
01:09:40nous quand on essaye
01:09:41de commercialiser
01:09:42ces données
01:09:43ça nous est reproché
01:09:44or ça intéresse
01:09:45tout le monde
01:09:47le revenu
01:09:48qui est dégagé de ça
01:09:49il arrive où ?
01:09:50il arrive dans le budget
01:09:51de coopérative
01:09:51à Rungis
01:09:52en France
01:09:53et il est fiscalisé
01:09:54en France
01:09:55il n'y a aucune difficulté
01:09:56il n'y a pas
01:09:57de détournement
01:09:57de fiscalité
01:09:58il n'y a pas d'argent
01:09:59qui dort à l'étranger
01:10:00c'est totalement transparent
01:10:02donc vraiment
01:10:02je soutiens ce système
01:10:04qui nous permet
01:10:05d'être compétitif
01:10:06avec 42 fournisseurs
01:10:09notre centrale d'achat
01:10:10c'est 42 fournisseurs
01:10:12seulement
01:10:12et pour la plupart
01:10:14salués encore
01:10:15par le médiateur
01:10:16des relations agricoles
01:10:18ensuite mes propositions
01:10:19je les ai formulées
01:10:21je peux revenir
01:10:22c'est une négociation
01:10:23en amont
01:10:24de premier niveau
01:10:25entre l'agriculteur
01:10:26et l'industriel
01:10:26ce qui n'existe pas
01:10:27il faut que ça se fasse
01:10:29avant de venir chez nous
01:10:33essentiellement
01:10:33la suppression
01:10:34de l'option 3
01:10:35je l'ai dit
01:10:36parce qu'elle n'est pas
01:10:36assez transparente
01:10:38et surtout
01:10:39l'obligation
01:10:40de nous dire
01:10:41si la part de matière
01:10:42première
01:10:42elle est française
01:10:43ou étrangère
01:10:44la loi ne l'oblige pas
01:10:45c'est quand même
01:10:46incroyable
01:10:47ça c'est quand même
01:10:48incroyable
01:10:48sur l'origine
01:10:49oui oui oui
01:10:50à votre proposition
01:10:51d'ailleurs nous le pratiquons
01:10:52déjà sur notre marque
01:10:53distributeur
01:10:54nous avons été
01:10:55un des premiers
01:10:55et nous appliquons
01:10:56aujourd'hui
01:10:57origine info
01:10:58donc il faut
01:10:59cette transparence
01:11:00et sur le coût du travail
01:11:02c'est une question vaste
01:11:03bien sûr
01:11:04un projet global
01:11:05bien évidemment
01:11:06et je l'ai abordé
01:11:08parce que pour moi
01:11:08c'est un nom de code
01:11:09pour l'élection présidentielle
01:11:102027
01:11:12merci beaucoup
01:11:13nous allons terminer
01:11:14avec les questions
01:11:16des orateurs de groupe
01:11:16nous avons deux questions
01:11:18individuelles à ce stade
01:11:20la première de la part
01:11:21de monsieur Stéphane Bouchoud
01:11:25et peut-être on va prendre
01:11:26ensuite
01:11:26celle de Julien Agdi
01:11:27on prend les deux
01:11:28en même temps
01:11:28et vous ferez une réponse
01:11:29globale
01:11:29vous aurez tout le temps
01:11:30que vous voulez
01:11:30pour terminer
01:11:32Stéphane
01:11:33merci monsieur le président
01:11:34monsieur le président
01:11:35directeur général
01:11:37lors de votre audition
01:11:38au Sénat
01:11:38le 4 février dernier
01:11:39vous avez défendu
01:11:40des contrats de filière
01:11:41pluriannuel
01:11:42qui ont redonné
01:11:43de la visibilité
01:11:43à certains secteurs
01:11:45comme le lait par exemple
01:11:46ma question
01:11:47elle concerne la pêche
01:11:49Benoît Biteau
01:11:50tout à l'heure
01:11:50a dévoilé
01:11:51le territoire
01:11:52dont je suis l'élu
01:11:52la Vendée
01:11:53le littoral vendéen
01:11:54avec 4 ports de pêche
01:11:57alors sur les contrats
01:11:59de filière pluriannuel
01:12:00ça semble difficilement
01:12:01transposable
01:12:02à une ressource
01:12:03par nature variable
01:12:04soumise
01:12:04à la fois aux quotas
01:12:05et aux aléas climatiques
01:12:07face à cette difficulté
01:12:10et face au fait
01:12:12qu'on a aujourd'hui
01:12:1485% du poisson
01:12:17vendu dans la grande distribution
01:12:19qui est du poisson importé
01:12:21saumon, cabillaud, crevette
01:12:24quelle est la stratégie
01:12:26de coopérative U
01:12:27comment comptez-vous
01:12:28à votre échelle
01:12:29donner une visibilité économique
01:12:30aux pêcheurs artisanaux français
01:12:32soumis à de nombreuses contraintes
01:12:34j'en ai cité quelques-unes
01:12:35je pourrais aussi citer
01:12:36le carburant
01:12:37etc.
01:12:38et donc promouvoir
01:12:39des produits issus
01:12:40d'une pêche durable
01:12:40dans vos rayons
01:12:41merci beaucoup
01:12:42merci monsieur Bouchoud
01:12:44et Julien Dive
01:12:45dernière question individuelle
01:12:46merci monsieur le président
01:12:47monsieur Schellcher
01:12:49vous avez
01:12:51votre coopérative
01:12:52une situation
01:12:53ou plutôt
01:12:54je ne vais pas dire
01:12:55une posture
01:12:56mais une position
01:12:56iconoclase
01:12:57dans le monde
01:12:57de la grande distribution
01:12:58parce que vous êtes
01:12:59une coopérative
01:13:00et pour plusieurs raisons
01:13:01communication
01:13:02vous avez contractualisé
01:13:04parfois même du tripartite
01:13:05vous avez
01:13:06toujours eu
01:13:07une position particulière
01:13:08qui vous démarquait
01:13:09et à cet effet
01:13:11ma question
01:13:13fait sens
01:13:14en tout cas
01:13:14elle m'intéresse encore plus
01:13:15votre réponse
01:13:16m'intéresse encore plus
01:13:17j'aimerais savoir
01:13:18comment vous voyez
01:13:18le secteur
01:13:19de la grande distribution
01:13:20dans les 10 années à venir
01:13:21en France
01:13:22et en Europe
01:13:22pourquoi ?
01:13:23parce que
01:13:24on le voit bien
01:13:25de plus en plus
01:13:25vous êtes
01:13:26pas vous particulièrement
01:13:26mais ce secteur
01:13:28est tenté par
01:13:28les centrales d'achat
01:13:29européennes
01:13:30pour plusieurs raisons
01:13:31et puis surtout
01:13:32vous l'avez vous-même
01:13:33esquissé tout à l'heure
01:13:33de nouveaux entrants
01:13:34viennent vous concurrencer
01:13:35de manière agressive
01:13:36vous avez cité Action
01:13:37mais il y a aussi
01:13:38les acteurs hollandais
01:13:39de pique-nique
01:13:40qui arrivent
01:13:40avec un nouveau mode
01:13:41qui vient révolutionner
01:13:42le monde de la grande distribution
01:13:44est-ce qu'on doit s'attendre
01:13:45dans la décennie qui vient
01:13:46à une casse sociale
01:13:47dans le secteur
01:13:48de la grande distribution ?
01:13:50Merci messieurs
01:13:51alors au-delà de ces deux questions
01:13:52sur la pêche
01:13:53et la grande distribution
01:13:53et son futur
01:13:54vous pourrez aussi ensuite
01:13:56répondre aux questions
01:13:57où vous n'auriez pas eu le temps
01:13:58de répondre
01:13:59pendant le temps
01:14:00de l'audition
01:14:05Alors tout d'abord
01:14:06sur la pêche
01:14:07donc j'aurais rappelé
01:14:08que depuis 2012
01:14:09on est engagé
01:14:10sur l'interdiction
01:14:11de la commercialisation
01:14:12et la promotion
01:14:13d'espèces menacées
01:14:14ça c'est quelque chose
01:14:15qui nous tient à cœur
01:14:16dans le domaine du poisson
01:14:17et on privilégie
01:14:19des référentiels de pêche
01:14:20et d'aquaculture
01:14:22durable et certifiée
01:14:23et on interdit aussi
01:14:25le temps issu de pêche
01:14:27dans certaines conditions
01:14:30c'est un sujet
01:14:31qui n'est pas facile
01:14:33donc il faut savoir
01:14:35qu'on est très présent
01:14:35sur les côtes françaises
01:14:37donc sur ces côtes françaises
01:14:38beaucoup de nos magasins
01:14:39travaillent avec
01:14:40les criés locales
01:14:41beaucoup
01:14:41et c'est particulièrement
01:14:43le cas en Vendée
01:14:45en Bretagne
01:14:46ils ont tous
01:14:47des relations directes
01:14:48avec les pêcheurs
01:14:49les criés locales
01:14:50et ils ne commandent pas
01:14:50forcément
01:14:51à notre service centralisé
01:14:53de marée
01:14:54qu'on a à la coopérative
01:14:55donc c'est une façon
01:14:56de faire
01:14:57et après
01:14:58notre service centralisé
01:14:59lui
01:15:00essaye au maximum
01:15:01d'acheter
01:15:02auprès
01:15:03d'un certain nombre
01:15:04de pêcheurs
01:15:05avec qui on a
01:15:06des relations privilégiées
01:15:07et de les soutenir
01:15:09au maximum
01:15:09mais
01:15:10c'est pas aussi simple
01:15:11de contractualiser
01:15:12effectivement
01:15:13vous avez raison
01:15:13que dans d'autres domaines
01:15:15vu la ressource
01:15:16vu les contraintes
01:15:17etc.
01:15:18mais
01:15:19on essaye
01:15:20au maximum
01:15:21d'avoir ces relations
01:15:22et on a des rayons
01:15:23magnifiques
01:15:24dans de nombreux magasins
01:15:26en relation directe
01:15:27avec les pêcheurs locaux
01:15:28dans le même esprit
01:15:29d'un approvisionnement
01:15:31de production locale
01:15:33partout
01:15:34l'avenir
01:15:35du secteur
01:15:36de la grande distribution
01:15:37moi je le redis
01:15:38on est rentré
01:15:38en décommercialisation
01:15:39j'étais un des premiers
01:15:41pas le premier
01:15:42mais un des premiers
01:15:43à parler de cela
01:15:44il y a le sujet
01:15:45des centres-villes
01:15:46où on perd des mètres carrés
01:15:47et il y a maintenant
01:15:48chez nous
01:15:48et donc
01:15:49un secteur
01:15:50qui était
01:15:52aux yeux de certains
01:15:53extrêmement puissant
01:15:55ça n'est plus forcément
01:15:57le cas
01:15:59plusieurs enseignes
01:16:00sont aujourd'hui
01:16:00extrêmement fragilisées
01:16:02et cherchent des solutions
01:16:03et là
01:16:03à ce niveau-là
01:16:04je pense que
01:16:05pour certains
01:16:06l'avenir peut être encore
01:16:08difficile et délicat
01:16:11et les acteurs
01:16:13qui se portent bien
01:16:13aujourd'hui
01:16:14ce sont les trois
01:16:14indépendants
01:16:15tant qu'on le peut
01:16:17et tant que ça va
01:16:20mais pour cela
01:16:21il faut nous donner
01:16:23aussi les moyens
01:16:23de faire une compétition
01:16:25qui est beaucoup plus sévère
01:16:26dans un contexte
01:16:28de consommation
01:16:29qui a fortement évolué
01:16:30on est plus si puissant
01:16:31que ça
01:16:32on est concurrencé
01:16:33de toutes parts
01:16:34vous les avez cités
01:16:35vous-même
01:16:36par tous ces acteurs-là
01:16:37qui prennent des parts
01:16:38de marché
01:16:38mais d'autres
01:16:39comme par exemple
01:16:39des acteurs
01:16:41comme Grandfray
01:16:42mais qui aujourd'hui
01:16:43ont été rachetés
01:16:44par des acteurs américains
01:16:45donc nous
01:16:46notre message
01:16:47derrière ce qu'on essaye
01:16:48de faire
01:16:48notamment face
01:16:49aux grandes mythes nationales
01:16:50une quarantaine
01:16:51ultra puissante
01:16:52c'est de nous donner
01:16:53donnez-nous les moyens
01:16:55de résister
01:16:56sur un marché
01:16:57qui s'est européanisé
01:17:00internationalisé
01:17:01avec des acteurs puissants
01:17:02qui viennent de l'extérieur
01:17:03qui nous attaquent
01:17:04si demain
01:17:05on n'a pas
01:17:05les moyens
01:17:06de réagir face à tout ça
01:17:08oui on sera
01:17:09nous aussi
01:17:09les indépendants
01:17:10au bout du compte
01:17:11en grande difficulté
01:17:12et ce grand secteur
01:17:14qui a même exporté
01:17:15il y a quelques années
01:17:16son modèle
01:17:17en Chine
01:17:18en Amérique du Sud
01:17:20en Russie
01:17:21fut un temps
01:17:21pour plein de raisons
01:17:23tout ça a été remis en cause
01:17:24et il n'en reste pas grand chose
01:17:25si ce n'est l'activité
01:17:27en Amérique du Sud
01:17:28notamment de Carrefour
01:17:29qui reste
01:17:30mais voilà
01:17:31c'est un secteur
01:17:32qui se retrouve
01:17:34aujourd'hui
01:17:35en questionnement
01:17:36et en difficulté
01:17:37et je pense
01:17:38qu'il faut qu'on fasse
01:17:38attention
01:17:39quelque part
01:17:40à son avenir
01:17:41à lui aussi
01:17:44à terme
01:17:48merci beaucoup
01:17:49monsieur le directeur général
01:17:50on en vient
01:17:50à la fin
01:17:51de cette audition
01:17:52merci en tout cas
01:17:53pour votre vision
01:17:55exprimée à l'instant
01:17:56sur le futur du secteur
01:17:58dans les dix années
01:17:59à venir
01:18:00et peut-être plus loin
01:18:02peut-être des solutions
01:18:03pour éviter
01:18:05certaines catastrophes
01:18:06et encore
01:18:06des messages
01:18:08que vous nous avez fait passer
01:18:09pour peut-être envisager
01:18:11quelques modifications
01:18:13dans l'ensemble
01:18:14du fonctionnement
01:18:15du secteur
01:18:15dans l'intérêt
01:18:17de celui-ci
01:18:18mais aussi
01:18:19des agriculteurs
01:18:20et des consommateurs
01:18:23bien évidemment
01:18:23on voit quand même
01:18:25que d'une manière
01:18:26ou d'une autre
01:18:26c'est dur
01:18:27parce que chacun
01:18:27avance petit à petit
01:18:29en défendant son précaré
01:18:31il faut
01:18:32on a senti
01:18:33quand même
01:18:33ça a été évoqué
01:18:34par Thierry Benoît
01:18:35et M. Ramosy
01:18:37sur la MDD
01:18:39que la contractualisation
01:18:40d'une manière
01:18:41ou d'une autre
01:18:42entre les uns
01:18:42et les autres
01:18:43avec peut-être
01:18:43plus de transparence
01:18:44plus d'informations
01:18:45peut permettre
01:18:46d'arriver
01:18:48à progresser
01:18:49je dirais
01:18:50ensemble
01:18:50pour arriver
01:18:52à créer
01:18:52un mode de distribution
01:18:54gagnant-gagnant
01:18:55à la fois
01:18:55pour les agriculteurs
01:18:56ce qu'on essaie de faire
01:18:57vous en tant que distributeurs
01:18:59et pour les consommateurs
01:19:01rendez-vous dans dix ans
01:19:03absolument
01:19:04merci à tous
01:19:04c'est la fin de cette audition
01:19:06c'est la fin de cet épisode
01:19:08de la séance est ouverte
01:19:09à très vite
01:19:09sur LCP
01:19:10c'est la fin de cet épisode
01:19:12c'est la fin de cet épisode
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