- il y a 11 heures
Chaque soir, Alice Darfeuille vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:0122h27, nous parlons des affrontements entre Américains et Iraniens.
00:04L'escalade évidemment dans la région qui se confirme encore ce soir sur le terrain.
00:09On parlera de ses conséquences sur le prix à la pompe dans un instant.
00:12Mais d'abord, les dernières informations du terrain, Lisa.
00:15Oui, informations du commandement central américain.
00:18Aujourd'hui à 22h, heure française, les forces américaines ont entamé une nouvelle série de frappes contre l'Iran.
00:23Sur ordre du commandant en chef, ces frappes visent à affaiblir davantage les capacités militaires iraniennes.
00:29utilisées pour attaquer la navigation commerciale dans le détroit d'Hormuz.
00:33Et suite à cette annonce, quelques minutes plus tard, on apprend grâce à l'agence FARS
00:37qu'une explosion a été entendue près de Syrie, c'est sur la côte sud.
00:41La côte sud du territoire iranien, c'est encore ce sud du territoire qui est visé ce soir par ces
00:47frappes américaines.
00:49On serait donc à la dixième nuit consécutive de frappes américaines menées et confirmées ce soir par le commandement central
00:56américain.
00:57On reviendra dans un instant sur les toutes dernières informations.
01:01On sera dans la région et on sera aussi à Washington.
01:04Je voudrais qu'on parle de cette escalade et de ses conséquences.
01:08Vous l'avez sûrement remarqué sur les prix à la pompe.
01:11C'est la mauvaise nouvelle de ces dernières heures puisque le prix à la pompe repart à la hausse.
01:15On va aller voir tout de suite dans une station service.
01:17Où aller d'autres ? Vous allez me dire.
01:19Chloé Giraud, qui nous attend ? Chloé, qu'est-ce que ça donne ?
01:25Eh bien, écoutez, ici, on constate très clairement cette augmentation des prix.
01:28On va faire un petit point avec Rémi Soula.
01:31Donc, le 100 plomb 95 est à 2,149 euros du litre.
01:35Et du côté du gasoil, on est à 2,229 euros.
01:39On a donc passé à cette barre symbolique des 2 euros.
01:42C'est ce qu'il faut retenir, notamment sur l'essence.
01:45Et pour vous donner un exemple très concret, tout à l'heure, on était avec un automobiliste qui faisait son
01:49plein.
01:50Il en a eu pour 109 euros et nous expliquait que la dernière fois, il en avait eu aux alentours
01:55de 90 euros.
01:56On est donc sur une différence considérable de près de 20 euros pour un plein seulement.
02:02Et ça, eh bien, forcément, ça va avoir des conséquences sur le portefeuille des automobilistes et notamment sur leurs vacances.
02:08Écoutez-les.
02:09Il faut sacrifier les vacances.
02:11Il faut sacrifier autre chose, tout simplement.
02:13Je ne veux pas aller en vacances.
02:15Cette année, je ne veux pas aller.
02:17Chaque année, je vais en vacances.
02:18Mais cette année, on ne va pas aller.
02:19On n'arrive plus.
02:20À mon niveau, je ne suis pas du tout aidé.
02:22Voilà.
02:22Et le pourcentage d'aide aujourd'hui, est-ce que c'est un peu de poudre aux yeux ?
02:27Parce que finalement, on donne à des gens, mais tout le monde en a besoin.
02:30Donc, voilà, quand on me dit qu'on envoie 100 euros, 50 euros à des gens, moi, je ne les
02:34ai pas.
02:34Alors, je ne les ai pas parce que peut-être que je vis un petit peu mieux, peut-être que
02:37j'ai des facilités et autres.
02:39Mais ça fait quand même partie de mes dépenses courantes.
02:41Et mes dépenses courantes, je suis obligé de faire avec.
02:42Et donc, voilà, je suis esclave du truc.
02:44Ça va avoir un impact sur le porte-monnaie.
02:45Je ne vais pas ne pas partir pour cette raison-là.
02:47Mais oui, c'est pénible.
02:49Voilà, donc des prix qui augmentent à la pompe avec des aides, vous l'entendiez, qui ne concernent pas tous
02:54les automobilistes.
02:55Et puis, des opérations de plafonnement qui sont de plus en plus rares.
02:59Par exemple, pour Total, depuis plusieurs semaines, ces opérations de plafonnement, elles n'existent plus que dans les stations situées
03:06dans les zones rurales.
03:07Donc, ici, en ville, par exemple, il n'y a pas de plafonnement des prix dans les stations essence.
03:12– Merci, Chloé Giraud. Et merci à Rémi Soula, qui est en direct avec vous de cette station-service de
03:19Montrouge.
03:20Bonsoir, Thierry Brault. Professeur à Sciences Po et spécialiste des questions énergétiques.
03:24Yves Tréa est avec moi, évidemment.
03:26– Bonsoir.
03:26– Bonsoir, Yves. Et Michel Ruhimi, bonsoir.
03:29– Bonsoir.
03:30– Partenaire de Lévy Capital Partners.
03:32Donc, je vous voyais prendre des notes en écoutant ces Français qui, on le comprend clairement,
03:37ont d'ores et déjà décidé de changer leur comportement.
03:41Certains n'ont carrément plus les moyens de partir en vacances, d'autres vont quand même partir.
03:45Qu'est-ce que vous avez noté sur votre feuille ?
03:46– J'ai noté ce que l'auditeur disait, c'est pénible.
03:50Alors, j'ai rajouté, c'est irritant, mais c'est la vie.
03:52Et je pense qu'on va devoir vivre avec des prix des produits pétroliers plus élevés pendant plus longtemps.
03:58Parce qu'effectivement, il y a cette guerre en Iran.
04:01Et vous voyez, les belligérants s'attaquent à des infrastructures de production de pétrole.
04:06Mais vous avez aussi une autre guerre qui est en Ukraine.
04:08Et les Ukrainiens ont compris, depuis 2026, que pour faire mal à la Russie, il faut s'attaquer aux raffineries
04:14russes.
04:15Et en fait, ils arrivent à faire de forts dégâts dans les raffineries russes.
04:19Près de 50% de ces raffineries sont attaquées.
04:21Et donc, la Russie, aujourd'hui, qui était le plus gros exportateur de pétrole et produits pétroliers au monde.
04:26Aujourd'hui, la Russie, depuis le début de ce mois-ci, a interdit les exportations de produits pétroliers.
04:32Et donc, effectivement, l'équilibre offre-demande sur les produits pétroliers, ce temps, les prix montent.
04:37– Mais allons, droite au but, les prix montent.
04:39Est-ce que ça va continuer à monter cet été ?
04:41On est en plein départ en vacances.
04:43Est-ce que ça va continuer à grimper ?
04:45– Alors, d'abord, le prix de l'essence contient le prix du pétrole, mais aussi une certaine prime de
04:51la peur.
04:52C'est ce qui est très important, puisque les marchés n'aiment pas, on va dire, cette incertitude.
04:58Et donc, ils anticipent une certaine crainte.
05:01Et en quoi concerne cette incertitude ?
05:03C'est le fait qu'on ne sait pas à quelle date se terminera ce conflit,
05:06quelle est la profondeur et l'impact de cette crise.
05:09Donc, en fait, le prix futur du pétrole et de l'essence dépendra de…
05:16Ça se joue en Iran et à Washington, autour d'un détroit qui s'appelle Hormuz.
05:20Et qu'en fait, on dépend uniquement de la bonne volonté de l'accord qui peut se passer entre les
05:25deux.
05:25– C'est-à-dire que le pouvoir d'achat des Français est entre les mains de ce régime iranien
05:30et de Donald Trump, si je caricature un peu ?
05:32– Oui, d'une certaine mesure.
05:33Et c'est ce qui va battre, entre guillemets, le second semestre 2026,
05:37c'est que le pouvoir d'achat des Français, il est otage d'une géopolitique qu'il ne maîtrise pas.
05:42– On a regardé l'évolution, justement, du prix de l'essence en France.
05:46Si on regarde cette évolution ces dernières semaines,
05:49on peut clairement considérer que le prix fluctue en fonction de la situation en temps réel dans le détroit d
05:56'Hormuz ?
05:56– Alors, pas tout à fait pour le pétrole, oui, mais pas pour les produits pétroliers,
06:00puisque les produits pétroliers, c'est le prix du pétrole plus ce qu'on appelle cette marge de raffinage.
06:04Et le fait que l'équilibre offre-demande sur les produits pétroliers soit plus tendu que sur le pétrole,
06:10en fait, ce qui se passe, c'est que les marges de raffinage ont fortement augmenté.
06:13Et donc, effectivement, vous avez un produit pétrolier, des produits pétroliers,
06:16qui ne représentent pas que le pétrole, mais qui représentent le fait que
06:20ce que nous, nous consommons, c'est des produits pétroliers.
06:22Ce qui nous manque, c'est des raffineries pour le faire.
06:24– Là, on voit le prix du baril de Brent, qui est vraiment reparti à la hausse depuis le 10
06:29juillet,
06:29et la reprise des frappes, on assiste à la dixième nuit consécutive.
06:34Là, on est à 2 euros en moyenne.
06:37Ça peut monter encore cet été ?
06:39– Tout à fait, tout dépend de l'évolution du conflit.
06:43Ça fait dix jours que les États-Unis retapent l'Iran.
06:48Donc, ça peut continuer, ça peut être de plus en plus…
06:50– Et si les États-Unis frappent pendant, je ne sais pas moi, un mois, tout le mois de juillet,
06:54pour mieux revenir à la table des négociations au mois d'août, ça peut continuer à augmenter ?
06:59– Je ne suis pas devant, mais la question, c'est quelle va être la réplique ?
07:02On n'est pas à la guerre, on l'a fait à deux, de manière générale,
07:04et tout dépend de la réplique de l'Iran, qu'elle va être après les tensions,
07:08les effets secondaires, ça peut monter.
07:12C'est toute la difficulté de savoir, ce n'est même pas le fait de si ça va monter ou
07:16pas,
07:16c'est de combien, et pendant combien de temps.
07:18Et donc, on peut très bien arriver, si le conflit est dur,
07:22d'arriver très rapidement à 2,30, peut-être de 40, de 50,
07:26en fonction de l'évolution de la situation.
07:28– Ludovic Pingano, qui commentait les incendies tout à l'heure avec moi sur ce plateau,
07:32disait avant, quand je faisais un plan, il n'y a pas si longtemps, c'était 80 euros,
07:35là je suis passée à 140 euros, ça veut dire que Ludovic Pingano,
07:39il va devoir s'habituer pendant un certain temps à ne pas revenir à un plan à 80 euros.
07:43Vous dites, ça va durer forcément ?
07:45– Oui, ça va durer, encore une fois, si je reprends l'autre exemple,
07:48la guerre en Russie, en Ukraine,
07:51les Russes ont arrêté les exportations jusqu'à la fin du mois de juillet
07:54et ça n'a pas l'air de s'améliorer.
07:56Donc, pour répondre à votre question, pour tout le mois de juillet,
07:58on sait que l'équilibre sera tendu
08:00et chaque fois que les Ukrainiens attaquent une raffinerie,
08:03et ils en attaquent régulièrement,
08:05finalement, vous avez ce risque d'avoir des prix plus élevés.
08:08Il faut bien se rendre compte que les Ukrainiens font cela
08:11parce que finalement, c'est plus efficace que les sanctions européennes.
08:13– On voit bien et on comprend bien, Yves Tréhard,
08:17que ça va devenir un sujet pour le gouvernement.
08:20Ça l'était déjà, mais les mesures qui ont été mises en place,
08:23c'est de la poudre aux yeux, c'est ce que disait l'un des Français interrogés.
08:26Il va falloir plus.
08:27– Mais vous savez, pour les Français, c'est jamais assez,
08:29de toute manière, quoi qu'il arrive.
08:30– Oui, mais c'est vrai qu'on est dans une crise qui est une crise très importante
08:33et qui peut avoir des conséquences très notables,
08:37pas uniquement d'ailleurs sur le prix des carburants,
08:39sur le diesel et sur le sans-plomb 95 ou 98,
08:44tout est au-dessus de 2 euros,
08:47mais ça peut avoir des conséquences énormes sur la croissance du pays.
08:50Et si vous avez des conséquences sur la croissance,
08:52vous avez nécessairement des conséquences sur l'emploi.
08:55Et là, l'emploi, on l'avait déjà constaté à la fin du premier semestre,
09:01le chômage est en train de repartir,
09:03et même dans des catégories d'emplois qui sont des catégories d'emplois
09:06qui étaient plutôt protégées jusqu'à présent.
09:08Donc, qu'est-ce qui se passe ?
09:10On est maintenant, non plus avec un conflit,
09:13dont on ne sait pas quand est-ce qu'il va s'arrêter,
09:15ça c'était le conflit russo-ukrainien,
09:17et là, ça ne va pas s'arrêter demain,
09:19et on est dans un conflit dans le Golfe,
09:22où de toute manière, le temps est avec les Iraniens.
09:25Donc, les Iraniens ne céderont jamais
09:28ce que les Américains veulent, leur demandent.
09:31S'ils cèdent, ça veut dire que les Américains auront cédé avant, bien évidemment.
09:36Et donc, on va être avec des prix des carburants
09:38qui vont être effectivement très élevés,
09:40et il va revenir le débat qu'on a eu au printemps.
09:44Qu'est-ce qu'on fait ?
09:45Avec, il faut le savoir, une donne,
09:47je suis en face de spécialistes,
09:49mais une donne qui est particulière à la France,
09:50c'est-à-dire que vous avez une taxation des produits pétroliers en France
09:53qui est supérieure à ce qui se pratique dans la plupart des pays occidentaux
09:57et dans les pays développés,
09:59avec un débat qui est un débat sur notamment la TVA.
10:03Alors, il y en a certains qui veulent que la TVA diminue.
10:07Il y en a d'autres qui vous disent,
10:08vous savez, vous avez une taxe aujourd'hui
10:10pour la transition énergétique
10:12qui voudrait qu'on cède sur cette taxe-là,
10:15qui est de l'ordre de 15 centimes,
10:16si je crois, si mes informations sont bonnes.
10:19Et puis, vous avez aussi l'accusation portée aux compagnies pétrolières.
10:26– Qui s'en mettent plein les poches.
10:27– On dit qu'elles s'en mettent plein les poches.
10:30Ça reste à démontrer,
10:31parce que justement,
10:32elles ont des dépenses importantes en termes de raffinage.
10:36Il n'y a quasiment plus de raffinerie en France.
10:39Et c'est pour ça, d'ailleurs, que les prix sont élevés,
10:40parce que, comme vous le disiez très bien, monsieur,
10:44le raffinage, pour beaucoup du pétrole qui vient du Golfe,
10:47se fait maintenant là-bas.
10:49Donc, ça coûte évidemment plus cher.
10:51Donc, il va se reposer la question, évidemment, des surprofits.
10:56Et je rappelle que les surprofits,
10:57ce n'est pas uniquement les surprofits total,
10:59ce sont les surprofits de toutes les compagnies pétrolières,
11:02puisque vous en avez une centaine qui sont importantes dans le monde.
11:05Et qui peuvent faire, éventuellement, des profits.
11:09Alors, et je rappellerai une chose, parce qu'on n'en parle pas,
11:11que Total, aujourd'hui, continue sa politique de moins de 2 euros
11:16dans les zones rurales, si mes informations sont bonnes,
11:18et sur les autoroutes.
11:19– Mais vous qui connaissez bien la politique,
11:22est-ce que, selon vous,
11:23quelque chose se prépare du côté du gouvernement
11:25pour aider davantage ?
11:28– Si ça dure trop longtemps…
11:30– Il n'y aura pas le choix.
11:30– Il n'y aura pas le choix d'intervenir.
11:33Il a été aidé, on peut le dire, d'une certaine façon,
11:36par Total, qui lui a rendu un service énorme.
11:38– En plafonnant les prix.
11:40– Dans la première poussée de fièvre.
11:42Mais là, si ça continue,
11:44si vous avez une poussée de fièvre qui dure très longtemps,
11:50ça va enrager le débat politique.
11:53– Écoutons, juste, et je vous fais réagir,
11:54juste derrière, Pierre Chasseret de 40 millions d'automobilistes.
11:58Alors lui, quand on lui parle de résilience des automobilistes,
12:02ça l'agace.
12:03– C'est des boutons.
12:04– Écoutons-le sur l'État et les taxes.
12:07– Aujourd'hui, les automobilistes, ils n'ont plus un rond,
12:09ils n'ont pas les moyens de faire le plein.
12:11Et pour une raison, j'ai tout entendu.
12:12C'est la faute de l'Ukraine, c'est la faute du Détroit,
12:15c'est la faute de Trump, c'est la faute…
12:16Non, non, non, non, tout ça c'est faux.
12:19C'est la faute d'un État toxicomane des taxes
12:22qui a décidé d'apposer une fiscalité de 60%
12:26sur la mobilité en voiture.
12:28C'est la faute d'un État, la France,
12:30qui a décidé d'être le pays européen
12:32qui tabasse le plus les automobilistes en fiscalité
12:35par rapport à leur salaire et au salaire médian.
12:37Les Français roulent moins,
12:39mais les Français roulent moins et consomment moins.
12:43Et lorsque vous avez l'addition des deux,
12:45vous plongez le pays dans une croissance à zéro.
12:48Je rappelle quand même que la perte d'un point de croissance
12:51pour l'État sur l'année, accessoirement,
12:54c'est 30 milliards d'euros.
12:56– Il y va fort, comme on le disait Kiv Tréard.
12:59Vous êtes d'accord avec lui ?
13:00– Alors oui, il y a beaucoup de taxes.
13:02Oui, l'État est obèse.
13:03Et oui, l'État, s'il doit faire des efforts,
13:05doit d'abord essayer de se serrer la ceinture.
13:07Mais est-ce que l'État pourrait décider,
13:10ou ça paraît vraiment impossible,
13:12se réalise que l'État baisse ses taxes
13:13pour que ça se répercute ensuite sur le prix de l'essence ?
13:15– Mais non, puisque vous voyez bien
13:17que l'État veut favoriser l'électrification
13:19et que même le prix de l'électricité
13:21va augmenter de 2,5% en août.
13:25Donc si l'État doit faire quelque chose,
13:26si l'État veut avoir une politique énergétique
13:29et climatique cohérente,
13:30ce qu'il faut baisser, c'est les taxes sur l'électricité.
13:32C'est là où il faut baisser les taxes.
13:34Alors effectivement, c'est ce que j'avais noté,
13:35c'est pénible, c'est irritant,
13:37mais il va falloir vivre avec.
13:38– Ah donc il va falloir s'y faire.
13:40À ceux qui nous regardent là
13:41et qui sont très inquiets et très agacés
13:44de voir à quel point les prix augmentent,
13:46vous leur dites, il va falloir s'y habituer.
13:48– Et la consommation baisse aussi.
13:49– L'État est en faillite,
13:51l'État n'a plus beaucoup d'argent, voilà.
13:53– Non, je ne vais pas résumer,
13:55mais il faut bien se rendre compte
13:56de la situation de l'endettement de la France
13:58et qu'on va rentrer en septembre avec une loi de finances
14:01qui va être très problématique.
14:03Donc il ne faut pas s'attendre à des facilités.
14:06Il y aura sûrement des aides,
14:08mais au compte-gouttes et très ciblées,
14:11mais surtout pas des aides généralisées.
14:13– Est-ce qu'il y a une question, je me posais,
14:15est-ce qu'il y a un risque de pénurie ?
14:16Si tout le monde se dit, oh là là, ça va continuer à augmenter
14:18et tout le monde se précipite aux stations
14:20pour faire de l'essence, il y a un risque de pénurie ?
14:23– On risque d'avoir une risque si on taxe les marges
14:25des distributeurs, parce qu'ils achètent du pétrole
14:29et si, d'une certaine manière, on bloque les prix
14:33ou on fait des choses, ils vont vendre à perte
14:35et donc ils ne vont pas développer une activité
14:38qui ne rapporte pas, donc il y aura des pénuries.
14:40Donc si on ne touche pas à la distribution,
14:43il n'y a pas, si on touche aux distributeurs,
14:45ça peut poser des problèmes.
14:46– Tout cela dépend évidemment de la situation sur le terrain.
14:49Merci messieurs, merci à tous les trois.
14:52Et l'information de la soirée, c'est donc que les Américains,
14:56l'armée américaine mène à nouveau des frappes.
14:58On va tout de suite filer à Washington.
15:00Laurence, c'est le commandant central américain
15:02qui l'a donc annoncé.
15:05Les Américains sont mobilisés en ce moment,
15:07de nouvelles frappes sont menées.
15:08– Oui, et comme d'habitude, communication extrêmement limitée
15:14qui se fait uniquement sur les réseaux sociaux,
15:16avec un communiqué du commandement militaire
15:19qui est basé à Tampa en Floride
15:20et qui donne en quelques lignes reprise des bombardements
15:24dans la région, sur des infrastructures.
15:28Alors il y a vraiment très peu de détails à chaque fois
15:31qu'on reçoit ici à la Maison-Blanche
15:33ou au département d'État ou au Congrès,
15:35ces informations du Centre-Com.
15:37Et on attend bien évidemment des réactions officielles.
15:39Mais voilà, ça fait deux mois et demi qu'au Pentagone,
15:42il n'y a eu aucun point de presse régulier.
15:44Là aussi, le secrétaire à la Défense fait des tweets.
15:47Et tout à l'heure, Pete X7 a fait écho
15:50à un autre tweet du président Trump
15:53disant que les Américains feraient payer très chèrement
15:57aux Iraniens les morts de soldats américains.
16:00Ici à la Maison-Blanche, c'est le grand calme,
16:03malgré le fait que Donald Trump est enfermé
16:06dans son bureau ovale depuis ce matin.
16:08Alors on n'a absolument aucune information.
16:10Le président Trump n'est pas apparu.
16:12La seule chose qu'on sait, c'est que quand un Marines
16:14est devant la porte du bureau ovale, ici derrière moi,
16:17eh bien ça veut dire que le président Trump
16:20conseille, reçoit, travaille depuis le bureau ovale.
16:23Et ça fait plus de 9 heures que donc le président Trump
16:26est dans son bureau ovale en train certainement de travailler
16:29sur la guerre en Iran, mais aussi sur tous les problèmes
16:32qui se passent aux Etats-Unis.
16:35Merci beaucoup, Laurent Sim, en direct de Washington.
16:38Vous aviez quelque chose à dire, Serge Gironov ?
16:40Trump travaillait.
16:42Trump travaille, mais ne se montre pas.
16:44Pour l'instant, il n'a pas parlé.
16:46Si on devait résumer les toutes dernières informations,
16:48parce que les choses s'accélèrent,
16:49Lisa Def, que peut-on dire ?
16:51Alors Trump ne se montre pas, mais il donne des ordres,
16:53ça c'est sûr, puisque le communiqué officiel
16:56du commandement central américain annonce ce soir
16:58que depuis 22 heures, les forces américaines entament
17:01effectivement une nouvelle série de frappes contre l'Iran
17:03sur ordre du commandant en chef.
17:05Justement, ces frappes visent à affaiblir davantage
17:07les capacités militaires iraniennes utilisées
17:10pour attaquer la navigation commerciale
17:11dans le détroit d'Hormuz.
17:13Et on a deux agences de presse iraniennes
17:15qui sont plutôt proches du gouvernement et du régime,
17:17les agences Fars et Mer,
17:19qui annoncent qu'une explosion a été entendue près de Syriq,
17:21c'est sur la côte sud, pas très très loin du détroit d'Hormuz,
17:25et que les systèmes de défense aérien iranien
17:27sont activés près de la centrale nucléaire de Boucher.
17:30C'est une dernière information à prendre avec la plus grande prudence.
17:33Je vous rappelle que ces deux informations
17:34viennent d'agences de presse iraniennes
17:36qui sont proches du gouvernement et du régime,
17:38et que la centrale nucléaire de Boucher,
17:40c'est un site nucléaire qui est copiloté avec les Russes,
17:43qui avaient déjà été légèrement touchés
17:44par des éclats de drones, il me semble, il y a quelques mois.
17:48Laurence Sey, vous voulez réagir à ce que vous disiez,
17:50Sergei Jernoff, elle est encore connectée avec nous
17:53sur la journée studieuse de Donald Trump, Laurence.
17:56Si, si.
17:59Oui, vous savez, quand on est ici à la Maison-Blanche
18:01et quand on est journaliste pour BFM,
18:03mon plaisir, c'est de voir vraiment le moindre état
18:06et ce que fait Donald Trump, à quelle heure il sort,
18:09à quelle heure il part, qu'est-ce qu'il fait,
18:10qu'est-ce qu'il dit, combien de fois il est apparu devant la caméra.
18:12C'est ça, le travail de journalisme sérieux
18:15sur toute administration américaine.
18:17Alors, ce que je peux vous dire,
18:18c'est que quand même, tout à l'heure,
18:19on a eu une petite information.
18:20Donald Trump a reçu un visiteur de Todeman,
18:24qui est la personne qui est en charge
18:27des émigrés clandestins de la frontière américaine.
18:30Donc, vous voyez, Donald Trump n'est pas que concentré sur l'Iran.
18:33Il suit aussi d'autres dossiers très sensibles.
18:36Pour en revenir à l'Iran,
18:38la préoccupation principale de Donald Trump,
18:41c'est d'après les communiqués,
18:43d'après les tweets qu'on reçoit
18:44et d'après certaines personnes qui, sous couvert d'anonymat,
18:47font des conférences téléphoniques avec des journalistes,
18:50c'est un, ça a tapé fort ce week-end
18:52sur les bases militaires de Jordanie.
18:55Et le bilan, il n'est pas complètement officiel.
18:57On sait qu'il y a eu deux ou trois morts,
18:59mais il y a eu beaucoup de blessés.
19:01Et là-dessus, il y a vraiment un cafouillage
19:03en termes de communication,
19:04à la fois du Pentagone, de la Maison-Blanche.
19:07Tout le monde reste très discret
19:08sur le nombre véritable de blessés
19:10qu'il y a eu dans des frappes importantes
19:12faites par les Iraniens
19:13sur cette base militaire américaine en Jordanie.
19:15Et la deuxième chose,
19:16c'est que, comme vous le savez,
19:18et vous l'avez dit Alice très justement,
19:19le prix de l'essence augmente.
19:21Il est au-dessus de 4 dollars le galon ici.
19:23Et ça aussi, c'est une préoccupation
19:24pour Donald Trump
19:25parce que chaque fois que le prix de l'essence augmente,
19:28eh bien, ça baisse de popularité.
19:29En popularité, il baisse.
19:31Et ça, c'est aussi quelque chose
19:33de très important pour le président Trump.
19:36Merci beaucoup, Laurence.
19:38De nouvelles informations, Lisa.
19:39Laurence Haïm évoquait à l'instant
19:41la confusion, le cafouillage
19:43autour des blessés avec le Pentagone.
19:45Il y a une journaliste de CBS News,
19:46Jennifer Jacob,
19:47c'est la correspondante de la chaîne
19:48à la Maison-Blanche,
19:49qui s'est entretenue avec des responsables américains.
19:52Et ces responsables affirment ce soir
19:53à cette journaliste
19:54que près de 100 militaires américains
19:55ont été blessés dans les attaques iraniennes
19:57sur plusieurs bases au Moyen-Orient
19:59ce mois-ci.
20:00Selon eux,
20:00certains ont subi des traumatismes crâniens.
20:02La plupart ont déjà repris leurs fonctions.
20:05Et le porte-parole en chef du Pentagone,
20:07Sean Parnell,
20:08qui démentait jusqu'ici
20:09avoir dissimulé des informations
20:11sur des blessés,
20:11confirme finalement ce soir ces chiffres.
20:14Mais il minimise l'ampleur des blessures
20:16puisqu'il dit que sur les 100 militaires blessés,
20:1896% ont repris leurs fonctions
20:21et que la grande majorité des blessures subies
20:23étaient des commotions mineures.
20:25Igor Saïry, bombardement en cours.
20:28Donc américain,
20:29on est quand même à la dixième nuit consécutive
20:31de frappe américaine.
20:33On attend de savoir
20:34quelles sont précisément les cibles.
20:35Mais je pense que c'est important
20:36de rappeler pourquoi ces frappes
20:38se concentrent sur le sud de l'Iran
20:39au moment où l'on se parle.
20:41Oui, et puis juste pour compléter
20:42ce que disait Lisa,
20:43c'est important ces histoires de blessés
20:44parce que c'est ce qui touche...
20:45C'est en train de monter, oui.
20:46C'est ce qui touche principalement
20:47l'opinion publique américaine.
20:48Et Donald Trump le répète
20:49depuis des semaines et des mois,
20:50et il y a même encore quelques jours,
20:52que d'après lui,
20:53les forces armées iraniennes
20:55ont été détruites.
20:56Les infrastructures sont détruites.
20:57Il ne resterait, d'après lui,
20:58il y a encore quelques jours,
21:00il ne resterait que quelques missiles
21:01et quelques drones.
21:02Sauf que quand on voit derrière
21:04qu'il y a au moins trois soldats américains
21:06qui sont tués sur le terrain,
21:07il y a une incompréhension
21:08qui joue en la défaveur de Donald Trump.
21:10Ça, c'est une première chose.
21:11La deuxième,
21:12pourquoi les bases américaines
21:14au Koweït, à Bahreïn et en Jordanie ?
21:16Tout simplement parce que,
21:17de fait, ces pays-là
21:19deviennent des alliés
21:21aux yeux de Téhéran.
21:23Des alliés qui,
21:24au lieu d'être protégés
21:25par ces bases américaines,
21:27au contraire,
21:28deviennent des cibles.
21:28C'est ça, le message
21:29qu'envoient les liens de la Révolution.
21:31Et ça va continuer.
21:32Pour la Jordanie,
21:33c'est encore un peu plus compliqué que ça.
21:34C'est qu'on est loin.
21:35On est à au moins
21:352000 kilomètres de Téhéran.
21:37On est quasiment en Israël.
21:38Ce n'est pas anodin.
21:39La base américaine en Jordanie,
21:42c'est la base de déploiement
21:43des forces américaines au Moyen-Orient.
21:44Au départ, c'était pour la Syrie.
21:45C'était pour détruire Daesh
21:46et pour détruire Al-Qaïda.
21:48Aujourd'hui,
21:49ça sert de déploiement
21:49des forces américaines.
21:51Pourquoi elle est touchée ?
21:52Parce qu'elle est immense,
21:53cette base.
21:54On l'a vu avec certaines images satellites.
21:57Il y a des milliers
21:58de soldats américains.
21:59Elle a été visée
22:01avec beaucoup de précision.
22:02Ça, c'est une information
22:03qu'il faudra peut-être
22:03développer plus tard.
22:05Mais comment les Iraniens
22:07ont eu autant de précision
22:08pour frapper de façon aussi précise ?
22:10Est-ce que ce sont les Russes ?
22:11Est-ce que ce sont les Chinois ?
22:12C'est une question encore
22:13qui est posée.
22:14Et par ailleurs,
22:15dans la mesure où on est proche
22:16d'Israël,
22:17c'est pour dire aussi peut-être
22:18à Benjamin Netanyahou
22:19« On ne vous oublie pas.
22:21Pour l'instant,
22:21on n'y va pas.
22:22Mais sachez qu'on est capable,
22:23on est capable
22:24de maintenir une pression,
22:26y compris contre vous. »
22:27Ça, c'est côté iranien,
22:28côté américain.
22:30Donc, ces bombardements,
22:31Eric Bounas se concentre
22:32sur le sud du territoire iranien.
22:34Pour quels objectifs précis ?
22:36Couper la réorganisation militaire
22:38des Iraniens
22:39ou leur empêcher
22:40de continuer
22:41à viser des navires
22:43dans le détroit d'Hormuz ?
22:44Ou peut-être les deux ?
22:45Les deux,
22:45les deux complètement.
22:46A priori,
22:47on a eu des comptes rendus
22:49disant qu'il y avait eu
22:50des explosions
22:50sur l'île de Keish
22:51mais sur le port de Bandarabas
22:52qui sont vraiment situés
22:53au cœur du détroit d'Hormuz.
22:55C'est à partir de là
22:56que se fait notamment
22:57une partie du contrôle
22:58directement des Iraniens
22:59sur les navires
23:00qui passent de leur côté
23:01et une partie des tirs
23:02sur les navires
23:03qui passent côté Omanais.
23:04Donc, effectivement,
23:05on a vu aussi des frappes
23:06sur des infrastructures.
23:07On a les ponts, par exemple,
23:09qui mènent à Bandarabas, etc.
23:10Donc, il y a une volonté
23:11d'isoler complètement cette zone
23:12et d'empêcher,
23:13en quelque sorte,
23:13l'armée iranienne
23:14d'opérer depuis Bandarabas
23:16ou depuis les îles
23:17qui sont situées au large
23:17de Bandarabas.
23:18Parce que beaucoup
23:18de matériel militaire
23:19est acheminé
23:21en direction
23:22de cette partie du territoire.
23:23Il est probable
23:23qu'une partie des missiles
23:24anti-navirs,
23:25pardon,
23:25une partie des missiles
23:26anti-navirs, etc.
23:27sont acheminés
23:28vers le port de Bandarabas
23:29pour être tirés ensuite
23:30sur les navires
23:31et une partie des drones aussi.
23:33Le problème de cette stratégie,
23:34c'est que les missiles
23:35anti-navirs et les drones,
23:36en fait,
23:36ils peuvent être tirés
23:36beaucoup plus en profondeur
23:38dans le territoire.
23:38Donc, ça désorganise
23:40l'armée iranienne,
23:41c'est-à-dire qu'ils organisent
23:42la marine iranienne,
23:42mais ça ne suffit pas,
23:43en fait,
23:44à faire tomber
23:44le contrôle
23:46plus ou moins important
23:47de l'Iran
23:48sur le détroit d'Harmouz.
23:49Surtout que ce qu'on a bien compris,
23:50Sergei Jernov,
23:51c'est à quel point
23:52ce régime iranien
23:54a pris soin
23:55depuis des années
23:57de déparpiller,
23:58de disséminer
23:59son matériel militaire,
24:01même de l'enfouir.
24:02C'est vrai que,
24:03du point de vue militaire,
24:04ils sont bien organisés
24:05parce que c'est un pays énorme.
24:07Il faut bien toujours rappeler
24:09que c'est trois fois l'Ukraine,
24:12si ce n'est pas trois fois et demi.
24:15Et donc,
24:15avec 92 millions d'habitants,
24:18avec énormément de montagnes,
24:19donc, en fait,
24:19ils ont de quoi faire
24:21et effectivement,
24:21leur force,
24:22c'est justement
24:23cette décentralisation
24:24de la défense,
24:26mais aussi
24:26de tout ce qui peut attaquer.
24:29C'est un pays qui,
24:30là, on parle
24:31du golfe Persique
24:32et du port-tour,
24:34en fait, Persique,
24:36mais ils ont aussi
24:36la sortie sur la Caspienne,
24:38ils ont aussi,
24:39en fait,
24:40les arrières bases
24:41qui vont jusqu'à l'Asie centrale
24:43et le Pakistan
24:44et l'Afghanistan.
24:45Et donc,
24:46c'est un pays
24:46qui possède,
24:47de ce point de vue,
24:48de la profondeur stratégique.
24:51Vous savez,
24:51ce n'est pas la Russie,
24:52la Russie,
24:53c'est encore pire,
24:53mais c'est un grand pays
24:54et donc,
24:55en fait,
24:56les Iraniens ont appris
24:57à utiliser
24:57cette force territoriale.
24:59C'est nos confrères
25:00du Parisien
25:01qui citent aujourd'hui
25:01le renseignement,
25:03une évaluation
25:04du renseignement américain
25:05qui dit que
25:06les Iraniens
25:07auraient conservé
25:0870%
25:09de leurs missiles,
25:10du stock de leurs missiles
25:12qu'ils avaient
25:12avant la guerre.
25:13Ce chiffre-là,
25:14on l'entend depuis trois mois.
25:15Oui,
25:16on est capable
25:16de dire que c'est
25:17pour rassurer.
25:18C'est pour ça
25:19que je vous posais la question,
25:20vous qui connaissez bien
25:21le renseignement.
25:22En réalité,
25:22c'est justement ça.
25:23En réalité,
25:23personne ne sait
25:26exactement
25:27de quoi il s'agit.
25:29Ce qu'on voit quand même,
25:30c'est à quel point
25:30chaque jour,
25:31il tire avec précision.
25:32Ce sont les estimations.
25:34Ce sont les estimations
25:34après
25:35qu'est-ce qui est opérationnel
25:36ou pas.
25:37Ça veut dire
25:37qu'il aurait pu
25:38peut-être conserver
25:39beaucoup de choses,
25:40mais si ces choses
25:40sont enterrées
25:41dans les tunnels
25:42qui étaient frappés,
25:43dont les sorties
25:45et les entrées
25:45sont obturées,
25:47à ce moment-là,
25:48même si les missiles
25:49sont intacts,
25:50ils ne peuvent plus
25:51les utiliser.
25:52Mais en revanche,
25:52ce qui est sûr
25:53et certain,
25:53c'est ce que vous disiez,
25:55Igor,
25:56c'est qu'effectivement,
25:57il y a une contradiction
25:58américaine,
25:59c'est que Trump a dit
26:00il ne reste rien,
26:02on a anéanti
26:04leur marine,
26:05on a anéanti
26:06leur armée,
26:06etc.
26:07mais avec quoi
26:08ils tirent alors ?
26:09C'est ça aussi.
26:10C'est en partie vrai
26:11en réalité,
26:11les nuisances américaines,
26:13les pertes iraniennes
26:14sont importantes,
26:15il ne faut pas le nier.
26:16Effectivement,
26:16il y a la marine,
26:18il y a l'aviation,
26:19il n'empêche
26:20qu'il reste suffisamment
26:21de stocks de balistiques,
26:22suffisamment de stocks
26:23de drones
26:23pour garder
26:25cette capacité nuisante
26:26dans toute la région,
26:27y compris
26:27jusqu'en Jordanie.
26:28Avec des pertes américaines
26:29quand même,
26:31trois en l'espace
26:31de 48 heures.
26:33Oui, allez-y,
26:33après on va retrouver
26:34le général Bichaud.
26:35Juste une petite chose,
26:36si les missiles balistiques,
26:37eux,
26:37ils ont besoin quand même
26:38d'une industrie lourde
26:40pour les produire,
26:41les drones,
26:42vous pouvez les produire
26:42dans un garage.
26:43Les Ukrainiens
26:44l'ont démontré.
26:45Et donc,
26:46en fait,
26:46pendant ces trois mois
26:48ou deux mois et demi
26:49de pause,
26:50les Iraniens
26:50ont pu reconstituer
26:52leur parc de drones.
26:55C'est l'amiral,
26:55évidemment,
26:56Jean-Louis Bichaud
26:57qui est avec
26:58nous,
26:58pardonnez-moi,
26:59amiral.
27:00Aidez-nous à y voir
27:01plus clair
27:01sur ce qui est en train
27:02de se passer
27:03en ce moment.
27:04Ces frappes américaines
27:05donc en cours
27:06en direction
27:07du sud du territoire
27:08iranien,
27:09comme on le vit
27:10depuis plusieurs jours
27:11maintenant,
27:12quel type de moyens
27:13on mobilise
27:14pour mener
27:15ce genre de campagne ?
27:17Bonjour.
27:18Une fois de plus,
27:19ce sont des moyens
27:19aériens essentiellement,
27:21c'est-à-dire que là,
27:22ce sont les avions
27:23basés à la fois à terre
27:24et aussi abordés
27:26deux porte-avions
27:27puisqu'il y a
27:27deux groupes
27:28de porte-avions
27:28toujours au large
27:30du détroit d'Ormouse,
27:32le Bush
27:33et le Lincoln.
27:34Ces deux porte-avions
27:35sont capables
27:36de faire plus
27:37de 135 sorties
27:38par jour
27:39pour chacun
27:40des deux porte-avions.
27:41Vous voyez,
27:42c'est un nombre
27:42considérable d'attaques
27:44sachant qu'une sortie,
27:45c'est un avion
27:45qui décolle
27:46puis qui se repose
27:47et que pendant
27:48cet avion
27:49est en vol,
27:50il peut être
27:51ravitaillé
27:51non pas en munitions
27:52mais il peut être
27:53ravitaillé en carburant
27:54et donc rester longtemps
27:55et atteindre
27:56plusieurs objectifs.
27:57En général,
27:58ils partent avec
27:58entre 3 et 4 missions
28:00différentes à réaliser
28:01pendant leur vol.
28:02Ces avions,
28:03ce sont les fameux F-16
28:04et les fameux F-35
28:06dont on parle tant
28:07ces derniers jours ?
28:08Exactement.
28:09Ce sont essentiellement
28:09les F-16 et les F-35
28:12qui sont les petites dorsales
28:14des moyens
28:15des groupes aériens américains.
28:17Donc,
28:17ce sont tous les deux.
28:19On les appelle souvent aussi
28:20des camions à bombe.
28:21C'est-à-dire qu'ils peuvent
28:22emporter énormément d'armements
28:23et ceci explique
28:25le nombre de frappes
28:26qui sont réalisées.
28:27Mais ils ne sont pas les seuls.
28:28Comme on l'a dit,
28:29il y a des moyens à terre
28:31et il y a même des moyens
28:32qui parfois décollent
28:33des États-Unis d'Amérique
28:34pour aller jusqu'en Iran
28:36pour frapper.
28:38Donc,
28:38c'est toute cette puissance
28:39qui se déploie
28:40et qui a deux objectifs principaux.
28:43Mais ça a été très bien dit
28:44par les autorateurs précédents.
28:45Le premier objectif,
28:47c'est bien sûr
28:47les moyens
28:49dont disposent
28:50les gardiens de la révolution
28:51puisque ce sont eux
28:52qui sont les plus actifs
28:53plutôt que les armées régulières
28:55iraniennes
28:55et qui attaquent
28:57d'une part les bateaux
28:58qui essayent de franchir
28:59le détroit d'Hormuz
29:00et d'autre part
29:02les bases américaines
29:04qui se trouvent
29:05dans les pays amis.
29:07Mais il y a une chose
29:08que je voudrais insister.
29:09On voit bien
29:10qu'il est très difficile
29:11de toucher
29:12les cibles mobiles
29:13que sont les bateaux.
29:14Il est beaucoup plus facile
29:16d'atteindre les bases
29:17qui sont d'ailleurs
29:18des bases
29:18souvent
29:21assez grandes,
29:22enfin je veux dire
29:22qui ont une surface
29:23très importante
29:24ce qui explique aussi
29:25que les Américains
29:26peuvent les frapper
29:27avec des missiles
29:27dont la précision
29:28n'est pas de l'ordre du mètre
29:29mais plutôt de l'ordre
29:30de la centaine de mètres
29:31voire du millimètre.
29:33Ça peut être quoi
29:34la prochaine étape
29:36selon vous
29:37Amiral ?
29:37La suite logique
29:39de ces opérations
29:40auxquelles on assiste
29:41depuis dix jours maintenant ?
29:43Malheureusement
29:44on est actuellement
29:45dans une procédure
29:45qui est une procédure
29:47de surenchère
29:48puisque le président américain
29:50a dit
29:50que pour chaque mort américain
29:53il y aurait
29:53plusieurs morts.
29:55Il n'a pas précisé
29:56l'ordre de grandeur
29:57mais on sent bien
29:57que plus il y en aura
29:59mieux ce sera.
30:00Donc il essaye
30:01de menacer
30:01les Iraniens
30:02de représailles terribles
30:03donc on est plutôt
30:05sur une aggravation
30:06des missions américaines
30:10je veux dire
30:10de toucher
30:11de plus en plus
30:12d'objectifs.
30:14Merci Amiral
30:14je vous retrouve
30:15dans un instant.
30:16Juste je fais tourner
30:17la parole en plateau
30:18et je reviens vers vous
30:18évidemment.
30:20Philippe qui a ressenti
30:21vous avez peut-être
30:21des informations
30:22vous c'est quoi
30:23la prochaine étape ?
30:24C'est quoi le plan
30:24de Donald Trump
30:25tout à l'heure
30:26David Rigoleros
30:27qui était avec nous
30:27sur ce plateau
30:29disait que
30:29plusieurs informations
30:30l'un entendent
30:31qu'il se passe
30:32quelque chose
30:33et qu'on pourrait
30:34passer à une nouvelle
30:35phase de ce conflit.
30:36Alors c'est ce que je dis
30:37depuis le début de la guerre
30:38depuis le 28 février
30:39puis depuis l'arrêt
30:40de la guerre
30:42l'objectif final
30:43est la chute du régime
30:44quoi qu'on raconte
30:45quels que soient
30:46les propos qui sont
30:47tenus par les uns
30:47ou les autres
30:48comme je dis souvent
30:49n'écoutez pas tout
30:49ce que dit Donald Trump
30:50regardez ce qu'il fait
30:51et ce qu'il fait
30:52va vers la destruction
30:53de ce régime
30:54concrètement
30:55il a été mené
30:56à ses négociations
30:57à Islamabad
30:58par Jed Evans
30:59qui voulait vraiment
30:59le conduire
31:00vers un arrêt de la guerre
31:02on a vu que c'était
31:02un échec
31:03c'était une humiliation
31:04pour lui
31:04et je pense que
31:05le monde libre
31:06a été sauvé
31:06par l'ego de Trump
31:08Trump s'est rendu compte
31:09qu'il s'est fait humilier
31:10par les Iraniens
31:11lors de cette négociation
31:12et donc là
31:12le seul et unique objectif
31:14doit être la destruction
31:15du régime
31:15encore une fois
31:16comment ?
31:17comment ?
31:18je pense que
31:18le travail qui est fait
31:19actuellement
31:20vous savez pendant
31:20toute la période
31:22de cesser le feu
31:22il y a eu un travail
31:23de renseignements
31:24sur le terrain
31:25et satellitaire
31:26afin d'avoir
31:26une banque de cibles
31:27pour pouvoir détruire
31:29le plus de cibles
31:31d'endroits
31:31d'où partaient les missiles
31:34d'ailleurs si vous constatez
31:35contrairement à ce que
31:36j'ai entendu
31:36c'est vrai qu'il y a encore
31:37des missiles qui partent
31:38il y a encore des drones
31:38mais la quantité de missiles
31:39qui partent
31:40actuellement d'Iran
31:41et de drones
31:42est bien plus faible
31:43que celle qui était
31:44lors de la première phase
31:45de la guerre
31:45dans les premiers 40 jours
31:47donc ça c'est vraiment
31:48quelque chose
31:48dont il faut se rendre compte
31:50oui mais de la même manière
31:51que les frappes américaines
31:52sont moins intenses
31:53qu'au tout début de la guerre
31:54oui mais à la différence
31:55que les frappes américaines
31:56sont beaucoup plus ciblées
31:57comme je vous le disais
31:58grâce au renseignement
31:59qui a été effectué
31:59maintenant une chose
32:01que je voulais rajouter
32:03on parlait tout à l'heure
32:04des blessés
32:04et des morts
32:05alors effectivement
32:06pour l'armée américaine
32:07c'est important
32:08de ne pas informer
32:08l'ennemi
32:10des quantités de blessés
32:11et donc ça fait partie
32:12du brouillard de la guerre
32:13qui est entretenu
32:13et pour ce qui concerne
32:14les morts
32:15effectivement on est
32:16à 16 ou 17 morts
32:17sur une guerre
32:17qui a commencé
32:18il y a quasiment 5 mois
32:20c'est une tragédie
32:21pour chaque famille
32:22qui est touchée
32:22mais quand on compare
32:24face à la destruction
32:25qui a été effectuée
32:27du côté iranien
32:28je veux dire
32:28c'est incroyable
32:29d'imaginer
32:30il faut se rendre compte
32:30le nombre de sorties
32:31d'avions qu'il y a eu
32:32entre les américains
32:33et les israéliens
32:33on doit être à plus de
32:3440 000 sorties
32:35revenons quand même
32:35à la stratégie
32:36parce que c'est important
32:37ce que vous dites
32:37vous dites que
32:38l'objectif du gouvernement américain
32:40reste de renverser
32:41ce régime iranien
32:43alors que pour l'instant
32:44on a quand même le sentiment
32:44que les opérations
32:45se concentrent sur
32:46la reprise du contrôle
32:48du détroit d'Hormuz
32:49alors oui
32:50sauf que vous avez bien
32:51regardé sur la carte
32:51il y a eu beaucoup de frappes
32:52à l'intérieur du pays
32:53vers les gardiens
32:54de la révolution
32:54en fait
32:57quand on parle
32:58avec les américains
32:58et quand on parle
32:59avec les israéliens
33:00on a tous
33:01un peu l'impression
33:02qu'en Europe
33:04on est un petit peu
33:04aveuglés
33:05par la réalité
33:06de ce qu'est le régime iranien
33:07le régime iranien
33:08ça fait 47 ans
33:09qu'ils mettent
33:10à feu et à sang
33:10la planète
33:11qu'ils terrorisent
33:12qu'ils posent des bombes
33:13à Paris
33:13qu'ils posent des bombes
33:14en Argentine
33:15qu'ils ont des armées
33:16délocalisées
33:17que ce soit le Hamas
33:19Hezbollah
33:20et en fait
33:20il est temps de se débarrasser
33:22ces gens-là
33:23nous ont fait chanter
33:23pendant des années
33:24là ils vont nous faire chanter
33:26avec le pétrole
33:27avec le 13 d'Hormuz
33:28maintenant
33:28ils veulent faire chanter
33:29les pays du Golfe
33:31Persique ou Arab
33:31ce que vous voulez
33:32avec l'eau
33:33donc ce sont des gens
33:34qui ne nous laisseront
33:35jamais tranquilles
33:36donc il n'y a pas
33:36d'autre solution
33:37et encore je pose une question
33:38à chaque fois
33:39c'est quelle est l'alternative
33:40à la chute de ce régime
33:41garder ces gens apocalyptiques
33:43garder ces gens apocalyptiques
33:45je ne suis pas en train
33:45de vous dire que ce régime iranien
33:47est un régime démocratique
33:48ce que je ne comprends pas
33:49c'est quelle serait
33:50la stratégie du président américain
33:51pour réussir à renverser
33:53ce régime
33:54affaiblir le plus possible
33:56les forces militaires
33:57du régime
33:58pour permettre
34:00éventuellement
34:01à la population iranienne
34:02de se mobiliser
34:04avec l'aide
34:04alors là on a eu un problème
34:05parce que
34:06le président turc
34:07Erdogan
34:08a refusé
34:09que les Kurdes
34:10entrent dans la danse
34:11et aident les forces
34:12sur le terrain
34:13donc en fait
34:14l'idée c'est vraiment
34:15d'arriver à constituer
34:16une force sur le terrain
34:18pour
34:18ils ne sont pas assez
34:19les Kurdes Philippe
34:20oui d'accord
34:21ils ne sont pas assez
34:21mais il n'y a pas que les Kurdes
34:22il y a les Azéries
34:23et puis
34:23et les Israéliens
34:25il faut des dizaines
34:26de milliers d'hommes
34:26pour engager
34:27des centaines de milliers d'hommes
34:28ça on verra
34:30mais juste une chose
34:31pour finir
34:31encore une fois
34:32les Israéliens
34:33contrairement à ce que
34:34certains pensent
34:35n'attendent qu'une seule chose
34:36c'est d'être touchés
34:37pour pouvoir riposter
34:38et pouvoir
34:39je dirais
34:40faire une déflagration
34:41aujourd'hui je vous promets
34:42aujourd'hui j'ai parlé
34:43à deux ministres en Israël
34:44pour essayer de comprendre
34:45un petit peu
34:45quelle était la stratégie
34:46un ministre en poste
34:47et un ministre démissionnaire
34:48et très clairement les deux
34:49ceux qui sont avec Netanyahou
34:51et ceux qui sont
34:51contre Netanyahou
34:52vous disent
34:53on est tous
34:54pour que la guerre
34:55aille au bout
34:56et pour que Israël
34:58finisse le travail
34:58avec les Etats-Unis
34:59mais c'est pour ça
34:59que l'Iran ne frappe pas Israël
35:01tout à fait
35:01et c'est une forme
35:02de lâcheté de l'Iran
35:03qui va frapper
35:04des pays comme le Koweït
35:05les Émirats
35:06ou le Qatar
35:08ou Bahreïn
35:08ou l'Arabie
35:09et qui ne sont pas en mesure
35:10de riposter
35:11mais c'est pour ça
35:11qu'en fait
35:12le seul
35:13et la seule solution
35:14aujourd'hui
35:14c'est d'unir les forces
35:16et encore je rappelle
35:1640 000 sorties d'avions
35:18un seul avion abattu
35:20réellement au-dessus
35:21du sol iranien
35:22et deux soldats
35:22qui ont été récupérés
35:23Si on retourne
35:24aux toutes dernières informations
35:25en l'occurrence
35:26il y a des explosions
35:27selon Al Jazeera
35:28qui ont été entendues
35:29du côté de l'île de Keshe
35:31il faut expliquer
35:32ce que c'est que cette île
35:33Igor Serri
35:34et là en l'occurrence
35:34on n'est pas à côté de Teheran
35:36on est dans le détroit d'Ormose
35:38Absolument
35:38c'est l'île la plus importante
35:40en taille
35:41sur le golfe Persique
35:42une centaine de kilomètres
35:44et c'est une base
35:45d'observation
35:45et de contrôle
35:46de ce détroit d'Ormose
35:47par les
35:49les gardiens de la Révolution
35:50dans ce détroit d'Ormose
35:52et donc
35:53c'est pas un hasard
35:53si les Etats-Unis
35:54frappent à cet endroit-là
35:55c'est un endroit stratégique
35:57pour les Iraniens
35:58il y a par ailleurs aussi
35:59des usines de dessalement
36:01sur cette île
36:02dessalement d'eau
36:03donc là aussi
36:04c'est stratégique
36:06usines civiles
36:06bien sûr
36:07infrastructures civiles
36:08infrastructures civiles
36:09et c'est principalement
36:10l'une des causes
36:11qui font que les Etats-Unis
36:12aujourd'hui
36:14accentuent la pression
36:15à cet endroit-là
36:16sur les côtes iraniennes
36:17pour tenter de libérer
36:18ce fameux détroit d'Ormose
36:19Pour réagir sur ce que disait
36:20Philippe Karsanti
36:22Ulrich Bounat
36:23est-ce que vous avez le sentiment
36:24que depuis 10 jours
36:25ces frappes se concentrent
36:26vraiment sur cette zone
36:27ou malgré tout
36:28elles sont allées
36:29un peu plus en profondeur ?
36:31Les frappes principalement
36:32sont quand même concentrées
36:33sur la zone
36:34et encore une fois
36:34oui l'île de Kej
36:35c'est la tour de contrôle
36:36de l'Iran
36:37tous les navires qui passent
36:38côté iranien
36:39passent le longe
36:40l'île de Kej
36:41ils passent entre Kej
36:42et l'Arak
36:42donc en fait oui
36:43très clairement
36:44affaiblir l'Iran
36:45à l'île de Kej
36:45Mais ça fait plus d'une semaine
36:47qu'il frappe sur la même zone
36:48ça ne suffit pas
36:50à anéantir
36:50parce que c'est une île militarisée
36:53avec énormément de bunkers
36:54mais le problème
36:55en fait de tout ça
36:56c'est que quand même
36:57vous détruiriez
36:58l'ensemble des bases
36:59de l'Iran officielle
37:00en tout cas
37:01les bases que vous détectez
37:02le long de la côte
37:03en fait
37:03les missiles anti-navirs
37:05ils peuvent parcourir
37:05des centaines de kilomètres
37:06les drones pareil
37:07donc en fait
37:08si vous voulez
37:08vous essayez de rendre
37:10borgne l'Iran
37:11on va dire
37:12dans son contrôle
37:13du détroit d'Hambouz
37:14mais en revanche
37:14ils auront toujours
37:15des capacités de frapper
37:16et c'est ça finalement
37:17toute la difficulté
37:17c'est qu'il n'est pas possible
37:20en fait
37:20de par la simple géographie
37:21des choses
37:21d'empêcher l'Iran
37:24d'avoir son mot à dire
37:25en quelque sorte
37:25sur le détroit d'Hambouz
37:26ne fût-ce que par la géographie
37:28non moi ce que j'aimerais ajouter
37:29et malheureusement
37:30Philippe
37:31on n'est jamais d'accord
37:31moi je pense qu'au contraire
37:33cette absence
37:33de stratégie américaine
37:34montre une méconnaissance
37:35ou en tout cas
37:36une partie de méconnaissance
37:38de ce que sont
37:38les liens de la révolution
37:39et de ce qu'est ce régime
37:40ça fait 5 mois
37:41qu'on essaie
37:42que les américains
37:42essaient
37:43avec l'aide des israéliens
37:44de bombarder
37:48Est-ce qu'en l'occurrence
37:50en concentrant
37:51sur les frappes
37:52sur le sud de l'Iran
37:52en cassant l'organisation
37:54iranienne
37:55dans cette région
37:55là il n'y a pas
37:56pour la première fois
37:57une stratégie ?
37:58Écoutez
37:59moi je regarde les faits
38:01depuis le 28 février
38:02quand on regarde
38:03de près
38:04les objectifs de guerre
38:05et les résultats
38:06aujourd'hui
38:07le régime est toujours
38:08en place
38:08il y a toujours
38:09une menace
38:10et une capacité
38:11de nuisance iranienne
38:12par les balistiques
38:13et par les drones
38:13aujourd'hui
38:14contre les pays du Golfe
38:16et même jusqu'à Israël
38:17le Hezbollah
38:18est toujours là
38:18le programme nucléaire
38:20n'a pas disparu
38:21certes il a été affaibli
38:22mais il n'a pas disparu
38:24quelle est
38:24la vraie stratégie américaine ?
38:26On va poser la question
38:27justement
38:28à Michel Polacco
38:29journaliste
38:30évidemment aviateur
38:31et qui suit avec nous aussi
38:33la dimension
38:35aérienne
38:36mais pas seulement
38:37ce qui se joue
38:38sur le terrain
38:38les dernières informations
38:39Michel Polacco
38:40est-ce que vous
38:40vous avez le sentiment
38:41que pour la première fois
38:42depuis le début
38:43de ce conflit
38:44en ciblant
38:45essentiellement
38:46le sud du territoire
38:48avec des sites
38:48bien définis
38:49pour la première fois
38:50les américains
38:50ont une stratégie ?
38:53Non je pense
38:54qu'ils ont une stratégie
38:55depuis le début
38:55qui est de ne pas
38:57s'attaquer
38:58aux populations
38:59civiles
39:00et à toutes les
39:00infrastructures
39:01civiles
39:02donc ça les a
39:03évidemment
39:04très largement
39:05retardés
39:05dans leurs opérations
39:06il n'en reste pas moins
39:08que malgré
39:09les tentatives
39:09de cesser le feu
39:10etc
39:12ils ne sont arrivés
39:13à rien
39:14donc ils ont repris
39:15et où est-ce qu'ils ont repris ?
39:16Ils ont repris
39:17sur ce qui est aujourd'hui
39:18l'arme fatale iranienne
39:20c'est-à-dire
39:21le détroit d'Hormuz
39:22c'est le seul moyen
39:23que les iraniens
39:24ont aujourd'hui
39:24pour faire durer
39:26pour gêner
39:27pour ennuyer
39:28les américains
39:29et pour les blesser
39:30mais cela dit
39:32beaucoup de travail
39:33a été fait
39:34je ne suis pas d'accord
39:35avec ce que
39:35je viens d'entendre
39:36je pense que
39:37le système militaire iranien
39:39a été très fortement touché
39:41je pense que
39:43actuellement
39:44ils sont en train
39:45de tirer
39:45ce qu'on pourrait appeler
39:46leur dernière cartouche
39:48pour gêner les américains
39:51notamment vis-à-vis
39:52des pays du Golfe
39:53mais ils n'ont pas
39:55la possibilité
39:56de défendre vraiment
39:57le détroit d'Hormuz
39:58puisque les américains
39:59maintenant
40:00et depuis plusieurs jours
40:02depuis 8 jours
40:0310 jours
40:03les américains
40:04maintenant ont compris
40:05qu'il fallait
40:06véritablement enlever
40:07cette arme fatale
40:08aux iraniens
40:09et donc attaquer
40:10les installations
40:11qui bordent
40:15le sud de l'Iran
40:17et qui bordent
40:18le golfe persique
40:19et le détroit d'Hormuz
40:21c'est ce qui est
40:21en train de se faire
40:22mais toujours
40:23avec une certaine mesure
40:24vous pouvez l'observer
40:25il y a toujours
40:26une certaine mesure
40:27et éventuellement
40:28même une certaine réciprocité
40:30avec les opérations
40:31menées par les iraniens
40:32donc vous vous pensez
40:33que l'escalade
40:34est encore contrôlée
40:36je pense que l'escalade
40:37est contrôlée
40:38par les américains
40:39qu'elle est aussi
40:40contrôlée par force
40:41par les iraniens
40:42parce qu'ils ont
40:44effectivement encore
40:45quelques moyens
40:46balistiques
40:47quelques moyens
40:49en matière de drones
40:50qu'il ne faut pas
40:50mépriser
40:51ni négliger
40:52ils les utilisent
40:53au mieux
40:54et on peut dire
40:55même avec une certaine
40:56intelligence
40:58une certaine finesse
40:59parce qu'ils arrivent
41:00à faire durer
41:01ils arrivent à gêner
41:03les américains
41:04dans leurs opérations
41:05donc voilà
41:06je pense que ça dure
41:07ça va durer
41:08et à frapper avec précision
41:09quand même
41:10Michel Polacco
41:11vous parlez des dernières cartouches
41:13non ?
41:13ça ne s'appelle pas
41:14avec précision
41:15et d'ailleurs
41:16vous l'avez entendu
41:16il y a un instant
41:18je crois que c'est monsieur
41:19Carcenti
41:19ou l'amiral Vichaud
41:20qui disait ça
41:21les iraniens tirent
41:23sur des bases
41:24qui font plusieurs
41:25centaines d'hectares
41:26et évidemment
41:27sur ces bases
41:28il y a des quantités
41:29d'installations
41:29et en tirant dessus
41:31ils sont toujours
41:32à peu près sûrs
41:33qui vont toucher quelque chose
41:34alors vous avez vu
41:36ce qu'ils touchent
41:36ils font deux blessés
41:37un mort
41:38deux blessés
41:39etc
41:39mais ça n'a pas
41:41d'effet militaire
41:42à proprement parler
41:43ça a un effet politique
41:44et médiatique
41:45c'est sûr
41:46mais l'effet militaire
41:47il est très très très réduit
41:48et je pense que les iraniens
41:50sont en difficulté
41:52alors ça débat
41:53et ça réagit
41:54sur ce plateau
41:55à ma droite
41:56on est d'accord
41:57avec Michel Polacco
41:58Sergei Jurnoff
41:59Philippe Carcenti
42:00mais pas du tout
42:01du côté d'Igor Saïri
42:02et d'Ulric Bounap
42:04réagissez
42:05simple argument
42:06vous savez
42:07les deux missiles
42:08balistiques
42:09qui ont été tirés
42:10financièrement parlant
42:12c'est 10 millions de dollars
42:13minimum
42:13pour tuer deux personnes
42:15vous parlez ça
42:16d'une efficacité militaire
42:18rien du tout
42:19donc où vous voulez en venir
42:20Sergei
42:20c'est exactement
42:22la même chose
42:22ça veut dire que les iraniens
42:23ont la possibilité
42:24de frapper
42:26l'opinion
42:26de faire des images
42:28de frappes
42:29mais
42:29y compris
42:30leurs missiles
42:31balistiques
42:31lorsque vous avez regardé
42:33il y a deux jours
42:34la vidéo
42:35il y a le missile
42:36qui frappe
42:37mais il n'y a pas
42:38d'explosion
42:38en fait on ne sait même pas
42:40avec quoi il frappe
42:41c'est presque
42:42comme Orichnik de Poutine
42:43si il y a une explosion
42:44il y a des vidéos
42:45qui montrent une explosion
42:46en Jordanie
42:46il y a eu une explosion
42:47sur la deuxième partie
42:50il faut être précis
42:50de quel missile
42:51vous parlez Sergei
42:52je parle de missiles
42:53qui ont frappé
42:55la base en Jordanie
42:56il y en a un
42:57qui a explosé
42:57il y a eu deux
42:58il y a eu deux frappes
42:59mais le premier qui est au loin
43:01en fait on voit
43:02la chose brûlante
43:04traverser la nuit
43:06et quand elle atterrit
43:08il n'y a pas d'explosion
43:09on ne voit aucune explosion
43:10en revanche
43:11le deuxième missile
43:12là où il y a des gens
43:13qui réagissent
43:13là où on a le souffle
43:15qui les blesse
43:17ou qui les fait fuir
43:19dans un instant
43:20on va parler de la situation
43:21dans le détroit d'Armose
43:22parce que c'est quand même
43:23ça reste le nœud du problème
43:25et j'ai bien besoin de vous
43:26pour essayer de comprendre
43:27quelle est exactement
43:28la situation dans ce détroit
43:30qui le contrôle
43:31qui passe
43:32combien de bateaux bloqués
43:33je vous présente
43:34tout d'abord
43:34vous êtes Oumayoun Falakchahi
43:36bienvenue sur ce plateau
43:37vous êtes responsable
43:38de l'analyse pétrolière
43:39chez Kepler
43:40Kepler
43:40c'est ce qui nous permet
43:41notamment d'avoir une vision
43:43en temps réel
43:44chaque jour
43:45de la situation
43:46dans le détroit d'Armose
43:47c'est ce qui nous permet
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