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  • il y a 9 heures
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On avance ce soir dans cette édition spéciale, revenir évidemment sur l'une des images du jour, c'est-à
00:06-dire Donald Trump
00:09et les 7 plus grands pays industrialisés qui se retrouvent à Evian-les-Bains en Haute-Savoie, 7G7, vous voyez
00:15Donald Trump reçu par Emmanuel Macron,
00:17c'est l'une des images du jour et il faut évidemment revenir sur l'accord signé entre Américains et
00:21Iraniens.
00:21Est-ce un succès ou un fiasco pour Trump ? Peut-on espérer une réouverture express du détroit d'Hormuz
00:26?
00:26Comme le dit Trump ce soir, on va l'entendre, la menace nucléaire iranienne est-elle en train de s
00:31'éloigner ce soir ?
00:32On va en parler tous ensemble, je vous présente celles et ceux qui sont autour de cette table ce soir
00:37avec moi, le général Chollet,
00:39je commence, je regarde, oui vous êtes le seul, je suis au moins évidemment par vous mon général, merci d
00:43'être avec nous général,
00:44Jérôme Klesch avec nous également en consultant défense pour VNTV, Elsa Vidal, bonsoir Elsa, Ulysse Gosset,
00:50Sergei Zirnoff et Lisa Hadeff avec nous ce soir. On va l'écouter, Trump c'est tout frais,
00:55ça date de ce soir, Trump à Evian avec Emmanuel Macron, Trump très fier évidemment de cet accord signé avec
01:04les Iraniens.
01:05C'est un texte important, puissant, contrairement au texte d'Obama qui était terrible.
01:14Celui-ci est puissant, j'aimerais le faire paraître bientôt, peu de temps après vendredi parce que le détroit va
01:23être ouvert,
01:24on le saura complètement vendredi quand les mines seront neutralisées.
01:30On reviendra sur le détroit et sur les mines dans un instant sur Hormuz parce que c'est évident le
01:34cœur du problème,
01:35Sergei me corrige tout de suite en disant qu'elle n'a pas été signée hier, ils ont signé électroniquement
01:39à distance,
01:41je ne sais pas comment on appelle ça, alors si le mémorandum d'entente, mais il y a eu une
01:47signature.
01:47Oui mais sauf que, alors qu'est-ce qu'ils vont faire vendredi ? C'est re-signer la même
01:51chose ?
01:52Eh bien peut-être qu'ils vont re-signer la même chose.
01:53Ça veut dire qu'électroniquement en fait ils n'ont pas raffé le truc, c'est effectivement la signature,
01:58mais comme elle est à distance, ils voudraient le faire aussi de visu.
02:02D'ailleurs ça m'a étonné que Trump a posé aussi sa signature à côté de celle de J.D.
02:06Vance
02:06et que là aujourd'hui il parle lui-même de mines.
02:10Attends on reviendra sur les mines, pour vous d'abord, ce qui se passe là, succès ou fiasco pour Trump
02:14?
02:16Pour lui personnellement, il est très content parce que le jour de son anniversaire,
02:20il s'en est sorti d'une manière. Pour les États-Unis, c'est un fiasco.
02:24Pourquoi un fiasco pour les États-Unis ?
02:25Parce qu'ils ont engagé d'énormes moyens, ils ont dépensé énormément de fric.
02:32Bon, ils ont fait du mal à l'errant, mais ils n'ont pas obtenu les résultats qu'ils voulaient
02:36obtenir.
02:36Donc c'est un fiasco. En fait, vous savez, c'est la formule consacrée.
02:41Le grand pays qui n'obtient pas la victoire, il est perdant.
02:46Et le petit pays qui n'est pas vaincu, il est gagnant.
02:51J'ose à peine vous poser la question.
02:53Vous avez raison Maxime, ne me posez pas la question.
02:57Je connais la réponse.
02:58Pour vous avoir beaucoup écouté depuis le début de cette guerre et ses 110 jours,
03:02pour vous, c'est fiasco ou fiasco ?
03:05C'est une excellente opération de communication de la part du président.
03:08Parce que là, il est dans une situation où, au G7,
03:13évidemment, les gens ne sont pas dans le commentaire, l'analyse,
03:16et de savoir quelle est la vérité des prix, mais dans l'action.
03:18Et donc, il faut ménager l'avenir.
03:20Parce qu'il y a beaucoup d'enjeux, des sujets qui sont très contradictoires.
03:24L'éléphant dans la pièce, la Chine, tout le monde est pour reconnaître le problème.
03:28Mais aucun n'a la même solution.
03:29Et donc, il faut aller de l'avant.
03:30Donc, vous comprenez bien que personne ne va contredire Donald Trump
03:34quand il explique que c'est le plus puissant accord.
03:36Donc, belle opération de communication avec des chefs d'État
03:39qui ne peuvent évidemment pas le contredire.
03:41Par contre, effectivement, on n'a pas encore l'accord sous les yeux,
03:44mais on sait déjà à peu près quels en sont les termes.
03:46Et on sait que le pivot, c'est-à-dire la question du dégel des avoirs,
03:50la question du contrôle du détroit d'Hormuz,
03:51la question qui est d'adosser la levée des sanctions éventuelles au nucléaire,
03:57que ce soit l'enrichissement ou les stocks, ça va venir beaucoup plus tard.
04:00Et ce pivot-là va faire que ce sera soit un très bon accord pour l'Iran,
04:04soit un très, très bon accord pour l'Iran.
04:07Et donc, forcément, en creux, je ne peux que vous le dire,
04:10vous l'attendiez, c'est effectivement un fiasco pour la coalition israélo-américaine.
04:14Comment vous résumez les choses ?
04:15Si on prend la grammaire de la guerre,
04:19et les trois niveaux d'autorité opérationnelle,
04:24le tactique, l'opératif et le stratégique.
04:27Tactiquement, les Américains ont remporté d'évidents succès.
04:32Il y a eu la destruction de toute la composante aérienne iranienne,
04:35il y a eu la destruction de l'essentiel de la flotte iranienne,
04:38Trump n'a pas cessé de le dire.
04:40Il y a eu quand même un affaiblissement des capacités balistiques iraniennes,
04:45un affaiblissement, mais pas la destruction complète, etc.
04:50Au niveau opératif, si on considère que le niveau opératif reçoit un état final recherché
04:56et des critères de succès, on a deviné à travers tout ce qui avait été dit
05:00que l'état final recherché, c'était plus de nucléaire, plus de balistique, plus de proxy.
05:07Ça, c'est raté ?
05:08Complètement.
05:09Et j'ajoute, l'état final recherché du côté d'Israël, c'était changement de régime.
05:15C'est complètement raté.
05:16Et au niveau stratégique, si on considère que la stratégie, c'est la rencontre de deux volontés,
05:21lequel a imposé sa volonté ?
05:23Ce n'est pas les États-Unis.
05:25Donc, au niveau stratégique et opératif, malheureusement, malheureusement,
05:30c'est un fiasco américain.
05:32Et on souhaite tous que la guerre prenne fin,
05:37mais si je considère la menace qui reste sur Israël,
05:40puisque le régime iranien n'a pas changé et continue à menacer même l'existence d'Israël,
05:44si on considère que les Iraniens ont conservé une capacité de nuisance intacte,
05:50ou en tout cas, si elle a été dégradée,
05:52il reste cette possibilité pour eux de bloquer le détroit et de rester nuisible.
05:57Et puis, si on pense au peuple iranien et au peuple libanais,
06:01j'allais dire, la situation est pire qu'avant.
06:04– Il n'y a pas beaucoup à mettre à l'actif de Donald Trump ce soir,
06:07vous écoutez Général Solé ?
06:08– Au niveau tactique.
06:08– Oui, je comprends bien.
06:09Ulysse Gosset, juste une chose, l'accord, cet accord invisible, il y a quoi dedans ?
06:13Pardon de poser la question de manière aussi simple et basique que ça,
06:18mais on attend tous de voir exactement ce qu'ils ont signé hier.
06:22Et en réalité, on ne le sait pas.
06:23– L'accord est resté secret, accord invisible,
06:26comme vous l'avez dit vous-même tout à l'heure.
06:28Et c'est vrai que c'est assez étonnant.
06:29Il y a eu une signature électronique,
06:31mais il n'y a eu aucune révélation officielle.
06:33Les Iraniens ont publié un plan en 14 points,
06:35mais on ne sait pas si c'est vraiment l'accord qui a été signé,
06:38donc on est extrêmement prudent.
06:40Moi, je dirais que ce soir, il y a un bel habillage
06:44mis au point par Donald Trump, il sait faire, c'est un bon vendeur.
06:48Mais le deal est quand même assez terrifiant pour l'Amérique en général
06:54et pour Trump en particulier,
06:56car il n'a pas obtenu les objectifs qu'il recherchait.
06:59Mais il s'en sort bien.
07:00En fait, si vous voulez, il était dans un piège.
07:02Et la question qu'il se posait depuis déjà deux semaines,
07:04c'est comment sortir du piège ?
07:06Et là, il réussit à en sortir, je dirais, par le haut,
07:09avec ce flou artistique qui va nous entraîner jusqu'à vendredi.
07:13– Parce que vendredi, normalement, il y a signature de cet accord.
07:16Je veux dire en grande pompe, j'exagère peut-être un peu,
07:18mais en tout cas en Suisse.
07:19– Ça lui permet d'arriver la tête haute au G7,
07:22personne n'est dupe.
07:23Tous les dirigeants qui sont là ont bien compris
07:25que ce n'est pas un bon accord,
07:28que c'est plutôt au bénéfice de l'Iran,
07:30qui par sa seule survie peut se déclarer aujourd'hui victorieux.
07:36Mais je trouve qu'il s'en sort bien au niveau de la communication.
07:39C'est bon pour le G7,
07:40parce qu'il y avait une incertitude déjà sur sa présence.
07:43Imaginez la guerre pendant le sommet, ça aurait été catastrophique.
07:45– Il était déjà parti du précédent sommet au Canada.
07:47– Exactement.
07:48Donc si vous voulez, ça permet de détendre un peu l'atmosphère,
07:52de détendre aussi la tension qui régnait sur les prix du pétrole,
07:56du gaz, des engrais, etc.
07:59On fera les comptes dans 60 jours.
08:01Parce qu'à vrai dire, aujourd'hui, on ne sait pas.
08:04– 60 jours parce que c'est 60 jours de négociations qui s'ouvrent.
08:06Juste une question, Elsa Vidal,
08:07enfin une question importante, je ne me rappelle pas ceux qui le regardent.
08:10Vous êtes tous d'accord pour dire que c'est un mauvais accord.
08:12Pourquoi est-ce que Trump le signe ?
08:14Qu'est-ce qui le pousse à obligatoirement signer un mauvais accord ?
08:18– La perspective des élections de mi-mandat au tout début du mois de novembre,
08:22la baisse de sa popularité dans les sondages,
08:25notamment une baisse directement liée à cette guerre
08:29qui n'est approuvée que par une infime partie des Américains.
08:32Il reste du soutien dans le camp républicain,
08:34mais cette baisse, elle est véritablement liée à la guerre en Iran
08:38qui n'est pas comprise.
08:39Alors voilà, c'est le meilleur chemin possible,
08:43le meilleur compromis possible pour Donald Trump.
08:45Et à vrai dire, le soulagement, il pourrait être mondial,
08:48puisque tout le monde a envie de sortir de cette crise économique un peu rampante
08:51qui diffuse progressivement dans toutes les strates de nos économies respectives.
08:56Mais tout le monde est bien d'accord, tout le monde sait de quoi il retourne stratégiquement.
09:01Et ça va peut-être aussi ouvrir demain matin au G7 à 9h30,
09:04la session sera consacrée à l'Ukraine.
09:08Ça peut permettre de ramener aussi ce sujet au centre de l'attention de Donald Trump
09:12qui s'en était détourné.
09:13Il se passe des choses absolument cruciales sur le terrain militaire en Ukraine en ce moment.
09:18La Crimée est attaquée, la Crimée est occupée par les troupes ukrainiennes.
09:24Elles arrivent véritablement à faire des percées.
09:26Elles ont progressé dans d'autres domaines le mois dernier.
09:29Il y a, vous l'avez vu, des attaques sur les raffineries,
09:32de graves problèmes économiques, des rationnements d'essence en Russie.
09:36Et il va y avoir une proposition très forte faite à Vladimir Poutine.
09:39On va voir s'il pourra l'accepter, je n'y crois pas, ou la refuser.
09:42La proposition, c'est Zelensky qui dit « Venez à Poutine, venez à Washington »
09:47et on se rend compte là-bas.
09:49D'un mot, Sergeï, avant de passer à Hormuz, parce que c'est vraiment le nerf de la guerre, évidemment.
09:52Trump a prouvé encore une fois que c'est par un chef d'État, que c'est un commerçant.
09:57C'est pragmatique, vaut avoir une mauvaise paix qu'une bonne guerre.
10:03Et donc du coup, la signature, ça explique.
10:04Il l'a fait déjà pour le Gaza.
10:06Au Gaza, il y avait une signature où il n'y avait ni Hamas, ni les Israéliens.
10:11Personne, enfin, ils se sont tous réunis en Égypte.
10:15Il y avait une grande signature qui n'a donné rien du tout.
10:18Il y avait le genre de Trump qui a présenté une excellente présentation de la future Gaza.
10:24Tout le monde a oublié tout ça.
10:26Zéro dollar rattrapé, donc bis.
10:31Hormuz, c'est évidemment le nerf de la guerre, je le disais.
10:34Trump, très optimiste ce soir, il explique que c'est bon, c'est réglé, que vendredi, Hormuz sera ouvert complètement.
10:39Information ce soir, Lisa Hadef.
10:40Information des médias iraniens qui disent que trois pétroliers et deux navires qui transportent des biens iraniens essentiels ont franchi
10:47ce qu'ils décrivent comme le blocus naval américain.
10:49Bon, trois pétroliers.
10:51Excusez-moi, Trump a passé trois messages depuis dimanche nuit, enfin la nuit de lundi.
11:00D'abord, il a dit, mettez les moteurs en route, que le pétrole coule.
11:04Ça, c'est le premier message.
11:06Allons-y, ça s'arrête là et ça s'ouvre tout de suite.
11:10Après, il a dit, il y a plein de bateaux qui commencent à couper.
11:13– Les bateaux commencent à quitter Hormuz par la voie sud, c'est-à-dire en front, oui, la voie
11:18sud, que vous voyez ici.
11:20Je mets mon doigt sur la carte, il ne sert à strictement à rien pour vous chez vous.
11:23J'en ai bien conscience, mais moi, ça m'aide.
11:26– C'est un visuel.
11:27– Oui, c'est très visuel, très très visuel.
11:29– Très pédagogique.
11:29– Oui, ben oui, oui, c'est ça.
11:31– Merci, merci, merci.
11:31– Et il a rajouté encore un truc, pour ceux qui se douteraient,
11:36il dit, mais vous savez, il y a plein de bateaux qui ne déclenchent pas leurs transporteurs,
11:40donc en réalité, ils passent beaucoup plus de bateaux qu'ils ne paraient.
11:46Et en fait, ça prouve que quand ils publient trois trucs sur le Détroit,
11:52pour nous pousser à croire que tout va bien, que ça va être ouvert, etc.,
11:56c'est qu'il y a quand même un problème.
11:58– Oui, mais Maxime, sur la carte que l'on voit en direct,
12:00il n'y a pas beaucoup de bateaux qui passent le Détroit, là, en ce moment.
12:03Les points rouges sont d'un côté ou de l'autre, mais pas au milieu.
12:06Donc, le flux n'est pas parti.
12:08Et donc, quand Trump dit le pétrole coule à flot…
12:11– On va l'écouter, Trump.
12:12On va l'écouter, Trump, encore une fois, ce soir, sur Ormousse, très optimiste.
12:17– Nous avons signé un grand accord, le Détroit est partiellement ouvert.
12:22Nous chassons les quelques mines qui restent, qu'il reste.
12:27Les bateaux commencent à circuler, et vendredi, le Détroit sera entièrement ouvert.
12:34– Nous chassons les quelques mines, Général Chollet.
12:38Enfin, mines ou pas mines ?
12:39Enfin, pour leur ouvrir, il faudra de toute façon que ce travail de déminage ait eu lieu.
12:44Ça prend du temps.
12:44– Moi, j'ai souvenir que, lorsqu'on a commencé à parler des mines,
12:48c'était les Américains qui avaient annoncé qu'il y avait 10 mines.
12:51Alors, on ne sait pas s'ils étaient accrochés au fond, si elles étaient dérivantes, j'en sais rien.
12:57Entre-temps, il y a eu des passages de destroyer de frégates américaines,
13:01de bâtiments de commerce.
13:03Cette menace mine, elle ne paraît quand même pas aussi importante que cela.
13:07– Aucun bateau n'a sauté sur une mine.
13:09– Et pour l'instant, s'il y avait eu un doute, à un moment donné, sur un bateau,
13:13mais qui était en plus très loin, de l'autre côté du Détroit.
13:17Donc, cette menace mine, elle est réelle,
13:22puisque les Iraniens sont équipés de mines
13:24et peuvent effectivement très aisément miner le Détroit.
13:27Mais ça n'a pas empêché jusque-là un trafic, certes limité, mais il n'y a pas eu.
13:34Alors, est-ce que Trump, qui a accueilli froidement, si j'ai bien compris,
13:38la proposition du président Macron d'y aller, en disant « Ouais, bon, peut-être ».
13:43– On n'est pas sûr d'avoir besoin de vous.
13:44– Ouais, exactement. Je n'ai pas l'impression réellement que les mines soient un véritable problème.
13:50Moi, ce que je retiens, et c'est toute la difficulté de la situation,
13:55c'est qu'en ouvrant le Détroit, et puis peut-être en dégelant des fonds,
14:00on a quand même les États-Unis qui sont en train d'injecter des millions et des milliards de dollars
14:06dans la base industrielle et technologique de défense iranienne.
14:09– Dans l'économie iranienne ?
14:11– Je crains que l'économie iranienne ne soit en réalité, j'allais dire, détournée au profit des gardiens de
14:16la Révolution
14:17et au profit du réarmement de l'Iran.
14:20J'étais contre, moi, le déclenchement de la guerre de la façon dont elle a été lancée.
14:25Mais en revanche, je suis maintenant, alors vous allez me dire que je suis un bateau en guerre,
14:29mais une fois qu'elle était lancée, il fallait la finir.
14:32Et là, on s'arrête au milieu du guet, et le pouvoir iranien est encore plus solide qu'avant.
14:38On a un programme nucléaire qui est certes diminué, mais qui n'est pas mort.
14:43On a un programme balistique qui est certes entamé, mais qui n'est pas définitivement annihilé.
14:47Et puis on a un pouvoir iranien qui est encore plus fort qu'avant,
14:50et sans doute plus radical, et qui n'arrange rien à la situation.
14:53On a ajouté à cela qu'on a commencé à avoir des découplages, pour ne pas dire de fractures,
14:58entre Israël et États-Unis, entre Arabie Saoudite et Émirats,
15:01entre les pays du Golfe et l'Iran.
15:03Mais j'allais dire, la situation entée était bien meilleure que celle d'aujourd'hui.
15:08Donc le problème des mines, j'allais dire, il est presque secondaire.
15:12Je le pose quand même, parce que je me place aussi des téléspectateurs
15:15qui nous regardent, qui s'attendent à ce que les prix baissent à la pompe.
15:17On a vu que le prix du carburant avait baissé, on est un peu au-dessus de 81...
15:219 centimes, 9 centimes.
15:22Un peu au-dessus de 80 dollars le baril ce soir.
15:28Jérôme Clech, est-ce qu'on a un souci technique de déminage pour aller rouvrir Hormuz ?
15:33Ou est-ce que, comme le dit Trump, ça peut se faire très très rapidement ?
15:35Au vu de ce qui a été dit, et c'est vrai de ce qui ressort depuis plusieurs semaines,
15:40on parle de l'affaire des mines.
15:41L'affaire des mines, vous savez, pour faire un champ de mines efficace,
15:44il faut combien de mines ? Zéro.
15:45Bon, il suffit de faire croire qu'il y a des mines.
15:47C'est là où la question des mines est efficace.
15:49Mais en réalité, ce n'est pas ça qui, techniquement, effectivement, empêche la réouverture.
15:53La réouverture, si l'accord, dont on ne connaît pas exactement les termes,
15:57finit par être signé en grande pompe vendredi,
16:01le Détroit se rouvrira.
16:02Ce n'est pas vraiment le sujet.
16:03Le sujet, c'est les conditions de la réouverture.
16:05Est-ce qu'il sera privatisé ou pas ?
16:08Est-ce qu'il y aura un droit de péage imposé par les Iraniens ?
16:10Et là, il peut y avoir un premier point d'achoppement
16:12qui fera que l'accord signé électroniquement et puis signé en grande pompe
16:15ne soit pas véritablement appliqué.
16:18C'est toujours pareil, il y a loin de la coupe aux lèvres.
16:19C'est-à-dire, entre le moment où on se met d'accord
16:21et le moment où c'est mis en œuvre,
16:22avec en plus la perspective des 60 jours,
16:25il faudra rediscuter du nucléaire,
16:26et où Trump n'exclut pas,
16:27même si alors là, pour le coup, ça n'a aucun sens,
16:31n'exclut pas de remettre l'affaire militaire sur le métier
16:37et de repartir véritablement en guerre.
16:40Ça ne se fera pas, mais il ne l'exclut pas.
16:41Ça montre qu'en fait, tout ça va être semé d'embûches.
16:43Donc, c'est plutôt les conditions de la réouverture.
16:45Et sur la question du retour à la guerre,
16:48il n'y en aura pas.
16:49S'il avait dû repartir en guerre, il l'aurait déjà fait.
16:52Et croyez bien que le Patagone a planifié dans tous les sens.
16:56S'ils avaient estimé être au milieu du guet
16:58et s'il y avait eu la moindre chance
16:59que les armes permettent de finir le travail,
17:02on se demande bien quel travail, il l'aurait fait.
17:04Je reviens là-dessus dans un instant,
17:06parce que j'étais très sûr de vous
17:07sur le fait qu'il n'y aura pas de retour à la guerre.
17:09J'y reviens dans une seconde.
17:10Du côté américain ?
17:12Oui, bien sûr.
17:12Je ne suis pas sûr, moi.
17:13Ah ben voilà.
17:15J'avais bien senti quelque chose.
17:16Des frappes limitées, oui.
17:18Un vrai retour à la guerre jusqu'au bout,
17:19certainement pas.
17:20Je pose le débat dans une seconde.
17:22D'abord, je voulais qu'on écoute Emmanuel Macron
17:23pour finir le chapitre Hormuz.
17:24Emmanuel Macron qui a effectivement proposé
17:26les services de la France et d'autres pays
17:28pour aider les Américains.
17:30Emmanuel Macron dit, on est à disposition.
17:33Nous sommes prêts à avoir, dès demain,
17:36des chasseurs qui sont sur place
17:38et qui peuvent aider aux missions d'observation.
17:40Et sous 48 heures, des frégates
17:42qui peuvent évidemment se déployer.
17:44Et sous 2 à 3 jours, le porte-avions
17:46avec les frégates qui l'accompagnent,
17:48l'ensemble du groupe.
17:50Évidemment, tout ça suppose
17:51d'être souhaité et demandé
17:53par les États-Unis d'Amérique
17:55qui est l'Iran et Oman.
17:57Voilà, c'est une offre.
17:58Nous sommes à disposition.
17:59Ça montre le soutien
18:00de la communauté internationale,
18:02notre volonté de réouvrir ce détroit.
18:05Et comme l'a dit le président,
18:05peut-être que ça ne sera pas souhaité
18:08et peut-être que ce ne sera pas nécessaire.
18:09Mais en tout cas,
18:10c'est une disposition
18:12qui marque notre volonté d'aider,
18:16le soutien et notre disponibilité.
18:19Et toute petite remarque, Elsa Vidal.
18:21Pendant des semaines,
18:22Trump et Vance et Rubio
18:24ont expliqué que l'OTAN
18:25ne servait à rien,
18:26que personne ne venait les aider, etc.
18:29Emmanuel Macron et d'autres pays
18:30montent une coalition
18:31et disent ce soir,
18:32on est prêt, on est là.
18:33En 2 jours, c'est réglé,
18:34on peut être sur zone, etc.
18:35Et Trump dit, bon,
18:36on n'en a pas besoin.
18:37Oui, à la fin,
18:39on peut comprendre,
18:40c'est une réaction de dépit,
18:42d'une part.
18:43Je vous ai demandé de venir,
18:44vous n'étiez pas là à ce moment-là,
18:45et donc je ne veux plus
18:46de votre aide maintenant,
18:47il peut les maintenir
18:48au bout de la ligne.
18:49En réalité, la position de la France,
18:51elle a été très claire
18:53dès le début
18:53et très gênante
18:55pour Donald Trump
18:56qui pensait d'abord
18:57que l'OTAN fonctionnait
18:58au profit des États-Unis,
19:00qui s'est décrié en disant
19:01qu'on ne servait à rien,
19:02que c'était toujours eux
19:04qui payaient.
19:04Mais ce n'est pas du tout
19:05la réalité.
19:06En réalité,
19:07on a vraiment,
19:08généralement,
19:08les membres,
19:09les alliés de l'OTAN
19:10ont soutenu les États-Unis
19:11dans de nombreuses campagnes,
19:12ont payé le prix fort parfois
19:13dans de nombreuses campagnes.
19:15Et là, oui,
19:16par dépit,
19:16« Bon, en fait,
19:17je ne suis pas sûr
19:17d'avoir vraiment besoin de vous. »
19:19Finalement, non.
19:19Sergei ?
19:20Mais vous savez,
19:21Emmanuel Macron
19:22a aussi un tout petit peu
19:24fauté là-dedans,
19:25à mon avis,
19:26parce que
19:26qu'est-ce qu'il a dit avant
19:27par rapport au déménage
19:29et à la sécurisation ?
19:30La France n'interviendra
19:31que quand il y a
19:32l'accord de paix
19:33qui existe.
19:35Et là, il dit
19:36« Il n'y a rien qui est signé,
19:38mais en deux jours,
19:39on est là. »
19:40Et donc, en quelque sorte,
19:41il faudra savoir aussi.
19:43Il l'encourage,
19:45la paix.
19:46Il encourage la paix,
19:47mais sauf qu'il se contredit.
19:49C'est ce que dit Emmanuel Macron.
19:50Il faut soutenir
19:50cet accord de paix.
19:51Est-ce qu'il avait parlé
19:52d'accord de paix
19:52ou de milieu permissif ?
19:56Ça veut dire
19:57qu'il y avait un véritable
19:58cessez-le-feu.
19:59Non.
20:01Je reviens.
20:03Général est à la retraite,
20:04mais c'est un général.
20:06C'est-à-dire que tout le monde
20:07se tait derrière.
20:07On ne peut jamais
20:08d'être général.
20:08Voilà, tout le monde se tait.
20:10Non, non.
20:10Je reviens au débat
20:12qui nous occupait
20:12il y a une seconde.
20:13Jérôme Klesch dit
20:14« Aucune chance pour que la guerre
20:15ne revienne du côté des Américains. »
20:16Sauf des frappes limitées,
20:17des coups de semences.
20:18Oui, mais ça,
20:18il peut y en avoir.
20:19Comme il y en a eu.
20:19D'ailleurs,
20:20le cessez-le-feu a été écorné.
20:22Et on dira pourquoi.
20:23Je ne sais pas.
20:23Quelqu'un a parlé précédemment
20:26sur un autre plateau,
20:27sur le BFM, je vous rassure,
20:30de guerre perpétuelle.
20:31Je rejoins.
20:32Moi, je rejoins cette position.
20:34On va y retourner.
20:35On va y retourner.
20:36Netanyahou,
20:37pour brosser un peu Trump
20:39dans le sens du poil,
20:40dit « Grâce à vous,
20:41Président Trump,
20:42on a cessé la menace nucléaire. »
20:45On a évité la destruction
20:46nucléaire d'Israël.
20:47Il n'a rien publié sur Twitter.
20:48Mais encore une fois,
20:50si Natanz a été pulvérisé,
20:52si Fordo l'a été,
20:53il y a des sites peut-être cachés,
20:56la capacité intellectuelle,
20:57scientifique de l'Iran
20:58reste intacte,
20:59la filière nord-coréenne
21:01et pakistanaise
21:01reste intacte.
21:03Et moi,
21:04quand j'étais sous-directeur
21:05de prolifération
21:05à la direction
21:06du renseignement militaire,
21:07il y a 20 ans,
21:07je faisais des conférences
21:09où je disais
21:09« Il est minuit mois le quart,
21:10docteur Schweizer,
21:11pour que l'Iran
21:12ait l'arme nucléaire. »
21:13Il y a 20 ans.
21:14Mais ça veut dire
21:15qu'ils vont continuer.
21:16Ils vont continuer.
21:17Et ils resteront toujours
21:18dans cette logique
21:19de se dire
21:19« On va rester au niveau du seuil
21:21pour être en mesure
21:22de menacer
21:23de passer ce seuil. »
21:24Et en plus,
21:25là,
21:25ils ont fait la démonstration,
21:27ils le savaient avant,
21:27la 5e flotte aussi
21:28et Sancom aussi,
21:29ils ont fait la démonstration
21:31qu'ils avaient
21:31une autre arme nucléaire,
21:32c'est le détroit d'Hormuz,
21:33c'est la géographie
21:34du détroit d'Hormuz.
21:35Et donc,
21:36ils vont revenir,
21:36ils vont revenir à la charge
21:37et tant que ce pouvoir iranien
21:40sera en place
21:41et menacera
21:42l'existence d'Israël,
21:44Israël,
21:44les États-Unis,
21:45ils retourneront.
21:47S'il y a une chose
21:48dont Donald Trump
21:49doit être convaincu
21:49ce soir,
21:50c'est que la solution
21:52militaire jusqu'au boutiste
21:54nécessiterait quoi ?
21:55Une vitrification de l'Iran ?
21:57Il n'en est évidemment
21:58pas question.
21:59Donc,
21:59et des hommes au sol
22:00non plus,
22:01il a déjà,
22:02j'allais dire,
22:02battu en retraite
22:03en voyant
22:04que subtilement,
22:05d'ailleurs,
22:05l'Iran avait fait en sorte
22:07de pouvoir écorner
22:08le cessez-le-feu.
22:10Pourquoi l'Iran a écorné
22:11le cessez-le-feu
22:12les dernières semaines ?
22:12Parce que c'est elle,
22:13en fait,
22:13qui a écorné le cessez-le-feu.
22:14En ripostant contre Israël
22:16sous couvert
22:17d'aider le Hezbollah
22:18et en ripostant
22:19contre la tentative
22:21de forçage
22:22du détroit d'Hormuz
22:22par les Américains.
22:24Tentative qui a lieu
22:24déjà depuis des semaines,
22:25au moins depuis le début
22:26du cessez-le-feu.
22:27D'ailleurs,
22:27ils transportent même
22:28du carburant, etc.
22:29Ça a été très bien documenté
22:30sur le plateau de BFM TV.
22:32Donc,
22:32pourquoi ont-ils forcé ça ?
22:33Parce qu'ils se sont rendus compte
22:34que leur détroit d'Hormuz,
22:36qui est,
22:37comme on le dit,
22:37leur dissuasion nucléaire
22:38bis,
22:39elle est efficace,
22:40mais elle s'émousse
22:41dans le temps.
22:42Alors,
22:42effectivement,
22:43il va y avoir des pénuries.
22:44Il pourrait y avoir des pénuries,
22:45c'était pas ouvert,
22:46sur les semi-conducteurs,
22:47sur un tout un tas de choses.
22:48Mais sur le pétrole,
22:49la catastrophe annoncée
22:50a eu lieu
22:51et elle sera toujours
22:52plus faible en réalité.
22:54Et donc,
22:54pour véritablement pousser
22:56leur avantage
22:56et faire en sorte
22:57de transformer l'essai,
22:58revenir avant le 28 février,
23:00ils étaient capables
23:00de le faire.
23:01Mais ajouter le dégel des avoirs,
23:03ajouter la levée des sanctions,
23:04ajouter le contrôle
23:05et la privation
23:06d'Hydé 3-Hormuz,
23:07pour ça,
23:07il fallait plus.
23:08Il fallait montrer
23:09que le pouvoir de destruction,
23:10c'est leur troisième
23:12dissuasion nucléaire,
23:12c'est les simples missiles balistiques,
23:14les frappes
23:15sur les dispositifs américains
23:16et sur le Golfe.
23:17Et ça,
23:18Donald Trump n'en veut pas.
23:19Alors évidemment,
23:19il a fait montre
23:20de ne pas le craindre,
23:21il ne faut jamais avoir
23:21l'air de redouter.
23:22Et donc,
23:23il a immédiatement repiocé.
23:24Mais ça,
23:24il a bien compris
23:25que l'Iran n'attendait
23:26qu'une chose,
23:26c'est d'avoir le prétexte
23:27de pouvoir frapper
23:28et de casser du petit bois,
23:29pardon pour l'expression.
23:31Et ça,
23:31c'était véritablement
23:32pousser son avantage.
23:33Et ça,
23:34l'Iran est capable
23:35de le faire.
23:35Vous imaginez bien
23:36que ça,
23:36s'il revient à la guerre
23:37de façon autre
23:38que de façon limitée,
23:39ça a des coups de semence,
23:40des attaques sporadiques,
23:41il peut y en avoir.
23:41Il y en aura encore,
23:42je vous le disais,
23:42il y a loin de la coupe au lèvre.
23:43Il y a toujours de la guerre
23:44dans l'après-guerre.
23:45Ça, c'est sûr.
23:46Sauf que, pardon,
23:46ce que vous dites,
23:47Général Solé,
23:48je me fais votre porte-parole général.
23:49Mais allez jusqu'au boutiste.
23:50Merci, Maxime.
23:50Je m'en excuse d'avance.
23:52Mais c'est qu'à partir du moment
23:53où la menace nucléaire
23:55sera toujours là,
23:56pèsera toujours
23:57notamment sur Israël.
23:58Mais parce que l'on ne veut pas
23:58comprendre quelque chose.
24:00Alors, le risque de guerre,
24:01ça se voit.
24:01Mais parce que l'on ne veut pas
24:02comprendre quelque chose
24:03où on feint de ne pas le comprendre,
24:04où on s'agénie
24:05à véhiculer ce message
24:07qui est le suivant,
24:08c'est l'arme nucléaire.
24:10L'Iran va tenter de l'avoir
24:11et va s'en servir
24:12contre Israël.
24:13Mais vous avez bien vu
24:14à qui vous avez affaire.
24:15Les Iraniens sont beaucoup
24:16trop subtils pour ça.
24:17Ce n'est pas leur but.
24:18Leur but,
24:19c'est de rester au seuil,
24:20d'en jouer
24:21et de toujours pouvoir
24:23avoir une certaine reconnaissance
24:24et un statut
24:26national lié à cette pseudo,
24:28cette possession putative
24:29de l'arme nucléaire.
24:30Mais ce n'est pas
24:31d'aller la tirer sur Israël.
24:33Ça, c'est des choses
24:34qu'on nous raconte.
24:35Vous voyez,
24:36ce n'est pas vraiment ça
24:36la stratégie de l'Iran derrière.
24:38Et d'ailleurs,
24:39juste pour finir,
24:40factuellement,
24:41et je ne peux pas faire l'économie
24:42de ne pas le rappeler
24:43une fois de plus
24:43sur votre plateau,
24:44le 25 mars 2026,
24:47la direction du renseignement
24:49américain a redit
24:51que l'Iran
24:51ne cherchait pas factuellement
24:53à avoir l'arme nucléaire.
24:54Ce qui ne veut pas dire
24:55qu'elle ne cherche pas
24:55à enrichir et à rester au seuil.
24:57Ce qui ne veut pas dire
24:58qu'elle garde jalousement
24:59les stocks pour dire
24:59« Voyez,
25:00j'ai 440 kg d'uranium
25:02enrichi à 60 %,
25:03qu'est-ce que je pourrais
25:04bien en faire ? »
25:05Voilà.
25:05Mais ça veut dire
25:05qu'elle ne cherche pas
25:06à avoir l'arme nucléaire.
25:07Donc ça, c'est un fait.
25:08L'accord n'est pas signé physiquement.
25:12Netanyah, il y a deux heures,
25:14a écrit « Avec un accord
25:16ou sans accord,
25:18tant que je suis Premier ministre
25:19d'Israël,
25:20l'Iran n'aura pas l'arme nucléaire. »
25:23Et elle ne l'aura pas.
25:23L'accord ou sans accord ?
25:25Ça veut dire qu'en gros,
25:26il dit à Donald Trump
25:28« Tu peux t'amuser
25:29avec tes papiers,
25:31je m'en fous.
25:32J'ai ma propre politique,
25:34j'ai mon propre intérêt géopolitique
25:36et je m'en fiche de ton accord. »
25:38Question ce soir, Sergei,
25:40quelle est la longévité politique
25:41de Netanyahou ?
25:42C'est justement
25:43confronté à des élections
25:44à l'automne pour Charles
25:45et il est donné
25:47plus que fragilisé.
25:48Mais il se présente, lui.
25:49Il se présente.
25:50Il annonce ce soir
25:51qu'il se représentera.
25:51Bien sûr, parce qu'il n'a pas le choix.
25:53Soit il se présente
25:54et il continue la politique,
25:55soit il risque d'être
25:56confronté à la justice.
25:58C'est l'extrême droite, là ?
25:59Non, mais ce que je veux dire
26:00par là, c'est que
26:00la situation en Israël
26:01a changé.
26:02C'est une défaite stratégique
26:04pour Israël.
26:05Il y a eu une victoire militaire,
26:06c'est clair,
26:07contre l'Iran
26:08qui a été détruit.
26:09Et d'ailleurs, au passage,
26:10c'est vrai que l'arme nucléaire,
26:12elle peut renaître
26:13de ses cendres,
26:14mais elle est au moins
26:15enterrée pour 5 à 10 ans.
26:17Même les Israéliens
26:18et Netanyahou lui-même
26:21n'est plus là aujourd'hui même.
26:23Donc Netanyahou risque
26:24de faire les frais
26:25de cette campagne ratée,
26:27finalement,
26:27dont l'objectif essentiel
26:28a été raté,
26:30puisqu'elle n'est pas allée
26:31jusqu'à son jeu.
26:31Il joue la dernière carte, en fait.
26:33Et donc, voilà,
26:34il faut s'attendre aussi
26:35à une explication très franche
26:37avec Donald Trump.
26:38Et ce qui est en jeu,
26:38en fait,
26:40dans les semaines qui viennent,
26:41c'est la relation
26:43Washington-Jérusalem.
26:44Et il n'est pas sûr
26:45que Netanyahou
26:46en sorte gagnant.
26:47Donc, si vous voulez,
26:48on est dans une situation
26:48quand même très difficile.
26:50Je pense que personne
26:52aujourd'hui ne peut dire
26:52avec certitude
26:54que Trump a tout perdu
26:55ou que c'est un fiasco total.
26:57Je crois qu'il faut attendre
26:58les 60 jours de la négociation.
27:00Il faut attendre patiemment
27:02d'avoir le texte de l'accord.
27:04Qu'est-ce qu'il dit
27:04en particulier
27:05sur les contreparties,
27:06sur la levée des sanctions
27:07contre l'Iran,
27:09sur la disposition,
27:10la mise à disposition
27:11des milliards de dollars
27:12des avoirs gelés ?
27:14C'est très important.
27:14L'Iran, finalement,
27:15n'avait qu'un seul objectif
27:17en dehors de sa survie.
27:19Je l'ai répété suffisamment
27:20sur ce plateau.
27:21C'est l'argent.
27:22C'est l'argent.
27:23On ne sait pas exactement.
27:24Donc, soyons un peu patients
27:26et on verra ce qui se passe.
27:28Mais dans le court terme,
27:30aujourd'hui, au G7,
27:31qu'est-ce qui se passe ?
27:32On a un Trump
27:33avec lequel, finalement,
27:35on a détendu l'atmosphère.
27:36On espère qu'il y aura,
27:38effectivement,
27:38une réouverture de Détroit
27:40et on va s'attacher
27:41à négocier au problème
27:42qui, nous, Européens,
27:43nous concernent,
27:44au premier chef,
27:45l'Ukraine.
27:45Et là, on peut s'attendre,
27:47peut-être,
27:47à une percée dans le sommet,
27:49on va voir.
27:49Général.
27:50Oui, je voulais réagir
27:51sur ce que vient de dire Ulysse
27:52et je vous rejoins.
27:54C'est un fiasco à court terme.
27:56Mais encore une fois,
27:57un pays comme l'Iran,
27:58aussi grand soit-il,
28:00prendre 25 000 frappes
28:02pour 13 000
28:03ou je ne sais plus combien
28:04objectifs tapés
28:06avec une économie
28:07qui est quand même exsangue.
28:09Et la véritable action stratégique
28:11qui n'est pas tactique américaine,
28:12ça a été le contre-blocus.
28:14Le bloc, le blocus.
28:15Ça, ça a été une action
28:16à portée stratégique.
28:18Moi, je suis convaincu
28:20que dans le long terme,
28:22il va y avoir le collapse,
28:24l'effondrement du régime iranien.
28:27Alors, Trump a trahi
28:29le peuple iranien en janvier
28:30en leur disant
28:31« soulevez-vous, j'arrive ».
28:33L'aide arrive,
28:33l'aide est en route.
28:34Là, il était en contre-temps complet.
28:36S'il avait fait
28:38ce qu'il a fait en mars,
28:39en janvier,
28:40je pense qu'il y aurait eu
28:41un super effet multiplicateur.
28:43Il y aurait eu un effet de levier.
28:45Mais le problème,
28:47c'est de remettre de l'argent
28:48dans l'économie,
28:48dans les pseudo-économies iraniennes.
28:50Ça veut dire repayer les milices,
28:52repayer la police iranienne,
28:53celle qui oppresse le peuple.
28:56Ça va traîner,
28:57ça va traîner.
28:58Mais je suis convaincu
28:59qu'à long terme,
29:00le peuple iranien
29:01finira par avoir la peau
29:02de tous ces salopards,
29:03pardon,
29:03de tous ces dictateurs.
29:06On peut le souhaiter,
29:07mais ça reste pour le moment.
29:08C'est du long terme.
29:09Pour le moment,
29:09moi, j'ai vraiment le sentiment,
29:10je suis plutôt sur la ligne
29:11qui fait que
29:13le régime iranien
29:14est plus dur aujourd'hui
29:15qu'il ne l'était
29:16avant le 28.
29:18Et ça,
29:18ça ne rend pas
29:19service aux Iraniens.
29:20Il y en a eu 18 de pendus hier.
29:22Il y en aura d'autres encore.
29:24Parce que maintenant
29:24que ce volet de la guerre
29:26avec les États-Unis
29:27et peut-être avec Israël
29:29s'est conclu
29:30au moins pour 60 jours,
29:31eh bien,
29:32ce qui reste,
29:32c'est le front intérieur.
29:33Et le front intérieur
29:34va être très dur.
29:36Sauf que ce régime
29:38qui est dur,
29:38il y a des pendaisons,
29:40mais contre le peuple,
29:41ça veut dire
29:41les petites gens.
29:43Tandis qu'on raconte
29:44qu'il y a une guerre
29:45entre les vatons-guerres
29:47et les plus raisonnables.
29:49En fait,
29:50les vatons-guerres
29:50n'ont jamais exécuté
29:52pendant ces mois-ci
29:53aucun responsable.
29:55Et même si
29:56les vatons-guerres
29:57demandaient
29:58il faut les pendre tous
29:59et ils sont des traîtres,
30:00etc.,
30:00aucun traître
30:01n'a été exécuté
30:02dans la hiérarchie
30:04iranienne.
30:04ware.
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