- il y a 11 heures
Chaque soir, Alice Darfeuille vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00On va repartir bien sûr au Moyen-Orient, faire le point sur les négociations en cours pour tenter de mettre
00:06fin à ce conflit au Moyen-Orient,
00:09entre signes encourageants, beaucoup de déclarations.
00:13Impatience aussi de Donald Trump, mais à ce stade, rien de concret n'est ressorti de ces pourparlers entre Iraniens
00:19et Américains.
00:19La pression militaire est toujours aussi forte.
00:22Écoutons Donald Trump.
00:23La dernière déclaration de Donald Trump, il s'était rendu au cimetière militaire d'Arlington, près de Washington, D.C.
00:31Il rend hommage à ceux qui sont morts au combat, tout en faisant référence évidemment à la situation actuelle.
00:37Écoutez.
00:39Au cours de l'opération Epic Fury, nous avons perdu 13 âmes merveilleuses, 13 personnes formidables.
00:45Ces hommes et ces femmes incroyables ont donné leur vie pour garantir que le principal État soutenant le terrorisme dans
00:51le monde
00:51ne possèdent jamais l'arme nucléaire.
00:54Et ils ne l'auront pas, ils n'auront jamais l'arme nucléaire.
00:56Je suis sûr que vous le savez.
01:00Bonsoir Général Sidos.
01:01Il ne s'exprime pas d'un endroit anodin, le président américain, le cimetière.
01:07Il faut expliquer d'où il parle et pourquoi il fait le lien entre ceux qui sont morts au combat
01:12aujourd'hui
01:12et les sujets qui nous occupent lorsqu'on parle de ces négociations.
01:17J'ai toujours envie de dire quand Trump parle, il en a perdu 13, nous on en a perdu 3.
01:21Déjà, il faut remettre les choses au point.
01:24Il ne les cite pas, mais donc ça fait un quart des pertes américaines.
01:30Donc il parle du cimetière d'Arlington qui est le grand cimetière militaire américain traditionnel
01:34où il y a des tombes de toutes les époques, de la guerre de sécession jusque récemment.
01:38Et c'est un grand lieu d'émotion.
01:40Les Américains l'exploitent, entre guillemets, réellement.
01:43Il y a quand même une très très grande symbolique sur les tombes qui sont très simples en fait.
01:48Il y a une croix, il y a une plaque, c'est très sommaire.
01:51Et pendant la guerre d'Afghanistan, il y avait énormément d'images où on voyait des veuves avec les enfants
01:57y aller.
01:57Donc c'était un endroit très émotionnel, vraiment très très important.
02:01Donc l'endroit était tout trouvé pour mettre de l'enjeu autour de ce qui est en train de se
02:06passer en ce moment.
02:07En fait, il dit qu'en fait les Etats-Unis ont payé le prix.
02:10Donc ont payé le prix de cette bataille contre l'Iran et que finalement, c'est normal de rentrer en
02:17négociation.
02:17Ce n'est pas la peine d'aller plus loin.
02:19On a eu très situé, on a fait le boulot et donc maintenant on peut négocier.
02:23Et donc ça lui donne une caution morale pour terminer les négociations.
02:27Puisqu'il est très critiqué effectivement, depuis qu'il a annoncé qu'il y avait un début d'initiative,
02:34de lettres d'intention, de négociations, avec plein de sujets polémiques d'ailleurs.
02:38Plein de sujets polémiques.
02:39Donc il a subi pas mal d'attaques politiques et des attaques venant des Israéliens en particulier.
02:44Et donc ça lui sert effectivement de symbole quelque part pour dire, je ne vais pas en faire tuer plus
02:50peut-être.
02:50Il y en a déjà eu assez en Irak, en Afghanistan.
02:54J'ai été élu pour ne pas faire tuer des soldats américains.
02:57Eh bien, j'y en ai eu 13.
02:59C'est bien, c'est bon, on va s'arrêter là.
03:01Je salue le général Dominique Delors, ancien chef du centre opérationnel interarmé qui est avec nous.
03:06Bonsoir Elsa Vidal et Didier François.
03:10Bonsoir.
03:12Parlons notamment, Didier François, à ceux qui ne travaillaient pas aujourd'hui,
03:15qui se reconnectent après un week-end de trois jours et qui se demandent ce soir à 21h23
03:20où en sont finalement ces négociations et dans quelle mesure ça avance.
03:25Et vous leur direz quoi ? Que ça peut durer trois jours ou trois mois ?
03:27Trois jours ou douze ans.
03:28Non, à deux ou trois jours près, c'est en général la possibilité avec les Iraniens.
03:33La dernière négociation, ça a duré douze ans.
03:35Donc non, pour faire plus court.
03:39Où en est-on ce soir ?
03:40On a avancé côté iranien et américain, non pas sur les négociations,
03:47mais sur le cadre qui permettrait d'ouvrir les négociations.
03:50En faisant, et c'est là que c'est compliqué, c'est qu'il fallait trouver une solution
03:56dans laquelle et les États-Unis et l'Iran pouvaient dire « j'ai gagné les deux ».
04:02Donc les Iraniens voulaient pouvoir dire « nous gardons l'uranium enrichi »
04:10et les Américains veulent dire « on a récupéré l'uranium enrichi ».
04:13Donc ils sont arrivés à peu près à mi-chemin pour l'instant,
04:16qui est que les Iraniens leur donneraient une partie de l'uranium enrichi
04:21et dilurer l'uranium enrichi, le reste, l'essentiel, celui à 60% sur place.
04:29C'est en cours de discussion, ce qui va se discuter, c'est un, les volumes,
04:33deux, est-ce qu'ils sont capables de les obtenir ?
04:36Mais donc, contrairement à ce que nous disaient les Iraniens,
04:39on parle bien de l'uranium enrichi maintenant et pas dans un second temps ?
04:42Alors, on parle de les Iraniens.
04:45Encore une fois, ce qui est compliqué, c'est que les deux vont dire « on a gagné »
04:50et l'autre ment, c'est obligé, puisque sinon ils ne peuvent pas y arriver.
04:55Si Trump dit « ça y est, j'ai tout gagné, je les ai écrasés »,
04:57les autres vont dire « bah non, on continue, on ne cèdera pas ».
05:00Et si les Iraniens disent « pas du tout », etc., c'est Trump qui ne lâchera pas.
05:05Donc ils sont en train de trouver.
05:06L'idée était de celle-là, donc ils sont en train de fixer le cadre.
05:11Ça ne veut pas dire que ça va se faire tout de suite.
05:13Restons calmes.
05:14On est en train de mettre en place ce qu'ils appellent un « memorandum for understanding »,
05:19mais une lettre d'intention qui permette de dire « voilà ce qui nous permet de commencer les discussions ».
05:24Et ensuite, elles seront séquencées par parties de 30 jours.
05:27Donc je ne voulais pas rentrer dans les détails techniques pour ne pas vous embêter avec ça.
05:30Mais grosso modo, les Iraniens vont pouvoir dire « on garde l'uranium »,
05:33les Américains veulent dire « on en a récupéré ».
05:35Même chose sur l'enrichissement.
05:37Désolé.
05:37Mais l'enrichissement, les Iraniens vont dire « on peut continuer ».
05:41Les Américains vont dire « pas du tout ».
05:42Parce que dans un premier temps, ça sera 0%, mais pendant 5 ans, puis après 1,5% pendant 5
05:48ans,
05:48puis au bout de 15 ans, ils auront le droit de faire 3,7%.
05:51Donc vous voyez bien que tout est fait pour que tout le monde puisse dire « j'ai gagné ».
05:54Sauf que ça, à mettre en œuvre et à écrire, ce n'est pas totalement facile.
05:59Donc ils sont en train de finir les dernières discussions là-dessus.
06:02Voilà.
06:02Désolé.
06:03Non, non, mais vous nous dites les choses telles qu'elles sont.
06:06Il y a beaucoup de déclarations du président américain, ce soir en particulier, sur le nucléaire,
06:10notamment avec ce petit schéma, parce que la guerre de communication se poursuit.
06:14Et on n'a pas parlé d'Hormuz.
06:15On n'a pas parlé d'Hormuz.
06:17Il faut décrypter ce, comment dire, cette petite BD qu'a postée le président américain,
06:23qui ne cesse d'insister sur la médiocrité de l'accord qui a été négocié par Obama en 2015,
06:29alors qu'il ne va probablement pas revenir au même niveau qu'en 2015, voire faire moins bien.
06:36Oui, et là est tout l'enjeu pour lui, parce que dans cette négociation qui était sur le point
06:41où il semble faire des progrès, elle a ouvert dans le dos de Donald Trump des critiques.
06:46Des critiques de la part de Républicains, de Républicains qui étaient très vatanguaires.
06:49Juste, on raconte le schéma.
06:51Le schéma, tout simplement, on voit Barack Obama qui n'a pas initié les négociations,
06:57mais qui les a remportées, les négociations sur le nucléaire iranien,
07:01dans le cadre de cet accord qu'on cite souvent, celui de Vienne, le JCPOA.
07:05Derrière Joe Biden, qui l'a perpétué et qui s'est engagé à essayer de le faire réaliser,
07:11avec plus ou moins de succès.
07:12Et derrière Donald Trump, qui serait le seul finalement à prendre le taureau palécorne,
07:17mais ça c'est sa propre légende, et à se confronter au régime iranien,
07:20en refusant de lui laisser la possibilité d'exploiter les failles de l'accord.
07:25Ça veut dire quoi ?
07:26« I will blow shit up », ça veut dire « je vais tout faire sauter ».
07:29Donc Obama téléphone à un iranien qui lui dit « je vais tout faire sauter ».
07:33Joe Biden téléphone aussi à un iranien et il lui dit la même chose.
07:35Parce qu'il propose de négocier.
07:36Et là, on inverse les rôles.
07:38« Le rapport de force est renversé, je vais tout faire sauter ».
07:41Et là, les iraniens sont prêts, seraient prêts, devrait-on dire, à négocier.
07:45Franchement, c'est totalement éloigné de la réalité, mais c'est plutôt bien trouvé.
07:48C'est l'histoire de la communication politique.
07:50On se bat pour survivre.
07:52Non, ça ne vous fait pas rire, disons-en.
07:53Si, si, si.
07:54Ce n'est pas drôle, le sujet n'est pas drôle.
07:58Non, mais sur le nucléaire, pourquoi il se piège tout seul ?
08:00Il va faire moins bien que Barack Obama, on est bien d'accord ?
08:03On n'en sait rien pour l'instant.
08:05On va voir parce que ce qui va être compté derrière sur le nucléaire,
08:08c'est le protocole additionnel qui est en train d'être discuté par les gens très sérieux.
08:11Le protocole additionnel, on est à peu près autour des mêmes choses.
08:15Là, pour le coup, je m'excuse, mais on est sur la possibilité d'une centaine de kilos d'enrichissement,
08:23mais surveillé par la UA sur un site.
08:25Là, pour le coup, on est encore très, très loin du cadre.
08:28Pour l'instant, on ne va pas se perdre.
08:30On est dans comment on peut rentrer pour de vrai dans les négo.
08:34Après, ça sera 30 jours, 30 jours, 30 jours, 30 jours.
08:36Et ce que je vous dis, avec les Iraniens, ça peut aller d'une semaine à 12 ans.
08:40Parce que, pourquoi j'ai dit 12 ans ?
08:41Ce n'est pas seulement pour faire le mariole, c'est parce que les négociations de la dernière fois ont
08:45duré 12 ans.
08:47Donc, en fait, là, ce qu'ils vont, c'est fixer le cadre qui permet d'arrêter la guerre.
08:54Parce que les Iraniens ont quand même ramassé, ils ont besoin de gagner de l'argent.
08:57Et eux, ce qu'ils veulent obtenir, c'est de lever les sanctions.
09:00Et ils veulent obtenir un chèque de 10 milliards, pour faire simple, pour pouvoir continuer à payer les passes d
09:04'arrant.
09:04Sinon, leur régime, il y a un moment, ils vont avoir un problème.
09:06Il faut bien qu'ils les payent, leurs gardiens de la révolution.
09:08Et aujourd'hui, ils ne peuvent plus.
09:09Donc, il faut qu'ils escortent.
09:10Et les Américains ne veulent pas rebombarder parce qu'ils ne sont pas sûrs d'y arriver.
09:13Et que les pays arabes de la région leur disent, vous êtes un cinglé.
09:16Si vous faites ça, nous, on n'existe plus parce que les Iraniens vont riposter.
09:20Donc, négocier.
09:21Donc, c'est pour ça qu'ils vont vers ces négociations.
09:23Mais en fait, les Américains n'ont pas plus envie de ça que de négocier.
09:28Et les Iraniens, il y a une grande partie qui préfèrerait traîner.
09:31Donc, attention, on est en train de discuter du cadre.
09:34Après, ça traînera.
09:35Vous le disiez tout à l'heure.
09:37Je ne sais pas si c'est à ça que vous faisiez référence.
09:39Vous disiez qu'il y a des gens très sérieux qui sont en train de négocier.
09:42Ce sont les hauts responsables iraniens qui se sont rendus à Doha, en l'occurrence.
09:45Vous faisiez référence à ça ou pas ?
09:47En tout cas, il y a cette information-là qui nous est parvenue.
09:50Ils sont allés à Doha.
09:51En fait, ce qui se passe, c'est qu'il faut voir que les Qataris et les Pakistanais sont les
09:57intermédiaires dans ces discussions.
09:58Il n'y a pas d'intervention directe entre les Américains et les Iraniens.
10:02Donc, lundi dernier, les Pakistanais et les Qataris ont rencontré l'équipe de négociation américaine et Donald Trump,
10:09ont amené cette semaine les propositions aux Iraniens qui ont discuté jusqu'à vendredi et à samedi.
10:18Et depuis samedi-dimanche, ils ont répondu aux Américains.
10:21Ça semble être à peu près d'accord.
10:23Mais maintenant, ils sont en train de consulter tous les intermédiaires de la région, les Saoudiens, les Émiratis, etc.
10:29et les Chinois pour essayer de faire tenir ce cadre.
10:31Les seuls qui n'ont pour l'instant pas été consultés directement sont les Israéliens qui le prennent un peu
10:37mal.
10:37Qui commencent un peu d'ailleurs à le prendre mal.
10:40Visite donc de ces hauts responsables iraniens avec notamment la situation dans le détroit d'Hormuz qui était au cœur
10:46des échanges.
10:47Pour eux, c'est fondamental.
10:48C'est fondamental, évidemment.
10:49Sur le détroit d'Hormuz et le contrôle que les Iraniens exercent sur le détroit d'Hormuz.
10:55Regardez, ce dernier clip généré par l'intelligence artificielle et relayé évidemment par la propagande iranienne pour marguer les Américains.
11:29Voilà un nouveau clip.
11:33Pour évoquer le détroit d'Hormuz.
11:34Le détroit d'Hormuz, c'est intéressant de voir qu'il n'a pas la même valeur pour tout le
11:38monde.
11:39Pour les Israéliens, il a une valeur zéro.
11:43Ça n'a aucune importance.
11:45Qu'ils soient fermés ou ouverts, bloqués par l'un ou par l'autre, ça n'a pas de valeur
11:50politique ni même stratégique.
11:51Ils n'ont pas besoin de ce qui sort du Golfe-Arabou-Persic pour fonctionner et donc ça n'a
11:57aucune valeur.
11:58Pour les Américains, ça a une certaine valeur.
12:01Moins que pour la communauté européenne et évidemment beaucoup moins que pour les pays arabes et moins que pour les
12:09Iraniens.
12:09Donc ça a une certaine valeur.
12:11Pas très importante.
12:13Il y a d'autres choses qui sont plus importantes pour les Américains.
12:15Donc, bon.
12:17Et puis évidemment, pour les Iraniens et les pays arabes et la Chine, ça a beaucoup d'importance.
12:23Et nous, on en parle énormément de cette histoire parce que ça met à mal la liberté de circulation auxquelles
12:29nous sommes logiquement très attachés
12:31et sur lesquelles on ne devrait pas transiger.
12:34On ne devrait pas transiger.
12:35Et là, nous avons un point d'accord avec les Américains.
12:39Les Israéliens, comme je l'ai dit, ça leur est complètement égal.
12:42Mais avec les Américains, nous avons un point d'accord.
12:44Les Européens avec sur ce point.
12:46Et nous avons un deuxième point d'accord.
12:47C'est sur le fait que les Iraniens, plutôt la République islamique d'Iran, ne doit pas posséder l'arme
12:54nucléaire.
12:55Alors, restons sur le détroit d'Harmouz, s'il vous plaît.
12:57Et on prendra les sujets les uns après les autres.
12:59Précisément, vous dites, nous avons un point d'accord avec les Américains sur le fait que ce détroit d'Harmouz,
13:04dans ce détroit d'Harmouz, la circulation doit être libre et totale.
13:08C'est ça que doit rétablir Donald Trump au travers de cet accord ?
13:12Il ne doit pas transiger là-dessus ?
13:14Parce que les Iraniens disent tout autre chose.
13:16Vous avez raison de parler du détroit d'Harmouz, parce que ça fait partie de l'équation.
13:20Mais ce n'est pas le point principal pour les Américains.
13:22Le point principal pour les Américains, c'est bien le nucléaire.
13:25Oui, mais c'est un point important pour les Iraniens.
13:28Mais vous voyez bien que la tactique iranienne, qui semble assez efficace, de dissocier les problèmes, ne permet que de
13:36gagner du temps.
13:37Parce que s'ils dissocient d'abord, on traite le problème du détroit, et puis dans deux mois, on traitera
13:42du nucléaire.
13:43Vous pensez bien que ça pose aussi des problèmes opérationnels très considérables, y compris pour la force américaine.
13:50En ce moment, nous, on trouve qu'il fait chaud.
13:52Vous avez expliqué qu'il faisait 30 ou 32 degrés, peut-être 34.
13:56Mais au large de Mascate, c'est au-delà de 40 qu'il fait.
14:01Et l'armada américaine tourne déjà depuis deux, trois mois.
14:04On ne va pas continuer à tourner pendant quatre mois comme ça.
14:06– Donc, il faut que ça se règle vite pour les Américains.
14:10– Il faut qu'il y ait un règlement, ou alors ça nécessite une logistique opérationnelle considérable.
14:15Donc, il n'y a pas la…
14:18Est-ce que les Américains vont accepter de dissocier les problèmes,
14:24et ça donne un avantage considérable dans la négociation aux Iraniens,
14:29ou vont maintenir la pression pour dire, si vous n'avancez pas sur le nucléaire,
14:34et en même temps que sur l'histoire du Détroit,
14:37à ce moment-là, on revient au point zéro,
14:39c'est-à-dire à la possibilité d'une nouvelle campagne aérienne.
14:43– On en revient à si tout n'est pas réglé, rien n'est réglé.
14:46Mais quel type de contrôle, Général Sidos, qui ne dirait pas son nom,
14:50le contrôle des Iraniens serait acceptable pour les Américains ?
14:55Parce que là, ce soir, les Iraniens, il y a quand même une petite évolution dans le vocabulaire.
15:01Ils ne parlent plus de péage, ils parlent de frais de service.
15:05– Pour ne pas se faire tirer dessus, effectivement.
15:07C'est un petit peu ce qui se passe dans les films noirs américains,
15:11quand la mafia, quand il y a du racket, c'est un petit peu ça.
15:13C'est du racket par rapport à ce qui existait avant.
15:16Bon, mais par rapport à la géopolitique iranienne,
15:19ce n'est pas vraiment du racket.
15:20C'est une prise de possession de l'Empire,
15:22qui leur a été offert par l'occasion de ce conflit.
15:25– Donc ce que vous dites, c'est que si vous étiez guide suprême iranien,
15:28vous l'auriez fait plus tôt ?
15:29– Ils avaient l'intention de le faire, d'ailleurs.
15:32Ça faisait partie de leur stratégie,
15:33de la stratégie de défense iranienne et de géopolitique iranienne de la région.
15:37Ils attendaient peut-être un petit peu l'occasion.
15:39Leur occasion leur a été offerte.
15:41Donc, prendre possession et estimer que c'est de la propriété.
15:45Ensuite, ils ont quand même parlé plusieurs fois.
15:48Certains, parce qu'il y a beaucoup de personnes qui s'expriment,
15:51donc il faut synthétiser quelque part.
15:53Mais ils ont souvent dit qu'ils allaient apporter la paix au Proche-Orient,
15:57enfin, dans la zone du Golfe, justement.
15:59Eux vont assurer la paix, eux vont assurer la protection.
16:02En fait, ils disent carrément au pays du Golfe,
16:04placez-vous sur notre protection.
16:06Donc, en fait, ce passage, ce péage,
16:09est la première étape vers la protection.
16:11Les Américains ne vous ont pas protégés, contre nous, certes.
16:14Mais nous, à partir du moment où on nous laisse tranquille,
16:17on fait ce qu'on veut,
16:18où on établit notre propriété sur le détroit d'Hormuz,
16:21où on établit notre zone d'influence
16:24et de notre territoire, notre empire,
16:29eh bien, nous sommes...
16:30Il n'y a plus d'étrangers.
16:31Il ne faut plus qu'il y ait d'étrangers.
16:32Ça aussi, ça apparaît.
16:33Ça apparaît souvent.
16:35On doit régler ça entre nous.
16:36Donc, voilà, c'est le programme.
16:38Mais ces réouvertures du détroit d'Hormuz, il y a.
16:40Est-ce que ça prendra effet tout de suite ?
16:43Ça peut, ça peut prendre effet tout de suite.
16:45Ça peut, honnêtement.
16:46S'ils disent du jour au lendemain, on ouvre.
16:49Bon, ils laisseront passer un certain nombre de bateaux
16:50gratuitement, leurs alliés, ce qu'ils ont déjà fait.
16:53Ils en feront payer certains qui ont déjà payé.
16:56Alors, par rapport à la cargaison,
16:58eh bien, même le directeur, le PTG de Total,
17:00a dit qu'il était prêt à payer.
17:02Donc, je ne vois pas pourquoi, moi, je dirais qu'il ne faut pas payer.
17:04Il doit être mieux placé pour savoir le coût,
17:07ce que ça lui coûte,
17:08et puis ce qu'il rapportera, ce qu'il lui rapportera après.
17:12Les Coréens du Sud ont payé.
17:13D'autres ne paieront pas.
17:15Mais à partir de ce moment-là,
17:16tout doucement, ça peut se désengorger.
17:17Si les Américains, eux, laissent passer.
17:20Vous disiez tout à l'heure,
17:22si ça n'avance pas, il faudra reprendre les frappes.
17:24Il y a aussi cette déclaration du président américain,
17:27qui parle à peu près 350 fois par jour
17:29entre ce qu'il dit, ce qu'il écrit.
17:31Il dit, ce sera soit un grand accord pour tous,
17:34soit aucun accord du tout,
17:36sinon retour au champ de bataille
17:37et au tir,
17:39mais de façon encore plus grande
17:40et plus forte qu'auparavant.
17:42Militairement, ça veut dire quoi ?
17:44De façon encore plus grande
17:45et plus forte qu'auparavant.
17:47Est-ce que vous diriez quand même
17:48que ce soir, malgré tout,
17:50la pression militaire est toujours aussi forte ?
17:52Oui, la pression militaire est toujours aussi forte.
17:54Même si au plan diplomatique,
17:55il a aussi monté les curseurs
17:57puisqu'il a demandé maintenant
17:58qu'il y ait des pays arabes,
18:00notamment l'Arabie saoudite et de Hague,
18:02qu'ils signent les accords d'Abraham.
18:05Donc ils montent dans le domaine diplomatique.
18:07Dans le domaine militaire,
18:09comme je l'ai dit tout à l'heure,
18:10on est à l'apogée de la puissance américaine.
18:12Tout est prêt,
18:14tous les vecteurs sont prêts,
18:16les familles de cibles sont prêtes.
18:18Alors, en termes de destruction,
18:20il y a un curseur aussi
18:23qui va être fonction de la riposte
18:24des Iraniens aux premières frappes.
18:27Évidemment, le risque le plus important
18:29est d'une destruction partielle
18:32des installations pétrolières
18:34de la zone arabo-persique.
18:36Aussi bien, évidemment, du côté iranien
18:38que du côté des pays arabes.
18:40Ce qui, évidemment, les effraie totalement.
18:43Donc là, malheureusement,
18:45la possibilité d'une reprise violente
18:48est forte
18:48et les possibilités de taper plus fort
18:51sont très importantes.
18:54On n'était pas au bout
18:55des familles de cibles la dernière fois.
18:57Il y a les centrales électriques,
18:59il y a encore des grands ponts,
19:01des ouvrages majeurs,
19:02il y a encore un certain nombre
19:04d'objectifs stratégiques
19:05qui ont été en partie traités,
19:06qui peuvent être plus profondément traités.
19:08Donc le spectre des cibles
19:09pourrait être plus large
19:10et l'intensité des frappes
19:12plus importante ?
19:13Plus importante,
19:14en utilisant sans doute
19:15plus de bombardements stratégiques
19:17pour des raisons d'économie de moyens.
19:19Bombardements stratégiques,
19:21c'est-à-dire les bombardiers lourds,
19:22en B1, B2, B52,
19:25avec des tombeaux de bombes,
19:28des grosses bombes,
19:29de bombes guidées,
19:30qui sont moins chères que les missiles
19:31et qui permettent d'avoir des effets au sol
19:34qui sont très considérables.
19:35Ça, c'est tout à fait possible.
19:37Les vecteurs sont en place.
19:39Je veux dire qu'il a
19:41Sandcom à son plan,
19:43il y a une planification,
19:44il y a un préchauffage de quelques heures
19:46et puis ensuite,
19:47la machinerie peut se mettre en place
19:49sans compter qu'il y aura
19:51l'aide israélienne
19:52dont les moteurs sont déjà chauds.
19:54D'ailleurs, ils refroidissent rarement
19:55leurs moteurs.
19:57Donc, si je veux dire,
19:59il y a la possibilité
20:00d'avoir une action très forte.
20:02C'est toujours présent.
20:04Alors, évidemment,
20:05ça n'empêche pas les diplomates
20:06de travailler.
20:07Peut-être que les Iraniens
20:08vont finalement plier.
20:09Je n'y crois pas.
20:10Je n'y crois pas
20:11parce que ce régime islamiste
20:14ne fonctionne pas comme nous
20:16et donc la raison
20:17n'est pas fixée
20:20sur les mêmes points
20:21du bien et du mal,
20:22un peu comme la plupart
20:23des pays du monde,
20:26mais sur une volonté
20:28de se maintenir au pouvoir.
20:29est toujours la même,
20:31c'est-à-dire la destruction
20:31d'Israël.
20:32Parlons justement
20:33de la particularité
20:34de ce régime iranien
20:36et le fait qu'il y a
20:38visiblement plusieurs interlocuteurs
20:41dans ces négociations
20:42côté iranien,
20:44mais une personne
20:45qui arbitre à la fin,
20:46une personne qui est cachée
20:49et très difficilement joignable.
20:52Voilà, c'est évidemment
20:53le fils du guide suprême,
20:55enfin c'est le nouveau guide
20:56suprême iranien,
20:57Mojtabar Hamenei,
20:58qui depuis qu'il en est nommé
20:59n'est toujours pas apparu
21:01publiquement,
21:02on ne sait toujours pas
21:03dans quelle mesure
21:03il est blessé,
21:04il est planqué.
21:06Il est planqué très loin
21:07de toute communication
21:09digitale, numérique,
21:10pour des raisons
21:11très évidentes de sécurité
21:13et il fait bien
21:13s'il entend survivre.
21:15Le problème étant
21:16que ça crée un contraste
21:17absolument sidérant
21:18entre le mode de communication
21:19côté américain
21:21ou même on pourrait dire
21:22de l'ensemble
21:23des protagonistes
21:24des négociations
21:25et iranien,
21:26puisque là où
21:28Donald Trump
21:29et ses dirigeants
21:30et négociateurs
21:31peuvent communiquer
21:32un peu non-stop,
21:33et bien du côté iranien,
21:35il faut tout un réseau
21:37un peu labyrinthique
21:38fait pour justement
21:39semer le doute
21:40et ne pas permettre
21:42l'identification,
21:43la localisation de Khamenei
21:44pour aller jusqu'à lui
21:46avec un moyen
21:47au moyen de coursiers
21:49de lettres scellées,
21:50d'écritures manuscrites
21:52reconnaissables,
21:53un tout petit nombre
21:54d'interlocuteurs
21:55peuvent lui porter
21:55les messages
21:56qui expliquent
21:57qu'on sait
21:57qu'il aurait validé
21:59le cadre de cet accord,
22:01le protocole,
22:02mais pour aller
22:03dans les détails,
22:03cela va engendrer
22:05nécessairement du délai
22:06et peut-être même
22:07un décalage,
22:08d'où ce flottement
22:09d'accords annoncés
22:10puis une forme de prudence
22:12qui reprend le dessus.
22:13D'autant que certains
22:13du coup parlent,
22:14Didier François,
22:15du nouveau Ben Laden.
22:18Oui, enfin, c'est pas vrai.
22:18Non, mais parce que
22:19je savais que ça allait vous faire
22:21parce qu'il est caché
22:22et que...
22:22Non, non, je pense que c'est lui
22:23que ça ferait un peu chromé
22:25parce qu'ils ne sont pas
22:26tout à fait sur la même ligne.
22:27Il y en a un qui est chiite,
22:28l'autre qui est sunnite,
22:28ils se détestent.
22:29Enfin bon, ils se sont faits
22:30la guerre pendant je ne sais pas
22:32combien de temps.
22:33Mais effectivement,
22:33il y a eu de temps en temps
22:34quelques contacts
22:34puisque Seyf,
22:37qui était le patron
22:39des opérations militaires
22:40à l'époque de Ben Laden
22:41et passait par l'Iran
22:41pendant quelques temps.
22:42Donc ça arrive.
22:43Mais oui,
22:44parce qu'en fait,
22:44il n'y a pas 50 000 façons
22:45d'être clandestins.
22:47C'est bête comme chou,
22:48mais dès lors qu'on utilise
22:50des communications électroniques
22:52ou des ordinateurs,
22:53on est très facilement repéré.
22:54Les traces.
22:55Et c'est vrai que la clandestinité
22:58ne favorise pas
22:59le débat démocratique large
23:01et les échanges, voilà.
23:02Et ça peut effectivement expliquer
23:04aussi,
23:05alors même si on est qu'au début
23:06de ces négociations,
23:07mais la lenteur...
23:08C'est important de l'hypothèse
23:09que c'est vraiment
23:10lui qui décide
23:10et qu'il est en pleine forme.
23:11Vous en doutez encore ?
23:12Non, je n'en sais rien en fait.
23:14Je suis comme tout le monde,
23:14je ne l'ai pas vu,
23:15je n'en sais plus vraiment rien.
23:17Mais le fait est
23:18que ça ne facilite pas les choses.
23:20Après,
23:21il faut quand même savoir une chose,
23:22ce régime est de moins en moins
23:23idéologique
23:24et de plus en plus mafieux.
23:25Donc la question de l'argent
23:26reste quand même
23:27fondamentalement importante.
23:28Et c'est pour ça
23:28qu'ils sont très accros
23:29sur deux choses
23:29et c'est là-dessus
23:30qu'on a une petite crainte
23:31que les Américains lâchent
23:32un peu l'affaire.
23:33C'est que le péage,
23:34quel que soit le nom
23:34qu'on lui donne
23:35et la forme qu'on offra,
23:36quelque chose
23:36qui les intéresse.
23:37La levée des sanctions
23:39et de leurs avoir gelés
23:40est quelque chose
23:40qui les intéresse.
23:42Il n'y a pas que l'idéologie
23:43chez les gardiens
23:44de la Révolution
23:45et même particulièrement
23:46chez ceux
23:47qui dirigent aujourd'hui.
23:48Donc c'est bien
23:49ces leviers-là aussi
23:50et ils en ont besoin
23:51parce que la campagne
23:52leur a quand même fait mal
23:53de ce point de vue-là.
23:54Le blocus leur fait aussi mal.
23:55On voit souvent
23:56les faiblesses américaines
23:58et les faiblesses occidentales.
23:59On les voit,
24:00c'est facile parce qu'on en parle
24:01mais ils en ont aussi.
24:03Et ça,
24:04ce mode de fonctionnement
24:05en fait partie.
24:06Donc c'est un levier important
24:07dans les négociations,
24:09honnêtement.
24:10Et donc le fait
24:11que les Américains
24:12leur disent
24:12bon écoutez,
24:12on va trouver une façon
24:13que vous puissiez
24:14faire 150 millions
24:16par semaine
24:18en faisant passer des bateaux,
24:20c'est quelque chose
24:20qui peut sérieusement
24:21les intéresser.
24:22Et le seul problème,
24:24c'est que ça laisse
24:25les pays de la région
24:26en otage en fait.
24:28Les seuls qui sont coincés
24:29dans cette histoire-là,
24:30c'est les pays du Golfe.
24:32Et c'est pour ça
24:33que les Iraniens
24:34veulent que ça soit
24:34en tête à tête avec eux
24:35et que plus personne
24:36s'en mêle.
24:37Parce qu'en fait,
24:37ça veut dire que leur dissuasion,
24:39leur régional conventionnel,
24:41fonctionne.
24:42C'est ça le vrai risque.
24:43Oui.
24:43C'est une très mauvaise affaire
24:44parce que...
24:45Il est indésagéable
24:46que les Américains
24:46ne sachent absolument pas
24:48où se trouve
24:48le guide suprême iranien
24:49alors qu'on dit
24:50que les Israéliens
24:51sont quand même...
24:52ont des yeux partout
24:54sur le territoire iranien.
24:55Je vais vous donner
24:55mon sentiment.
24:56Oui.
24:56J'espère que les Israéliens
24:58et les Américains
24:59sont sur la bonne trace.
25:00Parce qu'évidemment,
25:02le problème principal,
25:03au-delà d'Hormuz
25:04qui est en dessous,
25:05au-delà du balistique
25:07qui est très important aussi,
25:08du nucléaire,
25:10il y a bien
25:10la nature du pouvoir
25:12qui est en place.
25:13Je rappelle quand même
25:14que l'Organisation
25:16des Paz-Daran
25:16est inscrite
25:17comme organisation terroriste
25:18par l'Union Européenne
25:19depuis le mois de janvier.
25:20Donc, ce n'est pas un régime
25:22comme les autres
25:23qu'on doit traiter.
25:24On a affaire
25:25à un régime islamiste
25:27qui a traité sa population
25:29comme on le sait
25:30et a pour volonté affiché.
25:34Et c'est bien là
25:35le cœur du problème.
25:36C'est à partir du moment
25:38où un pays
25:38décide de détruire
25:41un autre pays
25:41et cherche à se doter
25:43d'une arme nucléaire,
25:45le pays en question
25:46se considère en guerre
25:47avec l'Iran
25:48et cherche à empêcher
25:50l'Iran
25:50de se doter
25:51de l'arme nucléaire.
25:52C'est d'une logique
25:52parfaite
25:53du point de vue stratégique.
25:54Il n'y a rien à dire.
25:55Donc, c'est bien
25:56même si cette campagne
25:58militaire
25:58ne se reproduisait pas
26:00qu'on trouvait
26:01un certain accord
26:01pour gagner quelques années.
26:03Mais quelques années
26:04dans le domaine
26:05et on a vu
26:06les immenses capacités
26:08technologiques
26:08et industrielles
26:10aux mains
26:10du pouvoir iranien
26:13ils sont capables
26:14d'avoir l'arme nucléaire.
26:15Ils ont déjà
26:15des missiles
26:16qui peuvent porter
26:18ce type d'arme nucléaire.
26:19Pas forcément
26:20aussi puissante
26:21mais il n'y a pas besoin.
26:21Vous avez vu
26:22la taille d'Israël
26:24c'est 22 000 km².
26:26C'est vraiment
26:27c'est grand
26:28comme la République
26:28de Djibouti.
26:29Et je suis sûr
26:30qu'un certain nombre
26:31de téléspectateurs
26:32ne savent pas
26:33où se trouve
26:33la République de Djibouti.
26:34On va aller à Tel Aviv
26:36pas à Djibouti
26:36mais à Tel Aviv
26:37dans des dizaines
26:38de minutes.
26:39Les deux négociateurs
26:40sont bien arrivés
26:42à Doha
26:43et à Rakshin.
26:44Ils sont bien arrivés
26:45à Doha au Qatar
26:46c'est ce que vous nous dites
26:47et ils vont entamer
26:48des discussions.
26:49Elsa, oui
26:50il faut qu'on avance.
26:50Très rapidement
26:50il y a quand même
26:51un détail important
26:52qu'on n'a pas mentionné
26:53pour le moment
26:53en ce qui concerne
26:54Hormuz
26:55et les frais de passage
26:56c'est qu'il y a un précédent
26:57et ce précédent
26:58c'est Bosphore et Dardanelles
26:59les Turcs perçoivent
27:01un droit de passage
27:02et c'est dans la convention
27:04de Montego Bay
27:05et ils perçoivent
27:07227 millions de dollars
27:08par an.
27:10Donc il est très probable
27:11que les Américains
27:12et les Iraniens
27:12discutent aussi
27:13de la légalité.
27:14Et s'inspire peut-être
27:15de ces cédants.
27:17Il y a quand même
27:17une grande différence
27:18c'est que les Turcs
27:19tiennent les deux rives
27:22asiatiques et européennes
27:23ce qui n'est pas du tout
27:24le cas de l'Iran.
27:25L'Iran a oublié
27:26toujours Oman
27:26mais Oman
27:27il tient la moitié
27:28de la zone.
27:29Et c'est pour ça
27:30qu'Oman a bien l'intention
27:31d'avoir son mot à dire.
27:33Il y a aussi une information
27:35attention
27:36attention
27:36Isabelle.
27:38Il y a une information
27:39qu'on n'a pas donnée aussi
27:39et qui est importante ce soir
27:41c'est que le président iranien
27:42a signé un décret
27:43qui ordonne
27:44le rétablissement
27:45de l'accès à Internet.
27:47Les autorités iraniennes
27:48on le rappelle
27:48avaient quand même
27:49imposé une coupure
27:49quasi totale d'Internet
27:51depuis plus de
27:5487 jours.
27:54ça veut dire qu'on va peut-être
27:55enfin savoir
27:57ce qui se passe
27:58à l'intérieur
27:59de ce pays
28:00et c'est pour ça
28:00que c'est une information
28:01importante.
28:02On va en parler dans un instant.
28:03Mais d'abord on va aller
28:03du côté de Washington
28:05où nous attend
28:06Antoine Lard.
28:07Qu'est-ce qu'il se dit
28:08du côté de la Maison Blanche ?
28:10Quel est le programme
28:11du président Antoine ?
28:15Ah écoutez, le programme
28:16du président est terminé
28:18pour la journée.
28:19Il a assisté tout à l'heure
28:19à une cérémonie
28:20comme chaque jour
28:21de Memorial Day.
28:22C'est Memorial Day
28:23aujourd'hui aux Etats-Unis
28:24le jour où on rend
28:25hommage aux soldats américains.
28:26Donc il a prononcé tout à l'heure
28:27un discours
28:28au cimetière militaire
28:29Darlington
28:30dans la banlieue
28:30de Washington.
28:31Il est ensuite revenu
28:32à la Maison Blanche
28:33et on ne le verra plus
28:34a priori de la journée.
28:36Officiellement
28:36il consulte ses dossiers
28:38mais on n'en sait pas
28:39davantage.
28:40En fait, ce qu'il se dit
28:41en ce moment
28:42c'est qu'il y a encore
28:43deux points
28:43qui font bloquer
28:44les discussions.
28:45La question du nucléaire
28:47et la question
28:48des avoirs gelés
28:48très importante.
28:49On parle de 120 milliards
28:50de dollars.
28:51En fait, Donald Trump
28:52est prêt à faire un geste
28:55à lâcher du lest
28:55sur la question
28:56des avoirs gelés
28:56mais il veut utiliser
28:58ce pactole
28:58un peu comme une sorte
28:59de carotte
29:00pour forcer les Iraniens
29:01à faire des concessions
29:03et des compromis
29:03sur le nucléaire.
29:05C'est-à-dire qu'à chaque fois
29:06que les Iraniens
29:07feraient des concessions
29:08qui seraient vérifiées
29:09Trump relâcherait
29:10une partie
29:11ou dégeleraient
29:12une partie
29:12de ces avoirs.
29:14Ça, ça ne convient pas
29:15a priori à l'Iran
29:16qui veut
29:16et qui exige
29:17un geste
29:18de Donald Trump
29:19sur ces avoirs gelés
29:21d'entrée de jeu
29:21avant même
29:22qu'on rentre
29:23dans le dur
29:24des discussions.
29:25Cela étant,
29:26selon CNN
29:27les divergences
29:28de méthodes
29:28sur les avoirs gelés
29:29ne sont pas de nature
29:31à faire capoter
29:31les discussions
29:32et les Américains
29:34seraient même
29:34très confiants
29:35sur le fait
29:36de trouver un terrain
29:37d'entente sur ce point
29:38de le trouver d'ailleurs même
29:38très rapidement
29:39ce qui permettrait
29:40donc de débloquer
29:41les discussions.
29:43D'ailleurs,
29:43les choses sont peut-être
29:44en train de bouger
29:44en tout cas
29:45selon Al Jazeera
29:46qui cite
29:46une source proche
29:47des négociations
29:47un accord
29:48aurait été trouvé
29:49sur la question
29:50des avoirs gelés
29:51on n'a pas de détails
29:52pour le moment.
29:53En attendant,
29:53en tout cas,
29:54on voit qu'il y a des pressions
29:55très fortes
29:55qui s'exercent
29:56sur Donald Trump
29:56pour que surtout
29:57le président américain
29:58n'accepte pas
29:59un accord au rabais.
30:00Ces pressions,
30:01elles viennent en particulier
30:02du camp républicain
30:03certains sénateurs
30:04proches de Donald Trump
30:05qui le mettent en garde
30:06sur le fait
30:07d'aller trop vite
30:07ou de lâcher trop de l'Est.
30:09Trump leur a répondu
30:10tout à l'heure
30:11en expliquant
30:11qu'il y aura
30:12un accord excellent
30:13ou pas d'accord du tout.
30:14Trump qui dit aussi
30:15que les négociations
30:17continuent
30:17de façon
30:18qu'elles avancent
30:19de façon gentille
30:21et sans fixer
30:22pour autant
30:22de calendrier.
30:23On ne sait pas
30:24exactement
30:24pour le moment
30:25quand les américains
30:26espèrent conclure ce deal.
30:28Les négociations
30:29avancent gentiment
30:30de façon gentille.
30:32Voilà pour les mots
30:33du président.
30:33Merci beaucoup
30:34Antoine Lahr.
30:35A tout à l'heure.
30:35Une information
30:36Lisa Hadef
30:37sur les avoirs.
30:37Oui, Antoine Lahr
30:38l'a évoqué brièvement
30:39l'information Al Jazeera.
30:41Les discussions
30:41entre la délégation iranienne
30:43et les responsables
30:44à Douai
30:44auraient permis
30:45un accord
30:46avec les Etats-Unis
30:47concernant précisément
30:48ces avoirs financiers
30:49gelés de l'Iran
30:50et on sait
30:50que c'est l'un des points
30:51sur lesquels
30:51l'Iran était
30:52plutôt inflexible.
30:53Ça avance donc
30:54ce soir, c'est ça ?
30:55Quand je vous disais
30:56les discussions
30:57elles étaient entre
30:588 et 12 milliards
30:59donc elles étaient autour
31:00des 10 milliards de dollars
31:01sur le lever des gels.
31:03Comme les Américains
31:03ne pouvaient pas le donner
31:04il a été demandé
31:05gentiment aux Qataris
31:06si, puisqu'il se trouve
31:07qu'il y a à peu près
31:08ce montant-là
31:09qui est bloqué chez eux
31:10s'ils ne pouvaient pas
31:11faire un effort
31:11et que ce seraient eux
31:12qui débloqueraient
31:13et pas les Américains
31:14formellement
31:15comme ça les Iraniens
31:16encore une fois
31:17Il s'agit de garder la face.
31:19Voilà, donc ça ne serait pas
31:20les Américains qui paieraient
31:20ça serait les Qataris
31:21les Iraniens
31:23ils auraient leur 10 milliards
31:23et en fait
31:26quand je vous dis
31:27que c'est le pognon
31:29aujourd'hui
31:30plus que le reste
31:31qui bloque
31:31le reste c'est quasiment
31:33les formules
31:35il faut que personne
31:36ne perde la face
31:37il faut que tout le monde
31:37ait l'impression
31:39que...
31:39Le pognon est légaux
31:40comme le disait à sa manière
31:41Javier Bardem
31:42au Festival de Gagne
31:43il n'y a pas si longtemps
31:44le réalisateur espagnol
31:45C'est quand même deux leviers
31:46avec le sexe
31:47mais là il y en a moins
31:47ils sont quand même
31:48les trois leviers
31:49sur lesquels
31:50tous les services du monde
31:51Alors justement
31:52je vous salue
31:53tout d'abord Antoine Bassebouze
31:54et Amélie Rosic
31:54qu'on est ravis de retrouver
31:56Amélie
31:57expliquez-nous justement
31:58parce qu'on sent bien
31:59que ça va être un sujet
32:00très important
32:01ces avoirs gelés iraniens
32:03c'est en train de bouger
32:04de quoi on parle exactement ?
32:06Alors déjà
32:06ce qu'il faut dire
32:07aux téléspectateurs
32:07c'est que
32:08s'il y a déjà
32:09des avoirs
32:11ça ne permet pas
32:12à l'Iran
32:13d'aller à la banque
32:14et de récupérer
32:15les 10 milliards
32:16et d'en faire ce qu'il veut
32:17le dernier exemple
32:18c'était il y a trois ans
32:19en 2023
32:20c'était les Etats-Unis
32:21de Joe Biden
32:22qui avaient accepté
32:22un dégel
32:23à l'époque
32:24de 6 milliards de dollars
32:25avec une transaction
32:26donc c'était
32:27majoritairement à chaque fois
32:28c'est les recettes
32:29pétrolières iraniennes
32:30en l'occurrence
32:31c'est celle qui était bloquée
32:32en Corée du Sud
32:32ça a transité
32:33par le Qatar
32:34et c'était conditionné
32:35à ce que ça serve
32:37à des fins humanitaires
32:39maintenant le contrôle
32:39d'à quoi ça sert
32:41c'est une autre question
32:42et on ne va pas en débattre
32:43ce soir
32:43Mais c'est une vraie question aussi
32:44Évidemment
32:45c'est une vraie question
32:45comment on contrôle
32:46la même manière
32:46de comment on contrôle
32:47le programme nucléaire iranien
32:49Je dis ça parce que
32:50c'est presque plus facile
32:51à contrôler
32:51Des informations
32:52laissaient entendre
32:53que le dégel
32:54de ses avoirs
32:55pourrait servir
32:55à financer le Hezbollah
32:56donc c'est une vraie question
32:58Et alors d'ailleurs
32:58il y a des informations
32:59je vais vous en parler
33:00du Wall Street Journal
33:01sur comment
33:02quand il y a contournement
33:03par exemple
33:04des sanctions américaines
33:05ou dégel
33:06cet argent peut servir
33:07Mais pour que les gens
33:07comprennent bien d'avance
33:08c'est un outil de négociation
33:09et de pression
33:10sur le régime iranien
33:12et ce depuis 45 ans
33:13on estime qu'il y a
33:14à peu près un quart
33:15du PIB iranien
33:16qui est détenu à l'étranger
33:18et donc on l'a dit
33:18dans l'ordre de valeur
33:20c'est environ
33:21120 milliards de dollars
33:22qui seraient bloqués
33:23à l'étranger
33:24De quoi on parle ?
33:25C'est quoi les avoirs
33:26des actifs ?
33:27C'est de l'argent
33:27donc c'est les recettes
33:29d'exportation d'hydrocarbures
33:31mais aussi des revenus
33:32d'investissement
33:32par exemple
33:33l'immobilier
33:34aussi des réserves de change
33:35ça peut être
33:36des stocks de billets
33:37des lingots d'or
33:38aussi
33:39et le gel de ces avoirs
33:41ça fait partie
33:41du lot de sanctions
33:42donc économiques évidemment
33:43mis en place
33:44par Washington
33:44depuis 45 ans
33:45Vous nous direz dans un instant
33:46où il se trouve ces avoirs
33:48mais comment on décide
33:50de geler des avoirs ?
33:51Comment on décide
33:51de saisir l'argent ?
33:52La majorité des transactions
33:54internationales
33:54se font en dollars
33:55et donc à partir
33:56de ce moment-là
33:57les Etats-Unis
33:57ont un pouvoir
33:58de bloquer
33:59les transactions
33:59qui se déroulent
34:00en dollars
34:01c'est comme ça
34:01qu'on décide
34:02de geler ces avoirs
34:03mais il y a tout un tas
34:04de possibilités
34:05de contourner
34:07ces sanctions
34:08je vous donne par exemple
34:09un exemple
34:10ça c'est source
34:11Wall Street Journal
34:12Binance
34:13qui est la plus grande
34:15plateforme d'échange
34:16de crypto-monnaie
34:17au monde
34:18qui aurait servi
34:18à réaliser
34:19plusieurs centaines
34:20de millions
34:21de dollars
34:22de transactions
34:22pour le compte
34:23du régime iranien
34:24ou de personnalités
34:26jugées proches
34:26du régime iranien
34:28ce serait 850 millions
34:30pour payer des acheteurs
34:32chinois de pétrole
34:33iranien
34:34et 425 millions
34:35d'argent
34:36qui a transité
34:37donc en crypto-monnaie
34:38ce qui permet
34:39de contourner
34:40les sanctions
34:40en dollars américains
34:41et ça c'était
34:42pour financer
34:43l'armée américaine
34:43je précise quand même
34:44que la plateforme
34:45a démenti
34:46le Wall Street Journal
34:48a maintenu
34:49et a expliqué
34:50par ailleurs
34:50que le département
34:51de justice américain
34:52enquête sur le sujet
34:53c'est surtout que le FAC
34:54a bloqué 500 millions
34:55dessus
34:56le 16 mai
34:57parce qu'ils ne sont pas dingues
34:58ils ont vu ce qui se passait
35:00ils sont où ces avoirs
35:02alors ils sont en Chine
35:03beaucoup
35:03parce que c'est le premier
35:04partenaire économique
35:05de l'Iran
35:05on estime qu'il y a
35:06plus de 20 milliards
35:07de dollars
35:08et ça c'est majoritairement
35:0920 milliards de dollars
35:10donc recettes pétrolières
35:11de toute façon
35:13avant en tout cas
35:13le conflit
35:1380% du pétrole
35:14était exporté vers la Chine
35:15en Irak et au Qatar
35:17Didier l'a dit
35:18on y estime
35:20que c'est 6 milliards
35:21chacun
35:21aux Etats-Unis
35:22au Japon
35:23au Luxembourg
35:23là on imagine
35:24que c'est autour
35:25de 2 milliards
35:25chacun
35:26et puis en Grande-Bretagne
35:28vous aviez peut-être suivi
35:28la grande enquête
35:29notamment de nos confrères
35:30du Parisien
35:31à Londres
35:31notamment des milliards
35:32et là c'est en actifs
35:33immobiliers
35:34on a aussi des hôtels
35:35de luxe à Mayork
35:36une station de ski
35:37en Autriche
35:37Hilton à Francfort
35:38ça c'est propriété
35:39de Moshtaba
35:41Hameney
35:42via à ce moment-là
35:43des montages financiers
35:44ou
35:45des prêtes
35:46non
35:46donc ceci
35:47voilà
35:48ça permet
35:50en tout cas
35:51ça permet
35:51d'avoir pas mal
35:52d'argent
35:53et même
35:54quand gel
35:54il y a
35:55contournement
35:57est toujours possible
35:58oui c'est ça
35:58vous voulez réagir
35:59à quelque chose
35:59non non
36:00c'est intéressant
36:00parce qu'au départ
36:02les Iraniens
36:03dans la négo
36:03étaient rentrés
36:04sur
36:04vous levez tout
36:05avant
36:07la semaine dernière
36:09ils étaient
36:09descendus
36:10à 25%
36:11et là vous voyez
36:11qu'en fait
36:11on est en négociation
36:12sur le fait
36:13de leur filer 10%
36:15on est vraiment
36:16dans de la négo
36:17financière
36:18depuis
36:18sur les 15 derniers jours
36:19qui a quand même
36:20vite accéléré
36:21mais ils ont besoin
36:22de cet argent
36:22pourquoi ?
36:23parce que la loyauté
36:25du régime
36:25aujourd'hui
36:26le régime
36:27des passes d'arrance
36:28c'est quand même
36:29c'est pas grand monde
36:30sur les 90 millions
36:31d'habitants là-bas
36:32et il y a quand même
36:33la grande majorité
36:34de la population
36:34aimerait bien
36:35leur faire la peau
36:36et faire des colliers d'oreilles
36:37donc les gars
36:37pour qu'ils restent fidèles
36:38il faut quand même les payer
36:39et je précise quand même
36:40le dégel
36:41parce qu'on peut se dire
36:42bon
36:42à partir du moment
36:43où les actifs
36:44ne sont pas aux Etats-Unis
36:44pourquoi les Etats-Unis
36:45auraient leur mot à dire
36:47quant au gel
36:48ou au dégel
36:48parce que quand on est
36:49un autre Etat
36:50si on accepte
36:51de dégeler des avoirs iraniens
36:53on s'expose
36:53à des sanctions
36:55des Etats-Unis
36:56y compris sur son commerce
36:58donc en fait
36:58même si ces avoirs
37:00ils ne sont pas du tout
37:00tous aux Etats-Unis
37:01ils sont pendus
37:02aux décisions
37:03des Etats-Unis
37:04D'accord
37:05Antoine Bassebouze
37:06c'est le talon d'Achille
37:08de ce régime iranien
37:09là
37:09sa situation économique
37:11et la nécessité là
37:12de faire rentrer
37:13de l'argent au plus vite
37:15La première nécessité
37:17c'est d'avoir
37:18une relégitimation
37:20après cette guerre
37:22et la relégitimation
37:24est arrivée
37:25par ce faste
37:27de reconnaissance
37:28de négociation
37:29entre Trump
37:30et le régime
37:31aujourd'hui le régime
37:32va pouvoir dire
37:33j'ai affronté
37:35la première puissance
37:36au monde
37:37et la première puissance
37:39régionale
37:39qui est Israël
37:40et je me porte bien
37:42ils viennent
37:43à mes conditions
37:44et donc
37:45il va opposer
37:46ces arguments là
37:47auprès de son
37:47opposition intérieure
37:49et surtout
37:50auprès
37:51de ses voisins
37:52et il y a
37:53je l'ai dit déjà
37:54une voie
37:55de vassalisation
37:57ces voisins
37:57parce qu'ils ont vu
37:58que leur protecteur
37:59américain n'était pas
38:00à la hauteur
38:01de les protéger
38:01Vous pensez vraiment
38:02que les pays du Golfe
38:03vont être tentés
38:05de se rapprocher
38:06du voisin iranien ?
38:08Ce n'est pas
38:08se rapprocher volontairement
38:09c'est le rapport
38:10de force
38:11qui va leur imposer
38:12en l'absence
38:13de l'efficacité
38:14du parrain
38:15du protecteur
38:15du parapluie américain
38:16d'accepter
38:18les conditions
38:19de l'Iran
38:20c'est-à-dire
38:20l'Iran
38:21va leur dire
38:22vous allez
38:24payer
38:25des dommages
38:26de guerre
38:26parce que
38:27les bases
38:28américaines
38:29étaient chez vous
38:30et de ces bases
38:31que les avions
38:32américains
38:33sont venus
38:33nous bombarder
38:34donc il y a
38:35des dommages
38:35de guerre
38:36des réparations
38:36de guerre
38:37et vous allez
38:38nous aider
38:38à construire
38:40nos infrastructures
38:41vos pays
38:42sont prospères
38:43et vous allez
38:43faire la même chose
38:44chez nous
38:45et donc
38:45la condition
38:48de la fin
38:48de cette guerre
38:49est tellement
38:50calamiteuse
38:51pour les Etats-Unis
38:53Israël
38:53et pour ces pays-là
38:54qu'ils n'auront
38:55pas beaucoup de choix
38:56concernant les milliards
38:58dont on parle
38:58je crois que ce sont
39:00les Pakistanais
39:01qui ont promis
39:02aux Iraniens
39:02un déblocage
39:03avec l'accord
39:04de Trump
39:05sauf que
39:06samedi
39:07Trump et Netanyahou
39:09se sont parlé
39:09et les avoirs
39:12qui devaient être
39:13débloqués
39:14dimanche
39:14vers une destination
39:16russe
39:17à Moscou
39:18n'ont pas
39:19été débloqués
39:20et l'arrivée
39:21aujourd'hui
39:21de Kalibaf
39:22du gouverneur
39:24de la Banque Centrale
39:25et d'Aragji
39:26à Doha
39:27je me demande
39:28à bord
39:28de quel avion
39:29ont-ils volé
39:30est-ce un avion
39:31iranien
39:32ce dont je doute
39:33mais en tout cas
39:34ils ont osé
39:35franchir le Détroit
39:36sans risquer
39:37une capture
39:39ou une frappe
39:40américaine
39:41donc l'enjeu
39:42c'est ça
39:43comment débloquer
39:44ces 12 milliards
39:45qui étaient promis
39:46à travers
39:46les Pakistanais
39:48on va entendre
39:49dans un instant
39:49juste le Premier ministre
39:51israélien
39:51mais j'ai une question
39:52à partir du moment
39:52où on débloque
39:53des avoirs
39:54qu'est-ce qui se passe ?
39:55genre ça va vite
39:56ou pas ?
39:56ça peut aller très vite
39:57les gens ont accès
39:59soit à leurs actifs
40:00alors si c'est de la monnaie
40:01si c'est des lingots d'or
40:02vous pouvez aller récupérer
40:03vos lingots d'or
40:03si c'est de l'immobilier
40:04vous pouvez vous mettre
40:05à le vendre
40:05si vous en avez besoin
40:06oui évidemment
40:07ça peut aller vite
40:08oui ça peut aller très vite
40:09d'autant que
40:09en fait leurs avoirs
40:10ils étaient là-bas
40:11parce qu'il faut comprendre
40:12que le système bancaire
40:13sur lequel fonctionne l'Iran
40:15c'est le Qatar
40:16et les Émirats arabes unis
40:18en fait tout leur système
40:19de contournement
40:20des sanctions
40:20qui a été monté
40:21par les gardiens
40:22de la révolution
40:23c'est là-bas
40:23que ça fonctionne
40:24dans les banques israéennes
40:25où personne ne paye
40:26quoi que ce soit en Riyan
40:27enfin ça n'a pas de sens
40:28parlons de ce qui se passe
40:29du côté israélien
40:30est-ce que le Premier ministre israélien
40:31est le grand perdant
40:33de cette séquence diplomatique
40:35que l'on est en train
40:36d'essayer de décrypter
40:37est-il même humilié ?
40:40on va en parler les uns
40:41et les autres ensemble
40:41sur ce plateau
40:42mais écoutez tout d'abord
40:43sa dernière déclaration
40:44surtout ses menaces
40:45en direction du Liban
40:47nous allons intensifier les coups
40:49en intensifier la puissance
40:51et nous allons écraser
40:52le Hezbollah
40:54avec la gestuelle
40:55une information
40:56Lisa Hadef
40:57oui on apprend ce soir
40:58par le quotidien
40:58L'Orient le jour
40:59que des avions de chasse
41:00ont bombardé
41:01à au moins dix reprises
41:02le sud du Liban
41:03notamment
41:03Makshara, Nabatye
41:04ou encore Cheour
41:05c'est donc l'une des informations
41:07de la soirée
41:08Alexis Plouette
41:09bonsoir
41:09vous êtes à Tel Aviv
41:11le Premier ministre
41:12a l'intention
41:13d'intensifier
41:14les opérations
41:15en direction du sud Liban
41:16et visiblement
41:17ça a déjà commencé
41:21Oui nous les frapperons
41:22sans relâche
41:23c'est ce qu'a dit
41:23Benyamin Netanyahou
41:25qui montre les muscles
41:26et qui durcit le ton
41:27l'armée israélienne
41:28qui annonce ce soir
41:29qu'elle mène des frappes
41:30en ce moment
41:31sur les infrastructures
41:32du Hezbollah
41:33dans la vallée de la Beka
41:35au Liban
41:35elle fait aussi pression
41:36pour reprendre les frappes
41:37sur Beyrouth
41:38pour cibler
41:39les hauts responsables
41:40du Hezbollah
41:41dans la capitale libanaise
41:43selon une source israélienne
41:44à la chaîne américaine CNN
41:45et cette riposte
41:47cette offensive israélienne
41:48elle fait suite
41:49à plusieurs attaques
41:50du Hezbollah
41:51aujourd'hui
41:51en territoire israélien
41:52avec des drones explosifs
41:55il y a trois drones
41:56qui ont explosé
41:56en Galilée
41:57l'un d'eux
41:58a percuté une maison
41:59à Métoula
42:00faisant de gros dégâts
42:02mais pas de blessés
42:03le Hezbollah a choisi
42:04d'aggraver
42:05la situation sécuritaire
42:06dans le nord
42:06en ciblant les civils
42:07voilà ce que dit
42:08un responsable de Tsaal
42:10ces attaques
42:11sont inacceptables
42:12a-t-il dit
42:12alors Benyamin Netanyahou
42:14le premier ministre israélien
42:15veut montrer
42:16qu'il est toujours
42:17à la manœuvre
42:17sur le front libanais
42:18l'accord entre
42:20les Etats-Unis et l'Iran
42:21normalement
42:22devait mettre fin
42:23à cette guerre
42:24entre Israël
42:25et le Liban
42:27mais
42:28Netanyahou avait dit
42:29à Trump
42:30qu'il se gardait
42:30la liberté d'agir
42:31face aux menaces
42:32sur tous les fronts
42:33c'est ce qu'il a dit
42:34et c'est ce qu'il fait
42:35ce soir avec cette offensive
42:36qui montre
42:37que la guerre
42:37est loin d'être terminée
42:38merci beaucoup
42:40Alexis Plouillette
42:41et merci à Clément
42:42Grosdenier
42:43bonsoir
42:45général Chollet
42:46bienvenue sur ce plateau
42:47et bonsoir à vous
42:48Ylisse Gauthier
42:49bonsoir
42:49on a le sentiment
42:51que
42:52parce qu'il n'a pas
42:53obtenu ce qu'il voulait
42:55sur le front
42:56iranien
42:56si je puis dire
42:57Benyamin Netanyahou
42:58va d'une certaine manière
42:59se venger
43:00sur le terrain libanais
43:01sur le terrain libanais
43:02sans doute
43:03il va
43:03il va multiplier
43:04les frappes
43:05puisqu'il peut
43:06concentrer
43:06toutes ses forces
43:07sur le front libanais
43:09il n'a pas besoin
43:10de diviser ses capacités
43:11entre l'Iran
43:12et le Liban
43:13que le Hezbollah
43:15est toujours là
43:15que le Hezbollah
43:16c'est un proxy
43:17de l'Iran
43:18et que
43:18ça menace toujours
43:20le nord d'Israël
43:20et bien plus loin
43:21puisque les capacités
43:22du Hezbollah
43:22ne cessent de s'améliorer
43:24et intensifier militairement
43:26ça voudrait dire quoi
43:27du point de vue
43:27de l'armée israélienne
43:28et bien
43:30déjà
43:30si on considère
43:31la composante aérienne
43:33qui est là
43:34pour détruire
43:35dans la profondeur
43:35toutes les capacités
43:37balistiques
43:38notamment
43:38du Hezbollah
43:40mais également
43:40ses dépôts
43:42ses stocks
43:42de munitions
43:43et puis
43:44la composante terrestre
43:45qui est déjà déployée
43:47qui
43:47qui est lancée
43:49dans une opération
43:50de destruction
43:51de toutes les infrastructures
43:52défensives
43:53voire offensives
43:54du Hezbollah
43:54c'est à dire
43:55la destruction
43:55des tunnels
43:56et puis
43:57de tous
43:58les môles
43:59les môles de résistance
44:00que peut avoir
44:01organisé
44:02le Hezbollah
44:02précédemment
44:03donc
44:04oui
44:05se venger
44:06je n'utiliserai pas
44:07le terme
44:07le verbe
44:08venger
44:09mais de toute évidence
44:10Netanyahou
44:11a les mains libres
44:12puisque j'ai cru
44:13comprendre que
44:14dans l'accord
44:15il avait été évoqué
44:16le fait
44:16que Netanyahou
44:18avait la possibilité
44:19de poursuivre
44:20ses opérations
44:21contre
44:22les proxies
44:23c'est ce qu'il dit
44:25c'est ce qu'il dit
44:25du moins
44:25ce premier ministre
44:26israélien
44:27ce duo
44:28Ulysse Gosset
44:29et dans un instant
44:30on verra
44:30le travail
44:31de nos équipes
44:32sur le terrain
44:33des équipes
44:33de lignes rouges
44:34qui étaient dans le sud
44:35de Liban
44:36mais ce duo
44:37Trump
44:37Netanyahou
44:38est-ce qu'il peut
44:39exploser là
44:40sur ce dossier
44:41iranien
44:41sur ce dossier
44:42du nucléaire
44:43iranien en particulier
44:44alors il y a eu
44:45une explication
44:46de texte
44:46assez franche
44:47entre Netanyahou
44:48et Trump
44:49on ne connaît pas
44:50le détail
44:50mais il est clair
44:51que Netanyahou
44:51pousse Trump
44:52à continuer
44:52l'offensive
44:53sur l'Iran
44:55jugeant inacceptable
44:56un protocole
44:56ou un mémorandum
44:57d'accord
44:57qui ne règle pas
44:58la question essentielle
44:59c'est-à-dire
44:59celle que vous avez
45:01ciblée
45:01la question du nucléaire
45:02iranien
45:03c'est-à-dire
45:04l'arrangissement
45:04d'uranium en général
45:05et que faire
45:07des 441 kilos
45:09d'uranium enrichi
45:09qui peuvent
45:10s'ils sont bien utilisés
45:12permettre de fabriquer
45:13des bombes
45:13donc il y a un désaccord
45:15de fond
45:16Trump veut avancer
45:18sur
45:18la négociation
45:19et un protocole d'accord
45:21qui repousserait
45:22de 60 jours
45:23le cessez-le-feu
45:24et donc donnerait
45:26du temps aux Iraniens
45:26ce que ne veut pas
45:27accepter Netanyahou
45:28alors au sud Liban
45:30on voit bien
45:30qu'il y a une volonté
45:31de pratique
45:33de la terre bolée
45:34et de pas simplement
45:35de la destruction
45:35des infrastructures
45:36qui est sans doute réelle
45:38et c'est vrai
45:39que le Hezbollah
45:39continue à attaquer
45:40Israël
45:41mais il y a
45:42parallèlement
45:43en même temps
45:44une destruction
45:44quasi systématique
45:46des dizaines
45:47de villages
45:48qui étaient
45:49au sud Liban
45:50donc dans cette zone
45:50entre la frontière
45:52officielle du Liban
45:53et celle
45:54qu'a tracé Israël
45:55quelques kilomètres
45:56au nord
45:57c'est la pratique
45:59de la terre brûlée
45:59c'est ce que les Israéliens
46:00appellent
46:01la tondeuse
46:02à gazon
46:03et donc si vous voulez
46:04il y a
46:04une logique
46:06guerrière
46:07de Netanyahou
46:08et de ses généraux
46:09qui est destructive
46:10et qui provoque
46:12effectivement
46:13l'exode
46:13que l'on connaît
46:14avec la volonté
46:15en fait
46:16on peut la comprendre
46:17du point de vue israélien
46:18d'assurer une zone
46:20de sécurité
46:22qui empêche
46:23pour des dizaines
46:24d'années
46:24ou pour au moins
46:25une dizaine d'années
46:26le Hezbollah
46:27de reprendre les frappes
46:28contre Israël
46:29mais c'est une stratégie
46:31qui est contestée
46:32et qui est dénoncée
46:33même parce que
46:33elle est contraire
46:35aux pratiques de la guerre
46:36et elle est jugée
46:37donc comparable
46:38à des crimes de guerre
46:39et donc si vous voulez
46:40pour toutes ces familles
46:40libanaises
46:41qui ont dû quitter
46:42leur village
46:43et qui ne pourront pas
46:44y retourner
46:44parce que tout est détruit
46:45c'est une véritable catastrophe
46:47On va y aller
46:47Lisa une information
46:49L'armée israélienne
46:50affirme ce soir
46:51avoir frappé
46:52plus de 70 infrastructures
46:53du Hezbollah
46:54à travers le Liban
46:55aujourd'hui
46:55à l'aide d'environ
46:5685 munitions
46:58et selon Tsaal
46:59c'était pour cibler
47:00notamment une dizaine
47:01de centres de commandement
47:02dépôts d'armes
47:03et d'autres infrastructures
47:04utilisées par
47:05le Hezbollah
47:05Tsaal dit aussi
47:06avoir éliminé
47:06des terroristes
47:07du Hezbollah
47:08Parce que ce que vous dites
47:09c'est tout à fait vrai
47:10mais Israël a le prétexte
47:12que tous ces villages
47:12servent d'abri
47:15aux militaires
47:16à la composante armée
47:18du Hezbollah
47:19et toute la problématique
47:21que l'on a
47:22et qu'on peut dénoncer
47:23c'est l'absence
47:24de proportionnalité
47:25et de distinction
47:26dans les frappes israéliennes
47:28les militaires
47:29doivent respecter
47:30à chaque fois
47:31la légitimité
47:32de leur action
47:32la proportionnalité
47:34de leur action
47:34la distinction
47:35dans les cibles
47:36Mais vous qui êtes militaire
47:37est-ce que vous jugez
47:38que cette proportionnalité
47:39est respectée ou pas ?
47:40Pas du tout
47:41Personne ne nie
47:41que le Hezbollah
47:43a des caches
47:43des tunnels
47:44et des infrastructures
47:46Ce qui est dit est exact
47:49mais on n'est pas
47:50des généraux israéliens
47:52les israéliens
47:54sont passés
47:54à tolérance zéro
47:55depuis le 7 octobre
47:57il y a maintenant
47:58bientôt 3 ans
47:59ils sont passés
48:00à tolérance zéro
48:01d'autre part
48:02le problème
48:03du Hezbollah
48:04lit directement
48:05au problème
48:06dont on parlait
48:07précédemment
48:07c'est-à-dire
48:08celui des proxys
48:09si cette campagne militaire
48:12celle de l'année dernière
48:13et celle de cette année
48:14ne débouche pas
48:16sur un accord
48:16qui prend en compte
48:18effectivement
48:18le problème des proxys
48:20il y aura
48:21ils continueront à traiter
48:23avec la même violence
48:24sur la question de la proportionnalité
48:25la question c'est
48:26la proportionnalité
48:27sur la proportionnalité
48:28de l'opération
48:28est-ce que c'est acceptable
48:29dans le monde
48:29dans lequel nous vivons
48:30mais nous
48:30nous on est assis
48:32tranquillement
48:32effectivement
48:33je comprends
48:35qu'on soit choqué
48:36on a raison d'être choqué
48:37mais on n'est pas israélien
48:39les israéliens
48:41eux
48:41ils voient bombarder
48:42encore par le Hezbollah
48:44le nord
48:44ils constatent
48:46que le gouvernement libanais
48:47est incapable
48:48de commencer
48:49le début
48:50du commencement
48:51du premier désarmement
48:52du premier gars
48:53du Hezbollah
48:54et donc ayant constaté ça
48:56ils continuent
48:57avec à chaque fois
48:58qu'ils reçoivent une roquette
48:59même s'il n'est pas très grosse
49:00ils déchaînent
49:01une violence
49:02qui n'est pas proportionnelle
49:04vous savez qu'en Israël
49:04il y a un débat interne
49:06avec des anciens du Mossad
49:07des généraux comme vous
49:08qui dénoncent
49:09ces crimes de guerre
49:10commis par l'armée israélienne
49:11c'est pas tous les israéliens
49:13c'est le régime actuel
49:14du Benjamin Netanyahou
49:16avec ces ministres
49:17que l'on connaît
49:18qui pratiquent une guerre
49:19qui est dénoncée
49:20comme étant contraire
49:21au droit de la guerre
49:21est-ce que juste
49:22ce front libanais
49:25si vous plaît
49:25Antoine Basbouz
49:26ce front libanais
49:27et l'armement
49:28ou désarmement
49:29du Hezbollah
49:30est-ce que ça pourrait être
49:31le sujet qui fait
49:32capoter ces négociations
49:34parce que c'est un sujet
49:34important pour les Iraniens
49:35c'est un sujet
49:37important
49:38mais pas
49:38le plus important
49:39mais pas le coeur
49:40du sujet
49:40le coeur c'est
49:41la survie du régime
49:42et sa légitimité
49:43sauf qu'ils ont inclus
49:45comme un acquis
49:46comme une colonie
49:47le Liban dans l'accord
49:49avec les Américains
49:50en disant
49:50le cessez-le-feu
49:51doit être appliqué
49:55au Liban
49:55et Israël
49:56doit cesser
49:56la guerre
49:58sauf que le Hezbollah
49:59lui
49:59tous les jours
50:00depuis le 17 avril
50:02il a lancé
50:031700 projectiles
50:05sur Israël
50:05je parle pas
50:06des petites
50:08des mitrailleuses
50:09je parle des
50:10drones
50:11qui sont faits
50:13en fibre
50:13qui ne sont pas
50:14détectables
50:14et qui touchent
50:16leur cible
50:16à 10 km
50:18et ils ont aussi
50:19des drones
50:20classiques
50:21qui frappent
50:22Israël
50:23le Liban
50:24est otage
50:25de la confrontation
50:26israélo-iranienne
50:28et dans 3 jours
50:30le gouvernement
50:31libanais
50:31va se retrouver
50:32au Pentagone
50:33avec des militaires
50:35libanais
50:35et des militaires
50:36israéliens
50:36qui vont négocier
50:37les diplomates
50:38pour la quatrième fois
50:39vont se retrouver
50:40au département
50:42d'état
50:43le 2 juin prochain
50:45pour négocier
50:46mais le cessez-le-feu
50:47doit venir
50:48de Washington
50:49et non pas de Téhéran
50:50parce que pour l'instant
50:50le cessez-le-feu
50:51on n'en voit pas
50:52la couleur
50:52sur le terrain
50:53puisqu'on parle
50:54de cette guerre
50:55allons-y
50:56puisque les équipes
50:57de BFMTV
50:57y sont
50:58en l'occurrence
50:59dans le sud Liban
51:00du côté de Tire
51:01qui est l'un des bastions
51:03du Hezbollah
51:03et vous allez le voir
51:04la toute puissante milice
51:06n'est pas soutenue
51:07par l'ensemble
51:09de la population
51:10certains réclament
51:11activement
51:12son désarmement
51:13c'est un reportage
51:14de nos envoyés spéciaux
51:15Jérémy Normand
51:16Clément Granon
51:16Raphaël Redon
51:18avec Manuel Abron
51:22sur les bords
51:23de la Méditerranée orientale
51:24un décor de carte postale
51:27au premier abord
51:28mais à l'horizon
51:30dans cette ville de Tire
51:31au sud Liban
51:32le paysage s'assombrit régulièrement
51:39Chaque jour
51:40Israël frappe
51:41cette zone tampon
51:42entre les deux pays
51:44dans les collines
51:47mais aussi
51:48en plein centre-ville
51:51Israël détruit
51:52et nous on nettoie
51:54Ouissam
51:54habite juste
51:55à côté
51:55d'un bâtiment
51:56soufflé
51:57deux jours plus tôt
51:58par les missiles
51:59de Tsaal
52:00On a reçu une alerte
52:02pour évacuer
52:02à 22h
52:03Tous les habitants
52:04du quartier
52:05ont dû quitter leur maison
52:06et s'éloigner
52:06d'un kilomètre
52:09Ce jour-là
52:10aucun Libanais
52:11n'est tué
52:12mais c'est un nouveau coup
52:13porté contre une population
52:16désemparée
52:20On ne veut pas de paix
52:22avec Israël
52:22ça ne nous dit rien
52:23on a perdu nos jeunes
52:25nos maisons sont détruites
52:26on a tout perdu
52:31Depuis le 28 février
52:32et le début du conflit
52:34les deux voisins
52:35du Moyen-Orient
52:36s'affrontent
52:37à coups de frappe
52:39d'un côté
52:40l'armée de l'état hébreu
52:43de l'autre
52:44la milice du Hezbollah
52:46le groupe paramilitaire
52:47le plus puissant du pays
52:49soutenu par l'Iran
52:51Un rempart
52:53pour certains habitants
52:55Si le Hezbollah
52:56remet ses armes
52:57au gouvernement libanais
52:58qui va nous défendre ?
53:00Est-ce qu'on peut
53:01faire confiance à Israël ?
53:04D'autres Libanais
53:05misent eux
53:06sur un désarmement
53:07du Hezbollah
53:08pour retrouver la paix
53:12Comme dans ce stand
53:13de tir sportif
53:14fréquenté principalement
53:16par des chrétiens
53:17Philippe Arida
53:1965 ans
53:20est retraité
53:22Pour lui
53:23la milice chiite
53:24se nourrit
53:25de la faiblesse
53:26de l'armée libanaise
53:27C'est les derniers
53:29qui ont les armes lourdes
53:29encore
53:30Avant
53:31pendant la guerre civile
53:32tout le monde
53:33avait des armes lourdes
53:34maintenant
53:35c'est le seul
53:36qui reste
53:36avec les armes lourdes
53:37et nous
53:38on voudrait avoir
53:39aucun
53:41parti
53:41qui ait des armes
53:42il devrait être seulement
53:43avec le gouvernement
53:46Le gouvernement libanais
53:47s'était pourtant engagé
53:49il y a plus d'un an
53:50à tout faire
53:51pour priver
53:51la milice
53:52de son arsenal
53:52sans succès
53:55Le Liban
53:56réclame désormais
53:57de l'aide internationale
53:58à commencer par celle
53:59des Etats-Unis
54:00et de la France
54:02Pour cet adolescent
54:03de 16 ans
54:04qui rêve de devenir avocat
54:06son pays ne peut plus
54:07s'en sortir seul
54:27Israël a prévenu
54:29seul un désarmement
54:30total du Hezbollah
54:31pourrait conduire
54:32à un accord de paix
54:33avec le Liban
54:34de la France
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