- il y a 9 heures
Le choc des idées avec Marc Eynaud, journaliste à Valeurs Actuelles, auteur de l'ouvrage 'L'ampleur des dégâts'
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##LE_CHOC_DES_IDEES-2026-07-12##
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NewsTranscription
00:01Sud Radio, le choc des idées, Jean-Marie Borgrin.
00:04Bienvenue à tous dans votre rendez-vous du dimanche jusqu'à midi sur Sud Radio,
00:08en compagnie de nos invités qui n'ont pas peur de déranger par leurs idées ou par leurs constats.
00:14Aujourd'hui, ce n'est pas le choc des idées, c'est le choc d'un bilan, celui des années
00:17Macron.
00:18On va en parler avec notre invité que je vous présente dans un instant.
00:21Mais avant ça, mon acolyte du dimanche, l'un de mes deux acolytes en tout cas, Arthur de Vatrigan.
00:26Bonjour !
00:26Bonjour !
00:27Directeur du magazine L'Incorrect.
00:30Je rappelle d'ailleurs que L'Incorrect est disponible dans vos kiosques en ce moment.
00:33Excellent magazine qui vous donne des conseils pour aller bronzer sur la plage.
00:37Buller malin, bronzer réac, c'est votre une.
00:40Vous donnez deux ou trois conseils.
00:41Lifestyle, si j'ose dire, ce qui suit parfaitement au magazine culturel que vous dirigez.
00:47Notre invité dont je vous parlais à l'instant, c'est Marc Enault.
00:49Bonjour à vous !
00:50Bonjour !
00:50Journaliste pour un autre magazine, pour le coup, Valeurs Actuelles.
00:54On va parler de votre livre publié chez l'artilleur.
00:57L'ampleur des dégâts.
00:58Alors un petit indice, de quels dégâts nous parlons.
01:01La couverture de votre livre, c'est un portrait de profil du président Macron avec, je crois, le palais de
01:08l'Elysée en ruine derrière.
01:09Absolument.
01:09Je ne suis pas sûr, oui, c'est bien ça.
01:10C'est l'Elysée, mais c'est vrai qu'il est méconisable.
01:12C'est ça.
01:12Le vrai bilan d'une présidence.
01:15Entre 2017 et 2026, il n'a pas encore quitté l'Elysée, que vous l'enterrez déjà.
01:20Sans fleurs ni couronnes, mais avec une plume pour le moins acérée.
01:24Vous nous direz pourquoi vous n'avez pas trouvé grand chose à sauver dans ces années.
01:27Avec plaisir.
01:27Mais avant ça, c'est la tradition du dimanche.
01:29Et c'est Arthur qui s'y colle.
01:31Arthur de Vatrigan, votre carte blanche.
01:33Vous nous proposez en toute modération un cocktail.
01:36Exactement.
01:37Il y a des séquences qui sont drôles par la nullité crasse des acteurs et terrifiantes par ce qu'elles
01:42révèlent.
01:42Cette semaine, on a donc vu naître une idée magnifique.
01:45Le ministre délégué au Parlement, j'ai découvert son nom, je vous le reconnais,
01:50a prévu d'organiser un cocktail pour célébrer la loi sur la fin de vie.
01:53Et oui, un cocktail, donc pour fêter un texte qui ouvre la voie au suicide assisté et à l'euthanasie.
01:59Alors les promoteurs préfèrent dire aide à mourir, évidemment.
02:02C'est plus doux, plus design, plus start-up nation.
02:04On ne tue pas, on accompagne, on ne meurt pas, on choisit son parcours.
02:07Le texte n'est même pas encore définitivement adopté,
02:10parce que le vote final doit avoir lieu le 15 juillet.
02:12Et Gérard Larcher a annoncé une saisine du Conseil constitutionnel.
02:15Mais déjà au ministère des Relations avec le Parlement,
02:18avec le Conseil économique, social et environnemental, le CESE,
02:22on sortait les flûtes et les petits fours, ce qui est assez révélateur pour ces gens-là.
02:26Le Parlement n'est pas une assemblée souveraine, c'est un composteur à texte,
02:29on glisse la loi, ça fait bip et on passe au buffet.
02:31Et quel buffet ? Puisque l'invitation, parce qu'il y a eu une invitation,
02:34on parlait d'un cocktail de célébration.
02:36Et le CESE proposait même de prendre en charge les frais de transport
02:39et le cas échéant, l'hébergement.
02:41La mort all-inclusive, la République en formule pension complète.
02:44Champagne, petits fours, chambres payées,
02:46et surtout n'oubliez pas de préciser vos contraintes alimentaires.
02:48C'est vrai qu'on ne va tout de même pas célébrer l'euthanasie avec du gluten.
02:52Mais le plus obscène est là, c'est que les défenseurs de cette loi
02:54nous expliquent depuis des mois que tout ça est très grave,
02:57intime, douloureux, tragique, ce qui est vrai.
02:58Et qu'ils nous disent qu'il faut ce texte parce qu'il s'agit de personnes
03:02qui souffrent atrocement, tellement atrocement qu'elles demandent la mort.
03:05Très bien.
03:06Mais alors, quand des gens souffrent atrocement,
03:08on ne débouche pas de champagne dans les salons d'un ministère,
03:10on se tait, on baisse les yeux,
03:12on garde un minimum de pudeur et si on est croyant, on prie.
03:14Mais la pudeur est précisément ce qui manque à cette caste.
03:18Le CESE, ce gros machin constitutionnel à plus de 34 millions d'euros par an,
03:22qui sert à recaser les chômeurs de la rue Cadet et les copains en manque de poste,
03:25a encore prouvé son immense utilité au moment où on se demande
03:28quelles économies allons-nous encore pouvoir faire.
03:30Cette affaire dit aussi quelque chose de la fameuse convention citoyenne
03:34sur la fin de vie, hébergée par le CESE il y a quelque temps.
03:37On nous l'avait vendu comme un moment démocratique, profond, horizontal, apaisé.
03:41Pour ceux qui avaient étudié un peu dans le détail, les modalités pratiques,
03:44on découvrait que toutes les questions aboutissaient obligatoirement 1 à 8,
03:49sans oblique, pour certaines réponses de sondage, le score arrivait à 120%.
03:52Je suis nul en maths, mais il y a des limites quand même.
03:55Alors forcément, à la découverte de cette teuf sponsorisée par nos impôts,
03:58ça a râlé sévère de David Lysnard, en passant par Retailleau, Philippe Juvin et beaucoup d'autres.
04:03Donc le ministre a commencé par rétropédaler,
04:05en expliquant qu'il n'était pas question du tout d'un cocktail, il y a eu une célébration,
04:09raté les courriels d'invitation, non seulement par le bien et de célébration,
04:12et comme je l'indiquais, demandé s'il y avait des éventuelles contraintes alimentaires pour les participants.
04:18Ensuite, c'est au CESE de prendre la parole,
04:20expliquant que les termes étaient, je cite, inappropriés,
04:23mettant au front pas moins de trois attachés de presse pour gérer la crise,
04:26et enfin, voyant que plus ils ouvraient la bouche, plus ils s'enfonçaient,
04:29le ministre a décidé non pas d'annuler l'événement, mais de le reporter.
04:33En effet, ce serait vraiment qu'on ne pas perpétuer, durs mots,
04:37cette nouvelle tradition française de danser sur les morts,
04:40du bal des baltringues au bal des seringues, il n'y a qu'un pas.
04:43Mais en tout cas, ce sera dit.
04:45Faute de goût, quoi qu'on pense d'ailleurs de la loi sur la fin de vie,
04:48je pense que vous serez d'accord avec Arthur de Vatrigan.
04:50Oui, absolument.
04:51Et d'ailleurs, ce qui est très intéressant,
04:52c'est que cela révèle absolument le caractère aussi d'Emmanuel Macron.
04:56Et on peut y retrouver évidemment sa patte dans cette décision.
04:58On sait maintenant que Sébastien Lecornu avait plaidé très fortement
05:02pour que le texte de loi soit repoussé à plus tard,
05:05ne serait-ce que pour respecter les sénateurs
05:06qui quand même par trois fois ont rejeté le texte.
05:09Et ça a été vraiment le fait du prince.
05:10Emmanuel Macron a appuyé de toutes ses forces
05:13pour que ce texte soit passé au plus vite.
05:14Pourquoi ? Parce qu'il veut marquer évidemment l'histoire.
05:17Il veut être le président sous le mandat duquel l'euthanasie a été votée en France
05:22pour marquer son empreinte progressiste en quelque sorte.
05:24Et cela, ça dit beaucoup d'Emmanuel Macron.
05:26Oui, effectivement.
05:27L'avancée sociétale, tout simplement.
05:30Tiens, justement, on va parler tout de suite du bilan d'Emmanuel Macron.
05:34C'est la dernière ligne.
05:34Ce sera l'une des dernières lignes de son bilan.
05:36La loi sur la fin de vie, puisqu'il y a quand même peu de chances
05:38qu'elle ne soit pas adoptée à la fin.
05:40C'est ce qui va se passer.
05:41D'un point de vue comptable, effectivement.
05:42D'un point de vue comptable, c'est ce qui va se passer.
05:43Marc Eno, je le disais, vous publiez.
05:46L'ampleur des dégâts 2017-2026.
05:49Le vrai bilan d'une présidence s'est publié chez l'artilleur.
05:53Le moins qu'on puisse dire, Arthur de Vatrigan, c'est que Marc Eno n'a pas trouvé grand-chose
05:57à sauver dans ces quelques années.
05:59En effet, le titre, c'est l'ampleur des dégâts 2017-2026.
06:03Donc, le double quinquennat d'Emmanuel Macron.
06:06Alors, il lui reste encore un an pour allonger l'addition.
06:10Mais donc, le titre, en effet, ne triche pas, parce que ce n'est pas un pamphlet de plus
06:13contre Emmanuel Macron.
06:14C'est une enquête, chiffre à l'appui, méthodique et précise,
06:17et qui, précisément, la rend implacable et douloureuse pour le président Macron.
06:22Économie, immigration, sécurité, dette, Marc Eno ne sait jamais à la facilité du procès d'intention
06:27puisqu'il documente et le constat est, en effet, vertigineux et angoissant.
06:32Alors, j'ai une première question, vue d'ensemble, avant de rentrer dans le détail,
06:36c'est est-ce que le macronisme est un courant politique
06:39ou il va disparaître après que Macron ne sera plus président ?
06:42Le macronisme est déjà en train de disparaître
06:44parce qu'Emmanuel Macron ne veut rien laisser derrière lui.
06:48Tout le monde pensait, tout le monde voyait, par exemple, en Gabriel Attal,
06:51un héritier présentif, en tout cas un héritier autoproclamé.
06:54Et force est de constater qu'Emmanuel Macron a tout fait pour, justement,
06:56ne pas avoir d'héritier parce qu'il ne veut, justement,
06:59pas s'auto-fermer la porte à une potentielle candidature plus tard.
07:03En tout cas, il ne veut se fermer aucune option.
07:05Le macronisme n'existe que parce qu'Emmanuel Macron est au pouvoir.
07:07D'ailleurs, pour Emmanuel Macron, les gens qu'il soutienne
07:10ne le soutiennent pas parce qu'il croit en lui,
07:12mais les gens le soutiennent parce qu'il lui doit tout.
07:15Il lui doit tout, en quelque sorte.
07:16Il lui doivent tout, en quelque sorte.
07:17Et c'est pour ça que, notamment, le cas de la dissolution
07:19a été extrêmement violent pour beaucoup de ses soutiens.
07:21C'est que vous aviez quand même des personnes
07:23qui étaient engagées en politique depuis 2017 à ses côtés,
07:26des gens qui le disaient, qui le confiaient d'ailleurs à des journalistes.
07:28Il y en a qui ont craché leur vie sentimentale, leur famille,
07:31enfin, qui ont tout donné à ce type.
07:33Et du jour au lendemain, en fait, ils se sont aperçus
07:34qu'Emmanuel Macron n'en avait qu'il était prêt à tous les envoyer au chômage
07:39pour créer son petit événement personnel.
07:41Donc, ça révèle beaucoup de lui.
07:43Après, merci de l'avoir souligné au début de votre question, Arthur.
07:47Il y a eu énormément de livres qui sont sortis, justement,
07:49sur la personnalité d'Emmanuel Macron,
07:51sur le côté un petit peu toxique, sur le caractère un petit peu toxique.
07:54Le président toxique, c'était le nom d'un autre livre, d'ailleurs.
07:56Exactement, mais qui était extrêmement bien fait, d'ailleurs.
07:59Et justement, le pari, c'était d'aller vraiment au-delà
08:01de la personnalité d'Emmanuel Macron, qui est extrêmement clivante,
08:03et de dire, au fond, il y a peut-être des choses qui ont marché,
08:06il y a peut-être des choses qui ont fonctionné,
08:07et que sa personnalité très polémique a peut-être masqué et dissimulé.
08:11Donc, c'est pour ça que je me suis vraiment attaché
08:12à aller voir segment après segment, sujet après sujet,
08:15pour vérifier en disant, il y a peut-être un bilan positif là-dedans.
08:18Et j'ai été vraiment, réellement, le premier surpris,
08:20parce que j'étais persuadé de trouver quand même un ou deux données économiques
08:23où quand même il s'est passé quelque chose.
08:25En réalité, rien. C'est ça qui est terrible.
08:27C'est qu'il n'y a rien de positif.
08:29Et Emmanuel Macron laisse vraiment, d'où le titre l'emploi des dégâts,
08:31il laisse vraiment derrière lui un champ de ruines.
08:34Aucun président n'a réussi à faire ça en si peu de temps.
08:36Si je regarde ce après quoi il arrive, il arrive après François Hollande.
08:39Si vous sous-entendez que c'est le pire président qu'on ait eu,
08:42vous êtes en train de me dire que vous êtes à deux doigts de regretter François Hollande.
08:44Est-ce que vous, Marqueno, journalistes à valeur actuelle,
08:47vous êtes prêts à assumer ce constat ?
08:50François Hollande, toujours se dire que celui d'après est pire
08:51et donc on regarde celui d'avant.
08:54Disons que François Hollande, il y avait quand même une ligne.
08:57François Hollande, ce que je veux dire, c'est que François Hollande,
09:00il avait quand même un bilan, par exemple, au niveau international.
09:03La dichotomie entre le bilan international d'Emmanuel Macron
09:06et celui de François Hollande joue clairement en faveur de François Hollande.
09:08L'opération Serval, on peut le rappeler par exemple.
09:11Exactement, ou en tout cas vis-à-vis de l'Afrique,
09:12il y avait une vraie politique, il y avait une vraie ligne.
09:14Alors elle était critiquable à bien des endroits, elle pouvait être condamnable.
09:16Mais en tout cas, il y avait vraiment quelque chose,
09:18et il y avait une forme de cap. Après, ce qui est certain
09:20avec Emmanuel Macron, c'est qu'il a tout fait pour acter
09:22une rupture symbolique entre l'ancien membre
09:24de François Hollande et lui. Or, on s'est aperçu
09:26effectivement qu'Emmanuel Macron n'était que la continuité
09:29aussi de François Hollande. Ce que François Hollande avait initié
09:31avec la loi travail et avec toutes ces mesures
09:33qui avaient fait lever une partie de la gauche,
09:34en réalité, ça n'a fait qu'annoncer ce qu'Emmanuel Macron
09:37allait mettre en place après.
09:38C'est vrai. Alors, peut-être un bémol quand même, Emmanuel Macron,
09:40les dépenses militaires, pour le coup, ont plutôt augmentées
09:42sous Emmanuel Macron si on compare à ce qui s'est passé
09:44sous François Hollande.
09:46Ça a été accéléré lors du deuxième quinquennat,
09:49notamment en raison de la guerre en Ukraine.
09:50Ce qui est terrible, c'est que la sensation que ça laisse,
09:53c'est qu'Emmanuel Macron a augmenté
09:54les budgets de l'armée parce qu'il s'est trouvé un costume
09:56qui lui plaisait aussi. C'est ça qui est terrible.
09:58Pour jouer.
09:59Oui, en fait, c'est ça qui est très déroutant chez lui.
10:02Vu le contexte international, augmenter les budgets de l'armée,
10:04c'est peut-être quelque chose qu'on peut mettre à son crédit.
10:07Ce serait plutôt de la prudence.
10:08Mais comme il a un goût très prononcé
10:10pour la mise en scène personnelle,
10:12on ne peut pas s'empêcher de se dire,
10:14il y met les moyens parce qu'il y a vu
10:16un moyen de marquer l'histoire,
10:18un moyen d'exister encore politiquement.
10:20Arthur ?
10:21Quand vous dites qu'il y avait une différence
10:22avec François Hollande,
10:23que François Hollande avait une ligne,
10:25en effet, c'était le Parti Socialiste,
10:27le programme était à peu près annoncé,
10:28Emmanuel Macron a commencé avec le...
10:30C'est parce que disent les gens de gauche.
10:31Ils sous-entendent qu'on leur a promis
10:32une politique de gauche
10:33et que ça a été une politique de droite.
10:34Évidemment, mais ils avaient fait le même reproche
10:36à François Mitterrand aussi.
10:37Mais depuis Mitterrand,
10:37on sait comment ça fonctionne.
10:38Mais c'est vrai qu'Emmanuel Macron
10:39a commencé avec un livre qui s'appelait Révolution
10:45sup' aux patrons, aux acteurs économiques
10:47et à l'avenir.
10:48Et puis on s'est retrouvés président du statu quo
10:50avec les boomers et les retraités
10:51qui votaient pour lui.
10:52Mais est-ce qu'il y a un mensonge fondateur
10:54dans sa présidence ?
10:55Dès le premier quinquennat.
10:56Pour vous, est-ce qu'il y en a un
10:57qui a tout de suite marqué
10:58et qui a entraîné tout le reste derrière ?
11:00Mais vous avez cité Révolution
11:02et vous faites bien.
11:03Parce que ce livre que peu de personnes ont lu finalement,
11:05tout comme peu de personnes en réalité
11:06étaient capables en 2017
11:07de dire ce qu'Emmanuel Macron allait faire,
11:09il y avait tout dans ce livre.
11:10Il y avait beaucoup de choses.
11:12En le lisant, on s'aperçoit
11:13qu'il avait tout compris en réalité
11:14aux aspirations des Français.
11:16Il avait compris que les Français
11:17en avaient assez du clivage gauche-droite,
11:18qu'ils avaient la nostalgie
11:20du président de la République gaullien,
11:22c'est-à-dire au-dessus des partis...
11:23Jupiterien, presque.
11:24Oui, exactement, apte en tout cas
11:25à réconcilier la droite et la gauche,
11:27en tout cas à proposer
11:28une figure présidentielle
11:29qui soit au-dessus de tout cela.
11:31On l'a même accusé de populisme à l'époque.
11:32Oui, absolument.
11:33Au tout début, en 2017, on l'a oublié.
11:34C'est quelqu'un qui a déclaré
11:35« Je ne suis pas socialiste »,
11:36qui déclare au puits du fou
11:38que la France est un pays intrinsèquement monarchiste,
11:40puis en meeting qu'il va expliquer
11:42qu'il n'y a pas de culture française.
11:43En fait, c'était ça aussi le problème
11:44d'Emmanuel Macron,
11:44c'est qu'il annonçait absolument tout
11:46et son contraire,
11:47ce qui fait que beaucoup de gens l'ont suivi
11:49et Arthur Devatrigan a raison
11:51de dire que ça a été le candidat des actifs.
11:54On l'oublie, on l'oublie,
11:55mais en 2017, tout le monde se disait,
11:57tout le monde se dit aujourd'hui
11:58Emmanuel Macron, c'est le président des retraités,
12:00des boomers, etc.
12:00En 2017, c'était le candidat des actifs.
12:03Si François Fillon ne s'est pas totalement effondré
12:05au soir du premier tour,
12:06c'est parce que 80% des plus de 70 ans
12:08ont voté pour lui.
12:09En fait, à l'époque,
12:10François Fillon, c'était les LR,
12:13le camp des boomers, entre guillemets.
12:15Ce qui explique que François Baroin,
12:16qui avait pris la suite de François Fillon
12:18après la débâcle,
12:18a fait toute sa campagne des législatives
12:20sur un seul critère.
12:21Nous, nous sommes contre la hausse
12:21de la CSG pour les retraités.
12:23C'était le seul point de différence
12:24qu'ils ont réussi à trouver.
12:26Et comme Emmanuel Macron
12:26avait déjà commencé à débaucher
12:29en même temps chez LR
12:30et en même temps au PS,
12:31on a eu cette espèce de synthèse
12:32absolument improbable
12:33qui fait que ça a marché
12:35dans une certaine mesure,
12:36ce qui fait que ça correspondait
12:37à l'attente qu'on avait les gens.
12:38Mais au lieu d'être au-dessus des partis,
12:40il a pris les deux partis,
12:43il les a fusionnés
12:43au sein d'un machin
12:44qui s'appelait le macronisme.
12:46Enfin, La République en marche,
12:46appelons-le comme on veut.
12:48Ça a changé de nom 15 fois.
12:49Renaissance ensemble pour la République.
12:50Exactement.
12:50Renaissance a été reprise
12:51par Marine Le Pen.
12:52Ce qui est paradoxal.
12:53C'est assez paradoxal.
12:54Mais en tout cas,
12:55c'est ça l'arnaque d'Emmanuel Macron,
12:57c'est qu'ils attendaient vraiment
12:58un président gaulien.
12:59En fait, ils se sont pris finalement
13:01quelqu'un qui voyait le pouvoir
13:02non pas comme un service,
13:04mais comme un accomplissement personnel.
13:06La notion de performance
13:07chez Emmanuel Macron,
13:08elle est extrêmement importante
13:09parce que le pouvoir est vu
13:10comme une performance individuelle,
13:12comme une trajectoire personnelle
13:13qui éliminerait éventuellement.
13:14Voilà, exactement.
13:15Et qui pourrait potentiellement
13:16entraîner des gens dans son sillage.
13:17Sauf qu'évidemment,
13:18cela a été tout l'inverse.
13:19Et surtout,
13:19ça a créé un certain nombre
13:21de divisions.
13:22Comment dix ans de macronisme
13:23auront fracturé ce pays
13:25encore davantage
13:26qu'il ne l'était auparavant ?
13:27On va en parler avec vous
13:28dans quelques instants.
13:30Restez avec nous sur Sud Radio.
13:31On est ensemble jusqu'à midi
13:33avec Marc Enault
13:34qui publie, je le rappelle,
13:35l'ampleur des dégâts.
13:36Le vrai bilan de la présidence Macron,
13:38c'est publié chez l'artilleur.
13:39A tout de suite.
13:41Sud Radio,
13:42le choc des idées,
13:44Jean-Marie Bordry.
13:44Nous sommes ensemble jusqu'à midi
13:46sur Sud Radio
13:46en compagnie d'Arthur Devatrigan,
13:48directeur du magazine
13:48L'Incorrect
13:49et de notre invité Marc Enault.
13:51L'ampleur des dégâts,
13:53le vrai bilan
13:54de la présidence Macron.
13:56C'est un livre au vitriol,
13:58un réquisitoire
13:59de plusieurs centaines de pages
14:01d'ailleurs publié
14:01chez l'artilleur précisément.
14:04Est-ce que j'en ai dépassé ?
14:05Oui, plusieurs centaines.
14:05Oui, je crois qu'on y a dépassé.
14:06Je vais vérifier.
14:07On va faire les comptes.
14:08169, très exactement.
14:10J'ai fait un compte marseillais.
14:12Toujours est-il
14:13que vous avez trouvé
14:14un certain nombre de choses
14:15à rapprocher à ce président de la République.
14:16La première chose
14:17qu'on pourrait dire,
14:18c'est que pour vous,
14:19Marc Enault,
14:19le pays est davantage divisé
14:21à la fin des années Macron
14:22qu'il ne l'était auparavant.
14:24Et pourtant,
14:25je n'ai pas des souvenirs
14:25de Concorde National
14:26à la fin des années Hollande.
14:28Non, mais en tout cas,
14:29à l'époque de François Hollande,
14:31il y avait encore
14:31un clivage gauche-droite
14:32assez classique,
14:33on va dire,
14:33ce qui fait que la société
14:36était polarisée
14:37dans un clivage connu,
14:38habituel.
14:39Le problème d'Emmanuel Macron,
14:41c'est qu'il est encore une fois
14:41arrivé avec cette idée
14:42de « je vais unir justement
14:43et me mettre au-dessus ».
14:44Le seul problème,
14:45c'est que ce clivage gauche-droite,
14:46au lieu de l'annihiler,
14:48en fait,
14:49il l'a enfermé
14:49au sein de sa propre majorité.
14:51Ce qui fait qu'évidemment,
14:52cela a donné
14:53un boulevard absolument énorme
14:55pour des formations
14:56comme la France Insoumise
14:57et le Rassemblement National,
14:58ce qui fait que même
14:58à ce niveau-là,
14:59même à ce niveau-là,
15:00c'était raté.
15:00En fait,
15:01non seulement,
15:02il a enfermé
15:03le clivage gauche-droite
15:03et donc il a laissé
15:04se créer un autre clivage
15:06gauche-droite
15:07qui est justement maintenant
15:07aujourd'hui en train
15:08d'étouffer
15:08et d'étrangler
15:09ce qui reste en réalité
15:10du socle commun.
15:12Il voulait unir son camp
15:14à la fin.
15:15On se retrouve avec
15:163, 4, 5%
15:17de candidats
15:17à l'élection présidentielle.
15:18En réalité,
15:19c'est quelqu'un
15:19qui a fracturé profondément
15:22son camp,
15:22qui a créé
15:23plein de fractures.
15:24On se rappelle
15:25ces petites phrases
15:26ceux qui sont tous
15:27contre ceux qui ne sont rien,
15:28les somewhere
15:28contre les anywhere,
15:29les vainqueurs
15:29de la mondialisation
15:30contre les perdants,
15:31les riches
15:32contre les pauvres.
15:33En réalité,
15:34Emmanuel Macron
15:34a passé son temps
15:35à cliver.
15:36Il a passé son temps
15:37à monter une partie
15:38de la population
15:39les uns contre les autres
15:40et surtout,
15:41il a achevé
15:41ce que Nicolas Sarkozy
15:43et François Hollande
15:43avaient bien initié,
15:45c'est-à-dire
15:45un dégoût profond
15:46de la politique
15:46et accessoirement
15:48pour les prochains
15:50présidents de la République,
15:50l'incapacité
15:51pour l'Assemblée Nationale
15:52à trouver une majorité
15:53absolue,
15:53ce qui va laisser
15:54un chaos assez certain.
15:54Ça, c'est une véritable
15:55innovation pour le coup
15:56parce qu'auparavant,
15:57il y avait toujours
15:58une majorité assez nette
15:59à l'Assemblée Nationale.
16:00Arthur Devatrigan.
16:01C'est intéressant
16:02ce que vous dites
16:02qu'il a achevé
16:03de dégoûter
16:04les Français
16:04de la politique
16:05et vous savez,
16:05à chaque élection,
16:06en tout cas depuis
16:07les dernières élections
16:08présidentielles,
16:09il y a ce mythe
16:10de la société civile.
16:11Et celui
16:11qui l'a poussé
16:12le plus loin,
16:13c'est Emmanuel Macron
16:14parce qu'on redécouvre
16:15avec Marqueno
16:16des députés,
16:17même des ministres
16:18qu'on avait complètement
16:18oubliés.
16:19Peut-être nous refaire
16:20un peu le portrait
16:20du quinquennat 1
16:22de Macron
16:22et de qui composait
16:24En Marche
16:25à l'époque.
16:26C'est que des gens
16:27de la société civile
16:28qu'on a complètement
16:30en grande partie.
16:30Alors que des gens,
16:31vous aviez la moitié
16:31des députés
16:32qui étaient l'anciens
16:32socialistes.
16:33Oui, alors c'est
16:34l'ancien LR
16:35mais au milieu
16:36société civile.
16:37Alors c'est ça
16:38qui est fascinant
16:38c'est que le premier
16:39quinquennat de Macron
16:40a été oublié.
16:41En fait, il n'a jamais
16:41vraiment été traité
16:42parce que comme il enchaînait
16:43après avec un deuxième
16:44quinquennat,
16:45en fait personne n'avait
16:46vraiment songé
16:46à en faire déjà
16:48une première critique
16:49et c'est vrai
16:50qu'il n'y a pas si longtemps
16:51et j'avais l'impression
16:52qu'il y a eu une éternité
16:52quand je me suis replombé dedans.
16:54Il s'est passé le Covid,
16:55il s'est passé d'ailleurs
16:55en Ukraine,
16:56on a l'impression
16:56que c'était le siècle dernier.
16:58Exactement,
16:58mais là où vous avez raison
16:59Arthur,
17:00c'est que le LREM
17:01en 2017
17:02c'était grosso modo
17:03pour faire simple
17:04un tiers de gens de droite
17:05et de centristes,
17:06un tiers de socialistes
17:06et un tiers de gens
17:07de la société civile.
17:08Le problème des gens
17:09de la société civile
17:09c'est qu'ils sont engagés
17:10sur le fameux projet
17:11d'Emmanuel Macron,
17:12projet dont personne
17:13ne connaissait vraiment
17:14les tenants et les aboutissants
17:15et on a vu la limite
17:18lorsqu'on a vu justement
17:19les premières polémiques.
17:20Je pense au débat sur la PMA
17:21où une députée LREM
17:23Agnès Thiel
17:23avait osé dire
17:24qu'elle était contre,
17:25elle s'est fait mettre
17:26au banc de son groupe
17:27et s'est fait exclure
17:28de manière extrêmement violente.
17:30Il y a la psychiatre
17:31Martine Vonner
17:31que le groupe a perdu
17:33au moment de la crise Covid
17:34puisqu'elle a pris position
17:35contre la politique sanitaire
17:36du gouvernement
17:37il y a le député
17:38Joachim Sonforget
17:39qui après Renaissance
17:39est passé chez Éric Zemmour
17:41qui a eu des petits pépins
17:43après personnels.
17:43C'est un parcours assez particulier
17:47Joachim Sonforget.
17:48Parce que le problème
17:49de ces gens
17:49de la société civile
17:50c'est qu'encore une fois
17:51ils ne savaient pas
17:51dans quoi ils s'engageaient
17:52et on l'a vu
17:53avec la première loi immigration
17:54le premier grand débat
17:55qu'a eu dans le premier
17:56quinquennat Macron
17:57c'était le débat
17:57sur la loi immigration
17:59portée par Gérard Collomb
18:00qui d'ailleurs a réussi
18:00à se brouiller
18:01avec Emmanuel Macron
18:01dès le début
18:02parce que visiblement
18:03il ne s'était pas compris
18:04parce que personne
18:05n'avait compris au fond
18:05ce que voulait Emmanuel Macron
18:06et le problème
18:07avec cette société civile
18:08c'est que lorsque vous vous engagez
18:10pour Emmanuel Macron
18:10vous avez peut-être
18:11plein d'idées en tête
18:12mais vous n'avez certainement
18:13pas envie de légiférer
18:13sur l'immigration
18:14parce que globalement
18:16à moins d'être très à droite
18:17mais à ce moment
18:18d'être à droite
18:19résolument à droite
18:20mais à ce moment
18:20on ne s'engage pas forcément
18:21pour Emmanuel Macron.
18:22Après il y en a eu un ou deux
18:23vous prenez Gérald Darmanin
18:24par exemple
18:25je ne pense pas que c'était
18:25ce qu'il y avait
18:26de plus immigrationniste
18:29à La République En Marche
18:30à l'époque.
18:31Non absolument pas
18:32vous avez raison
18:32mais en tout cas
18:33c'était une frange
18:33extrêmement minoritaire
18:34et ces personnalités
18:35identifiées à droite
18:36elles ont été mises
18:37au gouvernement d'ailleurs.
18:38D'ailleurs Bruno Le Maire aussi.
18:39Oui Bruno Le Maire notamment
18:41mais d'ailleurs
18:42cette loi immigration
18:42qui était très forte
18:44même Nicolas Sarkozy
18:45n'avait pas proposé ça
18:46à l'époque
18:47elle était portée par Gérard Collomb
18:48qui était un ancien socialiste aussi
18:49donc il y avait
18:50il y a eu un mélange des genres
18:51il y a eu un énorme mélange des genres
18:53et normalement
18:53un homme comme vous
18:54journaliste à valeur actuelle
18:55aurait dû se réjouir
18:56de voir d'ancien socialiste
18:57proposer une loi immigration
18:59plus dure
18:59que ce que Nicolas Sarkozy
19:01avait lui-même fait.
19:02Mais la première année
19:03d'Emmanuel Macron
19:04Vous étiez fan ?
19:05À droite
19:07je vais être très très honnête
19:08sincère avec vous
19:09parce que j'y croyais pas
19:10parce que la campagne
19:11avait quand même
19:11laissé des souvenirs
19:12où on voyait que ça partait
19:13dans tous les sens
19:14qui disait tout et son contraire
19:15donc on voyait pas trop
19:15où ça allait partir
19:16mais ce qui est sûr
19:17c'est que la première année
19:18de son quinquennat
19:19objectivement
19:19était plutôt une réussite
19:20on se rappelle
19:21alors à l'époque
19:22Poutine n'avait pas encore
19:23envahi l'Ukraine
19:23mais la réception
19:24de Vladimir Poutine
19:25à Versailles
19:26dans une espèce de tentative
19:27de recréer une voie
19:31ça a été très très bien accueilli
19:33il s'était fait élire
19:34sur un programme
19:35assez libéral
19:35la réforme de l'assurance chômage
19:37alors qu'il a fait hurler
19:38la gauche
19:38la droite était plutôt
19:40oui en fait
19:40dans l'absolu
19:41en tout cas c'est cohérent
19:41c'est conforme aux attentes
19:43si la gauche hurle
19:43c'est bon
19:44en tout cas c'est conforme
19:47aux attentes
19:47si vous voulez
19:48et à la limite
19:49c'est ça qu'on peut reprocher
19:50à Emmanuel Macron
19:50c'est que
19:51ce qu'on peut reprocher
19:52à François Hollande
19:52par exemple
19:53d'avoir une mauvaise ligne
19:55mais en tout cas
19:55on sait qu'il y a une ligne
19:56là le problème
19:56c'est qu'il y avait
19:57et tout est son contraire
19:57donc la première année
19:58on s'est dit
19:59bon bah après tout
19:59pourquoi pas
19:59et puis là sont arrivées
20:00évidemment la taxe sur le carburant
20:01les gilets jaunes
20:02la loi immigration
20:03et c'est là où tout le monde
20:03a compris qu'en réalité
20:05personne ne
20:05enfin il ne savait pas
20:06où il allait
20:06et qu'en fait
20:07il n'y avait pas de cap
20:08qu'il s'est fait lire
20:08sur un programme libéral
20:09qu'il balance une taxe
20:10sur le carburant
20:11que sur l'immigration
20:13la gauche était persuadée
20:14qu'il était plutôt de chez eux
20:15alors qu'en réalité
20:15il propose une loi immigration
20:17assez dure
20:18enfin c'est tout un paradoxe
20:19On voit même sur la politique étrangère
20:20si vous prenez par exemple
20:22le rapport avec la Russie
20:23et l'Ukraine
20:23jusqu'au bout
20:24il essaye de discuter
20:25avec Vladimir Poutine
20:26avant de s'engager
20:27résolument derrière l'Ukraine
20:28prenez Israël
20:29au tout début
20:30juste après le 7 octobre
20:31il propose quand même
20:32d'envoyer des soldats français
20:32dans la bande de Gaza
20:33pour aller liquider le Hamas
20:34ensuite il reconnaît la Palestine
20:36enfin c'est tout
20:36et son contraire
20:37Mais c'est ça le drame
20:39d'Emmanuel Macron
20:39c'est encore une fois
20:41la posture gaullie
20:42sur la Palestine
20:43en reconnaissant l'état palestinien
20:44on a envie de dire
20:45bon bah il rejoint
20:45la position historique de la France
20:46il n'y a rien
20:47il n'y a rien de très choquant
20:48le problème c'est qu'effectivement
20:49précédemment vous aviez
20:50tout son gouvernement
20:50qui annonçait son soutien
20:52inconditionnel à l'état d'Israël
20:53ça c'était Yael Brunpivet
20:54oui Yael Brunpivet
20:55mais une partie de son gouvernement aussi
20:56c'est à dire que
20:57toute la Macronie
20:58toute la Macronie
20:58était sur la même ligne
20:59après il y a eu effectivement
21:00ces images
21:00pardon mais au lendemain du 7 octobre
21:02c'est pas absurde
21:03c'est à dire que tout le monde
21:04a été particulièrement frappé
21:05par le massacre antisémite
21:06qui nous a rappelé
21:07une fois 10 le 13 novembre
21:08non mais bien évidemment
21:10et heureusement que la France
21:11a condamné
21:11et heureusement que la France
21:12a porté son soutien à Israël
21:13enfin il n'y a aucun sujet là-dessus
21:14ce que je veux dire
21:15c'est que vous passez
21:15donc d'un soutien inconditionnel
21:18à une reconnaissance
21:19de la Palestine
21:19et le problème
21:20c'est qu'en fait
21:20vous reconnaissez
21:22reconnaître la Palestine
21:22maintenant
21:23c'est donner du crédit
21:25en fait à l'action du Hamas
21:26et c'est de dire aussi
21:27en fait on se soumet
21:27à la violence
21:28Emmanuel Macron
21:29qui reconnaît la Palestine
21:30ne va pas à la marche
21:31contre l'antisémitisme
21:32après avoir été un soutien
21:33d'effectifs Israël
21:34enfin en fait
21:34on ne comprend plus rien
21:35la limite du en même temps
21:37on l'a vu à l'échelle intérieure
21:41aucun sens
21:42enfin Emmanuel Macron
21:43a toujours fait tout
21:44et son contraire
21:44parce qu'encore une fois
21:46diplomatiquement
21:46il a compris
21:47que c'était un bon endroit
21:47pour se mettre en scène
21:48il a cherché la mise en scène
21:50au détriment de la logique
21:51en quelque sorte
21:51franchure
21:51exactement
21:52Arthur Devatrigan
21:53alors il y a peut-être
21:54un sujet sur lequel
21:55il n'a pas varié
21:56pour le coup
21:57c'est l'Europe
21:59comment vous définiriez
22:00la position d'Emmanuel Macron
22:02sur l'Europe
22:03est-ce que c'est
22:03comme certains disent
22:04notamment ses adversaires
22:05c'est un fédéraliste
22:06qui n'attend qu'une chose
22:07c'est diluer la France
22:08dans l'Europe
22:10ou c'est juste
22:11le brise d'un type
22:12qui se rêve après
22:13président de la France
22:14de devenir président de l'Europe
22:15est-ce qu'il devrait penser ?
22:16les deux
22:18il a été formé
22:20intellectuellement
22:21en tout cas
22:21dans un projet
22:22plutôt fédéraliste
22:23enfin ses maîtres à penser
22:24c'est ceux qui l'ont
22:26influencé politiquement
22:27étaient plutôt
22:28dans l'esprit
22:29de la grande Europe fédérale
22:30entre guillemets
22:31après ce qui est certain
22:32c'est qu'Emmanuel Macron
22:33a très vite fait comprendre
22:34que la France
22:35était trop petite pour lui
22:36et qu'il y avait
22:37effectivement
22:38un besoin
22:39de dépasser
22:40la France
22:41pour arriver à quelque chose
22:41de plus grand
22:42et effectivement
22:43tout le monde s'était
22:44gossé à l'époque
22:45de ses ambitions européennes
22:46tout le monde l'imaginait
22:47vouloir effectivement
22:47remplacer à terme
22:48Ursula von der Leyen
22:49ou je ne sais qui
22:50et oui
22:50le projet d'Emmanuel Macron
22:52a toujours été très pro-européen
22:54déjà par un souci aussi
22:55accessoirement
22:56de légitimité politique
22:57c'est-à-dire
22:57il est basé au centre
22:59les alliés
23:00les historiques européens
23:01sont fédéralistes
23:03on rappelle que
23:04quand il l'emporte
23:04d'ailleurs
23:05la présidentielle
23:06en 2017
23:07c'est dans la cour du Louvre
23:08devant la pyramide
23:09la musique
23:10c'est l'hymne à la joie
23:11c'est l'hymne à la joie
23:12exactement
23:12donc ce qui est l'hymne européen
23:13pour le coup
23:14c'était un marqueur profond
23:15oui tout à fait
23:16en tout cas
23:16il y a toujours eu
23:17cette volonté
23:18de dépasser la France
23:21qui était visiblement
23:22trop petite pour lui
23:22alors quel héritage
23:23il va laisser surtout
23:24qu'est-ce qu'on va payer
23:25qu'est-ce qu'on va rembourser
23:26on va parler chiffres
23:28un petit peu
23:28vous allez voir
23:29il faut savoir compter
23:29pour le coup
23:30le vrai bilan chiffré
23:32d'Emmanuel Macron
23:33on en parle dans un instant
23:33avec notre invité
23:34Marc Enault
23:35qui publie ce livre
23:37aux éditions de l'Artilleur
23:38à tout de suite
23:38sur Sud Radio
23:40Sud Radio
23:41le choc des idées
23:43Jean-Marie Bordet
23:44le choc d'un bilan
23:45celui des années Macron
23:46qu'on dissèque
23:47avec notre invité Marc Enault
23:48qui publie son livre
23:49l'ampleur des dégâts
23:50sur la présidence Macron
23:51c'est publié
23:52chez l'Artilleur
23:53on est toujours
23:54en la compagnie d'Arthur
23:55de Vatrigan
23:55directeur du magazine
23:56L'Incorrect
23:57on va passer maintenant
23:58au bilan chiffré
23:59des années Macron
24:00l'héritage
24:02que ça va laisser
24:02on va retenir
24:03surtout une formule
24:04c'est le quoi qu'il en coûte
24:06question un peu facile
24:07Marc Enault
24:07mais comme ça
24:08de but en blanc
24:09au déboté
24:10ça a coûté combien
24:11le quoi qu'il en coûte ?
24:12en tout cas
24:12in fine
24:13ce sera l'homme
24:15aux mille milliards de dettes
24:16ce qui déjà
24:17ce qui déjà
24:18en dit beaucoup
24:18alors sur le quoi qu'il en coûte
24:20c'est assez intéressant
24:21on se rappelle tous
24:22qu'au moment du Covid
24:24l'Etat a mis en place
24:25des aides
24:26pour sauver des entreprises
24:27par exemple
24:27et ce qui est incroyable
24:29c'est qu'on pourrait dire
24:30c'est tant mieux
24:30qu'on a tous en tête
24:32le petit boulanger
24:33le petit artisan
24:33qui avec cette crise
24:35pourrait mettre la clé
24:36sous la porte
24:36le dernier boulanger du village
24:37vous comprenez
24:38ce serait horrible
24:38dans les faits
24:39alors certains ont pu être sauvés
24:41peut-être un temps
24:42mais quand on regarde
24:42dans les chiffres
24:43l'année avant le Covid
24:45on avait à peu près
24:4620 000 fermetures d'entreprises
24:4725 000 fermetures d'entreprises
24:50pendant le Covid
24:51et l'année d'après
24:52ce chiffre a été divisé par deux
24:53parce que grâce aux aides
24:55et l'année
24:56deux ans après
24:57le chiffre
24:57on est revenu au chiffre
24:59post-Covid
24:59multiplié cette fois par deux
25:01c'est-à-dire que toutes les entreprises
25:02qui n'ont pas fermé
25:03pendant le Covid
25:03qui ont été maintenues
25:05artificiellement en vie
25:05grâce à l'Etat
25:06ont fermé l'année
25:06et ont fermé l'année d'après
25:07lorsque les aides ont disparu
25:08ce qui veut dire que l'Etat
25:09mais ça c'est quand même scandaleux
25:11l'Etat a dépensé
25:12des dizaines de milliards
25:13pour sauver des entreprises
25:14qui étaient de toute façon
25:15destinées à mettre
25:15les clés sous la porte
25:16ils ont mis en vie
25:18artificiellement
25:18des milliers
25:19d'entreprises
25:21simplement pour ne pas avoir
25:22assumé le bilan
25:23de leur fermeture
25:23et ça
25:24typiquement
25:25ce sont des milliards d'euros
25:26jetés par la fenêtre
25:26ça c'est le premier exemple
25:27le deuxième exemple
25:29qu'on peut donner
25:30c'est
25:32tout le route
25:33qu'ils ont fait
25:34sur l'emploi
25:34il n'y a pas longtemps
25:35je ne sais pas si vous vous rappelez
25:36il y a quelques mois
25:37tous les macronistes
25:38ont fait le tour des plateaux télé
25:39pour dire
25:39si si c'est formidable
25:40regardez nous avons créé
25:412 millions 400 000 emplois
25:42ce qui dans l'absolu
25:43enfin moi j'ai eu ça
25:44je me suis dit
25:44c'est une excellente nouvelle
25:46bravo
25:47le problème c'est que
25:47lorsque vous regardez
25:48le détail de ces 2 millions 400 000
25:49emplois créés
25:50je suis désolé de parler
25:51beaucoup de chiffres
25:51mais effectivement c'est important
25:52sur ces 2 millions et demi
25:53il y a 600 000 auto-entrepreneurs
25:56donc ça peut être des livreurs
25:57ce que je veux dire
25:57c'est que le revenu moyen
25:59de l'entrepreneur en France
26:00c'est 500 euros par mois
26:01on est d'accord
26:01mais un emploi est un emploi
26:02et pour quelqu'un de droit
26:03en tout cas plutôt libéral
26:04c'était un progrès
26:05d'avoir le système
26:06des auto-entrepreneurs
26:07sauf qu'encore une fois
26:09le revenu moyen
26:10d'un auto-entrepreneur
26:11c'est 500 euros par mois
26:12ce que je veux dire
26:12c'est que ces emplois-là
26:13ne créent pas de richesse
26:15mais encore une fois
26:15ça ne crée pas de richesse
26:17c'est très bien
26:17dans les auto-entrepreneurs
26:19le problème c'est que
26:22des livreurs de plateformes
26:24dont on ne va pas citer
26:25le nom de la marque
26:25mais vous mettez des livreurs
26:27en situation extrêmement précaire
26:28avec toutes les conséquences
26:29ce qu'il aurait mieux valu
26:30pour vous
26:30ne pas le faire
26:32enfin pour vous
26:33ça ne vaut pas le coup de créer
26:33ce que je veux dire
26:34c'est quand on vous dit
26:342 millions et demi d'emplois créés
26:36on vous dit
26:37c'est des vrais emplois
26:37ça va créer de la richesse
26:38parce que derrière
26:39ils vous disent
26:39c'est parce qu'on réindustrialise
26:40c'est parce que derrière
26:41il y a les mensonges
26:41qui vont derrière aussi
26:43mais encore une fois
26:43c'est très bien
26:44que disons que c'est
26:45auto-entrepreneur
26:46dans l'absolu
26:46pourquoi pas
26:46c'est pas de l'auto-entrepreneur
26:47en soi
26:48c'est juste
26:48je rappelle que
26:49ces 600 000 emplois
26:50en moyenne
26:51font gagner 500 euros par mois
26:53ça c'est important
26:54ce qui ne permet pas
26:55de faire vivre quelqu'un
26:56globalement
26:57600 000 autres emplois
26:59ce sont des contrats d'alternance
27:00encore une fois
27:01c'est très bien
27:01les contrats d'alternance
27:02c'est un dispositif
27:03qui permet aux jeunes
27:04de rentrer très sûrement
27:05sur le marché de l'emploi
27:05encore une fois
27:06c'est pas le système
27:07de l'alternance
27:08qui est remise en question
27:08c'est de mettre ça
27:09dans la catégorie emploi
27:10je rappelle que c'est un dispositif
27:11qui coûte 30 milliards
27:12d'euros par an
27:13à l'état
27:13donc ces 600 000 emplois
27:15coûtent 30 milliards
27:16d'euros par an
27:16donc ça aussi
27:17c'est un petit peu
27:18à relativiser
27:18ensuite Emmanuel Macron
27:20s'était engagé
27:20à supprimer
27:21120 000 fonctionnaires
27:23il en a embauché
27:24190 000 de plus
27:25ces 190 000
27:26ils viennent aussi
27:27dans les 2 400 000 emplois créés
27:28donc ce qui veut dire
27:29que lorsque vous enlevez tout ça
27:30il vous reste un million
27:31d'emplois créés
27:31alors on a créé
27:32un million d'emplois
27:33c'est très bien
27:33le seul problème
27:34c'est que
27:35quand vous regardez la croissance
27:36quand vous regardez le PIB
27:37vous voyez tout est en chute libre
27:38vous dites en fait
27:39si ces emplois existent
27:40alors ils existent certainement
27:41ils créent
27:42ils ne génèrent aucune richesse
27:43c'est-à-dire que le problème
27:44c'est comme d'un côté
27:45vous avez raboté
27:46les allocations chômage
27:47donc vous avez poussé les gens
27:48vous avez poussé les gens
27:49brutalement sur le marché de l'emploi
27:50vous vous retrouvez en fait
27:51avec des boulots d'intérimaires
27:53des boulots précaires
27:54parce que des gens
27:55qui n'avaient plus le droit au chômage
27:56et qui se retrouvent à se jeter
27:57dans le premier boulot venu
27:58et comme
27:58mis bout à bout
27:59tous ces travails-là
28:00tous ces emplois créés
28:02ne génèrent pas de richesse
28:03visiblement
28:04puisqu'ils ne font pas augmenter
28:09l'emploi créé
28:09finalement c'est assez fidèle
28:11à Emmanuel Macron
28:12c'est une énergie
28:14une poussée à un mur
28:15en quelque sorte
28:16Arthur Devatrigan
28:17Autre bilan
28:18vous avez parlé
28:19il y a quelques minutes
28:20de la loi Collomb
28:21sur l'immigration
28:22alors c'est vrai qu'il y a eu
28:22au moins deux grandes lois
28:24qui ont fait débat
28:24sous les double quinquennat de Macron
28:26la loi Collomb
28:27et la loi d'Armanin
28:29quel est le bilan
28:30d'Emmanuel Macron
28:30sur l'immigration ?
28:32Benoît Hamon
28:32en parlait très bien
28:33c'est très curieux
28:34de citer Benoît Hamon
28:35mais comme tout compte cassé
28:36il donne l'heure
28:37il donne l'heure deux fois par jour
28:38Benoît Hamon
28:39avait eu cette phrase très juste
28:40il avait dit
28:41on a eu 13 lois
28:41sur l'immigration en 20 ans
28:42est-ce qu'on a l'impression
28:43que la situation a été réglée
28:44d'un côté comme de l'autre
28:46visiblement absolument pas
28:47cette année
28:48est rentrée légalement
28:50sur le sol français
28:50l'équivalent de la population de Nice
28:52c'est-à-dire à peu près
28:53200 000 habitants
28:54donc
28:55l'immigration légale ?
28:56l'immigration légale
28:57sans compter l'immigration illégale
28:58donc c'est
28:59je pense que le bilan est là
29:00enfin je veux dire
29:01Emmanuel Macron
29:02il y a eu beaucoup de lois
29:03sur l'immigration
29:04elles n'ont strictement
29:05rien réglé
29:06il y a aussi eu
29:07beaucoup de bras de fer
29:08avec certains pays
29:09par exemple sur la reconduite
29:10à la frontière
29:10je peux parler du Maroc
29:11ça a été très compliqué
29:12à un moment
29:12de supprimer les visas
29:13l'Algérie ensuite
29:15et finalement ça n'a rien changé
29:16c'est parce qu'encore une fois
29:17il y a eu un refus
29:19en fait il y a eu vraiment
29:20un refus d'obstacle
29:21un refus de mener le bras de fer
29:22un refus d'aller jusqu'au bout
29:23et un refus tout simplement
29:24de régler le problème
29:26ce refus d'obstacle
29:28il existait avant
29:29non mais bien sûr
29:30la seule différence
29:33c'est que depuis l'élection
29:33d'Emmanuel Macron
29:34l'immigration ne cesse de croître
29:36c'est-à-dire il n'en est même pas
29:37au résultat de François Hollande
29:38c'est-à-dire c'est de pire en pire
29:39d'année en année
29:40comment on peut expliquer
29:40que cette immigration
29:41ne cesse de croître
29:43depuis les années Macron
29:44c'est quoi le facteur
29:45qui fait que ça augmente ?
29:46déjà on l'a dit
29:47le refus de s'emparer
29:50très sérieusement du sujet
29:50sauf que ça s'existait avant
29:52et aussi parce qu'Emmanuel Macron
29:54a beau être jeune
29:55a beau se draper un peu
29:57les oripeaux de la modernité
29:58il a un logiciel
29:59qui est assez ringard
29:59Emmanuel Macron
30:00c'est quelqu'un qui croit
30:02foncièrement au multiculturalisme
30:03c'est quelqu'un qui croit foncièrement
30:04aux sociétés mélangées
30:07qui le dit d'ailleurs
30:09il n'y a pas de culture française
30:10qui ne croit pas au concept
30:11d'identité française
30:13donc finalement
30:14une immigration massive
30:16cela lui plaît
30:16Emmanuel Macron
30:17c'est aussi quelqu'un
30:18qui veut plaire
30:21on va dire
30:22aux grandes entreprises
30:23et que pour certaines entreprises
30:25faire importer massivement
30:27une main d'oeuvre à bas coût
30:28et bien ça leur rend service
30:29lui dans une logique
30:31presque libérale
30:33et en même temps
30:33pas si libérale que ça
30:34se dit que ça va créer de l'emploi
30:37et donc combler aussi
30:38la chute de la natalité
30:40et donc participer à l'effort
30:41et donc participer à l'effort national
30:42et lui il part du principe
30:44qu'en fait
30:44une société mélangée
30:45multiculturelle
30:45c'est formidable
30:47des gens qui travaillent
30:49c'est formidable
30:50et ça paiera les retraites
30:51c'est formidable
30:51si vous voulez
30:52ça s'arrête là
30:53Alors sans lien aucun
30:55évidemment
30:56quel est cette fois-ci
30:57le bilan d'Emmanuel Macron
30:58sur l'insécurité
31:00je ne sais pas vous
31:01alors peut-être parce qu'on en parle plus
31:02peut-être parce qu'il y a plus
31:03de chaînes d'info
31:04parce que ça devient
31:05un sujet prioritaire
31:06mais les noms égrénés
31:08de victimes
31:09j'ai l'impression
31:09que ça augmente en nombre
31:11ça augmente en intensité
31:12et qu'on dit toujours
31:13plus jamais ça
31:14et ça fait que continuer
31:15à s'aggraver
31:16alors est-ce qu'on peut
31:18faire un bilan
31:19de WKN Macron
31:20sur l'insécurité
31:21et de décider de comprendre
31:23qu'est-ce qui ne va pas
31:24Elle augmente très fortement
31:26d'année en année
31:28il y a eu un moment
31:29une tentative
31:30de dire
31:31mais regardez
31:32les homicides
31:33ont baissé
31:34alors les homicides
31:35ont baissé
31:36accessoirement
31:36parce que
31:37la médecine
31:38parce que
31:38ces 20 dernières années
31:39parce que la médecine
31:40a fait des progrès
31:40spectaculaires
31:41et globalement
31:41arrive à arracher
31:42de la mort
31:43des gens
31:44qui il y a 20 ans
31:44auraient été condamnés
31:45du fait d'un manque
31:47de réactivité
31:48du fait de manque
31:49de connaissances
31:49donc ça c'est le premier point
31:51deuxièmement
31:51parce que
31:52encore une fois
31:53ce sujet
31:54n'a jamais été traité
31:55parce que
31:56en fait
31:57ce sujet
31:57a été réglé
31:58comme un sujet
31:59de communication
32:00de communication politique
32:02lorsqu'on se prend
32:03un mort de plus
32:04vous avez toujours
32:04un ministre
32:05pour arriver
32:05et dire
32:05nous comprenons
32:06le sentiment
32:07d'insécurité
32:08des français
32:08lorsque vous avez
32:10une succession
32:11non
32:11après je pense
32:12qu'on a de plus en plus
32:13d'affaires aussi
32:13qui remontent
32:14parce que
32:15justement
32:16le système
32:17de dire
32:18il ne faut pas faire
32:18d'amalgame
32:19il faut laisser l'État
32:20faire son travail
32:20etc
32:20on assiste aussi
32:21à une colère
32:22des victimes
32:22de plus en plus fort
32:23parce que
32:23le sentiment de défiance
32:25vis-à-vis du pouvoir judiciaire
32:26vis-à-vis de l'autorité
32:27de l'État
32:27est de plus en plus fort
32:28les victimes
32:29beaucoup sont convaincus
32:30que l'État
32:30ne résoudra rien
32:31et donc
32:31il y a beaucoup plus
32:32une nécessité
32:33de médiatiser
32:34ce qui vous arrive
32:34par rapport
32:35à il y a quelques années
32:37donc c'est aussi pour ça
32:38qu'il y en a plus
32:39toujours est-il
32:39qu'il y a encore une fois
32:40Emmanuel Macron
32:40sur la sécurité
32:41n'a rien fait
32:43parce que
32:43il y a une impossibilité
32:45et une impossibilité
32:47à regarder la réalité
32:48en face
32:48pour des raisons
32:49parfois idéologiques
32:50on voit que même
32:51faire le lien
32:52entre la surreprésentation
32:53des étrangers
32:54dans les affaires de délinquance
32:58et bien on voit
32:58que c'est un tabou
32:59chez eux
32:59donc en fait
32:59il n'y aura aucune volonté
33:00de régler le problème
33:01puisqu'on ne veut pas
33:02voir cette réalité-là
33:02c'est toujours
33:03la phrase de pays
33:04en fait
33:04il faut avoir le courage
33:05de voir ce que l'on voit
33:06et là-dessus
33:07Emmanuel Macron
33:09la Macronie
33:10en tout cas
33:10par tropisme idéologique
33:13et par manque de courage
33:14a refusé
33:14de regarder cette réalité
33:15Pourtant
33:16le premier ministre
33:17de l'intérieur
33:18d'Emmanuel Macron
33:19qui s'appelait
33:20Gérard Collomb
33:20décédé aujourd'hui
33:21lorsqu'il quitte
33:22la place Beauvau
33:23il a une prophétie
33:24en disant
33:25nous vivions côte à côte
33:26demain nous serons face à face
33:28force est de constater
33:29que ça n'a pas déclenché
33:30le moindre électrochoc
33:31au sein de la Macronie
33:31Non parce que
33:32ce qui est terrible
33:32alors c'est pas inhérent
33:33à la Macronie
33:34c'est inhérent à la classe politique
33:35dans son ensemble
33:35c'est qu'on commence
33:36à dire la vérité
33:36quand on n'est plus au pouvoir
33:38et qu'aujourd'hui
33:39vous aviez Gérard Collomb
33:40que plus ministre de l'Intérieur
33:41qui vous annonce la réalité
33:42comme vous avez
33:43Gabriel Attal
33:44qui a ruiné le pays
33:45qui explique
33:45qu'il va falloir
33:46et qu'il a plein d'idées
33:47pour remettre le pays à flot
33:49globalement
33:50les gens
33:50ont soudain
33:51de bonnes idées
33:52et des bons diagnostics
33:53lorsqu'ils ne sont plus
33:54aux responsabilités
33:55effectivement
33:56moi je voudrais qu'on vienne
33:57sur un autre bilan
33:57mais alors qu'il date peut-être
33:58d'avant sa présidence
34:00et qu'on a tendance
34:02à oublier
34:02c'est l'affaire Alstom
34:04et ça c'est
34:05Emmanuel Macron
34:06n'était pas encore président
34:07est-ce que vous pouvez
34:08nous rappeler un peu
34:09cette affaire
34:10et où est-ce que nous en sommes
34:10aujourd'hui
34:11parce que ça aurait pu
34:11donner quelques indications
34:13sur ce qui nous attendait
34:13comme Emmanuel Macron
34:15président
34:15l'affaire Alstom
34:16c'est très simple
34:17c'est
34:18vous avez
34:20vous avez donc
34:22l'entreprise Alstom
34:23qui veut céder
34:24sa branche
34:24sa branche turbine
34:25à un fonds d'investissement
34:27américain
34:28comme le veut la loi
34:29elle est censée
34:31en informer directement
34:32le ministre de l'économie
34:33le ministre de l'économie
34:35qui est Arnaud Montebourg
34:36à l'époque
34:36a juré
34:38devant
34:38en pleine
34:39aux commissions parlementaires
34:40qu'il n'avait jamais été
34:41mis au courant
34:41de ce projet de vente
34:44et que
34:45visiblement
34:46cette information
34:47a été bloquée
34:48au niveau du secrétariat
34:49général de l'Elysée
34:50du secrétariat général
34:51adjoint de l'Elysée
34:52qui était Emmanuel Macron
34:54donc
34:54on sait
34:56qu'Emmanuel Macron
34:57que le secrétariat général
34:58de l'Elysée
34:59a commandé un audit
35:00pour avoir
35:02une vision
35:03sur les conséquences
35:04et sur l'ampleur
35:04d'une telle vente
35:06tout cela dans le dos
35:06d'Arnaud Montebourg
35:07Arnaud Montebourg démissionne
35:09Emmanuel Macron
35:10le remplace à Bercy
35:11et la vente d'Alstom
35:12est conclue
35:13le problème
35:14derrière tout cela
35:15c'est que vous avez
35:15un secrétaire général
35:16de l'Elysée
35:17qui est passé
35:18outre le pouvoir
35:19du ministre de l'économie
35:19et qui a vendu
35:21Alstom
35:21et le problème
35:22c'est que
35:22dans tous les gens
35:23qui ont touché de l'argent
35:25en lien avec
35:26la cession
35:27de cette branche d'Alstom
35:28vous avez énormément
35:29de personnalités
35:30qui se sont retrouvées
35:31par exemple
35:31dans le comité de campagne
35:32d'Emmanuel Macron
35:33et parmi les donateurs
35:34de la campagne
35:34d'Emmanuel Macron
35:35de là s'est créée
35:36la commission
35:37présidée par Olivier Marlex
35:38Olivier Marlex
35:39président du groupe LR
35:40et député
35:40et député de l'heure
35:42aujourd'hui décédé
35:43où pendant cette commission
35:44au fur et à mesure
35:45des auditions
35:46enfin vous avez
35:46les députés
35:48ont quand même
35:48employé des mots
35:48comme pacte de corruption
35:50il y a des soupçons
35:51très très forts
35:52de corruption
35:53touchant
35:55touchant
35:56au moins
35:57l'entourage
35:57d'Emmanuel Macron
35:59la justice
36:00suit encore son cours
36:01alors de manière
36:01assez souterraine
36:02parce que le problème
36:02c'est que le principal acteur
36:03est président de la république
36:05donc bénéficie d'une immunité
36:06et que pour l'instant
36:07on n'en est qu'au stade du soupçon
36:08on est bien obligé de le dire
36:09alors il y a des enquêtes
36:10qui sont ouvertes
36:11il y a parfois
36:12des mises à jour judiciaires
36:13qui sont faites
36:14le rapport parlementaire
36:15le rapport parlementaire
36:17le rapport de commission
36:18d'enquête
36:18d'Olivier Marlex
36:20emploie le mot
36:21de pacte de corruption
36:22et surtout
36:23ce qui est terrible
36:24avec cette affaire
36:24c'est qu'on vend
36:25déjà
36:25on cède
36:26cette branche stratégique
36:29d'Alstom
36:30qu'on va racheter
36:31des années plus tard
36:32beaucoup moins cher
36:34au nom de la souveraineté énergétique
36:36et le temps nécessaire
36:38pour que tous les brevets
36:40disponibles
36:40soient partis dans la nature
36:41donc à minima
36:42la France a fait
36:43une mauvaise affaire
36:44à minima
36:45il y a une très mauvaise affaire
36:45mais après ça a été tout
36:46on peut parler des aéroports aussi
36:50Emmanuel Macron a fait partie
36:51de ceux effectivement
36:52qui ont vendu la France
36:54à la découpe
36:55énormément de fleurons
36:57industriels français
36:57ont été cédés
36:59à l'étranger
36:59alors
37:01on n'est pas au niveau
37:02de l'affaire Alstom
37:02partout bien évidemment
37:03mais en tout cas
37:04il y a vraiment eu
37:05cette dimension
37:05chez Emmanuel Macron
37:06et ça
37:07ça fait partie
37:07des dossiers
37:08qui je pense
37:08seront réouverts
37:10très rapidement
37:10dès qu'il aura quitté
37:12le pouvoir
37:12parce qu'Emmanuel Macron
37:13a au minima
37:15des explications à donner
37:16et surtout
37:17des preuves à apporter
37:18en tout cas
37:18cette affaire
37:19non seulement
37:19a mis à mal
37:20la souveraineté
37:21énergétique de la France
37:22et a en plus
37:23entraîné Emmanuel Macron
37:25dans un possible
37:26pacte corruptif
37:27dans un possible
37:28en tout cas
37:28on met vraiment les guillemets
37:30ce sont les conclusions
37:31de la commission
37:31d'enquête parlementaire
37:32ce ne sont pas les miennes
37:33mais ceci dit
37:34effectivement
37:34ces conclusions
37:35étaient pour le moins
37:36troublantes
37:36et c'est important
37:37de le rappeler
37:37restez avec nous
37:38Marc Hainot
37:39sur Sud Radio
37:40mais restez avec nous
37:40également Arthur de Vatrigan
37:42on se retrouve
37:42dans un instant
37:43toujours le choc des idées
37:44on a parlé des années Macron
37:46on va parler de l'après Macron
37:47aussi
37:47qui peut le remplacer
37:49qu'est-ce qu'il faudra réparer
37:50qui est en mesure
37:52de le faire
37:52il ne vous aura pas échappé
37:54qu'il y a eu une déclaration
37:55de candidature
37:56assez tonitruante
37:57cette semaine
37:57celle de Marine Le Pen
37:58qu'est-ce qu'elle peut récupérer
37:59et qu'est-ce qu'elle peut faire
38:00on en parle dans un instant
38:02Sud Radio
38:03le choc des idées
38:05Jean-Marie Bordry
38:06et le choc d'un bilan
38:07celui des années Macron
38:08avec notre invité Marc Hainot
38:09journaliste à valeurs actuelles
38:11qui publie l'ampleur des dégâts
38:13bilan au vitriol des années Macron
38:15c'est aux éditions de l'artilleur
38:17nous sommes toujours en la compagnie
38:18d'Arthur de Vatrigan
38:20directeur du magazine
38:21l'incorrect
38:22dont Sud Radio est partenaire
38:23je le disais
38:24l'ampleur des dégâts
38:25des années Macron
38:25ça donne aussi
38:26Marc Hainot
38:27l'ampleur d'un héritage
38:29aujourd'hui
38:29on a un certain nombre
38:30de candidats
38:31qui pourraient
38:32succéder à Emmanuel Macron
38:34tiens d'abord
38:35qui sont les plus probables
38:36successeurs pour vous ?
38:37les deux héritiers présomptifs
38:39sont Edouard Philippe
38:40et Gabriel Attal
38:41le problème c'est que
38:42le premier a appelé
38:43à la démission d'Emmanuel Macron
38:44et le deuxième a dit
38:45je ne le comprends plus
38:46donc voilà
38:47vous avez déjà
38:48eu un petit aperçu
38:50de l'ambiance
38:50et je rappelle
38:51que Gabriel Attal
38:52a été premier ministre
38:53d'Emmanuel Macron
38:54et que
38:54suite à la dissolution
38:56il s'est retrouvé
38:57à laisser Matignon
38:57à Michel Barnier
38:58la symbolique
38:59était quand même
38:59catastrophique pour lui
39:01le jeune premier
39:02le jeune héritier
39:04de Macron
39:04c'est un Macron
39:05en plus jeune
39:05et en mieux
39:06en quelque sorte
39:06tel que cela a été vendu
39:07et bien laisse sa place
39:08à un dinosaure
39:09de la politique
39:10dont tout le monde
39:10pensait que la carrière politique
39:12était officiellement terminée
39:13donc tout cela
39:14ça a laissé
39:15évidemment des traces
39:16et aujourd'hui
39:17on voit bien
39:18que ce qui reste
39:18de la Macronie
39:19hésite
39:20très fortement
39:21entre
39:23Edouard Philippe
39:23et Gabriel Attal
39:24entre la sensibilité droite
39:26et la sensibilité gauche
39:27mais qu'au fond
39:29c'est à peu près
39:30la même candidature
39:31c'est à peu près
39:32une espèce de ligne
39:33assez molle
39:34qui reste au centre
39:35mais ce qui est certain
39:36c'est qu'aucun d'entre eux
39:37ne fera campagne
39:38en se réclamant
39:39d'Emmanuel Macron
39:41Nicolas Sarkozy
39:41n'a pas fait campagne
39:42en se réclamant
39:43Jacques Chirac
39:43c'est comme ça
39:44qu'il a été élu
39:44oui mais en s'assurant
39:46quand même
39:46d'avoir le soutien
39:47de Bernadette Chirac
39:47c'est vrai
39:48mais il appelait la rupture
39:49si Gabriel Attal
39:50fait venir Brigitte Macron
39:51à un de ses meetings
39:52peut-être qu'effectivement
39:53on pourra faire une comparaison
39:55mais ça m'étonnerait
39:56Arthur Devatrigan
39:57c'est vrai qu'on parle
39:57beaucoup d'Emmanuel Macron
39:59et puis quand on en parle
39:59un peu moins
40:00Emmanuel Macron
40:01a envie qu'on parle de lui
40:02donc il essaie
40:02de trouver un coup de projecteur
40:03où il faut une déclaration
40:04comme il a son habitude
40:10le président en déplacement
40:11en Syrie
40:12pour essayer de participer
40:13à la reconstruction du pays
40:15a vu deux grandes explosions
40:17pas loin de son hôtel
40:19où il était présent
40:19normalement ça devrait faire
40:21la une des journaux
40:21on devrait en parler
40:22et la silence radio
40:24pas une ligne
40:24pourquoi ?
40:25parce que Marine Le Pen
40:26s'est déclarée candidate
40:27après un feuilleton
40:28quel regard portez-vous
40:30justement sur feuilleton
40:31Marine Le Pen
40:32ou quand on écoutait
40:33les analyses de chacun
40:35je crois que personne
40:36n'avait prédit
40:37le scénario
40:38qu'elle nous a offert
40:40un soir
40:40sur le journal de TF1
40:42déjà là vous avez raison
40:43sur un point
40:44c'est que c'est terrible
40:44c'est qu'un président de la république
40:45échappe à deux explosions
40:46et tout le monde s'en fout
40:47déjà c'est assez révélateur
40:50alors il y a eu certes
40:51l'affaire de Marine Le Pen
40:52mais je doute que ce soit
40:53la seule explication
40:54c'est peut-être parce que
40:55les gens au fond
40:56ont déjà tourné la page
40:57d'Emmanuel Macron
40:58sur Marine Le Pen
40:59ça a été proprement renversant
41:02je pense que personne
41:03plus personne n'imaginait
41:05qu'elle serait candidate
41:05les sondages l'avaient
41:06les sondages l'avaient oublié
41:08il n'y a plus que Jordan Bardella
41:09qui a été testé
41:10il y a eu ce premier jugement
41:11en première instance
41:14qui l'empêchait catégoriquement
41:16d'envisager quoi que ce soit
41:17et effectivement
41:17il y a eu ce coup de tonnerre
41:20du délibéré
41:20qui fait que
41:21si Marine Le Pen
41:22est toujours condamnée
41:23elle peut toujours se présenter
41:25et même là
41:26lorsqu'on a le délibéré
41:29ceux qui la connaissent
41:30se disent
41:30bon elle va tout faire
41:32pour y aller
41:32mais avant qu'elle arrive
41:33au jour d'un télévisé
41:34de 20h
41:34ça qui est incroyable
41:35c'est que personne
41:36n'était en mesure de dire
41:37ce qu'elle allait annoncer
41:38à part la poignée de proches
41:40à qui elle s'était confiée
41:42et lorsque Marine Le Pen
41:43annonce
41:43je suis candidate
41:44ça a été effectivement
41:45une déflagration
41:46c'était déjà une déflagration
41:46au sein du Rassemblement National
41:48puisque tout était
41:49un petit peu préparé
41:50pour que Jordan Bardella
41:51soit candidate
41:52pourquoi elle a fait ça ?
41:54parce que
41:55parce que
41:56en fait
41:56ça a toujours été très clair
41:57dans sa tête
41:58elle a toujours dit
41:59si je peux être candidate
42:00je le serai
42:02alors tout le monde
42:02a un petit peu oublié
42:03parce qu'en plus
42:04elle avait dit
42:04que quoi qu'il arrive
42:05elle ne se pourvoirait pas
42:06en cassation
42:07et finalement
42:08elle a changé d'avis
42:09pourquoi ?
42:09parce qu'elle s'est aperçue
42:10que justement
42:12le fait de ne plus être inéligible
42:13lui permettait
42:14de se déclarer
42:14dès maintenant candidate
42:15et donc de concourir
42:17de faire une vraie campagne
42:17présidentielle
42:19parce que
42:19ça a toujours été
42:20dilé comme ça
42:21entre guillemets
42:22tout le monde l'a oublié
42:23mais Jordan Bardella
42:23n'était candidat
42:24que si Marine Le Pen
42:25était dans l'impossibilité
42:26de se présenter
42:26donc vous dites
42:27que tout le monde l'a oublié
42:27mais est-ce que Jordan Bardella
42:28lui-même l'avait oublié ?
42:32Très sincèrement
42:32je ne pense pas
42:33C'est la vraie question
42:34Après c'est vrai
42:34qu'on a vu les images
42:36du premier déplacement
42:37à la flèche
42:37et qu'on a vu
42:38une Marine Le Pen
42:38exubérante et ravie
42:40un Jordan Bardella fermé
42:42je pense qu'il y a eu
42:43une partie de choc
42:44parce que ça fait un an
42:45que vous vous dites
42:47je vais être candidat
42:47avec son présidentiel
42:48Ça fait un an
42:48que de facto
42:49il est le favori
42:51des sondages
42:52je dis bien des sondages
42:53de tous les sondages
42:54de l'élection présidentielle
42:56quel que soit votre âge
42:57on vous dit que vous êtes
42:57le probable prochain président
42:58de la République
42:59même si vous êtes là
43:00pour dépanner la patronne
43:01de votre parti
43:02et là tout d'un coup
43:03elle prend tout le monde
43:04par surprise
43:04en disant en fait
43:05non non c'est bien moi
43:05les amis
43:06comment il peut bien le prendre ?
43:08Je pense que sur le coup
43:09c'est un choc
43:09en tout cas bien évidemment
43:11vous avez toute votre organisation
43:12des prochaines années
43:13qui vient de s'effondrer
43:13et puis votre ambition
43:15mise un peu en suspension
43:17après c'est toujours pareil
43:18Matignon à 31 ans
43:19c'est une performance
43:20que personne n'a jamais atteint
43:21mais après il y a toute
43:23la différence aussi
43:24c'est que je pense
43:24qu'il a fallu humainement
43:25le temps d'encaisser la décision
43:28mais je pense qu'il y a aussi
43:29chez Jordan Bardella
43:30une intelligence
43:30qui fait qu'il sait
43:31qu'il doit sa légitimité
43:34à elle-même
43:34à Marine Le Pen
43:36et qu'à partir du moment
43:36où elle est candidate
43:37lui ne peut qu'approuver
43:40et suivre
43:40après il reste président
43:41du Rassemblement National
43:42Marine Le Pen
43:42l'a plus mise en avant
43:45qu'elle ne l'a jamais fait
43:46c'est-à-dire qu'il a vraiment
43:47parlé d'un binôme
43:48presque avec une notion
43:48d'égalité en fait
43:49en quelque sorte
43:50entre les deux
43:51sauf qu'évidemment
43:51à la fin ce sera
43:52elle à l'Elysée
43:53et lui à Matignon
43:53mais dans l'absolu
43:54en fait on a
43:55comme si l'année
43:55qui venait de se passer
43:56n'avait pas existé
43:57en fait on raccrochait
43:58les wagons
43:58avec l'année précédente
43:59avec les légitatives
44:01de 2024
44:03en 2027
44:03Marine à l'Elysée
44:04et Jordan à Matignon
44:05Premier ministre
44:05sur les affiches
44:06comme ce qui était noté
44:07sur les affiches
44:08du Rassemblement National
44:09ça en dit long
44:10de sa personnalité
44:10à elle-même aussi
44:11est-ce que le fait
44:12d'empêcher le Rassemblement National
44:14d'arriver à l'Elysée
44:15c'est le dernier objectif politique
44:17d'Emmanuel Macron
44:18à la présidence ?
44:19je pense que
44:19alors si j'étais très machiavélique
44:21je dirais que son principal objectif
44:23ce serait justement
44:23qu'il y aille
44:25ou que la France insoumise
44:26y aille
44:26en tout cas ce qui est certain
44:27c'est que
44:28vous pensez vraiment
44:29qu'Emmanuel Macron
44:30secrètement préfère
44:31que Jean-Luc Mélenchon
44:32ou Marine Le Pen
44:33lui succède
44:33aux législatives en 2024
44:35Emmanuel Macron comptait
44:37sur une arrière
44:37Jordan Bardella à Matignon
44:38pour qu'il perde justement
44:39l'ERN
44:40perde la présidentielle
44:41juste après
44:41et pour en tout cas
44:43ou pour en tout cas
44:44se montrer
44:45s'imposer
44:45se mettre en scène
44:46comme le seul
44:47comme le seul
44:49barrage
44:50qui reste justement
44:50contre le Rassemblement National
44:51je n'y arrête un petit peu
44:52je ne dis pas qu'il le souhaite
44:53je dis juste qu'entraîné
44:54il a tout préparé pour
44:55quand vous voyez
44:56qu'Emmanuel Macron
44:57nomme à la présidence
44:57de la Cour des Comptes
44:58une de ses proches ministres
44:59quand vous voyez
44:59au Conseil d'Etat
45:00au Conseil d'Etat pareil
45:01au Conseil constitutionnel
45:02c'est son fidèle
45:03entre les fils de Richard Ferrand
45:04il prépare l'après
45:05est-ce que vous êtes
45:06en train de sous-entendre
45:07qu'Emmanuel Macron
45:08secrètement souhaite
45:09ou rêve
45:10de confier
45:11le pays
45:12la France
45:12soit à la France insoumise
45:14soit au Rassemblement National
45:14je ne dirais pas cela
45:16je dirais juste que
45:17c'est ce que je retiens
45:18quand je vous écoute
45:18merci
45:19merci de me permettre
45:21de tempérer légèrement
45:23je ne dirais pas cela
45:24je dirais juste que
45:24politiquement
45:25ce serait tout à fait
45:26dans son intérêt
45:27c'est le comté revenir
45:27en 2032
45:28Arthur de Vatrigan
45:29revenir sur Marine Le Pen
45:31on imagine bien
45:33Emmanuel Macron
45:33vouloir revenir
45:34et donc si c'est vraiment
45:35Néron
45:35il va tout faire cramer
45:36pour revenir 4 ans plus tard
45:37mais sur Marine Le Pen
45:38ce qui est intéressant
45:39c'est qu'on a vu
45:40les sondages le lendemain
45:40de sa déclaration
45:41elle a pris 4 points
45:42notamment dans un sondage
45:44IFOP
45:44pour le Figaro
45:46Sud Radio
45:472 sondages d'ailleurs
45:48je crois
45:48il y a eu 2 sondages
45:49elle a pris 4 points
45:50et pourtant elle a été condamnée
45:51d'étournement de fonds publics
45:52est-ce que ça signifie
45:53que Macron est tellement détesté
45:55que les Français
45:56sont prêts
45:56à voter pour un candidat
45:58qui concrètement
45:59parce que c'est sa stratégie
46:00elle l'a annoncée
46:00l'air de rien
46:01un candidat anti-système
46:04mais ce qui est certain
46:05moi j'ai plusieurs
46:06responsables politiques
46:08soit à Rassemblement National
46:09soit au Gravitant Autour
46:10qui m'ont dit
46:10ce qui est absolument hallucinant
46:12que cette détestation de Macron
46:13c'est que dans l'absolu
46:14vous, moi, n'importe qui
46:15se présenterait
46:16avec cette étiquette là
46:17en tout cas avec l'identité
46:19anti-Macron
46:19et bien il fera entre 25 et 30%
46:21en réalité
46:22c'est qu'il y a un tel
46:24niveau de détestation
46:27que dans l'absolu
46:29il y a un tel rejet
46:29du bilan d'Emmanuel Macron
46:31de ce qu'il représente
46:31et même des personnes
46:33qui sont aujourd'hui
46:34ses héritiers
46:34que pour l'instant
46:35on a quand même
46:36une Marine Le Pen
46:37ou une Marine Le Pen
46:38qui est 15 points
46:39au-dessus de tout le monde
46:40et surtout un Jean-Luc Mélenchon
46:41qui pour la première fois
46:43depuis qu'il s'est lancé
46:44dans une campagne présidentielle
46:45est donné
46:47quasiment en deuxième position
46:48aussitôt dans une campagne
46:49ce n'est jamais arrivé
46:50et c'est ça encore une fois
46:51il a enfermé
46:52le clivage gauche-droite
46:53et puis on se retrouve
46:53finalement avec le vrai
46:54le clivage gauche-droite
46:55niveau d'au-dessus
46:56finalement
46:57même si je n'aime pas
46:58ces terminologies
46:59l'extrême gauche d'un côté
47:00l'extrême droite de l'autre
47:01et en fait
47:01au final vous avez un bloc central
47:02qui tant que le bloc central
47:03est majoritaire
47:04et qui peut écarter
47:06les deux extrêmes
47:06ça va
47:07à partir du moment
47:07les deux extrêmes
47:08pèsent plus que le bloc central
47:10et bien le bloc central
47:10en fait finit écrasé
47:11entre les deux
47:12et rappelez-vous
47:13la prophétie de Jean-Luc Mélenchon
47:14à la fin ça se jouera
47:15entre eux et nous
47:16le RN et nous
47:17et au milieu
47:18plus rien
47:18merci Arqueno
47:19d'être intervenu
47:20sur Sud Radio
47:21dans le choc des idées
47:22l'ampleur des dégâts
47:24le vrai bilan
47:24des années Macron
47:25c'est à lire aux éditions
47:26de l'artilleur
47:27c'est votre livre
47:27merci à vous
47:28Arthur de Vatrigan
47:30bronzez bien
47:30bronzez réac
47:31comme le dit
47:31la couverture
47:32de votre magazine
47:33l'incorrect
47:34qui est disponible
47:34dans vos kiosques
47:35je le rappelle chers amis
47:36je vous dis à dimanche prochain
47:37Arthur
47:37et quant à moi
47:38je vous laisse
47:38en la compagnie
47:39de notre ami
47:40Laurent Permas
47:41pour la vie devant nous
47:42ce sera juste après
47:43les infos de midi
47:43bon dimanche
47:45merci à vous
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