- il y a 5 mois
Mettez vous d'accord avec Frédéric Dabi, Noémie Halioua, Philippe Coy, Alex Darmon, Gilles Ganzmann
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-06-01##
---
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-06-01##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:05Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles Ganzemann, bonjour Félix Mathieu.
00:00:10Vos filles vous ont offert des sangliers en patacède, elles sont un peu âgées pour vous offrir.
00:00:16Un peu âgées, absolument.
00:00:17Vous avez eu des petits cadeaux quand même ?
00:00:19Je pense que ce n'est pas le sujet de ce matin.
00:00:22On a oublié la fête des mères avec tout ça, avec ce que vous allez raconter.
00:00:26Pourquoi on a oublié ?
00:00:26Parce qu'il n'y avait pas beaucoup de reportages sur la fête des mères.
00:00:28Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, je ne sais pas.
00:00:33Est-ce que les supporters du PSG avaient des colliers de nouilles ?
00:00:35J'essaye de ramer pour amener le sujet.
00:00:39Gilles nous emmener parfois sur des sujets, c'est passé.
00:00:44Non, le sujet avec vous Félix Mathieu, c'est quoi le problème ?
00:00:48Eh bien, deuxième sacre du PSG en Ligue des Champions et les violences un petit peu partout en France,
00:00:54mais surtout à Paris, des violences annoncées effectivement.
00:00:58Le pire, c'est qu'on savait ce qui allait se passer, on avait prévu.
00:01:02Oui, effectivement.
00:01:04Et le résultat, le dernier chiffre communiqué par le ministre de l'Intérieur ce matin,
00:01:08c'est 890 personnes interpellées dans toute la France.
00:01:11Donc effectivement, c'était quelque chose qui était un peu pressenti et ça s'est malheureusement confirmé.
00:01:16Et on va en parler dans un instant avec Christian Flèche, ancien directeur de la police judiciaire de Paris.
00:01:22On va consacrer une bonne partie de cette émission à ce qui s'est passé effectivement samedi soir.
00:01:29Le président de la République a réagi également.
00:01:32On va en reparler.
00:01:33Et puis on parlera de notre sondage IFOP fiducial pour Sud Radio,
00:01:39avec Frédéric Daby, directeur général de l'IFOP, qui sera avec nous.
00:01:43Jordan Bardella toujours en tête.
00:01:45Jean-Luc Mélenchon qui progresse.
00:01:47Il est dans une dynamique de progression.
00:01:49On y reviendra tout à l'heure à partir de 11h.
00:01:52Mais les violences, appelez-nous au 0826 300 300.
00:01:55Qu'est-ce qui s'est passé chez vous ?
00:01:57Est-ce qu'il y a eu des dégradations ?
00:01:59Est-ce qu'il y a eu des manifestations qui ont dégénéré ?
00:02:02A noter qu'hier, tout s'est plutôt bien passé.
00:02:07Que ce soit au Parc des Princes ou au Champ de Mars.
00:02:10On va en parler dans un instant.
00:02:12Donc deuxième sacre du PSG.
00:02:15Et malheureusement, c'est violences dans la nuit de samedi à dimanche.
00:02:18Félix Mathieu.
00:02:19Oui, je vous le disais, au total, on est à 890 personnes interpellées au niveau de toute la France.
00:02:23C'est une hausse de 45% tout de même par rapport à l'année dernière.
00:02:27C'est-à-dire lors des célébrations de la première étoile du PSG.
00:02:32774 gardes à vue, dont plus de 300 rien qu'à Paris.
00:02:34Alors le ministre de l'Intérieur note notamment une recrudescence.
00:02:37Malheureusement, des tirs de mortiers d'artifice.
00:02:41178 fonctionnaires de police ou de gendarmerie ont été blessés en deux jours.
00:02:45Parfois des blessures impressionnantes, à même préciser.
00:02:47Laurent Nunez, au-delà des policiers, il y a évidemment tous les blessés parmi les participants à ces célébrations.
00:02:53Les autorités recensent au moins 219 blessés, dont 8 grièvement.
00:02:58Il y a ce jeune homme d'une vingtaine d'années aussi qui est mort dans la nuit après avoir
00:03:02heurté en motocross des blocs de béton d'une bretelle de sortie du périphérique à côté de Paris.
00:03:07Par ailleurs, un jeune homme a été grièvement blessé au couteau aussi par quatre individus.
00:03:12C'est dans le 16e arrondissement de la capitale, la victime qui aurait été accusée de vol peu avant cette
00:03:17violente agression au couteau.
00:03:18Alors le président de la République a réagi hier soir, avant même de se réjouir de la victoire.
00:03:25Oui, c'était quelques mois en intro avant même effectivement de se réjouir de la victoire sur le terrain.
00:03:29Il a tenu d'emblée à faire cette précision à Emmanuel Macron.
00:03:32Malheureusement on a vu, et je ne veux pas qu'on s'habitue à ça, et personne n'a envie
00:03:36qu'on s'habitue à ça.
00:03:37Des scènes de violence inacceptables à Paris et dans d'autres villes, hier soir, une bonne partie de la nuit.
00:03:42Ce n'est pas le foot ça, ce n'est pas le sport, ce n'est pas ce qu'on
00:03:45aime.
00:03:46Donc merci à nos policiers et à nos gendarmes, on sera intraitables avec ceux qui ont été attrapés, on ne
00:03:51veut plus voir ça.
00:03:52Fini, on en aura le bol.
00:03:55Terminé. Emmanuel Macron devant les joueurs et l'encadrement du PSG qui ont applaudi ses propos.
00:03:59De son côté, le maire de Paris condamne lui aussi la mise en scène de ces débordements sur les réseaux
00:04:04sociaux.
00:04:04Des incidents en marche, des grands événements, ça fait des siècles que ça existe, ajoute tout de même Emmanuel Grégoire.
00:04:10Mais là, selon lui, il y a une forme d'emballement, d'enchaînement et d'incitation à faire n'importe
00:04:15quoi.
00:04:15Christian Fletch, bonjour. Vous avez été le directeur de la police judiciaire de Paris.
00:04:22On sera intraitables, dit le président de la République.
00:04:26Qu'est-ce que ça vous évoque quand vous entendez ces mots ?
00:04:30Bonjour Valérie Expert.
00:04:31Écoutez, il faut mettre en perspective, d'abord, effectivement, il faut d'abord se poser la question, à qui on
00:04:37avait affaire ?
00:04:38Est-ce qu'on a affaire à des supporters de foot ?
00:04:40Sans doute pas, quand on voit comment la finale de la Coupe de France s'est déroulée quelques jours avant,
00:04:46avec le RC Lens qui s'est comporté magnifiquement et qui est rentré sans incident depuis le Stade de France.
00:04:53Est-ce que ce sont des supporters du PSG ? Evidemment non, parce que vous l'avez rappelé,
00:05:00la célébration d'hier s'est passée dans des conditions extraordinaires.
00:05:04Et ce n'est pas parce qu'on met brutalement un maillot de foot qu'on en fait un supporter.
00:05:08Pour répondre à votre question derrière, il y a eu un certain nombre de gardes à vue.
00:05:13Il y a, la procureure de la République l'a annoncé, des gardes à vue qui ont été prolongées
00:05:18pour des cas qui vont être des investigations poussées.
00:05:22Et d'ores et déjà, aujourd'hui, il y a des personnes qui, à Paris,
00:05:25parce qu'il y a sans doute en province, il y a d'autres situations identiques,
00:05:29qui vont passer en comparution immédiate.
00:05:31Ensuite, la justice tranchera en fonction des dossiers.
00:05:35Donc, on verra, mais il faudra juger aussi.
00:05:38Il y aura sans doute des affaires simples qui seront jugées rapidement aujourd'hui
00:05:43avec des peines qui, peut-être, ne correspondront pas aux attentes du public.
00:05:48Mais il faudra les mettre en perspective par rapport au contenu.
00:05:53Comment ça se passe, une interpellation ?
00:05:56On dit des interpellations.
00:05:58On arrête quelqu'un.
00:05:59Le processus, c'est quoi ?
00:06:01Parce que le policier, il y a des policiers qui sont sur le terrain.
00:06:04Ils arrêtent un type, deux types, trois types.
00:06:07Comment ça se passe après ?
00:06:08Le processus, c'est quoi ?
00:06:11Déjà, premier processus, interpeller.
00:06:14Donc, interpeller, ça veut dire repérer quelqu'un
00:06:16et réussir à le monoter en préservant la garantie de la sécurité des personnes
00:06:24qui vont au contact, c'est-à-dire les policiers ou les gendarmes,
00:06:27et puis aussi les passants qui sont tout autour.
00:06:30Ensuite, il y a les conditions matérielles de transport
00:06:33et pour respecter les conditions juridiques.
00:06:37C'est-à-dire que vous devez présenter une personne interpellée
00:06:40devant un officier de police judiciaire
00:06:42dans un délai raisonnable, parfois un peu allongé,
00:06:46pour lui notifier ses droits.
00:06:47Le droit qui est lié à la personne placée en garde à vue.
00:06:51Donc, tout ça, ce n'est pas si simple
00:06:53dans des conditions qui sont extrêmement difficiles
00:06:56et ce n'est pas une situation individuelle.
00:06:58Et quand la personne est présentée devant un OPJ,
00:07:00il faut qu'il y ait le policier ou le gendarme
00:07:02qui l'a interpellé, qui soit en situation
00:07:04d'expliquer ce qu'on a à lui reprocher.
00:07:06Non, mais j'imagine bien, vous arrêtez,
00:07:08vous êtes porte de Saint-Cloud,
00:07:10vous arrêtez 10-15 personnes.
00:07:12Ça veut dire qu'il y a 10-15 policiers
00:07:14qui sont avec chacun celui qui l'a interpellé
00:07:17ou peut-être qu'il en a...
00:07:18Qu'est-ce qu'il en fait concrètement ?
00:07:19Il le met dans un fourgon de police ?
00:07:23C'est ça ma question.
00:07:25Il le laisse dans le fourgon ?
00:07:26Ils sont ensemble ?
00:07:28Alors, il ne peut pas le laisser dans le fourgon
00:07:30parce que pendant qu'il est interpellé,
00:07:32le délai pendant lequel on doit lui notifier ses droits
00:07:36commence à courir.
00:07:37Donc, il faut trouver le fourgon,
00:07:39mettre la personne interpellée
00:07:41et la personne qui l'a interpellée
00:07:44en direction d'un local de police
00:07:46où se trouvent les officiers de police judiciaire.
00:07:49En général, les locaux ont été déjà déterminés
00:07:52et ils sont à l'extérieur des zones
00:07:55où ça peut poser des problèmes.
00:07:57Mais il faut que le transport de ces détenus,
00:07:59les personnes interpellées,
00:08:01soit organisé de façon aussi
00:08:02à ce que ça puisse se faire le plus rapidement possible
00:08:05et dans les conditions de sécurité.
00:08:07Donc, c'est anticipé,
00:08:09mais ce n'est pas très simple.
00:08:11Non, c'est compliqué.
00:08:12Moi, ce qui m'a surpris,
00:08:13c'est que la presse
00:08:15et d'ailleurs en conférence de presse,
00:08:18le ministre annonce
00:08:20qu'il va avoir un nombre de policiers
00:08:21qu'on n'a jamais vu dans Paris,
00:08:24un dispositif incroyable
00:08:26et pourtant, ça ne marche pas.
00:08:27Comment vous l'expliquez ?
00:08:30Alors, ce qui est sûr,
00:08:32c'est que, vous l'avez dit,
00:08:33les risques avaient été anticipés,
00:08:36mais aussi, ce que vous voyez bien,
00:08:37c'est que la cérémonie,
00:08:39la célébration de ce qui s'est passé
00:08:41pour le PSG
00:08:42a suscité aussi des réactions
00:08:44dans la France entière.
00:08:46Et ça, même si c'était en partie anticipé,
00:08:49il y a quand même, je crois,
00:08:5170 villes ou 71 villes
00:08:52où il y a eu des incidents.
00:08:53À Nice, 712.
00:08:56Évidemment, ce ne sont pas
00:08:57les supporters du PSG.
00:08:58Ou alors, le PSG est devenu
00:09:00une marque internationale,
00:09:01ce qui est vrai,
00:09:02mais avec des supporters
00:09:03dans toute la France.
00:09:04Donc, on a des policiers
00:09:08qui ont été engagés,
00:09:09on a des mesures de prévention
00:09:12qui ont été prises,
00:09:13du genre, enlever les voitures,
00:09:15enlever les obstacles,
00:09:16et puis, il y avait
00:09:17des points de fixation.
00:09:19On l'a vu sur les Champs-Elysées,
00:09:20où les gens ont été
00:09:22petit à petit repoussés
00:09:24de façon à être évacués
00:09:25définitivement en fin de nuit.
00:09:28Tout ça, ça a nécessité
00:09:29une grosse organisation.
00:09:31On a toujours,
00:09:32mais ça, c'est un peu
00:09:33un tempérament français,
00:09:35c'était vous-même,
00:09:36vous vous rentrez dedans,
00:09:37vous voulez savoir
00:09:37le nombre de policiers
00:09:38et de gendarmes engagés.
00:09:39Donc, pour rassurer,
00:09:42on met un chiffre supérieur
00:09:43à ce qui s'est passé avant.
00:09:44On pense que ça va
00:09:46résoudre le problème.
00:09:47Mais le problème est devenu
00:09:48de plus en plus complexe
00:09:49et nécessite
00:09:50un engagement important.
00:09:51C'est-à-dire ?
00:09:52Comment on peut
00:09:54solutionner ça ?
00:09:55Parce qu'on le voit
00:09:56à d'autres manifestations,
00:09:58on l'a vu
00:09:59au moment des retraites,
00:10:00on l'a vu
00:10:02au moment du nouvel an,
00:10:03c'est assez récurrent.
00:10:06Alors, au moment des retraites,
00:10:07ce sont des défilés,
00:10:08ce n'est pas du tout
00:10:09la même organisation,
00:10:11il y a des défilés,
00:10:11il y a des casseurs.
00:10:12Donc là, c'est
00:10:14une autre technique
00:10:15qui consiste à engager
00:10:16des forces lourdes
00:10:17avec des forces plus mobiles
00:10:19qui peuvent aller au contact,
00:10:21interpeller les casseurs
00:10:22et les récupérer.
00:10:23Les casseurs, à l'inverse,
00:10:24sont différents
00:10:25puisque vous voyez bien
00:10:26qu'ils sont vêtus
00:10:27complètement noirs
00:10:28pour essayer qu'on ne puisse
00:10:28pas les repérer.
00:10:29Bon, la ville de Paris,
00:10:31elle est équipée
00:10:32avec un dispositif
00:10:33de vidéoprotection
00:10:34qui permet aussi
00:10:36d'avoir un suivi
00:10:37de ces casseurs
00:10:38et de les repérer.
00:10:39Je ne vais pas rentrer
00:10:40dans les techniques,
00:10:40mais évidemment,
00:10:42chacun adapte
00:10:42des contre-mesures,
00:10:43les casseurs d'un côté,
00:10:45les policiers de l'autre
00:10:45pour essayer
00:10:46que la police
00:10:47et la justice derrière
00:10:48soient les plus efficaces.
00:10:49On a Paul en ligne
00:10:50avec nous.
00:10:51Bonjour, Paul.
00:10:52Oui, bonjour.
00:10:53Bonjour.
00:10:53Vous vouliez réagir ?
00:10:55Qu'est-ce que vous avez pensé
00:10:57des images
00:10:58qu'on a pu voir
00:10:59de ces violences,
00:11:01en particulier à Paris ?
00:11:03Je crois que,
00:11:04malheureusement,
00:11:05on commence à s'habituer
00:11:06à ce genre de débordement
00:11:07à Paris.
00:11:09Moi, je voulais surtout
00:11:10réagir par rapport
00:11:10aux propos
00:11:11de M. Breton
00:11:14sur le débordement
00:11:15causé par la mouvance
00:11:17ultra et hooligan.
00:11:19Je pense qu'il va falloir,
00:11:20comme M. Darmanin,
00:11:21attendre trois ans
00:11:21qu'il présente ses excuses
00:11:23parce que le soir
00:11:25de débordement à Paris,
00:11:26c'est-à-dire samedi soir
00:11:27dans un huit samedi à dimanche,
00:11:29les ultras du Paris-Saint-Germain,
00:11:30ils n'étaient pas à Paris,
00:11:31ils étaient à Budapest.
00:11:32Il y avait 20 000 Parisiens
00:11:33qui étaient présents
00:11:34à Budapest.
00:11:35Donc, ceux qui sont
00:11:36évidemment fans de foot
00:11:37et qui suivent leur équipe
00:11:39étaient ce soir-là
00:11:40à Budapest
00:11:41et pas à Paris.
00:11:42Donc, voilà,
00:11:43je pense qu'il faut
00:11:45éviter de se prononcer
00:11:46sur les sujets
00:11:46qu'on ne maîtrise pas.
00:11:47Et en l'occurrence,
00:11:48là, c'est ce que M. Darmanin
00:11:50a fait
00:11:50par rapport aux supporters anglais
00:11:52qui avaient,
00:11:54soi-disant,
00:11:55causé des débordements
00:11:56au stade de France
00:11:57lors de la finale
00:11:58contre Madrid.
00:12:01Voilà, je pense qu'il y a...
00:12:03Vous faites,
00:12:03juste pour rappeler
00:12:04pour nos auditeurs,
00:12:05hier, effectivement,
00:12:06Thierry Breton
00:12:07a parlé visiblement
00:12:08d'un sujet
00:12:09qu'il ne maîtrisait pas,
00:12:10à savoir,
00:12:11il a évoqué
00:12:11les hooligans.
00:12:12Alors,
00:12:13lui rappeler que les hooligans,
00:12:14c'est un phénomène anglais,
00:12:16que ça n'a pas traversé la Manche
00:12:18jusqu'à preuve du contraire
00:12:19et qu'effectivement,
00:12:20vous avez raison,
00:12:21Paul,
00:12:22ce ne sont pas
00:12:22des supporters de foot
00:12:24qui étaient dans la rue.
00:12:26Ce que disait Christian Flech,
00:12:27ce n'est pas parce qu'on a
00:12:27un maillot PSG
00:12:28qu'on est un supporter
00:12:30du PSG.
00:12:31Oui,
00:12:32et M.
00:12:33Breton,
00:12:33il a parlé d'ailleurs
00:12:34de hooligans
00:12:35outre-Atlantique.
00:12:36Alors,
00:12:36outre-Atlantique,
00:12:37c'est les Etats-Unis.
00:12:38Il n'y a jamais eu
00:12:38d'hooligans aux Etats-Unis,
00:12:39c'est outre-Manche.
00:12:40Et si le phénomène
00:12:41a bien traversé la Manche,
00:12:42mais là,
00:12:43ce n'est pas le sujet.
00:12:44Il ne s'agit pas
00:12:44d'une bagarre organisée
00:12:45entre supporters de foot.
00:12:46Il s'agit bien
00:12:47d'une population
00:12:49qui,
00:12:49pour partie,
00:12:50vient de la périphérie
00:12:52parisienne
00:12:52et qui profite
00:12:54de l'événement
00:12:54pour venir
00:12:55graisser,
00:12:56saccager,
00:12:57piller,
00:12:57mettre le bazar
00:12:58et dans un laxisme
00:13:01total.
00:13:02En fait,
00:13:03ça fait 50 ans
00:13:03qu'on a du mal
00:13:06à s'avouer les choses,
00:13:07mais je pense
00:13:09que les directives
00:13:09du préfet de Paris
00:13:10et du préfet de police
00:13:11eussent été heureuses
00:13:13de,
00:13:13par exemple,
00:13:14faire des contrôles
00:13:14de sacs
00:13:15à la sortie de l'ER,
00:13:17faire des fanzones
00:13:17où on rentre,
00:13:19où on fouille les sacs
00:13:19et c'est sécurisé,
00:13:20où on présente
00:13:22peut-être
00:13:22sa pièce d'identité,
00:13:23etc.
00:13:23Il y a des solutions,
00:13:25il y a des choses à faire,
00:13:26il y a un code pénal
00:13:27qui existe,
00:13:28il n'y a pas besoin
00:13:28d'inventer des lois,
00:13:29simplement le code pénal
00:13:30il n'est pas appliqué
00:13:30et de toute façon
00:13:32les tribunaux
00:13:33sont submergés
00:13:34de traînes d'affaires,
00:13:36donc il y a
00:13:37un vrai problème politique.
00:13:38Oui.
00:13:39On va y revenir,
00:13:40on va parler en particulier
00:13:41des mortiers,
00:13:42on a retrouvé,
00:13:43je me souviens très bien
00:13:44de ce débat
00:13:45qu'on avait eu
00:13:45sur les mortiers d'artifice
00:13:46évoqués par Gérald Darmanin,
00:13:49la loi,
00:13:50la loi elle existe,
00:13:52ça devient,
00:13:52enfin Christian Flash,
00:13:53vous me le confirmerai,
00:13:54des armes par destination
00:13:56quand elles sont envoyées
00:13:57sur des gens,
00:13:58donc il y a moyen
00:13:58de condamner des gens,
00:14:00d'interpeller des gens
00:14:01et de les condamner.
00:14:02On va y revenir
00:14:03et puis ce que dit
00:14:04notre auditeur,
00:14:05ce que dit Paul,
00:14:05effectivement,
00:14:07on s'habitue
00:14:09à ce genre de violence.
00:14:10à tout de suite.
00:14:1210h midi,
00:14:13mettez-vous d'accord.
00:14:15Sud Radio,
00:14:16le 10h midi,
00:14:18mettez-vous d'accord.
00:14:19Valérie Expert.
00:14:20Avec vous sur Sud Radio,
00:14:22c'est quoi le problème ?
00:14:23On voudrait bien savoir
00:14:23c'est quoi le problème
00:14:24pour que se reproduise
00:14:25de telles violences
00:14:26à chaque fois
00:14:27qu'il y a un grand événement
00:14:29sportif
00:14:30qui concerne Paris.
00:14:32On est avec Christian Flèche,
00:14:34ancien directeur
00:14:34de la police judiciaire
00:14:36de Paris.
00:14:36On a vu des tirs
00:14:38de mortiers,
00:14:39d'artifices
00:14:40un petit peu partout.
00:14:42Des tirs qui,
00:14:42aujourd'hui,
00:14:43sont même envoyés
00:14:45sur les forces
00:14:46de police
00:14:47assez régulièrement.
00:14:49Écoutez ce que disait
00:14:50Gérald Darmanin
00:14:51à l'époque.
00:14:54Je souhaite
00:14:55que dans le prochain
00:14:56texte de loi
00:14:57qui arrive à la Semaine Nationale
00:14:58le 19 novembre,
00:14:59la proposition de loi
00:15:00de M. Frouffère
00:15:01et Mme Thurieu
00:15:02nous puissions définir
00:15:03comme une arme
00:15:04à destination
00:15:05ces feux
00:15:06d'artifices,
00:15:07ces mortiers
00:15:08qui attaquent
00:15:09et dont l'objet
00:15:09du commissariat
00:15:10par exemple de Chopini
00:15:11a été par deux fois
00:15:13d'être attaqué
00:15:13par ces armes.
00:15:15Ils peuvent blesser,
00:15:17elles peuvent tuer
00:15:18et il faut,
00:15:19aujourd'hui,
00:15:20que nous arrêtons
00:15:20cette vente
00:15:21sur Internet,
00:15:22cette vente
00:15:23qui n'est pas destinée
00:15:24à des professionnels
00:15:25et que nous la pénalisions.
00:15:26Voilà,
00:15:27c'était le 12 octobre 2020.
00:15:30Elisabeth Borne
00:15:31également,
00:15:31en 2023,
00:15:33avait encore voulu
00:15:34prendre un décret.
00:15:35C'est un vrai problème,
00:15:37c'est mortier d'artifice,
00:15:39mais la loi peut tout à fait
00:15:42condamner ceux
00:15:43qui les utilisent
00:15:44et les policiers
00:15:44pourraient interpeller aussi
00:15:46ceux qui en font l'usage.
00:15:49Oui,
00:15:49alors si vous me posez la question,
00:15:51bien sûr que les textes existent
00:15:52et je suis d'accord
00:15:53avec Paul,
00:15:53plutôt que de vouloir
00:15:54recréer des textes
00:15:55pour rassurer
00:15:56ou aggraver des peines,
00:15:57il faut déjà appliquer
00:15:59les textes qui existent
00:16:00et appliquer les peines
00:16:02qui existent également.
00:16:03Bon,
00:16:04ensuite,
00:16:05il y a une nouveauté
00:16:06sans doute
00:16:07sur ce qui s'est passé
00:16:08ce week-end,
00:16:09c'est qu'on a vu
00:16:10une utilisation massive
00:16:11de ces mortiers.
00:16:12Si j'en prends
00:16:13ma propre expérience personnelle
00:16:14dans un quartier
00:16:16qui est d'habitude calme,
00:16:17j'ai eu droit
00:16:18à un tir de mortier
00:16:19assez conséquent.
00:16:21Donc,
00:16:21il y a une recrudescence
00:16:24sur laquelle il faut travailler
00:16:25et comme assez souvent
00:16:26le ministre de l'Intérieur
00:16:27est celui qui est
00:16:28en première ligne
00:16:29et qui prend un peu
00:16:32tout le ressenti
00:16:33de la population,
00:16:35mais il y a des sujets
00:16:36qui sont beaucoup plus vastes
00:16:37que le sujet de l'intérieur.
00:16:39Si on prend les mortiers,
00:16:40il y a le sujet des douanes
00:16:41puisque bien sûr,
00:16:42ça passe aux frontières,
00:16:43il y a un contrôle
00:16:43des marchandises aux frontières
00:16:45et il y a beaucoup de points
00:16:47qui nécessitent une évaluation.
00:16:51Il y a un sujet
00:16:52puisque c'est aussi
00:16:54des points qui sont abordés
00:16:56sur les amendes.
00:16:57On parle beaucoup
00:16:57de mettre des amendes
00:16:58forfaitaires majorées
00:17:00derrière
00:17:01et j'étais ravi d'entendre
00:17:03que le préfet de police
00:17:04l'évoquait tout à l'heure
00:17:05chez un de vos confrères.
00:17:06Il y a le sujet
00:17:07du recouvrement des amendes
00:17:08et le préfet a conscience
00:17:10qu'il faut aussi améliorer
00:17:12le recouvrement des amendes
00:17:12puisque, en général,
00:17:14quand vous payez une amende,
00:17:15c'est que vous êtes parfaitement
00:17:17au clair avec vos impôts,
00:17:19avec vos diverses déclarations
00:17:21et qu'on peut vous retrouver
00:17:22facilement.
00:17:23Sinon, vous avez tendance
00:17:24à essayer d'y échapper
00:17:25et parfois, vous réussissez
00:17:27puisque le taux de recouvrement
00:17:28des amendes
00:17:29est très très faible.
00:17:31Donc, il y a un sujet...
00:17:33Pardon ?
00:17:34Non, non, allez-y.
00:17:35Non, non, je dis qu'il y a un sujet
00:17:36là-dessus.
00:17:39La Cour des comptes, d'ailleurs,
00:17:40a fait une évaluation
00:17:41sur ce point-là.
00:17:42Il y a un sujet
00:17:43d'amélioration
00:17:44du taux de recouvrement.
00:17:45Et donc,
00:17:45quand on applique les textes,
00:17:47quand on applique les peines aussi,
00:17:49je pense que déjà,
00:17:50on a fait un grand pas.
00:17:51C'est-à-dire que vous sous-entendez
00:17:53que les peines
00:17:53ne sont pas appliquées ?
00:17:55Ça, c'est un problème général
00:17:57en France.
00:17:58D'abord, il y a une surpopulation
00:17:59carcérale
00:18:00qu'on commence à admettre.
00:18:04La prison
00:18:05ne peut pas remplir son rôle
00:18:07qui est à la fois
00:18:07de sécuriser
00:18:10un certain nombre de délinquants
00:18:11et de tenter d'empêcher
00:18:13qu'à la sortie,
00:18:14ils récidivent.
00:18:15Quand vous êtes dans une
00:18:17surpopulation telle
00:18:18qui est indigne,
00:18:19d'ailleurs,
00:18:19les conditions de détention
00:18:22sont indignes.
00:18:23Et quand vous découvrez
00:18:24au travers d'une affaire
00:18:25dont on a fêté malheureusement
00:18:26le deuxième anniversaire,
00:18:28c'est-à-dire l'assassinat
00:18:29de ces deux agents pénitentiaires
00:18:31à l'occasion de l'évasion
00:18:32d'un détenu,
00:18:33vous découvrez que ce détenu
00:18:34en prison
00:18:35a neuf téléphones portables
00:18:36et continue à commanditer
00:18:40des assassinats,
00:18:41c'est que vous voyez
00:18:42que la prison
00:18:43ne remplit pas son rôle.
00:18:44Donc, il y a un sujet
00:18:45sur l'application des peines
00:18:47parce qu'on parle
00:18:49de ceux qui sont en prison,
00:18:50mais après, il y a ceux
00:18:51dont les peines
00:18:52ne sont pas exécutées
00:18:53pour des tas de raisons,
00:18:54d'ailleurs.
00:18:55Donc,
00:18:57appliquons les peines,
00:18:59travaillons sur
00:18:59le sujet de la peine,
00:19:01à quoi ça doit servir,
00:19:03et c'est aussi
00:19:04le sujet de fond,
00:19:05mais on est,
00:19:06d'ailleurs,
00:19:06vous voyez bien que
00:19:07là, on parle de cet événement,
00:19:09on est en train,
00:19:10parce que c'est aussi
00:19:11typiquement français,
00:19:12de s'attacher aux phrases
00:19:13des uns et des autres,
00:19:15vous faites réagir les gens
00:19:16aux commentaires des uns
00:19:17et des autres,
00:19:18mais les sujets de fond
00:19:18ne sont pas abordés.
00:19:20C'est quoi les sujets de fond ?
00:19:22Les sujets de fond,
00:19:23c'est d'abord
00:19:23essayer de comprendre
00:19:24comment,
00:19:26sur un sujet comme ça,
00:19:27on a des gens
00:19:28qui ne sont pas liés au foot,
00:19:29qui ne sont pas liés au PSG
00:19:30et qui viennent pour tout casser.
00:19:32Mais est-ce que la police
00:19:33les connaît ?
00:19:35La police va les connaître
00:19:36parce qu'elle les a interpellés.
00:19:38D'ailleurs,
00:19:39ce sera intéressant,
00:19:41c'est toujours ce qui est fait,
00:19:42c'est-à-dire que
00:19:42quand vous voyez
00:19:44890 interpellations,
00:19:45vous êtes capable
00:19:46de faire un bilan,
00:19:48sur l'ensemble de la France.
00:19:50Où est-ce qu'ils habitent ?
00:19:51Qu'est-ce qu'ils font ?
00:19:53Quel est le lien
00:19:54avec le PSG ?
00:19:55Ça, c'est des sujets
00:19:56intéressants.
00:19:57C'est des sujets sociologiques
00:19:58qui vont nécessiter
00:20:00une analyse.
00:20:01Mais une fois que la police
00:20:02aura donné
00:20:03ces éléments bruts,
00:20:05derrière,
00:20:06il faut travailler
00:20:06sur un plan
00:20:07beaucoup plus sociologique,
00:20:08bien sûr.
00:20:08C'est-à-dire ?
00:20:10Est-ce qu'il faudrait
00:20:11de la reconnaissance faciale
00:20:14pour les repérer
00:20:15dès le départ,
00:20:16par exemple ?
00:20:17Alors,
00:20:18si vous parlez
00:20:18à un policier,
00:20:19bien sûr,
00:20:20tous les éléments techniques
00:20:21qui peuvent aider
00:20:22à l'intervention
00:20:24des forces de police,
00:20:24bien sûr,
00:20:25que c'est un sujet
00:20:26qui mérite...
00:20:27Le drone est un sujet
00:20:29qui est permis maintenant
00:20:30dans certaines conditions.
00:20:31C'est un sujet
00:20:32qui permet d'aider
00:20:33au maintien
00:20:35et au rétablissement
00:20:35de l'ordre.
00:20:36Si vous avez
00:20:37une capacité
00:20:38de reconnaissance faciale,
00:20:41bien sûr,
00:20:41que ça ne se peut qu'aider.
00:20:42Si vous mettez,
00:20:43par exemple,
00:20:45des...
00:20:46des voyous
00:20:47ou même des hooligans
00:20:48qui sont connus,
00:20:49si vous mettez des caméras
00:20:50et que vous avez
00:20:51la capacité
00:20:52de les reconnaître
00:20:53avant l'intervention,
00:20:54vous pouvez les écarter
00:20:56du lieu où ça va se passer.
00:20:57Enfin,
00:20:57on les voit souvent masqués,
00:20:59on en a vu,
00:20:59avec des cagoules masqués,
00:21:01avec des foulards.
00:21:02et certains auditeurs disent
00:21:03qu'il faut que les policiers
00:21:06aient les moyens
00:21:07d'être plus violents,
00:21:08d'aller au contact
00:21:09et d'être beaucoup plus agressifs
00:21:14face à ces gens,
00:21:16parce que je n'ai pas envie
00:21:17de m'employer le mot jeune,
00:21:19face à ces racailles,
00:21:20j'emploie le mot à dessin,
00:21:22qui aujourd'hui
00:21:23n'ont plus peur de la police.
00:21:25On assiste aussi
00:21:26à des comportements
00:21:29assez incroyables
00:21:30quand on voit
00:21:30que certains défient
00:21:31la police
00:21:33de façon très violente.
00:21:35Est-ce qu'il faut
00:21:36que la police puisse répondre
00:21:37de la même manière ?
00:21:39Alors,
00:21:40je crains
00:21:41que les mêmes personnes
00:21:42qui disent
00:21:43que la police
00:21:44n'intervient pas
00:21:45assez brutalement
00:21:46soient les mêmes
00:21:47qui vont critiquer la police
00:21:48parce qu'au cours
00:21:49d'une interpellation,
00:21:50il y a un passant
00:21:51ou un voisin
00:21:53qui va prendre
00:21:54un coup de matraque
00:21:57par erreur.
00:21:58Donc,
00:21:58la police
00:21:59est un vrai sujet
00:22:00de tri
00:22:01et quand on voit
00:22:01ce qui s'est passé
00:22:02sur les Champs-Elysées
00:22:03avec autant
00:22:04de milliers de personnes,
00:22:05comment intervenir
00:22:07en toute sécurité
00:22:08pour les policiers,
00:22:09déjà puisqu'on a aussi
00:22:09une tendance
00:22:10à vouloir
00:22:12éviter les interpellations,
00:22:14en toute sécurité
00:22:15pour les policiers
00:22:15et en toute sécurité
00:22:16pour les vrais supporters
00:22:17qui étaient là
00:22:18en famille
00:22:19sur les Champs-Elysées.
00:22:20Il n'y en avait peut-être
00:22:21pas beaucoup
00:22:22samedi soir.
00:22:23Ça dépend à quelle heure.
00:22:24Ça dépend à quelle heure.
00:22:26Donc,
00:22:26immédiatement,
00:22:27pendant le match
00:22:28et après le match,
00:22:29il y avait encore
00:22:30des vrais supporters.
00:22:31Quand vous arrivez
00:22:32à 2h ou 3h du matin,
00:22:33c'est plus facile
00:22:34d'imaginer
00:22:34qu'il n'y a plus
00:22:35que les voyous.
00:22:36Plus de fermeté
00:22:37ou pas ?
00:22:38De la part de la police
00:22:39où ça ne changera
00:22:40pas grand-chose ?
00:22:42La police,
00:22:42elle est là.
00:22:43Oui.
00:22:44Non,
00:22:44la police,
00:22:45elle est là
00:22:45pour interpeller
00:22:46dans les meilleures conditions
00:22:48des voyous.
00:22:49Donc,
00:22:51la difficulté,
00:22:52c'est d'arriver
00:22:52à discerner
00:22:54et d'être capable
00:22:55d'inculer au milieu
00:22:56d'une foule
00:22:57le bon individu.
00:22:58C'est ça,
00:22:59la vraie difficulté.
00:23:00Ce n'est pas une question
00:23:01de fermeté.
00:23:02Sur les quelques 800
00:23:03et quelques gardes à vue,
00:23:05enfin,
00:23:06interpellations,
00:23:06pardon,
00:23:07qui ont été faites,
00:23:08combien vont être condamnés,
00:23:10à votre avis ?
00:23:12Je ne peux pas vous dire
00:23:13parce que je ne connais pas
00:23:14les dossiers.
00:23:15la procureure de Paris
00:23:16a annoncé
00:23:20276
00:23:21ou 256
00:23:22gardes à vue
00:23:23pour Paris.
00:23:24Après,
00:23:25elle ne parle que
00:23:25pour de la ville,
00:23:28Sur la région parisienne,
00:23:30il y a le parquet
00:23:30de Nanterre,
00:23:31le parquet de Bobigny,
00:23:32le parquet de Créteil.
00:23:33Au-delà,
00:23:34sur la Grande Couronne,
00:23:35il y a d'autres parquets.
00:23:36Et en France,
00:23:37il y a eu des gens
00:23:37qui ont été interpellés
00:23:38qui vont concerner
00:23:39d'autres parquets.
00:23:40Donc,
00:23:40elle a annoncé aussi
00:23:41qu'un certain nombre
00:23:42de...
00:23:42quelques dizaines
00:23:43d'entre eux
00:23:44était en prolongation
00:23:44de garde à vue.
00:23:45Ça veut dire
00:23:45qu'on investit
00:23:47de façon plus affirmée
00:23:51en utilisant
00:23:52sans doute
00:23:52d'autres moyens
00:23:53peut-être
00:23:53de police technique
00:23:54et scientifique
00:23:55ou des traces numériques
00:23:57de façon à avoir
00:23:57un dossier
00:23:58qui soit plus solide.
00:24:00Et ce sera intéressant
00:24:01de voir
00:24:03sans doute
00:24:03encore une fois
00:24:04les peines prononcées
00:24:05aujourd'hui
00:24:06sont les peines
00:24:06sur des dossiers
00:24:07les plus simples
00:24:07et donc
00:24:09ce ne seront pas
00:24:10les peines
00:24:11les plus lourdes.
00:24:11Il faudra faire un bilan
00:24:12à la fin de la semaine.
00:24:14Très bien.
00:24:14Merci d'avoir été
00:24:15avec nous ce matin
00:24:16Christian Flèche
00:24:17ancien directeur
00:24:17de la police judiciaire
00:24:19de Paris.
00:24:20C'était fort intéressant.
00:24:22Merci à vous.
00:24:23On se retrouve nous
00:24:23dans un instant
00:24:24et on va continuer
00:24:25à parler
00:24:25de ce qui s'est passé
00:24:27samedi soir
00:24:280826 300 300.
00:24:30Évidemment,
00:24:31vous pouvez réagir
00:24:32sur l'antenne
00:24:33de Sud Radio.
00:24:34A tout de suite.
00:24:43Sud Radio
00:24:44avec Alex Armand
00:24:45bonjour
00:24:45journaliste politique
00:24:47on vous retrouve
00:24:48sur Youtube
00:24:50avec votre chaîne
00:24:52Les Indécis
00:24:53et je rappelle
00:24:53le doc
00:24:54Paris Apprendre
00:24:55toujours visible
00:24:56sur M6+.
00:24:57Frédéric Dhabi
00:24:58directeur général
00:24:58de l'IFOP
00:24:59bonjour Frédéric
00:25:00je rappelle votre livre
00:25:02L'écharpe et les tempêtes
00:25:03que vous avez co-écrit
00:25:04avec Brice Socol
00:25:06paru aux éditions
00:25:06de l'Aube
00:25:07Noémie Allioua
00:25:08journaliste
00:25:09essayiste
00:25:10votre dernier livre
00:25:11La terreur
00:25:11jusque sous nos draps
00:25:12est paru chez Plon
00:25:13et Philippe Coy
00:25:14bonjour
00:25:15buraliste
00:25:15vice-président
00:25:16de la CPME
00:25:18toujours avec nous
00:25:20Gilles Ganzman
00:25:20dont le doc
00:25:21est toujours visible
00:25:22sur Michael Jackson
00:25:25sur TF1+.
00:25:26Donc sur quoi pardon ?
00:25:28sur Michael Jackson
00:25:29c'est un chanteur
00:25:29non mais le film
00:25:31je vais trouver
00:25:32le film formidable
00:25:33j'irai voir le doc
00:25:35mais oui
00:25:36j'ai rencontré le papa
00:25:37il faut se nous informer
00:25:38il y a une énorme
00:25:40vente aux enchères
00:25:41d'objets
00:25:42ayant appartenir
00:25:43à Michael Jackson
00:25:44avec l'exposition
00:25:46on va évidemment
00:25:47revenir sur
00:25:48les violences
00:25:48dans Paris
00:25:50et dans d'autres
00:25:51villes de France
00:25:52on a pu voir des images
00:25:53à Toulouse
00:25:53à Grenoble
00:25:54à Limoges
00:25:55près de 900 interpellations
00:25:57on s'habitue
00:25:58pour combien de temps
00:25:59quelle est la solution
00:26:01et puis on parlera
00:26:02de votre sondage
00:26:03notre sondage
00:26:04IFOP
00:26:04puis du ciel
00:26:04pour Sud Radio
00:26:06le RN
00:26:06pourra-t-il être détrôné
00:26:08de la course
00:26:09à la présidentielle
00:26:10Gilles
00:26:11on commence par quoi ?
00:26:12on commence aux violences
00:26:13et exactions
00:26:14de samedi soir
00:26:15on a entendu
00:26:16une petite rengaine
00:26:18ça n'a lieu
00:26:19ça n'a lieu
00:26:20qu'en France
00:26:20pas ailleurs
00:26:21vous savez quoi ?
00:26:22TF1 a mené l'enquête
00:26:23voici la réponse
00:26:25merci
00:26:28TF1 a mené l'enquête
00:26:29c'était l'enquête
00:26:30c'était TF1
00:26:31qui l'a mené
00:26:32une enquête
00:26:33sur est-ce que ça n'a lieu
00:26:35qu'en France
00:26:36c'était le nom de code
00:26:40pour lancer la réponse
00:26:41en effet ces dix dernières années
00:26:42les soirs de victoire
00:26:43dans les grandes villes européennes
00:26:45se sont déroulés
00:26:45sans émeute
00:26:46à Barcelone
00:26:48à Madrid
00:26:49à Munich
00:26:50ou encore à Liverpool
00:26:51en Angleterre
00:26:52pays
00:26:53qui a réussi
00:26:54à réduire considérablement
00:26:56les violences
00:26:56des hooligans
00:26:57mais selon le ministère
00:26:59de l'Intérieur
00:26:59les casseurs d'hier soir
00:27:00n'étaient pas des supporters
00:27:02c'est aussi ce que pense
00:27:03ce sociologue
00:27:04l'occasion est trop belle
00:27:06de défier
00:27:06les institutions
00:27:07c'est une opportunité
00:27:09je vais la saisir
00:27:09en plus je ne suis pas tout seul
00:27:11il y a un mouvement de foule
00:27:12il y a comme un coefficient
00:27:14multiplicateur
00:27:15de la nécessité
00:27:16d'être violent
00:27:17et de dégrader
00:27:18du bien public
00:27:20donc évidemment
00:27:21vous avez vu
00:27:22en Espagne
00:27:23et dans les autres pays
00:27:25ce genre de choses
00:27:26n'ont pas lieu
00:27:26et comme le sociologue
00:27:28le disait
00:27:28c'était spécifique
00:27:30à la France
00:27:31là-dessus
00:27:32vous n'êtes pas d'accord ?
00:27:33c'est ce qu'on a dit
00:27:33tout à l'heure
00:27:35les propos complètement
00:27:36à côté de la plaque
00:27:37hier
00:27:38de Thierry Breton
00:27:39on ne parle pas
00:27:39de hooligans
00:27:40en France
00:27:41non mais surtout
00:27:42quand vous regardez
00:27:43les images
00:27:43le sociologue
00:27:44il peut analyser
00:27:45s'il veut
00:27:45c'est son métier
00:27:47il a raison
00:27:47mais quand vous regardez
00:27:48les images
00:27:49vous voyez quand même
00:27:50que la plupart des jeunes
00:27:50ont les maillots du PSG
00:27:51donc je veux bien
00:27:52qu'on dise que ce ne sont pas
00:27:53des supporters
00:27:54ce ne sont peut-être pas
00:27:54que des supporters
00:27:55mais en tout cas
00:27:56ils ont quand même
00:27:57une attirance
00:27:58en tout cas
00:27:59un avis plutôt favorable
00:28:01envers le football
00:28:01il y a des bains
00:28:03vous pouvez mettre ça
00:28:04pour
00:28:06c'est ce que disait
00:28:08l'ancien directeur
00:28:09de la police judiciaire
00:28:10tout à l'heure
00:28:11ce n'est pas parce que
00:28:11vous avez un maillot du PSG
00:28:12que vous êtes
00:28:13un supporter du PSG
00:28:14c'est plus facile
00:28:15de vous fondre dans la foule
00:28:16avec un maillot du PSG
00:28:18qu'avec un casque
00:28:20à partir du moment
00:28:21où vous n'avez pas
00:28:22de barrière
00:28:23ou de contrôle
00:28:25à l'entrée
00:28:26non ce n'est pas plus facile
00:28:26de vous fondre dans la foule
00:28:27vous rentrez dans la foule
00:28:28directement
00:28:28en réalité
00:28:29je pense que ça va plus loin
00:28:30et on parlera
00:28:31je suppose tout à l'heure
00:28:32des conditions de sécurité
00:28:33ou de
00:28:36de la préparation
00:28:37qui avait été faite
00:28:38qui pour moi
00:28:38tout le monde est content
00:28:39mais en vérité
00:28:4045% de plus
00:28:41d'interpellation
00:28:42ce n'est pas un bon chiffre
00:28:43je crois quand même
00:28:44que
00:28:45c'est propice
00:28:46au fait que le PSG
00:28:48joue
00:28:48et que vous voyez
00:28:49des supporters sortir
00:28:50pour manifester
00:28:51alors oui
00:28:52ça favorise
00:28:52mais hier ça s'est bien passé
00:28:54mais d'accord
00:28:54mais c'était au stade hier
00:28:55c'était dans un cadre fermé
00:28:56oui
00:28:56et au champ de mars
00:28:57oui
00:28:58mais Porte de Saint-Cloud
00:28:59c'était à côté du stade
00:29:01mais Porte de Saint-Cloud
00:29:01ça s'est mal passé
00:29:02bah oui
00:29:03donc voilà
00:29:05moi c'est aussi mon analyse
00:29:06c'est peut-être
00:29:07qu'il faudrait peut-être
00:29:07mêler le club
00:29:07au milieu de tout ça
00:29:08à un moment donné
00:29:09pourquoi ?
00:29:10parce que dans
00:29:10les autres pays
00:29:11en Europe
00:29:11ça se fait
00:29:12on mêle les clubs
00:29:13et on les sanctionne
00:29:14quand il y a des matchs
00:29:15où ils sont les premiers
00:29:16concernés
00:29:17ils doivent pouvoir
00:29:18participer à hauteur
00:29:19de 5 ou 10%
00:29:20aux responsabilités
00:29:20financières
00:29:21de ces engagements
00:29:22il y a quelques déclarations
00:29:23hier
00:29:23le patron du PSG
00:29:25le Qatari
00:29:26il a quand même fait
00:29:27une déclaration
00:29:27sur le champ de mars
00:29:28quand il y a eu
00:29:29la haie d'honneur
00:29:30pour accueillir
00:29:31les joueurs
00:29:32le public s'est réuni
00:29:33sur le champ de mars
00:29:34et il y a eu
00:29:35un discours rapide
00:29:36quelques mots
00:29:37du patron du PSG
00:29:38qui justement a dit
00:29:39voilà
00:29:39il faut faire attention
00:29:40au débordement
00:29:41mais bien sûr
00:29:42ça ne suffira pas
00:29:43ça ne suffira pas du tout
00:29:44c'est simplement
00:29:44une façon de s'en laver les mains
00:29:45et de se déresponsabiliser
00:29:46de ce qui se passe
00:29:48qui est une image affreuse
00:29:51et on parlait
00:29:53Gilles rappelait
00:29:54la comparaison
00:29:55avec d'autres pays du monde
00:29:56c'est très important aussi
00:29:57ça permet de comprendre
00:29:58aussi pourquoi
00:29:59aujourd'hui
00:29:59on est la risée du monde
00:30:00vous avez Elon Musk
00:30:02qui a partagé un tweet
00:30:03de ces images
00:30:05catastrophiques
00:30:05de samedi soir
00:30:07ces rues de Paris
00:30:09complètement ravagées
00:30:10par des ordres
00:30:11de délinquants
00:30:12disons-le
00:30:13par des ordres
00:30:14de voyous
00:30:15qui ne respectent pas
00:30:16les rues
00:30:17qui ne respectent pas
00:30:18les biens publics
00:30:19qui ne respectent pas
00:30:20les gens
00:30:20parce qu'on parle souvent
00:30:21de dégâts matériels
00:30:22mais il n'y a pas eu
00:30:22que des dégâts matériels
00:30:24je discutais hier
00:30:25avec une maquilleuse
00:30:25qui me disait
00:30:26qu'elle rentrait tard
00:30:27chez elle le soir
00:30:28après le travail
00:30:29et qu'elle avait eu peur
00:30:30sur la route
00:30:30littéralement
00:30:31parce que sur le périphérique
00:30:34il y a des types
00:30:34qui envoyaient
00:30:35des bouts de verre
00:30:36qui envoyaient
00:30:36des gaz
00:30:38des bonbonnes
00:30:39vous savez
00:30:39de gaz hilarante
00:30:41il est balancé ça
00:30:42sur le périphérique
00:30:43elle m'a dit
00:30:43je ne savais pas
00:30:44je me suis dit
00:30:45je ne vais pas m'en sortir
00:30:46je ne vais pas rentrer
00:30:47chez moi ce soir
00:30:47et en fait
00:30:48il y a eu les gens aussi
00:30:49qui ne sont pas sortis
00:30:50chez eux
00:30:50tout simplement
00:30:51qui ont dit
00:30:52on préfère rester tranquillement
00:30:53dans notre confort
00:30:54chez nous
00:30:54plutôt que de sortir chez nous
00:30:56c'est quand même censé
00:30:57on est quand même censé
00:30:59célébrer une victoire
00:31:00qui est censé nous rassembler
00:31:01et le problème
00:31:01c'est que ces moments
00:31:03de diffusion populaire
00:31:04et de communion
00:31:05se transforment
00:31:06ils sont accaparés
00:31:07par des voyous
00:31:09en tout cas des voyous
00:31:10on a Laurent en ligne
00:31:11avec nous
00:31:11bonjour Laurent
00:31:12vous vouliez réagir
00:31:14est-ce que vous êtes fan
00:31:15supporter du PSG
00:31:16ou d'une équipe de foot ?
00:31:18oui bonjour Valérie
00:31:19bonjour tout le monde
00:31:20bonjour
00:31:21alors oui oui
00:31:21moi je suis en partie
00:31:23aussi supporter du PSG
00:31:25et voilà
00:31:26moi je voulais intervenir
00:31:27avec vous
00:31:28le choc c'est qu'aujourd'hui
00:31:29on doit quand même réfléchir
00:31:30à deux fois
00:31:30avant d'aller faire
00:31:31un événement
00:31:32surtout avec ses enfants
00:31:34moi j'avais qu'une envie
00:31:35c'était de descendre dans la rue
00:31:36et de leur persiste
00:31:37ce moment historique
00:31:38mais pourtant
00:31:39on avait peur
00:31:40et puis malheureusement
00:31:41quand on voit
00:31:41ce qui s'est passé
00:31:42on nous dit
00:31:43que j'avais quand même
00:31:45raison
00:31:46dès 18h
00:31:47on voyait déjà
00:31:47aux infos
00:31:48le match
00:31:48il n'avait à peine
00:31:49commenté
00:31:50qu'il y avait déjà
00:31:51du bazar dans les rues
00:31:53et ce qui s'ensuit
00:31:54je ne comprends pas
00:31:55qu'au nom
00:31:56d'un match de football
00:31:57on puisse
00:31:58faire des dégradations
00:32:00des choses comme ça
00:32:02surtout là
00:32:02en plus
00:32:02ils ont gagné
00:32:03donc on se dit
00:32:04s'ils avaient perdu
00:32:05qu'est-ce que ça aurait été
00:32:06franchement
00:32:07mais même
00:32:08même pendant le match
00:32:09on a vu
00:32:09en particulier
00:32:10Porte de Saint-Cloud
00:32:11même avant
00:32:12oui même avant
00:32:13aux abords
00:32:13donc c'est des gens
00:32:14que le foot
00:32:15n'intéresse pas
00:32:15je veux dire
00:32:16quand vous êtes
00:32:17en train de balancer
00:32:18du mortier
00:32:20Porte de Saint-Cloud
00:32:20c'est que le match
00:32:21il ne vous intéresse pas
00:32:23beaucoup
00:32:24Frédéric Derby
00:32:24beaucoup de
00:32:25beaucoup de choses à dire
00:32:26des témoignages
00:32:27personnels
00:32:27j'ai pris un taxi
00:32:29parisien
00:32:31samedi
00:32:32samedi
00:32:32en fin de journée
00:32:33Porte d'Auteuil
00:32:34j'allais au stade
00:32:35Roland
00:32:35et je peux vous dire
00:32:37qu'il arrivait
00:32:37traumatisé
00:32:38par les pierres
00:32:40qui s'est prises
00:32:40les gaz
00:32:42lacrymogènes
00:32:42il y a une question
00:32:43que les français
00:32:44se posent
00:32:45et je vais sortir
00:32:46de foot
00:32:47pourquoi
00:32:47l'espace public
00:32:48n'est plus un espace
00:32:49tranquille
00:32:50pourquoi par exemple
00:32:51depuis la loi travail
00:32:51on peut le dater
00:32:52de 2016
00:32:53il n'y a pas
00:32:54une manifestation
00:32:55en France
00:32:56qui se passe
00:32:56alors au début
00:32:57la réforme des retraites
00:32:58des manifestations
00:32:59contre la réforme des retraites
00:32:59en 2022
00:33:00il y a eu des manifestations
00:33:01populaires
00:33:02de salariés
00:33:03sans exaction
00:33:04depuis c'est absolument fini
00:33:06systématiquement
00:33:07une manifestation
00:33:08un événement sportif
00:33:09de célébration
00:33:10se termine
00:33:11comme cela
00:33:11et ça choque
00:33:12terriblement les gens
00:33:13je rappelle que
00:33:14si on se met sur
00:33:16un plan plus politique
00:33:17l'insécurité
00:33:19a été
00:33:19le premier déterminant
00:33:21du vote
00:33:21aux élections municipales
00:33:22ça n'était pas arrivé
00:33:23si je mets de côté
00:33:24les régionales de 2015
00:33:25post-attentat
00:33:26depuis le 21 avril 2002
00:33:27l'action présidentielle
00:33:29aujourd'hui c'est toujours
00:33:29un sujet
00:33:30qui touche les gens
00:33:31mais il y a la délinquance
00:33:32il y a aussi
00:33:32la tranquillité
00:33:33de l'espace public
00:33:35qui devient un espace
00:33:36intranquille
00:33:36vous êtes
00:33:37vous êtes piéton
00:33:39vous pouvez vous faire
00:33:40renverser par
00:33:40un vélo
00:33:41vous allez célébrer
00:33:42une victoire
00:33:43c'est avec ce qui s'est passé
00:33:45dimanche hier
00:33:46au champ de mars
00:33:47ça a été extrêmement safe
00:33:49ça a été extrêmement
00:33:49populaire
00:33:50avec des familles
00:33:51après les gens
00:33:52étaient parqués
00:33:53vous avez vu
00:33:54ils étaient contrôlés
00:33:55en rentrant
00:33:55est-ce qu'il ne faut pas
00:33:57rappelez-vous
00:33:58le road foot 2016
00:33:59où on vivait sous la menace
00:34:01des attentats
00:34:02où il y avait des fan zones
00:34:04extrêmement fermées
00:34:05gardées
00:34:06il n'y a eu aucun incident
00:34:07même si malheureusement
00:34:08quelques jours après
00:34:08il y a eu l'attentat de Nice
00:34:10l'un des principaux problèmes
00:34:11quand même
00:34:12de toutes ces insubilités
00:34:13de ces situations
00:34:15je vais peut-être
00:34:16vous laisser
00:34:17non non
00:34:18ce que je voulais dire
00:34:19j'écoute Alex aussi
00:34:21qui dit
00:34:22y a-t-il que des supporters
00:34:24je ne le crois pas
00:34:25même s'ils arborent
00:34:27et c'est un sentiment
00:34:28le maillot
00:34:29de l'équipe du PSG
00:34:30il y a une violence
00:34:32dans le pays
00:34:33qui se déchaîne
00:34:34vous parlez de Paris
00:34:35hier soir je revenais à Paris
00:34:37je peux vous dire
00:34:38j'ai eu des inquiétudes
00:34:40sur la route
00:34:41en rentrant
00:34:41de voir la police excitée
00:34:43qui n'avait pas l'air
00:34:44de maîtriser
00:34:45le maintien de l'ordre
00:34:45vers la porte d'Auteuil
00:34:46porte de Saint-Cloud
00:34:47on était dévié
00:34:48quand je vois dans ma vie
00:34:49la peau
00:34:50samedi
00:34:51qui a eu
00:34:52des tirs de mortier
00:34:53sur la place principale
00:34:55la place Clémenceau
00:34:56qui a eu des dégradations
00:34:57sur la bibliothèque
00:34:58François Mitterrand
00:34:58on ne parle plus du foot
00:35:00on parle d'une délinquance
00:35:01on parle de choses
00:35:02qui ne sont pas rationnelles
00:35:04et qui sont fâcheuses
00:35:05à rattacher à un sport
00:35:07je renvoie
00:35:08il y a huit jours
00:35:09il y a eu la finale
00:35:09de la coupe d'Europe
00:35:10de Rugby
00:35:10à Bilbaro
00:35:11Lubébé et Leicester
00:35:13je peux vous dire
00:35:14qu'on y était
00:35:14tout le monde communie
00:35:16il y a 80 000 spectateurs
00:35:17il y a eu communion
00:35:18il y a eu une lance
00:35:20Bordeaux a fêté ses joueurs
00:35:22dimanche dernier au retour
00:35:24il n'y a pas eu l'ombre
00:35:25d'un incident
00:35:26peut-être à la marge
00:35:27donc c'est cette question
00:35:29que je soulève
00:35:30c'est quoi
00:35:30qui déchaîne
00:35:31cette passion
00:35:32cette haine
00:35:33cette violence
00:35:33à travers le club
00:35:35le PSG
00:35:36puisque Lens
00:35:37n'a pas eu
00:35:37les mêmes conséquences
00:35:38il y a quelque chose
00:35:39qui n'est plus maîtrisé
00:35:40en tous les cas
00:35:41allez on va se retrouver
00:35:42dans un instant
00:35:430826 300 300
00:35:45c'est vrai que
00:35:45quand on remonte
00:35:46les fils
00:35:47sur les réseaux sociaux
00:35:49et qu'on voit
00:35:49des images
00:35:51absolument
00:35:52terrifiantes
00:35:52une bombe artisanale
00:35:54jetée ce samedi soir
00:35:55sur des policiers
00:35:56place du Trocadéro
00:35:57en l'occurrence
00:35:58une bombe à fragmentation
00:35:59dont l'un des projectiles
00:36:00a touché un journaliste
00:36:02qui était à moto
00:36:03Jeanne Dotser
00:36:03la mère du 8ème arrondissement
00:36:05qui était dans un taxi
00:36:07l'ancienne mère
00:36:09l'ancienne mère
00:36:09oui l'ancienne mère
00:36:10qui a été
00:36:12la vitre a été
00:36:15fracassée
00:36:15elle a été frappée
00:36:16des images
00:36:18inacceptables
00:36:19et ses commerces pillées
00:36:2010h midi
00:36:21mettez-vous d'accord
00:36:22Sud Radio
00:36:25Sud Radio
00:36:25le 10h midi
00:36:27mettez-vous d'accord
00:36:28Valérie Expert
00:36:29Nous sommes de retour avec vous
00:36:31nous réévoquons
00:36:32ces violences
00:36:32qui ont eu lieu
00:36:33un petit peu partout en France
00:36:34vous nous disiez
00:36:34que même à Pau
00:36:35à Pau
00:36:36place Clément Sous
00:36:37en plein après-midi
00:36:38il y avait des familles
00:36:38qui faisaient leurs courses
00:36:39on sait que l'économie
00:36:41c'est déjà pas
00:36:41en ce moment
00:36:43hyper dynamique
00:36:44et l'inquiétude
00:36:45qui a régné
00:36:46quelques instants
00:36:47le temps que
00:36:47les forces de l'ordre
00:36:48essuient à nouveau
00:36:49des tirs de mortier
00:36:50à Pau
00:36:50on n'est pas au Champs-de-Mars
00:36:51on n'est pas
00:36:52aux Champs-Elysées
00:36:53à Port-de-Saint-Clou
00:36:54donc ça veut dire
00:36:55qu'il y a une dégradation
00:36:57de l'ambiance
00:36:57autour de cet événement
00:36:59le foot
00:37:00et plus particulièrement
00:37:01peut-être
00:37:01le PSG
00:37:02qui génère
00:37:03une violence
00:37:04et je ne suis pas sûr
00:37:05qu'on puisse
00:37:06que incriminer le club
00:37:07ou en tous les cas
00:37:08l'incriminer même
00:37:08Hier François-Xavier Bellamy
00:37:10était sur LCI
00:37:11et il a réagi
00:37:12à ce mot
00:37:13qu'on a retrouvé
00:37:14un peu partout
00:37:14dans les médias
00:37:15débordement
00:37:16pour lui
00:37:16ce n'est pas le cas
00:37:17Ce n'est pas un débordement
00:37:19ce ne sont pas
00:37:20des débordements
00:37:20les débordements
00:37:21c'est quand il y a une fête
00:37:22et que des gens
00:37:24sont de trop bonne humeur
00:37:25qu'ils ont trop bu
00:37:26ou bien
00:37:27qu'un conflit survient
00:37:28par accident
00:37:29et que
00:37:29la fête se transforme
00:37:31en tension
00:37:31et là ça n'a rien à voir
00:37:32avec des débordements
00:37:33c'est un projet
00:37:34ce sont des gens
00:37:35qui
00:37:36maintenant
00:37:36de manière répétée
00:37:38à chaque fois
00:37:38qu'ils en ont l'occasion
00:37:39s'organisent
00:37:41pour aller vandaliser
00:37:42pour aller piller
00:37:43pour aller détruire
00:37:44pour menacer
00:37:46pour attaquer
00:37:47physiquement
00:37:48des personnes
00:37:49C'est un projet
00:37:50Frédéric Dhabi ?
00:37:51Je n'ai pas la réponse
00:37:54mais oui
00:37:54c'est vrai
00:37:54qu'un débordement
00:37:56on est en dehors
00:37:57des débordements
00:37:58puisque effectivement
00:37:59les gens s'étaient
00:38:00rassemblés
00:38:01ils avaient anticipé
00:38:02sans doute
00:38:03leur venue
00:38:06c'est prévisible
00:38:09parce qu'on sait
00:38:10malheureusement
00:38:10on peut vous dire
00:38:11déjà à l'avance
00:38:12que le 14 juillet
00:38:13que le 25 décembre
00:38:14que le 1er janvier
00:38:15etc
00:38:16qu'il y a des dates
00:38:18dans lesquelles
00:38:18on a consenti
00:38:19on s'est habitué
00:38:20à se dire
00:38:21qu'il y aura
00:38:21qu'on va se lever
00:38:23le lendemain matin
00:38:23avec des voitures brûlées
00:38:25avec des situations
00:38:26qui ont été intenables
00:38:28maintenant j'aimerais
00:38:28peut-être pointer
00:38:29une autre responsabilité
00:38:30en plus de toutes celles
00:38:31qu'on a justement posées
00:38:34il y a la responsabilité
00:38:35des casseurs
00:38:35il y a la responsabilité
00:38:36des vandales
00:38:37ceux qui ne respectent pas
00:38:38la loi
00:38:38mais il y a aussi
00:38:40une responsabilité
00:38:41de l'Etat
00:38:41parce qu'il y a
00:38:42une forme d'impuissance publique
00:38:43lorsqu'on sait
00:38:44que ces événements
00:38:45vont se dérouler
00:38:46de cette façon
00:38:47qu'il va y avoir
00:38:48des violences
00:38:48qu'il va y avoir
00:38:50des situations
00:38:51terribles dans la rue
00:38:53la seule
00:38:54et la première
00:38:55prérogative de l'Etat
00:38:56c'est d'assurer
00:38:56la sécurité des citoyens
00:38:58c'est d'assurer
00:38:58la paix civile
00:38:59souvenez-vous
00:39:00de l'Etat de nature
00:39:01nous nous consentons
00:39:02à renoncer
00:39:03à un certain nombre
00:39:04de nos droits
00:39:05mais en échange
00:39:05l'Etat
00:39:06doit nous assurer
00:39:07de la sécurité
00:39:08or aujourd'hui
00:39:10pardonnez-moi
00:39:11mais dans les rues de Paris
00:39:12et notamment samedi soir
00:39:13un certain nombre
00:39:14de nos concitoyens
00:39:15savaient
00:39:15qu'ils n'allaient pas
00:39:17sortir dans la rue
00:39:18parce qu'ils craignaient
00:39:19des situations
00:39:20de violence
00:39:21donc je pense
00:39:23que ça doit être pensé
00:39:25aussi
00:39:25au niveau de l'Etat
00:39:26vous avez raison
00:39:27c'est une mission
00:39:27régalienne de l'Etat
00:39:28qui malheureusement
00:39:29depuis un long moment
00:39:31n'arrive plus
00:39:32à l'assumer
00:39:32je rappelle le nombre
00:39:33de policiers
00:39:34gendarmes
00:39:34qui ont été mobilisés
00:39:35pour ce week-end
00:39:36sur toute la France
00:39:37et notamment à Paris
00:39:38plus de 8000
00:39:39ça veut dire que l'Etat
00:39:40utilise les moyens
00:39:42mais il est dépassé
00:39:43parce que ces bandes
00:39:45parce que ce sont
00:39:45des bandes organisées
00:39:46ça renvoie
00:39:47à ce qu'on a vu
00:39:48ce week-end
00:39:48quand même
00:39:49à un événement
00:39:50assez récent
00:39:51les émeutes de 2023
00:39:52où ils arrivaient
00:39:53très structurés
00:39:54très organisés
00:39:55c'était à peu près
00:39:56les mêmes profils
00:39:57si vous regardez
00:39:58les images
00:39:58que ceux qui se sont
00:40:00attaqués
00:40:00à ces commerces
00:40:01à des bâtiments
00:40:02de la République
00:40:03donc est-ce que l'Etat
00:40:04aujourd'hui
00:40:04a la possibilité
00:40:05la capacité
00:40:06d'assurer la sécurité
00:40:08de ses concitoyens
00:40:09et de ses institutions
00:40:10je m'interroge
00:40:11et quand je vois
00:40:12le pillage de magasins
00:40:13tel qu'on a encore observé
00:40:15que certains établissements
00:40:16ont été protégés
00:40:17par des camions de police
00:40:18pour essayer
00:40:19qu'ils ne soient pas
00:40:21vandalisés
00:40:21c'est un état de guerre
00:40:22presque
00:40:23oui je suis d'accord
00:40:26avec tout ce qui est dit
00:40:26mais en réalité
00:40:28ce qui s'est passé
00:40:29au moment des gilets jaunes
00:40:30des manifestations
00:40:31ça a laissé des traces
00:40:32je veux dire
00:40:33en termes d'ordre public
00:40:34et de sécurité publique
00:40:35là on parlait
00:40:36aux différents ministres
00:40:37de l'intérieur de l'époque
00:40:38vous verrez ce qu'ils vous diront
00:40:39je pense qu'on ne pourra
00:40:40jamais revenir en arrière
00:40:41les LBD et tout ça
00:40:42il y a eu des ratés
00:40:44à l'époque
00:40:44on en paye encore
00:40:45aujourd'hui le prix
00:40:46les policiers
00:40:47d'abord ils ont peur
00:40:48pour leur vie
00:40:49et leur atteinte à leur vie
00:40:50quand ils vont sur le terrain
00:40:51ça c'est le premier point
00:40:52et deuxième point
00:40:53ceux qui dirigent
00:40:53ils ont peur
00:40:54qu'on leur fasse des reproches
00:40:55parce qu'ils pourraient
00:40:56aller plus loin
00:40:57et ça il faut aussi le dire
00:40:58à un moment donné
00:40:59je suis désolé
00:40:59mais je répète ça en boucle
00:41:01cette loi anti-casseur
00:41:02qui devait être votée
00:41:03il y a maintenant 4 ans
00:41:04qui n'a jamais été votée
00:41:05on en paye le prix aujourd'hui
00:41:07et on a peur
00:41:08les drones
00:41:08les machins
00:41:09allez voir dans les pays
00:41:09à l'étranger
00:41:10quand il y a des manifestations sportives
00:41:11comment ça se passe
00:41:12je peux vous dire
00:41:12que c'est pas du tout comme ça
00:41:13d'abord vous avez
00:41:15la surveillance de caméras
00:41:16partout dans toute la ville
00:41:17au moment des matchs
00:41:19partout partout partout
00:41:20et ils vont les traquer
00:41:22pardon mais on va en parler tout à l'heure
00:41:23mais on ne peut pas dire
00:41:24que c'est que de la faute de l'état
00:41:25oui c'est de la faute de l'état
00:41:26c'est certain
00:41:27quand vous avez un ministre de l'Intérieur
00:41:28quand vous avez un ministre de l'Intérieur
00:41:30qui dit que tout s'est bien passé
00:41:31bon c'est quand même
00:41:32quelque chose qui cloche
00:41:33ça c'est le premier point
00:41:34mais le deuxième point
00:41:34pardon pardon
00:41:35mais c'est aussi des messages
00:41:37quand vous avez le Paris Saint-Germain
00:41:38qui est reçu hier à l'Elysée
00:41:39comme si de rien n'était
00:41:40on ouvre le dit
00:41:41non mais si c'est important
00:41:42il a commencé le président de la République
00:41:44en disant
00:41:44c'est inacceptable, inqualifiable
00:41:46ok si vous voulez
00:41:47mais c'est pas inqualifiable
00:41:48si c'est qualifiable
00:41:49il n'aurait pas dû attendre la journée
00:41:50le président de la République
00:41:51pour s'exprimer
00:41:52il y a un moment
00:41:52il faut
00:41:53quelques fois
00:41:54pardon
00:41:56il avait dit la même chose
00:41:58il y a un inversement des valeurs
00:41:59il y a un inversement des valeurs
00:42:00qui est terrible
00:42:01moi je partage ce que dit Alex
00:42:03c'est sur le plan du discours des Français
00:42:05et Noémie l'a très bien dit
00:42:06et vous aussi monsieur
00:42:07c'est le sentiment d'impuissance
00:42:09qu'est-ce qui fait que la crise du politique est là
00:42:11qu'est-ce qui fait qu'il y a une défiance
00:42:12jamais vu
00:42:13qu'est-ce qui fait que dans notre baromètre match
00:42:14les premières places sont trustées
00:42:15par des non-politiques
00:42:16pour des gens qui n'ont plus
00:42:18de match au sud radio
00:42:19pardon
00:42:19qui n'ont plus de mandat
00:42:20c'est l'impuissance du politique
00:42:22le politique n'est plus là pour changer la vie
00:42:23le politique n'est plus là pour nous protéger
00:42:25vous avez raison de rappeler
00:42:26les grands philosophes
00:42:27l'état de nature
00:42:28et c'est vrai que cette impuissance
00:42:30je le dis de manière très directe
00:42:32et je restitue le verbatim des Français
00:42:34ça rend fous les gens
00:42:36ça rend fous les gens
00:42:37et c'est clair que quand on a aujourd'hui
00:42:39les partis tribuniciens
00:42:41qui veulent renverser la table
00:42:42dans nos enquêtes préélectorales
00:42:44qui sont autour de 50-55%
00:42:46ça veut dire également quelque chose
00:42:48et c'est vrai qu'Emmanuel Macron
00:42:49a un vrai crédit sur l'international
00:42:51il y a maintenant
00:42:52non pas un attachement
00:42:53mais une relecture de son bilan
00:42:55à posteriori
00:42:55qui est très sévère
00:42:57mais il y a un socle de soutien
00:42:58sur la question de l'insécurité
00:43:00sur la question de la capacité
00:43:01à protéger les Français
00:43:03alors sur la loi d'antique
00:43:04qui assure également
00:43:04il y a une vraie insatisfaction
00:43:07de l'opinion publique
00:43:08et je répète
00:43:09ça commence au moment de la loi travail
00:43:11c'était avant Alex
00:43:12les gilets jaunes
00:43:12et on peut remarquer Frédéric
00:43:14Marine Le Pen est intervenu
00:43:16mais qu'il n'y a pas eu
00:43:16beaucoup de gens
00:43:17de la France insoumise
00:43:18qui a condamné
00:43:20ou qui est intervenu
00:43:21au contraire
00:43:22ils ont dit que c'était
00:43:22de la faute de la police
00:43:23ils sont intervenus avant
00:43:24ils parlent de violence policière
00:43:26mais juste pour rebondir
00:43:27sur ce que
00:43:28sur ce que
00:43:29vous disiez Alex
00:43:31c'est très important
00:43:33je crois
00:43:34de
00:43:35je ne me rappelle pas
00:43:36ce que je voulais dire
00:43:39vous avez dit quelque chose
00:43:40de très important
00:43:40quand vous dites au fond
00:43:42que l'Etat a les moyens
00:43:43l'Etat aurait les moyens
00:43:44de faire respecter
00:43:46la sécurité
00:43:47de faire respecter
00:43:48les règles
00:43:49et l'ordre
00:43:49le problème
00:43:50c'est qu'il est terrorisé
00:43:52par ce qu'on appelle
00:43:52aujourd'hui le discernement
00:43:53il a peur des conséquences
00:43:55il a peur des bavures
00:43:56il a peur de sa réputation
00:43:58et donc on sacrifie
00:43:59la sécurité
00:44:00de tous les bons citoyens
00:44:01qui ne peuvent plus sortir
00:44:02dans l'orée
00:44:03quand ils le voudraient
00:44:03mais ce que disait
00:44:05tout à l'heure
00:44:06l'ancien patron
00:44:07de la police judiciaire
00:44:08je lui relayais
00:44:08des messages d'auditeurs
00:44:09qui disaient
00:44:10il faut être plus ferme
00:44:11il faut que la police
00:44:11aille au contact
00:44:12et tout ça
00:44:13ce seront les premiers
00:44:14à râler
00:44:15et à dire
00:44:16la police tue
00:44:17et autres phrases comme ça
00:44:19et puis surtout
00:44:20pour les policiers
00:44:21s'ils sortent la matraque
00:44:22ou s'ils sont au contact
00:44:24tout est filmé aujourd'hui
00:44:26tout est filmé
00:44:26et si vous vous passez par là
00:44:28et que vous vous faites prendre
00:44:29enfin entre guillemets
00:44:30et que vous n'avez rien à voir là-dedans
00:44:31vous allez
00:44:32à juste raison
00:44:33protester contre
00:44:34les violences policières
00:44:35vous le dites à juste raison
00:44:36donc c'est un arbitrage
00:44:38mais on ne peut pas non plus
00:44:39abandonner la sécurité des français
00:44:40elle doit être
00:44:41encore une fois
00:44:41c'est ce que disait Frédéric
00:44:42c'est à dire que le problème
00:44:43maintenant c'est qu'on a l'impression
00:44:44que les politiques ne peuvent plus rien
00:44:45qu'ils sont désemparés
00:44:47on doit accepter une fatalité
00:44:48on doit accepter cette situation
00:44:49qui est un peu
00:44:50non on reparle
00:44:51dans un instant
00:44:520826
00:44:52300
00:44:53300
00:44:53et puis on parlera
00:44:54de sondage aussi
00:44:55avec vous Frédéric Dhabi
00:44:56à tout de suite
00:44:5710h midi
00:44:58mettez-vous d'accord
00:44:59Sud Radio
00:45:01Sud Radio
00:45:02le 10h midi
00:45:03mettez-vous d'accord
00:45:04Valérie Expert
00:45:06et nous sommes ensemble
00:45:08avec vous sur Sud Radio
00:45:09un grand débat
00:45:11pendant le journal
00:45:12on est avec Alex Darmont
00:45:14journaliste politique
00:45:15on vous retrouve sur Youtube
00:45:17avec votre chaîne
00:45:18Les Indécis
00:45:18Frédéric Dhabi
00:45:19directeur général de l'IFOP
00:45:20Noémie Allioua
00:45:21journaliste et séiste
00:45:22et Philippe Coy
00:45:23buraliste
00:45:24vice-président de la CPME
00:45:25dans un instant
00:45:26on va parler
00:45:26de notre sondage
00:45:28IFOP fiducial
00:45:28pour Sud Radio
00:45:29et le Figaro
00:45:31et LCI
00:45:33le RN
00:45:34qui caracole
00:45:35en tête
00:45:36en particulier
00:45:36Jordan Bardella
00:45:37et puis la dynamique
00:45:39Mélenchon
00:45:40on va y revenir
00:45:40dans un instant
00:45:41quelques mots
00:45:41tout de même
00:45:42encore une
00:45:42sur
00:45:43on parlait
00:45:44des maillots de foot
00:45:45je vais vous passer
00:45:46un petit son
00:45:47à peine la victoire gagnée
00:45:49le business reprenait
00:45:50de le dessus
00:45:51avec le maillot
00:45:52de la célébration
00:45:53de la victoire
00:45:53et les fameuses
00:45:54deux étoiles
00:45:55alors sur BFM
00:45:56ils étaient très fiers
00:45:57d'avoir l'objet
00:45:59qui est déjà
00:46:00en rupture de stock
00:46:01il n'y a pas à dire
00:46:02l'été sera chaud
00:46:03sous les maillots
00:46:04c'est le plus nouveau
00:46:05maillot du PSG
00:46:06pour qu'on le voit bien
00:46:07alors comment on va commencer
00:46:09les deux étoiles
00:46:09parce que ça y est
00:46:10victoire consécutive
00:46:12ah oui
00:46:12il est d'ores et déjà
00:46:13pardon
00:46:13en forme de tour Eiffel
00:46:14c'est vrai
00:46:15les étoiles sont en forme
00:46:16de tour Eiffel
00:46:16et le dos
00:46:17back to back
00:46:18back to back
00:46:19donc je parle
00:46:20sous votre contrôle
00:46:21Yann
00:46:21qui vous êtes un grand supporter
00:46:22c'est quand on a
00:46:23deux victoires consécutives
00:46:24c'est bien ça
00:46:25exactement
00:46:26alors moi j'ai
00:46:27un maillot un peu plus ancien
00:46:28que j'aime bien
00:46:28un maillot un peu rétro
00:46:29mais effectivement
00:46:30celui-ci avec deux étoiles
00:46:32ça fait plaisir à voir
00:46:33et bravo encore
00:46:34au Paris Saint-Germain
00:46:35pour cette belle victoire
00:46:36ce soir
00:46:37parce que ce qu'il faut souligner
00:46:38c'est que le back to back
00:46:39oui back to back
00:46:40tu viens et tu reviens
00:46:42non mais vendredi
00:46:43vous nous avez
00:46:44saoulé avec votre nuggets
00:46:45au caviar
00:46:47en tant que c'est un scandale
00:46:48le pouvoir d'achat
00:46:49la crise
00:46:49c'est un restaurant
00:46:53à Paris
00:46:54et là moi je suis
00:46:55beaucoup plus choqué
00:46:56par ce business
00:46:57c'est à dire qu'on s'adresse
00:46:58à des
00:46:58ruptures de stock
00:47:00à des gamins
00:47:01à des jeunes
00:47:02à des gens
00:47:03qui n'ont pas forcément
00:47:04un énorme pouvoir d'achat
00:47:05et on va leur vendre
00:47:06des maillots
00:47:07il va y avoir
00:47:08toute une série
00:47:09ceux-là
00:47:09ils vont ressortir
00:47:10je pense
00:47:10si j'ai bien compris
00:47:11ils vont ressortir
00:47:13140 euros
00:47:14c'est des maillots
00:47:16collecteurs
00:47:16et après
00:47:17vous pouvez amener
00:47:18vos maillots du PSG
00:47:19et ils vous coulent
00:47:20les deux étoiles
00:47:20sur votre maillot
00:47:22aussi si vous voulez
00:47:23mais c'est juste
00:47:24une célébration
00:47:25Valérie
00:47:27150 euros
00:47:28franchement
00:47:28c'est beaucoup
00:47:29il faut penser
00:47:29à tous ces jeunes
00:47:31même des quartiers populaires
00:47:33il faut le dire
00:47:33qui rêvent
00:47:34des étoiles dans les yeux
00:47:35en regardant ce match
00:47:36qui rêvent un jour
00:47:36d'avoir ce maillot
00:47:38pour qui ça représente
00:47:39quand même
00:47:39quelque chose d'important
00:47:40en termes de rêve
00:47:43et en fait
00:47:44effectivement
00:47:44c'est très au-dessus
00:47:45c'est le prix qui vous choque
00:47:46un maillot de foot
00:47:47déjà de basse
00:47:48c'est extrêmement cher
00:47:48un maillot de foot
00:47:49vous ne pouvez pas l'avoir
00:47:50à moins de 100 euros
00:47:51de basse
00:47:52pourquoi ?
00:47:52c'est de la merde
00:47:53angle euro
00:47:53quand même
00:47:54c'est franchement
00:47:58pour le coup
00:47:58celui-là n'est pas en nylon
00:47:59je crois que c'est
00:48:00les matières de match
00:48:01il faut se renseigner
00:48:02parce que je ne suis pas sûr
00:48:03de ce que je dis
00:48:04mais en tout cas
00:48:04je pense qu'à 100 euros
00:48:06ce qui est sûr
00:48:06c'est que les maillots
00:48:06habituels qui sont vendus
00:48:08sont les matières de match
00:48:10c'est-à-dire que
00:48:10ce n'est pas du nylon
00:48:11c'est une matière synthétique
00:48:12spéciale
00:48:13je ne sais plus ce que c'est
00:48:14mais en tout cas
00:48:14c'est le prix 100 euros
00:48:16mais allez voir
00:48:16les maillots de rugby
00:48:17pardon
00:48:18mais c'est aussi cher
00:48:19voire plus cher
00:48:19que les maillots de football
00:48:21et là
00:48:21c'est l'événement
00:48:22quand même
00:48:24on va continuer en parler
00:48:25de ce qui s'est passé
00:48:26dans les rues
00:48:26samedi soir et dimanche
00:48:27mais c'est quand même
00:48:29extraordinaire sportivement
00:48:30ce qu'ont fait
00:48:30les joueurs du Paris Saint-Germain
00:48:31et donc c'est un maillot
00:48:34de célébration
00:48:34mais qui a lieu
00:48:35d'ailleurs dans tous les clubs
00:48:36du monde
00:48:36et je pense
00:48:37qu'il faudrait comparer
00:48:38avec les maillots
00:48:38qu'on fait à l'époque
00:48:39le Real de Madrid
00:48:39parce qu'ils ont aussi
00:48:40fait le back-to-back
00:48:41à mon avis
00:48:42les maillots du Real de Madrid
00:48:43étaient plus chers
00:48:44parce qu'il y a des accords
00:48:46avec les sponsors
00:48:47avec le club
00:48:48il y a plusieurs acteurs
00:48:49qui rentrent en compte
00:48:49plusieurs acteurs économiques
00:48:50donc oui c'est cher
00:48:51mais pardon
00:48:52moi ça ne me choque pas
00:48:53quand vous voyez
00:48:53le prix de place
00:48:54au Parc des Princes
00:48:55c'est un maillot
00:48:56qui rentre dans l'histoire
00:48:57et je pense que d'ailleurs
00:48:59vous avez des gens
00:49:00qui vont le revendre
00:49:00c'est un maillot de collection
00:49:01c'est pas parce que
00:49:03les autres maillots
00:49:03des autres sports
00:49:04ou des autres clubs
00:49:05sont chers
00:49:06qu'il faut aussi le faire cher
00:49:07on peut aussi réfléchir
00:49:08sur ce prix
00:49:09qui n'est pas accessible
00:49:10à tout le monde
00:49:11qui n'est pas accessible
00:49:12aux gosses
00:49:13des quartiers populaires
00:49:17je pense que oui
00:49:18on peut discuter
00:49:19dans le pouvoir d'achat
00:49:20aujourd'hui
00:49:20et quand on voit
00:49:21le public du PSG
00:49:22on va les respecter
00:49:25ce sont des gens
00:49:25qui ont une foi
00:49:26pour ce club
00:49:26comme pour d'autres clubs
00:49:28qui donnent tout
00:49:29pour leur club
00:49:30qui sacralisent
00:49:32ces joueurs
00:49:32qui gagnent des millions
00:49:33et quand un chef d'entreprise
00:49:34excusez-moi je le dis
00:49:35parce que ça m'agace un peu
00:49:37osse gagner sa vie
00:49:38en travaillant
00:49:39en créant des richesses
00:49:39et leur croix
00:49:40on crie au scandale
00:49:41alors que
00:49:42ces joueurs de foot
00:49:43créent de l'émotion
00:49:44créent de la richesse
00:49:45bien évidemment
00:49:45un chef d'entreprise
00:49:46prend des risques
00:49:47et on le sacralise moins
00:49:49ou on le voue moins
00:49:50en culte
00:49:50donc oui
00:49:51il y a un coût
00:49:52mais personne ne vous oblige
00:49:53à l'acheter
00:49:54et puis je pense aussi
00:49:55que là
00:49:55le marché de la contrefaçon
00:49:57commence à le voir
00:49:58sur votre marché
00:49:58va fleurir partout
00:50:00mais c'est très mal
00:50:01la contrefaçon
00:50:03regardez les maillots d'NBA
00:50:04on fera des échappes
00:50:06vive le béarme
00:50:06tout à fait
00:50:07regardez les maillots d'NBA
00:50:08le prix des maillots d'NBA
00:50:09c'est pas 150 euros
00:50:10ou de Roland-Garros
00:50:11Roland-Garros
00:50:12je les connais
00:50:12c'est accessoire
00:50:13mais ce que vous disiez
00:50:14pendant le journal
00:50:15c'est qu'Alex Armand
00:50:16c'est qu'on ne parlait pas
00:50:17de l'exploit
00:50:18il faut saluer
00:50:19l'exploit sportif
00:50:20même si
00:50:22footballistiquement parlant
00:50:23ça se termine en match nul
00:50:24puisque les pénaltis
00:50:25ne sont pas une victoire
00:50:27bravo pour cette précision
00:50:28là vous allez agacer
00:50:29beaucoup de supporters
00:50:31je pense
00:50:31je pense qu'ils sont très contents
00:50:34d'avoir gagné
00:50:34mais bien sûr
00:50:35puisqu'on vous a
00:50:36avec nous ce matin
00:50:37on a la chance
00:50:37de vous avoir
00:50:38parlons de ce sondage
00:50:40sondage qui confirme
00:50:41la place
00:50:43prépondérante
00:50:43la place de leader
00:50:44du rassemblement national
00:50:4634%
00:50:46c'est ça
00:50:47pour Jordan Bardella
00:50:49et loin derrière
00:50:51à 16
00:50:52c'est ça
00:50:5218
00:50:55Edouard Philippe
00:50:56alors déjà
00:50:56le fait que
00:50:58je vais parler
00:50:58du cadre du sondage
00:50:59on a testé
00:51:00tenez-vous bien Valérie
00:51:0111 configurations
00:51:02et je suis quasi sûr
00:51:03qu'aucune d'entre elles
00:51:05sera
00:51:05la configuration
00:51:06c'était déjà arrivé
00:51:07par le passé
00:51:08non clairement
00:51:08alors 2027
00:51:09c'est comme 95
00:51:10c'est comme 2007
00:51:11c'est une présidentielle
00:51:12de renouvellement
00:51:13où on sait que l'offre électorale
00:51:14va être connue
00:51:15très tardivement
00:51:16rappelez-vous
00:51:16pour ceux qui s'en souviennent
00:51:17en 95
00:51:18Lionel Jospin a commencé
00:51:19à être testé
00:51:20fin janvier
00:51:20début février
00:51:21en 2007
00:51:22juste avant la primaire
00:51:23socialiste fermée
00:51:24remportée par
00:51:25Ségaline Royale
00:51:26l'IFOP avec Paris Match
00:51:27testé 7 candidats
00:51:28socialistes
00:51:29là ce qui est nouveau
00:51:30c'est que l'incertitude
00:51:31en dehors du candidat
00:51:32Mélenchon
00:51:32qui est parti
00:51:34comme le lièvre
00:51:35s'il voulait tortue électorale
00:51:37il est maintenant devenu lièvre
00:51:38on a une incertitude
00:51:39dans toutes les formations politiques
00:51:41y compris au RN
00:51:42jusqu'au 7 juillet
00:51:43donc pour autant
00:51:44dans les 11 configurations
00:51:45l'URN arrive en tête
00:51:4611 fois
00:51:47je dis dans mon commentaire
00:51:49qu'il est favori
00:51:50du premier tour
00:51:51de l'élection présidentielle
00:51:52alors que c'est une élection
00:51:53à deux tours
00:51:54et c'est vrai qu'il a des niveaux
00:51:55très élevés
00:51:55entre 32 et 36%
00:51:57j'ai retrouvé une enquête
00:51:58IFOP fiduciale
00:51:59pour LCI
00:52:00le Figaro
00:52:01et Sud Radio
00:52:01de mai 2021
00:52:02Marine Le Pen était à 27%
00:52:04là on est plutôt
00:52:05à 6-7 points
00:52:06au-dessus
00:52:0727%
00:52:08elle était en tête
00:52:08elle était en tête
00:52:09mais à cette époque-là
00:52:10on ne testait pas
00:52:11la candidature
00:52:12Éric Zemmour
00:52:12et dans ce sondage
00:52:13Jean-Luc Mélenchon
00:52:14était déjà à 12%
00:52:15donc ceux qui disent
00:52:1613%
00:52:16il n'a jamais été aussi haut
00:52:17ce n'est pas complètement vrai
00:52:18il avait déjà été haut
00:52:21un an avant la présidentielle
00:52:22de 2022
00:52:23ce qui est intéressant
00:52:24c'est que l'URN
00:52:24arrive toujours en tête
00:52:25ce qui est intéressant aussi
00:52:26c'est qu'il y a peu de différence
00:52:27entre le potentiel électoral
00:52:29de Marine Le Pen
00:52:30et Jordan
00:52:31il y a un point
00:52:32deux points d'écart
00:52:33parce que pour beaucoup
00:52:34d'électeurs ERN
00:52:35le vote ERN
00:52:36n'est pas aujourd'hui
00:52:37un vote d'incarnation
00:52:38quel que soit le candidat testé
00:52:40ça change guère
00:52:41c'est un vote d'alternative
00:52:42c'est l'idée
00:52:42qu'on va reverser la table
00:52:45qu'ils ne font pas pire
00:52:46que les autres
00:52:46qu'on ne les a jamais essayés
00:52:47etc
00:52:48y compris sur la question
00:52:49de la sécurité
00:52:50ou du pouvoir d'achat
00:52:51qui étaient les deux motivations
00:52:52du vote du ERN
00:52:53à chaque élection
00:52:54depuis 2022
00:52:54devant l'immigration
00:52:56c'est vrai que c'est impressionnant
00:52:57c'est vrai qu'il y a une faiblesse
00:52:59qu'on voit dans cette enquête
00:53:00auprès des cas de supérieur
00:53:01où Bardella est entre 10 et 12%
00:53:03Marine Le Penin
00:53:03tout petit peu au-dessus
00:53:04en revanche
00:53:05il y a des catégories
00:53:06qui étaient des catégories
00:53:07mais de conquête
00:53:08pour le ERN
00:53:09encore en 2017
00:53:09voire en 2022
00:53:11qui sont maintenant
00:53:11des catégories force
00:53:12je pense aux retraités
00:53:13où Bardella est entre 31 et 33%
00:53:16là aussi on a un ERN
00:53:18qui va peut-être baisser
00:53:19d'ici 2027
00:53:20à chaque élection présidentielle
00:53:23Marine Le Pen
00:53:24n'a pas connu
00:53:24de dynamique électorale
00:53:26elle fait que baisser
00:53:27même si elle remonte
00:53:27un petit peu
00:53:28dans les dernières semaines
00:53:29de 2022
00:53:29avant le premier tour
00:53:31mais on a un ERN
00:53:32qui est en position de force
00:53:33qui est en position
00:53:33mais il y a un grand mais
00:53:35la présidentielle
00:53:36c'est deux tours
00:53:37et le vote d'élimination
00:53:39le vote tous contre l'ERN
00:53:40est peut-être possible
00:53:41j'ai juste une question
00:53:41une question pour vous
00:53:44est-ce qu'on voit
00:53:45un effet Bardella
00:53:46ou Marine Le Pen
00:53:46c'est-à-dire que
00:53:47si Marine Le Pen
00:53:48est inéligible
00:53:49est-ce que ça a un effet
00:53:50que ce soit l'un ou l'autre
00:53:51sur les intentions de vote
00:53:52il faut faire des secrets
00:53:53avec nos amis
00:53:54de Sud Radio TF1
00:53:55LCI et Le Figueron
00:53:56on fera sans doute
00:53:56une enquête
00:53:57non pas à chaud
00:53:58mais dans les jours
00:53:58qui suivront
00:53:59ce qui se passera
00:53:59le 7 juillet
00:54:00pour l'instant
00:54:01c'était ce que j'essayais de dire
00:54:03il n'y a pas de différence
00:54:05fondamentale
00:54:05on a tendance à dire
00:54:06dans le baromètre match
00:54:08de popularité
00:54:09Bardella un peu plus fort
00:54:10chez les jeunes
00:54:11un peu plus fort
00:54:12chez LR
00:54:12un peu plus fort
00:54:15chez les cadres supérieurs
00:54:16ou chez les dirigeants
00:54:16d'entre vous
00:54:17mais ce n'est pas le cas
00:54:17dans une enquête électorale
00:54:19on est sur du potentiel électoral
00:54:20il y a vraiment
00:54:21l'épaisseur du trait
00:54:22entre les deux candidats
00:54:23parce que c'est aujourd'hui
00:54:24ce vote d'alternative
00:54:25maintenant
00:54:25quand on saura
00:54:26pour le 7 juillet
00:54:27quand il y aura
00:54:28cette digestion
00:54:29d'un événement hors norme
00:54:31la possible élimination
00:54:32d'une triple candidate
00:54:33avec son présidentiel
00:54:35là peut-être
00:54:35il y aura des dynamiques
00:54:36il y aura des gens
00:54:37qui se diront
00:54:38mais peut-être que Bardella
00:54:38n'a pas les épaules
00:54:40n'oublions pas
00:54:41qu'on est dans une campagne
00:54:41très originale
00:54:42ou très inédite
00:54:43quand on travaille
00:54:44sur le candidat idéal
00:54:45ce qui sort extrêmement vite
00:54:47c'est
00:54:47il faudra quelqu'un
00:54:48qui tient une tête
00:54:50à Poutine
00:54:51à Trump
00:54:52ou aux dirigeants chinois
00:54:52c'est complètement inédit
00:54:53est-ce que Bardella
00:54:54Jordan Bardella
00:54:55peut avoir ce crédit-là
00:54:56le temps idéal
00:54:57pour connaître
00:54:58qui va être élu
00:55:00c'est deux mois
00:55:00avant l'élection
00:55:01c'est quelle période
00:55:02pour les sondages
00:55:03il n'y a pas de règle
00:55:04un an avant 88
00:55:05tout était joué
00:55:06Mitterrand était absolument
00:55:07imbattable
00:55:08un an ou presque
00:55:10ou en tout cas
00:55:11dans les six derniers mois
00:55:11avant 2007
00:55:12Nicolas Sarkozy
00:55:13ne perdait
00:55:14dans aucun sondage
00:55:14on peut prendre
00:55:15des contre-exemples
00:55:17un an avant 2017
00:55:18Macron existait
00:55:19à peine
00:55:20et c'était Alain Juppé
00:55:21qui apparaissait
00:55:22le favori
00:55:22donc il n'y a vraiment
00:55:23pas de règle
00:55:23ça dépendra
00:55:24de la décomptation
00:55:27d'un contexte
00:55:28endogène
00:55:28et exogène
00:55:29je fais référence
00:55:30à l'international
00:55:31et puis à cette offre
00:55:32électorale
00:55:33extrêmement liquide
00:55:34Jean-Luc Mélenchon
00:55:35par exemple
00:55:36est en tête à gauche
00:55:37il progresse
00:55:38par rapport à l'enquête
00:55:39de la fin février
00:55:40mais quand on voit
00:55:40l'addition
00:55:41des voix non-mélenchonistes
00:55:42à gauche
00:55:43ça fait 17-18
00:55:44et on a testé
00:55:45un candidat unique
00:55:45de gauche
00:55:46contre Mélenchon
00:55:47il est certes devancé
00:55:48mais seulement
00:55:49de 2 à 3 points
00:55:50quand c'est
00:55:50rappelant
00:55:51Luxman ou François Hollande
00:55:53alors c'est très intéressant
00:55:54c'est Jean-Luc Mélenchon
00:55:55vous dites qu'effectivement
00:55:57il est crédité
00:55:58d'un seul ou deux points
00:55:59supplémentaires
00:56:00par rapport à mai 2021
00:56:01si je comprends bien
00:56:03mais de mémoire
00:56:04mai 2021
00:56:05il y avait quand même
00:56:05un candidat écologiste
00:56:06qui était très haut
00:56:07tout à fait
00:56:07il était à 6
00:56:08dans cette enquête
00:56:08Yannick Jadot
00:56:09et Yannick Jadot
00:56:11était entre 5 et 6
00:56:13d'accord
00:56:13et là on voit
00:56:15on entend depuis quelques jours
00:56:16depuis quelques heures
00:56:17que les écologistes
00:56:18pourraient se ranger
00:56:18pour la plupart
00:56:19derrière Jean-Luc Mélenchon
00:56:21même si Marine Tondoli
00:56:22a priori a l'air contre
00:56:23est-ce que ça peut aussi jouer
00:56:24à un moment donné
00:56:25dans l'étude
00:56:26de ce que vous allez faire
00:56:27est-ce que vous allez faire
00:56:28une candidature unique à gauche
00:56:29mais derrière Jean-Luc Mélenchon
00:56:30c'est ça ma question
00:56:31alors c'est vrai
00:56:32qu'on peut jouer
00:56:33sur différentes configurations
00:56:35peut-être dans notre prochaine enquête
00:56:36là on a fait
00:56:37deux hypothèses
00:56:38qui n'avaient jamais été faites
00:56:39Jean-Luc Mélenchon
00:56:40contre Raphaël Glucksmann
00:56:41Jean-Luc Mélenchon
00:56:42contre si je puis dire
00:56:43François Hollande
00:56:44avec aucun autre candidat de gauche
00:56:45hors Nathalie Arthaud
00:56:47il peut très bien être
00:56:48il peut être intéressant
00:56:48de tester un Jean-Luc Mélenchon
00:56:50seul candidat de gauche
00:56:51et ça paraît quand même
00:56:52peu probable
00:56:53compte tenu
00:56:53de cette partie de la gauche
00:56:55qui est très résolument
00:56:56contre Jean-Luc Mélenchon
00:56:57même si rappelons-nous
00:56:58en 2022
00:56:59il y a un défermant
00:57:00de la dynamique
00:57:01de Jean-Luc Mélenchon
00:57:01un défermant du fait
00:57:02que les assises de sondage
00:57:03les sous-estimait de 3-4 points
00:57:04c'était du vote utile à gauche
00:57:06parce qu'il fallait éviter
00:57:07ce second tour
00:57:08Macron-Marine Le Pen
00:57:10Et dans ce sens-là
00:57:10est-ce que vous avez le sentiment aussi
00:57:11que les électeurs
00:57:12qui ont voté pour cette gauche
00:57:13Hidalgo ou Jadot
00:57:15peuvent basculer
00:57:16chez Jean-Luc Mélenchon
00:57:16cette fois-ci
00:57:17ça sera un des leviers
00:57:19de la campagne
00:57:19je vois que dans l'hypothèse
00:57:20où nous testons
00:57:21Mélenchon
00:57:22contre Glucksmann
00:57:23contre Diagnier de la gauche
00:57:24il y a quand même
00:57:24presque 30%
00:57:25je vous dirais les chiffres
00:57:27je ne l'ai plus en tête
00:57:2730% des électeurs
00:57:28Mélenchon 2022
00:57:29qui vont
00:57:30chez Raphaël Glucksmann
00:57:31dans l'hypothèse gauche
00:57:33éclatée
00:57:33il y a beaucoup
00:57:34Jean-Luc Mélenchon
00:57:35ne prend qu'en moyenne
00:57:35un électeur
00:57:37présidentiel Mélenchon
00:57:38sur deux
00:57:38parce qu'il y a des électeurs
00:57:40de gauche
00:57:41qui ne voteront plus jamais
00:57:42pour Jean-Luc Mélenchon
00:57:43le fait de ses dédormements
00:57:44et de sa posture
00:57:45du bruit de la fureur
00:57:47du tumulte et du fragat
00:57:48on se retrouve
00:57:50dans un instant
00:57:51dites-nous
00:57:51si vous savez déjà
00:57:53pour qui
00:57:53vous allez voter
00:57:55à l'élection présidentielle
00:57:57certains
00:57:57moi les gens que je rencontre
00:57:58sont assez indécis
00:57:59d'autres
00:58:02ont un avis
00:58:03on connait
00:58:04le pourcentage
00:58:05dans notre
00:58:06parlementifope
00:58:07Hendrix
00:58:07pour l'opinion
00:58:08il y a un tiers des français
00:58:09qui parlent déjà
00:58:09dans leur conversation quotidienne
00:58:11de l'élection présidentielle
00:58:11on se retrouve tout de suite
00:58:13sur Sud Radio
00:58:1410h midi
00:58:16mettez-vous d'accord
00:58:17Sud Radio
00:58:18le 10h midi
00:58:19mettez-vous d'accord
00:58:20Valérie Expert
00:58:21alors nous revenons
00:58:22sur le sondage
00:58:24IFOP fiducial
00:58:24pour Sud Radio
00:58:26Le Figaro
00:58:27et LCI
00:58:27Philippe Coy
00:58:28posait la question
00:58:29de Gabriel Attal
00:58:30qui avait donc
00:58:31un meeting
00:58:32qui tenait un meeting
00:58:33ce week-end
00:58:33il en est où
00:58:35et effectivement
00:58:36on voit qu'il y a une lutte
00:58:37avec Edouard Philippe
00:58:39très clair
00:58:39déjà ce qui est intéressant
00:58:40dans cette enquête
00:58:40c'est que dans quasiment
00:58:41toutes les hypothèses
00:58:42le candidat du bloc central
00:58:44même quand ils sont opposés
00:58:45l'un contre l'autre
00:58:46Edouard Philippe
00:58:47et Gabriel Attal
00:58:48seraient qualifiés
00:58:49pour le second tour
00:58:50on est en fin de règne
00:58:52d'Emmanuel Macron
00:58:53on a un président impopula
00:58:54mais ses héritiers
00:58:55qui ne se veulent pas
00:58:56être ses héritiers
00:58:56arrivent à être en mesure
00:59:00de se qualifier
00:59:01pour le second tour
00:59:02dans cette enquête
00:59:02ce qui est intéressant
00:59:03c'est qu'elle prend en compte
00:59:05une amorce de dynamique
00:59:06pour Gabriel Attal
00:59:07dans l'enquête du mois de février
00:59:08il n'était qu'à 11%
00:59:10là il est autour de 16%
00:59:11il est à 2-3 points
00:59:13d'Edouard Philippe
00:59:15ce qui fait qu'à 11 mois du vote
00:59:17ça ne veut rien dire
00:59:18à 6 mois d'un éventuel rendez-vous
00:59:19entre eux
00:59:20pour savoir celui
00:59:20qui se désisterait
00:59:21c'est extrêmement marginal
00:59:23et on a un avantage
00:59:24pour Edouard Philippe
00:59:25qui est lié
00:59:26à sa meilleure capacité
00:59:28à occuper l'espace
00:59:29de la droite
00:59:30et du centre
00:59:30notamment à droite
00:59:31il prend
00:59:33un tiers
00:59:34alors j'ai entendu
00:59:35des critiques
00:59:36c'est que de la com
00:59:37entrer en campagne ratée
00:59:38ce n'est pas ce que nous disent
00:59:40en tout cas
00:59:40les sympathisants
00:59:42du bloc central
00:59:42même si
00:59:43beaucoup de choses
00:59:45peuvent se passer
00:59:46et surtout
00:59:46il ne faudrait pas
00:59:47que cette primaire
00:59:49soit
00:59:49cette primaire
00:59:50dans la primaire
00:59:51entre
00:59:51Attal et Philippe
00:59:53vire au vinaigre
00:59:54et soit extrêmement tendu
00:59:55puisque
00:59:55chez beaucoup d'électeurs
00:59:57il y a un vrai traumatisme
00:59:58le traumatisme
00:59:59de la désunion
01:00:00et le traumatisme
01:00:01de la désunion
01:00:01qui amènerait
01:00:02un second tour
01:00:03jugé mortifère par eux
01:00:04à savoir un second tour
01:00:05Barguin et Mélenchon
01:00:06ou Le Pen
01:00:07Est-ce qu'il peut être autrement ?
01:00:08Est-ce qu'il peut être autrement ?
01:00:10On n'en sait absolument rien
01:00:11en tout cas
01:00:12dans cette enquête
01:00:12il n'y a pas une hypothèse
01:00:14où Jean-Luc Mélenchon
01:00:15arrive au second tour
01:00:15même s'il a un niveau
01:00:16déjà élevé
01:00:17et dans l'hypothèse
01:00:18où Philippe
01:00:1914%
01:00:20et Attal
01:00:209%
01:00:21sont l'un contre l'autre
01:00:22vraiment dans une primaire
01:00:23Jean-Luc Mélenchon
01:00:23est à 13
01:00:24Est-ce qu'ils sont assimilés
01:00:25à Emmanuel Macron
01:00:26et si Emmanuel Macron
01:00:27en soutient un des deux
01:00:28est-ce que c'est le baiser
01:00:29de la mort ?
01:00:30Alors c'est une très très bonne question
01:00:31c'est vrai qu'une élection
01:00:32présidentielle
01:00:33de renouvellement
01:00:34on essaie toujours
01:00:35d'être en distinction
01:00:36par rapport aux candidats
01:00:38Chirac n'était pas Mitterrand
01:00:40Sarkozy a tout fait
01:00:41pour se déscoacher
01:00:42Chirac alors il appartenait
01:00:43au même gouvernement
01:00:44et c'est vrai que ça va être
01:00:45un argument très fort
01:00:46des adversaires
01:00:47pour dire
01:00:47Edouard Philippe a été
01:00:48le premier Premier ministre
01:00:49d'Emmanuel Macron
01:00:50Gabriel Attal est un clone
01:00:52ou un bébé Macron
01:00:53en tout cas en termes d'image
01:00:54les deux arrivent
01:00:55à se déscoacher
01:00:56de l'image du président
01:00:58mais vous savez
01:00:59la campagne sera inédite
01:01:01imaginons
01:01:02il ne faut pas le souhaiter
01:01:03mais imaginons
01:01:03une crise internationale
01:01:04très forte pendant la campagne
01:01:06Emmanuel Macron
01:01:07ne sera pas
01:01:08le Mitterrand de 95
01:01:09ou le Chirac de 2007
01:01:10à ne pas prendre la parole
01:01:11il sera présent
01:01:12pas dans la campagne politicienne
01:01:14mais dans cette campagne électorale
01:01:15et c'est vrai que
01:01:16s'il arrive
01:01:17s'il est amené
01:01:18à soutenir
01:01:18l'un des deux candidats
01:01:19ça pourrait être effectivement
01:01:21le baiser de la mort
01:01:22mais je le dis
01:01:23de manière clinique
01:01:24et froide
01:01:25avant même
01:01:25l'entrée
01:01:26en dynamique de campagne
01:01:27oui
01:01:28Alex
01:01:29non mais c'est compliqué
01:01:31de réagir
01:01:33j'étais au meeting de Gabriel Attal
01:01:35pour filmer
01:01:36et pour prendre un peu le pouls
01:01:37et c'est vrai qu'il y avait
01:01:38moi je trouve énormément de monde
01:01:40pour un jour de finale
01:01:41de Coupe d'Europe
01:01:42il n'y a pas de chiffre officiel
01:01:44qui sont sortis
01:01:46il y avait des t-shirts
01:01:47alors qu'on l'a demandé
01:01:48il y avait des t-shirts à acheter
01:01:50non mais il y avait
01:01:51une séance de dédicaces
01:01:53après
01:01:54il signait le livre
01:01:55son livre
01:01:57après il y avait
01:01:58la projection
01:01:58de la finale
01:01:59justement
01:01:59ils avaient eu l'autorisation
01:02:01par le diffuseur officiel
01:02:02de pouvoir diffuser
01:02:03et organiser
01:02:04une fanzone
01:02:05alors militant
01:02:06le match de foot
01:02:07après
01:02:08il n'y avait pas
01:02:08beaucoup d'intervenants
01:02:09c'est aussi une particularité
01:02:11qu'ils avaient annoncé
01:02:12il n'y avait pas beaucoup
01:02:12d'intervenants
01:02:12avant le candidat Attal
01:02:13et puis Gabriel Attal
01:02:15est arrivé
01:02:18je ne veux pas vous donner
01:02:19mon sentiment global
01:02:20ce que je peux vous dire
01:02:20en tout cas
01:02:21c'est qu'il y avait quand même
01:02:22une forte mobilisation
01:02:24ils avaient très peur de ça
01:02:25et il y a quand même
01:02:26une forte mobilisation
01:02:27il faut bien le dire
01:02:27pour un samedi après-midi
01:02:29au moment de Roland-Garros
01:02:30sous canicule
01:02:32porte de Versailles
01:02:33il y avait quand même
01:02:34beaucoup de monde
01:02:34franchement il y avait
01:02:35beaucoup de monde
01:02:35donc voilà
01:02:36c'était la fin
01:02:38de la phase 1
01:02:39de la déclaration
01:02:39de candidature
01:02:40du candidat Gabriel Attal
01:02:41et il faut plutôt le dire
01:02:42dans les sondages
01:02:42apparemment il a réussi
01:02:43et inconsciemment
01:02:45je pense que dans la tête
01:02:45de tous les attalistes
01:02:47qui sont différents
01:02:48des fatalistes
01:02:48c'est ce qu'il disait
01:02:49samedi en tout cas
01:02:49dans son discours
01:02:51il y a quelque chose
01:02:52qui est clair
01:02:52c'est qu'il attend
01:02:53avec impatience
01:02:53comme tous les candidats
01:02:54le 7 juillet
01:02:54pourquoi ?
01:02:55parce que le candidat
01:02:56qui sera désigné
01:02:58pour le RN
01:02:59ça change énormément
01:02:59si c'est Bardella
01:03:01dans l'inconscient des gens
01:03:02ils pensent en tout cas
01:03:03que dans l'inconscient des gens
01:03:04le duel Bardella-Attal
01:03:06est installé
01:03:06et que les gens
01:03:07voudront le voir
01:03:07ça crée un saut générationnel
01:03:08effectivement
01:03:09et ça réactive
01:03:11leur débat en 2022
01:03:13c'était les deux
01:03:13fortes paroles des candidats
01:03:14Macron et Le Pen
01:03:15et ce qui s'est passé
01:03:16en 2024
01:03:16comment vous expliquez
01:03:18la progression
01:03:19de Jean-Luc Mélenchon
01:03:20parce qu'il a eu
01:03:20un discours
01:03:21de plus en plus clivant
01:03:22alors il sait
01:03:23au moment de l'annonce
01:03:25de sa candidature
01:03:26on l'a vu assagir
01:03:27il a changé de vêtement
01:03:28comme il le fait à chaque fois
01:03:29il a souri
01:03:30il a souri
01:03:31à Anne-Claire Coudray
01:03:32mais comment vous expliquez
01:03:34cette progression
01:03:34et qui la rejoint
01:03:36en fait
01:03:36qui le soutient
01:03:37désormais ?
01:03:38Déjà il est entré
01:03:39en campagne
01:03:40je disais
01:03:41c'est le seul
01:03:41qui fait vraiment
01:03:42campagne ouvertement
01:03:43si je mets
01:03:44Gabriel Attal
01:03:44et Bruno Retailleau
01:03:46de côté
01:03:47il a son socle
01:03:48cette radicalité
01:03:49lui crée un socle
01:03:49et ce socle
01:03:50c'est la gauche radicale
01:03:51qui est toujours
01:03:52en France
01:03:53depuis des années
01:03:53entre 10 et 13%
01:03:54si je remonte
01:03:55même au 21 avril 2002
01:03:56l'addition des voix
01:03:58Laguillet, Gluckstein,
01:03:59Besançonot
01:03:59et on va dire
01:04:00la moitié de Robert Russe
01:04:01ça faisait 12 ou 13%
01:04:02mais c'est vrai que
01:04:03c'est un professionnel
01:04:04de la candidature
01:04:05au premier tour
01:04:06de l'élection présidentielle
01:04:08avec un programme
01:04:10déjà prêt
01:04:11une équipe
01:04:12des très forts relais
01:04:13sur les réseaux sociaux
01:04:14et je le disais
01:04:15il se définissait
01:04:16à juste titre
01:04:17comme une tortue électorale
01:04:18puisque en 2017
01:04:19et 2022
01:04:20il avait connu
01:04:20des dynamiques
01:04:21pendant la campagne
01:04:22il est passé lièvre
01:04:23alors être lièvre
01:04:24c'est super
01:04:24on fait la course en tête
01:04:26est-ce que ça garantit
01:04:27une victoire
01:04:27quand je dis victoire
01:04:28c'est une qualification
01:04:29pour le second tour
01:04:30personne ne peut le dire
01:04:31mais en tout cas
01:04:32dans son clan
01:04:34il y a vraiment
01:04:34et dans la France insoumise
01:04:36il y a clairement
01:04:37une vraie dynamique
01:04:39qui est un optimisme
01:04:40sur sa capacité
01:04:41à être au second tour
01:04:42et aujourd'hui
01:04:43effectivement
01:04:43il est le premier à gauche
01:04:44même si dans toutes
01:04:45les hypothèses testées
01:04:46et je n'ai pas souvenir
01:04:47d'un sondage récent
01:04:48qu'il donnait la gauche
01:04:49au second tour
01:04:50la gauche se préparerait
01:04:51et ou plutôt
01:04:52est en risque de connaître
01:04:53tenez-vous bien
01:04:54un quatrième 21 avril
01:04:55est-ce qu'on sait
01:04:56dans les sondages
01:04:57si derrière
01:04:58les français
01:04:59vont leur donner
01:05:00une majorité
01:05:00à l'assemblée
01:05:01parce que la problématique
01:05:02elle va être là aussi
01:05:03c'est-à-dire
01:05:04une fois qu'il est président
01:05:06avec l'assemblée
01:05:07le nouveau président
01:05:08va diriger le pays
01:05:09c'est vrai qu'on a changé
01:05:10d'époque
01:05:10il suffisait
01:05:11un président
01:05:11nouvellement élu
01:05:12de dire
01:05:12donnez-moi les moyens
01:05:13d'appliquer la politique
01:05:14par laquelle vous m'avez élu
01:05:16je pense à un François Mitterrand
01:05:17en 81
01:05:18Nicolas Sarkozy
01:05:19en 2007
01:05:20c'est sans doute moins sûr
01:05:21mais bon
01:05:22les français ne se projettent pas
01:05:23vraiment sur la présidentielle
01:05:24et encore moins
01:05:25sur les élections législatives
01:05:26mais en tout cas
01:05:27on peut être sûr
01:05:27d'une seule chose
01:05:29à l'issue de la présidentielle
01:05:30l'assemblée sera dissoute
01:05:31en fait la question de Gilles
01:05:32est hyper importante
01:05:33parce que tout est focalisé
01:05:35dans vos sondages
01:05:37et dans l'approche
01:05:37que l'on fait
01:05:38non pas pour savoir
01:05:39qui sera le premier
01:05:40mais tout se joue
01:05:41me semble-t-il
01:05:42en tant que spectateur
01:05:44de la deuxième place
01:05:45pour cette élection
01:05:46de 2027
01:05:47pour oser
01:05:49la dernière compétition
01:05:50mais en définitive
01:05:51derrière
01:05:52c'est quelle réaction
01:05:53des français
01:05:55des électeurs
01:05:55pour l'assemblée nationale
01:05:57parce que
01:05:57on peut se faire plaisir
01:05:59dans tel ou tel vote
01:06:00pour le mois de mai
01:06:022027
01:06:02mais la France
01:06:04pourra-t-elle
01:06:04être gouvernable
01:06:05gouverner
01:06:06et conduire des projets
01:06:07avec une assemblée nationale
01:06:08qui suivra
01:06:09l'élection présidentielle
01:06:11et là
01:06:11j'en suis moins sûr
01:06:12on se retrouve
01:06:13dans un instant
01:06:14avec vous
01:06:15sur Sud Radio
01:06:16les coups de coeur
01:06:16les coups de gueule
01:06:17on va parler aussi
01:06:17d'André Santini
01:06:19maire d'ici
01:06:20les Moulineaux
01:06:21dont on a appris
01:06:22le décès ce matin
01:06:24personnage qui a été
01:06:25très important
01:06:25dans la vie
01:06:27politique française
01:06:28et médiatique
01:06:29c'était un excellent client
01:06:32pour les journalistes
01:06:33je m'en souviens
01:06:34en particulier
01:06:35à combien ça coûte
01:06:36je sais que Jean-Pierre Pernaud
01:06:37adorait le recevoir
01:06:40à tout de suite
01:06:4010h midi
01:06:42mettez-vous
01:06:4310h midi
01:06:43mettez-vous d'accord
01:06:44Valérie Expert
01:06:46allez on continue
01:06:47ce 10h midi
01:06:48avec vous
01:06:49sur Sud Radio
01:06:50Frédéric Daby
01:06:51c'est encore vous
01:06:51qui allez parler aujourd'hui
01:06:53la mort d'André Santini
01:06:55donc personnage
01:06:57haut en couleur
01:06:58maire d'ici les Moulineaux
01:07:00qui a littéralement
01:07:01transformé sa ville
01:07:03sa mère bâtisseur
01:07:04oui exactement
01:07:05beaucoup de choses à dire
01:07:05alors moi j'ai grandi
01:07:06à Issy Moulineaux
01:07:07donc c'est un souvenir
01:07:08très proche
01:07:09et émouvant
01:07:11pour beaucoup d'IC1
01:07:12il a été élu maire
01:07:13après la mort de Raymond Menor
01:07:14en 1979
01:07:16et avec Laurent Catala
01:07:17et un maire du Val d'Oise
01:07:18dont le nom m'échappe
01:07:19il a été le plus ancien
01:07:21maire
01:07:21élu
01:07:22réélu
01:07:22quasiment tout le temps
01:07:23au premier tour
01:07:24en 1983
01:07:25à l'époque de la gauche triomphante
01:07:26il avait battu
01:07:27dès le premier tour
01:07:28André
01:07:29plutôt Jean Glavani
01:07:30qui avait été envoyé
01:07:31par François Mitterrand
01:07:32et c'est vrai que c'est un maire
01:07:33bâtisseur
01:07:34moi je l'associe
01:07:35à Georges Le Frèche
01:07:36s'agissant aussi
01:07:37du tempérament
01:07:38et de la personnalité
01:07:40Issy Moulineaux
01:07:41c'était une ville industrielle
01:07:42c'est une ville
01:07:43où pour la petite histoire
01:07:44Georges Marchais a commencé
01:07:45dans les années 45
01:07:45à la CGT
01:07:47il y avait
01:07:47des usines d'armement
01:07:49de tabac
01:07:50de blanchisserie
01:07:51et il en a fait
01:07:52une ville
01:07:52oui
01:07:52une ville
01:07:54avec beaucoup de sièges sociaux
01:07:55une ville verte
01:07:56une ville
01:07:57harmonieuse
01:07:58une ville à visage humain
01:08:00et c'est vrai qu'il transcendait
01:08:02largement
01:08:02le clivage gauche-droite
01:08:03il n'était pas de droite
01:08:05vraiment
01:08:05puisqu'il était
01:08:06un des fondateurs
01:08:07du PSD
01:08:08le PSD
01:08:08c'était le parti social-démocrate
01:08:10qui était un parti situé à gauche
01:08:11mais qui a refusé
01:08:12qui a refusé
01:08:13qui s'est prononcé
01:08:14contre l'union de la gauche
01:08:15PSPC
01:08:16dans les années 70
01:08:17et c'est vrai qu'il a fait
01:08:18une fin
01:08:19il a voulu mourir sur scène
01:08:20il a fait une campagne municipale
01:08:22avec quasiment aucun meeting
01:08:24mais les IC1
01:08:25même si pour la première fois
01:08:26depuis 1995
01:08:27il a été poussé
01:08:29à un second tour
01:08:30par la liste écologiste
01:08:32les IC1
01:08:34voilà
01:08:34c'était un vote d'estime
01:08:35un peu comme le Chabon d'Elmas
01:08:36de 89
01:08:37qui n'avait pas fait campagne
01:08:39du tout à Bordeaux
01:08:39mais les Bordelaises
01:08:41et les Bordelais
01:08:41à l'époque
01:08:42avaient rendu hommage
01:08:43voilà
01:08:43c'était
01:08:44malheureusement
01:08:45c'était un décès
01:08:45qui était attendu
01:08:46parce qu'il était très malade
01:08:48mais c'est clairement
01:08:49une page qui se tourne
01:08:50et c'est le plus ancien
01:08:51maire des Hauts-de-Seine
01:08:52qui disparaît
01:08:53pour beaucoup d'ICN et d'IC1
01:08:55et pour moi
01:08:56qui le suis de coeur
01:08:57ça fait un choc
01:08:58il a été ministre
01:08:59il faut le rappeler
01:09:01secrétaire d'Etat
01:09:03secrétaire d'Etat
01:09:03au rapatrié
01:09:04puis ministre délégué
01:09:05à la communication
01:09:07auprès de François Léotard
01:09:09un moment où on peut discuter
01:09:11de la qualité
01:09:11des hommes et femmes politiques
01:09:13de ce pays
01:09:13d'hommes de conviction
01:09:15vous l'avez rappelé
01:09:16André Santini
01:09:17je l'ai connu
01:09:17puisqu'il était président
01:09:18du club des fumeurs
01:09:19de cigares
01:09:20de l'Assemblée Nationale
01:09:21j'avais eu le plaisir
01:09:22d'y offrir le seul cigare français
01:09:23le Navarre
01:09:23mais M. Santini
01:09:25était un maire bâtisseur
01:09:26vous avez raison de le rappeler
01:09:27il a façonné sa ville
01:09:29avec son coeur
01:09:29avec sa passion
01:09:30avec la bienveillance aussi
01:09:31pour les habitants
01:09:32c'était un grand homme politique
01:09:34tel qu'on en a peu
01:09:36aujourd'hui malheureusement
01:09:38dans l'ordre politique
01:09:39c'est le premier qui a retransmis
01:09:42le conseil municipal
01:09:43sur internet
01:09:44il y a eu beaucoup
01:09:45d'innovation
01:09:46en termes de communication
01:09:47il n'y a pas vraiment besoin
01:09:48de sondage
01:09:49parce qu'il était réélu
01:09:51et réélu
01:09:52même si on sait très bien
01:09:53au municipal
01:09:54l'affrontement gauche-droite
01:09:56peut exister
01:09:57bien sûr notamment
01:09:57quand des villes basculent
01:09:59mais c'est des votes
01:09:59d'estime
01:10:00et c'est clairement
01:10:00lui son bilan
01:10:02qui était son bouclier
01:10:03comme André La Barrère
01:10:04à Pau
01:10:05exactement
01:10:05qui a été élu
01:10:06et réélu
01:10:07il faut rappeler
01:10:08qu'il avait un tempérament
01:10:09particulier
01:10:10qu'il avait fait l'objet
01:10:10également de plainte
01:10:12pour agression sexuelle
01:10:13et harcèlement sexuel
01:10:15et moral
01:10:15par deux anciens
01:10:17collaborateurs
01:10:18c'était un homme
01:10:19oui haut en couleur
01:10:20avec un fort tempérament
01:10:22oui non moi
01:10:23je n'ai pas eu l'occasion
01:10:25de le côtoyer
01:10:25parce que je n'habitais pas
01:10:26ici le Moïno
01:10:27mais en tout cas
01:10:27je sais qu'il mettait en avant
01:10:28sa ville
01:10:29qui ne bloquait jamais
01:10:29des projets audiovisuels
01:10:31notamment
01:10:31parce que
01:10:32ici le Moïno
01:10:33est une ville
01:10:33où on tourne beaucoup
01:10:34parce que c'est collé
01:10:35au studio
01:10:35et aux chaînes
01:10:38de chaînes
01:10:39Arte
01:10:39qui sont installées
01:10:43là-bas
01:10:44ils ont déménagé
01:10:45ah ils ont déménagé
01:10:47pour aller à certaines
01:10:48de leurs émissions
01:10:49parfois
01:10:49ils ont déménagé
01:10:50vous avez raison
01:10:51ça fait longtemps
01:10:52que je n'ai pas été
01:10:53chez Arte
01:10:54et non mais c'est surtout
01:10:55aussi quand on voulait
01:10:56donner des documentaires
01:10:58il accélérait les dossiers
01:10:59quand les projets
01:10:59étaient intéressants
01:11:00mais je donnais deux documentaires
01:11:01à ici le Moïno
01:11:03grâce à l'aide
01:11:04de la municipalité
01:11:05alors je ne sais pas
01:11:05si c'est lui directement
01:11:06mais un documentaire
01:11:06à la suite du Covid
01:11:07et je me rappelle
01:11:08c'était compliqué
01:11:09de trouver une école
01:11:10parce que c'était dans une école
01:11:10on suivait une classe de CM2
01:11:13qui revenait à l'école
01:11:15après le Covid
01:11:15et il avait
01:11:16la municipalité
01:11:17en tout cas
01:11:17avait facilité notre demande
01:11:19et c'était un super documentaire
01:11:20pour France Télévisions
01:11:21et un autre documentaire
01:11:22dans un EHPAD
01:11:23à ici le Moïno
01:11:24où on avait envoyé
01:11:25des enfants de 5 ans
01:11:26dans une maison de retraite
01:11:26pendant 6 semaines
01:11:27pour voir comment ça a évolué
01:11:29comment les personnes âgées
01:11:32évoluent aux personnes
01:11:33de petit âge
01:11:35au contact des enfants
01:11:37et il était venu voir
01:11:38à la fin le documentaire
01:11:39il était venu assister
01:11:40à la dernière séquence
01:11:41et tout
01:11:41donc c'était quelqu'un
01:11:41qui était très proche de sa ville
01:11:42et de ses administrés
01:11:43Oui
01:11:45Noémie
01:11:45Oui mais écoutez
01:11:46c'était un de ces maires
01:11:47enracinés
01:11:48de l'ancienne génération
01:11:49qui a fait de cette ville
01:11:51ce qu'elle est aujourd'hui
01:11:53et on verra
01:11:54si les nouveaux maires
01:11:55qui arrivent
01:11:56qui débarquent
01:11:56sont aussi investis
01:11:57que les anciens
01:11:58on va essayer d'observer
01:11:59aussi cette bataille
01:12:00des générations
01:12:01dans les mairies
01:12:02mais c'était vraiment
01:12:04cette génération
01:12:05qui s'investissait
01:12:06qui était une incarnation
01:12:08un symbole de la ville
01:12:09et surtout
01:12:10qui est restée
01:12:11vraiment très longtemps
01:12:12au pouvoir
01:12:13et on verra aussi
01:12:14si les nouveaux maires
01:12:16sont capables
01:12:17de s'installer
01:12:18dans le fauteuil
01:12:19aussi longtemps
01:12:20Oui
01:12:20C'est ce qui est passionnant
01:12:21Alors vous avez dit
01:12:21histoire
01:12:22la ville s'appelle
01:12:22Issy-les-Mouïno
01:12:23parce que c'était une ville
01:12:24où il y avait des moulins
01:12:24et il y a aussi
01:12:25des ailes
01:12:26puisque les pionniers
01:12:28de l'aviation
01:12:29Farman et Blériot
01:12:31ont volé
01:12:31autour d'Issy-les-Mouïno
01:12:32c'est pour ça
01:12:33que la devise de la ville
01:12:35c'est
01:12:35ABO sans père à l'as
01:12:36j'ai toujours des ailes
01:12:37et pour la petite histoire
01:12:38aussi liée à l'aviation
01:12:40ou les hélicoptères
01:12:41lors de la première visite
01:12:42de Jean-Paul II
01:12:43en France
01:12:44c'était Issy-Mouïno
01:12:45qu'il a atterri
01:12:46et le parc du séminaire
01:12:47est devenu le parc Jean-Paul II
01:12:48Voilà
01:12:48C'est formidable
01:12:50Vous avez l'air enthousiaste
01:12:52On apprend des choses
01:12:54c'est bien
01:12:54Merci à vous
01:12:55Philippe Coye
01:12:55votre coup de coeur
01:12:57ce matin ?
01:12:59Alors un coup de coeur
01:13:00après tout ce qu'on a commenté
01:13:01depuis le début de l'émission
01:13:03c'est un méga anniversaire
01:13:05100 ans
01:13:06100 ans
01:13:07avec 100 rêves
01:13:08et un gâteau
01:13:10pour Mme Marilyn Monroe
01:13:12qui aurait eu
01:13:12aujourd'hui 100 ans
01:13:14elle est née le 1er juin 1936
01:13:16c'est une actrice iconique
01:13:18qui aujourd'hui
01:13:19anime l'ensemble
01:13:20des commentaires
01:13:21c'est une femme
01:13:23qui a eu un début de carrière
01:13:24très compliqué
01:13:24qui n'était pas du tout
01:13:26promis
01:13:27à un tel succès
01:13:29d'ailleurs une carrière
01:13:30très courte
01:13:3117 ans
01:13:32puisqu'elle est décédée
01:13:33le 4 août
01:13:35il y a 60 ans
01:13:38donc elle a eu
01:13:39une carrière très courte
01:13:39elle est décédée
01:13:40à 36 ans
01:13:40et voilà
01:13:41c'était pour donner
01:13:42un peu de bombe au coeur
01:13:43à tous ces cinéphiles
01:13:44ces amoureux
01:13:45de Marilyn
01:13:46et malgré tout
01:13:47Marilyn après
01:13:4860 ans
01:13:49son décès
01:13:50reste dans le classement
01:13:51Forbes
01:13:52comme une des fortunes
01:13:53qui alimente encore
01:13:55le culte
01:13:56et je dirais
01:13:57l'économie
01:13:58donc voilà
01:13:58c'était un petit coup de coeur
01:13:59sympathique
01:14:00pour cet anniversaire
01:14:01Mr. President
01:14:02voilà
01:14:03je ne sais pas si on a
01:14:04une chanson
01:14:04parce qu'elle a chanté
01:14:05beaucoup dans ses films
01:14:07elle a signalé
01:14:07un excellent documentaire
01:14:09sur Arte
01:14:10Marilyn Monroe
01:14:11je suis tombée dessus
01:14:12par hasard
01:14:13et je l'ai regardée
01:14:14jusqu'au bout
01:14:15parce qu'il est un peu
01:14:16iconoclase
01:14:17sur la façon de parler
01:14:19de Marilyn Monroe
01:14:19qui n'était pas
01:14:20il faut le dire
01:14:21quand même
01:14:22une très très bonne actrice
01:14:23mais elle avait quand même
01:14:24en 1960
01:14:25été récompensée
01:14:26par un globe d'or
01:14:27oui oui absolument
01:14:28pour le film
01:14:29Certains l'aime chaud
01:14:30de Billy Wilder
01:14:31donc une carrière chaotique
01:14:33mais qui restera
01:14:35sur la chanteuse glamour
01:14:38et elle a essayé
01:14:39de combattre d'ailleurs
01:14:40durant sa courte carrière
01:14:41carrière
01:14:42cette image
01:14:42en faisant du cinéma
01:14:44un peu plus profond
01:14:45un peu plus
01:14:46avec du sens
01:14:46mais elle est restée
01:14:48dans l'imaginaire
01:14:49de chacun
01:14:50cette jolie
01:14:51petite blonde
01:14:52avec son air
01:14:54candide
01:14:54vous avez raison
01:14:55c'est Marilyn Monroe
01:14:56la célébrité à tout prix
01:14:58sur Arte
01:14:58c'est vraiment remarquable
01:15:01comme doc
01:15:01avec beaucoup de détails
01:15:04sur sa vie
01:15:05sur qui elle était
01:15:07et sur les épreuves
01:15:09qu'elle a pu traverser
01:15:11une petite anecdote
01:15:11c'est son nom
01:15:12vous l'avez connu
01:15:14non je ne l'ai pas
01:15:15merci parce que
01:15:17vous me vieillissez
01:15:19Valérie
01:15:19non je veux juste
01:15:20une petite anecdote
01:15:21en me plongeant
01:15:22dans cet anniversaire
01:15:23c'est que bien évidemment
01:15:24Marine Monroe
01:15:25n'est pas née
01:15:25sous ce nom là
01:15:26c'est un de ses agents
01:15:27qui lui dit
01:15:29de changer son prénom
01:15:30pour le rendre
01:15:31plus populaire
01:15:32Marilyn
01:15:33parce que ça lui faisait
01:15:34penser à une actrice
01:15:35très célèbre
01:15:35en 1936
01:15:36qui était bien présente
01:15:39sur les scènes
01:15:40et finalement
01:15:41elle finit sa carrière
01:15:42en prenant le même nom
01:15:44que cette icône
01:15:45qu'il avait précédé
01:15:47merci beaucoup
01:15:48en se mariant
01:15:49avec monsieur Killer
01:15:50merci
01:15:51on va avoir
01:15:52une petite musique
01:16:04elle aurait eu 100 ans
01:16:07aujourd'hui
01:16:07oui
01:16:07elle aurait incarné
01:16:08quand même
01:16:08le symbole
01:16:09de la beauté
01:16:10de l'élégance
01:16:11de tout ce qui se faisait rêver
01:16:12les hommes et les femmes
01:16:13mais elle a aussi
01:16:14incarné l'apogée du cinéma
01:16:15bien sûr
01:16:16à une époque
01:16:17où le cinéma
01:16:17c'était la toute puissance
01:16:19c'était le rêve
01:16:20et c'est vrai
01:16:21qu'aujourd'hui
01:16:22la question
01:16:23c'est de savoir
01:16:23quel sera l'avenir du cinéma
01:16:24à l'ère des plateformes
01:16:26à l'ère de l'intelligence artificielle
01:16:29les gens se déplacent
01:16:30beaucoup moins
01:16:31au cinéma
01:16:32qu'auparavant
01:16:33les prix des places aussi
01:16:34sont beaucoup plus chers
01:16:37et les acteurs eux-mêmes
01:16:38se demandent
01:16:39s'ils vont pouvoir survivre
01:16:39à l'intelligence artificielle
01:16:40qui au fond
01:16:41est capable de créer
01:16:42des films
01:16:42en une fraction de seconde
01:16:44en inventant des acteurs
01:16:45en inventant des voix
01:16:46le monde va changer
01:16:47le monde est déjà
01:16:48en train de changer
01:16:49et le cinéma
01:16:50a fait partie
01:16:51à un moment donné
01:16:52d'une révolution
01:16:52technologique
01:16:53mais cette révolution
01:16:54technologique
01:16:55continue par définition
01:16:57et on verra
01:16:58ce que ça donnera
01:16:59dans les 100 ans
01:17:00qui viennent
01:17:00que sera le cinéma
01:17:01dans les 100 ans
01:17:02qui viennent
01:17:02personne n'est pas la réponse
01:17:04et qu'est-ce qu'on sera
01:17:05nous dans 100 ans
01:17:06merci en tout cas
01:17:07pour ce coup de coeur
01:17:09effectivement
01:17:09ce matin
01:17:11cher Philippe
01:17:12on se retrouve
01:17:12dans un instant
01:17:13et nous continuons
01:17:14nos débats
01:17:14tout de suite
01:17:16Sud Radio
01:17:18ou d'accord
01:17:18Valérie Expert
01:17:20et on est de retour
01:17:22avec vous
01:17:22sur Sud Radio
01:17:24Alex
01:17:25vous vouliez
01:17:25revenir
01:17:26sur le foot
01:17:28encore une fois
01:17:29encore une fois
01:17:30on dirait ma mère
01:17:31à chaque fois qu'elle me dit ça
01:17:32encore le foot
01:17:33non non mais c'était
01:17:34c'était sur
01:17:39sur le côté symbolique
01:17:40et sympathique
01:17:41du capitaine du Paris Saint-Germain
01:17:42à la fin du match
01:17:43vous savez Marquinhos
01:17:44qui est brésilien
01:17:45qui est capitaine du PSG
01:17:46qui est aussi capitaine
01:17:46de la CELSAO
01:17:47la sélection brésilienne
01:17:48et qui au moment
01:17:50où le joueur d'Arsenal
01:17:51Gabriel rate le pénalty
01:17:52qui est son coéquipier
01:17:55en sélection
01:17:56pour le coup
01:17:56et qui va faire la coupe du monde
01:17:57au lieu d'aller fêter
01:17:58la victoire
01:17:59avec ses coéquipiers
01:18:01du Paris Saint-Germain
01:18:02il se précipite
01:18:03sur ce joueur Gabriel
01:18:04qui rate son pénalty
01:18:05pour le réconforter
01:18:06et l'image a fait
01:18:07la une de tous les journaux
01:18:09européens
01:18:09en montrant finalement
01:18:11que c'est aussi ça le sport
01:18:12c'est bien évidemment
01:18:13la victoire
01:18:13la réussite de son équipe
01:18:15mais c'est aussi
01:18:15la compassion
01:18:16et il a surtout aussi anticipé
01:18:18le fait qu'il allait être
01:18:18à ses côtés
01:18:19pendant toute la coupe du monde
01:18:19qui aura lieu
01:18:20à partir du 11 juin
01:18:21aux Etats-Unis
01:18:22et sur laquelle le Brésil
01:18:23veut absolument gagner
01:18:24pour aller le réconforter
01:18:26et lui dire
01:18:26bon voilà
01:18:27on va peut-être en gagner
01:18:27d'autres ensemble
01:18:28derrière
01:18:29et l'image est vraiment forte
01:18:30elle dure longtemps
01:18:30il reste longtemps avec lui
01:18:31c'est même le premier
01:18:32à aller le voir
01:18:33avant même ses propres coéquipiers
01:18:34à lui
01:18:35mais à vrai dire
01:18:36le sport devrait être que ça
01:18:38et pas ce que l'on décrit
01:18:40depuis 48 heures maintenant
01:18:41cette violence
01:18:42cette haine
01:18:44qui peut être exprimée
01:18:45le sport
01:18:46c'est avant tout
01:18:47une communion
01:18:48de valeurs
01:18:49il y a le temps
01:18:50de la compétition
01:18:51après il y a le temps
01:18:52des retrouvailles
01:18:52de l'union
01:18:53de la communion
01:18:54je dirais
01:18:55et donc
01:18:55ces images
01:18:57elles ne sont pas
01:18:57à mettre en adéquation
01:18:59avec des valeurs du sport
01:19:01me semble-t-il
01:19:01et on peut s'interroger
01:19:03on le disait hors antenne
01:19:04à quelques semaines
01:19:06de la coupe du monde de foot
01:19:07doit-on vivre à nouveau
01:19:09des éléments d'insécurité
01:19:10tels que nous venons de le vivre
01:19:11parce qu'on ne devrait pas
01:19:13avoir à se poser
01:19:14ce genre de questions
01:19:15et excusez-moi de le dire
01:19:17je suis peut-être plus
01:19:18sur l'ovalie
01:19:19que sur le foot
01:19:20mais en tous les cas
01:19:21quand vous créez des événements
01:19:22autour du rugby
01:19:23vous n'avez jamais
01:19:24ce genre de situation
01:19:26qui se produise
01:19:27et je peux le dire
01:19:28j'ai été choqué
01:19:29en allant voir
01:19:30un match de foot
01:19:30à Pau
01:19:31il y a quelques semaines
01:19:32qui recevait Saint-Etienne
01:19:34je vais rarement
01:19:34au stade de foot
01:19:35les contrôles sécurité
01:19:37que nous avons eu
01:19:39au stade de Pau
01:19:41pour 3200 visiteurs
01:19:42le lendemain
01:19:43il y avait le même match
01:19:44de la section
01:19:45avec 15 000 personnes
01:19:46et on est rentré
01:19:47dans une ambiance
01:19:47et une ferveur
01:19:48donc je me dis aussi
01:19:49il y a peut-être
01:19:50quelque chose
01:19:51autour du foot
01:19:52de la ligue
01:19:54des fédérations
01:19:55des clubs
01:19:56dans la globalité
01:19:58à passer comme message
01:19:59pour que le foot
01:20:00reste cette communion
01:20:01cette passion
01:20:02et non pas cette haine
01:20:03et cette violence
01:20:03écoutez ce que disait
01:20:04Éric Zemmour
01:20:05ce matin
01:20:06il était l'invité
01:20:07de Jean-François Acky
01:20:08l'invité politique
01:20:09à propos
01:20:10de ceux
01:20:11qui sèment
01:20:12le désordre
01:20:13c'est une jeunesse
01:20:15arabo-musulmane
01:20:16venue
01:20:16des banlieues
01:20:18et qui déferle
01:20:20sur Paris
01:20:20et sur d'autres villes
01:20:21de France d'ailleurs
01:20:22pour prendre possession
01:20:23de la ville
01:20:24par la violence
01:20:26pillée
01:20:26et conquérir
01:20:28la ville symboliquement
01:20:28je pense que
01:20:30la violence
01:20:31n'est jamais gratuite
01:20:32elle n'est pas seulement
01:20:32liée au pillage
01:20:33elle est aussi
01:20:34une symbolique
01:20:35qui est
01:20:37la conquête
01:20:38de Paris
01:20:39et la conquête
01:20:39de la France
01:20:40bon il va très loin
01:20:42dans l'extrapolation
01:20:43vous croyez vraiment
01:20:44que les jeunes qui viennent
01:20:45ils veulent conquérir
01:20:45symboliquement la ville
01:20:46je pense que malheureusement
01:20:47ils sont vraiment
01:20:49dans le terre à terre
01:20:50ils veulent piller
01:20:51taper les gens
01:20:52taper les flics
01:20:53et les pompiers
01:20:55comme on a vu
01:20:55sur des images
01:20:57scandaleuses
01:20:57mais c'est quand même
01:20:59une défaite
01:20:59totale
01:21:00de l'éducation
01:21:02de la coercition
01:21:05de la coercition
01:21:06absolument
01:21:06et puis les réseaux sociaux
01:21:08n'arrangent rien
01:21:08quand vous les voyez
01:21:09se filmer
01:21:10rappelez-vous
01:21:11à une époque
01:21:12c'était le 31 décembre
01:21:13il y avait le concours
01:21:14du nombre de voitures
01:21:15brûlées en France
01:21:16et les médias
01:21:17vous avaient arrêté
01:21:18de communiquer
01:21:19le score des voitures
01:21:20mais sauf qu'aujourd'hui
01:21:22ils font cela
01:21:22par leur réseau interne
01:21:24Snapchat
01:21:24Whatsapp
01:21:25et donc
01:21:26il y a plus
01:21:27une escalade
01:21:28à la meilleure
01:21:29mise en scène
01:21:31pour épater
01:21:32les copains
01:21:32et je ne sais pas
01:21:34si tout est bien
01:21:34réfléchi quand même
01:21:35à part cette émulation
01:21:37des réseaux sociaux
01:21:38et du scoop
01:21:39de l'action
01:21:40il y a quand même
01:21:41une révolte
01:21:43c'est à dire que
01:21:44il y a plusieurs choses
01:21:45dans l'analyse
01:21:46d'Eric Zemmour
01:21:46mais l'idée
01:21:47qu'il y a quand même
01:21:47dans ces violences-là
01:21:49une révolte
01:21:49à mon sens
01:21:50contre la France
01:21:51contre l'autorité
01:21:52contre l'Etat
01:21:53ça se vérifie
01:21:56quand vous voyez
01:21:56par exemple
01:21:57ces émeutiers
01:21:58ces brigands
01:21:59qui vont massacrer
01:22:01un abribus
01:22:01mais quel est l'intérêt
01:22:03de massacrer un abribus
01:22:04si ce n'est de se dire
01:22:05au fond
01:22:05que ça incarne aussi
01:22:06une part de notre
01:22:08mobilier urbain
01:22:08et c'est l'idée aussi
01:22:09de la rébellion
01:22:11contre ceux
01:22:12qu'incarne
01:22:13mais bien sûr
01:22:14contre ceux
01:22:14qu'incarne l'Etat
01:22:15contre ceux
01:22:15qu'incarne la France
01:22:16et puis
01:22:17peut-être un mot aussi
01:22:18pour ces hommes
01:22:20qui doivent arriver
01:22:21à 5h du matin
01:22:22pour nettoyer
01:22:23tout ça
01:22:24dans Paris
01:22:25vous avez
01:22:25des hommes
01:22:27qui sont chargés
01:22:28de nettoyer
01:22:30exactement
01:22:30des agents de la propreté
01:22:31qui sont chargés
01:22:32de nettoyer
01:22:33un petit peu
01:22:33tout ce qui a été fait
01:22:35pendant la nuit
01:22:35et qui sont obligés
01:22:37malheureusement
01:22:37de travailler
01:22:38deux fois plus
01:22:39à cause
01:22:40de ces jeunes
01:22:41et parfois
01:22:42c'est même leurs parents
01:22:42donc si vous voulez
01:22:43il y a un manque
01:22:44de respect total
01:22:44vis-à-vis
01:22:46également
01:22:47de ceux
01:22:47qui sont chargés
01:22:48de la propreté
01:22:49des rues de Paris
01:22:50je voyais un restaurateur
01:22:52s'indigner
01:22:54du fait
01:22:54que sa vitrine
01:22:57était entièrement
01:22:58souillée d'urine
01:22:59je veux dire
01:23:00ce sont des animaux
01:23:01qui aujourd'hui
01:23:02urinent sur
01:23:04des vitrines
01:23:04de restaurants
01:23:05mais c'est pas
01:23:06quelques pipis
01:23:07c'est
01:23:08c'était maculé
01:23:09d'urine
01:23:10pour vous raconter
01:23:12un peu ma vie
01:23:12hier j'étais en train
01:23:13de courir dans Paris
01:23:14à 17h
01:23:15je vois des gens
01:23:15qui urinaient
01:23:16effectivement
01:23:17en pleine rue
01:23:19en trouvant
01:23:19tout ça normal
01:23:20et si vous les regardiez
01:23:21un peu mal
01:23:21vous vous faisiez insulter
01:23:23bon voilà
01:23:24mais vous savez
01:23:24moi je déteste
01:23:25les discours
01:23:26de Yaka
01:23:27Faucon
01:23:27et ça serait bien qu'eux
01:23:28je déteste ça
01:23:29parce que je suis pas
01:23:30un homme politique
01:23:30j'ai pas envie d'en faire
01:23:31et donc donner des leçons
01:23:32aux hommes et aux femmes
01:23:34politiques
01:23:34pour moi c'est pas
01:23:35mon rôle
01:23:36malgré tout
01:23:36il y a quand même
01:23:37des choses
01:23:37où vous vous interrogez
01:23:38vous vous dites
01:23:39comment ça se fait
01:23:39que des jeunes
01:23:41peuvent acheter
01:23:42des mortiers
01:23:43encore en ligne
01:23:43alors que ça fait
01:23:4410 ans qu'on répète
01:23:45que ça devrait être
01:23:46contrôlé
01:23:46quand vous parlez
01:23:47Noémie de dire
01:23:48ils cassent un abribus
01:23:49et que vous
01:23:50vous dites qu'ils se filment
01:23:52et bah dans ces cas là
01:23:53on va voir
01:23:53qui casse l'abribus
01:23:54on va les chercher
01:23:55sur internet
01:23:56et on va vraiment
01:23:57les chercher chez eux
01:23:58et les faire en
01:23:58comparution immédiate
01:24:00on en parlait vendredi
01:24:01combien de mineurs
01:24:02qui ont été mis
01:24:02en garde à vue
01:24:03combien de mineurs
01:24:0580
01:24:0580 mineurs
01:24:06qui ont été mis
01:24:06en garde à vue
01:24:07pourquoi on ne fait pas
01:24:08un couvre-feu
01:24:08vis-à-vis des mineurs
01:24:09et là je peux vous dire
01:24:10qu'il n'y en a peut-être
01:24:11pas 80
01:24:11peut-être pas 40
01:24:12peut-être que 30
01:24:13qui seraient mis en garde à vue
01:24:14mais ça serait 50 de moins
01:24:15et il y aurait moins de jeunes
01:24:16dans les rues
01:24:16en fait
01:24:17et surtout
01:24:18pardon
01:24:18mais quand vous entendez
01:24:19un ministre de l'intérieur
01:24:20qui vous dit
01:24:20nous on a fait le job
01:24:21bah non vous n'avez pas fait le job
01:24:23vous n'avez pas fait le travail
01:24:24écoutez ce qu'il disait
01:24:25Laurent Nunez
01:24:26la situation a été globalement
01:24:27sous contrôle
01:24:28la situation a été globalement
01:24:29sous contrôle
01:24:30on a eu évidemment
01:24:31des débordements
01:24:32que vous avez toutes
01:24:33et tous notés
01:24:34qui ont entraîné
01:24:35des troubles à l'ordre public
01:24:36voire des violences urbaines
01:24:38mais qui ont systématiquement
01:24:39été pris en compte
01:24:40par les forces de l'ordre
01:24:41systématiquement
01:24:42il y a eu une réponse
01:24:43policière
01:24:44qui a été mise en place
01:24:46beaucoup de jets de projectiles
01:24:47beaucoup de tirs de mortiers
01:24:49dont on constate
01:24:49une augmentation
01:24:50assez significative
01:24:51je la ferai évidemment chiffrer
01:24:52mais manifestement
01:24:53il y a eu un usage
01:24:54accru de tirs de mortiers
01:24:56contre les forces
01:24:56de sécurité intérieure
01:24:57lors des interventions
01:24:58non mais
01:24:59on ne peut pas
01:25:00vous savez
01:25:01il y a les réseaux sociaux
01:25:02il faudrait peut-être
01:25:03payer un abonnement
01:25:04quand on voit
01:25:05non mais quand on voit
01:25:06ce qui s'est passé
01:25:07je vous ai vu des images
01:25:08à vue de Wagram
01:25:08de Racaille
01:25:10qui pétaient
01:25:11les vitrines
01:25:11du magasin des Catelons
01:25:13d'un magasin d'arty cuisine
01:25:15mais qu'est-ce qu'ils vont péter
01:25:16un magasin d'arty cuisine
01:25:17où sont les
01:25:18enfin c'est pas contre
01:25:19les forces de l'ordre
01:25:20mais quand il dit
01:25:20à chaque fois
01:25:21il y a eu une réponse
01:25:21non il n'y a pas eu
01:25:23une réponse à chaque fois
01:25:23vous connaissez la phrase
01:25:24de Peggy
01:25:25il faut dire ce que l'on voit
01:25:26mais surtout
01:25:26voir ce que l'on voit
01:25:27et une autre phrase
01:25:29de Jacques Lacan
01:25:29qui dit le réel
01:25:30c'est quand on se cogne
01:25:31il y a un moment donné
01:25:32comme vous le dites Valérie
01:25:33on ne peut pas nier la réalité
01:25:34on ne peut pas constamment
01:25:35vous dire
01:25:36que le ciel est bleu
01:25:37quand le ciel
01:25:38le ciel est blanc
01:25:40et à un moment donné
01:25:41la réalité
01:25:41elle finit par nous sauter au visage
01:25:43surtout à l'ère des réseaux sociaux
01:25:44il n'est plus possible
01:25:45de cacher certaines réalités
01:25:46et c'est dangereux
01:25:48y compris pour la crédibilité
01:25:49de la parole publique
01:25:50parce que
01:25:51si elle est à ce point
01:25:52en décalage
01:25:53avec les réalités
01:25:54que tous les français
01:25:54peuvent voir sur les réseaux sociaux
01:25:55c'est quand même
01:25:56c'est quand même un problème
01:25:58globalement
01:25:59ça veut tout dire
01:26:00et rien dire
01:26:00globalement
01:26:01c'est en gros
01:26:02ce qui est insupportable
01:26:03c'est ces montages vidéos
01:26:04que vous voyez sur les réseaux
01:26:05certains vous disent
01:26:06voilà ce que vous montrent les médias
01:26:07mais voilà comment ça s'est passé
01:26:09ça je trouve ça insupportable
01:26:10parce qu'aller dire ça
01:26:11à des gens qui habitent
01:26:12et en bas de chez eux
01:26:13on a saccagé leur rue
01:26:15leur voiture
01:26:15ou quoi que ce soit
01:26:16mais bien évidemment
01:26:17qu'il y a eu de la joie
01:26:17samedi soir
01:26:18bien évidemment qu'il y a eu des gens
01:26:19qui se sont très bien comportés
01:26:20dans les rues de Paris
01:26:21et qui ont fêté
01:26:23normalement et dignement
01:26:24la victoire du Paris Saint-Germain
01:26:25c'est pas ce qu'on est en train de dire
01:26:26mais ça sert à rien
01:26:27de faire des montages
01:26:27pour dire qu'il y a eu des gens
01:26:29qui sont bien comportés
01:26:30et qu'on nous montre
01:26:31que ce qui s'est mal passé
01:26:31c'est pas vrai
01:26:32en plus moi je savais jamais mon discours
01:26:34je mets toujours tout ce qui a été positif
01:26:35en avant
01:26:36mais là il est forcé de constater
01:26:37que ça fait 5, 10 fois
01:26:39l'année dernière au même moment
01:26:40on a eu les mêmes problèmes
01:26:41les mêmes problèmes
01:26:42et moi je suis très inquiet
01:26:43je vous le dis
01:26:43pour la Coupe du Monde
01:26:44qui va se dérouler
01:26:45dans quelques semaines à Paris
01:26:47ça veut dire quoi ?
01:26:48ça veut dire qu'on ne peut plus
01:26:49faire la fête normalement
01:26:51dans notre ville
01:26:51et dans notre pays ?
01:26:52Mais il se pose la question
01:26:53aussi pour la fête de la musique
01:26:54dans quelques jours
01:26:55ces grands événements
01:26:56qui rassemblent normalement
01:26:58toutes les générations
01:26:59pour partager, communier, fêter
01:27:03doit-on aujourd'hui être inquiet
01:27:04de se retrouver dans l'espace public
01:27:07pour partager des moments de liesse
01:27:08quel que soit le sujet ?
01:27:10Vous vouliez juste dire un mot
01:27:11sur les politiques
01:27:13et en particulier ?
01:27:14Oui bah écoutez
01:27:15je voulais vous citer par exemple
01:27:16Clémence Guettet
01:27:17qui est quand même vice-présidente
01:27:18de l'Assemblée Nationale
01:27:19députée de la France Insoumise
01:27:20assez investie dans son parti
01:27:21qui porte une partie
01:27:23en tout cas de la voix
01:27:24de l'extrême gauche
01:27:25je voulais vous lire son tweet
01:27:26Paris champion
01:27:27bravo aux joueurs
01:27:28et aux supporters
01:27:29la victoire d'un collectif
01:27:30d'une vision
01:27:30d'une détermination
01:27:31à cette heure
01:27:32des milliers de personnes
01:27:33affluent vers Paris
01:27:33pour fêter ce titre historique
01:27:34nous étions samedi soir
01:27:36je demande au ministre
01:27:37de ne pas gâcher la fête
01:27:38une nouvelle fois
01:27:39laisser aux parisiens
01:27:40et franciliens
01:27:41la ferté et la joie
01:27:42pour ce soir
01:27:43pas de répression violente
01:27:44le désastre de l'année dernière
01:27:46ne doit pas se reproduire
01:27:47c'est quand même
01:27:48une inversion
01:27:48absolument incroyable
01:27:50des valeurs
01:27:51et de la situation
01:27:52sur place
01:27:52c'est à dire que
01:27:53du sens de la république
01:27:55d'instinct
01:27:56on va immédiatement
01:27:57porter en accusation
01:27:58les policiers
01:28:00les forces de l'ordre
01:28:01alors même qu'elles sont là
01:28:02simplement pour tenter
01:28:03je dis bien tenter
01:28:04de faire respecter l'ordre
01:28:06évidemment ce ne sont pas
01:28:07les forces de l'ordre
01:28:07qui sont responsables
01:28:08de tout ce qui s'est passé
01:28:09et de toutes ces violences
01:28:11ce sont les émeutiers
01:28:12et les forces de l'ordre
01:28:13ne sont là
01:28:14que pour une chose
01:28:15essayer de sécuriser
01:28:16le territoire
01:28:17de la république
01:28:19bonjour Péricault
01:28:20bonjour Léry
01:28:20et bien je vais poursuivre
01:28:22cet excellent débat
01:28:22avec Rudy Manard
01:28:23donc délégué national
01:28:24de l'UNSA police
01:28:26l'impuissance de l'état
01:28:27est-elle devenue
01:28:28une norme
01:28:29et est-ce que l'ordre
01:28:30républicain doit être
01:28:31mis entre parenthèses
01:28:32quand il y a un petit match
01:28:33entre jeunes qui s'amusent
01:28:34voilà mais ça peut aller
01:28:35plus loin ensuite
01:28:36donc on verra avec lui
01:28:36le policier
01:28:37comment il vive la situation
01:28:39comment le géant
01:28:40de la distribution
01:28:41action
01:28:41est parvenu à s'imposer
01:28:42dans l'Oise
01:28:43avec un entrepôt
01:28:43de 100 000 mètres carrés
01:28:45alors que toutes les communes
01:28:46avaient été contre
01:28:47je recevrai le maire
01:28:48de la commune
01:28:49de leur maison
01:28:50Saint-Crépin-Ibervillet
01:28:51pour en discuter
01:28:52et puis délivrez-nous du bien
01:28:54nous dit Jean-Frédéric Poisson
01:28:55à travers son livre
01:28:57voilà
01:28:57les néolibéraux
01:28:58vous proposent
01:28:59de la liberté
01:29:00ils vous vendent une cage
01:29:00c'est le thème de son livre
01:29:03il a écrit
01:29:03la dictature du bien
01:29:04aux éditions
01:29:05du Verbeau
01:29:06on va discuter
01:29:07voilà
01:29:08puis on parlera un peu
01:29:08d'Edgar Morin aussi
01:29:10qui va bien nous manquer
01:29:12et bien c'est à suivre
01:29:14beau programme
01:29:14sur Sud Radio
01:29:15dans un instant avec vous
01:29:16Perico Légas
01:29:17merci à nos débatteurs
01:29:19merci Valérie
01:29:19merci à tous
01:29:20on se retrouve demain
01:29:21sur Sud Radio
01:29:22désir