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  • il y a 10 heures
Le choc des idées avec Jean-Marie Bordry, Arthur de Watrigant, Stéphane Simon et Arnaud Gallais, président de l'association Mouv'enfants

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##LE_CHOC_DES_IDEES-2026-06-14##

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News
Transcription
00:01Sud Radio, le choc des idées, Jean-Marie Bordry.
00:04Soyez tous les bienvenus dans votre rendez-vous dominical sur Sud Radio avec nos chroniqueurs et notre invité, nos invités
00:11qui n'ont pas peur de déranger par leurs idées.
00:14Aujourd'hui une émission un petit peu spéciale, particulièrement triste mais ô combien nécessaire.
00:18Toujours avec Stéphane Simon, bonjour à vous Stéphane.
00:20Bonjour.
00:21Nous sommes également en compagnie d'Arthur de Vatrigan, bonjour à vous.
00:24Bonjour.
00:24Arthur, directeur du magazine L'Incorrect, excellent magazine disponible dans vos kiosques et à qui il arrive en ce moment
00:30une mésaventure dont on reparlera dans un instant.
00:33Aujourd'hui nous allons parler de ce qui aime le pays depuis plus d'une semaine, ce qui devrait l
00:39'émouvoir depuis des mois et des années.
00:41Ce fléau de la pédocriminalité qui a encore frappé avec la mort de la petite Liana.
00:47C'est comme si la France redécouvrait la lune tout simplement depuis une semaine.
00:51Comment un profil comme celui de Jérôme Barrella, 41 ans, qui a été signalé depuis les Etats-Unis, a pu
00:57sévir en toute impunité malgré les différentes plaintes qui le visaient ?
01:01Comment une petite fille a pu être abandonnée à son sort, manifestement funeste ?
01:05Comment même toute la famille du suspect, qui est toujours présumé innocent à l'heure actuelle, je le rappelle,
01:09comment toute la famille a pu elle-même, ou du moins une partie de la famille,
01:13a pu elle-même clignoter dans les radars de la justice sans que jamais rien ne se passe ?
01:17On y reviendra avec notre invité Arnaud Gallet, bonjour.
01:19Bonjour.
01:19Soyez le bienvenu sur Sud Radio, merci de nous donner votre temps.
01:23Vous êtes le président de cette association Mouv'Enfant, vous êtes anthropologue de métier,
01:27vous êtes vous-même, c'est pas un statut, mais je suis obligé de le dire, parce que c'est
01:30de là que vous parlez camarade,
01:32une victime d'un pédophile, c'est ce qui vous est arrivé de vos 8 à 11 ans, si je
01:36ne m'amuse.
01:36D'un pédocriminel.
01:37D'un pédocriminel.
01:38Je voulais que vous me corrigiez justement, parce que moi j'utilise encore les vieux termes.
01:44Vous courez tous les plateaux, tous les palais de justice, justement pour hurler l'impuissance de la justice et l
01:52'abandon de nos enfants,
01:53et parfois même de leurs parents face à ce fléau, et qui est toujours impuni.
01:57C'est pour ça qu'avec vous on se posera cette question, est-ce que la France est complaisante avec
02:02les pédocriminels ?
02:04On y reviendra pendant une heure avec vous.
02:05Avant ça, c'est la tradition, une carte blanche, cette fois-ci avec Stéphane Simon,
02:09qui aura la lourde tâche de nous remonter le moral en cette actualité si lourde.
02:14Stéphane.
02:14Oui, j'essaie de vous apporter un peu de lumière à travers ce livre qui m'a ému.
02:19C'est un livre tout simple qui s'appelle Melle et Fernande, paru chez Fayard.
02:23C'est un livre qui est une histoire d'amour inspirée du succès des vidéos sur les réseaux sociaux suivies
02:28par 2 millions d'abonnés
02:29entre Mélissa Anton, une jeune femme d'Aix-en-Provence d'une vingtaine d'années, et son arrière-grand-mère
02:35Fernande.
02:36A 97 ans, celle qui commençait à devenir un poids pour sa famille, au point d'envisager un placement à
02:42l'EHPAD,
02:42a connu une deuxième naissance quand son arrière-petite-fille, Melle donc, qui la trouvait tout sauf gâteuse,
02:48a commencé à s'occuper d'elle et à lui faire découvrir le plaisir de raconter des histoires sur les
02:54réseaux sociaux.
02:55Tout est allé très vite, Melle s'est rendu compte qu'à 97 ans, Fernande est encore une femme en
03:00pleine de ressources,
03:02pleine de vie, et que la vie des centenaires, ça intéresse.
03:05Et les milliers de curieux sont devenus les millions d'abonnés.
03:09Melle et Fernande, ce n'est pas simplement une histoire isolée.
03:11Il y a aussi d'autres exemples de réussite, comme ça, de dialogue transgénérationnel.
03:17Il y a studio Daniel, Daniel a 65 ans, quand elle se lance dans l'aventure vidéo sous l'œil
03:23d'Arthur,
03:23qui a 38 ans de moins qu'elle.
03:25Aujourd'hui, ils sont plus d'un million à les suivre.
03:27Il y a André et son petit-fils Mathieu, qui depuis mamie et Matt ont transformé les astuces et les
03:33recettes de grand-mère
03:34à près de 2 millions d'abonnés.
03:36Et puis il y a Nicole, l'esthéticienne à la retraite, qui a ouvert sa chaîne pour transmettre à plus
03:41de 70 ans
03:42tout ce que son métier lui a appris pour bien vieillir.
03:46Mais revenons à Melle et Fernande.
03:47Et pourquoi je vous en parle ?
03:49Parce que ça fait du bien, parce que c'est une histoire à contre-courant.
03:52On nous l'a répété mille fois, que cette jeunesse-là était perdue,
03:56une génération qui ne saurait plus parler, plus articuler une pensée,
04:00une jeunesse décérébrée par le lâcher-prise hérité des boomers.
04:03Et bien Melle et Fernande s'a dit d'abord quelque chose d'autre de nos jeunes,
04:07quelque chose qu'on n'attendait pas.
04:08Ce téléphone qu'on accusait de les couper du monde,
04:11et bien Melle a su le retourner.
04:12Elle en a fait un pont.
04:14Le même outil qu'on disait responsable de leur isolement,
04:16c'est celui qui est utilisé pour aller chercher la personne la plus âgée de la maison
04:20et lui tendre un micro.
04:21La génération Melle, ce n'est pas une génération qui fuit ses vieux,
04:25c'est une génération qui les filme, qui les montre, qui les met en lumière,
04:28qui les taquine avec tendresse.
04:30Et ça, c'est un renversement complet,
04:33parce que dans une société de boomers qui célèbre la jeunesse, la performance,
04:37on avait fini par ranger le grand âge dans un coin,
04:40hors champ, entre la soupe et question pour un champion.
04:43Et soudain, grâce à une arrière-petite fille,
04:45ces vies-là retrouvent un public, une utilité, une joie.
04:49Une jeune femme de 23 ans qui choisit sa centenaire plutôt qu'une rêve partie,
04:53si vous cherchez un signe d'espoir sur l'époque, il est là.
04:56Et aujourd'hui, ce duo, Melle et Fernande, rassemblent plus d'un million d'abonnés sur TikTok,
05:01700 000 sur Instagram,
05:02et ont publié donc un livre chez Fayard au titre émouvant.
05:07En la regardant vieillir, j'ai appris à vivre.
05:10Tout est là, dans cette phrase.
05:11Une jeune femme qui apprend la vie en regardant une vieille dame la quitter doucement.
05:16Fernande a connu un siècle, les guerres, les deuils, les chamboulements,
05:20et au crepuscule de sa vie, c'est une jeune femme née avec un smartphone
05:24qui lui offre son plus beau public.
05:26Au fond, elle nous montre pas seulement comment bien vieillir,
05:29elle nous montre comment bien vieillir ensemble,
05:33toutes générations confondues, et ça, c'est une belle leçon.
05:36Merci beaucoup de nous remonter, comme je le disais.
05:38Le moral est de montrer que les différentes générations
05:41peuvent cohabiter de la meilleure des manières, en tout bien, tout honneur,
05:44parce que parfois, c'est important de le rappeler, Stéphane Simon.
05:47Nous sommes également avec Arthur de Vatrigan.
05:49Nous allons parler de jeunesse, en quelque sorte,
05:51puisque nous allons parler de réseaux sociaux.
05:53En particulier pour les jeunes, on parle d'Instagram.
05:55Il vous est arrivé quelque chose, cette semaine,
05:57ou plutôt il y a deux semaines, Arthur de Vatrigan,
06:00vous, directeur de l'Incorrect, quelque chose d'assez ahurissant.
06:02On a supprimé, deux fois de suite, sans autre forme de procès,
06:06juste par une simple notification, sans procédure contradictoire,
06:10la page Internet de votre média, l'Incorrect,
06:12ou plutôt la page Instagram, je vous formule.
06:15Exactement. En fait, on s'est fait supprimer une première fois,
06:18sachant que cette page Instagram est dédiée à la publication de vidéos,
06:21de critiques de livres et de films.
06:23La première fois, on s'est fait supprimer le compte,
06:26après une analyse du film, l'objet du délit d'Agnès Jaoui.
06:29Donc, pas vraiment d'un sujet politique,
06:32ou qui prête à débat, sinon l'objet cinématographique.
06:36Donc, on s'est dit, il y a une erreur administrative,
06:38ou peut-être qu'on s'est trompé, qu'on n'avait pas rentré les bonnes choses,
06:40qu'on n'avait pas identifié comme il fallait.
06:42Donc, on négocie, on fait la procédure classique.
06:45Rien, pas de réponse, parce que de toute façon, ce sont des robots.
06:47Ou alors, s'ils ne sont pas des robots, ils se cachent très très haut,
06:49on ne sait pas où.
06:50Si c'est aux Etats-Unis, c'est une ingérence étrangère,
06:52il faudra se poser des questions.
06:53Si c'est en France, on n'a même rien à savoir, qui c'est.
06:55Bref, on recrée une page, on certifie la page,
06:58donc on paye un abonnement, on vérifie les identités,
07:00on met toutes nos cartes d'identité, on fait tout ça.
07:02Et puis, 24 heures après, page supprimée,
07:04avec cette mention de, vous n'avez plus le droit de créer de compte,
07:07et vous êtes banni définitivement,
07:09et vous n'aurez plus le droit de recréer un compte.
07:12Sachant que le seul poste qu'on avait fait,
07:13c'était la une du numéro avec Dantec et Houellebecq.
07:15Donc, après le cinéma, maintenant la littérature,
07:17ça devient un peu compliqué.
07:19Oui, effectivement, et surtout, c'est assez contradictoire
07:21avec ce qu'on pensait de l'évolution de la liberté d'expression
07:23sur les réseaux sociaux ces dernières années.
07:26Quels sont vos recours ?
07:27Eh bien, les recours, c'est tribunal, évidemment.
07:30Après, pendant dix jours, on s'est tue,
07:32on a appelé, j'ai eu des numéros,
07:34des contacts de méta haut placés,
07:37qui, pour les premiers,
07:38m'ont envoyé Petre et les deuxièmes m'ont carrément ignoré.
07:41Donc, là, c'est pourquoi on a fait
07:42une diffusion publique, pour que ça remonte,
07:44pour que les gens puissent alerter
07:46s'ils trouvent que c'est scandaleux qu'ils puissent alerter
07:48et partager.
07:49Simplement, nous, ce qu'on réclame uniquement,
07:50c'est leur établissement de notre compte.
07:52Surtout pour un média plutôt culturel
07:53qui a besoin de diffuser des critiques d'ouvrages,
07:56de films, et donc c'est particulièrement...
07:57Ça permet de faire connaître.
07:58Voilà, c'est un outil qui permet de faire connaître.
08:01Arnaud Gallet ?
08:02Oui, je trouve ça assez fou, quand même,
08:04quand on voit que, notamment sur Instagram,
08:05on retrouve certains comptes avec des poupées sexuelles
08:09à l'effigie d'enfants, des choses comme ça,
08:10on les laisse, en fait, tranquillement,
08:12et de savoir que, là, il y a un tel compte
08:14qui est supprimé, ça montre toute la...
08:17Enfin, on a l'impression de vivre...
08:19Enfin, c'est une farce.
08:20C'est pas possible, quoi, je veux dire,
08:21d'avoir des choses comme ça.
08:22Et en plus, sur un média qui est culturel,
08:24qui nécessite...
08:26Enfin, qui impulse quelque chose
08:28qui est important, quel que soit le sujet,
08:30on voit bien que tout ce qui est cinéma,
08:31c'est quelque chose qui est essentiel
08:33pour faire évoluer aussi la société,
08:34donc c'est quand même assez affligeant.
08:36Effectivement.
08:37En tout cas, deux poids, deux mesures sur les réseaux,
08:38il fallait le souligner.
08:40Du coup, on relaie votre appel, évidemment.
08:42Merci, effectivement.
08:42Mon cher Arthur de Vatrigan,
08:44venons-en maintenant au sujet de la semaine de ce dimanche
08:48pour nous, avec notre invité que vous entendiez à l'instant,
08:51Arnaud Gallet, je le disais,
08:52président de l'association Mouv'enfant.
08:54Vous courez les plateaux de télévision,
08:56les studios de radio,
08:57les palais de justice,
08:58vous manifestez depuis des années
09:00pour que ce qui vous est arrivé
09:02lorsque vous aviez entre 8 et 11 ans
09:04avec un violeur pédocriminel
09:05n'arrive plus à d'autres
09:06et pourtant, ça continue.
09:07Cette année, en quelques mois,
09:09je vais faire une petite rétrospective.
09:11On découvre le sort de la petite Liana.
09:13On découvre que ce sort en cache d'autres
09:15puisque manifestement,
09:16il y avait d'autres victimes
09:17qui criaient ce qui leur était arrivé
09:19avant même que le sort funeste
09:21ne frappe Liana.
09:22Pourtant, elle n'était pas entendue.
09:23On a eu l'affaire,
09:25et on a toujours l'affaire,
09:26du pays scolaire parisien.
09:27On a eu l'affaire,
09:28il y a quelques mois,
09:29c'était à peine hier,
09:30de Bétaram,
09:32alors que François Bayrou
09:33était Premier ministre.
09:34Et je ne reviendrai pas
09:35sur tout ce qui a frappé
09:35notamment l'Église catholique française
09:37ces dernières années.
09:39C'est une espèce de jour sans fin.
09:40Est-ce que vous avez l'impression
09:42que les phénomènes
09:43ou les affaires se multiplient
09:44ou qu'au contraire,
09:45c'est juste qu'on découvre petit à petit
09:47ce qu'on ne voulait pas voir ?
09:48Vous avez raison,
09:48c'est un jour sans fin,
09:49c'est le jour de la marmotte.
09:52C'est exactement ça,
09:53vraiment la référence.
09:55C'est-à-dire que,
09:55vous avez raison,
09:56vous avez cité différentes histoires,
09:57c'est sans cesse les mêmes histoires.
09:59On peut quand même rappeler,
10:00surtout,
10:01et c'est important de le dire,
10:02qu'en 2021,
10:03Emmanuel Macron,
10:04qui n'est quand même pas n'importe qui
10:05dans ce pays,
10:05le président de la République,
10:06met en place une commission
10:07indépendante sur l'inceste
10:08et les violences sexuelles
10:10faites aux enfants
10:10suite au MeToo inceste
10:11où il y a 80 000 témoignages
10:13sur Twitter.
10:15À quelle commission on dit
10:16qu'il y a des dysfonctionnements
10:18systémiques
10:18avec 3% des agresseurs
10:19qui sont condamnés
10:20moins de 1%
10:21en cas d'inceste ?
10:22Et là,
10:22on a un président de la République
10:23et on a un garde des Sceaux
10:24qui découvre
10:27qu'il y a un dysfonctionnement.
10:29Mais il n'y a pas un dysfonctionnement,
10:31il y a un système qui dysfonctionne,
10:32ce n'est pas la même chose.
10:33Donc c'est pour ça
10:34que l'enquête administrative,
10:35et puis à moi,
10:36ce qui m'agace par-dessus tout,
10:38c'est que là,
10:38les réponses qui sont apportées,
10:39politiques,
10:39toujours à la française,
10:41qui m'horripilent,
10:42c'est qu'on va mettre en place
10:43une commission d'enquête.
10:44Enfin, je veux dire,
10:45il y a combien de rapports
10:46de commission d'enquête
10:47qui servent à être de caleporte
10:49dans ce pays ?
10:50Je veux dire,
10:50il y a le rapport
10:51de la commission indépendante
10:52sur l'inceste
10:52sous les violences sexuelles
10:53faites aux enfants,
10:54où M. Macron avait quand même
10:55demandé aux personnes de témoigner
10:5633 000 personnes qui témoignent,
10:58il ne se passe rien derrière.
10:59Donc on arrête de se moquer du monde
11:00dans ce pays,
11:01à un moment donné,
11:02on découvre sans cesse,
11:03là on se rend compte en plus
11:03de cette affaire là,
11:04où elle est quand même emblématique
11:05pour dire des choses comme ça.
11:07On se rend compte
11:07qu'il y a de l'inceste
11:08avec le grand-père,
11:09il y a quand même
11:09des soupçons quand même
11:10assez forts.
11:11On se rend compte que le frère aussi,
11:13il y a quand même des choses
11:13qui vont a priori pas très bien.
11:15Il est présumé innocent,
11:16ça on sait bien,
11:17il faut toujours le rappeler.
11:17Tout le monde à ce stade
11:18est présumé innocent,
11:19mais on va le préciser,
11:20d'ailleurs on va revenir
11:20sur le profil.
11:21Justement,
11:21vous faites très bien de reparler.
11:22On va parler dans un instant
11:24du suspect numéro 1,
11:26toujours présumé innocent,
11:27je le rappelle,
11:27il s'appelle Jérôme Barrella.
11:28Il a 41 ans,
11:29né en 1985,
11:31c'est lui qui a été vu
11:32pour la dernière fois
11:33avec la petite Liana.
11:35Il était connu des services
11:36depuis plusieurs années,
11:36des signalements depuis 2017,
11:38plainte pour viol répétée
11:39sur une mineure de 10 ans.
11:40La Mitzaf,
11:41fille déposée en août 2025,
11:42elle n'a pas été traitée.
11:43Pourquoi tout le monde
11:45l'a laissée dans la nature ?
11:46Pourquoi il a pu sévir ?
11:47On va en parler avec vous,
11:49Arnaud Gallet,
11:49et avec Stéphane Simon
11:50et Arthur Devatrigan
11:51dans un instant sur Sud Radio.
11:54Sud Radio,
11:55le choc des idées,
11:56Jean-Marie Bordry.
11:57La France est-elle complaisante
12:00avec les pédocriminels ?
12:02Pardon de poser la question ainsi,
12:04mais on est bien obligé
12:05d'y revenir.
12:06Avec notre invité Arnaud Gallet,
12:07fondateur de l'association
12:08Mouve Enfant,
12:09nous sommes toujours avec
12:09Stéphane Simon
12:10et Arthur Devatrigan.
12:12Nous parlons du sort
12:14de la petite Liana
12:15et notamment du profil
12:17du suspect numéro 1,
12:19Jérôme Barrella,
12:19je le rappelle,
12:2041 ans,
12:21signalé à de multiples reprises,
12:23même par des services américains
12:24qui étaient toujours
12:25dans la nature
12:26et c'est lui
12:26qui a été vu
12:27pour la dernière fois
12:28en compagnie
12:29de la petite Liana.
12:31Première question
12:31avant de donner la parole
12:32à Stéphane
12:32et à Arthur Arnaud Gallet.
12:34Est-ce que ça vous a étonné
12:36de constater la multiplication
12:39des signalements
12:40de M. Barrella
12:41et le fait qu'il était
12:42quand même toujours en liberté ?
12:43Non, ça n'étonne pas.
12:44En fait,
12:45la France souffre
12:46d'une amnésie collective.
12:48C'est-à-dire qu'on est quand même,
12:49il faut le rappeler,
12:50en 2020,
12:52il y a la condamnation
12:53de la France
12:54par la Cour européenne
12:56des droits de l'homme
12:57dans l'affaire Marina.
12:58L'affaire Marina,
12:59c'est cette petite
12:59où il y avait eu
13:00X signalements,
13:01des plaintes,
13:01enfin bref,
13:01différentes choses
13:02qui avaient été faites,
13:02qui étaient restées
13:03chez ses parents
13:04malgré toutes les violences
13:04qu'elle subissait.
13:05Elle en est morte
13:06et l'État français
13:07a été condamné en 2020.
13:08On peut parler du petit Bastien
13:09qu'on a retrouvé,
13:10pareil,
13:11dont le beau-père faisait,
13:13comment dire,
13:14était l'objet
13:14de plusieurs informations
13:15préoccupantes de signalements.
13:17On a retrouvé le petit mort
13:18dans la machine à laver.
13:19Enfin bref,
13:20on peut multiplier.
13:21On peut parler
13:21de la petite Chahina
13:22qui avait été brûlée
13:26qu'il avait violée.
13:28Enfin voilà,
13:28et on voit bien encore
13:29tous les dysfonctionnements.
13:30Donc,
13:31c'est pas quelque chose
13:31de nouveau
13:32et puis c'est surtout
13:33que la commission indépendante
13:34sur l'inceste
13:34et les violences sexuelles
13:35faites aux enfants,
13:36encore une fois,
13:36demandée par Emmanuel Macron,
13:38a dit,
13:38c'est le juge
13:40qui a été à la tête quand même,
13:40le juge Durand,
13:41qui a dit qu'on était
13:42dans un régime d'impunité.
13:44Donc,
13:44qu'est-ce qu'on découvre
13:45aujourd'hui
13:45par rapport à la pédocriminalité
13:47et par rapport aux violences
13:48faites aux enfants ?
13:48On découvre rien.
13:49Finalement,
13:50c'est sans cesse
13:50la même chose
13:51comme sur les violences
13:52faites aux femmes.
13:52On connaît tous
13:53l'histoire d'une femme
13:54qui a voulu aller déposer
13:54plainte par exemple
13:55dans un commissariat.
13:56Elle lui a dit
13:56écoutez madame,
13:57repassez demain.
13:58Elle n'est jamais repassée.
13:59Pourquoi ?
13:59Parce qu'elle est morte.
14:00Voilà,
14:00tout simplement.
14:01c'est des choses classiques.
14:02Ce qui est arrivé aux femmes
14:03est souvent la même chose
14:04qu'aux enfants.
14:05C'est le même système.
14:06C'est le même système.
14:06Stéphane Simon ?
14:07Non,
14:07je voulais qu'Arthur.
14:09Oui,
14:10moi j'ai une question sur...
14:12Alors d'abord,
14:12réaction politique.
14:14Évidemment,
14:14on a entendu beaucoup
14:15de politique parlée.
14:15Et la dernière étant
14:16celle du président de la République,
14:18Emmanuel Macron,
14:19qui, alors moi,
14:19je n'ai jamais été victime
14:21de quoi que ce soit.
14:21Je n'ai pas dans mon entourage
14:22des gens qui ont été victimes.
14:24Donc je réagis
14:24comme un citoyen lambda
14:26qui est choqué
14:28et qui est le cœur propulsé
14:29au bout des lèvres
14:30dès qu'on parle de cette affaire.
14:31Mais Emmanuel Macron a dit
14:33il ne faut pas répondre
14:34à ce drame par des cris.
14:38Comment ça vous fait réagir
14:39et qu'est-ce qu'il faut en penser ?
14:41Comment ça me fait réagir ?
14:42Je pense que c'est du mépris complet.
14:44Quand on a 60 000 personnes
14:46qui vont dans la rue
14:46pour dénoncer justement
14:48ce système
14:48qui demande à manifester
14:50devant le ministère de la Justice
14:52non pas pour couper une tête
14:53mais pour demander justice,
14:55ce qui est plutôt sain
14:55dans une démocratie,
14:57je trouve que c'est une réponse
14:58qui est complètement
14:59à côté de la plaque.
15:00Les cris, heureusement
15:01qu'il y a des cris
15:02quand on voit
15:02ce qui s'est passé
15:03pour cette petite.
15:04Il y a de quoi crier, hurler.
15:05Il devrait crier Emmanuel Macron
15:07par rapport à ça.
15:08Il devrait le faire
15:09plutôt que de garder
15:10une forme de calme
15:11et de se dire
15:12il est indécent.
15:13il va défendre son bilan
15:15au moment où on parle
15:16d'un crime atroce
15:18qui aurait pu être évité.
15:19Je veux dire
15:20on a ôté la vie
15:21de cette petite fille
15:22avec une responsabilité
15:23systémique
15:24à différents niveaux.
15:25On le voit bien
15:25avec une plainte
15:26qui avait été déposée
15:27par une maman en 2025
15:29avec des faits
15:29quand même accablants
15:30la maman de la petite Rosa.
15:31De la petite Rosa
15:32exactement.
15:33Et puis quelqu'un
15:34qui était en liberté
15:35une fois de plus.
15:36Donc ça veut dire quoi ?
15:37Ça veut dire qu'on est
15:38sans cesse à répéter
15:39la même chose
15:39et on a Emmanuel Macron
15:40qui dit tout est son contraire.
15:42C'est lui en même temps.
15:43C'est-à-dire qu'il met en place
15:44la commission indépendante
15:45sur l'inceste
15:45et les violences sexuelles
15:46faites aux enfants
15:47parce qu'il y a des gens
15:48qui dénoncent un système judiciaire
15:50qui est à la ramasse.
15:52Au passage,
15:52c'est important de le dire,
15:53les juges eux-mêmes
15:54le dénoncent
15:54et notamment le syndicat national
15:55de la magistrature
15:56puisqu'en 2024
15:57il y a un petit livret rouge
15:59dont le titre est quand même éloquent
16:01c'est
16:02la justice
16:03ne protège pas
16:05les enfants.
16:07Et ça
16:07c'est le syndicat national
16:08de la magistrature
16:09qui publie ce livret rouge.
16:11Donc qu'est-ce qu'il découvre
16:12en fait aujourd'hui
16:13avec cette affaire-là ?
16:13Enfin c'est scandaleux.
16:14Stéphane Simon.
16:15Oui, il y a quelque chose
16:16qui m'interroge beaucoup
16:17c'est le nombre
16:19d'enfants victimes
16:21de violences sexuelles
16:22d'incestes
16:26donc de crimes
16:27de pédocriminels
16:28on parle
16:29cette image
16:31est pour moi
16:32très illustrative
16:33on parle
16:35dans une classe
16:36dans une classe
16:37d'élèves
16:37en général
16:38une trentaine de personnes
16:39on parle de
16:40trois élèves
16:41c'est-à-dire
16:41un élève sur dix
16:44est victime
16:45de violences sexuelles
16:47de pédocriminalité
16:49et on ne se rend pas
16:50vraiment compte
16:51je crois
16:51du phénomène
16:52avant de poser
16:53un diagnostic
16:53il faudrait quand même
16:54dire deux mots
16:55du nombre de victimes
16:56et de l'ampleur
16:57du phénomène
16:58que ça représente
16:59bien sûr
16:59on peut donner
17:00même les chiffres
17:01du conseil de l'Europe
17:02un enfant sur cinq
17:02en Europe
17:03est victime de violences sexuelles
17:04c'est le conseil de l'Europe
17:05qui le dit
17:05avec donc des priorités
17:06qui sont fixées
17:07au niveau des pays
17:08la France
17:09on dit 160 000 enfants
17:10c'est fourchette très basse
17:11mais regardez 2019
17:12un peu avant le Covid
17:14parce que c'est toujours important
17:14de prendre une année de référence
17:16il y a 23 000 enfants
17:17qui ont déposé plainte
17:18pour des faits de violences sexuelles
17:19combien d'enfants
17:20n'ont pas déposé plainte
17:21si on regarde les chiffres aussi
17:24c'est des réponses pénales
17:25rattachées au ministère de l'Intérieur
17:26dit qu'il y a moins de 4%
17:28des enfants victimes de viol
17:29qui déposent plainte
17:30donc on est sûrement
17:31face à une réalité
17:32en fait qui est sous-estimée
17:33l'enjeu
17:34vous avez raison de le dire
17:35et c'est pour ça
17:35qu'on avait pris ces chiffres
17:36au niveau de la civile
17:36un enfant toutes les trois minutes
17:38trois enfants par classe
17:38parce que l'enjeu
17:39c'est d'aller les chercher
17:40bien évidemment
17:41c'est de se dire
17:41qu'il nous faut des politiques publiques
17:42il y a une urgence
17:43enfin je veux dire
17:43moi ce qui m'agace par-dessus tout
17:46on prend l'exemple du terrorisme
17:47à juste titre
17:48qu'est-ce qu'on fait
17:48avec le terrorisme
17:49on est là
17:50on se dit
17:51ben voilà
17:51il y a des gens
17:52qui mettent en danger
17:53la population
17:54qui mettent en danger
17:54les valeurs de la république
17:55on va les ficher
17:57et on se pose même pas
17:58la question
17:58il y a des fichesses
17:59on se pose pas la question
18:00de se dire
18:00présomption d'innocence
18:01pas présomption d'innocence
18:02non c'est administratif
18:03c'est pas judiciaire
18:04une fichesse
18:04justement
18:05mais moi je me pose la question
18:06très sincèrement
18:08je veux dire
18:08il y a une réponse
18:09qui est apportée
18:10sur le fond du sujet
18:11qui nécessite une réforme
18:12d'ampleur
18:13qui va prendre du temps
18:14mais moi je plaide
18:17pour que les services de police
18:18mettent en place
18:19un fichier
18:20qui recense
18:20les informations préoccupantes
18:22sur des questions de violence
18:23faites aux enfants
18:23puisqu'on sait qu'aujourd'hui
18:25l'aide sociale à l'enfance
18:26dysfonctionne
18:26on a eu plein
18:27on a eu la commission d'enquête
18:28sur l'azot
18:29qui l'a démontré
18:30qu'on recense également
18:31les personnes qui font l'objet
18:32de signalement comme cela
18:33de plaintes
18:34qui sont laissées
18:35mais ils sont recensés
18:36en quelque sorte
18:36il y a un fichier
18:37des délinquants sexuels
18:38en France
18:38le fichier des délinquants sexuels
18:39c'est important
18:40je vais revenir dessus
18:40après il y a la question
18:41des condamnations
18:42le fichier des condamnations sexuelles
18:44le figès
18:45déjà il faut savoir que
18:47automatiquement
18:48vous êtes inscrit au figès
18:49quand vous avez une condamnation
18:50supérieure à 5 ans
18:51c'est-à-dire sous les 5 ans
18:52il n'y a rien
18:53sous les 5 ans
18:53c'est à la discrétion du magistrat
18:55qui va dire par exemple
18:56donc vous avez plein de gens
18:57qui sont par exemple
18:58condamnés avec du sursis
18:59on le sait ça aussi
19:00on ne le découvre pas
19:01la presse inonde
19:02en fait abonde
19:03dans ce sens-là
19:04en disant
19:04c'est incroyable
19:05le père qui a incesté
19:07sa fille
19:08il prend condition avec sursis
19:09ces gens-là
19:10n'apparaissent pas
19:11en réalité
19:11dans le figès
19:12donc ça signifie
19:12que vous faites
19:13un certificat de laboratoire
19:14en tout cas pas automatiquement
19:14c'est ce que vous dites
19:15mais revenons sur un fichier
19:17justement
19:17parce que ça c'est important
19:18c'est pas comme s'il était nulle part
19:20Jérôme Barrella
19:21par exemple
19:21il a été signalé
19:23par l'organisation américaine
19:25NCMEC
19:26pour activités suspectes en ligne
19:28il avait fait d'autres choses
19:29notamment
19:29il a été signalé
19:31pour comportement inapproprié
19:32en milieu scolaire
19:33enfin il a clignoté
19:34d'à peu près partout
19:36où est-ce que ces informations
19:37sont arrivées
19:38pour rester l'être morte
19:39c'est arrivé à l'office mineur
19:40mais je vais prendre
19:41la défense de l'office mineur
19:43il n'y a pas énormément
19:44de policiers
19:45d'agentes
19:46et d'agents
19:46et en fait
19:47la réalité c'est que
19:48la France
19:48je veux dire ce que c'est
19:49c'est 700 signalements
19:50par jour
19:50qui sont faits
19:51en termes de cyberpédocriminalité
19:52où 90% de ces contenus
19:54c'est de l'inceste
19:55c'est-à-dire
20:10ce qui donne quoi ?
20:11ce qui donne que la France
20:12c'est le quatrième pays
20:13au monde
20:14hébergeur de contenus
20:15cyberpédocriminels
20:16le deuxième d'Europe
20:17c'est ça la réalité
20:18et cette réalité là
20:19le ministre de l'intérieur
20:20de l'époque
20:21Gérald Darmanin
20:22la connaît
20:22et le garde des sceaux
20:23aujourd'hui
20:24la connaît également
20:25ce qui pose
20:25différentes questions
20:26oui parce qu'en commission
20:26d'enquête
20:27Gérald Darmanin
20:28a reconnu qu'il y avait
20:28tous les jours
20:29des connexions
20:30extrêmement nombreuses
20:31sur ces sites pédopornographiques
20:33en France
20:33et pour autant
20:35il ne s'est pas passé
20:36grand chose
20:36donc est-ce que ça veut dire
20:38que potentiellement
20:39il y a des centaines
20:41de milliers
20:42de pédocriminels
20:43en France
20:43ou de dizaines
20:45de milliers au moins
20:46puisque tous les jours
20:47on a des connexions
20:49sur ces sites
20:50on peut donc remonter
20:51assez facilement
20:53et les identifier
20:54mais c'est juste
20:54que c'est tellement
20:55une lame de fond
20:57un tsunami
20:59c'est un phénomène
21:00qui est d'une ampleur
21:02qu'on ne s'est pas traité
21:02finalement
21:03oui inévitablement
21:03il y a des centaines
21:04de milliers
21:05voire plus
21:05de pédocriminels
21:06puisque vous avez
21:06en France
21:07bien sûr
21:07puisque vous avez
21:0811% de la population
21:10d'après un sondage
21:10Ipsos 2023
21:11qui a été victime
21:12d'inceste
21:13dans ce pays
21:13donc ça veut dire
21:14que les chiffres
21:15sont énormes
21:16ils peuvent faire peur
21:17et je pense
21:17qu'il faut quand même
21:19prendre la mesure
21:20de ce dont on parle
21:21après vous voyez
21:22ce qui est intéressant
21:22c'est que
21:23vous avez plusieurs choses
21:24quand on parle
21:24de cyberpédocriminité
21:25la première
21:26c'est qu'on pourrait
21:27utiliser aussi
21:27l'intelligence artificielle
21:29c'est ce que demande
21:30notamment Interpol
21:31en mettant
21:32une technologie en place
21:33qui s'appelle
21:34l'ADN picture
21:34c'est-à-dire la capacité
21:35d'identifier en fait
21:36des images avec des enfants
21:38les retirer
21:39parce que le drame
21:39aujourd'hui
21:40c'est que ces images
21:40même quand vous condamnez
21:41quelqu'un qui a des contenus
21:42elles restent en ligne
21:43ces images
21:44vous imaginez le traumatisme
21:45pour la personne
21:46qui a été violée
21:47qui sait que l'image
21:47non on ne fait pas
21:48parce que certains pays
21:49disent au nom
21:50de la liberté
21:50d'expression
21:51ou de circulation
21:53je ne sais pas quoi
21:54enfin bref
21:54il y a plein de bonnes excuses
21:55pour regarder ces contenus
21:55là où au passage
21:56on retire
21:57quand une personne
21:58un pédocriminel
21:59est condamné
22:00il demande
22:01à sa sortie de peine
22:02de retirer
22:03tous les articles de presse
22:04le concernant
22:04ça on arrive à le faire
22:05alors on peut discuter
22:06de ce truc là
22:07néanmoins on se dit
22:07quand même que
22:08oui effectivement
22:09il a payé sa peine
22:10après tout
22:10je veux dire
22:11c'est une réflexion
22:11de fond à voir
22:12donc ça veut dire
22:13qu'on laisse
22:14en fait
22:14ces contenus
22:16qui s'accumulent
22:17ni plus ni moins
22:18et qui fait qu'au bout d'un moment
22:19internet
22:19et c'est pas que le dark web
22:20c'est sur tout
22:21bien sûr
22:22c'est sur Instagram
22:23on parlait déjà d'Instagram
22:24le nombre de contenus
22:25sont incroyables
22:26et là pour le coup
22:26les comptes ne sont pas supprimés
22:28est-ce que ça arrive
22:28plus souvent en France
22:29que dans d'autres pays
22:30par exemple
22:30c'est ce qu'on verra avec vous
22:32mais dans un instant
22:32on va revenir sur un autre scandale
22:34parce que malheureusement
22:34une affaire chasse l'autre
22:36c'est le scandale
22:37du périscolaire parisien
22:38ces animateurs
22:39notamment de garderies
22:41parfois de maternelle
22:43132 animateurs
22:44ont été suspendus
22:45depuis janvier 2026
22:47dans la capitale parisienne
22:48j'ai dit depuis janvier 2026
22:49tiens tiens
22:50en gros
22:51après les municipales
22:52tant qu'à faire
22:52c'était un peu plus simple
22:53comment on a pu laisser
22:55un tel cloaque
22:56prospérer
22:57dans la capitale
22:58c'est ce qu'on verra
22:59avec vous Arnaud Gallet
23:00en compagnie de Stéphane Simon
23:01et d'Arthur Devatrigan
23:01à tout de suite
23:02sur Sud Radio
23:04Sud Radio
23:04le choc des idées
23:06Jean-Marie Bordry
23:07le choc d'un fléau
23:08ce dimanche
23:09sur Sud Radio
23:10nous sommes en compagnie
23:11de Stéphane Simon
23:12et d'Arthur Devatrigan
23:13directeur du magazine
23:13L'Incorrect
23:14avec notre invité
23:15Arnaud Gallet
23:16fondateur de l'association
23:18Move Enfants
23:19la France
23:20a-t-elle
23:20plus que les autres pays
23:22un problème
23:22de pédocriminalité
23:24et de complaisance
23:25avec celle-ci
23:25on a parlé du sort
23:26de la petite Liana
23:27à l'instant
23:28on va parler maintenant
23:28du scandale
23:29absolument ahurissant
23:31du périscolaire parisien
23:33plus de 130 animateurs
23:35suspendus
23:36pour soupçons
23:37de conduite inappropriée
23:38je le dis
23:38avec beaucoup de guillemets
23:39et beaucoup de pudeur
23:40manifestement
23:41avec des enfants
23:42en très bas âge
23:43dans la capitale parisienne
23:44c'était là
23:44sous nos yeux
23:45en plein milieu du pays
23:46et on a fini par découvrir
23:48que ça prenait une ampleur
23:49absolument phénoménale
23:50comment vous l'expliquez
23:51Arnaud Gallet ?
23:52c'est très simple
23:52là où il y a des enfants
23:54il y a des prédateurs
23:54et comme on est incapable
23:56de mettre en place
23:56une obligation de résultat
23:58en matière de sécurité
23:59des enfants dans ce pays
24:00et qu'on vit dans une forme d'idéal
24:01qui fait que chacun d'entre nous
24:03même moi le premier
24:04moi j'ai déposé
24:05enfin quand je dépose mon enfant
24:07à l'école
24:08je ferme les yeux
24:08c'est-à-dire que je leur fais confiance
24:10confiance
24:11comment est-ce qu'on peut faire confiance
24:12sans savoir exactement
24:13ce qui se met en place
24:14dans un établissement
24:15sans être dans le flicage absolu
24:17on est aujourd'hui là-dessus
24:18donc ça signifie
24:19que ça fait des années
24:20que ça dure
24:20ce qui est intéressant
24:21c'est que ça part quand même
24:23du périscolaire
24:24et en même temps
24:24c'est dans la continuité de Béteram
24:26vous voyez Béteram
24:27ça nous ramenait vers le passé
24:28et on se disait
24:28bah non c'est fini
24:29c'est fini
24:30c'est fini
24:30c'est fini
24:31parce qu'on aime bien dire
24:31que c'était avant les violences
24:32et quand on se rend compte
24:34que ces violences existent encore aujourd'hui
24:36bah c'est un électrochoc
24:37c'est-à-dire qu'on se dit
24:38au bout d'un moment
24:38ah bah nous on le savait
24:39bien évidemment
24:39quand on travaille dans le milieu
24:41enfin on le savait quand même
24:42vous dites là où il y a des enfants
24:43il y a des prédateurs
24:44pardon mais il y a des endroits
24:45où il y a plus de prédateurs
24:45qu'ailleurs
24:46je prends l'exemple
24:47d'une seule
24:47une seule école parisienne
24:49l'école Saint-Dominique
24:5216 personnes
24:53suspendues
24:53à l'intérieur de cette seule école
24:54enfin c'est un rassemblement
24:56ils se sont passés le mot
24:57ils sont tous arrivés
24:57qu'est-ce qui s'est passé ?
24:58attendez
24:58l'école Saint-Dominique
25:00comme Béteram et autres
25:01c'est pour ça qu'on en parle maintenant
25:02moi je me permets de revenir
25:04sur le rapport
25:04de la commission indépendante
25:05sur les abus sexuels
25:06dans l'église
25:06ok
25:07rapport publié en 2021
25:08que dit ce rapport ?
25:10330 000 victimes
25:11de pédocriminalité
25:12dans l'église
25:13en 70 ans
25:14dont 106 000
25:15dans des établissements privés
25:16donc ça veut dire
25:17que si on découvre aujourd'hui
25:18que dans les écoles privées
25:20quelles qu'elles soient
25:21Saint-Dominique ou d'autres
25:22il y a des prédateurs
25:23mais on a fait quoi du rapport ?
25:25et c'est pour ça
25:25qu'on a parlé de Béteram et autres
25:26parce que les victimes ont parlé
25:28parce qu'il y a un chiffrage
25:29qui a été fait
25:30et qu'a fait l'État derrière ?
25:32bah rien
25:32et comment on en arrive
25:33à ce que 16 personnes
25:36se rassemblent
25:37dans une même école ?
25:38c'est un réseau ?
25:39c'est quoi ?
25:39non mais je pense que
25:40de manière très simple
25:41alors moi j'ai un peu de mal
25:42avec les réseaux
25:43moi je pense que
25:44c'est ce qu'a démontré
25:46le rapport sauvé
25:47c'est-à-dire que les gens
25:47au bout d'un moment même
25:48se refilent les bons plans
25:49c'est-à-dire qu'on est dans
25:49quelque chose
25:51où les gens
25:51c'est de la pédocriminalité
25:53vous dites
25:54les pédocriminels
25:55se refilent les bons plans
25:56bah oui
25:56parce que les gens
25:57en fait s'identifient
25:57y compris au bout d'un moment
25:58sur internet
25:59et différentes choses
25:59et puis c'est pas forcément
26:01hyper organisé
26:02mais vous savez très bien
26:02en fait qu'à un moment donné
26:03que là vous risquez quasiment rien
26:05de toute façon
26:05je le redis
26:053% des agresseurs
26:07sont condamnés
26:07moins de 1%
26:08c'est quoi le problème ?
26:09y'a pas de risque en fait
26:10et même quand vous êtes condamné
26:12bon
26:13et d'ailleurs
26:13quand vous êtes condamné
26:15bon on sait bien
26:15que les peines
26:16elles sont pas
26:17hyper importantes
26:17on a bien vu
26:18avec le périscolaire
26:19dont vous parlez
26:19le réquisition au niveau
26:20du parquet
26:21la première chose
26:22c'est du sursis
26:23vous êtes sur des choses
26:24finalement assez légères
26:25c'est light
26:26alors dans l'affaire
26:27du périscolaire
26:27il y a encore quelque chose
26:29qui est commun
26:29avec l'affaire Liana
26:30c'est que
26:31il y a des alertes
26:32qui sont lancées
26:33par les élus d'opposition
26:35au conseil municipal
26:36de Paris
26:37dès 2015
26:38dès 2015
26:40donc vous voyez
26:41un peu
26:41il faudra attendre
26:43plus de 10 ans
26:44pour que ça commence
26:45à bouger
26:46et qu'on commence
26:47à s'intéresser
26:47à ce qui se passe
26:48à l'intérieur
26:49du périscolaire
26:49là encore
26:50on peut se demander
26:51mais comment se fait-il
26:52que ce soit aussi long
26:54si ce n'est
26:55une forme de négligence
26:57totale
26:57des services administratifs
26:58de Paris
26:59pour lesquels
27:00pour l'instant
27:00on n'a pas grand chose
27:02je dirais
27:03en termes de répercussions
27:04il n'y a pas eu
27:04beaucoup de mesures prises
27:06sur l'encadrement
27:07sur les responsabilités
27:09c'est une espèce
27:09de grand silence
27:10total
27:11mais je voudrais
27:12vous poser une question
27:13parce que vous êtes
27:14Arnaud Gallet
27:15anthropologue
27:16en plus d'être président
27:17de Mouve Enfant
27:18comment vous expliquez
27:20que l'homme
27:21dans son acception
27:22la plus grande
27:23qui soit
27:23puisse être attiré
27:25comme ça
27:25par une sexualité
27:26avec des enfants
27:28qu'est-ce que ça dit
27:29finalement
27:30à l'anthropologue
27:32que vous êtes
27:32je pense que justement
27:34on pense souvent
27:35à l'attirance
27:36je pense que
27:36il ne faut pas oublier
27:37que la pédocriminalité
27:38l'inceste
27:38c'est un crime
27:39de domination
27:41c'est un crime
27:42de possession
27:42en fait de l'autre
27:43tout comme les viols
27:44en fait sur des femmes
27:45ou sur des personnes
27:46en situation de handicap
27:47on rappelle que sur les enfants
27:48les enfants en situation
27:49de handicap
27:50sont quatre fois plus exposés
27:51c'est l'organisation mondiale
27:53de la santé
27:53qui le dit
27:54donc ça veut dire quoi
27:55ça veut dire que
27:55vous avez déjà
27:56plusieurs titres
27:56donc c'est un crime de masse
27:57qu'on sait
27:58et qui sait finalement
27:59qui est devenu
28:00beaucoup plus interdit
28:01qu'avant
28:01je pense réellement
28:02avec la convention internationale
28:03des droits des enfants
28:04qui a été ratifiée en France
28:05en 1990
28:06et donc on s'est dit
28:07petit à petit
28:07l'enfant est sujet de droit
28:08voilà
28:09avec différentes choses
28:10et notamment
28:10il y a la question
28:11de l'exploitation sexuelle
28:13la question du droit
28:14à la protection
28:14il y a différentes choses
28:15qui viennent au bout d'un moment
28:17donc avoir des répercussions
28:19sur notre fonctionnement
28:20on va dire sociétal
28:20et puis vous avez d'autres choses
28:21vous voyez
28:22vous parlez d'une dimension anthropologique
28:23la civise a démontré quoi
28:25a démontré
28:26on a recueilli 33 000 témoignages
28:27sur 33 000 témoignages
28:29uniquement 8% des personnes
28:30ont dit avoir bénéficié
28:32d'un soutien social positif
28:33c'est à dire qu'on a dit
28:35à un enfant
28:35ou un enfant devenu adulte
28:37je te crois
28:38je te protège
28:39uniquement dans 8% des situations
28:40et ce qui est hyper intéressant
28:42c'est que là
28:42on s'est rendu compte
28:42que quelle que soit
28:43l'issue de la plainte
28:44parce que c'est ça
28:4562% des personnes
28:46disent avoir aucun impact
28:47sur la santé physique
28:48et psychique
28:49ça veut dire quoi
28:50donc ça veut dire
28:50que quand on veut protéger
28:52quand on est un adulte protecteur
28:53dans l'environnement
28:54quelle que soit la vérité judiciaire
28:56pour dire des choses comme ça
28:57finalement on s'en sort pas si mal
28:58je le dis avec des guillemets
28:59ce que je veux dire
28:59mais quand même
29:00c'est à dire qu'il y a un effet positif
29:01donc ça veut dire que
29:02plus de 9 fois sur 10
29:03dans 92% des situations
29:05on a dit à un enfant
29:06ou un enfant devenu adulte
29:07je te crois
29:07mais je ne te protège pas
29:08voire que t'es un menteur
29:09t'es une menteuse
29:10et là dans 100% des situations
29:11les personnes ont un impact
29:13sur la santé physique
29:14et psychique
29:14c'est ça la réalité
29:15et ça Emmanuel Macron le sait
29:18c'est dans le rapport
29:18de la commission indépendante
29:19sur l'inceste et les violences
29:20On s'en est dit qu'il ne faut pas crier
29:23Exactement
29:23franchement
29:24sincèrement
29:25rester dans l'immobilisme
29:26après ce constat
29:28c'est une faute lourde
29:29Et comment vous expliquez
29:31que cette grande cause
29:32qu'est la pédocriminalité
29:33qu'est-ce qu'elle a dénoncé
29:36depuis 40 ans
29:38ne soit pas devenue
29:39une priorité nationale ?
29:41Je pense qu'en fait
29:43il y a eu un début
29:43qui a été lancé par Emmanuel Macron
29:45et ça on peut lui reconnaître
29:46en mettant en place
29:46la commission indépendante
29:47sur l'inceste
29:48et les violences sexuelles
29:48faites aux enfants
29:49c'est la première fois
29:50qu'on avait un président de la République
29:51quoi qu'on en dise
29:52qui prenait le sujet à bras-le-corps
29:53et qui disait aux victimes
29:54je vous crois
29:55donc les gens ont tellement cru
29:56qu'il y a eu 33 000 personnes
29:57qui ont témoigné
29:58sauf que derrière
29:59il ne se passe plus rien
30:00donc on est dans le
30:01en même temps
30:01mais qui est ravageur
30:02en fait pour les victimes
30:03et c'est ça en fait le sujet
30:04parce qu'on met des mots
30:05sur les mots
30:05mais on n'agit pas derrière
30:06en gros
30:07pire que ça
30:08on fait une injonction
30:09complètement paradoxale
30:10on se dit
30:10ben venez
30:11témoignez témoignez
30:12on va vous protéger
30:13finalement on ne fait rien derrière
30:14donc les gens sont encore plus en risque
30:16qu'avant
30:16et donc on crée ce qu'on appelle
30:17une victimisation secondaire
30:18c'est-à-dire une peine supplémentaire
30:19pour les victimes
30:20Arthur de Vatrigan
30:21il y a beaucoup de
30:22on voit dans tous ces sujets
30:23que chacun essaie de se refiler
30:24la patate chaud
30:25que ce soit dans le périscolaire
30:26ou ailleurs
30:27personne n'est responsable
30:28en premier lieu
30:28le maire de Paris
30:29le nouveau maire de Paris
30:30je voudrais vous rapporter
30:31un témoignage
30:32parce que dans
30:34les responsabilités
30:35il me semble
30:36qu'on oublie aussi
30:36celles parfois des parents
30:38et je voulais savoir
30:39si ce témoignage
30:39était un épiphénomène
30:41ou c'était courant
30:42dans ce que vous avez entendu
30:43ça se passe dans une école parisienne
30:44un prof est accusé
30:46d'agression sexuelle
30:47et de viol
30:48on ne dit rien
30:49puis un deuxième
30:50puis un troisième
30:51là on se réveille
30:51réunion de parents
30:52la classe est divisée en trois
30:54les parents qui sont choqués
30:55qui meurtris
30:56qui n'ont qu'une envie
30:58c'est évidemment
30:59de le passer par le menotte
31:00voire plus
31:01un autre tiers
31:02qui dit
31:02est-ce qu'il faut vraiment croire
31:04les enfants
31:04ils racontent quand même
31:05des conneries
31:06et un troisième tiers
31:07qui dit
31:08on ne va pas faire de vagues
31:09les enfants sont petits
31:10ils oublieront
31:11est-ce que c'est courant
31:12ou c'est rare
31:13c'est courant
31:14c'est-à-dire
31:14on vit en fait
31:15dans cette culture-là
31:16depuis des années
31:18parce qu'on ne prend pas
31:18en considération
31:19les conséquences psychotraumatiques
31:20on ne prend pas en considération
31:22la parole des enfants
31:22comme un enfant
31:23on peut inventer ça
31:24enfin je veux dire
31:24c'est hallucinant
31:25moi j'ai entendu des trucs
31:26comment c'est possible
31:27qu'un enfant de 4 ans
31:285 ans 6 ans
31:2810 ans même
31:29invente quelque chose comme ça
31:30puisque l'enfant
31:30n'a pas de sexualité
31:32en fait c'est là-dessus
31:33qu'on parle
31:33alors qu'on rappelle
31:34que la sexualité
31:34et les violences sexuelles
31:35ça n'a absolument rien à voir
31:36on est d'accord
31:36la sexualité c'est le bonheur
31:37c'est bien etc
31:38les violences sexuelles
31:39je veux dire
31:40c'est complètement autre chose
31:41donc on mélange tout
31:41et donc c'est pas rare
31:43on est
31:44mais je veux dire
31:44c'est là-dessus
31:45qu'il y a une responsabilité
31:46des politiques publiques
31:47c'est-à-dire que
31:47que culturellement
31:48on dysfonctionne
31:49ok pas de problème
31:50enfin je veux dire
31:50on le sait
31:51ça se corrige
31:52exactement
31:52non mais je veux dire
31:53ça se corrige
31:54mais surtout
31:55on doit attendre
31:56des politiques publiques
31:57comme ça s'est passé en Espagne
31:58et c'est pour ça en fait
31:59qu'il y a cette question
31:59de la loi intégrale
32:00l'Espagne
32:01la loi intégrale
32:02sur ces questions-là
32:04de violences faites aux femmes
32:05violences faites aux enfants
32:05c'est 2004
32:06en 2026 en France
32:08à la moitié de l'année d'ailleurs
32:10on se pose encore la question
32:11s'il nous faut une loi intégrale
32:12non mais sincèrement
32:13c'est une blague ou quoi ?
32:15c'est-à-dire qu'on se dit
32:15à un moment donné
32:16mais on découvre quoi
32:17et je pense qu'on est
32:18d'un archaïsme profond
32:19par rapport à ça
32:20et que le pire de tout
32:22c'est qu'on crée
32:25une forme de climat
32:25de confiance au niveau des victimes
32:27pour mieux être à même
32:28par la suite
32:29de leur rabattre le clapet
32:30en disant
32:31ouais c'est bon
32:32un peu ce que disaient les gens
32:33finalement
32:34finalement vous allez oublier quoi
32:36on va oublier quoi
32:37parce que les victimes
32:37disent dans ce pays
32:38je parle pour moi
32:40et pour protéger
32:41les autres enfants
32:41c'est ce qu'a dit le rapport
32:42de la commission indépendante
32:43sur l'inceste
32:43et les violences sexuelles
32:44diligentées par Emmanuel Macron
32:46enfin sincèrement
32:47un peu à l'image
32:47de ce qui s'est passé aussi
32:48avec la Sias
32:49dans le cadre de l'église
32:50où la parole s'est libérée
32:51comme jamais
32:51on a avancé comme jamais
32:52sur ce qui s'est passé
32:53depuis des décennies
32:54dans l'église
32:55et à l'arrivée
32:55le pape François
32:56avait refusé de les recevoir
32:57ouais mais vous voyez
32:57ce qui est intéressant
32:58par exemple
32:59ça c'est la lecture
33:00qu'on en a fait
33:00mais moi je vous donne
33:01une autre lecture
33:01parce que j'ai été victime
33:02d'un double inceste
33:03vous l'avez dit
33:04donc entre l'âge de 8 ans
33:05et 11 ans
33:05par un grand ton
33:06qui était un prêtre
33:07pédocriminel
33:07et après par deux cousins
33:09à l'âge de 12 ans
33:10en fait
33:11il faut savoir que
33:12en 2018
33:13avant la mise en place
33:14de la Sias
33:16la Sias
33:17c'est celle qui est sur l'église
33:18donc la commission indépendante
33:18sur les abus sexuels
33:19dans l'église
33:20en réalité
33:20on a été voir
33:21nous des victimes
33:22on a été voir
33:23le parlement
33:23et notamment
33:24l'Assemblée Nationale
33:25en septembre
33:26et là on avait
33:27Richard Ferrand
33:27qui nous a dit
33:28non comme il y a des faits
33:29qui sont prescrits
33:30on ne peut pas mettre
33:31en place de commission d'enquête
33:32en octobre
33:33on a été voir le Sénat
33:34là on nous a dit
33:36non comme il y a des faits
33:37qui ne sont pas prescrits
33:37on ne peut pas mettre
33:38en place de commission d'enquête
33:39donc bref
33:40personne ne voulait s'en occuper
33:41et donc l'église
33:42a dit
33:43on met en place
33:43une commission indépendante
33:44sur les abus sexuels
33:45dans l'église
33:48pourquoi je dis ça ?
33:49parce que vous regardez
33:50ce qui se passe en Angleterre
33:51vous regardez ce qui se passe
33:52en Belgique
33:52en 2010
33:54ce sont les parlements
33:55respectifs de ces deux pays
33:56qui ont mis en place
33:57des commissions indépendantes
33:58sur les abus sexuels
33:59dans l'église
33:59non pas indépendantes
34:01diligentées par l'église
34:02diligentées par le parlement
34:04au point que
34:05en Belgique
34:06récemment
34:07comme ils se sont rendus compte
34:08que l'église
34:08n'avait pas joué les jeux
34:10ils ont renforcé
34:11le pouvoir
34:12de certains députés
34:13pour être en capacité
34:14de leur confier
34:15même le pouvoir
34:15de juger
34:16certains cas
34:17où l'église avait dit
34:18au bout d'un moment
34:19le viol c'est 3500 euros
34:21ce qui est un crachat
34:22c'est le tarif
34:23ça veut dire que
34:24le parlement
34:25toujours est-il
34:25belge
34:26a agi
34:26en France
34:27on est dans le truc
34:28vous êtes quand même
34:29en train de dire
34:29que contrairement aux idées reçues
34:31pour le coup
34:31dans le cas de la SIAZ
34:32l'église était plus volontariste
34:34dans la lutte contre
34:35la pédocriminalité
34:36l'église française
34:36que nos pouvoirs publics
34:38bien sûr
34:38et pour autant
34:39l'église reconnaissait
34:39ce qui est assez étonnant
34:41avec 330 000 victimes
34:42un dysfonctionnement
34:43systémique
34:44donc ça veut dire que
34:45dans ce pays
34:45il y a une responsabilité
34:46et j'insiste un peu là-dessus
34:47quand même
34:48c'est que l'ONU elle-même
34:50le 6 novembre 2020
34:51a dit à l'état français
34:52c'était le comité des droits
34:54de l'enfant
34:54que l'église
34:56ne pouvait pas être jugée partie
34:57dans un processus
34:58de réparation
34:59d'un crime
34:59de crime de masse
35:00et l'état français
35:01qu'est-ce qu'il a dit ?
35:03Rien
35:04Pourquoi la France
35:05a un train de retard
35:06dans la lutte
35:07contre la pédocriminalité ?
35:08Y a-t-il davantage
35:09de pédocriminales en France
35:10que dans les autres pays
35:11ou est-ce qu'au contraire
35:12ou est-ce qu'on les laisse
35:13en tout cas prospérer ?
35:14C'est ce qu'on va voir
35:15dans cette dernière partie
35:16avec notre invité
35:17Arnaud Gallet
35:17président fondateur
35:18de l'association
35:19Mouve Enfant
35:19toujours en compagnie
35:20de Stéphane Simon
35:21et de Arthur de Vatrigan
35:24Sud Radio
35:25le choc des idées
35:26Jean-Marie Bordry
35:27La France est-elle
35:29complaisante
35:29avec la pédocriminalité
35:31du moins plus complaisante
35:32que les autres pays du monde ?
35:33C'est la question
35:33qu'on se pose
35:34avec notre invité
35:34Arnaud Gallet
35:35fondateur de l'association
35:36Mouve Enfant
35:37nous sommes toujours
35:38avec Stéphane Simon
35:39et Arthur de Vatrigan
35:41La France a-t-elle davantage
35:42un problème que les autres pays ?
35:43C'est ce qu'on pourrait
35:45se demander
35:45en revenant notamment
35:46sur cette archive télévisuelle
35:48Retour en 1990
35:49ça nous rajeunit pas
35:50nous sommes sur le plateau
35:51de l'émission culturelle
35:52apostrophe
35:52animée par Bernard Pivot
35:54L'écrivain
35:55Gabriel Matzneff
35:56se vante de ses multiples
35:57conquêtes de jeunes filles mineures
35:58dans son livre
35:59Mes amours décomposés
36:01Bernard Pivot s'amuse
36:02vous êtes un collectionneur
36:03de minettes
36:04Tout le monde se marre
36:05en plateau
36:05Tout le monde sauf
36:07une Québécoise
36:08Denise Bombardier
36:09qui a l'impression
36:10de vivre
36:10sur une autre planète
36:11Madame ne devenez pas agressive
36:13n'est-ce pas
36:13devenir agressive
36:14comme ça
36:16M. Mazneff nous raconte
36:17qu'il sodomise
36:17des petites filles
36:18de 14 ans
36:1915 ans
36:19que ces petites filles
36:20sont folles de lui
36:21on sait bien
36:22que des petites filles
36:23peuvent être folles
36:24d'un monsieur
36:24qui a une certaine
36:25aura littéraire
36:26d'ailleurs on sait
36:27que les vieux monsieur
36:27attirent les petits enfants
36:29avec des bonbons
36:29M. Mazneff lui
36:30les attire avec sa réputation
36:33mais ce que l'on sait aussi
36:35c'est que ces petites filles
36:36ce que l'on ne sait pas
36:37c'est comment ces petites filles
36:38de 14 ou 15 ans
36:39n'est-ce pas
36:40qui ont été non seulement séduites
36:42mais qui ont subi
36:43ce que l'on appelle
36:43dans les rapports
36:44entre les adultes
36:45et les jeunes
36:46un abus de pouvoir
36:47comment s'en sortent-elles
36:49ces petites filles
36:49après coup
36:50moi je crois
36:51que ces petites filles-là
36:52sont flétries
36:53et la plupart d'entre elles
36:54flétries peut-être
36:55pour le restant
36:56de leurs jours
36:56Et ce qui me frappe
36:58dans ce qu'on vient d'entendre
36:59de Denise Bombardier
37:00c'est que son propos
37:01aujourd'hui serait
37:02d'une banalité confondante
37:03sauf que c'était la seule
37:04à le tenir
37:05il y a à peu près 30 ans
37:0736 ans plutôt précisément
37:08et que tout le monde
37:09s'en étonnait
37:10sur le plateau
37:11on était même choqué
37:12parce qu'après tout
37:13il était tout à fait normal
37:14de recevoir l'écrivain
37:16Gabriel Mazneff
37:17qui se vantait donc
37:17de séduire
37:18de violer
37:20tout simplement
37:20en décrivant par le menu
37:22ce qu'il leur faisait
37:22jusque dans les actes
37:24les plus crus
37:24des gamines de 16 ans
37:26ont été
37:28complètement tolérants
37:28avec la pédocriminalité
37:30à l'époque Arnaud Gallet
37:30Ah oui bien sûr
37:32je pense que là-dessus
37:33il n'y a pas de sujet
37:34on le voit bien
37:35mais je vous dis
37:35on parlait tout à l'heure
37:36de l'église
37:37rappelez-vous
37:38c'était quand même
37:38bien avant
37:39Voltaire dans un de ses écrits
37:40au 18ème siècle
37:41disait
37:41les moines se livrent
37:43à la paix d'hérastrie
37:44c'est quelque chose
37:45qui était écrit tout le long
37:46en fait on a l'impression
37:47de découvrir les choses
37:48il y a des choses
37:48qui étaient complètement assumées
37:50vous avez un extrait aussi
37:51célèbre d'Eva Thomas
37:53en 1986
37:53dans l'émission
37:55les dossiers de l'écran
37:56pareil
37:57elle présente le livre
37:58où elle parle de l'inceste
37:59qu'elle a subi
38:01par super
38:02et vous avez des téléspectateurs
38:04qui appellent
38:04qui disent
38:05ben moi j'ai des relations
38:06sexuelles avec ma fille
38:07de 12 ans
38:08pourquoi vous voulez
38:08empêcher de faire ça
38:09etc. sans problème
38:10les gens appelaient
38:11en fait à ce moment-là
38:12je veux dire
38:1386 c'est pas le temps
38:14des dinosaures
38:14je dis pas ça
38:15parce que j'ai 45 ans
38:16mais sincèrement
38:17je me dis
38:18on oublie ça
38:19mais en réalité
38:20c'est encore présent
38:21On a eu un ancien
38:22ministre de la culture
38:24aussi dans les années 2000
38:26Frédéric Mitterrand
38:27paix à son âme
38:29qui a écrit
38:30dans son livre
38:31dans un de ses livres
38:32très clairement
38:33alors c'est du tourisme sexuel
38:34c'est des vietnamiens
38:35c'est pas grave peut-être
38:36mais
38:37Thaïlandais je crois
38:37Thaïlandais pardon
38:38Thaïlandais
38:39des jeunes hommes
38:40et des jeunes hommes
38:41plutôt jeunes
38:42bon
38:43il n'a jamais eu de problème
38:44alors c'est un livre
38:45c'est de la culture
38:45c'est tout ce que vous voulez
38:46mais n'empêche
38:47il y a une différence
38:48entre une tolérance
38:48et la promotion
38:49et c'est vrai que la France
38:50a fait la promotion
38:52de la pédophilie
38:54on se rappelle tous
38:55évidemment
38:55le tribune
38:56dans l'Obs
38:57puis dans l'Ibé
38:58signé par Jack Lang
39:00et plein d'autres
39:01Solaire
39:01c'est toute la clique
39:02qu'on connait
39:03je vous rappelle également
39:04qu'à la première marche
39:05des fiertés en 77
39:06il y a eu une journée
39:07qui a été consacrée
39:08à la célébration
39:08de la paix d'Erastie
39:09en public
39:10bon on a parlé de Mesnef
39:12on parle de Mitterrand
39:13et on peut citer
39:15Daniel Cohn-Bendit
39:16Daniel Cohn-Bendit
39:16qui à la télévision
39:17racontait les caresses
39:19délicates des enfants
39:20quand on voulait toucher
39:21la braguette
39:21ça l'excitait
39:22et tout le monde
39:22trouvait ça drôle
39:23il y a eu non seulement
39:24une tolérance
39:25mais une promotion
39:27ensuite
39:27il y a eu un changement
39:28de mentalité
39:29je pense que l'affaire Dutroux
39:31a marqué définitivement
39:33du saut de l'infamie
39:34tous ceux qui faisaient
39:35la promotion de cela
39:36n'empêche
39:37il n'y a jamais eu
39:38alors d'excuses
39:39j'en attends pas
39:40mais il n'y a jamais eu
39:41de remise en question
39:42donc est-ce que
39:43en fait
39:44j'ai le sentiment
39:45qu'on découvre
39:46que la puissance du sexe
39:47et que la puissance du sexe
39:49pas encadrée
39:49ça mène à ça
39:50à la libération
39:52de tout cela
39:52jusqu'à dans les trucs
39:53les plus immondes
39:54et les plus nombreux
39:55Arnaud Gallet
39:56je me permets
39:57je prends mon téléphone
39:58non pas pour scroller
39:58vous voyez
39:59on est en France
40:00on est en 2026
40:01hier on a constaté
40:02que chez Jiffy
40:03je balance comme ça
40:04l'info
40:04parce qu'on va faire
40:05un signalement
40:05bien entendu
40:06vous avez des tétines
40:07avec des sexes d'enfants
40:09chez Jiffy
40:10vendu
40:10là regardez
40:12voilà
40:12c'est France 2026
40:15on a dit qu'il y a eu
40:16le périscolaire
40:17on a dit qu'il y a eu
40:18vous voyez ça
40:19vous pouvez le passer
40:20donc ça on va faire aussi
40:22vous avez des
40:23vous avez ça
40:24vous avez des tétines aussi
40:25avec des vagins
40:27d'enfants
40:28sympa comme truc
40:29non ?
40:29bon bah voilà
40:30ça existe
40:30en France
40:31il faut bien s'amuser
40:32quand même
40:32c'est aussi
40:33c'est l'art de la fête
40:34il n'y a pas de problème
40:36vous avez des glaçons
40:38pareil avec des petits
40:39des petits zizi d'enfants
40:40parce que bon c'est sympa
40:41quand même
40:42dans son pastis
40:43c'est bon jamais
40:44quand même
40:44c'est agréable
40:45etc etc
40:46donc ce que je veux dire
40:47par là
40:47c'est que vous voyez
40:48on est sans cesse
40:49nous à passer
40:50pour des excités
40:51en fait là dessus
40:51la vraie question
40:52qui est posée
40:53c'est que fait l'état français
40:54en fait c'est assez simple
40:55moi je voudrais vous poser
40:55une question de plus
40:56Arnaud Gallet
40:57parce que vous réfléchissez
40:58à ces questions
40:58depuis très longtemps
40:59qu'est-ce que vous pourriez
41:01proposer en quelques mots
41:03en quelques mesures
41:04pour essayer de contenir
41:06la pédocriminalité en France
41:07qu'est-ce qu'il faut faire
41:08d'urgence ?
41:09alors pour moi
41:10il y a deux choses
41:11d'urgence
41:11il y a de voter
41:13une loi intégrale
41:14d'accord
41:14ça me semble important
41:15qui reprend les préconisations
41:16de la commission indépendante
41:17sur l'inceste
41:18et les violences sexuelles
41:18faites aux enfants
41:19ne serait-ce que par respect
41:20pour les 33 000 personnes
41:21qui ont témoigné
41:21et tous les experts
41:22rappelez ce que vous appelez
41:24la loi intégrale
41:25loi intégrale
41:26c'est en fait une loi un peu
41:26pour être très vite
41:27comme en Espagne
41:28on se rend compte
41:28qu'il y a des dysfonctionnements
41:29systémiques
41:29qui sont toujours les mêmes
41:30etc
41:30donc on se dit au bout d'un moment
41:31on contraint en fait
41:32un type de fonctionnement
41:33pour arrêter en fait
41:35pour couper les robinets
41:36d'accord
41:37ça c'est la première chose
41:38mais ça prend du temps
41:39l'Espagne
41:40on voit bien
41:40qu'il y a encore
41:40beaucoup de choses à faire
41:41normalement ils l'ont fait
41:42en 2004
41:42et encore aujourd'hui
41:44ils réajustent
41:44ils réajustent
41:45donc on est très en retard
41:46quand même
41:46c'est ce que je disais
41:47deuxième chose
41:48que je ferais
41:49c'est très simple
41:49je le disais tout à l'heure
41:51vous avez des personnes
41:52qui font l'objet
41:52d'informations préoccupantes
41:53vous avez des personnes
41:54qui font l'objet de signalements
41:55vous avez des personnes
41:55qui font l'objet
41:56de plaintes
41:57qui ne sont pas traitées
41:58vous avez des personnes
41:58qui sont condamnées
41:59quelle que soit la peine
42:00sursis
42:00pas sursis
42:01ça aussi
42:02on peut en parler
42:04mettons-nous en guerre
42:05contre la pédocriminalité
42:06comme on se met en guerre
42:07contre le terrorisme
42:08et surveillons ces personnes-là
42:09renvoyons un message
42:10dans ce pays
42:11il faut que les bourreaux tremblent
42:12c'est simple en fait
42:13en réalité
42:14là c'est les victimes
42:15qui tremblent
42:16parce qu'elles ont peur
42:16de parler
42:16enfin je veux dire sincèrement
42:18encore une fois
42:19je vais vous le passer
42:20quand même
42:20quand vous voyez des trucs
42:21comme ça
42:24de...
42:24de...
42:26non mais sincèrement
42:27ça fait peur quand même
42:28vous dites
42:29vous êtes face à des tétines
42:30avec des sexes d'enfants
42:31mais on est où dans ce pays
42:32et ça
42:33c'est à disposition
42:34on est dans cette culture
42:36de la pédocriminalité
42:37qu'on ne veut pas voir
42:37et derrière
42:38on a de la société
42:39et c'est ça qui est intéressant
42:41qui est prête finalement
42:42parce qu'elle descend dans la rue
42:43et c'est ça qu'on vient dire
42:44c'est pour ça que
42:46limiter ça en fait
42:47à des cris
42:47c'est complètement
42:48pas en du terme
42:49c'est quasiment stupide
42:50mais c'est méprisant surtout
42:52on est une société
42:52qui est prête
42:53et on a le pouvoir politique
42:54qu'elle a
42:54à défendre son bilan
42:56non mais sérieusement
42:56on parle de quoi
42:58à défendre son bilan
42:59de quoi
42:59quand on voit les chiffres
43:00encore une fois
43:00des violences faites aux femmes
43:01des violences faites aux enfants
43:02mais c'est scandaleux
43:04et nous on passerait
43:04pour des hystériques
43:05systématiquement
43:06je vous dis des histoires
43:07comme ça
43:07où les poupées sexuelles
43:08à l'effigie d'enfants
43:09en France
43:10sur les poupées sexuelles
43:11à l'effigie d'enfants
43:11par exemple
43:12nous on était
43:13on est monté au créneau
43:14avec Chine etc
43:15mais attendez
43:15la réalité dont on a pu parler
43:16on a fait 26 signalements
43:18dont 10 entreprises en France
43:20certaines fabriquent
43:21en France
43:22des poupées sexuelles
43:23à l'effigie d'enfants
43:23avec le marketing
43:28made in France
43:29pour éviter de se dire
43:30que c'est made in China
43:31donc les gens se disent
43:32ah bah tiens
43:32j'achète du made in France
43:33et vous avez des gens
43:34tranquillement
43:35qui vont acheter
43:36donc on a tout
43:37on a tout en fait
43:37on peut arrêter
43:38de faire ce commerce
43:39on rappelle qu'acheter
43:40je ne parle même pas des produits
43:42acheter ce genre de produit
43:43tombe sous le coup de la loi
43:44la loi de 2021
43:45interdit toute représentation
43:47d'enfants
43:48enfin renforce
43:49l'interdiction
43:49de la représentation d'enfants
43:50en caractère pédopornographique
43:51on peut se poser la question
43:52sur les tétines quand même
43:53je veux dire accessoirement
43:54et la possession de matériel
43:56en faisant la représentation
43:57que ce soit des images
43:58des vidéos
43:58ou des objets
43:59regardez ce qui est intéressant
44:00on en parlait ensemble
44:02au moment de la pause
44:04la loi existe
44:06Chine
44:07ils ont été pris la main
44:08dans le sac
44:08ils ont vendu
44:09des pépés sexuels
44:10à l'effigie d'enfants
44:10qu'est-ce qui s'est passé
44:11ils sont passés
44:12et là l'état
44:12pour le coup on ne peut pas dire
44:13a fait son job
44:14passés devant la justice
44:15la justice a dit
44:16bah vu qu'ils ont retiré
44:17on relaxe
44:17non mais sérieusement
44:19bah franchement
44:19au lieu de dire
44:20il nous faut l'adresse
44:21des acheteurs
44:22des machins etc
44:23et bah on préfère
44:24la relaxe
44:25bah voilà
44:25c'est dire s'il reste du travail
44:27dans ce pays
44:27merci beaucoup
44:28Arnaud Gallet
44:29je le rappelle
44:30fondateur de l'association
44:32Mouve Enfant
44:33merci à vous Stéphane Simon
44:34merci Arthur de Vatrigan
44:36directeur du magazine
44:37L'Incorrect
44:37on n'est pas pressé
44:38de vous revoir en fait
44:39Arnaud Gallet
44:40parce qu'à chaque fois
44:40que vous revenez
44:40c'est quand il y a
44:41un nouveau drame
44:41mais nous on est déterminé
44:42donc on sera toujours là
44:43écoutez on sera toujours là
44:44aussi déterminé
44:45à vous permettre
44:46d'ouvrir la parole
44:47et de la distribuer
44:48surtout pour la libérer
44:49notamment pour les victimes
44:50parce qu'on leur doit bien ça
44:51allez restez avec nous
44:52sur Sud Radio
44:53on va essayer de surmonter le moral
44:54tout le reste de la journée
44:54parce qu'on en a tous besoin
44:55Arnaud Gallet aussi d'ailleurs
44:56juste après les informations
44:58de midi
44:59place à Laurent Permas
45:00pour son émission
45:01la vie devant nous
45:02vous verrez
45:03il y a une vie après tout
45:04et ça va quand même bien se passer
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