- il y a 4 jours
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00:00:00Et bonjour à ceux qui nous rejoignent, à nos débatteurs du jour, Yves Damekour, viticulteur, ancien élu local,
00:00:07et vous êtes porte-voix de Nouvelle Énergie, le parti de David Lysnard, Medhi Raich, analyste politique,
00:00:13Céline Bens, conseillère municipale à Sarbourg, et vous êtes également romancière,
00:00:18et vous avez des origines libanaises, donc voilà, en ce moment, compliqué le Liban.
00:00:24Julien Aubert, président de l'Institut Valmy, vice-président des Républicains et ancien député.
00:00:30Et président d'Osez la France, puisqu'on fait de la publicité pour Nouvelle Énergie,
00:00:33j'en profite aussi pour faire un peu de la publicité pour la boutique.
00:00:36C'était hors plateau, donc on ne l'a pas encore dit, Nouvelle Énergie.
00:00:38Président, si j'ai dit, Nouvelle Énergie.
00:00:41Oser la France, c'est le parti de Bruno Retailleau ?
00:00:43Non, c'est quoi ?
00:00:45C'est un mouvement gaulliste qui sort des Républicains,
00:00:49parce qu'il n'y a pas de lien avec les Républicains.
00:00:51C'est trop compliqué.
00:00:51Et Valérie, puis j'ai ajouté simplement qu'aujourd'hui sort mon premier livre.
00:00:59C'est vrai, vous avez raison.
00:01:01Il s'appelle L'humain, l'écologie et la politique.
00:01:04Et vous seriez invité sur Sud Radio pour en parler.
00:01:06C'est très gentil.
00:01:07Dans la matinale, je pense, de Patrick Roger.
00:01:12Alors, Gilles n'est pas là ce matin, mais néanmoins il y aura un zapping.
00:01:16Je vais tenter de faire aussi habilement que lui, mais on reviendra à 11h sur l'explosion des arrêts maladie.
00:01:22Comment lutter contre les abus ?
00:01:23Hier, vous avez peut-être vu qu'un kit allait être proposé aux entreprises pour pouvoir essayer de lutter contre
00:01:31ces abus.
00:01:32On va y revenir.
00:01:32Et puis, travailler le 1er mai, c'est le sujet du jour, puisque vous savez que la proposition de loi
00:01:37portée par Gabriel Attal propose de laisser les fleuristes et les boulangers travailler.
00:01:43Ce jour-là, ça fait débat 0826 300 300.
00:01:47Qu'en pensez-vous ?
00:01:48Alors, parmi les sujets dont on parle peut-être pas assez, il y a le sujet du Sénégal, la répression
00:01:56contre les homosexuels, qui est terrible.
00:01:58Écoutez, c'était sur le JT de France 2.
00:02:02Le président de la République, Vassier Oudiuma et Garafay, a promulgué ce 30 mars 2026 la loi durcissant la répression
00:02:11de l'homosexualité au Sénégal.
00:02:12Désormais, les peines de prison pour homosexualité pourront être doublées jusqu'à 10 ans de prison et des amendes pouvant
00:02:18aller jusqu'à 15 000 euros.
00:02:20La loi prévaille également des sanctions pénales contre ce qu'elle qualifie de promotion de l'homosexualité.
00:02:25Adoptée il y a quelques jours à une très large majorité par l'Assemblée nationale sénégalaise,
00:02:30ce texte a donné lieu à des heures de débat marquées par ce genre de propos totalement sidérants.
00:02:34Nous considérons que les valeurs LGBTQ constituent un poison culturel savamment inoculé dans notre peuple.
00:02:44Les homosexuels ne respireront plus dans ce pays.
00:02:47Les homosexuels n'auront plus la liberté d'expression dans ce pays.
00:02:50We don't accept this homosexuality.
00:02:53Et malgré cette répression totalement délirante et indigne, on n'a vu aucune réaction politique à l'international ?
00:03:00Voilà, c'était dans Quotidien et dans le 19h32, Julien Benvert, vous avez entendu, c'est quand même d'une
00:03:07violence insensée
00:03:10et effectivement peu de réaction à l'international, peu de réaction de nos habitués des causes diverses et variées
00:03:21qui partent en flottille.
00:03:23Là, il n'y a pas de flottille pour le Sénégal.
00:03:24Donc, je ne sais pas, Yves Damécourt, pourquoi on n'en parle pas ?
00:03:28Pourquoi il n'y a pas de mobilisation ? Pourquoi est-ce qu'on laisse ?
00:03:31En fait, le président sénégalais était largement soutenu par les mouvements qui, aujourd'hui, en France,
00:03:40se rassemblent autour de l'extrême gauche, par exemple, en France.
00:03:44Et d'ailleurs, c'est l'alliance des contraires, puisque quand l'extrême gauche soutient les mouvements islamistes,
00:03:52l'islam radical, elle soutient des gens qui, en fait, condamnent carrément tout ce qui n'est pas l'homosexualité.
00:04:05Et donc, le président sénégalais, qui lui est clairement musulman,
00:04:09aujourd'hui fait rentrer dans la loi des textes de la charia.
00:04:14Et donc, c'est l'arrivée au pouvoir, dans certains pays d'Afrique subsaharienne,
00:04:21de morceaux du Coran.
00:04:24Et voilà.
00:04:26Donc, les présidents d'Afrique subsaharienne, moi, je suis très proche du Congo-Brazzaville,
00:04:33puisque je siège dans une ONG au Congo-Brazzaville, à Brazzaville et à Pointe-Noire,
00:04:39où je me rends souvent, c'est plutôt des gouvernements et des régimes
00:04:46qui se sont inspirés des lois françaises,
00:04:48qui elles-mêmes s'inspiraient et prenaient racine dans les fondements de l'Église et de la chrétienté.
00:04:55Et donc là, on est à traite d'assister à un virage dans un certain nombre de pays subsahariens.
00:05:01Et donc, c'est dommage que la France ne s'exprime pas sur ce sujet,
00:05:04puisqu'elle a des choses à dire.
00:05:05Oui, il y a eu assez peu de réactions, encore une fois,
00:05:08et on a entendu la violence des propos Mehdi Raich sur ce sujet.
00:05:13Alors, je ne suis pas étonné de ce qui se passe au Sénégal.
00:05:15Effectivement, ils sont sunnites et maliquites.
00:05:17Donc, c'est plutôt une jurisprudence qui est déjà établie dans l'islam sunnite.
00:05:21Moi, ce qui me perturbe, c'est effectivement le manque de réactions.
00:05:25De manière générale, je suis assez informé sur le sujet.
00:05:28Il y avait aussi les excisions sur les petites filles qui étaient particulièrement pratiquées là-bas.
00:05:33Donc, c'est un sujet qui, à mon avis, devrait être mis obligatoirement sur la place publique.
00:05:37C'est vrai qu'il y avait Jean-Luc Mélenchon qui était parti là-bas,
00:05:40qui avait plus ou moins fait une diatribe, justement,
00:05:41en disant que ce n'est pas normal ce qui se passe pour les homosexuels de manière générale au Sénégal.
00:05:46Mais c'est quand même très mou.
00:05:47J'entends très peu, effectivement, à la gauche.
00:05:49La droite devrait aussi se saisir de ce sujet, je pense,
00:05:51parce que c'est un sujet qui touche absolument pas à tout le monde.
00:05:53Non, mais ce que je veux dire, c'est qu'on est pront à dénoncer souvent à gauche
00:05:56toutes ces questions-là.
00:05:59Hier, vous aviez Manon Aubry.
00:06:00Pourquoi pas ?
00:06:02Vous l'avez peut-être vu, faire un braquage d'une usine de stérilets.
00:06:06On est très lâche sur ce type de sujet.
00:06:07Mais pourquoi pas ?
00:06:09Mais pourquoi ne pas réagir sur ça ?
00:06:12Parce que derrière, il doit y avoir un filtre communautaire aussi.
00:06:14Très cynique, politiquement, sur ce type de sujet.
00:06:16Quand vous avez aussi une communauté,
00:06:17vous touchez effectivement soit en partie à l'islam,
00:06:20soit une communauté sénégalaise,
00:06:21et vous n'avez pas envie d'heurter les sensibilités.
00:06:24Quand vous faites du communautarisme une partie de votre stratégie électorale,
00:06:28vous ne pouvez plus véritablement toucher à ce type de sujet.
00:06:30Vous pouvez momentanément le faire,
00:06:31comme l'a un petit peu fait Jean-Luc Mélenchon,
00:06:33mais il n'ira pas jusqu'au bout.
00:06:34Et justement, il faut absolument parler de ce sujet,
00:06:35parce que quand vous entendez des personnalités aussi importantes au Sénégal
00:06:39dire qu'il faut littéralement faire la peau aux homosexuels,
00:06:41parce qu'ils sont homosexuels,
00:06:42c'est une prise de position qui devrait absolument toucher tout le monde.
00:06:45Et on devrait tous être sur ce sujet,
00:06:47au moins en parler publiquement en France.
00:06:49Oui, on va y revenir dans un instant.
00:06:51Appelez-nous, 0826 300 300.
00:06:53Est-ce que vous étiez au courant ?
00:06:55Est-ce que vous en aviez entendu parler ?
00:06:56Est-ce que vous êtes choqués ?
00:06:57Est-ce que la France devrait prendre position ?
00:06:590826 300 300.
00:07:01A tout de suite.
00:07:0310h midi, mettez-vous d'accord.
00:07:06Sud Radio.
00:07:07Midi, mettez-vous d'accord.
00:07:09Valérie Expert.
00:07:11Suite de nos débats,
00:07:13le Sénégal qui durcit la loi contre les homosexuels
00:07:18et qui, vous me le disiez,
00:07:19Mehdi Raich, a autorisé le mariage ?
00:07:20Je sais que c'est en discussion.
00:07:23L'autorisation, c'est encore autre chose.
00:07:24Mais en tout cas, c'est une pratique qui se fait aussi.
00:07:26L'autorisation du mariage ?
00:07:27Pour les enfants et aussi l'excision sur les petites filles,
00:07:29ça se fait assez régulièrement dans ce type de pays.
00:07:31Oui.
00:07:32On ne vous a pas entendu, cher Julien ?
00:07:33Non, moi, je ne suis pas tout à fait d'accord
00:07:35avec ce qui a été dit, en fait.
00:07:37Bon, que, si vous voulez...
00:07:39On n'en parle pas.
00:07:39Non, non, attendez.
00:07:40Que le Sénégal, si vous voulez,
00:07:41adopte des lois barbares,
00:07:43le discours, je veux dire,
00:07:44bon, sur le fond, je partage, si vous voulez,
00:07:48l'étonnement, le choc, voilà.
00:07:50Ensuite, il y a une deuxième question qui est de savoir
00:07:52est-ce que la France doit s'exprimer en tant que pays
00:07:56chez un autre pays souverain
00:07:58qui a son propre système
00:07:59en considérant que c'est incompatible avec nos valeurs ?
00:08:02Au plan juridique, je vous dirais,
00:08:04c'est de l'ingérence,
00:08:04mais ce n'est pas le vrai sujet.
00:08:05En termes d'opportunité,
00:08:06aujourd'hui, il y a un vrai sujet.
00:08:08La France, par exemple,
00:08:09Macron avait fait un ambassadeur
00:08:10à la diversité LGBTQ,
00:08:13je ne sais plus comment ça s'appelait,
00:08:14au Cameroun,
00:08:15qui n'est pas le Sénégal,
00:08:17le pays ne voulait pas recevoir l'ambassadeur
00:08:19parce qu'au-delà, je dirais,
00:08:21du statut des homosexuels,
00:08:23il y a la question de ce qu'ils appellent
00:08:24la culture LGBT
00:08:26ou la promotion,
00:08:27et ça, effectivement,
00:08:28même dans des pays qui sont plus conservateurs,
00:08:30qui représentent un peu la France des années 60,
00:08:32ça passe mal.
00:08:33Donc, au plan diplomatique,
00:08:35mettre l'accent sur ça,
00:08:36ça nous éloigne plutôt d'un continent
00:08:38avec lequel, par ailleurs,
00:08:39on a des enjeux stratégiques.
00:08:40J'ajoute...
00:08:41De moins en moins.
00:08:42On a intérêt à s'entendre
00:08:44parce qu'on a quand même des sujets migratoires,
00:08:45on a des sujets énergétiques.
00:08:47À côté de ça,
00:08:47il y a une forme d'hypocrisie.
00:08:50Les Américains ont la peine de mort
00:08:51qui, dans notre pays,
00:08:52est considérée comme un tabou.
00:08:54Pour autant,
00:08:54je n'ai jamais entendu la France,
00:08:56la fois qu'il y a eu une exécution publique,
00:08:57pointez le doigt en disant
00:08:58« Monsieur Trump, c'est horrible ce que vous faites... »
00:09:00Donc, je dirais,
00:09:01on le fait aussi avec un pays
00:09:02dont on pense qu'on peut voter
00:09:03d'avoir l'ascendant.
00:09:04Après, ce qui est intéressant,
00:09:05en revanche,
00:09:06au plan politique interne,
00:09:08c'est que ça pointe,
00:09:09en réalité,
00:09:10la contradiction
00:09:11de ce qu'on appelle l'islamo-gauchisme.
00:09:12C'est-à-dire que
00:09:13les gens aujourd'hui qui votent,
00:09:15il faut qu'ils le sachent,
00:09:16qui votent la France insoumise
00:09:17en disant...
00:09:18On me citait hier
00:09:20un collaborateur dans une entreprise
00:09:21qui porte le truc palestinien,
00:09:24le récréfié,
00:09:26excusez-moi pour le truc,
00:09:28qui, si vous voulez...
00:09:29Non, mais je cherchais le mot.
00:09:31Qui, si vous voulez,
00:09:32pour la thèse,
00:09:33je dirais,
00:09:34la défense de la Palestine
00:09:34et en même temps,
00:09:35qui est homosexuel.
00:09:36Et qui vote LFI.
00:09:38Et un autre collaborateur
00:09:39de la même entreprise
00:09:40lui disait
00:09:40« Mais tu sais qu'en réalité,
00:09:42si tu allais exprimer
00:09:43cette opinion en Palestine,
00:09:45tu serais sans doute mal reçu.
00:09:46Compte tenu, je dirais,
00:09:48de ton mode de vie. »
00:09:49Et donc, il faut que les gens
00:09:50qui votent LFI comprennent
00:09:52que cette alliance tactique
00:09:54de circonstances,
00:09:55si un jour,
00:09:55LFI arrivait au pouvoir,
00:09:57portée, je dirais,
00:09:58par d'un côté des bobos progressistes
00:10:00et de l'autre côté
00:10:01par des communautés,
00:10:03eh bien, ça se passera mal.
00:10:04Et qu'aujourd'hui,
00:10:05ce qui empêche,
00:10:06d'abord, c'est assez minoritaire
00:10:07d'un part et d'autre,
00:10:07mais que si on les met
00:10:08dans la même rue,
00:10:09je ne suis pas certain
00:10:09que le mode de vie
00:10:10soit compatible.
00:10:11Voilà.
00:10:12Oui, mais c'est ça.
00:10:14Moi, je dirais,
00:10:14c'est moins, je dirais...
00:10:15Alors, voilà,
00:10:16je suis horrifié
00:10:17par ce qui peut se passer
00:10:18au Sénégal,
00:10:19mais d'abord,
00:10:20en tant que responsable
00:10:21politique français,
00:10:22je veux d'abord pointer
00:10:24la contradiction
00:10:24et le fait que derrière,
00:10:26il y a des systèmes
00:10:27civilisationnels
00:10:28et un antagonisme profond
00:10:30dans la manière
00:10:31dont on bâtit une société.
00:10:33Alors, Céline,
00:10:34vous, sur ce sujet,
00:10:35parce qu'on laisse
00:10:37des homosexuels
00:10:37être exterminés,
00:10:38il n'y a pas d'autre mot
00:10:39que cela.
00:10:41En fait, moi,
00:10:42je ne sais pas très bien
00:10:42de quoi on s'étonne,
00:10:43c'est-à-dire qu'on n'est pas
00:10:44en train de découvrir
00:10:45aujourd'hui que la France
00:10:47perd complètement
00:10:49l'influence,
00:10:50y compris l'influence
00:10:51culturelle et intellectuelle
00:10:52qu'elle pouvait avoir
00:10:54en Afrique de l'Ouest,
00:10:56enfin, plus largement
00:10:57dans un certain nombre
00:10:59de pays et de continents.
00:11:01Aujourd'hui,
00:11:02on a une diplomatie
00:11:03qui est quand même
00:11:04de moins en moins visible,
00:11:06de moins en moins audible
00:11:07et de moins en moins lisible.
00:11:08Donc, sur ce sujet,
00:11:10précisément,
00:11:11on n'est pas pris de position
00:11:12qu'on ne se soit pas aventuré
00:11:15publiquement
00:11:15et qu'on n'ait pas réussi
00:11:16à se faire entendre
00:11:17et qu'on n'ait même pas
00:11:18cherché à le faire.
00:11:19D'ailleurs,
00:11:19ça ne m'étonne guère.
00:11:21Je veux dire,
00:11:21on a commencé à comprendre
00:11:23que la situation
00:11:24nous échappait complètement
00:11:25au Mali.
00:11:25C'était déjà il y a plus
00:11:26de dix ans.
00:11:27Voilà, maintenant,
00:11:27c'est en train de s'étendre
00:11:29à l'intégralité de la zone
00:11:30et on ne peut quand même
00:11:31pas considérer
00:11:32que ce soit très surprenant.
00:11:35C'est fini le colonialisme.
00:11:37Oui, complètement.
00:11:38On est parti maintenant
00:11:39il y a cinquante ans.
00:11:40Donc, je veux dire,
00:11:42ce sont des pays qui votent,
00:11:43ils ont leur système politique
00:11:44et l'un des éléments
00:11:45qui fait que, justement,
00:11:47l'Occident,
00:11:47au sens global,
00:11:48est détesté
00:11:48dans le 4-5ème du monde,
00:11:51c'est que nous donnons
00:11:52des leçons
00:11:53sur les droits de l'homme
00:11:53et la démocratie,
00:11:54c'est-à-dire sur la manière
00:11:55dont les pays...
00:11:56Ça ne veut pas dire
00:11:57qu'on soit d'accord.
00:11:59Moi, je ne suis pas d'accord
00:12:00à la manière
00:12:00dont la Russie est gérée.
00:12:01Je ne suis pas d'accord
00:12:02à la manière
00:12:02dont la Corée du Nord
00:12:03est gérée.
00:12:03mais il faut bien comprendre
00:12:04que dans les relations internationales,
00:12:07choisir la question
00:12:08des droits de l'homme
00:12:09comme point d'entrée
00:12:10dans notre relation
00:12:11à l'autre
00:12:11fait qu'en réalité,
00:12:13l'Occident est en train
00:12:14de se faire détester
00:12:15par le reste du monde
00:12:16et que...
00:12:17Après, il n'y a plus
00:12:18que la solution de Trump,
00:12:20c'est de dire...
00:12:21Je dirais,
00:12:22on utilise la force.
00:12:23Sauf que ça nourrit aussi
00:12:25d'autres...
00:12:25Mais là, en l'espèce,
00:12:26ça ne concerne même pas
00:12:28seulement les droits de l'homme.
00:12:29C'est aussi une reculade
00:12:30économique, militaire.
00:12:32Enfin, voilà,
00:12:33absolu, c'est tout.
00:12:34C'est le cas depuis,
00:12:34effectivement,
00:12:35les années 60
00:12:35et la décolonisation
00:12:36de l'Afrique.
00:12:37Non, je pense, c'est pas...
00:12:39Alors, on a Hubert en ligne
00:12:40avec nous qui voulait témoigner.
00:12:41Bonjour, Hubert.
00:12:43Oui, bonjour.
00:12:44Bonjour.
00:12:45Qu'est-ce que vous vouliez
00:12:45nous dire sur ce sujet ?
00:12:47En fait, je trouve
00:12:49que c'est un pays
00:12:49que je connais
00:12:50depuis au moins 35 ans.
00:12:51Je l'ai découvert en 1995
00:12:52parce que moi-même,
00:12:53je suis gay
00:12:54et que j'avais, à l'époque,
00:12:55je vivais sur Paris,
00:12:56un ami sénégalais.
00:12:59Nous vivions ensemble
00:13:00et puis il m'avait invité
00:13:01plusieurs fois
00:13:02dans sa famille.
00:13:03Bien sûr, sous coup.
00:13:05J'étais juste un ami.
00:13:06On ne disait pas
00:13:06qu'on était en coup
00:13:07parce que là-bas,
00:13:07c'était déjà plus ou moins
00:13:09prohibé,
00:13:09mais pas au point d'aujourd'hui
00:13:10ce qu'on connaît.
00:13:11Et j'ai connu ce pays
00:13:13durant les années.
00:13:14J'ai vu l'évolution,
00:13:16enfin, même l'involution,
00:13:17je dirais plutôt sociétale,
00:13:19puisque l'islam,
00:13:19qui était au début
00:13:21une religion plutôt
00:13:22entre guillemets cool
00:13:23est venue de plus en plus
00:13:25agressive envers
00:13:26notamment les Français,
00:13:27les Blancs,
00:13:28les Occidentaux
00:13:28et les homosexuels.
00:13:30C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:13:31ce qui se passe
00:13:32avec ce nouveau gouvernement,
00:13:33c'est qu'il est totalement
00:13:33aux prises de ce qu'on appelle
00:13:35là-bas les confréries,
00:13:36notamment les mourides.
00:13:37Et c'est eux
00:13:37qui tirent les ficelles,
00:13:38en fait,
00:13:39ceux qui ont le grappin
00:13:40sur tous les éléments sociétaux
00:13:43et c'est eux qui décident.
00:13:44Et là,
00:13:44ce qui est en train
00:13:45de se passer,
00:13:45d'abord,
00:13:46c'est parce que là-bas,
00:13:47économiquement,
00:13:47c'est une catastrophe
00:13:48donc ça permet
00:13:49de noyer le poisson,
00:13:50de parler d'homosexualité,
00:13:52une espèce de marronnier
00:13:52comme ça qui revient
00:13:53tous les 10 ans.
00:13:55Et du coup,
00:13:57ce qui se passe,
00:13:57c'est que là-bas,
00:13:58maintenant,
00:13:58dès que vous êtes
00:13:59un peu échéminé,
00:14:00que vous portez
00:14:00une chemise à fleurs,
00:14:01vous êtes taxé d'homosexuel
00:14:03et ce qui fait
00:14:03que les gens font
00:14:04leur justice eux-mêmes.
00:14:05Et moi,
00:14:05je l'ai connu
00:14:06durant différents voyages,
00:14:08des gens qui sont
00:14:09mis à mort,
00:14:10qui sont soit brûlés,
00:14:11soit emmenés
00:14:11sur des chialops
00:14:12et noyés.
00:14:14On pensait
00:14:15qu'ils étaient homosexuels
00:14:16et c'est gravissime
00:14:17parce qu'ils vont
00:14:18tout perdre,
00:14:18ils vont perdre le tourisme,
00:14:20ils vont perdre
00:14:20l'amitié qu'on voulait avoir
00:14:21un peu avec les habitants.
00:14:25Oui,
00:14:26remédierais.
00:14:26C'est ce que je disais
00:14:27tout à l'heure,
00:14:27c'est aussi une culture
00:14:28qui est très locale.
00:14:30Même si vous faites en sorte,
00:14:31tout à l'heure,
00:14:32je parlais du mariage
00:14:32des enfants,
00:14:33même si vous faites en sorte
00:14:34de l'interdire,
00:14:36il y a toujours la culture
00:14:37qui fait que ça va quand même
00:14:38se pratiquer dans les faits
00:14:39et ça devient très dur
00:14:40à endiguer.
00:14:41Le sujet de l'homosexualité,
00:14:42c'est pas que l'islam,
00:14:45locale sur leur rapport
00:14:46à l'homosexualité
00:14:48de manière générale,
00:14:48mais je ne suis pas du tout surpris.
00:14:50Moi,
00:14:50j'ai déjà vu des articles
00:14:51de presse en Afrique
00:14:53ou même des fois
00:14:55des vidéos qui peuvent passer
00:14:56sur les réseaux sociaux.
00:14:58Effectivement,
00:14:58on va aller chercher
00:14:58les homosexuels sénégalais
00:15:00chez eux
00:15:00et on les tue.
00:15:02Donc,
00:15:02ça ne me surprend pas
00:15:03et c'est une situation
00:15:04qui est au convient horrible.
00:15:05Je ne peux rien dire de plus.
00:15:07Après,
00:15:08c'est vrai que ce qui est frappant
00:15:09dans le témoignage d'Hubert,
00:15:10c'est l'évolution
00:15:12de l'islam
00:15:14vers,
00:15:15on va appeler ça
00:15:16un islamisme
00:15:17beaucoup plus dur.
00:15:18Et je me faisais,
00:15:19même si comparaison
00:15:20n'est pas raison,
00:15:21mais les courants politiques
00:15:23qui commencent
00:15:24à s'attaquer
00:15:25aux minorités,
00:15:26qu'il s'agisse
00:15:27d'homosexuels,
00:15:28des juifs,
00:15:28ça ne s'amène
00:15:29jamais très bien.
00:15:31Et donc,
00:15:31effectivement,
00:15:32il y a,
00:15:33je pense,
00:15:33une réflexion plus globale
00:15:34au-delà du cas du Sénégal
00:15:36à se demander
00:15:37pourquoi,
00:15:38je dirais,
00:15:38sur fond de crise économique,
00:15:40il y a aussi
00:15:40cette espèce
00:15:41de crispation.
00:15:42Parce qu'elle arrive,
00:15:43je dirais,
00:15:44au Sénégal,
00:15:45sur une société traditionnelle
00:15:46où il y a,
00:15:47je dirais,
00:15:47des bases,
00:15:48etc.,
00:15:48qui font que ça se produit
00:15:50comme ça.
00:15:50Mais en France,
00:15:52sans aller jusqu'à,
00:15:53je dirais,
00:15:53ces expériences,
00:15:54je l'espère,
00:15:54mais il y a d'autres
00:15:55phénomènes de cristallisation
00:15:57qui, à mon avis,
00:15:57peuvent se...
00:15:58Oui,
00:15:58vont dans le même sens.
00:15:59à la France,
00:16:00c'est aussi
00:16:01la francophonie.
00:16:02Et donc,
00:16:03on a des tas d'outils
00:16:04pour dialoguer
00:16:05sur ces sujets-là.
00:16:07Donc,
00:16:07sans être dans l'ingérence,
00:16:09on peut quand même
00:16:09renouer le dialogue
00:16:10et s'exprimer,
00:16:12dire ce qu'on en pense
00:16:13et échanger
00:16:15et citer en exemple
00:16:17d'autres façons de faire
00:16:18et être vigilant.
00:16:20Parce qu'on a aussi
00:16:21une diaspora sénégalaise
00:16:23qui est importante en France
00:16:24et qui a du poids
00:16:26dans les décisions prises
00:16:27au Sénégal.
00:16:27Merci Hubert,
00:16:29en tout cas,
00:16:29de votre témoignage
00:16:30qui était très intéressant
00:16:31et très éclairant.
00:16:32Alors,
00:16:32je ne sais pas si on a le temps
00:16:33d'écouter.
00:16:37Si on va écouter...
00:16:38Alors,
00:16:38c'était ce matin
00:16:39Michel-Edouard Leclerc
00:16:40qui était invité
00:16:40chez nos confrères
00:16:41de BFM TV
00:16:42et on lui...
00:16:43Apolline de Malheur
00:16:44lui posait la question
00:16:45de savoir
00:16:45si le prix de l'essence
00:16:47allait retrouver
00:16:48un niveau
00:16:48d'avant le conflit
00:16:50au Moyen-Orient.
00:16:51Écoutez sa réponse.
00:16:53Est-ce que ça veut dire
00:16:54qu'on ne retrouvera pas
00:16:55le prix d'avant-guerre ?
00:16:56Je ne le sens pas ça.
00:16:58Vous pensez
00:16:58qu'on ne reviendra pas
00:16:59au prix d'avant-guerre ?
00:17:00je pense que l'intérêt
00:17:00de ceux qui ont fait
00:17:01cette guerre,
00:17:03c'est qu'on ne retrouve pas
00:17:04le niveau d'avant.
00:17:05Il y a un intérêt économique ?
00:17:06Oui.
00:17:07Vous avez bien vu,
00:17:08ce n'est pas la libération
00:17:09du peuple iranien
00:17:10là aujourd'hui.
00:17:11Voilà,
00:17:12donc Céline,
00:17:14pour vous,
00:17:15vous pensez
00:17:16qu'il a raison ?
00:17:18Je constate une chose
00:17:19déjà localement
00:17:21quand on entend
00:17:22les gens sur le terrain,
00:17:22c'est que c'est une catastrophe
00:17:23et c'est une catastrophe
00:17:24en particulier
00:17:25en dehors des grandes villes
00:17:26et des métropoles
00:17:26pour tous les Français
00:17:27qui sont dépendants
00:17:28de leurs voitures,
00:17:29qui n'ont pas le choix
00:17:30pour les infirmières libérales,
00:17:31pour tout le monde.
00:17:32Après,
00:17:34je pense que je partage
00:17:35avec Michel-Édouard Leclerc
00:17:36le fait que,
00:17:37non,
00:17:37la libération
00:17:38du peuple iranien
00:17:39n'était peut-être pas
00:17:40au centre des intentions
00:17:41de Donald Trump
00:17:42si tant est que quelqu'un
00:17:43puisse prétendre
00:17:43les comprendre
00:17:44et les décrypter.
00:17:47Après,
00:17:47on a tendance à savoir aussi
00:17:49que quand il y a
00:17:49une inflation
00:17:50et une augmentation
00:17:51importante du prix
00:17:52d'une denrée
00:17:53ou d'un produit,
00:17:54c'est rare de voir
00:17:54un effet inverse
00:17:56dans les semaines
00:17:57et dans les mois
00:17:57qui se poursuivent.
00:17:58Et puis surtout,
00:17:59personne aujourd'hui
00:18:00n'est capable,
00:18:01je crois,
00:18:01de dire à quel moment
00:18:02ce conflit
00:18:02va prendre fin,
00:18:04de quelle façon.
00:18:05Enfin là,
00:18:05on voit que tout le monde
00:18:06a les yeux rivés
00:18:07sur le Pakistan
00:18:08et sur les négociations
00:18:09qui vont peut-être s'y tenir
00:18:10mais personne ne sait
00:18:11ni quand ni comment
00:18:11elles vont aboutir.
00:18:12On va en reparler
00:18:140826 300 300
00:18:15et c'est vrai
00:18:16que le prix du baril
00:18:17a baissé
00:18:17mais pour l'instant
00:18:19à la pompe...
00:18:19Ça ne se verra pas tout de suite.
00:18:21Alors que la hausse
00:18:22s'est vue tout de suite.
00:18:23Tu es tenté de saison un jour.
00:18:25Évidemment,
00:18:26vous pouvez réagir
00:18:270826 300 300
00:18:28à tout de suite
00:18:29sur Sud Radio.
00:18:31Tous les jours
00:18:32de 16h à 17h
00:18:34Retrouvez
00:18:34C'est votre avenir
00:18:35sur SIO.
00:18:36Le 10h midi
00:18:37Mettez-vous d'accord
00:18:38Valérie Expert.
00:18:39Et nous avons
00:18:40des discussions philosophiques
00:18:41pendant les pubs
00:18:43mais même si nous écoutons
00:18:44avec attention
00:18:45le journal évidemment.
00:18:47Avec aujourd'hui
00:18:47Yves Damécourt
00:18:48viticulteur,
00:18:49ancien élu local,
00:18:50porte-voix
00:18:51de Nouvelle Énergie
00:18:51et aujourd'hui
00:18:52votre livre
00:18:53paraît...
00:18:54Redites-nous le titre
00:18:55je ne l'ai pas sous les yeux.
00:18:56L'humain,
00:18:57l'écologie
00:18:58et la politique.
00:18:59Voilà.
00:19:00Et donc c'est à lire.
00:19:02C'est un très beau titre.
00:19:02Mehdi Raich
00:19:03analyste politique
00:19:04Céline Benz
00:19:05vous êtes conseillère
00:19:06municipale à Sarbourg
00:19:07et également romancière
00:19:08et Julien Aubert
00:19:09président de l'Institut
00:19:10Velmi
00:19:11vice-président des Républicains
00:19:13ancien député
00:19:14et président
00:19:15d'Oser la France.
00:19:17Voilà tout ça.
00:19:18On va revenir
00:19:19sur les arrêts
00:19:20les abus d'arrêt maladie
00:19:22qui coûtent extrêmement
00:19:23cher à l'État.
00:19:24Est-ce qu'il y a des abus ?
00:19:250826 300 300
00:19:26puis on va parler
00:19:27on va revenir
00:19:28sur ces déclarations
00:19:29ce matin
00:19:30de Michel-Édouard Leclerc
00:19:31qui estime que le prix
00:19:32de l'essence
00:19:33ne reviendra pas
00:19:34au niveau où il était
00:19:35parce que
00:19:36ce n'est pas intéressant
00:19:39pour ceux
00:19:40qui en profitent
00:19:41et je peux vous faire
00:19:42écouter aussi
00:19:43François Ruffin
00:19:44qui était l'invité
00:19:45ce matin de Maxime Liedot
00:19:46sur les profiteurs
00:19:47de guerre.
00:19:48On a eu des profiteurs
00:19:49de la crise Covid
00:19:49on a eu des profiteurs
00:19:51de la guerre en Ukraine
00:19:51on a aujourd'hui
00:19:53des profiteurs
00:19:54de la guerre en Iran.
00:19:55Pourtant la porte-parole
00:19:56du gouvernement
00:19:56l'a assuré encore cette semaine
00:19:58il n'y a pas de profiteurs
00:19:59plus que ça
00:20:00dans cette crise.
00:20:02Ce sont des menteurs
00:20:03ce sont des menteurs
00:20:04Il y a des profiteurs
00:20:05selon vous
00:20:05c'est qui des profiteurs ?
00:20:06Il y a des sur-profits
00:20:07qui sont effectués
00:20:08aujourd'hui
00:20:09on sait que les pétroliers
00:20:10sont aux alentours
00:20:11de 10 millions d'euros
00:20:12par jour
00:20:12et pour l'Etat
00:20:15aussi
00:20:15on est aux alentours
00:20:16de 10 millions d'euros
00:20:17par jour.
00:20:18Bon, le prix de l'essence
00:20:20Julien Aubert
00:20:21reviendra
00:20:22reviendra pas
00:20:22à un niveau
00:20:26au niveau
00:20:27où il était
00:20:27avant le conflit
00:20:28Je ne suis pas devin
00:20:29et je pense
00:20:30qu'il n'y a pas grand monde
00:20:30d'ailleurs
00:20:31qui peut savoir
00:20:31d'à quoi ressemblera
00:20:32la situation
00:20:34dans 10 ans
00:20:35mais ce qui est certain
00:20:36c'est que cette guerre
00:20:37a été nourrissée
00:20:38les américains
00:20:39ont quand même
00:20:39du talent
00:20:39chaque fois qu'ils font
00:20:40une guerre
00:20:40ils trouvent du pétrole
00:20:43ils en ont trouvé
00:20:44au Venezuela
00:20:44ils en ont trouvé
00:20:45en Iran
00:20:46ils en ont trouvé
00:20:47en Irak
00:20:48et en réalité
00:20:49je crois
00:20:50qu'il faut analyser
00:20:51non pas sur le sujet
00:20:52iranien
00:20:53mais au sens global
00:20:54comprendre que
00:20:55les Etats-Unis
00:20:55veulent défendre
00:20:57leur hégémonie mondiale
00:20:58ont décidé
00:20:59d'entrer dans une lutte
00:21:00à mort
00:21:00avec la Chine
00:21:01pour casser
00:21:02comme ils l'ont fait
00:21:03avec le Japon
00:21:04dans les années 80
00:21:04pour casser
00:21:05le modèle économique
00:21:06chinois
00:21:06ça suppose ceci
00:21:07d'avoir
00:21:08d'être premier
00:21:09sur une unité énergétique
00:21:10qui est le pétrole
00:21:11les russes
00:21:12ont plutôt fait le choix
00:21:13du gaz
00:21:14et du nucléaire
00:21:15les chinois
00:21:16ont une stratégie
00:21:17qui est beaucoup plus
00:21:17diversifiée
00:21:18compte tenu
00:21:18de la globalité
00:21:20de leur économie
00:21:20et donc
00:21:22que dans ce combat
00:21:23de titans
00:21:24l'Europe
00:21:25qui n'a pas vraiment
00:21:26de positionnement
00:21:27particulier
00:21:28qui est un peu
00:21:28sur les renouvelables
00:21:29un peu sur le nucléaire
00:21:29un peu
00:21:30et très dépendante au pétrole
00:21:31paye les pots cassés
00:21:32à chaque fois
00:21:32c'est à dire que
00:21:32pour ceux qui sont
00:21:34amateurs de fantaisie
00:21:35vous avez une scène
00:21:36dans Bilbo le Hobbit
00:21:37où vous avez des géants
00:21:38des montagnes
00:21:39qui se tapent dessus
00:21:40et vous avez les nains
00:21:41au milieu
00:21:41qui cessent de circuler
00:21:42qui se prennent les rochers
00:21:43c'est un peu ce qui arrive
00:21:44à l'Europe
00:21:45la Chine et les Etats-Unis
00:21:46sont dans un combat à mort
00:21:48l'Iran c'est un théâtre secondaire
00:21:50le Venezuela
00:21:51c'était un théâtre secondaire
00:21:52la difficulté
00:21:53c'est que
00:21:54Trump a confondu
00:21:55un peu le Venezuela
00:21:55et l'Iran
00:21:56il a cru qu'il ferait
00:21:56en Iran
00:21:57ce qu'il a fait au Venezuela
00:21:58voilà pourquoi
00:21:59tous les types
00:22:00qui a
00:22:012-3
00:22:01c'est parfaitement inaudible
00:22:02si je l'avais dit à l'époque
00:22:03qui disaient
00:22:04c'est fantastique
00:22:05Donald Trump
00:22:05il vient libérer le peuple
00:22:07moi j'ai des gens
00:22:08qui m'engueulait
00:22:08parce que j'ai critiqué
00:22:09le Venezuela
00:22:09mais il n'a pas libéré
00:22:10le peuple vénézuéen
00:22:11il a juste changé le chef
00:22:11et il a gardé
00:22:13la technostructure
00:22:14pareil en Iran
00:22:14voilà
00:22:15et donc c'est en ça
00:22:16que l'on peut l'en vouloir
00:22:17c'est ce que disait
00:22:17Céline Belsoutal
00:22:18sur la
00:22:20d'ailleurs à ce sujet
00:22:21je pense qu'on pourrait
00:22:22avoir une pensée
00:22:23pour les pauvres iraniens
00:22:24à qui on a dit
00:22:25sortez dans la rue
00:22:25tenez bon
00:22:26ayez courage
00:22:27on va bombarder
00:22:28pour vous aider
00:22:29tous ces gens sont sortis
00:22:30à leurs risques et périls
00:22:31et je pense qu'aujourd'hui
00:22:32ils le regrettent amèrement
00:22:38au pétrole
00:22:38on a vu les prix augmenter
00:22:40le prix de l'essence
00:22:41à la pompe
00:22:42le baril hier
00:22:43a considérablement
00:22:44le prix du baril
00:22:45a considérablement baissé
00:22:46c'est pas pour autant
00:22:47que les prix ont baissé
00:22:48non mais
00:22:49je veux dire
00:22:50qu'est-ce qu'on en déduit
00:22:51c'est pas le premier choc pétrolier
00:22:52qu'on en a
00:22:53nous sommes très dépendants
00:22:54au pétrole
00:22:54et encore en France
00:22:55on a de la chance
00:22:56on a le nucléaire
00:22:56j'en profite pour faire
00:22:5730 secondes de publicité
00:22:58l'Institut Valmi
00:23:00va sortir et a sorti
00:23:01un rapport
00:23:01sur la stratégie énergétique
00:23:03en 2027
00:23:04nous devons sortir
00:23:05de notre dépendance
00:23:06stratégique
00:23:07vis-à-vis de l'énergie
00:23:08parce que cette zone
00:23:09est une zone conflictuelle
00:23:10parce que les américains
00:23:11ils feront leur marché
00:23:12parce qu'il y a des réseaux
00:23:13qui se nourrissent
00:23:14des pétrodollars
00:23:15parce que tout simplement
00:23:16c'est la petite dame
00:23:19qui va faire ses courses
00:23:20l'agriculteur
00:23:20le routier
00:23:21l'infirmière
00:23:22qui souffre
00:23:23et qui paye je dirais
00:23:25les pots cassés
00:23:26de cette politique
00:23:26alors oui
00:23:26il y a des profiteurs
00:23:27et dès ça c'est le système capitaux
00:23:29il y a toujours des profiteurs
00:23:30dans la guerre
00:23:30mais notre première faiblesse
00:23:32c'est évidemment
00:23:33d'être totalement dépendant
00:23:35pour faire fonctionner
00:23:36en partie notre économie
00:23:37et la mobilité
00:23:38qui est la liberté
00:23:38du pétrole
00:23:39voilà
00:23:40et donc
00:23:41ça suppose
00:23:41d'électrifier
00:23:42dites nous
00:23:430826 300 300
00:23:44ce que vous vivez au quotidien
00:23:46quels sont les prix à la pompe
00:23:47ce que vous avez observé
00:23:49et les difficultés
00:23:49que vous rencontrez
00:23:50Mehdi Raïch
00:23:51alors d'une
00:23:52ça veut dire que le pétrole
00:23:53est devenu un produit de luxe
00:23:54pour une grande partie des français
00:23:55quand ça commence à être
00:23:56à 2,50€
00:23:57ou 2,60€
00:23:58le prix à la pompe
00:24:00désolé
00:24:01mais très peu de personnes
00:24:02en France
00:24:02peuvent se le payer
00:24:03donc d'une
00:24:03ça veut dire que c'est
00:24:04un produit de luxe
00:24:05sur
00:24:05de manière générale
00:24:06pour moi il y a un problème
00:24:08d'administration
00:24:08de l'économie française
00:24:09on va peut-être tomber
00:24:10sur un trope libéral
00:24:11mais
00:24:13quand je vois par exemple
00:24:15on parle un peu
00:24:15de la politique énergétique
00:24:17de la France
00:24:17quand on voit les choix
00:24:18de politique énergétique
00:24:19que l'on a fait
00:24:19je prends par exemple
00:24:20le réacteur Superphénix
00:24:21et qu'ensuite on a l'État
00:24:22qui nous dit
00:24:23attendez il faut qu'on aille
00:24:24absolument vers le tout électrique
00:24:25à la fin
00:24:25puis finalement on revient
00:24:27un petit peu sur le tout électrique
00:24:29ah bah non
00:24:29il faut un petit peu
00:24:30privilégier les moteurs thermiques
00:24:32je ne sais pas
00:24:32ce que pense l'État français
00:24:33et je pense que la politique
00:24:35économique de la France
00:24:36depuis au moins 20 ans
00:24:37c'est absolument catastrophique
00:24:38sur ce sujet
00:24:38ceux qui le paient
00:24:39ce sont les gens
00:24:40tous les jours
00:24:41on parlera des infirmières libérales
00:24:42on parlera des artisans
00:24:44des agriculteurs
00:24:44qui eux ne comprennent pas
00:24:45ce qui se passe
00:24:46et eux
00:24:46le prix à la pompe
00:24:47ils le voient sans arrêt augmenter
00:24:48et le prix ne revient jamais
00:24:49à ce qu'il était auparavant
00:24:50donc là il y a à la fois
00:24:51peut-être des profiteurs de guerre
00:24:53je ne dis pas que l'État
00:24:54est un profiteur de guerre
00:24:55je sais que ça ne fonctionne
00:24:55absolument pas comme ça
00:24:56mais quand on voit
00:24:57la manière
00:24:59le coût en fait
00:25:01à la pompe
00:25:02on sait que c'est 60% de taxes
00:25:03donc il y a un sujet
00:25:05à ce niveau-là
00:25:05parce que sur le choix énergétique
00:25:06il n'y a jamais d'argent
00:25:09nos prédécesseurs
00:25:09ont fait un choix clair
00:25:11en 78
00:25:12ils ont compris
00:25:12la dépendance pétrolière
00:25:14ils ont fait le choix
00:25:14d'une stratégie
00:25:15sur le nucléaire
00:25:16très forte
00:25:17colonne vertébrale
00:25:18et il y a deux choses
00:25:20qui sont venues impacter
00:25:20un, la question écologique
00:25:22où on a dit
00:25:22avec Fukushima etc
00:25:24le nucléaire c'est dangereux
00:25:25on a voulu faire
00:25:26des énergies renouvelables
00:25:27très bien
00:25:28mais en minorant le fait
00:25:29que la coexistence des deux
00:25:31sur le réseau
00:25:31pose des problèmes
00:25:32immenses de gestion
00:25:33l'Espagne en a payé
00:25:34les frais
00:25:35et deux
00:25:35on a l'Union Européenne
00:25:36qui s'est greffée sur ça
00:25:37et qui a voulu
00:25:39sous des sujets
00:25:40d'optimisation financière
00:25:41considérer que
00:25:42le libre marché
00:25:43pouvait aboutir
00:25:45à un optimum énergétique
00:25:46qui était bon
00:25:47sans comprendre
00:25:48que le nucléaire
00:25:49c'est du régalien
00:25:50ce sont des frais
00:25:50capitalistiques énormes
00:25:51et ça ne rentre pas
00:25:52dans un système de marché
00:25:53on peut faire une comparaison
00:25:53il y en a beaucoup
00:25:54qui font la comparaison
00:25:55avec l'Allemagne
00:25:55où le prix du pétrole
00:25:56est très élevé
00:25:57mais le salaire
00:25:58désolé
00:25:58mais le salaire de l'Allemagne
00:25:59n'est pas le plus élevé
00:26:00l'Allemand
00:26:01il n'en a rien à serrer
00:26:03de payer 2,50€
00:26:04son prix
00:26:04il gagne 600€ de plus
00:26:05tout l'année
00:26:05il n'y a pas de la stratégie
00:26:06éventique
00:26:07d'abord
00:26:08d'expérience
00:26:09le prix du carburant
00:26:11à la pompe
00:26:12c'est l'inverse
00:26:12du Tour de France
00:26:13c'est-à-dire que
00:26:13dans le Tour de France
00:26:14on monte lentement
00:26:15et on descend rapidement
00:26:16et à la pompe
00:26:17on monte rapidement
00:26:18et on descend très lentement
00:26:20ça c'est pour
00:26:21et donc
00:26:22ça n'a jamais été contredit
00:26:24à travers les diverses crises
00:26:25pour ce qui est
00:26:26de la politique énergétique
00:26:26de la France
00:26:27on marche sur la tête
00:26:31pendant le mandat
00:26:31de Nicolas Sarkozy
00:26:32sous l'influence
00:26:33de Nathalie Coquiusco-Morizet
00:26:34on a fait voter une loi
00:26:36pour s'interdire
00:26:36la prospection
00:26:37des hydrocarbures en France
00:26:38il faut savoir quand même
00:26:39qu'en France
00:26:39on a 30 ans
00:26:40de réserve de gaz
00:26:41et pas des gaz de schiste
00:26:43des gaz de houille
00:26:44qui sont en Lorraine
00:26:45qui sont sous la terre
00:26:47on vient de confirmer
00:26:48qu'on avait 30 ans
00:26:50de réserve d'hydrogène blanc
00:26:51et donc
00:26:52tout ça
00:26:53met beaucoup de temps
00:26:54à sortir
00:26:55on a un code minier
00:26:56qui est en jachère
00:26:57qu'on a ouvert
00:26:58qu'on n'a jamais refermé
00:26:59moi j'ai fait l'école des mines
00:27:00d'Alès
00:27:01enfin c'est hallucinant
00:27:02quand j'étais étudiant
00:27:03on avait une stratégie
00:27:04minière en France
00:27:05on formait
00:27:06des ingénieurs des mines
00:27:08pour le monde entier
00:27:09aujourd'hui
00:27:10on a arrêté
00:27:11ces collaborations
00:27:11on fait la politique
00:27:13de l'autruche
00:27:14c'est hallucinant
00:27:14des terres rares aussi
00:27:15et on a des terres rares
00:27:17parce que les terres rares
00:27:18contrairement à leur nom
00:27:20elles ne sont pas rares
00:27:21elles sont en infime proportion
00:27:23dans le sol
00:27:23mais elles sont partout
00:27:24l'uranium n'est pas rare
00:27:25les terres rares ne sont pas rares
00:27:27et donc il faut que
00:27:28la stratégie énergétique
00:27:29qui n'a pas été
00:27:30complètement à côté de la plaque
00:27:31et donc il est urgent
00:27:33et puis même la stratégie
00:27:36financer la Twizy
00:27:37la bagnole électrique
00:27:39à 100 euros par mois
00:27:40ça coûte 13 000 euros
00:27:41à l'état
00:27:42à chaque achat
00:27:42quand même
00:27:42il faut le savoir
00:27:43alors qu'on ne finance pas
00:27:45les pompes à chaleur
00:27:46pour remplacer les chaudières
00:27:47au fioul
00:27:47tout ce qui est fixe
00:27:48il faut le faire rapidement
00:27:49parce que ça ne pose pas
00:27:50de problème de mobilité
00:27:51et puis qu'on lève le pied
00:27:52sur le reste
00:27:53c'est hallucinant tout ça
00:27:55alors un auditeur
00:27:56le signal total
00:27:57annonce aux investisseurs
00:27:58l'arrêt de la raffinerie
00:27:59saoudienne de Satorp
00:28:00en fait elle a été frappée
00:28:01par des missiles
00:28:03donc ça signifie que
00:28:04ça ne va pas baisser
00:28:06ça ne va pas baisser
00:28:07la conclusion c'est que
00:28:08ça ne va pas baisser
00:28:10voilà
00:28:11on va se retrouver
00:28:12dans un instant
00:28:12on va parler donc
00:28:13d'un nouveau machin
00:28:14du gouvernement
00:28:15le kit de prévention
00:28:16et le bouton d'alerte
00:28:18pour lutter contre
00:28:19les arrêts maladie abusifs
00:28:21ça vous plaît
00:28:21ça Yves Damien
00:28:22j'adore
00:28:22vous aimez ce genre de truc
00:28:25on aurait pu imaginer
00:28:26un haut commissariat
00:28:29un truc
00:28:30un machin
00:28:31dans le kit de prévention
00:28:33moi j'aime bien le terme
00:28:33mais bon
00:28:34force est de constater
00:28:35que les arrêts maladie
00:28:36sont en hausse
00:28:37en France
00:28:38comment lutter
00:28:38contre l'absentéisme
00:28:40un bouton d'alerte
00:28:41que pourraient actionner
00:28:42les entreprises
00:28:43pour alerter
00:28:44la sécurité sociale
00:28:46en cas d'absence
00:28:48répétée
00:28:49voilà
00:28:49je les fou
00:28:50et puis après
00:28:50on va faire la ronde
00:28:51j'ai l'impression
00:28:51qu'on parle aux enfants
00:28:52vous savez
00:28:52allez à tout de suite
00:28:540826 300 300
00:28:55à tout de suite
00:28:5710h midi
00:28:58mettez-vous d'accord
00:28:59radio
00:28:59le 10h midi
00:29:00mettez-vous d'accord
00:29:02Valérie Expert
00:29:03allez de retour avec vous
00:29:04dans le studio de Sud Radio
00:29:05vous êtes chef d'entreprise
00:29:08ou vous êtes salarié
00:29:09est-ce que
00:29:09qui a été en arrêt maladie ici
00:29:12combien d'arrêt maladie
00:29:13vous avez pris
00:29:15j'ai dû prendre
00:29:163 jours d'arrêt maladie
00:29:17en 10 ans
00:29:1820 ans
00:29:19aucun
00:29:19aucun
00:29:20c'est digne
00:29:21vous êtes plus jeune
00:29:22un jour
00:29:23un jour
00:29:24moi c'était suite à une opération
00:29:26donc j'ai dû en prendre un seul
00:29:27ouais voilà
00:29:27moi j'ai dû faire
00:29:28j'ai eu un zola
00:29:29on voit le fonctionnaire
00:29:30c'est vrai que
00:29:30c'est pas du tout fonctionnaire
00:29:32non je parle de moi
00:29:32parce que j'en ai fait 3
00:29:34je fais 3 fois plus
00:29:35dans la main
00:29:36mais c'est vrai
00:29:37je parle de mon expérience
00:29:40à LCI
00:29:40j'ai travaillé pendant 16 ans
00:29:41j'étais malade ou pas malade
00:29:43j'allais bosser
00:29:44ici pareil
00:29:45quand on est
00:29:45vous avez une opération chirurgicale
00:29:47vous êtes également
00:29:483 heures d'opération
00:29:49tu peux pas aller au boulot
00:29:50moi je ne suis pas surhumain
00:29:52mais en tout cas
00:29:53il y a visiblement
00:29:56un abus
00:29:57hausse des arrêts maladie
00:29:58donc la réponse du gouvernement
00:30:00elle est simple
00:30:01un bouton d'alerte
00:30:02et un kit de prévention
00:30:04c'est Jean-Pierre Farandou
00:30:05qui hier l'a annoncé
00:30:09donc on n'a pas d'extrait
00:30:12de cette explication
00:30:14mais donc c'est un kit de prévention
00:30:15pour aider les entreprises
00:30:16beaucoup plus rapidement
00:30:18à bâtir leur plan de prévention
00:30:20qui sera accessible
00:30:21demain sur le site
00:30:22du ministère du travail
00:30:24ils vont renforcer
00:30:25les contrôles
00:30:26et puis le chef d'entreprise
00:30:28c'est déjà le cas aujourd'hui
00:30:29mais ce sera encore plus facile
00:30:31il pourra solliciter
00:30:31la caisse nationale
00:30:32d'assurance maladie
00:30:33pour déclencher les contrôles
00:30:35alors moi je vais raconter
00:30:36j'ai une amie
00:30:37restauratrice
00:30:38elle a un de ses serveurs
00:30:38qui lui dit
00:30:39voilà moi je voudrais m'occuper
00:30:40de mon fils qui vient de naître
00:30:41donc j'aurai une rupture conventionnelle
00:30:43elle lui dit
00:30:43mais non il n'y a pas de raison
00:30:45démissionner
00:30:46le lendemain il était en arrêt maladie
00:30:47ça a duré 8 mois
00:30:488 mois renouvelés en permanence
00:30:51un médecin contrôle vient l'avoir
00:30:54pour voir comment était l'entreprise
00:30:56si l'employé avait des conditions suffisantes
00:31:01etc
00:31:03et à un moment il lui dit
00:31:04écoutez c'est pas contre vous
00:31:06mais on ne peut rien faire
00:31:07en gros on ne peut rien faire
00:31:08contre ces gens là
00:31:09donc tous ces kits et ces machins
00:31:11alors je parle d'un petit exemple
00:31:12mais c'est un exemple
00:31:13qui était de l'aveu même
00:31:15du médecin de la sécurité sociale
00:31:19ils sont totalement impuissants
00:31:20Yves Demécourt
00:31:21le système ne marche pas
00:31:22des exemples comme celui
00:31:23que vous venez de citer
00:31:24il y en a plein
00:31:25moi j'ai le cas
00:31:26maintenant je peux en parler
00:31:27parce que ça fait un certain nombre d'années
00:31:28donc la personne ne m'en voudra pas
00:31:30mais un ouvrier qui travaillait
00:31:31sur la propriété viticole
00:31:33depuis 20 ans
00:31:33et puis un jour
00:31:35le médecin préventeur
00:31:37le médecin de la mutualité sociale agricole
00:31:38nous fait savoir
00:31:39qu'il a des problèmes musculo-squelettiques
00:31:41qu'il a un problème
00:31:42avec l'alcoolisme
00:31:43et que donc
00:31:44il ne peut plus travailler
00:31:44dans une exploitation viticole
00:31:46et que c'est une maladie professionnelle
00:31:47il faut savoir que
00:31:48quand c'est une maladie professionnelle
00:31:49le licenciement coûte deux fois plus cher
00:31:51et que la mutualité sociale agricole
00:31:52elle va toucher deux fois plus aussi
00:31:54donc à la fois juger parti
00:31:55donc on fait un licenciement professionnel
00:31:57pour ce collaborateur
00:31:58qui était quelqu'un
00:31:59qui nous donnait satisfaction
00:32:01en fait il avait tout appris chez nous
00:32:04et on a fait ce licenciement professionnel
00:32:06six mois plus tard
00:32:08il vient me voir
00:32:09en me disant
00:32:09j'aimerais bien reprendre mon travail
00:32:11mais je lui dis
00:32:11je ne peux pas te redonner ton travail
00:32:13puisque tu as des problèmes musculo-squelettiques
00:32:15et que tu as un problème avec l'alcool
00:32:16il me dit
00:32:17mais le lendemain du jour
00:32:18où j'ai quitté votre entreprise
00:32:19j'ai travaillé chez un viticulteur
00:32:21et donc je lui dis
00:32:21mais que fait le médecin de la MSA
00:32:23puisqu'en fait
00:32:24il nous interdit
00:32:25de te garder en viticulture
00:32:26et le lendemain
00:32:27il te fait une
00:32:28une visite médicale
00:32:30pré-embauche
00:32:31pour travailler chez un collègue
00:32:32donc on marche complètement sur la tête
00:32:34et des exemples comme ça
00:32:35j'en ai plein
00:32:36de chez moi
00:32:37et dans mon entourage
00:32:38et donc on marche sur la tête
00:32:39et les gens sont
00:32:41dans des arrêts maladie
00:32:42que d'ailleurs
00:32:43désormais
00:32:43un certain nombre de personnes
00:32:44appellent des congés maladie
00:32:47et
00:32:48lorsque j'étais
00:32:49lorsque j'étais
00:32:50j'ai fait mon service national
00:32:52à la direction régionale de l'industrie
00:32:53et de la recherche
00:32:54de Guadeloupe
00:32:54en 1991
00:32:55et c'est la première fois
00:32:57que j'ai entendu parler
00:32:57de congés maladie
00:32:58c'était une madame
00:33:00qui dit
00:33:00ah mais ma chère
00:33:01cette année
00:33:01je n'ai pas appris
00:33:02tous mes congés maladie
00:33:03vous appelez ça
00:33:04des congés maladie
00:33:05en Guadeloupe
00:33:05oui en Créol
00:33:06on dit congés maladie
00:33:06bon très bien
00:33:07mais maintenant
00:33:07c'est en France
00:33:08qu'on parle de congés maladie
00:33:09et donc les gens disent
00:33:10j'ai un quota
00:33:11et donc il faut que je prenne mon quota
00:33:13c'est un problème d'éducation
00:33:15c'est un problème
00:33:16de compréhension
00:33:17dont on parle
00:33:18mais tout ça
00:33:19ça finit par atterrir
00:33:20sur nos bulletins de salaire
00:33:22en cotisation
00:33:22en baisse de salaire net
00:33:24et en hausse du coût du travail
00:33:26et donc on marche sur la tête
00:33:27il est urgent
00:33:28de prendre le taureau
00:33:29par les cornes
00:33:29alors il est évident
00:33:30qu'on ne stigmatise pas
00:33:32les gens qui sont malades
00:33:33qui sont évidemment
00:33:35arrêtés par un médecin
00:33:36parce qu'ils sont en souffrance
00:33:39il y a aussi une question
00:33:40du rapport au travail
00:33:43du lien qu'on peut avoir au travail
00:33:45mais néanmoins
00:33:45les abus existent
00:33:47mais c'est eux qui ont aidé les victimes
00:33:48la difficulté c'est que
00:33:50quand on est dans un système
00:33:51où on ne fait pas la différence
00:33:53entre celui qui en a besoin
00:33:55et celui qui je dirais
00:33:57parasite le système
00:33:58à la fin
00:33:59dans ce pays
00:34:00on fait une réforme
00:34:01qui concerne tout le monde
00:34:02et donc à la fin
00:34:03celui qui y perd
00:34:04c'est celui qui justement
00:34:05avait besoin
00:34:06d'être accompagné
00:34:08donc c'est pour ça
00:34:09que je crois
00:34:11qu'effectivement
00:34:12alors il y a quand même
00:34:12un sujet
00:34:13c'est à dire que
00:34:13comme on n'ose pas
00:34:14faire des contrôles
00:34:15et avoir en réalité
00:34:17des solutions
00:34:17beaucoup plus directes
00:34:18c'est à dire
00:34:19contrôle
00:34:20redressement
00:34:21contrôle à domicile
00:34:23contrôle sur les médecins
00:34:24enfin revoir totalement
00:34:26le système
00:34:26de telle manière
00:34:27à éviter les abus
00:34:28on invente
00:34:29un système
00:34:30qui
00:34:31bureaucratique
00:34:32qui n'est pas
00:34:33l'état
00:34:33parce que
00:34:34on va encore dire
00:34:34c'est l'état
00:34:35non c'est pas de l'état
00:34:36c'est de la paraprévention
00:34:37un peu comme si on disait
00:34:39vous comprenez
00:34:39quand on peut pas mettre
00:34:40des policiers
00:34:40on va envoyer
00:34:42un kit
00:34:42dans le métro
00:34:43pour dire
00:34:43si vous rencontrez
00:34:44un type qui vole
00:34:46voilà un bouton
00:34:47on est chez les malades
00:34:49là
00:34:49on est chez les malades
00:34:50combien ça coûte tout ça
00:34:51on est chez les malades
00:34:52et donc
00:34:53il faut aller au plus simple
00:34:55effectivement
00:34:56mais en prenant soin
00:34:56si on fait la réforme du système
00:34:58à garantir
00:34:59je dirais
00:34:59le respect
00:35:01parce qu'effectivement
00:35:02il y a une question du stress
00:35:03la souffrance au travail
00:35:04des pénis pénibles
00:35:05et il faut pas passer non plus à côté
00:35:06je trouve que le système
00:35:07ne fonctionne pas
00:35:08je voudrais ajouter quelque chose
00:35:10juste
00:35:10ce kit de prévention
00:35:11s'adresse aux entreprises
00:35:12et donc
00:35:13on est en train de dire
00:35:14aux entreprises
00:35:14s'il y a des accidents du travail
00:35:15c'est de la faute de l'entreprise
00:35:17il faut savoir que
00:35:1880%
00:35:19entre 70 et 80%
00:35:20il faudrait vérifier les chiffres
00:35:21c'est les chiffres officiels
00:35:22de la sécurité sociale
00:35:23des accidents du travail
00:35:25ont lieu le lundi matin
00:35:26ou le vendredi après-midi
00:35:28donc
00:35:29il va falloir
00:35:30regarder ça de près
00:35:31quand même
00:35:31alors les
00:35:32quelques chiffres
00:35:35les dépenses d'indemnités journalières
00:35:36versées par
00:35:37l'assurance maladie
00:35:38hors fonction publique
00:35:40je sais pas pourquoi
00:35:40le chiffre est sorti
00:35:41s'élève à 17 milliards
00:35:43plus de 17 milliards
00:35:4418 milliards d'euros
00:35:45en hausse
00:35:46de 7 milliards
00:35:46en 10 ans
00:35:47alors on a Patrice
00:35:48en ligne avec nous
00:35:49bonjour Patrice
00:35:50vous êtes entrepreneur
00:35:52oui tout à fait
00:35:53oui
00:35:54alors quel est votre constat
00:35:55à vous
00:35:56le constat
00:35:57il est simple
00:35:58c'est que
00:35:59alors je suis entrepreneur
00:36:00et j'ai été aussi vice-président
00:36:02à la communauté de commune
00:36:04pendant le 6 ans
00:36:05et c'est vrai qu'on a vu
00:36:06les dernières maladies
00:36:08exploser
00:36:09notamment pour
00:36:10burn-out
00:36:10pour dépression
00:36:11et c'est des personnes
00:36:13qui restent
00:36:14deux ans
00:36:14deux ans et demi
00:36:15et alors que
00:36:15quand on les croise
00:36:16ils vont très bien
00:36:17qu'il y a le loup
00:36:18et qui certains
00:36:20même n'ont pas peur
00:36:21de vous dire
00:36:21en face
00:36:22droit dans les yeux
00:36:24moi j'ai droit
00:36:25j'ai droit à ça
00:36:26et je vais aller jusqu'au bout
00:36:27c'est extraordinaire
00:36:29parce que
00:36:30ils voulaient tel poste
00:36:31et que
00:36:32ils ne pouvaient pas avoir
00:36:34ce poste là
00:36:35donc ils se mettaient
00:36:36en dépression
00:36:36je vous dis
00:36:37ça a duré deux ans et demi
00:36:38notamment la dernièrement
00:36:39un salarié
00:36:40qui s'est cassé
00:36:41une clavicule
00:36:42qui a eu
00:36:44un an et deux mois
00:36:46d'arrêt
00:36:46pour une clavicule cassée
00:36:49il s'est mis
00:36:50en mise en thérapeutique
00:36:51et bon
00:36:52moi j'invite un petit village
00:36:53on est
00:36:54le village voisin
00:36:56et je sais très bien
00:36:56que
00:36:57son temps libre
00:36:58et bien il va faire du noir
00:36:59voilà
00:36:59et nous
00:37:01le problème
00:37:02c'est qu'on a
00:37:02ce genre de salariés
00:37:04qui vont mettre
00:37:05un vrai bazar
00:37:06dans les équipes
00:37:07dans l'emploi du temps
00:37:08parce qu'on prend du travail
00:37:09et puis en plus
00:37:10ils vous préviennent
00:37:11au dernier moment
00:37:13voilà
00:37:13quand il m'a annoncé
00:37:14le mi-temps thérapeutique
00:37:15c'était
00:37:16quand il est revenu
00:37:18quand il est revenu
00:37:19pour prendre son emploi
00:37:20au bout d'un an
00:37:21et deux mois
00:37:21donc c'est
00:37:24moi comme je dis
00:37:25mais quelle serait
00:37:26la solution pour vous
00:37:27j'étais salarié
00:37:28mais la solution
00:37:29pour moi
00:37:30elle est assez simple
00:37:31si le gouvernement
00:37:32il ne veut plus
00:37:33des arrêts de complaisance
00:37:34il faudrait que
00:37:35les salariés
00:37:35qui se mettent en arrêt
00:37:36passent devant
00:37:37un médecin du travail
00:37:38la médecine du travail
00:37:39et que ce soit
00:37:40la médecine du travail
00:37:41qui donne les arrêts
00:37:42parce que j'ai été salarié
00:37:44pendant 13 ans
00:37:44je suis allé
00:37:45au docteur
00:37:47comme tout le monde
00:37:48pour un rhume
00:37:49pour je ne sais pas
00:37:50ou autre chose
00:37:51et j'avais toujours
00:37:52le même discours
00:37:53de tous les médecins
00:37:54que je suis allé voir
00:37:55c'est
00:37:55tu veux que je t'arrête ?
00:37:57tu veux que je t'arrête ?
00:37:58ben non je vais en rhume
00:37:59voilà
00:37:59je soigne mon rhume
00:38:01voilà
00:38:01ensuite aussi
00:38:02il faudrait que
00:38:03les délais de caresse
00:38:05soient beaucoup plus longs
00:38:06il faudrait
00:38:07nous artisans
00:38:08on a moins
00:38:08un mois de délais
00:38:09on apprend des jours
00:38:10de délais de caresse
00:38:11pour toucher quelque chose
00:38:13comme vous voyez
00:38:14comme l'administration
00:38:15un jour
00:38:15bon nous
00:38:16dans le bâtiment
00:38:17on a 3 jours
00:38:17mais si il y avait moins
00:38:18des délais d'éclos
00:38:20peut-être que les gens
00:38:20n'hésiteraient plus
00:38:21à se mettre aussi
00:38:22en maravie
00:38:23et quand j'entends aussi
00:38:24monsieur Ruffin
00:38:26l'émission de Maxime Liedot
00:38:28ça me met hors de moi
00:38:29de dire
00:38:30maintenant il va falloir
00:38:32que les patrons
00:38:33mettent la main
00:38:34dans la poche
00:38:35pour payer ces arrêts là
00:38:36mais où on va ?
00:38:37où on va ?
00:38:39moi j'ai 24 ans
00:38:40j'ai 24 ans
00:38:41je vous entendais dire
00:38:42que vous avez jamais pris
00:38:43certains de vos interlocuteurs
00:38:45jamais pris
00:38:45deux jours
00:38:46d'arrêt maladie
00:38:47moi j'ai 24 ans
00:38:48j'ai pris aucun jour
00:38:49d'arrêt maladie
00:38:49les seules fois
00:38:50que je me suis arrêté
00:38:51c'était par force
00:38:52j'ai attrapé la grippe
00:38:53j'étais une semaine
00:38:54coulé au lit
00:38:55et une demi-journée
00:38:56avec une gastro
00:38:57voilà
00:38:58et je me suis toujours levé
00:38:59je suis toujours allé travailler
00:39:00à part ces jours-là
00:39:01en 24 ans
00:39:02il y a quand même un problème
00:39:03merci de votre témoignage Patrice
00:39:05on se retrouve dans un instant
00:39:07et on continue ce débat
00:39:09Céline
00:39:09vous pourrez nous dire
00:39:11ce qu'on peut faire
00:39:12contre ces abus
00:39:14on entend le cri
00:39:15de l'impuissance des patrons
00:39:17à tout de suite
00:39:30nous parlons de la hausse
00:39:32des arrêts maladie
00:39:33plus de contrôles
00:39:34un dispositif d'alerte
00:39:36en un clic
00:39:37un bouton d'alerte
00:39:38est à la disposition
00:39:39des entrepreneurs
00:39:41pour signaler les abus
00:39:42Céline
00:39:43vous vouliez réagir
00:39:45peut-être à ce que disait
00:39:46notre auditeur
00:39:47vous disiez
00:39:47il a employé ce mot
00:39:48se mettre en arrêt maladie
00:39:49Voilà
00:39:50finalement
00:39:51c'est le salarié
00:39:52qui choisit
00:39:53s'il est malade
00:39:54et c'est pas le médecin
00:39:55qui après avoir diagnostiqué
00:39:56une pathologie
00:39:58estime qu'il est inapte au travail
00:39:59Non
00:40:00ce sur quoi je voulais revenir
00:40:01c'est que
00:40:01sur les 18 milliards
00:40:02hors fonction publique
00:40:05que toutes ces indemnités journalières
00:40:07coûtent à l'assurance maladie
00:40:08vous nous dites
00:40:09qu'il y a une hausse importante
00:40:10c'est les chiffres
00:40:11je pense du ministère
00:40:12sur les 10 dernières années
00:40:14et qu'est-ce qui s'est passé
00:40:15sur ces 10 dernières années
00:40:16on a eu le Covid
00:40:17et donc une évolution
00:40:18des pratiques aussi
00:40:19avec beaucoup de téléconsultations
00:40:20et avec du nomadisme médical
00:40:23c'est-à-dire
00:40:23je prends une consultation
00:40:24d'octolib
00:40:25on me met pas en arrêt
00:40:26donc je vais voir un deuxième médecin
00:40:27un troisième médecin
00:40:27etc
00:40:28et tout ça en plus
00:40:29est remboursé
00:40:30par la sécurité sociale
00:40:31donc c'est une espèce
00:40:32de double peine
00:40:32et je pense qu'il y a quand même
00:40:34une...
00:40:35voilà
00:40:35on favorise comme ça
00:40:36un peu l'errance
00:40:37et donc la quête
00:40:38du médecin
00:40:38qui voudra bien
00:40:40nous mettre en arrêt
00:40:41et ça
00:40:42je suis sûre
00:40:43qu'on a la possibilité
00:40:44de l'identifier
00:40:45de manière assez facile
00:40:47avec le suivi
00:40:48des cartes
00:40:49des cartes digitales
00:40:50et de pouvoir dire
00:40:51bah attendez
00:40:51là ça va pas
00:40:52vous avez vu 4 médecins
00:40:53à la suite
00:40:53et à la fin de la fin
00:40:54vous avez été...
00:40:55ça me fait aussi
00:40:56sur les médecins
00:40:57c'est comme bizarre
00:40:58vous avez 90%
00:40:59des gens qui viennent vous voir
00:41:00qui ressentent
00:41:01avec un arrêt maladie
00:41:01la moyenne est à 25%
00:41:03est-ce que vous pouvez nous expliquer ?
00:41:04parce que le système
00:41:04il est basé sur l'incitation
00:41:05c'est ce que tu disais tout à l'heure
00:41:06à la fin
00:41:07le système est divisé en deux
00:41:09il y a les personnes
00:41:09qui sont réellement malades
00:41:10qui doivent bénéficier
00:41:11d'un arrêt maladie
00:41:12et puis il y a toutes
00:41:12les autres personnes
00:41:13qui peuvent en bénéficier
00:41:14qui vont passer ça
00:41:15comme un congé maladie
00:41:15en Italie en 2008
00:41:17ils ont réformé le système
00:41:18ils ont fait en sorte
00:41:19d'introduire deux choses
00:41:20d'une d'être
00:41:21beaucoup plus fort
00:41:22sur les 10 premiers jours
00:41:22de compensation
00:41:23et ensuite
00:41:24d'être beaucoup plus
00:41:25dans le contrôle
00:41:25sur la suite
00:41:26à partir du moment
00:41:27où il y avait des arrêts longs
00:41:28et c'était dans un hyper contrôle
00:41:29de la situation
00:41:29la diminution des arrêts maladie
00:41:31a diminué de moitié
00:41:32moins 49%
00:41:33donc si on ne fait pas
00:41:34effectivement ce sujet de contrôle
00:41:35comme ça a été un peu fait
00:41:36sur le cas italien
00:41:37même s'il est légèrement différent
00:41:38mais on peut au moins
00:41:38s'en inspirer
00:41:39la situation de fracosses aggravées
00:41:41et c'est surtout
00:41:41les arrêts maladie longs
00:41:43qui augmentent
00:41:43c'est très intéressant
00:41:45je reviens sur le sujet
00:41:46c'est que c'est surtout
00:41:47deux populations
00:41:47enfin deux catégories d'âge
00:41:49qui sont touchées
00:41:49c'est plutôt les personnes
00:41:50aller au-delà de 60 ans
00:41:52et après surtout les jeunes
00:41:53en plus de 30 ans
00:41:54qui vont bénéficier
00:41:55de ce type de choses
00:41:55donc on voit bien
00:41:57que la catégorie des actifs
00:41:58entre 30 et 60 ans
00:41:59et les deux extrêmes
00:42:00ça peut indiquer peut-être
00:42:02des pratiques sociologiques
00:42:02différentes vis-à-vis
00:42:03de la médecine
00:42:04ou vis-à-vis du travail
00:42:05il y a peut-être
00:42:05des questionnements à voir
00:42:06sur le rapport au travail quotidien
00:42:08et ça se fait surtout
00:42:09sur des catégories d'âge
00:42:10très particulières
00:42:11ils travaillent
00:42:11puisqu'il y a de l'économie au noir
00:42:12la difficulté c'est qu'il y a ici
00:42:14la branche sur laquelle
00:42:15est construit le système
00:42:16qui permet d'avoir les arrêts maladie
00:42:17qui leur permet de faire du noir
00:42:19et je pense que dans ces statistiques
00:42:21il y a de plus en plus
00:42:22d'arrêts maladie
00:42:23qui sont des arrêts maladie
00:42:24de type psychologique
00:42:25type burn-out
00:42:26type surmenage
00:42:27très compliqué à contrôler
00:42:29je me souviens que
00:42:30Marlène Schiappa
00:42:31qui a été une ministre
00:42:33des gouvernements Macron
00:42:34après son élection
00:42:35en 2017
00:42:36avant cela
00:42:37était influenceuse
00:42:38et sur son blog
00:42:39puisqu'elle est mancelle
00:42:40moi je suis originaire de la Sarthe
00:42:41sur son blog
00:42:42faisait des simulations
00:42:43pour apprendre aux gens
00:42:44à se présenter devant un médecin
00:42:46pour simuler le burn-out
00:42:48ou la fatigue
00:42:49la grosse fatigue
00:42:50etc.
00:42:51et donc voilà
00:42:52tout ça
00:42:52c'est un problème
00:42:54de civilisation
00:42:55de rapport au travail
00:42:56c'est le rapport au travail
00:42:57c'est le débat
00:42:59on l'a un petit peu évoqué
00:43:00cette semaine
00:43:00autour du 1er mai
00:43:02aussi
00:43:04avec des professionnels
00:43:06qui réclament le travail
00:43:07c'est peut-être un peu différent
00:43:08je pense pas que ce soit
00:43:09une question de rapport au travail
00:43:10parce que
00:43:11quand on fait de l'économie au noir
00:43:13on travaille
00:43:14c'est un rapport
00:43:15à la responsabilité
00:43:16par rapport au collectif
00:43:17le médecin qui dit
00:43:18moi finalement
00:43:19tant pis
00:43:19je préfère
00:43:20parce que j'ai pas envie
00:43:21de prendre la responsabilité
00:43:22j'ai pas envie d'assumer
00:43:22ce rôle de contrôle
00:43:23personne ne va assumer
00:43:24même l'état
00:43:25ne veut plus assumer
00:43:26ce rôle de contrôle
00:43:26à l'idée aux entreprises
00:43:27contrôlez
00:43:28alertez-nous
00:43:28s'il y a un sujet
00:43:29nous on vous aidera
00:43:30en deuxième rideau
00:43:31c'est un système
00:43:32où chacun en réalité
00:43:33pousse son petit caddie
00:43:34en disant
00:43:34je fais mon marché
00:43:35mais tant pis
00:43:36pour le reste
00:43:37et à la fin
00:43:37tous ces petits ruisseaux
00:43:38font des grands fleuves
00:43:39font un océan de dettes
00:43:41et que chacun supporte
00:43:42mais on dit
00:43:43je suis pas responsable
00:43:43c'est une crise de responsabilité
00:43:44oui c'est plutôt
00:43:45une crise de responsabilité
00:43:46qu'une crise du travail
00:43:47quand les jeunes
00:43:48enfin ça dépend des personnes
00:43:50mais quand les jeunes
00:43:50de moins de 30 ans
00:43:51disent
00:43:51moi je vais négocier
00:43:52une rupture conventionnelle
00:43:53puis ensuite je vais partir
00:43:54six mois pour faire le tour du monde
00:43:55puis je reviendrai
00:43:56puis je retrouverai un boulot
00:43:57etc
00:43:57c'est quand même
00:43:58c'est un changement
00:43:59le vice-là
00:44:00c'est que c'est leur droit
00:44:01et ils peuvent le faire
00:44:02ils ont compris
00:44:03qu'ils avaient cette possibilité
00:44:04ce qui est normal
00:44:05c'est pour ça que le système
00:44:06sur l'incitation
00:44:07ils peuvent le faire
00:44:08ils se disent
00:44:09j'ai la possibilité de le faire
00:44:10pourquoi je n'en profite pas
00:44:11très conclètement
00:44:12en fait on parle de droit
00:44:14on parle de responsabilité
00:44:14mais de rapport au travail
00:44:15effectivement dans les arrêts
00:44:16de maladie
00:44:17c'est explosion des burn-out
00:44:18et des troubles musculosquelétiques
00:44:19aussi petite anecdote
00:44:20toujours de mon amie restauratrice
00:44:22elle a plusieurs restaurants
00:44:23qui sont à peu près
00:44:23dans le même périmètre
00:44:24à Paris
00:44:25à cinq minutes
00:44:26les uns des autres
00:44:26et elle avait une stagiaire
00:44:28qui est arrêtée
00:44:29en stage
00:44:30elle est arrêtée
00:44:30pour troubles musculosquelétiques
00:44:33donc elle s'interroge
00:44:34et on lui a expliqué
00:44:34que c'était le fait
00:44:35d'aller d'un restaurant
00:44:36à l'autre
00:44:36qu'il a fatigué
00:44:37enfin ça a été
00:44:38un médecin
00:44:39a donné cet arrêt maladie
00:44:41et cette raison
00:44:41alors qu'il y avait
00:44:43mais parce qu'on est passé aussi
00:44:44de pathologie objective
00:44:45à des pathologies subjectives
00:44:46complètement
00:44:47mais dans beaucoup de sujets
00:44:49on passe dans le subjectif
00:44:50c'est très compliqué
00:44:51le subjectif
00:44:53ça fait réagir nos auditeurs
00:44:540826 300 300
00:44:58Pierre est en ligne
00:44:59bonjour Pierre
00:45:00oui bonjour
00:45:01alors vous avez une idée vous
00:45:03oui en fait
00:45:05j'entends tout ce que vous dites
00:45:06et je crois beaucoup
00:45:07aux incitations
00:45:08et je trouve que là
00:45:09on est en train de parler
00:45:10de 18 milliards
00:45:11de coûts
00:45:12pour l'assurance maladie privée
00:45:14je ne parle même pas
00:45:15de la publique
00:45:17d'autre part
00:45:18on ne prend pas non plus
00:45:19tout le système de contrôle
00:45:20de la sécu là-dedans
00:45:21est-ce qu'on ne pourrait pas
00:45:22mettre de la simplification
00:45:23je m'explique
00:45:24alors bien évidemment
00:45:26en arrêt maladie
00:45:26il y en a qui sont
00:45:28comment on dit
00:45:29que vous avez bien compris
00:45:30réels
00:45:30et d'autres un peu moins réels
00:45:32et très subjectifs
00:45:34est-ce que finalement
00:45:35c'est à un médecin
00:45:36ou à la société
00:45:36de juger ça
00:45:38moi personnellement
00:45:38je serais pour un système
00:45:39où les gens se mettent
00:45:40en arrêt maladie
00:45:42tout seuls
00:45:42quand ils le souhaitent
00:45:43par contre
00:45:45pour avoir droit
00:45:46à une retraite
00:45:47il faudrait qu'ils cotisent
00:45:48au minimum
00:45:49en fait c'est assez simple
00:45:50aujourd'hui
00:45:50on doit cotiser
00:45:5142-43 ans
00:45:53on sait que les gens
00:45:54sont en moyenne
00:45:55malades 2 ou 3 ans
00:45:56et bien on le donne
00:45:57on fait une moyenne
00:45:58on l'enlève à tout le monde
00:45:58vous êtes obligés
00:45:59de travailler minimum
00:46:0040-41 ans
00:46:02ça il suffit
00:46:02de calculer les paramètres
00:46:03et par contre
00:46:04en revanche
00:46:05quand vous êtes malade
00:46:06ça ne compte pas
00:46:06pour votre retraite
00:46:07donc à ce moment-là
00:46:08l'intimitation elle est simple
00:46:09vous êtes malade
00:46:11et bien vous cotisez pas
00:46:12pour votre retraite
00:46:12vous êtes malade 10 ans
00:46:13c'est la faute à personne
00:46:15simplement à la retraite
00:46:16à 67 ans au plus tard
00:46:18ben vous aurez
00:46:2020-30% de décote
00:46:21et c'est tout à fait logique
00:46:22donc moi je serais
00:46:23pour un système de liberté
00:46:24on enlève tous les contrôles
00:46:26les gens sont assez grands
00:46:27ils s'arrêtent
00:46:28ils s'arrêtent
00:46:29quand ils le veulent
00:46:30ils ont pas envie
00:46:30d'aller bosser
00:46:31ils vont pas bosser
00:46:32mais par contre
00:46:33l'incitation
00:46:34c'est que ça ne compte pas
00:46:35pour leur retraite
00:46:36bien évidemment
00:46:37j'élimine de ce système
00:46:39les arrêts pour maternité
00:46:40puisque ça c'est pas une maladie
00:46:42on va pas trop dans ce sens là
00:46:45vous avez vu que récemment
00:46:47oui mais justement
00:46:48on rajoute une usine à gaz
00:46:49sur une usine à gaz
00:46:51avec un petit inconvénient
00:46:53monsieur sur votre proposition
00:46:54au delà du fait
00:46:55qu'il y a des gens
00:46:56qui peuvent être malades
00:46:57pour de bonnes raisons
00:46:58et bon
00:46:58c'est que si vous le donnez
00:47:00je dirais à l'initiative
00:47:01du salarié
00:47:02et qui décide
00:47:03par exemple
00:47:04de dire
00:47:04tiens mercredi
00:47:05hop je suis malade
00:47:06et puis jeudi je reviens
00:47:07vendredi je suis malade
00:47:08lundi je
00:47:09l'entreprise elle
00:47:10elle peut fonctionner quand même
00:47:11vous avez besoin vous
00:47:12mais vous vous rappelez
00:47:14qu'il y a quand même aussi
00:47:15un système de carence
00:47:16donc si le salarié
00:47:17est malade le mercredi
00:47:18pour des raisons x et y
00:47:19il n'est pas payé
00:47:21c'est quand même
00:47:22une bonne carrière
00:47:22oui mais ce que je veux dire
00:47:23c'est que l'entreprise
00:47:24elle a besoin aussi
00:47:25de stabilité
00:47:26c'est à dire que
00:47:26vous imaginez bien
00:47:28que si c'est totalement libre
00:47:29ça veut dire que
00:47:30vous arrivez le matin
00:47:31et vous avez la moitié
00:47:32de vos salariés
00:47:32qui ont décidé
00:47:33qu'ils étaient malades
00:47:34vous fermez
00:47:35même si vous avez
00:47:36l'autre moitié
00:47:36je comprends bien
00:47:37mais c'est pas une solution idéale
00:47:38mais aujourd'hui
00:47:39vous l'avez dit vous même
00:47:39quand un salarié
00:47:41n'est pas content
00:47:41parce qu'on le bride
00:47:42dans sa carrière
00:47:43ou je ne sais quelle raison
00:47:44il vous balance
00:47:45un arrêt maladie
00:47:46bien sûr
00:47:48je suis fonctionnaire
00:47:50je pars bientôt à la retraite
00:47:52j'aurai travaillé 41 ans
00:47:53donc j'aurai une décote
00:47:54et je n'ai posé
00:47:55aucun arrêt maladie
00:47:56parce que comme vous le dites
00:47:57quand vous avez
00:47:58un petit mal de crâne
00:47:59même une fois
00:47:59j'ai eu un accident
00:48:00une moto m'avait
00:48:01enlevé un bout de jambe
00:48:02en vélo
00:48:03j'étais arrêté
00:48:04jusqu'à fin septembre
00:48:05j'ai quand même fait
00:48:06ma rentrée
00:48:06bon voilà
00:48:07après chacun fait comme
00:48:08vous êtes un dur à cuire
00:48:12vous êtes un dur à cuire
00:48:14mais
00:48:15non non
00:48:16on entend ce que vous dites
00:48:17j'ai un témoignage
00:48:18d'une chef d'entreprise
00:48:19qui me dit
00:48:20j'ai eu une employée
00:48:20qui a travaillé deux semaines
00:48:22arrêtée pour burn out
00:48:25une autre
00:48:26employée de longue date
00:48:27arrêt maladie
00:48:28pendant deux ans
00:48:28renouvelée à répétition
00:48:30et en même temps
00:48:31je l'ai vue en vélo
00:48:31à côté de l'usine
00:48:33voilà
00:48:34on a des dizaines de cas
00:48:35comme ça
00:48:36avec des gens plutôt jeunes
00:48:37alors ça c'est une indication
00:48:39une indication
00:48:40et on a Karine en ligne également
00:48:42qui voulait témoigner
00:48:43bonjour Karine
00:48:44oui bonjour
00:48:45bonjour tout le monde
00:48:46alors moi en fait
00:48:47je voulais témoigner
00:48:48parce que
00:48:49en novembre dernier
00:48:50j'ai été hospitalisée
00:48:51en hôpital de jour
00:48:53uniquement le matin
00:48:55à 50 km de chez moi
00:48:56donc j'étais quand même capable
00:48:57d'aller
00:48:58jusqu'en hôpital de jour
00:48:59jusqu'à l'hôpital
00:49:01et en fait
00:49:02j'ai proposé
00:49:03de prendre des jours
00:49:04de congé
00:49:05pour les matinées
00:49:07et l'après-midi
00:49:09télétravailler
00:49:10on m'a dit
00:49:10c'est interdit
00:49:11c'est pas prévu
00:49:12dans le code du travail
00:49:13oui
00:49:14bravo madame
00:49:14mais ça c'est pour protéger
00:49:17en fait
00:49:18moi je raisonne
00:49:18de cette chanson là
00:49:19parce que je me dis
00:49:20bon
00:49:20je suis capable
00:49:21d'aller à l'hôpital
00:49:22donc je suis capable
00:49:22de
00:49:23voilà
00:49:23moi c'est pour des problèmes
00:49:24de dos
00:49:24j'étais capable
00:49:25de marcher
00:49:25je me sentais pas malade
00:49:27en fait
00:49:27voilà
00:49:28j'avais des problèmes
00:49:29de dos
00:49:29mais je me sentais pas malade
00:49:31si je suis capable
00:49:32d'aller à Paris
00:49:33ou ailleurs
00:49:33je suis capable
00:49:34de travailler
00:49:35quoi
00:49:36et en fait
00:49:37et je me dis
00:49:38on est en mi-traitement
00:49:40au bout de
00:49:41je sais plus
00:49:4290 jours
00:49:43d'arrêt de maladie
00:49:44le jour où je tombe
00:49:45vraiment malade
00:49:46dans ces 5 semaines
00:49:48ils sont compris
00:49:48dans les 90 jours
00:49:50quoi
00:49:51vous avez une belle
00:49:52conscience professionnelle
00:49:53c'est pour ça
00:49:54que quand je veux parler
00:49:54c'est pas une crise du travail
00:49:55c'est une crise du devoir
00:49:57et je travaille
00:49:58dans la fonction publique
00:49:59bravo
00:49:59bravo
00:50:00bravo
00:50:02bravo
00:50:02c'est nous
00:50:02on compte du double
00:50:04non mais c'est
00:50:06mais il vous a été
00:50:06échappé aussi
00:50:07qu'une loi récente
00:50:10dit que
00:50:11quand on tombe malade
00:50:12pendant ses congés
00:50:13on peut
00:50:14ça constitue
00:50:15une entrave
00:50:15au repos
00:50:16et au loisir
00:50:16et donc le salarié
00:50:17doit bénéficier
00:50:18pendant cette période
00:50:20dont il a le droit
00:50:21de bénéficier
00:50:22donc vous pouvez reporter
00:50:23ses congés
00:50:24incroyable
00:50:25ça me choque moins
00:50:26ça me choque moins
00:50:27parce que
00:50:27les congés
00:50:28c'est effectivement fait
00:50:29pour eux
00:50:30je dirais
00:50:30se reposer
00:50:32s'extraire du travail
00:50:33vous voulez passer 15 jours
00:50:34avec de la fièvre malade
00:50:36c'est pas vrai
00:50:36quand vous revenez
00:50:37vous êtes convalescent
00:50:38non mais
00:50:39alors après
00:50:40je comprends bien
00:50:41qu'il peut y avoir des abus
00:50:42mais
00:50:42bon
00:50:43c'est un sujet à mon avis
00:50:45qui est différent
00:50:45de celui qui
00:50:47invoque un faux arrêt de travail
00:50:49je peux vous dire
00:50:49que quand vous avez une personne
00:50:50qui est absente
00:50:51pendant un an
00:50:52et qu'elle revient
00:50:53elle dit
00:50:53je reprends mon travail
00:50:54mais je vais commencer
00:50:55par prendre mes 5 semaines
00:50:56de congés payés
00:50:57vous faites la gueule
00:50:58quand même
00:50:59ça c'est différent
00:51:00allez on se retrouve
00:51:01dans un instant
00:51:01vos coups de coeur
00:51:02vos coups de gueule
00:51:03à tout de suite
00:51:04on va parler
00:51:04de la broyeuse
00:51:06de David Lissnard
00:51:07entre autres
00:51:07à tout de suite
00:51:09Sud Radio
00:51:11Sud Radio
00:51:12le 10h midi
00:51:14mettez-vous d'accord
00:51:15Valérie Expert
00:51:16alors coup de coeur
00:51:17coup de gueule
00:51:19Yves Damécourt
00:51:20vous vouliez parler
00:51:21d'un coup de projecteur
00:51:22sur la broyeuse
00:51:23de David Lissnard
00:51:24qu'est-ce que c'est ?
00:51:25ben écoutez
00:51:25en début de semaine
00:51:27David avait organisé
00:51:28vous savez que depuis un an
00:51:30on demande aux gens
00:51:30de nous envoyer
00:51:31les aberrations administratives
00:51:33qu'ils trouvent
00:51:34dans leur vie quotidienne
00:51:35et donc on avait
00:51:37il avait imaginé
00:51:38remettre les serfadors
00:51:39donc les serfadors
00:51:40vous savez serfa
00:51:40c'est le nom
00:51:41de ces papiers
00:51:43que l'état
00:51:44nous impose
00:51:44de remplir
00:51:45et donc il a notamment
00:51:46remis le serfador
00:51:47alors les récipiendaires
00:51:48n'étaient pas là
00:51:49Agnès Pannier-Runacher
00:51:50a reçu le serfador
00:51:51pour son idée
00:51:52de mettre des toilettes
00:51:53sur les barges
00:51:54des ostréiculteurs
00:51:55du bassin d'Arcachon
00:51:56enfin voilà
00:51:57quelques personnalités
00:51:58comme ça
00:51:59ont été honorées
00:52:00et puis ensuite
00:52:01il y a eu
00:52:01l'épisode de la broyeuse
00:52:03donc l'idée
00:52:04c'était de broyer
00:52:04tous ces textes
00:52:05cette inflation de textes
00:52:07cette inflation de mots
00:52:08cette inflation de règlements
00:52:10cette inflation de serfa
00:52:11qui empoisonne
00:52:13la vie des français
00:52:14depuis longtemps
00:52:15mais ça augmente
00:52:16ça augmente
00:52:16ça augmente
00:52:17ça augmente
00:52:17inflation
00:52:18le code de l'environnement
00:52:19on a broyé
00:52:19le code de l'environnement
00:52:20il l'a doublé
00:52:21depuis 10 ans
00:52:22on a broyé
00:52:23le code du travail
00:52:24dont l'essentiel
00:52:26est important
00:52:27mais qui a eu
00:52:29là aussi
00:52:30une inflation
00:52:30de mots
00:52:31depuis 10 ans
00:52:32on a broyé
00:52:33la loi SRU
00:52:34qui impose
00:52:36aux agglomérations
00:52:3725% de logement social
00:52:38alors ce qu'il faut
00:52:39c'est des logements
00:52:39des logements
00:52:40des logements
00:52:40plus de logements
00:52:41et moins de contraintes
00:52:42donc en fait
00:52:42on a broyé les contraintes
00:52:44on a broyé les serfas
00:52:45on a broyé
00:52:46tous ces textes
00:52:46et ces règlements
00:52:47qui emmerdent les français
00:52:48Pompidou disait
00:52:49arrêter d'emmerder les français
00:52:50à Jacques Chirac
00:52:50qui lui proposait
00:52:51de nouveaux textes
00:52:53et donc on en a marre
00:52:54de tous ces textes
00:52:55de cette bureaucratie
00:52:55qui coûte très cher
00:52:56qui coûte très cher
00:52:57en temps aux entreprises
00:52:58qui coûte très cher
00:52:59en moyens
00:53:00qui coûte très cher
00:53:00en contrôle
00:53:01moi je suis viticulteur
00:53:02et l'institut national
00:53:03des appellations d'origine
00:53:05vient de lancer
00:53:05un mot d'ordre
00:53:07au président
00:53:08des syndicats
00:53:08de viticulteurs
00:53:10simplifiez vos cahiers
00:53:13des charges
00:53:13de production de vin
00:53:14ça fait 30 ans
00:53:15qu'ils nous demandent
00:53:15de les alourdir
00:53:16et là ils veulent
00:53:17les simplifier
00:53:17et quelle est la raison derrière
00:53:18l'INAO est obligée
00:53:20de réduire ses effectifs
00:53:21on n'aura plus le temps
00:53:22de contrôler tout ce
00:53:22qu'on vous a demandé
00:53:23de mettre dans vos cahiers
00:53:24des charges
00:53:25donc on vous demande
00:53:25de les simplifier
00:53:26non pas parce qu'on pense
00:53:27que ça a un intérêt pour vous
00:53:28mais parce que ça a un intérêt
00:53:29pour nous
00:53:30et donc aujourd'hui
00:53:31je pense qu'il y a
00:53:31une soif de liberté
00:53:33un peu partout
00:53:33et donc ce broyeur
00:53:35il y avait marqué
00:53:38liberté, liberté chérie
00:53:39j'écris ton nom
00:53:40une réaction
00:53:40j'ai ouvert le prix
00:53:41qui...
00:53:42oui non mais c'est un peu
00:53:43la tronçonneuse
00:53:43d'Éric Ciotti
00:53:44non pas du tout
00:53:45c'est la broyeuse
00:53:46c'est la broyeuse
00:53:46c'est vrai qu'il y a
00:53:48un problème de normes
00:53:49je suis d'accord
00:53:50etc
00:53:51mais je crois que
00:53:52il ne suffit pas
00:53:53d'agir sur le symptôme
00:53:56il faut comprendre
00:53:57d'où vient le mal
00:53:57et de cette schizophrénie
00:53:59française consistant à dire
00:54:00chaque fois qu'il y a
00:54:01un problème
00:54:02premièrement
00:54:03on demande une norme
00:54:04c'est-à-dire que
00:54:05les français eux-mêmes
00:54:05demandent des normes
00:54:06je veux dire
00:54:07le législateur
00:54:07ne fait pas sortir
00:54:09des sujets comme ça
00:54:10et deuxièmement
00:54:11le système structurel
00:54:12qui crée cette norme
00:54:13l'Union Européenne
00:54:14a créé naturellement
00:54:17un certain nombre de normes
00:54:18que nous mettons en oeuvre
00:54:20donc tout ne peut pas être broyé
00:54:21et puis
00:54:22même au niveau local
00:54:23on a multiplié les échelons
00:54:25qui produit une espèce
00:54:26de normes douces
00:54:28tous les schémas
00:54:29les sradettes
00:54:30etc
00:54:30on a broyé tout ça
00:54:32les sradettes
00:54:32les scottes
00:54:33les pfu
00:54:33les pfu
00:54:34les zannes
00:54:35c'est un peu comme le Frexit
00:54:36c'est-à-dire que
00:54:37c'est une solution simple
00:54:39néanmoins
00:54:39on ne peut pas faire table rase
00:54:40en disant
00:54:40demain il n'y aura pas
00:54:41de code du travail
00:54:42il n'y aura pas de code
00:54:42de l'environnement
00:54:43la réalité c'est qu'on peut
00:54:44mettre le code de l'environnement
00:54:45dans la broyeuse
00:54:46et le lendemain
00:54:46les gens diront
00:54:47attendez on a tout broyé
00:54:48mais quand même là
00:54:50on est d'accord
00:54:50que vous ne pouvez pas
00:54:51utiliser tel pesticide
00:54:52mais tu as compris
00:54:52que c'était de l'ordre du symbole
00:54:56mais vis-à-vis de 2027
00:54:59je souhaite un candidat
00:55:00qui n'est pas seulement
00:55:01une broyeuse
00:55:01mais qui ait une méthodologie
00:55:03je dirais
00:55:04pour réformer ce pays
00:55:05parce que ça ne se fera pas
00:55:06je ne crois pas en fait
00:55:07au truc
00:55:08on va prendre le code
00:55:09qui est très gros
00:55:09regardez on va le broyer
00:55:10je te rassure
00:55:10on a prévu la méthodologie
00:55:12par contre je vous félicite
00:55:12pour les surfadors
00:55:13je trouve ça très drôle
00:55:14je reconnais l'humour de David
00:55:16d'ailleurs il me semble
00:55:18que dans le dictionnaire
00:55:20est rentré le terme surfaté
00:55:21ah bon ?
00:55:22oui je crois
00:55:23on prend tous les jours
00:55:26un coup de gueule
00:55:27pour l'adoption
00:55:28de la proposition de loi
00:55:30sur l'Alsace
00:55:30à l'Assemblée Nationale
00:55:31on en avait un petit peu
00:55:32parlé lundi
00:55:33vous êtes concernée ?
00:55:35concernée moi
00:55:36je ne suis qu'une voisine
00:55:37mais j'observe néanmoins
00:55:40que ça fait 10 ans
00:55:41que tout le monde
00:55:42s'évertue
00:55:43à essayer de construire
00:55:44des régions
00:55:45qui aient une forme
00:55:46de cohérence
00:55:48quelle que soit
00:55:49l'origine de la loi NOTRe
00:55:50qui les a mises en place
00:55:52qui n'était pas la nôtre
00:55:53qui n'était pas la nôtre
00:55:54qui était la leur
00:55:56mais qui importe
00:55:57toujours est-il
00:55:58que j'ai l'impression
00:55:59quand on a
00:56:003350 milliards de dettes
00:56:01et des tas d'autres problèmes
00:56:02peut-être qu'il y a
00:56:03d'autres sujets
00:56:03qui est d'aller déconstruire
00:56:04des strates administratives
00:56:06qu'on a mis 10 ans
00:56:07à fusionner
00:56:08pour revenir
00:56:09à des antérégions
00:56:10qui quelle que soit
00:56:12par ailleurs
00:56:12la légitimité
00:56:13que peuvent éprouver
00:56:14certains
00:56:14à vouloir garder
00:56:15une identité locale
00:56:17régionale
00:56:18je crois que le sujet
00:56:19n'est pas tellement là
00:56:19et je n'ai pas l'impression
00:56:21qu'un périmètre administratif
00:56:23soit de nature
00:56:25à opprimer
00:56:27un amour
00:56:27un amour
00:56:28de son territoire
00:56:29qui par ailleurs
00:56:30peut toujours s'exprimer
00:56:30et puis peut-être
00:56:32pour répondre
00:56:33à ce que j'ai entendu
00:56:34sur les bétonneuses
00:56:37sulfateuses
00:56:37et autres broyeuses
00:56:40non mais je me dis
00:56:41que bon
00:56:42est-ce que finalement
00:56:43détricoter
00:56:44de l'administration
00:56:45soit disant
00:56:46pour défaire
00:56:46un millefeuille
00:56:47grand est
00:56:48ou un autre
00:56:49d'ailleurs
00:56:49est-ce que c'est pas
00:56:50encore se poser
00:56:51la question
00:56:52du schéma
00:56:53de l'organisation
00:56:54un an avant
00:56:54la présidentielle
00:56:55est-ce que c'est maintenant
00:56:56qu'on va déconstruire
00:56:57des ensembles administratifs
00:56:58j'en suis vraiment
00:56:59pas convaincue
00:56:59et puis par ailleurs
00:57:00ça envoie quand même
00:57:01globalement
00:57:01un mauvais signal
00:57:02de on a vigue à vue
00:57:03une fois tous les 10 ans
00:57:04on redécoupe des régions
00:57:06on sait pas où on va
00:57:07en termes d'organisation
00:57:08territoriale
00:57:09on rajoute
00:57:11ouais et puis on rajoute
00:57:12du flou en fait
00:57:13alors moi
00:57:15d'abord je comprends
00:57:17que les Alsaciens
00:57:17veuillent construire
00:57:19une collectivité Alsace
00:57:20nous à Nouvelle Énergie
00:57:21on souhaite
00:57:22réorganiser la France
00:57:23autour de 40 provinces
00:57:24c'était le rêve
00:57:25de Michel Debré
00:57:26il trouvait qu'il y avait
00:57:27trop de départements
00:57:28il voulait une France
00:57:29à 40-45 départements
00:57:30je pense qu'on est Breton
00:57:31qu'on est Alsacien
00:57:32qu'on est Lorrain
00:57:33qu'on est Aquitain
00:57:33je pense qu'on est Berrichon
00:57:35d'ailleurs
00:57:35Gaspard Koenig
00:57:37a écrit un livre
00:57:37très intéressant
00:57:38sur cette philosophie
00:57:39des territoires
00:57:40des terroirs
00:57:40etc
00:57:41et donc
00:57:42je pense qu'il y a
00:57:43un intérêt quand même
00:57:44on parle du millefeuille
00:57:45du millefeuille
00:57:45du millefeuille
00:57:45je pense que
00:57:46quand Mitterrand
00:57:47a créé les régions
00:57:48c'est parce qu'il voulait
00:57:49supprimer les départements
00:57:49il y a eu une bronca
00:57:50des présidents de départements
00:57:51il les a gardés
00:57:52je pense que
00:57:53quand on a commencé
00:57:54à créer les districts
00:57:55de communes
00:57:56on voulait élargir les communes
00:57:58finalement on a gardé
00:57:58les communes
00:57:59et les communautés de communes
00:58:00on a fait des grandes
00:58:01communautés de communes
00:58:01moi j'ai été président
00:58:02d'une communauté de communes
00:58:02de 50 communes
00:58:03c'est très compliqué
00:58:04on n'a pas respecté
00:58:05les bassins de vie
00:58:06on n'a pas respecté
00:58:07les identités
00:58:07je pense qu'on a vraiment
00:58:08besoin d'une vraie réforme
00:58:10de ce schéma
00:58:13territorial
00:58:14pour pouvoir mettre en place
00:58:15une vraie subsidiarité
00:58:16c'est-à-dire redonner
00:58:17du pouvoir au local
00:58:18mais pour avoir le pouvoir
00:58:19au local
00:58:19il faut vivre ensemble
00:58:20il faut avoir des projets
00:58:21ensemble
00:58:21il faut avoir une identité
00:58:22et donc il y a un vrai sujet
00:58:24le faire un an avant
00:58:24les élections
00:58:25c'est pas une bonne idée
00:58:26mais par contre
00:58:27la tribune des présidents
00:58:28de région en disant
00:58:29non à l'Alsace
00:58:30j'ai trouvé que c'était
00:58:31hors sujet aussi
00:58:32l'Institut Valmi
00:58:33a sorti en juin
00:58:34un rapport sur la décentralisation
00:58:35donc j'en profite
00:58:36parce que je suis aussi président
00:58:37voilà
00:58:38je crois que le sujet d'entrée
00:58:39c'est de se demander
00:58:40quel est le bon périmètre
00:58:42pour quelles compétences
00:58:43on fait comme si
00:58:44les compétences ont bougé
00:58:46donc la question
00:58:47qu'on devrait se poser
00:58:47c'est pour une région
00:58:49en tout cas par exemple
00:58:49quelle est la bonne taille
00:58:51si demain
00:58:52je dois administrer
00:58:52le développement économique
00:58:55les transports
00:58:55la formation
00:58:56les compétences
00:58:57d'une région
00:58:59après je suis
00:58:59parce que ça vient
00:59:01percuter aussi
00:59:01ensuite le sujet identitaire
00:59:03qui est
00:59:04à quel moment
00:59:05est-ce qu'une collectivité
00:59:06a une légitimité
00:59:08pour le citoyen
00:59:09parce qu'elle correspond
00:59:10à de l'histoire
00:59:11les 40 provinces
00:59:13par exemple
00:59:14effectivement
00:59:14Debré
00:59:1557
00:59:15c'est intéressant
00:59:1647
00:59:17c'est intéressant
00:59:18parce que
00:59:18je dirais
00:59:19il a réfléchi
00:59:20mais c'était organisé
00:59:21autour de centres urbains
00:59:22c'était 40 grandes villes
00:59:25donc c'est déjà
00:59:26une conception
00:59:26de je dirais
00:59:28de la chose
00:59:28et il le faisait
00:59:29à une époque
00:59:30où il n'y avait pas
00:59:30les régions
00:59:30c'est-à-dire qu'évidemment
00:59:32ça veut dire supprimer
00:59:33les régions
00:59:33mais ce débat là
00:59:34est un sujet
00:59:35très intéressant
00:59:36mais je crois
00:59:37qu'on doit l'aborder
00:59:38de manière transversale
00:59:40c'est-à-dire
00:59:40quel type d'élu
00:59:42quelle compétence
00:59:43quel cumul
00:59:44des mandats
00:59:46quelle superficie
00:59:47et quelle est la règle
00:59:48qui doit présider
00:59:49au périmètre
00:59:50est-ce que c'est
00:59:50l'identité
00:59:51est-ce que c'est
00:59:52le fait d'être centré
00:59:53autour d'une ville
00:59:54centre
00:59:55est-ce que c'est
00:59:56l'histoire
00:59:57est-ce que c'est
00:59:58le bassin économique
01:00:00voilà
01:00:00et donc en tout cas
01:00:01moi évidemment
01:00:02je suis plutôt favorable
01:00:03à la naissance
01:00:05je dirais
01:00:05d'une collectivité
01:00:06Alsace indépendante
01:00:07et en revanche
01:00:08je pense que le grand risque
01:00:09c'est tous les gens
01:00:10qui poussent
01:00:10parce qu'ils veulent
01:00:11en réalité un fédéralisme
01:00:12qui aboutirait
01:00:14à le débroyage
01:00:15c'est-à-dire
01:00:16on a maintenant
01:00:16des potentats
01:00:17qui sont gouverneurs
01:00:18de grandes régions
01:00:19avec un parlement
01:00:20qui voterait évidemment
01:00:21des lois
01:00:22évidemment des impôts nouveaux
01:00:23et on enclenche
01:00:24encore la machine
01:00:25ça c'est vraiment
01:00:25la chose à oublier
01:00:26mais sachant
01:00:27pardon
01:00:27mais sachant
01:00:28que cette collectivité
01:00:29européenne d'Alsace
01:00:30existe déjà
01:00:31du fait de la fusion
01:00:31des deux départements
01:00:32enfin il n'y a pas rien
01:00:33qui incarne
01:00:34qui incarne l'Alsace
01:00:35aujourd'hui
01:00:36et surtout pour moi
01:00:37on ne pense pas
01:00:37à une réforme territoriale
01:00:38comme ça
01:00:39tout petit bonheur
01:00:40la chance
01:00:41alors telle région
01:00:42décide qu'elle fait
01:00:43sa PPL dans son coin
01:00:45avec ses parlementaires
01:00:46et puis tout le monde
01:00:46s'y met
01:00:47les bretons
01:00:47les corse
01:00:49du coup
01:00:50j'ai vu que les corse
01:00:50c'était
01:00:51non le Pays Basque
01:00:52c'est un vrai débat
01:00:54pour 27
01:00:55si on veut se la poser
01:00:56cette question
01:00:56ce qu'on peut se poser
01:00:57mais il faut le faire
01:00:58mais qu'on n'aura pas
01:00:59parce qu'il y a d'un côté
01:00:59les gens qui sont favorables
01:01:00aux régions et aux grandes communes
01:01:01de l'autre côté
01:01:02les gens qui sont favorables
01:01:03aux communes et aux départements
01:01:04j'en profite pour dire
01:01:05que la solution de Valmy
01:01:06c'est de dire
01:01:07on fait des régions
01:01:08qui sont en fait
01:01:09l'émanation des départements
01:01:11avec
01:01:11non mais je ne fais pas la pub
01:01:12pour les républicains
01:01:12je suis le président
01:01:13pour l'institut Valmy
01:01:14je précise
01:01:15c'est à dire
01:01:16c'est à dire
01:01:18oui
01:01:18c'est à dire qu'en réalité
01:01:19les départements
01:01:20la région serait
01:01:21une espèce de super département
01:01:23avec
01:01:23voilà
01:01:25chaque département
01:01:26étant une
01:01:28composante
01:01:28je reviens sur ce qui a été dit
01:01:29parce que Gaspard
01:01:30Koenig
01:01:30je connais très bien
01:01:31parce que j'étais le directeur
01:01:32de la stratégie de son think tank
01:01:33et effectivement
01:01:33à l'époque
01:01:34on avait sorti un rapport
01:01:35qui s'appelait
01:01:35redonnons le pouvoir aux communes
01:01:36sur le sujet
01:01:37de la subsidiarité ascendante
01:01:38et pour moi
01:01:39l'échelon de départ
01:01:40c'est la commune
01:01:40et on ne pense plus
01:01:41à partir de ça aujourd'hui
01:01:42tout à fait
01:01:42bravo
01:01:43il faut lire mon livre
01:01:44La Petite République
01:01:46lisons le livre
01:01:47d'Yves Demecourt
01:01:48effectivement
01:01:49il sort aujourd'hui
01:01:50donc
01:01:51rappelons quand même le titre
01:01:52pour les gens
01:01:52qui n'étaient pas en début d'émission
01:01:54c'est
01:01:55L'Humain, l'écologie
01:01:56et la politique
01:01:56merci à Julien
01:01:57et c'est aux éditions
01:01:58j'ai bien retenu
01:01:58du bien commun
01:01:59du bien commun
01:02:00et puis
01:02:01n'oublions pas l'Institut Valais
01:02:02absolument
01:02:02et on n'a pas eu le temps
01:02:03de parler de la pipolisation
01:02:04non de la kénétisation
01:02:06mais bon
01:02:06je le ferai un autre jour
01:02:08je pense qu'on aura l'occasion
01:02:09on attend le mariage
01:02:10les fiançailles
01:02:12de Jean-Denard Bardet
01:02:13et suspendu
01:02:14aux photos de Paris-March
01:02:15merci à tous les quatre
01:02:17dans un instant
01:02:18retrouvez André Bercoff
01:02:20avec Boalem
01:02:21Samsal
01:02:21comme invité
01:02:22très bonne journée
01:02:24très bon week-end
01:02:25sur Sud Radio
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