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  • il y a 21 heures
Le choc des idées avec Alain Finkielkraut, philosophe, auteur de l'ouvrage 'Le cœur lourd'

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##LE_CHOC_DES_IDEES-2026-03-29##

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Transcription
00:00Sud Radio, le choc des idées, Jean-Marie Bordry.
00:04Soyez tous les bienvenus dans votre rendez-vous du dimanche sur Sud Radio de 11h à midi, le choc des
00:09idées.
00:10Une émission dans laquelle nous vous proposons d'entendre une voix libre, une grande voix qui n'a pas peur
00:14de déranger par ses idées.
00:16Aujourd'hui nous avons l'extrême plaisir de recevoir Alain Finkielkraut sur Sud Radio.
00:21Nous allons parler notamment de son livre Le Coeur Lourd, publié chez Gallimard.
00:25Nous en parlons avec mes deux acolytes du dimanche, Stéphane Simon. Bonjour à vous.
00:29Bonjour à tous.
00:30Et Arthur de Vatrigan, bonjour Arthur.
00:32Bonjour.
00:33Directeur du magazine L'Incorrect.
00:35A propos de L'Incorrect, je précise que le magazine est toujours dans vos kiosques,
00:39mais que vous pouvez aussi vous procurer ce hors-série, assez fabuleux d'ailleurs, sur l'incorrect.org.
00:45L'art d'être français avec une magnifique photo de couverture de Jacques Dutron en train de fumer un cigare.
00:51C'est disponible donc sur l'incorrect.org. C'était l'instant publicité.
00:55Alors aujourd'hui, je le disais avec notre ami Alain Finkielkraut, nous allons parler évidemment,
01:01bien d'abord de son ouvrage, de ce qu'il pense aussi de l'avenir, de la place des juifs
01:05en France, des français juifs.
01:07Des doutes qui peuvent les animer lorsqu'il voit ce qui se passe entre Israël et l'Iran.
01:12Nous allons parler aussi des scènes qui nous ont marquées à la suite des élections municipales,
01:16et notamment des débordements dans les mairies, des accusations d'antisémitisme qui ont pu peser sur certaines campagnes.
01:23Mais avant d'entrer dans le vif de ce sujet, comme chaque fois, nous commençons par une carte blanche.
01:28Et cette carte blanche, elle est dédiée ce dimanche à Stéphane Simon.
01:32Elle est dédiée surtout au dernier film de Xavier Giannoli parce que je me suis enthousiasmé pour ce film.
01:37Xavier Giannoli, pour nos auditeurs, c'est un de nos très grands réalisateurs.
01:41On ne le dit pas assez souvent, mais le cinéma français est un grand cinéma, reconnu mondialement parmi les meilleurs.
01:46Et Xavier Giannoli est pour moi un des plus brillants de nos meilleurs.
01:50Son dernier film s'attaque à un sujet âpre et le fait admirablement.
01:54Ce film s'appelle « Des rayons et des ombres » et vous allez comprendre pourquoi il porte le nom
01:59d'un livre de Victor Hugo.
02:00Ce film fait le portrait pendant 3h15 de la dérive du journaliste Jean Luchère,
02:05qui finira à la tête du syndicat des journaux parisiens, très compromis dans la collaboration.
02:10Et cet homme n'est pas venu de nulle part.
02:13Ce n'est pas une génération spontanée de collaborateurs.
02:15C'est un homme qui vient de la gauche, qui par pacifisme ne se résout pas à vouloir la guerre
02:20avec l'Allemagne
02:21et va préférer la collaboration.
02:24Progressivement, il va fermer les yeux sur l'antisémitisme, les horreurs du nazisme,
02:29préférant la fête, les femmes, l'argent facilement gagné.
02:31Le film est singulier et courageux puisqu'il brise un de nos grands tabous issus de la guerre.
02:36Les gauches, qu'elles soient socialistes ou communistes, ont aussi donné une large partie des bataillons de collabos.
02:43Déa, Doriot, Henriot, d'autres, mais aussi une ribambelle de plumes de gauche
02:47qui ont préféré travailler avec l'occupant plutôt que d'aller rejoindre les gaullistes à Londres.
02:52Évidemment, le film fait réagir une grande partie de la presse bien pensante.
02:58Il voit une dérive morale inacceptable puisque ce film fait le portrait nuancé d'un collaborateur
03:04et lui reproche de créer de l'empathie.
03:08Cette presse est mal à l'aise avec même le titre du film puisqu'il est issu d'un livre
03:11de Victor Hugo,
03:12je le disais, qui y écrit « Tout homme sur la terre a deux faces, le bien et le mal.
03:17Blâmer tout, c'est ne comprendre rien ».
03:20Avec certains médias tendancieux, ils parlent d'un mauvais film, de psychologie superficielle,
03:27tirent l'arme et je dirais que c'est tout le contraire.
03:29Précisément, ce film n'est pas idéologique puisque c'est un film à hauteur d'individus
03:33qui regarde le réel comme on fait une reconstitution.
03:37C'est 7 ans de travail avec 4 historiens et 30 millions de budget
03:40pour être au plus près des faits.
03:43Ironiquement, le sujet du film est de montrer la corruption morale de tous ces journalistes
03:49qui ont encensé le régime allemand et accepté de travailler avec la censure nazie.
03:54Et une certaine presse d'aujourd'hui ne peut être que gênée par cela.
03:59Comme elle ne pardonne pas cette petite formule dite dans le film,
04:02le vrai pouvoir d'un journaliste, ce n'est pas ce qu'il écrit, mais ce qu'il n'écrit
04:07pas.
04:07C'est tellement vrai et tellement d'actualité, la pire des corruptions des journalistes
04:13est souvent de dissuader d'enquêter et d'écrire sur le réel qui fâche
04:16et qui ne doit tout simplement pas être vu.
04:19Et cette leçon en creux que nous apprend cette période,
04:21ces journalistes et intellectuels collabos, est sans doute encore vraie
04:25tant on voit actuellement de journalistes se pincer le nez quand il faut enquêter,
04:29aller sur le terrain, voir le réel français et parler des sujets
04:33qui ne vont pas dans le sens du vent majoritaire.
04:35Et vous, vous n'avez pas peur d'aller dans l'autre sens.
04:39Bien entendu, Stéphane Simon, Arthur de Vatrigan, vous étiez enchanté par ce film également.
04:42Oui, et pour plusieurs raisons.
04:44Alors, je ne partage pas complètement l'enthousiasme de Stéphane
04:46sur la grandeur du cinéma français.
04:48Je trouve qu'elle se fait quand même assez discrète ces derniers temps
04:50parce qu'on a un cinéma qui doute de lui,
04:53les salles se vident, le monde du cinéma calcule, temporise.
04:55Et Giannoli fait exactement l'averse.
04:57Il fonce un film sur la collaboration de 3h15.
05:00C'est ce qu'on appelle l'audace.
05:01L'audace était une des qualités premières du cinéma français.
05:03Et il la remet à son plus haut niveau.
05:06Ensuite, c'est un cinéaste qui a été parfait pour prendre ce sujet
05:09parce que c'est un cinéaste qui, pendant toute sa filmographie,
05:11a filmé le mystère et l'illusion.
05:13Quand on voit à l'origine Marguerite,
05:16évidemment l'illusion perdue sur l'adaptation de Balzac,
05:18mais aussi l'apparition, c'est le cœur de sa filmographie.
05:20Ensuite, il a fait le pari de l'intelligence du spectateur
05:23parce que toute l'horreur de la collaboration,
05:25de la guerre et de l'occupation est torchant.
05:27Ce qui est assez rare.
05:28Enfin, c'est un film qui crée le débat,
05:30qui fait converser en France.
05:31Et c'est assez rare et ça faisait longtemps.
05:32Ça prouve qu'il y a encore un commun
05:34sur lequel on peut s'étriper et discuter.
05:37Et enfin, Giannulli n'a pas oublié que le moteur de l'Occident,
05:41ça a toujours été la recherche de la vérité,
05:43même si c'est remplacé de plus en plus par la recherche du bonheur.
05:46Et là, il ne discours pas, il ne prêche pas,
05:48il met en scène car il sait mieux quiconque
05:50que le cinéma est un miroir
05:52qui, par les images qu'il reflète,
05:54nous renvoie à nous-mêmes.
05:55Et nous, Corion nous fait,
05:56c'est la question qu'on se pose tout le long du film.
05:58Et le meilleur moyen que ça ne recommence pas,
06:00c'est d'accepter que l'immunité à 100% n'existe pas.
06:02Donc en gros, il y a un collabo qui sommeille au fond de chacun d'entre nous ?
06:07Pas qu'il y ait un collabo qui sommeille au fond de nous,
06:11mais que d'affirmer qu'on sera immunisé contre toute horreur,
06:15ça n'existe pas.
06:16On pourrait terminer sur ce mot.
06:18Alain Finkielkraut, vous n'avez pas encore vu ce film ?
06:21Non, je n'ai pas vu le film,
06:21donc je vous ai écouté avec passion tous les deux.
06:25Je vais voir le film dans les plus brefs délais,
06:28ne serait-ce que pour participer à cette conversation,
06:33à ce débat auquel il donne lieu.
06:36Et j'ai été effaré, c'est vrai,
06:39par la critique que j'ai lue dans Libération,
06:42qui voulait effectivement
06:44que nous ayons un rapport facile,
06:49manichéen, à la collaboration.
06:51Moment horrible de notre histoire,
06:53mais enfin, il y a déjà eu la comble Lucien de Louis Malle,
06:56et il est bon d'envisager les choses
07:02avec subtilité.
07:03C'est ce que semble faire le film.
07:05Avec finesse, en tout cas.
07:07Tout de suite, venons-en aussi au vif du sujet de cette émission.
07:11C'est le dernier ouvrage d'Alain Finkielkraut,
07:14Le cœur lourd, un livre d'entretien
07:16avec le journaliste Vincent Trémolet de Villers.
07:18C'est publié chez Gallimard,
07:20livre aussi, évidemment, qu'Arthur de Vatrigan a dévoré.
07:23Oui, Le cœur lourd est sans doute votre livre le plus personnel,
07:27parce que c'est un dévoilement pudique
07:29mené par Vincent Trémolet de Villers,
07:31qui avec toute sa finesse, toute sa malice
07:33et son admiration pour vous,
07:35vous pousse à confesser vos passions,
07:38vos souvenirs et vos tourments.
07:39Parmi ces tourments, il y a d'abord les mots.
07:41Les mots qui sont l'outil avec lequel travaillent
07:44ces artisans de la pensée que sont les philosophes
07:46pour appréhender le monde.
07:48Mais pas des mots pour fabriquer des concepts prophétisés,
07:51assénés ou affirmés,
07:53non, des mots pour rendre compte
07:54de la comédie humaine
07:56avec le plus de précision possible,
07:59selon les infinies nuances
08:00de cette langue française
08:01que vous chérissez tant
08:03et que vous maniez si bien.
08:04Mais il y a aussi le doute,
08:06une vertu qui semble aujourd'hui menacée
08:08et presque autant menacée que la langue française,
08:10le doute vous habite
08:11et votre trajectoire de philosophe
08:13montre une chose assez simple,
08:15les idées ne se développent jamais
08:16sur une autoroute rectiligne.
08:18Car oui, cher Alain Finkielkraut,
08:20vous êtes traversé de courants contraires.
08:22Il y a d'abord le fils de déportés polonais
08:25méfiant l'égard de cette France
08:26un temps entre Idré Fusard et Vichysoise
08:29qui s'est pourtant fait au fil du temps
08:31défenseur de l'identité nationale.
08:33Il y a ensuite cet avocat de la République
08:34qui doit constater combien
08:36la République pose Bourdieu
08:38à répudier sa haute mission
08:39en sabotant l'école
08:41et en bradant la culture.
08:42Il y a encore cet homme de gauche
08:44qui, à mesure que ses anciens camarades
08:45trahissent et tout,
08:46s'est peut-être réfugié à droite
08:48jusqu'à devenir
08:49l'un des meilleurs penseurs
08:50de la transmission.
08:51Mais il y a aussi ce passionnier
08:52de vaches et d'éléphants
08:53qui confesse sa tendresse
08:55pour l'âne et le crapaud,
08:56sa déférence pour les moutons
08:57et les cochons
08:58et son horreur
08:59des serpents comme des pigeons.
09:01Mais il y a aussi
09:01cet amoureux de Peggy et Kundera
09:03qui aime aussi le Tour de France,
09:04le PSG et Louis de Funès.
09:06Et il y a,
09:07et c'est l'objet
09:07d'un dernier chapitre implacable
09:09et essentiel,
09:10le défenseur acconditionnel d'Israël,
09:12contraint de lutter pied à pied
09:14contre l'antisémitisme
09:15de l'extrême gauche
09:16autant que compte
09:16la politique de Netanyahou.
09:18Et puis il y a aussi
09:19cet orphelin de Dieu,
09:20comme vous définissez vous-même,
09:22qui confesse
09:23recourir parfois à la prière.
09:25Alors certes,
09:26vous n'avez pas l'impétuosité
09:27du désespéré de Gustave Courbet,
09:29comme l'a écrit mon ami Rémi Carlu,
09:31mais vous êtes parcouru
09:32des mêmes déchirements,
09:33le cœur lourd,
09:34d'où ce ton si particulier,
09:36fait de ruminations,
09:37de ruminations angoissées,
09:39nostalgiques et fulgurantes.
09:40À l'heure des grands alignements,
09:42vous restez,
09:43cher Alain Finkielkraut,
09:44l'homme des interstices.
09:45Et si à chacune de vos pages,
09:47on ne peut s'empêcher de penser
09:48que les yesterdays étaient mieux avant,
09:50on se dit aussi,
09:51en refermant le livre,
09:52que Finkielkraut
09:53est tout de même kiffant aujourd'hui,
09:54et peut-être mieux qu'hier.
09:56– Qu'est-ce que vous voulez que je réponde ?
09:59– Il vous kiffe !
10:00– C'est un texte absolument magnifique.
10:02Oh là là,
10:04je vais rester pantois
10:05pendant tout le reste de l'émission.
10:07Merci beaucoup, Arthur de Vadrigan.
10:09Merci beaucoup pour cette présentation.
10:12Elle est très belle.
10:14J'espère qu'elle est juste.
10:16– Écoutez, on va essayer
10:17de continuer à creuser,
10:20justement, le sujet,
10:21si j'ose le dire,
10:22de se remettre aussi
10:24de cette éloge
10:26faite par Arthur de Vadrigan.
10:27Restez avec nous, Alain Finkielkraut,
10:29on est toujours ravis de vous recevoir
10:30sur Sud Radio, je le rappelle.
10:31Vous publiez Le Coeur Lourd
10:32chez Gallimard en ce moment.
10:34Dans un instant,
10:35on va revenir notamment
10:36sur votre passé de 68 heures.
10:38Comment a-t-on pu passer
10:39de 68 heures
10:40à quelqu'un qui a peur
10:42de voir la France disparaître ?
10:43On en parle dans un instant
10:44sur Sud Radio.
10:46Sud Radio,
10:47le choc des idées,
10:48Jean-Marie Bordry.
10:49De retour dans votre émission
10:50du dimanche,
10:51de 11h30,
10:51le choc des idées
10:52en compagnie de Stéphane Simon,
10:54d'Arthur de Vadrigan
10:55et de notre invité aujourd'hui,
10:57Alain Finkielkraut,
10:58qui publie
10:59Le Coeur Lourd
11:00chez Gallimard,
11:01toujours disponible évidemment
11:02chez vos libraires,
11:03on vous le recommande.
11:04Il y a quelques instants,
11:05Arthur,
11:06vous dressiez tout simplement
11:07un hommage
11:09et un éloge
11:10plutôt
11:10de notre invité
11:11et surtout
11:12de son dernier livre.
11:13– Oui,
11:13parce que ce qui me fascine,
11:15c'est la disparition
11:17du doute
11:17parce que je pense
11:19que s'il n'y a plus de doute,
11:20il n'y a plus de conversation.
11:21Et donc,
11:21ma question,
11:22c'est est-ce que
11:22ce doute qui vous habite
11:24n'est-il pas un moteur,
11:25un moteur pour penser ?
11:26Est-ce que le doute
11:27qui disparaît
11:28avec l'affirmation
11:29et la polarisation extrême
11:31aujourd'hui
11:32ne participe-t-il pas
11:33de l'absence
11:35des débats
11:35et donc
11:35de la dépolitisation,
11:37c'est-à-dire
11:37de la radicalisation ?
11:39– Oui,
11:39la radicalisation
11:40est un problème énorme.
11:42– Je vais vous demander
11:44juste de vous rapprocher
11:45un petit peu plus
11:45de votre micro,
11:46si vous le permettez
11:46à l'infine
11:47que le croûte
11:47qu'on vous entende bien.
11:49Vous disiez
11:49que la radicalisation…
11:50– Oui,
11:50donc la radicalisation
11:51est aujourd'hui
11:52un problème énorme.
11:55La politique
11:57obéit de plus en plus
11:59au schéma
12:00de la guerre civile,
12:03non plus le débat,
12:05mais le combat.
12:06et c'est absolument déplorable,
12:09c'est très difficile à vivre.
12:11Alors le doute,
12:12oui,
12:13vous avez raison,
12:14parce que c'est
12:15la très belle phrase
12:16d'Albert Camus,
12:17le démocrate est modeste,
12:19il sait qu'il ne sait pas tout
12:21et qu'il a besoin
12:22des autres
12:23pour mieux comprendre
12:24le monde.
12:26Sartre,
12:29face à Camus,
12:30pensait qu'il savait tout.
12:32Il s'adossait
12:33à la certitude
12:35d'être du bon côté
12:37de l'histoire,
12:38d'où d'ailleurs
12:39sa théorie
12:39de l'engagement.
12:41L'engagement,
12:41c'est le modèle
12:43de la guerre
12:45et il ne faut pas
12:46faire de quartier
12:47puisqu'en face,
12:49il y a
12:50les oppresseurs,
12:53les exploiteurs,
12:54les dominants,
12:56les ennemis
12:56du genre humain.
12:58C'était,
12:59au fond,
13:00le moteur
13:00des temps modernes.
13:01et puis,
13:03en 1980,
13:05est paru
13:06le jour
13:07de la mort
13:07de Sartre,
13:08la revue
13:08Le Débat.
13:10Le modèle
13:11de la conversation,
13:12s'est à nouveau
13:13imposé
13:14dans la vie
13:15intellectuelle.
13:17Et
13:18j'ai vécu
13:19de belles années,
13:21de belles années
13:22de conversations,
13:24justement.
13:25je me souviens
13:26de la
13:27création
13:29par Jean-Marie Borzex,
13:31son directeur,
13:33de l'émission
13:34Les Rencontres
13:35de Petrarch
13:35qui se déroulaient
13:37à Montpellier
13:38pour France Culture.
13:40Et
13:40c'est là
13:41que j'ai rencontré
13:42les gens de commentaires,
13:44Pierre Manant,
13:45j'ai rencontré
13:46Philippe Rénaud,
13:47etc.
13:47Et
13:48ça discutait
13:49dans tous les sens.
13:50Personne
13:51ne pensait
13:52être
13:53le détenteur
13:54de la vérité ultime.
13:55Et
13:56cette
13:56parenthèse
13:57enchantée
13:58s'est fermée
13:59en 2002
14:01avec
14:02l'apparution
14:03du livre
14:04de l'opuscule
14:05de Daniel Lindenberg,
14:08Le Rappel à l'Ordre,
14:09Enquête sur le Nouveau Réactionnaire.
14:11C'était
14:11le grand retour
14:13des listes noires.
14:14Et
14:14la liste noire
14:15était assez fournie.
14:17Il y avait
14:18Michel Houellebecq,
14:20un autre romancier
14:22disparu,
14:23Maurice
14:25Dantec,
14:25il y avait
14:26Philippe Muret,
14:27Pierre Manant,
14:29Marcel Gauchet,
14:30et fortement,
14:32fort heureusement pour moi,
14:33j'y étais aussi.
14:34Parce que c'était vraiment
14:35la dream team.
14:36J'aurais été très vexé
14:37de ne pas figurer
14:38dans cette liste,
14:40mais nous étions
14:41accusés
14:42de tous les péchés
14:43de la terre,
14:44nous étions
14:45les ennemis
14:46de mai 68,
14:48les traîtres,
14:49nous étions
14:51islamophobes,
14:51ça commençait
14:52déjà là,
14:54notre critique
14:55de la culture de masse
14:56révélait
14:58notre élitisme,
15:00et ce livre
15:01avait été commandé
15:02par Pierre
15:03Rosenvalon.
15:04Et Pierre Rosenvalon
15:05dirigeait à l'époque
15:06le centre
15:08Raymond Aron,
15:10penseur libéral,
15:11s'il en est,
15:12avec
15:12Manon et Gaucher.
15:13Évidemment,
15:15le centre Raymond Aron
15:16a explosé,
15:18et nous n'avons
15:18plus jamais retrouvé
15:20dans la vie intellectuelle
15:21cette tonalité-là,
15:24qui va en effet,
15:26sinon avec le doute,
15:27du moins avec
15:28une certaine modestie.
15:30Alors,
15:31d'un autre côté,
15:32quand le doute
15:32m'habite,
15:33il concerne
15:35surtout mon inspiration.
15:37C'est-à-dire,
15:37moi je me demande
15:37à chaque livre
15:38si c'est pas le dernier.
15:40Je suis,
15:40si vous voulez,
15:42taraudé
15:42par cette inquiétude.
15:44Mais c'est un autre sujet.
15:46Stéphane Simon.
15:46Non,
15:47vous parlez beaucoup
15:47du doute,
15:48c'est vrai qu'il y a
15:49vos doutes,
15:51mais on peut douter
15:51aussi de notre époque.
15:53D'ailleurs,
15:54vous reprenez
15:54dans votre ouvrage
15:56la formule
15:57de James Semprin,
15:58la vraie question
15:59est à quels enfants
16:00allons-nous laisser
16:01le monde,
16:01alors que tout le monde
16:02se dit
16:02dans quel état
16:04on va laisser la planète ?
16:05Vous,
16:05vous dites,
16:07vous reprenez
16:08cette phrase
16:09« Quels enfants
16:10allons-nous laisser
16:11le monde ? »
16:12À quels enfants
16:13allons-nous laisser
16:13le monde ?
16:14Oui,
16:14c'est une phrase
16:14extraordinaire
16:15de James Semprin,
16:16le fils de Georges Semprin,
16:19et elle est très juste,
16:22si vous voulez,
16:23c'est-à-dire que
16:23la transmission
16:25ne se fait plus,
16:27nous vivons dans le monde
16:29de la communication,
16:31la chose est assez ancienne,
16:33mais elle se parachève
16:35aujourd'hui
16:36avec les réseaux sociaux,
16:38avec TikTok,
16:39avec Instagram,
16:40et en outre,
16:42l'école
16:46qui connaît aujourd'hui
16:48une crise
16:48terminale,
16:50a modifié
16:52son objectif,
16:54c'est-à-dire
16:55qu'il s'agissait
16:56autrefois
16:57à travers
16:58les dictées
16:59notamment,
17:01à travers aussi
17:02des compositions
17:03de récitation,
17:05de donner
17:06la langue
17:07aux enfants,
17:08aujourd'hui,
17:09on leur donne
17:09la parole
17:10avant de leur donner
17:11la langue,
17:12ce qui fait que
17:13c'est une parole
17:14toujours plus pauvre,
17:16la syntaxe
17:18s'effondre,
17:19le vocabulaire
17:20se rabougrit,
17:22et à tous les échelons
17:23de la société,
17:25le redoublement
17:26du sujet,
17:27par exemple,
17:28ça peut être pratiqué
17:29par des ministres,
17:31par des présidents
17:32de la République,
17:33la France,
17:33elle a de la ressource,
17:35c'est les enfants
17:36normalement
17:36qui parlent
17:37comme cela,
17:38et puis,
17:39je peux vous citer
17:41pour ce que
17:42c'est devenu
17:43la syntaxe,
17:44l'actrice
17:45ou l'ancienne actrice
17:47Adèle Haenel,
17:48si moi,
17:49en tant que femme blanche,
17:51je ne fais pas
17:52un travail
17:52de déconstruction
17:53sur comment
17:55j'ai été construite,
17:56alors forcément,
17:59je me fais
18:00moi-même
18:00le véhicule
18:01du racisme.
18:02Il y a tous
18:03les pensifs
18:03de l'époque,
18:04et il y a
18:05une langue
18:06qui n'est plus
18:07le français.
18:09Le français
18:10dit Robert Heidecker,
18:11la langue française
18:12ne répond plus
18:14à l'appel
18:15de son nom,
18:16elle a disparu
18:17de notre paysage
18:19auditif,
18:20une autre langue
18:21se fait passer
18:21pour elle.
18:22Alors oui,
18:23nous avons toujours
18:24un moyen
18:24de communication,
18:25un outil
18:26de communication,
18:28mais quel rapport
18:29avec la langue française ?
18:30Cette langue
18:32formée
18:33par la littérature.
18:35Le rapport
18:35se distend
18:36de plus en plus,
18:37or il faut se souvenir
18:39toujours
18:39de cette phrase
18:41d'André Gide,
18:42un peuple
18:43qui tient
18:43à sa langue
18:44est un peuple
18:45qui tient bon.
18:46Et donc,
18:47on ne tient plus bon,
18:48il y a une logique,
18:49ceci dit,
18:49à multiplier
18:49les redoublements
18:51de sujets
18:51à l'époque
18:51du moi-jeu.
18:52Vous vouliez revenir
18:53aussi sur mai 68,
18:55Arthur de Vattrille.
18:55Et c'est en lien
18:56avec votre citation
18:58d'Adèle Haenel
18:59et de la déconstruction,
19:00donc en fait,
19:01cette idéologie woke
19:03qui ne cesse
19:04de prospérer.
19:05Est-ce que justement,
19:06les woke,
19:07n'est-ce pas un retour
19:08de balancier
19:09de la génération 68 ?
19:11La promesse
19:12n'a pas été tenue,
19:13la promesse d'utopie
19:14et de paradis
19:14n'a pas été tenue,
19:15et c'est le retour
19:17de balancier
19:17parce qu'ils remettent
19:18même en cause
19:18la raison,
19:19ils mettent en cause
19:20ce qui existe,
19:22la nature,
19:22et vont encore plus loin
19:24dans la révolution
19:25pour aller jusqu'au
19:26ré-engendrement.
19:28Oui, c'est vrai.
19:30C'est...
19:31Vous savez,
19:34Chesterton disait
19:35« Le monde est plein
19:37de vertus chrétiennes
19:38devenues folles ».
19:40Il faut prolonger
19:42la phrase de Chesterton
19:44en disant
19:45« Le monde est plein
19:47d'idées démocratiques
19:49devenues folles ».
19:50La liberté d'abord.
19:52La liberté,
19:54ce bien si précieux,
19:57elle devient
19:57aujourd'hui,
20:00si vous voulez,
20:03on se réfère
20:05à la liberté
20:05pour justifier,
20:08pour vouloir
20:09l'auto-engendrement.
20:11Parce que notre liberté
20:13est hypothéquée
20:14par notre naissance.
20:16Nous sommes libres,
20:17mais nous naissons
20:18hommes ou femmes.
20:19de plus en plus,
20:21cela est mis en question,
20:23on le voit,
20:24avec le phénomène trans.
20:25Les trans
20:26ont toujours été
20:28une exception.
20:29Ils sont devenus
20:31un exemple.
20:32Ce sont
20:34des personnes
20:35qui,
20:36en changeant
20:37genre de sexe,
20:38choisissent
20:38totalement
20:39leur identité.
20:40Et sur le modèle
20:41des trans,
20:42il y a
20:43les non-binaires.
20:44c'est presque
20:46anachronique
20:48aujourd'hui
20:48d'être un homme
20:49ou une femme,
20:50d'accepter
20:52d'être
20:52binaire.
20:53Parce que
20:54la liberté
20:55tente à devenir
20:56une révolte
20:58contre le donné.
20:59Le donné
20:59culturel
21:00ou le donné
21:01naturel.
21:03Bon,
21:03ça c'est le premier point.
21:04Et l'égalité,
21:06autre idée
21:07démocratique
21:08devenue folle,
21:11l'égalité,
21:12c'est aujourd'hui
21:14l'affirmation
21:16nihiliste
21:17que tout se vaut.
21:19Et c'est vrai,
21:20c'est vrai maintenant
21:22à l'école.
21:23Cela
21:26justifie
21:27le relativisme
21:29culturel.
21:30Aucune culture
21:31n'est supérieure
21:32à une autre.
21:32Aucune oeuvre
21:33n'est supérieure
21:34à une autre.
21:35Chacun
21:36doit pouvoir
21:37aimer
21:38ce qu'il aime.
21:39et si vous
21:42vous référez
21:44à cette idée
21:44de la liberté
21:45dans l'enseignement,
21:47l'enseignement
21:48meurt.
21:49L'enseignement
21:49meurt.
21:50Parce que
21:52ce qu'on doit
21:53apprendre
21:54aux élèves,
21:55notamment
21:56dans des matières
21:57français,
21:58les humanités,
21:59c'est l'admiration.
22:00Et une admiration
22:02au départ
22:02obligatoire.
22:03On ne devrait pas
22:05demander aux élèves
22:06ce qu'ils pensent
22:07de la République
22:08de Platon
22:09ou ce qu'ils pensent
22:10de Mme Bovary.
22:11S'ils n'aiment pas
22:12Mme Bovary,
22:13le professeur
22:14a le droit
22:15de leur dire
22:15mais vous avez tort
22:16et je vais vous montrer
22:18pourquoi vous avez tort.
22:19Et cela vaut aussi
22:20pour les tragédies
22:22de Racine
22:23et de Corneille
22:24ou pour les comédies
22:25de Molière
22:25qu'elle a son étudie
22:27plus guerre
22:28dans les collèges
22:30et dans les lycées.
22:31Voilà.
22:31L'admiration
22:32doit être
22:32un préalable.
22:34Les classiques
22:35disaient
22:37Georges-Louis Borges
22:38sont des textes
22:39que l'on aborde
22:40avec
22:44une ferveur
22:45préalable
22:47et une loyauté
22:48préalable.
22:49Voilà.
22:50Et cela
22:50n'est plus compris
22:52au nom
22:53d'une conception
22:56radicale
22:56de l'égalité.
22:57Voilà pourquoi
22:58je dis
22:58le monde est plein
22:59d'idées démocratiques
23:00devenu coupable.
23:01Et bien on va en reparler
23:02dans un instant
23:03avec vous Alain Finkielkraut
23:04toujours je rappelle
23:05votre ouvrage
23:06Le Dernier
23:07Le Coeur Lourd
23:07publié chez Gallimard
23:08on est toujours
23:09en compagnie de Stéphane Simon
23:10et d'Arthur de Vatrigan
23:12si l'admiration se perd
23:13la haine ne se perd pas
23:14on parlera d'Israël
23:15et de l'Iran
23:16notamment dans quelques instants
23:17sur Sud Radio
23:18et tout de suite
23:18dans Le Choc des Idées.
23:20Sud Radio
23:21Le Choc des Idées
23:23Jean-Marie Bordry
23:24Nous sommes de retour
23:25sur Sud Radio
23:26dans votre émission
23:26du dimanche
23:27Le Choc des Idées
23:28les idées
23:29notamment de notre invité
23:30Alain Finkielkraut
23:31qui nous fait le plaisir
23:31de nous rejoindre
23:32nous parlons de son ouvrage
23:33Le Coeur Lourd
23:34publié chez Gallimard
23:35toujours en compagnie
23:36de Stéphane Simon
23:37et d'Arthur de Vatrigan
23:38nous le disions à l'instant
23:40il est temps de parler
23:41du doute
23:42et notamment du doute
23:43qui habite
23:44les amoureux d'Israël
23:46comme l'est évidemment
23:47Alain Finkielkraut
23:48à une période
23:48où c'est particulièrement difficile
23:50Arthur de Vatrigan
23:50Oui parce que vous dites
23:52nous devons faire face
23:53à la haine
23:54sans avoir la consommation
23:55de l'innocence
23:56alors on a eu le 7 octobre
23:58Gaza
23:58l'Iran
23:59puis le Liban
24:00quel regard
24:02portez-vous
24:02justement
24:03sur
24:03ces conflits
24:05et cette guerre
24:06qui bouscule
24:07et nos repères
24:08et le monde
24:08Alors
24:10ça il me faut le temps
24:12de répondre
24:13le 7 octobre
24:15ça a été
24:16un événement
24:18traumatisant
24:19et on ne mesure pas
24:21à quel point
24:21un immense pogrom
24:24des femmes violées
24:26éventrées
24:271200 morts
24:29et les miliciens
24:30accueillis en héros
24:32lors de leur retour
24:34à Gaza
24:34en 1903
24:36il y a eu un pogrom
24:38un pogrom inaugural
24:39du XXe siècle
24:40le pogrom de Kishinev
24:42maintenant situé
24:44en Moldavie
24:45Israël Zangvil
24:46qui était
24:48qui a été
24:49l'un des fondateurs
24:51du sionisme
24:52avec
24:53Todorov
24:54a dit à ce moment là
24:56la seule solution
24:58à la question
24:59juive
25:00c'est de sortir
25:01les juifs
25:03de Russie
25:05et de les planter
25:06dans un terreau
25:07qui leur appartienne
25:08ce terreau
25:10c'est Israël
25:11c'est dans ce terreau
25:12lui-même
25:13qu'a eu lieu
25:15un pogrom
25:16beaucoup plus
25:18féroce
25:18et sanglant
25:19encore
25:19que celui de Kishinev
25:21et
25:21le pogrom de Kishinev
25:24a donné lieu
25:24à un poème
25:26de Bialik
25:27qui est étudié
25:28dans les classes
25:29en Israël
25:30donc si vous voulez
25:31tous les repères
25:32ont été
25:33ébranlés
25:35le lieu du refuge
25:37est devenu
25:38le lieu du massacre
25:39il faut le comprendre
25:41il faut le comprendre
25:42et
25:43en même temps
25:44en France
25:45et en Occident
25:47cet événement terrible
25:49a désinhibé
25:50l'antisémitisme
25:51le génocide à Gaza
25:53a été dénoncé
25:55avant même
25:56que l'armée de l'air
25:57israélienne
25:58n'intervienne
25:59et le mot
25:59des génocides
26:00est obscène
26:0170 000 morts
26:03c'est beaucoup
26:03mais 22 000 combattants
26:04quand même
26:05parmi ces morts
26:06et surtout
26:06c'est 3%
26:07de la population
26:08palestinienne
26:09quel rapport
26:10avec le génocide
26:12arménien
26:12ou le génocide
26:14juif
26:15ou le génocide
26:15des Tutsis
26:16800 000
26:17en quelques semaines
26:19et puis surtout
26:20surtout
26:22je voudrais vous citer
26:25Lévinas
26:26ce qui fut
26:27unique
26:28entre 1940
26:29et 1945
26:30ce fut
26:31le délaissement
26:32toujours
26:33on meurt seul
26:34et partout
26:35les malheurs
26:36sont désespérés
26:36et entre les seuls
26:38et les désespérés
26:38les victimes
26:39de l'injustice
26:40sont partout
26:41et toujours
26:41les plus désolées
26:42et les plus seules
26:43mais qui dira
26:44la solitude
26:45des victimes
26:45qui mouraient
26:46dans un monde
26:47mis en question
26:48par les triomphes
26:49hitlériens
26:50où le mensonge
26:53n'était même pas
26:54nécessaire au mal
26:55assuré de son excellence
26:58qui dira
26:59la solitude
27:00de ceux
27:00qui pensaient
27:01mourir
27:01en même temps
27:02que la justice
27:03au temps
27:04où les jugements
27:04vacillants
27:05sur le bien
27:05et le mal
27:06ne trouvaient
27:07de critères
27:08que dans les replis
27:09de la conscience
27:09subjective
27:10où aucun signe
27:12ne venait
27:13du dehors
27:14interrègne
27:15ou fin
27:16des institutions
27:17ou comme si
27:18l'être même
27:19était suspendu
27:20plus rien
27:21n'était officiel
27:22plus rien
27:23n'était objectif
27:24pas le moindre
27:25manifeste
27:26sur les droits
27:26de l'homme
27:27aucune protestation
27:29d'intellectuel
27:29de gauche
27:30absence
27:31de toute patrie
27:32congé
27:32de toute France
27:33silence
27:34de toute église
27:35insécurité
27:36de toute camaraderie
27:37c'est extraordinaire
27:39
27:39on ne peut pas dire
27:40qu'il se passe
27:41la même chose
27:42avec Gaza
27:43ce génocide
27:45est dénoncé
27:46sur tous les campus
27:47de Harvard
27:49à Sciences Po
27:50en passant
27:51par
27:52l'école norma supérieure
27:53de la rue d'Hulme
27:54où l'on pouvait lire
27:55ce slogan
27:56sioniste
27:57hors
27:57de nos facs
27:59donc
27:59cette accusation
28:00est terrible
28:01elle vise
28:02simplement
28:03à nazifier
28:04les juifs
28:05tous les juifs
28:06aujourd'hui
28:06dans le monde
28:07sont des sionistes
28:09génocidaires
28:10et donc
28:12on a du droit
28:13presque un droit
28:14de vie et de mort
28:15sur eux
28:16mais
28:17on ne peut pas
28:17en rester là
28:18et j'en viens
28:19à l'essentiel
28:21de votre question
28:23il y a par exemple
28:24ce qui se passe
28:26tous les jours
28:28en Cisjordanie
28:29et qui est dénoncé
28:31par le chef
28:32d'état-major
28:33des exactions
28:34qui ont
28:35dit le chef
28:36d'état-major
28:36israélien
28:37aucune justification
28:38morale
28:38et que
28:39d'anciens
28:40haut-gradés
28:41de Tzahal
28:42du Mossad
28:42et du Shinbeth
28:44dénoncent
28:45comme des pogroms
28:46et le chef
28:47d'état-major
28:48le chef
28:48d'état-major
28:50avertit
28:51les responsables
28:52de politique israélien
28:52que
28:54l'armée
28:56aujourd'hui
28:56était à bout de souffle
28:57400 000 réservistes
28:59vont être appelés
29:00mais
29:00l'armée
29:01se barre
29:02sur le front iranien
29:03sur le front libanais
29:05sur le front syrien
29:06elle est présente
29:07à Gaza
29:07et ajoute
29:08le chef d'état-major
29:10elle doit être présente
29:12aujourd'hui
29:12en Cisjordanie
29:14pour protéger
29:15les palestiniens
29:17contre ces violences
29:18des violences
29:19qui visent
29:20justement
29:21à chasser
29:22le plus possible
29:22de palestiniens
29:23Cisjordanie
29:24pour
29:25pour
29:26si vous voulez
29:27parachever
29:28l'annexion
29:29de ce territoire
29:31donc c'est vrai
29:32je n'ai pas
29:33la consolation
29:34d'innocence
29:35je ne me sens pas
29:35coupable
29:36de ce
29:37ni même
29:38comptable
29:39de ce que font
29:40ces colons
29:41ni des propos
29:43effrayants
29:44des répugnants
29:45fanatiques
29:46que sont Smotrich
29:47et Ben Gvir
29:48mais je suis
29:49concerné
29:50je suis compromis
29:51je suis sali
29:52j'ai honte
29:53je n'ai pas honte
29:54d'Israël
29:55pays que j'aime
29:56mais j'ai honte
29:57de cet Israël là
29:58parce qu'Israël
29:59aujourd'hui
29:59est divisé
30:00entre
30:01les héritiers
30:02d'Israq Rabin
30:03et les disciples
30:06affichés
30:06de son assassin
30:07et moi
30:08j'ai choisi
30:09mon Israël
30:10donc je me bats
30:11constamment
30:12sur deux fronts
30:13c'est épuisant
30:14mais c'est nécessaire
30:16j'aimerais revenir
30:16sur un terme
30:17que vous avez
30:17employé
30:17parce qu'on ne l'entend
30:18quasiment jamais
30:19donc je voudrais
30:20vous laisser le préciser
30:21mais vous affirmez
30:22qu'il y a des actes
30:24qu'on peut qualifier
30:25de pogroms
30:26qui sont perpétrés
30:27en ce moment
30:28en Cisjordanie
30:29par des Israéliens
30:30juifs sur des Arabes
30:31absolument
30:32mais ce n'est pas moi
30:33qui le dit
30:33j'ai rencontré
30:35l'année dernière
30:36en Israël
30:37Yair Golan
30:39ancien chef
30:39des damas
30:40leur adjoint
30:40qui s'est comporté
30:41comme un héros
30:42le 7 octobre
30:43parce qu'il est descendu
30:44en voiture
30:44dans le sud
30:44il a sauvé des gens
30:45il dirige le parti démocrate
30:47qui est un parti de gauche
30:48et c'est lui
30:49qui m'a parlé
30:51de pogroms
30:53et qui m'a dit
30:53des juifs pogromistes
30:55comment
30:55peut-on supporter ça
30:57donc c'est un Israélien
30:58et je l'ai dit
30:59ce sont aussi
31:00d'anciens haut gradés
31:02qui forment
31:03un comité
31:05des commanders
31:05for security
31:06qui existe
31:08depuis quelques années
31:08et qui milite
31:10si vous voulez
31:12ardemment
31:13pour un gouvernement
31:15de séparation nationale
31:17car ce qui est nécessaire
31:19aujourd'hui
31:20c'est la séparation
31:22entre Israéliens
31:23et Palestiniens
31:24l'alternative
31:26à la séparation
31:26c'est la promiscuité
31:28meurtrière
31:29ou un nettoyage ethnique
31:31de très grande ampleur
31:32et ça
31:33ce n'est souhaitable
31:34pour personne
31:35alors est-ce que
31:36cette séparation
31:37donnera lieu
31:38à un État
31:38palestinien
31:39ou à une confédération
31:41jordano-palestinienne
31:42mieux inscrite
31:44dans l'histoire
31:45et la géographie
31:46ce n'est pas à moi
31:47de le dire
31:47mais je milite
31:50encore et toujours
31:51pour cette séparation
31:53avec beaucoup
31:54d'Israéliens
31:55Stéphane
31:56oui
31:57il y a quand même
31:58une méconnaissance
31:59de ce pays
32:00Israël
32:01qui ne date pas
32:02du 7 octobre
32:03et une aversion
32:05pour Israël
32:05un antisionisme
32:07qui ne date pas
32:08du 7 octobre
32:09qui est bien antérieur
32:11puisque
32:11je vais vous parler
32:12de mon expérience personnelle
32:14j'ai entendu dire
32:15que Israël
32:16était un pays
32:17d'apartheid
32:17j'y suis allé
32:18pour tourner une fiction
32:19j'ai vu tout le contraire
32:21après j'ai entendu dire
32:22que c'est le Mossad
32:24qui avait inventé
32:25le fait que des bébés
32:26étaient massacrés
32:26le 7 octobre
32:28c'était faux aussi
32:30comment est-ce que
32:30vous expliquez
32:31cet acharnement
32:32contre ce pays
32:33moi j'y vois
32:34une forme de vengeance
32:35il y a l'idée
32:36de lui faire payer
32:37de s'être développé
32:39de s'être hissé
32:40parmi les pays
32:41les plus développés
32:42du monde
32:42et ça
32:43au milieu
32:44d'un environnement
32:45dont le moins
32:46qu'on puisse dire
32:46c'est qu'ils sont
32:47à la traîne
32:48sur le plan du développement
32:49vous
32:49comment vous expliquez
32:51cette haine farouche
32:52et cette méconnaissance
32:53réelle
32:54de ce qu'est Israël
32:55Ehud Barak
32:56disait qu'Israël
32:57est une villa
32:57dans la jungle
32:58c'est un peu
32:59ce que vous dites aussi
33:00alors
33:02cette haine
33:03a quelque chose
33:04de mystérieux
33:06mais
33:07ce que
33:09je constate
33:10c'est qu'elle a
33:12aujourd'hui
33:12un caractère
33:14antisémite
33:15l'antisionisme
33:17est le
33:17prétenant
33:19de la haine
33:21des juifs
33:21premier constat
33:22deuxième constat
33:23la haine des juifs
33:25a changé
33:26de camp
33:26elle est passée
33:29de l'extrême droite
33:30où elle existe encore
33:32mais pour le coup
33:33résiduel
33:34à
33:36l'extrême gauche
33:37et c'est une haine
33:39bouffie de bonne conscience
33:41parce que
33:42elle n'est pas fondée
33:43sur la négation
33:45de la Shoah
33:46elle s'adosse
33:47à la Shoah
33:48pour dire aux juifs
33:49aux israéliens
33:51et à tout leur soutien
33:52sioniste
33:53vous faites
33:55sur les palestiniens
33:56ce que vos aïeux
33:57ont eu à subir
33:58de la part
34:00d'Adolf Hitler
34:01donc
34:02on leur coud
34:03non plus
34:04l'étoile jaune
34:05sur la poitrine
34:07mais la croix
34:08gammée
34:08donc une haine
34:09bouffie
34:10de bonne conscience
34:12et
34:13il faut le dire
34:14aussi
34:15qu'elle a
34:16dans la France
34:17aujourd'hui
34:18un caractère
34:21clientéliste
34:21c'est le choix
34:24assumé
34:24de la France insoumise
34:26ça a été un sujet
34:27de débat
34:28lors des dernières élections
34:29des élections
34:29qui ont donné lieu
34:30à des scènes
34:31assez frappantes
34:32dont on peut tirer
34:33quelques enseignements
34:34on va en parler
34:35dans quelques instants
34:35toujours en compagnie
34:36de notre invité
34:37Alain Finkielkraut
34:38qui publie
34:39Le Coeur Lourd
34:40chez Gallimard
34:41on est toujours en compagnie
34:42de Stéphane Simon
34:43et d'Arthur de Vatrigan
34:44à tout de suite
34:44sur Sud Radio
34:50Bienvenue à tous
34:50dans notre émission
34:51du dimanche
34:52sur Sud Radio
34:53le choc des idées
34:54en compagnie
34:55de Stéphane Simon
34:55et d'Arthur de Vatrigan
34:56et de notre invité
34:57Alain Finkielkraut
34:58qui publie
34:58Le Coeur Lourd
34:59chez Gallimard
35:00à l'instant
35:00Arthur de Vatrigan
35:01nous parlions
35:02des dernières élections
35:03municipales
35:05dont le résultat
35:06a donné lieu
35:07à des scènes
35:08parfois d'une cohue
35:09assez indescriptible
35:10dans les mairies
35:12lorsque le perdant
35:13a été symboliquement
35:14lynché par des foules
35:15qui célébraient
35:16la victoire
35:17de leur candidat
35:17Oui je voudrais avoir
35:18votre avis
35:18votre regard
35:19Alain Finkielkraut
35:20tout ce moment
35:20en voyant ces scènes
35:21assez affreuses
35:22et humiliantes
35:23et encore
35:23il y avait des policiers
35:24et des caméras
35:25imaginez s'il n'y avait
35:25pas de policiers
35:26et de caméras
35:26moi je n'ai pas senti
35:29un revival
35:30comme on dit
35:30d'une révolution
35:31mais plutôt
35:32des odeurs
35:33assez effrayantes
35:34d'épuration
35:35parce qu'on prenait
35:35des gens
35:36qui étaient en poste
35:37qui étaient au pouvoir
35:38et on les fait payer
35:39et s'il y avait
35:39des rasoirs
35:41ou des goudrons
35:42et des plumes
35:43ils seraient sortis
35:44pareil
35:44qu'est-ce que vous en pensez ?
35:45Alors moi
35:45la séquence
35:47des élections municipales
35:48j'ai eu
35:49plusieurs réactions
35:50le soir du premier tour
35:52j'étais très malheureux
35:53parce que je pensais
35:54qu'effectivement
35:55la France insoumise
35:57allait être sanctionnée
36:00pour son apologie
36:01de la violence
36:03et pour sa dérive antisémite
36:06tel ne semblait pas
36:07être le cas
36:07la France insoumise
36:09était bien classée
36:10et ensuite
36:11j'ai vu
36:11toutes ces alliances
36:12ces alliances déshonorantes
36:14conclues
36:15avec les socialistes
36:16après le deuxième tour
36:18j'ai été
36:19dans un premier temps
36:20soulagé
36:21notamment
36:22de voir
36:22à Toulouse
36:23la défaite
36:24de François Piquemal
36:26qui avait écrit
36:27sur la ville rose
36:28une histoire
36:30dont il avait omis
36:33l'attentat islamiste
36:35contre l'école
36:36au Zara Torah
36:37donc
36:38je me suis dit
36:39voilà
36:39la gauche
36:40très fusarde
36:41la gauche laïque
36:43et patriotique
36:43existe encore
36:45elle n'est pas morte
36:46tant mieux
36:47mais ensuite
36:47et très vite
36:49j'ai été à nouveau triste
36:52et même en colère
36:53quand j'ai vu
36:54les scènes
36:55dont vous parlez
36:56parce que
36:58c'est une violence
36:59atroce
37:00c'est une violence
37:01inadmissible
37:02venue d'un seul camp
37:04des électeurs
37:09dégagistes
37:09qui veulent à peu près
37:11faire la peau
37:11à un certain nombre
37:13de maires
37:14sortants
37:15c'est pour moi
37:17la preuve
37:19que nous vivons
37:21dans un climat
37:22de quasi-guerre civile
37:24et c'est
37:25très inquiétant
37:27le fascisme
37:29est un ennemi
37:31imaginaire
37:32depuis longtemps
37:34en revanche
37:35ce qui nous menace
37:37aujourd'hui
37:39et qui nous menacera
37:41de plus en plus
37:42c'est un antifascisme
37:44à front de taureau
37:45cet antifascisme
37:46va se déchaîner
37:47imaginez
37:49ce qui va se passer
37:50si le deuxième tour
37:52des élections présidentielles
37:54se résume
37:56à un face-à-face
37:57entre Mélenchon
37:58et Bardella
38:00imaginez
38:01ce qui va se passer
38:01après
38:02la victoire
38:03que je ne souhaite pas
38:04de Jordan Bardella
38:06la France va être
38:07à feu et à sang
38:08donc je suis
38:09très très très inquiet
38:11en effet
38:12par ce climat
38:14entretenu
38:16qu'entretient
38:17la France insoumise
38:19on l'a vu aussi
38:21avec l'épisode
38:21autour de la mort
38:22de Quentin de Ranck
38:23si vous voulez
38:25soutien
38:27à la jeune garde
38:28et d'énonciation
38:30d'un néo-nazi
38:33et donc
38:34c'était bien fait pour lui
38:37si un nazi
38:40est assassiné
38:42ça débarrasse la terre
38:43d'un monstre
38:44donc on ne va pas
38:45se formaliser
38:46pour si peu
38:46on en est là
38:48parce que si vous voulez
38:49l'antifascisme
38:52et bien
38:52il retire
38:56comment dire
38:56il arrache
38:57à la communauté humaine
38:59les gens
39:00qui le visent
39:01vous ne faites pas partie
39:02de l'humanité
39:03si vous êtes fasciste
39:04ou à fortiori nazi
39:06et c'est
39:07voilà ce que nous vivons
39:08aujourd'hui
39:09au jour le jour
39:10un antisémitisme
39:12de plus en plus violent
39:13et de plus en plus fou
39:16dès 2017
39:19Jean-Luc Mélenchon
39:21avait apostré
39:22Manuel Valls
39:24en ces termes
39:25moi je ne m'assieds pas
39:26à côté de ce nazi
39:28tu n'es qu'une ordure
39:29une merde
39:30un pauvre type
39:31etc
39:32une ordure
39:34un pauvre type
39:35une merde
39:35voilà
39:36voilà comment on parle
39:38et c'est
39:39Sophia Chikirou
39:40qui dénonce
39:42un certain nombre
39:42de journalistes
39:43et dit que ce sont
39:45des nazis au petit pied
39:46voilà où mène
39:48aujourd'hui
39:49la mémoire
39:50de l'épisode
39:51hitlérien
39:52donc
39:53on n'est pas
39:54au bout de nos peines
39:55je précise que
39:56nazi au petit pied
39:56était une citation
39:58à peu près
39:58de Simone Veil
39:59qui avait dit la même chose
40:00à des militants
40:00du Front National
40:01dans les années 70
40:02qui était venu
40:04en même temps
40:05elle-même
40:05a été accusée
40:07par l'extrême droite
40:08de fomenter
40:10un nouveau génocide
40:11avec la loi
40:11sur l'interruption
40:12de grossesse
40:13donc voilà
40:15on pourrait dire
40:16que Chikirou
40:16avait aussi traité
40:17Fabien Roussel
40:18de Doriot
40:20vous vous en souvenez
40:21donc
40:21on voit que
40:22les accusations
40:23de fascisme
40:24vont à
40:24oui mais
40:25elles vont bon train
40:26et en fait
40:27elles excluent
40:28ce qu'elles visent
40:30de l'humanité commune
40:31ce qui est extrêmement
40:32dangereux
40:32et à côté de ça
40:34paradoxalement
40:35alors qu'on accuse
40:36des gens de nazisme
40:38on exonère
40:39d'autres régimes
40:40totalitaires
40:41de leurs crimes
40:42je peux citer
40:42par exemple
40:43Ima Hassan
40:43qui avait déclaré
40:44au début de la guerre
40:45en Iran
40:46l'Iran a le droit
40:47de se défendre
40:48et Israël
40:49le droit de la fermer
40:50c'est une citation précise
40:51de ce qu'elle avait dit
40:52publiquement
40:52qu'est-ce que ça vous évoque ?
40:54Elle a dit
40:54au Syrie Ima Hassan
40:55que l'Algérie
40:56au moment même
40:58où Boalem Sassal
41:00croupissait
41:00dans les geôles du régime
41:02était la mecque
41:03des libertés
41:04donc celle-là
41:05n'en rate pas une
41:06mais c'est vrai
41:08on vous dit
41:10aujourd'hui
41:10qu'avec cette guerre
41:13en Iran
41:13l'Amérique et Israël
41:16violent le droit
41:17international
41:17c'est hallucinant
41:20si vous voulez
41:20un peu de mémoire historique
41:22quand même
41:22la société des nations
41:25dans les années 30
41:27un juif
41:29de Silesi
41:30témoignait
41:31des persécutions
41:33qu'il subissait
41:35avec sa communauté
41:36il y avait là Goebbels
41:38et Goebbels
41:39a dit
41:40avec un sourire
41:41Charbonnier
41:42est maître chez soi
41:43et aujourd'hui
41:44ceux qui se réclament
41:45du droit international
41:48sont dans la droite ligne
41:50de cette formule
41:51de Goebbels
41:52Charbonnier
41:52est maître chez soi
41:53Maduro
41:54est maître chez lui
41:55le régime de Mola
41:56est maître en Iran
41:57donc
41:58cette guerre
41:59elle fait peur
42:00à tout le monde
42:01je continue
42:02à espérer
42:03qu'elle aboutira
42:04à un changement
42:05de régime
42:06mais je suis duitatif
42:08je suis sceptique
42:09ce régime
42:10a encore de la force
42:12et surtout
42:13il fait terriblement peur
42:16au peuple
42:17le peuple
42:18ne peut pas
42:19descendre dans la rue
42:20non seulement
42:21parce que
42:22Téhérin est bombardé
42:23mais parce que
42:25au début janvier
42:26la répression
42:28a fait
42:28près de
42:2940 000 morts
42:30en deux jours
42:3140 000 morts
42:32en deux jours
42:33donc la situation
42:34est absolument
42:35tragique
42:36peut-être
42:36s'oriente-t-on
42:37vers une paix
42:39bancale
42:40renonciation
42:41éventuelle
42:41au programme
42:42nucléaire
42:43au programme
42:44balistique
42:44etc
42:45mais régime
42:46des Mola
42:47indécrottable
42:48ce serait terrible
42:49parce que
42:50toute notre pensée
42:52doit aller
42:52aujourd'hui
42:53au peuple iranien
42:55et on en reparlera
42:56encore
42:57sur Sud Radio
42:58merci d'être intervenu
42:59dans le chat
43:00des idées
43:01Alain Finkielkraut
43:01je rappelle votre ouvrage
43:02un livre d'entretien
43:03avec le journaliste
43:04Vincent Trémolet de Villers
43:06c'est publié
43:07chez Gallimard
43:08le cœur lourd
43:09évidemment
43:09nous le recommandons
43:10dans le choc des idées
43:11je remercie
43:12mes deux comparses
43:13Stéphane Simon
43:14ainsi qu'Arthur
43:15de Vatrigan
43:15je rappelle
43:16ce hors-série
43:17du magazine
43:17L'Incorrect
43:18L'art d'être français
43:19avec une magnifique
43:20photographie
43:22de Jacques Dutron
43:22en couverture
43:23c'est disponible
43:24sur l'incorrect.org
43:26chers amis
43:26c'est la fin
43:27de cette émission
43:27mais vous pouvez retrouver
43:28cet entretien
43:29en podcast sur sudradio.fr
43:31quant à moi
43:31je vous laisse en la compagnie
43:32de Laurent Permas
43:33juste après les informations
43:34pour La Vie Devant Nous
43:36bon dimanche
43:37Sous-titrage Société Radio-Canada
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