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  • il y a 2 jours
Mettez vous d'accord avec Jean Christophe Gallien, Samuel Lafont, Patrick Vignal, Kevin Bossuet

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-05-27##

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Transcription
00:00:00Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:05Bonjour à toutes et à tous, bonjour Gilles Gansman, bonjour Félix Mathieu, on va aujourd'hui parler de la chaleur,
00:00:18de ce plan chaleur, plan clim réclamé par certains.
00:00:23Est-ce que le gouvernement en fait assez ? Moi j'ai l'impression que c'est un peu un
00:00:27marronnier quand il fait chaud.
00:00:31On en reparlera tout à l'heure à 11h, on parlera de la violence des adolescents, de ces jeunes, deux
00:00:39faits divers, deux drames absolument terribles.
00:00:42Un adolescent tué par un autre dans un camping pour refus d'un contact sur TikTok et puis Théo, 11
00:00:49ans, tué, étranglé pour du matériel de pêche.
00:00:53Comment comprendre cette violence ? On y reviendra à partir de 11h.
00:00:57Alors, c'est quoi le problème ? Eh bien, c'est quoi le problème ? Ou en tout cas, c
00:01:01'est... Ah oui, j'ai oublié Gilles.
00:01:02Oui, c'est pas grave, c'est la chaleur.
00:01:04Absolument, Gilles.
00:01:05Pour le zapping, je vais vous parler des antiques, des climato-sceptiques qui critiquent les cartes météo à la télé.
00:01:14Ils trouvent qu'elles sont trop rouges, trop écarlates et que les chaînes, en particulier BFM, dramatisent ce moment de
00:01:21canicule.
00:01:22Alors, évidemment, le journaliste météo a répondu. Vous verrez, je vous passerai un extrait.
00:01:28Vous pouvez réagir au 0826 300 300. Est-ce que les chaînes en font trop ? Ou à l'inverse
00:01:33? Eh bien, c'est la réalité.
00:01:36Il y a un réchauffement climatique. Surtout qu'il y a beaucoup de gens qui disent, à quelle couleur on
00:01:42va mettre quand on sera à 45 degrés ?
00:01:43Eh bien, quand on sera à 45 degrés, on aura d'autres choses à s'occuper que de la couleur
00:01:47des cartes de BFM, je pense.
00:01:49Je vais signaler que les présentateurs météo reçoivent des menaces.
00:01:52Des insultes et des menaces pour changer leurs cartes.
00:01:54Absolument.
00:01:55On en reparlera avec vos débatteurs, Valérie.
00:01:57Et puis, les narcotafiquants qui, une nouvelle fois, font fuir les services publics.
00:02:01On avait vu Orange, à Marseille.
00:02:03Là, c'est la Poste qui est obligée de fermer dans un quartier difficile.
00:02:09Le maire de Nîmes dit à la Poste d'ouvrir parce qu'ils sont un service public et que ce
00:02:14n'est pas la narcotrafiquante qui doit faire la loi.
00:02:16On en reparlera aussi avec vos débatteurs.
00:02:18Absolument.
00:02:18C'est quoi le problème ?
00:02:19Eh bien, le problème, ou en tout cas, la question qui se pose, c'est autour des familles recomposées.
00:02:26Plus d'un enfant sur dix.
00:02:27Il n'y a pas de chiffre exact.
00:02:29Ils vivent dans une famille recomposée en France.
00:02:31Mais il n'existe pas de statut juridique du beau-parent.
00:02:34C'est votre chronique, Félix Mathieu.
00:02:36Et on va en parler dans un instant avec Alessandra Sublet.
00:02:39Bonjour, Alessandra.
00:02:41Bonjour, Valérie.
00:02:42Bonjour à tous.
00:02:42Bonjour.
00:02:43Vous publiez...
00:02:44Alors, vous avez été animatrice télé, romancière, et là...
00:02:48Actrice.
00:02:49Actrice, absolument.
00:02:50Vous publiez Five, cette BD qui s'adresse autant aux parents qu'aux enfants.
00:02:57Moi, j'ai beaucoup aimé, et je n'avais pas lu, j'ai lu beaucoup, vous le savez,
00:03:01de BD qui traite de ce sujet de cette manière.
00:03:05Mais on va en reparler avec vous dans un enfant, dans un enfant, dans un instant,
00:03:09et dans cinq enfants, et dans un instant.
00:03:11Et Félix Mathieu, déjà un point sur ces familles recomposées.
00:03:15Oui, ce no man's land juridique un petit peu dans lequel on se dirige dans notre monospace
00:03:20climatisé, puisqu'on a quand même un million et demi d'enfants qui vivent avec un beau-parent,
00:03:25donc dans une famille recomposée.
00:03:27Parfois, les liens sont forts, évidemment, avec les enfants qui se considèrent comme frères
00:03:32et sœurs, même s'ils n'ont pas spécialement un lien de sang.
00:03:35Mais le fait est que, oui, lorsque l'attachement se crée, il n'y a pas de traduction juridique,
00:03:39comme le regrette le Congrès des notaires de France, des notaires qui réclament un statut
00:03:44légal du beau-parent.
00:03:45Ils en appellent même à permettre, je cite, une déclaration de beau-parentalité.
00:03:49Alors, il ne s'agit évidemment pas de remplacer, par exemple, le père par le beau-père.
00:03:54On ne parle pas d'une reconnaissance de paternité.
00:03:56On ne parle pas d'une adoption, non mais bien de reconnaître officiellement ce lien affectif
00:04:00qui existe entre l'enfant et le beau-parent.
00:04:03Pour le moment, dans l'état actuel du droit, si on parle vraiment, prenons un cas de malheur,
00:04:08de disparition du parent qui avait la garde de l'enfant, il n'y a pas de lien officiel
00:04:11avec le beau-parent qui subsiste.
00:04:13Selon les notaires, ce lien juridique, ça permettrait d'éviter la course à l'adoption
00:04:17dans l'urgence, dans des cas comme ça, par exemple.
00:04:19Oui, et puis il y a aussi la question de l'héritage.
00:04:23Aujourd'hui, les notaires, effectivement, sont devant parfois des dossiers extrêmement complexes.
00:04:29Oui, le Congrès des notaires de France nous dit aussi qu'ils redoutent la grande transmission.
00:04:33Vous savez, quand les générations d'après-guerre qui ont accumulé du capital
00:04:36vont petit à petit tirer leur révérence,
00:04:39eh bien, ces mêmes générations qui ont démocratisé le divorce,
00:04:43donc les notaires estiment qu'une succession sur deux sera complexe dans les décennies qui vont venir.
00:04:49Gérer des héritages, c'est déjà complexe en soi, malheureusement, évidemment.
00:04:52C'est jamais très simple, mais il faudra le faire à l'avenir dans des familles recomposées,
00:04:58re-recomposées, si j'ose dire.
00:05:00Ce statut du beau-parent, notez que ça existe déjà dans d'autres pays, chez nos voisins.
00:05:04On pourrait imaginer, disent les notaires, par exemple,
00:05:06une déclaration simple quand l'enfant est mineur,
00:05:09par exemple pour faciliter les droits de visite en cas de séparation ou de décès.
00:05:13Et puis, ça pourrait être une déclaration réciproque à la majorité,
00:05:16avec davantage d'effets juridiques.
00:05:18On parlait, évidemment, des successions, notamment, par exemple.
00:05:21Oui, mais vous imaginez que la mère ne va pas hériter...
00:05:25Enfin, les enfants ne vont pas hériter d'une mère qui n'est pas son enfant, non ?
00:05:30Oui. Non, mais on fera une autre émission avec un notaire, si vous voulez.
00:05:33Parce que là, le livre traite plus de l'aspect psychologique.
00:05:37C'était un éclairage différent, effectivement, sur la question des familles recomposées.
00:05:41Alessandra Sublet, 3 plus 2, c'est cette histoire que vous racontez avec Ludovic Danjou
00:05:48et les très chouettes dessins de Francesco Marinelli.
00:05:53Évidemment, on vous pose sûrement la question, c'est du vécu ?
00:05:56Oui, alors, la BD s'appelle Five.
00:06:00Ce n'est pas du copier-coller, évidemment, mais oui, c'est du vécu.
00:06:04Et c'est la raison pour laquelle j'ai initié le projet avec Dargaux,
00:06:07c'est que j'ai été très étonnée de voir qu'il n'existait rien sur la famille recomposée,
00:06:12même pas un livre.
00:06:13J'ai choisi la BD pour cette double lecture,
00:06:15histoire qu'elle soit aussi accessible aux enfants.
00:06:18Mais c'était deux facteurs qui m'ont poussée à le faire, oui.
00:06:22Oui, et c'est vrai que, je disais, ça s'adresse à la fois,
00:06:25c'est très, très bien fait parce qu'il y a le ressenti des enfants,
00:06:29le ressenti des parents aussi.
00:06:32Et je pense que tous les gens qui sont confrontés à cette question
00:06:35vont se retrouver dans cette BD.
00:06:37En fait, j'ai été la première à être confrontée à ces questions-là,
00:06:41sans pouvoir y répondre d'ailleurs.
00:06:43C'est-à-dire, comment, quand on rencontre quelqu'un,
00:06:47est-ce qu'on doit le dire aux enfants, à quel moment, c'est ça ?
00:06:49Oui, exactement.
00:06:50C'est-à-dire que nous, les adultes,
00:06:52on estime qu'on a une chance folle quand on rencontre quelqu'un
00:06:56et qu'on est déjà issu d'une séparation.
00:06:58Mais nos enfants, nos bagages, entre guillemets,
00:07:02eux n'ont pas forcément d'obligation, en fait,
00:07:05ni d'aimer l'autre, ni de vouloir au début participer.
00:07:09D'ailleurs, la jeune adolescente, Billy, dans la BD,
00:07:13elle n'a pas du tout envie que son père fasse rentrer une femme dans sa vie.
00:07:16Elle a même l'impression de trahir sa mère.
00:07:18Donc, en fait, il y avait beaucoup de questions, d'après moi,
00:07:22que généraient, en fait, cette famille recomposée.
00:07:24Et sans être ni psy, ni coach, parce que je ne suis ni l'un ni l'autre,
00:07:27j'avais juste envie de pouvoir essayer d'être un miroir
00:07:30pour les adultes ou les enfants qui lisent cette BD.
00:07:33J'ai retenu deux passages.
00:07:35Justement, il y a la Tata un peu folle dingue,
00:07:38qui fait un peu le personnage, qui fait le lien.
00:07:41Et cette question que pose à un moment, je crois que c'est la petite fille,
00:07:45elle dit, Tata, si je l'aime bien, Leïla, qui est la nouvelle copine de son père,
00:07:49ça veut dire que j'aime moins ma maman.
00:07:52Et c'est vrai que c'est des questions basiques, j'ai envie de dire,
00:07:55mais qui ont le mérite d'être posées et dites dans la BD.
00:08:01Parfois, j'ai peur de ne pas avoir assez de sentiments pour tout le monde.
00:08:04Il y a les grands-parents, il y a toutes ces questions-là qui se posent aux enfants.
00:08:09Exactement.
00:08:09Et en fait, il faut bien comprendre que les enfants déjà qui sont issus d'une séparation
00:08:14vont être émotionnellement beaucoup plus mûrs que d'autres enfants
00:08:17parce qu'ils sont passés déjà par des stades par lesquels, par exemple,
00:08:20moi, je ne suis pas passée parce que je suis issue d'un couple marié depuis plus de 50 ans.
00:08:24Et on peut avoir une certaine culpabilité par rapport à ça,
00:08:28mais quand en plus on rencontre quelqu'un et qu'on reconstitue une famille,
00:08:32nos enfants ont encore d'autres questionnements et peuvent se sentir un petit peu perdus.
00:08:37Donc, c'était important pour moi qu'on traite de ce sujet-là.
00:08:39Et c'est vrai, vous l'avez dit, aujourd'hui, on dit qu'il y a 10% officiellement en
00:08:43France de familles recomposées.
00:08:44Moi, je pense qu'officieusement, on est beaucoup plus nombreux.
00:08:46Et malheureusement, dans les années à venir,
00:08:50les statistiques des divorces nous montrent qu'on va être peut-être de plus en plus nombreux.
00:08:53Donc, c'est quand même intéressant de prendre à bras le corps ce sujet-là.
00:08:56Est-ce que c'est compliqué de donner des ordres à ces enfants qui ne sont pas les siens
00:09:00ou leur dire ne mange pas ça, ne prends pas de coca, ne fais pas ci, ne fais pas ça
00:09:06?
00:09:07Comment avoir de l'autorité quand on n'est pas la mère ?
00:09:11Alors, d'abord, je pense que tous les beaux-pères et les belles-mères,
00:09:14parce qu'on est hommes et femmes dans le même panier,
00:09:18on n'a pas forcément d'autorité à avoir.
00:09:20Et c'est ça qui est le plus difficile, c'est d'essayer de trouver sa place.
00:09:23Et même en tant qu'adulte, moi, j'ai eu une peur, quelque part,
00:09:28que ces enfants ne m'apprécient pas ou que ça ne marche pas.
00:09:33Parce qu'encore une fois, ce n'est pas une rencontre anodine
00:09:35quand on rencontre quelqu'un qui a des enfants.
00:09:37Et j'ai été confrontée à ces questions-là,
00:09:40et vous avez raison de les soulever.
00:09:42Je pense qu'il y a un équilibre à trouver,
00:09:44qui ne se trouve pas hyper facilement au départ.
00:09:46Il y a une place à trouver aussi.
00:09:48Et puis surtout, je trouve qu'il y a un effort de la part des adultes à faire
00:09:51et de s'élever un petit peu par rapport aux enfants qui sont en face de nous.
00:09:54En fait, il faut encore une fois comprendre que nous,
00:09:57on maîtrise un minimum notre relation.
00:09:59Je dis bien un minimum.
00:10:01On essaye aussi de contrôler un petit peu nos sentiments,
00:10:04mais on ne peut pas contrôler les sentiments des enfants.
00:10:06Il faut qu'ils aient leur libre arbitre, leur propre jugement.
00:10:09Ils peuvent vous aimer, oui, ils peuvent aussi ne pas vous aimer.
00:10:11Et puis ça peut aussi évoluer dans le temps.
00:10:13Il faut accepter ça et surtout ne pas faire de forcing
00:10:15et comprendre que ces enfants n'ont vraiment aucune obligation.
00:10:19Oui, et c'est vrai qu'on voit que les enfants,
00:10:21ce qui transparaît de la BD, c'est qu'ils sont malins.
00:10:26Et qu'en fait, ils ont compris très vite
00:10:29que leurs parents respectifs avaient rencontré quelqu'un d'autre.
00:10:33Et ça, je pense que c'est ce que les adultes sous-estiment,
00:10:36de se dire qu'ils n'ont pas compris.
00:10:38En fait, ils perçoivent tout très, très bien.
00:10:40Mais oui, et vous avez entièrement raison, Valérie.
00:10:42Moi, avant même que j'annonce ma relation avec mon mari maintenant,
00:10:46ma fille m'a regardé en me disant, OK, quoi de neuf ?
00:10:50Oui, c'est ça.
00:10:52Voilà, ils nous voient évoluer.
00:10:53Ce sont des éponges.
00:10:54Et c'est marrant parce que je pense, encore une fois,
00:10:58et surtout les enfants issus d'une séparation
00:11:00sont beaucoup plus « émotions » émotionnellement
00:11:04parce qu'ils ont déjà senti, ressenti des choses
00:11:06qui ne sont pas forcément dites à leur portée à ce moment-là.
00:11:11On va se retrouver dans un instant avec vous, Alessandra Sublet.
00:11:14On aura Marion qui voulait témoigner.
00:11:17Je pense qu'elle trouve beaucoup d'écho dans ce qu'elle vient d'entendre.
00:11:20Et on va continuer de parler de votre bande dessinée,
00:11:233 plus 2, 5, saison 1.
00:11:26Ça veut dire qu'il y aura un tome 2, vraisemblablement.
00:11:28À tout de suite.
00:11:3010h midi, mettez-vous d'accord.
00:11:32Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord.
00:11:36Valérie Expert.
00:11:37On est ensemble avec vous sur Sud Radio dans ce 10h midi
00:11:40avec Alessandra Sublet qui publie cette bande dessinée
00:11:443 plus 2, 5, égale 5.
00:11:47C'est paru chez Dargo.
00:11:49C'est co-écrit avec Ludovic Danjou
00:11:51et illustré par Francesca Marinelli.
00:11:55Une BD qui s'adresse à la fois aux parents et aux enfants
00:11:58parce que c'est une BD familiale en fait.
00:12:01Vous pouvez la laisser traîner sur la table
00:12:03et vous pouvez la lire avec eux.
00:12:05Et la lire vous aussi.
00:12:06On avait Marion qui voulait témoigner.
00:12:08Bonjour Marion.
00:12:09Oui, bonjour.
00:12:10Alors ça vous a fait réagir ce qu'on disait au début de cette émission.
00:12:16Oui, oui, ça me parle complètement
00:12:17parce que moi aussi, famille recomposée,
00:12:20alors moi c'est 3 plus 4 égale 7.
00:12:22Oh là, oui.
00:12:23Ouais, on est passé de 3 à 7.
00:12:25C'est un sacré changement.
00:12:27Et comme vous disiez tout à l'heure,
00:12:28c'est pas...
00:12:29Il faut prendre sa place.
00:12:30Enfin, il faut trouver sa place.
00:12:32Et au début, c'est pas évident.
00:12:34Mais bon, maintenant ça fait 10 ans.
00:12:36Donc c'est bon, j'ai trouvé ma toute place.
00:12:40Mais les enfants avec des différences d'âge de 2 à 17 ans,
00:12:45c'est pas toujours facile à...
00:12:47Comment vous leur avez annoncé ?
00:12:52Un peu comme une histoire.
00:12:54J'ai dit que j'avais rencontré le prince charmant.
00:12:56Et puis après, c'était une connaissance déjà.
00:12:59Ils le connaissaient déjà par des amis.
00:13:01Donc bon, c'était peut-être plus facile.
00:13:04Et ils étaient surpris ou pas ?
00:13:06Ou ce que disait Alessandra Sublet ?
00:13:08C'est-à-dire qu'ils avaient déjà perçu
00:13:10qu'il se passait quelque chose ?
00:13:11Oui, oui.
00:13:12On a quand même un comportement...
00:13:14On redevient un peu adolescent.
00:13:17Quand on redevient amoureux.
00:13:19Donc oui, ils perçoivent nos changements.
00:13:23Et mon fils, qui était le plus âgé,
00:13:25qui avait 17 ans à ce moment-là,
00:13:27lui, il a eu du mal, effectivement, au départ,
00:13:29à accepter un autre homme que lui, en fait, dans la maison.
00:13:33C'est la BD, vraiment, qui va vous parler.
00:13:35Parce que c'est exactement ça.
00:13:37Il y a une ado rebelle qui est celle
00:13:40qui a le plus de mal à accepter ça.
00:13:44C'est évident.
00:13:45Et moi, je voulais savoir comment ils vous ont appelé,
00:13:48les enfants de...
00:13:49Parce que est-ce qu'on vous appelle maman ?
00:13:51Est-ce qu'on vous appelle par votre prénom ?
00:13:53Comment on fait ?
00:13:54Alors, ils vous disent quoi ?
00:13:55Par mon prénom, parce que, eux, en plus,
00:13:57les enfants de mon conjoint,
00:13:58ils sont en garde alternée une semaine d'une semaine.
00:14:00Donc, de toute façon, il y a un lien continuel avec leur maman.
00:14:04Donc, puis, je ne suis pas là pour la remplacer.
00:14:07Ce n'est pas du tout mon rôle.
00:14:09Et vous parliez d'autorité tout à l'heure.
00:14:11En fait, chacun gère ses enfants.
00:14:14C'est-à-dire qu'évidemment, sauf quand il n'est pas là,
00:14:16parce qu'il faut, au niveau de la sécurité,
00:14:18voilà, on ne fait pas n'importe quoi,
00:14:19surtout quand ils sont petits.
00:14:21Mais sinon, lorsqu'il y a quelque chose qui ne va pas,
00:14:23en fait, on le dit à l'autre.
00:14:26On dit, bon, par contre, voilà,
00:14:27ce serait bien que tu vois ça avec eux,
00:14:29parce que, moi, ça ne va pas, ça ne me convient pas,
00:14:32ou je ne trouve pas ça normal.
00:14:34Donc, chacun gère.
00:14:35Et du coup, moi, je n'ai pas de problème avec les enfants.
00:14:42Merci de votre témoignage, Marion.
00:14:44C'est fou, Alessandra, quand on entend Marion,
00:14:48on retrouve ce que vous racontez dans la BD.
00:14:50C'est-à-dire que les parents qui redeviennent un peu ados,
00:14:53les enfants qui se sentent un peu délaissés,
00:14:55c'est exactement ça.
00:14:57Oui, bien sûr que c'est ça.
00:14:59Et Marion a dit quelque chose de très important,
00:15:01c'est que la communication prime,
00:15:03et notamment avec son conjoint,
00:15:04parce que ce serait trop beau de tomber avec quelqu'un
00:15:08qui a la même éducation, les mêmes valeurs.
00:15:11Et encore une fois, les enfants ont aussi un « chez-eux »,
00:15:15entre guillemets, de l'autre côté,
00:15:16avec l'autre conjoint ou la conjointe.
00:15:18Donc, oui, il faut communiquer beaucoup,
00:15:21il faut parler aussi, et même avec ses beaux-enfants.
00:15:24Il peut y avoir des agacements parfois,
00:15:26mais c'est à nous, encore une fois,
00:15:27d'essayer d'être un peu au-dessus.
00:15:28Et je trouve que l'humour peut désamorcer pas mal de situations.
00:15:33Et c'est pour ça que la BD, pour moi,
00:15:35était le format idéal sur ce genre de sujet.
00:15:37Parce qu'encore une fois, je vois ma fille,
00:15:38qui a 14 ans, a lu la BD sans problème.
00:15:40Si je lui ai mis un roman sous les yeux,
00:15:42avec ce qu'ils ont à dire à l'école déjà,
00:15:44c'est un peu fastidieux.
00:15:45Et donc, c'est intéressant d'avoir l'objet de la BD.
00:15:48Moi, j'avais ça, je suis née en 67.
00:15:51J'ai grandi d'ailleurs avec cette maison d'édition qui est d'Argo,
00:15:53c'est la première à qui j'ai proposé l'idée.
00:15:55Et on peut aussi communiquer autour de cette BD en famille
00:15:58ou en famille recomposée d'ailleurs,
00:16:00parce que ça peut aussi concerner les familles,
00:16:02entre guillemets, dites normales.
00:16:04Bien sûr.
00:16:04Et est-ce que vous n'êtes pas parfois plus une confidente
00:16:08que le papa ?
00:16:10Parce qu'il peut avoir ce lien un peu copine ou copain
00:16:13qu'on ne peut pas avoir évidemment avec sa mère originelle.
00:16:18Et oui, c'est vrai.
00:16:19Et c'est moi plutôt cette place que j'ai tendance à prendre.
00:16:23Parce qu'encore une fois, d'ailleurs, je ne dévoile pas tout au père.
00:16:28Et oui, que ça pouvait être aussi un espace de liberté.
00:16:31En plus, je trouve qu'une fois qu'on lance les enfants sur ces sujets-là,
00:16:36on se rend compte quand même à quel point ils ont aussi des choses à dire.
00:16:40À quel point ils ont aussi des émotions cachées, divulguées,
00:16:45de peur souvent d'ailleurs de faire du mal au papa ou aux mamans de l'autre côté.
00:16:49Encore une fois, cette impression de « tiens, j'aime bien mon beau-père,
00:16:52alors du coup, est-ce que je trahis mon père ? »
00:16:54Enfin, je veux dire, il faut bien se rendre compte
00:16:55que les enfants passent par des montagnes russes assez inédites.
00:16:58Et c'est pour ça que c'est intéressant de parler de famille recomposée.
00:17:02Et c'est pour ça que je pense que c'est un sujet qui va prendre de plus en plus
00:17:05de place.
00:17:05C'est un facteur nouveau dans cette société quand même.
00:17:08Stéphane nous dit, est-ce que l'enfant né de la famille recomposée lie encore plus la famille ?
00:17:13On voit que c'est tout juste abordé dans votre BD,
00:17:17mais c'est une des grandes angoisses des enfants justement
00:17:19qu'un nouvel enfant arrive dans la famille recomposée.
00:17:23Eh oui, parce que du coup, est-ce qu'on va l'aimer plus ?
00:17:26Parce qu'il est l'enfant de cette union.
00:17:28Alors moi, ce n'est pas mon cas.
00:17:32Mais j'ai communiqué avec beaucoup de familles effectivement qui ont refait un enfant.
00:17:36Et cet enfant-là aussi a du mal à trouver sa place quand il grandit.
00:17:39Parce que du coup, on se dit que lui va aller bien.
00:17:42Parce que lui, il a ses deux parents.
00:17:43Mais il est quand même issu, entre guillemets, d'une famille recomposée.
00:17:47Donc c'est intéressant, ça part dans tous les sens, ce sujet-là.
00:17:50Avec Ludovic, on s'est beaucoup marré à l'écrire évidemment.
00:17:53Mais émotionnellement, on y a mis aussi beaucoup de nous.
00:17:56Parce que mon co-auteur, que je suis ravie d'avoir trouvé,
00:17:59a lui une famille recomposée.
00:18:00Mais ce n'est pas ses enfants et il n'a pas d'enfant lui-même.
00:18:03Donc c'est encore un cas de figure différent.
00:18:06Exactement.
00:18:07Valérie, vous parlez d'un tome 2.
00:18:09Moi, je vais vous parler d'un dessin animé d'Argo
00:18:12qui publie Lucky Luke, par exemple,
00:18:14qui avait fait en animation Lucky Luke.
00:18:15Est-ce que vous, ça vous donne envie de faire un dessin animé sur ce sujet-là ?
00:18:20De toute façon, encore une fois,
00:18:22ce qui me fait plaisir, moi, c'est de me servir de ma notoriété
00:18:25pour prendre la parole sur des sujets qui sont concernants.
00:18:28Vous l'aviez fait avec le Baby Blues, on le rappelle,
00:18:31sur des sujets en plus qui ne sont pas forcément toujours traités dans les médias.
00:18:36Non, et d'ailleurs, c'est assez dingue de voir à quel point ça prend du temps
00:18:40pour que ces sujets-là prennent leur place.
00:18:41Donc évidemment, tout ce qui va venir accompagner, entre guillemets,
00:18:45cette démarche-là, aujourd'hui, je ne fais plus de métier sous la lumière,
00:18:49entre guillemets et guillemets, je donne des conférences.
00:18:51Cette transmission-là, elle est intéressante.
00:18:52Et on a cette chance de pouvoir prendre la parole.
00:18:55Donc autant la prendre sur des sujets qui concernent aussi les gens autour de nous.
00:18:58Oui. Alors la télé, certains ne vous croient pas, ne vous manquent pas ?
00:19:03Non, et pourtant, c'est vrai, j'ai eu beaucoup de chance,
00:19:06et Valérie, vous connaissez ça par cœur,
00:19:08d'avoir fait ce métier pour 22 ans.
00:19:11Je trouve que la chance que j'ai aujourd'hui, c'est d'avoir encore une voix,
00:19:15et sans avoir envie de prendre la lumière,
00:19:18de pouvoir porter cette voix sur des sujets qui me tiennent à cœur.
00:19:21Et donc, en fait, forcément, c'est une nouvelle aventure,
00:19:26mais non, je n'y reviendrai pas.
00:19:27C'est des fins qui vous appellent pour un prime, qui vous a entendu.
00:19:32Comment est-ce que vous, vous l'avez annoncé à vos enfants,
00:19:36que vous aviez rencontré quelqu'un ?
00:19:38J'ai posé la question à Marion.
00:19:41Alors, je l'ai fait assez naturellement,
00:19:44mais encore une fois, les enfants l'avaient pressenti,
00:19:46parce que oui, on a forcément une attitude changeante,
00:19:49on retombe amoureux,
00:19:50on est forcément dans nos vies quotidiennes différentes.
00:19:54Donc, mon fils s'est passé crème, comme dirait l'autre.
00:19:59Ma fille, elle a eu besoin de temps pour digérer cette situation aussi,
00:20:03pour appréhender son beau-papa,
00:20:05et puis pour savoir où placer ses sentiments.
00:20:07Donc, vraiment, ce qu'on lit dans la BD,
00:20:09c'est aussi des choses que j'ai vécues,
00:20:11que mes enfants ont ressenties.
00:20:12Et ça a une importance folle, je trouve.
00:20:15Moi, j'ai beaucoup aimé la BD, il y a beaucoup d'humour.
00:20:18Et vous savez quoi ?
00:20:19Parce que je suis vieux, ça m'a fait penser à la série Papa Poule.
00:20:22Je ne sais pas si vous vous souvenez de cet homme
00:20:25qui élevait plein d'enfants en même temps,
00:20:27et ça m'a fait penser à Papa Poule dans l'humour,
00:20:29dans les histoires, dans tout ça.
00:20:31C'est vraiment...
00:20:33C'est très fin, en fait, parce qu'il y a de l'humour.
00:20:36Il y a quand même des questions, je disais,
00:20:40est-ce que je vais aimer, est-ce que ma mère va m'aimer autant ?
00:20:43Est-ce que je peux aimer mon beau-père sans que ça fasse la peine ?
00:20:46Et puis, il y a des dessins avec des boums, des paf,
00:20:51avec des scénarios catastrophes au camping.
00:20:55Super, on a eu beaucoup de chance,
00:20:57parce qu'entre le moment où j'ai initié l'idée il y a deux ans
00:20:59et le moment où on trouve aussi l'illustratrice qui est jeune,
00:21:02qui s'appelle Francesca Marinelli, qui est extraordinaire
00:21:04et qui vraiment vous met sous les yeux ce que vous avez imaginé
00:21:07pendant des années, c'est génial.
00:21:11Et puis, merci à Dargo de nous avoir fait confiance aussi.
00:21:14Alors, je remercie Marion de nous avoir appelé,
00:21:16puis je lui propose de lui envoyer la BD.
00:21:20Voilà, elle est en vente, prix de lancement de 10 euros,
00:21:23ça ne vaut pas cher.
00:21:25C'est important qu'elle soit accessible à tout le monde.
00:21:28Absolument, une BD à lire en famille,
00:21:30donc 3 plus 2 égale 5,
00:21:33deux enfants d'un côté,
00:21:37une autre de l'autre.
00:21:39Et c'est une chouette BD.
00:21:41Ludovic Danjou, Francesca Marinelli et Alessandra Sublet.
00:21:46Merci à vous et à bientôt.
00:21:48Merci Alessandra.
00:21:58Et on est ensemble avec vous sur Sud Radio
00:22:01pour ce 10h midi avec Jean-Christophe Galien,
00:22:04politologue, conseiller en communication.
00:22:06Bonjour.
00:22:07Samuel Laffont, porte-parole de Reconquête.
00:22:09Bonjour.
00:22:10Bonjour Valérie.
00:22:10Patrick Vignal, ancien député Renaissance de Lérault.
00:22:13Bonjour à vous.
00:22:13Et vous soutenez Gabriel Attal.
00:22:16C'est le conseiller politique de Gabriel Attal.
00:22:18Oui, c'est ça.
00:22:18C'est ça.
00:22:19On ne sait pas soutenir.
00:22:20Vous n'avez pas fait la petite vidéo ?
00:22:22Pas encore.
00:22:23Avec les mains.
00:22:23Je réfléchis Valérie quand j'aurai fait votre émission,
00:22:26ça me donnera beaucoup d'imagination.
00:22:29Je vais écouter M. Galion, ça va m'aider.
00:22:32Et Kevin Bossuet, diplômé en histoire contemporaine.
00:22:35Bonjour Valérie.
00:22:36Bonjour cher Kevin.
00:22:37La canicule, évidemment.
00:22:39Le gouvernement impréparé selon Marine Tondelier.
00:22:42J'ai l'impression d'entendre ça depuis des années.
00:22:44Néanmoins, est-ce que vous attendiez des choses du gouvernement ?
00:22:48Un plan canicule ?
00:22:51La climatisation ?
00:22:53Bref, on a beaucoup de sujets.
00:22:54Et puis, ces drames, Rennes, ce camping de Seine-et-Marne,
00:22:59des ados qui se tuent entre eux,
00:23:01des ados qui se tuent pour rien.
00:23:03Ces deux jeunes qui ont tué un gamin de 11 ans pour du matériel de pêche.
00:23:08Cet autre ado tué parce qu'il avait refusé un contact TikTok.
00:23:15Enfin, on se pose quand même un certain nombre de questions sur ces violences.
00:23:21Gilles Gansman est resté avec nous pour le zapping.
00:23:23Alors, évidemment, avec ces chaleurs inédites,
00:23:27en mai, il semble qu'évident que le dérèglement climatique avance.
00:23:32Mais les climato-sceptiques, eux, sont évidemment en manque d'arguments.
00:23:37Alors, ils critiquent les cartes écarlates de BFM
00:23:41et leurs reproches, leurs dramatisations avec cette couleur.
00:23:45Le présentateur de la météo de BFM, Kevin Fleury,
00:23:48qui a reçu un tas d'assultes et de menaces,
00:23:52a réagi en direct et lui aussi voix rouge.
00:23:54Pour les cartes de température, c'est déjà du rouge,
00:23:58du très très rouge ce matin et cet après-midi.
00:24:00D'ailleurs, si on remplaçait cette couleur rouge par du bleu,
00:24:04il est évident que les températures baisseraient immédiatement.
00:24:06Et je dis ça, évidemment, avec une pointe d'humour.
00:24:08Mais voilà maintenant plus de 24 heures, 48 heures très exactement,
00:24:12que l'on reçoit sur les réseaux sociaux des messages d'insultes,
00:24:16de menaces parce que le rouge est indiqué sur les cartes météo de BFM TV.
00:24:19Mais je vous rappelle que l'explication est très simple.
00:24:22On est 15, 16, 17 degrés au-dessus des normales de saison
00:24:25en cette fin de mois de mai.
00:24:27Et c'est pour cette raison que notre charte prend en compte
00:24:29ces valeurs tout à fait surprenantes pour cette fin de printemps météorologique.
00:24:33Donc, il n'y a pas de hasard.
00:24:35Et malheureusement, ces cartes rouges, vous allez continuer de les voir dans les prochains jours
00:24:38avec des valeurs qui vont rester très élevées, avec de nouveaux records.
00:24:41Demain, après-demain, pas de fin de cette vague de chaleur,
00:24:45de cette canicule annoncée sur les trois quarts de la France
00:24:47avant samedi, très certainement dimanche.
00:24:49Et ce matin, le présentateur météo de Bonjour sur TF1
00:24:54a également expliqué pourquoi les cartes étaient rouges.
00:24:58car lui aussi recevait des menaces sur le fait que c'est une dramatisation
00:25:03pour les climato-sceptiques.
00:25:05Et ils veulent dire, oh là là, c'est déjà arrivé ces températures.
00:25:10Alors, je ne sais pas ce qu'on peut dire à dire.
00:25:12Vous êtes tous appasourdis.
00:25:14Bienvenue sur les réseaux sociaux, avec ces menaces, ces insultes.
00:25:17Mais ça pose véritablement un problème,
00:25:19parce que les gens sont dans un sentiment d'impunité.
00:25:23Et moi, je suis pour la levée de l'anonymat.
00:25:24Alors, le pseudonymat, je suis d'accord,
00:25:26mais je pense que pour s'inscrire sur les réseaux sociaux,
00:25:29il faudrait scanner aussi bien sa carte d'identité ou son passeport,
00:25:32déjà pour responsabiliser les gens,
00:25:34pour leur faire comprendre qu'en effet,
00:25:36ils ne sont pas planqués derrière un compte Twitter ou un compte TikTok
00:25:40et qu'ils peuvent en référer à la justice.
00:25:43Et puis, de manière générale, il faut voir les insultes que l'on se prend,
00:25:46avec une augmentation notamment du complotisme.
00:25:48Moi, la chose qui m'a le plus marqué, quand même, au cours de ces dernières années,
00:25:52c'est tout ce que se prend Brigitte Macron.
00:25:54Sur le fait que Brigitte Macron ne serait pas une femme, etc.
00:25:58Mais on nage quand même en plein délire,
00:26:00avec des gens qui s'entretiennent là-dedans,
00:26:02et des conséquences, même pour Brigitte Macron en tant que telle.
00:26:05Ça doit être extrêmement douloureux pour elle.
00:26:07Donc, à un moment donné, il faut assumer ses propos,
00:26:09il faut assumer ses actes,
00:26:10et je suis pour une levée, en effet, de l'anonymat sur les réseaux sociaux.
00:26:13Et alors, sous l'anonymat,
00:26:14vous pouvez avoir le compte de M. Philippot,
00:26:16qui s'attaque aux cartes et aux présentateurs météo sur ces réseaux.
00:26:22Ça vous étonne ?
00:26:24Non, mais sur le sujet d'anonymat, pardon, mais c'est important.
00:26:26Déjà, il n'y a pas d'anonymat, il y a un pseudonymat.
00:26:28C'est bien d'avoir fait la différence sur Twitter.
00:26:30C'est quoi la différence ?
00:26:31C'est un pseudôme, on peut remonter jusqu'à la personne.
00:26:34Je vous donne un exemple très simple.
00:26:35Il y a quelques années, j'ai vu des djihadistes poster une vidéo,
00:26:38je l'ai faite remonter, j'ai publié moi-même sur Twitter,
00:26:41j'ai été appelé par la police,
00:26:42qui a vu la vidéo, qui a récupéré la vidéo,
00:26:45et qui, quelques jours après,
00:26:46et qui a pu remonter la piste de la personne.
00:26:48Donc, ils n'ont pu aller chercher.
00:26:49Évidemment, les moyens policiers sont relativement restreints
00:26:51par rapport à tous les dernières chances qu'il y a sur Internet.
00:26:53Ce qu'il faut voir, c'est qu'il y a évidemment une différence
00:26:55entre la liberté d'expression, les menaces et les insultes.
00:26:58Et c'est là le véritable problème.
00:26:59C'est qu'en fait, il y a d'autres sujets actuellement,
00:27:02on va parler sans doute de ce qui se passe dans les rues
00:27:03avec les bouchées incendies qui sont ouvertes.
00:27:05Difference entre la loi et l'application de la loi.
00:27:07Mais vraiment, je suis contre absolument
00:27:09cette idée de devoir mettre une carte d'identité
00:27:11ou autre document personnel
00:27:13pour pouvoir converser sur Internet.
00:27:16Moi, je trouve que c'est une rue comme une autre.
00:27:18Effectivement, la rue digitale ou la rue sociale,
00:27:20les rues en général, on voit bien que d'ailleurs,
00:27:22ça permet effectivement à certains de partir
00:27:25dans ce qu'on connaît par ailleurs,
00:27:27dans nos conversations de plus en plus aussi dans la vraie vie.
00:27:30C'est-à-dire l'hystérisation sur les sujets.
00:27:32Il n'y a qu'à voir dans les familles,
00:27:33lorsqu'on approche de l'élection présidentielle qui arrive.
00:27:36Je pense qu'on peut tous se regarder ensemble.
00:27:38C'est parfois autour de nous-mêmes,
00:27:40dans nos couples, dans nos familles.
00:27:42Ce n'est pas une affaire de génération.
00:27:43Tous les sujets deviennent très compliqués,
00:27:46extrêmement difficiles, musico-culturel,
00:27:48parfois sportif.
00:27:50Cela dit, ça a toujours existé.
00:27:52Mais la version dure augmente de plus en plus.
00:27:55C'est vrai que la rue digitale et sociale,
00:27:56elle permet effectivement le fait de se planquer.
00:27:59On l'utilise parfois aussi, soyons clairs,
00:28:02dans les stratégies parfois de communication politique,
00:28:05pas forcément en France beaucoup,
00:28:06mais dans d'autres pays largement,
00:28:08pour à la fois attaquer, pour faire la promotion.
00:28:10Ça permet effectivement beaucoup de choses.
00:28:11Je pense qu'il y a besoin, sur ce terrain-là,
00:28:15d'avoir un regard sinon aussi précis que Kevin le proposait.
00:28:21C'est-à-dire qu'on doit pouvoir être pisté.
00:28:23C'est une rue.
00:28:24Il n'y a pas de raison qu'on puisse se cacher derrière un mur,
00:28:27qu'on puisse se cacher derrière un voile,
00:28:29qu'on puisse se cacher derrière ce que vous voulez.
00:28:30Ça fait sens.
00:28:31Même lorsqu'on est un opérateur de ce secteur,
00:28:35ça fait sens.
00:28:36Ça n'a rien de très compliqué,
00:28:38parce que le principe départ initial,
00:28:41c'est voir et être vu.
00:28:42C'est exhiber et en même temps regarder en permanence.
00:28:46C'est un peu ça quand même le truc.
00:28:47C'est-à-dire aller chercher ce qu'on est tous en partie.
00:28:49Mais sur ce terrain-là, dans cette rue digitale et sociale,
00:28:52ou dans ces rues,
00:28:53aujourd'hui, ce qui tue,
00:28:55et parce que cet Internet-là est bien réel,
00:28:57il n'est pas le darknet,
00:28:58il n'est pas autre chose,
00:28:59il est bien dans la vie de tous les jours,
00:29:01de nos enfants, de nous-mêmes,
00:29:03ne pas avoir les mêmes règles que dans la rue physique,
00:29:05c'est compliqué.
00:29:06Oui, ce qui est vraiment étonnant,
00:29:07c'est que dans la vie réelle,
00:29:09il y a des corbeaux,
00:29:10et les corbeaux sont punis aujourd'hui.
00:29:12Les corbeaux sont multiples sur les réseaux.
00:29:15Non, mais le vrai débat, en fait,
00:29:16c'est qu'on ne l'arrêtera pas.
00:29:18Je ne suis pas certain qu'il faille donner la carte d'identité.
00:29:21Ça pourrait me plaire.
00:29:22Ça pourrait me plaire.
00:29:23Et de notre côté,
00:29:23on a besoin de donner des informations aussi.
00:29:25Vous le savez tous,
00:29:26une campagne, c'est compliqué.
00:29:28Ok, dans votre majorité,
00:29:30ce sont vos amis qui vous envoient des fake sur les réseaux.
00:29:32On va se le dire.
00:29:33Ce qui me gêne, en fait,
00:29:35c'est que les gens ne se parlent plus.
00:29:36Tu l'as dit,
00:29:37en famille,
00:29:38entre amis,
00:29:39moi je vois.
00:29:40J'ai l'impression que je suis décalé
00:29:42de mes collègues,
00:29:43de certains de mes collègues parlementaires.
00:29:45Et puis j'y rajoute des philippos,
00:29:47des complotistes,
00:29:48des gens qui ne devraient pas être en politique.
00:29:51Donc oui, Valérie,
00:29:51on a un débat sur ça.
00:29:53Rajoutez les ingérences qui vont arriver.
00:29:55Rajoutez l'IA qui va arriver.
00:29:57où moi, ma voix a été enregistrée.
00:29:59Il y a trois jours,
00:30:00je dis,
00:30:00allô,
00:30:01ça ne répond pas.
00:30:02Donc ma voix est enregistrée.
00:30:04Donc Valérie,
00:30:04ce que je dis,
00:30:05dans le demi-heure,
00:30:06ça ne sera pas déformé.
00:30:07Donc je suis désolé,
00:30:08il va falloir vivre avec.
00:30:09Et on a besoin de vous,
00:30:10les médias traditionnels,
00:30:12plus que jamais,
00:30:13pour avoir une vérité
00:30:14et une contre-vérité.
00:30:15Oui, mais on ne les croit pas.
00:30:16Enfin, je veux dire,
00:30:17regardez ce qui s'est passé pendant le Covid,
00:30:19on ne va pas revenir sur ça.
00:30:21Si quand même,
00:30:22vous avez encore une place importante.
00:30:24Je pense que les vrais journalistes,
00:30:25la presse écrite,
00:30:27elle a une place importante.
00:30:29Mais là,
00:30:29sur le climat,
00:30:31c'est ce qui est le point de départ,
00:30:32des insultes.
00:30:33On est quand même,
00:30:34on parlera de la violence entre ados,
00:30:35mais on peut comprendre finalement,
00:30:37ça peut être une des explications,
00:30:38quand on voit que des gens
00:30:39prennent le temps
00:30:40d'insulter des présentateurs météo
00:30:42pour la couleur d'une carte.
00:30:43Je crois qu'il faut porter plainte.
00:30:46Il y a un influenceur
00:30:47qui est extraordinaire sur Internet,
00:30:48c'est Jerem Starr,
00:30:49qui fait des vidéos
00:30:51pour nous raconter
00:30:52qu'il paye ses vacances de luxe
00:30:54parce qu'il prend de la thune,
00:30:56parce qu'il porte plainte
00:30:57contre les gens
00:30:57qui l'insultent
00:30:58et qui le harcèlent.
00:30:59Il se rend compte
00:30:59qu'il y a des gens
00:31:00de milieux sociaux
00:31:01très différents.
00:31:02Vous avez Jean-Claude,
00:31:02cadre bancaire,
00:31:0355 ans,
00:31:04qui était planqué
00:31:04derrière son Twitter.
00:31:05Vous avez un petit papy
00:31:06de 70 ans.
00:31:07À un moment,
00:31:08il faut aussi assumer ses propos
00:31:09parce que harceler,
00:31:11insulter,
00:31:11moi je m'en prends
00:31:12dans la figure tout le temps,
00:31:14je ne lis plus,
00:31:15mais je peux vous dire
00:31:15que ça devient extrêmement pénible.
00:31:17et sur des sujets parfois
00:31:19qui sont complètement anecdotiques.
00:31:21Donc à un moment,
00:31:21il faut sévir.
00:31:22Mais quand même,
00:31:23Valérie,
00:31:23désolé de vous le dire,
00:31:25moi j'ai fait 14 ans parlementaire,
00:31:27j'étais à Lunel,
00:31:29donc circonscription difficile,
00:31:30mais des balles
00:31:31dans ma boîte aux lettres,
00:31:33une alarme,
00:31:34des policiers
00:31:35qui passaient tous les soirs,
00:31:37je vais bosser
00:31:37sur un narcotrafic,
00:31:39je fais une grande télé le soir,
00:31:40on me dit
00:31:41on va t'égorger,
00:31:42on sait où t'habites.
00:31:43Mais Valérie,
00:31:44c'est le quotidien
00:31:44du politique aujourd'hui.
00:31:46Un maire encore à Agen,
00:31:47s'est retrouvé
00:31:48trois balles
00:31:49dans la boîte aux lettres.
00:31:50C'est le quotidien aussi,
00:31:51regardez dans les collèges
00:31:52ou dans les lycées,
00:31:55des jeunes gens
00:31:56qui sont harcelés,
00:31:57parfois même maintenant
00:31:58dans l'école primaire
00:31:58puisque les téléphones
00:31:59arrivent CM1, CM2.
00:32:02Donc on a ces comportements
00:32:03qui existent.
00:32:03Vous parliez de la nature même,
00:32:05d'où on trouve,
00:32:06où on source son information
00:32:08et la légitimité
00:32:09de l'expression.
00:32:10Ça fait longtemps,
00:32:11malheureusement,
00:32:11que c'est plus
00:32:12dans les médias verticaux.
00:32:13pour une partie générationnelle
00:32:15de plus en plus
00:32:16maintenant âgée
00:32:16parce qu'il ne s'agit pas
00:32:17simplement des gens
00:32:18qui ont 15 ans et plus,
00:32:19il s'agit des gens
00:32:20qui ont pratiquement 20 ans.
00:32:21Vous pouvez avoir
00:32:22aujourd'hui une compétition
00:32:24qui,
00:32:24quand on descend dans l'âge,
00:32:25c'est-à-dire qu'on arrive
00:32:26à 14, 15 ans,
00:32:2712, 13 ans,
00:32:28aujourd'hui encore plus contesté.
00:32:29C'est-à-dire que vous aviez
00:32:30encore une part de marché
00:32:31pour l'information classique.
00:32:32Aujourd'hui,
00:32:33elle est totalement démonétisée
00:32:35et vous pouvez avoir
00:32:36n'importe qui
00:32:37qui raconte n'importe quoi
00:32:38si effectivement,
00:32:38c'est répété.
00:32:39Et plus vous êtes communautaire
00:32:40et plus vous embarquez avec vous
00:32:42d'autres matrices religieuses,
00:32:44politiques très radicales,
00:32:46et bien vous gagnez
00:32:47des parts de marché
00:32:48tous les jours.
00:32:48Je pense qu'il y a un double sujet.
00:32:50Le premier sujet,
00:32:51c'est la non-application de la loi.
00:32:53On le sait,
00:32:54on peut rendre les peines
00:32:55de plus en plus graves.
00:32:56On sait que de toute manière,
00:32:57c'est le montant maximal de la peine
00:32:59et pas le montant prononcé
00:33:00qui est modifié.
00:33:03Donc après,
00:33:03les juges font à peu près
00:33:04ce qu'ils veulent quand même.
00:33:06La non-application de la loi,
00:33:07ça fait qu'il y a des gens
00:33:08qui se sentent impunis
00:33:09et donc c'est vrai
00:33:10pour les agressions,
00:33:11c'est vrai pour les menaces,
00:33:12c'est vrai pour tout ça.
00:33:12Et c'est évidemment
00:33:13un problème grave
00:33:14quand on pense qu'un État
00:33:15qui est censé faire régner
00:33:17la sécurité,
00:33:17que c'est la mission première.
00:33:18Ça, c'est le premier point.
00:33:19Le deuxième point,
00:33:20c'est sur l'hystérisation des débats.
00:33:21Je pense que c'est fondamental.
00:33:23À titre personnel,
00:33:24je pense que c'est lié
00:33:25à notre système politique
00:33:26en général.
00:33:27Je ne vais pas entrer
00:33:28dans le détail,
00:33:29mais on a un système
00:33:29qui est très représentatif
00:33:31avec une majorité
00:33:32qui est relativement artificielle
00:33:33quand il y a une majorité
00:33:34à l'Assemblée,
00:33:35avec des gens
00:33:36qui sentent qu'on joue
00:33:37tout sur la présidentielle.
00:33:38Donc, en fait,
00:33:39tout le monde parle
00:33:39de la présidentielle en permanence.
00:33:40On est obsédé par la présidentielle
00:33:42et on arrive,
00:33:43on a l'impression
00:33:43que celui qui va remporter
00:33:44la présidentielle
00:33:45va avoir tout le pouvoir
00:33:46et que les autres
00:33:46seront abandonnés,
00:33:47mis de côté,
00:33:48exclus pendant des années.
00:33:50Pour moi,
00:33:50c'est le point central.
00:33:52Et juste pour terminer
00:33:52sur la partie médiatique,
00:33:53je comprends que certains
00:33:54veuillent pousser
00:33:55certains médias
00:33:55dits traditionnels,
00:33:56mais il se trouve
00:33:56que les médias traditionnels
00:33:57ont aussi commis des erreurs.
00:33:58On s'en souvient
00:33:59pendant les Gilets jaunes,
00:34:00avec des fake news
00:34:01qui a été approché,
00:34:08on va continuer ce débat
00:34:10dans un instant
00:34:11avec vous.
00:34:12A tout de suite.
00:34:15Le 10h midi,
00:34:16mettez-vous d'accord,
00:34:18Valérie Expert.
00:34:19Allez,
00:34:20juste pour finir
00:34:22sur le sud,
00:34:22est-ce que vous êtes choqué
00:34:23par la couleur de ces cartes ?
00:34:24C'est la question
00:34:25que pose un auditeur
00:34:26qui, lui,
00:34:27est choqué
00:34:27par ce rouge vif.
00:34:29Vous êtes choqué ou pas ?
00:34:30Je sais que le débat
00:34:31qu'il y a eu à un moment
00:34:32sur Twitter,
00:34:32je n'ai pas vu
00:34:32les cartes à question,
00:34:33mais le débat
00:34:33qu'il y a eu à un moment
00:34:34sur Twitter
00:34:34il y a quelques années,
00:34:35c'est qu'en fait
00:34:36avec des températures équivalentes,
00:34:37je ne sais plus combien
00:34:38c'était,
00:34:38c'était 30-31,
00:34:39encore une fois
00:34:39que je n'ai pas eu
00:34:39ces cartes-là,
00:34:41les Twittos en question,
00:34:43comparé à d'autres cartes
00:34:44qui avaient les mêmes chiffres
00:34:45et sur lesquelles,
00:34:47en fait,
00:34:47il y avait plutôt
00:34:47que d'abord
00:34:48que du rouge,
00:34:49il y avait du jaune,
00:34:50du orange,
00:34:51du rouge.
00:34:51C'est ça
00:34:52l'élément principal.
00:34:53Parce qu'à l'époque,
00:34:54lorsque c'était la météo
00:34:56dans les années 75 et 80,
00:34:58on mettait le reflet
00:35:00de la température.
00:35:02Là,
00:35:03ce que font désormais
00:35:04les météorologues,
00:35:05c'est qu'ils mettent
00:35:06la différence
00:35:07avec ce qu'il y avait avant.
00:35:09C'est pour ça
00:35:09que c'est plus rouge.
00:35:11Est-ce que vous comprenez
00:35:12ce que je veux dire ?
00:35:13En fait,
00:35:14c'est la différence
00:35:14de température,
00:35:15ce qu'a expliqué Kevin,
00:35:18et non pas la température.
00:35:20C'est comme tout,
00:35:21c'est comme pour le,
00:35:21excusez-moi de vous le dire,
00:35:23sur l'aspect
00:35:24du régime politique
00:35:26et du système institutionnel,
00:35:27vous allez en Grande-Bretagne,
00:35:28vous avez
00:35:29un scrutin majoritaire
00:35:30et une luminale
00:35:31à un tour
00:35:31qui fabrique encore
00:35:33une majorité
00:35:33encore plus artificielle.
00:35:35Et vous avez donc
00:35:36un Premier ministre
00:35:37qui est parfois
00:35:37en difficulté,
00:35:38parfois très fort.
00:35:39Vous avez les mêmes fondamentaux,
00:35:40vous avez aux Etats-Unis
00:35:41où il y a un président
00:35:41qui est confronté
00:35:42à un congrès,
00:35:43lui il est très fort,
00:35:44le congrès est très fort,
00:35:45même fondamentaux
00:35:45dans tous les aspects
00:35:46démocratiques si vous voulez,
00:35:47tout ce que vous dites
00:35:48sur l'autre système à nous
00:35:49qui serait présidentiel
00:35:50et qui ne crée pas
00:35:51de majorité,
00:35:52vous savez,
00:35:52en Europe,
00:35:53nous on a rejoint
00:35:53un cortège
00:35:54qui est existant
00:35:55depuis maintenant
00:35:55presque 20 ans,
00:35:56c'est-à-dire
00:35:57que la rotation
00:35:57des gouvernements
00:35:58en Europe,
00:35:59c'est 1,6 mois.
00:36:01C'est-à-dire
00:36:05ce n'est pas
00:36:05un sujet institutionnel,
00:36:06c'est aujourd'hui
00:36:07la société qu'elle mêlée
00:36:07et c'est pareil
00:36:08pour l'histoire des cartes
00:36:09où le mec
00:36:09il va dire
00:36:10non,
00:36:10ce n'est pas faux du tout.
00:36:11Alors là,
00:36:11pour le coup,
00:36:12pour travailler là-dessus
00:36:13depuis quand même des années,
00:36:14à la fois en impact d'élection
00:36:16et ensuite en analyse,
00:36:17c'est vrai.
00:36:18Et je vous assure
00:36:19que la clé,
00:36:20c'est aussi parce que
00:36:20l'offre politique
00:36:21entre nous
00:36:22manque de courage,
00:36:24manque d'incarnation
00:36:24et dans un système
00:36:25si vous voulez
00:36:26qui permet
00:36:26l'élection législative
00:36:28la dernière fois
00:36:28même anticipée,
00:36:29je veux dire,
00:36:30si les Français
00:36:31avaient voulu une majorité
00:36:32si les candidats
00:36:32avaient pu organiser
00:36:34une capacité
00:36:34suffisamment forte
00:36:35pour que le rouge
00:36:36tout ce que vous voulez,
00:36:36si vous voulez voir
00:36:37dans la carte
00:36:37ce que vous voulez aussi,
00:36:38c'est-à-dire que
00:36:38les complotistes vont dire
00:36:39c'est pas possible,
00:36:40on assiste,
00:36:40les autres vont dire
00:36:41il n'y en a pas assez,
00:36:42voilà,
00:36:42c'est un permomètre
00:36:43pour dire
00:36:44c'est ça la cause.
00:36:45Juste pour vous répondre,
00:36:47je connais un petit peu
00:36:47le sujet moi aussi,
00:36:48je connais très bien
00:36:48les mots du scrutin,
00:36:49il se trouve que
00:36:50vous avez cité
00:36:50trois exemples,
00:36:51la France,
00:36:51scrutin majoritaire
00:36:52unil nominale
00:36:53à deux tours,
00:36:53vous avez cité
00:36:54l'Angleterre
00:36:54scrutin unil nominale
00:36:55majoritaire à un tour
00:36:56que tout le monde abandonne,
00:36:57la Nouvelle-Zélande
00:36:58va être abandonnée
00:36:58moi je l'aime beaucoup
00:37:00c'est celui-là qui a gagné
00:37:01c'est celui-là qui a gagné
00:37:02mais ça n'a rien à voir
00:37:03avec l'État du peuple
00:37:04vous avez cité
00:37:05les États-Unis
00:37:06M. Farage ne dépend pas de ça
00:37:07M. Farage ne dépend pas de ça
00:37:09il sera content
00:37:09quand il aura gagné
00:37:10on ne peut pas dire ça
00:37:11il faut être bon
00:37:12quand vous vous proposez
00:37:13Patrick Vignal
00:37:13va être très fort
00:37:14avec M. Attal
00:37:15parce qu'il aura été bon
00:37:16vous avez cité
00:37:16les États-Unis
00:37:17les États-Unis
00:37:18c'est aussi un système
00:37:18bi-partisan
00:37:19je peux vous dire
00:37:20c'est pas bi-partisan
00:37:21monsieur
00:37:21vous avez d'abord
00:37:23un État fédéral
00:37:24avec un congrès très fort
00:37:25et un régime présidentiel
00:37:26où il n'y a pas de communication
00:37:27entre les deux
00:37:28ensuite vous avez
00:37:29d'être à l'intérieur
00:37:29mais c'est comme ça
00:37:30que ça reste
00:37:31c'est constitutionnel
00:37:32la plupart des pays européens
00:37:37sont passés
00:37:37à des systèmes
00:37:38proportionnels
00:37:39ou quelques-uns
00:37:40de systèmes mixtes
00:37:40vous avez également
00:37:41Nouvelle-Zélande
00:37:42qui dans les années 90
00:37:42vous le saviez
00:37:43il y a deux référendums
00:37:44à Nouvelle-Zélande
00:37:44est passé à un système
00:37:46au premier tour
00:37:48c'est-à-dire
00:37:49il n'y a pas assez
00:37:49de liberté
00:37:50pour les électeurs
00:37:51de choisir
00:37:51un président
00:37:52si je peux me permettre
00:37:55c'est le débat
00:37:57moi qui ai eu la chance
00:37:58de faire trois mandats
00:37:592012
00:38:00François Hollande
00:38:01317 parlementaires
00:38:02François devant les Français
00:38:04il dit
00:38:04voilà mon programme
00:38:05il est élu
00:38:06il peut l'appliquer
00:38:07bien ou mal
00:38:08il applique
00:38:082017
00:38:09Emmanuel Macron est élu
00:38:10307 parlementaires
00:38:12il a un programme
00:38:13il le fait
00:38:132022
00:38:14les Français disent
00:38:15vous nous emmerdez
00:38:16démerdez-vous
00:38:17il y a trois blocs
00:38:18et tu as dit Samuel
00:38:19il y aura trois blocs
00:38:20en 2027
00:38:21si on ne sait pas
00:38:23mais non
00:38:23mais il faut faire quoi ?
00:38:24mais il faut faire quoi ?
00:38:26mais c'est en Israël ?
00:38:28tu vas gagner quoi ?
00:38:30stop !
00:38:30stop !
00:38:31stop !
00:38:32stop !
00:38:33mais quittez la terre
00:38:33mais les Océopin
00:38:35ils sont proportionnels
00:38:35mais organisés
00:38:37allez
00:38:37Gilles
00:38:38et Laurence a une bonne idée
00:38:41elle dit
00:38:42moi j'ai changé de chaîne hier
00:38:45pourquoi ?
00:38:46pour une carte météo ?
00:38:47non non
00:38:47elle me dit
00:38:48ça me gavait
00:38:49on peut toujours changer de chaîne
00:38:50si la carte météo
00:38:51ne vous plaît pas
00:38:52plutôt m'insulté
00:38:53les narcotrafiquants
00:38:54font fuir
00:38:55les services publics
00:38:57la mairie de Nîmes
00:38:58s'insurge
00:38:59contre la fermeture
00:39:00de la poste
00:39:00dans un quartier défavorisé
00:39:02pour l'instant
00:39:03les réclamations
00:39:04sont restées
00:39:04lettre morte
00:39:05reportage
00:39:06devant le bureau de poste
00:39:07du quartier de Pissevin
00:39:08à Nîmes
00:39:08les habitants
00:39:09crient ce matin
00:39:10leur colère
00:39:11ça fait des années
00:39:12qu'on vit des problèmes
00:39:13dans nos quartiers
00:39:14ce service public
00:39:16vient du jour au lendemain
00:39:17de baisser le rideau
00:39:18jusqu'à nouvel ordre
00:39:20une pétition a été lancée
00:39:21c'est une honte
00:39:23on nous coupe tout
00:39:24et je ne comprends pas
00:39:26voilà
00:39:27je suis dégoûtée
00:39:29ce quartier
00:39:30vraiment laissé
00:39:31à l'abandon
00:39:31pourquoi cette fermeture
00:39:33si soudaine
00:39:34depuis jeudi dernier
00:39:35la poste
00:39:36met en avant
00:39:37un climat de tension
00:39:38dans ce quartier
00:39:39touché par le trafic de drogue
00:39:40la santé et la sécurité
00:39:41de ses collaborateurs
00:39:42et de ses clients
00:39:43sont une priorité
00:39:44pour la poste
00:39:45ce qui l'a amené
00:39:46à fermer le bureau
00:39:47de Nîmes de Bussy
00:39:48des tirs d'armes lourdes
00:39:50en pleine rue
00:39:50un enfant de 10 ans
00:39:52tué d'une balle perdue
00:39:53depuis quelques années
00:39:54ce quartier de 12 000 habitants
00:39:56vit au rythme des trafics
00:39:57et certains services publics
00:39:59disparaissent
00:40:00alors réaction par rapport
00:40:02à la poste
00:40:02qui ne veut plus faire
00:40:05son rôle de service public
00:40:06écoutez moi j'ai eu la chance
00:40:07de porter une loi
00:40:08qui est la reconnaissance
00:40:10des métiers
00:40:10de la médiation sociale
00:40:11j'ai fait tous les quartiers
00:40:13les plus durs de France
00:40:14à Toulouse
00:40:14à Marseille
00:40:15à Paris
00:40:15à Lyon
00:40:16et à Pissevin
00:40:17et je voudrais
00:40:18quand même saluer
00:40:19justement
00:40:19les PIMS de la poste
00:40:21puisque la poste
00:40:21a mis en place
00:40:22des médiateurs
00:40:23et des médiatrices
00:40:24des PIMS
00:40:25c'est un organisme
00:40:26qui accompagne
00:40:27ils sont justement
00:40:28dans le quartier Pissevin
00:40:30je vais vous dire
00:40:30le vrai débat
00:40:3140 ans de l'acheter
00:40:32et la gauche
00:40:33a une responsabilité
00:40:34et j'ai une responsabilité
00:40:36on a mis les gens
00:40:38dans l'entre-soi
00:40:39l'entre-soi des pauvres
00:40:40et l'entre-soi des riches
00:40:41ça c'est le premier constat
00:40:43c'est un problème
00:40:43déjà d'urbanisation
00:40:45premier point
00:40:45deuxième point
00:40:46effectivement
00:40:47à Pissevin
00:40:48Valérie
00:40:48il n'y a plus rien
00:40:49mais parce qu'on a laissé
00:40:50aussi les narcotrafic faire
00:40:52et j'ai un deuxième exemple
00:40:53donc là
00:40:54c'est les narcots qui gagnent
00:40:56pour que vous comprenez
00:40:57oui mais là
00:40:57c'est les narcots qui gagnent
00:40:59laissez-moi finir
00:41:00j'ai une personne
00:41:01qui m'écrit
00:41:02elle habite à la Grande-Demont
00:41:03elle a un appartement
00:41:04au quartier Pissevin
00:41:05qu'elle loue
00:41:05dernier étage
00:41:07quand les flics débarquent
00:41:08parce qu'ils font quand même
00:41:09leur job
00:41:10les dealers
00:41:11ils veulent monter
00:41:12elle avait une terrasse
00:41:13elle n'a pas ouvert
00:41:14deux fois
00:41:14la troisième fois
00:41:15ils ont brûlé sa voiture
00:41:16ils ont dit
00:41:17la prochaine fois
00:41:17on violera ta gamine
00:41:19de 12 ans
00:41:19c'est un constat
00:41:20Valérie
00:41:21moi j'ai vu des gamines
00:41:22de 14 ans
00:41:23qui m'ont dit
00:41:23mais moi
00:41:24pour 500 euros
00:41:25je te fume
00:41:26avec un flingue
00:41:27dans les quartiers populaires
00:41:29ça
00:41:29personne n'a voulu le voir
00:41:30quand j'expliquais à l'Assemblée
00:41:32qu'on avait un souci avec ça
00:41:33on m'a dit
00:41:34ça va passer
00:41:35non c'est un vrai débat
00:41:36après comment on le règle
00:41:37avec l'armée
00:41:38on tire sur ces jeunes
00:41:39Kevin
00:41:39mais non
00:41:40on le règle avec l'éducation
00:41:42on le règle aussi
00:41:43non mais qu'est-ce que je dis
00:41:44Kevin
00:41:44parce que je sais
00:41:45comment il fonctionne
00:41:46moi j'ai bon
00:41:47avec l'armée
00:41:48non mais j'ai envie de dire
00:41:49allez on met l'armée
00:41:50moi aussi
00:41:50vous savez comment vous fonctionnez
00:41:51je ne suis pas déçu
00:41:51mais non mais ce que je veux dire
00:41:53si ce n'est pas qu'avec l'armée
00:41:54Kevin
00:41:54c'est aussi avec de l'éducation
00:41:56avec de la fermeté
00:41:59Arrêtez avec l'éducation
00:42:01mais venez avec moi
00:42:01vous verrez
00:42:02il y a des gars même aussi
00:42:03perdus
00:42:04mais quand vous écoutez
00:42:04ce que les gens
00:42:05de ces quartiers vous disent
00:42:07c'est aussi qu'ils savent très bien
00:42:09qui sont les 10-15 fauteurs de troubles
00:42:11et qu'on veut maintenir
00:42:13une espèce de paix sociale
00:42:15il n'y en a plus que 10-15 malheureusement
00:42:16c'est gangréné
00:42:18Valérie
00:42:18je finis
00:42:19excusez-moi je suis trop long
00:42:20parce que c'est un sujet
00:42:21que je connais Kevin
00:42:21vraiment
00:42:22les quartiers entiers
00:42:23des quartiers entiers
00:42:25Kevin
00:42:25sont pourris
00:42:26je ne peux pas dire mieux
00:42:27vous nous faites marier
00:42:28avec l'éducation
00:42:29enfin l'éducation de quoi
00:42:31enfin qu'est-ce que vous allez
00:42:32les éduquer
00:42:32mais Valérie
00:42:33quand je parle d'éducation
00:42:34quand vous avez un gars même
00:42:34de 12 ans
00:42:35qui est obligé de chauffer
00:42:36tous les jours
00:42:37parce que les mecs lui disent
00:42:38on va te briser dans une voiture
00:42:39comme barbecue
00:42:40celui-là
00:42:41je fais quoi de celui-là
00:42:42je le mets en prison
00:42:43ou je l'aide
00:42:44bon
00:42:44alors revenons à la réalité
00:42:47sortons de l'idéologie
00:42:48je ne suis pas sûr
00:42:49que vous servez Gabriel Attal
00:42:50avec ce discours
00:42:51mais ce n'est pas grave
00:42:51tant pis pour lui
00:42:53sérieusement
00:42:54quand j'entends parler
00:42:55d'éducation
00:42:56ça va
00:42:57ça fait 30-40 ans
00:42:58qu'on nous parle d'éducation
00:42:59et Valérie
00:43:00vous avez raison sur un point
00:43:01quand vous interrogez
00:43:02les habitants
00:43:03quand vous interrogez
00:43:04les élus
00:43:04on sait très bien
00:43:05qu'ils posent problème
00:43:06on connait les familles
00:43:07on connait les jeunes
00:43:08qui dealent en bas des immeubles
00:43:10ils sont dans une forme
00:43:11d'impunité
00:43:11qui est totale
00:43:12et quand vous avez le malheur
00:43:14de dire qu'il faut
00:43:15sanctionner ces familles
00:43:16qu'il faut les virer
00:43:18des logements sociaux
00:43:19qu'il faut s'en prendre
00:43:20aux aides sociales
00:43:21vous avez toute la gauche
00:43:24bienveillante
00:43:24qui nous raconte
00:43:25que c'est horrible
00:43:26que c'est un assassinat social
00:43:28bref
00:43:28on ne s'en sortira pas
00:43:29tant qu'on n'agira pas
00:43:31véritablement
00:43:32sur la source
00:43:32de ces problèmes
00:43:33mais Kevin
00:43:34je suis d'accord
00:43:35de les virer
00:43:36dans les sociaux
00:43:37mais il faut aller
00:43:38à la source
00:43:38il faut choper
00:43:39les salopards
00:43:40qui obéissent
00:43:40ces gamins
00:43:41à dîner
00:43:41et là je serai d'accord
00:43:42avec vos suites
00:43:43on va y revenir
00:43:44vous ferez la suite
00:43:45après le teasing
00:43:46mais effectivement
00:43:47le narcotrafic
00:43:48c'est un sujet
00:43:49c'est un sujet
00:43:54majeur
00:43:54effectivement
00:43:55et est-ce que la Poste
00:43:56a raison de céder ?
00:44:00est-ce que la Poste
00:44:0410h midi
00:44:06mettez-vous d'accord
00:44:07Sud Radio
00:44:08mettez-vous d'accord
00:44:09Valérie Expert
00:44:10allez on continue
00:44:11nos débats animés
00:44:12ce matin
00:44:13Jean-Christophe Gallien
00:44:14politologue
00:44:15conseiller en communication
00:44:16Samuel Laffont
00:44:17porte-parole de Reconquête
00:44:18le parti d'Éric Zemmour
00:44:19Patrick Vignal
00:44:20ancien député Renaissance
00:44:21de l'Hérault
00:44:22et Kevin Bossuet
00:44:23diplômé en histoire
00:44:24contemporaine
00:44:25on va parler
00:44:26de ces drames
00:44:28à Rennes
00:44:28en Seine-et-Marne
00:44:30également dans un camping
00:44:31des ados
00:44:32qui s'entretuent
00:44:33qui s'assassinent
00:44:35pour des motifs futiles
00:44:37parlons de cette violence
00:44:39dans un instant
00:44:40mais revenons
00:44:40sur ce que Gilles évoquait
00:44:43à savoir
00:44:43la poste du quartier
00:44:45Pisevin à Nîmes
00:44:45qui va fermer
00:44:46à cause du narcotrafic
00:44:48alors
00:44:49Samuel Laffont
00:44:50vous voulez réagir
00:44:51oui il se trouve
00:44:51que toute ma famille
00:44:52est nimoise
00:44:52que j'ai habité
00:44:53pendant très longtemps
00:44:54à Nîmes
00:44:55que j'ai vu ce quartier
00:44:56se dégrader
00:44:56très rapidement
00:44:58largement en avance
00:44:59par rapport à d'autres
00:45:00banlieues
00:45:00comme on dit
00:45:01en France
00:45:02qu'il y a évidemment
00:45:03un problème urbanistique
00:45:05mais cette idée
00:45:06à la base
00:45:07de faire des tours énormes
00:45:08des cages à lapins
00:45:08il y a aussi
00:45:09évidemment le sujet
00:45:10de l'immigration
00:45:11il y a aussi
00:45:11le sujet de la sécurité
00:45:12qui a été traité
00:45:14quand il est dit
00:45:15que les gens
00:45:16ne se rendent pas compte
00:45:16je pense que les français
00:45:17se rendent compte
00:45:17depuis très longtemps
00:45:18en revanche
00:45:19c'est les politiques
00:45:20en place
00:45:20qui n'ont pas agi
00:45:21et donc le problème
00:45:22s'est aggravé
00:45:22il a été dit
00:45:23qu'avant
00:45:24c'était 10-15 personnes
00:45:25il est vrai
00:45:25qu'au début
00:45:26c'est toujours
00:45:2710-15 personnes
00:45:28mais plus le temps avance
00:45:30moins c'est 10-15 personnes
00:45:31et avec le narcotrafic
00:45:32qui s'est développé
00:45:33le système
00:45:34n'a pas seulement changé
00:45:36il a changé de nature
00:45:37complètement
00:45:38puisque tout un quartier
00:45:39peut être tenu
00:45:40via le narcotrafic
00:45:41vous signalez vous-même
00:45:42à l'instant
00:45:42qu'il y a des gamins
00:45:44qui sont tenus
00:45:44et pas simplement
00:45:46rémunérés pour
00:45:46mais menacés
00:45:47s'ils ne le font pas
00:45:47donc c'est un problème
00:45:48qui est devenu
00:45:48beaucoup plus grave
00:45:49puisqu'on a refusé
00:45:51les français voulaient
00:45:52régler le problème
00:45:52il a été refusé
00:45:53par les politiques en place
00:45:54de le régler
00:45:55et on a un problème final
00:45:57on parlait de la poste
00:45:58on a commencé par ça
00:45:58il se trouve qu'évidemment
00:46:00quand vous êtes
00:46:00médecin généraliste
00:46:01qui fait des visites
00:46:02et que vous vous faites
00:46:03contrôler à chaque fois
00:46:04casser votre voiture
00:46:05à l'époque
00:46:05c'était piquer le poste radio
00:46:07au début vous y allez
00:46:08parce qu'il y a quand même
00:46:09des gens à soigner
00:46:09et puis vous n'y allez plus
00:46:10vous êtes infirmier
00:46:12vous n'y allez plus
00:46:13vous êtes pompier
00:46:13vous ne pouvez plus y aller
00:46:14vous ne voulez plus y aller
00:46:15et au fur et à mesure
00:46:16vous avez des quartiers
00:46:17qui sont mis à l'abandon
00:46:18parce qu'ils sont complètement
00:46:20en dehors
00:46:21du reste de la ville
00:46:22et je dirais
00:46:22qu'il y a une responsabilité
00:46:23de la commune
00:46:24mais il y a aussi
00:46:24une responsabilité
00:46:25d'abord pour ces problématiques
00:46:26c'est la responsabilité
00:46:26de l'État
00:46:27de l'État et du politique
00:46:28qui a aussi laissé faire
00:46:29pour acheter la paix sociale
00:46:31c'est pas juste en plus
00:46:34c'est pas organique
00:46:35c'est une conquête
00:46:37cette conquête
00:46:37n'est pas le fruit du hasard
00:46:40mais au contraire
00:46:41quand vous êtes
00:46:41un système parallèle
00:46:42d'abord
00:46:43qui est devenu principal
00:46:44maintenant
00:46:44parce qu'il tient
00:46:45les clés de ce territoire
00:46:46en totalité
00:46:47ou en partie
00:46:48il tient en particulier
00:46:50à cette manière
00:46:51ce qui se passe
00:46:51dans d'autres pays
00:46:52on a beaucoup parlé
00:46:52de mexicanisation
00:46:53en France
00:46:53c'est en partie le cas
00:46:55dans la manière
00:46:55d'avoir
00:46:56si vous voulez
00:46:56les mêmes fondamentaux
00:46:58aujourd'hui
00:46:58mais c'est même pire
00:47:00dans l'idée que
00:47:00vous avez en France
00:47:01un parallèle
00:47:02qui est différent
00:47:03et qui n'existe nulle part ailleurs
00:47:04sauf en Belgique
00:47:06et en partie
00:47:06en Allemagne aujourd'hui
00:47:07vous avez aujourd'hui
00:47:08un lien en plus
00:47:09entre le narcotrafic
00:47:10cette narco-société
00:47:13ces narco-territoires
00:47:14et la relation
00:47:15avec une religion
00:47:18radicalement opposée
00:47:19à ce qu'est notre système
00:47:20à nous
00:47:20c'est-à-dire
00:47:20que l'islam radical
00:47:21et ça c'est une particularité
00:47:23française qu'on ne veut pas
00:47:23voir encore aujourd'hui
00:47:24donc on n'a pas voulu voir
00:47:25pendant des années
00:47:25l'idée qu'il y avait
00:47:27le narcotrafic
00:47:28qui gangrénait
00:47:29qui prenait les places de marché
00:47:30qui de plus en plus
00:47:31s'immisçait
00:47:32et aujourd'hui d'ailleurs
00:47:33qui investit
00:47:33alors là c'est un autre niveau
00:47:35investit à la fois
00:47:36évidemment
00:47:36dans l'administratif
00:47:37parfois dans le politique
00:47:38parce que la corruption existe
00:47:39mais aussi
00:47:40de manière beaucoup plus ancienne
00:47:41dans les flux
00:47:42de la réalité économique
00:47:44la vraie économie
00:47:44c'est-à-dire qu'ils investissent
00:47:45non pas simplement
00:47:46dans le resto pour blanchir
00:47:47mais dans beaucoup
00:47:48d'autres choses
00:47:48qui sont parfois
00:47:49des investissements
00:47:50très sérieux
00:47:51et ainsi de suite
00:47:51donc on a ça
00:47:52mais de l'autre côté
00:47:53vous avez une spécité française
00:47:54qu'on ne veut pas voir
00:47:54aujourd'hui
00:47:55et c'est ce lien très concret
00:47:56qu'il y a
00:47:57entre le narcotrafic
00:47:58et quelque chose
00:48:00qui pourrait devenir
00:48:00autre chose demain
00:48:01c'est-à-dire la religion
00:48:02version radicalisée
00:48:03de l'islam
00:48:04et ça dans les quartiers
00:48:05c'est une bombe réelle
00:48:07à fragmentation totale
00:48:08parce que vous avez
00:48:10le contrôle économique
00:48:11et aujourd'hui
00:48:11vous avez le contrôle religieux
00:48:13parce que les deux marchent ensemble
00:48:14vous feriez quoi ?
00:48:16aujourd'hui vous avez
00:48:17on parlait tout à l'heure
00:48:18de combat
00:48:19c'est pas un combat
00:48:19c'est une guerre
00:48:20alors tout le monde a raison
00:48:21dans l'idée que
00:48:22bien sûr qu'il faut sortir
00:48:24les jeunes qui sont là-dedans
00:48:25bien sûr que
00:48:26certains d'entre eux
00:48:27vivent très bien
00:48:27le fait de prendre
00:48:28500 euros par jour
00:48:29d'autres sont contraints
00:48:31à la fois par leur famille
00:48:32parfois
00:48:32et par aussi les gangs
00:48:33qui sont là
00:48:34maintenant vous avez aussi
00:48:35l'économie
00:48:35j'en parlais tout à l'heure
00:48:36les flux
00:48:36c'est d'abord une économie
00:48:39aujourd'hui
00:48:39c'est quelque chose d'important
00:48:40vous avez les consommateurs
00:48:41vous avez ensuite
00:48:41les territoires qui sont fermés
00:48:42pourquoi ils sont fermés
00:48:43alors qu'on est dans un pays
00:48:44qui normalement devrait
00:48:45maîtriser la totalité
00:48:46de sa géographie
00:48:47on ne le maîtrise plus
00:48:48vous parlez d'un quartier
00:48:48qui n'est plus maîtrisé
00:48:49on pourrait aller à Montpellier
00:48:50que Patrick connaît très bien
00:48:52on pourrait aller à Béziers
00:48:52dans d'autres
00:48:53Marseille et d'autres
00:48:53et partout
00:48:54vous en parliez tout à l'heure
00:48:55et donc à partir de là
00:48:57on ne peut pas rester
00:48:58les bras ballants
00:48:58et je vous le dis
00:48:59c'est économique
00:49:01c'est le contrôle territorial
00:49:02mais c'est aujourd'hui
00:49:14mais moi qui ai 16 ans
00:49:16vous avez un métier
00:49:16qui peut me rapporter
00:49:1710 000 euros par mois
00:49:18mais bien sûr
00:49:19que vous avez tout à fait raison
00:49:20c'est une des clés
00:49:20une des clés
00:49:21c'est quoi l'avenir
00:49:22si vous ne sortez pas
00:49:23les enfants
00:49:23d'une manière
00:49:24si vous ne pétez pas
00:49:25non pas les tours
00:49:26mais les appartements
00:49:27disons-tu par les gens
00:49:28parce que les tours
00:49:28c'est un bon exemple
00:49:29d'ailleurs d'aller en prison
00:49:30genre tous les gosses
00:49:31c'est pas la prison
00:49:32non mais tous les gosses
00:49:33c'est un autre contexte
00:49:33je vais me proposer
00:49:34comme emploi
00:49:34le pays du nord
00:49:35je peux gagner 10 000 euros
00:49:36je peux m'acheter des noix
00:49:37on va tous aller
00:49:39dans le trafic de drogue
00:49:40on va tous aller
00:49:41dans le trafic de drogue
00:49:42mais c'est quoi
00:49:43cette bénédiction
00:49:43à deux balles
00:49:44alors attendez
00:49:45il n'avait pas fini
00:49:46Kevin
00:49:46non mais qui peut
00:49:48m'offrir ça
00:49:48à 16 ans
00:49:50si vous êtes éduqué
00:49:51ils ne sont pas éduqués
00:49:53Valérie
00:49:53c'est ça le débat
00:49:55si vous savez
00:49:55que vous pouvez gagner
00:49:5610 000 euros
00:49:57mais que vous pouvez aussi
00:49:57aller en tôle
00:49:58si vous permettez
00:50:00je vous permets
00:50:02excusez-moi
00:50:02je suis
00:50:04Valérie
00:50:05je suis dans un quartier
00:50:06un matin
00:50:07parce que le soir
00:50:07on n'y va pas
00:50:08ils sont pleins de coques
00:50:09et de protoxyde
00:50:10vous ne rentrez pas
00:50:10ou alors avec des CRS
00:50:12je rentre dans une maison
00:50:13d'un quartier
00:50:14sur Montpellier
00:50:14je ne citerai pas le quartier
00:50:15je me trouvais
00:50:164 gamins de 16 ans
00:50:18il y avait 250 000 euros
00:50:21d'espèces sur la table
00:50:22et 4 flingues
00:50:23et je dis à ces gamins
00:50:25mais c'est quoi votre avenir
00:50:26leur avenir
00:50:27il vous dit
00:50:27me marier avec une influenceuse
00:50:29avoir une Ferrari à Dubaï
00:50:31mais je sais que je finirai
00:50:32ou en barbecue
00:50:33ou en prison
00:50:34ça veut dire que Valérie
00:50:36on a un vrai débat aussi
00:50:37sur l'éducation
00:50:39les familles n'existent pas
00:50:40ce que je veux dire
00:50:41c'est que ce que dit Gilles
00:50:42et moi je leur dis
00:50:43tout content
00:50:44je te ferai bosser chez Nicolas
00:50:45tu ramasseras ma mère
00:50:47pour 1400 euros par mois
00:50:48il vous dit
00:50:49mais moi
00:50:49je fais 10 000 par jour
00:50:51donc je veux qu'on prenne conscience
00:50:53de ça aussi
00:50:53la société
00:50:54c'est des faits réels
00:50:56on est gangréné
00:50:57certains territoires
00:50:58sont perdus
00:51:01moi déjà
00:51:01je n'aime pas
00:51:02le mépris
00:51:04qu'il y a derrière
00:51:05cet argument
00:51:06des tours
00:51:08des logements
00:51:09de grand habitat
00:51:10etc
00:51:10il y a des gens
00:51:11qui vivent là
00:51:12ils sont très respectueux
00:51:13ils respectent la loi
00:51:15et encore une fois
00:51:16c'est une minorité
00:51:17donc attribuer
00:51:18le trafic de drogue
00:51:19à l'urbanisme
00:51:20pour moi
00:51:21c'est une insulte
00:51:22vis-à-vis de ses habitants
00:51:24et en tout cas
00:51:24ils le ressentent comme ça
00:51:26ensuite
00:51:26à un moment donné
00:51:27on ne peut pas dire
00:51:28que les politiques
00:51:28ne font rien
00:51:29il y a une loi
00:51:29quand même
00:51:30sur le narcotrafic
00:51:31il y a des choses
00:51:31on essaye de faire des choses
00:51:33le problème
00:51:33c'est que
00:51:34il est un peu trop tard
00:51:35regardez ce qui se passe
00:51:36à Nice
00:51:37dans le quartier des Moulins
00:51:38il y avait en 2023
00:51:3912 points de deal
00:51:40on en a démantelé
00:51:43moitié
00:51:43il en reste environ 7
00:51:44aujourd'hui
00:51:45le problème
00:51:46c'est que forcément
00:51:47entre ces points de deal
00:51:48comme il y en a moins
00:51:48il y a une concurrence
00:51:49de plus en plus exacerbée
00:51:51et le niveau de violence
00:51:52est encore
00:51:53plus important
00:51:54et enfin
00:51:55Jean-Christophe
00:51:56a dit quelque chose
00:51:57de très juste
00:51:57il faut s'en prendre
00:51:58aux consommateurs
00:51:59alors ça
00:52:00dans les discours politiques
00:52:02on l'entend
00:52:02il y a encore
00:52:03monsieur Macron
00:52:03il y a quelques semaines
00:52:05qui nous disait
00:52:06qu'il allait augmenter
00:52:07le montant
00:52:08des amendes forfaitaires
00:52:09sauf qu'on sait
00:52:10que ça ne fonctionne pas
00:52:11dans la mesure
00:52:12où ils ne sont
00:52:13majoritairement pas payés
00:52:14donc il n'a que ça
00:52:15à nous proposer
00:52:16et enfin
00:52:17j'aimerais dire
00:52:17quelque chose aussi
00:52:18parce que ce
00:52:19béni ouïus
00:52:19moi j'en ai ras-le-bol
00:52:21vous savez
00:52:21moi je suis enseignant
00:52:22j'enseigne en Seine-Saint-Denis
00:52:23et je vois des gamins
00:52:24qui se comportent
00:52:25très bien
00:52:26je vois des gamins
00:52:27aussi qui voient le voisin
00:52:28faire 5000
00:52:2910 000 euros
00:52:30mais qui ne tombent pas
00:52:30là-dedans
00:52:31parce qu'ils croient
00:52:32en l'école
00:52:32parce qu'ils veulent
00:52:34véritablement s'insérer
00:52:35dans la société
00:52:35ils ne veulent pas
00:52:36terminer en prison
00:52:38et ils racontent aussi
00:52:39quelque chose
00:52:40qui est quand même
00:52:40important
00:52:40c'est finalement
00:52:41cette forme
00:52:42d'impunité
00:52:43qu'il y a autour de ça
00:52:44moi je suis désolé
00:52:46des peines courtes
00:52:47pour des mineurs
00:52:48qui font n'importe quoi, ce serait extrêmement
00:52:50efficace. Le fait de sortir
00:52:52ces gamins, déciter
00:52:53de les sortir de cet environnement pour les mettre
00:52:56dans des centres d'un quartier fermé, mais alors
00:52:58dites-le, c'est horrible
00:52:59de les mettre en prison.
00:53:01D'abord, première des choses,
00:53:04dans ces quartiers populaires, très souvent,
00:53:06les gens sont otages du narcotrafic.
00:53:08Avant, Kevin a raison, c'était
00:53:1010 gamins qu'on pouvait identifier.
00:53:12Et le monde associatif faisait son boulot.
00:53:14Maintenant, ce n'est pas 10 gamins.
00:53:15Non, il ne l'a pas fait. S'il l'avait fait, on n'en serait pas là.
00:53:17Valérie, quand même, je peux vous amener chez moi à Montpellier
00:53:19des clubs de sport qui sont capables de récupérer
00:53:22des gamins. Enfin, Valérie, ils font le joke,
00:53:23quand même. Il y a des gens qui bénévoquent...
00:53:25Mais comment vous pouvez dire ça ?
00:53:26Aussi bien sur l'islamisme que sur le trafic de drogues.
00:53:29Il y a un trafic qui ne vous parle pas des deux.
00:53:31Premier point, je pense qu'il y a un monde associatif
00:53:33qui essaie de faire le boulot. Premier point.
00:53:35Deux, oui, il faut sortir ces gamins,
00:53:38mais pas à 15 jours, le CNU,
00:53:39trois jours, il faut les sortir comme dans du territoire.
00:53:42Deux, et trois...
00:53:43Comment vous faites ?
00:53:45Mais Valérie, c'est la guerre, le narcotrafic.
00:53:47Ça fait deux ans que je le dis.
00:53:49C'est Blanchima, épicerie de nuit,
00:53:51Kebab, Arachicha...
00:53:52Regardez le reportage d'E6.
00:53:54C'est moi. M'exprimez, je suis passionné.
00:53:56Excusez-moi, parce que c'est un sujet.
00:53:58Le vrai débat, en fait, c'est que même
00:54:00les points de deal, un point de deal,
00:54:01c'est entre 30 et 50 000 euros.
00:54:03Il n'y en aura plus dans deux ans. Il y a Ubercheat.
00:54:05Les mecs, ils seront livrés par WhatsApp.
00:54:07Mais en gros, on fait quoi ?
00:54:08Vous êtes politique, vous proposez quoi concrètement ?
00:54:11Attendez...
00:54:11Parce qu'apparemment, on est d'extrême droite
00:54:13quand on veut mettre les gens en prison.
00:54:14Mais qu'est-ce qu'on fait concrètement ?
00:54:16Mais Kevin, le problème de la prison,
00:54:18il y a déjà 100 000.
00:54:19Vous êtes le barbeau de Gabriel Attal.
00:54:21Donc, qu'est-ce que Gabriel Attal propose sur cette question ?
00:54:23Moi, je dis que je n'ai pas de soucis.
00:54:25Il faut de la fermeté.
00:54:26Mais j'aime pas votre démagogie.
00:54:29D'abord, un, vous n'avez qu'à venir avec moi.
00:54:31Vous allez venir avec moi dans des quartiers,
00:54:32vous verrez comment ça va être,
00:54:33y compris pas en Seine-Saint-Denis.
00:54:35Un, deux, il y a plein de gamins qui veulent s'en sortir.
00:54:38Il y a plein de gamins qui n'ont pas la chance,
00:54:40parce qu'ils sont à 10 dans un appartement.
00:54:42Ils n'ont pas la chance d'avoir ce qu'ont eu mes enfants,
00:54:44de faire de l'école.
00:54:45Et ceux-là, il faut les aider.
00:54:46Je n'ai pas de soucis avec ça, Valérie.
00:54:47Le vrai débat, en fait...
00:54:49Ils ont tous la chance d'être allés à l'école, pardon.
00:54:51Mais les parents étaient obligatoires jusqu'à 16 ans.
00:54:52Mais Valérie, je suis désolée,
00:54:53mais quand vous êtes dans une chambre à quatre
00:54:55que vos parents ne maîtrisent pas la langue,
00:54:57c'est plus compliqué.
00:54:58C'est que vous êtes fils de préfet
00:54:59et que vous avez des études particulières.
00:55:01On est d'accord ou pas ?
00:55:02Est-ce que vous pensez que l'ascenseur marche pour tout le monde ?
00:55:05Vous savez, vous êtes méprisant vis-à-vis de ces gamins-là.
00:55:06Vous pensez que l'ascenseur social
00:55:08marche pour tous les gamins du 16e
00:55:10ou des gamins de Pissevain ?
00:55:12On est d'accord au moins sur ça ?
00:55:13On est d'accord quand même.
00:55:14On peut prendre des cours privés.
00:55:15Ils partent en vacances.
00:55:16Moi, j'ai des gamins qui aimeraient s'en sortir.
00:55:19Vous savez, j'ai des amis dont les gosses font du deal
00:55:20et qui habitent dans le 16e
00:55:21et qui sont des prochains scolaires.
00:55:24Vous pensez que l'ascenseur social
00:55:26marche en train d'agir peut-être toi ?
00:55:28Ah bon, je suis d'accord.
00:55:29Sur la partie ascenseur social,
00:55:31il est évident,
00:55:32évident,
00:55:32c'est un truisme,
00:55:33que, évidemment,
00:55:34tout le monde ne commence pas avec les mêmes chances.
00:55:36Ah, merci.
00:55:36Mais, ça n'excuse pas tout.
00:55:38Moi, je connais aussi,
00:55:39je peux citer des familles de Mong.
00:55:40Donc, c'était une ethnie au Vietnam
00:55:42qui a aidé la France pendant la guerre
00:55:44qui se retrouvait avec des enfants,
00:55:46parfois 5, 8, 10 enfants,
00:55:47sans un sou
00:55:48et tous les gamins étaient à l'école
00:55:50avec objectif,
00:55:51évidemment, avoir le bac
00:55:52et se taire
00:55:53et faire le maximum
00:55:54et puis avoir des prénoms français,
00:55:55etc., etc., etc.
00:55:56Donc, on ne peut pas dire
00:55:57que c'est juste un problème de pauvreté
00:55:58et c'est insulter les gens
00:55:59qui ont peu de moyens.
00:56:00Sur l'aspect prison
00:56:02dont vous parliez, Valérie,
00:56:04à mon avis,
00:56:04c'est essentiel
00:56:05puisque le sujet actuel,
00:56:07la manière dont le débat est amené,
00:56:09c'est qu'il y a trop de gens
00:56:09déjà en prison
00:56:10donc on ne peut plus en faire.
00:56:12Et on nous explique
00:56:13sinon qu'il y a trop de gens
00:56:14dans l'absolu en prison.
00:56:15Moi, ce que je pense,
00:56:16c'est que
00:56:17quand il y a des périodes criminogènes
00:56:19où vous avez pour une raison
00:56:19ou pour une autre,
00:56:20beaucoup de personnes
00:56:21sont délinquantes,
00:56:22beaucoup de personnes
00:56:23sont criminelles,
00:56:23on peut très bien
00:56:24décider d'avoir plus de prison
00:56:26et d'avoir des gens
00:56:28incarcérés.
00:56:29Ça ne veut pas dire
00:56:29que dans 100 ans,
00:56:31dans 200 ans,
00:56:31la France devra avoir
00:56:3210, 15, 20 %,
00:56:34je dis n'importe quoi,
00:56:34de gens en prison.
00:56:35Et en fait,
00:56:36on est resté dans ce débat-là
00:56:37en se disant
00:56:37qu'il faudrait qu'il y ait un seuil
00:56:38et que ce seuil ne bouge jamais.
00:56:40Vous voyez que par exemple,
00:56:41au Japon,
00:56:41vous allez me dire
00:56:41qu'il y a un vivissement
00:56:42de la population,
00:56:42mais au Japon,
00:56:43vous avez des places de prison
00:56:44qui sont vacantes
00:56:45parce que finalement,
00:56:45ils ont besoin
00:56:46d'utiliser moins de places
00:56:47que par exemple.
00:56:48C'est extrêmement important.
00:56:50On ne peut pas avoir le débat
00:56:52si on dit que de toute manière,
00:56:53on a déjà trop de gens en prison
00:56:54et qu'on ne peut plus en conspire.
00:56:55Stop, on va continuer
00:56:57parce que c'est un débat animé,
00:56:58passionnant.
00:57:01Mettons-nous d'accord peut-être
00:57:02tout de suite après la pub.
00:57:0410h midi,
00:57:05mettez-vous d'accord.
00:57:07Sud Radio.
00:57:09Le 10h midi,
00:57:10mettez-vous d'accord.
00:57:11Valérie Expert.
00:57:13Je ne sais pas
00:57:14si on arrivera
00:57:14à se mettre d'accord.
00:57:17C'est comme les climatologues
00:57:19avec Kevin.
00:57:20Lui, il voit qu'il y a le feu
00:57:21et moi, je vois le soleil
00:57:22ou des fois, le contraire.
00:57:23C'est une d'accord.
00:57:24Alors, je voulais aussi
00:57:25qu'on parle de ces drames,
00:57:27cet adolescent tué par un autre
00:57:28dans un camping
00:57:30pour un refus de contact
00:57:31sur TikTok,
00:57:32un coup mortel à l'arme blanche
00:57:34et puis ce gosse de 11 ans,
00:57:37Théo,
00:57:37qui était à la pêche,
00:57:39étranglé avec une serviette mouillée
00:57:41par deux autres ados,
00:57:43inconnu des services de police.
00:57:45Ça interroge
00:57:46sur la violence
00:57:47de ces enfants.
00:57:49On a Jean
00:57:50qui voulait réagir.
00:57:52Bonjour, Jean.
00:57:53Oui, bonjour, Valérie.
00:57:54Bonjour.
00:57:55Qu'est-ce que vous vouliez nous dire ?
00:57:56D'abord,
00:57:57ça m'a fait...
00:57:58D'abord, l'histoire,
00:57:59il n'y a pas vraiment
00:58:00de commentaire.
00:58:01Comme me dit mon épouse
00:58:02ce matin,
00:58:03qui me dit quand même
00:58:04qu'il a vu les yeux
00:58:05et le visage de cet enfant
00:58:06qui était en train d'agoniser
00:58:08parce qu'il a quand même
00:58:09tué à main nue,
00:58:10ce qui n'est quand même pas rien,
00:58:12même avec une serviette,
00:58:13mais je veux dire,
00:58:13c'est un acte horrible
00:58:15à un âge comme ça.
00:58:17Et puis,
00:58:17ça m'a fait penser
00:58:18à la scène
00:58:19dans le film Police
00:58:20où la jeune fille
00:58:21qui est interrogée
00:58:22après avoir pratiqué
00:58:23une fellation
00:58:24pour avoir un téléphone portable
00:58:26et le flic lui dit
00:58:27mais quand même,
00:58:27tu te rends compte
00:58:28qu'un acte comme ça
00:58:29pour un téléphone,
00:58:29c'est horrible ?
00:58:30Elle dit oui,
00:58:30mais c'était quand même
00:58:31un beau portable.
00:58:32Donc ça veut dire
00:58:33qu'il n'y a plus de notion
00:58:34de rien,
00:58:34c'est-à-dire qu'il n'y a pas de valeur,
00:58:36ils n'ont sûrement pas été éduqués
00:58:38comme nous,
00:58:38de moins en moins
00:58:39et que la vie
00:58:40n'a pas beaucoup de prix
00:58:41parce que quand même,
00:58:42tuer pour une canne à pêche
00:58:43et du fil à pêche,
00:58:44là vraiment,
00:58:45on tombe en dessous de zéro,
00:58:47c'est horrible.
00:58:48Alors on va vous dire
00:58:49qu'il y a plein d'enfants
00:58:50qui meurent actuellement
00:58:51mais c'est vrai que là,
00:58:52quand même,
00:58:52en France,
00:58:53un acte comme ça
00:58:54pour un truc aussi minable
00:58:56et ridicule que ça,
00:58:57c'est horrible
00:58:58et c'est cette notion de vie
00:59:01qu'elle prie donne à la vie.
00:59:03C'est quand même terrible.
00:59:04Oui,
00:59:05c'est un constat
00:59:07qui est fait
00:59:08depuis un certain temps.
00:59:10Alors là,
00:59:11on est effectivement
00:59:12sur des gosses
00:59:12qui vont à l'école,
00:59:13qui étaient dans des collèges de Rennes.
00:59:15Rennes,
00:59:15c'est quand même
00:59:16une petite ville.
00:59:17Donc on peut s'interroger,
00:59:19Samuel Lafon,
00:59:20sur cette violence.
00:59:24Ce que je trouve particulièrement intéressant
00:59:25dans ce qu'a dit Jean,
00:59:26c'est qu'il parle
00:59:27d'une certaine manière
00:59:28de bien et de mal,
00:59:29de conscience
00:59:29de faire mal à l'autre.
00:59:31L'État ne peut pas
00:59:32imposer une morale.
00:59:34Donc il ne peut passer
00:59:35que par la loi.
00:59:36Il y a une différence
00:59:36entre la loi et la morale.
00:59:38Effectivement,
00:59:38c'est un grave problème
00:59:39quand on a aujourd'hui
00:59:40des enfants
00:59:40qui sont prêts
00:59:41et des adolescents
00:59:42qui sont prêts
00:59:42à massacrer d'autres.
00:59:43La seule réponse
00:59:44que peut avoir l'État,
00:59:45concrètement,
00:59:46la loi,
00:59:46c'est des condamnations,
00:59:49du pénal.
00:59:50Vous allez dire
00:59:50il peut y avoir
00:59:50un éducatif, etc.
00:59:52Mais derrière,
00:59:53il faut qu'on puisse craindre,
00:59:54il faut que ces personnes-là
00:59:56puissent craindre la sanction.
00:59:59Là, on parlait par exemple
01:00:00de quelqu'un
01:00:00qui se fait poignarder
01:00:01pour un motif
01:00:02tout à fait futile.
01:00:04Ça me fait penser
01:00:05au roman de Dune.
01:00:06C'est la science-fiction
01:00:07qui a été créée en 1965
01:00:09par Frank Herbert.
01:00:10Vous avez tout un passage
01:00:11où il y a quelqu'un
01:00:13qui tue un autre personnage
01:00:14au couteau
01:00:14et qui explique
01:00:15à quel point c'est dur
01:00:16pour un adulte
01:00:17de tuer, etc.
01:00:18C'est un roman de guerre,
01:00:19d'accord ?
01:00:19Avec des factions
01:00:21qui s'entretuent.
01:00:22Vous avez des pages
01:00:23et des pages
01:00:23sur cet événement-là.
01:00:24Et là, vous avez
01:00:24des gamins
01:00:25qui s'entretuent
01:00:26pour rien du tout.
01:00:27On voit qu'on a
01:00:27complètement changé
01:00:28de niveau
01:00:29en termes de moralité
01:00:30dans la société,
01:00:31de morale.
01:00:32Quelle est la gravité
01:00:33de l'acte ?
01:00:34Je pense que malheureusement,
01:00:36puisqu'on parle
01:00:37d'éducation,
01:00:38on ne peut pas
01:00:38en claquant des doigts
01:00:39dire
01:00:39que ce n'est pas bien
01:00:40de faire du mal
01:00:41à son prochain,
01:00:42on est obligé
01:00:43à court terme,
01:00:44à moyen terme,
01:00:45de passer par le pénal.
01:00:46Vous pourrez peut-être
01:00:47à moyen terme
01:00:47et long terme
01:00:48avoir une éducation nationale
01:00:49qui apprenne...
01:00:50On a souvent parlé
01:00:51d'éducation civique.
01:00:53Ce n'est pas leur rôle.
01:00:53Mais ce n'est pas
01:00:54leur rôle du tout
01:00:56de faire du pénal.
01:00:57Mais on peut avoir décidé
01:00:58que par l'éducation nationale,
01:00:59il y ait d'autres valeurs
01:01:00qui soient transmises.
01:01:01C'est ma court terme,
01:01:02dans tous les cas,
01:01:03un objet de passer
01:01:04par du pénal.
01:01:04Quand même, Valérie,
01:01:05on est dans un monde
01:01:06de teubé,
01:01:07une certaine jeunesse.
01:01:09Et Kevin a raison,
01:01:10pas toute la jeunesse.
01:01:11Mais moi,
01:01:12dans mes auditions
01:01:13de certains jeunes,
01:01:14je pense à des gamis
01:01:15qui vous disent
01:01:16mais moi,
01:01:16mon corps,
01:01:17ce n'est pas important.
01:01:18Je veux me payer
01:01:18le dernier sac
01:01:19d'une marque,
01:01:21donc elle est capable
01:01:21de faire des félations
01:01:22à 10 mètres
01:01:23dans une cave.
01:01:24Ça veut dire
01:01:25quand même que Valérie,
01:01:26qu'on veuille ou pas,
01:01:26il y a un débat
01:01:27d'une dézimilisation
01:01:29de la relation
01:01:29qu'on est gamin.
01:01:30Quand je vois
01:01:31les abrutis d'influenceuses,
01:01:32les lèvres refaites,
01:01:33les saints refaits
01:01:34à 15 ans
01:01:35qui nous expliquent
01:01:35comment ça marche,
01:01:36je me dis
01:01:36mais dans quel monde on est ?
01:01:38Donc j'ai un vrai débat,
01:01:39Valérie,
01:01:40j'y reviens
01:01:41sur l'éducation.
01:01:42Mais il se trouve
01:01:43que dans certaines familles,
01:01:45il n'y a plus
01:01:46cette éducation.
01:01:47Alors moi,
01:01:47je dis qu'il faut
01:01:48de la répression
01:01:49et je voudrais
01:01:49qu'elle me dire
01:01:50un mot sur les enseignants.
01:01:51Moi-même,
01:01:51j'étais enseignant en STAPS
01:01:52et Kevin a souvent raison,
01:01:54lui, il n'est pas là
01:01:54pour faire la femme de ménage
01:01:55l'assistant social,
01:01:56il est là pour enseigner.
01:01:57Sauf qu'aujourd'hui,
01:01:59on ne sait plus
01:01:59qui fait quoi
01:02:00dans cette société.
01:02:01Et moi,
01:02:02je suis inquiet
01:02:02pour la jeunesse
01:02:03qui monte,
01:02:04Valérie,
01:02:04pour une canne à pêche,
01:02:06ils ont...
01:02:06Mais pour une canne à pêche,
01:02:08Valérie,
01:02:08c'est tous les jours,
01:02:10vous vous rendez compte ?
01:02:11On a un débat sur
01:02:13pourquoi on fait société,
01:02:14pourquoi on vit ensemble.
01:02:15Et donc,
01:02:16oui,
01:02:16de la répression,
01:02:17Samuel,
01:02:17mais aussi,
01:02:18ils sont temés
01:02:19cette génération de jeunes.
01:02:20Et une anguilla
01:02:21qui a démarré
01:02:21sur les réseaux sociaux,
01:02:23pour préciser aussi,
01:02:24qui se discutent.
01:02:25Sur ceux qui...
01:02:26Oui, bien sûr.
01:02:27Moi,
01:02:27l'affaire de Rennes,
01:02:28elle me...
01:02:28Pas celle de Théo.
01:02:30L'affaire de Rennes,
01:02:31elle est pour moi
01:02:34un niveau encore au-dessus.
01:02:35C'est trois copains.
01:02:36Non,
01:02:36ils se connaissaient pas.
01:02:37Oui,
01:02:37ils se connaissent,
01:02:37mais ils vont pêcher.
01:02:38Ils vont pêcher la veille.
01:02:39Non,
01:02:39ils vont pêcher la veille.
01:02:40On est quand même
01:02:41sur quelque chose
01:02:41où on est en proximité.
01:02:44C'est pas un conflit de nana.
01:02:45C'est ça qui est troublant.
01:02:45C'est pas des mauvais mots.
01:02:46C'est pas du pognon.
01:02:47C'est pas du chit.
01:02:48On n'est pas en train
01:02:49de...
01:02:50On est là pour le coup.
01:02:53Il faut que la société
01:02:55des adultes
01:02:55redevienne adulte
01:02:56pour le coup
01:02:57par rapport à quelque chose
01:02:57comme ça.
01:02:58Là,
01:02:58on parle d'enfants,
01:02:58mais il faut qu'on soit
01:02:59quand même entre la fermeté,
01:03:01quelque chose qui est
01:03:02effectivement nécessaire
01:03:03à inventer,
01:03:04sortir ces gamins.
01:03:05Parce que quand on fait ça,
01:03:06si vous voulez,
01:03:07c'est pas un acte 11 ans.
01:03:08Il n'y a pas besoin
01:03:09d'être psychologue
01:03:10ou psychiatre
01:03:10pour comprendre
01:03:11que l'environnement
01:03:12dans lequel on vit,
01:03:13l'environnement,
01:03:13les parents,
01:03:14les fréquentations,
01:03:15tout ça a un impact.
01:03:15C'est comme quand
01:03:16deux garçons avaient violé
01:03:17cette petite fille
01:03:18à 13 ans,
01:03:19une petite fille
01:03:19qui avait 12 ans
01:03:20parce qu'elle était juive.
01:03:21Vous vous rendez compte
01:03:22de ce qu'ils entendaient,
01:03:22qu'est-ce qu'ils racontaient
01:03:23dans la famille,
01:03:24qu'elles étaient leurs...
01:03:24Tout ça vit aussi
01:03:25dans un univers
01:03:26qui fait que l'enfant
01:03:27à 11 ans,
01:03:27s'il est capable de tuer
01:03:28pour une histoire
01:03:29de canne à pêche,
01:03:30les deux ensemble d'ailleurs,
01:03:31voire comme vous dites,
01:03:32les choses très concrètes.
01:03:33Il faut imaginer
01:03:33qu'ils vont jusqu'au bout.
01:03:35C'est pas juste mettre des coups.
01:03:36C'est pas même à terre
01:03:37taper dans la tête.
01:03:38C'est là,
01:03:38tuer quelqu'un physiquement
01:03:40dans une affaire
01:03:41qui est la réalité.
01:03:43C'est pas en train
01:03:43de se dire
01:03:43qu'on joue aux jeux vidéo.
01:03:44Donc, il y a quelque chose
01:03:46qui est en train de se passer
01:03:47et qui doit nous alerter
01:03:48cette fois-ci.
01:03:49Là, 11 ans,
01:03:50canne à pêche,
01:03:51dans un contexte
01:03:52qui n'a aucune raison d'être,
01:03:53on est face à un défi
01:03:54qui est immense
01:03:56mais qui en même temps
01:03:56doit être répondu maintenant.
01:03:57Ça ne peut plus être attendu
01:03:58de dire
01:03:59voilà, on attend
01:03:59la prochaine élection présidentielle,
01:04:01on attend je ne sais quoi
01:04:01dans 15 ans après derrière.
01:04:03Là, on fait face
01:04:04à une dérive
01:04:05à Rennes,
01:04:06mais ça pourrait être ailleurs,
01:04:07n'importe où.
01:04:07On parlait de Nîmes tout à l'heure,
01:04:08ça peut être ailleurs,
01:04:09qui n'est même pas motivé
01:04:10par quoi que ce soit d'autre
01:04:11qu'un petit conflit
01:04:13d'adolescents.
01:04:14Donc, ça veut dire
01:04:14que si ce jour-là,
01:04:16il y a ça,
01:04:16on avait violé,
01:04:17encore une fois,
01:04:18parce qu'on est juif,
01:04:19c'est quoi la prochaine fois ?
01:04:20C'est à 5 ans ?
01:04:21Ça veut dire
01:04:22où ça s'arrête ?
01:04:23Mais regardons autour d'eux.
01:04:25Kevin, vous qui voyez
01:04:26des ados au quotidien ?
01:04:28Oui.
01:04:29Il y a trois processus.
01:04:31Premier processus,
01:04:32c'est ce que vous disiez
01:04:33à travers le terme teubé.
01:04:35C'est-à-dire qu'on a
01:04:36des élèves
01:04:37de moins en moins cultivés,
01:04:38qui ont de moins en moins
01:04:39de vocabulaire,
01:04:40qui ont de moins en moins
01:04:41et qui ont de plus en plus
01:04:43de mal à extérioriser
01:04:44leur colère
01:04:45ou leur contrariété
01:04:46et qui en viennent finalement
01:04:47à frapper
01:04:48parce qu'ils n'ont plus que ça.
01:04:50Ensuite,
01:04:50il y a un autre processus
01:04:51que moi, je constate,
01:04:52c'est-à-dire que les gamins,
01:04:54parfois,
01:04:54ils ont juste l'impression
01:04:55de jouer.
01:04:56C'est-à-dire le fait de taper,
01:04:57le fait de faire mal,
01:04:59pour eux,
01:04:59c'est simplement un jeu.
01:05:00Et vous avez deux gamins
01:05:01dans la cour de récréation
01:05:02mais qui se tapent dessus
01:05:03jusqu'au sang
01:05:04et ils vont vous raconter
01:05:06« Mais non, monsieur,
01:05:07ne vous inquiétez pas,
01:05:07on était juste en train de jouer »
01:05:08et ils ne se rendent pas
01:05:11compte des conséquences
01:05:12de leurs actes.
01:05:14Et enfin,
01:05:14il y a quelque chose aussi
01:05:15que je constate,
01:05:17c'est-à-dire qu'il y a
01:05:17la frontière
01:05:18entre le bien
01:05:19et le mal
01:05:20qui n'est plus lisible
01:05:22pour ces gamins
01:05:23avec l'importance
01:05:24du « moi »
01:05:25qui domine l'ensemble,
01:05:27qui domine l'intérêt collectif
01:05:28et avec derrière
01:05:30la question de l'honneur.
01:05:31À partir du moment
01:05:32où on s'en prend
01:05:33à l'honneur de quelqu'un,
01:05:35on s'en prend à la famille,
01:05:36on s'en prend à la grande sœur,
01:05:37il y a une petite insulte
01:05:38qui fuse
01:05:38et que le gamin
01:05:39a l'impression
01:05:40d'avoir été humilié.
01:05:41À l'enlève,
01:05:42il n'y a plus aucune barrière.
01:05:43On frappe pour frapper,
01:05:45on frappe pour détruire,
01:05:46on frappe pour faire mal.
01:05:48Et c'est quand même
01:05:48quelque chose
01:05:49qui doit nous interroger
01:05:50parce qu'à la base
01:05:50de tout ça,
01:05:51il y a évidemment
01:05:51l'éducation parentale
01:05:53et vous avez des familles
01:05:54qui n'éduquent pas
01:05:55leurs enfants.
01:05:56Oui,
01:05:56mais quand le soir,
01:05:57il voit Trump
01:05:58en disant
01:05:58« Je vais les écraser. »
01:06:01On ne le regarde même pas.
01:06:02On ne le regarde même pas.
01:06:03Vous voyez Valérie,
01:06:04moi je veux dire,
01:06:04vous savez que
01:06:06depuis un an,
01:06:07je viens chez vous,
01:06:0820 000 gamines,
01:06:0920 000 gamines
01:06:10entre 12 ans et 16 ans
01:06:12se prostituent
01:06:14dans des Airbnb.
01:06:15Ce n'est pas le proxénète
01:06:17comme on a connu
01:06:18dans les années 80
01:06:19qui avait 45 ans,
01:06:21qui avait une chérie.
01:06:22C'est des gamins entre eux,
01:06:24Valérie.
01:06:24C'est-à-dire que
01:06:25sur les réseaux sociaux,
01:06:26la gamine,
01:06:26elle montre son corps
01:06:28et le mec,
01:06:28il a prostitué.
01:06:29La France n'aime plus
01:06:31ses enfants, Valérie.
01:06:32C'est dur ce que je dis.
01:06:33On se retrouve
01:06:34dans un instant
01:06:35avec vous,
01:06:36puis vos coups de cœur,
01:06:36vos coups de gueule
01:06:37et on pourra continuer
01:06:38ce débat 0826-300-300
01:06:40sur ces mineurs
01:06:42qui n'ont plus d'émotion,
01:06:44en fait,
01:06:44qui n'ont plus de...
01:06:45Ce sont désinhibés.
01:06:47Non, ce que disait
01:06:47Maurice Berger,
01:06:48c'est le faire-semblant.
01:06:49Ils ne savent plus
01:06:50faire-semblant
01:06:51et ils n'ont plus
01:06:51de limites par rapport à ça.
01:06:53On y revient
01:06:54dans un instant.
01:06:5510h midi,
01:06:56Sud Radio.
01:06:57Le 10h midi,
01:06:58mettez-vous d'accord,
01:07:00Valérie Expert.
01:07:01Pourquoi ne vous fasse de ça ?
01:07:02Et c'est le problème
01:07:02du courage.
01:07:03Il est passionné.
01:07:04On l'a repris
01:07:05dans la chaleur.
01:07:07Il est passionné.
01:07:08On va continuer
01:07:08avec les violences
01:07:09avec vous,
01:07:10Samuel Laffont.
01:07:11Vous vouliez revenir
01:07:11sur ces images
01:07:13que certains d'entre vous
01:07:14ont certainement vu
01:07:15sur les réseaux sociaux
01:07:17à la boule.
01:07:19Comme quoi,
01:07:19c'est bien
01:07:19les réseaux sociaux.
01:07:20Avant même ça,
01:07:21je voulais dire
01:07:22que ce qui m'inquiète
01:07:22le plus,
01:07:23c'est que malheureusement,
01:07:24tout ce dont on a parlé
01:07:25sur la montée
01:07:26de l'insécurité
01:07:27en France,
01:07:28ce sont les Français
01:07:29les plus pauvres
01:07:31et ils sont
01:07:32de plus en plus
01:07:33nombreux
01:07:34à être appauvris,
01:07:35y compris
01:07:36des classes moyennes,
01:07:36qui ne vont pas
01:07:37pouvoir se protéger
01:07:38parce que concrètement,
01:07:39il y a un phénomène
01:07:40aujourd'hui dans le pays,
01:07:40tout le monde le sait,
01:07:41c'est que vous avez
01:07:42des personnes
01:07:43qui vont pouvoir
01:07:43payer les écoles privées,
01:07:45être dans les quartiers
01:07:46où on est
01:07:47et tout le monde
01:07:47fait ça pour ses enfants,
01:07:48c'est normal.
01:07:49Tous ceux qui peuvent
01:07:49le faire pour leurs enfants,
01:07:50tous ceux qui peuvent
01:07:51le faire pour leurs enfants,
01:07:52le feront parce qu'ils
01:07:53feront en sorte
01:07:54que leurs enfants
01:07:54soient le plus protégés possible.
01:07:55Ça ne veut pas dire
01:07:56qu'il n'arrivera pas
01:07:56un malheur en prenant
01:07:57le métro,
01:07:58en sortant en centre commercial,
01:07:59en prenant le bus,
01:08:00etc.
01:08:00Mais c'est que vous allez
01:08:01avoir des gens
01:08:01qui pourront essayer
01:08:02de se protéger un petit peu
01:08:03et d'autres
01:08:03qui ne pourront pas se protéger.
01:08:04C'est aussi pour ça
01:08:05qu'à mon avis,
01:08:05c'est extrêmement important
01:08:06que l'État agisse fermement
01:08:07aujourd'hui
01:08:08et arrête au plus vite
01:08:10et arrête de blablater.
01:08:12Sur la bolle,
01:08:13on va parler de la bolle
01:08:13puisque vous avez peut-être
01:08:15vu cette vidéo,
01:08:15cher auditeur de Sud Radio,
01:08:17qui circule d'un train
01:08:19qui est rempli
01:08:21par des bandes de jeunes
01:08:22et peu après,
01:08:23on a vu qu'à la bolle,
01:08:24il y avait des agressions,
01:08:26des échaux fouets,
01:08:27de l'insécurité,
01:08:29bref,
01:08:29des vacanciers
01:08:30qui étaient tranquillement
01:08:31sur la plage
01:08:32et qui préféraient partir
01:08:33plutôt que de subir ça.
01:08:35Je vais vous dire
01:08:35que nous,
01:08:36on a vécu à peu près
01:08:36la même chose
01:08:37dans le Sud
01:08:39il y a une quinzaine d'années.
01:08:41Il se trouve que dans le Gard,
01:08:43entre Nîmes et le Gros du Roi,
01:08:45exactement,
01:08:46la région socialiste,
01:08:48la région socialiste,
01:08:49et vous allez voir
01:08:49pourquoi je précise,
01:08:50a mis en place
01:08:51un train à 1 euro
01:08:52où on veut aussi
01:08:52prendre le bus
01:08:53quand il n'y a pas de train.
01:08:54D'accord.
01:08:54Il y a plein d'articles
01:08:55que vous pouvez retrouver
01:08:55dans la presse,
01:08:56le Midi Libre,
01:08:56l'Objectif Gare,
01:08:57qui ont parlé de ces agressions
01:08:59avec des gens
01:09:00qui se faisaient virer du bus
01:09:01parce qu'en fait,
01:09:02c'était que des bandes de jeunes
01:09:03du même quartier
01:09:04qui viraient.
01:09:04Il y a eu des affaires
01:09:06de discrimination
01:09:07vis-à-vis de blancs
01:09:08parce que des étés blancs
01:09:08étaient virés du bus.
01:09:09Vous avez eu des attaques
01:09:10et des gens
01:09:11qui se faisaient dépouiller
01:09:12ou agresser sexuellement
01:09:13dans le train.
01:09:14Moi, j'ai déjà pris ce train.
01:09:15Vous aviez plein de policiers
01:09:16à l'intérieur
01:09:16par rapport au nombre de personnes,
01:09:17par rapport au nombre de wagons
01:09:18pour essayer
01:09:19que ce ne soit pas le bazar.
01:09:20Qu'est-ce qui s'est passé ?
01:09:21Il se trouve,
01:09:22ma chère Valérie,
01:09:23qu'à la fin,
01:09:24à la fin des comptes,
01:09:25c'est la première circonscription
01:09:26du gare,
01:09:27sur les six,
01:09:27c'est la deuxième,
01:09:28qui est passée au RN.
01:09:29Parce que vous aviez
01:09:30tous les gens
01:09:30qui allaient en vacances là-bas.
01:09:32Moi, c'est l'endroit
01:09:32où j'allais en vacances
01:09:33quand j'étais petit.
01:09:33C'est un endroit
01:09:34qui était très car,
01:09:34il n'y avait aucun problème,
01:09:35c'était familial.
01:09:36Tous les commerçants
01:09:38se sont dit
01:09:38mais c'est quoi ce bazar ?
01:09:39Les gars,
01:09:39ils ne viennent pas consommer
01:09:40chez nous
01:09:40et ils mettent le bazar
01:09:41et ils font fuir
01:09:42toutes les personnes
01:09:43de les familles qui venaient
01:09:44et donc les gens ont essayé
01:09:45ceux qui pouvaient encore une fois
01:09:46parce que c'était une station
01:09:47qui n'était pas très chère
01:09:49mais ceux qui ont pu
01:09:50se décaler sont allés ailleurs
01:09:51mais le problème
01:09:51c'est que vous avez
01:09:52cette situation d'insécurité
01:09:53qui a été créée pour la région.
01:09:54Pour terminer...
01:09:55C'est ce qui s'est passé à la boule
01:09:56ou pas ?
01:09:56Pourquoi d'un seul coup
01:09:57on découvre ?
01:09:58Pour l'insécurité,
01:09:59juste pour terminer un point,
01:10:01pourquoi j'ai précisé
01:10:01que c'est la majorité socialiste
01:10:03à la région ?
01:10:03Parce que j'ai vu
01:10:04sur les réseaux
01:10:05des gens dire
01:10:05ah c'est encore les gens
01:10:06qui ont mal voté,
01:10:08etc.
01:10:09Pardon,
01:10:09la mairie de Nîmes
01:10:10était à droite,
01:10:11le gros du roi
01:10:11était à droite,
01:10:12il faut arrêter de dire
01:10:13systématiquement
01:10:13que c'est la faute des gens
01:10:14la faute des gens
01:10:14la faute des gens
01:10:15Samuel,
01:10:15tu fais un vrai constat
01:10:17on est dans la même région
01:10:18de tous les deux,
01:10:18le vrai débat c'est pas ça
01:10:19on s'était dit
01:10:21que des gamins
01:10:21qui rouillent au bas
01:10:22des immeubles l'été
01:10:23puissent profiter de la plage
01:10:24mais moi je suis clair
01:10:25moi je vois les images
01:10:26de la boule
01:10:27j'ai un élu
01:10:28que j'ai appelé
01:10:29pour savoir
01:10:29mais moi j'ai pas de soucis
01:10:31les abrutis
01:10:32qui se sont battus
01:10:33ils mériteraient
01:10:33des coups de ton face
01:10:34sur la gueule des policiers
01:10:35sauf que si un policier
01:10:36fait ça aujourd'hui
01:10:37il va se retrouver
01:10:38avec 14 papiers
01:10:39et on va le condamner à lui
01:10:42Valérie
01:10:42j'ai pas de soucis avec ça
01:10:43vous donnez une opportunité
01:10:45à ces jeunes
01:10:46de pouvoir aller à la plage
01:10:48et j'ai cru comprendre
01:10:48c'était des gens de Nantes
01:10:50c'est-à-dire que
01:10:51la maire de Nantes se dit
01:10:52eh ben tiens
01:10:53on va les amener à la bol
01:10:54pendant ce temps
01:10:55j'ai la paix dans ma ville
01:10:56moi j'ai pas de soucis
01:10:58un gamin qui rouille
01:10:59bas des immeubles
01:10:59il a le droit de partir
01:11:00en vacances
01:11:01d'aller à la plage
01:11:01mais s'il fait le con
01:11:02il a le droit de prendre
01:11:03des coups sur la gueule
01:11:05on découvre rien
01:11:06puisque effectivement
01:11:06ça a été le cas
01:11:08en Méditerranée
01:11:10mais ça a été le cas
01:11:11dans le sud-ouest
01:11:12avant c'était très estival
01:11:13c'est-à-dire qu'on avait ça
01:11:14pendant les deux mois
01:11:15de vacances
01:11:16et à tel point
01:11:17que des villes
01:11:17notamment du sud-ouest
01:11:18mais aussi de Méditerranée
01:11:19faisaient appel
01:11:20à des forces supplémentaires
01:11:22on leur donnait
01:11:23on en parlait hier soir
01:11:24des CRS
01:11:25mais parfois d'autres types
01:11:26de forces de police
01:11:27pendant ces périodes-là
01:11:28parce qu'ils avaient été débordés
01:11:29pendant 1, 2, 3 étés
01:11:30alors ça allait
01:11:31déborder la Méditerranée
01:11:32en tout cas une partie
01:11:33pas forcément par exemple
01:11:34la Riviera des Alpes-Maritimes
01:11:36mais ça existait aussi
01:11:37dans le sud-ouest au fond
01:11:38maintenant ça arrive
01:11:39à la bolle
01:11:40parce que Nantes a changé
01:11:41parce que Rennes a changé
01:11:42et que la délinquance
01:11:45elle utilise tous les flux
01:11:46elle se déplace
01:11:46elle ne reste pas enfermée
01:11:48dans le quartier
01:11:48qu'elle maîtrise
01:11:49dans les géographies
01:11:50donc encore une fois
01:11:51les trains
01:11:51pourquoi il y a de la police ferroviaire ?
01:11:53parce que ça existe
01:11:53dans les trains aussi
01:11:54tous les trains
01:11:54qui ne sont pas contrôlés
01:11:55en amont
01:11:56c'est-à-dire par exemple
01:11:57c'est très concret
01:11:58les intercités
01:11:58pour nos auditeurs
01:11:59les TER aujourd'hui
01:12:00vous risquez ce qui s'est passé là
01:12:02ça ne reviendra jamais
01:12:02dans un TGV
01:12:03encore moins dans un Eurostar
01:12:05si vous voulez
01:12:05ou très peu
01:12:06c'est difficile
01:12:07parce qu'il faut passer par-dessus
01:12:08et d'ailleurs
01:12:09ça rejoint notamment
01:12:09les flux de migration
01:12:10par exemple
01:12:11qui existent aujourd'hui
01:12:11qui utilisent exactement
01:12:12les mêmes canaux de mobilité
01:12:14donc on est face à cela
01:12:15encore une fois
01:12:16et pour le coup
01:12:18le maire de la bolle hier
01:12:20demandait des forces
01:12:20de police supplémentaires
01:12:21oui mais il en aura besoin
01:12:22maintenant tous les week-ends
01:12:23ça sera tout le temps
01:12:24les mercredis après-midi
01:12:25et je ne sais quoi derrière
01:12:26parce que
01:12:27exactement
01:12:28vous aurez ça systématiquement
01:12:29et encore une fois
01:12:30c'est documenté dans le sud
01:12:31méditerranéen depuis de nombreuses années
01:12:33et dans le sud-ouest aussi
01:12:34donc encore une fois
01:12:34là aussi
01:12:35pas de découverte
01:12:36sur cette affaire là
01:12:36oui moi je crois que
01:12:39ces adolescents
01:12:40sont le fruit
01:12:41d'une éducation
01:12:42qui n'a pas été à la hauteur
01:12:44et c'est pour ça
01:12:44que je ne leur en veux même pas
01:12:45vous avez des adolescents
01:12:46qui demandent des règles
01:12:47qui demandent un cadre
01:12:49et on leur offre en échange
01:12:50une forme de laxisme
01:12:52ou une forme de culture
01:12:53de l'excuse
01:12:53et encore une fois
01:12:54quand vous voyez
01:12:55comment certains parents
01:12:57n'éduquent pas
01:12:58leurs enfants
01:12:58enfin ces gamins
01:12:59sont très clairement
01:13:01en danger
01:13:01et quand on ose
01:13:02mettre en avant
01:13:04dans le débat public
01:13:06le fait de sanctionner
01:13:07notamment
01:13:08ces parents démissionnaires
01:13:10vous avez toute la gauche
01:13:11qui nous raconte
01:13:11que c'est quelque chose
01:13:12qui n'est pas possible
01:13:13alors que je suis désolé
01:13:14le rôle
01:13:15d'un père de famille
01:13:16ou d'une mère des familles
01:13:17c'est d'éduquer correctement
01:13:18ses enfants
01:13:19et si
01:13:20ces gens ne le font pas
01:13:21il faut supprimer
01:13:22les aides sociales
01:13:23ou il faut supprimer
01:13:25les logements sociaux
01:13:26pour moi c'est la base
01:13:27et on retrouve la même chose
01:13:28notamment au sein de l'école
01:13:30vous avez des gamins
01:13:31qui font n'importe quoi
01:13:32à chaque fois
01:13:33on leur dit
01:13:33mais c'est pas grave
01:13:34vous comprenez
01:13:36le quartier d'où ils viennent
01:13:38ils vont juste faire
01:13:39une petite punition
01:13:40etc.
01:13:40alors qu'il faut
01:13:41de la fermeté
01:13:41quand vous excluez
01:13:42un gamin
01:13:43à la première insulte
01:13:44une semaine
01:13:45deux semaines
01:13:45voire un conseil de discipline
01:13:47avec exclusion définitive
01:13:48je peux vous dire
01:13:48que le gamin
01:13:49forcément ne moufte plus
01:13:50et enfin
01:13:51dernier maillon de la chaîne
01:13:52il y a quand même
01:13:52la justice
01:13:53où vous avez des gamins
01:13:54qui font 10, 15 fois
01:13:55les mêmes choses
01:13:56qui se font arrêter
01:13:57on les relâche ensuite
01:13:58ils vont parfois
01:13:59devant l'injustice
01:14:00ils prennent du sursis
01:14:01ou ils ne prennent pas
01:14:02grand chose
01:14:02alors qu'il suffirait
01:14:03de faire
01:14:04comme on fait
01:14:04dans les pays d'Europe du Nord
01:14:06des courtes de prison
01:14:07des peines de prison
01:14:09qui soient courtes
01:14:10qui marquent le coup
01:14:11dès la première incivilité
01:14:13dès la première incartade
01:14:14et c'est comme ça
01:14:15qu'on réussira
01:14:16à réguler les choses
01:14:17mais on est dans une société
01:14:18où on est dans une forme
01:14:19de rousseauisme
01:14:20où le gamin est forcément bon
01:14:22et forcément lui taper dessus
01:14:23ah là là
01:14:24c'est quelque chose
01:14:24qui n'est pas possible
01:14:25c'est être d'extrême droite
01:14:26ou c'est être trop dans la sécurité
01:14:27tu vois
01:14:28ce que dit Kevin
01:14:29est important
01:14:29moi dans ma circonscription
01:14:31quand j'avais des gamins
01:14:32qui osaient taguer
01:14:33ou qui brûlaient des poubelles
01:14:35j'avais proposé
01:14:36à des maires de ma circo
01:14:37il y avait 13 communes
01:14:38des travaux d'intérêts généraux
01:14:40tu sais la réponse
01:14:41des maires
01:14:41de l'administration
01:14:42non mais monsieur Vignal
01:14:43vous comprenez
01:14:44c'est des sauvageons
01:14:45c'est compliqué
01:14:45ils ne vont pas arriver à l'heure
01:14:47et on n'est pas là pour ça
01:14:48c'est toute une société
01:14:49qui doit se lever sur ça
01:14:51dire que le gamin qui vient
01:14:52j'en avais chopé un
01:14:53qui avait tagué
01:14:54et bien pendant une semaine
01:14:55il ramasse la merde
01:14:56des gens de l'une aile
01:14:57je crois qu'à l'époque
01:14:58on m'a dit
01:14:58ah non on ne peut pas le faire
01:14:59il y a une lâcheté
01:15:01de la société
01:15:01écoutez ce que disent
01:15:02les commerçants
01:15:03on n'a pas la même clientèle
01:15:05du week-end
01:15:06par rapport à quelques années
01:15:07ces personnes ne savent pas
01:15:09se tenir
01:15:09ne respectent rien
01:15:10la police non plus
01:15:12elle ne respecte pas la police
01:15:13et là on voit arriver
01:15:14des gens torse nus
01:15:15en maillot de bain
01:15:15ça parle très très mal
01:15:17et l'une des commerçantes
01:15:19retrouve régulièrement
01:15:19des déchets
01:15:20des bouteilles d'alcool vides
01:15:21de l'urine sur sa terrasse
01:15:22et elle n'ose pas
01:15:24réprimander les fauteurs
01:15:25de troubles
01:15:25par peur de représailles
01:15:27le lendemain
01:15:28vous ne savez pas
01:15:29comment vous allez retrouver
01:15:29votre vitrine
01:15:30ou votre terrasse
01:15:31et ils se sentent
01:15:32complètement impuissants
01:15:33mais on parle de jeunes
01:15:34ils n'ont pas 14 ans
01:15:35c'est 30 ans
01:15:36ils sont plus plus que ça
01:15:38parfois ils sont parents
01:15:39le problème c'est que
01:15:40les commerces en question
01:15:41quand vous n'aurez plus
01:15:42les familles
01:15:42et les zones agents
01:15:44qui viendront
01:15:45ils vont fermer
01:15:46parce que au bout d'un moment
01:15:46ils gagneront plus d'argent
01:15:47c'est tout ça
01:15:48ce qui s'est passé dans le chute
01:15:48la plage est très intéressant
01:15:50il y a une sociologie
01:15:52spécifique de la plage
01:15:53qui travaille là-dessus
01:15:54et notamment
01:15:54pour reprendre ce que vous disiez
01:15:55sur la privatisation
01:15:57notamment de l'enseignement
01:15:58des quartiers
01:15:59parce que ce qui va se passer
01:16:00c'est ça aujourd'hui
01:16:00si notre système républicain
01:16:03ne reprend pas
01:16:03la main
01:16:04de cette partition du territoire
01:16:06vous aurez
01:16:06comme d'ailleurs sur la plage
01:16:07aujourd'hui
01:16:08vous avez déjà ça
01:16:08c'est-à-dire que vous allez
01:16:09à la bolle par exemple
01:16:10si vous vous mettez
01:16:11dans une plage dite publique
01:16:12c'est-à-dire
01:16:12au milieu de tout le monde
01:16:13vous allez avoir la musique
01:16:14très fort
01:16:14des gens qui vont crier
01:16:15si vous dites quelque chose
01:16:16c'est dangereux pour vous
01:16:17parce que physiquement
01:16:18vous allez en pâtir
01:16:19donc vous allez quoi ?
01:16:20dans une plage privée
01:16:21et vous payez de plus en plus cher
01:16:22parce qu'au début
01:16:23la plage privée
01:16:24elle-même
01:16:24elle commence à être grignotée
01:16:25donc il faut aller plus cher
01:16:26c'est nouveau ça
01:16:27exactement
01:16:28et vous l'aviez
01:16:28même pas dans le sud-est
01:16:30du Méditerrané
01:16:31ça n'existait pas
01:16:32personnelle
01:16:33mais vous l'aurez
01:16:33dans les quartiers
01:16:34vous aurez des quartiers
01:16:35qui seront fermés
01:16:36et qui seront protégés
01:16:37ça existe déjà
01:16:38dans des pays européens
01:16:39par exemple en Espagne
01:16:40à Madrid par exemple
01:16:41pas à Barcelone
01:16:42mais à Madrid
01:16:42vous avez des quartiers
01:16:43qui sont avec en gros
01:16:44des espèces de condominiums
01:16:45comme on avait aux Etats-Unis
01:16:46ailleurs
01:16:47ou au Brésil
01:16:47dans les mauvaises années
01:16:48et bien vous avez en gros
01:16:49des gens qui vivent
01:16:50dans des endroits protégés
01:16:51fermés
01:16:51avec une police privée
01:16:53avec un système éducatif
01:16:54qui remène d'ailleurs
01:16:55par des petits bus
01:16:56les enfants vers
01:16:57d'autres écoles
01:16:58qui sont elles-mêmes fermées
01:16:59et qui n'ont plus de contact
01:16:59parce que vous parliez du métro
01:17:00ou du transport public
01:17:02où il y a encore un risque
01:17:02les parents ne veulent plus
01:17:03aucun risque par rapport à ça
01:17:04et je vous parle de l'Espagne
01:17:05où il y a beaucoup moins
01:17:06pour l'instant
01:17:07encore aujourd'hui à Madrid
01:17:08des méfaits de ce type
01:17:10que vous l'avez en France
01:17:11donc oui
01:17:12il faut agir maintenant
01:17:13parce que de toute manière
01:17:13on ne peut pas accepter
01:17:16parce qu'on connaît
01:17:16ça a été documenté
01:17:17ça a été très bien dit
01:17:18vous l'avez très bien dit tout à l'heure
01:17:20on ne découvre pas à la bol
01:17:22ce qui s'est passé
01:17:2320 ans ou 15 ans
01:17:24plus tôt en Méditerranée
01:17:25en tout cas de l'ouest
01:17:25à Méditerranée
01:17:26et sur le sud-ouest de ce pays
01:17:27ça n'est pas acceptable
01:17:29et ça veut dire que
01:17:30là pour le coup
01:17:31l'administration de ce pays
01:17:33ou les politiques
01:17:34en lien avec l'administration
01:17:34ne réfléchissent plus
01:17:36à ce qui est en train
01:17:37de se passer
01:17:37est-ce qu'il peut se passer demain
01:17:38et donc il n'y a
01:17:39on court après
01:17:40Kevin disait tout à l'heure
01:17:41on perd la bataille
01:17:41par rapport aux narcos
01:17:42parce que c'est comme si
01:17:43on courait toujours
01:17:43après quelqu'un
01:17:44donc courir après quelqu'un
01:17:45ce n'est pas le rôle du politique
01:17:46le politique et l'administration
01:17:47ce n'est pas simplement
01:17:48de courir après
01:17:48ce qui est en train de se passer
01:17:49c'est une question de fermeté
01:17:51de fermeté aussi
01:17:52oui et puis de voir la réalité en face
01:17:53c'est même plus que ça
01:17:54c'est-à-dire que
01:17:55si vous décidez
01:17:56de faire un train à un euro
01:17:57vous y mettez les moyens aussi
01:17:59en matière de sécurité
01:18:00sinon vous ne le faites pas
01:18:02ils sont obligés de fouiller
01:18:03les sacs apparemment
01:18:04on m'a dit à Nîmes
01:18:05tout le monde est fouillé
01:18:06c'est quand même délirant
01:18:07c'est du délirant
01:18:08on se retrouve dans un instant
01:18:10on va parler des vieux
01:18:12avec vous
01:18:13et on va parler également
01:18:15de ce qui se passe au Sénégal
01:18:17avec vous
01:18:18dans un instant
01:18:19à tout de suite
01:18:23Et nous continuons
01:18:25les coups de coeur
01:18:25les coups de gueule
01:18:26Kévin Bossuet
01:18:27c'est toujours important
01:18:29d'en parler
01:18:29même si on l'a fait ici
01:18:30c'est la répression
01:18:31contre les homosexuels
01:18:33au Sénégal
01:18:34Oui c'est la répression
01:18:35des homosexuels au Sénégal
01:18:36puisque au mois de mars
01:18:372026
01:18:38une loi a été votée
01:18:40au Sénégal
01:18:41donc accentuant
01:18:42durcissant
01:18:43les peines
01:18:44contre les relations
01:18:45homosexuelles
01:18:46qui sont associées
01:18:47à des relations
01:18:48contre nature
01:18:49donc désormais
01:18:50on peut être condamné
01:18:51à 5 à 10 ans de prison
01:18:53à une amende
01:18:53de 2 à 10 millions
01:18:55de francs CFA
01:18:57donc cette loi
01:18:58a été portée
01:18:58par l'ancien premier ministre
01:19:00Ousmane Sonko
01:19:01il a dû démissionner
01:19:02Il est devenu président
01:19:03de l'Assemblée Nationale
01:19:03Il est président
01:19:04de l'Assemblée Nationale
01:19:05qui a d'ailleurs
01:19:05comparé l'homosexualité
01:19:07à une gangrène
01:19:09et qui nous racontait
01:19:10que c'était une invention
01:19:11de l'Occident
01:19:11que l'Occident dégénéré
01:19:13essayait d'imposer
01:19:14à l'Afrique
01:19:15et notamment
01:19:15au monde entier
01:19:16sauf que ça
01:19:17ça a des conséquences concrètes
01:19:18notamment pour les homosexuels
01:19:20au Sénégal
01:19:21qui sont traqués
01:19:22qui sont humiliés
01:19:23qui sont dénoncés
01:19:24il y en a qui sont obligés
01:19:25de quitter le pays
01:19:26il y a des peines
01:19:27de prison
01:19:27qui sont déjà tombées
01:19:28comme ce jeune homme
01:19:29de 24 ans
01:19:30qui a été condamné
01:19:31à 6 ans de prison ferme
01:19:32et une amende
01:19:33de 2 millions
01:19:34de francs CFA
01:19:35parce qu'il a eu
01:19:36une relation sexuelle
01:19:37avec un autre homme
01:19:38et de manière générale
01:19:39on ne parle que très peu
01:19:41de cette criminalisation
01:19:42de l'homosexualité
01:19:44notamment en Afrique
01:19:44on le voit notamment
01:19:45il y a un durcissement
01:19:46notamment au Mali
01:19:47ou Burkina
01:19:48ou encore en Somalie
01:19:50et moi je m'étonne
01:19:51en effet
01:19:51que la gauche française
01:19:53est complètement muette
01:19:54sur cette question
01:19:54on a l'impression
01:19:55qu'elle se cache
01:19:57derrière l'antiracisme
01:19:59dès qu'il y a
01:19:59de l'antiracisme
01:20:00ou dès qu'il y a
01:20:01une lutte contre l'islamophobie
01:20:02parce que ce sont
01:20:03des pays à majorité musulmans
01:20:05alors là on se tait
01:20:06parce que sinon
01:20:07on est auprès
01:20:08on nie l'homophobie
01:20:10on nie le sexisme
01:20:11et moi j'ai eu affaire
01:20:13à cette gauche
01:20:13quand je dénonçais
01:20:14notamment le sort
01:20:15des homosexuels
01:20:16dans le 93
01:20:17ou même le sort
01:20:18des femmes dans le 93
01:20:19on me disait
01:20:20il ne faut pas parler de ça
01:20:21parce que ça va stigmatiser
01:20:22la population
01:20:23d'origine étrangère
01:20:24et c'est quelque chose
01:20:25en effet
01:20:26qui est tonteux
01:20:27et c'est la même chose
01:20:28avec notamment
01:20:29toutes les violences sexuelles
01:20:31contre les femmes israéliennes
01:20:32c'est-à-dire
01:20:33au nom du palestinisme
01:20:35on refuse
01:20:35de pointer du doigt
01:20:37l'antisémitisme
01:20:38et les violences sexuelles
01:20:39dont ont été victimes
01:20:40les femmes juives
01:20:41du 7 octobre
01:20:42et je trouve qu'on a une gauche
01:20:43qui n'est absolument pas
01:20:44à la honteur
01:20:45qui est en train d'oublier
01:20:46toutes ses valeurs
01:20:47au nom d'une lutte
01:20:48contre l'antiracisme
01:20:49de l'islamophobie
01:20:50qui est franchement
01:20:52complètement déplacée
01:20:53surtout que monsieur Sonko
01:20:55a été soutenu
01:20:56notamment par
01:20:57Pedro Sanchez
01:20:58qui est le premier ministre espagnol
01:21:00ou encore par la France insoumise
01:21:01donc voilà l'état de la gauche
01:21:03oui
01:21:03pas grand chose
01:21:05à ajouter
01:21:05oui je crois que c'est
01:21:07le Sénégal
01:21:07il faut quand même se rappeler
01:21:08que c'est un pays
01:21:09avec une vraie démocratie politique
01:21:11il y a des vraies élections
01:21:12il y a une vie politique
01:21:14qui est assez riche
01:21:15mais qui est soumise
01:21:16depuis de nombreuses années
01:21:19ça n'a pas toujours été le cas
01:21:20il y a des confrées musulmanes
01:21:21qui sont très puissantes
01:21:23qui dirigent
01:21:24de manière
01:21:25non pas en sous-main
01:21:26mais si vous voulez
01:21:26qui a une dimension politique
01:21:28elle soit très forte
01:21:29mais depuis
01:21:3010 ans à peu près
01:21:32il y a une montée
01:21:33du radicalisme musulman
01:21:35et qui infuse
01:21:37un certain nombre
01:21:38de partis politiques
01:21:38notamment ceux qui ont pris
01:21:39le pouvoir la dernière fois
01:21:40et qui du coup
01:21:42impactent les mœurs
01:21:43ça a commencé par
01:21:44les femmes notamment
01:21:45on parlait de plage tout à l'heure
01:21:47vous alliez au Sénégal
01:21:48alors c'est pas tout le Sénégal
01:21:49il y a le sud du Sénégal
01:21:50qui est assez libre
01:21:51mais une partie autour de Dakar
01:21:52notamment
01:21:53que vous montez vers le nord
01:21:54vous ne pouvez plus aujourd'hui
01:21:55par exemple
01:21:55vous comporter comme vous voulez
01:21:56exactement en étant une femme
01:21:57et aujourd'hui
01:21:58c'est le monde
01:22:00enfin en tout cas
01:22:00la population homosexuelle
01:22:01qui est frappée
01:22:02mais c'est très en lien
01:22:03quand même
01:22:04avec cette performance
01:22:04d'un islamisme radical
01:22:07dont on voit point
01:22:08dans si vous voulez
01:22:08non plus
01:22:09l'ordre venu des confréries
01:22:10mais de beaucoup plus loin
01:22:11autour du golfe persique
01:22:13bien sûr
01:22:13un mot
01:22:14je dirais simplement
01:22:15que la gauche
01:22:15comme l'a dit Kevin
01:22:17adore donner des leçons
01:22:18au monde entier
01:22:18mais ce qui compte
01:22:19avant tout pour elle
01:22:20en tout cas la gauche actuelle
01:22:21c'est son électorat
01:22:22et les prochaines élections
01:22:22le reste
01:22:23ça ne compte pas
01:22:24moi je vais plus loin
01:22:25ce que dit Kevin
01:22:26en fait
01:22:26on ne veut pas former
01:22:28des citoyens
01:22:28chacun a ses clients
01:22:29c'est ça
01:22:30notre ami Mélenchon
01:22:31ses clients
01:22:32c'est les quartiers populaires
01:22:34la communauté musulmane
01:22:35donc il s'en fout
01:22:35de vos sexualités
01:22:36vous l'avez entendu hier
01:22:37on l'a évoqué hier
01:22:38ce côté racisé
01:22:40la ruralité n'existe pas
01:22:41oui oui
01:22:41mais parce que
01:22:43vous savez pourquoi Valérie
01:22:44il y a un communicant
01:22:45et ça m'énerve
01:22:46parce que moi je crois
01:22:47on peut fabriquer du commun
01:22:49c'est-à-dire que
01:22:50si Jean-Christophe
01:22:50est le communicant de Mélenchon
01:22:51il va dire
01:22:52tes parts de marché
01:22:53c'est les quartiers populaires
01:22:55le RN
01:22:56ça va être
01:22:57tout contre l'immigration
01:22:58qu'on veuille ou pas
01:22:59on ne sait pas
01:23:00fabriquer du commun
01:23:01dans ce pays
01:23:01une fois n'est pas coutume
01:23:04je vais prendre la défense
01:23:05de Jean-Luc Mélenchon
01:23:06parce que quand
01:23:07il est allé
01:23:08au Sénégal
01:23:09il a quand même
01:23:09mis en avant
01:23:10qu'il n'était pas d'accord
01:23:11avec cette loi
01:23:12et il y a eu quand même
01:23:13le tweet
01:23:14de Manon Brie
01:23:15qui a
01:23:16notamment
01:23:17qui s'est opposé
01:23:19à ce genre de choses
01:23:20mais je trouve
01:23:21que quand même
01:23:21la gauche
01:23:22n'est pas assez
01:23:23au niveau
01:23:24voilà
01:23:25on ne l'entend pas assez
01:23:25et quand je vois
01:23:26à quel point
01:23:27cette gauche
01:23:28a insulté
01:23:29Victor Orban
01:23:31les dirigeants polonais
01:23:32parce que dans ces pays-là
01:23:33il y avait un peu
01:23:34de conservatisme
01:23:34j'aimerais bien
01:23:35qu'ils fassent
01:23:35au minimum
01:23:36la même chose
01:23:37par rapport
01:23:37à ce qui se passe
01:23:38au Sénégal
01:23:38alors on va finir
01:23:41avec vous Patrick
01:23:42après
01:23:43Jean-Christophe
01:23:44une bizarrerie
01:23:45c'est très court
01:23:46mais c'est un peu
01:23:47une synthèse
01:23:48de ce qu'on sait
01:23:49depuis tout à l'heure
01:23:49vous savez
01:23:51on a un ministère
01:23:52de l'économie
01:23:52et des finances
01:23:52avec une population
01:23:53administrative
01:23:54qui est de 128 000 personnes
01:23:56et alors je découvrais
01:23:58ce matin
01:23:59ce matin seulement
01:24:00que notre équipe
01:24:02de ministres
01:24:03de l'économie
01:24:04et des finances
01:24:05avait choisi
01:24:06de confier
01:24:07à 4 experts économistes
01:24:10la préparation
01:24:12du budget
01:24:142027
01:24:15et l'idée
01:24:16de penser
01:24:17comment on pouvait
01:24:17s'en sortir
01:24:18dans les 3 prochaines années
01:24:19c'est-à-dire qu'à la fois
01:24:19il y a quelque chose
01:24:20de très concret
01:24:20pour la fin de l'année
01:24:23et une planification
01:24:24j'allais dire
01:24:25de court terme
01:24:25une projection
01:24:26de coûts très court terme
01:24:273 ans qui viennent
01:24:28je n'ai rien contre
01:24:29les 4 économistes
01:24:30je n'ai rien contre
01:24:30l'idée de se faire assister
01:24:32mais sincèrement
01:24:34plusieurs ministres
01:24:34128 000 fonctionnaires
01:24:36à Bercy
01:24:36cette machine qu'on connaît
01:24:37qu'on voit à Paris
01:24:38pour les auditeurs
01:24:39si vous voyez ce bâtiment
01:24:40qui est énorme
01:24:41c'est un état dans l'état
01:24:41on le sait
01:24:42qui fait du contrôle
01:24:43alors il passe beaucoup
01:24:43de temps à contrôler
01:24:44et peut-être pas assez de temps
01:24:45si vous voulez
01:24:46à travailler sur la préparation
01:24:48de notre budget
01:24:48à imaginer la réalité
01:24:49de ce pays
01:24:50sur le plan des finances publiques
01:24:51j'ai trouvé ça hallucinant
01:24:53et ça résume assez bien
01:24:54si vous voulez
01:24:54la manière dont on est géré
01:24:56aujourd'hui
01:24:56et comme on a quelqu'un
01:24:57qui accompagne un futur
01:24:59enfin un candidat
01:24:59à l'élection présidentielle
01:25:01on lui souhaite le meilleur
01:25:02et bien
01:25:03il faut revenir dans le réel
01:25:05et il faut que le politique
01:25:06dirige l'administration
01:25:07et que l'administration
01:25:08serve ce pays
01:25:09concrètement
01:25:10Jean-Christophe
01:25:11ne dépensons pas
01:25:12doublement
01:25:13ce que l'on peut plus
01:25:14se payer
01:25:15moi je vous dis franchement
01:25:16j'ai quitté Montpellier
01:25:18ma belle ville
01:25:18pour vivre dans un petit appartement
01:25:20il fait très chaud
01:25:21la nuit
01:25:21pour changer ça
01:25:22ça suffit maintenant
01:25:24il faut exploser ce système
01:25:2645 ministères
01:25:271200 agences
01:25:29des agents de l'agence
01:25:30qui contrôlent
01:25:31ce qu'a dit le ministre
01:25:32du courage politique
01:25:3415 portefeuilles ministériels
01:25:36l'agriculture et l'écologie
01:25:38pas dos à dos
01:25:38face à face
01:25:39vous mettez les écoles
01:25:40aux agriculteurs
01:25:41vous sortez pas
01:25:42c'est pas contre les fonctionnaires
01:25:44je dis ça
01:25:47je crois que Gabriel Attal
01:25:48était premier ministre
01:25:49est-ce que vous pouvez me dire
01:25:50le nombre de portes de vote
01:25:51qu'il y avait dans son gouvernement
01:25:52Kevin
01:25:53la France c'est pour les 50 ans
01:25:55qui arrivent
01:25:55moi je ne veux pas de dire
01:25:56hier il a fait ça
01:25:57je m'en fous
01:25:58le système est à bout de souffle
01:26:00il n'y a plus d'euros
01:26:01dans les caisses
01:26:02il y a 3000 milliards de dettes
01:26:03et moi je suis imposé
01:26:04à 45%
01:26:05je pense que tous
01:26:06on peut se réunir
01:26:07arrêter des anathèmes
01:26:08et se dire
01:26:09comment ça va fonctionner
01:26:10et si vous permettez
01:26:11Valérie
01:26:11j'aimerais parler
01:26:13de mon copain
01:26:13Jean-Jacques Richard
01:26:14c'est la polémique
01:26:16de McKinsey
01:26:17on s'en souvient
01:26:18où en fait
01:26:19vous avez
01:26:19un état
01:26:20on a choisi
01:26:21l'agence paye des agences
01:26:22exactement
01:26:22on a l'état
01:26:23qui est largement
01:26:24d'autant fonctionnaire
01:26:25encore une fois
01:26:26c'est pas contre les fonctionnaires
01:26:27eux-mêmes
01:26:27c'est le système politique
01:26:28qui décide d'avoir
01:26:30beaucoup de fonctionnaires
01:26:31et qui en plus de ça
01:26:32dépense de l'argent
01:26:33après des cabinets privés
01:26:35pour les intérêts
01:26:36la commission nationale
01:26:40de débat public
01:26:41mais c'est quoi ce truc
01:26:42si vous êtes ministre
01:26:43Valérie
01:26:44vous êtes ministre de l'agriculture
01:26:45vous allez débattre
01:26:46sinon vous restez chez vous
01:26:47et Béroud au plan
01:26:48François Béroud au plan
01:26:49quel était le bilan
01:26:50de François Béroud au plan
01:26:51et qu'il faisait
01:26:52son élection présidentielle
01:26:53il faut retrouver
01:26:54un ministère
01:26:54des grands projets
01:26:55il faut mettre
01:26:56plusieurs ministres
01:26:57et qu'ils passent leur temps
01:26:58pas le cul dans l'Assemblée
01:26:59mais dans les territoires
01:27:00non mais le titre du monde
01:27:01est démencé
01:27:02le gouvernement appelle
01:27:03quatre économistes
01:27:04à la rescousse
01:27:04sur le budget
01:27:05et c'est ça la réalité
01:27:07bon Patrick Rapido
01:27:08alors Jean-Jacques Richard
01:27:10moi
01:27:10j'ai adoré cette émission
01:27:12dans une télé
01:27:13je suis vieux
01:27:14je vous emmerde
01:27:15vous savez qu'à 49 ans
01:27:17en France
01:27:17vous êtes vieux
01:27:18c'est pour ça que moi
01:27:19je n'étais pas d'accord
01:27:20pour la forme des retêtes
01:27:21la priorité
01:27:22c'est les cheveux blancs
01:27:23au service de la jeunesse
01:27:24moi je n'ai pas de soucis
01:27:26aujourd'hui je suis à Paris
01:27:27dans un groupe
01:27:28je ne dirai pas le nom
01:27:29du parti politique
01:27:30j'ai des jeunes brillants
01:27:31mais brillants
01:27:32mais ils ont besoin
01:27:33du boomer
01:27:34avec de l'expérience
01:27:35des choses qui ont été faites
01:27:36sur le terrain
01:27:36mais cette société
01:27:37elle marche sur la tête
01:27:38vous vous rendez compte
01:27:39que le gars
01:27:40il a donné sa vie
01:27:41à 55 ans
01:27:42il va dans sa baraque
01:27:43parce qu'il n'existe plus
01:27:44socialement
01:27:45et on part de la France
01:27:46la France
01:27:47elle n'aime pas ses enfants
01:27:49elle n'aime pas ses vieux
01:27:50ses seniors
01:27:50elle préfère ses vieux
01:27:51qu'un des enfants
01:27:52et donc lisez son livre
01:27:53effectivement
01:27:53je suis vieux
01:27:55je vous emmerde
01:27:55et Jean-François Akili
01:27:56l'avait reçu
01:27:57la semaine dernière
01:27:58cher Perico
01:27:59vous n'êtes pas mieux
01:28:00la France se portait mieux
01:28:03quand elle était gouvernée
01:28:04par des vieux cons
01:28:05que par des jeunes
01:28:05trop du cul
01:28:08l'université française
01:28:09doit cibérer de l'extrême gauche
01:28:10si avec l'université française
01:28:12je verrais ça
01:28:13avec Fabrice Balanche
01:28:14maître de conférence
01:28:15à l'université Lyon 2
01:28:16qui avait eu des parties
01:28:17avec l'extrême gauche
01:28:18au moment de l'affaire Quentin
01:28:19la France s'arme-t-elle
01:28:20avec courage et lucidité
01:28:21contre les fléaux probables
01:28:22du changement climatique
01:28:24on voit la température
01:28:25on se croirait dans le Berry
01:28:25ici
01:28:26oui oui c'est un peu ça
01:28:27et je verrais ça
01:28:28avec notre ami Christophe Debiens
01:28:29qui est un des spécialistes
01:28:31de la question
01:28:31et qui tient
01:28:32qui anime la planète demain
01:28:33sur Sud Radio
01:28:35halte aux idées reçues
01:28:36où toutes les vérités scientifiques
01:28:37sont bonnes à dire
01:28:38oui quand elles sont vérifiées
01:28:39évidemment c'est l'illustre
01:28:41Mac Lesgy
01:28:42qui viendra nous expliquer ça
01:28:43à l'antenne
01:28:44avec son livre
01:28:44paru aux éditions du Rocher
01:28:46toutes les vérités scientifiques
01:28:47sont bonnes à dire
01:28:48à suivre donc
01:28:49Perico Legas
01:28:50dans un instant
01:28:51très bonne journée
01:28:52sur Sud Radio
01:28:52et à demain
01:28:5410h midi
01:28:55mettez-vous d'accord
01:28:56Sud Radio
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