Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 heures
Le fait du jour avec Marie-Carole Ciuntu Sénatrice LR du Val-de-Marne, rapporteuse du rapport sur le coût du droit d’asile / Louis Dubois, Directeur du Panorama : la Terrasse du Château à Saint-Michel-de-fronsac en Gironde

---

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_

##FAIT_DU_JOUR-2026-07-10##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:05Bonjour à tous, soyez les bienvenus sur Sud Radio, on est ensemble pour 3h.
00:09Soyez prêts pour de l'échange, pour de la discussion, pour de l'information.
00:12Et ce, avec vous, toujours avec vous, amis auditeurs, au 0826 300 300.
00:17Vous pouvez également nous écrire, commenter l'émission sur le site, bien entendu, sudradio.fr, sur les réseaux sociaux.
00:22Ainsi que l'application, de quoi allons-nous causer, comme on dit chez nous ?
00:25Eh bien, de quoi on va causer pour vous accompagner jusqu'à l'heure du déjeuner ?
00:29Et d'abord, un invité exceptionnel.
00:31A partir de midi 30, nous recevrons Jean-Yves Camus, spécialiste des radicalités politiques,
00:36qui travaille pour l'Institut Jean Jaurès.
00:38On reviendra quand même sur cette semaine un peu folle du côté de la droite, de la droite radicale.
00:42Doit-on d'ailleurs continuer à appeler le parti de Marine Le Pen l'extrême droite ?
00:47Lui, vous l'entendrez à partir de midi 30, a une position beaucoup plus nuancée.
00:51Et alors qu'on a énormément, énormément parlé du fameux tandem Jordan Bardella-Marine Le Pen,
00:57est-ce que ce duo, ce fameux tandem présenté par tous les membres du Rassemblement National
01:02comme étant absolument complémentaire, est-ce que c'est ce que cherchent absolument les électeurs ?
01:06Nous lui poserons la question et vous entendrez ces éléments de réponse.
01:09Marine Le Pen sera aussi au cœur de nos échanges, de nos discussions avec nos débatteurs tout à l'heure,
01:14notamment parce que nous avons ce qu'on appelle dans notre jargon un quali
01:17qui teste la fameuse image politique de Marine Le Pen auprès des Français.
01:20Et 79% précisément estiment qu'elle est encore d'extrême droite, Marine Le Pen.
01:24Alors est-ce que c'est la réalité ? Est-ce que vous considérez, vous, encore, amis auditeurs,
01:28que Marine Le Pen doit être comparée, doit être qualifiée d'extrême droite après tout
01:32quand on représente près de 50% des électeurs ?
01:36Est-ce qu'on est aujourd'hui encore un parti d'extrême droite ?
01:38Est-ce que ça veut dire que la France est à l'extrême droite ?
01:40Est-ce que vous trouvez que cette qualification est juste ?
01:43Parce que oui, vous la trouvez d'extrême droite.
01:45Ou alors, aujourd'hui, c'est encore un tampon qu'on essaie d'imposer au clan Le Pen
01:49pour la décrédibiliser.
01:50Vous en discuterez avec nous au 0 826 300 300.
01:54On parlera aussi d'un milliardaire qui prend très rarement la parole.
01:57On l'a vu hier dans le classement des plus grandes fortunes de France.
01:59Bernard Arnault qui a accordé un entretien fleuve à un média en ligne
02:02qui s'appelle Légende, record de vue.
02:04Et une phrase, la réussite en France, quoi qu'on en pense, pose un problème, dit-il.
02:09Nous n'aimons pas la réussite, nous ne l'acceptons pas.
02:11Est-ce que c'est vrai ?
02:12Vous êtes chef d'entreprise, vous êtes un patron, vous avez gagné un peu d'argent,
02:15peu importe la manière, tant qu'elle est légale, bien entendu.
02:17Et vous avez ressenti quand même une difficulté à échouer en France,
02:21à réussir, à se relever, à ne difficilement parler de ses échecs.
02:25Vous témoignerez et vous entendrez Bernard Arnault sur Sud Radio
02:28avec cette petite phrase qui fait énormément réagir.
02:31Et vous viendrez raconter, donner votre avis, votre opinion.
02:330 826 300 300.
02:35Pour le moment, il est 10h05.
02:36Les informations du jour qu'on a décidé de retenir avec un rapport.
02:40Et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est un rapport choc.
02:44Les débats de l'été Sud Radio
02:47Et pour parler de ce rapport choc, nous sommes avec celle qui en est la rapporteuse.
02:52Bonjour Marie-Carole Sienthu.
02:53Bonjour.
02:54Merci beaucoup d'être avec nous.
02:55Vous êtes la sénatrice LR du Val-de-Marne, rapporteuse donc de ce rapport
02:58sur un sujet dont on parle régulièrement en France, régulièrement,
03:02puisqu'il est souvent au cœur d'énormément de discussions politiques.
03:04C'est le fameux droit d'asile.
03:06Est-ce que vous pouvez d'abord nous expliquer pourquoi la sénatrice que vous êtes
03:10et pourquoi vous avez autant travaillé sur la volonté de savoir
03:14ce que coûtait le droit d'asile en France ?
03:17Comment ça s'est passé ?
03:18Parce qu'avec Bruno Retailleau, lorsqu'il était patron de notre groupe au Sénat,
03:24il voulait qu'on fasse la transparence des coûts sur l'immigration.
03:27Et je suis rapporteur au sein de la commission des finances au Sénat
03:32du budget Immigration, Intégration et Asile.
03:35Et j'avais bien vu que dans ce budget, il n'y avait pas la vérité des coûts sur l
03:41'asile
03:41puisque en fait, les budgets sont éclatés.
03:44Et c'est ce travail que j'ai voulu faire, aller rechercher dans l'ensemble des budgets d'État
03:49combien ça coûte.
03:50Et néanmoins, on flirte avec les 2 milliards d'euros.
03:54Mais je dis bien dans mon rapport, on n'a pas pu tout chiffrer.
03:57On n'a pas pu chiffrer les prestations sociales et les coûts médicaux.
04:00Alors, c'est le chiffre choc de ce rapport.
04:022 milliards d'euros uniquement pour le droit d'asile.
04:05Et pardon, c'est difficilement audible aujourd'hui, sortant de votre bouche, Madame la Sénatrice,
04:10de dire que vous n'avez même pas pu tout chiffrer.
04:12Comment cela est possible ?
04:13Et dans ce cas-là, 2 milliards, ça représente quoi concrètement ?
04:15Si en plus, on n'a pas pu tout chiffrer ?
04:17Alors, ça représente essentiellement...
04:19Quand vous êtes demandeur d'asile, il faut bien comprendre qu'immédiatement, on vous protège.
04:23On vous donne une allocation et on vous loge.
04:26Et l'hébergement en 2024, et c'est un record, 1,1 milliard.
04:31Rien que l'hébergement ?
04:32Rien que l'hébergement.
04:33Et ensuite, il faut rajouter les coûts en préfecture.
04:36Il faut rajouter l'Office français de protection des réfugiés, l'OFPRA.
04:43Et ensuite, il faut rajouter la CNDA.
04:45Voilà les coûts majeurs.
04:46Mais ensuite, il faut aussi aller chercher dans des chiffres qu'on nous a confiés pour la première fois.
04:51On n'avait jamais pu, avant 2025, essayer d'approcher la vérité.
04:56C'est qu'en matière d'hébergement, on est à 1,1 milliard.
04:59Mais comme ça ne suffit pas pour loger les demandeurs d'asile, compte tenu de la progression exponentielle et continue
05:06de ces demandes d'asile,
05:08eh bien, ça se reporte dans ce qu'on appelle le logement d'urgence.
05:11Donc, un logement qui n'est pas dédié pour les demandeurs d'asile.
05:14Et là, on a chiffré à 20% d'occupation des logements d'urgence par les demandeurs d'asile et
05:20les réfugiés.
05:20Et à minima, c'est 250 millions d'euros.
05:23Donc là aussi, en réalité, si on suit votre logique, on est quasiment à 1,3 milliard, 1,4 milliard
05:27uniquement pour loger les demandeurs d'asile.
05:29Avec la nuance et la complexité que vous évoquiez ce matin.
05:32Allocation, logement, plus Office français de protection des réfugiés, on est environ en dessous du milliard et demi.
05:39Et puis le reste, c'est ce qu'on a été chercher.
05:42Madame la sénatrice Marolle, Carole Seintu, en rappelant que vous êtes la rapporteuse de ce rapport sur le coût d
05:47'asile en France.
05:48Beaucoup de gens se posent la question, et vous parlez de demandes exponentielles, d'où viennent ces demandes ?
05:52Aujourd'hui, est-ce qu'on a la transparence sur ces demandeurs d'asile ?
05:55D'où ils viennent ? À combien de pourcents ?
05:57Est-ce qu'on accueille, j'ai posé la question un peu trivialement, mais que ceux qui en ont réellement
06:02besoin ?
06:02Alors, je pense qu'avec ces chiffres, on a déjà la réponse.
06:06Il faut quand même dire que la France est dans le trio de têtes de ceux qui accueillent ces demandeurs
06:12d'asile.
06:13On a doublé sur les demandes d'asile en dix ans.
06:19On est aujourd'hui, en moyenne, depuis les cinq dernières années, à une demande qui est à 150 000 demandeurs
06:31d'asile chaque année.
06:32150 000 demandeurs d'asile chaque année. Il y a aussi une question qui est très liée à cette demande
06:37exponentielle.
06:38On en parlait très rapidement quand vous êtes entré en studio.
06:40C'est le fameux délai d'instruction qui pèse forcément aussi sur les finances et sur le traitement des dossiers.
06:46Expliquez-nous pourquoi c'est un élément essentiel de votre rapport et pourquoi ce délai pose problème ?
06:51Alors, on met un an, nous, pour instruire une demande d'asile.
06:55Une seule ?
06:56L'ensemble des demandes qui arrivent, c'est-à-dire les 150 000 demandes par an, on va mettre en
07:02moyenne un an pour les examiner et rendre une décision.
07:07Parce que vous avez déjà une première instance, puis ensuite des recours massifs qui sont faits devant la CNDA.
07:13On devrait tendre à six mois, ce sont les objectifs assignés par l'Europe et ce sont aussi les objectifs
07:18qu'on devrait poursuivre.
07:20Et il faut retenir un chiffre.
07:22Si on faisait une économie sur ces délais d'un mois, un mois de moins d'instruction, 94 millions d
07:29'euros.
07:30C'est considérable. Un mois coûte 94 millions d'euros au contribuable français.
07:33Voilà. Et au niveau de l'OFPRA, qui examine ces demandes, il y a des moyens aussi très importants qui
07:41ont été alloués pour justement faire ces économies de délai.
07:44Alors, on a constaté une petite amélioration, mais enfin, des effectifs qui augmentent dans les cinq dernières années de 250
07:54agents supplémentaires,
07:55alors qu'on est en totale disette budgétaire et pour autant, on ne resserre pas les délais suffisamment.
08:01C'est la même chose pour la CNDA, où on avait dit qu'il fallait passer au juge unique majoritairement.
08:07On voit que ce sont toujours des formations collégiales qui examinent les recours et évidemment, ça prend plus de temps.
08:13Sachant que pour tous ceux qui nous écoutent, il faut bien remettre dans le contexte l'OFPRA, c'est notamment
08:19l'Office français de protection des réfugiés.
08:22Et à Patrick, il y a aussi quelque chose qui interpelle parce que...
08:24100 millions d'euros, c'est-à-dire qu'un mois d'économie, vous voyez, ces 94 millions, c'est
08:29quasiment le coût de fonctionnement de l'OFPRA.
08:31Et pourtant, on n'y va pas, on ne se saisit pas de cela.
08:35L'OFPRA, la loi lui demandait de passer à ce qu'on appelle des guichets uniques dans les préfectures,
08:44c'est-à-dire quand le demandeur d'asile est déposé en préfecture, il aurait fallu qu'il y ait
08:51des agents de l'OFPRA aussi sur place.
08:52On estime qu'avec une seule expérience qui a été tentée à Cergy, alors qu'on leur demandait trois sites
08:58expérimentaux, on ne les a pas eus.
09:00Avec quatre agents, on voit que sur ce site-là, on fait déjà retomber le délai d'un mois.
09:05Croyez-vous qu'il y a une volonté de continuer ? Non.
09:07Non, ça c'est certain. Marie-Claude, vous êtes la sénatrice Hélère du Val-de-Marne, vous êtes la rapporteuse
09:11de ce rapport sur le coût du droit d'asile.
09:13Je me mets à la place de ceux qui sont en train d'écouter Sud Radio qui disent, bon, il
09:16y en a beaucoup.
09:16Ça nous coûte, pour reprendre une expression désormais célèbre, un pognon de dingue.
09:20On a des recours, mais on a des décisions qui tombent.
09:22On doit se dire qu'une fois que ces décisions sont tombées, les personnes qui n'ont pas le droit
09:27à l'asile repartent.
09:29Alors, comme effectivement c'est invraisemblable, je vais dire les choses clairement.
09:32150 000 demandeurs d'asile, pratiquement 150 000 qui resteront.
09:36Parce qu'en premier temps, on a un taux de protection.
09:40Ça veut dire qu'on va accepter sur ces 150 000 la moitié comme étant réfugiés.
09:46Au bout de l'année d'examen, la moitié.
09:48Mais l'autre moitié, parce que c'est quand même la question aussi qui va se poser,
09:52il y a 3% d'exécution des OQTF pour les déboutés de droit d'asile.
09:57Il n'y a aucun suivi de la part du ministère de l'Intérieur et des services
10:02sur ce qui se passe après que les demandeurs d'asile aient été déboutés.
10:08Donc ça, c'est aussi quelque chose que notre rapport met bien à jour et c'est plus soutenable.
10:13Généralement, le but d'un rapport, c'est malheureusement d'essayer de regarder une réalité en face,
10:17notamment quand elle n'est pas très agréable à regarder,
10:20comme ce qu'on constate en lisant vos nombreuses pages.
10:22Il y a aussi des recommandations concrètement pour essayer de, non pas de maintenir,
10:26mais de résoudre cette équation complexe qui est sur un sujet en plus
10:29politiquement extrêmement sensible pour beaucoup, à savoir l'immigration.
10:33Quelles seraient les 2-3 mesures phares à mettre en place immédiatement
10:37pour juste retrouver un fonctionnement normal ?
10:40C'est-à-dire que ceux qui ne doivent pas rester partent
10:43pour que l'Office en charge de ces questions-là
10:45ne mette pas un an mais 6 mois qui est le délai visé.
10:47Comment on réorganise tout ça pour être efficace ?
10:50Alors, vous avez parfaitement raison.
10:52Sur les délais, je pense que vraiment les moyens sont là,
10:55donc on peut réduire les temps.
10:59Et puis, sur le reste, il faut simplement avoir conscience
11:04que si on continue comme ça, ça s'appelle totalement cette filière du droit d'asile.
11:09C'est une filière d'immigration comme une autre, je tiens à le dire ce matin.
11:14C'est une filière d'immigration qui se situe avant même l'immigration économique.
11:19Donc, il faut tout reprendre, à la fois le niveau des protections
11:24et également les délais d'exécution.
11:27Et puis aussi, l'asile, ce n'est pas une permission
11:32de rester ad vitam aeternam sur notre territoire.
11:34Vous diriez que le droit d'asile a été, aujourd'hui...
11:36Dévoyé.
11:37Dévoyé.
11:37Oui, c'est une évidence.
11:40Et je tiens aussi à dire, donc, chez nous, on reste dix ans quand on est réfugié.
11:45On a un titre de séjour qui est définitif, qu'on ne regarde pas.
11:49Ailleurs, prenez le Danemark, c'est deux ans.
11:51Et tous les deux ans, on regarde si on a encore qualité à rester sur le territoire.
11:54Ça aussi, il faut y réfléchir.
11:56Nous sommes à quelques mois d'un enjeu plus que singulier, très important,
12:00qui s'appelle l'élection présidentielle dans ce pays.
12:02Est-ce qu'à l'aune de votre rapport, on peut dire que...
12:05Est-ce qu'on peut se poser la question, en tout cas,
12:07est-ce qu'on peut reprendre réellement la main sur l'immigration ?
12:10Regardez, il y a des propositions qui sont sur la table.
12:13Ce n'est pas des rapports pour constater,
12:15c'est des rapports pour proposer.
12:17Donc, c'est une question de courage politique, de volonté politique ?
12:19C'est exactement ce que Bruno Retailleau dit.
12:22Quand on a la vérité sous les yeux,
12:24on voit bien que c'est parce qu'on n'a pas souhaité faire,
12:26qu'on n'a pas pu améliorer les choses.
12:28Et si, évidemment, on avait les moyens de le faire,
12:30et si on a la confiance des Français,
12:32on agira.
12:33C'est pour ça, d'ailleurs, que ce rapport est fait.
12:35Merci beaucoup, Marie-Carole Tientu, d'avoir été avec nous,
12:37sénatrice LR du Val-de-Marne,
12:38rapporteuse de ce rapport sur le coût du droit d'asile.
12:41Je rappelle ce chiffre quand même faramineux,
12:43sachant qu'il n'a pas pu être entièrement calculé.
12:47Il n'est pas totalement complet,
12:48mais c'est près de 2 milliards d'euros.
12:49Et je n'ai aucun doute sur le fait qu'on y reviendra sur ce sujet,
12:51l'immigration et même sur ce droit d'asile.
12:53800 000 réfugiés dans notre pays aujourd'hui,
12:5510% de l'immigration.
12:56Des chiffres extrêmement frappants.
12:58Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin.
13:00Je vous souhaite une belle journée
13:02et un beau week-end.
13:04A très bientôt sur Sud Radio.
13:05Dans un instant, sur cette antenne,
13:06un appel à l'aide.
13:07Un restaurateur qui a décidé de mettre les mains dans le cambouis,
13:10qui a décidé de reprendre l'établissement familial,
13:12mais qui se retrouve, pardonnez-moi l'expression,
13:14tout simplement en PLS.
13:15Lui, ce n'est pas son métier.
13:17Il y avait un membre de la famille
13:18duquel il fallait perpétuer un certain héritage.
13:21Et aujourd'hui, il passe un appel à l'aide
13:22sur l'antenne de Sud Radio.
13:23A tout de suite.
13:26On est ensemble jusqu'à 13h.
13:28Vous le savez, comme chaque jour,
13:30entre 10h et 10h30,
13:31on s'intéresse à l'actualité brûlante.
13:33On donne la parole à tout le monde
13:34et notamment à ceux qui ont parfois besoin
13:36d'un coup de main
13:36ou qui passent un petit coup de gueule
13:38sur les réseaux sociaux
13:39pour alerter sur une situation.
13:40Et c'est votre cas, Louis Dubois.
13:41Bonjour.
13:43Oui, bonjour.
13:44Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
13:45Vous êtes le directeur du Panorama,
13:47la terrasse du château.
13:49C'est à Saint-Michel-de-Fronzac.
13:50C'est en Gironde.
13:51Et vous avez décidé,
13:52il y a quelques jours seulement,
13:54de publier une vidéo sur les réseaux sociaux
13:56pour faire part de votre situation.
13:58Expliquez-nous déjà qui vous êtes,
14:00ce que vous faites dans la vie
14:02et pourquoi vous avez publié cette vidéo
14:03sur les réseaux sociaux.
14:05C'est ça, exactement.
14:07Pour vous dire, on a une histoire forte.
14:10Mes parents sont viticulteurs.
14:12Je suis jeune, j'ai 26 ans.
14:14Vigneron, même, je dirais,
14:15parce qu'on travaille notre terre
14:16depuis cinq générations.
14:17Et il s'avère que, bon,
14:19comme tous les viticulteurs à cette époque,
14:22on a pris le Covid de plein fouet.
14:24Et puis, c'est très difficile
14:25sur le marché aujourd'hui.
14:27On a aussi eu trois années noires
14:30successives suite à ce Covid.
14:32Mon papa, il nous a fait
14:33une série de trois accidents.
14:34Il nous a fait un Covid grave.
14:35C'était un des premiers sur la région
14:37à être affecté.
14:39Deuxième année,
14:40on a des terroirs qui sont très escarpés.
14:42Il a chaviré dans la vigne
14:43avec le tracteur.
14:44On a un terroir qui est très accidenté.
14:46Il y a beaucoup d'accidents.
14:47Il nous a cassé quelques côtes.
14:49Et puis, troisième année,
14:50on l'a retrouvé avec mon petit frère
14:52tombé seul au milieu de 15 hectares.
14:54On l'a sorti d'une crise cardiaque
14:55tombée du tracteur dans ses vignes.
14:57Donc, moi, étant étudiant,
14:58j'ai décidé de faire un tournant
15:01dans mes études,
15:01de revenir auprès d'eux.
15:03Parce que c'est aussi pour moyen
15:05de faire perdurer notre héritage.
15:08Plus de 100 ans.
15:09Donc, j'ai fait un tournant dans mes études.
15:12J'ai dit qu'il faut trouver aujourd'hui
15:14des alternatives pour se diversifier.
15:16J'ai développé la partie événementielle
15:18avec privilège réception
15:19qui développe événements privés
15:21et professionnels sur la propriété
15:22et le panorama terrasse dégustation
15:24qui n'était pas un projet professionnel
15:27à l'origine.
15:28Je dois dire que quand on est jeune,
15:29c'est très difficile en France
15:30pour entreprendre.
15:31Les banques ne nous soutiennent pas forcément.
15:34On a beau avoir du patrimoine
15:35et des projets en or.
15:36Donc, on s'est retroussé les manches.
15:37On s'est mis au fond du garage.
15:38On a sous 40 degrés,
15:40même climat qu'actuel.
15:42On a soudé un comptoir
15:43et on a dit
15:44on va ouvrir une guinguette
15:46qui devient aujourd'hui
15:47en 5 ans d'investissement.
15:49Ça y est,
15:50le panorama terrasse dégustation.
15:52On a monté,
15:53on est ouvert de juin à septembre.
15:55C'est une terrasse éphémère en extérieur
15:57qui propose des ardoises gourmandes
15:59salées et sucrées
16:00en accompagnement de la dégustation
16:02des vins de la propriété.
16:02Évidemment,
16:03parce que l'un ne va pas sans l'autre.
16:05Louis Dubois,
16:05on a entendu votre histoire.
16:07On rappelle que vous êtes
16:07le directeur du panorama
16:08la terrasse du château.
16:09Ça se trouve à Saint-Michel-de-Fronsac.
16:11C'est en Gironde.
16:13Mais vous avez décidé
16:13de publier une vidéo
16:15sur les réseaux sociaux
16:16très récemment.
16:17Et nous,
16:17on a eu envie de vous inviter
16:18aussi pour cela.
16:21Pourquoi cette vidéo ?
16:22Il s'avère qu'aujourd'hui,
16:24en fait,
16:25de manière générale,
16:26dans le secteur de la restauration,
16:27c'est bien connu,
16:28c'est très difficile
16:29de recruter.
16:31Et puis,
16:32nous,
16:34on n'est pas du métier.
16:35On a appris le métier,
16:36je dois dire,
16:37sur le tas,
16:38parce que c'est toute une cadence,
16:40une logique.
16:41Et c'est un métier
16:42qui est complexe.
16:45La restauration,
16:46je dois le dire.
16:46Et aujourd'hui,
16:47on se retrouve,
16:48nous,
16:48avec mon papa,
16:49justement,
16:50Vigneron,
16:50à assurer les services
16:51en cuisine.
16:52Et aujourd'hui,
16:53on recherche absolument
16:55une personne qualifiée
16:56pour pouvoir nous seconder
16:58à ce niveau-là.
16:59Et nous,
17:00je dois dire aussi,
17:01retrouver notre place
17:01de vigneron,
17:03de viticulteur et moi,
17:04d'entrepreneur,
17:04pour parler de nos vins.
17:05Parce que c'est avant tout,
17:06le projet aussi,
17:07c'est mettre en avant
17:08notre production.
17:09Et puis,
17:10accessoirement,
17:11c'est votre métier,
17:11Louis Dubois.
17:12Mais pour qu'on comprenne,
17:13rentrons dans les choses
17:14pragmatiques,
17:15on va dire.
17:16Déjà,
17:16pourquoi avoir publié la vidéo
17:18alors qu'il existe
17:19maintes et maintes sites
17:20de recherche,
17:20qu'il existe des réseaux sociaux
17:22avec une simple annonce écrite ?
17:24Pourquoi cette vidéo ?
17:25Parce que la recherche
17:26était compliquée ?
17:26Parce que vous manquiez
17:27de candidats ?
17:29Exactement.
17:29Pour vous dire,
17:30en fait,
17:30je suis accompagné
17:31par France Travail,
17:32mais ça a été assez dur
17:34de trouver aussi
17:35des candidats.
17:37En ligne,
17:38il y a de nombreux sites
17:39qui vous proposent
17:40des offres,
17:41mais pour recruter localement,
17:44régionalement,
17:45c'est très compliqué.
17:46On a soit des offres
17:47qui arrivent
17:47de l'autre bout du monde,
17:49soit des sites
17:50qui vous proposent
17:51des tarifs exorbitants
17:52à la journée
17:52pour que votre annonce
17:54reste publique,
17:56le bouche à oreille,
17:57mais la restauration
17:58est un domaine.
17:59Ce cas de figure
18:00est assez compliqué,
18:01surtout pour la partie cuisine,
18:02parce qu'on se retrouve
18:04soit avec des profils
18:06surqualifiés,
18:07soit parfois
18:08avec des profils
18:09plutôt sous-qualifiés,
18:11plutôt job d'été,
18:13saisonniers,
18:14et certains cas de figure,
18:17c'est difficile aussi
18:18quand nous,
18:18on n'est pas du métier
18:19de pouvoir former les jeunes.
18:23Concrètement,
18:25vous êtes sur Sud Radio,
18:26je rappelle que vous êtes
18:27le directeur du Panorama,
18:28la terrasse du Château,
18:29c'est à Chien-Michel de Fonsac,
18:30c'est en Gironde.
18:31Admettons qu'il y ait des parents
18:32avec un fils
18:33qui cherche du travail
18:34qui nous écoutent actuellement.
18:36Admettons qu'il y a même
18:36peut-être directement
18:37un jeune
18:37qui nous écoute actuellement.
18:38Concrètement,
18:39vous recherchez quoi ?
18:40De quelle période
18:40à quelle période ?
18:41Pour combien d'horaires ?
18:42Pour quel argent par mois ?
18:44Parce que je suis sûr
18:44que vous avez conscience
18:45que l'argent aussi
18:46à la fin du mois compte.
18:47Bien sûr, bien sûr, bien sûr.
18:49Moi, je recherche actuellement
18:50un poste,
18:51alors ce n'est pas un chef,
18:52mais un poste de cuisinier
18:53parce qu'on ne fait pas
18:54de cuisine à proprement dit.
18:55Traditionnel,
18:56c'est que de l'assemblage
18:57de planches,
18:57salées sucrées,
18:58de produits frais.
18:59Donc un CDD saisonnier
19:01pour aller jusqu'au mois de septembre
19:02nous aider à finir la saison
19:03de 39 heures.
19:05On propose donc
19:05six services de 6 heures
19:07du mardi soir au dimanche soir
19:09de 17 heures à 23 heures.
19:11Donc un poste sans coupure
19:13avec les jours de repos
19:14de lundi jusqu'au mardi soir
19:17qui sont un cadre de travail
19:19assez confortable
19:20dans une ambiance familiale
19:22et conviviale
19:23pour faire cet assemblage
19:25et tenir en fait
19:26cette gestion cuisine,
19:28cet assemblage de planches
19:31dégustatives sur la terrasse.
19:34Au niveau de la rémunération,
19:35je vous propose
19:36un salaire net
19:37de 1800 euros.
19:40entre 1800 et 1900 euros net
19:42pour suivant l'expérience
19:44et les compétences.
19:45Bien sûr,
19:45j'ai des profils très différents.
19:48Donc ça,
19:49c'est aussi modulable
19:50en fonction de l'expérience
19:52de chacun
19:52parce que je reçois aussi
19:54des propositions
19:55de personnes
19:55qui ont 30 ans d'expérience
19:56mais qui sont surqualifiées
19:58par rapport à mon poste.
20:00Et également aussi,
20:02je le précise,
20:03c'est un projet en développement.
20:04Je cherche quelqu'un
20:05qui pourra s'amuser
20:06et être force de propositions
20:08à prendre part
20:09dans notre projet
20:09pour aussi amener
20:10une finition à la carte.
20:13Voilà,
20:13s'investir pleinement
20:15avec nous
20:15et avec une motivation
20:18à rejoindre
20:18un projet familial
20:20en pleine construction
20:22et amener aussi
20:24sa touche personnelle
20:25je dirais au projet
20:25parce qu'on fonctionne
20:26avec les compétences
20:27de chacun
20:28et l'expertise de chacun
20:30et c'est comme ça
20:30qu'ensemble
20:31on peut faire
20:32des belles choses.
20:33Sachant que j'ai eu aussi
20:34une dernière question,
20:35Louis Dubois,
20:37que se passe-t-il
20:38pour vous,
20:39pour votre établissement,
20:40pour le projet
20:41que vous êtes en train
20:41de construire
20:42si par malheur
20:43durant la saison
20:44après ces dernières tentatives
20:46vous n'arrivez pas
20:47à trouver quelqu'un
20:48à la hauteur du job
20:50que vous proposez
20:51concrètement
20:51et c'est quoi le risque
20:52pour vous,
20:52pour votre établissement ?
20:54Ça devient difficile
20:55de tenir physiquement
20:56parce que c'est vrai
20:57que mon papa
20:59au niveau de la santé
21:03les rushs du service
21:04sont assez intensifs
21:05plus moi-même
21:06je suis un peu
21:08descendu
21:09dans la cale
21:09du bateau
21:10mais il faudrait
21:11que je remonte
21:11à la surface
21:12parce que je ne peux pas
21:13être partout
21:14en même temps
21:14et physiquement
21:16ça devient difficile
21:17de ne pas être épaulé
21:20et de devoir
21:21être partout
21:23en même temps.
21:23Donc le risque
21:24serait de...
21:25Oui, un épuisement professionnel
21:26total avec les risques
21:27de santé
21:28qu'on entend parfaitement
21:29ici à l'antenne
21:29de Sud Radio Louis Dubois
21:30merci beaucoup
21:31d'avoir été avec nous ce matin
21:33directeur du Panorama
21:34la terrasse du château
21:35à Saint-Michel-de-Fonzac
21:36c'est en Gironde
21:37je rappelle pour ceux
21:38qui nous rejoindraient à l'instant
21:39vous êtes dans l'urgence
21:40c'est la recherche d'un job
21:41vous cherchez quelqu'un
21:42avec de l'excellence
21:43mais peut-être
21:44pas trop d'expérience non plus
21:45c'est pour prendre
21:46on va dire un job de cuisinier
21:48dans le sens où il y a
21:49des assemblages de planches
21:50sucrées, salées à réaliser
21:52c'est du mardi soir
21:54au dimanche soir
21:54c'est de 17h à 23h
21:56et un salaire net
21:58vous avez dit
21:58entre 1800 et 1900 euros
22:00j'ai parfaitement résumé
22:01l'annonce ou pas ?
22:02c'est parfait
22:03et je vous remercie
22:04pour votre soutien
22:05et pour ce message
22:06aussi passé
22:07sur Sud Radio
22:08merci à vous
22:08c'est à vous
22:10qu'on souhaite
22:10bon courage Louis Dubois
22:11et vous le savez
22:12cette radio est aussi
22:13la radio de vous
22:14auditeurs
22:15et de vous dans cette région
22:16et de vous quand vous avez besoin
22:17donc c'est totalement normal
22:19et je compte sur vous
22:20Louis Dubois
22:20surtout pour nous tenir au courant
22:21si jamais cette recherche
22:22se révèle être fructueuse
22:24dans les prochaines heures
22:25ou dans les prochains jours
22:26merci beaucoup d'avoir été avec nous
22:27je le rappelle une dernière fois
22:28directeur de ce restaurant
22:29le panorama de ce coin
22:31en tout cas
22:31panorama
22:32la terrasse du château
22:33c'est à Saint-Michel de Fronzac
22:34en Gironde
22:35et donc si quelqu'un
22:36a la nécessité
22:37dans les prochains jours
22:38dans les prochaines semaines
22:39de se retrousser les manches
22:40et bien passez un coup de fil
22:41allez sur leur site internet
22:42allez sur leurs réseaux sociaux
22:44tout est là
22:44et vous trouverez
22:45toutes les modalités
22:46il est 10h29
22:47dans un instant
22:47les débatteurs rentrent en studio
22:49et on s'interrogera
22:50sur la fin de vie
22:51on s'interrogera
22:51sur la petite phrase
22:52de Bernard Arnault
22:53qui fait énormément réagir
22:54et notre premier sujet
22:55tournera autour de Marine Le Pen
22:56avec ce qu'on appelle
22:57une image de Marine Le Pen
22:58un cali dans notre jargon
23:00de sondeur
23:00et dans notre jargon
23:01de journaliste
23:02la plupart des français
23:03croient encore
23:03que Marine Le Pen
23:04est d'extrême droite
23:05à bon
23:060826 300 300
23:07à tout de suite

Recommandations