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  • il y a 2 jours
Mettez vous d'accord avec Gilbert Azoulay, Jérôme Dubus, Franck Dedieu et Marie Eve Malouines

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##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-01-08##

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News
Transcription
00:00:01Parlons vrai.
00:00:02Et tout de suite les infos avec Clémence Lobary, bonjour.
00:00:04Bonjour à tous.
00:00:06Maud Bréjon dénonce une action illégale.
00:00:08La porte-parole du gouvernement a réagi ce matin face à l'arrivée des tracteurs à Paris.
00:00:13Gouvernement qui a activé une cellule de crise.
00:00:15Les agriculteurs manifestent depuis ce matin, notamment sous la tour Eiffel ou encore à l'Arc de Triomphe,
00:00:20une mobilisation à l'appel de la coordination rurale, entre autres contre le traité de libre-échange avec le Mercosur.
00:00:25Syndicat qui réclame également des simplifications administratives,
00:00:28jugeant les normes trop contraignantes.
00:00:31Il appelle désormais à manifester devant l'Assemblée nationale.
00:00:34Son président lui réclame une rencontre avec Yael Broun-Pivet et Gérard Larcher.
00:00:39L'actualité, c'est également la tempête Goretti qui se rapproche de l'ouest de la France.
00:00:43La Manche est en alerte rouge, une alerte qui débute ce soir à 21h.
00:00:4724 départements sont également en vigilance orange, vent violent à partir de 18h.
00:00:52De la Seine-Maritime à la Charente-Maritime en passant par la région parisienne,
00:00:55Météo France prévoit des rafales de vent pouvant atteindre 150 à 160 km heure sur les côtes de la Manche,
00:01:01130 à 140 km heure à l'intérieur des terres.
00:01:05En parallèle, trois départements restent placés en vigilance orange, neige, verglas, la Haute-Savoie, la Savoie et le Vaucluse.
00:01:11Le pic de l'épidémie de grippe semble avoir été atteint dans les derniers jours de 2025.
00:01:16C'est l'annonce hier de Santé publique France, l'agence qui prévient qu'il ne pourrait n'être que provisoire.
00:01:21En effet, la circulation du virus reste soutenue dans le pays et l'activité est élevée dans les hôpitaux.
00:01:27Les consultations en médecine de ville, elles se sont stabilisées.
00:01:30La colère aux Etats-Unis après la mort d'une femme de 37 ans à Minneapolis.
00:01:35Elle a été abattue hier lors d'une opération de la police de l'immigration,
00:01:38un acte relevant de la légitime défense selon le gouvernement Trump,
00:01:41alors que les responsables politiques locaux contestent cette version des faits.
00:01:45Et ce mercredi soir, des milliers de personnes se sont rassemblées sur les lieux du drame en hommage à la victime.
00:01:50Et puis on termine avec la très belle soirée des skieurs français.
00:01:53Première victoire de l'hiver pour Clément Noël.
00:01:55A quelques semaines des JO d'hiver, le français remporte le slalom de Madonna di Compiglio.
00:02:00Un autre français, Paco Rassa, prend la troisième place.
00:02:03Excellente matinée à tous.
00:02:04Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:02:11Bonjour à toutes et à tous.
00:02:13Nous sommes ensemble pendant deux heures pour commenter l'actualité à 10h30, les débats.
00:02:17Bonjour Gilles Gansman.
00:02:18Bonjour Valérie.
00:02:19Et bonjour Félix Mathieu.
00:02:20Bonjour Valérie.
00:02:21Avec vous, c'est quoi le problème ?
00:02:23Alors, est-ce que vous avez reçu beaucoup de vœux cette année ?
00:02:26Est-ce que vous avez reçu beaucoup de cartes de vœux ?
00:02:28Moi, je dois dire qu'au fil des années, on reçoit de moins en moins de cartes de vœux
00:02:33et même de vœux sur les réseaux.
00:02:36Sur les SMS, vous vous rappelez une époque où les réseaux étaient saturés
00:02:40et puis on recevait les messages à trois heures du mois.
00:02:43À minuit, tout le monde s'appelait.
00:02:44Ben non, c'est vrai, beaucoup moins qu'avant.
00:02:46Il n'y a plus le côté à minuit le premier, tout le monde s'appelle.
00:02:49Et quant aux cartes de vœux, ça coûte trop cher peut-être.
00:02:52Et on va en parler avec vous puisque le gouvernement...
00:02:53Et puis peut-être qu'on ne prend plus qu'on va passer des bonnes années.
00:02:55Oui, c'est ça, c'est la vraie question.
00:02:57Pourquoi on ne se souhaite plus les vœux ?
00:02:58Mais c'est vrai que le gouvernement a annoncé,
00:03:00on va en reparler avec vous dans un instant,
00:03:02de supprimer, enfin c'est le premier ministre qui a demandé à ses ministres
00:03:05de ne plus envoyer de cartes de vœux papiers.
00:03:07Et ce n'est pas sans conséquence.
00:03:09Alors sinon, dans nos débats,
00:03:10écoutez, je crois que le mot du jour, c'est inacceptable.
00:03:14Un blocage inacceptable, vous l'avez entendu dans le rappel des titres.
00:03:19Ce sont les mots de Bréjon à propos des agriculteurs qui bloquent Paris.
00:03:23Qu'en pensez-vous ?
00:03:24Est-ce que vous comprenez leur colère ?
00:03:27Et leur désespoir ?
00:03:28Inacceptable, trop de gendarmes à la rue.
00:03:32Avec le grand froid, évidemment, c'est encore plus d'actualité.
00:03:36Mathilde Panot, députée LFI, propose des réquisitions de logements vacants.
00:03:40Qu'en pensez-vous, là aussi ? Ça fait débat et puis inacceptables les manifestations et les dégradations d'après-match,
00:03:49après la victoire de l'Algérie, des manifestations, des dégradations à Marseille, à Lyon, à Paris et à Roubaix.
00:03:56Est-ce qu'on est obligé d'accepter cela ? On y reviendra tout à l'heure.
00:03:59Et justement, Valérie, pour démarrer le son qu'on pourra passer à vos débatteurs,
00:04:05je vous propose justement d'écouter Maud Bréjon, porte-parole du gouvernement,
00:04:09qui a lancé un avertissement aux agriculteurs qui bloquent Paris.
00:04:13C'était sur France Info ce matin.
00:04:14Pour autant, la situation qu'on voit depuis cette nuit, depuis ce matin, n'est pas acceptable.
00:04:19Donc, sur l'appel à manifester devant l'Assemblée nationale,
00:04:22comme sur les tracteurs qui sont en ce moment même sur la place de l'Étoile à l'Arc de Triomphe,
00:04:27je n'ai qu'une chose à dire, tout ça est illégal.
00:04:29Nous ne laissons pas faire et nous ne laisserons pas faire.
00:04:32Rapport de force d'onde, on pourra en parler avec vos débatteurs.
00:04:35Absolument. Félix, donc, nous parlions des vœux, des cartes de vœux.
00:04:39Alors, l'actualité, ça a été effectivement cette annonce du Premier ministre
00:04:44demandant à ses ministres de ne plus envoyer de cartes papiers.
00:04:48Oui, la consigne est formelle de la part de Sébastien Lecornu aux différents ministères.
00:04:52Vous n'envoyez plus de cartes de vœux, vous allez vous contenter désormais d'envoyer des mails de bonne année.
00:04:56On a envie de dire merci, au revoir.
00:04:58Est-ce que c'est de la radéinerie ou est-ce que vous dites qu'après tout, il n'y a pas de petites économies ?
00:05:02Je vous laisse en juger. D'ailleurs, vous pouvez nous le dire au 0826 300 300.
00:05:07L'objectif, en tout cas, dit Matignon, attention, c'est de réformer structurellement la communication de l'État.
00:05:15Rien de moins. Et donc, ça passe par ça, par les cartes de vœux.
00:05:18La com' de l'État, si on additionne un peu tout, tous les ministères, etc.,
00:05:21un milliard d'euros par an à peu près. Objectif, donc, un tiers de moins.
00:05:26Et visiblement, les petits ruisseaux font les grandes rivières.
00:05:28Si ça permet d'économiser 10 000 euros par ministère de ne plus envoyer de cartes de vœux,
00:05:33c'est toujours ça de pris, quelque part, à trancher Matignon.
00:05:35Oui, mais bon, c'est sûr que tout le monde n'est pas ravi de cette décision.
00:05:40Oui, la carte de vœux, quelque part, c'est quand même une tradition, une habitude culturelle.
00:05:44C'est ce que nous disent les fabricants, les vendeurs aussi, tout simplement, de cartes.
00:05:49On va être dans un instant avec le leader du secteur, éditor,
00:05:52qui propose d'en envoyer gratuitement 5 000 à chaque ministère des cartes de vœux.
00:05:56À votre bon cœur, on en est là.
00:05:58Le tout, Internet, quelque part, peut-être que ça a un peu cassé une part de tradition,
00:06:03de folklore, ça donne quelque chose de plus aseptisé.
00:06:06C'est vrai qu'un mail, c'est plus impersonnel.
00:06:08Et encore, si on en envoie un,
00:06:10ce n'est pas les cartophilistes qui vont vous dire le contraire, si vous voulez.
00:06:14Les cartophilistes, je ne sais pas si vous connaissez les collectionneurs de cartes.
00:06:17Oui, j'ai vu ça dans certains reportages.
00:06:20Il y en a qui les collectionnent depuis des années.
00:06:22Depuis des années.
00:06:23Et depuis, par exemple, là, il y a nos confrères de France 3
00:06:26qui avaient trouvé le témoignage d'un cartophiliste
00:06:30qui, depuis Mitterrand, en envoie à tous les ministères,
00:06:34à tous les présidents,
00:06:35et qui recevait à chaque fois des réponses, figurez-vous.
00:06:37C'était un peu une sorte de tradition,
00:06:39signée de la main du ministre ou du président ou du Premier ministre.
00:06:43Et ce normand, par exemple, a prénommé Alain,
00:06:45avait accumulé comme ça une collection de 600 cartes de vœux
00:06:48de différents ministères, mais aussi de tous les présidents.
00:06:52Des cartes de vœux signées Roselyne Bachelot,
00:06:55Dominique de Villepin, ou pourquoi pas François Bayreau.
00:06:58Voilà, ça vous envoie du rêve quand même, tout ça.
00:07:00Sauf que c'est fini, visiblement, ça coûtait trop cher.
00:07:02Et lui, il nous dit quand même,
00:07:03Sébastien Lecornu a fait capoter ma collection.
00:07:06Oui, mais avouez que nous, ici à la rédaction,
00:07:09on reçoit beaucoup, beaucoup de vœux des mairies,
00:07:13des hommes politiques, et ça finit à la poubelle.
00:07:16On regarde le vœu, on regarde qui nous a envoyé la carte,
00:07:19et une fois sur deux, on ne les collectionne pas,
00:07:21on les met à la poubelle.
00:07:22Vous avez reçu des vœux, j'imagine, ici à la rédaction,
00:07:25on ne les garde pas à ces cartes-là.
00:07:27Donc il y a aussi une vraie réalité.
00:07:29Ça nous fait plaisir de lire que telle maire nous souhaite une bonne année,
00:07:33mais ça va à la poubelle, non ?
00:07:36Oui, peut-être une vraie question.
00:07:38Vous ne les jetez pas vos vœux ?
00:07:40Si, si.
00:07:41Mais économiquement, il y a une industrie qui est en train d'être menacée.
00:07:48Alors, quelques réactions de nos auditeurs.
00:07:50Anne nous dit,
00:07:51Anne, pardon, Ampho, vous me dites,
00:07:53des vœux, pourquoi dire, dans cette tourmente ?
00:07:56Stéphane, qui a de l'humour, nous dit,
00:07:57de toute façon, avec le plantage de la Poste,
00:07:59il serait arrivé à Pâques, les vœux.
00:08:02Mais c'est vrai que moi, j'ai été interpellée
00:08:04par le témoignage d'Henri Condamine,
00:08:08qui est avec nous.
00:08:09Bonjour, président fondateur d'Editor.
00:08:11Vous êtes leader dans le domaine de la carterie.
00:08:16Et je vous ai entendu au moment de l'annonce du Premier ministre.
00:08:18Et c'est vrai que ça m'a interpellée,
00:08:20que je n'avais pas pensé que ça mettait votre entreprise en péril.
00:08:25Bonjour.
00:08:26Bonjour.
00:08:26Alors, écoutez, je ne pense pas qu'on puisse dire
00:08:31que cette décision mette le marché ou notre entreprise en péril.
00:08:38Moi, ce que je voudrais souligner,
00:08:39c'est que M. Le Cordu est le seul chef de gouvernement au monde
00:08:45à interdire l'usage de la carte de vœux.
00:08:49que ça nous paraît une posture de communication,
00:08:53en fait, pour faire diversion.
00:08:55Nous n'avons pas de budget,
00:08:57donc pas d'action gouvernementale.
00:09:00On s'en prend à la carte de vœux
00:09:01pour faire un acte d'autorité.
00:09:04Je dirais presque d'autoritarisme.
00:09:06Oui.
00:09:07Alors, oui, pardon.
00:09:09Non, allez-y, allez-y.
00:09:11Je voulais dire que c'est une décision
00:09:13d'autant plus étonnante et, pour nous, pas raisonnable.
00:09:17D'abord, en tant que citoyen,
00:09:19faire dans la carte de vœux le bouc émissaire
00:09:22du déficit excessif de l'État,
00:09:25c'est ni crédible ni raisonnable,
00:09:29c'est plutôt dérisoire.
00:09:31On cherche entre 30 et 45 milliards d'économies
00:09:36sur le budget français.
00:09:38Et là, on va parler d'une mesure
00:09:41qui concerne à peu près 10 000 euros par ministère.
00:09:45Alors, ensuite, il y a une réaction économique,
00:09:48vous le disiez à l'instant,
00:09:49c'est-à-dire qu'il y a une filière.
00:09:51Cette filière, c'est des fabricants, bien sûr,
00:09:54mais c'est aussi des distributeurs.
00:09:56C'est-à-dire la distribution des cartes de vœux,
00:09:59elle concerne beaucoup de monde.
00:10:02C'est une tradition culturelle.
00:10:05Même si vous dites, on en envoie moins aujourd'hui,
00:10:08on peut dire que peut-être pour les vœux de fin d'année
00:10:11au niveau des institutions ou des ministres,
00:10:14on en envoie moins.
00:10:16Mais par contre, au niveau des consommateurs,
00:10:18ils s'en consomment encore.
00:10:19C'est-à-dire que la carte, c'est une marque d'attention,
00:10:23c'est de la reconnaissance.
00:10:24C'est un geste qui compte
00:10:25et avec une charge émotionnelle forte.
00:10:28Ça crée du lien, ça donne du sens à la vie.
00:10:31Peut-être entre particuliers,
00:10:33mais c'est vrai que les cartes des ministères,
00:10:35est-ce qu'elles ont un intérêt ?
00:10:36Est-ce que griffonner avec mon amitié
00:10:40ou sincèrement ou bien à vous sur une carte imprimée
00:10:43ou parfois même avec des cartes dont le texte est préimprimé,
00:10:47je ne vois pas où est le lien émotionnel qu'il peut y avoir ?
00:10:50La seule chose, c'est que prendre une décision de cette nature
00:10:55et lui donner ce retentissement,
00:10:58ça amène à quoi ?
00:11:01On parle de quoi ?
00:11:04Il y a quand même des vraies mesures à prendre
00:11:06pour les économies du budget de l'État, non ?
00:11:09Oui, pour sûr.
00:11:09Et parler des cartes de vœux, et seulement des cartes de vœux.
00:11:12Ce qui est amusant, par exemple,
00:11:14c'est qu'on ne parle pas des frais de réception,
00:11:17on ne parle pas des petits fours et du champagne.
00:11:20On parle simplement de la carte de vœux.
00:11:23C'est une mesure totalement, c'est une posture.
00:11:26C'est clair, c'est pour faire de l'animation
00:11:29à un moment où on n'a rien d'autre à se mettre sous la dent.
00:11:34Moi, ce que je voudrais dire sur le plan économique,
00:11:37c'est que ça concerne quand même beaucoup d'emplois.
00:11:39Si vous voulez, la distribution est faite
00:11:43au travers de 52 600 points de vente en France
00:11:46qui vendent des cartes de vœux.
00:11:48Ça représente 180 000 salariés, d'accord ?
00:11:52Et certes, ce n'est pas un chiffre d'affaires considérable pour ces magasins,
00:11:57mais où ça devient très important,
00:11:59c'est que c'est un produit à marge plus forte.
00:12:02Parce que ces gens-là sont généralement des gens qui vendent du tabac,
00:12:05de la presse, de la papeterie, de la librairie,
00:12:07et qui ont des faibles marges.
00:12:08Donc la carte de vœux contribue à 10% de la marge de ces distributeurs.
00:12:13Et ça veut dire que 10% des emplois salariés, qui sont 180 000,
00:12:18sont concernés par cette image que donne le Premier ministre de notre produit.
00:12:26Voilà.
00:12:28Ensuite, il faut quand même savoir que la carte de vœux,
00:12:31c'est très apprécié.
00:12:32Déjà, en fait, tout le monde n'en envoie pas.
00:12:35Je vous ai entendu dire, moi, ça ne m'intéresse pas d'en recevoir.
00:12:39Ben oui, mais il y a quand même 100 millions de cartes
00:12:41qui sont expédiées par exemple par les Français.
00:12:44C'est-à-dire que...
00:12:45C'était les cartes politiques dont parlait Gilles Gansman tout à l'heure.
00:12:49Ce n'étaient pas les cartes entre particuliers, effectivement,
00:12:51qui ont une valeur, comme vous le disiez,
00:12:53plus chargée d'émotions, parce que quelqu'un pense à vous,
00:12:56parce qu'il y a une relation qui se fait.
00:13:01Et sur les politiques, c'est peut-être un petit peu différent.
00:13:03Mais on va y revenir.
00:13:040826 300 300.
00:13:06Est-ce que vous continuez d'envoyer des cartes de vœux ?
00:13:09Est-ce que vous en avez reçu ?
00:13:10On a envie de vous entendre ce matin sur Sud Radio.
00:13:12A tout de suite.
00:13:13Sud Radio, le 10h midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:13:19Midi, mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:13:22Plus de cartes de vœux pour les ministres.
00:13:24Ce matin, on en parle avec vous.
00:13:26C'est quoi le problème ?
00:13:28Félix Mathieu, Henri Condamine est avec nous en ligne,
00:13:31président fondateur d'Editor,
00:13:32donc leader sur le domaine de la carterie.
00:13:36Et vous nous avez expliqué les tenants et les aboutissants
00:13:39de cette interdiction.
00:13:40vous jugez assez ridicule puisqu'elle ne concerne finalement
00:13:45qu'une toute petite somme dans l'océan des déficits de l'État.
00:13:50Félix Mathieu, vous avez une question pour Henri Condamine.
00:13:53Henri Condamine, au-delà des cartes de vœux,
00:13:55est-ce que le marché de la carte postale aussi s'est replié ?
00:13:58Est-ce qu'il y a une époque où les gens en vacances envoyaient des cartes postales
00:14:03à leur famille, à la mamie ?
00:14:04Sauf qu'aujourd'hui, la mamie a le groupe WhatsApp de la famille.
00:14:07Les gens sont toujours en contact.
00:14:09Les gens s'envoient peut-être aussi moins de cartes postales en vacances qu'avant, non ?
00:14:12Alors, vous avez raison.
00:14:15C'est-à-dire que la multiplication des téléphones portables,
00:14:20où l'on prend soi-même ses photos,
00:14:22a considérablement atténué l'usage de la carte touristique de vacances.
00:14:29Mais ce sont deux choses totalement différentes.
00:14:31Ce sont deux marchés différents.
00:14:32Les cartes d'anniversaire, les cartes pour les fêtes,
00:14:36fête des mers, Saint-Valentin,
00:14:38tout ça a particulièrement bien résisté.
00:14:42Nous sommes dans un marché où les gens continuent à se donner des marques d'affection.
00:14:49La carte, ça a cette valeur très importante,
00:14:52c'est que ça transmet une charge émotionnelle forte.
00:14:56Il y a des gens d'ailleurs qui les gardent.
00:14:58Alors, on ne garde certainement pas les cartes envoyées
00:15:01par les municipalités ou les hommes politiques.
00:15:04Mais par contre, lorsque l'on reçoit une carte de quelqu'un que l'on aime,
00:15:09qui fait partie de son environnement proche,
00:15:11eh bien, à partir de ce moment-là,
00:15:13c'est totalement différent comme comportement.
00:15:15Et là, c'est très important.
00:15:16Et ça n'a pas faibli.
00:15:18Oui, mais l'émotion, elle passe aussi
00:15:20lorsque vous faites une photo de vous derrière un sympa
00:15:23et vous mettez « Bonne année d'Amsterdam »
00:15:25ou « Bisous d'Amsterdam »
00:15:27et on l'envoie par WhatsApp.
00:15:29Il y a aussi une valeur d'émotion
00:15:30où on peut faire aussi une petite vidéo
00:15:32où on souhaite la bonne année
00:15:35avec une coupe de champagne.
00:15:37L'émotion passe aussi désormais
00:15:39par ces réseaux-là et par WhatsApp, non ?
00:15:43Alors, c'est intéressant ce que vous dites
00:15:45parce que, en ce qui nous concerne,
00:15:47nous venons cette année
00:15:48de lancer une innovation très importante.
00:15:51Une innovation d'ailleurs qu'on a proposée
00:15:52d'offrir au Premier ministre.
00:15:54En fait, c'est une carte figitale.
00:15:58Digitale, ça veut dire physique et digitale.
00:16:01C'est le meilleur des deux mondes.
00:16:02C'est-à-dire, la carte physique,
00:16:04elle existe toujours.
00:16:06On peut y écrire un mot
00:16:07qui donne du sens
00:16:08parce que l'écriture,
00:16:10c'est irremplaçable.
00:16:11L'écriture,
00:16:12il y a une charge émotionnelle dans l'écriture
00:16:14et on comprend que ça a été vraiment fait
00:16:17pour la personne.
00:16:18Ça n'a rien à voir avec un like,
00:16:20un WhatsApp.
00:16:21Mais, sur cette carte digitale
00:16:23dont je parle,
00:16:24il y a un discret QR code
00:16:26et ce QR code permet,
00:16:29aujourd'hui,
00:16:30d'enregistrer une vidéo personnalisée
00:16:32et au destinataire de la lire.
00:16:35On vient de lancer ça
00:16:36et ça marche évidemment très bien
00:16:38parce que ça associe la carte physique
00:16:41à l'actualité aujourd'hui
00:16:45du monde digital dans lequel on vit.
00:16:47Mais on garde quand même
00:16:48le support papier
00:16:49qui donne une richesse
00:16:51et une émotion plus fortes.
00:16:52Merci beaucoup, Henri Condamine,
00:16:54d'être intervenu ce matin
00:16:56sur Sud Radio.
00:16:57Quelques réactions d'auditeurs.
00:16:58Stéphane nous dit
00:16:59la carte doit devenir un objet unique.
00:17:01Maintenant, c'est tellement facile
00:17:02de la faire soi-même.
00:17:03Il m'envoie la photo
00:17:04de la carte qu'il a faite pour son frère.
00:17:07Claire nous dit
00:17:07« Bonjour, moi j'ai envoyé des cartes
00:17:09avant Noël pour ma famille éloignée.
00:17:11Elles sont arrivées début janvier,
00:17:12le 5 très exactement.
00:17:14Bravo La Poste pour votre efficacité.
00:17:16C'est décourageant.
00:17:18Dites-nous si vous continuez
00:17:19d'envoyer des cartes de vœux.
00:17:21Et toujours Stéphane nous dit
00:17:22qu'il y a Dromadaire qui cartonne
00:17:24et on peut faire des cartes personnalisées.
00:17:27Dromadaire, c'est votre société.
00:17:28Rafik Smati, bonjour.
00:17:30Bonjour, Valérie.
00:17:31Et meilleurs vœux.
00:17:32Bonne année à vous.
00:17:33Bonne année.
00:17:34Alors, Dromadaire,
00:17:35c'est effectivement une société
00:17:36qui est spécialisée
00:17:38dans les cartes virtuelles,
00:17:42dans les cartes digitales.
00:17:44C'est un marché...
00:17:45Vous avez lancé quand cette société ?
00:17:47Alors, c'est une société
00:17:48que j'ai lancée en 1998.
00:17:51Donc, vous voyez,
00:17:52je fais partie des anciens
00:17:53de l'Internet français.
00:17:56Et effectivement,
00:17:57nous avons une activité
00:17:58qui est une activité
00:17:58de cartes de vœux électroniques,
00:18:00mais aussi une activité
00:18:01de cartes de vœux papier.
00:18:02Ce qui nous donne
00:18:03une vision assez objective
00:18:05et assez large
00:18:06sur ces marchés
00:18:08et sur l'évolution
00:18:10de ces marchés.
00:18:11Et moi,
00:18:11ce que je trouve intéressant
00:18:13et pour compléter
00:18:13les propos qui sont
00:18:14dits sur le plateau,
00:18:16c'est que,
00:18:17contrairement aux idées reçues,
00:18:18alors, la carte de vœux électronique,
00:18:20elle est de plus en plus utilisée,
00:18:22les supports changent.
00:18:23Je l'entendais parler
00:18:24de WhatsApp, etc.
00:18:25Évidemment,
00:18:26c'est une tendance de fond
00:18:27et c'est très bien.
00:18:28Mais la carte de vœux papier,
00:18:30non seulement elle résiste,
00:18:32mais figurez-vous
00:18:32qu'elle résiste
00:18:33particulièrement
00:18:33auprès des jeunes,
00:18:36auprès des trentenaires,
00:18:38auprès des quadras.
00:18:40Et c'est ça
00:18:40qui est extrêmement intéressant.
00:18:41C'est-à-dire que
00:18:41nous avons noté
00:18:42une tendance de fond
00:18:43ces 3-4 dernières années
00:18:45avec une recrudescence
00:18:47des consommations,
00:18:48justement,
00:18:49de cartes de vœux papier
00:18:50de la part
00:18:51d'une cible
00:18:53plutôt urbaine,
00:18:54plutôt jeune,
00:18:55qui peut paraître...
00:18:57Paradoxal, oui.
00:18:59Oui, oui,
00:18:59c'est paradoxal.
00:19:00On avait le sentiment...
00:19:01Vous faites le même constat
00:19:02que cette année,
00:19:04on reçoit moins
00:19:05de cartes de vœux ?
00:19:07Moins de vœux en général ?
00:19:09Alors,
00:19:10de cartes de vœux papier,
00:19:11non.
00:19:12C'est un marché
00:19:12qui est en croissance,
00:19:14étonnamment.
00:19:15Mais vous savez,
00:19:16je crois qu'il y a
00:19:17un besoin d'authenticité
00:19:18dans cette période
00:19:19qui est extrêmement anxiogène,
00:19:22où les relations sociales
00:19:23sont parfois
00:19:24extrêmement tendues,
00:19:25où vous avez
00:19:25des angoisses
00:19:28qui sont liées
00:19:29au climat géopolitique,
00:19:30politique, etc.
00:19:31Et donc,
00:19:32le besoin
00:19:32de vouloir retisser
00:19:34des liens
00:19:34auprès des gens
00:19:37qu'on aime,
00:19:37c'est quelque chose
00:19:38qui, je pense,
00:19:39n'a jamais été aussi élevé.
00:19:41Et en particulier,
00:19:42le supplément d'âme
00:19:44que, justement,
00:19:45parce que, justement,
00:19:46on a connu WhatsApp,
00:19:47parce qu'on est
00:19:48dans un monde
00:19:48extrêmement numérisé,
00:19:49le fait de vouloir
00:19:50aller plus loin,
00:19:51et le fait de vouloir
00:19:52aller plus loin aujourd'hui,
00:19:53c'est revenir
00:19:53à une certaine forme
00:19:54de tradition,
00:19:55et la carte papier
00:19:55incarne aussi
00:19:56cette tradition.
00:19:57Écoutez,
00:19:58c'est intéressant,
00:19:58oui,
00:19:59Félix Mathieu,
00:20:00une sorte de mouvement
00:20:00de balancier
00:20:01chez les plus jeunes,
00:20:02comme si on avait été
00:20:03tellement loin
00:20:04dans la dématérialisation
00:20:05qu'on voulait,
00:20:06en réaction,
00:20:06revenir à vraiment
00:20:07un objet papier
00:20:08qu'on peut toucher
00:20:09et envoyer, quoi.
00:20:11C'est ça,
00:20:11c'est-à-dire que
00:20:12la carte de vœux électronique,
00:20:14la carte WhatsApp,
00:20:15elle a un mérite,
00:20:17c'est qu'elle est gratuite
00:20:17et donc qu'elle tolère
00:20:19une certaine forme
00:20:19d'abondance.
00:20:20C'est-à-dire que
00:20:20vous pouvez envoyer
00:20:21des dizaines de cartes
00:20:22ou des centaines de cartes
00:20:23à des centaines de contacts.
00:20:25Mais d'une certaine façon,
00:20:26ça leur fait perdre
00:20:27une charge émotionnelle
00:20:30que l'on retrouve,
00:20:31en revanche,
00:20:31dans la carte de vœux papier
00:20:32parce que si vous faites
00:20:33une carte de vœux papier,
00:20:34vous prenez le temps
00:20:35de la choisir d'abord,
00:20:36ensuite vous prenez
00:20:36le temps d'écrire,
00:20:38vous prenez le temps
00:20:38de l'envoyer
00:20:39et tout ça,
00:20:40c'est autant d'attention
00:20:41qui montre à la personne
00:20:42qui la reçoive
00:20:43qu'elle compte pour vous.
00:20:45Oui,
00:20:45et qu'est-ce que vous pensez
00:20:47de la décision
00:20:48du Premier ministre
00:20:48d'interdire
00:20:49les cartes de vœux
00:20:50au ministre ?
00:20:51C'est comme le disait
00:20:52Henri Condamine,
00:20:54peanuts dans un océan
00:20:57d'économies à faire ?
00:20:59Alors, écoutez,
00:21:00je souris parce que
00:21:03la France,
00:21:04c'est un chiffre
00:21:04qui a été annoncé
00:21:05hier ou avant-hier,
00:21:06la France va emprunter
00:21:07310 milliards d'euros
00:21:09en 2026.
00:21:10310 milliards d'euros,
00:21:11on est 1300 milliards d'euros
00:21:15de dépenses publiques.
00:21:16Donc je veux bien
00:21:17qu'on fasse des économies,
00:21:18la vie est une affaire
00:21:19de symboles,
00:21:20mais je trouve ça
00:21:22extrêmement mesquin,
00:21:24surtout d'en faire
00:21:24un axe de communication.
00:21:25Surtout d'en faire
00:21:26un axe de communication.
00:21:28Et puis,
00:21:29vous allez avoir
00:21:29plein de gens
00:21:30qui vont envoyer
00:21:30des cartes de vœux
00:21:32à des personnalités politiques
00:21:33et donc qu'est-ce
00:21:33qui va se passer ?
00:21:34Les personnalités politiques
00:21:34ne vont pas pouvoir répondre.
00:21:36Bref,
00:21:36tout ça et encore une fois
00:21:38sur ce sujet-là
00:21:39comme sur tant d'autres,
00:21:40c'est une affaire
00:21:42de symboles
00:21:43et on ne va pas
00:21:45mettre les mains
00:21:46là où il faut vraiment
00:21:47les mettre
00:21:48pour réformer l'État.
00:21:48Merci Rafik Smati
00:21:50d'être intervenu.
00:21:51Alors on a Yohan
00:21:52qui attend depuis un petit moment
00:21:53qui voulait nous parler
00:21:55des cartes de vœux.
00:21:56Est-ce que vous envoyez
00:21:57des cartes,
00:21:58Yohan ?
00:21:58Bonjour.
00:21:59Bonjour.
00:22:00Oui,
00:22:00oui,
00:22:01oui.
00:22:01Je suis complètement
00:22:02en phase avec ce que
00:22:03vient de dire Rafik.
00:22:04c'est-à-dire que moi je vois
00:22:06j'ai bientôt 40 ans
00:22:08et j'ai un besoin
00:22:09de revenir à des choses
00:22:10traditionnelles,
00:22:11à des choses palpables
00:22:12et pourtant je travaille
00:22:13dans l'informatique,
00:22:15la digitalisation
00:22:16je connais très très bien
00:22:17et pourtant il y a des choses
00:22:18je trouve effectivement
00:22:19d'avoir du palpable.
00:22:22Oui,
00:22:22il y a une charge émotionnelle,
00:22:23il y a le fait
00:22:24de se dire que
00:22:25la personne a pris
00:22:26un peu de temps
00:22:27pour signer l'attention,
00:22:29c'est du texte,
00:22:31c'est des choses,
00:22:31ça a une représentation
00:22:34que le digital n'a pas.
00:22:37On sent une attention
00:22:38qui est portée particulière
00:22:39au travers de cet objet.
00:22:41Et par rapport
00:22:43à la décision
00:22:45du ministre,
00:22:46du Premier ministre,
00:22:48par rapport à ça
00:22:49je trouve qu'il y a deux choses.
00:22:50La première c'est
00:22:51effectivement
00:22:52j'aimerais savoir
00:22:55combien coûte
00:22:56leur community manager
00:22:57pour leur maintenir
00:22:59leur compte sur X
00:23:00pour déballer
00:23:02des sornettes
00:23:04sur X
00:23:05alors que
00:23:06Benkart 2
00:23:07c'est la tradition,
00:23:08c'est sympa,
00:23:08ça fait toujours plaisir
00:23:09d'une part.
00:23:13Et d'autre part
00:23:15c'est malheureusement
00:23:16aussi un peu
00:23:17je trouve
00:23:18un signe
00:23:21de l'appauvrissement
00:23:23un petit peu
00:23:24politique et culturel français
00:23:25de se dire
00:23:27finalement
00:23:27on va chercher
00:23:28des économies
00:23:28on va aller taper
00:23:29dans les traditions
00:23:30on va aller taper
00:23:31un petit peu
00:23:32dans ce qui
00:23:32fait un petit peu
00:23:34de ce qui unit
00:23:34aussi un petit peu
00:23:35un peuple
00:23:35parce que
00:23:36une attention
00:23:37c'est ce qui permet
00:23:37aussi de se reconnecter
00:23:39aux gens
00:23:39en disant que
00:23:42ouais c'est secondaire
00:23:43ou parce que ça rapporte pas
00:23:44ou que sais-je
00:23:45alors que
00:23:47justement
00:23:48comme l'a dit
00:23:48justement
00:23:49aussi Rafi
00:23:49qui est aussi
00:23:49votre état
00:23:50au nom précédent
00:23:51dans ces moments-là
00:23:53on a une période
00:23:54un peu anxiogène
00:23:55et puis c'est bien
00:23:55de revenir un peu
00:23:56à des choses fondamentales.
00:23:57Merci beaucoup
00:23:58Johan
00:23:59d'être intervenu
00:24:00merci
00:24:01et bonne année
00:24:02à vous également
00:24:03merci Félix Mathieu
00:24:04on se retrouve
00:24:05dans un instant
00:24:06pour commenter
00:24:07l'actualité
00:24:07évidemment parler
00:24:08des agriculteurs
00:24:10qui sont montés
00:24:11à la capitale
00:24:12et qui bloquent
00:24:13un certain nombre
00:24:15d'endroits
00:24:15dans Paris
00:24:16à tout de suite.
00:24:17Sud Radio
00:24:18le 10h midi
00:24:19mettez-vous d'accord
00:24:20Valérie Expert
00:24:21avec vous sur Sud Radio
00:24:23pour les débats
00:24:24avec aujourd'hui
00:24:25Gilbert Azoulay
00:24:26directeur général
00:24:27de Newstank
00:24:27éducation
00:24:28journaliste
00:24:29pour l'hémicycle
00:24:29bonjour
00:24:30vous êtes un grand spécialiste
00:24:32de l'éducation
00:24:33bonne année
00:24:33et bon anniversaire
00:24:34merci Valérie
00:24:35Saint-Touch
00:24:36Jérôme Dubu
00:24:37vous êtes vice-président
00:24:38de France Israël
00:24:39bonjour à vous
00:24:39et tous mes voeux
00:24:40aux millions et millions
00:24:41d'auditeurs
00:24:42et d'auditrices
00:24:43merci à vous
00:24:44de Sud Radio
00:24:44Franck Dedieu
00:24:46rédacteur en chef
00:24:47à Marianne
00:24:48bonjour Franck
00:24:49à une de Marianne
00:24:50cette semaine
00:24:50c'est sur Trump
00:24:51évidemment
00:24:51on se pose la question
00:24:52de savoir à qui il tour
00:24:53et j'attire votre attention
00:24:55et je vous conseille
00:24:55la lecture d'un article
00:24:57un peu contrariant
00:24:58sur est-ce qu'au fond
00:25:00cette intervention
00:25:01au Venezuela
00:25:02si elle a un objectif
00:25:04qui est purement
00:25:04pétrolier et mercantile
00:25:06est-ce que c'est
00:25:07une si bonne opération
00:25:07que ça
00:25:08vu le coût
00:25:10des infrastructures
00:25:10et l'état des infrastructures
00:25:12et le prix du pétrole
00:25:12donc il y a un sujet
00:25:13un peu d'analyse
00:25:15mais dont je vous suggère
00:25:18la lecture
00:25:18dans Marianne
00:25:19qui paraît
00:25:20aujourd'hui
00:25:20Marie-Ève Malouine
00:25:21journaliste politique
00:25:22éditorialiste
00:25:22à la revue politique
00:25:23et parlementaire
00:25:24bonjour à vous
00:25:25le mot du jour
00:25:26c'est inacceptable
00:25:27inacceptable
00:25:28les agriculteurs
00:25:30qui bloquent Paris
00:25:31c'est ce qu'a dit
00:25:32Maude Bréjon
00:25:33trop de gens
00:25:33dorment à la rue
00:25:35inacceptable
00:25:36dit Mathilde Panot
00:25:37elle propose
00:25:37la réquisition
00:25:38de logements
00:25:39vacants
00:25:40et on a
00:25:40on a le ministre
00:25:42du logement
00:25:44qui lui répond
00:25:45qu'elle a qu'à mettre
00:25:46son logement
00:25:46à disposition
00:25:47bref
00:25:48on est dans le haut
00:25:48niveau de la politique
00:25:49et puis inacceptable
00:25:50les manifestations
00:25:52et les dégradations
00:25:53d'après match
00:25:53à Marseille
00:25:54Lyon
00:25:54Roubaix
00:25:55Paris
00:25:55à chaque fois
00:25:56que l'Algérie
00:25:57ou même le Maroc
00:25:59mais c'est vrai que
00:25:59les supporters algériens
00:26:00sont particulièrement
00:26:01mobilisés
00:26:02qui dégradent
00:26:03qui s'affrontent
00:26:05aux forces de l'ordre
00:26:06jusqu'à quand
00:26:08est-ce qu'on va
00:26:08tolérer ça
00:26:09bref
00:26:09beaucoup de sujets
00:26:10avec vous
00:26:10mais on commence
00:26:10avec le zapping
00:26:11de Gilles
00:26:12qui va vous faire
00:26:13réagir à d'autres sujets
00:26:14et oui
00:26:14l'actualité peut être
00:26:16parfois
00:26:16sur d'autres sujets
00:26:18je vais essayer
00:26:19de vous faire réagir
00:26:20face à la disparition
00:26:22de nos bistrots
00:26:23alors Emmanuel Macron
00:26:24a demandé
00:26:25leur classement
00:26:25en patrimoine
00:26:26de l'UNESCO
00:26:27alors pour lui
00:26:28rien ne vaut
00:26:29une bonne baguette
00:26:30et un bon croissant
00:26:31dans nos petits bistrots
00:26:33et cette magnifique
00:26:34équipe de France
00:26:35qui a su se battre
00:26:36pour décrocher
00:26:37cette reconnaissance
00:26:38de l'UNESCO
00:26:39pour la baguette
00:26:40et bien c'est l'équipe
00:26:41de France
00:26:42qui a envie de se battre
00:26:43pour les cafés
00:26:44et bistrots de France
00:26:45et pour que les cafés
00:26:46et bistrots de France
00:26:47soient pleinement reconnus
00:26:48à l'UNESCO
00:26:49alors est-ce que finalement
00:26:50nos bispros
00:26:52ont été tués
00:26:53par le numérique
00:26:54avant on se rencontrait
00:26:55dans les bistrots
00:26:56pour se parler
00:26:57pour dialoguer
00:26:58et puis aujourd'hui
00:26:58on n'y va plus
00:27:00on ne parle plus
00:27:00et résultat
00:27:01nos bistrots disparaissent
00:27:020 826 300 300
00:27:04appelez-nous
00:27:05pour nous dire
00:27:06ce qui se passe
00:27:07moi je vais chez Momo
00:27:08en bas de la maison
00:27:08tous les jours
00:27:09et je dis le parisien
00:27:11au comptoir
00:27:12sur le zinc
00:27:12non mais en milieu rural
00:27:14moi je le vois
00:27:15le week-end
00:27:16je suis dans ma petite campagne
00:27:17à côté de Fontainebleau
00:27:18il n'y a plus rien
00:27:20il n'y a plus un seul commerce
00:27:21qui est disparu
00:27:23alors les commerces
00:27:24de villages
00:27:25de centre-ville
00:27:26de villages
00:27:26ont été tués
00:27:27par les grandes surfaces
00:27:28c'est clair
00:27:29les zones commerciales
00:27:30c'est exact
00:27:30la temporalité
00:27:31est imparable
00:27:33voilà
00:27:33donc on a ouvert
00:27:35une grande surface
00:27:35ça a tué
00:27:36les petits commerces
00:27:37donc
00:27:37alors maintenant
00:27:38on est en train de tourer
00:27:39mais les bistrots
00:27:40pourquoi
00:27:40pourquoi les bistrots
00:27:41parce que le bistrots
00:27:43ne faisait pas que bistrots
00:27:44il faisait épicerie
00:27:44il faisait boulangerie
00:27:45il faisait tout un tas de choses
00:27:47qui permettaient
00:27:48d'avoir une clientèle
00:27:48un peu plus vaste
00:27:49que ceux qui venaient boire
00:27:50un pot
00:27:51ou un coup le soir
00:27:52le matin
00:27:53les gens passaient
00:27:54pour prendre du pari
00:27:55etc
00:27:55tout ceci a été tué
00:27:57par les grandes surfaces
00:27:58oui mais c'est là aussi
00:27:59où les français se rencontraient
00:28:00non ?
00:28:01oui c'était un lieu de rencontre
00:28:03aussi en ville
00:28:04là on parle en milieu rural
00:28:05mais aussi en ville
00:28:07il faut se souvenir
00:28:07de ce qui s'est passé
00:28:08au moment du Covid
00:28:08il y a tous les serveurs
00:28:10qui travaillaient
00:28:12dans des bistrots
00:28:12qui ont des vies
00:28:13extrêmement dures
00:28:14c'est des horaires
00:28:16très chargés
00:28:17avec des pauses
00:28:18qui sont obligatoires
00:28:20mais où ils ne peuvent pas
00:28:21forcément rentrer chez eux
00:28:22et tout
00:28:22on dit finalement
00:28:23pour ce prix là
00:28:24ce tarif là
00:28:26et donc ça rejoint
00:28:27toujours le même problème
00:28:27en France
00:28:28des bas salaires
00:28:28parce que
00:28:30le rapport
00:28:31entre le temps passé
00:28:32par un serveur
00:28:33c'est physique
00:28:34en plus
00:28:35on fait des allers-retours
00:28:36etc
00:28:36en rapport avec
00:28:39leur salaire
00:28:40c'est pas suffisant
00:28:41et les bas salaires
00:28:41en France
00:28:42ne sont pas assez rémunérés
00:28:43on ne paie pas la présence
00:28:45le Covid a fait apparaître ça
00:28:46c'est que vous avez un métier
00:28:47où vous pouvez être
00:28:48en télétravail
00:28:50c'est généralement
00:28:51un métier encore plus payé
00:28:52que les métiers
00:28:53qui réclament la présence
00:28:54et la présence
00:28:55elle n'est pas payée
00:28:56dans le salaire
00:28:56je pense qu'il faut revoir
00:28:57tout ça
00:28:58et les bistrots
00:28:59en font partie
00:28:59plusieurs réactions
00:29:00Flavie est en ligne
00:29:01avec nous
00:29:02Flavie bonjour
00:29:03oui bonjour Valérie
00:29:04bonjour tout le monde
00:29:05alors est-ce qu'il y a
00:29:06des cafés là où vous habitez
00:29:07est-ce que vous y allez ?
00:29:09alors moi je suis dans une petite commune
00:29:11bord de plage en Bretagne
00:29:12bon il y a très peu d'habitants
00:29:14quand j'étais enfant ado
00:29:15il y avait une vingtaine de bistrots
00:29:17donc on avait le bistrot
00:29:18où on allait faire les billards
00:29:20il y avait le bistrot
00:29:21où au sous-sol
00:29:21il y avait les jeux vidéo
00:29:22il y avait le bistrot
00:29:24où on pouvait aller acheter
00:29:25petit les bonbons
00:29:26je me souviens
00:29:27ma maman
00:29:27elle donnait les fours
00:29:28on allait là-bas
00:29:29les magazines
00:29:30et on est passé
00:29:31d'une vingtaine à cinq
00:29:32et c'est vrai que
00:29:35alors il y avait le bistrot
00:29:37parce que Jérôme vous évoquait
00:29:39ceux qui font
00:29:39qui faisaient
00:29:41d'autres activités
00:29:43mais les bistrots
00:29:45bistrots ont aussi
00:29:46disparu
00:29:47mais c'est peut-être
00:29:48à mettre en parallèle
00:29:49avec ce qu'on disait hier
00:29:50sur le Dry January
00:29:52on avait ce vigneron
00:29:53qui nous disait
00:29:54que la consommation d'alcool
00:29:55je crois qu'on est passé de
00:29:57alors je ne vais pas dire de bêtises
00:29:58mais
00:29:58non je ne sais plus
00:30:00c'est ça
00:30:00il y avait un chiffre
00:30:01c'était 136 à 40
00:30:03alors je ne sais plus
00:30:04ce que c'était
00:30:04mais en gros
00:30:05il y a une diminution
00:30:06très nette
00:30:07de l'alcool
00:30:08et c'est très bien en soi
00:30:09mais c'est vrai
00:30:10que le lieu du bistrot
00:30:11alors peut-être
00:30:12qu'est-ce que vous en pensez
00:30:14Franck Dedieu ?
00:30:14Merci Flavie
00:30:15Moi je suis assez d'accord
00:30:17avec Marie-Ève
00:30:17c'est-à-dire que
00:30:18vous avez
00:30:19le bistrot
00:30:20dans l'inconscient
00:30:22collectif français
00:30:22c'est un lieu de rencontre
00:30:24et de brassage social
00:30:25c'est-à-dire que
00:30:26moi j'ai connu
00:30:27dans mon enfance
00:30:27des endroits
00:30:28et Flavie
00:30:29le suggéré
00:30:31où au bistrot
00:30:33vous pouviez parler
00:30:34de tous les sujets
00:30:35c'est relativement convivial
00:30:36ça s'engueulait un peu
00:30:37de façon presque
00:30:39un petit peu
00:30:40je dirais
00:30:40symbolique
00:30:42mais vous rencontriez
00:30:44tout type de personnes
00:30:45aujourd'hui
00:30:46c'est vrai que
00:30:46c'est un luxe le bistrot
00:30:47et je vois apparaître
00:30:48et ça
00:30:49il faut peut-être
00:30:52en parler
00:30:52c'est-à-dire que
00:30:52ceux qui ne marchent pas
00:30:54ce sont des bistrots
00:30:55un peu à l'ancienne
00:30:56effectivement
00:30:57ils ferment
00:30:58tout simplement
00:30:59parce qu'ils sont
00:30:59c'est cher
00:31:01ça devient un produit de luxe
00:31:03et puis vous avez
00:31:04des bistrots
00:31:04qui marchent
00:31:06et là on n'a pas du tout
00:31:06de brassage social
00:31:07vous avez une sorte
00:31:08d'archipélisation
00:31:09du bistrot
00:31:10les bistrots à thème
00:31:11dans les centres-villes parisiens
00:31:13où vous avez
00:31:14pour le coup
00:31:15pas du tout
00:31:16de brassage social
00:31:16malheureusement
00:31:18assez peu
00:31:18vous avez des gens
00:31:19qui se ressemblent
00:31:20soit des étudiants
00:31:21je vois par exemple
00:31:22au centre de Toulouse
00:31:22c'est un énorme
00:31:24baratapas
00:31:25dans quelques villes
00:31:26où vous avez des étudiants
00:31:27c'est quand même très bien
00:31:28ça donne beaucoup d'animation
00:31:30et puis également aussi
00:31:31du business
00:31:32pour les commerçants
00:31:33mais il y a
00:31:35ce que je redoute
00:31:36ce qui se passe
00:31:37pour à peu près
00:31:37tous les commerces
00:31:38une sorte d'archipélisation
00:31:40du bistrot
00:31:40où on va choisir
00:31:42son bistrot
00:31:42en fonction de ce que l'on est
00:31:44de ce que l'on aime
00:31:44de quelle communauté
00:31:46on appartient
00:31:47non
00:31:47le bistrot
00:31:48on ne regarde pas sa communauté
00:31:49on ne regarde pas sa classe sociale
00:31:51on y va
00:31:52parce qu'on a envie
00:31:53d'échanger avec quelqu'un
00:31:54qui ne nous ressemble pas
00:31:55c'est très différent à la campagne
00:31:55oui c'est ça
00:31:56il y a vraiment
00:31:57il y a vraiment
00:31:58oui oui tout à fait
00:31:59pour notre auditrice
00:32:00pour l'automne
00:32:0120 bistrots
00:32:02dans un petit village
00:32:03à mon avis
00:32:03ça révèle quelque chose
00:32:05je pense que
00:32:07sur ce coup là
00:32:08le président prend le sujet
00:32:10du mauvais côté
00:32:11d'en faire un patrimoine
00:32:12culturel mondial
00:32:14c'est pas le sujet
00:32:15il faut aider à l'implantation
00:32:16des bistrots
00:32:17quand il n'y en a plus
00:32:18et ça révèle en creux
00:32:19la difficulté
00:32:20on en parlera peut-être plus tard
00:32:21la difficulté de créer une entreprise
00:32:23en France
00:32:23parfois aujourd'hui
00:32:24avec des lourdeurs administratives
00:32:25il faut parfois
00:32:26comme on fait pour les médecins
00:32:27les aider
00:32:28et il y a certains maires
00:32:29qui sont allés jusqu'à mettre
00:32:30des locaux à disposition
00:32:31pour trouver une boulangerie
00:32:32pour trouver un bistrot
00:32:33il faut mettre le local à disposition
00:32:34il faut faire des travaux
00:32:35qui sont gratuits
00:32:37il faut trouver
00:32:37les charges
00:32:38l'électricité
00:32:40pour un bistrot
00:32:40il y a les charges salariales
00:32:43la commune peut prendre en charge
00:32:44tout ça
00:32:44mais ça c'est pas non plus
00:32:45une solution pérenne
00:32:46on a en ligne également
00:32:47Sébastien
00:32:48bonjour Sébastien
00:32:50oui bonjour
00:32:50moi je voulais réagir aussi
00:32:52par rapport à effectivement
00:32:53je me souvenais que le vendredi soir
00:32:55avec les copains
00:32:55on se retrouvait dans le bar
00:32:56en échange avec tout le monde
00:32:57comme vous dites
00:32:57c'était bien
00:32:58et j'ai l'impression qu'aujourd'hui
00:32:59les jeunes préfèrent rester chez eux
00:33:01commander sur Iberit
00:33:02ou des fast food
00:33:03et ils se sont un peu isolés
00:33:05depuis peut-être le Covid
00:33:06mais ils n'ont plus se retrouver
00:33:08au milieu d'autres personnes
00:33:09ils préfèrent rester tout seuls
00:33:10chez eux
00:33:10et vous
00:33:11mais vous habitez dans une ville
00:33:12dans un village
00:33:13dans un village
00:33:14dans le Béarn
00:33:15depuis 2000 habitants
00:33:16il y a toujours ce bar
00:33:18mais il y a de moins en moins
00:33:19de gens dedans
00:33:20c'est difficile
00:33:21oui oui
00:33:22on a Geneviève qui nous dit
00:33:23moi j'habite dans un village
00:33:24il y avait
00:33:25trois bistrots
00:33:27petit village de 600 habitants
00:33:28aujourd'hui
00:33:29les trois sont fermés
00:33:30et personne ne les reprend
00:33:32et puis à part l'alcool
00:33:33vous avez aussi le tabac
00:33:34la consommation de tabac
00:33:35est en baisse
00:33:36dans les bistrots
00:33:37vous aviez des barres tabac
00:33:39qui permettaient effectivement
00:33:40d'avoir une clientèle
00:33:41qui venait acheter ses cigarettes
00:33:42qui prenaient un pot
00:33:43en même temps
00:33:44aujourd'hui tout ça est terminé
00:33:45finit l'offre croquencelle
00:33:48et le petit flipper aussi
00:33:49on jouait une petite partie
00:33:51de flipper
00:33:52on va continuer ce zapping
00:33:53dans un instant
00:33:55merci à Sébastien
00:33:56à tout de suite
00:33:57le 10h midi
00:33:58mettez-vous d'accord
00:34:00Valérie Expert
00:34:01et nous commentons l'actualité
00:34:02avec Gilbert Azoulay
00:34:03Jérôme Dubu
00:34:04Franck Dedieu
00:34:04et Marie-Ève Malouine
00:34:05et Gilles Gansman
00:34:06qui continuent son zapping
00:34:07et oui on va sur les petits sujets
00:34:09qui ont peut-être plus d'importance
00:34:11parfois que la grande actualité
00:34:13et je vais vous emmener sur les soldes
00:34:15qui ont démarré hier
00:34:16encore
00:34:17est-ce qu'ils ont encore un intérêt
00:34:19face aux différents
00:34:20alors depuis octobre-novembre
00:34:22c'est les Black Friday
00:34:24les Cyber Monday
00:34:25les promos de Noël
00:34:27dans Bonjour
00:34:28je vais vous faire écouter un son
00:34:29je vais vous laisser réagir
00:34:30dans Bonjour
00:34:32la journaliste
00:34:32qui s'occupe de l'économie
00:34:34a dénoncé le ridicule
00:34:35de ces soldes
00:34:36qui met à la fois aussi
00:34:38en danger les magasins physiques
00:34:39parce qu'en fait
00:34:40toutes les promos qu'on a eues
00:34:41c'était surtout sur les magasins virtuels
00:34:43les soldes ont-ils encore un intérêt ?
00:34:45je vous ferai réagir
00:34:46après cet extrait de Bonjour
00:34:48sur TF1
00:34:49est-ce que les soldes
00:34:50ont encore un sens ?
00:34:51non ça n'a plus aucun intérêt
00:34:53de faire des soldes
00:34:55
00:34:55à partir d'aujourd'hui
00:34:56jusqu'au 3 février prochain
00:34:59vous le voyez bien
00:35:00en fait on sort d'une espèce
00:35:01de période d'orgie
00:35:03d'achat
00:35:04de vêtements
00:35:05avec le Black Friday
00:35:06qui a commencé limite
00:35:07au mois de septembre
00:35:08puis ensuite
00:35:08les promos de Noël
00:35:09etc
00:35:10et puis là on arrive en janvier
00:35:11pardon mais personne n'a envie
00:35:13d'aller pousser
00:35:13la porte d'un magasin
00:35:15d'ailleurs petit S
00:35:15vous connaissez quelqu'un
00:35:16vous qui l'a cette année
00:35:17aujourd'hui
00:35:18pose une RTT
00:35:19vous savez pour le premier mercredi
00:35:20des soldes
00:35:20non c'est fini ça
00:35:21ben ouais c'est fini ça
00:35:22alors qu'il y a quelques dizaines d'années
00:35:24il y a beaucoup de gens
00:35:25qui le faisaient
00:35:25ben non tout ça c'est terminé
00:35:27et puis vous le voyez devant moi
00:35:28regardez tous ces vêtements
00:35:29regardez ces chiffres
00:35:30qui sont incroyables
00:35:31on a en moyenne
00:35:32175 vêtements
00:35:33dans nos placards
00:35:34et la moitié
00:35:35qu'on ne met
00:35:36jamais
00:35:37donc nos placards
00:35:38débordent de vêtements
00:35:39vous voulez réagir
00:35:41moi j'attends toujours cette période
00:35:43parce que c'est les soldes
00:35:45des soldes
00:35:45j'ai remarqué
00:35:46moi j'ai une marque
00:35:46que j'adore particulièrement
00:35:47je sais qu'à cette période
00:35:48ça ne sera pas moins 50
00:35:49ce sera moins 70%
00:35:51donc c'est peut-être
00:35:52il y a les soldes
00:35:53et les avant soldes
00:35:54et les soldes des soldes
00:35:55moi c'est comme ça
00:35:56que je vois les choses
00:35:56et je pense que c'est
00:35:58une tradition générationnelle
00:35:59les soldes de janvier
00:36:00je pense qu'on est tous concernés
00:36:01on attendait ce moment
00:36:02oui mais on a aussi
00:36:03nous aussi changé de comportement
00:36:05je pense
00:36:05les commerçants
00:36:06ont besoin de déstocker
00:36:07néanmoins
00:36:07parce que je regardais
00:36:08un peu les chiffres
00:36:09notamment des vêtements chauds
00:36:11alors ça tombe bien
00:36:12donc ils vont pouvoir
00:36:13un peu déstocker
00:36:14mais les stocks actuels
00:36:16des commerçants
00:36:16qui vendent des vêtements chauds
00:36:18c'est absolument inimaginable
00:36:20ils sont surstockés
00:36:21parce qu'il n'a pas fait très froid
00:36:23Marie-Eve Malouine
00:36:23est-ce que vous faites les soldes ?
00:36:26non personnellement
00:36:26je ne fais pas les soldes
00:36:27parce que je vais dans
00:36:28les magasins outlet
00:36:29qui sont ouverts
00:36:30toute l'année
00:36:31il faut connaître par rapport aux marques
00:36:32qu'on aime bien
00:36:33et c'est ouvert toute l'année
00:36:34on a des réductions
00:36:36les soldes
00:36:37c'est permanent
00:36:38en fait
00:36:38et ça permet d'écouler les stocks
00:36:39et puis il y a aussi sur internet
00:36:40parce que les marques
00:36:43font leurs propres soldes
00:36:45sur internet
00:36:46non mais je veux pas
00:36:48les jeunes générations
00:36:49non plus
00:36:50ils sont sur les réseaux sociaux
00:36:52et sur les sites
00:36:53je ne veux pas donner les noms
00:36:54mais tout le monde les connaît
00:36:55et c'est en permanence
00:36:56qu'on peut acheter des vêtements
00:36:57il y a des pré-soldes
00:36:58la question que ça pose
00:37:01c'est qu'est-ce que le juste prix aussi
00:37:02c'est-à-dire qu'il y a un moment
00:37:04on ne sait plus
00:37:05quel est le juste prix
00:37:06des choses
00:37:07il y a aussi un mouvement
00:37:08de plus en plus
00:37:09chez les jeunes
00:37:10de dire
00:37:12on change souvent de vêtements
00:37:14qu'on achète d'occasion
00:37:15qu'on revend
00:37:16et donc on change
00:37:17mais on ne veut pas surconsommer
00:37:19vous regardez leurs placards
00:37:21ils n'ont pas ces placards
00:37:22qui débordent
00:37:23les choses qu'ils ne mettent pas
00:37:24ils les revendent
00:37:24ça dépend
00:37:25mais c'est vrai que vous avez raison
00:37:26malheureusement
00:37:28c'est peut-être pas tout à fait vrai
00:37:32à l'échelle nationale
00:37:33puisqu'il y a des fashionistas
00:37:35et fashionistas
00:37:37qui achètent
00:37:38beaucoup de t-shirts
00:37:40et de vêtements
00:37:41juste une petite statistique
00:37:42en 1980
00:37:43le budget
00:37:45habillement
00:37:46était à peu près
00:37:48le même
00:37:48qu'aujourd'hui
00:37:50que les français consacrés
00:37:52à l'habillement
00:37:52sauf qu'ils achetaient
00:37:54deux fois plus cher
00:37:55et deux fois moins
00:37:55de vêtements
00:37:56donc c'est à peu près
00:37:57la même chose
00:37:58sauf que ça change
00:37:59mais ça ne change pas
00:38:00simplement
00:38:00dans votre garde-robe
00:38:01ça ne change pas
00:38:02simplement dans votre budget
00:38:03ça change aussi
00:38:04de point de vue économique
00:38:06c'est-à-dire que
00:38:07cette logique
00:38:09des soldes permanentes
00:38:12et de l'achat
00:38:14à outrance
00:38:15ça nuit
00:38:18aux petits commerçants
00:38:19et aux made in France
00:38:19c'est-à-dire que
00:38:20toutes ces soldes
00:38:22toutes ces pré-soldes
00:38:23qui arrivent bien avant
00:38:25avec le Black Friday
00:38:26etc
00:38:26ça a été démontré
00:38:28les gens achètent
00:38:30alors pas simplement
00:38:30des vêtements
00:38:31mais ils achètent
00:38:32du made in ailleurs
00:38:33donc moi je ne vais pas
00:38:34faire à nouveau
00:38:35on a toujours avec Jérôme
00:38:37ce débat-là
00:38:38faire l'étatiste
00:38:39mais à partir du moment
00:38:40où vous avez
00:38:41déréglementé les soldes
00:38:43la base
00:38:44du succès des soldes
00:38:45c'était
00:38:46la réglementation
00:38:47à partir du moment
00:38:48où vous déréglementez
00:38:49les soldes
00:38:50et bien vous faites
00:38:50vous créez peut-être
00:38:52des opportunités
00:38:53pour les consommateurs
00:38:53disons-le
00:38:54admettons-le
00:38:55mais vous créez aussi
00:38:56une absence de protection
00:38:58pour les petits commerçants
00:39:00pour les centres-villes
00:39:01qu'est-ce que vous appelez
00:39:01des réglementés
00:39:02c'est-à-dire que
00:39:02tout le monde peut faire
00:39:03en gros des promotions
00:39:04quand on veut
00:39:05je veux dire
00:39:05aujourd'hui
00:39:06personne n'est capable
00:39:07les soldes
00:39:09c'était une histoire
00:39:11le droit des soldes
00:39:13il y avait des spécialistes
00:39:14du droit des soldes
00:39:15qui vous disaient
00:39:15attendez
00:39:16ça dépend
00:39:16il y a des jours
00:39:18à respecter
00:39:19des taux à respecter
00:39:20des lieux à respecter
00:39:21aujourd'hui
00:39:22c'est un peu
00:39:22la jungle
00:39:23de la baisse des prix
00:39:24et donc effectivement
00:39:25il ne faut pas
00:39:26nous récoltons
00:39:29ce que nous avons semé
00:39:31en déréglementant
00:39:31je ne dis pas
00:39:32que c'est négatif
00:39:33pour le consommateur
00:39:34je dis simplement
00:39:35qu'il faut aussi
00:39:35voir les effets induits
00:39:37c'est aussi les plateformes
00:39:39chinoises
00:39:39qui ont tué ce marché
00:39:41bien entendu
00:39:41on a en ligne avec nous
00:39:42Lara
00:39:43Lara bonjour
00:39:44oui bonjour
00:39:45bonjour
00:39:45bonjour
00:39:46alors est-ce que vous faites
00:39:47les soldes Lara ?
00:39:49alors non
00:39:50moi je ne les fais plus
00:39:51vous avez quel âge ?
00:39:53vous avez quel âge ?
00:39:54j'ai 35 ans
00:39:55d'accord
00:39:55mais vous les avez faits
00:39:57à un moment ?
00:39:58oui oui
00:39:59je les ai faits
00:39:59effectivement
00:40:00quand j'avais une vingtaine
00:40:01d'années
00:40:01moi j'attendais
00:40:03pour faire les soldes
00:40:04j'attendais que ça
00:40:04et là maintenant
00:40:06pourquoi aujourd'hui ?
00:40:08parce que comme vous disiez
00:40:09il y a les ventes privées
00:40:10il y a tout ce qui est
00:40:12Black Friday
00:40:12là on se tord à peine
00:40:13des fêtes
00:40:14donc on a fait tous les achats
00:40:16pour Noël
00:40:17donc aujourd'hui
00:40:19effectivement
00:40:19sauf un produit particulier
00:40:21qu'on attend
00:40:22à la rigueur
00:40:23depuis le mois de juin
00:40:24les précédentes soldes
00:40:25mais c'est tout
00:40:26est-ce que vous avez l'impression
00:40:27qu'on ne fait plus
00:40:28de bonnes affaires ?
00:40:29non
00:40:30il y a de moins en moins
00:40:32de bonnes affaires
00:40:32oui c'est aussi ça
00:40:33c'est effectivement
00:40:36alors non
00:40:36on a une auditrice
00:40:37Anna qui dit
00:40:37non non
00:40:38moi je ne suis pas d'accord
00:40:39on fait des très bonnes affaires
00:40:40et les soldes sont toujours
00:40:41très intéressantes
00:40:43donc il y a
00:40:44mais il faut trouver
00:40:45il faut chercher
00:40:46vous avez dit
00:40:48ce qu'il fallait dire
00:40:48tout à l'heure
00:40:49c'est qu'on ne sait plus
00:40:50quel est le juste prix
00:40:51bah oui
00:40:52puisqu'on a des soldes
00:40:53en permanence
00:40:54des promotions
00:40:54des liquidations
00:40:55etc
00:40:55qui font qu'on est
00:40:57à moins 40
00:40:58moins 50%
00:40:58mais quel est le juste prix
00:41:00de la chose
00:41:01que l'on achète ?
00:41:01et vous vous dites
00:41:02quel est l'intérêt
00:41:02d'acheter ce vêtement ?
00:41:04acheter au prix annoncé
00:41:06à mon avis
00:41:07c'est une fausse
00:41:07non pas au prix annoncé
00:41:08mais au prix déduit
00:41:09on se demande
00:41:10si c'est quand même
00:41:11le prix de la déduction
00:41:13si c'est le vrai prix
00:41:14c'est vrai pour tout
00:41:15c'est la courbe
00:41:16de l'offre et la demande
00:41:17et le prix se fait
00:41:18à l'avant
00:41:18là c'est pas la courbe
00:41:19de l'offre et la demande
00:41:19c'est la courbe
00:41:20de l'arnaque
00:41:20excusez-moi
00:41:21c'est pour ça
00:41:23que les soldes sont là
00:41:24j'attends toujours
00:41:24au moins 50%
00:41:26et c'est pour ça
00:41:26que je suis très
00:41:27et puis vous avez parlé
00:41:29des agriculteurs
00:41:30qui manifestent
00:41:33dans Paris
00:41:34et défilent
00:41:35en partie
00:41:35contre le Mercosur
00:41:36mais la ministre de l'agriculture
00:41:38vous savez
00:41:38a déjà annoncé
00:41:39l'interdiction
00:41:40de certains produits
00:41:41ayant des pesticides
00:41:42interdits en Europe
00:41:43qui ne pourront plus
00:41:45venir en Europe
00:41:46reportage
00:41:47dans Hugo Décrypte
00:41:48je vous ferai réagir
00:41:49sur ce sujet
00:41:50ces avocats
00:41:51ou ces raisins
00:41:52pourraient être interdits
00:41:53en France et en Europe
00:41:54leur point commun
00:41:55ils proviennent
00:41:56de pays d'Amérique du Sud
00:41:57cette future interdiction
00:41:58pourrait aussi concerner
00:41:59d'autres fruits
00:42:00comme les pommes
00:42:01les oranges
00:42:01ou les mangues
00:42:02également importés
00:42:03d'Amérique du Sud
00:42:04la raison
00:42:04les pays d'Amérique du Sud
00:42:05qui les cultivent
00:42:06utiliseraient des pesticides
00:42:08pour protéger
00:42:08ces fruits et légumes
00:42:09contre les mauvaises herbes
00:42:10et les maladies
00:42:11sauf que ces pesticides
00:42:12sont interdits
00:42:13au sein de l'Union Européenne
00:42:14en raison de risques
00:42:15pour la santé
00:42:15et l'environnement
00:42:16dans un entretien accordé
00:42:17à la tribune ce dimanche
00:42:18la ministre de l'agriculture
00:42:20Annie Gennevard
00:42:21a donc annoncé
00:42:22suspendre les importations
00:42:23de produits d'Amérique du Sud
00:42:25qui contiendraient
00:42:25plus exactement
00:42:26du mancozeb
00:42:27du glyphosinate
00:42:28du thyophanate méthyl
00:42:30ou encore
00:42:30de la carbandazine
00:42:31et c'est un bon premier pas
00:42:33bah oui bien sûr
00:42:35moi ce que ça révèle
00:42:37pardonnez-moi
00:42:38mais à chaque fois
00:42:39tout ce qui est dit là
00:42:41on le savait
00:42:42que les produits
00:42:42c'était pardonnez-moi
00:42:43c'était de la merde
00:42:44vous avez entendu
00:42:45la liste de produits chimiques
00:42:46on le savait
00:42:47je vois pas pourquoi
00:42:48à la signature
00:42:50à quelques jours
00:42:51ou quelques semaines
00:42:51de la signature
00:42:52on découvre
00:42:52qu'il va falloir agir
00:42:53alors qu'on aurait pu agir
00:42:54en amont
00:42:55c'est ça qui me tue
00:42:56et pourquoi
00:42:57il n'y a pas d'anticipation
00:42:58parce que c'est tellement compliqué
00:43:00pour avoir regardé
00:43:01un petit peu
00:43:01après le dossier des fleurs
00:43:03vous savez l'importation
00:43:04de fleurs
00:43:04il y a des produits
00:43:06interdits en Europe
00:43:07donc on ne peut pas
00:43:09produire des fleurs
00:43:10avec ces produits
00:43:11mais les fleurs
00:43:13qui prennent ces produits
00:43:14à l'étranger
00:43:15ne sont pas interdites
00:43:17et donc les fleuristes
00:43:18récupèrent ces fleurs
00:43:19qui leur abîment
00:43:20les mains
00:43:21et c'est très long
00:43:23j'ai travaillé un tout petit peu
00:43:25au ministère de l'agriculture
00:43:26j'avais suivi un petit peu ça
00:43:27et j'ai demandé
00:43:28mais enfin
00:43:29donc il y avait des associations
00:43:30qui avaient protester
00:43:31il y avait une demande
00:43:33au niveau européen
00:43:34et deux ans après
00:43:35l'Europe disait
00:43:37oui on peut étudier le sujet
00:43:39mais il faut faire des études
00:43:40pour savoir
00:43:42parce que
00:43:43par exemple sur les fleurs
00:43:44la législation
00:43:45sur les produits
00:43:47dangereux
00:43:49concerne les produits
00:43:50que vous mangez
00:43:51et comme les fleurs
00:43:51vous ne les mangez pas
00:43:52elles ne sont pas concernées
00:43:54donc pour arriver
00:43:55à faire une législation
00:43:56il faut
00:43:57étudier le sujet
00:43:59voir
00:43:59le lien de cause à effet
00:44:01entre
00:44:02ces produits
00:44:04et
00:44:04les conséquences
00:44:06sur la peau
00:44:07des gens
00:44:08qui les manipulent
00:44:09et on demande
00:44:10des études scientifiques
00:44:11ou votre fleuriste
00:44:12va vous dire
00:44:13regardez
00:44:13depuis quand je travaille
00:44:14avec ces roses
00:44:15qui viennent d'Afrique
00:44:16j'ai les mains rouges
00:44:17et je ne les ai pas
00:44:18quand je travaille avec d'autres
00:44:19mais pour prendre
00:44:20une législation
00:44:21il faut une étude scientifique
00:44:23qui prend extrêmement
00:44:24longtemps
00:44:25et là c'est la même chose
00:44:28l'affaire des fleurs
00:44:28elle est européenne
00:44:29mais l'affaire des fleurs
00:44:31au niveau européen
00:44:32vous n'avez pas ces produits-là
00:44:33c'était des produits
00:44:34qui venaient de l'étranger
00:44:35mais non
00:44:36les fleurs hollandaises
00:44:38excusez-moi
00:44:39c'est la première importation
00:44:40de fleurs en France
00:44:41ce sont des fleurs
00:44:42qui viennent de Hollande
00:44:43c'est un pays
00:44:44qui est dans l'Union Européenne
00:44:45et qui nous envahit
00:44:46de pesticides
00:44:47mais je ne comprends pas
00:44:49qu'est-ce qu'on fait
00:44:50mais qu'est-ce qu'on fait
00:44:51tous les pesticides
00:44:52ne sont pas interdits
00:44:54il y a les fleurs
00:44:55qui viennent de Hollande
00:44:56mais il y a celles
00:44:56qui passent par la Hollande
00:44:58et qui viennent
00:44:58hors Union Européenne
00:45:00mais celles qui viennent de Hollande
00:45:02sont traitées au maximum
00:45:03elles sont toutes sous serre
00:45:04vous le savez très bien
00:45:05on va revenir
00:45:06on va revenir sur cet accord
00:45:07du Mercosur
00:45:08qui sera signé
00:45:09avec ou sans la France
00:45:10c'est une certitude
00:45:11et puis du blocage
00:45:13des agriculteurs
00:45:14ils sont aux portes de Paris
00:45:16à l'Arc de Triomphe
00:45:17est-ce que vous comprenez
00:45:19ce blocage ?
00:45:20le gouvernement
00:45:20n'acceptera pas
00:45:22les blocages
00:45:23il y a environ
00:45:25une trentaine d'agriculteurs
00:45:26qui sont en garde à vue
00:45:28on en parle
00:45:280826 300 300
00:45:30Sud Radio
00:45:31mettez-vous d'accord
00:45:33Valérie Exper
00:45:33Sud Radio
00:45:35parlons vrai
00:45:36Sud Radio
00:45:38le 10h midi
00:45:39mettez-vous d'accord
00:45:41Valérie Exper
00:45:42le 10h midi
00:45:43avec les débats
00:45:44avec Gilbert Azoulay
00:45:45directeur général
00:45:46de Newstalk Éducation
00:45:47journaliste pour l'hémicycle
00:45:49Marie-Ève Malouine
00:45:49journaliste politique
00:45:50également
00:45:51éditorialiste
00:45:52à la revue politique
00:45:53et parlementaire
00:45:54Franck Dedieu
00:45:54rédacteur en chef
00:45:55à Marianne
00:45:56la une de Marianne
00:45:57qui est consacrée
00:45:58à Donald Trump
00:46:00avec tout un dossier
00:46:01vous nous l'avez dit
00:46:01sur le pétrole vénézuélien
00:46:04et sur les infrastructures
00:46:05qui sont là
00:46:08pour transformer
00:46:09qui sont délabrées
00:46:10qui supposent beaucoup de coûts
00:46:12voilà
00:46:12et puis on n'est pas sûr
00:46:13de l'avenir
00:46:14non plus
00:46:14de cet enlèvement
00:46:16de Maduro
00:46:17et Jérôme Dubu
00:46:18vice-président
00:46:19de France
00:46:20Israël
00:46:21nous parlons du blocage
00:46:22des agriculteurs
00:46:23je vous propose
00:46:24de réécouter
00:46:25ce que disait ce matin
00:46:26Maude Bréjon
00:46:27à propos de ces blocages
00:46:29pour autant la situation
00:46:30qu'on voit depuis cette nuit
00:46:32depuis ce matin
00:46:32n'est pas acceptable
00:46:34donc sur l'appel
00:46:34à manifester
00:46:35devant l'Assemblée Nationale
00:46:36comme sur les tracteurs
00:46:37qui sont en ce moment même
00:46:39sur la place de l'étoile
00:46:40à l'arc de triomphe
00:46:41je n'ai qu'une chose à dire
00:46:43tout ça est illégal
00:46:44nous ne laissons pas faire
00:46:45et nous ne laisserons pas faire
00:46:46voilà
00:46:47et on a
00:46:48on a Claire
00:46:49en ligne
00:46:49au 0826 300 300
00:46:51qui voulait réagir
00:46:52bonjour Claire
00:46:52est-ce que vous soutenez
00:46:54ces blocages
00:46:54ou est-ce que vous êtes d'accord
00:46:55avec Maude Bréjon ?
00:46:57écoutez bonjour
00:46:58moi je suis infirmière libérale
00:46:59et je vous avoue
00:47:00que je commence à en avoir
00:47:01un peu marre
00:47:02de leur blocage
00:47:02parce que je ne peux pas
00:47:04aller travailler
00:47:05j'habite en périphérie
00:47:07de Paris
00:47:07à Mont-la-Jolie
00:47:08j'ai quand même
00:47:09des patients à soigner
00:47:10et j'étais bloquée
00:47:11ce matin
00:47:12j'ai dû prendre
00:47:13des petites routes
00:47:14c'est vraiment
00:47:14enfin je comprends
00:47:16leur combat
00:47:16vraiment
00:47:17je n'ai rien
00:47:18contre eux
00:47:18mais là ça devient
00:47:19vraiment gênant
00:47:20j'ai des patients
00:47:20et c'est quand même
00:47:21des soins vitaux
00:47:21oui
00:47:22mais
00:47:22on va vous opposer
00:47:25que ça peut être
00:47:26considéré comme un droit
00:47:27à manifester
00:47:29non
00:47:30vous vous dites
00:47:31bloquée
00:47:31non
00:47:31oui
00:47:33non parce que
00:47:34franchement là
00:47:34pour
00:47:34des corps de métier
00:47:36comme le mien
00:47:37c'est quand même
00:47:37des vies
00:47:38je vais voir des personnes
00:47:39pour les soigner
00:47:39je ne vais pas faire
00:47:41du shocking quoi
00:47:42les soldes
00:47:43les soldes
00:47:44par exemple
00:47:44oui voilà
00:47:45non non
00:47:45mais on entend
00:47:46on entend
00:47:47alors hier
00:47:47Christine Bouillaud
00:47:48nous disait
00:47:48à l'inverse
00:47:49que les Toulousains
00:47:51étaient très patients
00:47:53avec les blocages
00:47:54qui avaient lieu
00:47:55sur la rocade de Toulouse
00:47:56qu'elle n'avait entendu
00:47:57personne protester
00:47:59alors on entend
00:48:00que ce soit
00:48:01effectivement agaçant
00:48:03et que le gouvernement
00:48:03est décidé d'être
00:48:04intransigeant
00:48:05sur le sujet
00:48:06il y a une trentaine
00:48:07d'agriculteurs
00:48:07qui sont en garde à vue
00:48:09pour avoir forcé
00:48:10des barrages
00:48:11ou pour avoir bloqué
00:48:12Jérôme Dubu
00:48:14est-ce qu'il faut
00:48:14être intransigeant
00:48:15avec les agriculteurs
00:48:16j'ai lu que
00:48:17certaines forces de l'ordre
00:48:18avaient refusé
00:48:19d'interpeller
00:48:20des agriculteurs
00:48:21je suis très partagé
00:48:22sur ce sujet
00:48:23on a l'impression
00:48:24que la machine
00:48:25est enclenchée
00:48:26la machine a remonté
00:48:27le temps
00:48:28est enclenchée
00:48:28puisqu'il y a deux ans
00:48:29en février
00:48:30en janvier-février
00:48:312024
00:48:32nous avions exactement
00:48:33les mêmes questions
00:48:34c'est-à-dire qu'en deux ans
00:48:36quand M. Attal
00:48:37est allé
00:48:37il était Premier ministre
00:48:38est allé
00:48:38sur les premiers rassemblements
00:48:40qui étaient effectivement
00:48:41dans le sud-ouest
00:48:42d'agriculteurs
00:48:43qui commençaient leur blocage
00:48:44on a eu un discours
00:48:46qui nous a dit
00:48:46ne vous inquiétez pas
00:48:48on va tout résoudre
00:48:48on va aller vite
00:48:49etc
00:48:49deux ans plus tard
00:48:50on s'aperçoit que
00:48:51rien n'a avancé
00:48:53strictement
00:48:54rien n'a avancé
00:48:55très peu
00:48:56très peu
00:48:56pas sur le fond des problèmes
00:48:58et le fond des problèmes
00:48:59malheureusement
00:48:59il va prendre du temps
00:49:00parce que là
00:49:01c'est une question de survie
00:49:02pour un certain nombre
00:49:03d'agriculteurs
00:49:04c'est clair
00:49:04et puis ce qui frappe
00:49:05c'est cette intransigeance
00:49:06je termine
00:49:07ça dépasse largement
00:49:09le problème du mercosur
00:49:10ça dépasse largement
00:49:11le problème
00:49:12de tout ce qui est
00:49:15maladie etc
00:49:16et nouvelle maladie
00:49:17qui frappe les bovins
00:49:18c'est un problème
00:49:19de survie de l'agriculture
00:49:20est-ce qu'on veut
00:49:21dans notre France
00:49:23dans notre pays
00:49:25avoir
00:49:25400 000 agriculteurs
00:49:27qui restent
00:49:28c'est-à-dire
00:49:291% de la population active
00:49:30c'est-à-dire zéro
00:49:31quasiment zéro
00:49:32ou alors
00:49:33est-ce qu'on veut
00:49:34une disparition complète
00:49:35de ce 1%
00:49:36de la population active
00:49:37on en est là
00:49:38donc tous les moyens
00:49:39sont bons
00:49:39j'ai l'impression
00:49:40pour un certain nombre
00:49:41de gens
00:49:41et d'agriculteurs
00:49:42c'est une question
00:49:43de survie
00:49:44Laurent sur Twitter
00:49:45nous dit
00:49:46qu'il y a déjà eu
00:49:47des manifestations
00:49:47il y a plus d'un an
00:49:48et qu'ils ont l'impression
00:49:49de s'être fait balader
00:49:50par Emmanuel Macron
00:49:51et qu'il y a un an
00:49:52ils ont déjà manifesté
00:49:54ils avaient déjà demandé
00:49:55des accords
00:49:56et il ne faut pas
00:49:56s'étonner
00:49:57de les revoir de nouveau
00:49:58c'est ce qu'on nous dit
00:49:59sur les réseaux sociaux
00:50:00ce qui est frappant
00:50:01c'est l'intransigeance
00:50:03à géométrie variable
00:50:04c'est-à-dire
00:50:04on est intransigeant
00:50:05avec des agriculteurs
00:50:06qui sont plutôt sympathiques
00:50:07qu'on a plutôt envie
00:50:07de soutenir
00:50:08qu'on a plutôt envie
00:50:08de défendre
00:50:09et parfois
00:50:10un manque de fermeté
00:50:11sur des sujets
00:50:12un peu
00:50:12que ce s'agisse
00:50:14de délinquance
00:50:14ou qu'il s'agisse
00:50:15je pense
00:50:15les supporters de l'Algérie
00:50:18qui quand même
00:50:18foutent le bordel
00:50:19depuis le début de la Cannes
00:50:20je n'ai pas l'impression
00:50:21qu'on soit aussi intransigeant
00:50:23ou qu'on ne prenne pas
00:50:24les mesures
00:50:24sachant qu'on sait
00:50:25à peu près
00:50:26ce qui va se passer
00:50:26quand il y a un match
00:50:27d'une équipe de la Cannes
00:50:29donc c'est aussi ça
00:50:30qui lasse les gens
00:50:31pensent qu'ils en ont marre
00:50:32ils sont fatigués
00:50:33ils sont à bout de souffle
00:50:35et c'est vrai que
00:50:36voir qu'on va toucher
00:50:37une population déjà
00:50:38très fragilisée
00:50:39comme les agriculteurs
00:50:39je pense que ça saoule
00:50:40un peu tout le monde
00:50:41c'est un peu ça
00:50:41sur l'agriculture
00:50:44il y a eu
00:50:45le plan Atal
00:50:46mais après
00:50:47il y a eu la dissolution
00:50:48il y a eu une instabilité politique
00:50:50qui fait que les réponses
00:50:51qu'attendent les agriculteurs
00:50:52il y en a
00:50:53mais ce sont des rustines
00:50:55parce qu'on colmate
00:50:56il y a des nouvelles maladies
00:50:57on les traite
00:50:57tout ça
00:50:58il y a un problème
00:50:58c'est le changement de consommation
00:51:00pour la viticulture
00:51:01tout ça part du sud-ouest
00:51:03où on produit du vin
00:51:04et on le consomme moins
00:51:05dans le sud-ouest aussi
00:51:07quel est le problème
00:51:07le réchauffement climatique
00:51:08quand vous voyez
00:51:09des champs entiers
00:51:10de vignes
00:51:13d'arbres agricoles
00:51:15qui sont desséchés
00:51:19parce qu'il n'y a plus d'eau
00:51:19le sujet
00:51:20c'est pas de colmater
00:51:21le sujet
00:51:22c'est
00:51:23qu'est-ce que l'agriculture
00:51:24qu'on voit en France
00:51:25demain
00:51:25avec le réchauffement climatique
00:51:27avec les nouvelles maladies
00:51:29et l'instabilité politique
00:51:30ne permet pas
00:51:31de se projeter
00:51:32dans le long terme
00:51:33pour avoir des propositions
00:51:34aux agriculteurs
00:51:35mais quand on leur répond
00:51:36ok on va vous payer
00:51:37pour l'arrachage des vignes
00:51:38moi j'y suis allée
00:51:39je les ai vus
00:51:39c'est des gens désespérés
00:51:41ils ont les jeux
00:51:41jusque là
00:51:42ils ne dorment pas
00:51:43et le suicide
00:51:45les suicides sont énormes
00:51:47et quand vous avez récupéré
00:51:48la ferme familiale
00:51:49depuis 3-4 générations
00:51:50vous êtes celui
00:51:51qui se dit
00:51:51qu'il va devoir fermer
00:51:52la clé sous la porte
00:51:54c'est insupportable
00:51:55inacceptable
00:51:56et donc
00:51:57on subventionne
00:52:00l'arrachage des vignes
00:52:01et qu'est-ce qui se passe
00:52:02après il y en a un
00:52:02il m'a dit
00:52:03dans quelque temps
00:52:04qu'est-ce qu'on fera
00:52:04on vendra les terres
00:52:05et ce ne sera plus des vignes
00:52:07et c'est désespérant pour eux
00:52:08donc il faut une vision
00:52:10à long terme
00:52:11et on l'aura
00:52:11dans le cadre
00:52:12d'une présidentielle
00:52:13mais d'une présidentielle
00:52:14qui arrive à terme
00:52:15avec une campagne
00:52:16qui dure le temps
00:52:17qu'il faut
00:52:18pour poser ces problèmes
00:52:19sur la table
00:52:20pour l'instant
00:52:21évidemment
00:52:22on colmate
00:52:22et donc les agriculteurs
00:52:24il y a aussi
00:52:24des mouvements politiques
00:52:25puisque vous avez
00:52:26la coordination rurale
00:52:27la FNSEA
00:52:28les FTJA
00:52:29ils n'ont pas tout à fait
00:52:30les mêmes options politiques
00:52:32c'est ça aussi
00:52:32qui en rajoute
00:52:33et qui fait qu'on veut
00:52:34être le plus visible
00:52:35faire des opérations
00:52:36très spectaculaires
00:52:37et visibles
00:52:37pour dire
00:52:38vous voyez
00:52:38on est ceux
00:52:39qui portent le mieux
00:52:40votre colère
00:52:40par rapport à d'autres
00:52:41oui
00:52:41oui on a beaucoup insisté
00:52:44sur
00:52:44Marie-Ève
00:52:46sur l'incertitude
00:52:48et l'instabilité
00:52:49législative
00:52:50et politique
00:52:50qui créent
00:52:52des remous
00:52:53et des angoisses
00:52:54mais il y a quand même
00:52:55malheureusement
00:52:56une certitude
00:52:57pour eux
00:52:58c'est-à-dire que
00:52:58le Mercosur
00:52:59ils vont être perdants
00:53:00et ils voient
00:53:02que le président
00:53:03pas tous
00:53:04attendez
00:53:06je veux dire
00:53:07nous à Marianne
00:53:08on a pris au mot
00:53:10les accords de libre-échange
00:53:11et je dirais
00:53:13c'est les économistes
00:53:14qui promettaient
00:53:15mon zémerveille
00:53:16après des accords
00:53:17de libre-échange
00:53:17on a regardé
00:53:18très attentivement
00:53:19c'était un travail
00:53:20de bénédictin
00:53:21pour les 4 ou 5
00:53:22derniers accords
00:53:23de libre-échange
00:53:24la Corée du Sud
00:53:26Singapour
00:53:27le Canada
00:53:27le Mexique
00:53:28bref
00:53:28et on a regardé
00:53:29comment évoluer
00:53:31à partir
00:53:32de la signature
00:53:33jusqu'à aujourd'hui
00:53:34pour l'agroalimentaire
00:53:38les exportations
00:53:38et les importations
00:53:39je vais vous dire
00:53:40ce qu'on trouve
00:53:40je vous donne
00:53:41deux chiffres
00:53:41pas plus
00:53:42Valérie
00:53:42vous me permettez
00:53:43deux petits chiffres
00:53:44les exportations
00:53:46augmentent
00:53:47quand vous signez
00:53:48des accords
00:53:49de libre-échange
00:53:49avec ces pays
00:53:50globalement
00:53:51vous avez
00:53:514% de plus
00:53:53d'exportation
00:53:54des produits agricoles
00:53:54hors spiritueux
00:53:56les importations
00:53:58augmentent
00:53:59non pas de 4%
00:54:00comme les exportations
00:54:01mais les importations
00:54:03augmentent de 33%
00:54:04c'est-à-dire que vous avez
00:54:06une substitution
00:54:07manifeste
00:54:09des agriculteurs
00:54:11qui peuvent peut-être
00:54:12avoir un peu plus
00:54:13d'exportations
00:54:14mais qui doivent faire face
00:54:15à un afflux
00:54:16d'importations
00:54:17lorsqu'il y a
00:54:18des accords
00:54:19de libre-échange
00:54:19donc vous avez
00:54:20un tel décalage
00:54:214 contre 33
00:54:22pardon d'être un peu
00:54:23techniques
00:54:23mais ça
00:54:24ça leur parle
00:54:26et donc ils ont
00:54:26une forme de certitude
00:54:28qui vont y perdre
00:54:29alors peut-être
00:54:30pas pour tous
00:54:31mais globalement
00:54:32il y a une sorte
00:54:32d'arbitrage
00:54:33qui consiste à dire
00:54:34on aura peut-être
00:54:35des terres rares
00:54:36avec le Mercosur
00:54:37qui seront à moindre coût
00:54:38mais il va bien falloir
00:54:39je dirais
00:54:41sacrifier
00:54:41des agriculteurs
00:54:42et bien ça
00:54:43si vous voulez
00:54:43quand vous êtes
00:54:45bien qu'ils représentent
00:54:461% de la population
00:54:47les français
00:54:48n'acceptent pas
00:54:49cet arbitrage
00:54:50pourquoi ?
00:54:51parce qu'il y a
00:54:52une part de nous-mêmes
00:54:53chez les agriculteurs
00:54:54bien sûr ils pèsent 1%
00:54:55bien sûr
00:54:56c'est peu
00:54:57mais quelque part
00:54:59ça nous parle
00:54:59et je crois que
00:55:00votre auditrice
00:55:01est assez représentative
00:55:03de cette ambivalence
00:55:05c'est-à-dire qu'elle les soutient
00:55:06il y a une véritable sympathie
00:55:08qui est magnifique
00:55:08chez tous les français
00:55:09et à la fois
00:55:10l'idée de se dire
00:55:11bon ben là
00:55:12j'en ai un petit peu marre
00:55:13parce que
00:55:13s'ils veulent garder
00:55:16leur capital sympathie
00:55:17comme les gilets jaunes
00:55:18et bien ils doivent
00:55:19effectivement
00:55:20faire en sorte
00:55:21de gérer
00:55:23leur colère
00:55:24qui est légitime
00:55:26il y a Denis de Toulouse
00:55:27qui réagit
00:55:28à ce que vous dites
00:55:29et vous demande
00:55:30est-ce que c'est pas
00:55:30une bonne opération
00:55:32pour la filière
00:55:33du cognac
00:55:34de nos boissons
00:55:35du fromage
00:55:36des céréales
00:55:37des céréales
00:55:39j'ai discuté
00:55:40avec des céréales
00:55:40est-ce que c'est pas
00:55:41une bonne opération
00:55:42pour eux
00:55:43et c'est plutôt
00:55:44la viande
00:55:45qui serait une mauvaise opération
00:55:46nous on a pris
00:55:48les 5 derniers accords
00:55:50de libre-échange
00:55:51global
00:55:52et effectivement
00:55:53vous avez des différences
00:55:54selon les produits
00:55:54mais il y a une autre chose
00:55:56qui ressort de cela
00:55:58c'est qu'on a fait
00:55:59le même exercice
00:56:00pour les autres pays
00:56:00de l'Union Européenne
00:56:01mais les autres pays
00:56:02de l'Union Européenne
00:56:03en ce qui concerne
00:56:04tous les produits
00:56:05et même pour l'agroalimentaire
00:56:06et bien eux
00:56:06ils en tirent davantage partie
00:56:08mais comment vous l'expliquez ?
00:56:10et bien parce qu'ils ont
00:56:11d'abord une structure de coûts
00:56:12qui n'est pas la même
00:56:13c'est que les Français
00:56:14ils ont peut-être
00:56:15des coûts supérieurs
00:56:16et donc ils sont moins compétitifs
00:56:18mais il faut aussi accepter
00:56:19et c'est pour ça que là
00:56:20pour le coup
00:56:20je vais être d'accord
00:56:21avec vous Jérôme
00:56:22c'est que c'est un débat
00:56:24je dirais
00:56:24qui ne se limite pas
00:56:26à des questions
00:56:26d'équilibre
00:56:27coûts
00:56:28et rentabilité
00:56:29mais à des questions
00:56:30de savoir
00:56:31quel est le budget
00:56:33qu'on s'en met
00:56:35pour bien manger
00:56:36quelle est la quantité
00:56:37qu'on est après
00:56:38en ce qui concerne
00:56:39la viande
00:56:39c'est un sujet de société
00:56:42qui se pose derrière ça
00:56:43on va y revenir
00:56:440826 300 300
00:56:46mais nul doute
00:56:47que ce traité
00:56:47sera signé
00:56:48avec ou sans la France
00:56:49ce matin
00:56:50on avait le ministre
00:56:51des relations
00:56:52avec le Parlement
00:56:53qui lui dit
00:56:55la France devrait voter contre
00:56:57oui mais ça va passer
00:57:00on se retrouve dans un instant
00:57:020826 300 300
00:57:04on vous attend
00:57:05sur Sud Radio
00:57:05est-ce que vous soutenez
00:57:06le mouvement des agriculteurs
00:57:07comment est-ce que vous réagissez
00:57:09aux propos de Maude Bréjon
00:57:10qui dit que cette mobilisation
00:57:12en tout cas
00:57:12ces blocages
00:57:13sont inacceptables
00:57:14et les images
00:57:15sont assez impressionnantes
00:57:16devant l'Assemblée Nationale
00:57:17où Yaël Broun-Privé
00:57:18a dû être exfiltré
00:57:20tellement le chahut
00:57:21était important
00:57:23et les agriculteurs
00:57:24ont des bonnets jaunes
00:57:25à suivre
00:57:26l'application Sud Radio
00:57:28gratuitement sur votre smartphone
00:57:30Sud Radio
00:57:31parlons vrai
00:57:32Carrefour
00:57:35quand vous me dites
00:57:37alors je sais pas vous
00:57:38mais moi
00:57:38après les fêtes
00:57:39j'ai plus rien qui me va
00:57:41pas de panique
00:57:42c'est les soldes
00:57:42chez Carrefour
00:57:43avec jusqu'à 70%
00:57:45de remise immédiate
00:57:46sur des centaines d'articles
00:57:47au rayon textile
00:57:48mais aussi bricolage
00:57:49jouets
00:57:50maison
00:57:50et c'est dans vos hypermarchés
00:57:52Carrefour
00:57:52et leur drive
00:57:53Carrefour
00:57:54on a tous droit au meilleur
00:57:55Jusqu'à épuisement des stocks
00:57:57détaillé magasin participant
00:57:58sur Carrefour.fr
00:58:00Sud Radio
00:58:02le 10h midi
00:58:04mettez-vous d'accord
00:58:05Valérie Exper
00:58:06et nous parlons
00:58:07de la mobilisation
00:58:08des agriculteurs
00:58:09blocage inacceptable
00:58:11pour Maud Bréjon
00:58:12ils sont là
00:58:12pour protester
00:58:13contre l'accord
00:58:14du Mercosur
00:58:15un accord qui devrait
00:58:16être signé
00:58:17demain
00:58:18avec la France
00:58:19ou sans la France
00:58:20peut-être là
00:58:21peut-être
00:58:21quelques éléments
00:58:22politiques
00:58:23sur le sujet
00:58:25Emmanuel Macron
00:58:26s'y est dit favorable
00:58:27et puis après
00:58:27il a rétro-pédalé
00:58:28de toute façon
00:58:29ça se fera
00:58:31que la France signe
00:58:32ou non
00:58:32Il y a une majorité
00:58:34de blocage
00:58:34de 35%
00:58:35on est largement
00:58:36en dessous des 35%
00:58:37puisque l'Italie
00:58:37a bien joué
00:58:39une fois de plus
00:58:40ils ont permis
00:58:42le report
00:58:43en début d'année
00:58:442026
00:58:45contre des compensations
00:58:46financières
00:58:47qu'ils ont obtenues
00:58:47auprès de l'Europe
00:58:48donc ils ont bloqué
00:58:49le système
00:58:50temporairement
00:58:51avant Noël
00:58:52et puis maintenant
00:58:53ils sont en train
00:58:53de le débloquer
00:58:54et l'Italie
00:58:54va voter pour
00:58:55donc de fait
00:58:56les accords
00:58:57vont être signés
00:58:58donc après
00:58:58c'est l'adaptabilité
00:58:59et ce qu'on appelle
00:59:01les mesures miroirs
00:59:02qui vont être mises en place
00:59:03mais elles sont aujourd'hui
00:59:04largement insuffisantes
00:59:05pour notre agriculture
00:59:06c'est clair
00:59:07simplement dans le Mercosur
00:59:08il n'y a pas que l'agriculture
00:59:09et c'est le problème
00:59:10de fond
00:59:10alors on est en ligne
00:59:12avec Thomas
00:59:13Thomas
00:59:14Thomas
00:59:15qui est journaliste
00:59:16à Sud Radio
00:59:17vous êtes sur place
00:59:18à l'Assemblée Nationale
00:59:19on a pu voir
00:59:20des images
00:59:21des images
00:59:23assez
00:59:24assez incroyables
00:59:25de
00:59:26d'Iaël Braun-Pivet
00:59:27la présidente
00:59:28de l'Assemblée Nationale
00:59:29qui a dû être
00:59:29exfiltrée
00:59:30devant le
00:59:31le chahut
00:59:32des agriculteurs
00:59:33racontez-nous un peu
00:59:34quelle est l'ambiance
00:59:35sur place
00:59:35écoutez
00:59:37bonjour Valérie
00:59:37oui c'est ça
00:59:38je suis sur place
00:59:40et Iaël Braun-Pivet
00:59:41est sortie
00:59:42sans qu'on s'y attende
00:59:42forcément
00:59:43et elle a été
00:59:44très mal appuyée
00:59:45c'est le cas de le dire
00:59:46il y avait des soufflés
00:59:47il y avait des insultes
00:59:48elle a essayé
00:59:49d'échanger
00:59:50avec certains agriculteurs
00:59:51mais c'était peine perdue
00:59:52d'office
00:59:53puisqu'elle s'est très rapidement
00:59:54faite chasser
00:59:55même si certains
00:59:57je le prétiens
00:59:58ne soutenaient pas forcément
00:59:59la façon de leurs
01:00:00collègues agriculteurs
01:00:02certains appelaient
01:00:02justement
01:00:03à échanger avec elle
01:00:04mais c'était beaucoup
01:00:05trop compliqué
01:00:06et il y avait vraiment
01:00:07plus de sifflés
01:00:08et d'insultes
01:00:08que de gens prêts
01:00:10à échanger avec elle
01:00:11qu'est-ce qu'ils disent
01:00:11les agriculteurs
01:00:12qui sont sur place
01:00:13qu'est-ce qu'ils demandent
01:00:15qu'est-ce qu'ils attendent
01:00:15du gouvernement
01:00:16mais écoutez
01:00:18pour leur avoir posé
01:00:19la question
01:00:20ce qu'ils me répondent
01:00:21c'est qu'ils n'en attendent
01:00:22de rien
01:00:22tout simplement
01:00:23que ça fait
01:00:248 ans ou 9 ans
01:00:25que ça va de trahison
01:00:26en trahison
01:00:27depuis l'élection
01:00:28d'Emmanuel Macron
01:00:29aujourd'hui
01:00:30c'est simplement
01:00:32un cri du corps
01:00:33pour eux
01:00:33c'est une manière
01:00:33de dire
01:00:34on est plus d'accord
01:00:35mais voilà
01:00:36on n'est pas entendus
01:00:37c'est pour ça
01:00:37pour eux
01:00:38c'était quelque chose
01:00:38de symbolique
01:00:39d'aller devant
01:00:40l'semblée nationale
01:00:41aujourd'hui
01:00:42mais bon
01:00:43ils y vont
01:00:44mais sans aucun optimisme
01:00:46ils le disent
01:00:46d'office
01:00:48de toute manière
01:00:48ils n'en attendent rien
01:00:49ouais
01:00:50merci
01:00:51restez avec nous
01:00:52Thomas Aranou
01:00:53on vous retrouvera
01:00:54tout au long
01:00:54de la journée
01:00:55évidemment
01:00:56puisqu'il y a des rencontres
01:00:57qui sont prévues
01:00:58politiquement
01:00:59pour Emmanuel Macron
01:01:01il y a malgré tout
01:01:03un enjeu
01:01:03Marie-Ève Malouine
01:01:04oui parce qu'Emmanuel Macron
01:01:05c'est la cible
01:01:06ce sont des agriculteurs
01:01:09beaucoup du sud-ouest
01:01:10qui vivent
01:01:12le réchauffement climatique
01:01:14la baisse de la consommation
01:01:16la baisse de leurs revenus
01:01:18donc
01:01:18ils sont dans des situations
01:01:20personnelles
01:01:21extrêmement difficiles
01:01:22et vous avez
01:01:23certains syndicats
01:01:24la coordination rurale
01:01:25notamment
01:01:25qui chauffent les braises
01:01:27et qui les entretient
01:01:28dans l'idée
01:01:29que de toute façon
01:01:30les politiques
01:01:31ne leur donneront pas
01:01:31de solutions
01:01:32à commencer
01:01:33par Emmanuel Macron
01:01:34et les autres
01:01:35non plus
01:01:36là-dessus
01:01:36vous ajoutez
01:01:37la dissolution
01:01:38le report
01:01:39du plan annoncé
01:01:40par Gabriel Attal
01:01:41et vous avez
01:01:42des agriculteurs
01:01:43qui sont remontés
01:01:44et qui n'attendent plus rien
01:01:45donc ils viennent faire
01:01:46la démonstration
01:01:47du fait qu'ils souffrent
01:01:49mais ils n'attendent plus
01:01:50de solution
01:01:52et donc
01:01:52c'est là où
01:01:53Yael Brunpivet
01:01:54elle peut essayer
01:01:55de vouloir discuter
01:01:56mais c'est impossible
01:01:57de discuter
01:01:57face à des gens
01:01:58qui sont pour certains
01:02:00au bord du suicide
01:02:01qui ont eu
01:02:02certains de leurs amis
01:02:03de leurs collègues
01:02:04qui ont effectué
01:02:05ce geste
01:02:06et qui ne voient pas
01:02:07comment ils peuvent
01:02:08s'en sortir
01:02:08donc il y a une désespérance
01:02:10et donc on ne combat pas
01:02:11cette désespérance
01:02:12par simplement
01:02:14la discussion
01:02:14d'autant plus
01:02:15encore une fois
01:02:16je leur dis clairement
01:02:17elle est entretenue
01:02:18par des partis politiques
01:02:19oui alors
01:02:19un agriculteur
01:02:21déclare ce matin
01:02:22il faut expliquer
01:02:23pourquoi on est là
01:02:24on ne s'en sort plus
01:02:24on n'arrive plus à vivre
01:02:25de notre métier
01:02:26on a trop de normes
01:02:27trop de charges
01:02:27on est trop contraints
01:02:28on va à l'Assemblée Nationale
01:02:30et puis il y a des images
01:02:32également de CRS
01:02:33qui parlent
01:02:34qui discutent
01:02:35avec les agriculteurs
01:02:37loin d'images
01:02:39d'affrontements
01:02:39il y a des discussions
01:02:40qui se font
01:02:41de façon assez paisible
01:02:43Franck Dedue
01:02:44oui ça se fait
01:02:44de façon assez paisible
01:02:45et je pense que
01:02:46encore une fois
01:02:48si les agriculteurs
01:02:50veulent garder
01:02:51la sympathie
01:02:52qu'ils inspirent
01:02:52auprès de la population
01:02:53et bien il faut
01:02:55tout de même
01:02:55qu'ils restent
01:02:56me semble-t-il
01:02:57dans le cadre légal
01:02:58et ça je pense
01:03:00que c'est quelque chose
01:03:01d'indépassable
01:03:02en particulier
01:03:03dans une démocratie
01:03:04qui respecte
01:03:04le contre-pouvoir
01:03:05mais il n'empêche
01:03:07que le pouvoir
01:03:09exécutif
01:03:10est piégé
01:03:12piégé d'abord
01:03:13idéologiquement
01:03:13parce que
01:03:14qu'on le veuille ou non
01:03:15malgré
01:03:16des revirements
01:03:17ici ou là
01:03:18le logiciel de base
01:03:20d'Emmanuel Macron
01:03:21c'est celui
01:03:22de l'adaptation
01:03:23de la France
01:03:23à la mondialisation
01:03:24c'est celui
01:03:25des bienfaits
01:03:26du libre-échange
01:03:27c'est-à-dire
01:03:27que c'était quand même
01:03:28son discours de 2017
01:03:29très favorable au CETA
01:03:31avec l'accord
01:03:32Canada
01:03:33dans un premier temps
01:03:34d'ailleurs
01:03:34des changements de pied
01:03:36sur le Mercosur
01:03:37et puis il y a un deuxième
01:03:38problème politique
01:03:38fondamental
01:03:41c'est que là
01:03:42on va avoir
01:03:43de façon très concrète
01:03:45je dirais
01:03:46de façon
01:03:47bête et méchante
01:03:48la perte de souveraineté
01:03:50de la France
01:03:50c'est-à-dire que
01:03:51parce que
01:03:52nous sommes en majorité
01:03:54ça relève
01:03:55de la majorité qualifiée
01:03:56et non pas
01:03:57de l'unanimité
01:03:58et bien
01:03:58nous abandonnons
01:04:00une parcelle
01:04:00de notre souveraineté
01:04:01au bénéfice
01:04:01du plus grand nombre
01:04:02et nous acceptons
01:04:04d'appliquer
01:04:05des décisions
01:04:07que la France
01:04:08n'a pas votées
01:04:08c'est ce que nous dit
01:04:09Julien sur les raisons
01:04:10en disant
01:04:10la France n'a plus de pouvoir
01:04:11et Macron n'a pas de pouvoir
01:04:13c'est l'Europe
01:04:14qui décide
01:04:14pour les agriculteurs
01:04:15c'est la perte
01:04:16de souveraineté
01:04:17puisqu'il s'agit
01:04:18de la politique commerciale
01:04:19qu'il ne relève pas
01:04:20de l'unanimité
01:04:21et qu'il relève
01:04:22de la majorité qualifiée
01:04:23et donc
01:04:23la minorité de blocage
01:04:24des 35%
01:04:25la France ne l'aura pas
01:04:26et quel que soit son vote
01:04:28on va toucher du doigt
01:04:29vraiment
01:04:30je dirais
01:04:30l'idée que
01:04:31on perd de la souveraineté
01:04:32alors les européistes
01:04:34peuvent se dire
01:04:35les pro-Europe
01:04:36pardon
01:04:36les fédéralistes
01:04:37peuvent se dire
01:04:38mais au fond
01:04:38si vous voulez plus d'Europe
01:04:40il faut accepter
01:04:41d'abandonner
01:04:41un peu de souveraineté
01:04:42vous n'allez pas dire
01:04:43ah ben les Bretons
01:04:44n'ont pas voté
01:04:45pour cette loi
01:04:45on ne va pas l'appliquer
01:04:47en Bretagne
01:04:47bien sûr que non
01:04:48si vous appréhendez
01:04:49la souveraineté
01:04:50et la citoyenneté
01:04:51à une échelle post-nationale
01:04:53vous devez accepter
01:04:55des pertes de souveraineté
01:04:56mais vous voyez bien
01:04:57que c'est fondamental
01:04:58ce débat
01:04:59derrière ce sujet
01:05:01aux abortes
01:05:02mais qu'est-ce qu'on peut faire ?
01:05:03on n'a aucun pouvoir
01:05:05aucune latitude
01:05:05par rapport à ça
01:05:06c'est-à-dire que
01:05:08vous avez accepté
01:05:09la France a accepté
01:05:11dans la mesure
01:05:12où la politique commerciale
01:05:14ne relève pas
01:05:15de l'unanimité
01:05:16a accepté
01:05:17de perdre
01:05:17de la souveraineté
01:05:18on ne peut pas dire
01:05:19tout et son contraire
01:05:20ça fait des années
01:05:20qu'on nous dit
01:05:21l'Europe ne fonctionne pas
01:05:22précisément
01:05:22parce qu'on a
01:05:23une demande
01:05:24d'unanimité
01:05:25sur la plupart des sujets
01:05:27et là
01:05:27on n'a pas une demande
01:05:28d'unanimité
01:05:29on a une majorité qualifiée
01:05:30et ça ne va pas encore
01:05:31il faudrait savoir
01:05:32ce qu'on veut
01:05:32soit on dit
01:05:34on fait une Europe
01:05:35à deux vitesses
01:05:35avec ceux qui veulent avancer
01:05:36et c'est la majorité qualifiée
01:05:38soit on dit
01:05:39bah non
01:05:39on fait une unanimité
01:05:41sur tous les sujets
01:05:42et à ce moment-là
01:05:43on a des blocages constants
01:05:44regardez ce que fait la Hongrie
01:05:45qui fait du chantage systématique
01:05:47regardez ce que fait l'Italie
01:05:48qui fait du chantage systématique
01:05:49pour avoir de l'argent
01:05:51supplémentaire
01:05:52c'est insupportable
01:05:53ce que vous dites Jérôme
01:05:54c'est absolument fondamental
01:05:57c'est-à-dire que nous sommes
01:05:58à un point de bifurcation
01:05:59où il faut choisir
01:06:01quel est le cadre
01:06:02de notre souveraineté
01:06:03mais personne ne veut choisir
01:06:04je ne suis pas tout à fait
01:06:05d'accord
01:06:05c'est juste
01:06:06alors Marie-Ève
01:06:08Marie-Ève Malouine
01:06:09sur le niveau de souveraineté
01:06:11la France là
01:06:12paye sa faiblesse
01:06:13mais pas sa faiblesse maintenant
01:06:14sa faiblesse passée
01:06:15quand le traité
01:06:16sur le Mercosur
01:06:17la signature a été scindée en deux
01:06:19ce qui permet d'avoir
01:06:20une majorité
01:06:21simplement qualifiée
01:06:22et la faiblesse de la France
01:06:24pourquoi l'Italie s'en sort
01:06:25pourquoi d'autres pays
01:06:26font le chantage
01:06:27parce qu'ils sont dans un rapport
01:06:28de force au sein
01:06:29de l'Union Européenne
01:06:30qui leur permet
01:06:31de négocier à leur avantage
01:06:34ce que n'a pas fait la France
01:06:35parce qu'on a eu
01:06:36un président de la République
01:06:37qui au départ était contre
01:06:38les parlements ont voté contre
01:06:41et puis récemment
01:06:42Emmanuel Macron a dit
01:06:43ah mais il y a des points positifs
01:06:44finalement ça va dans le bon chemin
01:06:45parce qu'il a essayé
01:06:46d'obtenir des concessions
01:06:48et donc il s'est affaibli
01:06:50mais si globalement
01:06:51vous êtes en train d'expliquer
01:06:53que pour résister
01:06:54à la mondialisation
01:06:55ce qui se passe
01:06:55avec le Venezuela
01:06:56l'Ukraine etc
01:06:57la France doit se refermer
01:06:59sur elle-même
01:07:00et dire
01:07:00je n'en sorte
01:07:01mais c'est lié quand même
01:07:03vous ne pouvez pas dire
01:07:04on perd notre souveraineté
01:07:05au niveau européen
01:07:06et donc ça ne sert à rien
01:07:07je suis en train simplement
01:07:08Marie-Ève
01:07:08de poser la question
01:07:10mais l'Union Européenne
01:07:12c'est un rapport
01:07:13de force interne aussi
01:07:14l'Union Européenne
01:07:15ça a été aussi
01:07:15une avancée des nations
01:07:17et moi je suis
01:07:18j'entends cet argument
01:07:20de Jérôme
01:07:21qui est de dire
01:07:22si la règle de l'unanimité
01:07:23nous impose le blocage
01:07:25juste un chiffre
01:07:26autour de la table
01:07:27nous sommes 6
01:07:28vous savez quelle est
01:07:29la probabilité statistique
01:07:30d'être tous d'accord ?
01:07:32Non
01:07:32Une chance sur deux exposants 6
01:07:33c'est-à-dire
01:07:34une chance sur 64
01:07:35la diplomatie
01:07:36on y arrive
01:07:37mais à 27
01:07:38vous savez combien c'est
01:07:39la probabilité ?
01:07:40Une chance sur 137 millions
01:07:43Et ce que je constate
01:07:44c'est que
01:07:44Marie-Ève
01:07:45Effectivement
01:07:46l'unanimité
01:07:47vous amène
01:07:48dans vos colons
01:07:49Marie-Ève
01:07:51Marie-Ève
01:07:51Marie-Ève
01:07:51Marie-Ève
01:07:51Marie-Ève
01:07:51Marie-Ève
01:07:51Marie-Ève
01:07:51Marie-Ève
01:07:51Marie-Ève
01:07:51Marie-Ève
01:07:51Marie-Ève
01:07:51Marie-Ève
01:07:52Marie-Ève
01:07:52Marie-Ève
01:07:52que Macron
01:07:52j'y viens
01:07:53a été affaibli
01:07:54et qu'il a eu du mal
01:07:55à négocier
01:07:56du fait de la dissolution
01:07:57ratée évidemment
01:07:58mais ce que je constate
01:08:00c'est que
01:08:01les pays qui obtiennent
01:08:02plus de l'Europe
01:08:03c'est quand même
01:08:05les pays
01:08:05Orban
01:08:06et Mélanie
01:08:07c'est quand même
01:08:08une certaine tendance politique
01:08:09On se retrouve
01:08:11dans un instant
01:08:12vos coups de cœur
01:08:13vos gueules
01:08:14on va parler de
01:08:15François Mitterrand
01:08:1530 ans
01:08:16qui nous a quittés
01:08:18on va parler
01:08:19du nucléaire français
01:08:20et puis des jeunes
01:08:22de l'emploi
01:08:23de la formation
01:08:23à tout de suite
01:08:24sur Sud Radio
01:08:25Sud Radio
01:08:26Mettez-vous d'accord
01:08:27Valérie Expert
01:08:28Avec vous sur Sud Radio
01:08:30jusqu'à midi
01:08:32alors les coups de cœur
01:08:32les coups de gueule
01:08:33c'est une manière
01:08:34de parler d'autres sujets
01:08:35que ceux qui sont forcément
01:08:37à la une
01:08:38de l'actualité
01:08:39Franck
01:08:40on va commencer avec vous
01:08:418 janvier
01:08:4230 ans
01:08:43que François Mitterrand
01:08:45est mort
01:08:45qu'est-ce que ça vous inspire ?
01:08:47Alors il y a une forme
01:08:47d'unanimisme
01:08:48pour rendre hommage
01:08:50à l'ancien président
01:08:52qui est parfaitement légitime
01:08:53On passe sur CNew ce matin
01:08:54je peux vous dire
01:08:55j'ai regardé
01:08:56Il y a quelques qualités
01:08:57quand même à nous dire
01:08:58Oui mais j'ai zappé ce matin
01:09:00sur des chaînes d'info
01:09:00Je me doute
01:09:01que c'est un peu
01:09:02c'est un peu brutal
01:09:03Non mais
01:09:04moi justement
01:09:05je ne voudrais pas être
01:09:05à la fois
01:09:06un panagéri
01:09:07ou dans la critique
01:09:08non constructive
01:09:09mais je reprends
01:09:10cette phrase
01:09:11qui lui a valu
01:09:13une supposée préscience
01:09:15il dit
01:09:15vous vous rappelez peut-être
01:09:17je suis le dernier président
01:09:18par cette phrase
01:09:19il laissait entendre
01:09:20qu'au fond
01:09:20c'était quelque part
01:09:23le dernier
01:09:24qui mettait le politique
01:09:27au-dessus de l'économique
01:09:29au-dessus de la finance
01:09:30qui disait que
01:09:31eh bien
01:09:31on a encore la possibilité
01:09:34avec la volonté populaire
01:09:39de transformer le réel
01:09:40le problème c'est que
01:09:42c'est le grand paradoxe
01:09:44c'est qu'il a
01:09:45cette vista
01:09:46qui est de dire
01:09:47je suis le dernier président
01:09:48mais en vérité
01:09:49il accompagnera
01:09:51je dirais
01:09:52le dessus politique
01:09:57économique et financier
01:09:58
01:09:59premièrement
01:10:00il fait le
01:10:01le virage de 83
01:10:03
01:10:04il participe
01:10:05à la libéralisation
01:10:06des marchés
01:10:06où il met
01:10:07la contrainte extérieure
01:10:09le franc fort
01:10:10toutes ces
01:10:11il crée les conditions
01:10:12pour que
01:10:14je dirais
01:10:14le monde de l'économie
01:10:16et de la finance
01:10:16passe au-dessus du politique
01:10:18et c'est ça
01:10:18le grand paradoxe
01:10:19c'est qu'il voit
01:10:20il voit le problème
01:10:21le basculement
01:10:23ou le politique
01:10:24à le dessus
01:10:24sur l'économique
01:10:25mais en fait
01:10:26paradoxalement
01:10:27il accompagne
01:10:28l'abandon
01:10:29du politique
01:10:30c'est-à-dire
01:10:30il accompagne l'idée
01:10:31qu'on n'a plus le pouvoir
01:10:33de
01:10:33les politiques
01:10:34n'ont plus le pouvoir
01:10:35d'agir sur les choses
01:10:36non moi je l'ai combattu
01:10:39j'ai commencé ma vie politique
01:10:40en combattant Mitterrand
01:10:42donc je ne vais pas
01:10:42maintenant
01:10:43signer
01:10:44un pénégérique
01:10:45de François Mitterrand
01:10:47mais enfin
01:10:47il a été réélu deux fois
01:10:48il a fait 14 ans de mandat
01:10:50c'était d'ailleurs
01:10:50beaucoup trop long
01:10:51on l'a bien vu
01:10:52il a fini par des conditions
01:10:53catastrophiques
01:10:54il y a eu deux
01:10:55cohabitations
01:10:56qui ont fragilisé
01:10:57la 5ème république
01:10:59la première cohabitation
01:11:0086-88
01:11:01puis 93-95
01:11:03ça a quand même
01:11:04été assez compliqué
01:11:04l'image de la France
01:11:05a été abîmée
01:11:06on avait une double commande
01:11:07notamment dans les relations
01:11:08internationales
01:11:09c'était pas très bon
01:11:10tout ça
01:11:10mais j'avoue que je suis
01:11:11quand même admiratif
01:11:12de la complexité
01:11:14du personnage
01:11:14et il se souvient
01:11:16alors je suis peut-être
01:11:19un peu naïf
01:11:19en disant ça
01:11:20le politique
01:11:21je le combats
01:11:22l'homme lui-même
01:11:23un champion
01:11:25finalement
01:11:25qui a été très lié
01:11:27au mouvement
01:11:28de l'extrême droite
01:11:29quand il était jeune
01:11:30parce qu'il a commencé
01:11:31comme ça
01:11:32et devenir champion
01:11:33de l'union de la gauche
01:11:34chapeau l'artiste
01:11:35ce qu'on peut évoquer
01:11:3730 ans après
01:11:38au-delà de la complexité
01:11:39c'est les conséquences
01:11:40d'un certain nombre
01:11:42de choses
01:11:42sur le bilan politique
01:11:44moi quand je pense
01:11:44à Mitterrand
01:11:44je pense à l'anecdote
01:11:45de Moroy
01:11:46quand il était son premier
01:11:47premier ministre
01:11:48vous vous souvenez
01:11:48qui avait dit
01:11:49alors que votre surprise
01:11:51quand vous êtes arrivé
01:11:53il dit
01:11:53j'ai découvert
01:11:54que le canard enchaîné
01:11:54ne dit pas toujours
01:11:55la vérité
01:11:56voilà c'était ça
01:11:58Marie-Ève
01:11:58moi pour l'avoir suivi
01:12:00oui vous l'avez suivi
01:12:01en politique intérieure
01:12:03le personnage
01:12:03était
01:12:05fascinant
01:12:05oui fascinant
01:12:07quand il commentait
01:12:09un discours
01:12:09de François Mitterrand
01:12:10il y avait toujours
01:12:11vous savez ce moment
01:12:12où il commençait
01:12:13il avait un texte
01:12:14et puis il pliait en quatre
01:12:15il mettait dans sa poche
01:12:16et puis il commençait
01:12:17à improviser
01:12:18il y avait des mots
01:12:19il y avait des
01:12:20des positions
01:12:22des références culturelles
01:12:24qui donnaient matière
01:12:25il y avait aussi
01:12:26on voit bien
01:12:27même Emmanuel Macron
01:12:28maintenant
01:12:29et les successeurs
01:12:30de François Mitterrand
01:12:31refont
01:12:32des coups politiques
01:12:34comparables à Mitterrand
01:12:35le référendum
01:12:36sur le référendum
01:12:37l'émission médiatique
01:12:38avec Yves Mourouzi
01:12:40quand on lui demande
01:12:40il est câblé
01:12:41qui répond
01:12:41blaquer des cas
01:12:42il a inventé
01:12:43beaucoup de choses
01:12:44dans la vie politique
01:12:45moderne
01:12:45et il avait une carrure
01:12:46qu'on soit d'accord ou pas
01:12:49et son bilan
01:12:50est contrasté
01:12:51et tout le monde
01:12:51peut le commenter
01:12:52à sa façon
01:12:52il avait une carrure
01:12:54qu'on n'a pas retrouvée
01:12:55derrière
01:12:56pour peut-être aussi
01:12:57parce que c'était
01:12:58une question de génération
01:12:58qui avait vécu la guerre
01:13:00qui avait un rapport
01:13:01différent au pouvoir
01:13:03c'était aussi une époque
01:13:04où avant d'exercer
01:13:05le pouvoir présidentiel
01:13:06même si les socialistes
01:13:08sont arrivés au pouvoir
01:13:08sans avoir d'expérience
01:13:10ministérielle
01:13:11ils avaient une expérience
01:13:12de gérer de l'exécutif
01:13:14ils étaient présidents
01:13:15de départements
01:13:16présidents de conseils
01:13:18municipaux
01:13:18c'est une gestion
01:13:19à la papa quand même
01:13:20Dieu tout puissant
01:13:21non non mais c'est pas
01:13:23et donc il y a
01:13:24beaucoup de choses
01:13:25à dire
01:13:25qu'on aime ou qu'on n'aime pas
01:13:27François Mitterrand
01:13:27alors que certains
01:13:29présidents de la république
01:13:30il y a beaucoup moins
01:13:31à débattre
01:13:33finalement
01:13:34dans ceux qui lui ont suivi
01:13:35des réactions Mitterrand
01:13:36le début des problèmes
01:13:37de nos problèmes actuels
01:13:38nous dit Vivi
01:13:39beaucoup de jeunes
01:13:40ont fait la fête
01:13:41à sa première élection
01:13:42effectivement
01:13:43et tout ce que vous dites
01:13:44oui mais ça n'en fait pas
01:13:45forcément un bon président
01:13:47Stéphane nous dit
01:13:48il a été le dernier
01:13:50à être respecté
01:13:51même s'il n'était pas
01:13:52respectable
01:13:53voilà ça a suscité
01:13:54des réactions
01:13:55Jérôme un coup de coeur
01:13:56oui un coup de coeur
01:13:57enfin un coup de coeur
01:13:58quelques bribes d'optimisme
01:14:00en cette nouvelle année
01:14:01concernant notre énergie
01:14:04nucléaire française
01:14:04alors on a parlé
01:14:06de nos agriculteurs
01:14:06qui sont en grande difficulté
01:14:08on a parlé de notre
01:14:09industrie automobile
01:14:10en grande difficulté
01:14:10mais en tout cas
01:14:11notre énergie nucléaire
01:14:13se porte bien
01:14:14on a retrouvé
01:14:16les chiffres
01:14:17de production
01:14:18de l'énergie nucléaire
01:14:20française
01:14:21d'avant le Covid
01:14:22vous avez vu
01:14:23que dans les années
01:14:242020 à 2024
01:14:26on avait eu
01:14:27des difficultés
01:14:27notre production
01:14:28était en difficulté
01:14:29on avait dû
01:14:30faire un certain
01:14:31nombre de réparations
01:14:32de contrôles
01:14:33dans nos centrales
01:14:35nucléaires
01:14:36qui étaient vieillissantes
01:14:37l'EDF a mis
01:14:39et il faut les féliciter
01:14:41tout le personnel
01:14:42qui est consacré
01:14:43aux centrales nucléaires
01:14:44est absolument formidable
01:14:45avec une technologie
01:14:46de pointe
01:14:47qui est la première
01:14:48dans le monde
01:14:49première mondiale
01:14:50avec le programme
01:14:53START
01:14:53qui a permis
01:14:54en 4 ans
01:14:55de remettre à niveau
01:14:56la quasi-totalité
01:14:57de nos centrales nucléaires
01:14:58et de les rendre
01:14:59opérationnelles à nouveau
01:15:00en réalité
01:15:01on a aujourd'hui
01:15:0257 centrales nucléaires
01:15:04et on en a
01:15:05en service
01:15:0655
01:15:07c'est assez
01:15:08phénoménal
01:15:09de voir comment
01:15:10on a repris
01:15:11position
01:15:13sur ce nucléaire
01:15:14et maintenant
01:15:14on exporte
01:15:16on exporte
01:15:17de l'électricité
01:15:19venant du nucléaire
01:15:21dans tout le monde
01:15:22et c'est un rapport
01:15:23de 5 milliards d'euros
01:15:25quand même
01:15:26qui rentre dans nos caisses
01:15:26tous les ans
01:15:27ce qui n'est pas négligeable
01:15:28alors on peut dire
01:15:30qu'effectivement
01:15:31ça a coûté très cher
01:15:32qu'il y a encore
01:15:33des problèmes
01:15:33que Flamanville
01:15:34c'était un gouffre
01:15:35etc
01:15:36oui mais
01:15:37je crois qu'il faut
01:15:39quand même souligner
01:15:40l'effort qui a été fait
01:15:41par EDF
01:15:42pour reconquérir
01:15:44ce marché
01:15:44pour remettre à niveau
01:15:45nos centrales nucléaires
01:15:46qui sont aujourd'hui
01:15:47quasiment toutes sécurisées
01:15:49et pour faire en sorte
01:15:50que nous ayons
01:15:51une énergie moins chère
01:15:52que nous soyons
01:15:54exportateurs nets
01:15:54maintenant
01:15:55d'électricité nucléaire
01:15:57provenant du nucléaire
01:15:58et que nous progressions
01:16:00sur la décarbonation
01:16:01grâce à l'énergie nucléaire
01:16:02voilà
01:16:03donc un coup de coeur
01:16:04il y a le mot
01:16:05que vous avez à l'esprit
01:16:06tellement j'imagine
01:16:07que vous ne l'avez pas prononcé
01:16:08c'est notre souveraineté énergétique
01:16:09énergétique bien sûr
01:16:10et c'est le point essentiel
01:16:12mais ça veut quand même dire
01:16:13que pour obtenir
01:16:14un élément de souveraineté énergétique
01:16:16alimentaire ou stratégique
01:16:18c'est quand même
01:16:20le volontarisme de l'État
01:16:21l'État
01:16:22lorsque la puissance publique
01:16:24se déploie
01:16:25et qu'elle le souhaite
01:16:26véritablement
01:16:27en mettant des moyens
01:16:28ça a quand même été nationalisé
01:16:29EDF
01:16:29et bien on y arrive
01:16:31et ça c'est pas nouveau
01:16:34j'allais dire
01:16:36ça remonte même à Colbert
01:16:38c'est à dire
01:16:39non mais ce que je veux dire
01:16:40c'est qu'à partir du moment
01:16:41c'est vrai
01:16:42mais à partir du moment
01:16:43où vous avez
01:16:44la France
01:16:46donne le meilleur
01:16:47d'elle-même
01:16:48dans un cadre
01:16:49de puissance publique
01:16:50plutôt que dans la libre
01:16:51concurrence du marché
01:16:52et bien ça c'est
01:16:53c'est une constante
01:16:56que je soumets à votre sagacité
01:16:58et c'est bien la preuve
01:16:59que lorsque l'État le souhaite
01:17:03lorsqu'il y met les moyens
01:17:04il y arrive en peu de temps
01:17:06finalement
01:17:06en peu de temps
01:17:07parce qu'il y a à peine
01:17:08deux ans de cela
01:17:09on n'était pas
01:17:10il a fallu quatre ans
01:17:11mais bon
01:17:12disons que c'est assez rapide
01:17:13c'est quand même peu quatre ans
01:17:14pour une problématique nucléaire
01:17:16c'est assez peu
01:17:16pour ternir un peu
01:17:17l'aude à la souveraineté
01:17:19que nous venons d'entendre
01:17:20de la part de France
01:17:21je dirais qu'il y a
01:17:21malheureusement
01:17:22un certain nombre d'échecs
01:17:23lorsque l'État s'est engagé
01:17:25je pense par exemple
01:17:26au plan calcul
01:17:26qui a été une catastrophe
01:17:27donc l'État ne réifie pas
01:17:29non plus toujours
01:17:29un petit mot
01:17:31Jean-Luc Mélenchon
01:17:32refait parler de lui
01:17:34j'avoue que j'ai la nausée
01:17:36en voyant son tweet
01:17:37ignoble dessin antisémite
01:17:38de Marianne
01:17:39à propos du député
01:17:40insoumis Rodrigo Arenas
01:17:41est-ce qu'il sait
01:17:43ce que c'est qu'une caricature
01:17:44est-ce qu'il sait
01:17:45ce que c'est qu'un dessin de presse
01:17:47il a fait
01:17:48l'éloge funèbre de Charbes
01:17:50enfin franchement
01:17:51mais on en est là
01:17:52on en est là
01:17:54mais c'est ignoble
01:17:55Nécrochu montre en or
01:17:56mais il n'en porte jamais
01:17:57et babouche
01:17:58comme évocation grossière
01:17:59d'islamophobie
01:18:00j'apporte à notre député
01:18:02ici visé
01:18:03tout notre soutien
01:18:04je suis inséré
01:18:05au lendemain
01:18:07de l'anniversaire
01:18:08de l'assassinat
01:18:09des dessinateurs
01:18:10et autres personnes
01:18:12qui se trouvaient à Charlie Hebdo
01:18:13mais comment on peut faire ça ?
01:18:15comment on peut écrire
01:18:16une chose comme ça ?
01:18:17Écoutez Valérie
01:18:17vous êtes
01:18:18vous êtes la meilleure défenseuse
01:18:20de Marianne
01:18:21parce qu'effectivement
01:18:23je défends le dessin de presse
01:18:26la caricature
01:18:27et puis d'autre part
01:18:27vous parlez d'islamophobie
01:18:29et puis je ne vous raconte pas
01:18:31les mots qui sont employés
01:18:32non
01:18:33si vous lisez l'article
01:18:35incriminé par Jean-Luc Mélenchon
01:18:37c'est un article
01:18:38qui est tout à fait objectif
01:18:40qui est très enquêté
01:18:41qui est fondé sur
01:18:42de l'information
01:18:43de l'enquête
01:18:44et je trouve que c'est
01:18:46extrêmement malvenu
01:18:47et puis d'autre part
01:18:47la caricature suppose
01:18:49suppose
01:18:50de se sortir
01:18:51de l'empire
01:18:52cet horrible empire
01:18:53du premier degré
01:18:54complètement
01:18:55le premier degré
01:18:56est en train
01:18:57de déraser
01:18:59tout notre
01:19:00ce que nous sommes
01:19:02LFI c'est zéro degré
01:19:04excuse-moi
01:19:04tout ce que
01:19:05on peut dire
01:19:05non mais c'est
01:19:06de quoi on parle
01:19:07c'est une caricature
01:19:10caricature
01:19:11on ne parle pas
01:19:11d'une photo
01:19:12on ne parle pas
01:19:12et c'est un dessin
01:19:13de presse
01:19:14et puis c'est absolument
01:19:14pas du tout
01:19:15l'intention de l'auteur
01:19:16bref
01:19:16on se retrouve
01:19:17dans un instant
01:19:18on va parler
01:19:19d'apprentissage
01:19:21avec vous
01:19:23Marie-Ève Malouine
01:19:24et avec vous
01:19:25également
01:19:25Gilbert Azoulay
01:19:26à tout de suite
01:19:27Sud Radio
01:19:28le 10h midi
01:19:30Sud Radio
01:19:31le 10h midi
01:19:32mettez-vous d'accord
01:19:33Valérie Expert
01:19:34avec vous jusqu'à midi
01:19:36pour commenter l'actualité
01:19:37alors Marie-Ève Malouine
01:19:38coup de gueule
01:19:39ou plutôt coup de projecteur
01:19:41que vous vouliez
01:19:43faire sur les jeunes
01:19:44sans emploi
01:19:45et sans formation
01:19:46oui c'est un article
01:19:47du parisien
01:19:48ce matin
01:19:48j'en ai source
01:19:49mais qui remet sur le tapis
01:19:50un sujet
01:19:51qui vient régulièrement
01:19:53alors je ne sais pas
01:19:53si on dit les nets
01:19:54ou les nits
01:19:55puisque c'est un terme anglais
01:19:56not in education
01:19:57employment training
01:19:59mais en fait
01:19:59c'est les jeunes
01:20:00qui sont sans emploi
01:20:01ni formation
01:20:01et vous parliez
01:20:02dans votre édité
01:20:03de ce qui est inacceptable
01:20:04et je trouve que
01:20:05pour un pays
01:20:06comme la France
01:20:07c'est inacceptable
01:20:0815%
01:20:08des 15-29 ans
01:20:10en France
01:20:10n'ont ni emploi
01:20:11ni formation
01:20:13sont hors système scolaire
01:20:14n'ont pas d'emploi
01:20:15et ne sont même pas
01:20:16en train de se former
01:20:18pour avoir un emploi plus tard
01:20:19au niveau européen
01:20:20la moyenne
01:20:20c'est 13%
01:20:21donc ça veut dire
01:20:22qu'il y a des pays
01:20:22qui font beaucoup moins
01:20:24et pour la France
01:20:25honnêtement
01:20:26il n'est pas acceptable
01:20:27d'avoir des jeunes
01:20:28autant de garçons
01:20:29que de filles
01:20:30qui entre 15 et 29 ans
01:20:31ne savent pas
01:20:33ne peuvent pas
01:20:33se projeter sur l'avenir
01:20:35par leur métier
01:20:36et qu'est-ce qu'ils font
01:20:37toute la journée
01:20:38ils sont forcément
01:20:40exposés
01:20:41à tous les risques
01:20:42présents dans notre société
01:20:44en matière d'enrôlement politique
01:20:46de narcotrafic
01:20:48etc
01:20:48et donc
01:20:49c'est vraiment inacceptable
01:20:51je pense qu'une société
01:20:52qui ignore
01:20:5315%
01:20:54de cette classe d'âge
01:20:55est une société
01:20:57qui est en train
01:20:58de tirer un trait
01:20:59sur son avenir
01:21:00et c'est une priorité
01:21:01essentielle
01:21:02et ça rejoint
01:21:03si j'ai un tout petit peu
01:21:04plus de temps
01:21:04par rapport à notre système
01:21:06éducatif
01:21:07ou même rétributif
01:21:08on a beaucoup considéré
01:21:10l'intelligence
01:21:10du cerveau
01:21:12mais l'intelligence
01:21:13de la main
01:21:13l'intelligence du coeur
01:21:15c'est-à-dire les soins
01:21:16on a négligé ça
01:21:17ce n'est pas rémunéré
01:21:19il y a peu
01:21:20les formations
01:21:20ne sont pas valorisées
01:21:22et ça donnerait
01:21:23des métiers
01:21:23à des tas de gens
01:21:24ça arrive aussi
01:21:26il y a des papiers
01:21:26régulièrement
01:21:27sur tel jeune
01:21:28qui était en prison
01:21:29et qui a découvert
01:21:30son métier
01:21:31de cuisinier
01:21:31d'artisan
01:21:32en prison
01:21:33il y a des choses à faire
01:21:34vous êtes dans le métier
01:21:36depuis longtemps
01:21:37moi aussi
01:21:38l'apprentissage
01:21:39c'est une sorte de marronnier
01:21:40un sujet dont on parle
01:21:42dont on reparle
01:21:43et visiblement
01:21:44il n'y a pas eu
01:21:45énormément de progrès
01:21:46il y en a eu
01:21:49il y en a eu
01:21:49il ne suffit pas
01:21:53qu'il y ait beaucoup
01:21:54de jeunes en apprentissage
01:21:55on a cherché
01:21:56à faire du chiffre
01:21:57il faut qu'il y ait
01:21:57des jeunes en apprentissage
01:21:58vers des métiers
01:21:59qui leur plaisent
01:22:00et qui puissent
01:22:00exercer derrière
01:22:01il faut aller au-delà
01:22:02de la statistique
01:22:03mais c'est un sujet
01:22:05important aussi
01:22:06oui c'est un sujet
01:22:06important
01:22:07ça rejoint peut-être
01:22:08juste pour revenir
01:22:09moi quand j'ai fait
01:22:10mes études d'économie
01:22:10il y a longtemps
01:22:11mon professeur me disait
01:22:12aux Etats-Unis
01:22:13il y a des Américains
01:22:13qui sont dans une boîte noire
01:22:14qu'on ne sait pas
01:22:15ce qu'ils deviennent
01:22:15et en fait ça va arriver
01:22:16en Europe
01:22:17et bien ça arrive
01:22:18c'est à dire
01:22:18c'est un million et demi
01:22:19de jeunes
01:22:19c'est d'autres personnes
01:22:20dont on ne sait plus
01:22:21ce qu'ils font
01:22:22où ils vont
01:22:22ce qu'ils vont faire
01:22:23et c'est Jean-Sons-Projet
01:22:24c'est un peu
01:22:25le destin qu'il y a des autres
01:22:27oui il y a eu des problèmes
01:22:28mais je trouve que
01:22:29l'apprentissage n'est pas valorisé
01:22:30enfin je veux dire
01:22:31ça fait 20 ans
01:22:3130 ans qu'on en parle
01:22:32ce n'est pas valorisé
01:22:34vous dites à un parent
01:22:36ou à un enfant
01:22:36ben voilà peut-être
01:22:37que l'apprentissage
01:22:38c'est toujours très mal vécu
01:22:40alors il faut savoir
01:22:41que l'apprentissage
01:22:42les principales bénéficiaires
01:22:44des dispositifs d'apprentissage
01:22:45c'est l'enseignement supérieur
01:22:46c'est à dire que
01:22:46c'est là où finalement
01:22:48il y a eu beaucoup plus d'apprentis
01:22:49dans les grandes écoles
01:22:50où il y a l'université
01:22:50pas assez
01:22:51mais en tout cas
01:22:51l'université n'a pas assez profité
01:22:53mais en tout cas
01:22:53il y a eu beaucoup de
01:22:54c'est vrai que
01:22:55les métiers de la main
01:22:56ne sont pas assez valorisés
01:22:57mais si vous me permettez
01:22:58d'aller sur mon petit coup de gueule
01:23:00en ce début d'année
01:23:01je vous ai fait passer
01:23:01la carte de vœu
01:23:02que j'ai reçue
01:23:03de France Université
01:23:04sur le monde de l'éducation
01:23:07après que l'on découvre
01:23:07que les étudiants
01:23:08sont dans une situation précaire
01:23:10et la dégradation
01:23:11de leurs conditions de vie
01:23:12on découvre que
01:23:13les universités
01:23:13n'ont plus un rond
01:23:14et que l'alternance
01:23:16qui permettait
01:23:16à des centaines de milliers
01:23:17de jeunes de s'insérer
01:23:19va subir un coup de rabot
01:23:20bref
01:23:20ce qui constitue
01:23:22et puis je parle encore
01:23:22souveraineté et indépendance
01:23:24ce qui constitue
01:23:25le socle de notre souveraineté
01:23:26et de notre indépendance
01:23:27c'est sacrifier
01:23:28en imaginant
01:23:29bien entendu
01:23:29que la situation sera meilleure
01:23:30je vous l'annonce
01:23:31c'est tout l'inverse
01:23:32qui va se produire
01:23:32la carte de vœu 2026
01:23:34je vous en parlais
01:23:34de France Université
01:23:35qui regroupe
01:23:37elle est édifiante
01:23:39alors je vous la lis
01:23:40en 2026
01:23:41on fait toujours plus
01:23:42avec encore moins
01:23:43le tout illustré
01:23:44par un dessin
01:23:45où on voit
01:23:46une chercheuse
01:23:46qui ressemble à être
01:23:47une chercheuse sur le toit
01:23:48qui travaille
01:23:50et puis un fonctionnaire
01:23:51cravaté
01:23:51qui lui retire son échelle
01:23:53et qui lui dit
01:23:53ça ne vous gêne pas
01:23:54si je vous l'enlève
01:23:55c'est-à-dire
01:23:55que ce sera encore moins
01:23:57et que dire
01:23:58de ce coup de rabot
01:23:58je vous en parlais
01:23:59de l'apprentissage
01:23:59l'État réduit le financement
01:24:01en baissant les aides
01:24:02à l'embauche
01:24:02et augmente
01:24:03la contribution financière
01:24:05des entreprises
01:24:05je vous l'annonce
01:24:06à nouveau
01:24:07le remède sera pire
01:24:08que le mal
01:24:09les entreprises
01:24:09vont moins embaucher
01:24:10et les victimes
01:24:11seront les jeunes
01:24:12évidemment
01:24:13enfin
01:24:13last but note de liste
01:24:15on découvre que
01:24:15la nourriture
01:24:16constitue la principale
01:24:17variable d'ajustement
01:24:18du budget des étudiants
01:24:19selon l'Union d'Union
01:24:2048% des répondants
01:24:22déclarent avoir renoncé
01:24:23à se nourrir
01:24:23pour des raisons financières
01:24:25et 23% déclarent
01:24:26y renoncer
01:24:27plusieurs fois par mois
01:24:27et c'est la fin du repas
01:24:29à un euro
01:24:29vous savez que
01:24:30Frédéric Vidal
01:24:31avait mis en place
01:24:32en 2023
01:24:32qui a été abandonné
01:24:33alors on le voit
01:24:34la situation des étudiants
01:24:35se dégrade
01:24:35fortement
01:24:36tandis que la France
01:24:37continue
01:24:38pardonnez-moi
01:24:39c'est mon petit couplet politique
01:24:40de protéger
01:24:40prioritairement ses retraités
01:24:42qui demeurent
01:24:43parmi les mieux traités
01:24:43d'Europe
01:24:44alors je sais que ça va faire débat
01:24:45ce que je dis
01:24:45ce qui crée un déséquilibre
01:24:46générationnel
01:24:47de plus en plus lisible
01:24:48et visible
01:24:49pourquoi les opposer ?
01:24:51parce que c'est le principal budget
01:24:54je ne vous apprends rien
01:24:56en disant que le principal budget
01:24:57de l'état
01:24:5730% du budget
01:24:58de l'éducation nationale
01:24:59c'est le paiement des retraites
01:25:00donc ça crée
01:25:02un déséquilibre générationnel
01:25:03de plus en plus visible
01:25:04et en fragilisant nos jeunes
01:25:05on affaiblit
01:25:06la base du futur système social
01:25:09et moins d'étudiants formés
01:25:10c'est moins d'insertion
01:25:11et donc moins de cotisations
01:25:13on a une auditrice Marie
01:25:16qui a accueilli
01:25:17beaucoup de jeunes
01:25:18elle était famille d'accueil
01:25:19elle nous dit tous les jeunes
01:25:20dont j'ai eu la charge
01:25:21sont passés par l'apprentissage
01:25:22tout ce travail est évolu
01:25:23dans leur métier
01:25:24l'éducation nationale
01:25:25ne valorise pas du tout
01:25:26l'apprentissage
01:25:27et c'est bien dommage
01:25:28mais effectivement
01:25:29ces baisses
01:25:30on spécifie apprentissage
01:25:36vers le classique
01:25:37maintenant ça rentre
01:25:38dans le dispositif
01:25:39c'est vrai que dans le bilan
01:25:40d'Emmanuel Macron
01:25:41quand on fera les points positifs
01:25:43et les points négatifs
01:25:44jusqu'à le nouvel ordre
01:25:46l'évolution de l'apprentissage
01:25:48était plutôt un point positif
01:25:50c'est-à-dire qu'il y a eu
01:25:51des mesures qui ont permis
01:25:52de passer de 400 000 apprentis
01:25:54à 800 000 apprentis
01:25:56en 2 ou 3 ans
01:25:57c'est quand même assez considérable
01:25:58pratiquement atteint le million
01:25:59oui on a pratiquement atteint le million
01:26:01et l'Allemagne est à 1 million d'apprentissage
01:26:02sauf que quand vous regardez
01:26:04la classification des apprentis
01:26:05c'est effectivement
01:26:06l'enseignement supérieur
01:26:08qui en a bénéficié
01:26:09et non pas le travail manuel
01:26:10mais ça me fait rappeler
01:26:12que lorsque j'avais 12 ou 13 ans
01:26:15Giscard d'Estaing
01:26:16était président de la république
01:26:17et il avait lancé
01:26:18un grand plan
01:26:19de revalorisation
01:26:20du travail manuel
01:26:21c'était Lionel Stoleru
01:26:23qui était charge de ça
01:26:24c'était en 76
01:26:25alors ça nous rajeunit pas
01:26:27revalorisation du travail manuel
01:26:29on attend toujours
01:26:30revalorisation du travail manuel
01:26:32revalorisation des soins
01:26:35du travail lié aux soins
01:26:37aux personnes
01:26:38on l'a dit pendant le Covid
01:26:39ce sont des gens essentiels
01:26:41et puis après le Covid
01:26:43on n'a rien fait
01:26:44ils sont toujours avec des salaires
01:26:45extrêmement bas
01:26:48des conditions de travail
01:26:48qui ne sont pas si simples
01:26:49parce qu'ils commencent tôt
01:26:50et ils finissent tard
01:26:52puisqu'ils s'adaptent aux horaires
01:26:53des personnes dont ils s'occupent
01:26:55y compris le week-end
01:26:56et tout ça
01:26:57ça n'a pas bougé
01:26:58et donc
01:26:59je pense que dans la formation
01:27:01et peut-être même
01:27:01on peut lancer un autre débat
01:27:02par rapport à l'IA
01:27:03parce que l'IA
01:27:04je sais qu'on arrive à avoir
01:27:06des robots
01:27:06qui vous coupent les cheveux
01:27:07mais avant que l'IA
01:27:09remplace les coiffeurs
01:27:11avant que l'IA
01:27:12remplace votre
01:27:13levé
01:27:14avant que l'IA
01:27:15remplace
01:27:16votre infirmière
01:27:18ou la dame
01:27:18qui vient vous lever
01:27:20quand vous êtes âgé
01:27:20vous aider à faire
01:27:21votre toilette
01:27:22et qui discute avec vous
01:27:23il va se passer du temps
01:27:24donc ce sont aussi
01:27:26des métiers
01:27:27qu'il faut valoriser
01:27:29plutôt que d'avoir
01:27:30des jeunes
01:27:30qui entre 15 et 29 ans
01:27:32n'ont aucun métier
01:27:33et donc aucune perspective
01:27:35comment ils se transposent
01:27:36dans la réalité
01:27:36c'est ça
01:27:37je pense que Perico
01:27:41apprécie ce débat
01:27:43l'IA ne fera pas l'endouille
01:27:44non
01:27:44ça c'est sûr
01:27:46mais il y aura-t-il encore
01:27:48de l'endouille
01:27:48dans quelques années
01:27:49mais au sens figuré
01:27:51au sens figuré
01:27:52peut-être
01:27:52Valérie tant que vous et moi
01:27:53on sera là pour viger
01:27:54nous on mangera toujours
01:27:56de l'endouille
01:27:56alors nous allons
01:27:58aller en direct
01:27:58retrouver nos agriculteurs
01:28:00en colère
01:28:00dans les barrages
01:28:01autour de la région parisienne
01:28:02à l'Assemblée nationale
01:28:03sur le champ de Mars
01:28:05où il y a une
01:28:05voilà il y a une jacquerie
01:28:06qui prend des formes
01:28:08qui prend des formes
01:28:09quelquefois un peu violentes
01:28:10et nous serons en direct
01:28:11avec des témoins
01:28:12nous aurons aussi un responsable
01:28:14un vice-président de la FNSEA
01:28:15qui va nous parler
01:28:15pas de vaches
01:28:16en concours agricole
01:28:17cette année
01:28:18on prend les précautions sanitaires
01:28:20et s'il n'y avait pas d'agriculteurs
01:28:21c'est ce que nous a suggéré
01:28:22ça va finir comme ça
01:28:23tout est bien
01:28:23le salon d'agriculture
01:28:24on sait bien
01:28:24c'est le salon de l'agroalimentaire
01:28:25il y a tout sur des paysans
01:28:26voilà
01:28:27je reviendrai 13 à 14 heures
01:28:29sur les normes
01:28:30après la tragédie de Transmontana
01:28:31est-ce qu'il y a trop de normes
01:28:32ou pas assez
01:28:33vaste sujet
01:28:35on s'amusera de Ségolène Royal
01:28:36qui considère que les rodéos urbains
01:28:37ce sont des oeuvres d'art
01:28:38les petits chéris
01:28:39c'est une passion
01:28:40il ne faut pas les embêter
01:28:41voilà
01:28:43et puis il y a les étudiants
01:28:44qui ont été obligés
01:28:45d'aller quand même faire leurs examens
01:28:46malgré la neige
01:28:46le Ouigo qui monte à 119 euros
01:28:48autant prendre le TGV
01:28:49c'est moins cher
01:28:50et puis
01:28:52comment Donald Trump
01:28:54s'est moqué
01:28:54de l'autre président de la république
01:28:55Manuel
01:28:56tu es pas gentil
01:28:57voilà ce qu'on pourra vous dire aujourd'hui
01:29:00un menu chargé
01:29:01voilà
01:29:02mes digestes
01:29:03très bonne journée
01:29:04sur Sud Radio
01:29:05à demain
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