Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 mois
Mettez vous d'accord avec Patrick Vignal, Lucas Planavergne, Paul Cébille, Alex Darmon


---

🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr


##METTEZ_VOUS_D_ACCORD-2026-04-30##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Mettez-vous d'accord, Valérie Expert.
00:00:02Ça y est, on a déjà la tête en vacances avec Patrick Vignal.
00:00:06Demain, Valérie démarre la saison des ponts, c'est parti.
00:00:10Ah oui, demain, on sera là en direct avec vous.
00:00:140826 300 300, on vous attendra, on sera là d'attaque.
00:00:19Patrick Vignal, ancien député Renaissance de l'Hérault, bonjour.
00:00:21Bonjour Valérie.
00:00:22Lucas Planavergne, vous êtes journaliste au Journal du Dimanche.
00:00:24Bonjour.
00:00:25Alex Darmon, journaliste politique.
00:00:26On vous retrouve sur Youtube, Les Indécis, c'est votre chaîne de débats politiques.
00:00:32Et puis, dernier jour, j'imagine, pour voir, non ?
00:00:34Jusqu'à la fin du mois de juin.
00:00:36Ah, jusqu'à la fin du mois de juin, allez voir ce documentaire Paris Apprendre en replay sur M6+,
00:00:42et en immersion dans la campagne des municipales à Paris.
00:00:45Et Paul Sébille, rédacteur en chef d'Hexagone, bonjour à vous.
00:00:49Et Gilles Gansman est resté pour le zapping.
00:00:52On va parler du carburant, taxer les super-profits, qu'allez-vous faire ?
00:00:57On vous repose la question pour les vacances.
00:00:59Est-ce que vous resterez en France ?
00:01:01Est-ce que vous avez changé vos plans ?
00:01:05Il y a des choses formidables, Patrick Vignal.
00:01:07Ah Valérie, c'est où les faisons plaisir ?
00:01:08Voilà, je rentre de Bayonne, chers amis.
00:01:11Une tuerie, le jambon de Bayonne.
00:01:14Et alors, la côte de bœuf, vous savez, cher ami Gilles...
00:01:17Écoutez, j'en ai ramené dans mon scooter, mais à mon avis, elle n'est pas plus fraîche.
00:01:21Mais quel bonheur, la côte de bœuf de Bayonne, quand je vois les gens qui n'aiment pas la viande.
00:01:26Le jambon, Valérie, enfin, tout ce qui va avec, le bonheur, franchement...
00:01:30Et puis ce Pays basque et cette ville de Biarritz, les Bayon, magnifiques.
00:01:33J'étais un peu déprimé comme garçon, mais quand vous allez à Biarritz, c'est mieux que le psy.
00:01:37Bon, alors, idée...
00:01:37Ce n'est pas qu'ils n'aiment pas la viande, c'est qu'il y en a qui veulent
00:01:39faire attention à la planète.
00:01:41Ce qui n'est pas mon cas.
00:01:42Allez, ça y est, voilà, j'étais heureux de dire aux Français, regardez, du bonheur.
00:01:47Et Alex, il nous casse tout, là.
00:01:48Bon, je ne sais pas si l'argument, c'est la planète, c'est plutôt...
00:01:50Il y en a qui vous disent que c'est le bien-être animal, faire attention à la planète et
00:01:54tout.
00:01:54Ce n'est pas mon cas, je mange de la viande, donc je ne suis pas en train de la
00:01:56défendre.
00:01:57Mais je dis juste qu'on ne peut pas ne pas aimer la viande.
00:01:59Bon, Alex, je t'amène à Bayonne, quand tu vas goûter le jambon, c'est une curie.
00:02:03Tu seras l'homme le plus heureux de la planète.
00:02:05Bon, alors, vous nous direz où vous partez en vacances.
00:02:08Faites la promotion de vos régions, 0826 300 300.
00:02:11De toute façon, évidemment, on a un petit prisme sud-ouest, sud-radio, forcément.
00:02:17Et puis, on parlera de l'immigration de travail.
00:02:20Ces médecins algériens, roumains qui sont en France, dites-nous ce que vous en pensez.
00:02:26Effectivement, il y a un débat.
00:02:28M. Ruffin, lui, s'est déclaré contre cette immigration de travail.
00:02:31On attend vos réactions.
00:02:33Gilles, on commence avec quoi ?
00:02:34Oui, je vous amènerai du mug demain, Valérie, si ça vous fait plaisir.
00:02:39Peut-être pas de chez un fleuriste, je verrai ce que je trouve.
00:02:43Alors, hier, Valérie, je ne sais pas si vous avez vu ça sur les réseaux sociaux,
00:02:46il y a eu du rififi entre le président de la commission audiovisuelle,
00:02:50Jérémy Patrier-Lettus, et Charles Alongle.
00:02:53Alors, il faut dire que Jérémy, il était tranquille, il regardait BFM,
00:02:57quand hier soir, il est tombé sur Jordan Berdella,
00:03:00qui s'est servi du rapport pour dire qu'il allait sa volonté de privatiser France Télé.
00:03:06Alors, évidemment, Jérémy a pensé que son rapport, le rapport publié grâce à lui,
00:03:14logiquement, c'était pour que France Télé continue,
00:03:16puisque Charles Alongle a dit que c'était contre la privatisation.
00:03:19Alors, pauvre Jérémy devant BFM.
00:03:22Ce n'est pas un enjeu pour la démocratie.
00:03:23La démocratie n'est pas que le pouvoir politique soit propriétaire d'une chaîne de télé.
00:03:28Et ça, pardon, mais ce n'est pas vraiment la démocratie.
00:03:32Donc, demain, à la tête du pays, nous engagerons la privatisation de l'audiovisuel public.
00:03:37Et je me permets de finir sur la mention du rapport.
00:03:41Ce rapport, il a souligné beaucoup de dérives sur les frais de bouche,
00:03:46sur l'ensemble des pince-fesses qui sont organisées,
00:03:48notamment à Cannes, avec des palaces à 1500 euros la nuit,
00:03:52sur les dépenses de personnelle.
00:03:56Ce qui a été souligné par le rapport,
00:03:57l'a aussi été par le rapport extrêmement rigoureux de la Cour des comptes,
00:04:02dont je crois qu'on ne peut pas contester la neutralité et l'objectivité.
00:04:05Donc, il y a évidemment beaucoup de ménages à faire
00:04:07dans la façon dont l'argent des Français est gaspillé.
00:04:10Et pardon, mais l'État français, en 2026,
00:04:15peut parfaitement se passer d'un audiovisuel public,
00:04:18qui est aujourd'hui pléthorique.
00:04:21Et donc, il parle d'un rapport qui n'est pas encore publié,
00:04:25et il s'appuie sur le rapport de Charles Alonc,
00:04:28qui lui sert de béquille pour faire cette annonce.
00:04:31Oui, c'est le rapport de Charles Alonc qui n'est pas publié sur les fuites.
00:04:35Ça a publié lundi, le rapport, le 4 mai.
00:04:38Moi, je suis très impressionnant de le lire, ce rapport,
00:04:39parce que je trouve que c'est un travail parlementaire
00:04:41qui a été fait depuis six mois.
00:04:42Et on a vu qu'il y a eu des remous dans ces échanges.
00:04:46Maintenant, en parler avant, et annoncer des choses,
00:04:49on sait juste qu'il fait 400 pages, le rapport,
00:04:51qu'il y a 80 propositions,
00:04:52et qu'on les connaîtra toutes lundi.
00:04:55Voilà, bon, moi je trouve que là, c'est un peu populiste,
00:04:57pardon, excusez-moi du terme,
00:04:58mais de dire, on va...
00:04:59En plus, c'est toujours les mêmes exemples.
00:05:01Bon, remarque, ça a déjà des effets,
00:05:02parce qu'ils parlent du service public,
00:05:05des gens qui descendent à Cannes,
00:05:06qui me prennent des hôtels et tout,
00:05:07ils ne le font plus.
00:05:08Ils ne vont pas le faire sur le prochain.
00:05:09Mais ce n'est pas ça, le fond.
00:05:11Je vous le dis, vraiment, sur un budget d'une chienne,
00:05:14c'est peut-être 3%...
00:05:17Mais là-dessus, on est d'accord, mais c'est symbolique.
00:05:19Oui, mais c'est symbolique, et ça agace fortement les Français.
00:05:21Ce qui agace les Français, c'est les émissions éditoriales
00:05:24qui sont peut-être un peu trop orientées,
00:05:26c'est toutes ces choses-là.
00:05:27Mais il y a tout.
00:05:28Mais la gabgie financière aussi, ça agace les Français.
00:05:32Non, mais la gabgie financière, je suis d'accord
00:05:33que ce n'est pas les nuits à Cannes, tout le monde.
00:05:35Moi, je suis assez...
00:05:35Regardez les contrats de production, ça va être intéressant.
00:05:37Mais ça aussi, c'est très important.
00:05:39Vous dites que le rapport sera publié lundi, effectivement,
00:05:42mais il y a eu quand même des dizaines d'auditions.
00:05:43Jordan Bardella défend sa position de privatiser l'audiovisuel public.
00:05:47D'ailleurs, Charles Aloncle n'a pas la même position
00:05:49parce que même si l'UDR et le RN sont des partis alliés,
00:05:52ça ne les empêche pas d'avoir encore des divergences
00:05:55sur certaines choses, sur l'économie par exemple,
00:05:57mais également sur cette question.
00:05:59On verra s'ils se rejoindront dans les prochaines semaines.
00:06:01Maintenant, il y a eu beaucoup d'auditions.
00:06:03Jordan Bardella s'appuie là-dessus.
00:06:05Je pense qu'on peut quand même déjà tirer des conclusions
00:06:07de ces nombreuses auditions
00:06:08et des faits qui ont été révélés par Charles Aloncle.
00:06:11Donc c'était une commission pour privatiser France Télévisions ?
00:06:13Ça veut dire que la gauche et les écologistes avaient raison ?
00:06:15Non, c'était une commission pour montrer les potentielles dérives
00:06:19aussi bien éditoriales que financières
00:06:22du service public qui, encore une fois,
00:06:24est financée avec l'argent des Français.
00:06:27Mais pardon, je ne sais pas quelles sont les conclusions de ce rapport.
00:06:30Il faut qu'on peut en tirer des conclusions.
00:06:32Chacun a vu les auditions, a suivi les débats.
00:06:34Les propositions et les voir se rentrer dedans, oui, ça, on a vu.
00:06:37Mais je ne sais pas quelles sont les conclusions.
00:06:38Mais je les lirai avec atteint.
00:06:40Je ne dis pas, je veux lire les 80 propositions,
00:06:42mais on sait déjà qu'on ne connaîtra pas les contrats de production.
00:06:45Les montants de contrats de production, on ne les sait pas.
00:06:47Il l'a dit Charles Aloncle.
00:06:48Donc pour le moment, je ne connais pas les conclusions de ce rapport.
00:06:51Et pardon, mais je pense que dans une démocratie,
00:06:54il faut un service public, quoi qu'il arrive.
00:06:56Alors ça, c'est un autre débat.
00:06:57Oui, mais ça, c'est un autre débat.
00:06:58Mais en tout cas...
00:07:00Mais qui mérite d'être posé.
00:07:02C'est-à-dire que pour certains, on ne peut même pas le poser.
00:07:05Ça semble tomber du ciel qu'il y a un service d'audiovisuel public
00:07:10financé par l'État.
00:07:11Mais en réalité, on peut en discuter.
00:07:13Il y a des arguments pour, des arguments contre.
00:07:15Voilà, ce n'est pas inscrit dans le marbre qu'il y ait un...
00:07:18Alors moi, je voudrais en parler, mais je vais faire au fréquence ce matin, Valérie.
00:07:23Charles Aloncle ou Charles Aloncle m'a battu aux élections.
00:07:25Donc je ne vais pas m'exprimer.
00:07:27D'où parlez-vous ?
00:07:28C'est ce que les jeunes appellent aujourd'hui, je vais le dire.
00:07:31Vous voulez mon avis, vraiment, au fond ?
00:07:33Moi, je trouve que c'est un garçon intelligent
00:07:35qui a fait de belles études.
00:07:37Et je trouve que c'est un petit peu dommage
00:07:39qu'il soit versé un peu sur le populisme.
00:07:41Je vais vous donner un exemple.
00:07:42Mais on en parlait tout à l'heure.
00:07:43À la fois d'entrée, il dit 1,7 millions d'apéros
00:07:46faits par France TV.
00:07:48En fait, c'était pendant le Covid, des plateaux repas.
00:07:51Mais quelque part, sa cible, c'était quoi ?
00:07:54C'est de dire toujours les mêmes.
00:07:56Les très riches en profitent.
00:07:57Donc quelque part, sa cipotique a réussi.
00:08:00Mais vous savez, c'est tellement une pétodire à l'Assemblée nationale.
00:08:03Je pense qu'en fait, il n'y a plus de fond.
00:08:06Et on en parlait tous les deux.
00:08:07Effectivement, on peut se poser la question
00:08:08est-ce que c'est normal que dans votre lieu de travail,
00:08:11on vous donne à manger ?
00:08:13Donc c'est pour ça qu'en fait, on confond tout.
00:08:15Et je rejoins Alex.
00:08:16Moi, j'ai eu la chance de faire quelques missions.
00:08:18Ça aurait été plus sympa d'avoir la mission,
00:08:20de recevoir des gens.
00:08:21Valérie, je vous reçois.
00:08:23Je vous dis, vous m'avez donné vos fiches de paie la veille.
00:08:25Je vous dis, alors, Madame Valérie,
00:08:26combien vous gagnez ?
00:08:27Vous diriez, je vous ai donné mes fiches de paie la veille.
00:08:29Mais il a gagné politiquement.
00:08:32Voilà.
00:08:33Moi, j'ai passé 15 ans à la bourrée de terrain,
00:08:35en une commission.
00:08:36Et je vais même vous dire,
00:08:37dans ma circonscription,
00:08:38les gens m'ont dit,
00:08:39il nous défend, il est brillant.
00:08:41Mais je ne sais pas si c'est...
00:08:43Je ne sais pas si politiquement, à long terme,
00:08:45c'est comme ça qu'on fait société.
00:08:46J'en doute.
00:08:47Bah, je ne sais pas, Paul Sébille.
00:08:49Oui, moi je trouve qu'il a au moins secoué un peu les choses.
00:08:51On a tendance à penser qu'on ne peut rien réformer en France.
00:08:55Là, ça a été un peu l'exemple.
00:08:56On a vu une forme de corporatisme, quand même.
00:08:57C'est assez violent ce qui s'est pris.
00:09:00Autant les auditions étaient violentes,
00:09:01il y avait des mots, des jeux...
00:09:03Enfin, ce jeu parlementaire un petit peu théâtralisé.
00:09:08Mais ça a quand même...
00:09:09Voilà, on l'a dit,
00:09:09ils n'iront plus dans les hôtels à Cannes
00:09:11qui coûtent beaucoup trop cher
00:09:12par rapport au niveau de vie des Français.
00:09:14J'attends de voir tout le monde.
00:09:15Voilà, il faudrait voir.
00:09:15Si, si, si, les consignes ont été données.
00:09:19Soyez discrets, pas de fêtes.
00:09:22Mais s'il n'y avait pas eu cette commission,
00:09:24est-ce que ça aurait continué ?
00:09:25Non, ça aurait continué, effectivement.
00:09:27Moi et moi, j'attendais des arguments.
00:09:29Les arguments, alors vous en avez donné un,
00:09:31mais quand on dit, c'est n'importe quoi,
00:09:34le rapport est biaisé,
00:09:35mais je voudrais qu'on me dise ce qui est biaisé.
00:09:36J'ai trouvé qu'il était resté très calme,
00:09:38Charles Allonge, dans sa manière de questionner.
00:09:42Vous savez Valérie, moi je vais vous dire
00:09:43ce qui m'a choqué.
00:09:45Comment on peut être patron de France TV
00:09:47et payer 1400 euros la nuit ?
00:09:49C'est pas possible, voilà.
00:09:50Même si c'est un échange publicitaire.
00:09:52Je trouve que, voilà, ça me gêne en fait.
00:09:55Vous êtes patron d'une société,
00:09:57même si elle est publique,
00:09:59je peux comprendre qu'elles doivent estimer.
00:10:01Elle ne va pas aller aux pierres et vacances non plus.
00:10:03Si on est totalement honnête.
00:10:06Même si c'est très sympa.
00:10:08Ça ne vous gêne pas le temps de la nuit ?
00:10:09Mais moi, je ne suis pas d'accord.
00:10:11Je trouve que c'est peanuts
00:10:12par rapport au bordel de France TV,
00:10:15par rapport au placard,
00:10:17par rapport aux gens qui ne bossent pas,
00:10:19qui ont des emplois fictifs.
00:10:21On le sait, par rapport aux contrats,
00:10:23par rapport aux contrats qui sont au CDD.
00:10:26On va y revenir, on va y revenir.
00:10:28A tout de suite sur Sud Radio.
00:10:29Appelez-nous pour nous dire ce que vous pensez.
00:10:31Ça vous a intéressé, quand Charles Lalloncle était là.
00:10:33Vous aviez des avis,
00:10:34vous avez suivi très nombreux cette commission d'enquête.
00:10:37A tout de suite.
00:10:3810h midi, mettez-vous d'accord.
00:10:40Sud Radio.
00:10:43Sud Radio.
00:10:44Le 10h midi, mettez-vous d'accord.
00:10:47Valérie Expert.
00:10:47C'est un sujet passionnel et passionnant
00:10:50que cette commission d'enquête sur l'audiovisuel public.
00:10:53Effectivement, tout le monde parle des nuits à Cannes.
00:10:55Mais j'espère que dans le dossier,
00:10:57dans le rapport,
00:10:58on verra peut-être d'autres dysfonctionnements.
00:11:00Pour tous ceux qui ont travaillé pour le service public,
00:11:03on a vu de l'intérieur comment les choses se passaient.
00:11:06Sur trois personnes sur un poste,
00:11:07des gens en quart de temps,
00:11:09des plateaux pléthoriques,
00:11:10des équipes de tournage.
00:11:11Alors peut-être que ça a changé depuis le temps.
00:11:13Mais là où vous avez sur d'autres antennes
00:11:17un journaliste qui part tout seul avec un JRI
00:11:19ou le JRI lui-même qui tourne,
00:11:22vous avez parfois un preneur de son,
00:11:24des équipes.
00:11:25Il y a du ménage à faire.
00:11:26C'est évident.
00:11:28Pardon, je vais vous appeler Charles.
00:11:30Charles Célie.
00:11:31Non, non, mais ce qu'il a fait est quand même intéressant.
00:11:35Mais oui, c'est ça.
00:11:36Peut-être.
00:11:36Alors, il y a deux choses.
00:11:37Parce qu'on a dit,
00:11:38ce rapport ne va intéresser personne.
00:11:40Les Français ne s'intéressent pas à ça.
00:11:42C'est vrai.
00:11:42Il y a peut-être des choses techniques
00:11:44qui doivent être du ressort de France Télévisions
00:11:46et de son rapport à l'État.
00:11:48Mais par ailleurs, il y a tout le reste.
00:11:49Et c'est ce qu'on a dit sur les dépenses
00:11:51que les Français ne peuvent pas accepter.
00:11:53Et ils ont le droit,
00:11:54sans s'intéresser au fond du dossier,
00:11:56de se dire que ce n'est pas normal.
00:11:57Ça se passe comme ça.
00:11:58Mais c'est vrai qu'il y a peut-être d'autres dysfonctionnements
00:11:59plus importants pour France Télévisions
00:12:01autour des productions, etc.
00:12:03Oui, ça c'est sûr.
00:12:03Oui, alors Alain,
00:12:04vous qui êtes producteur,
00:12:05vous connaissez le système ?
00:12:07Vous qui dormez à Cannes à trois minutes.
00:12:08Non, je n'ai jamais été à Cannes de ma vie.
00:12:10Enfin, pas pendant le festival en tout cas.
00:12:13Non, mais ce qui est certain,
00:12:13c'est qu'on dit que le rapport est biaisé.
00:12:15Et c'est une phrase qu'on entend depuis des semaines.
00:12:17Mais personne, encore une fois,
00:12:18n'a lu ce rapport.
00:12:18Et moi, je serais le premier à dire
00:12:19que si le rapport est biaisé,
00:12:21ou s'il est faux,
00:12:22ou s'il y a des approximations,
00:12:25ou des erreurs, je le dirais.
00:12:27Et si c'est intéressant, je le dirais aussi.
00:12:28Moi, je veux lire ce rapport.
00:12:29C'est un travail parlementaire
00:12:31qui a été fait pendant des semaines.
00:12:32Je veux lire, je veux comprendre.
00:12:34Je trouve qu'on en a fait
00:12:35quelque chose d'immense.
00:12:39Tout le monde en parlait sans le connaître.
00:12:42Vous vous rendez compte
00:12:42que c'était le premier rapport depuis 30 ans
00:12:44qui a failli être censuré à l'Assemblée nationale ?
00:12:46Et Charles Lalong l'a précisé
00:12:47qu'il a commencé à avoir des ennuis
00:12:49à partir du moment où s'intéresse
00:12:50aux sociétés de production.
00:12:51Bien sûr.
00:12:51Et ça, c'est sans doute le plus gros sujet
00:12:53de toute cette commission.
00:12:55Et évidemment, elle a passionné.
00:12:56Je pense que jamais une commission d'enquête parlementaire
00:12:58n'a autant passionné.
00:13:00Maintenant, sur la question du rapport biaisé,
00:13:01en réalité, on ne va pas se mentir,
00:13:03c'est la gauche qui, depuis le début,
00:13:06crie partout que c'est un rapport biaisé
00:13:08pour le simple et unique fait
00:13:09que c'est un député UDR.
00:13:11Donc, dans ce cas-là,
00:13:13on remet en cause toute la foi des parlementaires.
00:13:17Et chaque commission pourrait dire
00:13:18que Métarame, c'était LFI et...
00:13:20C'est ce qu'on a fait au moment de la commission de 68.
00:13:24On disait que le rapport était biaisé
00:13:26parce que vous aviez de l'autre côté...
00:13:27Mais ça, c'est le jeu politique, pardon.
00:13:28Il faut pas s'en être...
00:13:32J'ai envie de dire à mon copain, le journaliste,
00:13:34j'ai été un homme politique...
00:13:37Ça fait toujours plaisir
00:13:38à l'an qu'il a fait, à un moment donné,
00:13:40la victime, il a fait Calimero.
00:13:41Je suis attaqué de partout.
00:13:43Moi, je peux te dire...
00:13:44Moi, j'ai été attaqué en 2012
00:13:46par six gamins qui sont partis au djihad
00:13:48où je me suis retrouvé cinq fois
00:13:50en ma permanence cassée par des black box.
00:13:52Quand tu sais que tu rentres chez toi
00:13:53et t'es menacé,
00:13:54que t'as une balle dans ta boîte aux lettres,
00:13:56là, t'es vraiment menacé.
00:13:57Après, désolé,
00:13:59le jeu politique en disant
00:14:00qu'il a eu des pressions...
00:14:02Mais ça, c'est des pressions,
00:14:03c'est pas le jeu politique, je pense.
00:14:05Je suis pas certain qu'il en ait eu,
00:14:07ça fait partie du jeu politique,
00:14:08la mousse.
00:14:09Par contre, Valérie,
00:14:10le vrai débat,
00:14:10c'est le système qui va pas.
00:14:12C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
00:14:13je vais vous dire autre chose,
00:14:15on en parlait hors micro,
00:14:16aujourd'hui,
00:14:17il n'y a plus d'argent dans les caisses.
00:14:19Moi, j'ai des souvenirs
00:14:19où les collectivités en 1980,
00:14:21les maires fêtent des grands repas
00:14:22avec 500 personnes invitées,
00:14:24le monde sportif.
00:14:25Il n'y a plus d'argent.
00:14:26C'est tout le système, Valérie.
00:14:28C'est la relation
00:14:28quand les gens avaient l'argent.
00:14:30Regardez ce que fait Éric Ciotti,
00:14:32on l'a évoqué.
00:14:33Ce qu'il fait est très bien.
00:14:34Moi, je comprends pas
00:14:36que notre ami,
00:14:36l'ancien maire de Nice,
00:14:38avait une maison à Paris,
00:14:40un appartement,
00:14:41des voitures.
00:14:42Vous savez,
00:14:42on en parlait,
00:14:43même les frais de mandat
00:14:44de parlementaires.
00:14:45On va se reposer les questions
00:14:46du fonctionnement de l'État,
00:14:48du fonctionnement de l'Assemblée,
00:14:50du Sénat,
00:14:50du CESE.
00:14:51Voilà.
00:14:51Je pense qu'on est obligés.
00:14:52Mais Patrick,
00:14:53vous êtes pour la privatisation
00:14:55de France Télé ?
00:14:56Ah, mais surtout pas.
00:14:57Ah bon ?
00:14:57Surtout pas, cher monsieur.
00:14:58Je suis désolé.
00:14:59Pourquoi c'est binaire ?
00:15:01Pourquoi c'est privatisation ?
00:15:02Mais voilà,
00:15:02c'est exactement ça.
00:15:03On peut avoir un service public fort,
00:15:05ce que je pense aussi,
00:15:06mais avec une gestion adéquate.
00:15:08La gestion,
00:15:09elle n'est pas adéquate aujourd'hui.
00:15:10C'est transparent.
00:15:10C'est transparent.
00:15:11Mais tout n'est pas mauvais.
00:15:13France Télé,
00:15:14ils font des choses formidales.
00:15:15Vraiment,
00:15:16il faut le dire.
00:15:16Il y a des producteurs,
00:15:17des petits producteurs,
00:15:18et je ne vais pas me jeter la fleur,
00:15:19mais j'en fais partie,
00:15:20qui travaillent avec eux
00:15:21et qui travaillent honnêtement,
00:15:22je pense,
00:15:23je n'ai pas une moto jugée,
00:15:24mais honnêtement,
00:15:25en faisant du bon boulot.
00:15:26Il y en a d'autres,
00:15:27comme dans d'autres chaînes,
00:15:28qui sans doute en profitent
00:15:29et profitent du système.
00:15:30Mais ça ne veut pas dire
00:15:30que France Télévisions,
00:15:31le service public,
00:15:32fait du mauvais boulot.
00:15:33Regardez les JT.
00:15:34Il y a des fois,
00:15:34il y a des enquêtes,
00:15:35pas des fois,
00:15:36plusieurs fois des enquêtes.
00:15:37Encore une enquête
00:15:38sur Dominique de Villepin
00:15:39qui était formidable.
00:15:41Il y a plein de choses
00:15:41qui sont formidables.
00:15:42Ça ne veut pas dire
00:15:43que tout est bien, non.
00:15:44Et c'est pour ça
00:15:44que des commissions d'enquête
00:15:45comme celle-ci
00:15:45servent à quelque chose.
00:15:46Mais attention,
00:15:47dans le populisme,
00:15:48à dire que c'est n'importe quoi,
00:15:50il fallait que ça arrive
00:15:51et qu'il faut privatiser
00:15:52et passer du tout au tout.
00:15:54Ce n'est pas juste.
00:15:55Pourquoi être aussi radical ?
00:15:58Le fait que dénonce Charles Aloncle,
00:15:59a priori,
00:16:00c'est qu'il y a trop de chaînes,
00:16:01il y a trop d'antennes.
00:16:03C'est intéressant,
00:16:05il y a un auditeur
00:16:05qui dit quelles conséquences
00:16:06ça va avoir ce rapport.
00:16:07Il nous l'a dit
00:16:08quand il est venu.
00:16:09Aucune.
00:16:10C'est bien ça le problème aussi.
00:16:12C'est la difficulté du politique,
00:16:14en fait.
00:16:14Est-ce que le politique
00:16:15peut changer la vie des gens ?
00:16:17C'est le vrai débat, Valérie.
00:16:19Est-ce que de faire de la politique,
00:16:20on peut être là
00:16:21pour servir et pas se faire ?
00:16:23Normalement,
00:16:23la ministre de la Culture
00:16:25aurait dû se saisir
00:16:26du rapport de la Cour des Comptes
00:16:27qui pointait déjà
00:16:28un certain nombre de dérives.
00:16:29J'ai posé la question
00:16:30à un membre de la Cour des Comptes
00:16:33la semaine dernière
00:16:33qui m'a dit
00:16:34bah oui, c'est ce qui aurait dû se passer.
00:16:35Parce que déjà,
00:16:36le rapport de la Cour des Comptes
00:16:37dénonce un certain nombre
00:16:39de dysfonctionnements.
00:16:40J'ai dit
00:16:40bah alors, il se passe quoi ?
00:16:41Bah normalement,
00:16:41c'est la ministre de la Culture
00:16:42qui doit se saisir
00:16:43et dire
00:16:44voilà, je voudrais une enquête là-dessus,
00:16:45ça ne fonctionne pas, etc.
00:16:47Il n'y a pas de suite.
00:16:48C'est pour ça que 80% des Français
00:16:50ne croient plus
00:16:50à la parole politique.
00:16:52Elle est devenue
00:16:52une langue morte.
00:16:53Et ça va être
00:16:54le vrai débat
00:16:54de 2027
00:16:56qu'il n'y a pas eu en 2002
00:16:57parce que le président Macron
00:16:58n'a pas fait campagne.
00:17:01Et moi, j'attends
00:17:02une vraie campagne
00:17:03sur des vrais objectifs.
00:17:04Sur 10 ou 15 engagements.
00:17:06Mais surtout, Valérie,
00:17:08je dis, je fais.
00:17:10Et c'est ce qui va être débat.
00:17:11Parce que c'est quand même
00:17:12passionnant la politique en France.
00:17:13On dit
00:17:14les Français s'en foutent,
00:17:14ce n'est pas vrai.
00:17:15Le Français,
00:17:16c'est un peuple politisé.
00:17:17Moi, je vois
00:17:18chez moi,
00:17:19les gens,
00:17:20ils ont envie de parler politique.
00:17:21Ils en parlent.
00:17:22Sauf qu'ils n'ont pas
00:17:22avec ceux qui sont là.
00:17:24Pas avec ceux qui sont là.
00:17:25Oui, je pense
00:17:25qu'il y a un vrai débat.
00:17:26Gilles,
00:17:27on va marquer peut-être
00:17:29une pause
00:17:29et puis on va continuer
00:17:31le zapp.
00:17:31Je vous le ferai le choix.
00:17:32C'est un sujet
00:17:33qui a tapé un,
00:17:35tapé deux.
00:17:37Un sujet
00:17:37qui, en tout cas,
00:17:39vous fait beaucoup réagir
00:17:42sur l'audiovisuel public.
00:17:44Je pense que tout le monde
00:17:44est attaché
00:17:45à l'audiovisuel public.
00:17:47Mais qu'il y a un moment,
00:17:47il faut peut-être
00:17:48effectivement mettre
00:17:49un petit peu d'ordre
00:17:50dans tout cela.
00:17:51A tout de suite.
00:17:59On est ensemble
00:18:01avec vous
00:18:01sur Sud Radio
00:18:02jusqu'à midi.
00:18:03On commente l'actualité
00:18:04avec Patrick Vignal,
00:18:05ancien député
00:18:06Renaissance de l'Hérault.
00:18:07Lucas Planavergne,
00:18:08journaliste au JDD.
00:18:10Alex Armand,
00:18:10journaliste politique
00:18:12et Paul Sébille,
00:18:12rédacteur en chef
00:18:13d'Hexagone.
00:18:15On va parler carburant
00:18:16avec, évidemment,
00:18:18cette annonce hier
00:18:19de Total
00:18:19sur des surprofits,
00:18:21sur des profits importants.
00:18:23Alors, est-ce qu'il faut
00:18:23taxer ces pétroliers ?
00:18:25Et puis, on va parler
00:18:27de l'immigration du travail.
00:18:28De plus en plus
00:18:28de médecins étrangers
00:18:29en particulier
00:18:31viennent en France.
00:18:32Qu'en pensez-vous ?
00:18:340,826, 300, 300.
00:18:36Gilles, on continue avec vous.
00:18:37Vous avez vu que
00:18:37le prix du Brent
00:18:38est à 125.
00:18:40Il n'a jamais été aussi haut
00:18:41et l'essence va sûrement
00:18:42augmenter.
00:18:43Et pourtant,
00:18:43la France est riche
00:18:45de pétrole.
00:18:46Et pour des raisons écologiques,
00:18:47on refuse,
00:18:48on se refuse à l'extraire.
00:18:50Alors, sachez que
00:18:51sur notre terre française,
00:18:535 milliards de barils
00:18:55dorment.
00:18:55Reportage.
00:18:56Pourquoi la France
00:18:57est assise sur un gisement
00:18:58de pétrole
00:18:59à 290 milliards d'euros
00:19:01mais refuse
00:19:02d'y toucher ?
00:19:02En Guyane française,
00:19:04sous l'océan,
00:19:04se trouve l'un des plus gros
00:19:06gisements potentiels
00:19:07d'hydrocarbures
00:19:08jamais identifiés
00:19:09sur un territoire français.
00:19:10Selon Total Energy,
00:19:12il pourrait représenter
00:19:13jusqu'à 5 milliards
00:19:14de barils,
00:19:15soit environ
00:19:16290 milliards d'euros
00:19:18sur 10 ans.
00:19:19Une véritable mine d'or
00:19:20que personne n'a le droit
00:19:22d'exploiter.
00:19:22La raison ?
00:19:23Depuis 2017,
00:19:25une loi interdit
00:19:26tout nouveau permis
00:19:27de recherche
00:19:27ou d'extraction
00:19:28d'hydrocarbures
00:19:29en France
00:19:30comme en Outre-mer.
00:19:31L'objectif officiel,
00:19:33réduire notre dépendance
00:19:34aux énergies fossiles.
00:19:35Sauf qu'en pratique,
00:19:36la France importe toujours
00:19:3875 millions de tonnes
00:19:39de pétrole par an.
00:19:41Autrement dit,
00:19:42on continue d'utiliser
00:19:43du pétrole
00:19:43mais surtout
00:19:44pas le nôtre.
00:19:46Incroyable quand même
00:19:46le reportage.
00:19:47On dit ce que vous avez dit Alex ?
00:19:48Non, non.
00:19:49Moi je veux dire,
00:19:50quel pays de cons
00:19:51à France ?
00:19:52Comment on fait
00:19:53pour être si cons ?
00:19:54Ça c'est dit.
00:19:55Mais qui a décidé ça ?
00:19:57Qui a décidé que...
00:19:58C'était la mandature
00:19:59de Hollande,
00:19:59juste avant du coup.
00:20:01Vous vous rendez compte
00:20:02quand même,
00:20:02c'est pour être écologique
00:20:03mais on importe
00:20:04du pétrole.
00:20:0575 millions de tonnes
00:20:06par an,
00:20:07on les importe
00:20:08et ça c'est écolo ?
00:20:09C'est l'histoire des poulets.
00:20:10On ne veut pas
00:20:10du poulet français,
00:20:11on achète du poulet
00:20:13qui viennent d'autres pays
00:20:14avec plus de pesticides.
00:20:16Vous ne saviez pas
00:20:17qu'il y avait 5 milliards
00:20:17de barils
00:20:18et qu'on était riche
00:20:19de pétrole ?
00:20:19Je le découvre vraiment.
00:20:20Et donc c'est pour
00:20:21des raisons écologiques ?
00:20:22C'est pour des raisons
00:20:24écologiques,
00:20:24l'extraction est interdite
00:20:26en France
00:20:27et la recherche
00:20:28et l'extraction.
00:20:29Mais Total Énergie
00:20:30adorerait exploiter
00:20:31et donner ce pétrole-là
00:20:34qu'on a en France.
00:20:35Ce qui est incroyable
00:20:35c'est qu'on a été chercher
00:20:36aussi nos réserves
00:20:38de pétrole
00:20:39alors qu'on a des réserves
00:20:40sur notre propre terre.
00:20:42Oui.
00:20:43Lucas ?
00:20:44Je ne suis pas un spécialiste
00:20:46en écologie
00:20:46mais je pense que
00:20:47l'extraction en tant que telle
00:20:48pollue énormément
00:20:49mais évidemment
00:20:50l'importation
00:20:50donc le transport
00:20:51lui aussi pollue
00:20:52donc je pense qu'il y a
00:20:54un calcul à faire.
00:20:55Après pour des raisons
00:20:55écologiques
00:20:56c'est une mesure
00:20:58qui a été votée
00:20:59il y a 10 ans.
00:21:00Je pense que typiquement
00:21:01sur ce genre de mesures
00:21:01il faut pouvoir les adapter
00:21:02à un contexte
00:21:03à une conjoncture particulière
00:21:05ce qui est le cas aujourd'hui.
00:21:06Donc effectivement
00:21:08pour les auditeurs
00:21:09qui nous écoutent
00:21:10et qui payent 2,20 euros
00:21:12ou quelque chose comme ça
00:21:13pour remplir
00:21:16leur carburant
00:21:17et qui entendent ça
00:21:18je pense qu'ils se disent
00:21:18effectivement
00:21:19où on est
00:21:19et on marche sur la tête.
00:21:21Lucas
00:21:21moi j'entends tout ça
00:21:22aujourd'hui il y a des passoires
00:21:23thermiques
00:21:24aujourd'hui il y a des gens
00:21:25des salopards
00:21:26de marchands de sommeil
00:21:27qui doutent l'habitation
00:21:28où les gens payent plus cher
00:21:29de consommation énergique
00:21:31que d'olier.
00:21:32Aujourd'hui on dit
00:21:32il faut rouler en électrique
00:21:33mais moi j'ai envie
00:21:34de chercher ce pétrole
00:21:35et pouvoir accéder aux gens
00:21:37qui n'ont pas les moyens
00:21:39de pouvoir avoir
00:21:39des appartements
00:21:40qui soient complètement
00:21:41en énergie A
00:21:42et qui ne payent pas
00:21:43de carburant
00:21:44enfin de quoi on parle
00:21:45en fait.
00:21:45Bien sûr que
00:21:46moi j'ai envie
00:21:47d'être écologiste
00:21:48mais ça veut dire
00:21:49qu'aujourd'hui
00:21:49tu punis l'agriculture française
00:21:51par rapport à l'agriculture européenne
00:21:53tu n'es pas capable
00:21:53et tu arrêtes la prime réno
00:21:55parce que les gens
00:21:55ils ont envie
00:21:56de rénover leur appartement
00:21:57tu as envie qu'ils roulent
00:21:58en électrique
00:21:58donne-leur les moyens aux gens.
00:21:59Après je pense que
00:22:00la question de l'agriculture
00:22:01par exemple pour prendre celle-ci
00:22:02où récemment
00:22:04je lisais un article
00:22:04sur les pêcheurs
00:22:05et sur le gaz maritime
00:22:06qui a lui aussi explosé
00:22:09le gazoine maritime
00:22:10qui a lui aussi explosé
00:22:11là je pense que
00:22:12c'est un cas particulier
00:22:13puisque ça relève
00:22:14d'une profession
00:22:15et même finalement
00:22:16de la souveraineté alimentaire française.
00:22:18Maintenant
00:22:18je ne sais pas
00:22:19si vous avez vu
00:22:20mais on constate
00:22:21qu'avec la montée
00:22:22des prix des carburants
00:22:23il y a une grosse baisse
00:22:25de vente des carburants
00:22:26ce qui signifie
00:22:26mécaniquement
00:22:27que les gens
00:22:29prennent plus le train
00:22:30font plus de covoiturage
00:22:31peut-être prennent plus la viande
00:22:32mais en réalité
00:22:34le kérosène aussi augmente
00:22:36et il y a des vols
00:22:37qui sont annulés
00:22:37donc je pense que
00:22:39finalement
00:22:39peut-être que
00:22:40le seul point positif
00:22:41de toute cette crise
00:22:42c'est que les gens
00:22:43adaptent leur comportement
00:22:44et se rendent compte
00:22:44qu'au quotidien
00:22:45c'est parfois plus compliqué
00:22:46c'est possible
00:22:47les gens qu'on connait nous
00:22:48parce que les gens
00:22:48qui sont dans les campagnes
00:22:49dans les territoires ruraux
00:22:50je peux te dire
00:22:51que là ils galèrent
00:22:53et c'est eux
00:22:54les premiers malheureusement
00:22:55les premiers concernés par ça
00:22:56et cet exemple
00:22:57tu as raison
00:22:58je suis d'accord avec toi
00:22:58sur le fait que
00:22:59c'est comme la cigarette
00:23:00quand on a augmenté
00:23:01les prix des cigarettes
00:23:02on s'est rendu compte
00:23:03et ça a marché
00:23:03c'est une politique publique
00:23:04ça a marché
00:23:05que les gens fumaient moins
00:23:07mais la cigarette
00:23:08c'était pas obligatoire
00:23:09c'était un luxe
00:23:10là il y en a qui ont besoin
00:23:11de leur voiture
00:23:11pour se déplacer
00:23:12et je pense qu'on va le payer
00:23:13ça
00:23:14ça on va le payer
00:23:15la politique de l'urgence
00:23:16qu'on ne met pas en place
00:23:17on parle de chèques
00:23:18et tout
00:23:18mais on ne met pas
00:23:18de politique d'urgence
00:23:19pour ces gens dans les territoires
00:23:20on va le payer d'ici un an
00:23:21au moment de la présidentielle
00:23:22je vois ce que tu dis Alex
00:23:23c'est l'exemple
00:23:24de mon coup de coeur
00:23:25de gueule
00:23:26moi je suis à Bayonne
00:23:27je rencontre Arnaud Fontaine
00:23:28le maire d'Ausserain
00:23:30240 habitants
00:23:31ils sont quelques-uns
00:23:32ils font la chasse
00:23:33à la palombe
00:23:34d'une manière ancestrale
00:23:35traditionnelle
00:23:362 millions de palombes
00:23:38passent Valérie
00:23:39dans ce territoire
00:23:40ils en récupèrent
00:23:412 000
00:23:42juste par des filets
00:23:43ils auraient le droit
00:23:44de les chasser
00:23:44de les tuer
00:23:45mais pas avec cette politique là
00:23:47on marche sur la tête
00:23:49en France
00:23:49donc si tu veux
00:23:50moi je veux bien
00:23:51que pour les bobos
00:23:52tu as raison
00:23:52moi j'ai mes copains
00:23:53par exemple bobos
00:23:54qui me disent
00:23:54bon mais en même temps
00:23:55je vais covoiturer
00:23:56et moi je t'amène voir
00:23:57mon infirmière à Lunel
00:23:58qui va payer 400 euros
00:23:59de plus par mois
00:24:00qui s'occupe de mes mamies
00:24:01qui leur lève le cul le matin
00:24:02et qui va le soir
00:24:03et qui n'a pas les moyens
00:24:04et toi tu dis l'État
00:24:06mais je ne peux pas
00:24:06et bien tu fais ton pétrole
00:24:08qui sort
00:24:08et tu as des plus pauvres
00:24:10ou peut-être ceux qui bossent
00:24:11non mais je suis d'accord
00:24:12avec vous évidemment
00:24:13et puis je ne viens pas
00:24:13moi par exemple
00:24:14je ne viens pas de Paris
00:24:15je viens du Fin
00:24:20absolument c'est problématique
00:24:21mais par exemple
00:24:22pour revenir sur le covoiturage
00:24:23en réalité
00:24:24ce qu'il s'agit de dire
00:24:25ce n'est pas seulement
00:24:25que le covoiturage
00:24:26permet de réduire
00:24:27l'empreinte carbone
00:24:28c'est qu'elle permet aussi
00:24:28de réduire les factures
00:24:30pour les gens qui vont travailler
00:24:32moi j'ai beaucoup d'amis
00:24:32qui vont travailler
00:24:33parfois à la frontière allemande
00:24:34qui vont travailler
00:24:35à 30-45 minutes
00:24:36qui ne peuvent évidemment
00:24:36pas y aller
00:24:38en transport en commun
00:24:39et bien ils font du covoiturage
00:24:40avec 3-4 collègues
00:24:42ça diminue lourdement
00:24:44la facture à la fin du mois
00:24:45en termes d'essence
00:24:47Benjamin Cochy
00:24:48qui nous écoute
00:24:49nous dit
00:24:49c'est sous le ministère
00:24:50de Nicolas Hulot
00:24:51que cela a été bloqué
00:24:52d'un deal de la présidentielle
00:24:54de 2012
00:24:55au large de la Guyane
00:24:56c'est
00:24:57alors Paul Sébille
00:24:58c'est bien
00:25:00parce qu'on parlait
00:25:01de les gens
00:25:01font plus de covoiturage
00:25:03aussi ils mettent
00:25:03un montant
00:25:05capé
00:25:05pour leur essence
00:25:07tout ça
00:25:08ça montre
00:25:09que les gens
00:25:09savent s'adapter
00:25:10et peuvent faire
00:25:11avec ça
00:25:11mais ça montre
00:25:13ça leur montre
00:25:14psychologiquement
00:25:15c'est quand même compliqué
00:25:16c'est un peu
00:25:16le symbole du déclassement
00:25:17donc on voit
00:25:19que les gens
00:25:21on se demandait
00:25:21pourquoi il n'y avait pas
00:25:22de révolte
00:25:22alors que pendant
00:25:23les gilets jaunes
00:25:24c'était beaucoup moins
00:25:24parce que je pense
00:25:25que les gens
00:25:25n'attendent plus rien
00:25:26du tout
00:25:27et c'est un peu l'exemple
00:25:28c'est à dire que là
00:25:28on voit
00:25:29on a interdit
00:25:31l'exploration
00:25:31pour le pétrole
00:25:32mais quel est le sens
00:25:34de tout ça
00:25:34quand on voit
00:25:35la situation aujourd'hui
00:25:36et il y a une forme
00:25:37un peu de désespérance
00:25:39je ne sais pas
00:25:39comment on peut dire
00:25:40exaspération
00:25:41en tout cas
00:25:42et les gens
00:25:42s'adaptent très facilement
00:25:44mais ça aura
00:25:45un coût psychologique
00:25:46assez fort
00:25:47comme on le dit
00:25:47les gens
00:25:48c'est un déclassement complet
00:25:49c'est vraiment le symbole
00:25:50ça
00:25:51c'est toujours eux
00:25:51qui font des efforts
00:25:52là le gouvernement
00:25:53pourra faire des efforts
00:25:55moi qui suis
00:25:56quelqu'un de la métropole
00:25:57j'habite à Montpellier
00:25:58j'ai découvert
00:25:59les territoires ruraux
00:26:00il y a 15 ans
00:26:00Valérie
00:26:01quand on est dans une commune
00:26:02de 500 habitants
00:26:03il n'y a pas une boulangerie
00:26:04il n'y a pas un café
00:26:05il n'y a pas un médecin
00:26:06moi j'ai souvenir
00:26:07ma mamie
00:26:08qui habitait à Palavas
00:26:09qui avait 92 ans
00:26:11qui traversait le Rompon
00:26:12les gens me disaient
00:26:13je me ferais écraser
00:26:14parce que je n'existe plus
00:26:15pour vous
00:26:16c'est ça le vrai problème
00:26:17de la politique
00:26:17c'est que les gens
00:26:18ils te disent
00:26:19vous ne nous aimez pas
00:26:20c'est pas notre monde
00:26:21c'est pour ça
00:26:22qu'on est déclassés
00:26:23aujourd'hui
00:26:24c'est une petite parenthèse
00:26:25mais Stéphane
00:26:26auditeur fidèle
00:26:27m'avait envoyé un message
00:26:28il y a quelques jours
00:26:29la médecine
00:26:30c'est une cata
00:26:31ce matin
00:26:32rendez-vous chez le dentiste
00:26:33qui trouve un kyste
00:26:35qui doit l'extraire
00:26:36il n'y a aucun labo
00:26:37pour les analyses
00:26:38j'ai passé 3 heures
00:26:39pour trouver un dentiste
00:26:40et au final
00:26:40je dois moi-même
00:26:41m'occuper de faire
00:26:42transporter les analyses
00:26:43par un taxi
00:26:45j'ai ma maman
00:26:46qui a une sciatique
00:26:48il n'y a pas de médecin
00:26:49il n'y a pas de kiné
00:26:50qu'est-ce qu'on fait ?
00:26:51qu'est-ce qu'on fait ?
00:26:53qu'est-ce qu'on fait ?
00:26:54je veux dire
00:26:54qu'est-ce qu'on fait ?
00:26:55elle est dans un petit village
00:26:58alors je lui dis
00:26:58appelle un médecin
00:26:59appelle un autre médecin
00:27:00et elle éclate de rire
00:27:02elle me dit
00:27:02mais il n'y a pas d'autres médecins
00:27:03ils ne prennent plus
00:27:04de patients
00:27:05votre maman
00:27:06elle doit se poser le débat
00:27:08à quoi sert le politique ?
00:27:10oui
00:27:10je vais vous dire
00:27:11mais il y a une forme de résignation
00:27:13oui
00:27:13mais moi j'ai bossé
00:27:14sur justement
00:27:14les maisons de santé
00:27:15il y a un vrai débat aussi Valérie
00:27:17moi mon médecin généraliste
00:27:19il venait le samedi
00:27:20le dimanche la nuit
00:27:21moi j'ai fait des audits
00:27:22des nouveaux médecins
00:27:24et ils ont raison
00:27:25puisque ça s'est beaucoup féminisé
00:27:26moi j'ai souvenir des entretiens
00:27:28les médecins m'ont dit
00:27:30le mercredi
00:27:31je m'occupe de mes enfants
00:27:32et le week-end
00:27:33je ne fais pas de garde
00:27:34parce que je ne suis pas asservi
00:27:36tout le temps
00:27:36à 80 heures par semaine
00:27:37donc ça veut dire
00:27:38qu'il faut changer la relation
00:27:40ça veut dire que
00:27:40le cabinet de médecins
00:27:41qui avait sa secrétaire
00:27:42c'est des maisons de santé
00:27:43où il y a le kiné
00:27:44le laboratoire
00:27:46la pédiatre
00:27:47tout ça est en train de changer
00:27:48et des fois on est en retard
00:27:50non mais
00:27:51on s'aime beaucoup
00:27:52ok
00:27:52et tu as été élu en 2017
00:27:54oui
00:27:542012
00:27:55puis 2017
00:27:57on peut faire le constat
00:27:58aujourd'hui quand même
00:27:59et ce n'est pas
00:28:00insulter qu'il soit de dire ça
00:28:01que la start-up nation
00:28:02c'est la faute à Macron
00:28:03non mais c'était une connerie monumentale
00:28:05ça a été tout
00:28:06tout
00:28:07tout pour la concurrence
00:28:08pour faire en sorte
00:28:08d'avoir des résultats
00:28:09et on s'est rendu compte
00:28:10que ça a été une erreur
00:28:11et aujourd'hui
00:28:12rattraper ça
00:28:13ça va prendre
00:28:14énormément de temps
00:28:15dans l'intellect des gens
00:28:16dans la façon de penser
00:28:17de réfléchir
00:28:18de cette nouvelle génération
00:28:19quand tu leur parles de travail
00:28:20ils te parlent directement
00:28:21quand tu veux les engager
00:28:23de télétravail
00:28:24le rapport humain
00:28:25tout ça
00:28:25on a flingué ça
00:28:26depuis 10 ans malheureusement
00:28:27et aujourd'hui
00:28:28on commence à le comprendre
00:28:29et là où tu as raison
00:28:30c'est qu'il faut qu'il y ait
00:28:31un débat présidentiel
00:28:32là-dessus
00:28:33sur le rapport humain
00:28:34sur les propositions concrètes
00:28:35mais moi je pense
00:28:36qu'on paye aujourd'hui
00:28:37on paye ce rapport
00:28:38du résultat
00:28:39la politique du résultat
00:28:41ce qu'avait commencé
00:28:42à faire Sarkozy
00:28:42Emmanuel Macron
00:28:43l'a continué
00:28:44on pouvait y croire
00:28:45mais il aurait dû changer
00:28:46de braquet très vite
00:28:47en se rendant compte
00:28:48quand on parle des médecins
00:28:49qu'on voit que nos gosses
00:28:50ils partent à l'étranger
00:28:51pour faire une étude de médecine
00:28:52parce qu'ils n'ont pas
00:28:53le droit de redoubler en France
00:28:54et nous on va recruter
00:28:55des médecins à l'étranger
00:28:56pour pouvoir se faire soigner
00:28:58on marche sur la tête
00:28:59et je poursuis la prose d'Alex
00:29:02pour dire que Patrick
00:29:03on s'aime beaucoup
00:29:04j'ai beaucoup d'amour
00:29:06j'ai bien tué de venir
00:29:07c'est parce que j'ai du japon de bayonne
00:29:10et on dit que les français
00:29:13ne croient plus
00:29:13en la parole politique
00:29:14et je pense qu'évidemment
00:29:15elle en a pris un grand coup
00:29:16mais avant même
00:29:17cette crise des carburants
00:29:19la dissolution etc
00:29:20mais en réalité
00:29:21il y a surtout
00:29:22une personne qui paye
00:29:23ce désespoir des français
00:29:25c'est Emmanuel Macron
00:29:26les français
00:29:27je pense
00:29:28et on dit toujours
00:29:29bon on ne sait pas
00:29:29qui sont les français
00:29:30mais c'est prouvé
00:29:31à longueur de sondage
00:29:32à longueur de baromètre d'opinion
00:29:34les français n'ont plus
00:29:35aucune confiance
00:29:37envers le président
00:29:38de la république
00:29:39très franchement
00:29:40Lucas et Alex
00:29:40simplement
00:29:41je suis juste
00:29:42pardon Patrick
00:29:43simplement je rejoins Paul également
00:29:44c'est que les gens
00:29:46sont résignés
00:29:47ils sont résignés
00:29:48peut-être
00:29:48sans doute
00:29:49n'ont-ils plus l'argent
00:29:49pour mettre de l'essence
00:29:51pour aller jusqu'au rond-point
00:29:52pour faire des manifestations
00:29:55mais en réalité
00:29:55les gens sont résignés
00:29:56la dernière grosse mobilisation sociale
00:29:58qu'on a connue en France
00:29:59c'est la réforme des retraites
00:30:00qu'est-ce qu'on a eu derrière
00:30:0149-3
00:30:01et voilà
00:30:02donc ils se disent
00:30:03de toute façon
00:30:03on peut faire ce qu'on veut
00:30:04de toute façon
00:30:05ça a été annoncé
00:30:08ça a été fait
00:30:08il a été élu pour ça
00:30:09c'est annoncé
00:30:10les gens ne font plus rien
00:30:11on va y revenir
00:30:12on aura Alain en ligne
00:30:13qui voulait y revenir
00:30:14sur l'exploitation du pétrole
00:30:16il avait une précision
00:30:17à nous donner
00:30:18à tout de suite
00:30:1810h midi
00:30:20mettez-vous d'accord
00:30:22Sud Radio
00:30:23le 10h midi
00:30:24mettez-vous d'accord
00:30:26Valérie Expert
00:30:27on est avec vous
00:30:28sur Sud Radio
00:30:28on parle de plein de choses
00:30:30en même temps
00:30:30on parle de la pénurie d'essence
00:30:32mais qui nous a emmené
00:30:33sur la désespérance
00:30:35des français
00:30:36mais revenons
00:30:37sur l'exploitation du pétrole
00:30:38qui était le départ
00:30:39du reportage
00:30:41que nous a proposé Gilles
00:30:43et Alain
00:30:43vous vouliez réagir
00:30:44oui bonjour
00:30:46bonjour
00:30:47donc c'était
00:30:48vous vouliez expliquer
00:30:49un petit peu
00:30:49pourquoi le pétrole
00:30:51l'exploitation du pétrole
00:30:53était interdite
00:30:54c'est le cas
00:30:55effectivement
00:30:56oui donc
00:30:57la loi Hulot
00:30:58a été votée
00:30:59effectivement
00:31:00en 2017
00:31:02avant
00:31:03c'était Kosciusko
00:31:04et Jacob
00:31:04elle a été
00:31:08le Sénat
00:31:09voté contre
00:31:10au mois de janvier
00:31:10et relancé
00:31:11la polémique
00:31:12et le Cornu
00:31:13a décidé
00:31:14que non
00:31:14on ne relancerait pas
00:31:16la recherche de pétrole
00:31:17en haute mer
00:31:17du côté de la Guyenne
00:31:19etc
00:31:19mais par contre
00:31:20en France
00:31:20la loi Jacob
00:31:21c'était pour le pétrole de schiste
00:31:23et le gaz de schiste
00:31:24où là il faut faire
00:31:25de la facturation
00:31:26c'est à dire
00:31:27on bousille
00:31:28les nappes pratiques
00:31:29donc les agriculteurs
00:31:30n'auront plus d'eau
00:31:31pour arroser leurs plantes
00:31:32vu que les eaux
00:31:33sont contaminées
00:31:34par tout un tas
00:31:35de produits chimiques
00:31:36dont personne ne connait
00:31:37les compositions
00:31:37parce que les compagnies
00:31:39comme Vermillon et compagnie
00:31:40qui sont spécialisées là-dedans
00:31:42se sont toujours gardées
00:31:43de bien dire
00:31:44ce qu'ils mettaient
00:31:44comme produit
00:31:45dans le sol
00:31:45donc on ne sait pas
00:31:47ce qu'il y a dans
00:31:48les nappes phréatiques
00:31:49qui sert à la fracturation
00:31:50et la fracturation
00:31:53détruit complètement
00:31:54les sols
00:31:55donc l'exploitation
00:31:56du gaz de schiste
00:31:56et du pétrole de schiste
00:31:57n'est absolument pas possible
00:31:59par contre
00:32:00pourquoi est-ce que
00:32:01des gens commencent
00:32:02à en reparler ?
00:32:02c'est à cause du prix
00:32:04du brut aujourd'hui
00:32:06parce que ce type
00:32:08d'exploitation
00:32:08n'est rentable
00:32:09qu'à partir
00:32:09d'un minimum
00:32:10de coût
00:32:13du baril de brut
00:32:14et le baril de brut
00:32:15vu le coût
00:32:16qu'il a aujourd'hui
00:32:16est devenu très rentable
00:32:17pour l'exploitation
00:32:18du gaz de schiste
00:32:19et du pétrole de schiste
00:32:20mais ça n'enlève rien
00:32:22la problématique
00:32:23environnementale
00:32:24de ça
00:32:24alors la loi Hulot
00:32:26avait effectivement
00:32:27interdit toute exploitation
00:32:28d'hydrocarbures
00:32:30pour la France
00:32:31et de recherche
00:32:32mais par contre
00:32:35l'immense majorité
00:32:36du pétrole
00:32:37et du gaz
00:32:37dont on parle
00:32:38se sait du pétrole
00:32:39et du gaz de schiste
00:32:40qui ne peut pas
00:32:42être exploité
00:32:43Trump
00:32:44le fait aux Etats-Unis
00:32:45il est en train
00:32:46de ravager son pays
00:32:48mais ça il s'en fout
00:32:49il est climato-réaliste
00:32:50climato-sceptique
00:32:51climato-tout ce qu'on veut
00:32:53il dénie tout
00:32:54bon bref
00:32:57les lampes phréatiques
00:32:58sont en train
00:32:58de tout y passer
00:33:00donc vous vous dites
00:33:01que c'est une bonne chose
00:33:02cette interdiction ?
00:33:04on n'a pas le choix
00:33:05de toute façon
00:33:06on ne va pas s'empoisonner
00:33:08d'un côté
00:33:08on se bat
00:33:09pour les bassines
00:33:09parce que les paysans
00:33:11les agriculteurs
00:33:11n'ont plus d'eau
00:33:12donc ils sont obligés
00:33:13de faire des bassines
00:33:14qui vont à l'encontre
00:33:15des écologistes
00:33:15ce qui fait que ça crée
00:33:16des tensions invraisemblables
00:33:17de l'autre côté
00:33:18on va trouver de l'eau miracle
00:33:19pour que les pétroliers
00:33:20puissent exploiter
00:33:21par fracturation
00:33:23le gaz et le pétrole
00:33:23de schiste
00:33:24qu'il y a en France
00:33:25parce qu'effectivement
00:33:25en France
00:33:26il y a de grandes quantités
00:33:27de pétrole et de gaz
00:33:28de schiste
00:33:28on va détruire
00:33:31les réserves d'eau
00:33:31de la France
00:33:34je ne suis pas à Total
00:33:35mais pour le rapport
00:33:36de Total Énergie
00:33:37ce n'est pas par fracturation
00:33:38sur le reportage
00:33:40et l'extrait
00:33:41que j'ai diffusé
00:33:41après ce n'est pas moi
00:33:42qui ai fait le reportage
00:33:43mais sur l'extrait
00:33:44ils expliquent un peu plus tard
00:33:45que ça ne prend pas en compte
00:33:48les fractions
00:33:49et c'est nos ressources
00:33:51dans les terres de Guyane
00:33:53et ensuite
00:33:54je n'ai pas fait le sujet
00:33:54le Sénat
00:33:55au début du mois de janvier
00:33:56a essayé d'annuler
00:33:59la loi du lot
00:34:00et est revenu dessus
00:34:01et le corps nu
00:34:02a fini par dire
00:34:04non
00:34:05on reste en l'état
00:34:06on ne touche pas
00:34:07à la loi Hulot
00:34:07et on continue
00:34:09à interdire
00:34:09la recherche
00:34:11et l'exploitation
00:34:11du pétrole
00:34:12en offshore
00:34:13mais vous vous dites quoi
00:34:15il faudrait
00:34:17changer la loi
00:34:19moi je suis écologiste
00:34:20donc c'est sûr
00:34:21on me mettra de pétrole
00:34:22et de gaz
00:34:22plus je serai d'accord
00:34:23maintenant
00:34:23je ne suis pas
00:34:24laissez-moi finir
00:34:25je ne suis pas écologiste
00:34:27politique
00:34:27je ne suis pas coercitif
00:34:28je ne suis pas punitif
00:34:29il faut aussi être réaliste
00:34:31les français ont besoin
00:34:33de moyens
00:34:34pour se déplacer
00:34:34le matin
00:34:35pour aller à leur travail
00:34:36pour emmener leurs enfants
00:34:37à l'école
00:34:38pour aller faire leurs courses
00:34:38etc
00:34:39ce qu'on peut reprocher
00:34:40aux politiques
00:34:41c'est dans le laps de temps
00:34:42qui leur a été accordé
00:34:43d'une dizaine d'années
00:34:44rien n'a progressé
00:34:45ou rien n'a progressé assez
00:34:47pour remplacer
00:34:49suffisamment le pétrole
00:34:50pour qu'on puisse avoir
00:34:50des moyens de transport
00:34:51qui n'en ont plus besoin
00:34:53il faut absolument
00:34:56développer la recherche
00:34:57tout le monde en France
00:34:59note que la recherche
00:35:00est en train de disparaître
00:35:01il faut absolument
00:35:02redévelopper la recherche
00:35:03il faut trouver
00:35:04à partir du pétrole
00:35:06comment faire
00:35:06mais on ne peut pas
00:35:08en tout cas
00:35:09en aucun cas
00:35:09le pétrole de schiste
00:35:10c'est le gaz de schiste
00:35:11après en Guyane
00:35:13en offshore
00:35:14mais là
00:35:14on s'est reculé
00:35:15pour mieux sauter
00:35:16parce que
00:35:19si on prend le dioxyde
00:35:20de CO2
00:35:21actuellement
00:35:22il est de l'ordre
00:35:23de 433
00:35:24ou un truc comme ça
00:35:25au mois d'avril
00:35:26de cette année
00:35:27c'est un peu plus
00:35:27au mois de mai
00:35:28parce que c'est la photosynthèse
00:35:29qui fait le plus monter
00:35:32c'est au mois de mai
00:35:33qu'elle atteint
00:35:34ses sommets
00:35:35sur les 3 dernières
00:35:36millions d'années
00:35:37elle a toujours été
00:35:39en dessous de 300 ppm
00:35:40quand je dis 433
00:35:42c'est ppm
00:35:43c'est particules
00:35:44par millions de particules
00:35:45et donc on a tout défoncé
00:35:47à ce niveau là
00:35:48c'est très malsain
00:35:49et plus on va utiliser
00:35:53des énergies fossiles
00:35:54et plus ces taux vont augmenter
00:35:56donc il y a des choses
00:35:59effectivement
00:36:00auxquelles il faut
00:36:02faire attention
00:36:03et on ne peut pas
00:36:04décréter comme ça
00:36:05du jour au lendemain
00:36:05la Norvège
00:36:06c'est fait
00:36:07ils nous font l'essence
00:36:07c'est intéressant
00:36:10on reviendra sur le sujet
00:36:11parce qu'il y a beaucoup
00:36:12de choses à dire
00:36:13je voudrais qu'on parle
00:36:14également
00:36:14de cette immigration
00:36:16du travail
00:36:16en particulier
00:36:17de ces médecins étrangers
00:36:19qui sont venus
00:36:19qui viennent en France
00:36:21pour travailler
00:36:22roumains
00:36:23algériens
00:36:24tchèques
00:36:25vous avez certainement
00:36:27été confronté
00:36:29enfin quand je dis
00:36:30confronté
00:36:30c'est pas péjoratif
00:36:31mais vous avez
00:36:32enfin si confronté
00:36:33parce que moi
00:36:33ça m'est arrivé
00:36:34avec un médecin tchèque
00:36:34qui ne parlait pas français
00:36:35donc vous levez tête
00:36:37pliez jambes
00:36:40voilà
00:36:41donc c'est un vrai problème
00:36:43vous savez Valérie
00:36:44moi je suis tombé au ski
00:36:47en 2012
00:36:48je me suis fait opérer
00:36:49parce que je ne voulais
00:36:50pas rater un jour
00:36:50de campagne
00:36:51par un médecin
00:36:52et je n'ai pas pu
00:36:53converser avec lui
00:36:54il m'a très bien opéré
00:36:55d'ailleurs
00:36:55mais je n'ai pas pu
00:36:56avoir conversé
00:36:57avec lui
00:36:57je ne sais pas
00:36:58quelle nationalité
00:36:58mais il m'a fait
00:37:00une hanche magnifique
00:37:01oui
00:37:01mais
00:37:01une hanche droite
00:37:02mais je n'ai pas pu
00:37:03parler avec lui
00:37:04alors on a Patrick
00:37:05qui voulait réagir
00:37:06bonjour Patrick
00:37:08oui bonjour madame
00:37:09bonjour
00:37:10alors c'est un sujet
00:37:11qui vous concerne
00:37:13visiblement
00:37:14oui c'est quelque chose
00:37:15que je connais pas mal
00:37:16parce que je m'occupe
00:37:18de la validation
00:37:19des diplômes
00:37:21de ce qu'on appelle
00:37:21les PADU
00:37:22c'est-à-dire
00:37:22les médecins
00:37:22en Europe
00:37:24dans ma spécialité
00:37:25même si je suis
00:37:26à la retraite
00:37:27mais je travaille
00:37:27encore un petit peu
00:37:28c'est-à-dire
00:37:29en tant que radiologue
00:37:30et si vous voulez
00:37:31je
00:37:32bon je
00:37:32j'ai entendu
00:37:33ce qu'a dit
00:37:33le président
00:37:34je crois que
00:37:35j'ai vu aussi
00:37:36ce que disent
00:37:37les réseaux sociaux
00:37:38si vous voulez
00:37:39ce qu'on peut remarquer
00:37:41c'est que
00:37:41on a des
00:37:43médecins étrangers
00:37:43notamment
00:37:44du bassin
00:37:45méditerrané
00:37:45qui sont
00:37:47qui sont
00:37:47très très compétents
00:37:48je pense
00:37:49par exemple
00:37:49dans ma spécialité
00:37:51les
00:37:52les tunisiens
00:37:53sont
00:37:53sont
00:37:54des étudiants
00:37:55enfin des médecins
00:37:56remarquables
00:37:57et on peut y aller
00:37:57en toute confiance
00:37:58moi si j'avais été
00:37:59j'aurais eu aucun problème
00:38:00pour m'associer
00:38:01avec ces médecins
00:38:02après
00:38:03le bassin
00:38:04méditerranéen
00:38:05c'est très correct
00:38:06je veux dire
00:38:07la Tunisie
00:38:07peut-être les libanais
00:38:08sont beaucoup moins nombreux
00:38:10sont
00:38:11sont des gens
00:38:12souvent
00:38:13nettement au niveau
00:38:14des médecins français
00:38:15donc il n'y a aucun problème
00:38:16là-dessus
00:38:16c'est un petit peu plus compliqué
00:38:18pour les étudiants
00:38:20qui arrivent
00:38:21d'Afrique
00:38:23subsaharienne
00:38:24parce que
00:38:24bon
00:38:25si vous voulez
00:38:26en fait ce qui se passe
00:38:27c'est qu'on
00:38:27il passe devant
00:38:28cette commission
00:38:29qui est une commission
00:38:29qui donne son avis
00:38:30et qui en principe
00:38:31moi ça fait une dizaine d'années
00:38:33que je fais ça
00:38:33je crois
00:38:33à une exception près
00:38:35le ministère a toujours suivi
00:38:36ce qu'ont
00:38:37les recommandations
00:38:38qu'on faisait
00:38:38et si vous voulez
00:38:39donc
00:38:40si on les valide
00:38:41soit on leur demande
00:38:43des connaissances supplémentaires
00:38:45ce qui se passe
00:38:46actuellement
00:38:47si vous voulez
00:38:47ce qui est un petit peu désolant
00:38:48c'est qu'on déshabille
00:38:49complètement
00:38:50certains pays
00:38:51je crois que
00:38:51la Tunisie
00:38:52pour moi
00:38:54j'ai habité en Tunisie
00:38:55je connais
00:38:55je suis très attache
00:38:56à ce pays
00:38:57on me dit que
00:38:58les deux tiers
00:38:58des gynécologues
00:38:59des radiologues
00:39:00et des anesthésistes
00:39:02quittent ce pays
00:39:03pourquoi
00:39:04pourquoi est-ce qu'ils viennent
00:39:05c'est une question
00:39:05qui revient souvent
00:39:06parce qu'ils sont mieux payés
00:39:07et bien madame
00:39:08je crois qu'ils sont payés
00:39:08l'équivalent de 600 euros
00:39:10par mois
00:39:10en Tunisie
00:39:12par exemple
00:39:13je crois qu'il n'y a pas
00:39:14il n'y a pas de secret
00:39:14ils sont en France
00:39:16ils ont souvent fait
00:39:17au moins 6 mois
00:39:18par exemple
00:39:18de stages
00:39:19pendant leur internat
00:39:20en France
00:39:20ils s'y trouvent bien
00:39:21ils trouvent leur place
00:39:22ils sont compétents
00:39:23il n'y a pas de problème
00:39:25je crois qu'il faut
00:39:26qu'on soit
00:39:26il faut être réaliste
00:39:28et si vous voulez
00:39:28c'est une notion
00:39:30de la coopération
00:39:30qui est quand même
00:39:31un petit peu choquante
00:39:32si vous voulez
00:39:32on déshabille ces pays
00:39:34et après
00:39:35il ne faut pas être étonné
00:39:36et être étonné
00:39:37que certains traversent
00:39:38la Méditerranée
00:39:38pour se faire soigner
00:39:39je crois que
00:39:39tous les médecins
00:39:40aujourd'hui
00:39:41qui viennent en France
00:39:42tous les médecins étrangers
00:39:43doivent passer devant
00:39:44ce type de commission
00:39:45si vous voulez
00:39:46il y a quand même
00:39:46une évolution
00:39:47qui a été remarquable
00:39:49si vous voulez
00:39:49c'est à dire qu'auparavant
00:39:51un médecin allait à l'hôpital
00:39:52dans un hôpital
00:39:53et le directeur de l'hôpital
00:39:56lui faisait signer un contrat
00:39:57et parfois
00:39:58on avait
00:39:59moi je vous rappelle
00:40:00quand j'ai commencé
00:40:01à faire cette commission
00:40:02moi j'ai vu des médecins
00:40:05qui avaient à l'époque
00:40:06plus de 60 ans
00:40:07qui avaient 800 CDD
00:40:09j'en ai un
00:40:09qui a eu 800 CDD
00:40:11si vous voulez
00:40:11des contrats
00:40:12qui auraient déterminé
00:40:13dans les hôpitaux
00:40:143 jours
00:40:144 jours
00:40:145 jours
00:40:15ça c'est fini
00:40:16maintenant
00:40:16il faut obligatoirement
00:40:18qu'ils passent un concours
00:40:19un concours
00:40:20et à ce moment là
00:40:22le CNG
00:40:23c'est à dire
00:40:23le centre national de gestion
00:40:25leur attribue un poste
00:40:27dans un hôpital
00:40:28le CHU
00:40:28ou plus souvent
00:40:29dans un hôpital périphérique
00:40:30et normalement
00:40:31ils doivent faire
00:40:322 ans
00:40:32en tant qu'assistant
00:40:33dans ces hôpitaux
00:40:35périphériques
00:40:35dans ces hôpitaux
00:40:36avant de passer
00:40:37devant notre commission
00:40:38et là
00:40:38on les évalue
00:40:41je vous dis
00:40:42on a eu des patients
00:40:42on a eu des universitaires
00:40:44notamment tunisiens
00:40:46qui ont été
00:40:47bon
00:40:47qui ont bien plus
00:40:48de diplômes que moi
00:40:49et qui font le bonheur
00:40:50de certains hôpitaux
00:40:51je crois qu'il faut être réaliste
00:40:52et je vous dis
00:40:53et quand on estime
00:40:56moi je travaille
00:40:56avec
00:40:56donc cette commission
00:40:57réunit des radiologues
00:40:59essentiellement du secteur public
00:41:00et des universitaires
00:41:02moi je suis
00:41:02je suis le seul libéral
00:41:04et on s'entend très bien
00:41:04là-dessus
00:41:05quand on les
00:41:07parfois on leur donne
00:41:08un contrôle
00:41:09à faire
00:41:11un an ou deux ans
00:41:12de plus à faire
00:41:13avec
00:41:14des diplômes
00:41:15à valider
00:41:16des diplômes
00:41:17à valider
00:41:17alors
00:41:18c'est vrai que tu voulais
00:41:19alors
00:41:19ok
00:41:19Lucas Planaverg
00:41:21avait une question
00:41:21on sera à vous poser
00:41:22j'en aurai plusieurs
00:41:23mais je vais aller
00:41:25brièvement
00:41:26ma question est simple
00:41:27c'est
00:41:27évidemment
00:41:29il n'est pas question
00:41:30de discréditer
00:41:31le niveau
00:41:33de ces médecins
00:41:33je pense que
00:41:34tout le monde
00:41:35tout malade
00:41:35se ferait soigner
00:41:36par un médecin tunisien
00:41:37algérien
00:41:38roumain
00:41:38français
00:41:39qu'importe en réalité
00:41:40mais là n'est pas le sujet
00:41:41moi vous dites
00:41:42qu'ils sont très compétents
00:41:43et je veux bien le croire
00:41:43ma question c'est
00:41:44n'y a-t-il pas
00:41:45des français
00:41:46des médecins français
00:41:48aussi compétents
00:41:49est-ce que concrètement
00:41:50il y a des médecins français
00:41:51qui restent sur le carreau
00:41:52au profit
00:41:53de médecins étrangers
00:41:54autre question
00:41:55pour poursuivre
00:41:57est-ce que concrètement
00:41:58les études
00:41:58de médecine
00:41:59en Tunisie
00:42:00en Roumanie
00:42:01etc
00:42:02et là
00:42:02ma question est un peu biaisée
00:42:04parce que je sais
00:42:04que j'ai des amis
00:42:05qui sont allés faire
00:42:05leurs études
00:42:05notamment en Roumanie
00:42:06parce que c'était plus simple
00:42:07est-ce qu'elles sont
00:42:08au même niveau qu'en France
00:42:09là est le sujet
00:42:10à mon avis
00:42:10je veux dire
00:42:11voilà
00:42:11moi je pense que
00:42:12je veux dire franchement
00:42:14je pense que
00:42:14si vous voulez
00:42:15le problème
00:42:16c'est que
00:42:16un médecin
00:42:17qui fait ses études
00:42:18dans l'Europe
00:42:20parfois
00:42:20et vous avez parlé
00:42:21de la Roumanie
00:42:22parfois
00:42:24n'est pas au niveau
00:42:25je pense qu'effectivement
00:42:26le problème
00:42:27il est parfois
00:42:27il n'est pas
00:42:28parfois il n'est pas au niveau
00:42:29qu'il soit français
00:42:30fait en Roumanie
00:42:31ou roumain
00:42:32ou roumain
00:42:33et le problème là-dessus
00:42:34c'est qu'on n'a aucun moyen
00:42:37d'avoir de contrôle
00:42:38si vous voulez
00:42:39on se retrouve parfois
00:42:40avec des roumains
00:42:41qui parlent
00:42:41la seule chose
00:42:42qu'on en demande
00:42:42c'est de parler
00:42:43à peu près français
00:42:44il faut qu'il passe
00:42:45au niveau du conseil de l'ordre
00:42:46il faut qu'il parle
00:42:47à peu près français
00:42:48on se retrouve
00:42:49avec des psychiatres roumains
00:42:51qui ne manipulent pas
00:42:51vraiment le français
00:42:52dans certains endroits
00:42:53et ça c'est catastrophique
00:42:54mais ce n'est pas
00:42:56si vous voulez
00:42:56à la limite
00:42:57je veux dire
00:42:57il faut mieux un tunisien
00:42:58qui parle parfaitement le français
00:43:00en psychiatrique
00:43:01qu'un roumain
00:43:01mais on n'a aucun contrôle
00:43:03là-dessus
00:43:03et après quand vous dites
00:43:04qu'il faudrait mieux
00:43:05qu'il est français
00:43:06si vous voulez
00:43:06ce qui n'est pas normal
00:43:07c'est qu'un étranger
00:43:09peut passer trois fois
00:43:10le concours
00:43:10un étudiant français
00:43:12ne peut le passer
00:43:13qu'une fois
00:43:13c'est là où on marche
00:43:14sur la tête
00:43:14là c'est complètement
00:43:17incohérent
00:43:17je veux dire
00:43:18on barre des étudiants
00:43:20des jeunes français
00:43:21qui pourraient être
00:43:21votre fils
00:43:22votre petit-fils
00:43:23moi j'ai
00:43:23mes enfants sont médecins
00:43:24mais mes petits-fils
00:43:25peut-être qu'ils font médecine
00:43:26on va les barrer
00:43:28actuellement
00:43:28ils ne peuvent passer
00:43:28qu'une fois
00:43:29le concours
00:43:30et c'est là où on est faux
00:43:30et si vous voulez
00:43:32il n'y a rien qui marche
00:43:33parce que si vous voulez
00:43:34les universitaires vous disent
00:43:35oui mais on a passé de place
00:43:36pour les prendre
00:43:37c'est faux
00:43:38parce qu'ils ont énormément
00:43:39d'étrangers
00:43:39et ils savent que la médecine
00:43:42c'est le seul
00:43:42le seul métier
00:43:44en France
00:43:45où il y a un barrage
00:43:46entre le public
00:43:47et le privé
00:43:47c'est-à-dire qu'il y a des universitaires
00:43:48je les ai entendu dire
00:43:50moi
00:43:50moins vivant
00:43:51jamais un interne
00:43:52ni faire un stage
00:43:53dans le libéral
00:43:53c'est stupide
00:43:55complètement
00:43:57alors on va
00:43:58on va se retrouver
00:44:00dans un instant
00:44:00appelez-nous
00:44:01pour témoigner
00:44:02vous aussi
00:44:02si vous avez
00:44:03si vous êtes
00:44:05confronté
00:44:06à ce problème
00:44:07de médecins
00:44:08qui ne parlent pas forcément
00:44:09très bien français
00:44:10et si
00:44:11ce que vous pensez
00:44:12de ces médecins étrangers
00:44:13qui viennent en France
00:44:14le gouvernement
00:44:15vient d'annoncer
00:44:16qu'il va simplifier
00:44:18la procédure
00:44:19de titularisation
00:44:20j'ai un autre médecin
00:44:21qui me dit
00:44:21il faut aussi dire
00:44:22que le niveau a baissé
00:44:24d'une manière générale
00:44:25quand vous
00:44:26vous allez comprendre
00:44:26qu'il n'y a pas
00:44:27qu'un problème de quantité
00:44:28mais également
00:44:29un énorme problème
00:44:30de qualité
00:44:30dans l'offre des soins médicaux
00:44:32vous allez commencer
00:44:33à trouver ça bizarre
00:44:34et je répète
00:44:35effectivement ce que me dit
00:44:35un médecin d'un service
00:44:37de neurologie
00:44:38qui me disait
00:44:38en termes d'infirmières
00:44:40beaucoup d'infirmières
00:44:41d'Afrique subsaharienne
00:44:42qui sont acceptées
00:44:43avec des notes
00:44:43de 7 sur 20
00:44:44et c'est une catastrophe
00:44:46c'est une catastrophe
00:44:47aujourd'hui
00:44:48dans certains hôpitaux
00:44:49on se retrouve dans un instant
00:44:50avec vous
00:44:5110h midi
00:44:52mettez-vous d'accord
00:44:53Sud Radio
00:44:56parlons vrai
00:44:57Sud Radio
00:44:58sera en direct
00:44:59jusqu'à dimanche
00:45:01pour Sud Radio
00:45:02le 10h midi
00:45:03mettez-vous d'accord
00:45:04Valérie Expert
00:45:05On parle de cette
00:45:07immigration de travail
00:45:09vous voulez revenir dessus
00:45:10Lucas Planavin
00:45:11et en particulier
00:45:12François Ruffin
00:45:13qui a osé dire
00:45:15qu'il était contre
00:45:16cette immigration
00:45:17Absolument
00:45:17je voulais aborder
00:45:18l'aspect politique
00:45:19de cette séquence
00:45:20parce que François Ruffin
00:45:21a fait part
00:45:23de son hostilité
00:45:24c'est le mot
00:45:24qu'il a employé
00:45:25à l'immigration de travail
00:45:26également aux entreprises
00:45:28d'aide à la personne
00:45:29qui souhaiteraient
00:45:30engager de la main d'oeuvre
00:45:31subsaharienne
00:45:32c'est pas la première fois
00:45:33qu'il prend position
00:45:35en ce sens
00:45:35et évidemment
00:45:36il a fallu que ça
00:45:38pour qu'il se fasse
00:45:39conspuer
00:45:39par les trois quarts
00:45:41de la gauche
00:45:42ses positions
00:45:43sont traitées
00:45:44de xénophobe
00:45:45même de raciste
00:45:47de fasciste
00:45:47on verra
00:45:49s'il va être pédalé
00:45:50avant lui
00:45:50Fabien Roussel
00:45:51il y a deux ans
00:45:53avait déjà
00:45:54le même genre
00:45:55de propos
00:45:55on peut encore penser
00:45:57à Arnaud Montebourg
00:45:57pendant la campagne
00:45:59présidentielle de 2022
00:46:00qui avait traité
00:46:01du sujet de l'immigration
00:46:02alors un autre sujet
00:46:03sur les transferts d'argent
00:46:04qui s'était fait conspuer
00:46:05par toute la gauche
00:46:05au point
00:46:06quelques semaines plus tard
00:46:07de devoir arrêter
00:46:07sa campagne
00:46:08et de se désister
00:46:09et voilà
00:46:10ça pose la question
00:46:11finalement
00:46:11en sous-texte
00:46:12de est-ce qu'on peut encore
00:46:13être de gauche
00:46:14et parler
00:46:15et s'attaquer
00:46:15au problème de l'immigration
00:46:16simplement pour rappeler
00:46:18que finalement
00:46:19ce que défend
00:46:19François Ruffin
00:46:20c'est autre que la ligne
00:46:22de Georges Marchais
00:46:23l'ancien secrétaire général
00:46:26du parti communiste
00:46:27dans les années 80
00:46:27qui évidemment
00:46:29se prononçait
00:46:30contre l'immigration
00:46:31de travail
00:46:31mais même contre
00:46:32l'immigration clandestine
00:46:33parce qu'il considérait
00:46:34que c'était
00:46:34et là je cite
00:46:36les marxistes historiques
00:46:37mais l'armée de réserve
00:46:38du capital
00:46:39une manière pour le patronat
00:46:40de faire pression
00:46:41à la baisse
00:46:41sur les salaires
00:46:42des ouvriers français
00:46:43des travailleurs français
00:46:44en réalité
00:46:44François Ruffin
00:46:45s'inscrit dans cette tradition-là
00:46:46on a même Jean Jaurès
00:46:47lui-même
00:46:48qui tenait
00:46:49le même type de discours
00:46:50à son époque
00:46:51et aujourd'hui
00:46:52on se rend compte
00:46:52que le simple fait
00:46:53que François Ruffin
00:46:54candidat putatif
00:46:55à la présidentielle
00:46:56se prononce
00:46:57sur ce sujet
00:46:58fait qu'il se prend
00:46:59il se fait tirer dessus
00:47:01par toute la gauche
00:47:01Paul Sébille
00:47:02ça rejoint un petit peu
00:47:03votre édito ce matin
00:47:05dans le Figaro
00:47:06sur la gauche
00:47:07sur cette gauche
00:47:07qui est restée
00:47:10bloquée
00:47:11et qui ne comprend pas
00:47:13exactement
00:47:14la société d'aujourd'hui
00:47:15c'est ça
00:47:16qui ne comprend pas
00:47:17le sujet
00:47:17qui se pose à elle
00:47:19et l'initiative
00:47:20de François Ruffin
00:47:21risque d'échouer
00:47:22parce que c'est tellement
00:47:23ancré
00:47:23la raison pour laquelle
00:47:24la gauche
00:47:26continue de défendre
00:47:27l'immigration
00:47:28c'est parce qu'elle en a fait
00:47:29aussi une stratégie électorale
00:47:30c'est-à-dire que c'est
00:47:30son électorat
00:47:31avec les jeunes aussi
00:47:32c'est la fameuse note
00:47:34Terra Nova
00:47:35de 2011
00:47:35il me semble
00:47:36où on va arrêter
00:47:38de se focaliser
00:47:40sur la défense
00:47:40des ouvriers
00:47:41des travailleurs
00:47:42de manière générale
00:47:42et plutôt d'aller vers
00:47:43l'immigration
00:47:44et la jeunesse
00:47:45et aussi des absensionnistes
00:47:46donc parfois
00:47:46qui sont aussi les deux
00:47:47et ça
00:47:48ça ne fonctionne
00:47:50que sur cet électorat
00:47:51parce que
00:47:53les français
00:47:53sont à la fois
00:47:54assez critiques
00:47:55de l'immigration
00:47:55même très très largement
00:47:56moi je le cite
00:47:57dans cet édito
00:47:5960% par exemple
00:48:00des français
00:48:00sont d'accord
00:48:01avec la théorie
00:48:02du grand remplacement
00:48:03alors qu'il n'est pas cité
00:48:04comme ça
00:48:04mais qui est que
00:48:06il y a un remplacement
00:48:07des populations européennes
00:48:08voilà
00:48:09donc imaginez
00:48:1060% c'est quand même
00:48:11énorme
00:48:12donc dans cette France
00:48:13là
00:48:14qui est très angoissée
00:48:16vis-à-vis de l'avenir
00:48:16et notamment de l'immigration
00:48:17il y a un problème
00:48:18et en plus
00:48:20la gauche se focalise
00:48:21sur l'immigration de travail
00:48:22soi-disant
00:48:22on aurait vraiment besoin
00:48:23de cette immigration
00:48:24pour faire fonctionner le pays
00:48:26seulement un titre
00:48:27de séjour
00:48:28aujourd'hui en France
00:48:29sur 6
00:48:29c'est une immigration de travail
00:48:31donc ça veut dire
00:48:31que le reste
00:48:32c'est regroupement familial
00:48:34réfugiés
00:48:34etc
00:48:35donc c'est pas forcément
00:48:35des gens qui travaillent
00:48:36et en plus
00:48:3756% seulement
00:48:39des personnes
00:48:40d'origine extra-européenne
00:48:41en France
00:48:41des étrangers
00:48:43travaillent
00:48:43c'est 14 points de moins
00:48:45que les français
00:48:46donc par ailleurs
00:48:47il y a un problème
00:48:47et c'est pour ça
00:48:48que dans l'édito
00:48:49je dis
00:48:49c'est pas seulement
00:48:50qu'elle ne comprend pas
00:48:50l'opinion sociale
00:48:51elle ne comprend pas
00:48:51la façon dont les gens
00:48:53voient la réalité
00:48:53et se disent
00:48:54mais l'immigration
00:48:55ne peut pas être
00:48:55une solution
00:48:56à tous ces problèmes
00:48:57c'est pas viable
00:48:58et ça rejoint un peu aussi
00:48:59je vais en terminer là-dessus
00:49:00mais ce qu'on disait
00:49:00on dit
00:49:01on a besoin
00:49:02de gens
00:49:02du médical
00:49:03étranger
00:49:04pour subvenir
00:49:05à nos besoins
00:49:05vous allez
00:49:06à la frontière suisse
00:49:07eux c'est des déserts médicaux
00:49:09parce que tous les médecins
00:49:10là-bas
00:49:10tous les infirmiers
00:49:11sont partis de l'autre côté
00:49:12en Suisse
00:49:13pour travailler
00:49:13et donc
00:49:13on est en train
00:49:14de remplir un vase
00:49:15qui se déverse
00:49:16qui coule de l'autre côté
00:49:17ça n'a pas de sens
00:49:18et ça les gens le voient
00:49:19quand même
00:49:19ils savent très bien
00:49:20qu'on a besoin
00:49:21à très court terme
00:49:22sans doute
00:49:23de l'immigration
00:49:24pour résoudre
00:49:24certains problèmes
00:49:25mais clairement
00:49:26ça ne va pas solutionner
00:49:27aucun des problèmes
00:49:28à long terme
00:49:29vous savez en fait
00:49:30le vrai débat c'est
00:49:31est-ce qu'on forme
00:49:32des citoyens
00:49:33où chaque parti politique
00:49:35a ses clients
00:49:36en fait on est en train
00:49:37d'avoir des clients
00:49:38c'est-à-dire qu'on a
00:49:39des têtes de gondole
00:49:40et politique
00:49:40Jean-Luc Mélenchon
00:49:41il a sa clientèle
00:49:43le RN a sa clientèle
00:49:44le bloc central
00:49:45a cette idée
00:49:46de savoir comment on va faire
00:49:48moi je vais être clair
00:49:48je suis un homme de gauche
00:49:49j'ai eu l'achat
00:49:50de travailler
00:49:51sur Montpellier
00:49:52sur la démocratie
00:49:53l'action sociale
00:49:54le vivre ensemble
00:49:56ça ne veut plus rien dire
00:49:57on a été lâches
00:49:59la gauche
00:49:59c'est-à-dire qu'on a fait
00:50:00de l'entresoir
00:50:00l'entresoir des quartiers pauvres
00:50:02et l'entresoir des quartiers riches
00:50:03ça c'est le premier point
00:50:04le deuxième point à la fois
00:50:06moi je vois sur ma circo
00:50:08c'est des agriculteurs
00:50:09ça vote majoritairement RN
00:50:11d'accord
00:50:12mais en même temps
00:50:13ces agriculteurs
00:50:14ils ont besoin
00:50:14de main d'oeuvre d'étrangère
00:50:16pour traiter dans leur champ
00:50:16vous savez la vérité
00:50:18on a manqué de courage
00:50:19voilà
00:50:20et moi je pose le débat
00:50:21pour les présidentielles
00:50:22j'ai pas de soucis avec ça
00:50:23je pense qu'aujourd'hui
00:50:24d'abord il faut valoriser le travail
00:50:26il faut former encore mieux
00:50:27de gamins
00:50:27il faut qu'il y ait une relation
00:50:28entre l'université
00:50:29et le monde professionnel
00:50:30et après oui
00:50:31il faut une espèce
00:50:32d'immigration de travail
00:50:34c'est-à-dire que le mec
00:50:34il vient
00:50:35il faut qu'il ait un job
00:50:36il faut qu'il ait un toit
00:50:37il faut qu'il puisse faire
00:50:38une famille
00:50:39et on a à la fois
00:50:41trop ouvert les robineux
00:50:42mais quand on était de gauche
00:50:43Valérie on disait
00:50:44je suis de gauche
00:50:45le vivre ensemble
00:50:46c'est fini le vivre ensemble
00:50:47voilà
00:50:47quelqu'un qui vient
00:50:48sur notre territoire
00:50:49et qui ne comprend pas
00:50:50les us et les coutumes
00:50:51il ne doit pas rester
00:50:52mais quand je vous ai dit ça Valérie
00:50:54moi j'ai fait les centres
00:50:55de rétention
00:50:55je pense à 7 à Béziers
00:50:57vous mettez les gens
00:50:58vous les mettez dans des avions
00:50:59ça vous coûte
00:51:00deux policiers
00:51:01ça vous coûte
00:51:02le bruit de l'avion
00:51:03et il revient un mois après
00:51:04le vrai débat
00:51:05c'est au niveau international
00:51:06il faut des accords
00:51:07avec l'Algérie
00:51:08la Tunisie
00:51:08le Maroc
00:51:09c'est ça qu'il faut qu'on fasse
00:51:10et là vous verrez
00:51:11qu'on vivra mieux
00:51:13moi j'entends tout ce qu'il dit
00:51:14mais d'abord dire ça ne marche pas
00:51:15on ne sait pas
00:51:15c'est pareil
00:51:16je suis désolé
00:51:17mais ces parties de gauche
00:51:19sont en perpétuelle croissance
00:51:21depuis 10 ans
00:51:21donc c'est peut-être
00:51:23une clientèle
00:51:24tu as raison
00:51:24bah si
00:51:25sur toutes les élections
00:51:26où ils se présentent
00:51:27je suis désolé
00:51:28on prend encore
00:51:28les dernières municipales
00:51:29la France Insoumise
00:51:31puisque c'est ce parti
00:51:31dont on parle
00:51:32la France Insoumise
00:51:33a présenté des candidats
00:51:34et donc mécaniquement
00:51:36elle fait des meilleurs résultats
00:51:37là il ne pouvait pas
00:51:38en présenter avant
00:51:39je veux dire
00:51:39elle fait plus de 10%
00:51:40Sophia Chiquiou à Paris
00:51:41c'est énorme
00:51:42et elle remporte
00:51:44et ça c'est pour aller
00:51:45dans ton sens Alex
00:51:46mais elle remporte
00:51:47des communes
00:51:48à forte densité
00:51:51de personnes
00:51:52d'origine étrangère
00:51:54on voit que ça vote
00:51:55dans les arrondissements
00:51:56à Paris
00:51:56où effectivement
00:51:57ils sont concentrés là-dessus
00:51:59et donc leur stratégie
00:52:01d'une certaine manière
00:52:01elle est payante
00:52:02fonctionne
00:52:03ça c'est le premier point
00:52:04le deuxième point
00:52:05c'est très intéressant
00:52:06l'édito dont tu parlais Paul
00:52:08parce que la réalité
00:52:09c'est que moi
00:52:10ce que je constate
00:52:11en t'écoutant
00:52:11c'est qu'on parlait
00:52:12de deux gauches irréconciliables
00:52:14rappelez-vous
00:52:15à l'époque de Manuel Valls
00:52:16et de Jean-Luc Mélenchon
00:52:17aujourd'hui on peut en parler
00:52:18de trois gauches irréconciliables
00:52:20peut-être de quatre
00:52:20ou de cinq
00:52:21je ne sais pas
00:52:22en fait la gauche
00:52:23n'existe plus
00:52:24tu disais que la gauche
00:52:25c'était le vivre ensemble
00:52:26aujourd'hui la gauche
00:52:27n'est même plus le vivre ensemble
00:52:27c'est plus rien du tout
00:52:28elle est paumée
00:52:29on parle d'une primaire
00:52:32qui va aller sur cette ligne de départ
00:52:34parce que ce que dit François Ruffin
00:52:35si j'ai bien compris en substance
00:52:36mais je peux me tromper
00:52:37il dit
00:52:38il n'y a rien de fasciste
00:52:39ou de raciste dans ce qu'il raconte
00:52:40il dit simplement
00:52:41que les gens qu'on a accueillis
00:52:43jusqu'à aujourd'hui
00:52:44qui travaillent
00:52:44il faut d'abord
00:52:45eux les régulariser
00:52:46et après on verra le reste
00:52:47et donner du travail
00:52:49à ceux qui sont là
00:52:50essayer de solidifier
00:52:52cette relation qu'on a avec eux
00:52:53et de sécuriser
00:52:55cette relation qu'on a avec eux
00:52:56c'est tout ce qu'il dit
00:52:57il ne dit pas qu'il ne faut pas
00:52:57qu'il y ait de l'immigration
00:52:58de travail ou quoi que ce soit
00:52:59il dit
00:52:59on verra ça dans un deuxième temps
00:53:01or la gauche
00:53:02l'autre gauche
00:53:03Marine Tondelier
00:53:03en l'occurrence
00:53:04pour c'est une cité qu'elle
00:53:05ou Manuel Bompard
00:53:06qui s'est exprimé aussi
00:53:07c'est tout à fait leur droit
00:53:08comprennent autre chose
00:53:09ça veut dire que même entre eux
00:53:10ils n'arrivent pas à se comprendre
00:53:13et donc ça c'est très intéressant
00:53:14ça veut dire quoi ?
00:53:15ça veut dire que la primaire
00:53:16dont tout le monde nous parle
00:53:17la primaire de gauche
00:53:18dont tout le monde nous parle
00:53:19depuis des semaines
00:53:20des mois
00:53:20vous avez François Hollande
00:53:22Jérôme Gage
00:53:22Marine Tondelier
00:53:23qui va y participer
00:53:24d'une certaine manière
00:53:25peut-être aussi
00:53:26François Ruffin
00:53:27on ne sait pas
00:53:27mais elle ne peut pas avoir lieu
00:53:28cette primaire de gauche
00:53:29c'est fini
00:53:30demain Marine Tondelier
00:53:31sera l'invité de Maxime Lédo
00:53:33si vous permettez Alex
00:53:35qu'est-ce qui s'est passé
00:53:36en 2017 ?
00:53:38il y a un mec
00:53:40qui s'est levé
00:53:40sans parti politique
00:53:42sans militant
00:53:42qui a dit
00:53:43je vais devenir
00:53:44président de la République
00:53:45Emmanuel Macron
00:53:46vous avez vu le nombre
00:53:47de candidats
00:53:48qu'on a
00:53:48à les élections présidentielles
00:53:49moi j'ai entendu
00:53:50des anciens ministres
00:53:51je ne dirai pas leur nom
00:53:52qui m'ont dit
00:53:53Emmanuel Macron
00:53:54tout seul
00:53:54il a gagné la présidentielle
00:53:56pourquoi pas moi
00:53:56et il a ouvert un champ
00:53:58il a ouvert un champ
00:53:59c'est la première fois
00:54:00qu'il y a autant de candidats
00:54:01enfin au bloc central
00:54:02je ne sais pas
00:54:02si c'est 15-20
00:54:04tu vois ce que je veux dire
00:54:05moi je pense qu'il y aura
00:54:06t'as raison dans ce que tu dis
00:54:07mais il va y avoir
00:54:08un moment de changement
00:54:09ça va être le 7 juillet
00:54:11le vrai problème
00:54:12moi je n'ai pas honte de le dire
00:54:13je vais assumer mes propos
00:54:14j'ai été le premier parlementaire
00:54:16du PS
00:54:16qui a reçu Emmanuel Macron
00:54:18dans ma circo
00:54:19au départ ils m'ont tous dit
00:54:20mes copains
00:54:20tu es fou
00:54:21tu vas te suicider
00:54:22en fait il est arrivé au bon moment
00:54:24rappelez-vous
00:54:25François Fillon et Pénélope
00:54:264 millions de
00:54:28avec voté
00:54:29donc ça a tué François
00:54:31Hollande
00:54:31qui n'a pas pu se présenter
00:54:33grâce aux 80 frondeurs
00:54:34qui nous ont emmerdés
00:54:35pendant tout le mandat
00:54:36et il arrive quelqu'un de neuf
00:54:37qui dit
00:54:38le à même temps
00:54:39les bonnes idées
00:54:39droite et gauche
00:54:40moi je n'y crois plus à ça
00:54:41moi je n'y crois plus
00:54:42enfin j'y crois plus
00:54:43je n'y crois plus
00:54:44pas à l'idée
00:54:45qui est géniale
00:54:46à ce qu'on a fait
00:54:47sur le terrain
00:54:48et donc du coup maintenant
00:54:49mais je pourrais vous en donner
00:54:50tout le monde est candidat
00:54:52au présidentiel
00:54:53Valérie vous avez vu
00:54:54bien sûr
00:54:54je pense qu'il y a plus de 20
00:54:58mais c'est tôt
00:54:59c'est normal
00:55:00moi je trouve ça tôt
00:55:01c'est normal
00:55:02tu verras que le 7 juillet
00:55:03au moment du procès
00:55:04de Marine Le Pen
00:55:05qui va être le coup d'envoi
00:55:05de la présidentielle
00:55:06si elle est candidate
00:55:07ou pas candidate
00:55:08là on verra
00:55:09là on verra
00:55:10parce que si elle est candidate
00:55:11il y en a qui ne se présenteront pas
00:55:12on va continuer
00:55:13dites nous si vous trouvez
00:55:14qu'il y a trop de candidats
00:55:15justement
00:55:15trop de livres de candidats
00:55:17c'était un de mes coups de gueule
00:55:18que je n'ai pas eu le temps de faire
00:55:19mais qui lit les livres des candidats
00:55:21sans décembre
00:55:21malheureusement les journalistes politiques
00:55:22oui
00:55:23ça fait beaucoup d'arbres abattus
00:55:26pour pas grand chose
00:55:27absolument
00:55:28on se retrouve dans un instant
00:55:29avec vous sur Sud Radio
00:55:31Sud Radio
00:55:35Sud Radio
00:55:36le 10h midi
00:55:37mettez-vous d'accord
00:55:38Valérie Exper
00:55:39on continue avec vous
00:55:43et Paul Séby
00:55:44on peut en évoquer Emmanuel Macron
00:55:45il y a encore des nostalgiques
00:55:47d'Emmanuel Macron
00:55:48oui c'est ça
00:55:48je suis tombé
00:55:49je fais souvent sur TikTok
00:55:51pour voir un petit peu
00:55:51ce que les jeunes font
00:55:52ce qui se dit
00:55:54et je suis tombé sur une publication
00:55:55où on voit effectivement
00:55:56des images d'Emmanuel Macron
00:55:58une musique un peu nostalgique
00:56:00et un texte qui dit
00:56:01il nous a rendu pauvres
00:56:02il nous a confinés
00:56:03la guerre etc
00:56:04mais il va nous manquer
00:56:05dans 11 mois
00:56:06on le voit plus
00:56:07et ça a été vu
00:56:082 millions et demi de fois
00:56:10il y a eu 40 000 partages
00:56:12450 commentaires
00:56:14et les commentaires c'est
00:56:15je l'ai vu grandir
00:56:17et c'est vrai que
00:56:18j'ai réalisé que
00:56:18certains avaient peut-être
00:56:192 ans, 4 ans
00:56:21quand il a été élu
00:56:22et aujourd'hui c'est des adolescents
00:56:23ou c'est des gens
00:56:23qui ont grandi avec lui
00:56:24il y a une forme de nostalgie
00:56:26assez importante
00:56:27alors je ne sais pas
00:56:28à quel point c'est réaliste
00:56:29alors après c'est vrai
00:56:29les jeunes sont souvent
00:56:30plus favorables
00:56:31vis-à-vis d'Emmanuel Macron
00:56:33que les autres
00:56:34mais ça en dit long
00:56:35parce qu'il y a une nostalgie
00:56:36un petit peu de cette époque
00:56:37ces gens-là ont grandi avec lui
00:56:39et ils disent aussi
00:56:40on ne sait pas ce qu'on va avoir
00:56:41on sait ce qu'on perd
00:56:41on ne sait pas ce qu'on va avoir après
00:56:43donc voilà
00:56:44quand on voit l'idée
00:56:45que Macron pourrait revenir
00:56:46d'ici 5 ans
00:56:47dans 5 ans
00:56:48il y a une base
00:56:49visiblement
00:56:49il y aura une forme de nostalgie
00:56:51qui n'existait pas je trouve
00:56:52en tout cas pas avec Hollande
00:56:53pas avec Sarko
00:56:54avec Chirac
00:56:55peut-être avec Chirac
00:56:55voilà c'est ça
00:56:56un peu de ça
00:56:56mais même
00:56:57moi j'ai grandi dans ces époques-là
00:56:59je ne suis pas nostalgique de ça
00:57:00j'aurais jamais dit ça
00:57:01ça montre un peu l'état d'esprit
00:57:03donc voilà
00:57:03je me suis dit
00:57:04il y a peut-être quelque chose
00:57:05un signal faible
00:57:06comme on dit souvent
00:57:06sur l'avenir
00:57:07ça montre surtout
00:57:08que du 6-7
00:57:09au testi-crousti
00:57:10à Macron
00:57:10TikTok
00:57:10c'est vraiment l'enfer
00:57:12ça fait aussi cette lecture-là
00:57:14en disant
00:57:14mais qu'est-ce
00:57:15certains le disent
00:57:16mais c'est pas possible
00:57:16de lire ça
00:57:17après il est très bon
00:57:19non mais
00:57:19après il faut le dire
00:57:20il faut aussi
00:57:22reconnaître certaines choses
00:57:22parfois
00:57:23et en termes de communication
00:57:24notamment pour les plus jeunes
00:57:25il est très bon
00:57:26ça a marqué les jeunes
00:57:28il y a eu des remis
00:57:29tout ça ça compte
00:57:31quand il va faire
00:57:32de longues interviews
00:57:33il va où ?
00:57:33il va chez Brut
00:57:34un média très jeune
00:57:36il en a conscience
00:57:37de tout ça
00:57:37et voilà
00:57:38il s'appuie dessus
00:57:39mais bon malheureusement
00:57:40je pense que pour lui
00:57:41si on réfléchit deux secondes
00:57:42c'est pas bon signe
00:57:43c'est-à-dire que c'est
00:57:44les personnes qui connaissent
00:57:45le moins la politique
00:57:46qui n'ont pas le droit de
00:57:47qui est le président
00:57:48et tous ceux qui ont voté
00:57:49pour lui
00:57:50Lucas
00:57:51tu es un gros vilain
00:57:53moi je suis le premier
00:57:55parlementaire
00:57:56qui l'a accueilli
00:57:57franchement
00:57:58moi j'ai pas envie de dire
00:57:59je suis assez critique
00:58:00vous le savez
00:58:01mais c'est quelqu'un
00:58:02qui laisse pas indifférent
00:58:03franchement
00:58:04quand je vais venir
00:58:05dans ma circo
00:58:05je peux dire qu'il a fait
00:58:06une soirée devant
00:58:07cinq sages d'entreprise
00:58:08des gens qui étaient
00:58:09très à droite
00:58:10le soir ils m'ont dit
00:58:11où c'est qu'on signe
00:58:12il avait
00:58:13parce que le pouvoir
00:58:14l'a usé
00:58:15et puis quand même
00:58:16les crises qu'il a prises
00:58:17je veux dire quand même
00:58:17il n'y a jamais eu
00:58:18un président
00:58:19qui a autant de crises
00:58:20il avait à la fois
00:58:20un pouvoir de séduction
00:58:21un pouvoir de conviction
00:58:23et je pense que
00:58:24l'usure du pouvoir
00:58:25fait que tu t'isoles
00:58:27moi ce que je pourrais
00:58:28lui reprocher
00:58:29à ce président
00:58:30que j'aime toujours d'ailleurs
00:58:31parce qu'il y a quand même
00:58:32un truc charnel avec lui
00:58:33je ne sais pas comment le définir
00:58:34et pourtant on n'est plus copain
00:58:35mais il y a quand même
00:58:36quelque chose
00:58:36tu te dis
00:58:37il y a quelque chose
00:58:38je pense qu'on n'arrive
00:58:39pas là par hasard
00:58:41non plus
00:58:42il faut être un peu fou
00:58:43il faut être à bord
00:58:44un truc en plus
00:58:44si vous voulez Valéry
00:58:46ce que j'aurais envie
00:58:46de lui reprocher
00:58:47c'est qu'en fait
00:58:47il n'a pas ouvert son compas
00:58:49il a travaillé
00:58:50dans son cabinet
00:58:51que ce soit lexicolaire
00:58:53avec les mêmes personnes
00:58:54et il a pensé
00:58:55ce qu'il me l'a dit
00:58:56il voulait être
00:58:57il voulait régler
00:58:58les problèmes des français
00:58:59très vite
00:58:59c'est à dire
00:59:00la relation du président
00:59:01avec le citoyen
00:59:02ça ne peut pas marcher ça
00:59:03il te faut des corps intermédiaires
00:59:05il te faut des syndicats
00:59:06il te faut des élus locaux
00:59:07et j'en prends ma part
00:59:08pourtant moi j'ai assez dit
00:59:10de choses
00:59:10je pense qu'on n'a pas été
00:59:11ces vieux macronistes
00:59:13qui sortaient du PSO
00:59:14de l'UMP
00:59:15on n'a pas été assez fort
00:59:16Valéry pour le bousculer
00:59:18moi j'ai souvenir
00:59:18de la réforme des retraites
00:59:20et je me rappelle
00:59:21un jour
00:59:21j'ai Laurent Berger
00:59:22qui m'appelle
00:59:22qui me dit
00:59:23j'ai l'impression
00:59:24que t'es le seul
00:59:24qui a peut-être compris
00:59:25comment ça marche
00:59:26c'était pas le problème de l'âge
00:59:27c'était la flexibilité
00:59:28c'était
00:59:29et bien le président m'a dit
00:59:30non il y a un chemin
00:59:31on y arrivera
00:59:32donc nous avons une responsabilité
00:59:34mais oui je suis d'accord
00:59:35avec toi
00:59:35tu verras que ce président
00:59:37dans 3 ans
00:59:37on en reparlera
00:59:38il reprendra une cote
00:59:40de popularité
00:59:41il reste pas insensitant
00:59:43Alex est pas d'accord ?
00:59:44je crois pas une seconde
00:59:45franchement pardon
00:59:46mais là où je suis d'accord
00:59:47c'est qu'il dégage quelque chose
00:59:48qu'il a fait
00:59:50qu'il est ultra politique
00:59:51ultra stratégique
00:59:52extrêmement intelligent
00:59:53il fait pas de politique
00:59:54il a jamais fait de politique
00:59:55il a fait que ça pendant 10 ans
00:59:57mais il est extrêmement intelligent
00:59:58et il n'est pas là par hasard
00:59:59de toute façon
01:00:00vous n'arrivez pas à ces postes
01:00:01si vous n'êtes pas intelligent
01:00:02on m'a dit tout le coup
01:00:03il avait un vrai projet
01:00:05pour la France
01:00:05effectivement
01:00:05il a sans doute été
01:00:06un peu empêché
01:00:07par des crises
01:00:08qui se sont enchaînées
01:00:09mais après
01:00:10il s'est pris les pieds
01:00:11dans le tapis aussi
01:00:11je veux dire
01:00:13on parlait d'un homme
01:00:14comme Jacques Chirac
01:00:14pourquoi Jacques Chirac
01:00:15il a laissé
01:00:16une certaine nostalgie
01:00:17parce que Jacques Chirac
01:00:18il était entre guillemets
01:00:20au-dessus de la mêlée
01:00:20il était absent
01:00:21vous voyez
01:00:22quand je dis absent
01:00:23c'est pas péjoratif
01:00:24ça veut dire qu'il savait
01:00:25se faire désirer
01:00:26voilà
01:00:27Emmanuel Macron
01:00:28ne s'est pas fait désirer
01:00:29pendant 5 ans
01:00:30il a eu besoin
01:00:31de parler tout le temps
01:00:32pour pouvoir occuper
01:00:33l'espace médiatique
01:00:33c'est une stratégie
01:00:34qui à mon avis
01:00:35n'a pas été payante
01:00:36parce qu'entre 2022
01:00:37et 2027
01:00:38il aurait fallu
01:00:39qu'il fasse autre chose
01:00:40c'était son dernier mandat
01:00:41qu'il fasse que de l'international
01:00:42mais qu'il le fasse bien
01:00:44pas au gré du vent
01:00:46ce qu'il n'a pas réussi à faire
01:00:47donc moi je ne crois pas
01:00:48qu'il laissera un sentiment
01:00:49de nostalgie
01:00:50et je pense même
01:00:51qu'il va laisser une trace
01:00:52pour certains
01:00:53très amère
01:00:54mais ce qu'en plus
01:00:55ce qu'évoque Paul
01:00:57c'est aussi un petit peu
01:00:58le côté
01:00:59bon bah c'est notre président
01:01:00qui nous a bien embêtés
01:01:02pendant deux mandats
01:01:02mais bon c'est le nôtre
01:01:03donc voilà
01:01:04il y a un côté très français
01:01:05on l'a détesté pendant 10 ans
01:01:06maintenant il va partir
01:01:07bon bah qui on va détester
01:01:08voilà
01:01:09je pense que c'est sur ça
01:01:10que c'est juste ça
01:01:11Patrick je voudrais que vous
01:01:12fassiez votre coup de gueule
01:01:13alors écoutez
01:01:14mon coup de gueule
01:01:14quand même Valérie
01:01:15vous avez dû voir
01:01:16la commission sur les incestes
01:01:17mais franchement
01:01:18quelle lâcheté
01:01:20et c'est pas que le politique
01:01:21c'est la société
01:01:22toutes les trois minutes
01:01:23il y a un gamin
01:01:24qui est victime d'insectes
01:01:25dans une classe maternelle
01:01:27de 30 enfants
01:01:27il y en a trois
01:01:28qui subissent des violences
01:01:30et vous savez que vous avez vu
01:01:32vous avez vu
01:01:33les hommes de la rue du bac
01:01:34vous savez ce qui s'est passé
01:01:35pour Ignace Chatin
01:01:37qui s'appelle Adair
01:01:38qui a changé de nom
01:01:39grâce à ma loi
01:01:40et je peux vous dire
01:01:41Valérie
01:01:41je compte sur vous
01:01:42on va arrêter la lâcheté
01:01:43quel scandale
01:01:4515 000 gamines
01:01:46qui sont confiées à la ZE
01:01:48se prostituent
01:01:49et vous savez
01:01:50le scandale
01:01:51c'est que c'est leur petit copain
01:01:53de 14 ans
01:01:53hier j'étais avec une élue
01:01:55elle m'explique
01:01:56sa nièce
01:01:56à 15 ans
01:01:57elle est tombée amoureuse
01:01:58d'un garçon
01:01:59qui a 19 ans
01:02:00il lui a dit
01:02:01comme tu m'aimes
01:02:02tu vas te prostituer
01:02:03les parents ont essayé
01:02:04de faire condamner ce gamin
01:02:05et les magistrats ont dit
01:02:07oui mais c'est une affaire
01:02:08de gamin
01:02:08non Valérie
01:02:09et j'en prends ma part
01:02:11et je le regrette
01:02:11c'est toute la société
01:02:13on a besoin des médias
01:02:14on a besoin de travailler
01:02:16parce que ça suffit maintenant
01:02:17les femmes et les gamins
01:02:18ne sont pas à vendre
01:02:19et vraiment je le dis
01:02:20j'ai pas de pouvoir particulier
01:02:22mais je peux vous dire
01:02:23j'ai envie de me relever les manches
01:02:24parce que c'est pas possible
01:02:26vous imaginez
01:02:27ces gamines de 14 ans
01:02:29avec le TikTok
01:02:29c'est-à-dire que la gamine
01:02:31elle a montré
01:02:31son corps dénudé
01:02:33à son copain
01:02:33il loue un Airbnb
01:02:35elle se prostitue
01:02:36et nous on fait quoi
01:02:37là tous
01:02:37y compris autour de la table
01:02:39c'est quand qu'on va se réveiller
01:02:40oui
01:02:41bah oui
01:02:41mais le problème de l'ASE
01:02:43on en parle ici régulièrement
01:02:44il y a eu ce reportage
01:02:45qui a fait date
01:02:46sur M6
01:02:47où la journaliste
01:02:48a été embauchée
01:02:49sans aucune référence
01:02:52sans aucune compétence
01:02:53et les viols
01:02:55effectivement
01:02:56la prostitution
01:02:57la drogue
01:02:57et rien ne change
01:02:58vous savez Valérie
01:02:59je l'ai dit
01:03:00Emmanuel Macron
01:03:01a pu trouver
01:03:01500 millions d'euros
01:03:02pour Notre-Dame
01:03:03why not
01:03:04moi j'aimerais
01:03:05qu'on s'occupe des enfants
01:03:06de Notre-Dame
01:03:07on n'a plus d'euros
01:03:07dans les caisses
01:03:08moi j'ai envie de dire
01:03:09aux Pouyanais
01:03:10aux Stellantis
01:03:10aux très très riches
01:03:11on vous fera des statuts
01:03:13il n'y a aucun problème
01:03:14là où vous voudrez
01:03:15mais aidez-nous financièrement
01:03:16aidez-nous
01:03:17à faire des écoles de formation
01:03:19formons les magistrats
01:03:20formons les gendarmes
01:03:22j'ai souvenir
01:03:22un gendarme
01:03:23très sympa
01:03:24mais il dit
01:03:24la nana
01:03:25vous avez vraiment été violé
01:03:26mais vous ne vouliez pas un peu
01:03:28parce qu'il n'est pas formé
01:03:29le gendarme
01:03:30ça a quand même un peu
01:03:32évolué
01:03:33il faut les former
01:03:35il faut les former
01:03:36et quand vous vous rendez compte
01:03:38que je ne vous dis pas
01:03:39la région
01:03:40mais quand vous avez
01:03:41des gamines
01:03:42les éducateurs
01:03:43ils savent qu'elles se prostituent
01:03:44la gamine
01:03:44elle rentre le soir
01:03:45avec le sac à 3000 euros
01:03:47mais eux
01:03:47ils peuvent non pas réagir
01:03:49donc maintenant
01:03:50ça suffit
01:03:51c'est même pas une urgence
01:03:52mais comment on peut parler
01:03:54de gaz de shit
01:03:55de pognon
01:03:56et on ne s'occupe pas
01:03:57de l'âme humaine
01:03:57vous avez raison
01:03:58Perico
01:03:59les gaz viennent d'arriver
01:04:00bonjour Perico
01:04:01l'argent vous le trouverez
01:04:02cher ami
01:04:03dans les prestations sociales
01:04:04qui sont détournées
01:04:05vous aurez plus de 500 millions
01:04:06oui possible
01:04:07pour vous aider
01:04:07on va vous faire la liste
01:04:08je vous prendrai
01:04:10et si Pouyane veut donner
01:04:11quelques sentiments
01:04:12en plus
01:04:12il paye déjà beaucoup d'impôts
01:04:13mais il n'y a pas de raison
01:04:14qu'il ne paye pas un peu plus
01:04:15mais l'argent dans les prestations sociales
01:04:16détournées en République française
01:04:17le pognon dingue
01:04:19et bien on en prend une partie
01:04:19pardon Valérie
01:04:20allez-y
01:04:21allez-y
01:04:21non non
01:04:22vous avez raison
01:04:24controverse sur les vrais chiffres
01:04:25de l'immigration
01:04:26je recevrai Nicolas Pouvromonti
01:04:27il y a 4 jours
01:04:28et sur le service public
01:04:30Benjamin Diomel a reçu
01:04:31M. Teche
01:04:31et M. El-Kahri
01:04:32El-Kahri
01:04:35Akim El-Kahri
01:04:35qui nous ont expliqué
01:04:36que sans l'immigration
01:04:37la France serait morte
01:04:38ce serait un cauchemar
01:04:39donc on va essayer
01:04:40de mettre les gens d'accord
01:04:41c'est dommage que le service public
01:04:42ne fasse pas sa fonction
01:04:43de service public
01:04:44et recevoir tout le monde
01:04:45ils reçoivent souvent
01:04:46qu'une autre
01:04:47on a peur de la Chine
01:04:49donc le péril jaune
01:04:50existe pour de vrai
01:04:51et Laurent Michelon
01:04:52nous explique que
01:04:52on comprend les relations
01:04:53chez l'Occident
01:04:54ils ne sont pas si méchants que ça
01:04:55bon tout dépend
01:04:56comment on les accuse
01:04:58ce qu'on fait avec eux
01:04:58et puis j'essaierai de savoir
01:05:00avec Céline Pina
01:05:01si on peut encore débattre
01:05:03aujourd'hui
01:05:03de gauche, de droite
01:05:04de droite à gauche
01:05:05de laïcité
01:05:06d'immigration
01:05:06de sécurité
01:05:07sans se faire traiter
01:05:08de bolchevique par les uns
01:05:10et de fasciste par les autres
01:05:11vous voyez
01:05:11donc on est dans une émission consensuelle
01:05:14en fait on va jouer
01:05:15le service public
01:05:15on va mettre tout le monde d'accord
01:05:16et on va écouter
01:05:17toutes les opinions
01:05:18voilà
01:05:18vaste débat
01:05:19merci à vous
01:05:20Sud Inter
01:05:21et Sud Inter
01:05:22c'est nous
01:05:22à suivre
01:05:24Péricault Légas
01:05:24bonne journée sur Sud Radio
01:05:2610h30
Commentaires

Recommandations