- il y a 15 minutes
Mettez vous d'accord avec Alexandra Szpiner, Alex Darmon, Romain Marsily et Mehdy Raïche
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_
##METTEZ_VOUS_D_ACCORD_CHRONIQUE-2026-07-08##
🎧 Retrouvez nos podcasts et articles : https://www.sudradio.fr/
🔴 Nous suivre sur les réseaux sociaux 🔴
▪️ Facebook : https://www.facebook.com/SudRadioOfficiel
▪️ Instagram : https://www.instagram.com/sudradioofficiel/
▪️ Twitter : https://twitter.com/SudRadio
▪️ TikTok : https://www.tiktok.com/@sudradio?lang=fr
☀️ Et pour plus de vidéo du Grand Matin Sud Radio : https://youtube.com/playlist?list=PLaXVMKmPLMDRJgbMndsvDtzg5_BXFM7X_
##METTEZ_VOUS_D_ACCORD_CHRONIQUE-2026-07-08##
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00:01Sud Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Maxime Liedot.
00:00:06Soyez les bienvenus sur l'antenne de Sud Radio, à 10h30 on va commencer le débat, nos interactions, nos discussions,
00:00:12vous le savez, avec vous amis auditeurs.
00:00:13On attend vos réactions, on attend vos avis, on attend votre opinion, surtout quand on voit l'actualité politique qui
00:00:18est particulièrement chargée depuis 20h hier soir.
00:00:21Si vous avez habité, je ne sais pas moi par exemple, dans une grotte que vous n'avez plus d
00:00:24'électricité, il faut le savoir, Marine Le Pen a décidé d'y aller, elle, en son propre nom.
00:00:30A la campagne présidentielle, elle veut se lancer pour aller conquérir l'Elysée en 2027, c'est sa quatrième campagne,
00:00:35la question qu'on vous pose, c'est très simple.
00:00:37Est-ce qu'elle a bien fait d'y aller, Marine Le Pen ? Et plus largement, les juges, hier
00:00:40on se posait, avec un sourire au coin des lèvres, est-ce que les juges pouvaient rendre une bonne décision
00:00:46?
00:00:46Là, est-ce qu'on doit dire ce matin, bravo les juges, ils ont, comme le disait François Bayrou, qui
00:00:50était notre invité tout à l'heure au micro de Jacques Cardoz,
00:00:53est-ce que, oui, ils ont réussi à trouver une position d'équilibre, d'une certaine manière, et même plus
00:00:58largement,
00:00:58vous êtes peut-être un électeur indécis, certes, l'aspect anti-système, l'aspect concret du Rassemblement National, peut-être,
00:01:04vous séduit,
00:01:05amis auditeurs, seulement, là, deux fois condamnés pour détournement de fonds publics, quand même, Marine Le Pen,
00:01:10est-ce que ça, c'est un argument suffisant pour vous empêcher de mettre le bulletin Rassemblement National dans l
00:01:14'urne ?
00:01:14Ben, venez en débattre avec nous au 0826 300-300.
00:01:18Les débats de l'été Sud Radio.
00:01:21Et on est en studio ce matin avec Alexandra Spiner, bonjour.
00:01:24Bonjour.
00:01:25Merci beaucoup d'être avec nous ce matin avec Romain Marsili, bonjour, directeur général de Nouvelle Énergie,
00:01:30j'ai oublié de vous présenter ma chère Alexandra, enseignante et déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la
00:01:35région Île-de-France,
00:01:37Romain Marsili, pardon que j'ai déjà présenté, Mehdi Raich, avec nous, bonjour.
00:01:41Bonjour Maxime.
00:01:42Et Alex Darbon, merci d'être avec nous, Jean-Jean Politique, chaîne YouTube, donc Les Indécis, auteurs de notamment de
00:01:48documentaires Paris,
00:01:50à prendre qu'on peut regarder sur M6+.
00:01:52La question, je suis obligé de commencer par celle-ci, comment vous avez regardé Marine Le Pen hier ?
00:01:58Pour vous, est-ce que c'était prévisible ? Est-ce que vous étiez étonné ?
00:02:02Quels sont les sentiments qui dominent ?
00:02:04Tiens, je vais mettre un peu dans mon fauteuil de psychanalyse ce matin.
00:02:07Qu'est-ce que vous en pensez, vous, Alexandra Spiner ?
00:02:10Écoutez, ce que j'en pense, déjà, je prends acte de cette décision de justice.
00:02:14Moi, je ne l'ai pas encore lue.
00:02:16Je crois que personne ne l'a lue.
00:02:18Tous les commentateurs, pour l'instant, ne l'ont pas lue.
00:02:23Maintenant, moi, je ne suis pas soutien du Rassemblement National.
00:02:28Néanmoins, je pense que c'était important que Marine Le Pen puisse se présenter
00:02:35et que les Français, ces électeurs, n'aient pas le sentiment qu'une décision de justice puisse avoir ce côté
00:02:43confiscatoire
00:02:44et qu'elle recouvre tous ses droits à se présenter devant le peuple français.
00:02:49Et les Français trancheront.
00:02:51Est-ce que, Romain Vassili, vous pensez la même chose ?
00:02:53Est-ce que vous avez étonné et vous avez été étonné de voir Marine Le Pen, hier, acter sa présence
00:02:58dans la course à la présidentielle pour 2027 ?
00:03:01Non, je n'ai pas été étonné.
00:03:03Je crois que tout était un peu cousu de fil blanc, quand même.
00:03:06Pourquoi cousu de fil blanc ? Parce que tout était quand même très incertain.
00:03:09Très incertain, mais le plan de communication était quand même très préparé.
00:03:12Depuis des mois, et d'ailleurs, les spécialistes de la communication pourraient le juger assez réussis,
00:03:18puisqu'on en parle ce matin, peut-être faire une émission entière là-dessus,
00:03:22alors qu'il y a encore énormément d'incertitudes.
00:03:24Et puis on parle de tout, en fait, sauf de ce qui devrait être absolument essentiel.
00:03:29C'est un débat politique normal, démocratique.
00:03:32C'est les idées.
00:03:33Parce que, je veux dire, on est dans une situation...
00:03:35On va y venir.
00:03:36Mais on est dans une situation de grande urgence sur tous les plans.
00:03:43Budgétaire, sécuritaire, éducatif, environnemental.
00:03:46Ça, on pourrait décliner.
00:03:48On sent que l'État est devenu totalement impuissant pour exécuter ses missions premières.
00:03:55Donc, cette élection, je crois qu'on a tous un sentiment de très grande urgence sur cette élection présidentielle,
00:04:00qui sera probablement la plus importante depuis très longtemps.
00:04:03Sans dire que c'est l'élection de la dernière chance,
00:04:04on peut se dire qu'il y a quand même...
00:04:06Soit il y a une rupture fondamentale, c'est d'ailleurs celle que propose David Disnard,
00:04:10soit on risque de rester enfermé dans un socialisme qui nous plonge vers les abîmes.
00:04:16Et là, tout le débat, maintenant, il est sûr.
00:04:18Est-ce qu'une candidate, certes importante, va faire campagne avec un bracelet ou pas ?
00:04:24Je crois qu'on est loin des enjeux.
00:04:25C'est normal qu'on en parle, puisque son parti est un des premiers partis de France.
00:04:30Les sondages montrent qu'elle est assez en tête,
00:04:33mais il faudrait quand même commencer à parler d'idées,
00:04:35et peut-être le fait qu'elle soit candidate va enfin permettre de parler d'idées,
00:04:40de confronter son projet, de voir...
00:04:41On va enfin pouvoir voir que c'est un projet socialiste,
00:04:45et puis comme ça, ça permettra de mettre des arguments sur la table,
00:04:48et d'avoir un vrai combat.
00:04:49Romain-Varceli, vous venez de faire rire à Alex Darmont.
00:04:52Non, sur le projet socialiste.
00:04:54C'est uniquement.
00:04:54Oui, voilà.
00:04:55Bien sûr.
00:04:55Oui, mais c'est pas mal.
00:04:56C'est pas socialiste.
00:04:57Moi, je pense que c'est primordial d'en parler.
00:04:58J'entends ce que vous dites, Romain, et je suis d'accord avec vous,
00:05:01mais c'est quand même très tôt.
00:05:02Tout le monde a fait ses meetings de candidats.
00:05:06On est quand même...
00:05:07Pas un an, mais dix mois avant la campagne.
00:05:09On sait que la campagne va s'accélérer en septembre ou en octobre.
00:05:12Mais hier, ce qui s'est passé, c'est quand même...
00:05:14C'est factuellement historique.
00:05:15Oui, c'est exceptionnel.
00:05:16Moi, j'y étais pour le coup pour couvrir et filmer les images.
00:05:20J'avais jamais vu ça de ma vie,
00:05:22en ayant fait plusieurs docs politiques.
00:05:23J'avais jamais vu autant de journalistes,
00:05:25autant de badauds,
00:05:26simples badauds qui venaient assister au procès,
00:05:28qui voulaient rentrer dans la salle,
00:05:29des journalistes français, étrangers.
00:05:32C'était assez exceptionnel.
00:05:33Et ce qui se passe ce matin,
00:05:34les doutes en plus,
00:05:35hier, personne ne savait ce qu'elle allait faire à 20h.
00:05:37Je ne sais même pas si elle-même savait ce qu'elle allait faire à 20h.
00:05:40Je suis d'accord sur le plan de com'.
00:05:41Mais non, parce qu'elle a quand même répété pendant des mois et des semaines
00:05:44qu'elle ne ferait pas campagne si elle avait un bracelet électronique.
00:05:47Aujourd'hui, qui est capable de dire ce matin
00:05:49qu'elle aura ou qu'elle n'aura pas de bracelet électronique ?
00:05:51Personne !
00:05:51Selon elle, et avec son directeur de campagne qui était notre invité
00:05:54il y a moins de 10 minutes dans ce studio,
00:05:55il nous expliquait que de toute façon,
00:05:57le simple fait qu'elle aille se pourvoir en cassation
00:05:59suffisait à balayer d'un revers de main le risque d'un bracelet.
00:06:03Je suis d'accord.
00:06:04Sauf que peut-être que ça va balayer d'un revers de main,
00:06:06mais pendant combien de temps ?
00:06:07Parce que la réalité, c'est que la cour d'appel a été très rapide à sa demande.
00:06:11Pourquoi la cour de cassation ne serait pas aussi rapide à sa demande
00:06:14ou à la demande de quelqu'un d'autre ?
00:06:15Et je rajouterais une chose,
00:06:16c'est qu'on entend un bruit comme quoi
00:06:18elle est toujours présumée innocente.
00:06:20Non !
00:06:20Elle n'est plus présumée innocente, Marine Le Pen.
00:06:23Marine Le Pen, aujourd'hui, elle a été condamnée.
00:06:25La cour de cassation, et c'est normal...
00:06:27Mais le pouvoir en cassation vous rend à nouveau présumée innocente ?
00:06:30Non, non !
00:06:30C'est la procureure de la cour d'appel qui a été trompée ce matin.
00:06:34Elle s'est trompée.
00:06:37Je vous dis que si elle s'est trompée, vérifiez,
00:06:40elle s'est trompée, présumée,
00:06:41elle n'est plus présumée innocente,
00:06:43la cour de cassation vient juger le droit,
00:06:45si le droit a bien été appliqué.
00:06:47Et c'est important de le dire.
00:06:49Mais c'est important aussi, pardonnez-moi,
00:06:50de rappeler quelqu'un qui, je pense,
00:06:52est peut-être un peu plus compétente
00:06:53que nous tous réunis sur ce plateau,
00:06:54à savoir la procureure générale
00:06:56auprès de la cour d'affaires de Paris.
00:06:58Ah ben oui, mais je vérifie.
00:06:59Et ses propos sont les suivants.
00:07:00Marine Le Pen est à nouveau présumée innocente
00:07:02lorsque l'on fait un pourvoi en cassation,
00:07:04la peine est suspendue.
00:07:06Mais direz-je, avant qu'on rentre en réalité,
00:07:08qu'on mette les mains dans le combo du débat,
00:07:10ensuite bien politique,
00:07:10est-ce que vous aussi, hier à 20h,
00:07:12vous avez été surpris, vous y attendiez,
00:07:14comment vous avez réagi ?
00:07:15Non, je n'ai pas été surpris.
00:07:17Alors je suis d'accord sur ce qu'a dit Alex
00:07:19sur le caractère exceptionnel de la chose.
00:07:21Je pense qu'on ne se rend pas encore compte
00:07:22que c'est effectivement historique,
00:07:24d'autant plus que cette élection présidentielle,
00:07:26et là je rejoins Romain,
00:07:29revêt inévitablement un caractère incroyable.
00:07:31On est dans un moment d'alternance politique.
00:07:33Donc le fait que le Rassemblement National
00:07:35ait allergé sa base aussi considérablement
00:07:37fait qu'on est peut-être à un moment historique
00:07:40où le Rassemblement National peut prendre le pouvoir.
00:07:42Donc on est dans un élément des planètes exceptionnel.
00:07:45Sur ce qu'a fait Marine Le Pen,
00:07:46je pense qu'elle a réussi à mettre en place
00:07:49le fait d'avoir fait monter à ce point Jordan Bardella,
00:07:52elle s'est mise dans une disposition
00:07:53où tous les cas de figure possibles
00:07:56lui convenaient quelque part.
00:07:57Elle était favorable pour elle d'une certaine manière.
00:07:59Je pense qu'elle a tout anticipé.
00:08:01Là, maintenant, on va se poser une autre question
00:08:03en interne au Rassemblement National,
00:08:04c'est que, et je pense d'ailleurs
00:08:06que c'est comme ça que ça fonctionne en France politiquement,
00:08:08il ne peut pas y avoir de roi dans un parti.
00:08:10C'est impossible.
00:08:12La diararchie ne fonctionne pas
00:08:13dans les partis politiques français.
00:08:15Ce n'est pas la nature.
00:08:16Nulle part, même dans un club de ping-pong.
00:08:18Surtout dans les clubs de ping-pong.
00:08:20Et l'élection présidentielle consacre un destin.
00:08:23Donc ce qu'elle a fait hier,
00:08:24à partir du moment où elle avait le choix,
00:08:26à partir du moment où la justice,
00:08:27et là je pense que la justice a quelque part donné
00:08:30une réponse d'équilibre
00:08:31entre la liberté des lecteurs
00:08:33et la décision de la condamnée,
00:08:35là, elle s'est mise dans une configuration
00:08:36où elle avait le choix.
00:08:37À partir du moment où elle a le choix,
00:08:38elle ira.
00:08:39Justement, vous évoquez le choix.
00:08:40La question qu'on va se poser dans un premier temps,
00:08:42c'est est-ce qu'elle a eu raison d'y aller ?
00:08:44Dès hier, certains,
00:08:46on va en débattre,
00:08:47notamment avec vous,
00:08:48auditeurs au standard 0826 300 300,
00:08:50est-ce qu'elle a eu raison d'y aller ?
00:08:51Beaucoup disaient,
00:08:51mais en réalité,
00:08:52elle fragilise.
00:08:53C'est peut-être le combat de trop
00:08:54parce que, rappelez-vous 2017,
00:08:56rappelez-vous 2022,
00:08:57d'une certaine manière,
00:08:58elle avait foiré les débats,
00:08:59elle a elle-même reconnu
00:08:59qu'est-ce qui ferait que celle-ci
00:09:00serait la bonne ?
00:09:01Et puis, il y avait Jordan Bardella,
00:09:03vierge en tout cas de tout sous son
00:09:04en compétant ces affaires-là,
00:09:05qui n'était pas touchée
00:09:06par l'inéligibilité.
00:09:08Est-ce qu'elle ne s'est pas vue
00:09:09plus grande et plus impératrice
00:09:10qu'elle ne l'était Marine Le Pen ?
00:09:11Alexandre Aspiner ?
00:09:13Je crains qu'une grande partie des Français,
00:09:16et ce sera à nous, évidemment,
00:09:17de leur démontrer
00:09:18qu'il y a un autre chemin,
00:09:21mais je pense qu'elle s'est forgée,
00:09:24ce personnage
00:09:25qui a souffert,
00:09:28qui a pensé ses blessures,
00:09:30et qui s'est forgée
00:09:33une personnalité
00:09:34et un destin,
00:09:36et qu'elle est prête
00:09:37pour être présidente de la République.
00:09:40Je pense que...
00:09:41Donc pour vous, oui,
00:09:42elle a eu raison d'y aller.
00:09:43Elle avait sa carte à jouer,
00:09:44encore une fois.
00:09:44Non, mais évidemment
00:09:45qu'elle avait sa carte à jouer.
00:09:47Enfin, je veux dire,
00:09:47ça me paraissait impossible
00:09:50que quelques heures
00:09:51au lendemain
00:09:52de cette décision judiciaire historique,
00:09:54elle nous explique
00:09:55qu'elle ne veuille pas y aller.
00:09:56Mais après tout,
00:09:57beaucoup,
00:09:57c'est pour ça que c'était peut-être
00:09:58une surprise,
00:09:59hier soir à 20h,
00:09:59elle nous avait déjà expliqué
00:10:01que non,
00:10:01elle ne ferait pas campagne
00:10:02sous bracelet,
00:10:03qu'elle n'attendrait pas
00:10:04en réalité
00:10:05que la Cour de Cassation
00:10:05se prononce
00:10:06pour prendre sa décision
00:10:07sur la campagne.
00:10:07Bref,
00:10:07elle avait quand même mis
00:10:08un certain nombre,
00:10:09en tout cas,
00:10:09d'obstacles
00:10:09qu'elle a décidé
00:10:10de franchir hier.
00:10:11Il n'y avait rien de naturel.
00:10:13Peut-être que c'était évident
00:10:13une fois que la Cour
00:10:19à partir du moment
00:10:19où elle a le choix
00:10:20de ne pas le porter
00:10:20ou c'est une possibilité,
00:10:21elle y va.
00:10:22C'est aussi simple que ça.
00:10:240826 300 300,
00:10:25est-ce que Marine Le Pen
00:10:26a eu raison d'y aller
00:10:27hier soir à 20h ?
00:10:28Est-ce que peut-être
00:10:28que vous faites partie
00:10:29des électeurs
00:10:30ou en tout cas
00:10:30des citoyens
00:10:31qui auraient préféré
00:10:32Jordan Bardella ?
00:10:33Parce qu'après tout,
00:10:33c'est vrai que Marine Le Pen
00:10:34et le fameux slogan
00:10:35de la famille
00:10:36qui, il y a des années
00:10:36et des années,
00:10:37était tête haute,
00:10:38main propre,
00:10:38n'est plus tellement compatible.
00:10:40Venez en parler avec nous
00:10:41au 0826 300 300
00:10:42sur Sud Radio.
00:10:43On parle vrai autour de la table
00:10:44ce matin,
00:10:45Alexandra Spinner,
00:10:45Alex Darman,
00:10:46Romain Marzili,
00:10:47Mehdi Raich
00:10:47et on poursuit la conversation
00:10:49bien sûr sur la décision historique.
00:10:50Je veux dire,
00:10:51on peut débattre
00:10:51de beaucoup de choses.
00:10:52Si on me laisse,
00:10:53je me règle bien
00:10:54vous prouvez
00:10:54qu'elle n'est pas historique.
00:10:55Eh bien justement,
00:10:56ça tombe bien,
00:10:57vous venez mon cher Romain
00:10:58de faire quelque chose
00:10:59d'exceptionnel
00:10:59qu'on appelle en radio
00:11:00un teasing.
00:11:01Donc on marque
00:11:02une très courte page
00:11:03de publicité
00:11:03et on y revient
00:11:05dans une poignée de secondes
00:11:06à tout de suite.
00:11:06Les débats de l'été,
00:11:0710h-13h,
00:11:09Maxime Liedot.
00:11:100-826-300-300
00:11:12amis auditeurs,
00:11:12on débat bien sûr
00:11:13de cette décision
00:11:14qui a eu lieu l'hier.
00:11:15Marine Le Pen
00:11:15qui a décidé
00:11:16de s'engouffrer
00:11:16dans la campagne
00:11:17à la présidentielle
00:11:18malgré sa condamnation.
00:11:19Elle se pourvoit en cassation.
00:11:20La question qu'on se pose
00:11:21ce matin,
00:11:21elle est simple,
00:11:22c'est est-ce qu'elle a bien fait
00:11:23d'y aller Marine Le Pen ?
00:11:24Visiblement,
00:11:24il n'y avait que des oui
00:11:25autour de la table.
00:11:26Il fallait jouer sa carte
00:11:27mais je vous la pose à vous.
00:11:28La question aussi auditeurs,
00:11:30vous qui nous écoutez,
00:11:30est-ce que vous voyez cela
00:11:32on va dire d'un mauvais oeil
00:11:33d'avoir une candidate
00:11:33factuellement
00:11:34deux fois condamnée
00:11:35pour détournement
00:11:35de fonds publics ?
00:11:36Est-ce que vous auriez préféré
00:11:37Jordan Bardella
00:11:38ou est-ce que cela vous rassure
00:11:39quand même
00:11:39que ce soit Marine Le Pen
00:11:40parce que l'expérience,
00:11:41parce que déjà
00:11:42trois campagnes présidentielles,
00:11:43parce que la plus mature,
00:11:44la plus expérimentée
00:11:45en politique,
00:11:46venez débattre de tout ça
00:11:47au 0-826-300-300.
00:11:49Il y a eu un teasing
00:11:50exceptionnel
00:11:50avant le départ en pause
00:11:53venant de vous,
00:11:54Romain Martili.
00:11:54Vous dites,
00:11:55non,
00:11:55c'était tout sauf historique,
00:11:57c'est peut-être
00:11:57de la petite tambouille
00:11:58quoi presque.
00:11:58Non,
00:11:58c'est pas de la tambouille.
00:11:59Et mon cher Romain,
00:12:00si vous ne voulez pas
00:12:01que Patrick Roger,
00:12:01le patron de cette station,
00:12:02débarque dans ce studio
00:12:03pour faire une technique
00:12:04de MMA,
00:12:05veuillez poser votre verre
00:12:07légèrement sur la droite.
00:12:09Oh là là,
00:12:09parce que j'ai déjà vu
00:12:10Patrick Roger faire des prises.
00:12:11Ça,
00:12:11ce serait historique.
00:12:12Ça,
00:12:12ça serait historique.
00:12:14Là,
00:12:14ça ferait du buzz,
00:12:15par contre.
00:12:15Ce serait historique.
00:12:15Les 7 millions de TF1,
00:12:16c'est une anecdote historique.
00:12:18Non,
00:12:18mais sérieusement,
00:12:20vous avez beaucoup parlé,
00:12:21vous avez beaucoup employé
00:12:21le mot historique.
00:12:23Je comprends que c'est
00:12:24intéressant,
00:12:24c'est normal.
00:12:25Les audiences le montrent,
00:12:26d'ailleurs.
00:12:27Il y a eu une forte audience
00:12:28au JT,
00:12:28mais pour moi,
00:12:29ce qui est historique,
00:12:30si on fait un peu attention
00:12:31au mot quand même,
00:12:32ce qui est historique,
00:12:33au sens fort du mot historique,
00:12:34c'est l'effondrement
00:12:36éducatif de la France.
00:12:37C'est le fait que l'Europe
00:12:38et la France
00:12:39sont en train de devenir
00:12:40des colonies numériques.
00:12:41C'est le fait que
00:12:42il y a la fin
00:12:44pour l'européanisation du monde,
00:12:46qui est ainsi
00:12:46qui a commencé
00:12:47depuis la Renaissance.
00:12:48C'est la fin,
00:12:49si on prend le modèle
00:12:50français-occidental,
00:12:52c'est la fin
00:12:52de l'État-providence.
00:12:53Ça,
00:12:53oui,
00:12:53c'est historique.
00:12:54Ça,
00:12:54c'est l'histoire.
00:12:55C'est demain,
00:12:56enfin,
00:12:56c'est pas demain,
00:12:57c'est même en ce moment,
00:12:57la rupture anthropologique,
00:12:59la même des plus fortes
00:13:00de l'histoire,
00:13:00avec l'IA.
00:13:01Voilà ce qui est historique.
00:13:02Et par rapport à tout cela,
00:13:04moi,
00:13:04je ne connais pas
00:13:05les réponses du RN,
00:13:07ni le projet du RN,
00:13:08ni rien,
00:13:08puisque aujourd'hui,
00:13:09le RN,
00:13:10c'est le parti
00:13:10de l'en même temps.
00:13:11Donc oui,
00:13:12tout est cousu de fil blanc.
00:13:13Ça fait depuis des mois
00:13:14qu'on nous fait le jeu,
00:13:15qu'on nous présente
00:13:16un jeu,
00:13:16alors qu'il y a soi-disant
00:13:17des deux candidats
00:13:18qui seraient plutôt libérales,
00:13:19soi-disant,
00:13:20l'autre candidate
00:13:21qui serait plutôt
00:13:23socialiste,
00:13:23enfin, sociale.
00:13:25Puis,
00:13:25il ne s'est pas lancé l'autre,
00:13:26mettre à l'un président
00:13:27l'autre Premier ministre.
00:13:28Est-ce que vous entendez
00:13:29la décision historique
00:13:29dans le sens où,
00:13:30peu importe ce qui s'est joué
00:13:31ces dernières heures,
00:13:32ça aurait été peut-être
00:13:33une décision judiciaire
00:13:34qui aurait empêché
00:13:35Marine Le Pen de se présenter,
00:13:36ça aurait posé un problème,
00:13:37et même le fait
00:13:38que les juges
00:13:39aient pris cette décision
00:13:39et qu'aujourd'hui,
00:13:40elle puisse aller concourir
00:13:42à la présidence de la République,
00:13:44c'est aussi une décision
00:13:45qui n'est pas anecdotique
00:13:46dans l'histoire du pays actuellement.
00:13:47Ce n'est pas anecdotique
00:13:47dans l'histoire de la République,
00:13:48je le sais très bien,
00:13:49mais jusqu'à,
00:13:50encore avant-hier,
00:13:51on nous disait
00:13:52que si ce n'était pas
00:13:52Marine Le Pen,
00:13:53ce n'était pas grave
00:13:53parce que Jean-Anne Bardella
00:13:54était sur un président exceptionnel.
00:13:56Voilà,
00:13:57et qu'elle serait
00:13:58Premier ministre
00:13:59ou président de l'Assemblée,
00:14:00tous les scénarios étaient mis.
00:14:02Donc, tout ça,
00:14:02c'est par rapport
00:14:03aux vrais enjeux historiques,
00:14:05je dirais,
00:14:06c'est peanuts,
00:14:07cacahuètes,
00:14:08en revanche,
00:14:08maintenant,
00:14:09c'est le dernier
00:14:11de la République.
00:14:12En revanche,
00:14:12maintenant,
00:14:13j'y viens,
00:14:14maintenant,
00:14:14on rentre dans un débat présidentiel,
00:14:16l'ERN ne peut plus se cacher,
00:14:18va devoir présenter
00:14:19ses propositions,
00:14:21quel est son projet
00:14:22de société ?
00:14:23Tout à l'heure,
00:14:23vous avez dit
00:14:23est-ce qu'elle a raison
00:14:24de se présenter ?
00:14:25Nous ne sommes personne
00:14:27pour dire...
00:14:28Vous êtes un citoyen,
00:14:28un petit plus engagé politiquement,
00:14:30vous pourriez dire
00:14:30à mon sens,
00:14:31elle fait une bêtise
00:14:32parce qu'elle porte
00:14:33sur l'image de la condamnation,
00:14:34ça fait quatre campagnes,
00:14:35elle est essorée.
00:14:37Si elle pense
00:14:38que son projet,
00:14:39que sa personnalité,
00:14:40que tout ce qu'elle représente,
00:14:42peut contribuer
00:14:42à redresser la France,
00:14:43moi je ne le pense pas,
00:14:44mais si elle pense ça,
00:14:45elle a raison de se présenter.
00:14:46Si c'est pour continuer
00:14:48à préserver
00:14:48une petite business familiale,
00:14:50non,
00:14:50elle n'a pas raison,
00:14:50mais ça,
00:14:51personne n'est juge
00:14:52à part les électeurs.
00:14:54Moi,
00:14:54je trouve que c'est...
00:14:55Voilà,
00:14:55clairement,
00:14:56je trouve que c'est historique.
00:14:57C'est historique
00:14:57parce qu'effectivement,
00:14:58elle est favorite des sondages.
00:15:00Cette condamnation,
00:15:01elle me rappelle
00:15:01la condamnation de François Fillon
00:15:02en 2017,
00:15:04qui avait bousculé la campagne,
00:15:06qui avait été le marqueur fort,
00:15:07où François Fillon,
00:15:08rappelez-vous,
00:15:12qui imagine le général de Gaulle,
00:15:14si ça c'était bien.
00:15:14Oui,
00:15:15ça c'était Sarkozy.
00:15:16Mais en tout cas,
00:15:17elle avait été mise en examen
00:15:18dans la foulée,
00:15:19on avait vu une accélération
00:15:20de la justice à ce moment-là,
00:15:21et il avait été candidat.
00:15:22Là,
00:15:23c'est un peu la même chose.
00:15:24Elle avait dit,
00:15:24si je dois faire campagne
00:15:25sur le bracelet électronique,
00:15:26et encore une fois,
00:15:27je le répète,
00:15:27on ne sait pas
00:15:27s'il y a le droit
00:15:28de bracelet électronique
00:15:29au moment où on se parle.
00:15:30Et même si l'appel
00:15:30est suspensif,
00:15:31pour le coup,
00:15:32sur cette histoire
00:15:33de bracelet électronique,
00:15:34qui ne nous dit pas
00:15:34qu'en janvier prochain,
00:15:35si la Cour de cassation,
00:15:36encore une fois,
00:15:37décide d'accélérer son jugement,
00:15:39elle ne soit pas obligée
00:15:39de porter un bracelet électronique.
00:15:41En fait,
00:15:42hier,
00:15:42on pensait qu'on allait savoir.
00:15:43La réalité,
00:15:44c'est que ce matin...
00:15:44Vous vous dites,
00:15:45on plonge à nouveau dans le brouillard.
00:15:46Non,
00:15:46on sait peut-être un peu plus,
00:15:47parce qu'elle a l'air
00:15:48de décider d'y aller.
00:15:49Et je pense qu'elle a raison
00:15:50de vouloir y aller,
00:15:50c'est peut-être sa dernière campagne,
00:15:53et peut-être le paiement
00:15:54à un moment donné,
00:15:54parce que vous avez dit,
00:15:55c'est intéressant Maxime,
00:15:56sur le fait qu'elle avait...
00:15:58Non,
00:15:59mais c'est intéressant.
00:16:01Quand vous avez dit,
00:16:01elle s'était plantée
00:16:02sur les débats
00:16:02ou quoi que ce soit,
00:16:03là,
00:16:04elle se dit que peut-être
00:16:04ce qui peut changer,
00:16:06ce qui va changer,
00:16:06c'est qu'elle n'aura pas
00:16:07Emmanuel Macron face à elle.
00:16:08Et qu'elle a l'expérience
00:16:10pour faire en sorte
00:16:11d'arriver
00:16:12et de gagner cette élection.
00:16:13Je pense que c'est son moment.
00:16:16Il y a ce côté-là,
00:16:17je suis tellement d'accord avec lui.
00:16:18Je pense que c'est son moment.
00:16:20Ça fait deux fois
00:16:21qu'elle est en finale,
00:16:22deux fois face à Emmanuel Macron.
00:16:23Il y a un dégagisme
00:16:24très fort en France.
00:16:25Le pays est plutôt à droite.
00:16:26Le Rassemblement National
00:16:27et le Premier Parti de France
00:16:28entre 11 et 12 millions d'électeurs.
00:16:30Il ne faut pas oublier
00:16:31que c'est une femme
00:16:31qui a quand même le cuir tanné.
00:16:33Elle n'est pas la fille de son père.
00:16:34Pour autant,
00:16:34elle a quand même
00:16:35tout l'héritage de Le Pen.
00:16:36Elle a quand même
00:16:37une personnalité assez particulière.
00:16:38Pourquoi elle n'est pas
00:16:38la fille de son père ?
00:16:39Non, mais elle n'est pas
00:16:41idéologiquement la fille de son père.
00:16:42Elle n'est pas la fille de son père.
00:16:43Elle a fait cette question.
00:16:45Biologiquement, je suis d'accord.
00:16:45Il y a plutôt des chances
00:16:46que ce soit compatible
00:16:47si on fait des tests ADN.
00:16:48Non, je suis d'accord.
00:16:50Elle n'est pas idéologiquement
00:16:52la fille de son père.
00:16:53On est passé du FN
00:16:54au Rassemblement National.
00:16:55Oui, mais quoi qu'on en pense,
00:16:57la base du RN
00:16:57s'est élargie aussi
00:16:58sur ce discours.
00:16:59On peut le critiquer absolument.
00:17:01Je suis d'accord.
00:17:01Il y aurait plein de choses à dire.
00:17:02Mais ça a réussi.
00:17:04Cette dédiabolisation,
00:17:05elle a réussi.
00:17:06Aujourd'hui, Marine Le Pen
00:17:07est peut-être à la rencontre
00:17:08de quelque chose
00:17:09de plus grand.
00:17:10Quand on prend
00:17:11tout son parcours,
00:17:13un exemple très bête,
00:17:14l'attentat de la Villa Poirier.
00:17:16C'est quand même quelqu'un
00:17:17qui a un parcours particulier.
00:17:18Il faut vraiment
00:17:19l'avoir en tête.
00:17:19Elle, les difficultés,
00:17:21un simple brassé électronique,
00:17:22ça ne va pas l'empêcher
00:17:23de se présenter.
00:17:24Elle ira jusqu'au bout
00:17:25quand il y a l'heure.
00:17:26Expliquez peut-être
00:17:26pourquoi ça vous fait
00:17:27tiquer à ce point
00:17:28le côté
00:17:28elle n'est pas la fille
00:17:29de son père.
00:17:29Non, je ne tique pas.
00:17:30Je comprends que ce matin
00:17:31on commande tout ça.
00:17:32C'est normal.
00:17:33Sur historique,
00:17:33si ça c'est historique,
00:17:34quel est le mot
00:17:35pour l'an septembre ?
00:17:36Quel est le mot
00:17:36pour Père Arbor ?
00:17:37C'est-à-dire,
00:17:38raison que Féryson
00:17:38doit garder un peu de raison,
00:17:40même si nous sommes
00:17:41des personnes de médias,
00:17:42que c'est normal
00:17:42de faire mousser le truc aussi.
00:17:44Mais en vrai,
00:17:45c'est un métier.
00:17:46Moi, c'était mon ancien métier,
00:17:47maintenant ça n'est plus.
00:17:48Donc je comprends.
00:17:49Mais ça,
00:17:50c'est sur l'aspect historique.
00:17:51On ne va pas épiloguer
00:17:52sur ce mot
00:17:53toute l'émission.
00:17:54Vous avez raison,
00:17:54il faut toujours sortir ses colères.
00:17:56Moi, je suis pro
00:17:57des...
00:17:57Il faut à la fois les hiérarchiser
00:17:58et à la fois les sortir.
00:17:59Il y a eu un événement majeur
00:18:01de l'histoire de l'humanité hier.
00:18:02Mais de l'histoire
00:18:03de notre pays,
00:18:04si, quand même.
00:18:05Je ne crois pas.
00:18:05Si la Réunion nationale
00:18:06gagne l'élection présidentielle,
00:18:08ça sera en avril,
00:18:09les Jours majeurs.
00:18:10Je n'ai pas gagné
00:18:11contrairement à ce que vous dites encore.
00:18:12D'autant plus que
00:18:13là où je tiquais,
00:18:15c'est que le Front National
00:18:16aujourd'hui est un parti,
00:18:17je dis le Front,
00:18:18mais le Rassemblement,
00:18:19on ne va pas non plus
00:18:20être les agents
00:18:20de faire le service après-vente
00:18:23de leur opération marketing.
00:18:24Donc, apprenons ça
00:18:25comme on veut,
00:18:25le Rassemblement National,
00:18:27c'est un parti
00:18:27dont je n'identifie pas
00:18:28la base idéologique,
00:18:30pardon de le dire.
00:18:31C'est un parti qui dit...
00:18:32C'est le parti de l'en même temps.
00:18:34C'est un parti qui dit
00:18:34tout ce qu'il veut,
00:18:35tout ce que les gens veulent entendre,
00:18:37plus ou moins,
00:18:38en s'adaptant très très bien
00:18:39à chaque type de cible.
00:18:42Jean Bardella,
00:18:42depuis trois mois,
00:18:43quatre mois,
00:18:44jouait celui qui parlait
00:18:45aux entrepreneurs.
00:18:46On n'a aucune mesure évoquée
00:18:47qui va dans le sens
00:18:49de libérer l'activité en France.
00:18:50Mais ce n'est pas grave.
00:18:51Et donc,
00:18:51il y a une espèce de soupe
00:18:53qu'il ne faut pas transmettre.
00:18:55Soyons exigeants sur les idées.
00:18:57On est exigeants
00:18:59collectivement
00:19:00sur les programmes des autres.
00:19:01Il faut l'être aussi
00:19:01sur le programme de l'URN.
00:19:02Alexandra,
00:19:03et on ira chercher Richard
00:19:04au standard
00:19:04qui nous a passé un coup-ci,
00:19:05le 0800.
00:19:050800.
00:19:07Je rejoins ce qu'a dit Mehdi.
00:19:09Je pense qu'il y a quelque chose
00:19:11dans l'esprit des Français
00:19:12que c'est son tour.
00:19:13Maintenant,
00:19:14à nous,
00:19:15sur ce moment-là,
00:19:16c'est son tour.
00:19:18Donc ça,
00:19:19maintenant,
00:19:20effectivement,
00:19:20il faut rentrer
00:19:21dans le débat,
00:19:22enfin,
00:19:23enfin,
00:19:23dans le débat des idées
00:19:24que chacun,
00:19:26que ce soit Bruno Retailleau,
00:19:29Marine Le Pen
00:19:30et les autres,
00:19:32que chacun présente
00:19:33son programme
00:19:33et qu'on puisse,
00:19:34que les Français
00:19:35puissent se faire une idée
00:19:36de ce qui est proposé
00:19:37pour notre pays,
00:19:38car Romain l'a dit,
00:19:40il est minuit moins une,
00:19:41donc il est temps
00:19:41de présenter
00:19:42un programme fort
00:19:45pour répondre
00:19:45aux attentes des Français.
00:19:48est-ce que Marine Le Pen
00:19:50est étatiste,
00:19:52interventionniste,
00:19:54protectionniste ou pas ?
00:19:55Est-ce qu'elle est libérale ?
00:19:57Voilà,
00:19:57tout ça,
00:19:57il faudra y répondre.
00:19:58Oui,
00:19:58ça c'est sûr,
00:19:59à la rentrée,
00:19:59parce que les candidats
00:20:00veulent quand même profiter
00:20:01de leur été.
00:20:010,826,
00:20:02300,
00:20:03300,
00:20:03vous nous avez passé
00:20:04un coup de fil.
00:20:04Bonjour Richard.
00:20:05Oui,
00:20:06bonjour à vous.
00:20:06Merci beaucoup d'être avec nous ce matin.
00:20:09Est-ce que Marine Le Pen
00:20:09a bien fait d'y aller ?
00:20:10C'est l'une des nombreuses questions,
00:20:12mais on voulait commencer
00:20:12par elle ce matin.
00:20:13Est-ce que pour vous,
00:20:14oui,
00:20:14Marine Le Pen a bien fait d'y aller,
00:20:15Richard ?
00:20:18Certainement,
00:20:19et heureusement,
00:20:20je pourrais dire,
00:20:21parce qu'en fait,
00:20:21ce qui est historique,
00:20:22c'est 50 ans de centrisme en France,
00:20:25extro-socialiste ou centre-droite,
00:20:27qui nous ont amené
00:20:28dans une situation catastrophique
00:20:29avec les mêmes,
00:20:30entre guillemets.
00:20:32Et là,
00:20:33aujourd'hui,
00:20:33le fait que Marine Le Pen
00:20:34prenne plutôt le poste de président,
00:20:37son épaisseur,
00:20:38on va dire,
00:20:39historique,
00:20:40il faut quand même,
00:20:41il faut avoir de la connaissance,
00:20:42de la forme,
00:20:42du calme.
00:20:43Le côté expérience de Marine Le Pen.
00:20:45Oui,
00:20:46bien mieux que d'avoir,
00:20:48un Bardella à ce poste-là.
00:20:50Et Bardella,
00:20:51avec son approche plus économique,
00:20:52qu'est-ce qui sous-entend ?
00:20:53On aura plutôt
00:20:54une approche à l'italienne.
00:20:56Mélanie,
00:20:57c'est regarder,
00:20:57vous pouvez demander sur Internet,
00:20:59qu'est-ce qui a été dit d'elle
00:21:01avant sa nomination ?
00:21:03Et quel est le résultat aujourd'hui ?
00:21:06Aujourd'hui,
00:21:07c'est plus 20 milliards
00:21:08par rapport aux 30 milliards
00:21:10de balances commerciales positives.
00:21:12Ils sont à plus 50 milliards.
00:21:14Nous,
00:21:14on est à moins 60 milliards.
00:21:15Oui,
00:21:16on n'a que des succès en ce moment.
00:21:17Et le ministre de l'économie italien,
00:21:20c'est quelqu'un de très économiste,
00:21:25qui a choqué,
00:21:26qui a étonné,
00:21:27mais en supprimant du RSA,
00:21:28en supprimant le super bonus
00:21:30qui a coûté une blinde
00:21:32pour faire,
00:21:32on va dire,
00:21:35du keynésianisme sur l'immobilier.
00:21:37C'était une grosse primaire.
00:21:39et en fait,
00:21:40on voit bien que,
00:21:42malheureusement,
00:21:43ou heureusement,
00:21:43on va dire,
00:21:44la seule voie qu'on ait
00:21:45pour se sortir
00:21:46de la situation
00:21:48où on est,
00:21:48c'est aujourd'hui,
00:21:50ça ne sera pas Mélenchon.
00:21:52Donc,
00:21:53vous dites Marine Le Pen,
00:21:54elle a raison d'y aller,
00:21:55ou moins avec elle,
00:21:55on a une ligne qui est plus ou moins claire.
00:21:57Jordan Bardella,
00:21:57de ce que je comprends avec vous,
00:21:59Richard,
00:22:00c'était un peu trop flou.
00:22:00Et je vous remercie de nous avoir passé
00:22:02un coup de fil au 0826 300 300.
00:22:04On poursuit la discussion.
00:22:05Je vois que Romain aussi voulait intervenir
00:22:06sur la ligne peut-être un peu floue
00:22:08de Jordan Bardella.
00:22:09J'aimerais que dans la prochaine heure,
00:22:10on se pose deux questions
00:22:11autour de la table naturellement,
00:22:13mais aussi en votre compagnie,
00:22:14amis auditeurs,
00:22:15au 0826 300 300.
00:22:16Le prochain débat,
00:22:17j'aimerais qu'on se concentre
00:22:18quand même sur cette décision.
00:22:19Alors,
00:22:19elle n'est peut-être pas historique,
00:22:20en tout cas,
00:22:21elle est importante
00:22:21d'un point de vue politique.
00:22:23Je rassure tout de suite.
00:22:24Significative.
00:22:24Elle est significative.
00:22:25Mais peut-être on peut clôturer
00:22:27le débat sémantique.
00:22:28C'est exactement ça.
00:22:29Donc,
00:22:29en tout cas,
00:22:29une certaine importance,
00:22:31cette décision.
00:22:32Est-ce que les Français
00:22:33seraient prêts
00:22:34à voter pour ce parti
00:22:35alors qu'on sait
00:22:36qu'il vient d'être condamné
00:22:37par deux fois
00:22:38pour détournement
00:22:39d'argent public ?
00:22:40Est-ce que vous pensez
00:22:40que cela peut bloquer les Français ?
00:22:42Est-ce que vous,
00:22:42ça vous bloque,
00:22:43amis auditeurs ?
00:22:44Vous étiez peut-être,
00:22:44je ne sais pas,
00:22:45moi, encore indécis
00:22:45dans l'hésitation.
00:22:46Venez témoigner,
00:22:47nous raconter
00:22:48ce qui vous traverse éventuellement
00:22:50comme pensait
00:22:51au 0826 300 300.
00:22:52Et on va revenir ensuite
00:22:53sur les propos de Gabriel Attal
00:22:55qui accuse Marine Le Pen
00:22:56de faire pression
00:22:57sur la cour de cassation
00:22:58et carrément de prendre en otage
00:23:00la campagne présidentielle.
00:23:01Est-ce que Marine Le Pen
00:23:02et ce que le Rassemblement National
00:23:04dans leur ensemble
00:23:04avec cette décision,
00:23:06avec cette péripétie judiciaire
00:23:08s'apprête à prendre en otage
00:23:09la campagne
00:23:10au point peut-être justement,
00:23:11Romain,
00:23:11de ne pas parler des idées,
00:23:12de ne pas parler du fond,
00:23:13de ne pas parler des vrais enjeux
00:23:14à cause notamment
00:23:15des salauds de journalistes.
00:23:16Je vous pose la question
00:23:17et vous venez en témoigner
00:23:18au 0826 300 300.
00:23:20A tout de suite sur Sud Radio.
00:23:22Sud Radio.
00:23:24Parlons vrai.
00:23:27Sud Radio.
00:23:28Les débats de l'été,
00:23:2910h-13h.
00:23:31Maxime Liedot.
00:23:32Soyez les bienvenus
00:23:33sur l'antenne de Sud Radio.
00:23:34Encore une heure de débat
00:23:35avec Alexandra Spiner,
00:23:36enseignante et déléguée spéciale
00:23:37en charge du décrochage scolaire
00:23:38à la région Île-de-France.
00:23:39Alex Darman,
00:23:40journaliste politique
00:23:41et une chaîne YouTube
00:23:42qui s'appelle
00:23:42Les Indécis,
00:23:43auteur de ce documentaire
00:23:44Paris Apprendre,
00:23:45qu'on peut notamment regarder
00:23:46sur M6+,
00:23:47la plateforme du groupe M6.
00:23:48Romain Marzili,
00:23:49qui est le directeur général
00:23:50de Nouvelle Énergie,
00:23:51pour ceux qui ne le sauraient pas encore.
00:23:53Oh, quelle honte !
00:23:53C'est le parti de David Lissnard
00:23:55et Mehdi Raich,
00:23:56analyse politique.
00:23:57On revient bien sûr en longueur
00:23:58sur cette décision significative
00:24:01qui a eu lieu hier
00:24:02Marine Le Pen en campagne
00:24:03avec quand même cet argument
00:24:04qui revient de plus en plus
00:24:05dans le débat public
00:24:06qui est que
00:24:07est-ce que les Français
00:24:08seraient en capacité
00:24:09de mettre un bulletin
00:24:10dans l'urne
00:24:11pour une candidate
00:24:11qui a été condamnée
00:24:12quand même à deux reprises ?
00:24:14A deux reprises,
00:24:15pas pour avoir grillé
00:24:16un feu rouge,
00:24:16pas parce qu'elle a oublié
00:24:17sa ceinture,
00:24:18pas parce qu'elle a jeté
00:24:19un mégot
00:24:20dans les Pérénées orientales.
00:24:21Non, c'est pas ça le sujet.
00:24:21Là, le sujet,
00:24:22c'est du détournement
00:24:23de fonds publics.
00:24:24Et là, je crois que ça va concerner
00:24:25beaucoup de gens
00:24:25autour de la table.
00:24:26Derrière, c'est la question
00:24:27de la probité,
00:24:28c'est la question
00:24:28de la notion d'argent public,
00:24:29du détournement.
00:24:30Est-ce qu'aujourd'hui,
00:24:31on peut se présenter
00:24:32et avoir été condamné ?
00:24:33Est-ce qu'on peut être élu
00:24:34et avoir été condamné ?
00:24:35Et plus largement,
00:24:36la question que je vous pose
00:24:37ce matin au 0826 300 300
00:24:39sur le site internet,
00:24:40sur les réseaux sociaux,
00:24:40c'est est-ce que vous,
00:24:41vous seriez prêt
00:24:42à mettre le bulletin
00:24:43Rassemblement National
00:24:44avec cette condamnation,
00:24:45avec quelqu'un
00:24:46qui a été condamné
00:24:47pour détournement
00:24:47de fonds publics ?
00:24:48On en parle en studio
00:24:49et avec vous.
00:24:51Les débats de l'été Sud Radio.
00:24:53C'est vrai que, pardonnez-moi,
00:24:55ce n'est pas totalement,
00:24:55totalement anecdotique,
00:24:57ça en revanche,
00:24:57comme question.
00:24:58Est-ce que, certes,
00:24:58il y a peut-être des militants
00:24:59que ça ne gênerait pas,
00:25:00peut-être des militants convaincus
00:25:01qu'on voulait avoir la peau
00:25:03de Marine Le Pen politiquement
00:25:04via le système judiciaire,
00:25:05mais enfin,
00:25:05est-ce que d'un point de vue éthique,
00:25:07d'un point de vue politique,
00:25:09j'ai presque envie de dire,
00:25:10même si je déteste le mot,
00:25:11d'un point de vue moral,
00:25:12est-ce que vous pensez
00:25:13que, c'est toujours facile,
00:25:14les Français,
00:25:18dit tout à l'heure,
00:25:18parce qu'il y a un tel niveau
00:25:19de dégagisme aujourd'hui,
00:25:21à mettre un bulletin
00:25:21Rassemblement National,
00:25:23malgré les deux condamnations
00:25:24pour détournement
00:25:24de fonds publics,
00:25:25Médi en premier ?
00:25:26Moi, je pense que oui.
00:25:27Ah oui ?
00:25:28Oui, je pense que,
00:25:29j'insiste sur le dégagisme.
00:25:33Il est très fort.
00:25:35Vraiment, le Rassemblement National,
00:25:36on peut,
00:25:37et je ne suis pas du tout ARN,
00:25:38mais ils ont réussi
00:25:40à construire un électorat
00:25:41qui s'est considérablement allergié.
00:25:43Ils ont vraiment,
00:25:44quand on regarde la sociologie
00:25:45des gens qui votent ARN aujourd'hui,
00:25:46une grande partie des personnes,
00:25:48soit qui se sentent déclassées,
00:25:49soit qui viennent de la gauche,
00:25:50ou des déçus de la gauche.
00:25:51Je pense qu'aujourd'hui,
00:25:52Marine Le Pen,
00:25:53elle a réussi à créer
00:25:53une espèce de congrégation
00:25:55de la colère
00:25:55autour du Rassemblement National.
00:25:57Et, par contre,
00:25:58c'est vrai qu'il y a un point,
00:25:59je pense que si c'était
00:26:00Jordan Bardella,
00:26:01je n'aurais pas forcément
00:26:02donné chair de sa peau
00:26:03au second tour.
00:26:04Je pense qu'aujourd'hui,
00:26:05le fait que ce soit Marine Le Pen,
00:26:06elle a le cuir tanné,
00:26:08elle est une historique,
00:26:09tout le monde la connaît,
00:26:10ça fait deux fois
00:26:11qu'elle est en finale,
00:26:12c'est son tour.
00:26:13Je pense que,
00:26:13c'est quelque part
00:26:14un vote de confiance
00:26:15pour une grande partie
00:26:16des Français,
00:26:17même si ce n'est pas du tout
00:26:18mes idées,
00:26:18mais il y a ce sentiment-là
00:26:20et ils auront beaucoup
00:26:20plus confiance dans le fait
00:26:21de voter Marine Le Pen
00:26:22que de voter Jordan Bardella.
00:26:24Jordan Bardella,
00:26:25et d'ailleurs,
00:26:25il y aura des affaires
00:26:26aussi judiciaires
00:26:26qui concernent Bardella,
00:26:28concernant Marine Le Pen,
00:26:29le fait de s'appeler Le Pen,
00:26:30le fait de s'en sortir
00:26:31finalement quelque part
00:26:32à chaque fois,
00:26:33je pense que c'est aussi
00:26:34un sentiment de confiance
00:26:35et il y a vraiment
00:26:36cette volonté
00:26:37de rompre avec tout
00:26:38ce qui s'est passé
00:26:38avec Emmanuel Macron,
00:26:39de rompre avec ce quinquennat,
00:26:41c'est deux quinquennats
00:26:42et aujourd'hui,
00:26:43on ne peut pas véritablement
00:26:44voter à gauche
00:26:44parce qu'on sait
00:26:45qu'il y a la France insoumise,
00:26:47la gauche est quelque part morte,
00:26:48on verra si François Hollande
00:26:49se lance finalement.
00:26:50Aujourd'hui,
00:26:51à droite,
00:26:51c'est quand même
00:26:51un champ de ruines.
00:26:53Quand on est électeur,
00:26:54on ne sait pas vraiment...
00:26:55Tu as un chemin d'espérance
00:26:56avec Bruno Retailleau.
00:26:57Voilà,
00:26:57mais la grosse candidature
00:27:00aujourd'hui,
00:27:01le champ politique français
00:27:02est quand même
00:27:02très polarisé.
00:27:03Il se trouve soit
00:27:04du côté des Léphi,
00:27:05soit du Rassemblement National.
00:27:06D'ailleurs,
00:27:06on le voit bien,
00:27:07c'est qui sera au second tour
00:27:08face à Marine Le Pen.
00:27:09Tout le monde dit
00:27:09que ce sera forcément
00:27:10Jean-Luc Mélenchon.
00:27:11Aujourd'hui,
00:27:12la confiance,
00:27:12le choix par défaut,
00:27:14ce sera Marine Le Pen.
00:27:15Romain Martili,
00:27:16sur ce sujet,
00:27:16est-ce que vous,
00:27:17de ce que vous voyez
00:27:18avec David Glyssnard,
00:27:20dans la campagne aussi
00:27:20que vous préparez de votre côté,
00:27:22vous êtes les premiers
00:27:22à dire qu'il y a un espoir,
00:27:23qu'il y a un besoin
00:27:24de changement dans ce pays,
00:27:25au point de mettre
00:27:26un bulletin dans l'urne
00:27:27qui correspondrait
00:27:28à un candidat
00:27:28qui a été condamné
00:27:29deux fois
00:27:29pour détournement
00:27:30de fonds publics ?
00:27:31Oui,
00:27:32mais là,
00:27:32ce qui me gêne
00:27:32un peu dans l'analyse,
00:27:33c'est qu'on a l'impression
00:27:33que tout est joué,
00:27:34c'est pour reparser...
00:27:36Non,
00:27:36ce n'est pas de votre débat,
00:27:38pas de votre question.
00:27:39Je vais pas vous préciser.
00:27:40Votre question était
00:27:42particulièrement pertinente.
00:27:43Merci.
00:27:43Mais pour concerner,
00:27:45concernant ce qu'on vient de dire,
00:27:47Philippe Seguin a dit
00:27:48circuler,
00:27:48il n'y a rien à voir
00:27:48en 95,
00:27:5094,
00:27:50pour cette élection-là,
00:27:51on a l'impression
00:27:52que tout est joué.
00:27:52Alors que non,
00:27:53je crois que les Français,
00:27:55c'est toujours dire,
00:27:56les Français croient,
00:27:57les Français,
00:27:57ils sont divers,
00:27:58mais il y a dans l'ensemble
00:27:59une grande volonté
00:28:00de changement,
00:28:01il y a un grand dégoût
00:28:03sur l'impuissance
00:28:04envers l'impuissance
00:28:05de l'État
00:28:05et tous ceux
00:28:05qui ont provoqué
00:28:06l'impuissance de l'État,
00:28:07ça je crois que c'est très juste,
00:28:08mais maintenant,
00:28:09ils sont en attente
00:28:09d'un vrai débat présidentiel,
00:28:11la compétition est à mener.
00:28:12Cette analyse-là,
00:28:13quand même,
00:28:14il faut quand même dire
00:28:15que ce qui se passe maintenant,
00:28:16je suis d'accord avec vous,
00:28:17peut-être qu'un profil
00:28:18au sein du Front,
00:28:19du Rassemblement National
00:28:20est peut-être plus rassurant
00:28:21que l'autre.
00:28:22Mais ça,
00:28:22encore une fois,
00:28:23c'est aux électeurs
00:28:24de juger.
00:28:29depuis des années
00:28:30par David Lysnard
00:28:30qui est de dire
00:28:31que si on ne veut pas
00:28:34faire de primaire,
00:28:35si on décide
00:28:35de ne pas jouer
00:28:36un quart de finale
00:28:37avant la demi-finale
00:28:37avec les premiers tours,
00:28:39on va tout droit
00:28:40vers effectivement
00:28:41un scénario,
00:28:41celui que vous décriviez,
00:28:43Jean-Luc Mélenchon,
00:28:44contre Marine Le Pen.
00:28:45Donc maintenant,
00:28:46face à ça,
00:28:47chacun doit prendre
00:28:48ses responsabilités.
00:28:48La primaire,
00:28:49quand on est de droite,
00:28:51quand on est d'inspiration
00:28:52gaulliste ou bonapartiste,
00:28:53on ne fantasme pas
00:28:54sur le principe
00:28:54d'une primaire.
00:28:55On est d'accord
00:28:56que la Sécurie République,
00:28:57son idée,
00:28:57c'est la rencontre
00:28:58d'un homme ou d'une femme
00:28:59avec les citoyens.
00:29:00On est d'accord avec ça
00:29:00quand on est...
00:29:02Mais rarement,
00:29:03le choix entre le candidat
00:29:04et les citoyens
00:29:05s'était fait
00:29:05avec deux fois
00:29:06du détournement
00:29:07de fonds publics
00:29:07actés par la justice.
00:29:08Oui, oui,
00:29:09tout à fait.
00:29:10Et juste pour terminer,
00:29:11si on n'a pas
00:29:11ce mécanisme
00:29:12de sélection
00:29:13d'une primaire
00:29:14avec un vrai débat
00:29:16d'avant-premier tour
00:29:18qui crée un élan,
00:29:19on sait très bien
00:29:20qu'il y a des chances
00:29:20que ça a donné le mur.
00:29:21La primaire indispensable
00:29:22pour donner de l'élan.
00:29:23Alexandre Ashtiner.
00:29:23Oui, je crois que
00:29:24d'abord,
00:29:25les Français ont pris
00:29:26la mesure de la ruine
00:29:27politique et financière
00:29:28et morale
00:29:29dans laquelle
00:29:31le macronisme
00:29:33nous a entraînés.
00:29:35Une fois
00:29:36qu'on a
00:29:38pris la mesure
00:29:39du fait
00:29:40que maintenant
00:29:41Marine Le Pen
00:29:42se présente
00:29:43et que donc
00:29:43les Français
00:29:44auront le choix,
00:29:45je crois qu'on peut
00:29:46difficilement
00:29:47imaginer une campagne
00:29:48qui ne soit pas
00:29:49polluée aussi
00:29:50par toutes ces affaires.
00:29:51C'est-à-dire que moi,
00:29:52ce que je crains,
00:29:53c'est que...
00:29:54d'ailleurs,
00:29:55on l'a bien vu
00:29:55hier avec
00:29:56Gabriel Attal
00:29:57et Édouard Philippe,
00:29:59c'est que
00:29:59toute la discussion
00:30:00se polarise
00:30:01sur ces discussions,
00:30:04sur ces affaires judiciaires.
00:30:06Et moi,
00:30:07ma crainte,
00:30:08et j'espère qu'avec
00:30:09Retailleau,
00:30:10on parviendra
00:30:11à incarner
00:30:13cette voie-là,
00:30:13on a besoin
00:30:15d'un vrai débat
00:30:16d'idées.
00:30:16Voilà,
00:30:17je crois que
00:30:17c'est essentiel
00:30:19parce que
00:30:20je pense que
00:30:22cette élection présidentielle
00:30:23et Romain l'a dit,
00:30:25c'est la dernière chance.
00:30:26La dernière chance.
00:30:27Axel,
00:30:28Alex Darmon,
00:30:28pardon.
00:30:29Non,
00:30:29mais c'est sûr
00:30:30qu'elle va être polluée
00:30:31cette campagne
00:30:32par ces affaires judiciaires.
00:30:33Elle était,
00:30:33vous l'avez dit,
00:30:34condamnée deux fois.
00:30:35À partir du moment
00:30:35où elle est condamnée
00:30:36deux fois,
00:30:36on va lui ramener
00:30:38dans chaque échange
00:30:39et dans chaque débat.
00:30:40Après,
00:30:41si elle,
00:30:41elle est à l'aise
00:30:41dans ses baskets,
00:30:42et c'est vrai,
00:30:44vous parliez tout à l'heure,
00:30:45Romain,
00:30:45de plan marketing,
00:30:46mais c'est plus
00:30:47qu'un plan marketing,
00:30:48c'est un plan de campagne
00:30:49qui a été préparé.
00:30:50C'est un ticket
00:30:50qui est annoncé
00:30:51entre Marine Le Pen
00:30:53et Jordan Bardella
00:30:53depuis un an et demi.
00:30:54Ce ticket,
00:30:55il opère,
00:30:56mais il va continuer
00:30:57à opérer
00:30:57parce que Jordan Bardella
00:30:58a des arguments
00:30:59que Marine Le Pen n'a pas
00:31:00et inversement proportionnel,
00:31:02Marine Le Pen a des arguments
00:31:03que Jordan Bardella n'a pas.
00:31:05Et donc,
00:31:05par conséquent,
00:31:06ils sont prêts à ça.
00:31:07Ils sont prêts
00:31:08à aller en campagne à deux.
00:31:09Ils sont prêts
00:31:10à faire en sorte,
00:31:11malgré tout ce qu'on pense,
00:31:12et je peux vous dire
00:31:12que c'est vrai,
00:31:13à l'intérieur du Rassemblement National,
00:31:14ils sont beaucoup moins éloignés
00:31:16et beaucoup moins
00:31:17en tension
00:31:18qu'on voudrait bien le dire.
00:31:19Je pense qu'ils sont très unis.
00:31:21Oui, oui.
00:31:23J'allais dire,
00:31:24vous savez cette expression,
00:31:25il n'y a pas une feuille
00:31:26de papier à cigarette entre eux.
00:31:27Ce n'est pas le cas
00:31:27parce qu'il y a toujours
00:31:28des divergences.
00:31:29Mais en revanche,
00:31:30ils sont très liés
00:31:31et je crois que Jordan Bardella
00:31:32était très fidèle
00:31:33depuis plusieurs mois.
00:31:35Maintenant,
00:31:35est-ce que cette campagne
00:31:36va être polluée
00:31:37par ces affaires judiciaires ?
00:31:39De toute façon,
00:31:39cette campagne,
00:31:40il faut bien se le dire,
00:31:41elle va être polarisée
00:31:42autour de la justice.
00:31:43Tant pour cette affaire-là,
00:31:45qui est l'affaire politique,
00:31:46que pour les autres affaires
00:31:47qu'on découvre depuis plusieurs semaines.
00:31:49La justice va être très importante.
00:31:50Je vous propose aussi
00:31:51qu'on aille écouter
00:31:51ceux qui nous écoutent,
00:31:52les auditeurs
00:31:53qui vont aussi devoir se prononcer.
00:31:54Pour David Lissnard peut-être,
00:31:56pour Marine Le Pen peut-être aussi.
00:31:58Pourquoi pas pour Bruno Rotaillot,
00:31:59évidemment,
00:32:00ma chère Alexandra Spiner.
00:32:01En tout cas,
00:32:01ils devront faire un choix
00:32:02au point peut-être
00:32:03d'hésiter ou pas
00:32:04suite à ces deux condamnations
00:32:05par Marine Le Pen.
00:32:06On va poser la question
00:32:070826-300-300,
00:32:09notamment avec vous.
00:32:09Romina, bonjour.
00:32:11Oui, bonjour Maxime.
00:32:12Bonjour tout le monde.
00:32:13Merci beaucoup
00:32:13d'être avec nous ce matin, Romina.
00:32:15Vous êtes, j'imagine,
00:32:16une citoyenne
00:32:17attentive à ce qui se passe
00:32:18sur le terrain politique.
00:32:19Est-ce que vous,
00:32:20le fait que Marine Le Pen
00:32:21soit aujourd'hui tamponnée,
00:32:23double tamponnée même,
00:32:25de cette condamnation
00:32:26pour des détournements
00:32:28de fonds publics,
00:32:28est-ce qu'aujourd'hui,
00:32:30cela vous empêche
00:32:31de mettre éventuellement
00:32:32un bulletin
00:32:32rassemblement national
00:32:33dans l'urne ?
00:32:34Alors,
00:32:35c'est décevant.
00:32:36Voilà,
00:32:36moi je trouve que c'est décevant
00:32:38parce que Marine Le Pen
00:32:39qui avait l'habitude
00:32:40de porter du blanc,
00:32:42qui disait toujours
00:32:43plus blanc que blanc,
00:32:44et puis là,
00:32:44on voit en fait que,
00:32:46tout comme Jacques Chirac,
00:32:48tout comme M. Mitterrand
00:32:49qui cachait sa fille
00:32:50aux frais de l'État,
00:32:52tout comme Édouard Philippe,
00:32:53actuellement,
00:32:54pour lequel il y a
00:32:55une information judiciaire
00:32:56qui a été ouverte
00:32:57pour une enquête
00:32:58qui concerne
00:32:58des détournements de fonds,
00:32:59on en a marre,
00:33:00on en a ras-le-bol.
00:33:02Et puis,
00:33:02il s'agit quand même
00:33:03de millions d'euros.
00:33:04Eux qui voulaient sortir
00:33:05de l'Europe,
00:33:07finalement,
00:33:08on se serre
00:33:09et on s'en bat.
00:33:10Ça reflite quoi ?
00:33:12Quelle image
00:33:13on a au niveau international ?
00:33:15Aujourd'hui,
00:33:15on aimerait juste
00:33:16avoir des gens
00:33:17qui soient capables
00:33:18de relever la frappe,
00:33:19mais pas avec des gens
00:33:19qui sont couroncus.
00:33:21Moi,
00:33:21j'aimerais qu'il y ait
00:33:22quelqu'un qui soit digne
00:33:23de nous représenter.
00:33:24Vous,
00:33:25ce qui s'est passé hier,
00:33:26la double condamnation,
00:33:28ma chère Romina,
00:33:28et je vous pose
00:33:29encore cette question,
00:33:31ça raye définitivement,
00:33:32ça balaie définitivement
00:33:34la crédibilité
00:33:34de Marine Le Pen.
00:33:35Et même du parti
00:33:36de ce que je vous écoute
00:33:37du parti même
00:33:38Rassemblement National.
00:33:39Ah oui,
00:33:40pour moi,
00:33:40oui,
00:33:40d'ailleurs,
00:33:41je ne sais pas
00:33:42si vous avez vu LCI,
00:33:43vous y êtes aussi
00:33:43de temps en temps,
00:33:44Maxime,
00:33:44sur LCI.
00:33:45Hier,
00:33:45j'ai regardé
00:33:46Jean-Philippe Tandy,
00:33:48il était,
00:33:49l'un qui d'habitude
00:33:50est complètement volubile,
00:33:51il était assommé.
00:33:52Oui,
00:33:53c'est vrai qu'il était assommé,
00:33:54le débat l'a notamment
00:33:55mis en difficulté,
00:33:56je crois que c'était
00:33:58face à Antoine Léaumant,
00:33:58et je vous remercie
00:33:59de votre fidélité Romina,
00:34:01que ce soit la radio
00:34:01ou la télé,
00:34:02c'est plus qu'un plaisir,
00:34:03je vais faire davantage
00:34:04attention à ce que je dis maintenant,
00:34:06merci beaucoup
00:34:06de nous avoir passé
00:34:07un coup de fil
00:34:07au 0826,
00:34:08300,
00:34:09300,
00:34:09on poursuit la conversation,
00:34:10notamment en rebondissant
00:34:11sur ce que vient dire Romina,
00:34:12peut-être est-ce que cela provoque
00:34:14un véritable décalage
00:34:15avec l'image aussi
00:34:16qui était une force
00:34:17pour Marine Le Pen
00:34:18d'être au-dessus des partis,
00:34:19au-dessus des autres,
00:34:20pas condamnés,
00:34:20qui n'avaient jamais mis
00:34:21les mains dans le cambouis
00:34:22de la politique politicienne,
00:34:24est-ce que pour vous,
00:34:25par exemple,
00:34:25derrière le poste,
00:34:26au bout de votre téléphone,
00:34:27est-ce que pour vous
00:34:28c'est un frein,
00:34:28ou vous vous dites,
00:34:29attendez,
00:34:29est-ce que les autres
00:34:30ils n'ont pas magouillé,
00:34:31la Macronie n'a pas magouillé,
00:34:32peut-être Edouard Philippe
00:34:33il n'est pas mis en examen,
00:34:34après tout,
00:34:34Jean-Luc Mélenchon
00:34:35il n'a pas été condamné non plus,
00:34:37pour d'autres façons,
00:34:38est-ce que vous le voyez comme ça
00:34:39ou au contraire,
00:34:40vous aviez cette image,
00:34:41on va dire fidèle à Marine Le Pen,
00:34:43le fait qu'elle soit réellement
00:34:45au-dessus des partis,
00:34:46au-dessus de tes condamnations,
00:34:46plus blanches que blanches,
00:34:48et bien on en parle avec vous,
00:34:49après une très courte page de pub
00:34:50sur Sud Radio,
00:34:50à tout de suite.
00:34:51Au tour de la table,
00:34:52Alexandre Aspiner,
00:34:53Alex Darmon,
00:34:54Romain Marzili,
00:34:55Mehdi Raich,
00:34:55on se pose la question,
00:34:57et j'aimerais aussi avoir
00:34:58votre avis,
00:34:58vos opinions,
00:34:59amis auditeurs,
00:35:00sur cette condamnation
00:35:01de Marine Le Pen,
00:35:02c'était sa force quand même
00:35:03de dire,
00:35:04rappelez-vous ce slogan
00:35:04de Le Pen père,
00:35:06il y a des années,
00:35:07des années,
00:35:07la tête haute
00:35:11et les mains propres
00:35:12quand on a par la suite,
00:35:13deux fois de suite,
00:35:14été condamné pour détournement
00:35:16de fonds publics.
00:35:17Est-ce que vous,
00:35:17ça vous empêche,
00:35:18ça vous retient,
00:35:19amis auditeurs,
00:35:20venez nous appeler au 0 826 300 300
00:35:22Alexandre Aspiner.
00:35:23Sauf erreur de ma part,
00:35:25François Bayrou et Jean-Luc Mélenchon
00:35:26ont été inquiétés
00:35:27pour les mêmes raisons.
00:35:29Eux se protègent en disant
00:35:30que ce ne sont pas les mêmes faits.
00:35:32Bon, très bien.
00:35:33C'est exactement les mêmes faits.
00:35:34Et ce ne sont pas les mêmes montants,
00:35:35en plus.
00:35:35Oui, ça c'est vrai.
00:35:36Oui, on est d'accord.
00:35:38Moi, je crains vraiment
00:35:40que Marine Le Pen
00:35:40ait dépassé tout cela
00:35:44et qu'il y ait vraiment
00:35:45cette idée,
00:35:46c'est son tour.
00:35:49Et j'espère vraiment
00:35:51qu'on pourra revenir
00:35:52sur le terrain des idées
00:35:54parce que là,
00:35:54on verra évidemment
00:35:55que le programme
00:35:57du Rassemblement National,
00:35:59il n'y en a pas en réalité.
00:36:02Mais je crois même
00:36:03que ça joue en sa faveur
00:36:05et que le fait d'éviter
00:36:07le débat sur les idées
00:36:08puisse en fait profiter.
00:36:10Ça, c'est vrai, Romain.
00:36:11Le simple fait qu'elle prenne,
00:36:13et ce sera notre prochain sujet,
00:36:14comme le dit Gabriel Attal,
00:36:15la campagne en otage
00:36:16en fait avec cette actualité judiciaire.
00:36:17Est-ce que vous rissez,
00:36:18c'est ce que vous dénoncez
00:36:19depuis le début de cette émission,
00:36:20un passage total
00:36:21à côté du fond ?
00:36:22Oui, mais attention
00:36:23aux théories autoréalisatrices.
00:36:25Si on dit tout,
00:36:26c'est son tour,
00:36:26ça finira par être son tour.
00:36:28Donc oui,
00:36:29moi je trouve
00:36:30que ce qu'elle dit
00:36:31Rissadi était remarquable
00:36:32quand elle parlait de...
00:36:33Romina,
00:36:34elle parlait de dignité,
00:36:35elle a employé le mot dignité,
00:36:36je crois que la plupart,
00:36:37moi pour parcourir
00:36:38beaucoup de gens publics
00:36:39partout dans le pays,
00:36:40j'ai l'impression
00:36:41que ce qu'attendent
00:36:41la plupart des gens,
00:36:42c'est un débat digne
00:36:43durant la présidentielle
00:36:44avec des idées
00:36:45qui sont mises sur la table
00:36:46pour changer radicalement
00:36:47le système,
00:36:48pour qu'on puisse enfin respirer,
00:36:49pour que l'initiative,
00:36:51les énergies soient libérées,
00:36:53qu'on en cesse avec...
00:36:55qu'on en finisse
00:36:56avec l'impuissance de l'État,
00:36:57qu'on en finisse
00:36:58avec la bureaucratie.
00:36:59Voilà pour moi
00:36:59ce qui ressort le plus
00:37:00et à mon avis
00:37:01ce qui est très partagé.
00:37:03Sur la campagne,
00:37:05ce que vous avez dit
00:37:06me semble très juste aussi
00:37:07mais la démocratie,
00:37:08ce n'est pas choisir
00:37:09entre le gouvernement
00:37:10des juges
00:37:10et l'impunité des politiques.
00:37:12Donc maintenant,
00:37:13place aux idées,
00:37:14c'est ça,
00:37:14c'est la démocratie.
00:37:16Alex Lamont.
00:37:17Ce qui est intéressant quand même,
00:37:18même si ce n'était pas historique hier,
00:37:20ce qui est intéressant,
00:37:21c'est qu'il y a
00:37:21la campagne présidentielle
00:37:22à commencer.
00:37:23C'est-à-dire que Marine Le Pen,
00:37:25en se déclarant candidate,
00:37:26d'abord,
00:37:26on sait qu'il y a
00:37:27candidat du Rassemblement National
00:37:28et deuxièmement,
00:37:30on va aussi maintenant comprendre
00:37:32qui va rester sur la ligne de départ.
00:37:34Parce que beaucoup de monde
00:37:35attendait à savoir
00:37:36si c'était elle
00:37:36ou Jordan Bardella
00:37:37qui partait
00:37:38et hier soir,
00:37:39certaines écuries
00:37:39commencent à réfléchir
00:37:41tant d'un côté positif
00:37:43en se disant
00:37:43il y a peut-être une opportunité
00:37:44parce qu'on va l'attaquer
00:37:46sur le fait
00:37:46qu'elle est condamnée
00:37:47et que nous,
00:37:48on est très propre
00:37:50entre guillemets
00:37:51et d'autres qui se disent
00:37:52on aurait préféré
00:37:52affronter Jordan Bardella
00:37:53et qu'aujourd'hui,
00:37:54c'est Marine Le Pen
00:37:55et donc par conséquent,
00:37:56il y a peut-être plus
00:37:57de place pour tout le monde
00:37:58sur la ligne de départ.
00:37:59Et donc,
00:37:59la campagne ayant commencé hier,
00:38:01elle va s'accélérer
00:38:01pas au mois d'août
00:38:02parce que quand vous écoutez
00:38:03les différentes directions
00:38:05de campagne,
00:38:06ils ont compris
00:38:06que les Français
00:38:07ont besoin d'essouffler
00:38:07je pense au mois d'août
00:38:09et donc ça va vraiment
00:38:10s'accélérer
00:38:10à partir du 18-19 août
00:38:12avec le lancement
00:38:13des universités d'été
00:38:14de LFI
00:38:15qui vont s'enchaîner
00:38:16avec les écologistes,
00:38:17avec le RN
00:38:18qui va arriver en septembre.
00:38:19On va s'échanger politiquement,
00:38:20c'est une évidence.
00:38:20Mais c'est surtout que,
00:38:21à mon avis,
00:38:22on va avoir des surprises
00:38:23dès septembre
00:38:27pour le coup,
00:38:27mais dirais-je.
00:38:30Alex avait,
00:38:30je pense,
00:38:31un début de réponse
00:38:32tout à l'heure sur...
00:38:33Aïe,
00:38:34quand ça commence
00:38:34à parler au passé,
00:38:35il avait...
00:38:36Non, non,
00:38:36mais lorsqu'il a dit,
00:38:38tu me corriges
00:38:39si je me trompe,
00:38:40que la justice
00:38:40serait au cœur du débat.
00:38:42Je pense qu'on a sous-estimé
00:38:45la défiance,
00:38:46je pense,
00:38:47des Français
00:38:47envers le politique
00:38:48et envers la qualité
00:38:49du personnel politique.
00:38:51Je pense aux affaires Sarkozy.
00:38:53En fait,
00:38:53depuis des années,
00:38:54tout le monde constate
00:38:54qu'il y a plein d'affaires politiques.
00:38:55Je pense que c'est
00:38:56un discours
00:38:57peut-être très populiste,
00:38:58j'en conviens parfaitement,
00:38:59mais finalement,
00:39:00c'est un peu tous des pourris.
00:39:01Je pense qu'il y a
00:39:02ce sentiment-là
00:39:03et finalement,
00:39:04les affaires s'enchaînent,
00:39:05tout le monde tombe
00:39:06plus ou moins dans des affaires,
00:39:07donc au final,
00:39:08ça ne change strictement rien
00:39:09puisque à la fin,
00:39:10il faut voter pour quelqu'un,
00:39:11donc même si elle est condamnée,
00:39:13finalement,
00:39:13ça peut se pouvoir
00:39:14en cassation.
00:39:15La technique judiciaire,
00:39:16je ne rentre pas dedans,
00:39:16il y a des spécialistes.
00:39:17Ça fait que les gens,
00:39:19à la fin,
00:39:19ils voteront quand même
00:39:20pour quelqu'un,
00:39:20même si cette personne
00:39:21est condamnée.
00:39:22Je peux entendre
00:39:23que certaines personnes vont
00:39:24ou des électeurs vont
00:39:26quelque part se dire
00:39:28je ne vote pas pour elle,
00:39:29mais je pense que
00:39:29ça ne sera pas
00:39:30un mouvement énorme.
00:39:31À la fin,
00:39:32il y aura quand même
00:39:32une confiance
00:39:33dans qui est Marine Le Pen.
00:39:35Sur la rentrée,
00:39:37oui,
00:39:37je pense qu'il y a
00:39:38quand même un sujet,
00:39:39c'est que
00:39:40ce n'est pas la même chose
00:39:41de se retrouver
00:39:41face à Marine Le Pen
00:39:42que face à Jordan Bardet.
00:39:44Quand vous êtes
00:39:44un opposant...
00:39:45Contrairement à ce qu'ils disent tous,
00:39:46oui, nous,
00:39:47ce n'est pas la personne,
00:39:48c'est le parti
00:39:48contre lequel on combat,
00:39:49je pense que tous
00:39:50croisez un peu les doigts
00:39:50pour espérer...
00:39:51Et là,
00:39:51on en revient à ce que
00:39:52disait Romain tout à l'heure,
00:39:54là, ce sont les idées
00:39:54qui vont...
00:39:55Il disait quelque chose
00:39:56d'historique, je crois.
00:39:57Oui, mais...
00:39:58Non, mais c'est vrai,
00:39:59c'est que...
00:40:00Quand vous êtes...
00:40:01Mais disons que vous êtes
00:40:02Édouard Philippe,
00:40:02ce n'est pas la même chose
00:40:03d'avoir Marine Le Pen
00:40:04face à Jordan Bardet.
00:40:05Quand vous êtes
00:40:06Jean-Luc Mélenchon,
00:40:14Michel...
00:40:15Oui, bonjour.
00:40:16Merci beaucoup
00:40:17d'être avec nous, Michel.
00:40:18Vous, comment vous regardez ça ?
00:40:19Est-ce que le fait
00:40:20qu'elle soit deux fois condamnée
00:40:21à présent,
00:40:22ou en tout cas
00:40:22que la justice
00:40:23a deux reprises
00:40:24et décider de trouver
00:40:25des faits contre elle,
00:40:26est-ce que ça vous empêcherait,
00:40:28vous éventuellement,
00:40:29Michel,
00:40:29de voter pour elle
00:40:30ou est-ce que ça la décrédibilise ?
00:40:32Dites-nous.
00:40:33Non, mais vous arrêtez.
00:40:36On subit un gouvernement
00:40:37où il y a des magouilles
00:40:38sans arrêt.
00:40:40Maintenant,
00:40:40elle s'est présentée,
00:40:42elle a eu du cran.
00:40:42On va avoir
00:40:43un Premier ministre
00:40:44qui est jeune,
00:40:46mais putain,
00:40:46donnez-leur la chance,
00:40:48un jeune
00:40:48qui va diriger la France,
00:40:49merde.
00:40:50Vous, c'est ce que vous dites,
00:40:51il y a un discours contre eux,
00:40:53on leur a donné
00:40:54la possibilité
00:40:55de se présenter maintenant,
00:40:56qu'on arrête de parler de ça
00:40:57et on fonce.
00:40:59Voilà, exactement.
00:41:00Moi, je pense que
00:41:01pour la France,
00:41:02elle s'est déclarée,
00:41:03elle a beaucoup de courage,
00:41:04mais seulement,
00:41:05je me méfie comme la peste
00:41:06parce qu'avec toute seule
00:41:07la bande,
00:41:08la bande de magouilleurs
00:41:09qu'il y a,
00:41:10ils seront capables
00:41:11de passer la cassation
00:41:12avant les élections.
00:41:14Vous, vous dites en réalité
00:41:15la condamnation,
00:41:16enfin, la condamnation,
00:41:17ce qui s'est passé
00:41:18autour de Marine Le Pen,
00:41:19en réalité,
00:41:20c'est rien par rapport
00:41:20à ce qu'on a pu apercevoir,
00:41:22les mises en examen
00:41:22qui sont, c'est vrai,
00:41:23assez nombreuses
00:41:24du côté de la Macronie.
00:41:26Non, mais bien sûr,
00:41:27mais bien sûr,
00:41:28alors ça suffit,
00:41:29tout le monde,
00:41:29tout le monde
00:41:30est en train
00:41:31de dénigrer,
00:41:32de dénigrer ce parti,
00:41:33mais qu'est-ce...
00:41:34Elle vous propose
00:41:35un Premier ministre
00:41:36qui va être jeune,
00:41:37un peu de jeunesse
00:41:38pour la France.
00:41:39Attal,
00:41:39Macron était jeune.
00:41:40Qu'est-ce que vous voulez ?
00:41:42Oui,
00:41:43ben oui,
00:41:43on a vu.
00:41:44Oui, on l'a vu justement.
00:41:45Vous, vous avez en tout cas
00:41:46plus confiance,
00:41:46enfin c'est intéressant,
00:41:47Michel,
00:41:47je me permets aussi
00:41:48d'échanger peut-être
00:41:49un peu plus long
00:41:49que prévu avec vous,
00:41:50le fameux ticket gagnant
00:41:52que présente
00:41:52le Rassemblement National
00:41:53depuis des mois maintenant,
00:41:55vous,
00:41:55c'est quelque chose
00:41:55qui vous plaît,
00:41:56Michel,
00:41:56l'idée qu'il y avait
00:41:57l'expérience
00:41:57à la tête de l'État,
00:41:58il y a la jeunesse
00:41:59à Matignon,
00:41:59l'énergie,
00:42:00je reprends les termes
00:42:01du Rassemblement National,
00:42:01ça vous séduit,
00:42:02Michel ?
00:42:03Oui, ça me séduit.
00:42:05Oui, ça me séduit.
00:42:06Moi, j'ai envie de,
00:42:07j'ai envie de,
00:42:08Jordan,
00:42:08ben c'est très bien,
00:42:09il a 31 ans,
00:42:10on sait très bien
00:42:11qu'il n'a pas d'expérience,
00:42:12mais ça suffit.
00:42:14Ça suffit,
00:42:14pourquoi on ne lui donnerait
00:42:15pas sa chance ?
00:42:16Pourquoi ?
00:42:17Parce qu'il n'a pas d'expérience.
00:42:18Oui,
00:42:18peut-être parce que justement,
00:42:20il n'a pas d'expérience,
00:42:21peut-être que quand on est
00:42:22à Matignon,
00:42:22on a besoin de certaines choses.
00:42:24Oui,
00:42:25on a eu le Mozart,
00:42:26le Mozart de la finance,
00:42:27on a vu ce qui s'est passé.
00:42:29Donc vous dites,
00:42:30quitte à avoir le dégagisme,
00:42:31autant avoir Marine Le Pen
00:42:32et Jordan Bardella.
00:42:33Quitte à avoir la jeunesse,
00:42:34c'est toujours mieux qu'Atal.
00:42:35Moi,
00:42:36j'ai voté Sarkozy.
00:42:39Donc voilà,
00:42:40je vous le dis,
00:42:42moi,
00:42:43je ne suis pas
00:42:44d'une première jeunesse,
00:42:45mais il est...
00:42:46Vous avez quel âge, Michel ?
00:42:47Pour la France ?
00:42:48J'ai 71 ans.
00:42:49Oh,
00:42:49mais vous êtes jeune.
00:42:51Vous êtes jeune, Michel.
00:42:53Oui,
00:42:53oui.
00:42:54Non,
00:42:54mais,
00:42:55mais,
00:42:56bon,
00:42:56voilà,
00:42:57moi,
00:42:57je pense,
00:42:58je pense que pour la France,
00:43:00il faut un jeune.
00:43:01Pourquoi ?
00:43:02Bon,
00:43:02c'est sûr que Marine,
00:43:04elle sera des affaires courantes,
00:43:06mais c'est lui qui va,
00:43:07c'est lui indirectement,
00:43:08c'est lui qui sera aux manettes.
00:43:10Donc le ticket gagnant
00:43:11vous plaît plutôt, Michel.
00:43:12Merci beaucoup
00:43:13d'avoir été avec nous,
00:43:140826 300 300.
00:43:15J'accueille aussi Cédric
00:43:16qui veut participer à la discussion.
00:43:18Bonjour, Cédric.
00:43:20Bonjour à toute votre équipe.
00:43:21Bon, alors,
00:43:22est-ce que vous,
00:43:22vous êtes satisfait
00:43:24de ce que vous voyez aujourd'hui ?
00:43:25Je ne sais pas
00:43:26ce que vous votez, Cédric,
00:43:26mais est-ce que vous êtes satisfait
00:43:27de la décision pour Marine Le Pen
00:43:29ou est-ce que le fait
00:43:30qu'elle ait quand même
00:43:31été reconnue deux fois
00:43:32par la justice
00:43:33comme étant responsable
00:43:35de détournement public,
00:43:36est-ce que ça vous freine ?
00:43:37Vous dites-nous tout.
00:43:38Alors, un,
00:43:39moi, ça ne me freine pas du tout.
00:43:40Je voterai pour elle,
00:43:40il n'y a aucun souci.
00:43:41Deuxièmement,
00:43:42tant qu'elle n'est pas,
00:43:45elle a demandé une cassation,
00:43:46donc finalement,
00:43:47tout est suspensif.
00:43:48Donc pour l'instant,
00:43:49elle pourra dire face à face
00:43:50que ce soit à Mélenchon,
00:43:52que ce soit à Édouard Philippe.
00:43:54Je suis très innocente.
00:43:55Silence, les gars,
00:43:56pour l'instant,
00:43:56je suis innocente.
00:43:57Voilà, premièrement.
00:43:58Mais comment on peut entendre
00:44:00M. Philippe,
00:44:01M. Guzman,
00:44:02M. Mélenchon,
00:44:03qui lui a été condamné
00:44:04pour violence ?
00:44:06Violence.
00:44:07Lui, c'est-à-dire,
00:44:08tous,
00:44:08j'ai regardé un petit peu,
00:44:09je suis allé sur
00:44:10quasipolitique.fr,
00:44:11j'ai vu tout le monde.
00:44:12Je veux dire,
00:44:13quand on commence à passer
00:44:14les LR,
00:44:16les socialistes et compagnie,
00:44:17vous allez voir un petit peu
00:44:18là-dessus,
00:44:18vous n'allez rien comprendre.
00:44:20Ces gens se permettent
00:44:21de dire que c'est une délinquante,
00:44:22que c'est un voyou,
00:44:23que c'est ceci,
00:44:24que c'est cela.
00:44:25Mais regardez-vous,
00:44:26les gars,
00:44:26regardez-vous,
00:44:27vous êtes incapables
00:44:28de tenir un gouvernement,
00:44:30dès que les caisses sont vides,
00:44:31vous créez de l'impôt
00:44:32au lieu de faire des réductions.
00:44:33Mais fermez-la,
00:44:34fermez-la,
00:44:35et après,
00:44:36vous pourrez l'ouvrir.
00:44:37J'entends à l'hémicycle
00:44:38régulièrement
00:44:39M. Tanguy,
00:44:40qui est formidable,
00:44:41et ce sera notre ministre
00:44:41de l'économie,
00:44:43qui balance des choses
00:44:46innommables
00:44:46sur la date des autres,
00:44:48car il a raison,
00:44:49et il se permettent
00:44:50de dire
00:44:51« Vous, vous allez faire ceci,
00:44:52vous allez faire cela. »
00:44:53Mais tant que rien n'a été fait,
00:44:55tu te tais.
00:44:56Donc, on donne la chance
00:44:57que les journalistes,
00:44:58quand j'entends des journalistes
00:44:59ou d'autres personnes
00:45:00qui disent
00:45:00« Je crois qu'eux,
00:45:01quand on croit,
00:45:02on ne sait pas,
00:45:02quand on ne sait pas,
00:45:03on ferme sa gueule. »
00:45:04Ça, c'est ce qu'on appelle
00:45:05du parler vrai.
00:45:06Merci beaucoup,
00:45:06Cédric,
00:45:06d'avoir été avec nous
00:45:07au 0826-300-300
00:45:09et sur cette thématique,
00:45:10vous êtes justement
00:45:10assez nombreux
00:45:11à nous passer des coups de fil.
00:45:12Est-ce que, pour vous,
00:45:13le fait que Marine Le Pen
00:45:14ait été estampillée
00:45:15deux fois responsable
00:45:16de détournement public,
00:45:17est-ce que ça vous empêcherait
00:45:18de mettre un butin dans l'urne ?
00:45:19On aura cette conversation
00:45:20entre midi 30 et 13h.
00:45:22C'est le rendez-vous
00:45:22La France au bout du fil
00:45:23et on en discutera longuement
00:45:25au 0826-300-300.
00:45:27Petite publicité
00:45:28alors qu'il est 11h29
00:45:29sur Sud Radio
00:45:29et juste après,
00:45:30on va s'interroger
00:45:31alors que Marine Le Pen
00:45:32est en train de faire
00:45:32son premier déplacement
00:45:33avec Jordan Bardella
00:45:34du côté de la SART
00:45:35dans l'un des fièvres
00:45:37de la famille
00:45:38désormais de Marine Le Pen.
00:45:40Elle a répondu
00:45:41d'une certaine manière
00:45:42à l'accusation
00:45:43de Gabriel Attal
00:45:44sur laquelle on voulait revenir
00:45:45qui est que Attal
00:45:46accuse Marine Le Pen
00:45:47de faire pression
00:45:48sur la cour de cassation
00:45:49et je cite
00:45:50de prendre en otage
00:45:52la campagne.
00:45:52Elle l'assure.
00:45:53Non, non.
00:45:53La cour d'appel
00:45:54n'a fait que me rendre
00:45:56mon éligibilité
00:45:57et elle assure
00:45:57qu'elle ne va pas du tout
00:45:58jouer la montre
00:45:59avec ce pourvoi en cassation.
00:46:00Est-ce qu'il y a un effet,
00:46:01en effet, un risque
00:46:02que cette campagne
00:46:02soit tout simplement
00:46:03prise en otage
00:46:04par cette actualité judiciaire
00:46:06qu'elle fasse pression
00:46:07sur la cour de cassation ?
00:46:08Je vous pose la question.
00:46:09Il faut participer
00:46:10aux grandes discussions,
00:46:11aux grands débats
00:46:12qui vont avoir lieu
00:46:13dans quelques minutes
00:46:13sur Sud Radio.
00:46:14A tout de suite.
00:46:15Sud Radio.
00:46:16Les débats de l'été
00:46:1710h-13h
00:46:19Maxime Liedot.
00:46:21Il est 11h.
00:46:22Et encore
00:46:23une planche à part de cassation.
00:46:25Sans Sud Radio,
00:46:26la bande est en forme.
00:46:27Autour de la table,
00:46:27Alexandra Spiner,
00:46:28enseignante et déléguée spéciale
00:46:29en charge du décrochage scolaire
00:46:30à la région Île-de-France.
00:46:32Alex Darman,
00:46:32journaliste politique
00:46:33chez Youtube.
00:46:34Les Indécis,
00:46:35auteur de ce documentaire
00:46:36Paris Apprendre.
00:46:37Vous pouvez le regarder
00:46:38à nouveau en replay,
00:46:39comme on dit
00:46:40selon le vocabulaire adéquat
00:46:41sur M6+.
00:46:42On est également
00:46:43avec Romain Marzilli
00:46:43qui est le directeur général
00:46:44de Nouvelle Énergie,
00:46:45le parti de David Lissna
00:46:46et Mehdi Raech
00:46:47qui est analyse politique.
00:46:49On va se poser la question
00:46:50maintenant de ce qui fait
00:46:51visiblement l'inquiétude
00:46:52de certains politiques
00:46:53après la décision hier
00:46:55de Marine Le Pen
00:46:56de se présenter à 20h,
00:46:57c'est-à-dire
00:46:57notamment Gabriel Attal
00:46:59de faire pression,
00:47:00il accuse Marine Le Pen
00:47:01de faire pression
00:47:02sur la cour de cassation
00:47:03et je cite
00:47:03de prendre en otage
00:47:04la campagne.
00:47:05Rien que ça,
00:47:06de son côté,
00:47:06Marine Le Pen est dans la Sarthe
00:47:08avec Jordan Bardella,
00:47:09premier déplacement
00:47:11officiel en tant que candidate,
00:47:13premier déplacement
00:47:13de campagne,
00:47:14est-ce qu'ils ont raison
00:47:15de s'inquiéter ?
00:47:15Est-ce qu'il y a un vrai risque
00:47:16que la campagne soit,
00:47:17comme le dit Gabriel Attal,
00:47:19prise en otage
00:47:20par cette actualité judiciaire
00:47:21au point d'ailleurs
00:47:21que le REN n'ait pas
00:47:22grand-chose à faire
00:47:23si ce n'est faire perdurer
00:47:24cette petite musique
00:47:25que Marine Le Pen
00:47:26est une sorte de survivante,
00:47:27que tout va bien se passer
00:47:28pour Romain Marzilli ?
00:47:29Non mais la campagne
00:47:30peut être prise en otage
00:47:31par plein de choses,
00:47:32par effectivement
00:47:33l'actualité judiciaire,
00:47:34par une communication
00:47:35réduquée à outrance,
00:47:36vous citiez Gabriel Attal,
00:47:38son premier acte de campagne
00:47:39c'était pour prendre
00:47:40une bière à 9h du matin
00:47:41dans l'Aveyron
00:47:41pour faire peuple
00:47:42parce que c'est bien connu
00:47:43qu'en France,
00:47:45en dehors de Paris,
00:47:46on boit tous une bière
00:47:46à 9h du matin
00:47:47pour commencer la journée.
00:47:48Ce n'est pas le cash ?
00:47:50Elle peut être prise en otage
00:47:51par aussi des tentatives
00:47:52de mettre le chaos,
00:47:53y compris dans
00:47:54le nom de l'exécutif sortant.
00:47:56Donc oui,
00:47:56elle peut être prise en otage
00:47:57de plein de manières.
00:47:58Alors qu'en fait,
00:48:00on est dans une situation
00:48:02historique pour le coup
00:48:03de changement d'air,
00:48:05de changement d'époque,
00:48:06la France même,
00:48:07l'idée même de la France
00:48:08peut être menacée
00:48:08à court terme,
00:48:10court moyen terme
00:48:11parce qu'on vit
00:48:12une grande accélération
00:48:13de l'histoire.
00:48:14Donc si dans cette campagne
00:48:16on se vôtre
00:48:17dans la médiocrité
00:48:18et qu'on ne parle pas
00:48:19des vrais sujets
00:48:19et c'est ce qu'attendent
00:48:20les gens en plus,
00:48:21c'est ce qu'attendent
00:48:21les citoyens.
00:48:22Si on ne parle pas
00:48:23d'idée,
00:48:23si on ne parle pas
00:48:24de la manière
00:48:24du comment on redresse
00:48:26le pays,
00:48:26ce sera une campagne
00:48:28volée,
00:48:29sachant que la dernière
00:48:29campagne,
00:48:31on est dans
00:48:315ème République,
00:48:32la campagne présidentielle,
00:48:33elle est centrale
00:48:34dans la vie politique
00:48:35du pays.
00:48:35En 2022,
00:48:36il n'y a quasiment
00:48:36peu eu de campagne,
00:48:37il y a en Ukraine,
00:48:38etc.
00:48:39Donc oui,
00:48:40il faut vraiment,
00:48:41et c'est notre rôle,
00:48:42les politiques,
00:48:43les médias,
00:48:43de mettre cette campagne
00:48:44au niveau
00:48:45des enjeux du pays.
00:48:47Mais direz-je,
00:48:47vous voyez acquiescer
00:48:48à ce que disait Romain ?
00:48:49Oui,
00:48:49je partage en grande partie,
00:48:50j'ajouterai deux points.
00:48:52Le premier point,
00:48:53c'est que,
00:48:54en fait,
00:48:55ça met juste le focus
00:48:55sur Marine Le Pen,
00:48:56elle a réussi
00:48:57à mettre tout le focus
00:48:58médiatique sur elle,
00:49:00pas forcément sur la justice,
00:49:01sur elle,
00:49:02ce qui est un avantage
00:49:02dans le cadre
00:49:03de l'élection présidentielle.
00:49:04Par contre,
00:49:05sur ce que dit Gabriel Attal,
00:49:06ça montre aussi
00:49:07la vacuité de ses propositions.
00:49:08Il n'en a pas.
00:49:09Son seul acte
00:49:10est de dire,
00:49:10ah, regardez,
00:49:11elle est coupée.
00:49:11Bah oui,
00:49:12mais désolé,
00:49:13mais là,
00:49:13on revient sur le débat
00:49:14des idées,
00:49:14propose quelque chose.
00:49:16C'est le moment,
00:49:16en fait,
00:49:17de se montrer
00:49:18comme une alternative
00:49:18à Marine Le Pen.
00:49:19Or,
00:49:20il ne le fait pas.
00:49:20Qui le fait aujourd'hui,
00:49:21concrètement ?
00:49:22Donc,
00:49:22je trouve que c'est...
00:49:23Il y en a qui le font,
00:49:23quand même.
00:49:24Oui,
00:49:24il y en a qui le font,
00:49:25mais on ne les entend pas beaucoup.
00:49:25Y compris des gens
00:49:26avec qui on ne peut être
00:49:27un désaccord total.
00:49:28Il y a quand même des idées.
00:49:28Chez Jean-Luc Mélenchon,
00:49:29qu'on le veuille ou non,
00:49:30il y a des idées,
00:49:30il y a un projet.
00:49:31Je suis totalement opposé.
00:49:33Voilà,
00:49:33nous,
00:49:33David Dysnard,
00:49:34on propose beaucoup de choses.
00:49:35On se fait d'ailleurs
00:49:35beaucoup piller ici et là,
00:49:36par des copiers-collés,
00:49:38mais ce n'est pas grave.
00:49:39Mais il y a quand même
00:49:40des personnalités
00:49:40qui proposent.
00:49:41Oui,
00:49:41mais Jean-Luc Mélenchon,
00:49:43j'ai dit tout à l'heure,
00:49:44c'est celui qui polarise à gauche.
00:49:45Marine Le Pen sera celle
00:49:46qui polarise à droite.
00:49:47Mais aujourd'hui,
00:49:48il ne le sent pas.
00:49:48Il n'y a rien.
00:49:49Regardez le meeting
00:49:50d'Edouard Philippe.
00:49:51Qu'est-ce qu'il y avait
00:49:52le meeting d'Edouard Philippe ?
00:49:53Il n'a aucune proposition.
00:49:54C'était juste des grands axes.
00:49:55On va parler beaucoup
00:49:56de la jeunesse,
00:49:57du futur de nos enfants,
00:49:58mais concrètement,
00:49:58il n'y a rien.
00:49:59Mais il a promis
00:49:59qu'il avait un programme massif,
00:50:00donc tout va bien.
00:50:01On attend.
00:50:02Alexandre Aspinard.
00:50:03Oui,
00:50:03parce que vous dites à droite,
00:50:05mais je rappelle quand même,
00:50:06une fois qu'on aura dépassé
00:50:07toutes ces polémiques
00:50:08sur la situation judiciaire
00:50:15et d'ailleurs,
00:50:15elle l'assume.
00:50:16C'est son marqueur politique
00:50:19sur le plan sociétal,
00:50:22sur le plan social,
00:50:24sur le plan économique,
00:50:25sa politique éducative
00:50:27qu'elle propose.
00:50:27Rien n'est de droite.
00:50:29Elle n'est pas de droite.
00:50:30Donc,
00:50:30elle ne peut pas être
00:50:31le candidat de la droite.
00:50:33Ce qui est certain,
00:50:34c'est qu'elle fédère
00:50:35autour d'elle
00:50:36les déçus de la politique
00:50:37puisqu'on l'a vu
00:50:38avec votre auditeur
00:50:39qui a voté Sarkozy
00:50:40et qui se retrouve maintenant
00:50:43électeur fervent
00:50:44du Rassemblement National.
00:50:46Mais je crois
00:50:47qu'il faut rappeler
00:50:49et je sais
00:50:50que Bruno Retailleau
00:50:53saura marquer
00:50:54cette différence,
00:50:55Marine Le Pen
00:50:55n'est pas la candidate
00:50:56de la droite.
00:50:57Parce que le fameux fait
00:50:58je ne suis ni de droite
00:50:59ni de gauche,
00:51:00je suis la plupart du temps
00:51:01c'est ce qu'elle dit
00:51:01en tout cas pragmatique
00:51:02Alex Darmon.
00:51:03Non mais moi,
00:51:04je tiens à vous rassurer,
00:51:05on va parler des idées.
00:51:06Encore une fois,
00:51:07on est au mois de juillet
00:51:082026,
00:51:09la campagne a lieu
00:51:10au mois d'avril,
00:51:11il fallait régler
00:51:12les comptes
00:51:13des uns et des autres.
00:51:14Je pense que les universités
00:51:16d'été vont servir
00:51:17à cela.
00:51:18Sur Edouard Philippe,
00:51:20il avait dit
00:51:21que son meeting
00:51:22dimanche
00:51:22ne serait pas un meeting
00:51:23entre guillemets
00:51:24programmatique.
00:51:25Il a dit que ce serait
00:51:25un meeting
00:51:26de lancement de campagne
00:51:28où il voulait se présenter
00:51:29aux Français
00:51:29comme si on ne le connaissait pas.
00:51:31Qui le connaissait déjà.
00:51:33Il a lancé
00:51:34trois pistes
00:51:35sur les retraites
00:51:36notamment.
00:51:37D'ailleurs,
00:51:37je trouve que
00:51:37ce n'est peut-être
00:51:38pas le plus habile
00:51:39parce que c'était quand même
00:51:39lui qui avait dit
00:51:40qu'il fallait faire
00:51:41les retraites absolument.
00:51:42Là,
00:51:42il a dit que ce serait
00:51:43la priorité de son quinquennat
00:51:44s'il était élu
00:51:45président de la République.
00:51:46Moi,
00:51:46je ne suis pas inquiet
00:51:46sur le fait
00:51:47que dès septembre,
00:51:49vous allez avoir
00:51:50des débats d'idées
00:51:51qui vont se mettre en place
00:51:53et ça sera nécessaire
00:51:54parce que vous avez raison,
00:51:55Romain,
00:51:55les Français,
00:51:55c'est ce qu'ils veulent.
00:51:56N'attendent que ça.
00:51:57Clairement,
00:51:58c'est ce qu'ils veulent.
00:51:59Et donc,
00:51:59dans ces débats,
00:52:00à la rentrée,
00:52:01vous allez voir que
00:52:02je pense
00:52:02trois grandes problématiques,
00:52:04trois grandes thématiques
00:52:05vont se dégager.
00:52:06C'est effectivement
00:52:07le financement
00:52:08de notre système public
00:52:09qui, à mon avis,
00:52:10arrive à bout de souffle
00:52:11et certains proposent des choses,
00:52:14d'autres en proposent d'autres.
00:52:15D'ailleurs,
00:52:15on le verra.
00:52:16Et vous verrez aussi,
00:52:18à mon avis,
00:52:18qu'à la rentrée,
00:52:19je le répète,
00:52:20les alliances vont commencer
00:52:21parce que c'est ce qui est en train
00:52:22de se dire dans des équipes.
00:52:23Les alliances vont commencer
00:52:25à se nouer
00:52:25et qu'avant la fin du mois d'octobre,
00:52:27on a 24 candidats
00:52:28ou une membres d'office.
00:52:30Il y aura un écrémage.
00:52:32Mais beaucoup plus
00:52:33qu'on ne le pense.
00:52:33Oui, oui.
00:52:34Et c'est là
00:52:35que la campagne
00:52:35va vraiment commencer.
00:52:36Vous êtes d'accord,
00:52:37Romain Margin ?
00:52:37Oui, on verra.
00:52:38On verra tout ça.
00:52:39C'est le futur.
00:52:41Il y a des chances.
00:52:41En tout cas,
00:52:42le présage que la campagne
00:52:43parte sur un débat d'idées,
00:52:45un débat de comment
00:52:46on redresse le pays,
00:52:46c'est très positif.
00:52:48Tout à l'heure,
00:52:48un auditeur,
00:52:49je crois qu'il s'appelait Richard,
00:52:50a fait un parallèle
00:52:52avec Giorgia Mellone
00:52:53en Italie.
00:52:53Je crois que c'est
00:52:54un mauvais parallèle
00:52:56puisque Giorgia Mellone
00:52:57était, avant son élection,
00:52:59extrêmement claire.
00:53:00Extrêmement claire
00:53:01sur trois points,
00:53:01d'ailleurs,
00:53:01qui l'ont permis
00:53:02de se faire élire.
00:53:03Elle était sans aucune
00:53:04ambiguïté pro-marché.
00:53:06Voilà.
00:53:07Elle était pro-atlantiste
00:53:10et elle était pro-Europe.
00:53:12En tout cas,
00:53:13pour changer l'orientation,
00:53:15peut-être en partie
00:53:16de la construction européenne,
00:53:17mais tout de même.
00:53:19Il n'y avait pas d'ambiguïté
00:53:20sur son rapport
00:53:21à la Russie,
00:53:22par exemple.
00:53:22Vous suivez mon regard.
00:53:24Donc,
00:53:24ce ne sont pas les mêmes choses.
00:53:26Ce n'est pas totalement comparable.
00:53:28Mais effectivement,
00:53:29les prochains mois
00:53:29vont permettre,
00:53:30espérons-le,
00:53:31d'éclaircir tout ça.
00:53:32Mais Guy Reif ?
00:53:35Oui,
00:53:35là-dessus,
00:53:36je rejoins sur Giorgia Mellone.
00:53:37Il y a quand même un point,
00:53:38je pense qu'on l'oublie.
00:53:40Je suis d'accord
00:53:41sur le sujet des idées.
00:53:42Ça va apparaître
00:53:42au moment de septembre, octobre.
00:53:44Il y aura effectivement
00:53:44un écrémage très fort,
00:53:46mais vraiment très très fort.
00:53:47À la fin,
00:53:47on se retrouvera
00:53:47avec 5-6 candidats maximum.
00:53:49D'ailleurs,
00:53:49je pense qu'il n'y aura
00:53:49que 6 candidats à la fin.
00:53:51Mais il y a une séquence
00:53:52et on parlait tout à l'heure
00:53:53des points qui pouvaient être importants,
00:53:54notamment pour les Français.
00:53:56Donc,
00:53:56il y aura justice.
00:53:57Il y aura probablement
00:53:57un sujet énorme
00:53:58sur la sécurité.
00:53:59Sur la censure sociale aussi.
00:54:01La censure sociale.
00:54:02C'est un sujet
00:54:02qui préoccupe les Français.
00:54:03Je pense qu'il y aura
00:54:03un moment d'intensité politique
00:54:04qui sera énorme en septembre.
00:54:06Ça sera sur la question du budget.
00:54:08Et beaucoup de choses
00:54:09vont se concentrer
00:54:10autour de cette question
00:54:11en septembre et en octobre.
00:54:12Et une grande partie du débat
00:54:13va être conditionnée
00:54:13par ce qui se passe
00:54:14à l'Assemblée nationale
00:54:15à ce moment-là.
00:54:16On a vu à quel point
00:54:17ça a été un moment de tension
00:54:18l'année dernière,
00:54:19le budget,
00:54:19jusqu'en janvier.
00:54:21Et là,
00:54:21on va avoir de nouveau
00:54:22cette question
00:54:23qui va s'imposer
00:54:24en septembre et en octobre.
00:54:25Je pense qu'on n'imagine pas
00:54:26à quel point
00:54:27ça va être tendu
00:54:27aussi bien dans les écuries politiques,
00:54:29dans les partis.
00:54:30Et les positionnements
00:54:31des uns et des autres
00:54:32sur ce sujet-là
00:54:32à l'Assemblée nationale
00:54:33va conditionner énormément le débat.
00:54:35Je suis d'accord,
00:54:36mais juste pour préciser une chose,
00:54:37tu as raison sur le budget,
00:54:38mais quasiment tous les candidats
00:54:41qui sont sur la ligne de départ
00:54:41te disent qu'ils reverront le budget
00:54:42à leur arrivée.
00:54:43Ils ont le droit de le faire.
00:54:44Non, mais peut-être que
00:54:45ceux qui se positionneront,
00:54:46parce que je ne pense pas
00:54:46qu'ils vont s'abstenir de médias
00:54:48pendant cette période,
00:54:48j'imagine notamment
00:54:49à des gens de droite
00:54:50qui depuis des années
00:54:51promettent une abstention d'impôt
00:54:52mais qui soutiennent
00:54:53une partie du gouvernement.
00:54:54Je ne regarde pas
00:54:55dans une direction à ma droite
00:54:56mais vous avez des idées.
00:54:58Très peu sont pour l'instant
00:54:59ceux qui se sont allés
00:55:00au gouvernement
00:55:00ont participé,
00:55:01si vous voulez,
00:55:01à tout l'inverse
00:55:03de ce qu'ils prônent
00:55:03dans leur programme.
00:55:04C'est peut-être là
00:55:04où ils vont devoir choisir.
00:55:07C'est important,
00:55:08effectivement,
00:55:08qu'on voit le Premier ministre
00:55:10qui, il y a quelques jours
00:55:10à Aix-en-Provence
00:55:11disait que
00:55:12on rencontre économique d'exprimer.
00:55:13On a l'idée
00:55:15du mécénat forcé
00:55:16d'en gros
00:55:17augmenter les taxes
00:55:17sur les successions
00:55:18qui sont peut-être
00:55:19un des impôts
00:55:20les plus injustes
00:55:21qui existent
00:55:22moralement dégueulasses.
00:55:24On va voir
00:55:24si toutes ces personnes
00:55:26qui font un peu
00:55:29les libéraux,
00:55:30on va dire,
00:55:31font semblant
00:55:31d'être libéral
00:55:32vont également voter
00:55:33encore ce type de mesures
00:55:34puisque le dernier budget
00:55:36est tout à même
00:55:36un budget socialiste.
00:55:37On va voir,
00:55:38on sait qu'en France
00:55:38on a toujours de très
00:55:39très bonnes idées
00:55:39pour créer des impôts.
00:55:40On verra aussi
00:55:41ce qui pourra émerger
00:55:42parce qu'on a aperçu
00:55:43notamment le Premier ministre
00:55:45évoquer une forme
00:55:46de taxe du man-light.
00:55:47On a déjà la petite musique
00:55:49à nouveau de la surtaxe
00:55:50sur les entreprises.
00:55:51On ne sait pas
00:55:51ce que ça peut provoquer
00:55:52chez les Français.
00:55:53Le côté Nicolas Kippé
00:55:54qui avait émergé
00:55:54déjà l'été dernier
00:55:55qui était central,
00:55:56peut-être qu'à nouveau
00:55:57il va dominer
00:55:58l'espace politique
00:55:58et les...
00:56:00Ceux qui ont soutenu ça
00:56:02par leur vote à l'Assemblée
00:56:04qui aujourd'hui promettent
00:56:05de renverser la table
00:56:06alors qu'ils ont tout accepté
00:56:07jusque-là,
00:56:08il y aura des clarifications.
00:56:09Par exemple ici
00:56:10sur le double ticket
00:56:11ça peut être une difficulté
00:56:12pour le RN.
00:56:14Entre peut-être plus
00:56:15de socialisme étatique
00:56:16on va le dire comme ça
00:56:17de justice fiscale
00:56:19ou plus de libéralisme
00:56:20si c'est incarné
00:56:21par Bardel
00:56:21même si ce n'est pas
00:56:22du tout libéral
00:56:22ça peut être une ligne
00:56:23qui est tendue
00:56:24ou du moins très compliquée
00:56:25à tenir dans le cas
00:56:26d'une élection présidentielle.
00:56:27Donc pour moi le budget
00:56:27c'est un juge de paix.
00:56:28C'est toujours un juge de paix
00:56:29politiquement
00:56:30et ça fait des années
00:56:31que c'est comme ça.
00:56:32Donc là il y aura
00:56:33probablement des tensions
00:56:34dans les écuries politiques
00:56:35à ce moment-là.
00:56:36L'affaire Marine Le Pen
00:56:37on y reviendra
00:56:37à partir de midi
00:56:38avec deux ténors du barreau
00:56:40maître Jean-Yves Leborgne
00:56:41d'un côté
00:56:41l'avocat pénaliste
00:56:42et maître Jean-Pierre Mignard
00:56:44avocat et essayiste.
00:56:46Est-ce qu'en effet
00:56:47ce qui s'est passé hier
00:56:47est une bonne décision ?
00:56:49Est-ce que les juges
00:56:50sont tenus à équidistance
00:56:51de la vie politique ?
00:56:52On aura ce débat
00:56:52entre les deux ténors du barreau
00:56:54et votre compagnie
00:56:55Amni Auditeur
00:56:55au 0826 300 300
00:56:57sachant qu'à partir
00:56:58de midi 30
00:56:58et jusqu'à 13h
00:56:59c'est votre rendez-vous
00:57:00La France au bout du fil.
00:57:01On dialoguera
00:57:02on échangera
00:57:02sur cette question
00:57:03qui vous a beaucoup fait réagir
00:57:04tout à l'heure.
00:57:05Est-ce que oui ou non
00:57:05le simple fait
00:57:06que Marine Le Pen
00:57:07soit aujourd'hui reconnue
00:57:09à deux reprises
00:57:10de détournement
00:57:11de fonds publics
00:57:11vous empêcherez éventuellement
00:57:12de mettre l'urne
00:57:14enfin l'urne
00:57:15non pas l'urne
00:57:15mais le bulletin
00:57:16dans l'urne
00:57:17le bulletin de vote
00:57:18si vous voulez.
00:57:19Pardonnez-moi
00:57:20décidément
00:57:20la voix en ce moment
00:57:21c'est un vrai petit sujet
00:57:22est-ce que cela vous empêcherez
00:57:23de voter pour le Rassemblement National
00:57:25est-ce que cela vous freine
00:57:26ou au contraire
00:57:26vous dites un peu comme Richard
00:57:28tout à l'heure
00:57:28quand je vois le nombre
00:57:29de magouilles
00:57:29qu'on a pu avoir
00:57:30ces dernières années
00:57:31il est hors de question
00:57:32que je m'empêche de voter
00:57:33pour le candidat
00:57:34que j'estime être
00:57:35à la hauteur des enjeux
00:57:36que la France traverse
00:57:37en ce moment
00:57:38on aura cette discussion
00:57:39au 0826 300 300
00:57:41mais pour le moment
00:57:41on marque une très courte page
00:57:43de publicité
00:57:43et on passe au coup de coeur
00:57:44et au coup de gueule
00:57:45des uns et des autres
00:57:46à tout de suite.
00:57:48Sur Sud Radio
00:57:48c'est la dernière ligne droite
00:57:49de vos débats
00:57:50en compagnie
00:57:50en votre compagnie
00:57:52en studio aujourd'hui
00:57:53Alexandra Spinner
00:57:53Alex Darmon
00:57:54Romain Marzili
00:57:55Mehdi Raich
00:57:55et on va se pencher
00:57:56chacun sur vos coups de coeur
00:57:58et vos coups de gueule
00:57:58tiens
00:57:59et j'ai envie de commencer
00:58:01par un coup de gueule
00:58:01parce que je le sens en forme
00:58:02dans le studio
00:58:04depuis ce matin
00:58:05c'est Romain
00:58:06Romain Marzili
00:58:07qui est directeur général
00:58:08de Nouvelle Énergie
00:58:08et là il y a un coup de gueule
00:58:09à passer
00:58:10je peux vous dire
00:58:10qu'il faut vous arrêter
00:58:11il faut mettre le clignotant
00:58:12et puis mettre sur le bas côté
00:58:13parce que ça va taper
00:58:14du poing sur la table
00:58:14on parle de projet d'éolienne
00:58:17en Corse Romain
00:58:17vous avez une maison là-bas
00:58:18je comprends totalement
00:58:19je suis Corse
00:58:20je n'ai pas de maison en Corse
00:58:21je suis Corse
00:58:22mais ça va au-delà en fait
00:58:23de la Corse
00:58:24mais je vais en parler de la Corse
00:58:26mais il y a quand même
00:58:27un scandale sur l'éolien
00:58:27qui est quand même plus global
00:58:29qui est bien français
00:58:30puisque David Dislard
00:58:32s'en est insurgé
00:58:33l'autre jour
00:58:33il a demandé le report
00:58:34de cet appel d'offres
00:58:37massif
00:58:37le plus gros appel d'offres
00:58:38qu'il y a jamais eu
00:58:38sur l'éolien en mer
00:58:41reposant sur des technologies
00:58:43hasardeuses
00:58:44et puis de lancer
00:58:45cet appel d'offres aussi massif
00:58:47puisqu'on parle
00:58:49vraiment
00:58:49le plus gros appel d'offres
00:58:50de l'histoire
00:58:51pour installer des éoliennes en mer
00:58:53à quelques mois
00:58:54de la présidentielle
00:58:55qui engagerait la France
00:58:56pour 25 ans
00:58:57je veux dire
00:58:58c'est quand même
00:58:58un déni démocratique
00:58:59donc c'est un déni démocratique
00:59:00c'est un déni environnemental
00:59:02on ne va pas faire
00:59:03un débat sur les éoliennes en mer
00:59:04mais elle cause
00:59:05des dégâts environnementaux
00:59:07massifs
00:59:07donc au nom de l'écologie
00:59:10et d'énergie
00:59:11soi-disant propre
00:59:11on est en train
00:59:12de ruiner la mer
00:59:13et puis je ne parle même pas
00:59:14de l'objet esthétique
00:59:17et ça on pourra en parler
00:59:18mais homme libre
00:59:19toujours touché à la mer
00:59:20c'est dit officiel de chair la mer
00:59:21quand l'horizon est bouché
00:59:22par ces éoliennes
00:59:24mais ça c'est un autre sujet
00:59:26j'en parle aujourd'hui
00:59:27parce qu'en fait
00:59:27il y a un sujet également en Corse
00:59:29mais qui ne concerne pas
00:59:30directement la France
00:59:31puisque au large de la Corse
00:59:33et au large du Cap Corse
00:59:34pour ceux qui ont la carte en tête
00:59:35c'est-à-dire
00:59:36entre la Corse et l'Italie
00:59:37il y a un projet
00:59:38dans les eaux territoriales italiennes
00:59:39un projet d'un parc massif
00:59:42gigantesque
00:59:42éolien
00:59:43et donc ça crée
00:59:44des très fortes inquiétudes en Corse
00:59:46très justifiées à mon sens
00:59:48notamment pour des raisons environnementales
00:59:50au-delà du désagrément
00:59:51d'avoir des éoliennes en face
00:59:53et donc je pense que ce débat-là
00:59:55doit avoir lieu
00:59:56il faut le mettre
00:59:56parmi tout ce qu'on doit mettre
00:59:58sur le débat pour la présidentielle
00:59:59il faut en parler
01:00:00il faut s'insurger
01:00:01contre le fait
01:00:02qu'un pouvoir finissant
01:00:03aujourd'hui
01:00:03avec une légitimité
01:00:04quand même
01:00:05vacillante on va dire
01:00:06puisqu'il n'y a pas de majorité
01:00:08crée des réformes
01:00:09comme celle-ci
01:00:09c'est un vrai sujet démocratique
01:00:11exactement
01:00:11c'est un vrai sujet démocratique
01:00:13on n'en parle pas du tout
01:00:14et c'est pour ça
01:00:14que je souhaitais
01:00:15aujourd'hui en parler
01:00:16Alexandre Aspinard
01:00:17d'accord avec Romain
01:00:18ah oui absolument
01:00:20déjà
01:00:21sur l'aspect esthétique
01:00:23on voit bien
01:00:24combien la France
01:00:26est complètement défigurée
01:00:28par ces espèces de verrues
01:00:30sur le plan écologique
01:00:32on sait ce que ça vaut
01:00:34c'est une hérésie absolue
01:00:36et puis en mer
01:00:36toutes les espèces massées
01:00:38en plus dans un parc
01:00:39extraordinaire
01:00:40parce qu'entre la Corse
01:00:41et l'Italie
01:00:41au niveau après
01:00:42de l'archipel Toscan
01:00:43on est sur des réserves
01:00:44fabuleuses
01:00:45je suis d'accord
01:00:47d'autant plus
01:00:47qu'on a plein de machins
01:00:49normalement en France
01:00:49pour étudier les plans
01:00:51on a un commissaire
01:00:52normalement au plan
01:00:54qui doit travailler
01:00:55sur ces choses-là
01:00:56faire des propositions
01:00:57et il est vrai
01:00:58qu'il n'y a aucune politique
01:01:00d'aménagement du territoire
01:01:01dans notre pays
01:01:02et ça c'est dramatique
01:01:03et c'est un vrai sujet
01:01:04effectivement
01:01:05pour 2027
01:01:07si il y a une politique
01:01:08d'aménagement du territoire
01:01:09mais elle n'est pas pensée
01:01:10c'est peut-être ça le problème
01:01:12mais moi je reviens
01:01:13moi je suis normand
01:01:13donc je ne suis pas Corse
01:01:14il fait un petit peu plus
01:01:15de pluie chez moi
01:01:16il y a beaucoup plus de vent
01:01:17à la Manche
01:01:18mais dans la Manche
01:01:20ça a été une énorme question
01:01:23démocratique pour moi
01:01:24et je reviens tout à fait
01:01:25sur ce qui a été dit
01:01:26pour moi c'est défigurer le paysage
01:01:28c'est ignoble en termes d'écologie
01:01:30on parle toujours
01:01:31de ce qu'il faut
01:01:32pour faire une éolienne
01:01:33avec aller chercher
01:01:34les terres rares
01:01:34à l'autre bout du monde
01:01:35je ne comprends même pas
01:01:36pourquoi
01:01:37vraiment le sujet des éoliennes
01:01:39je ne le comprends pas
01:01:40comment il a amené publiquement
01:01:41je ne le comprends pas
01:01:42c'est incroyable
01:01:44vraiment c'est incroyable
01:01:44ben voilà
01:01:45pourquoi parfois
01:01:45on aime ce beau pays
01:01:47c'est comme ça
01:01:48que sous les médias
01:01:49il y a des incompréhensions
01:01:50par moments
01:01:51comme ça
01:01:51il y a des incertitudes
01:01:52on ne sait pas pourquoi
01:01:53et puis c'est fait
01:01:54en tout cas
01:01:54c'était le coup de gueule de Romain
01:01:56on passe peut-être
01:01:56aussi à un hommage maintenant
01:01:58et c'est le vôtre Alexandra
01:01:59un an de la disparition
01:02:00de quelqu'un
01:02:01que vous aimiez
01:02:01visiblement beaucoup
01:02:02oui quelqu'un
01:02:03que j'aimais beaucoup
01:02:05que les français
01:02:06aimaient beaucoup
01:02:06je voulais rendre hommage
01:02:08à Olivier Marlex
01:02:09hier c'était
01:02:10l'anniversaire
01:02:11de sa disparition
01:02:12il était une voix singulière
01:02:14dans la vie politique française
01:02:16c'était un homme
01:02:18de conviction
01:02:19quelqu'un
01:02:20qui avait
01:02:21un talent immense
01:02:23pour défendre
01:02:23la souveraineté française
01:02:26une certaine idée
01:02:27de la France
01:02:27un vrai gaulliste
01:02:28et puis aussi
01:02:29quelqu'un
01:02:30et c'est rare
01:02:31dont les convictions
01:02:33ne variaient pas
01:02:34en fonction
01:02:34des circonstances
01:02:35et je crois
01:02:36qu'il nous manque
01:02:37beaucoup
01:02:37il manque beaucoup
01:02:38au débat
01:02:39et je crois
01:02:40que ce débat
01:02:42présidentiel
01:02:43et bien
01:02:44sa voix
01:02:45aurait été
01:02:48unique
01:02:48et importante
01:02:49il s'était fait
01:02:51notamment connaître
01:02:52grandement
01:02:53à un moment
01:02:54important
01:02:54de l'histoire industrielle
01:02:56de notre pays
01:02:56c'est à dire
01:02:57sur l'affaire Alstom
01:02:58en ne lâchant rien
01:02:59sur le fait
01:02:59il était très courageux
01:03:01voilà encore une qualité
01:03:02importante en politique
01:03:03qui se perd
01:03:04et qui est si rare
01:03:05tout à fait d'accord
01:03:06mais bel hommage
01:03:07c'est des voix qui manquent
01:03:09d'accord aussi
01:03:10autour de la table
01:03:11le courage
01:03:11vertu politique
01:03:12largement
01:03:13votre disparition
01:03:13ce n'est pas quelqu'un
01:03:14que j'ai connu
01:03:16personnellement
01:03:16mais tout à l'heure
01:03:16je parlais de baisse
01:03:17de qualité
01:03:17du personnel politique
01:03:18je pense qu'Olivier Marlex
01:03:19faisait des personnes
01:03:20qui apportaient
01:03:21une voix
01:03:22sensée
01:03:23et réaliste
01:03:23du moins à droite
01:03:24pour moi oui
01:03:25c'est le type de personnes
01:03:26qui manquent politiquement
01:03:27aujourd'hui
01:03:27alors Mehdi
01:03:28qu'est-ce que vous avez
01:03:29vous comme coup de coeur
01:03:29j'ai complètement
01:03:31veillé mon coup de coeur
01:03:31mais il y en avait un
01:03:32auquel j'ai pensé
01:03:33tout à l'heure
01:03:33c'est la réaction
01:03:34de la sénatrice
01:03:35paraguayenne
01:03:36sur Kylian Mbappé
01:03:36un coup de coeur
01:03:37non coup de gueule
01:03:39si c'est un coup de coeur
01:03:40ça m'intéresse
01:03:41je veux vous le déduire
01:03:41c'est un coup de gueule
01:03:44ça m'a marqué
01:03:45parce que je n'ai pas
01:03:46l'impression
01:03:46que ça a quand même
01:03:47défrayé la chronique
01:03:48parce que les propos
01:03:49sont quand même
01:03:50insultants
01:03:50et ce matin
01:03:51elle a re-réagi
01:03:52le monde entier a réagi
01:03:53moi je ne l'ai pas
01:03:54assez souvent vu
01:03:54parce que ce matin
01:03:55elle a re-réagi
01:03:56elle a fait une conférence
01:03:57de presse
01:03:57en disant que c'était
01:03:58même à Kylian Mbappé
01:03:58de s'excuser
01:03:59exactement
01:03:59et ça c'est le point
01:04:00je pense le plus important
01:04:01et dire que c'est une attaque
01:04:02contre son genre
01:04:03donc je trouve
01:04:04la situation aussi lunaire
01:04:05d'ailleurs je ne comprends
01:04:06même pas pourquoi
01:04:07politiquement
01:04:07les gens ne réagissent pas
01:04:08dessus
01:04:08parce que la France
01:04:09a quand même
01:04:09engagé en Coupe du Monde
01:04:10il y a une grande chance
01:04:11qu'on gagne la Coupe du Monde
01:04:11du moins je le souhaite
01:04:12c'est quand même
01:04:13le capitaine de l'équipe de France
01:04:14et on se retrouve
01:04:15avec un capitaine
01:04:15qui est limite insulté
01:04:17enfin plus qu'insulté
01:04:18donc je trouve
01:04:20ce point assez intéressant
01:04:21pour moi c'est un sujet de débat
01:04:23et je précise
01:04:24avant de vous donner
01:04:25la parole Romain
01:04:25que Gérard Laché
01:04:29un homologue paraguayen
01:04:30donc vous voyez
01:04:31ça bouge à tous les niveaux
01:04:32je suis tout à fait d'accord
01:04:33et je le dis
01:04:33c'est pas pour
01:04:34objectif
01:04:35il se trouve que
01:04:35David Disnard
01:04:36était le premier à réagir
01:04:37parce que lorsqu'on veut
01:04:38être un homme d'état
01:04:38en tout cas lorsqu'on se présente
01:04:40au ploie de fonction
01:04:41un homme d'état
01:04:41un président de la République
01:04:42doit défendre les français
01:04:44partout dans le monde
01:04:45c'est le cas de Christophe Glaze
01:04:47Volhem Sansal
01:04:48et là on a un français
01:04:49alors bien sûr
01:04:49c'est pas le même niveau
01:04:51mais quand même
01:04:51il y a un français
01:04:53important
01:04:53le capitaine de l'équipe de France
01:04:54qui se fait insulter
01:04:55avec tout ce qu'il y a
01:04:57le racisme le plus
01:04:58c'est crassé
01:04:59etc
01:05:00et je veux dire
01:05:01c'est normal
01:05:02il faut réagir
01:05:03quand c'est comme ça
01:05:03c'est une scénarie
01:05:04peut-être que le bloc central
01:05:05et en tout cas la Macronie
01:05:06pourra échanger
01:05:08avec cette sénatrice
01:05:08parce que son parti
01:05:09le parti de cette sénatrice
01:05:11fait partie
01:05:12des ensembles
01:05:13de partis internationaux
01:05:14qui est lié
01:05:15au parti Renaissance
01:05:17enfin Renew
01:05:17donc peut-être que
01:05:18dans leur discussion
01:05:19ils pourront en parler
01:05:20réaction Alex Darman
01:05:21non oui
01:05:22bien sûr
01:05:22c'est immonde
01:05:23ignoble
01:05:24les propos
01:05:25et surtout
01:05:26la réaction
01:05:26de Kylian Mbappé
01:05:28qui a été décriée
01:05:30depuis qu'il a quitté
01:05:31le Paris Saint-Germain
01:05:31parce qu'il avait fait
01:05:32un crime de l'ESMHT
01:05:33bon depuis qu'il est parti
01:05:34le Paris
01:05:35il a gagné deux fois
01:05:35la Ligue des Champions
01:05:36donc déjà tant mieux
01:05:37et deuxièmement
01:05:38il fait ce qu'il veut
01:05:39premièrement
01:05:39et deuxièmement
01:05:40et troisièmement
01:05:40je trouve que sa réaction
01:05:41la prise de parole
01:05:43qu'il a eue
01:05:43les prises de parole
01:05:44qu'il a depuis le début
01:05:45de la Coupe du Monde
01:05:46le niveau de jeu
01:05:47qu'il affiche
01:05:47montre qu'au final
01:05:48quand vous êtes un grand champion
01:05:49vous voulez être du début
01:05:50à la fin
01:05:51et que je trouve
01:05:53ce joueur formidable
01:05:53et c'est le meilleur capitaine
01:05:55qu'on peut avoir
01:05:55pour une équipe
01:05:56parce qu'il a été
01:05:57au-dessus de tout
01:05:57tant après le match
01:05:58contre le Paraguay
01:05:59où les Français
01:06:00ont été frappés
01:06:02toutes les dix minutes
01:06:02que sur cette réaction
01:06:04qu'il a eue
01:06:05après la sénatrice
01:06:07après les propos ignotes
01:06:08de la sénatrice
01:06:08et j'en profiterai
01:06:09pour faire un coup de coeur
01:06:10puisqu'on est dans
01:06:10la partie football
01:06:11sur le match de demain soir
01:06:13que je suis très impatient
01:06:14de voir
01:06:14entre la France
01:06:16et le Maroc
01:06:16et j'espère
01:06:18que ce sera une fête
01:06:19à Paris
01:06:20et dans le reste de la France
01:06:21finale avant l'heure
01:06:22finale avant l'heure
01:06:23je ne sais pas
01:06:23parce qu'il y aura
01:06:23un France-Espagne
01:06:24ou un France-Belgique
01:06:25en demi-finale
01:06:25un France-Espagne
01:06:25c'est ce qu'est le final
01:06:26oui je pense
01:06:27en tout cas
01:06:28coup de coeur
01:06:29pour cette équipe de France
01:06:29qui nous fait rêver
01:06:30comme souvent
01:06:31et pour son entraîneur
01:06:32Didier Deschamps
01:06:32qui est fantastique
01:06:33et vous gardez le bâton
01:06:34de la parole
01:06:34comme on dit dans certains clans
01:06:35parce que vous aviez
01:06:36peut-être pas un coup de coeur
01:06:37mais en tout cas aussi
01:06:38le récit d'une journée
01:06:39parce qu'hier vous avez passé
01:06:40une partie de l'après-midi
01:06:41au tribunal de Paris
01:06:43une partie de la journée
01:06:44on est arrivé à 7h
01:06:45vous savez qu'on est arrivé
01:06:46à 7h le matin
01:06:47il n'y avait pas d'accréditation
01:06:48on devait venir à 7h
01:06:49pour pouvoir entrer
01:06:50dans le tribunal de Paris
01:06:52je n'avais jamais vu ça
01:06:53de mémoire
01:06:54en tant que journaliste
01:06:55répertoire d'images
01:06:56de filmer
01:06:58des télés
01:06:58nombreuses télés étrangères
01:07:00beaucoup beaucoup de monde
01:07:01et des gens
01:07:02qui faisaient la queue
01:07:03pour pouvoir rentrer
01:07:04dans la salle d'audience
01:07:05et venir assister
01:07:06des places qui se libéraient
01:07:07et un procès très rapide
01:07:08au final
01:07:09où on a vu tout de suite
01:07:11les condamnations prononcées
01:07:13ils se sont levés
01:07:13un par un
01:07:14les accusés
01:07:15et c'était vraiment
01:07:16peut-être pas historique
01:07:17en tout cas
01:07:18un moment politique
01:07:19important
01:07:20hier qui s'est passé
01:07:21pour lancer la campagne présidentielle
01:07:22et on va y revenir
01:07:23durant cette émission
01:07:25avec deux maîtres du barreau
01:07:26qui seront avec nous
01:07:27maître Jean-Yves Le Borne
01:07:28qui est avocat pénaliste
01:07:29et maître Jean-Pierre Mignard
01:07:31qui est avocat
01:07:31et essayiste aussi
01:07:32est-ce que hier
01:07:33en effet
01:07:34on a assisté
01:07:35à quelque chose de significatif
01:07:36à quoi peut-on
01:07:37non mais à quoi peut-on
01:07:38s'attendre
01:07:38dans les prochains jours
01:07:39dans les prochaines heures
01:07:40dans les prochains mois
01:07:41est-ce que la justice
01:07:41va réellement être au coeur
01:07:43du débat politique
01:07:44on en discutera
01:07:45certes avec eux
01:07:45mais aussi avec vous
01:07:46amis auditeurs
01:07:47au 0826 300 300
01:07:49merci à tous
01:07:49de m'avoir accompagné
01:07:50pendant 7h30 de débat
01:07:51Alexandra Spinner
01:07:52enseignante et déléguée spéciale
01:07:53en charge du décrochage scolaire
01:07:54à la région Île-de-France
01:07:55Alex Darman
01:07:56journaliste politique
01:07:57avec sa chaîne YouTube
01:07:58Les Indécis
01:07:58et auteur du documentaire
01:07:59qu'on peut revoir
01:08:00sur M6 Plus Paris Apprendre
01:08:01Romain Marzilic
01:08:02qui est le directeur général
01:08:03de Nouvelle Énergie
01:08:04le parti de David Lissnard
01:08:05et Mehdi Reij
01:08:06qui analyse politique
01:08:07dans un instant
01:08:08deux maîtres de ténor du barreau
01:08:09s'installent au micro
01:08:11de Sud Radio
01:08:11à tout de suite
01:08:11à tout de suite
Commentaires