- il y a 5 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00La guerre a repris au Moyen-Orient entre l'Iran et les Etats-Unis.
00:03Cessez-le-feu terminé, c'est ce qu'a dit le président Trump.
00:05Et il a utilisé le langage qu'on lui connaît pour qualifier les dirigeants iraniens.
00:13Monsieur le président, le cessez-le-feu est-il rompu ?
00:19C'est une question très intéressante.
00:21Pour ma part, je pense que c'est fini. Je ne veux plus avoir affaire avec eux.
00:25Ce sont des ordures. Vous savez ce que c'est, des ordures ?
00:30Ils sont dirigés par des gens malades.
00:32Et ce sont des gens vicieux et violents.
00:35Et s'ils avaient une arme nucléaire, ils s'en serviraient.
00:39Alors en ce qui me concerne, c'est fini.
00:41Je vais en parler à nos négociateurs, ils doivent revenir vers moi.
00:45Mais en ce qui me concerne, traiter avec l'Iran n'est qu'une perte de temps, ce sont des
00:49menteurs.
00:51Axel Monnier est en direct de Washington pour BFM TV.
00:54Donc c'est la fin du cessez-le-feu, c'est reparti pour la guerre, Axel.
01:01C'est comme le sentiment d'un retour en arrière de quelques semaines, de quelques mois.
01:04Parce qu'effectivement, c'est d'abord le retour des frappes.
01:06Puisque les Etats-Unis ont frappé à de nombreuses reprises des petits bateaux d'après le Pentagone
01:11qui empêchaient le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz.
01:14Et Donald Trump a confirmé qu'il y aurait de nouvelles grosses frappes ce soir contre l'Iran.
01:18C'est ensuite le retour des menaces, puisqu'il a d'abord menacé de relancer le blocus naval contre les
01:23ports iraniens
01:24et menacé aussi de frapper les centrales électriques et les stations d'eau.
01:27Alors ça, c'est une menace qu'il a réitérée à de nombreuses reprises et qu'il n'a jamais
01:31mise à exécution jusqu'à présent.
01:32Ensuite, c'est le retour des déclarations chocs.
01:35On vient de l'entendre et des insultes en tout genre.
01:37Donald Trump qui parle de l'Iran comme d'un cancer qu'il faut éradiquer.
01:40Mais surtout, c'est le retour de l'incertitude.
01:44En disant que le cessez-le-feu était désormais terminé,
01:48Donald Trump jette le trouble sur l'avenir, sur ce conflit, sur les marchés,
01:53puisqu'on a vu que le prix du baril était remonté à la hausse.
01:56Et surtout, sur ses intentions, a-t-il vraiment la volonté de relancer la guerre avec l'Iran ?
02:02C'est toute la question qui se pose désormais aujourd'hui à Washington.
02:05Axel Meunier, en direct de Washington pour BFM TV.
02:08D'ailleurs, le président de la République, Emmanuel Macron,
02:11a révoqué le conflit en pointant du doigt la responsabilité iranienne.
02:16Je pense qu'il y a eu une violation de cet accord par les frappes iraniennes
02:20qui ont conduit à une réponse américaine.
02:24Je pense que les Iraniens ont tout tort de faire ces frappes
02:28qui contreviennent à ce qu'ils ont eux-mêmes signé,
02:30qui a été préparé à Islamabad et signé à Lucerne.
02:33Nous défendons toujours le même agenda.
02:35La paix et la stabilité, la réouverture du détroit d'Hormuz sans condition ni péage,
02:41la paix et la stabilité au Liban, c'est-à-dire le retrait des armes du Hezbollah,
02:47le retrait de toutes forces étrangères du sol libanais
02:49et les capacités offertes au Liban pour se protéger lui-même.
02:52Patrick Sos.
02:53Je suis désolé.
02:56La guerre reprend avec des frappes très fortes,
02:59annonce Donald Trump ce soir sur le pays.
03:02Écoutez, à l'instant T, je n'irai pas jusqu'à dire que la guerre reprend.
03:07Mais on est vraiment sur les conséquences d'un accord cadre,
03:10et je ne parle pas d'accord, mais un accord cadre très mal ficelé
03:12qui ne fait qu'engendrer ce genre de séquence.
03:15On l'a déjà vu, cette séquence moindre, il y a quelques semaines.
03:18Mais le tir sur des pétroliers ou métaniers qui passent le côté sud,
03:24suivi d'une première riposte américaine, suivi de la riposte...
03:27Pardon, mais pourquoi les Iraniens tirent sur le Koweït, le Bahreïn ?
03:33Quel est leur intérêt ? Qu'est-ce qu'ils veulent ?
03:35Moi, je rembobine.
03:36Le premier tir, quand même, même si les Iraniens disent
03:38« Ce n'est pas nous, ce sont des pétroliers et métaniers d'Arabie Saoudite
03:43et du Qatar qui ont été visés ».
03:45Alors là, pour le coup, je reprends le langage très imagé de Donald Trump,
03:48mais il a raison, il dit texto « On les avait laissés tranquilles
03:52avec leurs trucs funéraires », c'est les mots de Donald Trump,
03:56parce que du 4 jusqu'au 9, c'est-à-dire jusqu'à demain,
04:00il y a cette période de deuil, et ils tirent des drones sur les pétroliers.
04:04C'est exactement ce qui s'est passé.
04:06Parce qu'on touche à leur assurance vie.
04:08On touche à leur assurance vie.
04:10C'est-à-dire que, vous souvenez-vous, c'est peut-être un peu passé sur le radar
04:13parce qu'on avait beaucoup d'actualités,
04:14mais lorsque la France et la Grande-Bretagne ont dit véritablement
04:17« On est prêts qu'Emmanuel Macron a dit
04:19« Je ramène le porte-avions Charles de Gaulle à Toulon ».
04:23En revanche, on a des capacités de déminage qui sont là.
04:25Et d'ailleurs, on a l'accord d'Omane.
04:27C'est tout. Pas des autres.
04:28Les Iraniens ont dit « Attention, provocation,
04:31on ne veut pas de bateau gris, d'une autre puissance
04:33ou d'une alliance dans nos eaux ».
04:36La seule façon de venir dans le golfe Persique,
04:40il dit bien Persique et Parabo-Persique,
04:42et d'en sortir, c'est de passer par chez nous.
04:44Il y a une autre route qui se dégage.
04:45Il y a la possibilité de déminer le milieu de ce détroit
04:49qui reste quand même assez étroit.
04:51Mais ça ne va pas aux Iraniens.
04:52Parce que si on leur enlève ça,
04:54eh bien, tout ce qu'ils essayent de faire,
04:55c'est-à-dire de délayer les discussions
04:58pendant des mois, voire des années,
04:59ça, ils le perdent. Ils perdent la main.
05:02– Dans un instant, nous serons au sommet de l'OTAN, justement.
05:05On va retrouver Thierry Arnaud même tout de suite
05:06au sommet de l'OTAN à Ankara, en Turquie.
05:08Donald Trump annonce des frappes la nuit prochaine,
05:11terribles, intenses.
05:12Est-ce qu'on doit le croire sur parole, Thierry ?
05:17– Alors, c'est évidemment toujours la question
05:19avec le président américain, Alain, bien sûr.
05:21On sait que ça monte très haut, très vite avec lui,
05:23que ça peut redescendre à la même allure, bien sûr.
05:26C'est la question que tout le monde se pose ici.
05:28Le sens de l'avertissement lancé par Emmanuel Macron
05:31que vous venez d'évoquer, bien sûr.
05:33Le constat global que l'on dresse ici à Ankara ce soir,
05:36c'est que personne n'a intérêt à un retour,
05:38à un conflit généralisé.
05:40Mais en même temps, on est bien obligé d'entendre
05:41ce que dit le président américain,
05:43qui a à peine le pied posé sur le sol turquier
05:46a réuni son équipe pour ordonner ses frappes massives
05:49avec lesquelles on s'est réveillés ce matin.
05:51Arranchéry, vous venez de le dire,
05:53par ce langage fleuri qu'il a tenu
05:55pour annoncer des frappes très dures ce soir.
05:58A menacer également de réinstaurer un blocus
06:01dans le détroit d'Hormuz.
06:02Alors, avec Donald Trump,
06:04ça peut vouloir tout dire et son contraire.
06:06Ça peut vouloir dire que c'est une méthode de négociation pour lui
06:09parce que ça l'est parfois.
06:10On tape très fort.
06:11On donne un grand coup de bâton
06:13pour essayer de remettre les choses en place
06:15et de son point de vue,
06:17il le dirait sans doute comme ça,
06:18de faire entendre raison au régime iranien.
06:21Ça peut aussi manifester de sa part
06:23qu'il est excédé,
06:25qu'il considère que cette solution négociée,
06:26au fond, elle n'existe pas.
06:28C'est textuellement ce qu'il a dit aujourd'hui.
06:30Il a entre-ouvert la porte à ses négociateurs.
06:32Il a dit, j'ai deux négociateurs
06:34qui sont formidables.
06:35S'ils veulent continuer à parler au régime iranien,
06:37qu'ils le fassent.
06:38Mais moi, je n'y crois pas.
06:39Donc, on voit qu'il a une toute petite carotte
06:42et un très gros bateau
06:43dans chacune de ses mains ce soir ici à Ankara.
06:45Thierry Arnaud avec Bruno Ferroux en direct
06:48Général Sidoz, qu'est-ce qui peut frapper Donald Trump ?
06:52On parle même des installations civiles
06:55comme des centrales électriques.
06:56Ce serait une évolution, effectivement.
06:58Enfin, le problème, c'est qu'en Ukraine,
06:59on a vu que les frappes sur les installations pétrolières
07:03ont de l'effet.
07:04Elles ont eu de l'effet sur Poutine.
07:06C'est direct.
07:07Mais effectivement, en Iran,
07:08ça n'a jamais vraiment été fait.
07:09Même quand les Israéliens voulaient le faire,
07:11Trump les avait arrêtées.
07:12Les dernières frappes israéliennes,
07:14ils ont dû frapper un complexe pétrochimique
07:15et ça s'est arrêté là.
07:16Effectivement, c'est la nouvelle phase,
07:19ça pourrait être la nouvelle étape
07:20qui pourrait faire mal aux Iraniens,
07:23qui pourrait faire plus mal aux Iraniens
07:25puisque là, ils se sont contentés
07:27d'objectifs militaires.
07:28C'est toujours un peu les mêmes objectifs
07:29autour du golfe d'Hormuz,
07:31l'île de Kersh,
07:32le Bandar Abbas,
07:34Syriq.
07:35C'est toujours des points d'attaque,
07:38des zones d'observation,
07:40des sites de lancement de missiles,
07:41des zones de surveillance, etc.
07:43Bon, mais ça n'a pas l'air d'amener les Iraniens à la raison.
07:47Les dernières frappes, c'était vers le 27-28 juin.
07:50Mais là, c'était la même chose.
07:51Les Iraniens avaient tapé sur des bateaux
07:54qui passaient par cette zone sud,
07:57près d'Omane.
07:58Et en fait, ils avaient reproché aux Omanais
08:00d'avoir commencé aussi à négocier
08:01avec les Nations Unies
08:03pour un transit particulier.
08:05Donc en fait, ils veulent vraiment maintenir la pression.
08:07Et puis, il faut voir, effectivement,
08:09si les frappes américaines
08:10vont changer la donne
08:11ou alors si c'est à nouveau un cycle
08:13de négociations.
08:13Oui, parce que les négociations continuent.
08:15Oui, c'est vrai.
08:16Donc justement,
08:17c'est peut-être juste un coup de pression.
08:19On est toujours dans les 60 jours de négociations ?
08:21Bien sûr.
08:22Ce que vous disiez est très juste.
08:23On n'est pas dans un retour à la guerre.
08:25On est toujours dans les négociations
08:27et toujours dans cette partie de poker menteur
08:29dans les États-Unis.
08:30Mais ça avance, les négociations ?
08:31Ça.
08:31Non.
08:32Visiblement, elles n'avancent pas très bien.
08:33Sinon, il n'y aurait pas ces violences pour radiques.
08:35Mais je ne crois pas à l'heure qu'il est
08:37que nous soyons dans un retour à la guerre.
08:38Deux choses.
08:39Donald Trump est très affaibli
08:42auprès de l'opinion américaine.
08:44Même les magas n'ont pas véritablement digéré
08:48ce qui est considéré aux États-Unis
08:49comme une capitulation.
08:50Et surtout, ce qui ne passe pas
08:51auprès du peuple américain,
08:53c'est l'aspect financier.
08:55Potentiellement 300 milliards d'investissements,
08:57avoir des gelées qui seraient retournées aux Iraniens,
09:00éventuellement taxation de la navigation
09:02sur le détroit d'Ormus.
09:03Les Américains ne sont peut-être pas,
09:05toujours très cultivés.
09:06Mais quand même, on nous a quand même appris une chose.
09:08En principe, dans une guerre,
09:08ce n'est pas le vaincu qui touche de l'argent.
09:10Donc bref, les Américains sont très remontés
09:12contre leur président.
09:13Et donc, Donald Trump doit montrer les muscles.
09:15Après la dernière provocation iranienne,
09:17il n'avait pas le choix de frapper fort.
09:20Maintenant, je reste convaincu
09:22que les négociations vont se poursuivre.
09:24Trump n'a aucun intérêt à retourner dans la guerre.
09:25Qu'est-ce qu'il pourrait vraiment faire ?
09:27Et cette fois-ci, s'il rebombarde
09:28même des infrastructures civiles
09:30et que le régime ne tombe pas
09:31ou que l'Iran ne cède pas,
09:34il aura, vis-à-vis de son opinion,
09:37une humiliation encore plus forte.
09:38Par contre, n'oublions pas une chose,
09:40si les Iraniens, néanmoins,
09:41tirent trop sur la corde,
09:42poussent trop sur le bouchon,
09:45là, effectivement,
09:45Trump n'aura pas d'autre solution
09:47que de frapper très, très fort.
09:49Alors, on se souvient que des Trumpistes
09:50comme vous, Philippe Carsanti,
09:52avaient été très mécontents
09:53de ce protocole d'accord signé
09:56entre Washington et Téhéran
09:57parce que, pour vous,
09:59c'était une sorte de capitulation américaine.
10:01Pour une fois que je suis d'accord
10:02avec Romuald, oui.
10:03Donc là, vous dites à Donald Trump
10:05« Allez, il faut continuer,
10:07il faut refaire la guerre,
10:08pour finir le boulot. »
10:10Ce qui nous sauve
10:10et ce qui sauve le monde libre,
10:12c'est l'ego de Donald Trump.
10:13Je crois qu'il a enfin entendu,
10:15s'est enfin arrivé à ses oreilles,
10:17que cette capitulation
10:18sur laquelle je suis vraiment
10:19tout à fait d'accord
10:20face aux Iraniens.
10:21Et effectivement,
10:22ce n'est pas normal
10:23que les Iraniens
10:23qui ont subi une défaite militaire
10:25éclatante
10:26gagnent sur le terrain diplomatique.
10:28Donc, contrairement à ce que je pense,
10:29je pense que les États-Unis,
10:31le monde libre,
10:32on a tous intérêt
10:34à ce que cette guerre reprenne,
10:36à ce que le travail...
10:36Mais comment ?
10:37Parce que ce sont toujours
10:39les mêmes cibles qui sont citées
10:40et pour l'instant,
10:41ça n'a pas fait plier
10:42le régime iranien.
10:42Non, il faut savoir
10:43que dans les trois mois
10:44qui se sont écoulés,
10:46le renseignement sur place
10:47et les satellites
10:49ont permis
10:49d'actualiser
10:50la banque de cibles.
10:52Donc, effectivement,
10:53on frappe,
10:54on avance,
10:55les objectifs sont clairs,
10:56quoi qu'il arrive,
10:57même,
10:59tout le monde peut vous raconter
11:00ce qu'ils veulent,
11:00mais en fait,
11:01l'objectif final
11:01est un changement de régime.
11:03Le monde ne sera pas libre
11:04tant que ce régime
11:05n'aura pas été abattu.
11:06C'est le seul objectif
11:07qu'on doit avoir.
11:08Et aujourd'hui,
11:09vous savez,
11:09les États-Unis ont l'avantage
11:11de pouvoir rentrer en guerre.
11:12Attendez,
11:12je vais finir.
11:12Pouvoir en guerre,
11:13mais ils ont aussi
11:14un sous-traitant
11:15qui s'appelle Israël
11:16avec qui ils travaillent
11:18conjointement.
11:18Israël qui est le seul
11:19allié fiable
11:20dans la région
11:21qui a une armée,
11:22qui a une capacité
11:24à se défendre
11:25et surtout une volonté
11:26de se battre
11:26et d'éviter la catastrophe
11:28que ce régime...
11:28Vous nous avez dit
11:29de faire tomber le régime.
11:29Vous avez vu,
11:30le régime,
11:30il a fait plutôt
11:31une démonstration de force
11:32avec ses funérailles
11:33organisées.
11:36Objectivement,
11:37franchement,
11:38c'est assez contexte.
11:38C'est des images
11:38qui ont fait le tour du monde.
11:39Moshtaba,
11:40on ne l'a toujours pas vue.
11:40On voit bien qu'en fait,
11:42leur cinéma de nous faire croire
11:43qu'il y a le soi-disant
11:45nouveau guide suprême
11:46qui est peut-être
11:46déjà sous terre...
11:47Oui, mais ces images...
11:48C'est quand même
11:48un défilé de la victoire.
11:50On démontrait
11:50que ce régime
11:51se naît toujours.
11:52Vous avez raison.
11:53Il tient toujours.
11:54Mais il y a un travail.
11:55Vous avez vu
11:55qu'il y a des gardiens
11:56de la révolution,
11:57des leaders
11:57qui ont été tués
11:58sur le terrain
11:59avec des...
11:59On ne sait pas comment.
12:01Il y a eu des gens
12:01qui ont eu des accidents
12:02de voiture.
12:02Il se passe des choses
12:03en Iran.
12:04C'est un travail.
12:05On est tous pressés.
12:06On a tous envie
12:06que la guerre s'arrête
12:07très vite.
12:08On a tous envie
12:08de regarder une série Netflix.
12:09Eh bien non.
12:10La guerre, c'est plus long.
12:11Et c'est un pays
12:12de 90 millions d'habitants
12:13qui fait trois fois la France.
12:14Et Israël, alors.
12:15Benyamin Netanyahou
12:16est content ?
12:16Il se passe des choses
12:17en Israël.
12:18Il y a la guerre,
12:19mais il y a
12:20la campagne législative
12:21qui prend beaucoup de place.
12:22C'est une volonté
12:23qui s'apparente
12:25à une tentative
12:26assez libérale
12:27de Netanyahou
12:28de rester au pouvoir.
12:29Et quoi de mieux
12:30qu'une guerre, d'ailleurs,
12:31ou une reprise
12:32des hostilités
12:32pour rester à ce pouvoir ?
12:34Ce qui est certain,
12:35on est toujours
12:36à la fois dans
12:37la véritable information
12:39et la fuite organisée.
12:40Ce qu'on a vu,
12:41c'est dans tous
12:41les médias israéliens,
12:44ces réunions
12:45ou ces coups de fil
12:45entre l'état-major israélien
12:47et le SENCOM,
12:48c'est-à-dire
12:48le commandement
12:49vraiment régional,
12:50mais qui se situe,
12:51c'est comme ça,
12:52à Tampa, en Floride,
12:54pour la possibilité
12:56d'une reprise des combats.
12:57Mais je le rappelle
12:58parce que là,
12:59des déclarations,
12:59c'est le job
13:00des militaires
13:01et des états-majors.
13:02d'établir des plans
13:03et qu'au moindre
13:04coup de fil,
13:05oui, non,
13:06ils soient prêts
13:07à y aller.
13:08Donc les plans sont là,
13:09les forces sont toujours là,
13:11on le montrera peut-être,
13:12mais il y a quelques minutes,
13:13le SENCOM,
13:13justement,
13:14sur son compte X,
13:15a expliqué
13:16qu'il y avait toujours
13:1720 navires
13:18de l'US Navy
13:18qui assuraient
13:20la libre circulation
13:21des uns et des autres
13:22en mer d'Arabie.
13:24Façon d'expliquer
13:24que les Américains
13:26sont là
13:26et que s'il doit y avoir
13:27de nouveau
13:28un blocus naval,
13:29ce qui finalement
13:30est l'opération
13:31qui a le plus fonctionné.
13:33Et d'ailleurs,
13:33les Américains
13:34l'ont dit eux-mêmes,
13:35y compris un Pitec 7,
13:36le secrétaire à la guerre,
13:37qui a fini par dire,
13:38alors qu'il a dépensé
13:39des milliards,
13:40le blocus naval
13:41a permis d'atteindre
13:43plus d'objectifs
13:43que la campagne
13:44de bombardement.
13:45Oui, parce que la reprise
13:46des hostilités,
13:47si jamais elle s'inscrit
13:48de nouveau
13:49de manière violente
13:49et dans le temps,
13:50c'est une remontée
13:51des cours du pétrole,
13:52ce qui veut dire aussi
13:53à la pompe
13:53pour les Américains
13:54de nouveau payer plus cher
13:56parce que le prix d'essence
13:57n'est pas redescendu,
13:58donc il reprend
13:59un risque politique
14:00Donald Trump.
14:01Exactement,
14:01à un moment quand même
14:02où il s'apprête
14:02à affronter
14:04des élections
14:05très difficiles.
14:05Même si dans la tête,
14:06c'est qu'il les a perdus
14:07peut-être déjà, non ?
14:08Non.
14:08Oui, mais les choses ont changé.
14:10Et là aussi,
14:10et là pour une fois encore,
14:11quand je serai d'accord,
14:12on sera d'accord ensemble.
14:13Les choses avant la guerre,
14:15tous les sondages
14:15nous laissaient croire
14:16que les Républicains
14:18perdraient la chambre
14:18de quelques sièges.
14:19Avec la guerre,
14:20on n'a plus pensé
14:21une bérisina,
14:22voire même le Sénat
14:24devenir démocrate.
14:26Là, avec les manipulations
14:28et les restructurations
14:29de la carte électorale,
14:30mais aussi une forme
14:31de dynamique,
14:32ce n'est pas si mauvais.
14:34Logiquement,
14:34ils devraient perdre,
14:35mais à quelques sièges.
14:36Donc les jeux ne sont pas
14:37encore faits pour novembre.
14:38Les jeux ne sont pas
14:38encore faits pour plusieurs raisons.
14:39D'abord parce que
14:40le Parti démocrate,
14:41s'est totalement radicalisé.
14:42On a vu les élections
14:43dans la région de New York.
14:44On a vraiment l'extrême-gauche
14:46la plus antisémite
14:47qui est arrivée gagnante
14:49dans les primaires démocrates
14:50et qui a un effet répulsif
14:52pour l'électorat modéré,
14:54indépendant américain.
14:55Ça, c'est la première chose
14:56vraiment très importante
14:57à comprendre.
14:57Et d'un autre côté,
14:59on est encore à trois mois
15:00des élections mid-term.
15:02Cuba peut arriver,
15:03il peut se passer des choses à Cuba,
15:05il peut se passer des choses ailleurs.
15:06Et il se passe des choses en Ukraine
15:08puisque le président Trump a dit
15:10qu'il allait donner
15:11les missiles patriotes
15:12aux Ukrainiens.
15:12Non, la licence.
15:13La licence pour les fabriquer.
15:14Je voulais juste finir
15:15sur une toute petite chose
15:17par rapport à Israël.
15:18Ce que vous avez dit, Patrick,
15:19est très important.
15:20Mais vous savez,
15:20ces élections...
15:21En revanche,
15:21autant je suis plus confiant
15:22pour les élections de Trump
15:24aux États-Unis,
15:25en revanche,
15:25je pense qu'en Israël,
15:27la bataille est perdue
15:28pour Benjamin Netanyahou.
15:30Quoi qu'il fasse...
15:30À l'instant T.
15:31Non, mais quoi qu'il fasse,
15:32quoi qu'il arrive,
15:32parce que quand vous allez sur place,
15:34vous voyez la détestation
15:35dans une partie de l'opinion publique,
15:37je pense que véritablement,
15:38il a des gens qui sont des...
15:39Il sera battu au moins de l'avance.
15:41Moi, je pense qu'il sera battu
15:42avant Trump,
15:43avant l'élection mid-term.
15:45Et il y aura un nouvel leadership
15:47en Israël.
15:48Encore une fois,
15:49moi, je suis porte-parole de Trump,
15:50je ne suis pas porte-parole
15:50de ce qui se passe en Israël.
15:51Mais quand on analyse la situation,
15:53on comprend bien qu'en Israël,
15:54il y a un vrai ras-le-bol
15:55du Premier ministre actuel.
15:57Mais quand même,
15:57si je peux me permettre
15:58pour ce qui est de Trump,
15:59je dis, les jeux ne sont pas faits.
16:00C'est vrai.
16:01Mais si le prix à la pompe
16:03augmente dans un prix,
16:05je le répète à chaque fois,
16:06mais où la vie est exorbitante,
16:08les Américains ne s'en sortent pas.
16:09La classe moyenne,
16:10je le répète à chaque fois,
16:11je paye 2000 dollars
16:11d'assurance santé par mois.
16:13Oui, mais les salaires ont augmenté.
16:14Combien vous payez de parment d'assurance ?
16:152000 dollars d'assurance santé par mois.
16:17Non, les prix sont absurdes.
16:17C'est le mot qui vient quand on parle.
16:19Voilà, la classe moyenne ne s'en sort pas.
16:22Aux Etats-Unis,
16:23pour bien vivre,
16:23il faut avoir de l'argent.
16:24Écoutez, un petit exemple,
16:25si vous le laissez deux minutes.
16:26Un couple de la classe moyenne new-yorkais
16:27qui gagne chacun 4000 dollars par mois.
16:29Ce n'est pas un gros salaire,
16:30mais c'est un salaire convenable.
16:31D'accord ?
16:31Donc, 8000 dollars.
16:31Avec les taxes,
16:32il leur reste 6500 dollars.
16:33Ils ont deux enfants.
16:34Ils vont trouver une assurance santé,
16:36mais la plus basique,
16:38si je puis dire,
16:39la plus basique.
16:391500 dollars.
16:40Donc, ils avaient 6500 dollars,
16:43il leur reste 5000 dollars.
16:43Ils leur font un petit appartement,
16:44une chambre pour les parents,
16:46une chambre commune pour les gamins,
16:47un petit living room.
16:47Pas un palace,
16:48dans Queens ou Brooklyn.
16:49Ils ne trouveront rien à moins de 3500 dollars.
16:51Il leur reste 1500 dollars.
16:52Pour un couple à New York,
16:53le budget nourriture pour un mois,
16:55c'est 1500 dollars.
16:55Quid de la nourriture pour les enfants ?
16:57Téléphone portable,
16:58assurance auto,
16:59auto,
16:59je ne parle même pas du cinéma.
17:01Et là, on parle de la classe moyenne.
17:03Je ne parle pas de la petite classe moyenne.
17:05Je ne parle pas de la classe moyenne.
17:05Je ne sais pas ça,
17:05mais ça n'a rien à voir avec Trump.
17:06Ça a toujours été...
17:07Non, non, mais laisse-moi finir.
17:08Là, je ne parle pas.
17:09Je parle de la classe moyenne.
17:11Je ne parle pas des petites classes moyennes,
17:12ni des classes populaires,
17:13ni des classes populisées.
17:14Donc bref, pour ce qui est des classes populisées,
17:17quand le prix à la pompe augmente,
17:19oui, ça peut se payer dans les urnes pour novembre.
17:21Les américains votent toujours avec leur porte.
17:23C'est vrai, mais n'oubliez pas
17:24que le prix du pétrole peut monter
17:25et rebaisser, comme on l'a vu.
17:27Et il y a une chose très importante
17:28qui s'est passée au détroit d'Hormuz,
17:29c'est que beaucoup de bateaux
17:31qui étaient compressés,
17:31qui étaient coincés dans l'étroit d'Hormuz,
17:33sont passés de l'autre côté
17:34et peuvent maintenant aller naviguer
17:36dans d'autres mers
17:36pour livrer les marchandises.
17:38Donc le tonnage disponible...
17:40Merci, messieurs,
17:40de nous avoir aidés à faire comprendre
17:42ce qui est peut-être en train de se jouer
17:44de nouveau au Moyen-Orient.
17:46Et on verra si Donald Trump,
17:47le russe des Etats-Unis,
17:48met ses menaces à exécution l'année prochaine
17:49avec des frappes intenses sur l'Iran.
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