- il y a 2 heures
Marschall Truchot, du lundi au jeudi de 17h à 19h avec Olivier Truchot & Alain Marschall. Deux heures pour faire un tour complet de l’actualité en présence d’invités pour expliquer et débattre sur les grands sujets qui ont marqué la journée.
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00:00On est au 87e jour de guerre et peut-être qu'on n'a jamais été aussi près d'un
00:06accord.
00:07Il faut vérifier tout de suite en allant à Washington.
00:09On retrouve Antoine Lard en direct pour BFM TV.
00:14Antoine, est-ce qu'effectivement le président Trump va signer aujourd'hui
00:20ou demain on est proche d'un accord plus que jamais ?
00:26La Maison-Blanche dit qu'on est à 95% proche d'un accord, que quasiment tout est réglé
00:32mais qu'il reste encore certains points à définir, notamment sur la formulation de certaines clauses de cet accord.
00:39Ce qu'on remarque ce matin, en tout cas, c'est que Donald Trump est particulièrement agacé par les critiques
00:44et les doutes qui se font entendre ici aux Etats-Unis autour de ce projet d'accord,
00:48en particulier les critiques de certains élus républicains, certains sénateurs pourtant proches de Donald Trump
00:53et qui considèrent que Trump est sur le point de lâcher trop de l'Est,
00:57en particulier sur la question du nucléaire ou des avoirs gelés iraniens.
01:00Et ça, Trump ne supporte pas ces critiques.
01:02Il ne veut surtout pas donner l'impression qu'il est en position de faiblesse.
01:05Il ne veut surtout pas donner l'impression qu'il veut à tout prix signer un accord,
01:09même un mauvais accord, pour sortir du bourbier iranien.
01:12Et donc ce matin, Trump tient à mettre les choses en point dans plusieurs messages sur son réseau social.
01:18Il explique qu'il ne faut pas écouter ceux qui parlent sans connaître le détail des négociations.
01:21Il dit que ce sont des losers.
01:23Et il dit aussi que l'accord sera formidable ou alors qu'il n'y aura pas d'accord du
01:27tout.
01:27Et que s'il n'y a pas d'accord, ce sera le retour au champ de bataille
01:30avec des frappes qui seront encore plus violentes, encore plus puissantes que les précédentes.
01:35Donald Trump, qui également, sur son réseau social, part dans un long dégagement autour des accords d'Abraham.
01:42Vous savez, c'est ce processus qui consiste à normaliser les relations entre Israël et les pays arabes.
01:48C'est un processus que Trump avait déjà enclenché lors de son premier mandat.
01:51Il dit aujourd'hui que tous les pays du Golfe, à commencer par l'Arabie saoudite, doivent rejoindre ces accords.
01:57Il dit même que l'Iran pourrait rejoindre ces accords.
01:59Alors pour le moment, ça reste de l'ordre du fantasme.
02:02Mais en écrivant cela, Donald Trump, encore une fois, tient à montrer que c'est lui qui a les cartes
02:06en main.
02:06Et surtout qu'il est en train de préparer quelque chose d'historique qui va complètement transformer le Moyen-Orient.
02:12réponses donc à ces critiques et à ces doutes qui se font entendre ici autour de ces négociations.
02:17Merci Antoine Elard, en direct de Washington pour BFM TV.
02:20Didier François, on voit bien qu'il y a deux récits toujours.
02:23Le récit américain et le récit iranien qui s'opposent quant au contenu exact du texte final.
02:29Par exemple, moi j'ai des questions.
02:30Le nucléaire, est-ce qu'il sera oui ou non remis à plus tard ?
02:33C'est très logique que les deux récits s'opposent, puisque le but du jeu c'est que chacun puisse
02:38dire qu'il a gagné.
02:39Vous avez bien compris que c'était ça l'idée pour vous réussir à trouver un accord.
02:45Donc le nucléaire, oui ça sera plus tard, mais dans le cadre...
02:49Ce qu'on négocie en ce moment, ce n'est pas le nucléaire, ce n'est pas encore l'élevé
02:52des sanctions.
02:53On ne négocie pas encore ça.
02:55On négocie le cadre, vous avez bien compris,
02:57qui est que les Iraniens veulent pouvoir dire qu'ils gardent l'uranium enrichi
03:03et qu'ils ont le droit d'enrichir et que les Américains veulent pouvoir dire
03:08qu'ils n'enrichissent plus et nous récupérons l'uranium enrichi à 60%.
03:14C'est là-dessus que la proposition qui avait été lancée la semaine dernière était maligne.
03:18C'est qu'en fait les Américains suggèrent qu'ils récupèrent une partie seulement des 440 kilos enrichis à 60%.
03:26Le reste étant dilué sur place, ce qui permet, puisqu'ils vont baisser le taux d'enrichissement,
03:34d'avoir en fait un enrichissement qui se fait sur place.
03:36Donc sur la question de l'enrichissement, pendant les cinq premières années,
03:40ça sera zéro en taux d'enrichissement.
03:42Ils n'en auront pas besoin puisqu'ils dilueront les 60%.
03:45Entre les 5 et 10 ans, un taux à 1,5.
03:47Et à partir de 15 ans, le droit permanent d'enrichir pour du nucléaire civil à 3,67.
03:53Et donc c'est ça qui est en train d'être discuté dans le protocole additionnel.
03:58Mais vous comprenez bien que pour rentrer dans ces discussions-là,
04:02il faut d'abord qu'ils se mettent d'accord sur le cadre.
04:04Et ce que demandent en échange les Iraniens,
04:07c'est une levée progressive des sanctions sur l'argent.
04:12Ils voudraient, eux, ils avaient voulu tout lever.
04:14Après, ils ont demandé 25% de ce qu'ils avaient.
04:17Ça représente combien ?
04:18– On est sur une discussion en ce moment sur 10 milliards de dollars.
04:20– D'accord, ils veulent récupérer 10 milliards.
04:21– Et c'est ça qui sont les négociations en cours.
04:23Et la deuxième chose…
04:24– Et le détroit d'Hormuz ?
04:25– Et le détroit d'Hormuz, c'est la levée simultanée du blocus iranien
04:30contre le blocage des ports par les Américains.
04:33– Pardon, mais M. Carsenti, vous qui défendez Donald Trump ici en France,
04:37c'est ça un bon accord ?
04:38C'est-à-dire tout ça pour ça ?
04:39Parce que le détroit d'Hormuz, avant la guerre, il ne posait pas de problème.
04:43Il était ouvert à la navigation.
04:44Le nucléaire, visiblement, les Iraniens veulent en garder une partie.
04:48Le régime sera toujours là.
04:49D'ailleurs, il continue à réprimer sa population.
04:52Il y a eu une pendaison hier d'un jeune manifestant.
04:55Tout ça pour ça ?
04:56Je comprends pourquoi Donald Trump commence à s'agacer des critiques.
05:00– Moi aussi.
05:01Tous ceux qui parlent ne savent pas,
05:02et tous ceux qui savent ne parlent pas, c'est tout.
05:04C'est simple.
05:05Vous savez, j'ai eu ma fille aujourd'hui à Washington au téléphone,
05:09qui est partie, passé quelques semaines là-bas,
05:11et qui est vraiment au cœur du réacteur.
05:14Et qui a parlé à certaines personnes intéressantes pour sa voix.
05:17Et elle me dit, mais ce qui est impressionnant,
05:18c'est quand tu parles vraiment aux gens proches de l'administration,
05:23très proches de l'administration,
05:24on voit l'écart entre ce qu'on raconte dans les médias,
05:28parce qu'elle suit aussi les médias français.
05:29Elle me dit, on voit l'écart.
05:30Donc moi, je n'y crois absolument pas.
05:32Et j'entends ce que dit Didier.
05:34Et j'ai beaucoup de respect.
05:34– Mais la croyance est une chose.
05:36Après, il y a des faits.
05:36– Non, mais moi, je ne crois pas.
05:38– On arrivera, parce qu'attends, je veux juste finir.
05:40– Je ne crois pas, parce que si c'est ce que Didier vient de décrire,
05:44c'est Obama 2.0 en pire.
05:46C'est bien pire que tout.
05:47Et là, je vous le dis très objectivement,
05:49vous ne me réinviterez pas,
05:50parce que là, je ne pourrais pas défendre ça.
05:51C'est indéfendable.
05:53L'accord qui est en train d'être décrit par les médias est indéfendable.
05:55C'est pour ça que je crois vraiment
05:57que ce qu'on entend aujourd'hui n'est pas la réalité.
06:00– Mais Trump ne peut pas signer cet accord, vous dites.
06:01– Je n'y crois pas.
06:02– C'est lui qui l'a envoyé, lundi dernier,
06:04qu'il a donné aux Pakistanais,
06:05enfin, ce n'est pas lui, il a donné son accord,
06:07c'est Steve Witkoff et Jared Kouchner,
06:09les deux négociateurs,
06:10qui ont donné cette proposition-là
06:14au ministre des Affaires de l'Intérieur pakistanaise.
06:19– C'est l'information que Didier a recueillie.
06:22Moi, ce ne sont pas les informations que j'ai été transmises
06:24à l'ensemble des médias.
06:25– Je vous sens déjà très délicat.
06:26– Oui, oui, je vous dis.
06:28– C'est en tout cas ce qui a été donné par…
06:29– Oui, oui, mais je sais.
06:30– Ce qui a été donné par les deux négociateurs
06:31à l'ensemble de leurs propositions.
06:32– Non, non, ce qui a été donné par les…
06:34– Vous ne voulez pas y croire, vous ne voulez pas y croire.
06:35– Non, ce n'est pas que je ne veux pas y croire,
06:36c'est que ça ne correspond pas à moi ce que j'ai comme bruit,
06:40mais ce qui est aussi important de comprendre,
06:41c'est que, là, vous avez 100% raison,
06:43c'est que si on va à cet accord, c'est pire qu'Obama,
06:46c'est pire que tout,
06:47et je dirais le bruit de fond à Washington,
06:50c'est qu'il faudra finir le travail, c'est tout.
06:53On ne peut pas laisser ces gens-là
06:55continuer à martyriser, à terroriser la planète.
06:58– L'hypothèse de reprise des combats n'est pas écartée.
07:01– Ce que je dis, chaque semaine depuis 47 jours,
07:04c'est-à-dire que la guerre s'est arrêtée il y a 47 jours,
07:06on est à 80, on est à 40 plus 47,
07:08et je pense qu'on est toujours sur un…
07:10– Général Christian Akenau,
07:12ça tourne à l'avantage des Iraniens ?
07:14– Le temps travaille pour eux,
07:18et l'équation temps pour les Iraniens
07:23n'est pas l'équation temps pour Trump.
07:26C'est là la grande faiblesse de Trump
07:28qui veut arriver à quelque chose,
07:30alors on peut discuter ce à quoi il veut arriver,
07:33mais dans un temps très court,
07:34à cause de problèmes intérieurs,
07:37à cause de l'inflation,
07:38à cause des élections du min terme,
07:41donc lui, il va arriver à quelque chose,
07:46en disant qu'il a gagné,
07:47il va arriver à quelque chose,
07:49les Iraniens, c'est un régime dictatorial
07:53des passes d'Aran,
07:54qui eux, jouent simplement leur survie,
07:58donc eux, ils iront jusqu'au bout,
08:00quelles que soient les propositions,
08:02quelles que soient les circonstances,
08:04ils iront jusqu'au bout,
08:05et ils ont des capacités de rétorsion très importantes,
08:12ils ont reconstitué leur stock de missiles,
08:16– On en est sûr ?
08:17– Oui, ils les ont reconstitués,
08:20ils sont à peu près,
08:21après ce qu'on peut savoir,
08:2370% de leur stock initial,
08:26et avec ça, ils ont 34 sites sur 37
08:32qui sont opérationnels,
08:35qui sont en particulier sous les falaises
08:37dans le détroit d'Hormuz,
08:39ils sont à des profondeurs extrêmement importantes,
08:42et pour les détruire,
08:45il faut des tirs directs dans le tunnel,
08:48ce qui techniquement n'est pas impossible,
08:50mais demande d'envoyer des avions,
08:52etc., qui seront vulnérables
08:54à d'autres contre-attaques iraniennes.
08:57– Alors, cette image,
08:58il faut la commenter.
08:59– Oui, cette image des bateaux,
09:01des centaines de bateaux,
09:03des milliers de bateaux qui attendent toujours
09:04dans le détroit d'Hormuz,
09:06Clémence Dibouz,
09:06sachant que si c'est débloqué,
09:09le détroit d'Hormuz,
09:10la navigation ne va pas reprendre comme ça en 24 heures.
09:12– C'est des bateaux qui sont proches, d'ailleurs.
09:13– Ça sera week-end rouge.
09:15Ça sera week-end rouge dans les deux sens.
09:17– Ça sera un retour à la Pentecôte.
09:19– Bison futé doit se…
09:21– Il y aurait une trentaine de bateaux
09:22qui seraient passés aujourd'hui,
09:24selon les informations qu'on a sur place,
09:26alors plutôt des bateaux chinois.
09:28Sauf que le problème,
09:28c'est que même sur ça,
09:31les termes de l'accord
09:31ne sont pas forcément compris
09:33de la même façon des deux côtés,
09:34parce que les États-Unis
09:36parlent d'une ouverture pure et simple
09:38en revenant avant la guerre.
09:40Je vous rappelle que l'Iran,
09:41elle, elle parle de…
09:41elle ne le dit pas comme ça,
09:42mais d'une sorte de péage
09:43ou en tout cas de faire payer des services.
09:45– Elle parle de frais de navigation.
09:46– De frais de navigation,
09:46comme on peut avoir, par exemple,
09:49dans le Bosphore,
09:50on peut avoir ce genre de situation,
09:52sauf que des deux côtés du Bosphore,
09:53c'est le même pays, c'est la Turquie.
09:55Là, il faudrait se mettre d'accord avec Oman,
09:57ça avait été évoqué à un moment,
09:58je ne sais pas si c'est encore le cas,
09:59mais pour l'instant,
10:01il est question de faire un péage iranien,
10:03donc on ne reviendrait pas forcément à la normale
10:05et ce serait le commerce mondial.
10:06Et donc quasiment tous les pays du monde
10:07qui n'ont pas tiré.
10:08– On est avec Siavosh Ghazi
10:10en direct de Téhéran pour BFM TV.
10:12Est-ce que Siavosh,
10:13il y a vraiment une chance
10:14d'un accord à court terme alors,
10:15d'accord de paix ?
10:17– Alors, selon les responsables iraniens
10:20et le porte-parole du ministère
10:22des Affaires étrangères,
10:22si les États-Unis prennent
10:25les décisions nécessaires,
10:26un accord est possible.
10:28Donc, il y a plusieurs questions
10:31qui sont toujours en suspens.
10:33Tout d'abord, la fin des attaques israéliennes
10:37contre le Liban,
10:38la progression chiite au Liban
10:40et le Rizbollah libanais.
10:41Également, la reconnaissance
10:43que c'est l'Iran qui contrôle désormais
10:45le Deutroi d'Omos
10:46avec ces taxes qui seront perçues
10:49pour le passage maritime,
10:54selon Téhéran,
10:55selon le porte-parole du ministère
10:56des Affaires étrangères,
10:57pour assurer la sécurité des navires
11:00qui traversent le Deutroi
11:01et aussi pour assurer
11:07les questions d'environnement,
11:09protéger l'environnement
11:11dans ce Deutroi
11:12et ensuite,
11:16percevoir une partie
11:18des biens iraniens
11:20qui sont bloqués à l'étranger
11:21à cause des sanctions américaines.
11:24Si les Américains font des gestes
11:27sur ces questions-là,
11:29il est possible d'avoir un accord
11:30assez rapidement
11:31d'ici demain matin,
11:32selon un responsable,
11:33un conseiller du gouvernement iranien.
11:35Sinon, l'Iran estime
11:37qu'il a le temps
11:37qu'il n'est pas pressé.
11:39Ce sont les Américains
11:39qui sont sous la pression
11:41puisqu'un responsable iranien,
11:43un porte-parole de la Commission
11:45de la Sécurité nationale
11:46du Parlement iranien,
11:47a affirmé que si les Américains
11:49devaient s'attendre
11:50à un galon d'essence
11:52à 6 dollars,
11:54ce qui aura des conséquences
11:56encore plus importantes
11:56sur le plan politique
11:58intérieur américain,
11:59une manière de menacer
12:01les États-Unis
12:03si les tensions continuent.
12:05Donc, pour Téhéran,
12:07il n'est pas question
12:08de céder
12:08sur ces lignes rouges
12:10que l'Iran veut respecter
12:12et ne cédera pas
12:13sur ces lignes rouges.
12:15– Pendant que Siavosh
12:17faisait son direct de Téhéran,
12:19Didier François,
12:19on voit des images
12:20de propagande iranienne.
12:21On va les laisser,
12:22ces images.
12:23Elles ont été publiées
12:24le 25 mai.
12:25Alors, elles ont été publiées.
12:26C'est compliqué de dire
12:27où est-ce que c'est,
12:28de quand elles datent, etc.
12:30– Mais ce sont ces missiles,
12:32d'après ce que disait le Général,
12:33ils les ont toujours alors
12:34les Iraniens ?
12:35– Ils ont une partie
12:35des missiles,
12:36les évaluations.
12:37– Je croyais que tout avait été détruit,
12:39qu'il ne restait plus rien,
12:40tout a été reconstitué,
12:41enfin une partie.
12:42– Non, non,
12:43sur les missiles,
12:43il n'y a pas vraiment…
12:44– Effectivement,
12:44comme dit Olivier,
12:45c'est tout ça pour ça.
12:46– Alors, ce qui a été reconstitué
12:48et ce qui n'a d'ailleurs
12:50pratiquement pas été détruit,
12:51c'est les drones.
12:52Parce que, pour une raison simple,
12:53c'est que les lieux
12:56de fabrication de drones,
12:57c'est beaucoup plus petit,
12:57ce n'est pas très gros
12:58et c'est très éparpillé
13:01sur le territoire
13:02et ça ne demande pas
13:02d'énormes techniques,
13:04enfin ça ne demande pas
13:05les mêmes techniques
13:06que les techniques
13:07des missiles balistiques.
13:07Les missiles balistiques,
13:09ce qu'ils ont fait,
13:10c'est qu'ils ont déblayé
13:11un certain nombre de sites
13:13qui avaient été frappés
13:14à plusieurs reprises
13:14et qui étaient encore fonctionnels
13:16et qui, comme ils étaient enterrés,
13:17avaient gardé des stocks.
13:19Les évaluations
13:20qui ont été faites
13:20par les services occidentaux
13:21au moment du cessez-le-feu,
13:25qui sont extrêmement
13:31prudentes,
13:31parce qu'on sait
13:32ce qu'il y avait
13:32comme stock avant,
13:33on sait ce qui a été tiré,
13:34on sait assez peu
13:35ce qui a été détruit.
13:49D'accord.
13:50Et ce qui permettait
13:52effectivement de faire
13:52une campagne de contre-frappe
13:55si une deuxième vague
13:56était envoyée
13:57sur les pays de la région.
13:59C'est-à-dire que
13:59si les Américains
14:00commençaient une seconde frappe,
14:02entre autres,
14:02sur les centrales électriques,
14:04etc.,
14:05les Iraniens
14:06avaient une vraie capacité
14:07à tirer de manière
14:09assez massive
14:09sur les Émérides Arabes Unis,
14:11le Qatar
14:12et l'Arabie Saoudite
14:13pour détruire,
14:14entre autres,
14:14par exemple,
14:15leur capacité
14:17de prospection gazière,
14:19de pétrolière,
14:20et les usines
14:21de désalination.
14:22C'est ça la crainte.
14:23Et c'est pour ça
14:24que les pays arabes
14:26demandaient à Trump
14:27de ne pas refaire
14:28une deuxième passe
14:28sans pouvoir leur apporter
14:29la garantie
14:30que le régime s'effondre.
14:31Général,
14:31les Russes
14:32ont envoyé
14:34des missiles
14:35à l'Iran
14:37à travers la mer Caspienne.
14:39Récemment.
14:40Et donc,
14:40qui a...
14:41Ah, sûr ou pas sûr ?
14:42Tout le monde n'est pas d'accord
14:42sur le plateau.
14:44Il y a eu une frappe israélienne
14:45qui a été faite
14:46sur un des ports
14:47de la mer Caspienne
14:47où il y avait
14:48des suspensions
14:49de livraison
14:50de nouveaux drones
14:51Guéran 2
14:52avec des systèmes
14:53de...
14:53Ce n'étaient pas des missiles
14:55a priori.
14:56Je voudrais juste revenir
14:56sur le bluff.
14:57Allez-y, finissez votre propos
14:58général du coup.
14:59Non, non,
14:59c'est pas...
15:00A priori.
15:01Ce n'est pas mon sentiment
15:04et ce n'est pas le...
15:06Disons les informations
15:07que j'ai.
15:08D'accord.
15:08Comme quoi,
15:08il y aurait quand même eu
15:09fourniture de missiles.
15:10Fourniture de missiles.
15:12Ils étaient très demandeurs
15:13de missiles
15:14parce que,
15:14comme vous disiez,
15:15avez juste raison,
15:16les drones,
15:17ils savent faire,
15:18on en fait partout,
15:19etc.,
15:20ça ne coûte pas cher.
15:21Mais les missiles,
15:22c'est quand même
15:23la taille au-dessus.
15:23Absolument.
15:24Mais puisqu'on est
15:25dans l'armement,
15:26nous sommes avec...
15:28Il est avec nous
15:29Anis Ayari.
15:30Bonsoir.
15:30Bonsoir.
15:30Vous êtes...
15:31C'est votre première
15:31sur ce plateau.
15:32Exactement.
15:33Vous êtes ingénieur...
15:35La clim marche en tout cas.
15:38Ingénieur en intelligence
15:39artificielle.
15:40Vous venez de sortir
15:40un livre sur le superpouvoir
15:41de l'IA.
15:43Et votre particularité,
15:44c'est que vous suivez
15:44la guerre en temps réel
15:45grâce aux images satellites
15:46sur vos ordinateurs,
15:47en fait.
15:48Et vous voyez...
15:48Et en même temps,
15:49vous regardez comment
15:50l'intelligence artificielle
15:51aujourd'hui est très
15:53prégnante dans cette guerre,
15:54en fait.
15:54Exactement.
15:54En fait, moi récemment,
15:55j'ai fait un projet
15:56que j'ai diffusé
15:57sur ma chaîne YouTube
15:58où j'ai expliqué
15:59comment avec des données
16:00satellites ouvertes,
16:01avec des données
16:03totalement libres d'accès
16:04et un petit modèle
16:05d'intelligence artificielle
16:06que j'ai entraîné,
16:07je peux analyser
16:08des millions d'images
16:09en quelques heures
16:10pour pouvoir détecter
16:11des Charles de Gaulle,
16:12pour pouvoir détecter
16:13des flottis, etc.
16:14Ce que j'ai fait,
16:15ce n'est pas une super chose
16:17technologique.
16:18En fait, le but,
16:19c'était de montrer
16:19que la position d'un porte-avions
16:21en 2026,
16:22elle est plus secrète.
16:22Donc, vous savez précisément
16:23où est le Charles de Gaulle, là ?
16:24Actuellement, non.
16:26Parce que ça dépend
16:27de la couverture satellite
16:28des données sentinelles.
16:29Mais en fait,
16:29des États,
16:30des entreprises privées
16:31ont la capacité
16:33de suivre en temps réel
16:34des navires militaires,
16:35ont la capacité
16:36de suivre en temps réel
16:37des bâtiments militaires,
16:38etc.
16:39Pourquoi ?
16:39Parce qu'aujourd'hui,
16:40on est rentré dans une guerre
16:41d'intelligence
16:42et d'information
16:43en temps réel.
16:43Et je pense que c'est important
16:45et c'est pour ça
16:45que j'ai fait cette vidéo YouTube
16:47de montrer que,
16:48moi, à ma petite échelle,
16:49si j'arrive à faire ça,
16:50j'ai réussi à identifier
16:51une quinzaine de positions
16:52du Charles de Gaulle
16:53en Méditerranée orientale
16:55et aussi le long
16:57du canal de Suez, etc.
16:59En fait, évidemment
16:59que des entreprises
17:00et des États
17:01peuvent le faire.
17:02Là, par exemple,
17:03tout à l'heure,
17:03vous vous disputiez
17:04sur est-ce qu'on a livré
17:05des missiles ?
17:06Oui, non, etc.
17:08C'est bien la preuve
17:09que ce qui compte aujourd'hui
17:10dans les guerres en 2026,
17:12et je ne sais pas
17:12si on se rend compte,
17:13mais on est en train
17:13de vivre la première guerre
17:15où l'intelligence artificielle
17:16joue un rôle absolument crucial.
17:19Et je pense qu'il faut vraiment
17:20qu'on en ait conscience
17:21parce que c'est des enjeux
17:23de souveraineté
17:23qui sont en train
17:24de se jouer devant nous.
17:25Quand des systèmes automatisés
17:26sont capables
17:27de lister des cibles
17:28en temps réel,
17:29plus rapidement que des humains
17:30et avec malheureusement
17:31des biais aussi
17:32plus forts que des humains,
17:34en fait,
17:34ça nous pose
17:36une vraie question
17:37par rapport à l'utilisation
17:39qu'on a de ces technologies.
17:39C'est super intéressant.
17:41J'ai une question pour vous.
17:41Est-ce que ça rebat
17:42donc les cartes
17:43des puissances de guerre ?
17:44On peut imaginer
17:45la force de frappe
17:46des États-Unis.
17:48L'Iran peut s'emparer de l'IA.
17:49L'Ukraine, par exemple,
17:50face à la Russie,
17:50peut s'emparer de l'IA.
17:51Est-ce que pour vous,
17:51ça rebat les cartes
17:53des grandes puissances
17:54comme on les entend
17:54au niveau des armées ?
17:55En fait,
17:56l'intelligence artificielle,
17:57et c'est pour ça aussi
17:58que j'ai écrit ce livre,
17:59en fait,
17:59elle rebat les cartes
18:00d'énormément de choses.
18:01On ne se rend pas compte.
18:02On pense que
18:03ça rebat les cartes
18:04de tchat GPT
18:05dans l'industrie
18:05qui est capable
18:06d'automatiser
18:07des mails, etc.
18:08Aujourd'hui,
18:09des modèles d'intelligence artificielle
18:10comme Cloud ou OpenAI,
18:11vous pouvez littéralement
18:12juste leur demander
18:13quelles sont les meilleures cibles
18:14à cibler
18:16avec 100 missiles
18:17à taper à Téhéran.
18:18Ils vont automatiquement
18:19faire la liste
18:20des souples prioritaires.
18:22Justement,
18:23on n'est pas sûr
18:23de cette liste
18:23et c'est toute la magie
18:24des systèmes non autonomes
18:26mais on dit
18:27que l'humain décide
18:28de quelle cible
18:30finalement il va taper
18:32et qu'il a
18:32le dernier maillon
18:33de la chaîne de décision.
18:34Or, souvent,
18:35ces humains
18:36ont quelques secondes
18:37pour dire oui, non
18:38et ils doivent trier
18:39parfois des milliers
18:40de cibles décidées
18:41automatiquement.
18:41C'est le principe
18:42de la banque de cibles
18:42qui est en train
18:43d'être constituée
18:43pendant ces 47 jours
18:45de cesser le feu
18:46qui a permis
18:47aux Américains
18:48et aux Israéliens
18:49d'analyser le territoire
18:50iranien de façon
18:51beaucoup plus détaillée
18:53qu'elle n'aurait été faite
18:54avant l'IA.
18:55Et donc, en fait,
18:55quand on nous dit
18:56le territoire iranien
18:57c'est trois fois la France,
18:58avec l'IA,
18:59avec les moyens
19:00qui sont mis en place,
19:01le territoire est bien réduit.
19:02Nous allons à Ormouz
19:03retrouver, enfin à Doha
19:05au Qatar
19:05pour parler d'Ormouz
19:06avec Lola Baï
19:07en direct pour BFMTV
19:08parce que c'est bel et bien
19:10l'enjeu
19:10et l'Iran veut garder,
19:11Lola,
19:12la main mise
19:12sur le détroit d'Ormouz.
19:17Effectivement,
19:18Téhéran avance
19:18sur une ligne de crête.
19:20C'est la forme
19:21qui change
19:21mais pas vraiment le fond.
19:23Vous l'avez entendu
19:24ce matin,
19:24le porte-parole
19:25de la diplomatie iranienne
19:26l'assure,
19:27il n'y aura aucun péage
19:29dans le détroit d'Ormouz
19:30mais,
19:30et c'est là
19:31où ça se complique,
19:32où Téhéran joue sur les mots,
19:33en quelque sorte,
19:34l'Iran exige
19:35des frais de service,
19:37de navigation,
19:37de sécurisation maritime
19:39ou encore de protection
19:40de l'environnement.
19:41Un mécanisme
19:41pour parler
19:42avec Oman,
19:45finalement,
19:45c'est une manière
19:46pour Téhéran
19:47de garder
19:48son emprise
19:49sur le détroit d'Ormouz,
19:50des trois stratégiques
19:51où avant la guerre
19:52transiter 20%
19:53du pétrole mondial
19:54reste une question
19:56en suspens.
19:56C'est celle du droit international
19:58qui interdit
19:59formellement
20:00de faire payer
20:01les passages
20:02dans un tel détroit.
20:04En tout cas,
20:05aujourd'hui,
20:05les gardiens
20:06de la révolution
20:06gardent la main
20:07et ils ont annoncé
20:08avoir laissé passer
20:0932 navires
20:10au cours des dernières
20:1124 heures,
20:11un chiffre en légère
20:12augmentation
20:13depuis le début
20:14du conflit.
20:15Voilà,
20:16Lola Bayle
20:16avec Hugo d'Orsemène
20:18en direct de Doha
20:18au Qatar
20:19sur le détroit d'Ormouz.
20:20Ces frais de navigation
20:21quand même,
20:22ils sont malins
20:23Didier-François
20:24les Iraniens,
20:25on est passé du...
20:26Ils sont roublards.
20:27Oui, ils sont roublards.
20:28On est passé du péage
20:29aux frais de navigation.
20:30C'est à peu près
20:30la même chose
20:31mais peut-être
20:32que ça sera acceptable
20:33et que Donald Trump
20:34sera obligé d'accepter.
20:34Non, mais quand Al-Qaïda
20:35égorge les gens,
20:36il pourrait dire
20:36que c'était de l'abattage rituel
20:37aussi à ce niveau-là.
20:39C'est vraiment ce foot
20:39de la gueule du monde.
20:40Et il parle de pollution en plus.
20:42Comment ?
20:42Il parle de pollution.
20:43Oui, c'est de pollution.
20:43Donc en fait,
20:44c'est du racket,
20:45c'est de l'extorsion de fonds.
20:46Il est vraiment temps
20:47qu'on arrête
20:47de se traiter avec ces gens-là.
20:48D'accord, mais peut-être
20:49que ce sera dans le deal.
20:50C'est Donald Trump
20:51qui traite avec eux
20:51pour l'instant,
20:52ce n'est pas nous.
20:52Oui.
20:53Oui, moi je ne suis pas
20:53en train de parler de Donald Trump.
20:54Je parlais de...
20:56Non, mais ça pourrait être
20:57dans le deal.
20:58Mais le...
20:59Dans un premier temps.
21:00C'est évidemment
21:02que la question
21:03du détroit d'Hormouz
21:04va être dans le deal
21:04et c'est une inquiétude
21:06parce que vous comprenez bien
21:07que les pays d'Asie,
21:10les pays d'Afrique,
21:11les pays du Golfe,
21:11les Européens sont évidemment
21:13très impactés
21:14si se met en place
21:17un péage.
21:17Ça veut dire que
21:18toutes les marchandises
21:19que nous achetons
21:19seront plus chères.
21:20Les Américains,
21:20beaucoup moins.
21:21Et Israël aussi moins.
21:23Donc effectivement,
21:25ceux qui négocient
21:27du côté occidental
21:28avec les Iraniens aujourd'hui
21:29sur cette question-là
21:29ont un peu plus de marge
21:31que nous n'en avons
21:31et c'est effectivement
21:33un motif d'interrogation.
21:35Sophia Nakhlouf
21:36n'est pas d'accord.
21:36Non, mais il y a
21:37le point de vue moral
21:38évidemment qui peut choquer.
21:39Est-ce qu'on doit laisser
21:41l'Iran nous mettre
21:43un péage
21:44ou un droit de passage ?
21:45Économiquement,
21:46ça ne va pas faire
21:47alourdir beaucoup
21:48la facture.
21:49Pourquoi ?
21:49La dernière fois,
21:50on parlait quand même
21:51de l'équivalent
21:51d'un dollar le baril.
21:53Quand vous êtes à 100 dollars
21:54le baril de pétrole,
21:55que vous soyez à 100 ou 101,
21:57finalement,
21:57ce n'est pas ça
21:58qui va révolutionner.
21:59On espère que ça va baisser
22:00quand même le baril.
22:01On espère que ça va baisser,
22:02mais ce que je veux dire,
22:02ce n'est pas à un dollar
22:03près que ça va jouer.
22:04Ça paraît être
22:05des quantités énormes
22:06parce qu'il y a
22:07des cargaisons énormes
22:08sur les bateaux.
22:09Mais sauf que
22:09quand vous redivisez ça
22:10par le nombre de barils,
22:12ce n'est pas incroyable.
22:13Il faut juste remettre
22:13les choses en place.
22:14On ne parle pas
22:15d'un dollar par baril
22:17ou quoi que ce soit.
22:18On parle d'une extorsion
22:19de fonds,
22:19d'un régime terroriste.
22:21Oui, vous parlez de la morale.
22:22Moi, je ne parle pas de l'économie.
22:23Non, mais je ne parle pas de ça.
22:25Moi, je vous dis
22:26que cet argent
22:27va servir à continuer
22:28à alimenter
22:29le terrorisme international.
22:30Les groupes terroristes
22:31Ramas,
22:31Hezbollah,
22:32Houthi, etc.
22:33Donc, en fait,
22:34psychologiquement,
22:34il faut bien comprendre
22:35qu'on ne peut pas vivre
22:36dans ce monde-là.
22:37Ce monde-là n'est pas acceptable.
22:39Et c'est pour ça
22:39que je disais tout à l'heure
22:40à Didier,
22:40les infos que Didier a,
22:42moi, je pense que je ne sais pas
22:43qui ont été transmises
22:44par les Américains.
22:45elles ont été transmises
22:45selon le New York Times.
22:46Non, non, non,
22:48excuse-moi,
22:48t'es gentil,
22:48mais moi, je suis gentil.
22:50Non, non, non,
22:50mais je suis informé aussi.
22:51Non, non, mais là,
22:52ce n'est pas le New York Times.
22:54Je lis mes infos,
22:54elles ne viennent pas
22:55du New York Times.
22:55D'accord, mais je lis
22:57donc les infos,
22:59c'est ce qui a été transmis
23:00aux Américains
23:01à leurs partenaires.
23:03Voilà.
23:03Donc, c'est pas
23:04tout fait la même chose.
23:05Moi, ce n'est pas les infos.
23:06Donc, moi,
23:07j'entends ce que tu dis,
23:07mais je n'ai pas ma fille
23:10là-bas qui me renvoie des trucs
23:10et je ne l'ai pas
23:11de nous leur tête.
23:12On parlait du pétrole,
23:14etc.
23:14On en est à combien,
23:15le baril de Bren ?
23:16On est passé à 98 dollars,
23:18le baril de Bren.
23:19Ça faisait un mois
23:20qu'on n'était pas descendu
23:21sous les 100 dollars.
23:21Et à la pompe,
23:22ça va descendre un peu
23:23ou pas alors ?
23:24Une mauvaise nouvelle,
23:25c'est que, en tout cas,
23:25on ne peut pas le garantir.
23:26Pourquoi ?
23:27Parce que, alors certes,
23:28on était à 110 dollars
23:29la semaine dernière,
23:30mais bon, 100 dollars,
23:31ça reste quand même
23:32beaucoup plus.
23:32Avant la guerre,
23:33on était à 70 dollars.
23:34Donc, vous voyez que la détente,
23:35elle est toute relative.
23:37Et puis, le problème,
23:38c'est qu'il va falloir prouver
23:39que cet accord est sur la table
23:41et il ne suffit pas de dire,
23:42alors oui,
23:43il y a un peu de détente
23:43sur les marchés,
23:44mais tant qu'il n'y a pas de preuves,
23:45c'est comme en amour,
23:45tant qu'il n'y a pas de preuves d'amour,
23:46il ne se passera rien.
23:48Et ça va prendre des jours et des jours.
23:51Potentiellement,
23:51il faut que ça continue de baisser.
23:53Et puis, surtout,
23:54il y a un autre problème,
23:54c'est que nous,
23:55les consommateurs,
23:55c'est tout ce qu'on en est,
23:56on va donc attendre
23:58que les prix des totems baissent.
24:00Et donc,
24:00notre comportement,
24:01c'est d'attendre.
24:02Et donc,
24:03les cuves des stations
24:04vont mettre plus de temps
24:05à baisser.
24:06Et donc,
24:06il va falloir attendre
24:07des jours et des jours,
24:08alors que quand les prix montent,
24:09on va tous en station
24:10faire le plein
24:10avant que ça ne monte trop.
24:11Pour ce week-end
24:12de la Pentecôte,
24:13Total avait prolongé
24:14son dispositif de plafonnement
24:18quid des jours qui viennent ?
24:19Alors,
24:19pour l'instant,
24:20on est à 2,09 sur le diesel
24:22au lieu de 2,25 euros.
24:23On repasse à 2,25 euros
24:24à partir de ce soir,
24:25à partir de minuit.
24:27Et pour l'instant,
24:27Total Energy ne communique pas
24:29sur un prolongement
24:31de cette opération exceptionnelle.
24:32plus d'avantage total.
24:33Pour l'instant,
24:34ce n'est pas le cas.
24:34Alors qu'on sait qu'habituellement,
24:36après chaque opération spéciale,
24:38il y avait eu une communication
24:38dans l'après-midi
24:39pour dire,
24:39finalement,
24:40il y aura une nouvelle opération.
24:42Là,
24:42la question,
24:42c'est plutôt sur cet été.
24:44Est-ce qu'il faut aider
24:44les automobilistes
24:48en continuant
24:49ces opérations spéciales ?
24:50Tout va dépendre,
24:51en réalité,
24:52du prix du baril.
24:53S'il continue de baisser,
24:54ce ne sera peut-être pas nécessaire.
24:55S'il repasse les 100 dollars...
24:58Combien de temps ?
24:59Parce que là,
24:5997,
25:00effectivement,
25:00c'est en tout la barre des 100.
25:01Parce qu'effectivement,
25:02ce week-end,
25:03on parle de négociation,
25:04de paie,
25:05mais ça peut repartir la hausse.
25:06Mais si ça baisse durablement,
25:08si ça passe à 80
25:09dans quelques jours,
25:11il faut combien de temps
25:11pour qu'il y ait
25:12une répercussion concrète
25:13à la pompe ?
25:14Déjà,
25:1480 dollars,
25:15on sera content.
25:16parce qu'il faut être optimiste,
25:18c'est sûr.
25:19Mais la question,
25:20c'est qu'effectivement,
25:21le Détroit va rouvrir.
25:22Il n'empêche qu'il faut
25:22que tous ces navires passent.
25:24Et combien de temps ?
25:25Ça peut prendre des semaines,
25:27voire des mois,
25:28parce qu'on parle aussi
25:29des infrastructures
25:30qui ont été détruites
25:30dans les pays du Golfe.
25:32Et là,
25:32on parle de mois...
25:33Infrastructures pétrolières,
25:35gazières...
25:35Exactement.
25:36Là,
25:36on est plutôt sur 2027.
25:37On n'est plus sur la fin
25:39de l'année 2026.
25:40Donc,
25:40pour retrouver des prix
25:41à 1,70 euro le litre...
25:43Ça restera sous tension,
25:44sous tension et eau.
25:45Et ce qui arrange aussi
25:46les pétroliers, quoi.
25:47Ce qui arrange les pétroliers,
25:48c'est certain.
25:49Et puis surtout,
25:49quand vous allez libérer des stocks,
25:51les pays exportateurs
25:52vont sans doute
25:53faire un peu gonfler,
25:55se refaire la cerise,
25:56entre guillemets,
25:56et donc faire augmenter les prix.
25:58Donc,
25:59en fait,
25:59la détente,
25:59elle n'est pas pour tout de suite.
26:00Si détente,
26:01il y a,
26:01et il y aura,
26:02si on reste à 90 dollars,
26:0485 dollars le baril,
26:05on peut espérer,
26:06deux semaines après,
26:0715,
26:0820 centimes à la pompe.
26:09On a évoqué,
26:10pardon,
26:10mais on a évoqué
26:11le front Iran-États-Unis.
26:14Il y a un autre front.
26:15C'est le front israélien-libanais.
26:17Et là,
26:17on va retrouver Alexis Plouyette
26:19en direct pour BFM TV.
26:23Il est à Tel Aviv.
26:25Justement,
26:25est-ce que les Israéliens
26:27craignent un éventuel accord ?
26:32Écoutez,
26:32ce qu'on peut dire,
26:33c'est que Benyamin Netanyahou
26:35essaye de mettre la pression,
26:37en tout cas,
26:38il essaye de montrer
26:38qu'il peut mettre la pression
26:40sur Trump.
26:40Vous savez,
26:41il y avait ce post sur X hier
26:43où il dit
26:44l'Iran n'aura jamais
26:46l'arme nucléaire
26:47avec cette image martiale
26:48à côté de Donald Trump
26:50générée par l'intelligence artificielle.
26:52Il y a eu ce coup de fil aussi
26:54ce week-end
26:55entre les deux hommes
26:56où Netanyahou dit
26:57c'est convenu avec Trump.
26:59Un accord final avec l'Iran
27:01éliminera la menace nucléaire.
27:03Trump,
27:03il a essayé de rassurer,
27:05il a dit qu'il aurait
27:06une position ferme
27:07sur le démantèlement du nucléaire
27:09mais en fait,
27:10la réalité,
27:11c'est que déjà,
27:12visiblement,
27:13la question du nucléaire,
27:13ça ne va pas être
27:14dans la première phase
27:15de discussion.
27:15Ce sera dans un deuxième temps
27:18si on en croit
27:18des officiels iraniens
27:19à Reuters.
27:20Et puis,
27:20l'autre réalité,
27:22c'est que
27:22Benyamin Netanyahou,
27:24il n'est pas vraiment
27:24en mesure d'influencer Trump.
27:26Il l'aurait même admis
27:27à des proches,
27:28selon Reuters,
27:29comme un aveu
27:31de sa mise à l'écart,
27:32bien loin de cette image
27:33martiale sur X.
27:35Donc,
27:35du coup,
27:35le résultat,
27:36c'est que les Israéliens,
27:38ils sont inquiets.
27:39Il y en a beaucoup
27:39qui disent
27:40que c'est un mauvais accord
27:42si l'Iran peut continuer
27:44à développer
27:44son programme nucléaire.
27:46Et ils disent,
27:47ils sont inquiets
27:47parce qu'évidemment,
27:48c'est l'avenir
27:49de la sécurité d'Israël
27:51qui est en jeu.
27:52Voilà,
27:52Alessi Plouillette
27:53avec Clément Gros-Denis
27:54en direct de Tel Aviv.
27:55Général Cano,
27:56un accord sans nucléaire,
27:58très mauvais accord
27:59pour Israël,
27:59évidemment.
28:00Ah ben,
28:01absolument,
28:01parce qu'Israël joue sa survie.
28:05L'Iran a toujours dit
28:06qu'il voulait détruire Israël.
28:07C'est dans sa constitution.
28:09C'est pas comme les rapports
28:11avec les États-Unis.
28:12L'Iran n'a jamais dit
28:12qu'il détruirait les États-Unis.
28:14D'ailleurs,
28:14ils sont incapables de le faire.
28:16Mais là,
28:17c'est un vrai danger
28:19existentiel
28:20pour Israël.
28:22À cela s'ajoute
28:23le Hezbollah
28:25qui est totalement
28:26entre les mains
28:29de l'Iran.
28:30Je cite un exemple.
28:32Le général Aoun
28:33avait viré
28:34l'ambassadeur
28:36d'Iran
28:36à Beyrouth.
28:40Il n'est pas parti.
28:41Non, il est resté.
28:41Il est resté.
28:42Et c'est lui
28:43qui donne les ordres
28:45au Hezbollah.
28:47Et le Hezbollah
28:48est quelque chose
28:49de multiforme.
28:51il a des armes.
28:53Mais c'est aussi
28:54un système
28:55très imbriqué
28:57dans la population
28:58chiite,
28:59à la fois
29:00comme banquier
29:01pour les hôpitaux,
29:03pour les prêts,
29:04pour tout.
29:05Et jamais
29:06Israël n'arrivera
29:08à éradiquer
29:11le Hezbollah.
29:13Est-ce qu'on pourrait imaginer
29:14un accord
29:16et puis que
29:17Benyamin Netanyah
29:18dise
29:18écoutez,
29:18vous avez signé
29:19avec l'Iran
29:20mais moi, désolé.
29:21Moi, je continue
29:22de finir le travail
29:23au Liban.
29:24Il y a une chose importante.
29:25Excusez-moi,
29:25juste pour dire
29:26une chose importante.
29:27Aujourd'hui,
29:27à Washington,
29:29il est pris en compte
29:30le fait que
29:30Benjamin Netanyah
29:31ne sera plus
29:31le Premier ministre
29:32dans quelques mois.
29:33Donc en fait,
29:33il ne faut pas penser
29:34Netanyah ou Trump.
29:35Il faut penser
29:36Israël, Trump,
29:37Jérusalem, Washington.
29:38Et c'est ça
29:38qui est très important
29:39à comprendre.
29:40C'est qu'en fait,
29:41la relation,
29:42elle est sur la durée
29:43et donc se focaliser
29:45sur Netanyah
29:45je pense que c'est
29:46une erreur.
29:46Il faut comprendre
29:47qu'en Israël,
29:48il y a un consensus
29:49général qu'on ne peut
29:50pas laisser le Hezbollah
29:51continuer à bombarder
29:52le nord d'Israël
29:53et on ne peut pas
29:54laisser l'Iran
29:54se préparer au nucléaire.
29:55Il faut être quand même clair.
29:57Ce qui se passe au Liban
29:58ne rentre pas dans l'accord
29:59qui est en ce moment
30:00en discussion
30:01entre les États-Unis
30:02et l'Iran.
30:02C'est deux choses.
30:03C'est un autre front d'ailleurs.
30:05Les Américains
30:05n'attaquent pas
30:06le Hezbollah
30:07du Sud-Liban.
30:08Il y a deux phrases
30:09qu'on peut retenir d'aujourd'hui.
30:10Marco Rubio
30:11qui rajoute
30:11à la fin de sa déclaration
30:12ce matin en disant
30:13oui il y a peut-être un accord
30:13mais Israël a le droit
30:14de se défendre
30:15et le porte-parole
30:16du ministère des Affaires
30:17étrangères iranien
30:18qui a dit aujourd'hui
30:19qu'on ne décorrélerait pas
30:21cette question du nucléaire
30:22ou cet accord
30:23du côté des Iraniens
30:25et de la question
30:26du Liban
30:27et du Hezbollah.
30:27Donc les deux questions
30:28sont liées.
30:29Ce qu'il faut comprendre
30:30quand Marco Rubio
30:31dit qu'Israël a le droit
30:32de se défendre
30:32que ce soit Benjamin Netanyahou
30:34ou un autre Premier ministre
30:34parce qu'effectivement
30:38éventuellement s'il y a besoin
30:40sporadiquement
30:41ou pour le Hezbollah
30:42surtout de se défendre
30:43allez-y pour l'Iran
30:44c'est plus compliqué d'y aller
30:45sans les Etats-Unis
30:46pour Israël
30:47mais ça veut dire que
30:48une fois pendant un...
30:49Quel que soit le nouveau
30:49Premier ministre israélien
30:51celui-ci
30:52s'il décide quand même
30:54que pour la sécurité d'Israël
30:55il faut taper sur le Hezbollah
30:56ça ne fait pas beaucoup de débats
30:58Justement on va retrouver
30:59Élise Phillips
30:59qui est à Beyrouth
31:00pour BFM TV
31:02Justement Élise
31:03et ça le Hezbollah
31:04ne cesse de le dire
31:05de le répéter
31:06via des communiqués
31:06hors de question
31:07de déposer les armes
31:08ou de rendre les armes
31:11Exactement
31:12et ça c'est vraiment
31:12pas une surprise
31:13parce que depuis le début
31:14le Hezbollah
31:15refuse toute négociation
31:16directe avec Israël
31:17et hier effectivement
31:18il y a eu cette déclaration
31:20de la part du chef
31:20de la milice
31:21Naïm Kassem
31:22qui a dit clairement
31:23les mots
31:23pour lui
31:24il est hors de question
31:25que le Hezbollah
31:26rende les armes
31:27et les attaques
31:28de drones notamment
31:29vont se poursuivre
31:30contre des positions
31:31militaires israéliennes
31:32dans le sud du Liban
31:33ça risque de poser problème
31:34pour la fin de la guerre
31:35parce que le voisin du sud
31:37Israël exige
31:38comme condition sine qua non
31:40le désarmement total
31:41du Hezbollah
31:42sinon les frappes
31:43vont se poursuivre
31:44c'est le cas
31:45encore aujourd'hui
31:46on l'a constaté
31:47avec Théo Touché
31:48la ville de Tyre
31:48notamment un petit peu plus
31:49au sud de là où on est
31:50a été pilonnée
31:51par l'armée israélienne
31:52il faut avoir en tête
31:53aussi que toutes ces frappes
31:55de la part de l'armée israélienne
31:56tous les jours
31:57dans le sud du Liban
31:58notamment
31:58elles nourrissent aussi
31:59un sentiment sinon de vengeance
32:01mais au moins de colère
32:02dans la population libanaise
32:04un exemple précis
32:05avec Théo Touché
32:06qui m'accompagne
32:07nous avons passé la journée
32:08ici à Saïda
32:09dans l'hôpital gouvernemental
32:10avec des blessés de guerre
32:12des gens qui ont été pris au piège
32:14des bombardements
32:14qui s'en sont sortis
32:15mais qui vont avoir
32:16des séquelles parfois à vie
32:18on a rencontré deux hommes
32:19qui ont été très gravement blessés
32:21dans le dos
32:22au visage
32:23au bras
32:24et quand on leur pose
32:25la question de savoir
32:25ce qu'ils envisagent
32:26pour le futur
32:27l'avenir de leur pays
32:28et bien forcément
32:29ils nous disent
32:30ne pas croire
32:31et ne pas vouloir
32:32un accord de paix
32:33avec Israël
32:34il faut donc avoir aussi
32:35en tête
32:36ce sentiment-là
32:36qui grandit
32:37parmi la population libanaise
32:39quand ils constatent
32:39ces frappes
32:40qui continuent
32:40de se multiplier
32:41un petit peu partout
32:42sur le territoire
32:43Philippe, c'est avec Théo Touché
32:44à Beyrouth
32:44pourtant il y a eu
32:45des discussions
32:46il y a eu des discussions
32:47à Washington
32:48je ne sais pas
32:48si elles sont toujours en cours
32:49si elles sont rompues
32:50entre Israéliens et Libanais
32:52entre le gouvernement libanais
32:53et le gouvernement israélien
32:54à Washington
32:55via les ambassadeurs
32:56des deux pays
32:57sont en cours
32:59sur le Liban
33:00dans ce qui a été proposé
33:02par les Américains
33:02aux Iriens
33:03honnêtement
33:03je n'en sais rien
33:04parce que dans le texte
33:05qui a été envoyé
33:07il n'y avait rien
33:08sur le Liban
33:09en tout cas
33:10dans ce que j'ai vu
33:12il n'y avait rien
33:12sur le Liban
33:13je ne sais pas
33:13quelle est la position
33:14qui a été envoyée
33:15dans les négociations
33:18américano-iraniennes
33:19sur la question libanaise
33:20effectivement
33:21il y a des déclarations
33:22publiques
33:23des deux côtés
33:24qui laissent penser
33:25que les Américains
33:27veulent poursuivre
33:28les négociations
33:29sur le processus
33:31de paix
33:31entre le Liban
33:32et Israël
33:34d'un côté
33:35et les Iraniens
33:36qui voudraient
33:37inclure
33:37la question
33:39le cessez-le-feu libanais
33:40dans le cadre
33:42de l'accord général
33:43mais honnêtement
33:44je n'ai rien vu
33:44d'écrit là-dessus
33:45j'en sais rien
33:45Un dernier mot
33:46Philippe Kersanty
33:47Oui moi ce que je comprends
33:48parce que j'ai parlé aussi
33:49à des partis chrétiens libanais
33:50c'est que la colère
33:51aujourd'hui
33:52elle est plus
33:52vers le Hezbollah
33:54qui a relancé la guerre
33:55quand il y a eu
33:55le redémarrage de la guerre
33:56avec l'Iran
33:57et qu'aujourd'hui
33:58quand il y a eu un sondage
33:59qui a été fait au Liban
34:00seuls les partisans
34:01chiites du Hezbollah
34:02se sont opposés
34:03au traité de paix
34:04qui est en train de se préparer
34:05entre Liban et Israël
34:06qu'est-ce qu'il y a eu un sondage
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