Passer au playerPasser au contenu principal
Christine Kelly et ses chroniqueurs débattent de l'actualité dans #Facealinfo

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:0119h, ravie de vous retrouver ce soir au Sommaire.
00:00:04La campagne présidentielle est lancée.
00:00:06Marine Le Pen a changé de stratégie en se pourvoyant en cassation.
00:00:11Elle transforme une bataille judiciaire en bataille politique.
00:00:14Elle défie la justice sur son propre terrain,
00:00:17entend rester candidate jusqu'au bout et fait de son procès un symbole.
00:00:22La couronne de cassation de ce côté pourrait se prononcer au plus tard début avril 2027.
00:00:27T'as-tu appris cet après-midi ? Sommes-nous entrés dans une véritable crise des institutions ?
00:00:32L'édito de Mathieu Bocoté.
00:00:3421 jours, c'est la durée de vie du cessez-le-feu entre Donald Trump et l'Iran.
00:00:39Après de nouvelles frappes, l'accord vole en éclat.
00:00:43Plus qu'une simple reprise des hostilités,
00:00:46c'est peut-être l'équilibre du Moyen-Orient qui est en train de basculer,
00:00:49qui sort réellement gagnant de cette confrontation le point avec Michel Fayad.
00:00:55Après des propos racistes visant Kylian Mbappé,
00:00:58le parquet de Paris ouvre une enquête.
00:01:00Cette affaire révèle-t-elle le vrai visage du racisme ?
00:01:03Celui qui déshumanisme sans détour et sans complexe,
00:01:05à force d'employer ce mot pour tout.
00:01:08Ne risque-t-on pas de ne plus reconnaître ce racisme
00:01:10lorsqu'il éclate avec une telle violence ?
00:01:13Le regard de Marc Menon.
00:01:15La fin de vie entre dans une nouvelle bataille,
00:01:18cette fois constitutionnelle,
00:01:20après un troisième rejet du Sénat.
00:01:22Une saisine du Conseil constitutionnel est annoncée par Gérald Larcher
00:01:26pour contester la procédure et l'absence de garde-fous.
00:01:29Le débat est-il désormais devenu autant juridique qu'éthique ?
00:01:32Le décryptage pointu de Charlotte Tornelas ce soir.
00:01:37En lançant sa campagne à la flèche dans la Sarthe aujourd'hui,
00:01:41campagne écourtée,
00:01:42Marine Le Pen cherche à montrer que sa candidature reste intacte
00:01:46malgré ses ennuis judiciaires.
00:01:48Son électorat semble pour l'heure lui rester fidèle,
00:01:50mais le restera-t-il ?
00:01:51Sera-t-il conforté ou ébranlé au fil de la campagne ?
00:01:54Sa stratégie renforcera-t-elle toute la droite
00:01:57ou accentuera-t-elle encore les fractures sur la droite française ?
00:02:01Sa situation judiciaire deviendra-t-elle un frein
00:02:04ou un facteur de mobilisation ?
00:02:06L'analyse de Gabriel Cluzel.
00:02:08Un second tour entre LFI et le RN n'est plus une hypothèse marginale.
00:02:13Il opposerait deux visions radicalement différentes de la France
00:02:18avec un bloc central contraint de choisir son camp.
00:02:22La présidentielle de 2027 pourrait-elle être l'élection de tous les basculements ?
00:02:27L'édito de Mathieu Bocouti.
00:02:29Mais il n'a pas dit son dernier mot.
00:02:32Karim Ouamran est l'invité de Face à l'Info ce soir.
00:02:35Candidat lui aussi à la présidentielle.
00:02:36Le maire socialiste de Saint-Ouen, depuis 2020, réélu largement en 2026,
00:02:43ne veut rien lâcher face à LFI.
00:02:46Il veut rester ancré dans le réel malgré les pièges tendus par la gauche et la Nouvelle-France.
00:02:51Fils d'ouvriers marocains, musulmans, ancien cadre dans la tech,
00:02:56il a dynamisé sa ville avec les JO, la rénovation urbaine et la sécurité.
00:03:02Social, démocrate, pragmatique, fervent, critique de l'extrême-gauche,
00:03:06mais renvoie dos à dos l'extrême-gauche et l'extrême-droite.
00:03:09Il se présente à la présidentielle pour une gauche, je cite,
00:03:13« humaine, forte et crédible ».
00:03:15Il est notre invité ce soir.
00:03:17Une heure pour tout se dire et sans tabou.
00:03:19C'est parti !
00:03:32D'abord, Marine Le Pen, on l'a appris effectivement hier soir,
00:03:37un peu après notre dernière édition.
00:03:41Elle s'est lancée dans la campagne hier soir,
00:03:44mais aussi aujourd'hui à la flèche, Mathieu Bocoté.
00:03:47Et ça a surpris un peu tout le monde en décidant d'aller en cassation
00:03:51suite à la décision de la courant d'appel.
00:03:53Mathieu Plusia, il voit un coup de poker,
00:03:55un véritable pari politique contre une justice qu'elle défie
00:03:59dans son propre langage.
00:04:01Marine Le Pen a-t-elle décidé hier de forcer le destin ?
00:04:06On en a l'impression, c'est-à-dire qu'en fait,
00:04:08elle comprend que la bataille de la prochaine année,
00:04:12en fait depuis un bon moment déjà,
00:04:14mais s'écrira dans le langage et à l'encre du droit.
00:04:18Autrement dit, le droit est l'univers de référence de la prochaine année.
00:04:22C'est à travers le droit qu'on a cherché à l'exécuter politiquement.
00:04:25C'est à travers le droit qu'on cherche à anéantir
00:04:28les différentes candidatures du Rassemblement national.
00:04:30C'est à travers le droit qu'on cherche à asphyxier son parti.
00:04:33Donc, elle qui avait une psychologie jusqu'alors,
00:04:36et peut-être est-ce encore le cas à certains égards,
00:04:38une psychologie assez légaliste,
00:04:40assez une forme de juridisme propre aux avocats.
00:04:43Donc, il considère que le droit est l'expression ultime
00:04:45de la rationalité humaine.
00:04:47Là, on a l'impression que c'est un moment de bascule
00:04:49où il dit, d'accord, je parlerai le langage du droit,
00:04:51mais je ne ferai pas semblant de croire
00:04:53que tout cela n'est pas d'abord et avant tout politique.
00:04:56Donc, on avait deux scénarios possibles hier.
00:04:59Candidate avec bracelet ou pas candidate.
00:05:02Et là, qu'est-ce qu'on voit?
00:05:03Candidate qui, par la Cour de cassation,
00:05:05réussit à reporter le moment du bracelet
00:05:08en posant d'une certaine manière un défi aux institutions.
00:05:11parce que le sous-texte de sa décision,
00:05:15c'est, venez me poser le bracelet
00:05:17à quelques semaines de la présidentielle.
00:05:19Osez chercher à anéantir ma candidature
00:05:22à quelques semaines ou à quelques mois.
00:05:25Est-ce que vous allez vraiment oser,
00:05:27vous, les juges, dans les circonstances,
00:05:29est-ce que vous allez oser m'imposer cela?
00:05:31Qu'est-ce qu'elle fait à travers cela?
00:05:33C'est un rapport de force politique au sein du droit.
00:05:36Donc ça, je vais vraiment insister là-dessus.
00:05:39Pourquoi? Parce que nos sociétés ont l'habitude
00:05:41de pratiquer des génuflexions
00:05:43devant tout ce qui relève du langage du droit,
00:05:45comme s'il s'agissait d'une science supérieure de la justice.
00:05:48Or, dans les sociétés profondément divisées,
00:05:50le droit n'est rien d'autre qu'un rapport de force
00:05:53pour un temps fixé par la loi.
00:05:55Et là, qu'est-ce qu'elle dit?
00:05:56Elle dit, bien non, je vais nommer ce rapport de force.
00:05:59Que lui permet cette stratégie dans les circonstances?
00:06:02D'abord, elle va autour, on le sait,
00:06:03elle se donne du temps.
00:06:05Elle se donne du temps.
00:06:06Il faut dire que la Cour de cassation,
00:06:07quand elle dit, vous avez peut-être moins de temps prévu.
00:06:09Donc c'est une bataille.
00:06:10Donc chacun est rugé à sa manière.
00:06:12Parce que si on était selon les temps habituels
00:06:14de la Cour de cassation,
00:06:14on comprenait que ça aurait dû être réglé
00:06:15après la présidentielle.
00:06:17La Cour de cassation décide de frapper plus tôt.
00:06:19Certains dans le camp national disent,
00:06:20ah, la Cour de cassation a donc une forme d'agenda politique.
00:06:23Donc on voit que les institutions sont politisées.
00:06:26Deuxième élément,
00:06:27et ça je crois que c'est une chose importante pour elle,
00:06:29elle réaffirme pour un temps, pour plusieurs mois,
00:06:31sa prétention à l'innocence.
00:06:33Donc elle ne fera pas campagne à la manière
00:06:35de ce qu'ils appellent la délinquante,
00:06:38encore en col blanc,
00:06:38qui aurait été coincée par les institutions.
00:06:40Elle dit, non, je suis innocente
00:06:42et je revendique mon innocence.
00:06:44Et ça, ça lui donne une carte à jouer dans la présidentielle
00:06:46parce que si elle se présentait aux yeux de tous
00:06:48avec son bracelet,
00:06:49il n'est pas certain que les Français
00:06:50soient des Américains comme les autres.
00:06:52Il n'est pas certain que le rapport au droit soit le même.
00:06:54Il n'est pas certain que Marine Le Pen
00:06:55soit une Donald Trump bis.
00:06:57Donc elle se donne du temps
00:06:58pour faire une campagne relativement normale.
00:07:02Mais par ailleurs, nous ne l'oublions pas,
00:07:05elle entre dans un domaine
00:07:06qui relève peut-être moins du droit justement
00:07:08que de l'astrologie ou de la théologie.
00:07:10C'est-à-dire, quand on voit
00:07:12les différents juristes expliquer
00:07:14qu'il serait possible,
00:07:15si la Cour de cassation casse le jugement
00:07:18de l'appel, qu'on revienne
00:07:20au premier jugement,
00:07:21d'autres disent non, pas du tout.
00:07:22Donc on voit des juristes s'opposer
00:07:24les uns les autres
00:07:25sur ce que voudrait dire
00:07:26le jugement X ou Y.
00:07:28Donc les juristes eux-mêmes
00:07:30n'interprètent pas de la même manière
00:07:32le droit dans les circonstances.
00:07:33Nous sommes dans un moment
00:07:34de, on pourrait dire,
00:07:36de haute intensité subjective.
00:07:38Autrement dit, le droit n'est pas neutre.
00:07:41Chacun l'interprète à sa manière.
00:07:42Les théologiens du droit
00:07:43font dire une chose au droit
00:07:44ou autre chose au droit.
00:07:46Pour l'instant, le discours dominant,
00:07:48c'est que la question de l'inéligibilité
00:07:49est balayée, vraiment.
00:07:51C'est terminé.
00:07:51Mais, portez attention au fait
00:07:53que d'autres juristes,
00:07:54des militants aussi,
00:07:55disent non, ce n'est pas terminé,
00:07:57ce n'est pas balayé,
00:07:58ça pourrait toujours revenir,
00:08:00elle pourrait être frappée
00:08:00d'inéligibilité dans quelques mois.
00:08:03Donc, on ne sait même pas exactement
00:08:05ce que serait la conséquence
00:08:07d'un...
00:08:07Bon, la Cour de cassation
00:08:08casserait tel ou tel...
00:08:09On ne sait pas exactement
00:08:10quelles seraient les conséquences.
00:08:11Donc le droit en ces matières
00:08:12est tout sauf prévisible.
00:08:15Vous connaissez, c'est une formule,
00:08:16on dit quelquefois,
00:08:16rien n'est plus imprévisible
00:08:18que le passé.
00:08:19Je dirais, rien n'est plus imprévisible
00:08:20que le droit aujourd'hui.
00:08:22Sachant cela, cela dit,
00:08:23ce qui est intéressant,
00:08:24c'est l'évolution
00:08:25de la rationalité des jugements.
00:08:28Première instance,
00:08:29Cour d'appel,
00:08:29les arguments utilisés
00:08:31pour la condamner
00:08:31n'ont pas été les mêmes,
00:08:33les rationalités juridiques
00:08:34utilisées n'ont pas été les mêmes
00:08:35et par ailleurs,
00:08:36l'argument utilisé pour la sauver,
00:08:37cette fois-là,
00:08:38ça ressort beaucoup aujourd'hui,
00:08:39c'est la liberté de l'électeur.
00:08:42La liberté de l'électeur.
00:08:43C'est-à-dire la possibilité
00:08:44de choisir ses candidats.
00:08:45Donc, en première instance,
00:08:47on voulait dégommer Marine Le Pen
00:08:49en disant qu'elle ne doit pas
00:08:50être candidate
00:08:51pour protéger les électeurs
00:08:52contre elle
00:08:53et maintenant,
00:08:54on veut sauver le droit
00:08:54des électeurs
00:08:55de l'avoir comme candidate.
00:08:56Et on nous dit ensuite
00:08:57qu'on doit s'incliner
00:08:58et faire des salamalecs
00:08:59devant ce qu'ils appellent
00:09:00l'État de droit.
00:09:01Je veux bien,
00:09:02mais j'aimerais qu'eux-mêmes
00:09:02s'entendent minimalement
00:09:03sur ce qu'ils ont en commun.
00:09:05À travers cette séquence,
00:09:06il y a aussi deux données importantes.
00:09:08Un véritable désenchantement
00:09:09des Français
00:09:09par rapport à la justice,
00:09:10mais au même moment,
00:09:12selon un des sondages
00:09:13qui sort aujourd'hui,
00:09:13beaucoup de Français
00:09:14qui disent
00:09:15qu'on ne la croit
00:09:16mais on ne la croit pas
00:09:17innocente pour autant.
00:09:18Ensuite,
00:09:19on ne la croit pas innocente.
00:09:19Est-ce que ça veut dire
00:09:20qu'on ne la veut pas
00:09:20comme présidente
00:09:21parce que par ailleurs,
00:09:21on les croit tous coupables?
00:09:23Donc, vous voyez
00:09:23toutes les données
00:09:24qui s'additionnent
00:09:24les unes les autres.
00:09:25Ce qui est certain,
00:09:27c'est qu'elle a dû trouver
00:09:27dans le langage du droit
00:09:28une manière de poursuivre
00:09:29sa campagne politique.
00:09:31C'est intéressant
00:09:32parce qu'il y a un sondage
00:09:34là, IFOP,
00:09:35pour le Figaro
00:09:37qui la donne
00:09:38à 36 %
00:09:39plus 4 points
00:09:40à son plus haut niveau,
00:09:42un niveau inédit
00:09:43juste après cette décision.
00:09:44C'est intéressant.
00:09:45Et puis, Rotaillot et Zemmour
00:09:47en perte de vitesse.
00:09:47On verra l'impact
00:09:48sur la droite avec vous
00:09:49dans un instant.
00:09:50Et Mathieu,
00:09:50Bocoté, on continue
00:09:51parce que vous dites
00:09:52que Marine Le Pen
00:09:52a trouvé un chemin juridique
00:09:53pour fonder une décision politique.
00:09:56Qu'est-ce que vous entendez
00:09:57concrètement par là?
00:09:57Alors, on comprend
00:09:58que dans nos sociétés,
00:09:59personne ne va décider
00:10:00de dire
00:10:00« je vais dans l'illégalité ».
00:10:01On n'est pas devant
00:10:02une société de brigands.
00:10:04Quand on pense
00:10:04que le droit est illégitime,
00:10:06on le conteste
00:10:07néanmoins
00:10:08dans le langage du droit.
00:10:09Donc ça, on comprend
00:10:09que c'est le langage commun
00:10:10de notre civilisation.
00:10:12Ce qui est intéressant,
00:10:13cela dit, aujourd'hui,
00:10:14c'est puisqu'on ne fait
00:10:15plus semblant de croire
00:10:16que le droit est neutre,
00:10:17puisqu'on ne fait plus semblant
00:10:19de croire à la neutralité
00:10:20relative des juges.
00:10:21Parce qu'on dit
00:10:21ce juge-là,
00:10:22la juge en première instance,
00:10:23une petite juge fanatisée,
00:10:25en deuxième instance,
00:10:25des juges plus subtils,
00:10:27plus finis en cassation,
00:10:28on verra.
00:10:29Donc, puisqu'on n'est plus
00:10:30dans cette illusion,
00:10:31qu'est-ce qu'on voit?
00:10:32On voit que désormais
00:10:33dans nos sociétés,
00:10:34en Occident,
00:10:36dans une société
00:10:37où le droit, par ailleurs,
00:10:38est tordu comme tout,
00:10:39est orienté et n'est plus neutre,
00:10:41eh bien, il est nécessaire
00:10:42quelquefois de trouver
00:10:43un chemin dans le droit
00:10:44pour appliquer autre chose
00:10:45que ce que le droit veut.
00:10:46Je m'explique en un mot.
00:10:47Donald Trump,
00:10:48petit exemple.
00:10:49Donald Trump,
00:10:50en 2024,
00:10:51quand même,
00:10:51il se fait lire,
00:10:52qu'est-ce qu'il dit,
00:10:52dans ses équipes,
00:10:53il s'était préparé depuis longtemps.
00:10:55Tel qu'est le droit,
00:10:56aujourd'hui,
00:10:57aux États-Unis,
00:10:58tel qu'ont évolué
00:10:59les institutions,
00:11:00on prendrait le pouvoir,
00:11:01on gagnerait,
00:11:02qu'on ne pourrait pas
00:11:02appliquer notre programme.
00:11:03Donc, on gagnerait,
00:11:04mais les institutions
00:11:05nous paralyseraient.
00:11:06Qu'est-ce qu'on doit faire,
00:11:07donc, dit Trump
00:11:08et les gens de son équipe?
00:11:09En fait,
00:11:09on doit se faire élire,
00:11:11mais on doit avoir
00:11:11une théorie du droit
00:11:12qui fait qu'il justifie
00:11:13que quand on arrive au pouvoir,
00:11:14on prend plusieurs décisions
00:11:16qui contournent
00:11:17les mécanismes habituels
00:11:18de la gouvernance.
00:11:19Mais on ne peut pas faire ça
00:11:20à partir de rien.
00:11:20On a besoin d'un chemin juridique
00:11:22qui justifie nos décisions.
00:11:24Dans le cas de Trump,
00:11:25c'était le fait
00:11:26de gouverner
00:11:26par les ordonnances,
00:11:27pas les ordonnances,
00:11:28les décrets présidentiels
00:11:29à répétition.
00:11:31D'une certaine manière,
00:11:32il réussit à sortir
00:11:33d'un système
00:11:34qui l'empêchait de gouverner
00:11:35en ayant trouvé
00:11:36un chemin juridique,
00:11:37la théorie de l'exécutif unitaire,
00:11:39qui lui permettait
00:11:40de gouverner.
00:11:41De la même manière,
00:11:41en France,
00:11:42on entend la même chose
00:11:42quand on parle éventuellement
00:11:44d'une victoire
00:11:44du camp national,
00:11:45quand on dit
00:11:46qu'il va falloir faire
00:11:46un référendum.
00:11:47Oui, mais le référendum
00:11:48tel qu'on veut le faire,
00:11:49on ne peut plus le faire
00:11:50aujourd'hui
00:11:50parce qu'on a tellement
00:11:50resserré le champ du référendum.
00:11:52Mais là,
00:11:53des intellectuels,
00:11:54des juristes,
00:11:54des penseurs,
00:11:55qui disent non,
00:11:55on peut faire un référendum
00:11:56à la générale de Gaulle,
00:11:58le premier modèle.
00:11:59Donc là,
00:12:00qu'est-ce qu'on cherche ?
00:12:00On cherche un chemin juridique
00:12:01pour donner une apparence
00:12:03de crédibilité constitutionnelle
00:12:04à une décision politique.
00:12:06Ce qui est intéressant,
00:12:07par ailleurs,
00:12:07dans la stratégie
00:12:08de Mme Le Pen,
00:12:09c'est qu'il y a
00:12:10un tournant insurrectionnel
00:12:11en quelque sorte.
00:12:12Elle ne fait plus semblant
00:12:13d'être dans la candidate
00:12:16de plus
00:12:16dans une présidentielle complexe.
00:12:18Elle assume
00:12:18une opposition au système.
00:12:20On peut être d'accord
00:12:20ou en désaccord,
00:12:21mais c'est un tournant.
00:12:22Mais c'est un tournant.
00:12:23Nous l'évoquions hier,
00:12:24le RN avait
00:12:26deux candidats
00:12:27à la présidentielle
00:12:27et il n'y en a plus qu'un.
00:12:29Est-ce acté
00:12:30une fois pour toutes ?
00:12:32Probablement.
00:12:32Mais ce que je lis aujourd'hui,
00:12:34n'étant pas moi-même
00:12:35théologien du droit,
00:12:36heureusement,
00:12:36j'ai lu plusieurs défauts,
00:12:37mais pas celui-là.
00:12:38Ce que je note,
00:12:39c'est que plusieurs...
00:12:40Il se pourrait.
00:12:41Imaginons que,
00:12:42par je ne sais quelle contorsion
00:12:43du droit,
00:12:44Mme Le Pen soit frappée
00:12:45d'inéligibilité.
00:12:46Imaginons que ce soit le cas.
00:12:46Finalement,
00:12:47je comprends que ce n'est pas
00:12:48l'opinion dominante,
00:12:49mais elle existe.
00:12:50Là, ça fait ressortir
00:12:51un homme qui aujourd'hui
00:12:52a vu probablement
00:12:53ses plans d'avenir
00:12:53changer relativement,
00:12:54Jordan Bardella.
00:12:55Donc, quelle stratégie
00:12:56aura-t-il désormais
00:12:57qu'il est numéro deux
00:12:58alors qu'il s'est vu
00:12:59probablement pendant
00:12:59quelques semaines,
00:13:00quelques mois,
00:13:00numéro un ?
00:13:01Autre élément à travers cela.
00:13:03Est-ce que les tribunaux,
00:13:04est-ce que la justice
00:13:05a d'autres tours
00:13:06dans son sac,
00:13:08autrement dit,
00:13:09contre le RN,
00:13:09contre ses candidats ?
00:13:10On sait qu'il y a des procédures
00:13:11qui sont lancées
00:13:12contre Jordan Bardella,
00:13:12notamment.
00:13:13Il ne faut pas l'oublier.
00:13:14Est-ce que,
00:13:15dans la contre-attaque
00:13:15des tribunaux,
00:13:16il y a d'autres stratégies
00:13:19possibles ?
00:13:20Je pense que c'est
00:13:21la question finale.
00:13:21Comment réagira
00:13:23Marine Le Pen
00:13:23le jour où on lui
00:13:24collera peut-être
00:13:24un bracelet ?
00:13:25Qu'est-ce qu'elle va faire ?
00:13:26Est-ce qu'à ce moment-là,
00:13:27elle viendra ça
00:13:28comme une forme de déchéance ?
00:13:29Ou est-ce qu'elle dira
00:13:29« Je me présente quand même,
00:13:31ce bracelet,
00:13:32c'est un défi que vous me posez,
00:13:33mais moi,
00:13:33je fais le défi au système. »
00:13:35Est-ce qu'elle dira
00:13:35dans les circonstances
00:13:36« Je me présente
00:13:37quelle que soit la décision,
00:13:39je fonce,
00:13:40vous ne m'aurez pas. »
00:13:41Autrement dit,
00:13:41est-ce qu'elle réussira
00:13:42à transformer cela
00:13:42en insurrection démocratique ?
00:13:44Nous verrons.
00:13:45Merci, Mathieu Bocoté.
00:13:48Dans un instant,
00:13:48on parlera avec vous
00:13:49dans votre deuxième édito
00:13:51du second tour
00:13:52entre LFI et RN.
00:13:54Est-ce que c'est acté ?
00:13:55On en parlera aussi
00:13:57avec notre invité
00:13:57Karim Bramwane
00:13:58qui est candidat
00:13:59à la présidentielle
00:14:00et qui nous rejoint
00:14:00dans un instant.
00:14:01On marque une pause,
00:14:02on revient
00:14:02avec Michel Fayard
00:14:03et la guerre.
00:14:04Eh oui,
00:14:05la guerre en Iran,
00:14:06on en reparle ce soir.
00:14:11Retour sur le plateau
00:14:12de Face à l'Info.
00:14:14Et si on commençait
00:14:15avec vous
00:14:15cette deuxième partie
00:14:16à Michel Fayard
00:14:17puisque 21 jours,
00:14:19seulement 21 jours,
00:14:20c'est tout ce qu'aura duré
00:14:22l'accord entre
00:14:23Donald Trump et l'Iran
00:14:24signé en fanfare.
00:14:25On s'en souvient
00:14:26le 17 juin,
00:14:27il explose en plein vol
00:14:28aujourd'hui.
00:14:29C'est terminé.
00:14:29Négocier avec eux
00:14:30est une perte de temps.
00:14:31Ce sont des menteurs
00:14:32à lâcher le président
00:14:34depuis un sommet
00:14:35de l'OTAN.
00:14:36Michel Fayard,
00:14:37on nous promettait
00:14:38pourtant une paix historique.
00:14:39Oui,
00:14:40une paix historique
00:14:40qui a duré,
00:14:41comme vous avez dit,
00:14:41trois semaines.
00:14:42C'est une paix
00:14:44qui avait commencé
00:14:45par une guerre
00:14:46et comme vous le savez
00:14:46avec l'assassinat
00:14:47d'Ali Khemenei,
00:14:48le guide suprême.
00:14:49Il y a eu cet accord
00:14:50de 14 points
00:14:51qui avait été signé
00:14:52en juin
00:14:53et dans lequel
00:14:54les Iraniens
00:14:54pensaient avoir obtenu
00:14:55pas mal de choses,
00:14:56notamment par exemple
00:14:58la réouverture
00:14:58du détroit d'Hormuz,
00:15:01leurs avoirs
00:15:02qui étaient dégelés
00:15:03et puis aussi
00:15:04le retour de l'AIEA,
00:15:06c'est-à-dire
00:15:06l'Agence internationale
00:15:07de l'énergie atomique
00:15:08pour s'occuper
00:15:09du nucléaire.
00:15:10Et puis Trump,
00:15:11de son côté,
00:15:11pensait que les 12 milliards
00:15:13de dollars
00:15:13qu'il était en train
00:15:14de dégeler
00:15:14pouvaient servir
00:15:15en fait à acheter
00:15:17du blé américain,
00:15:18du soja américain,
00:15:19du maïs américain.
00:15:20En somme,
00:15:21en fait,
00:15:21financer la récolte
00:15:23du Kansas.
00:15:24Mais les missiles balistiques,
00:15:26eux,
00:15:26ils étaient mis de côté.
00:15:28mais en fait,
00:15:29les Iraniens ont commencé
00:15:30à faire des provocations
00:15:32et hier soir,
00:15:33dans la nuit,
00:15:35suite à une attaque
00:15:36de la part des Iraniens
00:15:38contre des navires marchands,
00:15:39les Américains ont répliqué
00:15:41et ils ont frappé
00:15:4380 cibles en Iran.
00:15:45Et les Iraniens ont répliqué
00:15:46en frappant des bases américaines
00:15:47au Bahreïn et au Koweït.
00:15:49Le cessez-le-feu prenait l'eau
00:15:50avant même d'avoir séché.
00:15:51Il a coulé cette nuit.
00:15:53Donc Donald Trump
00:15:54rompt l'accord,
00:15:55Michel Fayyad,
00:15:56mais au fond,
00:15:57qui est vraiment le perdant ?
00:15:59C'est la question
00:15:59qu'on peut se poser
00:16:00parce qu'à vous écouter,
00:16:01l'Iran n'a pas franchement
00:16:03l'air de se plaindre.
00:16:05Oui,
00:16:06côté pays,
00:16:06l'Iran,
00:16:06lui,
00:16:07a conservé ses missiles,
00:16:08il a récupéré du cash.
00:16:10Donc oui,
00:16:10de ce point de vue,
00:16:11il a montré
00:16:12qu'il l'a un petit peu emporté
00:16:14puis il s'est même permis
00:16:15de se moquer
00:16:16des 47 millions d'Américains
00:16:18qui,
00:16:18soi-disant,
00:16:19meurent de faim
00:16:19alors que lui,
00:16:21et dans sa propre économie,
00:16:22il y a 300% d'inflation
00:16:23pour le peuple iranien
00:16:25et puis il a gagné
00:16:27ce CDD de trois semaines
00:16:29et qui se termine mal.
00:16:31Mais côté face,
00:16:32ce qui est intéressant,
00:16:33c'est qu'il a été imposé
00:16:35à l'Irak et au Liban
00:16:36de désarmer
00:16:36les proxys iraniens.
00:16:38Donc en Irak,
00:16:39les hajè shabi
00:16:40doivent désarmer
00:16:40d'ici le 30 septembre,
00:16:42c'est-à-dire donc
00:16:42le proxy iranien en Irak
00:16:43et au Liban,
00:16:44le Hezbollah,
00:16:45suite à l'accord
00:16:46entre Israël
00:16:46et les Etats-Unis
00:16:47et le Liban,
00:16:48doit être désarmé
00:16:49et ce qui est intéressant,
00:16:50c'est que le dossier libanais
00:16:51a été donc retiré
00:16:53de ces 14 points
00:16:54qui étaient prévus
00:16:55dans l'accord
00:16:56entre Iraniens
00:16:57et Américains.
00:16:59Et une chose
00:17:00aussi qui est intéressante,
00:17:01c'est que le rapport
00:17:02de force a changé
00:17:03entre Américains
00:17:04et Iraniens.
00:17:05On parlait au début
00:17:06de la guerre,
00:17:07si vous vous souvenez,
00:17:07d'un changement de régime
00:17:09ou de la chute
00:17:10du régime iranien.
00:17:12Finalement,
00:17:12Trump est en train
00:17:13de s'attaquer
00:17:13à l'empire iranien
00:17:15qui agissait
00:17:16avec ses proxys.
00:17:17Alors,
00:17:18dans ce grand festin
00:17:20géopolitique,
00:17:21chacun repart
00:17:22en se demandant
00:17:23qui, au fond,
00:17:24a vraiment mangé
00:17:25le maïs.
00:17:27Merci pour votre
00:17:28fine analyse,
00:17:29Michel Fayad.
00:17:31Marc Menon,
00:17:32après les propos racistes
00:17:33visant Kylian Mbappé,
00:17:35le parquet de Paris
00:17:36ouvre une enquête.
00:17:37Cette affaire,
00:17:38est-ce qu'elle révèle
00:17:39le vrai visage du racisme
00:17:41puisqu'on met le racisme
00:17:42sur tout,
00:17:43sur n'importe quel mot,
00:17:44sur n'importe quelle situation ?
00:17:46Est-ce que ce n'est pas là
00:17:47la définition
00:17:48du véritable racisme ?
00:17:50Vous venez de poser
00:17:51l'équation
00:17:52à laquelle on trouve
00:17:54rarement de solution
00:17:55de nos jours.
00:17:57Comment faire en sorte
00:17:58que les mots
00:17:59gardent leur sens ?
00:18:01Car si les mots
00:18:02n'ont plus
00:18:03l'ancrage
00:18:05qui permet aussitôt
00:18:06de les traduire,
00:18:08ça signifie
00:18:09que chacun s'arrange
00:18:10et y voit derrière
00:18:11un petit quelque chose.
00:18:13Alors moi,
00:18:13je suis devenu,
00:18:14il y a quelques années
00:18:15de ça,
00:18:15je suis devenu
00:18:16un raciste.
00:18:17une ordure
00:18:19invraisemblable
00:18:19parce que je suis
00:18:20un laïcar.
00:18:21Et en tant que laïcar,
00:18:23je ne veux pas voir
00:18:24dans les rues
00:18:24de signes
00:18:26de représentation
00:18:27d'une religion.
00:18:28Je ne veux pas non plus
00:18:29qu'il y ait dans la rue
00:18:31des gens
00:18:32qui aient des prières.
00:18:33Je ne veux pas
00:18:34que dans un bureau
00:18:35on puisse dire
00:18:37vous ne pouvez pas saluer
00:18:38cette jeune dame,
00:18:39elle est musulmane
00:18:40et elle tient
00:18:41d'observer
00:18:42les règles
00:18:43de sa religion.
00:18:44Par conséquent,
00:18:45vous resterez
00:18:46à distance,
00:18:47vous parlerez
00:18:47par téléphone portable
00:18:49chacun dans une pièce.
00:18:50Vous voyez
00:18:51où on en est.
00:18:52Donc aujourd'hui,
00:18:53là on est confronté
00:18:54à ce qu'est le racisme,
00:18:56cette ordurerie,
00:18:57cette crapulerie
00:19:00intellectuelle.
00:19:00– Rappelez-nous un petit peu
00:19:01le combat.
00:19:02– Je vais le faire.
00:19:03– Pardonnez-moi.
00:19:03– Donc c'est madame Amaria
00:19:05à la 61 ans,
00:19:07elle n'est pas toute jeune,
00:19:08bon,
00:19:09qui est,
00:19:09non mais permettez-moi
00:19:10de m'amuser de cela,
00:19:12qui est sénatrice
00:19:13au Paraguay
00:19:14et elle a dit,
00:19:15en parlant de Mbappé,
00:19:17« Camounet colonisé,
00:19:18vous vous rendez compte ? »
00:19:20« Camounet colonisé,
00:19:21faisant semblant
00:19:22d'être français,
00:19:24rancunier,
00:19:26nouveau riche,
00:19:28arrogant,
00:19:29lait,
00:19:29idiot,
00:19:30qui n'a même pas appris
00:19:32à écrire,
00:19:33au lieu du lait maternel,
00:19:35il était,
00:19:37il tétait
00:19:37de la noix de coco.
00:19:39Et la chose
00:19:41la plus instruite
00:19:42qu'il ait jamais entendu,
00:19:44ce sont des chimpanzés. »
00:19:46Voilà comment cette femme
00:19:48ose tenir des propos
00:19:50aussi abjects.
00:19:51Alors les réactions,
00:19:52les réactions
00:19:53derrière tout cela,
00:19:54déjà celle de Mbappé,
00:19:56c'est un seigneur
00:19:56cet homme-là
00:19:57d'une certaine façon.
00:19:58Déjà parce qu'il parle
00:19:59de l'équipe du Paraguay.
00:20:01Pour ceux qui ont un peu
00:20:02suivi cette rencontre,
00:20:03c'était plutôt
00:20:04un jeu de massacre
00:20:05qu'un véritable match
00:20:08de football.
00:20:09Eh bien lui,
00:20:10il dit,
00:20:11« Madame,
00:20:12vous ne représentez pas
00:20:13le Paraguay,
00:20:14ce pays qui a transpiré
00:20:16la passion et l'honneur. »
00:20:18Vous vous rendez compte
00:20:19après ce qui s'est passé ?
00:20:20Il dit,
00:20:22« Eh bien,
00:20:23vous êtes
00:20:24une dame incompétente. »
00:20:26Alors elle a fait
00:20:26un peu marche arrière,
00:20:28elle.
00:20:28Elle dit,
00:20:29« Oui,
00:20:30j'ai été un peu trop loin,
00:20:31j'ai eu un coup de sang,
00:20:32etc.
00:20:32Je veux bien m'excuser,
00:20:34mais il faut qu'il s'excuse. »
00:20:35Mais en quoi
00:20:36l'a-t-il insultée
00:20:38en la traitant
00:20:39de dame incompétente ?
00:20:40Quand vous êtes élu,
00:20:42ce n'est pas de l'incompétence
00:20:43de se laisser déborder
00:20:44par un coup de sang ?
00:20:45Il y a un minimum,
00:20:46je dirais,
00:20:48de réserve à avoir
00:20:49et d'être capable
00:20:50de contrôler son verbe.
00:20:51Apparemment,
00:20:52elle n'en a pas.
00:20:53Mais ce qui m'a offusqué aussi,
00:20:55ce sont les réactions
00:20:57venues des autorités.
00:20:59Par exemple,
00:21:00la FIFA.
00:21:01La FIFA
00:21:01aurait dû tout de suite
00:21:04avoir
00:21:04une attitude
00:21:06de provocation
00:21:07vis-à-vis,
00:21:09enfin,
00:21:09d'interpellation
00:21:10du gouvernement
00:21:11paraguayen.
00:21:12elle a dit
00:21:12« Oh non,
00:21:14oui,
00:21:14c'est vraiment pas bien
00:21:15ce qui a été dit
00:21:17et nous sommes,
00:21:18nous,
00:21:19contre le racisme
00:21:20et nous devons
00:21:21éradiquer le racisme. »
00:21:23Vous vous rendez compte
00:21:23simplement
00:21:24de cette position-là ?
00:21:26Le président Macron,
00:21:27lui,
00:21:27il dit
00:21:28« Tout mon soutien
00:21:29quand les mots
00:21:31salissent
00:21:31nos valeurs,
00:21:33regarde
00:21:34la dignité,
00:21:36le respect,
00:21:36la fraternité. »
00:21:38Ça me paraît
00:21:38un peu faible
00:21:39quand on a
00:21:40le capitaine
00:21:41de l'équipe de France
00:21:42qu'il revendique
00:21:43comme étant son ami,
00:21:46autant humilier
00:21:47et avoir des mots
00:21:48qui sont un minimum
00:21:50diplomatiques.
00:21:51Alors,
00:21:52ceux qui ont bien réagi,
00:21:53c'est la Fédération
00:21:54française de football
00:21:55qui tout de suite
00:21:56a dit
00:21:56« On porte plainte »
00:21:57et qui a interpellé
00:21:59le parquet.
00:22:00Mais quelle possibilité
00:22:01pour le parquet
00:22:03de faire en sorte
00:22:04que justice soit faite,
00:22:06que cette femme
00:22:07ait à rendre compte
00:22:08de cette haine
00:22:10qu'elle attise
00:22:11et on est quand même
00:22:12dans une compétition mondiale,
00:22:14dans une compétition
00:22:15qui doit faire en sorte
00:22:16que les uns et les autres
00:22:17se rappellent
00:22:18à un minimum
00:22:19d'humanité.
00:22:20L'humanité,
00:22:20c'est quoi ?
00:22:21C'est le respect de l'autre,
00:22:22quelle que soit sa couleur.
00:22:24Eh bien là,
00:22:25que pourront-ils faire ?
00:22:27Notons que les politiques,
00:22:29j'ai parlé de M. Macron,
00:22:31il y a Mélenchon
00:22:33qui a été contre,
00:22:35il y a également Attal,
00:22:37mais Édouard Philippe
00:22:38que l'on a vu
00:22:39se faire filmer
00:22:40en train de regarder,
00:22:41pas un mot,
00:22:42il était là,
00:22:43bravo Bémpapé,
00:22:44mais là même,
00:22:45pas un mot
00:22:45pour le défendre.
00:22:46Et tous les autres,
00:22:47même chose,
00:22:48le silence.
00:22:48Les journalistes,
00:22:50là aussi,
00:22:51silence.
00:22:52Et les supporters,
00:22:53les supporters
00:22:54qui s'égozillent,
00:22:56qui jusqu'à,
00:22:56je ne sais trop combien
00:22:57font là la fête,
00:22:58ces supporters,
00:23:00dans un pays où on pétitionne,
00:23:03eh bien,
00:23:03il n'y en a pas un
00:23:04qui a dit,
00:23:04on essaie de mener une action
00:23:06pour que,
00:23:07partout dans le monde,
00:23:09on rappelle
00:23:10un minimum
00:23:11d'esprit
00:23:12d'humanité.
00:23:13ça,
00:23:14c'est le racisme.
00:23:16Merci beaucoup,
00:23:17Marc Menon.
00:23:19Charlotte Dornelas,
00:23:20aujourd'hui,
00:23:21Gérard Larcher annonce
00:23:22qu'il pourrait saisir
00:23:23le Conseil constitutionnel.
00:23:26Hier,
00:23:26le Sénat a rejeté
00:23:27le texte sur l'aide à mourir
00:23:29sans même en débattre.
00:23:31Où en est-on
00:23:32de ce texte
00:23:33ce soir ?
00:23:35Oui,
00:23:35parce que je pense
00:23:36que tout le monde
00:23:36est un peu perdu
00:23:37à la fois sur
00:23:38là où on en est
00:23:39et sur ce qu'il y a
00:23:40dans le texte,
00:23:41par ailleurs,
00:23:41puisque ça n'intéresse
00:23:42plus personne
00:23:42depuis quelques mois.
00:23:43J'ai remarqué,
00:23:44pas même les députés,
00:23:45parce qu'ils étaient
00:23:45une centaine
00:23:46pendant les débats
00:23:46sur le propre texte
00:23:47qu'ils ont pourtant voté.
00:23:49Nous,
00:23:50ça nous intéresse.
00:23:51Malgré toute l'actualité,
00:23:52on regarde les pieds sur terre.
00:23:54On regarde tout.
00:23:54Donc,
00:23:55il y a quelques jours,
00:23:55en effet,
00:23:56l'Assemblée nationale
00:23:57adoptait le texte
00:23:58en troisième lecture.
00:24:00Il avait été adopté
00:24:02ce texte
00:24:02sur l'aide à mourir,
00:24:03ouvrant un droit
00:24:04à l'aide à mourir.
00:24:05Vous savez,
00:24:05tout ça avait commencé
00:24:06par Emmanuel Macron
00:24:07qui disait
00:24:07que ça ne serait jamais
00:24:08un droit.
00:24:08aujourd'hui,
00:24:09l'intitulé
00:24:09de la proposition de loi,
00:24:10c'est proposition de loi
00:24:12relative au droit
00:24:13à l'aide à mourir.
00:24:14Comme ça,
00:24:15au moins,
00:24:15on est fixé.
00:24:16Donc,
00:24:17le texte avait été adopté
00:24:18à deux reprises
00:24:18par l'Assemblée,
00:24:19rejeté à deux reprises
00:24:21par le Sénat.
00:24:22Donc,
00:24:22il y avait eu la mise en place
00:24:23d'une commission mixte paritaire
00:24:24qui réunit des sénateurs
00:24:26et des députés.
00:24:28Cette commission
00:24:29avait été réunie.
00:24:30Elle avait échoué,
00:24:30évidemment,
00:24:31à trouver une issue
00:24:33et l'Assemblée
00:24:34devait donc à nouveau
00:24:35se prononcer.
00:24:36Ça a été fait
00:24:36il y a quelques jours
00:24:37et le Sénat
00:24:38a donc rejeté,
00:24:39vous l'avez dit,
00:24:40avant même d'en débattre.
00:24:41Alors,
00:24:41Gérard Larcher
00:24:42l'explique
00:24:43par l'impuissance
00:24:44organisée du Sénat
00:24:45puisque le gouvernement
00:24:47a choisi de donner
00:24:48le dernier mot
00:24:48sur ce texte
00:24:49à l'Assemblée nationale
00:24:50et par ailleurs,
00:24:52Gérard Larcher
00:24:52insiste sur le fait
00:24:53que le gouvernement
00:24:53n'a pris en compte
00:24:54aucune des alertes
00:24:55des amendements
00:24:56ou des garde-fous
00:24:57qui avaient été proposés
00:24:58par la commission
00:24:58des affaires sociales
00:24:59du Sénat
00:25:00qui avait réécrit
00:25:01le texte plusieurs fois
00:25:02et le deuxième homme
00:25:03de l'État
00:25:04qui l'est
00:25:04juge donc
00:25:05qu'il s'agissait
00:25:06d'un jeu de dupe
00:25:07qu'ils ont renvoyé
00:25:08le texte
00:25:08avec une question préalable
00:25:10qui est une manière
00:25:10d'interpeller le gouvernement
00:25:12pour qu'il stoppe
00:25:13la navette parlementaire.
00:25:14En gros,
00:25:15il n'y a pas d'accord possible,
00:25:16il n'y a pas d'accord
00:25:17entre les deux chambres,
00:25:17vous pouvez stopper
00:25:18la navette parlementaire.
00:25:20Or,
00:25:21ce texte,
00:25:21il doit être voté,
00:25:22le gouvernement a beaucoup
00:25:23insisté là-dessus,
00:25:24le 15 juillet prochain,
00:25:25la date est fixée,
00:25:27à moins,
00:25:27en effet,
00:25:28que le gouvernement
00:25:28suspende le texte
00:25:29comme le réclame le Sénat.
00:25:30Il y a peu de chances
00:25:31puisque Sébastien Lecornu
00:25:32a fait savoir
00:25:33depuis le premier jour
00:25:34de son arrivée à Matignon
00:25:35que lui était contre le texte,
00:25:38mais c'est quand même
00:25:38le gouvernement,
00:25:39son gouvernement,
00:25:40donc,
00:25:40qui a accordé
00:25:41son temps parlementaire
00:25:42pour que les députés
00:25:43puissent débattre le texte
00:25:44avant la fin de la session,
00:25:45avant les vacances,
00:25:46quoi,
00:25:46des députés.
00:25:47Et également,
00:25:48c'est le temps du gouvernement
00:25:51qui va servir
00:25:52à ce qu'il soit voté.
00:25:54C'est pourquoi Gérard Larcher
00:25:55a annoncé
00:25:56qu'il saisirait,
00:25:57si le texte
00:25:57était en effet voté,
00:25:58le Conseil constitutionnel,
00:26:00en raison,
00:26:01je cite,
00:26:01de l'hostilité
00:26:02de fond du Sénat
00:26:03à ce stade
00:26:04de la procédure.
00:26:05Et il pourrait le faire,
00:26:06vous savez,
00:26:06le Conseil constitutionnel,
00:26:08pardon,
00:26:09ces dernières années,
00:26:10juge de la constitutionnalité
00:26:11de ce texte.
00:26:12Or,
00:26:13les opposants insistent
00:26:14notamment
00:26:14sur la rupture
00:26:14entre ce texte
00:26:16et la devise,
00:26:17la devise
00:26:18liberté,
00:26:19égalité,
00:26:20fraternité,
00:26:21qu'a été utilisée
00:26:22par le Conseil constitutionnel
00:26:23plusieurs fois.
00:26:24Ils évoquent
00:26:25la rupture d'égalité
00:26:26devant la loi
00:26:27parce qu'il y a
00:26:28certaines personnes
00:26:29en France
00:26:29pour lesquelles
00:26:30on continuera
00:26:31à faire une prévention
00:26:31du suicide,
00:26:32d'autres pour lesquelles
00:26:33on fera un accompagnement
00:26:34au suicide,
00:26:35il y a donc bien
00:26:35une rupture,
00:26:36le Conseil pourrait
00:26:37l'examiner
00:26:38au nom du manque
00:26:39de liberté des personnes.
00:26:40C'est par exemple
00:26:41les personnes sous tutelle
00:26:42qui aujourd'hui
00:26:42peuvent réclamer
00:26:43l'aide à mourir.
00:26:44Ce sont des personnes
00:26:45aujourd'hui qui,
00:26:45par la loi,
00:26:46n'ont pas le droit
00:26:46de signer un chèque.
00:26:47Mais elles pourraient
00:26:48librement demander
00:26:49à mourir.
00:26:49C'est vrai que c'est
00:26:50un peu original,
00:26:51vous en conviendrez.
00:26:52Ou les établissements
00:26:53de soins,
00:26:53par exemple,
00:26:54vous savez,
00:26:54il y a une clause
00:26:54de conscience personnelle
00:26:55mais il n'y a pas
00:26:56de clause de conscience
00:26:57aujourd'hui dans le texte
00:26:58pour les établissements
00:26:59de santé.
00:27:00Or,
00:27:00plusieurs ont dit,
00:27:00par exemple,
00:27:01ceux qui sont tenus
00:27:01par les religieuses
00:27:02ont dit qu'ils quitteraient
00:27:03la France.
00:27:04Ils ne continueront pas
00:27:05à exercer les soins
00:27:06en France
00:27:07si leurs établissements
00:27:09ne sont pas exemptés
00:27:10de ce texte.
00:27:12Mathieu en parlait
00:27:13la dernière fois
00:27:14ou même au nom
00:27:15de la fraternité,
00:27:15certains disant
00:27:17que ce texte
00:27:17est une rupture.
00:27:18Donc vous voyez,
00:27:18il pourrait,
00:27:19je prends juste
00:27:19cet exemple,
00:27:20il pourrait y avoir
00:27:21un débat
00:27:21devant le Conseil constitutionnel
00:27:24sur différents points.
00:27:27Alors,
00:27:27même s'il existe
00:27:28une opposition
00:27:29de fond au Sénat,
00:27:30Charlotte,
00:27:31pourquoi ne pas
00:27:32en avoir débattu ?
00:27:33Simplement pour ne pas
00:27:34penser ce jeu de dupe
00:27:35peut-être
00:27:36dont parle Gérard Larcher
00:27:37sur le fond ?
00:27:38Gérard Larcher
00:27:39s'est exprimé aujourd'hui
00:27:40en évoquant
00:27:41cette question
00:27:42du jeu de dupe.
00:27:43C'était sans doute
00:27:43pour lui
00:27:44une manière de répondre
00:27:44puisque plusieurs
00:27:45l'ont soupçonné
00:27:46ces derniers jours
00:27:47d'avoir passé un accord
00:27:48avec la présidente
00:27:49de l'Assemblée nationale
00:27:50pour ne pas
00:27:51entraver le vote
00:27:52du 15 juillet
00:27:53et d'autant
00:27:54qu'il y a un risque
00:27:55d'absentéisme fort.
00:27:56Alors évidemment,
00:27:56personne ne va l'expliquer
00:27:57comme ça,
00:27:58mais les sénateurs,
00:27:58vous savez,
00:27:58sont en campagne
00:28:00pour les sénatoriales
00:28:01qui sont en septembre.
00:28:02Il y avait un risque
00:28:03d'absentéisme fort
00:28:04des sénateurs
00:28:06et le risque aussi
00:28:07de faire passer un texte
00:28:07que le Sénat
00:28:08n'aurait pas assumé.
00:28:09Donc,
00:28:10il y avait tout ça
00:28:10qui pesait un peu
00:28:11sur cette décision
00:28:12de rejeter le texte
00:28:14avant même les débats.
00:28:15Gérard Larcher répond
00:28:16en disant
00:28:16c'est un jeu de dupe
00:28:17depuis le début,
00:28:17de toute façon
00:28:18nous n'avons pas la main
00:28:19donc nous rejetons le texte
00:28:20et je saisirai
00:28:21le Conseil constitutionnel.
00:28:22Le Sénat en réalité
00:28:23avait plusieurs options.
00:28:24Soit débattre
00:28:25et gagner du temps
00:28:26pour renvoyer éventuellement
00:28:28le vote à la rentrée
00:28:29et ne pas le faire
00:28:30dans la précipitation
00:28:32avant les vacances parlementaires.
00:28:33Ils avaient le choix
00:28:34de débattre
00:28:35et d'amender le texte
00:28:37jugé par tous ces détracteurs
00:28:40qui sont de plus en plus nombreux,
00:28:41il faut le noter,
00:28:41à l'Assemblée nationale,
00:28:43infiniment trop permissif
00:28:44avec le risque
00:28:46d'un nouveau rejet
00:28:46parce que ce qu'il faut comprendre
00:28:48ou ce dont il faut se souvenir
00:28:49c'est qu'à chaque fois
00:28:50que le Sénat a rejeté le texte
00:28:51c'était le texte du Sénat.
00:28:52Donc le texte amendé
00:28:54par la Commission des affaires sociales
00:28:55du Sénat
00:28:56et ça a été rejeté
00:28:57par l'addition des contraires
00:28:59c'est-à-dire qu'il y a
00:29:00une partie de la gauche
00:29:01qui jugeait
00:29:01que le texte de l'Assemblée
00:29:02était meilleur
00:29:03et que la Commission
00:29:04des affaires sociales du Sénat
00:29:05l'avait dénaturé
00:29:06en mettant trop de garde-fous
00:29:08et une partie de la droite
00:29:09qui de toute façon
00:29:10s'y oppose par principe
00:29:11et qui donc votait
00:29:12contre le texte
00:29:12même amendé
00:29:13en disant
00:29:14on ne veut pas
00:29:14par principe
00:29:15de ce texte.
00:29:16Donc là
00:29:17en l'occurrence
00:29:18il y avait ce risque
00:29:19d'un nouveau rejet
00:29:20au terme des débats
00:29:22même avec un texte amendé
00:29:23ou de rejeter
00:29:24un texte
00:29:25déjà rejeté
00:29:27sans même débattre
00:29:28et c'est ce qui a été choisi.
00:29:29Il y a plusieurs raisons
00:29:30qui sont évoquées
00:29:31qui sont différentes
00:29:32parmi les sénateurs.
00:29:33D'abord
00:29:34plusieurs ont dit
00:29:34il n'y avait aucun accord possible
00:29:35c'était une perte de temps
00:29:36mais on a des sénateurs
00:29:37qui ont osé des arguments
00:29:39franchement pas à la hauteur
00:29:40du débat
00:29:40si je puis me permettre
00:29:41il y en a un qui nous a expliqué
00:29:42qu'il faisait quand même
00:29:44hyper chaud
00:29:44et qu'ils n'allaient pas
00:29:45passer des heures
00:29:45à débattre
00:29:46alors qu'ils avaient chaud.
00:29:47C'est incroyable.
00:29:48Vu l'enjeu du texte
00:29:49peut-être qu'on aurait
00:29:50trouvé quelque chose
00:29:51d'un peu plus...
00:29:52Un ventilateur ?
00:29:53Voilà un ventilateur
00:29:54déjà peut-être.
00:29:55C'est toujours mieux
00:29:56qu'un député
00:29:57qui nous a expliqué
00:29:57qu'il fallait se dépêcher
00:29:58pour voter le texte
00:29:59parce que les personnes âgées
00:30:00avaient chaud.
00:30:01Oui.
00:30:01C'est toujours mieux.
00:30:03Bon.
00:30:04Ceux qui font nos lois.
00:30:05Voilà.
00:30:06Ils sont payés pour ça.
00:30:08Voilà.
00:30:09Donc certains disaient
00:30:10en effet à chaque fois
00:30:11c'est la version du Sénat
00:30:13qui a été rejetée
00:30:14et on peut débattre
00:30:16tant qu'on veut.
00:30:17De toute façon
00:30:17l'Assemblée aura le dernier mot
00:30:18elle pourra revenir sur le texte
00:30:20et l'amender.
00:30:21Donc c'est une perte de temps.
00:30:22Mais il y a aussi eu
00:30:23une bataille sur le fond
00:30:24sur la stratégie au Sénat.
00:30:26Certains ont dit
00:30:27qu'ils refusaient
00:30:28et c'est le cas notamment
00:30:29d'un des rapporteurs
00:30:30du texte au Sénat
00:30:32refusait
00:30:32je le cite
00:30:33de se porter caution
00:30:33du texte extrême
00:30:35de l'Assemblée
00:30:36parce que le Sénat
00:30:36aurait pu voter son texte
00:30:37ça aurait été réamendé
00:30:38par l'Assemblée
00:30:39et on aurait retenu
00:30:40que le Sénat avait voté
00:30:41pour l'aide à mourir.
00:30:42Certains refusaient
00:30:43par principe
00:30:44de le faire
00:30:45puisque le Sénat
00:30:45n'avait pas le dernier mot.
00:30:46Ce à quoi d'autres ont répondu
00:30:48que les fameux garde-fous
00:30:50auraient pu être imposés
00:30:51malgré le principe
00:30:52qui est en effet
00:30:53de toute façon
00:30:54accordé à l'Assemblée nationale
00:30:55et que le Sénat
00:30:56aurait pu les réintroduire.
00:30:57Je parle de la clause
00:30:58de conscience des établissements
00:30:59par exemple.
00:31:00C'est quelque chose
00:31:00sur lequel Gérard Larcher
00:31:02a beaucoup insisté
00:31:03avec le risque
00:31:03en effet que ça redisparaisse
00:31:05à l'Assemblée nationale.
00:31:06Donc vous voyez
00:31:07que les stratégies
00:31:08étaient différentes
00:31:09mais quoi qu'il arrive
00:31:10le Sénat n'a pas débattu.
00:31:12Alors c'est donc
00:31:12un texte trois fois
00:31:13rejeté par le Sénat
00:31:14qui pourrait être adopté
00:31:15là le 15 juillet ?
00:31:17Exactement
00:31:17et c'est quand même
00:31:18assez étonnant
00:31:20pour un texte
00:31:20qui est soi-disant
00:31:21depuis le début
00:31:22consensuel.
00:31:22Tous les Français
00:31:23sont d'accord.
00:31:24Leurs représentants
00:31:25apparemment n'arrivent pas
00:31:26à se mettre d'accord
00:31:26sur le texte.
00:31:27Je ne sais pas les Français
00:31:28ils ne se sont pas
00:31:29exprimés directement
00:31:30mais ce n'est pas
00:31:31si consensuel que ça
00:31:33apparemment
00:31:33dans les débats.
00:31:34Et par ailleurs
00:31:35on nous parle encore
00:31:36d'un texte strictement
00:31:37encadré à l'issue
00:31:38de débats supposément
00:31:39apaisés.
00:31:40Or on a vu un spectacle
00:31:42d'un débat
00:31:42de moins en moins
00:31:43apaisé avec le temps
00:31:45et des députés
00:31:46qui ont changé
00:31:47d'avis sur le texte
00:31:48en raison précisément
00:31:50du manque
00:31:50d'encadrement
00:31:51de ce texte.
00:31:52Des députés
00:31:53qui n'étaient pas
00:31:54opposés par principe
00:31:54ils ont voté pour
00:31:55ou se sont abstenus
00:31:56lors de la première lecture
00:31:57et qui ont voté contre
00:31:58à la deuxième
00:31:59ou à la troisième lecture.
00:32:01Et en quelques semaines
00:32:02l'Assemblée a débattu
00:32:03avec une centaine
00:32:05une centaine
00:32:06de députés
00:32:06on en a
00:32:07577 en fait.
00:32:08La dernière lecture
00:32:09là il y avait
00:32:10une centaine
00:32:10de députés
00:32:12présents
00:32:12et une majorité
00:32:14qui est plus faible
00:32:14encore
00:32:15d'adoption
00:32:17en adoption
00:32:17si je puis dire.
00:32:18Pour faire simple
00:32:19on est passé
00:32:20de 106 voix d'écart
00:32:21à la première lecture
00:32:22entre le pour
00:32:23et le contre
00:32:23à 63 voix d'écart
00:32:25et l'intégralité
00:32:26de ces voix-là
00:32:28sont des gens
00:32:29qui ont voté
00:32:29contre le texte
00:32:30ou se sont abstenus
00:32:31alors qu'ils avaient voté
00:32:32pour.
00:32:32Pourquoi ?
00:32:33Parce que c'est le texte
00:32:34qui leur fait peur
00:32:35en raison de sa permissivité
00:32:37par rapport notamment
00:32:37aux exemples étrangers.
00:32:39Ensuite en effet
00:32:40le Sénat a rejeté le texte
00:32:41à trois reprises
00:32:42il n'y a donc pas de consensus
00:32:43c'est impossible
00:32:44de le dire comme ça.
00:32:45Le premier ministre actuel
00:32:47a fait savoir
00:32:48qu'il était opposé au texte
00:32:49tout comme François Béroux
00:32:51a dit qu'il était opposé au texte.
00:32:52Ça fait deux premiers ministres
00:32:53qu'on portait les textes
00:32:54et on nous explique
00:32:55que c'est un texte
00:32:56qui en premier lieu
00:32:56doit respecter
00:32:57toutes les consciences.
00:32:59Je ne sais pas
00:32:59je suis mal à l'aise
00:33:00en fait avec au moins
00:33:02la rhétorique
00:33:03et l'actualité est surchargée
00:33:05mais qu'importe
00:33:05priorité absolue
00:33:06d'un président
00:33:07qui avait de toute façon
00:33:08promis d'y parvenir
00:33:10avant même que les débats
00:33:10ne commencent
00:33:11et aujourd'hui
00:33:11on a appris
00:33:12pour mettre la petite cerise
00:33:13sur le gâteau
00:33:14que le ministre des Relations
00:33:15chargée avec le Parlement
00:33:17M. Panifousse
00:33:18organise une réception
00:33:20il a organisé
00:33:21il a envoyé un mail
00:33:22à toutes les Français
00:33:23qui ont participé
00:33:24à la fameuse convention citoyenne
00:33:25vous savez
00:33:26de gens tirés au sort
00:33:27qui ont réfléchi
00:33:28avec beaucoup de neutralité
00:33:29il organise une réception
00:33:31le 15 juillet
00:33:32à l'issue du vote
00:33:33et le CESE
00:33:34propose à ces mêmes personnes
00:33:36de financer
00:33:37l'hébergement
00:33:37et le transport
00:33:38et le CESE
00:33:39lui parle carrément
00:33:40de cocktail
00:33:40de célébration
00:33:41de cette loi
00:33:41le CESE
00:33:42qu'avait en charge
00:33:43l'organisation
00:33:44de la convention citoyenne
00:33:46pour réfléchir
00:33:47à ce que les Français voulaient
00:33:48vous voyez
00:33:49qu'on peut
00:33:49à l'issue de ces débats
00:33:50au moins imaginer
00:33:52que ce n'était pas
00:33:52tout à fait
00:33:54la neutralité
00:33:55initiale
00:33:56dont on nous avait parlé
00:33:57Merci beaucoup Charlotte
00:33:58pour cette fine analyse
00:34:00d'un texte
00:34:02très compliqué
00:34:03merci infiniment
00:34:04Gabrielle Cluzier
00:34:05le lendemain
00:34:06de l'annonce
00:34:06de la candidature
00:34:07de Marine Le Pen
00:34:08on l'a dit
00:34:08IFOP
00:34:09Harris
00:34:09tout le monde
00:34:10la donne à 36%
00:34:11sondage inédit
00:34:12plus 4 points
00:34:14exceptionnel
00:34:14au rebond
00:34:15dans les sondages
00:34:17pour la présidentielle
00:34:18mais que faut-il penser
00:34:19des conséquences
00:34:20sur son électorat
00:34:21et ensuite sur la droite
00:34:22de façon générale
00:34:23exactement
00:34:23alors vous l'avez dit
00:34:24il y a eu des sondages
00:34:25récents
00:34:26notamment un du Figaro
00:34:28de Xa Backbone
00:34:29qui a été fait
00:34:30après 20h
00:34:31c'est tout l'intérêt
00:34:32hier
00:34:33et donc il nous donne
00:34:34quelques indications
00:34:35il montre que 51%
00:34:36des Français
00:34:37une courte majorité
00:34:38mais une majorité
00:34:39donc pense que
00:34:40Marine Le Pen
00:34:40a raison de maintenir
00:34:41sa candidature
00:34:4267% des sympathisants
00:34:44RN
00:34:4556% des LR
00:34:47et même 50%
00:34:48de Renaissance
00:34:49alors mais
00:34:50pour 42%
00:34:51des sympathisants
00:34:52sa situation judiciaire
00:34:53va être
00:34:54pense-t-il
00:34:54un handicap
00:34:55donc un boulet au pied
00:34:56même si ce n'est pas
00:34:57un bracelet électronique
00:34:58mais ils sont cependant
00:35:0025%
00:35:00un quart
00:35:01donc
00:35:01et 25%
00:35:02des Français
00:35:03et 27%
00:35:04des sympathisants
00:35:05du RN
00:35:05a pensé
00:35:06que c'est un
00:35:07atout
00:35:09alors il est à noter
00:35:10qu'elle conserve
00:35:10une bonne opinion
00:35:11auprès des Français
00:35:13voire qu'elle l'améliore
00:35:14parce que l'opinion
00:35:15et les intentions
00:35:15c'est deux choses
00:35:17différentes
00:35:17parce qu'elle gagne
00:35:18deux points
00:35:18Jordan Bardella
00:35:19progresse également
00:35:20il est même devant elle
00:35:22mais néanmoins
00:35:23une majorité de Français
00:35:24pense qu'elle est
00:35:24la candidate
00:35:25je cite
00:35:26naturelle
00:35:27de son parti
00:35:28et donc
00:35:28elle a raison
00:35:29de se présenter
00:35:30puisqu'elle le peut
00:35:32donc vous avez parlé
00:35:33des intentions de vote
00:35:34je crois
00:35:3436%
00:35:35plus 4
00:35:36selon au moins
00:35:36deux sondages
00:35:37autant que je puisse
00:35:38en juger
00:35:39alors tout d'abord
00:35:40on peut dire que
00:35:40la justice a offert
00:35:41une tribune
00:35:42en France
00:35:43et à l'étranger
00:35:44à Marine Le Pen
00:35:45puisque hier
00:35:46le jugement
00:35:47était presque attendu
00:35:48comme la fumée blanche
00:35:49du Vatican
00:35:49j'exagère un peu
00:35:52600 journalistes
00:35:53de tout pays
00:35:54s'étaient accrédités
00:35:56on peut en dire autant
00:35:57de son annonce
00:35:57aux 20h
00:35:58tout le monde
00:35:58était un peu suspendu
00:36:00c'est elle qui a lancé
00:36:01la campagne
00:36:01parce qu'évidemment
00:36:02tant qu'il n'y avait pas
00:36:04le candidat favori
00:36:05c'était quand même compliqué
00:36:07donc on peut dire
00:36:07qu'au moins pour le démarrage
00:36:08elle a été le maître
00:36:09des horloges
00:36:10selon une expression
00:36:11bien connue
00:36:12grâce à ce
00:36:13ou à cause
00:36:13de ce jugement
00:36:15alors c'est vrai
00:36:16que l'entrée en campagne
00:36:17de Jean-Luc Mélenchon
00:36:18qui est pourtant très fort
00:36:19pour scénariser
00:36:19pour faire du bruit
00:36:20et voilà
00:36:21et bien
00:36:22a été moins
00:36:24impressionnante
00:36:25à lui faire regretter
00:36:26de ne pas avoir été condamné
00:36:27dans sa propre affaire
00:36:28d'assistant parlementaire
00:36:30mais il peut quand même
00:36:30se consoler
00:36:31il a lui aussi
00:36:32une condamnation
00:36:33qui date
00:36:33de 2019
00:36:34il avait été
00:36:35condamné
00:36:36à trois mois
00:36:37de prison
00:36:37avec sursis
00:36:38par le tribunal
00:36:39de Bobigny
00:36:40pour rébellion
00:36:41et provocation
00:36:42lors de la perquisition
00:36:43du siège de son parti
00:36:44en 2018
00:36:45vous devez vous en souvenir
00:36:45d'ailleurs devant la presse
00:36:47Jean-Luc Mélenchon
00:36:47avait alors parlé
00:36:48d'instrumentalisation
00:36:50de la justice
00:36:50alors s'agissant
00:36:51de la condamnation
00:36:52de Marine Le Pen
00:36:53curieusement
00:36:54personne à LFI
00:36:55ne pose la question
00:36:56de l'instrumentalisation
00:36:58de la justice
00:36:59sauf pour dire
00:36:59qu'elle a été
00:37:00trop favorable
00:37:01on notera d'ailleurs
00:37:02que dans ses commentaires
00:37:04Jean-Luc Mélenchon
00:37:04n'est pas allé trop
00:37:05sur ce terrain-là
00:37:06sur le terrain
00:37:06de la condamnation
00:37:07il s'est contenté
00:37:08de renvoyer
00:37:09dos à dos
00:37:09Marine Le Pen
00:37:10et Jordan Bernella
00:37:11il s'est sans doute
00:37:11dit inutile
00:37:12qu'on reparle
00:37:12de ces sujets
00:37:13un peu
00:37:13qui pourraient être
00:37:14problématiques
00:37:15pour moi aussi
00:37:15du côté centriste
00:37:17en revanche
00:37:17la rhétorique
00:37:18du condamné
00:37:19bat son plaid
00:37:19en particulier
00:37:20du côté de Gabriel Attal
00:37:21oui
00:37:23sur Europe 1
00:37:24le soutien de Gabriel Attal
00:37:25et député Paul Midy
00:37:27a fait tout un plaidoyer
00:37:29en disant
00:37:30que vraiment
00:37:30pour un parti
00:37:31qui se disait
00:37:31celui de l'ordre
00:37:32c'était vraiment
00:37:33très contradictoire
00:37:34qu'allons-nous dire
00:37:35expliquait-il
00:37:36on sent qu'il s'adresse
00:37:37à l'électorat
00:37:39de Marine Le Pen
00:37:39pour les branler
00:37:40même son cloche
00:37:41du côté de Marie Le Bec
00:37:42députée des Uvelines
00:37:43soutien de Gabriel Attal
00:37:44elle dit
00:37:44voilà le RN
00:37:45s'est construit
00:37:45sur des valeurs morales
00:37:46aujourd'hui la réalité
00:37:47les rattrape
00:37:48d'aucun ne rappelle
00:37:49le slogan de 93
00:37:51main propre
00:37:51et tête haute
00:37:52les jeunes en marche
00:37:54aussi c'est une information
00:37:55de Florian Tardif
00:37:55on a lancé hier soir
00:37:56une campagne d'affichage
00:37:57on voit
00:37:58vous savez sur le type
00:37:59de l'oncle Sam
00:38:00un titre là
00:38:01diffusé à 100 000 exemplaires
00:38:02avec ce slogan
00:38:03j'ai volé votre argent
00:38:04alors on se demande
00:38:05si le RN ne va pas finir
00:38:05d'ailleurs par faire condamner
00:38:06l'un ou l'autre
00:38:07parce qu'en principe
00:38:08nous on le sait
00:38:09dans la presse
00:38:10quand il y a un recours
00:38:12quand on ne parle pas
00:38:13de présomption d'innocence
00:38:14quand on bafoue
00:38:14la présomption d'innocence
00:38:15et bien en général
00:38:16ça se termine mal
00:38:19pour nous
00:38:20et on comprend
00:38:20pourquoi Marine Le Pen
00:38:21n'a pas eu d'autre choix
00:38:22que ce pourvoi en cassation
00:38:23parce que si elle allait
00:38:24faire campagne
00:38:25avec une condamnation
00:38:27aménagée
00:38:27déjà qu'on lui reproche
00:38:28cette condamnation
00:38:29avec cette présomption
00:38:31d'innocence
00:38:31qu'est-ce que cela
00:38:32aurait été
00:38:33alors Gabriel Etal
00:38:34lui ne va pas trop
00:38:35sur le terrain
00:38:36de la condamnation
00:38:36il parle d'enjeu moral
00:38:38alors c'est un terrain
00:38:38un peu glissant
00:38:40et subjectif
00:38:40je ne suis pas sûre
00:38:41que la défense
00:38:41de la GPA
00:38:42qu'il promeut
00:38:43même en la qualification
00:38:44d'éthique
00:38:45soit vraiment morale
00:38:46alors est-ce que
00:38:48son électorat
00:38:48sera atteint
00:38:49c'est la question
00:38:50c'est la question
00:38:52dans cette élection
00:38:52il y a deux tours
00:38:53faut-il faire un distingo
00:38:55Gabriel
00:38:55entre les deux tours
00:38:56oui alors le premier tour
00:38:57tout d'abord
00:38:58ça c'est le socle électoral
00:38:59qui est solide
00:39:00il sera difficile
00:39:01à l'ébranler
00:39:03parce qu'actuellement
00:39:05il y a une forte défiance
00:39:07à l'endroit de la justice
00:39:09renforcée par toutes les affaires
00:39:11du syndicat
00:39:11de la magistrature
00:39:12donc j'ai envie de dire
00:39:13que le manque de confiance
00:39:14dans la justice
00:39:15ça fait partie
00:39:15du corpus de conviction
00:39:17autour du vote
00:39:18donc ça devrait plutôt
00:39:19conforter
00:39:20plutôt que
00:39:22ébranler
00:39:23et surtout
00:39:24dans le contexte
00:39:25Liana
00:39:26Louis
00:39:26etc
00:39:27je vous rappelle
00:39:27qu'à la manif
00:39:28nous en avons parlé
00:39:29le garde des Sceaux
00:39:31était non seulement
00:39:32appelé à la démission
00:39:33mais on disait
00:39:33qu'il fallait qu'il aille
00:39:34en prison
00:39:34c'était quand même
00:39:34un petit peu radical
00:39:36et hier au moment
00:39:37du jugement
00:39:40était aussi jugé
00:39:41un animateur
00:39:42du périscolaire
00:39:43qui finalement
00:39:43a été relaxé
00:39:45faute de preuve
00:39:46il a été condamné
00:39:47juste pour des adultes
00:39:48harcèlement
00:39:48et agression sexuelle
00:39:49sur des adultes
00:39:50mais pas sur des mineurs
00:39:51et le bénéfice du doute
00:39:52a été de son côté
00:39:53évidemment un parquet de gens
00:39:54se sont dit
00:39:54mais on se demande quand même
00:39:55si ce bracelet
00:39:57que l'on va mettre
00:39:58sur les politiques
00:39:59ne serait pas plus utile
00:40:00sur ce genre
00:40:02d'individus
00:40:03alors Marine Le Pen
00:40:04ne va pas scénariser
00:40:05néanmoins
00:40:06s'est démêlé
00:40:06avec la justice
00:40:07à la façon d'un Trump
00:40:09on se souvient
00:40:09que Donald Trump
00:40:10avait utilisé
00:40:11pour son porté officiel
00:40:12le mugshot
00:40:13vous savez sa photo
00:40:14d'identité judiciaire
00:40:15quand il avait été
00:40:16brièvement mis en examen
00:40:17et incarcéré
00:40:19même en août 2023
00:40:20alors au lieu d'avoir honte
00:40:22il l'avait adopté
00:40:23comme symbole
00:40:24de la persécution judiciaire
00:40:25dont il faisait l'objet
00:40:26elle ne veut pas être accusée
00:40:28de Trumpisation
00:40:28ce n'est pas forcément vendeur
00:40:30en ce moment
00:40:31alors que Donald Trump
00:40:32est en train de convoiter
00:40:33Groenland
00:40:33mais Marine Le Pen
00:40:34n'a a priori pas de vue
00:40:35sur Jersey
00:40:36ni Guernsey
00:40:37donc ce n'est pas pareil
00:40:38mais son socle
00:40:40donc du premier tour
00:40:41reste fidèle
00:40:41reste le deuxième cercle
00:40:42parlons-en un tout petit peu
00:40:45alors ça dépendra
00:40:46beaucoup du candidat
00:40:48en face
00:40:48si c'est Jean-Luc Mélenchon
00:40:49la droite montagne
00:40:50se posera
00:40:52sans doute pas
00:40:52beaucoup de questions
00:40:53mais s'il y a
00:40:54Édouard Philippe
00:40:55ou tout autre candidat
00:40:56ça peut être différent
00:40:58rappelons néanmoins
00:40:58qu'il y a le précédent
00:40:59François Fillon
00:41:00qui a beaucoup ébranlé
00:41:01cet électorat
00:41:03et une fois
00:41:04vous voyez
00:41:05la justice tombe toujours
00:41:06du même côté
00:41:06la foudre
00:41:07ça va toujours à droite
00:41:08soit parce que la droite
00:41:09est malhonnête
00:41:10soit parce que la justice
00:41:10est partielle
00:41:11c'est à vous de décider
00:41:13et de ce fait
00:41:15ils se sont dit
00:41:16qu'une fois
00:41:17c'était
00:41:17peut-être fortuit
00:41:18mais deux fois
00:41:19ça commence vraiment
00:41:19à faire un système
00:41:21je veux simplement
00:41:22finir sur les méthodes
00:41:23les méthodes
00:41:24qui sont utilisées
00:41:25dans la Sarthe
00:41:26cet après-midi
00:41:27il y avait un concert
00:41:27de casseroles
00:41:29ça rappelait
00:41:30ce qui se passait
00:41:31avec François Fillon
00:41:32je ne sais pas
00:41:32si vous vous souvenez
00:41:33pour symboliser
00:41:34les casseroles
00:41:34et là
00:41:35la justice
00:41:36va aussi
00:41:37un peu décider
00:41:38rappelons qu'en 2017
00:41:40le procureur
00:41:41de la République
00:41:41de Boulogne-sur-Mer
00:41:42avait donné instruction
00:41:44à la police
00:41:44de classer sans suite
00:41:45les amendes
00:41:46que la police
00:41:46avait distribuées
00:41:47jugeant qu'il s'agissait
00:41:48d'une manifestation politique
00:41:49pour des casseroles
00:41:51qui avaient perturbé
00:41:52le meeting
00:41:52de François Fillon
00:41:53donc si elle fait de même
00:41:54avec Marine Le Pen
00:41:56et bien
00:41:56la campagne
00:41:58risque d'être quand même
00:41:59un peu compliquée
00:42:00de ville en ville
00:42:00On suivra tout ça
00:42:02et dans un instant
00:42:02la chronique
00:42:04de Mathieu Bocoté
00:42:05sur est-ce qu'on aura
00:42:05forcément LFIRN
00:42:07au second tour
00:42:08peut-être que notre invité
00:42:09nous dira non
00:42:10c'est Karim Bramouane
00:42:12il est notre invité
00:42:13venez installez-vous
00:42:15candidat à la présidentielle
00:42:17maire socialiste
00:42:17de Saint-Ouen
00:42:18depuis 2020
00:42:19réélu largement
00:42:21en 2026
00:42:22fils d'ouvrier marocain
00:42:24musulman
00:42:25ancien cadre de la tech
00:42:26vous avez dynamisé
00:42:27votre ville
00:42:28avec les JO
00:42:29la rénovation urbaine
00:42:30la sécurité
00:42:31vous êtes un social-démocrate
00:42:33pragmatique
00:42:34fait avant critique
00:42:35de l'extrême gauche
00:42:36vous renvoyez dos à dos
00:42:37l'extrême gauche
00:42:38et l'extrême droite
00:42:39vous vous présentez
00:42:40à la présidentielle
00:42:41je peux rajouter quand même
00:42:42que vous êtes légitimiste
00:42:43universaliste
00:42:45pas libérale
00:42:45pour un état
00:42:46providence fort
00:42:47me suis-je trompé ?
00:42:48et patriote
00:42:49et patriote
00:42:50j'aime bien
00:42:50j'aime bien
00:42:52première question
00:42:52d'abord pourquoi ?
00:42:54parce que vous lancez
00:42:54pour la présidentielle
00:42:55pour une gauche
00:42:56humaine
00:42:57forte
00:42:58crédible
00:42:58pourquoi vous lancez-vous ?
00:43:00parce que je ne voulais pas
00:43:00me résoudre
00:43:01à laisser justement
00:43:02le duel
00:43:03Le Pen
00:43:04Mélenchon s'installer
00:43:05et à gauche
00:43:06on a laissé le marais
00:43:08on était là
00:43:09on était pris
00:43:09avec nos calculs
00:43:10de boutiquiers
00:43:11on se déconnectait
00:43:12de plus en plus
00:43:12du terrain
00:43:13et puis
00:43:14je me suis rendu compte
00:43:15d'une réalité
00:43:15j'ai pris conscience
00:43:15de notre force
00:43:16et la force
00:43:16de toutes celles et ceux
00:43:18qui ont dû travailler
00:43:184-5 fois plus
00:43:19pour arriver là
00:43:20aux Anson
00:43:20qu'ils aient une filiation
00:43:21rurale
00:43:22une filiation ouvrière
00:43:24mais qui soit le produit
00:43:26de l'idéal républicain
00:43:27donc concrètement
00:43:27c'est bénéficier
00:43:28faire en sorte
00:43:29qu'on bénéficie
00:43:30d'un état providence
00:43:31parce qu'aujourd'hui
00:43:31il y a un grand problème
00:43:34en termes de déserts médicaux
00:43:3596% de déserts médicaux
00:43:36en France
00:43:37on a du mal à soigner
00:43:38on a du mal à bénéficier
00:43:39d'une éducation de qualité
00:43:40quand vous voyez les résultats
00:43:42des écoles primaires
00:43:43au niveau européen
00:43:44que ce soit sur le plan mathématique
00:43:45ou sur le plan français
00:43:46des cours de français
00:43:47c'est catastrophique
00:43:48quand vous regardez
00:43:49aujourd'hui en termes de sécurité
00:43:50le régalien
00:43:51est de plus en plus contesté
00:43:52le rapport avec l'autorité
00:43:53le rapport avec le civisme
00:43:55quand vous regardez aujourd'hui
00:43:56au niveau du logement
00:43:57du mal à se loger
00:43:58alors c'est drôle
00:43:59parce qu'on en reparlera
00:44:01c'est un sujet
00:44:02très peu évoqué
00:44:04par les candidats
00:44:05parce que cette espèce
00:44:05de proximité
00:44:06c'est pas très présidentiable
00:44:08voyez-vous
00:44:08alors que
00:44:09ma candidature
00:44:10elle est ancrée dans le réel
00:44:11c'est la candidature
00:44:12des maires des communes
00:44:13c'est la candidature
00:44:13des maires ruraux
00:44:14c'est la candidature
00:44:15des maires qui se battent
00:44:16pour améliorer concrètement
00:44:17la vie des gens
00:44:18c'est ça une France humaine
00:44:19une France forte
00:44:19vous faites 70%
00:44:21dans les quartiers
00:44:21votre bilan sur place
00:44:23c'est un bilan positif
00:44:24on peut le dire
00:44:24vous êtes vraiment
00:44:25plébiscité sur place
00:44:26et vous pensez que vraiment
00:44:28vous pouvez reproduire
00:44:29à l'échelle de la France
00:44:30ce que vous avez fait
00:44:31à Saint-Touin
00:44:31oui il y a 36 000 communes
00:44:33donc c'est 36 000 campagnes
00:44:35vous savez
00:44:35dans le calice
00:44:36c'est pas très compliqué
00:44:37la politique
00:44:38c'est toujours la même chose
00:44:39c'est comment on arrive
00:44:41concrètement
00:44:41à améliorer la vie des gens
00:44:42soit on estime
00:44:43qu'il faut une puissance publique
00:44:44pour intervenir
00:44:45pour améliorer la vie des gens
00:44:46ou soit on estime
00:44:47que seule la liberté
00:44:48suffit
00:44:49moi je suis l'héritier
00:44:50de la pensée fraternitaire
00:44:52où on part du principe
00:44:54que ce qui est consubstantiel
00:44:55dans notre pays
00:44:56c'est la démocratie sociale
00:44:57c'est l'équité
00:44:58c'est l'égalité
00:44:59et aujourd'hui malheureusement
00:45:00notre beau pays
00:45:01qui est à mon avis
00:45:03un paradis
00:45:04beaucoup d'aucuns
00:45:05le décrivent
00:45:06comme un enfer
00:45:07ou veulent que ça devienne un enfer
00:45:08la France insoumise
00:45:09ou d'autres
00:45:10cherchent à monter
00:45:11à considérer
00:45:11que les immigrés
00:45:13sont source
00:45:13de l'insécurité
00:45:15parce que
00:45:16c'est la conséquence
00:45:18d'une pensée
00:45:20islamiste
00:45:21c'est pas
00:45:21les deux volets
00:45:22que je combats
00:45:23oui effectivement
00:45:24et j'aime bien
00:45:25ce regard
00:45:26effectivement
00:45:26où vous osez
00:45:28combattre
00:45:29ces clichés
00:45:30de l'extrême gauche
00:45:31de LFI
00:45:32mais vous rejetez
00:45:33vous renvoyez
00:45:33d'os ados
00:45:34on parlera de Marine Le Pen
00:45:35dans un instant
00:45:35et tous les chroniqueurs
00:45:36vous posant la question
00:45:37mais vous renvoyez
00:45:38d'os ados
00:45:39l'extrême gauche
00:45:40et l'extrême droite
00:45:41pourquoi ?
00:45:42sur les méthodes
00:45:42sur l'idale républicain
00:45:44sur le fait
00:45:46qu'il n'y a qu'une seule
00:45:47communauté
00:45:47dans notre pays
00:45:48c'est la communauté républicaine
00:45:49sur le fait
00:45:50qu'aujourd'hui
00:45:52notre pays
00:45:52c'est le fruit
00:45:53d'un flux migratoire
00:45:55on est tous
00:45:55on a tous
00:45:56au moins un parent
00:45:57issu de l'immigration
00:45:57que l'immigration
00:45:58ça ne rime pas
00:45:59forcément avec insécurité
00:46:00ça ne rime pas
00:46:01forcément avec islamisme
00:46:02et derrière
00:46:04monter les communautés
00:46:04les unes contre les autres
00:46:05ça me pose problème
00:46:06et je n'oublie pas aussi
00:46:07l'origine
00:46:08l'origine idéologique
00:46:10du Rassemblement National
00:46:11le Front National
00:46:12qui est totalement
00:46:14en inadéquation
00:46:15avec ce que je porte
00:46:16ce que je pousse
00:46:17et de l'autre côté
00:46:18Mélenchon
00:46:19qui pour moi
00:46:20n'est pas de gauche
00:46:21c'est une idéologie
00:46:24certes trotskiste
00:46:26mais enfin stalinienne
00:46:27très très violente
00:46:29très très brutale
00:46:31et surtout
00:46:33qui prend comme
00:46:34bouc émissaire
00:46:35la communauté juive
00:46:37qui n'hésite pas
00:46:39à être complaisant
00:46:40avec les dictatures
00:46:41et qui surtout considère
00:46:43que tout ce qui est
00:46:43incarnation de l'autorité
00:46:45je pense notamment
00:46:46à l'ordre
00:46:47la police
00:46:48est source de problèmes
00:46:49dans les quartiers populaires
00:46:50d'où je viens
00:46:50et dernier élément
00:46:52qui me pose foncièrement
00:46:53problème
00:46:55lorsqu'on vient
00:46:56des quartiers populaires
00:46:56qu'ils soient ruraux
00:46:57ou urbains
00:46:58parce qu'il y a
00:46:59des quartiers populaires
00:47:00en région
00:47:02la finalité
00:47:03ce n'est pas
00:47:04finir pauvre
00:47:04c'est gagner de l'argent
00:47:05c'est de s'émanciper
00:47:07et c'est de vivre
00:47:08dans un logement décent
00:47:09et vous regardez
00:47:11ces statistiques
00:47:13toutes les résolutions
00:47:14toutes les prises de position
00:47:15des élus
00:47:16France Insoumise
00:47:18sont contre
00:47:18les rénovations urbaines
00:47:19c'est-à-dire
00:47:20concrètement
00:47:21pour ceux qui nous écoutent
00:47:21c'est rénover les logements
00:47:23réhabiliter
00:47:24ils sont contre
00:47:25plus de moyens
00:47:26en direction de la police
00:47:28dans les quartiers
00:47:28ils sont toujours
00:47:30récalcitrants
00:47:30à lutter
00:47:31contre le narcotrafic
00:47:32dans ma ville
00:47:33j'ai démantelé
00:47:33tous les points de drogue
00:47:35avec la police
00:47:36avec le parquet
00:47:37et derrière
00:47:38ils aiment bien
00:47:39ethniciser
00:47:40le combat
00:47:41alors que le combat
00:47:41il est avant tout social
00:47:42exacerbé par l'ethnique
00:47:43mais je ne suis pas sûre
00:47:45que la droite nationale
00:47:46elle racise justement
00:47:49tout ça
00:47:50l'extrême gauche
00:47:51oui
00:47:51la droite nationale
00:47:52je ne suis pas tout à fait
00:47:53d'accord avec vous
00:47:53pour les opposer
00:47:55dos à dos
00:47:56je laisse les autres
00:47:56poser des questions
00:47:57sinon je pourrais
00:47:57vous interroger
00:47:58pendant une heure
00:47:58Mathieu Bocoté
00:47:59on fait un tour de table
00:48:00des mousquetaires
00:48:00alors vous pouvez toujours
00:48:02envoyer dos à dos
00:48:03et les filles
00:48:04le RN très bien
00:48:04vous avez utilisé
00:48:05les références historiques
00:48:06un peu plus fortes
00:48:07pour faire cela
00:48:07vous avez parlé
00:48:08pour le RN
00:48:09de Goebbels
00:48:10le responsable
00:48:11de la propagande
00:48:11du troisième Reich
00:48:12qui conduit à terme
00:48:13à l'Holocauste
00:48:14à 6 millions
00:48:14de juifs exterminés
00:48:16c'est quand même
00:48:16en matière de monstres
00:48:18historiques
00:48:19qu'on trouve difficilement
00:48:20pire
00:48:20et pour ce qui est
00:48:20de Mélenchon
00:48:21Staline
00:48:21Staline quand même
00:48:22un des grands bourreaux
00:48:24de l'histoire
00:48:24les goulags
00:48:26et ainsi de suite
00:48:27et si vous faites
00:48:28l'addition
00:48:28de ces deux parties
00:48:29en France aujourd'hui
00:48:30environ 36-37
00:48:32pour le RN
00:48:33peut-être 12-13
00:48:34pour LFI
00:48:35ça fait à peu près
00:48:3550%
00:48:36est-ce que 50%
00:48:37des Français
00:48:38aujourd'hui
00:48:38sont portés
00:48:39ou tentés
00:48:39par des partis
00:48:40totalitaires
00:48:40qui souhaitent
00:48:41exterminer une partie
00:48:41significative
00:48:42de la population ?
00:48:44Alors
00:48:44il faut recontextualiser
00:48:45la citation
00:48:46parce que si vous la sortez
00:48:47hors contexte
00:48:48effectivement
00:48:48c'est totalement
00:48:52on va dire
00:48:53brutal
00:48:54et inapproprié
00:48:55on ne compare pas
00:48:56les responsables politiques
00:48:57contre guillemets
00:48:58républicains
00:48:59à Goebbels
00:49:00ou Staline
00:49:00ce que je disais
00:49:01on posait la question
00:49:02entre les deux extrêmes
00:49:03et je recontextualisais
00:49:05et entre Goebbels
00:49:06et Staline
00:49:07j'aurais choisi De Gaulle
00:49:08et tout de suite
00:49:09j'avais expliqué
00:49:10que Marine Le Pen
00:49:11a tué personne
00:49:12je ne compare pas
00:49:12Marine Le Pen
00:49:13à Goebbels
00:49:14et je ne compare pas
00:49:15Jean-Luc Mélenchon
00:49:16à Staline
00:49:16mais vous avez choisi
00:49:17de partie socialiste
00:49:17toute chose égale
00:49:18par ailleurs
00:49:19et toute proportion gardée
00:49:19pour répondre à votre question
00:49:20vous êtes de partie socialiste
00:49:21ou Mitterrand
00:49:21ou Lafrancis
00:49:22donc à ce compte-là
00:49:23ou si vous choisissez
00:49:24des personnages un peu étranges ?
00:49:25Est-ce que vous me permettez
00:49:26juste de répondre ?
00:49:27Parce que votre question
00:49:27c'était
00:49:28est-ce que les 50%
00:49:29de personnes
00:49:29qui se tournent
00:49:30vers ce type
00:49:31vers cette offre politique
00:49:33sont stalinistes
00:49:35staliniens
00:49:35ou nazis ?
00:49:36absolument pas
00:49:37et je suis le premier
00:49:37à dire cher monsieur
00:49:38que notre pays
00:49:39et c'est ce que je disais
00:49:40pas plus tard
00:49:40car on est arrivé
00:49:41dans ce studio
00:49:41nous ne sommes pas
00:49:42un pays de racistes
00:49:43les françaises
00:49:44et les français
00:49:44ne sont pas racistes
00:49:46les français
00:49:46aujourd'hui souffrent
00:49:47de déclassements
00:49:48les personnes
00:49:49qui se réfugient
00:49:50dans l'offre
00:49:51Rassemblement National
00:49:52c'est souvent
00:49:53des jeunes
00:49:54ou des personnes déclassées
00:49:56des personnes
00:49:56qui voient
00:49:58dans leur zone
00:49:59dans leur quotidienneté
00:50:00une perte
00:50:01de l'offre
00:50:02de services publics
00:50:03il n'y a plus d'hôpitaux
00:50:04la justice
00:50:04c'est de plus en plus long
00:50:06lorsqu'on est victime
00:50:07d'un délit
00:50:09pour porter plainte
00:50:10c'est de plus en plus long
00:50:11il n'y a pas de service public
00:50:12logement
00:50:12donc lorsqu'il y a désespoir
00:50:14il y a peur
00:50:15et on se réfugie
00:50:16dans les extrêmes
00:50:16donc ils sont racistes
00:50:17malgré eux
00:50:17ils votent pour Goebbels
00:50:18malgré eux
00:50:20je crois que j'ai eu
00:50:20un déficit
00:50:21dans mon explication
00:50:21non non
00:50:22parce que vous avez utilisé
00:50:23ces termes là
00:50:23vous n'avez pas utilisé
00:50:24ces termes là gratuitement
00:50:25je suis en train de dire
00:50:26qu'il faut recontextualiser
00:50:29la façon avec laquelle
00:50:30j'ai parlé de Goebbels
00:50:30je suis en train de vous dire
00:50:32que l'argument
00:50:33que je vous oppose
00:50:34c'est que les françaises
00:50:35et les français ne sont pas racistes
00:50:36et le parti
00:50:37le RN
00:50:38ce n'est pas
00:50:39le parti nazi
00:50:40ce n'est pas les Walfenassès
00:50:41et le parti de la France Insoumise
00:50:43ce n'est pas
00:50:44le parti
00:50:45de Staline
00:50:46en revanche
00:50:47lorsqu'on regardait
00:50:48au regard
00:50:49de ma matrice idéologique
00:50:51je suis gaulliste
00:50:52et si jamais
00:50:52j'avais dû choisir
00:50:53entre les deux
00:50:54mon choix aurait été fait
00:50:55D'accord
00:50:55en trois secondes écart
00:50:58est-ce que vous ne croyez pas
00:50:59que la vie politique française
00:51:00souffre de ces références
00:51:02abusives à l'histoire
00:51:03et qu'on pourrait laisser de côté
00:51:04Staline
00:51:05et Goebbels
00:51:06et compagnie
00:51:07pour parler du présent
00:51:08sans revivre perpétuellement
00:51:09la deuxième guerre
00:51:09je suis un responsable politique
00:51:12candidat à l'élection présidentielle
00:51:13de 2026
00:51:14pas en 1933
00:51:15ou 1934
00:51:16mais permettez-moi
00:51:16parfois comme vous le faites souvent
00:51:17d'avoir des références
00:51:19livresques
00:51:19historiques
00:51:20et politico-historiques
00:51:21et c'est ce que j'ai fait
00:51:21vous les avez choisi
00:51:22Gabriel Cluzel
00:51:24ensuite Marc Menon
00:51:25Charles d'Ornelas
00:51:25Michel Fayette
00:51:26oui j'ai suivi
00:51:27et admiré
00:51:29votre combat
00:51:30votre combativité
00:51:31dans un certain nombre
00:51:32de dossiers
00:51:33face à la France insoumise
00:51:34mais je note
00:51:35que vous avez une rhétorique
00:51:36commune
00:51:37que vous venez
00:51:38de nous livrer
00:51:39vous avez dit
00:51:39nous avons tous
00:51:40un parent issu
00:51:41de l'immigration
00:51:42moi j'ai pas de parent
00:51:43issu de l'immigration
00:51:44j'existe néanmoins
00:51:45un grand-parent pardon
00:51:46j'ai dit un grand-parent
00:51:56d'exister
00:51:57vous êtes d'accord
00:51:57en revanche
00:51:58j'en ai beaucoup
00:51:58sur les monuments
00:51:58aux morts
00:51:59alors quelle est la question
00:52:00est-ce que ceux
00:52:00qui n'ont pas un grand-parent
00:52:02oui ont le droit de citer
00:52:03en France
00:52:04parce que j'ai remarqué
00:52:05qu'on en parle peu
00:52:06donc si vous avez bien suivi
00:52:09mes assertions
00:52:10mes prises de position
00:52:11j'avais dit qu'aujourd'hui
00:52:12le combat est avant tout
00:52:13social
00:52:14exacerbé par l'ethnique
00:52:15et ce que je disais
00:52:16c'est que justement
00:52:17que ce soit la France insoumise
00:52:19ou que ce soit
00:52:19le Rassemblement national
00:52:21l'objectif c'est pas
00:52:21de monter les communautés
00:52:22les unes contre les autres
00:52:23il n'y a qu'une seule communauté
00:52:24c'est la communauté républicaine
00:52:26et si vous n'avez pas
00:52:27on regarde votre filiation
00:52:28mais il faudra vérifier
00:52:29votre filiation
00:52:32très bien
00:52:33vous faites partie
00:52:34des 10 ou 60 Français
00:52:35qui n'ont pas un lien
00:52:37avec l'immigration
00:52:38très bien
00:52:38c'est votre histoire
00:52:39mais l'histoire de notre pays
00:52:40c'est
00:52:41nous avons
00:52:42nous avons
00:52:43nous avons
00:52:43une grande partie
00:52:44des Françaises et des Français
00:52:45qui ont au moins
00:52:46un grand-parent
00:52:47issu de l'immigration
00:52:48est-ce que ça signifie
00:52:49que lorsqu'on est issu
00:52:51de l'immigration
00:52:51on a
00:52:52on va dire
00:52:53nous sommes des citoyens
00:52:54supérieurs à ceux
00:52:55qui n'en ont pas
00:52:55le sujet n'est pas là
00:52:56le sujet c'est
00:52:58le principe républicain
00:52:59c'est liberté, égalité, fraternité
00:53:01et c'est démocratie sociale
00:53:02et c'est ça qui nous habite
00:53:03et c'est ce qui fait
00:53:03qu'aujourd'hui
00:53:04je suis candidat
00:53:05à l'élection présidentielle
00:53:06parce que notre système
00:53:08on va dire
00:53:10providentiel
00:53:10notre système protecteur
00:53:12est particulièrement
00:53:13mis à mal
00:53:14donc ce n'est pas
00:53:15et ce n'est pas du tout
00:53:15une rhétorique
00:53:16c'est une dialectique
00:53:17Michel Fayad
00:53:18vous avez évoqué énormément
00:53:19la communauté nationale
00:53:20et je partage ce point
00:53:22mais cuide justement
00:53:24de ces 500 000 immigrés
00:53:25qui rentrent chaque année
00:53:26dont une grande partie
00:53:27sont musulmans
00:53:28et qui croient justement
00:53:29à une communauté
00:53:31qui serait une communauté islamique
00:53:32la Oumma
00:53:33la nation islamique
00:53:34et qui de fait
00:53:35cherche à se distinguer
00:53:36dans les textes islamiques
00:53:38du reste de la population
00:53:39puisqu'il est demandé
00:53:40de se distinguer
00:53:41vestimentairement
00:53:42physiquement
00:53:43et même
00:53:44que moralement
00:53:45il y a une supériorité
00:53:46des membres de la Oumma
00:53:47sur les autres
00:53:48c'est ce que disent les textes
00:53:49donc comment est-ce qu'on peut
00:53:50adapter ces 500
00:53:51ces gens qui rentrent
00:53:53qui n'ont pas la même éducation
00:53:54ils ne sont pas nés en France
00:53:55ils ne sont pas là
00:53:56depuis longtemps
00:53:56à notre culture nationale
00:53:58à notre communauté nationale
00:54:00mais que ce soit
00:54:01ces 500 000 personnes
00:54:02ou que ce soit
00:54:02les personnes
00:54:03qui ne respectent pas
00:54:04le droit
00:54:05de notre pays
00:54:06du ralex à de l'ex
00:54:07le respect
00:54:09scrupuleux
00:54:10des textes
00:54:11que ce soit
00:54:13le principe
00:54:14de la laïcité
00:54:14ou que ce soit
00:54:15le principe
00:54:16du droit commun
00:54:17il y a un droit
00:54:18dans notre pays
00:54:19il faut le respecter
00:54:21alors
00:54:22Marc Menand
00:54:22moi j'aimerais bien
00:54:23aussi une question
00:54:24sur Marine Le Pen
00:54:24si j'ai le temps
00:54:25mais il faut qu'on parle aussi
00:54:25vous me permettez
00:54:26madame Kelly
00:54:26bien sûr
00:54:27mais en revanche
00:54:27il n'y a pas d'ethnicisation
00:54:29sur le respect
00:54:30de telle ou telle
00:54:31règle de droit
00:54:32alors vous
00:54:33vous avez comme slogan
00:54:34humaine
00:54:35forte
00:54:35crédible
00:54:36alors je reviens
00:54:37sur le principe
00:54:38de laïcité
00:54:39moi je suis un laïcard
00:54:40convaincu
00:54:42et
00:54:43j'ai enseigné
00:54:44à Ronissoubois
00:54:44pas très loin
00:54:45de Saint-Ouen
00:54:46c'était dans les années 70
00:54:47il n'y avait pas un seul voile
00:54:49aujourd'hui
00:54:50il y a de plus en plus
00:54:51de voiles
00:54:51et il y avait un papier
00:54:53dans le parisien
00:54:54où 86% des français
00:54:57estiment
00:54:58qu'ils sont confrontés
00:54:59à des signes
00:55:00ostentatoires
00:55:02dans le cadre
00:55:03de leur travail
00:55:04et de l'espace public
00:55:05est-ce que vous estimez
00:55:07qu'aujourd'hui
00:55:08on ne respecte plus
00:55:09la laïcité
00:55:09est-ce que vous êtes
00:55:10un laïcard comme moi
00:55:12moi je n'aime pas
00:55:12le mot laïcard
00:55:13parce que le mot laïcard
00:55:14quand vous vous analysez
00:55:15justement historiquement
00:55:16c'était justement
00:55:17une perversion
00:55:18et une abîme
00:55:20du
00:55:20je suis un défenseur
00:55:22de la laïcité
00:55:23oui mais c'est un laïcard
00:55:24c'est celui
00:55:25qui dit
00:55:26la laïcité
00:55:27la religion
00:55:27c'est l'intime
00:55:29et dans l'espoir public
00:55:30il n'y a pas de religion
00:55:31on le laisse répondre
00:55:32on parlait de rhétorique
00:55:33je vais donner juste
00:55:34une clarification rhétorique
00:55:36le principe
00:55:36de la laïcité
00:55:37est simple
00:55:37c'est pas de signe
00:55:39ostentatoire religieux
00:55:40à partir du moment
00:55:41où vous incarnez
00:55:42le service public
00:55:44non non non
00:55:45je vous invite
00:55:45à relier
00:55:46non non
00:55:46j'ai écrit
00:55:47la laïcité dévoilée
00:55:48donc je connais
00:55:50je dis
00:55:52donc si votre
00:55:53si le sujet
00:55:53c'est des personnes
00:55:54qui se promènent
00:55:56avec un voile
00:55:57dans les lieux publics
00:55:59et bien c'est pas du tout
00:56:00conforme à la loi de 1905
00:56:01ah non non non
00:56:02vous interprétez
00:56:03la loi de 1905
00:56:04je pense que vous réécrivez
00:56:05la loi de 1905
00:56:06non non non
00:56:07en revanche
00:56:08en tant que
00:56:08j'ai passé des mois
00:56:09sur le sujet
00:56:10non mais bien
00:56:11très bien
00:56:11mais je
00:56:12vous pouvez avoir passé
00:56:13des années et des années
00:56:14mais les textes
00:56:16sont les textes
00:56:16en revanche
00:56:16non non
00:56:17vous ne les avez pas lu
00:56:18et relisez tous les débats
00:56:19en revanche
00:56:19en tant que premier magistrat
00:56:21Marc il est de gauche
00:56:22comme vous
00:56:22soyez sympa
00:56:23franchement
00:56:25lorsque vous êtes
00:56:26premier magistrat
00:56:27d'une ville
00:56:28effectivement
00:56:28il faut se tenir
00:56:29au strict respect
00:56:30de la laïcité
00:56:31donc le citoyen
00:56:32n'a pas respecté
00:56:33la laïcité
00:56:35mais non
00:56:35vous avez fait référence
00:56:36au voile
00:56:37est-ce que le port du voile
00:56:39dans un lieu public
00:56:40c'est interdit
00:56:40par la loi de 1905
00:56:42je vous dis
00:56:42aucun signe
00:56:43aucun signe
00:56:44il nous reste moins
00:56:45de deux minutes
00:56:46c'est faux monsieur
00:56:47je vous dis c'est faux
00:56:48vous avez réécrit
00:56:49vous avez
00:56:50c'est ce qu'on appelle
00:56:51un argumento négatif
00:56:52Charlotte Dornelas
00:56:54vous avez parlé
00:56:55pour l'attachement
00:56:56à la communauté nationale
00:56:58dont vous parlez
00:56:59à la communauté républicaine
00:57:00dont vous parlez
00:57:00plus exactement
00:57:01vous avez parlé
00:57:02du respect des textes
00:57:03du respect du droit
00:57:04et de l'attachement
00:57:05à la république
00:57:06et donc à ses valeurs
00:57:07mais est-ce que vous croyez pas
00:57:08qu'il y a un nouvel enjeu
00:57:09qui est l'enjeu culturel
00:57:10tout simplement
00:57:11qui ne dépend pas
00:57:12de la république
00:57:12mais de la France
00:57:13qui est un mot
00:57:14qui a disparu
00:57:15derrière celui de la république
00:57:16et qui se pose
00:57:17évidemment
00:57:18sur le terrain
00:57:18de l'immigration
00:57:19parce que vous avez parlé
00:57:20des électeurs
00:57:20du rassemblement national
00:57:21en disant
00:57:22ils sont déclassés socialement
00:57:24ils sont inquiets
00:57:24sur le terrain du travail
00:57:26du déclassement
00:57:26et tout ça
00:57:27est absolument vrai
00:57:28et renseigné
00:57:28est-ce que vous croyez pas
00:57:29qu'il y a un déclassement
00:57:30ou une inquiétude culturelle
00:57:32sur l'harmonie culturelle
00:57:34qui disparaît en France
00:57:35par le biais de l'immigration
00:57:36et par le biais
00:57:37d'importation d'autres cultures
00:57:39qu'est-ce que vous entendez
00:57:39par culturel
00:57:40parce que le principe culturel
00:57:41là aussi
00:57:42on a fait référence
00:57:43à la laïcité
00:57:44et puis des principes historiques
00:57:45il suffit de relire Kant
00:57:46et puis le principe
00:57:47de la culture
00:57:47il est assez subjectif
00:57:49je vais le dire très simplement
00:57:50est-ce que vous associez culturel
00:57:52au prisme cultuel
00:57:54est-ce que vous associez
00:57:55la culture
00:57:57oui mais c'est qu'un élément
00:57:58non mais ce que je veux dire
00:57:59c'est que
00:57:59fut un temps en France
00:58:00pour le dire simplement
00:58:01on n'avait pas de débat
00:58:02sur ce qu'on mangeait à la cantine
00:58:03on n'avait pas de débat
00:58:04sur la manière de s'habiller
00:58:05on n'avait pas de débat
00:58:06sur les jours fériés
00:58:07donc oui bien sûr
00:58:08la culture est issue
00:58:09d'une religion
00:58:09dans sa partie culturelle
00:58:11et qu'aujourd'hui
00:58:12il y a d'autres cultures
00:58:13qui s'invitent
00:58:14sans faire de hiérarchie
00:58:15elles sont différentes
00:58:15c'est indiscutable
00:58:16oui
00:58:17et donc est-ce que vous comprenez
00:58:18cette inquiétude là
00:58:19d'une relativisation
00:58:20de la culture historique française
00:58:22par d'autres cultures
00:58:23dans ma ville
00:58:25on est à 60 000
00:58:26il y a
00:58:28une culture
00:58:28c'est la culture républicaine
00:58:29culture républicaine pardon
00:58:31et il y a
00:58:32plusieurs cultes
00:58:33parce que c'est ça
00:58:33dont il s'agit en filigrane
00:58:34dans votre propos
00:58:35non non pas que
00:58:36c'est
00:58:37parce que
00:58:37non parce que
00:58:37est-ce que vous parlez
00:58:38non mais en France
00:58:38il y a le culte
00:58:39il y a une culture française
00:58:41quand même
00:58:41qui n'a posé de questions
00:58:42à personne
00:58:43est-ce que le voile
00:58:44fait partie de la culture française
00:58:45simple
00:58:45est-ce que le voile
00:58:46est-ce que le voile
00:58:47fait partie de la culture française
00:58:48qu'est-ce que vous entendez
00:58:49par le voile
00:58:50fait partie de la culture française
00:58:51est-ce que le voile
00:58:52est à partir de la culture française
00:58:54ou à partir de la culture
00:58:55il y a des français
00:58:56des français
00:58:57qui portent le voile
00:58:58mais la question
00:58:59c'est le communitaire
00:58:59la question
00:59:00la question que vous avez posée
00:59:02c'est est-ce qu'aujourd'hui
00:59:03la France
00:59:04voit sa culture
00:59:06fragilisée
00:59:06au regard
00:59:07une culture c'est évolutive
00:59:09moi ce que je vois
00:59:09c'est que
00:59:10c'est les principes républicains
00:59:11qui sont basiques
00:59:12et c'est là où on doit être intransigeant
00:59:14liberté, égalité, fraternité
00:59:16et une république unie, indivisible
00:59:18ensuite
00:59:18si on arrive
00:59:19et si on réinterprète
00:59:21les principes fondamentaux
00:59:22de la république
00:59:23si on ne vit pas pareil
00:59:24c'est compliqué quand même
00:59:26mais sur 65 millions de personnes
00:59:28il y a des vies
00:59:31totalement différentes
00:59:32et ce qui doit faire la différence
00:59:35c'est ce qu'on appelle
00:59:36cause commune
00:59:3710 secondes
00:59:38Karim Ramran
00:59:39on a terminé
00:59:40que pensez-vous
00:59:40de la candidature de Marine Le Pen
00:59:42vous qui êtes aussi
00:59:43candidat à la présidentielle
00:59:44en 10 secondes
00:59:44on a terminé
00:59:4510 secondes
00:59:45sur le plan
00:59:48juridique
00:59:49pur
00:59:50ça salue
00:59:50un des principes républicains
00:59:52c'est l'indépendance de la justice
00:59:53qui n'a pas réagi
00:59:54aux différentes pressions
00:59:54quels que soient
00:59:55les différents camps
00:59:56sur le plan déontologique
00:59:57donc une personne
00:59:58qui éventuellement
00:59:59un bracelet électronique
01:00:01et qui a dit le contraire
01:00:02être candidate
01:00:03ce n'est pas
01:00:04mon prisme déontologique
01:00:06et sur le plan politique
01:00:07ça va être un candidat
01:00:08très compliqué
01:00:09à combattre
01:00:10il faudra le combattre
01:00:11il faut être bien rassemblé
01:00:11et être bien fort
01:00:12Karim Boimran
01:00:13candidat à la présidentielle
01:00:14merci infiniment
01:00:15d'avoir été notre invité
01:00:16je rappelle
01:00:17légitimiste
01:00:18universaliste
01:00:18et patriote
01:00:19excellent suite de programme
01:00:20et républicain
01:00:21et donc la laïcité
01:00:22et républicain
01:00:23apparemment c'est pas la vraie
01:00:24vous reviendrez
01:00:24vous reviendrez
01:00:25on restera plus longtemps
01:00:26pour débattre
01:00:26et si vous voulez
01:00:27on débat dans les couloirs
01:00:28excellent suite de programme
01:00:29merci
01:00:30merci
01:00:30merci
01:00:30merci
01:00:30merci
01:00:30merci
01:00:30merci
Commentaires

Recommandations