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  • il y a 46 minutes
Ce mardi 7 juillet, Patrick Joubert, CEO de Rippletide et Damien Ferrazzi, directeur général de Koesio Asset Management, se sont penchés sur la façon dont l’IA agentique transforme la fonction achats et Exaion qui défend son modèle souverain, dans l'émission Tech&Co Business présentée par Frédéric Simottel. Tech&Co Business est à voir ou écouter le mardi sur BFM Business.

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00:00Tech & Co-Business, les invités.
00:06On va parler intelligence artificielle avec nos deux invités, je vous les présente tout de suite.
00:09Patrick Schubert, bonjour.
00:10Bonjour.
00:11Patrick, CEO de RippleTide, fondé en 2024 après deux ans de R&D.
00:14Vous allez nous raconter tout ça, comment vous travaillez justement sur les processus, sur l'IA, sur une IA responsable.
00:20C'est rendre les agents d'IA d'entreprise un peu plus responsables.
00:24On va découvrir tout ça avec vous.
00:26Et justement, pour illustrer tout ça, merci d'être là avec nous.
00:30Damien Ferrazzi, bonjour.
00:31Bonjour.
00:31Damien, vous êtes directeur général de Coesio Asset Management.
00:34Vous gérez aujourd'hui 140 000 clients, 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires et puis 5 000 personnes
00:39chez Coesio.
00:39Et on va voir quels étaient vos besoins.
00:41Juste un premier mot, Patrick, RippleTide, deux ans de R&D, c'était quoi le besoin du marché ?
00:47Qu'est-ce qui vous a donné l'idée de créer cette entreprise ?
00:50Et surtout, qu'il fallait travailler sur ces agents ?
00:53Oui, l'objectif pour RippleTide, c'est de permettre aux agents de prendre les bonnes décisions.
00:58Et on voit très bien qu'aujourd'hui, on est confronté à une IA qui peut se retrouver à inventer
01:04des faits ou pas forcément être fiable dans ses réponses.
01:08Dans le monde de l'entreprise, on s'est dit que c'était quelque chose qui ne serait pas acceptable.
01:13Et donc, après deux ans de R&D, on a ajouté une technologie qui permet, justement, dans le cas de
01:20déploiement d'entreprise, de rendre les agents fiables et qu'ils puissent prendre des décisions qui correspondent aux enjeux business.
01:28Et comment c'est allé mesurer, justement, cet indice de confiance de ces agents ?
01:32Alors, on mesure de deux manières. Il y a une première façon qui est assez simple, qui est si on
01:36est capable d'évaluer le retour business.
01:39Si vous prenez un cas de support client, par exemple, si le ticket est résolu ou il n'est pas
01:43résolu.
01:43Donc là, on va être capable de l'évaluer.
01:46Et donc, on va voir est-ce que l'agent respecte ces règles-là.
01:49Après, au niveau de règles métiers ou de quand l'agent va formaliser des faits, on va être capable d
01:57'évaluer est-ce que ces faits existent dans une documentation qui est la documentation de l'entreprise.
02:02Donc, c'est là où vous justifiez qu'il n'y a pas d'hallucination et voilà.
02:06Exactement.
02:07Si on le schématise, RippleTine modélise le savoir-faire de l'entreprise.
02:12Et quand l'agent prend une décision, on va regarder la décision à prendre au regard de ce référentiel de
02:19l'entreprise pour être certain qu'il soit valide ou pas.
02:22Et alors, on a la chance aujourd'hui d'avoir avec nous Damien Ferrandi, donc directeur général de Cohesio Asset
02:26Management.
02:27Alors, racontez-nous quel était votre besoin.
02:30Parce qu'évidemment, j'imagine que vous êtes plongé avec toutes les datas que vous gérez, vous êtes plongé dans
02:33l'IA et encore plus avec cette IA générative et maintenant cette IA agentique.
02:37Quels étaient vos besoins et comment s'est fait le lien avec RippleTide ?
02:41Bonjour, merci de nous laisser présenter notre belle entreprise.
02:44Le cas est plutôt simple.
02:45Nous sommes fournisseurs de l'ensemble des métiers du numérique, de TPE et de PME.
02:50Et donc, nous distribuons de l'informatique, de la cybersécurité, des télécoms, des solutions de gestion, des solutions de GED,
02:58audiovisuels et des systèmes d'impression.
03:01Et tous les jours, les besoins de nos clients sont plutôt simples.
03:03Ils veulent qu'on les accompagne dans leur transformation digitale et ils veulent qu'on les fournisse en bien d
03:07'équipement sans consommer leur trésorerie.
03:09C'est là que la magie du financement opère et que mon métier consiste à leur trouver des solutions de
03:14financement pour nourrir ce besoin.
03:17Et donc, j'ai un double enjeu qui consiste à dire je dois trouver des solutions et maîtriser mon risque.
03:24Surtout que ça doit être compliqué.
03:25Là, je fais juste un petit pas de côté.
03:26Mais aujourd'hui, avec l'IA qui arrive, auparavant, on pouvait à peu près gérer son budget.
03:31On sait, il y a trois ans, cinq ans, on sait où on va.
03:33Là, aujourd'hui, on se dit je vais peut-être être obligé de changer un peu, de braquer dans les
03:39deux ans à venir.
03:39Le financement fait encore plus sens puisqu'on veut s'équiper avec les solutions du moment, sans pour autant investir,
03:46mais plutôt financer et donc louer pour maîtriser son budget.
03:48Et c'est là que le financement encore aide nos chers clients.
03:53Et finalement, historiquement, on était aussi limité en termes d'accompagnement de financement puisque nous consommions ce qu'on appelle
03:59un score, une étude de financement classique, externalisée, qui a été prise auprès d'établissements financiers.
04:04Et avec la rencontre effectuée.
04:07Vous avez dit on va faire notre propre score.
04:09On s'est dit, via Patrick, via RippleTide, ce serait quand même trop bien de trouver une IA qui nous
04:18aide à construire un score, un score qui soit plutôt adapté au TPE-PME, qui soit enrichi de données qui
04:24sont propres au TPE-PME et qui soit encore une fois augmenté des datas propres à Cohesio, donc pour mieux
04:29comprendre les besoins de clients.
04:30Et est-ce que ça veut dire, parce que souvent, ce qu'on entend aujourd'hui, les gens non satisfaits
04:33disent, oui, l'IA n'a pas répondu à mes objectifs.
04:36Et ceux qui disent pourquoi ça n'a pas répondu disent, voilà, il faut une qualité de données, ça j
04:40'imagine que vous l'avez.
04:41Et surtout, il faut changer les process.
04:43On se dit, il ne faut pas juste appliquer l'IA sur des choses un peu existantes.
04:48Là, est-ce que vous, du coup, il y a des processus qui ont été changés au sein de Cohesio,
04:52à cette management ?
04:52Pour le coup, on n'a pas eu de grands enjeux en termes de changement de process, puisque nous avons
04:56simplement changé l'agent de scoring d'origine avec un agent de score moderne,
05:00qui, lui, nous donne accès à de meilleures données, qui nous permet de mieux arbitrer.
05:04D'accord. Vous l'avez un peu plus personnalisé, quoi, c'est ça ?
05:07Il est complètement personnalisé, il intègre toutes les données nécessaires à mieux décider et mieux accompagner nos clients in fine.
05:12Et du coup, ça s'est décidé avec les équipes qui ont un peu, on a défini un peu le
05:16scénario vers lequel devait aller ce...
05:18Exactement, on a fourni les données à Patrick, qui lui ont permis de mieux sentir les besoins, de mieux sentir
05:25les décisions.
05:25Donc, c'est vraiment la dualité entre la technique de leur côté et nous, les logiques métiers qu'on n
05:30'arrivait pas à interpréter à l'époque.
05:32Alors, comment, quand j'ai décrit très rapidement ce que faisait RippleTide, j'ai dit, rend les agents IA d
05:37'entreprises responsables.
05:39Comment, justement, on fait ce lien aussi avec l'ADN un peu de RippleTide ?
05:43Le point, c'est la décision. C'est-à-dire qu'on le voit sur le scoring, l'objectif, c
05:46'est comment on prend pour Cohesio une décision de scoring qui soit la meilleure décision pour le client.
05:53Et ce que je trouve très intéressant avec cette offre-là, c'est que c'est un nouveau service et
05:57la capacité pour Cohesio d'offrir des nouveaux services en évaluant le scoring d'une meilleure façon, en ajoutant plus
06:07de données.
06:09Mais avec des données qui restent celles de...
06:10Alors, il y a des données de Cohesio, mais aussi des données tiers, c'est-à-dire d'être capable
06:14d'enrichir et aussi de pouvoir d'ultra-personnaliser.
06:18C'est-à-dire que le scoring, il va être vraiment fait pour cette PME, à cet endroit, pour ce
06:25financement-là.
06:26Et ça, ça fait toute la différence pour l'évaluation aussi.
06:30L'autre point sur le côté responsable, pour répondre à votre question, c'est la technologie de RippleTide est explicable.
06:37Donc, ça veut dire qu'on est capable d'expliquer chaque décision.
06:41Et pour le crédit et le scoring, la conformité est un élément important.
06:45Parce que c'est ce que j'allais dire.
06:47L'idée, c'est bien d'avoir un bon indicateur, mais on est dans un univers où il faut quand
06:51même être capable d'expliquer.
06:53C'est toujours ce que l'on dit aujourd'hui.
06:54L'effet boîte noire, dans certains cas, c'est bien, ça va vite et tant mieux.
06:57Mais quand on est dans votre univers, il faut savoir dire pourquoi il y aura un refus, pourquoi il y
07:02aura telle décision qui sera associée à tel indicateur.
07:05C'est exactement ça.
07:06Et c'est là où on s'est bien trouvé aussi dans la collaboration, puisque c'est totalement documenté, hiérarchisé.
07:10Et finalement, quand on passe de la soumission à l'accord, on voit le chemin entre les deux.
07:15Quelque part, on voit ce qui a favorisé ou qui a fait infléchir l'accord de financement.
07:20Et nous, on ne peut pas se tromper parce qu'on gère 30 000 opérations par année.
07:23Donc, on ne peut pas lancer la machine dans la nature et se retourner un an plus tard pour se
07:27dire, mince, je n'ai pas assez documenté.
07:29Donc, c'est clairement le cas.
07:30Et Damien Ferrandi, on parlait tout à l'heure avec Coesio Asset Management.
07:32De ce côté personnalisation par rapport à vos clients, ça veut dire que par rapport à tel profil de client,
07:38qu'il soit une PME, une grosse PME, une petite PME, et qu'il soit dans le domaine du retail,
07:44dans n'importe quel domaine,
07:45vous allez pouvoir ensuite ajuster un peu ces indicateurs ?
07:48C'est exactement ça.
07:49Si on cherche un petit peu la différence avec un score classique,
07:53normalement, on consomme un score qui vient d'en haut des grosses boîtes, des grandes entreprises,
07:57avec une donnée financière classique et analysée de façon très très classique.
08:00Nous, on maîtrise ce que l'on vend, c'est déjà intéressant.
08:04On ne maîtrise pas le client, mais on connaît bien notre client parce qu'il est vraiment TPE, PME.
08:08Et l'appui de visites techniques, de visites commerciales, de données textuelles,
08:12de données environnementales et financières,
08:14on a plus d'éléments pour apprécier nos relations qu'un score classique qui n'oseraient pas vraiment...
08:20Quand on dit score classique, c'est un score financier.
08:22Oui, c'est ça.
08:23C'est juste le score financier.
08:25Aujourd'hui, on peut ajouter des éléments...
08:28Je ne sais pas si tu veux...
08:30Je t'ai un peu embêté sur des avis Google Street View, des avis Google...
08:34Ah mais c'est ça, c'est ça qu'on appelle les données un peu extérieures.
08:37C'est d'aller chercher des données qui sont enrichies et accessibles aujourd'hui pour justement améliorer.
08:43Et si on regardait juste financièrement sur des PME qui peuvent parfois être en phase de décollage
08:49ou qui ont eu un petit trou d'air...
08:52Ça va être quoi ? Un exemple très concret, sans forcément citer l'entreprise, mais pour nous, Damien ?
08:58Un exemple concret de score ?
08:59Oui.
08:59Un exemple concret de score, pour moi, ce qui m'intéresse, c'est forcément les éléments financiers
09:03parce qu'il pourrait y avoir une phase no-go assez immédiate.
09:05Mais une fois qu'on n'est pas sur le classique no-go,
09:09après, j'aime bien aller voir le Google Street View, la devanture de l'entreprise.
09:13J'aime bien aller voir les avis Google ou autres avis.
09:16J'aime bien aller voir l'ancienneté du dirigeant, l'ancienneté de l'entreprise.
09:21J'aime aller voir s'il y a d'autres entreprises.
09:23Enfin, j'arrive aussi à aller chercher les informations de derniers passages techniciens
09:27ou de derniers passages commerciaux.
09:29Est-ce que les avis LinkedIn des gens, souvent...
09:32Oui, tout m'intéresse parce que j'ai des signaux faibles ou forts.
09:34Et le score traditionnel, purement financier, me fait passer à côté.
09:39Oui, n'illustre pas si on voit...
09:41C'est vrai qu'on apprend beaucoup souvent avec les petits commentaires LinkedIn.
09:44On va dire, voilà, sur tel projet, ça s'est très bien passé ou ça s'est allongé.
09:48Donc, c'est ça que vous allez aller chercher.
09:50Et comme j'en ai 30 000 à faire, ça m'amuse d'en faire quelques-uns à la main,
09:52mais j'ai besoin de le faire de façon système.
09:54Le point, c'est ça, c'est la personnalisation à l'échelle.
09:58Et donc, c'est là où...
09:59Parce qu'on pourrait le faire, mais ça prendrait...
10:01Voilà, et puis après, on ne peut pas le...
10:03Et il faut que chaque score, chaque avis soit traité de façon certaine et reproductible.
10:10Si on devait donner un score, je ne sais pas, 10,
10:14et que finalement, c'est la même entreprise,
10:17et qu'on repasse l'agent et que c'est le coup d'après, il va donner...
10:20Pourquoi ? Ce n'est pas acceptable.
10:22Et ça, c'est aussi ce qu'on apporte.
10:24Si ça doit être 10 fois de la même manière, ça sera 10 fois de la même manière.
10:27Et c'est là où, justement, vous jugez la pertinence de cet indicateur.
10:31Parce que je me dis, vous avez fait des tests et des tests et des tests.
10:33Il ne s'agit pas d'aller revérifier avec l'œil humain,
10:35même si l'œil humain reste toujours...
10:37Alors, l'œil humain, il est censé être aidé par ce score pour arbitrer et décider.
10:42Et c'est une problématique qui est intéressante,
10:44puisque finalement, on a beau être, nous, face à une solution de décision
10:48pour 30 000 scoring annuels, 30 000 opérations annuelles.
10:52Mais finalement, je fais quoi ?
10:53J'ai besoin d'avoir le maximum d'informations pour prendre une décision.
10:56C'est le quotidien de mes clients.
10:58Et mes clients, aujourd'hui, ils ont un quotidien de...
11:00Est-ce que je dois travailler avec cette nouvelle relation,
11:02qu'elle soit fournisseur ou cliente ?
11:03Et finalement, ce score, non seulement, il va nous servir,
11:06mais ce score, on va aussi le proposer en tant que service à nos clients finaux
11:09pour qu'eux-mêmes, ils s'en servent au quotidien pour arbitrer.
11:12Et ça, c'est dans une plateforme kiosque,
11:14qui est une plateforme multiservices qu'on lance là tout prochainement.
11:16Prochaine étape pour RippleTide ?
11:18Prochaine étape pour RippleTide, c'est de développer,
11:21pour les industries, réguler son offre,
11:23puisque là, on l'a commencé avec l'industrie crédit.
11:26On le voit aussi avec les services de santé,
11:29où on a des besoins d'une IA qui prend des décisions explicables
11:35et répétables au fur et à mesure du temps.
11:37Ce sera l'occasion de venir nous en reparler.
11:39Avec plaisir.
11:39Patrick Joubert, merci d'avoir été avec nous,
11:41CEO de RippleTide.
11:42Donc voilà, pour gagner justement en confiance dans l'usage des IA
11:47et dans l'analyse de données.
11:49Et merci Damien Ferrandi d'être venu témoigner,
11:51directeur général de Coesio Asset Management.
11:53Allez, on marque une courte pause.
11:55On va rester dans l'univers de l'IA.
11:56On va aller dans le calcul haute performance tout de suite
11:58avec notre invité suivant.
12:06Promis, on va vous parler d'intelligence artificielle,
12:09de supercalculateur et de souveraineté aussi,
12:11parce que vous allez comprendre avec notre invité,
12:14Fatih Balili.
12:15Bonjour.
12:15Bonjour.
12:16Merci d'être avec nous.
12:16Vous êtes PDG d'Exaion,
12:18donc spécialisé dans le calcul de performance.
12:20Exaion, c'est né en 2020 au sein d'EDF.
12:24Et le but, c'était de donner une seconde vie industrielle
12:27aux grands supercalculateurs, entre guillemets, déclassés,
12:29mais qui continuent évidemment à bien fonctionner.
12:32Aujourd'hui, vous êtes 110,
12:34enfin vous êtes en train de grimper,
12:35mais plus de 110 collaborateurs.
12:36Le but, c'est de doubler taille d'ICF en 2026
12:40et d'avoir évidemment plusieurs millions d'euros de chiffre d'affaires
12:42et de surfer évidemment sur cette vague de l'IA.
12:45Première question, expliquez-nous ce que vous proposez
12:48en type de service aux entreprises qui viennent vous voir.
12:52Aujourd'hui, le service d'Exaion,
12:53c'est de fournir un service de cloud privé de confiance
12:56aux grandes entreprises
12:57qui veulent en fait stocker, inférer, calculer
13:03sur des données hypersensibles d'entreprises
13:04et qui ne peuvent pas sortir en dehors
13:07de ce qu'on appelle l'on-prem,
13:09c'est-à-dire leurs équipes internes
13:11parce que données, ce qu'on appelle ça un peu
13:14cœur de business, données privées,
13:16qu'on ne peut pas les mettre dans un cloud privé
13:18ou dans un cloud entre le on-prem et le public,
13:22les clouds souverains.
13:23C'est des données qui doivent à tout prix
13:25rester en fait dans les mètres d'entreprises.
13:29Et j'imagine que là, depuis plusieurs mois,
13:35beaucoup d'entreprises viennent vous voir
13:36parce qu'on a senti que cette petite musique
13:39de la souveraineté qui était un peu,
13:40on la mettait un peu de côté,
13:42on l'écoutait d'une petite oreille
13:44un peu peu attentive.
13:45Aujourd'hui, pour beaucoup d'entreprises,
13:47c'est devenu un critère clé
13:49et encore plus quand on l'entend,
13:50tout ce qui se passe autour de l'IA en ce moment.
13:52C'est vrai qu'effectivement, aujourd'hui,
13:53on peut séparer le cloud en trois activités.
13:57Il y a le cloud public,
13:59là où on gère nos mails, les teams, etc.
14:03On va avoir ce qu'on appelle le cloud souverain,
14:06où en fait, vous allez être garantis
14:08que vos données ne vont jamais être aspirées
14:09par un État étranger.
14:11Et puis nous, on se positionne sur ce qu'on appelle
14:13le cloud privé, c'est-à-dire la résilience.
14:14C'est-à-dire qu'on va, nous, dans les scénarios
14:16où, si demain, on est en conflit ouvert
14:18avec une puissance étrangère,
14:20on doit être capable de garantir à nos clients
14:22que les data centers et leurs données
14:24vont continuer à tourner,
14:25même si on essaie de leur couper l'accès à Internet,
14:28à la fibre, à certains modèles d'IA.
14:32D'accord.
14:33Nous, c'est ça.
14:34C'est là-dessus qu'on nous se positionne.
14:35C'est sur la résilience.
14:37Et vos clients, ils externalisent chez vous le calcul,
14:41puisque le but, c'était quand même
14:42des supercalculateurs au départ.
14:44Le but, c'est d'externaliser leurs calculs intensifs.
14:47C'est ça, l'idée ?
14:48C'est ça.
14:49Alors, je n'utiliserai pas le mot externaliser,
14:51mais c'est nous, en fait,
14:53nous en rapportons des data centers miniaturisés
14:55chez eux.
14:56Ah, chez eux, ok.
14:57En fait, ils internalisent
14:58et ils continuent de garder chez eux
14:59ou alors ils rapatrient de l'extérieur
15:01certaines données qu'ils avaient expatriées
15:03pour continuer à faire tourner leurs données
15:05sur des mini data centers
15:06qu'on leur livre, dont ils sont propriétaires
15:08et dont toutes les couches IaaS et PAS
15:11sont développées sur de l'open source.
15:13Et alors, Exalion a été au cœur un peu
15:14d'une polémique, puisque
15:17enfin, oui, il y a l'EDF
15:19avec une partie qui a été revendue
15:21alors qu'à l'heure actuelle,
15:22on parle du calcul,
15:24des centres de calcul IA,
15:26voilà, il faut être souverain dans ce domaine-là.
15:27Et il y a une partie qui a été revendue
15:30à plus de 60% aujourd'hui
15:31à un Américain qui s'appelle Mara,
15:33qui était mineur de bitcoin,
15:34mais on l'a dit hors micro
15:35avant que nous démarrions l'émission,
15:37ils sont en train de se tourner aussi
15:39vers les centres de calcul.
15:39Donc, ils monétisent l'électron, quoi.
15:41C'est ça.
15:43Donc, ils rentrent dans cette économie des tokens aussi.
15:46Pourquoi ça s'est fait ?
15:48Alors, EDF est encore présent,
15:49puis il y a Xavier Niel qui est encore là,
15:51et l'entreprise, on le rappelle,
15:52est toujours bien en France.
15:53Tous les producteurs sont en France.
15:55Les fondateurs, nous sommes toujours là.
15:5790% des effectifs sont en France,
16:00notamment à Paris.
16:01On a une partie de nos équipes
16:03qui sont au Québec, au Canada.
16:05La R&D à 100% est développée en France.
16:08Et toutes les solutions qui sont proposées
16:10à nos clients ont été développées
16:11par les équipes d'Exalion en France.
16:13Donc, il n'y a pas d'input de technologie
16:14qui vient de Mara
16:15ou des savoir-faire d'Exalion
16:17qui repartent aux Etats-Unis.
16:18Alors, pourquoi ne pas être resté au sein de...
16:19Ou alors, pourquoi ne pas avoir cherché
16:21un acteur plus européen,
16:25voire français ?
16:27En plusieurs choses.
16:28C'est que ce n'est pas le cœur de métier
16:30du groupe EDF
16:31que de développer une activité cloud
16:32à l'interne.
16:33On le voit aujourd'hui,
16:34le groupe est en train de se recentrer
16:35sur les centrales nucléaires
16:37et sur les activités
16:38qui sont en France et en Europe.
16:40Ils ne peuvent pas financer
16:41à hauteur de plusieurs centaines
16:42de millions d'euros
16:42une initiative dans le secteur du cloud.
16:46Donc, en fait, le groupe EDF,
16:48comme ça a été prévu,
16:48d'ailleurs, à la création d'Exalion,
16:50on savait que la première phase 2020-2025
16:52aurait été financée par le groupe EDF.
16:54On savait qu'entre 2026 et 2030,
16:56nous aurions des besoins
16:57de financement beaucoup plus conséquents
16:59et qui étaient déjà envisagés
17:01d'ouvrir le capital.
17:02Et c'est ce qu'on a fait.
17:03Donc, on est passé par une banque d'investissement
17:04et puis on a vu
17:05les différentes entreprises
17:07qui étaient à même d'investir.
17:09Et c'est vrai qu'aujourd'hui,
17:11quand on va lever plus de 100 millions d'euros,
17:12c'est compliqué de les trouver en Europe.
17:14Oui.
17:14Et donc,
17:16aujourd'hui,
17:17le but,
17:18c'est de devenir un acteur,
17:19si ce n'est européen,
17:20au moins mondial avec Exalion.
17:22Exactement.
17:23L'avantage qu'on a,
17:23en fait,
17:24aujourd'hui,
17:24avec ce système de cloud privé,
17:26c'est qu'on l'a démarré
17:27sur le continent européen
17:28qui est très orienté aujourd'hui
17:30sur la souveraineté des données
17:31et qui est en train,
17:32avec l'épisode de Groenland
17:34et l'épisode avec Anthropie
17:36qu'il y a de ça quelques jours.
17:37Le key switch.
17:38Voilà, le key switch,
17:39c'est en train de prendre conscience
17:40qu'il faut aller jusqu'à la résilience
17:41et que la souveraineté ne suffit plus.
17:43Et dans cette logique de résilience,
17:44en fait, nous, Exalion,
17:45ce sont les solutions
17:46qu'on a développées en interne
17:47pour le groupe EDF dès 2020.
17:52Il y a beaucoup d'entreprises
17:52et pas qu'européennes,
17:53même aux Etats-Unis,
17:54aujourd'hui,
17:54les gens et les grandes entreprises
17:55veulent avoir leur cloud privé.
17:57Ils veulent faire tourner
17:57des plateformes de LLM,
18:00multi-LLM,
18:01basées sur des codes open source.
18:02On voit des retours d'arrière,
18:02on voit des gens
18:03qui étaient entièrement
18:03cloud public,
18:05enfin, cloud externalisé
18:06et puis qui, maintenant,
18:06sont en train de rapatrier des choses.
18:08Il y a un très grand marché
18:09pour le cloud privé,
18:10notamment aussi aux Etats-Unis,
18:11au Moyen-Orient,
18:12dans le reste de l'Europe,
18:14au Canada.
18:15Et Exalion a eu une certaine avance
18:17et il faut en profiter.
18:18C'est maintenant qu'il faut accélérer
18:19et il ne faut surtout pas...
18:20Et ça, aujourd'hui,
18:22est-ce que des clients ont un peu...
18:24Je rappelle,
18:25vous avez des clients historiques
18:26qui sont des grandes banques,
18:28etc.
18:28Est-ce qu'eux,
18:29ils ont craint un moment,
18:30en plus de passer au main
18:32d'un Américain,
18:33enfin, en partie,
18:35de perdre un peu
18:36de cette souveraineté ?
18:37Il faut les rassurer,
18:38quand même, j'imagine.
18:39Nous les avions tous contactés
18:40avant le deal
18:41pour leur expliquer
18:41de quoi il s'agissait
18:43et que ce n'était pas
18:45une prise totale
18:47du capital d'Exalion.
18:49C'est une prise de participation
18:50partielle.
18:52Et comme Mara
18:53n'est pas un acteur
18:54du cloud
18:54et de l'IA,
18:56en fait,
18:57c'est un acteur
18:57qui nous a apporté
18:58les moyens à nous
18:59d'accélérer très vite,
19:00mais ce n'est pas un acteur
19:01qui se comporte
19:02un peu comme un big brother
19:04qui va dire ce qui se passe.
19:05Et comme eux-mêmes
19:05ne sont pas cloud provider
19:06aux Etats-Unis,
19:07du coup,
19:08ils ne sont pas sur le coup
19:09du cloud act aux Etats-Unis
19:11et du coup,
19:11nous ne sommes pas sur le coup
19:12du cloud act aux Etats-Unis,
19:13enfin, en France,
19:14vers les Etats-Unis
19:14parce que l'interactionnaire
19:15ne l'est pas non plus.
19:16Ça va être quoi le profil ?
19:19Alors, le profil des entreprises
19:20peut-être pas,
19:21mais le profil des projets
19:22que l'on va vous confier
19:22aujourd'hui,
19:23qu'on va confier à Exaion ?
19:25Alors, si on prend
19:27ce qui accède le plus vite
19:28en ce moment,
19:28ça va être des grands industriels
19:29qui nous disent
19:30écoutez,
19:30nous avons besoin
19:31d'avoir accès
19:31à une plateforme multi-élèm
19:33dans l'IA
19:34parce que,
19:35donc, on a commencé
19:36par traduire certains documents,
19:37on a demandé à l'IA
19:38de nous aider
19:38sur des présentations
19:40PowerPoint,
19:40mais aujourd'hui,
19:41on a besoin d'optimiser
19:42un cas d'usage réel
19:43d'entreprise,
19:44on sait qu'on peut aller
19:45chercher 20, 30,
19:4640% d'optimisation,
19:48mais comme ces données
19:49sont très sensibles,
19:50on ne se sent pas
19:51d'aller les mettre
19:52chez ChatGPT
19:53ou chez Anthropik,
19:54on a besoin d'avoir
19:55un cloud privé
19:57hermétique,
19:58complètement hermétique
19:59par rapport
19:59au monde extérieur,
20:00sur lequel on peut
20:01venir lutter
20:02contre trois choses,
20:02un, le shadow IT,
20:03éviter que nos données sortent,
20:05deux, réduire le coût
20:06des tokens
20:06en utilisant des modèles
20:07open source,
20:08et trois, garantir
20:09que le périmètre
20:10sur lequel on inferne
20:11nos données
20:11soit ultra sécurisé.
20:13Et c'est ça
20:13qu'Examen propose
20:14aujourd'hui à ses clients.
20:15D'accord.
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