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- #hdpros2
Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous, Ironique, Jacqui, Gilles, William, Golnadel, Georges Fenec, Pascal, Pierre Garbarini et Johan Ouzay sont avec nous.
00:05Vous le savez, Marine Le Pen a été condamnée à trois ans de prison, dont un en ferme sous bracelet
00:09électronique.
00:10Lors du procès en appel des assistants parlementaires d'eurodéputés du Front National,
00:14elle a aussi écoupé de 45 mois d'inéligibilité, dont 30 avec sursis.
00:18Une peine d'inéligibilité déjà effectuée, c'est-à-dire qu'elle était éligible.
00:23Elle était éligible.
00:24Mais on apprend à l'instant que Mme Le Pen, qui est intervenée sur l'antenne de TF1,
00:29va se pourvoir en cassation.
00:32Donc, ce qu'on va essayer de comprendre, et notamment avec messieurs les avocats,
00:37ce que ça signifie lorsque Mme Le Pen décide les conséquences de se pourvoir en cassation.
00:46Ce qui est suspensif, c'est donc la peine de l'appel.
00:52La peine de l'appel, nous sommes d'accord.
00:54Ça suspend tout.
00:55Oui, mais on reste sur le jugement de l'appel.
00:57On ne reste pas sur le jugement, sur le premier jugement.
01:00C'est important de le dire.
01:03Je pense aux téléspectateurs qui, évidemment, ne connaissent pas.
01:08Et elle est candidate à l'élection présidentielle.
01:12Elle le dit à l'instant.
01:13Mais on voit d'abord ce pourvoi.
01:15Oui, c'est ce qu'elle vient de dire, puisqu'elle est en train de parler à l'instant.
01:18Et Benjamin Daud me donne cette information.
01:21Mais ce pourvoi en cassation, je voudrais savoir ce qu'il change concrètement.
01:25Au moment où nous parlons, il ne va rien changer, puisque, avec la nouvelle jurisprudence, ce pourvoi en cassation suspend
01:35tout.
01:36Il fut un temps où le premier jugement avait exécution provisoire.
01:40Celui-là n'a pas d'exécution provisoire, si j'ose dire.
01:43Donc, le pourvoi en cassation suspend tout.
01:45On va savoir ce qui va se passer.
01:46Maintenant, ce que dira la Cour de cassation.
01:48Il y a quand même un léger risque, si je peux me permettre.
01:52D'autant plus que...
01:53Quel risque ?
01:54Non, mais on pourrait imaginer que la Cour de renvoi condamne davantage encore.
02:02Oui, mais à ce moment-là, il y aura...
02:04Pardonnez-moi, je pense aux téléspectateurs.
02:08S'il y avait renvoi, ce ne serait pas avant la présidentielle.
02:11Absolument.
02:11Donc, il n'y a pas de risque.
02:14S'il y a renvoi, ça veut dire qu'il y a cassation.
02:17Oui.
02:17Si, par exemple, ce jugement était cassé, il n'y aurait pas matériellement la possibilité
02:23de rejuger Mme Le Pen avant la présidentielle.
02:27Donc, quand vous dites qu'il y a risque, il n'y a pas de risque.
02:29Il n'y a pas de risque immédiat, c'est certain.
02:31Mais j'attire votre attention aussi sur le fait, personne n'y pense, que le parquet aussi
02:36a le droit de faire...
02:37Le parquet aussi a le droit de former un pourvoi.
02:40Et d'ailleurs, il y a un communiqué.
02:41Il y a même la procureure générale qui le...
02:43Ah, moi, je vois bien, compte tenu en plus de la décision de Marine Le Pen, je vois
02:47bien mon parquet former un pourvoi en cassation également, puisqu'il...
02:53Mais j'ai envie de dire, ce pourvoi en cassation pour elle, je ne suis pas un juriste comme
02:59vous, il me paraît sans risque pour elle.
03:01Qu'est-ce qu'elle risque ?
03:02Au pire, le jugement est cassé et à ce moment-là, on renvoie et ça sera après
03:07la présidentielle.
03:09Et au mieux, si j'ose dire, le jugement...
03:13Ou même si la cour d'appel, admettons que la cour d'appel saisie sur cassation, fixe
03:18avant les présidentielles, elle pourra à nouveau faire un pourvoi en cassation, la deuxième
03:22cour d'appel.
03:22Donc ça reportera après les présidentielles.
03:25En fait, l'inéligibilité, ce qui est important, c'est que ce pourvoi en cassation ne peut
03:31pas modifier la peine d'inéligibilité qui a été réduite, ce que vous disiez
03:35d'ailleurs hier, avec Justez, vous annonciez que sans doute il y aurait une peine d'inéligibilité
03:42revue à la baisse.
03:43Bon, donc ça, ça ne peut pas modifier cela.
03:46Donc, le calcul qu'elle fait, c'est de gagner du temps, sans doute, sur la non-port du bracelet
03:53électronique.
03:54Je l'interprète comme ça.
03:56Il y a deux choses.
03:57Donc, là, elle a dix jours pour former pourvoi.
04:00Très bien.
04:01Elle annonce qu'elle va former pourvoi en cassation.
04:04William a tout à fait raison.
04:05En plus, le parquet général peut également le faire.
04:08Il y a un communiqué de madame la procureure générale de la cour d'appel de Paris qui a
04:12indiqué qu'elle réfléchissait pour savoir si elle-même formait pourvoi ou non.
04:16Point.
04:17La cour de cassation est saisie.
04:19Le pourvoi suspend.
04:21Donc, là, au moment où, lorsqu'elle va former le pourvoi, elle est tout à fait éligible.
04:27Point.
04:30La cour de cassation, la chambre criminelle, c'est la chambre criminelle, elle va se réunir.
04:35Nous ne savons pas dans quel délai.
04:36Elle a dit en janvier au plus tard.
04:38Ils l'ont dit, mais c'est une accélération.
04:40Parce qu'en général, c'est de 9 à 12 mois.
04:43Voilà.
04:44C'est 9-12 mois, en général.
04:46Mais là, apparemment, ils accélèrent.
04:48Mais si la cassation, n'oublions pas que depuis le début, les avocats de Marine Le Pen considèrent,
04:55et c'est un élément de droit qui est intéressant,
04:58ils considèrent que le détournement de fonds publics ne peut pas s'appliquer
05:02dans la mesure où ne ce ne sont pas des fonds publics français.
05:06et qu'il s'agissait de fonds publics européens
05:09et que les articles de loi qui visent l'infraction qui sont reprochés à Mme Le Pen
05:15ne visent pas ce détournement-là de fonds.
05:22Donc, il y a une bataille juridique, puisque je le dis pour les téléspectateurs,
05:25la cassation, on ne rejuge pas les faits.
05:28On est simplement de savoir si les juges ont appliqué le droit convenablement ou non.
05:33Non, mais Pascal, pardon de t'interrompre.
05:36Et puis, il y a un élément moral important,
05:39c'est que ce pourvoi en cassation fait qu'elle est toujours présumée innocente, acte 1,
05:45alors même que l'arrêt dont s'agit expliquait déjà qu'il n'y avait pas d'enrichissement personnel.
05:54Donc, sur le plan moral par rapport à une campagne à venir, c'est extrêmement important.
05:58Alors, vous avez parfaitement raison, et c'est de dire cela.
06:01Et, Yohann Ozaï, l'aspect politique que vient d'ouvrir, d'une certaine manière, Gilles William,
06:06c'est qu'on a entendu des réactions tout à l'heure.
06:08Europe, Écologie, Les Verts disaient, Mme Le Pen est une délinquante.
06:12Cet argument tombe.
06:13Il tombe, tant que le pourvoi en cassation n'a pas été jugé.
06:17Donc, tu pars sur une période de campagne électorale
06:20où on ne peut pas te dire, vous êtes un délinquant, vous êtes... etc.
06:24Ce que vient de dire Gilles William, très justement.
06:26En plus, que quand Mme Chikiru est considérée comme une veuleuse
06:30lorsqu'elle est condamnée pour vol,
06:31ou que des députés socialistes européens ont été pris la main dans le sac
06:36en prenant de l'argent du Qatar.
06:38On n'est pas du tout sur le même terrain.
06:40Donc, nous sommes là, on essaye de décrypter,
06:42on essaye de comprendre ça, la stratégie judiciaire
06:44et évidemment politique de Mme Le Pen.
06:46Donc, elle gagne du temps jusqu'au mois de janvier.
06:50Elle annonce ce soir qu'elle est candidate à l'élection présidentielle.
06:53Qu'est-ce qui se passe en janvier après le pourvoi en cassation ?
06:56Si ce pourvoi est rejeté, à ce moment-là,
06:59elle porte un bracelet dans la dernière ligne droite ?
07:01C'est le risque principal et c'est quand même un risque assez important, me semble-t-il.
07:04Alors, me semble-t-il, sur le papier, oui, mais en pratique, non.
07:10Pourquoi ? Parce que lorsque la cassation ou non sera prononcée,
07:15donc ou la cassation ou le rejet, très bien.
07:18Le dossier, il est à Paris.
07:21Il est à la Chambre criminelle de Paris, c'est-à-dire sur l'île de la Cité.
07:25Ensuite, il faut que ce dossier, il soit transféré
07:28auprès du juge d'application des peines
07:30du lieu de résidence de Mme Marine Le Pen.
07:34Donc, je ne sais pas où Mme Marine Le Pen habite et peu importe.
07:37Donc, imaginons que ça ne soit pas dans le ressort de Paris.
07:40Il faut qu'il aille chez le juge d'application des peines.
07:43– Ça peut être en deux heures.
07:45– Oui, enfin, on a vu dans un dossier assez récent
07:47où ça a mis trois mois.
07:48– Oui, mais là, on est dans un dossier différent.
07:50– Nous ne sommes pas à l'abri de mauvaises surprises dans ce pays.
07:54– Non, mais qu'est-ce qui se passe ?
07:55– Ensuite, le juge d'application des peines,
07:57il a quatre mois pour la convoquer.
07:58– Oui, mais il peut le faire le lendemain.
08:00– Il peut le faire au bout de cinq minutes.
08:02– Ou pas ?
08:02– Oui, mais ça veut dire qu'il a quatre mois.
08:04– Oui, mais il y aura pression sur ce juge, forcément.
08:07– Oui, mais s'il a pression, alors en fait, pardon,
08:09moi, je ne suis pas là pour faire de la politique, entre guillemets,
08:12ce n'est pas mon domaine.
08:14Donc, un magistrat, un juge d'application des peines,
08:18en général, il convoque à quatre mois, voire à six mois,
08:21tellement il a le dossier.
08:22Et pour Marine Le Pen, il la convoque à 48 heures après.
08:25– Pascal, si je peux me permettre.
08:25– La cour de cassation, le pourvoi ne peut pas être jugé en septembre ?
08:29C'est impossible, ça ?
08:30On est aujourd'hui le 7 juillet.
08:32– Pourquoi c'est impossible ?
08:33– C'est trop de boulot.
08:35– C'est trop de boulot, qu'est-ce qui...
08:38– Tu as deux mois, pardonnez-moi,
08:39vous dites que c'est trop de boulot,
08:40il y a des gens qui nous écoutent, ils ne comprennent pas.
08:42– Le dossier est énorme, il faut apprécier.
08:45Et puis, les avocats au conseil, pardon,
08:48les avocats à la cour de cassation,
08:49ils vont faire des mémoires en droit
08:51pour appuyer le pourvoi.
08:53– Non, mais c'est totalement...
08:54– C'est un débat juridique.
08:56– Là où j'ai une petite divergence avec toi,
09:00c'est que la justice ne se caractérise pas,
09:04on l'a bien vu par rapport aux affaires
09:06avec la France insoumise
09:08et le centre de M. Bérou,
09:11par une gentillesse particulière
09:13par rapport à Mme Le Pen.
09:15On avait quand même raison, pardon,
09:17de dire que le premier jugement
09:19était d'une sévérité très excessive.
09:21On voit bien la différence.
09:24Donc, s'ils veulent aller vite, Pascal,
09:26ils iront vite.
09:26– Tu as raison.
09:27– Moi, j'ai du mal à comprendre ce pourvoi, franchement.
09:30– Mais parce...
09:31– Ah, voilà une analyse intéressante.
09:33– Pourquoi ?
09:34– Je ne comprends pas ce pourvoi
09:35parce que si elle n'avait pas interjeté
09:37ce pourvoi en cassation,
09:39elle pouvait être convoquée dans les 10 jours,
09:41c'est-à-dire le 17 juillet.
09:43Elle était condamnée à un an de bracelet électronique.
09:46– Oui, mais elle était délinquante.
09:47– Moins trois mois de réduction de peine.
09:49– Elle était délinquante.
09:50– Six mois même.
09:51– C'est trois mois de réduction de peine,
09:52donc ça fait neuf mois.
09:53– Elle était délinquante.
09:54– Et elle se retrouve en libération conditionnelle
09:56avec levé du bracelet bout de quatre mois.
09:58– C'est-à-dire que fin novembre,
09:59elle était libre de ses mouvements.
10:00– Georges, elle était,
10:01et c'est ce qu'a dit très justement Gilles William,
10:04elle était délinquante.
10:05Et c'est un argument politique pour les autres.
10:07– Dans la bouche des opposants.
10:09– C'est considérable.
10:11– C'est considérable.
10:12– C'est considérable,
10:12mais elle prend un risque majeur
10:14parce que si effectivement la cassation
10:16s'arrête en disant qu'il n'y a pas de cassation,
10:19immédiatement elle est placée
10:20ou dans quelques semaines sous bracelet électronique.
10:23Et là, elle arrive en campagne avec un bracelet.
10:25– Et elle entre à l'Elysée potentiellement,
10:27si tant est qu'elle aille jusqu'au bout de cette…
10:29– Non, moi je pense que l'immunité.
10:31– Ah, donc on t'enlève ton bracelet quand t'es élu.
10:33– Ah, c'est fini ?
10:34– Non, mais c'est l'immunité financière.
10:35– Ah non, c'est pratique d'être président.
10:37– Et puis l'argument…
10:38– Si tant est qu'elle puisse remporter évidemment…
10:41– L'argument se retourne.
10:43Attention, parce que le juge d'application des peines,
10:46imaginons donc,
10:48ok, elle fait le pourvoi,
10:49le pourvoi est rejeté,
10:50le juge d'application des peines est saisi.
10:52Il a donc 4 mois pour la convoquer.
10:56Une fois qu'il l'a convoquée,
10:58on a 5 jours pour lui mettre le bracelet.
11:014 mois, 5 jours pour lui mettre le bracelet à la cheville
11:05ou au poignet.
11:07Ok.
11:07On lui met le bracelet,
11:09elle s'est déclarée en campagne,
11:10elle a commencé à faire la campagne,
11:12elle fait de meeting en meeting.
11:15Le juge d'application des peines a également la possibilité…
11:18– D'aménager.
11:19– D'aménager le bracelet.
11:20– Absolument.
11:21– C'est-à-dire qu'il peut dire,
11:22très bien,
11:23Madame Le Pen,
11:24vous avez la possibilité d'être libre
11:27et de sortir de chez vous
11:29à partir de 8h du matin
11:30jusqu'à 21h, voire 22h.
11:33En revanche,
11:33de 22h à 8h du matin,
11:38vous devez rester chez vous.
11:40– Et puis il peut diminuer aussi.
11:41Il peut passer d'un an à 6 mois.
11:42– Et au fur et à mesure…
11:44– Mais le spectacle, on l'aurait quand même.
11:46– Il se retrouve entre les mains d'un juge.
11:48– Mais ça aurait été le cas.
11:50– Mais une des décisions de la Cour d'appel,
11:52c'est de lancer la patate chaude
11:54au juge d'application des peines.
11:55Le juge d'application des peines qui est saisi,
11:58il se dit merci la Cour d'appel de Paris.
12:01– Véronique Jacquet,
12:03puis il y a beaucoup de réactions évidemment.
12:04Alors la difficulté des réactions
12:06qu'on avait prévues de vous faire écouter,
12:08c'est qu'elles ont été dites
12:10avant que Madame Le Pen
12:13se soit pourvue en cassation.
12:16Donc c'est pour ça que c'est un peu compliqué,
12:19mais on entendra quand même quelques réactions.
12:21– Oui, bien sûr.
12:21Moi je pense que Marine Le Pen a évidemment longuement pensé
12:26à faire campagne, pourquoi pas sous bracelet électronique.
12:29Et la dernière campagne présidentielle,
12:31c'était une campagne où elle n'a pas fait beaucoup de meetings,
12:34où il n'y a pas eu tant de déplacements que ça,
12:37notamment pour des coups en fin de campagne.
12:39Donc on est capable d'ajuster une campagne.
12:42Et je pense qu'ils le feront de façon intelligente.
12:45– Contrairement à Georges,
12:47moi je trouve que sa stratégie est assez habile,
12:50d'abord parce qu'elle respecte ce qu'elle avait dit.
12:51Elle avait dit qu'elle ne voulait pas faire
12:52campagne électorale sous bracelet.
12:54Et donc là elle dit,
12:55je veux aller au bout des voies de recours
12:57qui me sont offertes pour défendre mon innocence.
12:59Je ferai donc campagne sans bracelet électronique.
13:02C'est-à-dire que si elle n'y avait pas
13:05ce pourvoi en cassation,
13:06c'était une manière de reconnaître sa culpabilité.
13:08Et effectivement, c'était une position
13:12qui était plus dure politiquement pour elle,
13:14puisqu'on lui aurait dit,
13:16mais madame, pourquoi vous n'utilisez pas tous les recours
13:20puisque vous disiez que vous étiez innocente ?
13:22Je trouve que la position qu'elle a prise
13:24me paraît, de son point de vue,
13:27assez habile et assez juste.
13:29Au fond, ça correspond aussi à une forme de...
13:31– Encore qu'en appel, me semble-t-il,
13:34l'audience, elle avait plus ou moins reconnu quand même
13:36la matérialité du fait. – Pas l'intention malveillante.
13:41– Bon, la politique, ça veut dire quoi ?
13:43Ça veut dire ce soir qu'elle est candidate ?
13:45– Ça veut dire que la campagne commence,
13:46Marine Le Pen est candidate,
13:47il y a un premier déplacement de campagne
13:48qui est prévu demain dans la Sarthe,
13:50où elle sera aux côtés de Jordan Bardella
13:52pour officiellement lancer la campagne.
13:53Donc on voit qu'il y a une volonté d'accélérer
13:55parce que le Rassemblement national,
13:57c'est vrai, a perdu beaucoup de temps.
13:59Donc ça va leur permettre d'enclencher maintenant
14:01une dynamique sur le terrain,
14:03de se démultiplier,
14:03de commencer véritablement la campagne
14:06à proprement parler.
14:08D'un point de vue plus technique,
14:09ça va leur permettre de commencer
14:11à lancer des banques pour obtenir un crédit
14:14parce que le crédit se fait en nom propre,
14:16donc il faut connaître le candidat
14:17pour obtenir un prêt auprès des banques.
14:20Ça va leur permettre effectivement
14:22de commencer à imprimer des affiches.
14:24Enfin, c'est vraiment la campagne
14:25qui démarre maintenant
14:26puisque le Rassemblement national
14:28a officiellement ce soir une candidate
14:29qui s'appelle Marine Le Pen.
14:31– Elle était ce soir sur TF1
14:32et je vous lis ce qu'elle a pu dire.
14:34Ce soir, je suis candidate
14:35à l'élection présidentielle
14:36en dépit du risque de voir
14:41la peine confirmée d'ici quelques mois.
14:45Elle dit également
14:46« J'ai été heureuse qu'on rende aux Français
14:47leur liberté de voter
14:48et que la Cour me rende mon éligibilité.
14:52Je vais soumettre ce sujet de droit
14:54à la Cour de cassation.
14:56Deux juridictions peuvent commettre une erreur.
14:58L'État de droit peut permettre
14:59d'un pourvoi en cassation ce que je ferais.
15:01Il faut laisser aux Français
15:02le dernier mot.
15:03Là, ils auront le dernier mot.
15:05Je n'ai pas hésité
15:06à me pourvoir en cassation.
15:08Je veux aller au bout
15:08des voies de recours
15:10qui me sont offertes
15:11pour défendre mon innocence.
15:12Ma conviction a été
15:14très rapidement faite.
15:15Ce soir, je suis candidate
15:16à l'élection présidentielle.
15:17Je n'ai aucun doute.
15:18Nous allons très rapidement,
15:20Jordan Bardella et moi-même,
15:21démarrer cette campagne.
15:23C'est ensemble
15:23que nous irons convaincre les Français.
15:25Je viens vous dire
15:25que nous sommes innocents
15:26des faits qui nous sont reprochés.
15:27Nous contestons la qualification
15:29de détournement de fonds publics.
15:31C'est important de pouvoir
15:32toujours être dans cette position,
15:33me semble-t-il.
15:34La Cour a rappelé
15:35qu'il n'y a pas eu
15:36de bénéfice financier
15:37dans cette affaire.
15:38Nous offrons un binôme
15:39très solide,
15:40fort de ses convictions
15:41et complémentarités.
15:42Ce binôme est un ticket gagnant.
15:43Ça, c'est quelque chose
15:44que vous allez pouvoir décoder,
15:46Johan.
15:47Nous ouvrons la plateforme
15:48marinelepen.com ce soir
15:50et j'appelle les Français
15:51à venir la consulter
15:52pour nous soutenir
15:53dans cette campagne.
15:54C'est une journée positive
15:56pour elle ?
15:57Bien sûr, évidemment.
15:58C'est une journée
15:59qui est positive.
16:00C'est un des meilleurs scénarios
16:01qu'elle pouvait espérer,
16:03évidemment,
16:03parce qu'elle peut débuter
16:04la campagne dès ce soir
16:06alors que la plupart
16:07des commentateurs,
16:08des observateurs
16:10estimaient que Marine Le Pen
16:11ne pourraient pas
16:11être candidate.
16:12En fait, le Céline...
16:12Sauf vous, hier soir,
16:13vous nous avez dit
16:14une chose qui est importante.
16:16Vous nous avez dit,
16:17c'était les conversations
16:18que vous aviez eues,
16:19ce n'était pas des informations,
16:21c'était des conversations.
16:21l'exécutif vous rapportait
16:24que l'exécutif était certain
16:26que la peine d'inégiabilité
16:28serait ramenée
16:29à un temps
16:30qui lui permettait
16:31en tout cas
16:32de se présenter.
16:32Et vous le disiez hier soir.
16:33Oui, c'est ce que m'avaient
16:35rapporté certains membres
16:36du gouvernement
16:37qui estimaient effectivement
16:38que...
16:39Ils n'avaient pas d'ailleurs
16:39d'informations,
16:40c'était forcément
16:41une intuition.
16:42Vraisemblablement pas.
16:43Une intuition.
16:43Ils estimaient que la justice
16:46n'oserait pas,
16:47compte tenu de la décision
16:48du Conseil constitutionnel,
16:50vraisemblablement,
16:51compte tenu de l'indifiance
16:52qu'ont déjà les Français
16:53vis-à-vis de la justice,
16:55certains membres du gouvernement
16:56estimaient que les magistrats
16:58n'oseraient pas empêcher
16:59Marine Le Pen
16:59de concourir
17:00à l'élection présidentielle.
17:01Elle n'avait pas dit
17:02qu'elle n'irait pas en cassation ?
17:03Non, elle avait toujours dit
17:04qu'elle irait en cassation.
17:05Elle a toujours dit
17:06j'irai en cassation
17:07parce qu'elle considère
17:08qu'elle est innocente
17:09et elle veut démontrer
17:11aux Français effectivement
17:11qu'elle ne s'est rendue
17:12coupable de rien.
17:13Donc elle dit ce soir
17:14qu'elle ira en cassation.
17:15Elle ne fait que confirmer
17:16ce qu'elle avait dit
17:17à de nombreuses reprises
17:18dans le passé.
17:18Elle a dit également
17:19ce soir je me suis préparé
17:21au rôle de président de la République
17:22et Jordan Bardella
17:23s'est préparé
17:24au rôle de Premier ministre.
17:25Vous avez trop l'habitude
17:25de la classe politique classique.
17:27Nous nous battons pour la France.
17:28Cette cause nous dépasse.
17:30Nos ambitions personnelles
17:31ne rentrent pas en compte.
17:32Ce sont les Français
17:33qui auront le dernier mot.
17:34Ils ont continué
17:34à exprimer à notre égard
17:35une confiance.
17:36Cette confiance
17:36est pour nous un moteur.
17:38Je note que pour les mêmes faits,
17:40Jean-Luc Mélenchon
17:40a bénéficié d'un non-lieu
17:42et François Bayrou
17:42a été relaxé.
17:43C'est vraiment les mêmes faits ?
17:46Ce sont les mêmes faits.
17:47Le préjudice
17:48pour François Bayrou
17:49et pour le Modem,
17:50le préjudice
17:50au détriment
17:51du Parlement européen
17:52s'est élevé
17:53à 700 000 euros.
17:54Ça ne change rien.
17:55Ça ne change rien.
17:57Pour François Bayrou
17:58c'était 700 000 euros
17:59de préjudice.
18:00Le tribunal a considéré
18:01qu'il n'y avait pas de système
18:02et que François Bayrou
18:03n'était pas en tout cas
18:04au courant de ce système-là.
18:06Le tribunal l'a considéré
18:07l'inverse.
18:09Il y a un appel.
18:10La procureure de Paris
18:11a fait appel contre Bayrou.
18:12C'est vrai.
18:12Nous verrons
18:13et les Français seront juges
18:14parce que très bonne nouvelle
18:16ils vont avoir
18:16la liberté
18:17de choisir
18:18très bonne nouvelle.
18:19C'est elle
18:20qui le dit
18:20Marine Le Pen.
18:21Je vous propose
18:22une page de réclame
18:24et nous revenons
18:25parce que
18:25évidemment
18:26toutes les interventions
18:28qui ont été collectées
18:29cet après-midi
18:31on pourra les écouter
18:32notamment les avocats
18:33de Marine Le Pen
18:34mais des réactions politiques
18:35forcément
18:36sont un peu caduques.
18:38Disons-le.
18:42Marine Le Pen a annoncé ce soir
18:44qu'elle faisait un pourvoi en cassation
18:47et elle a annoncé également
18:48qu'elle serait candidate
18:49à l'élection présidentielle.
18:52Est-ce que vous savez
18:53si elle a reçu
18:55de nombreux soutiens
18:56en interne ?
18:57Le sentiment que j'ai eu
18:58pour avoir passé
18:59deux, trois coups de fil
19:00cet après-midi
19:01c'est que l'ensemble
19:03de ses proches
19:03je parle de proches politiques
19:05bien sûr
19:05ont vraiment manifesté
19:08le désir
19:09qu'elle se présente
19:10à l'élection présidentielle.
19:11Il est évident
19:13que tous ses proches
19:14lui ont confirmé
19:15aujourd'hui
19:16leur volonté
19:17de la voir
19:18concourir
19:18à l'élection présidentielle
19:20y compris dans ces circonstances
19:21même s'il y a une incertitude
19:22on a bien compris
19:23à partir du mois de janvier
19:24mais ses conseils
19:25probablement
19:26lui ont assuré
19:28dans la mesure du possible
19:29qu'elle pourrait
19:30aller jusqu'au mois d'avril
19:32sans avoir apporté
19:33de bracelet électronique
19:35c'est ce qu'on comprend
19:35ce soir
19:36donc l'horizon judiciaire
19:38de Marine Le Pen
19:39était éclairci
19:40au moins
19:41jusqu'à l'élection présidentielle
19:42donc effectivement
19:43elle est aujourd'hui
19:44libre d'être candidate
19:46à l'élection présidentielle
19:47ce qui est quand même
19:48une surprise
19:49puisqu'il y a
19:50quelques mois
19:51à l'issue du procès
19:52en première instance
19:53tout le monde a annoncé
19:53la mort politique
19:54de Marine Le Pen
19:55elle est aujourd'hui
19:56en réalité
19:57plutôt renforcée
19:58disons les choses
19:58et ce qui est toujours
20:00difficile à évaluer
20:01c'est comment
20:02les publics
20:03comment son électorat
20:05va réagir
20:06son électorat
20:08est complètement
20:09derrière elle
20:09il n'y a aucun problème
20:11avec son électorat
20:12l'électorat du rassemblement
20:13national sera
20:14quoi qu'il arrive
20:14toujours derrière Marine Le Pen
20:15ou derrière Jordan Bardella
20:17c'est l'électorat
20:18c'est la base électorale
20:19la plus solide
20:19la base électorale
20:21la plus solide
20:21et celle du rassemblement
20:22national
20:23l'enjeu après pour elle
20:24puisqu'elle est candidate
20:25maintenant
20:25ça va être d'élargir
20:26d'aller chercher
20:27les 8 points
20:28qui lui ont manqué
20:28lors de la dernière
20:29élection présidentielle
20:30de convaincre
20:31les 8% de français
20:32qui n'ont pas voté pour elle
20:33les 8 points
20:34qui n'ont pas voté pour elle
20:35en 2022
20:35ce soir
20:36ce soir
20:37même par rapport
20:39à son électorat
20:41le plus sévère
20:42elle se pourvoie
20:43en cassation
20:44donc elle est présumée
20:45innocente
20:45et elle est à la tête
20:47d'un arrêt
20:48qui dit qu'il n'y avait
20:49pas d'enrichissement
20:50personnel
20:51donc elle peut
20:52difficilement
20:52être dans une position
20:55morale
20:56plus agréable
20:57je viens de dire
20:57qu'elle a été renforcée
20:58elle sort renforcée
20:59de tout cela
20:59bien sûr
21:00c'est un fait
21:00il y a quelque chose
21:01qui peut aussi séduire
21:02dans sa campagne
21:03qui démarre
21:03sur les chapeaux de roue
21:04si on peut dire
21:05puisque Johan nous disait
21:06qu'elle était déjà
21:07en meeting
21:08premier déplacement demain
21:08c'est que
21:12chez elle
21:12on sent qu'il y a un côté
21:13monte cristo
21:14il y a une forme
21:15de résurrection
21:15sa campagne commence
21:17avec quelqu'un
21:18qui est un phénomène
21:19c'est à dire
21:20j'ai pris des coups
21:21on a essayé de me tuer
21:22politiquement
21:23et je reviens
21:24il y a un côté
21:25un peu monte cristo
21:26qui peut plaire
21:26à certains français
21:27et surtout
21:28il y a le culte du chef
21:29et là ce qu'elle démontre
21:31c'est qu'il n'est pas question
21:32d'abandonner ses électeurs
21:33et ça marchera
21:34alors c'est vrai
21:35qu'il y avait aussi
21:36une solution de remplacement
21:37et que souvent
21:38cette solution de remplacement
21:40avec Jordan Bardella
21:41je m'apercevais
21:42que dans les sondages
21:42il était placé plus haut
21:45que Marine Le Pen
21:47alors
21:48oui mais elle était plus
21:49redoutée en campagne
21:50que lui
21:51c'est à dire
21:51lui était jugé
21:52peut-être un peu plus
21:52tous les observateurs
21:53disaient
21:54nonobstant les sondages
21:56qu'il était trop vert
21:58que c'était difficile
22:00qu'il y avait
22:01ils ne vont plus pouvoir dire ça
22:04face à Mélenchon
22:05c'est sûr que Marine Le Pen
22:06elle tiendra le choc
22:07c'est très difficile
22:08c'est difficile de savoir
22:09quel est le meilleur candidat
22:12pour une présidentielle
22:13avant que cette campagne parte
22:15convenait que c'est très difficile
22:17d'un côté
22:18il y a effectivement la jeunesse
22:19ce côté réseaux sociaux
22:21qui peut jouer pour
22:23en faveur de Jordan Bardella
22:25une image
22:26également une image jeune
22:27le fait aussi
22:28disons-le
22:28qu'il s'appelle Bardella
22:30et qu'il y a des gens
22:32pour qui le nom Le Pen
22:33est parfois un reprisoire
22:35donc ça ça peut être un avantage
22:37et puis de l'autre côté
22:38disons-le
22:38l'expérience
22:39la capacité de prendre des coups
22:41la difficulté
22:43d'une campagne électorale
22:44et là
22:45ça penchait davantage
22:47pour Marine Le Pen
22:48c'est-à-dire que
22:49si une campagne
22:50se met en branle
22:52la dureté
22:53la violence
22:53notamment de cette campagne électorale
22:56qui s'annonce
22:57demande peut-être
22:59davantage de solidité
23:00le calme des vieilles troupes
23:02comme dit parfois
23:03Marine Le Pen
23:03et on peut penser
23:05mais t'as vu que
23:06ses compétiteurs
23:07auraient préféré Bardella
23:08non mais de toute façon
23:10c'est-à-dire
23:10vous pensez que
23:11ses compétiteurs
23:13auraient préféré
23:13avoir Bardella
23:14donc ils pensent
23:15que Marine Le Pen
23:15est meilleure candidate
23:16de toute façon
23:17si Marine Le Pen
23:18prend la décision
23:19ce soir
23:19d'être la candidate
23:20du Rassemblement National
23:21à l'élection présidentielle
23:22c'est qu'elle considère
23:23qu'elle est la mieux placée
23:24pour l'emporter
23:25c'est ça aussi
23:26qui a dicté
23:27sa décision
23:28mais moi je fais aussi
23:29partie de ceux
23:29parce qu'on entend
23:30beaucoup l'argument
23:31Jordan Bardella
23:32c'est une coquille vide
23:33il ne tiendra pas le choc
23:34moi je fais aussi partie
23:35de ceux qui pensent
23:36que Jordan Bardella
23:37aurait pu nous surprendre
23:38durant cette campagne
23:39présidentielle
23:39et qu'il est loin
23:40d'être la coquille vide
23:41qui est décrite
23:42par ses adversaires
23:42sincèrement
23:43Jean-Luc Mélenchon
23:44a réagi
23:44Madame Le Pen
23:45ment
23:46je n'ai jamais été accusé
23:47de ses délits
23:47une enquête préliminaire
23:48a été ouverte
23:49sur la base
23:49de la seule dénonciation
23:50d'une des amies intimes
23:52de la présidente du RN
23:53et avec son accord
23:54je la juge minable
23:56dans cette gesticulation
23:57pour se défausser
23:58je ne me suis pas payé
23:59un majordome
24:00ni un chauffeur
24:01ni rien
24:01de ce pourquoi
24:02elle a été condamnée
24:03Éric Ciotti a réagi aussi
24:05la candidature de Madame Le Pen
24:06est une bonne nouvelle
24:07pour la démocratie française
24:08sa combativité
24:10et son courage
24:10inspire des millions de français
24:11et l'amèneront à la victoire
24:14les épreuves l'ont renforcée
24:15elles ont forgé
24:16une femme d'Etat
24:17la seule à pouvoir
24:18protéger les français
24:19et enfin réformer la France
24:20en restant l'ordre
24:21et la liberté
24:21je lui apporte
24:23mon amitié
24:23et mon soutien
24:24Éric Ciotti
24:25si Madame Le Pen gagnait
24:27elle serait évidemment
24:27dans l'équipe gouvernementale
24:28naturellement
24:29à un poste
24:30non pas de premier ministre
24:32puisque
24:32Jordan Bardella
24:33dit Madame Le Pen
24:34est annoncé à ce poste là
24:36mais ce serait un ministère
24:37sans doute
24:38on sait qu'il intéresse
24:41c'est le ministère de l'intérieur
24:42est-ce que vous voulez entendre
24:43quelques réactions
24:44qui sont audibles encore
24:47qui n'ont pas été dépassées
24:49par le cours des événements
24:50Rodolphe Bosselus
24:51c'est l'avocat de Madame Le Pen
24:53pardonnez-moi
24:54excusez-moi
24:55nous notons une inflexion
24:59considérable
25:00sur les peines
25:02notamment sur la peine
25:02d'inligibilité
25:03qui pour nous
25:04est un point
25:05extrêmement important
25:07d'autant qu'il a été
25:08accompagné
25:09de mentions
25:10par la présidente
25:11sur la liberté
25:13pour les électeurs
25:15d'avoir un candidat
25:17maintenant nous réfléchissons
25:19à l'ensemble
25:20de la décision
25:21nous allons y réfléchir
25:22cet après-midi
25:24et nous ferons
25:25une communication
25:25ultérieure
25:26sur les suites
25:28éventuelles
25:28à donner à cette décision
25:29merci à vous
25:30vous êtes attesté ?
25:33partiellement oui
25:34c'est un bon début
25:35Rodolphe Bosselus
25:37qui est l'un des avocats
25:38de Marine Le Pen
25:39maintenant Patrick Maisonneuve
25:40qui est avocat
25:41du Parlement européen
25:44je n'ai pas à être rassuré
25:46ou pas rassuré
25:47je dis simplement
25:48que peut éventuellement
25:50se poser la question
25:50pour chaque citoyen
25:52dans ce pays
25:53s'il n'y a pas
25:54de pouvoir en cassation
25:55ça veut dire que
25:56Marine Le Pen
25:57et le Rassemblement National
25:58acceptent leur condamnation
25:59pour détournement
26:00de fonds publics
26:01reconnaissent qu'ils sont
26:01bien coupables
26:02de détournement
26:03de fonds publics
26:04à partir de ce moment-là
26:05et chaque citoyen
26:06peut se poser cette question
26:07est-ce qu'on peut être
26:08candidat à une présidentielle
26:10en étant condamné
26:11définitivement
26:11pour détournement
26:13de fonds publics
26:14et de fonds publics
26:14européens
26:15mais moi ce n'est pas
26:15un problème de logique
26:16c'est un problème
26:16de décision judiciaire
26:18ils ont pris une décision
26:19qui peut éventuellement
26:21lui permettre
26:21de se présenter
26:22mais ça maintenant
26:23c'est sa conscience
26:24et c'est à chaque citoyen
26:26de réfléchir à tout cela
26:28bon c'est intéressant
26:29parce que ce qu'il dit là
26:30il éduque
26:32c'est pour ça que c'est la stratégie
26:34de Marine Le Pen
26:37monsieur Attal
26:37Gabriel Attal épingle
26:38la dimension morale
26:39d'une candidate
26:40condamnée à deux reprises
26:42Gabriel Attal a pointé
26:43mardi à la dimension morale
26:44d'une candidate
26:44candidée à deux reprises
26:46pour détournement
26:47de fonds publics
26:48après que Marine Le Pen
26:49a annoncé être candidate
26:50je vous lis la dépêche
26:51qui arrive à l'instant
26:52on a une responsable politique
26:53condamnée à deux reprises
26:55à de la prison ferme
26:56pour détournement
26:57de fonds publics
26:58qui fait le choix
26:59d'être candidate
26:59à l'élection présidentielle
27:00moi j'appartiens
27:01à une nouvelle génération politique
27:03pour qui l'exemplarité
27:04la probité
27:05c'est probablement
27:06les valeurs les plus importantes
27:08et ce n'est pas pour nous
27:09des mots
27:10évidemment il y a
27:10une dimension morale
27:11dans cette situation
27:12à se présenter
27:13alors même qu'on a été condamné
27:14qu'on a un casier judiciaire
27:15de la prison ferme
27:16il prend des libertés
27:17il prend des libertés
27:18avec la présomption d'innocence
27:19monsieur Attal
27:21on apprend deux choses
27:21dès l'instant
27:22il y a un pourvoi en cassation
27:23Marine Le Pen
27:24qui quitte TF1
27:27et qui va se rendre
27:29au siège
27:29du rassemblement national
27:32et on va suivre
27:33peut-être
27:33madame Le Pen
27:35qui était donc devant
27:37à Boulogne
27:38au quai du point du jour
27:40devant la tour TF1
27:43où elle est restée
27:43combien de temps
27:44elle a parlé ?
27:44à peu près 20-25 minutes
27:45elle a parlé
27:46une vingtaine de minutes
27:46me semble-t-il
27:47et elle est partie
27:50et elle va retrouver
27:51le siège
27:52du rassemblement national
27:54donc vous disiez
27:56que Gabriel Attal
27:56prenait des largesses
27:58avec
27:58des libertés
27:59avec la présomption
28:00d'innocence
28:01parce que le pourvoi
28:02suspend
28:02l'arrêt en question
28:04désolé
28:05c'est tout l'intérêt
28:06d'ailleurs
28:06de cette séquence-là
28:07je pense pour elle
28:08c'est important
28:08on apprend quand même
28:09deux choses
28:10avec ce que dit Gabriel Attal
28:11c'est d'abord
28:11qu'il ne reconnaît plus
28:12la présomption d'innocence
28:13la deuxième chose
28:14il dit j'appartiens
28:15à une nouvelle génération
28:16politique
28:17bon il est dans
28:18les cabinets ministériels
28:18et au gouvernement
28:19depuis 2012
28:20ça fait 15 ans
28:20donc je ne suis pas certain
28:22qu'il appartienne
28:22à la nouvelle génération
28:23c'est pas non plus
28:24une ancienne génération
28:25il est jeune
28:27il a 37 ans
28:30le sous-entendu
28:31c'est je n'ai aucune
28:32responsabilité
28:32dans la situation
28:33actuelle du pays
28:34bon moi je ne partage
28:35pas complètement cet avis
28:36ce que je vous propose
28:37peut-être
28:38c'est d'écouter
28:38le président
28:39alors le président
28:39Macron a toujours
28:40des lunettes
28:41et manifestement
28:42il y a un souci
28:45nouveau souci
28:46avec les yeux
28:47et il était
28:48en Syrie
28:50où d'ailleurs
28:51il y a eu une explosion
28:52ce matin
28:53et l'Elysée
28:53très rapidement
28:54a donné des nouvelles
28:57rassurantes
28:57du président de la république
28:58le président est sain
28:59et sauf
29:00une explosion
29:00à loin
29:02près de son hôtel
29:03exactement
29:03mais en revanche
29:04il a été interrogé
29:05sur Marine Le Pen
29:07et il était à l'étranger
29:08et très naturellement
29:09il n'a pas donné son avis
29:10je vous propose
29:11de l'écouter
29:13ce qui est sain
29:13pour la démocratie
29:14c'est que le président
29:15de la république
29:15ne commande pas
29:16les décisions de justice
29:18donc je vais m'en tenir
29:19à cette grammaire
29:21qui plus est à l'étranger
29:23bon
29:23oui c'est tout à fait normal
29:25comme personne ne le dit
29:26je le dis
29:27il était à côté
29:28d'un ancien dite djihadiste
29:30personne ne le dit
29:31si
29:31on le souligne
29:33ah oui
29:33c'est souligné
29:34je ne l'ai pas lu
29:35je ne l'ai pas lu
29:36je ne l'ai pas entendu beaucoup
29:37on n'a pas les mêmes sources
29:38vous et moi
29:39sur France Inter
29:40par exemple
29:40au hasard
29:40je ne l'ai pas entendu
29:42c'est très dit
29:43est-ce que
29:44quand tu es chef d'état
29:46tu dois parler
29:48à tout le monde
29:49c'est une question
29:50que je
29:50non mais
29:51je parle de la presse
29:52moi
29:53je parle de la presse
29:54quand par exemple
29:55vous avez au hasard
29:58un ministre
29:59en Israël
29:59on dit qu'il est
30:01suprémaciste
30:02quand vous avez
30:03un président
30:03qui a été djihadiste
30:04on a le droit
30:05de dire
30:05qu'il a été djihadiste
30:06maintenant il fait ce qu'il veut
30:08ils nous ont fait le Bataclan
30:09quand même
30:10c'est quand même spécial
30:11non mais vous avez
30:12je suis désolé de le rappeler
30:13mais
30:15il était quelque part
30:16dans la nébuleuse
30:17bien sûr
30:18avec
30:19al-Baghdadi
30:20qui était lui le chef
30:21en titre de Daesh
30:23mais lui était là
30:23il était dans la même prison
30:25à un moment
30:27est-ce que vous souhaitez
30:28qu'on écoute peut-être
30:29une réaction
30:30qui était intéressante
30:32bien sûr
30:32et symbolique
30:33de ce qu'aurait pu être
30:35cette campagne électorale
30:36si Mme Le Pen
30:39avait accepté
30:39sa sanction
30:40elle aurait peut-être
30:41entendu
30:42ce que dit Olivier Faure
30:43ou ce qu'a dit
30:44Olivier Faure
30:44cet après-midi
30:46bon moi je ne commande pas
30:47les décisions de justice
30:48il se trouve que
30:49Marine Le Pen
30:49a désormais
30:50la possibilité
30:51de concourir
30:52sous bracelet électronique
30:53et donc c'est à sa conscience
30:54qu'elle doit parler
30:55est-ce qu'elle considère
30:56que quand on est candidat
30:58à la plus haute fonction
30:59de l'État
31:00on peut ne pas être exemplaire
31:01et donc c'est à cette question-là
31:03qu'elle doit répondre
31:03et c'est à cette question-là
31:05que les Français
31:06devront répondre
31:06le cas échéant
31:07si elle était candidate
31:08parce qu'elle a été condamnée
31:10c'est une procédure
31:11qui a duré 10 ans
31:12elle a été condamnée
31:13pour détournement
31:14de fonds publics
31:14ça n'est pas rien
31:15et donc à elle maintenant
31:16de dire
31:17quelle est en fait
31:18sa conception
31:19à la fois du droit
31:20de la justice
31:21et de la fonction présidentielle
31:24il est mal placé
31:24pour parler droit
31:25vraiment
31:26c'est terrible
31:27d'autant plus
31:28que je signale
31:29qu'au Parlement européen
31:31il y a des députés
31:32des socialistes
31:33qui siègent
31:34avec des socialistes
31:35qui eux ont été condamnés
31:36pour corruption
31:37avec le Qatar
31:38c'est quand même
31:39un peu plus grave
31:40que ce qu'on reproche
31:41à Marine Le Pen
31:41si je peux me permettre
31:42il faudrait quand même
31:43sortir de cette posture
31:45d'attaquer Marine Le Pen
31:46justement
31:46sur cette affaire
31:47sur le port du bracelet électronique
31:49j'espère sincèrement
31:50que la campagne
31:51va avoir un certain niveau
31:52et qu'ils vont être capables
31:53de nous proposer
31:53une vision sur la France
31:55et des idées
31:56non non mais sinon
31:56pardonnez-moi
31:57mais si c'est bas de plafond
31:58mais Véronique
31:59la campagne sera horrible
32:00mais on sait qu'elle sera horrible
32:02elle sera rude
32:03et puis c'est ainsi
32:05en revanche
32:06il y a d'autres
32:07effectivement
32:08aujourd'hui
32:09sanctions
32:09qui ont été prises
32:10elles sont très intéressantes
32:11les peines prononcées
32:12par exemple
32:13Louis Alliot
32:14il garde sa mairie
32:15ex-député européen
32:16il est condamné
32:17à un an de prison
32:18et deux ans d'inéligibilité
32:20le tout avec sursis
32:20ce qui lui permet
32:21de conserver
32:22la mairie de Perpignan
32:23à la tête de laquelle
32:24il a été reconduit en mars
32:25c'est intéressant
32:26parce que ça met aussi
32:28un projecteur sur la justice
32:30c'est ce que j'allais vous dire
32:31c'est-à-dire qu'on a parfois
32:33et souvent
32:34des défiances
32:35qui sont émises ici
32:36sur la justice
32:37et notamment soulignées
32:38qu'elles sanctionnent
32:39ou qu'elles tapent
32:40plus souvent à droite
32:41qu'à gauche
32:42bon je m'aperçois
32:43que Louis Alliot
32:44maire de Perpignan
32:45il garde sa mairie
32:46c'est aussi
32:48pardon de vous le dire
32:49moi je n'oublie pas
32:50la décision de première instance
32:52où j'avais dit
32:53qu'elle était terriblement
32:55excessive
32:56et bien vous pouvez tomber
32:57aussi de temps en temps
32:58là-dessus
32:58c'est moi je ne bouge pas ça
33:00c'est vraiment
33:01c'est vraiment une bascule
33:02exactement
33:02mais je suis d'accord avec vous
33:03mais ça confirme
33:04souvent ce qu'on dit là
33:05et on a eu souvent
33:06des échanges
33:07je vous assure
33:08c'est quand même
33:08pile ou face
33:09bien souvent
33:10la justice
33:11et c'est ça
33:11qui crée un malaise
33:14pour ceux qui nous écoutent
33:16et ils se disent
33:17c'est plus que pile ou face
33:18le mieux
33:19c'est que je ne rencontre
33:20jamais un juge
33:21parce qu'il perdait
33:22sa mairie au premier tour
33:23si j'ose dire
33:24et il ne la perd pas
33:25au deuxième
33:25parce qu'elle vous rendait
33:26compte qu'en première instance
33:27la motivation c'était de dire
33:29il faut l'empêcher de se présenter
33:31trouble à l'ordre public
33:32démocratique
33:33et en appel
33:34c'est il faut laisser
33:35de liberté à l'électeur
33:37on a complètement
33:39basculé
33:39suite à quoi
33:40à la décision
33:41du conseil constitutionnel
33:43qui est intervenu entre temps
33:45et qui a dit au juge
33:45attention
33:46il faut aussi respecter
33:48la liberté de l'électeur
33:49donc là peut-être
33:50qu'on assiste effectivement
33:51à un moment de bascule
33:52et puis on avait changé
33:54de juge aussi
33:55oui
33:56ah bah oui
33:56c'est possible
33:57que ça joue
33:58Julien Audou le député
33:59du rassemblement national
34:00de Lyon
34:01est condamné
34:02à 8 mois de prison
34:04avec sursis
34:04et un an
34:05d'inéligibilité
34:06avec sursis
34:07donc c'est des peines
34:08assez minimum
34:10c'est des peines
34:11normales
34:12je veux dire
34:12on est passé
34:14de la normale
34:15à la norme
34:17pour autant
34:17encore une fois
34:18qu'elle soit méritée
34:19parce qu'il va y avoir
34:20des pauvres cassations
34:21si vous me permettez
34:22je trouve que les peines
34:24les autres condamnations
34:25sont assez légères
34:27et celle de Mme Le Pen
34:28au regard de ces peines là
34:30me paraît assez lourde
34:31curieusement
34:32parce que là
34:33on est sur du prison
34:34c'est de la prison ferme
34:35oui mais parce qu'elle
34:36elle était jugée
34:36en tant que présidente
34:37du parti
34:37et à titre personnel
34:39oui
34:39donc il y avait
34:40deux casquettes
34:41et elle sert un peu
34:42de paratonnerre
34:43justement pour le rassemblement
34:44j'entends
34:44mais personne
34:46et je regarde
34:47toutes ces peines
34:48à part Mme Le Pen
34:49il n'y a pas
34:50de prison ferme
34:51qui a été prononcée
34:53Nicolas Bay par exemple
34:54qui avait eu 6 mois
34:55ferme en première instance
34:56et là
34:57il est condamné
34:57à un an
34:58avec sursis
34:59et 5000 euros
35:00d'amende
35:01et deux ans
35:01d'inéligibilité
35:02avec sursis
35:04et lui a quitté
35:05l'ERN
35:06oui
35:07bon ce soir
35:08dans les réactions
35:09Eric Zemmour
35:10Marine Le Pen
35:10est candidate
35:11à la présidentielle
35:11et les 5
35:12ce soit aux français
35:13de trancher
35:13et non juge
35:14avec elle
35:14les différences sont claires
35:16car elle les assume
35:17et les revendique
35:17le débat aura donc lieu
35:18devant le pays
35:19c'est tout ce que nous demandions
35:20et Eric Zemmour
35:22a une position différente
35:23des républicains
35:24puisque le secrétaire général
35:26des républicains
35:26Ottman Nassrou
35:28a accusé mardi
35:28Marine Le Pen
35:29de prendre la démocratie
35:30en otage
35:31et de fragiliser
35:32les institutions
35:33en décidant d'être
35:34candidate à la présidentielle
35:36moi je pense que
35:37toutes ces paroles là
35:38qui sont des éléments
35:39de langage
35:40mais je comprends pas
35:41le raisonnement
35:41mais il y en a pas
35:42c'est pour ça que vous
35:43le comprenez pas
35:44il y en a pas de raisonnement
35:45ça s'appelle
35:46des éléments de langage
35:47et il me semble
35:49que
35:51c'est toujours difficile
35:53de parler pour les français
35:54mais ils sont là
35:55LAS
35:56de ces éléments de langage
35:57parce que la démocratie
35:59n'est pas en otage
36:00parce que Mme Le Pen
36:01se présente
36:05si les LR
36:05n'ont trouvé que cela
36:08pour réagir ce soir
36:10ils sont pas rendus
36:10sa candidature
36:11malgré sa condamnation
36:12est un revivement
36:13de plus
36:13qui abîme la confiance
36:14des français
36:15envers la politique
36:16et affirmé
36:16de dirigeant
36:17des républicains
36:17ce lieutenant
36:18du candidat LR
36:20Bruno Retailleau
36:20estime que le dessin
36:21de la France
36:21ne peut pas se jouer
36:22à pile ou face
36:24c'est aux français
36:25de juger
36:26ça sera aux français
36:27de juger
36:29il est 20h49
36:33dans les réactions
36:34qui étaient assez violentes
36:35ah non
36:36je peux vous faire écouter
36:37ce qu'on a dit
36:38à Hénin Beaumont
36:39c'est assez intéressant
36:40d'ailleurs
36:42évidemment pas
36:43un sondage
36:44mais
36:44c'est une couleur
36:45et vous allez entendre
36:47quelques personnes
36:47qui s'expriment
36:48c'est des français
36:49de tous les jours
36:50c'était avant
36:51ou maintenant ?
36:52non
36:52c'était forcément
36:54avant
36:55la candidature
36:58déclarée
36:58mais c'était
36:59après
37:00le résultat
37:01de la condamnation
37:03prononcée
37:05ben je vois pas
37:06il y a beaucoup de gens
37:07qui s'ont débrassé
37:08et puis que
37:09malgré qu'elle pourra pas bouger
37:10comme elle veut
37:11voilà c'est ça
37:12c'est pas de faire
37:13un frein dans la campagne
37:15peut-être oui
37:16peut-être
37:16un petit frein
37:17moi je pense que le duo
37:19le duo
37:19Marine Le Pen
37:20Jordan Bardella
37:22c'est très bien
37:23moi je vois
37:24premier ministre
37:24et elle présidente
37:26d'accord
37:26il faut qu'elle se présente
37:27ah oui
37:27oui
37:28bien sûr
37:29c'est une bonne décision
37:30si elle veut
37:32même avec le bracelet électronique
37:34si elle veut
37:35se présenter
37:36c'est une bonne chose
37:37je pense que c'est très bien
37:38qu'elle ait cette décision là
37:40puis qu'elle puisse
37:41se présenter
37:42aux élections présidentielles
37:43après tous les efforts
37:45qu'elle a fait
37:46et puis on sait que
37:47ça va aller certainement
37:48beaucoup mieux avec elle
37:50qu'avec le président actuel
37:51étant donné que
37:53ça fait quand même longtemps
37:54qu'on la connaît
37:54ici sur Hénin
37:56je pense que
37:59ces électeurs
38:00ne verraient aucun inconvénient
38:01à ce qu'elle se présente
38:02écoutez moi ça me gêne
38:03avec un bracelet électronique
38:04mais par des labres
38:05ils peuvent bien faire l'affaire
38:07et puis un autre micro-trottoir
38:09a été proposé
38:11cette fois
38:11dans le sud de la France
38:13dans un village
38:14que va me rappeler
38:15Benjamin Nau
38:17Témédade
38:18Pémédade
38:19pardonnez-moi
38:20qui est un fief
38:21du Rassemblement National
38:22c'est vrai
38:24oui c'est injuste
38:25c'est injuste
38:26oui
38:26pourquoi l'attaquer
38:28parce que
38:29monsieur Le Pen
38:30son papa
38:31paie son âme
38:34c'est pas pareil
38:35que Marie
38:37c'est rien à voir
38:37moi je préférerais
38:38qu'elle se soit
38:40Bardella
38:41mais bon après
38:44c'est peut-être
38:47c'est tout
38:48mais sinon
38:48elle va se présenter
38:50je sais pas
38:50elle va parler ce soir
38:51on verra
38:54moi je pense
38:54que c'est pas normal
38:55de toute façon
38:55parce qu'ils tapent
38:57tous dessus
38:58ils tapent tous sur Houdon
38:59ils ne verraient pas
39:00ils veulent faire tomber
39:01le Front National
39:02tant qu'ils peuvent
39:02mais c'est pas normal
39:03c'est pas logique
39:04ils sont pas
39:05c'est pas du tout normal
39:07c'est complètement
39:08c'est nul
39:10voilà
39:11pour moi c'est nul
39:12c'est qu'ils y ont
39:13c'est injuste
39:14pourquoi ?
39:15c'est injuste oui
39:16bon c'est des français
39:18c'est intéressant
39:18d'écouter
39:20des voix différentes
39:21peut-être de celles
39:22qu'on entend
39:22sur les plateaux
39:23de télévision
39:24le moins
39:25oui mais qui expriment
39:26une sensibilité
39:28un sentiment
39:29et en l'occurrence
39:31une appartenance
39:31bon c'était des fiefs
39:32nous l'avons dit
39:33de Marine Le Pen
39:35alors vous voyez
39:36ces images
39:36qui sont toujours
39:37aujourd'hui
39:39le lot
39:40parfois
39:41des chaînes
39:42d'information
39:43lorsqu'une information
39:44est à ce point
39:46importante
39:46et bien
39:46celui qui est le vecteur
39:48de l'information
39:48en l'occurrence
39:49Madame Le Pen
39:50est suivi
39:51je crois qu'aujourd'hui
39:52Sylvia Barotte
39:53était avec nous
39:54toute la journée
39:55il n'y a jamais eu
39:58autant de journalistes
39:59à la cour d'appel
40:01de Paris
40:01depuis 1945
40:02600 journalistes
40:03c'est ce que j'ai entendu
40:04600 depuis le procès Pétain
40:06donc c'est quand même
40:0675
40:07depuis 1945
40:09ou 46
40:10le monde entier
40:11était présent à Paris
40:11parce qu'il était question
40:13de la démocratie
40:13en réalité
40:14c'est ça qui était en jeu
40:15à un moment
40:17où la France
40:18n'est plus vraiment
40:19une démocratie exemplaire
40:20en plus
40:20donc cette décision
40:22était quand même
40:22particulièrement attendue
40:24mais oui
40:24mais c'est là aussi
40:26qu'on peut avoir
40:26une
40:27faire une remarque
40:29sur notre justice
40:31ce matin
40:31on a ouvert l'émission
40:33en disant
40:34c'est pas au juge
40:36de décider
40:38à trois juges
40:39si Madame Le Pen
40:39peut se présenter
40:41ou non
40:41c'était ça
40:41ce que nous disions
40:42ce matin
40:43ce soir
40:45c'est pas au juge
40:46et ils ne l'ont pas fait
40:47donc je trouve
40:48que c'est pas une mauvaise
40:49journée
40:50pour
40:52en sortir les violons
40:54sans parler
40:56on a souvent été
40:57assez sévère
40:58sur la justice
41:00et sur une forme
41:01de défiance
41:01que nous avons
41:02moi je trouve
41:03que ce n'est pas
41:04et je dirais la même chose
41:05pour Jean-Luc Mélenchon
41:06bien sûr
41:06mais c'est tout
41:07c'est tout
41:08c'est tout le paradoxe
41:09de la justice française
41:11c'est que normalement
41:12la justice française
41:13elle doit bien fonctionner
41:15parce qu'il y a
41:16des garanties
41:17il y a le jugement
41:18en première instance
41:18il y a l'appel
41:20on a un juge d'instruction
41:21on a énormément critiqué
41:23le juge d'instruction
41:24etc
41:24mais c'est un héritage
41:26de Napoléon
41:27aujourd'hui
41:28ce n'est plus lui
41:29qui met en détention
41:31on trouvait qu'il y avait
41:32des excès
41:33on a nommé un juge
41:34des libertés
41:35de la détention
41:35ensuite bien évidemment
41:37cette décision
41:38c'est pas l'arbre
41:39qui cache la forêt
41:39parce qu'on est informé
41:41hélas avec certains dossiers
41:43qu'il y a d'énormes
41:44dysfonctionnements
41:45avec des conséquences
41:48particulièrement graves
41:49néanmoins
41:50quand tout le monde
41:51s'y met
41:52et que l'on veut faire
41:53des efforts
41:54pour être
41:55d'une très grande
41:56objectivité
41:56les magistrats
41:57ils font le job
41:58je suis désolé
41:59ils font le job
42:00on leur donne pas de moyens
42:03matériels et humains
42:04alors il y a des erreurs
42:05il y a des fautes commises
42:06est-ce que vous pensez
42:08est-ce que vous pensez
42:10que ce qui s'est passé
42:11ces dernières semaines
42:12a influencé
42:13ceux qui ont pris
42:14la décision
42:15absolument
42:16mais la décision
42:17elle est prise quand ?
42:18elle est prise là
42:19dans les huit derniers jours
42:20par exemple ?
42:21non elle est prise
42:21tout de suite
42:21après l'audience
42:22tout de suite
42:22parce que les
42:23alors je vous demande
42:25si ça a influencé
42:26l'Iana ça a trois semaines
42:27oui mais ça
42:28la décision
42:31ensuite sur les peines
42:32c'est facile
42:33de mettre
42:34dix
42:35huit
42:35vous savez
42:36on s'appelle
42:37on peut se rencontrer
42:38en disant
42:38bon on avait prévu ça
42:40est-ce qu'on n'a pas été
42:41trop sévère
42:41est-ce que la situation
42:43nouvelle
42:44auxquelles nous sommes
42:45confrontés
42:46ne nous oblige pas
42:47à
42:47je n'en sais rien
42:48est-ce que la cour de cassation
42:50peut rendre
42:50son avis
42:51après la présidentielle ?
42:55oui
42:56oui
42:57c'est pas ce qui a été annoncé
43:01c'est pas ce qui a été annoncé
43:02mais c'est janvier
43:03janvier au plus tard
43:04janvier 2027
43:06pardonnez-moi
43:07parce que là
43:07je pose toujours
43:08les questions
43:08ça dépend de quoi
43:10le calendrier
43:10de la cassation
43:12qui décide
43:13que le dossier arrive
43:15en janvier
43:16en février
43:17ou en mars
43:17selon quels critères ?
43:23selon les critères
43:24d'audiencement
43:25possibles
43:25parce que la cour de cassation
43:27est débordée
43:28de pourvoi
43:28et vous ne pouvez pas
43:29faire passer un dossier
43:30devant un autre
43:30ça se fait pas ?
43:32celui-là
43:32il avait été annoncé
43:34spécialement
43:34que pour cette affaire-là
43:36ça serait audiencé
43:37au mois de janvier
43:37parce qu'il y a des conséquences
43:40extrêmement importantes
43:40pour le pays
43:41donc les juges
43:42on se rend compte
43:42aujourd'hui
43:43qu'ils ne sont plus hermétiques
43:44à tout ça
43:44ils tiennent compte
43:45des conséquences
43:46et si, me dit-on
43:48elle fait une question
43:49ce qu'on appelle
43:50une QPC
43:50question prioritaire
43:52de constitutionnalité
43:52si elle fait ça
43:53est-ce que ça peut être décalé ?
43:55est-ce qu'elle peut
43:57reculer
43:57le calendrier
43:58de la cassation ?
44:02je vous le dis
44:03parce que
44:03c'est
44:04les informations
44:05la cour de cassation
44:07est saisie déjà
44:08de tout l'ensemble
44:09du dossier
44:10donc les avocats
44:11pourront au cours
44:12de cette saisine
44:13soulever éventuellement
44:14une question
44:15oui mais
44:16si elle fait
44:17une QPC
44:19à ce moment-là
44:20est-ce que ça décale
44:20le calendrier ?
44:21c'est une question importante
44:23si jamais oui
44:24non parce que la QPC
44:26Georges a tout à fait raison
44:27ils sont déjà saisis
44:28la QPC
44:29en général
44:30elle peut décaler
44:32des audiences
44:33lorsqu'on est devant
44:34la cour d'appel
44:35ou devant le tribunal
44:35parce que là
44:36à ce moment-là
44:37le tribunal
44:38ou la cour d'appel
44:40décide ou non
44:41de transférer
44:42le dossier
44:44à la cour de cassation
44:45pour qu'on plaide
44:47pour savoir
44:48si ensuite
44:49c'était transmis
44:50au conseil constitutionnel
44:51donc là
44:51la cour de cassation
44:52elle est d'ores et déjà
44:53je vous propose
44:54quand même
44:54de creuser
44:56cette question
44:58que je vous ai soumise
45:00parce que
45:00s'ils saisissent
45:01effectivement
45:02en plus
45:03d'une QPC
45:03la cour de cassation
45:05devra dire
45:05si elle transmet
45:06au conseil constitutionnel
45:07ou pas
45:07les avocats
45:08peuvent demander
45:08également
45:09un supplément
45:10pour le dossier
45:12je parle
45:12sous votre contrôle
45:13les avocats
45:14peuvent demander
45:14un supplément
45:15de temps
45:15pour le dossier
45:17ça je l'ai dit
45:19on a des avocats
45:20qui sont
45:20on appelle ça
45:21les avocats au conseil
45:22à UX
45:23et conseil
45:23avec un S
45:24ou les avocats
45:25à la cour de cassation
45:26qui ne sont pas
45:26les avocats
45:27que nous sommes
45:27et les avocats
45:29ils vont se saisir
45:29du dossier
45:30ils vont dire
45:30vous nous avez mis
45:31une date en janvier
45:32nous il faut qu'on rédige
45:34des mémoires
45:34sur un dossier
45:35que l'on ne connaît pas
45:36et en plus
45:37c'est que du droit
45:38c'est que du droit
45:39on n'a pas le temps
45:41ils vont même questionner
45:42la compétence
45:43des tribunaux français
45:45même la compétence
45:46ce que je soumets
45:47à votre sagacité
45:48c'est l'analyste
45:50d'un juriste
45:52effectivement
45:53qui lui pronostique
45:56que ce sera
45:57après la présidentielle
45:58oui parce que
45:59ça peut être
45:59janvier
46:00ça peut être
46:00un effet d'annonce
46:01aussi
46:02le procureur général
46:03c'est monsieur
46:04Rémi Hetz
46:05il peut très bien
46:06avoir donné
46:07cette indication
46:08et ne pas s'y tenir
46:09comme on dit
46:10dans ces cas-là
46:11un fin connaisseur
46:12de ce type de dossier
46:13peut imaginer
46:15avec toutes les précautions
46:16bien sûr
46:17qu'il faut prendre
46:17qu'il y a possibilité
46:20c'est une bonne
46:22stratégie
46:23ça la QPC
46:24effectivement
46:24c'est pour ça
46:26que
46:26c'est vrai
46:27écoutez
46:28c'est pas la mienne
46:30je suis un béotien
46:31là-dedans
46:32non non
46:33je me fais
46:34le
46:35voilà
46:35je le soumets
46:37à votre expertise
46:39écoutez ce qu'a dit
46:40Marine Le Pen
46:40tout à l'heure
46:41sur TF1
46:44à partir du moment
46:45où
46:46ma peine d'inéligibilité
46:48est purgée
46:49alors je veux aller
46:50au bout
46:51comme tout justiciable
46:53d'ailleurs
46:53a le droit de le faire
46:55au bout des voies de recours
46:57qui me sont offertes
46:58pour pouvoir défendre
47:00précisément
47:01mon innocence
47:01dans ce dossier
47:02ma conviction
47:03a été très rapidement faite
47:04puisque
47:04j'avais indiqué
47:05vous le savez
47:06que je ne ferai pas
47:08campagne
47:09sous bracelet électronique
47:10électronique
47:11mais comme j'ai la possibilité
47:13de faire un pourvoi
47:14en cassation
47:14ce qui n'était pas
47:15obligatoirement le cas
47:16des autres hypothèses
47:17et que le pourvoi
47:18en cassation
47:19suspend
47:20les effets
47:21de l'arrêt
47:22je ferai donc
47:23campagne
47:23sans bracelet électronique
47:25donc ce soir
47:26je suis candidate
47:27à l'élection présidentielle
47:29c'était tout à l'heure
47:30sur TF1
47:31Gauthier Levret
47:32va être là
47:32il n'y aura pas
47:33de publicité
47:34de réclame
47:36entre nous
47:38c'est dans
47:39quelques secondes
47:41vous allez évidemment
47:42parler toute la soirée
47:43il y a des choses intéressantes
47:44que nous avons dit
47:45en fin d'émission
47:46et notamment
47:47même au début
47:47si je peux me permettre
47:48même au milieu
47:49je le confirme
47:51en fait
47:51lorsqu'une décision
47:53comme ça est prise
47:54il faut que ça se décante
47:56un peu
47:56j'ai souvent remarqué ça
47:57et puis après
47:58il y a des hypothèses
47:59qui arrivent
48:00et puis on voit un peu plus
48:01les choses clairement
48:02et puis
48:04les avocats
48:04les juristes
48:05entrent
48:06en l'occurrence
48:07dans ce dossier
48:07et mettent en place
48:09des stratégies
48:10qui peuvent faire
48:12que Mme Le Pen
48:14la cour de cassation
48:15ne se prononcerait pas
48:15par exemple
48:16avant la présidentielle
48:18j'aurais bien aimé
48:19quand même parler
48:20avant ça
48:20de l'Argentine
48:21ça vous ennuie
48:22si je parle de l'Argentine
48:23vous faites juste
48:24cette parenthèse
48:25l'Argentine
48:26était menée 2-0
48:27contre l'Egypte
48:28et l'Argentine
48:29de Messi
48:30a gagné 3-2
48:31alors oui
48:32elle a renversé
48:33la vapeur
48:34et l'Argentine
48:35est peut-être
48:36un futur adversaire
48:38de l'équipe de France
48:39de football
48:40en tout cas
48:41pour la finale
48:42et je sais
48:43qu'on regardait
48:43le match
48:44dans la rédaction
48:44tout à l'heure
48:45beaucoup de gens
48:46qui ne sont pas
48:46des pro-argentins
48:47parce que
48:48l'Argentine
48:49a battu la France
48:50mais pour tout dire
48:51moi je préfère
48:52que la France
48:53rencontre l'Argentine
48:55regardez le but
48:55de Messi
48:56ça c'est le 2-2
48:57je préfère que l'Argentine
48:59rencontre la France
48:59en finale
49:00je trouve que ça
49:00a un peu plus
49:02de panache
49:03et là ils ont marqué
49:03à la 92ème minute
49:05ils étaient menés
49:05de 2-0
49:06ils ont gagné 3-2
49:06c'est pas la seule
49:08parenthèse
49:08que je m'autorise
49:09sur le football
49:11si vous le voulez bien
49:12Gauthier ça va être à vous
49:12Marine Le Pen
49:14candidate à l'élection
49:14présidentielle
49:15voilà le programme du soir
49:16Pauline Trevzer
49:17est devant
49:18le siège
49:19du Rassemblement National
49:21vos invités
49:21vont pouvoir
49:22s'installer
49:23pendant que Pauline
49:25nous rapporte
49:25les derniers éléments
49:27devant le siège
49:28du Rassemblement National
49:29passez une excellente soirée
49:31demain soir
49:32ce sera
49:32Elliot Deval
49:33jusqu'au
49:34mois de juillet
49:35et demain matin
49:37nous serons encore là
49:38à demain matin
49:38bonne soirée
49:42oui Pascal
49:43et bien écoutez
49:43on vient de voir
49:44Marine Le Pen
49:45arriver ici
49:46au siège
49:47du Rassemblement National
49:49accompagné
49:49de Jordan
49:50de Jordan
49:50de Jordan
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